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Xizang
Le Tibet désigne trois entités géographiques se recouvrant :
- La Région autonome du Tibet, appelée Bod rang skyong ljong en tibétain et Xizang Zizhiqu 西藏自治区 en chinois , qui est une région administrative de la Chine au statut particulier, comme le Xinjiang ou Turkestan chinois, ou la Mongolie intérieure ;
- le plateau du Tibet, zone géographique située au nord de l'Himalaya, qu'on appelle le « toit du monde », formée de hauts plateaux désertiques dominés par de puissantes chaînes d’ouest en est (Kouen-louen, Transhimalaya) ;
- la zone de peuplement des Tibétains, enfin, correspondant à une aire linguistique où le tibétain est la langue majoritairement utilisée, ainsi qu'à une aire culturelle à la spécificité marquée, avec une religion commune : le lamaïsme.
La superficie du Tibet varie selon l'acceptation du terme de 1 221 600 km², pour la région administrative, à 2 500 000 km², si l'on prend pour base le Tibet historique. On compte 6 millions de Tibétains auxquels s'ajoutent 7,5 millions de Chinois d'implantation récente. La capitale historique, centre qui traditionnellement concentre l'autorité religieuse et temporelle du Tibet est Lhassa.
Avant son annexion par la République Populaire de Chine en 1949, le Tibet était gouverné par un Dalaï-lama (chef religieux désigné par ses pairs disposant du pouvoir séculier) et il était composé de trois régions :
- le dBus-gTsang (prononcé [ytsaŋ] en tibétain central), en chinois « Wei-Zang 卫藏 », correspond à la région administrative autonome ;
- l‘A-mdo, en chinois Anduo 安多 au nord, faisant partie aujourd'hui de la province chinoise du Qinghai du Gansu et du nord du Sichuan (district de rNga-ba 阿坝)
- le Khams, en chinois Kang 康, à l'est et au sud-est qui est aujourd'hui partie de la partie est de la région autonome et de deux provinces chinoises : le Yunnan et le Sichuan (district de dKar-mdzes 甘孜).
Le Tibet comme aire de peuplement des tibétains posséde des frontières commune avec Le Turkestan Oriental, La Mongolie, la Chine, la Birmanie, l'Inde, le Bhoutan, le Népal.
Les Tibétains parlent le tibétain, une langue de la famille tibéto-birmane, et partagent une religion bouddhiste, le lamaïsme, présente dès le et majoritaire depuis le .
L'économie du Tibet est peu développée. Les principales activités sont l'élevage du mouton, de la chèvre et du yack, la culture des céréales (dans les vallées du Sud et du Sud-Est) et l'exploitation du bois (dans le Sud). Le tourisme y est aujourd'hui possible et, bien qu'encore encadré, il représente une part importante de l'économie.
tourisme
Histoire
tourisme
Le Tibet a une histoire aussi riche que longue. Liée aux événements de ces 100 dernières années, son histoire entière est toujours doublement interprétée (domaine de l'historiographie). Ajouté à l'intérêt de tous pour cette culture millénaire et mytérieuse, son Histoire soulève beaucoup de passion.
Voir l'article détaillé : Histoire du Tibet
Rapports tendus entre la RPC et les Tibétains
Histoire du Tibet
Les Tibétains en exil, ceux restés au pays et ceux revenus d'Inde et du Népal se plaignent souvent d'une perte de la culture propre. En cause, le fait que de nombreux chinois Han, l'ethnie majoritaire de la Chine, viennent s'installer dans leur pays. Des groupes indépendantistes ont été créés et leurs activités sont fermement combattues par le pouvoir central. La séparation de l'aire de peuplement des tibétains dans plusieurs entités administratives pose aussi problème. D'autre part, les Chinois plaident qu'ils respectent la différence culturelle tibétaine (par exemple en assouplissant pour les minorités le contrôle démographique sévère imposé aux Hans), que la liberté religieuse est à nouveau assurée, et surtout qu'ils ont fortement contribué à développer et à désenclaver le pays
(notamment grâce à la construction de voies ferrées). Si la Région autonome du Tibet est encore sous la surveillance du pouvoir central et que la présence de l'armée et de la police s'y fait plus sentir que dans d'autres parties de la Chine, ces militaires et policiers sont en général des tibétains, du moins aux échelons inférieurs de la hiérarchie.
Géographie
chinois Han
Article détaillé : Géographie du Tibet
S'étendant d'est en ouest sur une distance d'environ 2400 km, et du nord au sud sur environ 1000 km, le plateau du Tibet est situé entre les longitudes 78°24' et 104°47' Est et les latitudes 26°2' et 40°3' Nord au cœur du continent asiatique. C'est un pays gigantesque d'environ 2,5 millions de km² (soit 5 fois la France) avec une altitude moyenne de 4200 mètres, qui rassemble les plus hautes montagnes du monde .
Le nom occidental Tibet, apparenté au nom mongol Töbüt n'est pas lié au nom indigène bod. En chinois, le nom ancien du Tibet est Tufan 吐蕃 (incorrectement prononcé Tubo par beaucoup de chinois), mais le nom actuel de la région Xizang 西藏 signifie littéralement gTsang occidentale, faisant référence à cette région du Tibet.
Les noms de lieux tels que gZhi-ka-rtse ont été changés en Xigaze depuis la promulgation d'un romanisation unifiée du chinois par le gouvernement de la RPC : le Pinyin. Aussi, un même lieu au Tibet peut avoir de nombreuses « orthographes » : le nom chinois, le même translittéré en pinyin, ou le nom chinois translittéré par les anglo-saxons en Wade-Giles, le nom en tibétain, qui peut aussi être translittéré de différentes façons. La meilleure solution est d'utiliser la translittération Wylie de l'orthographe tibétaine, selon l'usage des tibétologues aussi bien occidentaux que chinois.
Environnement
Le Tibet est incroyablement sensible et contient une étourdissante diversité d'habitats, une faune et une biodiversité comparables à celles de la forêt amazonienne, et des régions climatiques s'étendant de la haute steppe glacée jusqu'aux déserts des hauts plateaux, aux forêts tropicales, et aux prés alpestres. Le Tibet est également la source de tous les plus grands fleuves d'Asie, comprenant le Mékong, le Brahmapoutre, le Chang Jiang (ou Yang-tseu-kiang) et l'Indus ; ils sont alimentés par une précipitation moyenne de 100 mm dans le nord du pays jusqu'à plus de 1000 mm dans le sud-est.
Ressources surexploitées
Indus
Avec ses nombreuses ressources naturelles, le Tibet souffre des conséquences d'une exploitation commerciale intensive principalement faite par la Chine. Le Tibet est riche en minerais, y compris des réserves considérables d'or, de pétrole, de gaz, de bauxite, de cuivre, d'étain et de lithium, qui sont parfois extraits sans considération pour l'environnement. Le résultat en est des niveaux alarmants de pollution qui affectent l'hydrographie, l'atmosphère et les sols.
Des zones forestières autrefois verdoyantes comme le Kongpo au sud-est du Tibet, ont été transformées en un paysage lunaire. En 1949, les forêts recouvraient 221 800 kilomètres carrés, soit près de la moitié de la superficie de la France. En 1985, la moitié de la surface de la forêt était rasée. Selon des informations récentes du World Watch Institute, la déforestation atteindrait maintenant 85%.
Le déboisement cause de sévères problèmes d'érosion et de glissements de terrain, tandis que le niveau de vase dans des fleuves tels que le Yang-tseu-kiang ont atteint des niveaux sans équivalents dans le monde. Les effets dépassent maintenant les frontières du Tibet et se traduisent par des inondations dévastatrices en Chine, Inde et Bangladesh. Le gouvernement chinois lui-même a reconnu le rôle de cette déforestation massive dans les inondations catastrophiques de ces dernières années : en 1998, plus de 10 000 morts, 250 millions de sinistrés, et des millions de sans-abris suite aux crues du Yang-tseu-kiang.
Climat
La grande couverture de végétation influence aussi la terre et les températures atmosphériques qui participent à la régulation de la mousson. La déforestation sur une si grande échelle entraîne de sérieuses inquiétudes parmi les climatologistes et les environnementalistes, qui considèrent que le climat mondial peut être dangereusement déstabilisé.
Géologie
1998
Le plateau tibétain résulte de la collision depuis 50 millions d'années entre les plaque indienne et Eurasienne. Il est de loin le plus haut (plus de 5000m) et le plus vaste plateau au monde (plus de cinq millions de km2). Il est bordé par différentes chaînes de montagnes (Tien Shan au NW, Qilian Shan au NE, Himalaya au Sud. Sa taille exceptionnelle résulte directement de la collision de l'Inde et de l'Eurasie, à une vitesse rapide (15cm/an avant la collision, 5cm/an actuellement). Les déformations associées à cette collision à cette collision se retrouvent dans une grande partie de l'Asie, jusqu'en Sibérie. Le très faible relief du plateau, malgré la haute altitude est lié aux limites rhéologique de la croûte continentale: la collision provoque son épaississement (60 à 90km d'épaisseur, soit plus du double d'une croûte normale. La croûte continentale contient des isotopes radioactifs du thorium, de l'uranium et du potassium qui produisent de la chaleur. Cette plus forte concentration d'isotopes radioactifs provoque un réchauffement de la croûte: elle devient "molle", et ne permet plus de supporter un épaississement plus important. On observe alors une déformation extensive (failles normales au sein même de la zone en compression, et la propagation de la déformation horizontalement.
Voir aussi
- Histoire du Tibet
- Dalaï Lama
Liens externes
Officiels
- [http://www.tibet.com/ Site du gouvernement tibétain en exil ](anglais)
- [http://french.peopledaily.com.cn/french/Tibet/index2.htm L'histoire officelle du tibet, vu de Chine populaire ](français)
Associations
- [http://www.tibet.fr/ France Tibet]
- [http://solhimal.free.fr/ SolHimal]
- [http://www.amis-tibet.lu/ Les Amis du Tibet - Luxembourg]
- [http://www.action-tibet.net/ Action Tibet]
- [http://www.a-e-t.org/ Aide à l'Enfance Tibétaine]
Autres
- [http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005-08-24%2011:39:05&log=invites Lien critique sur le Tibet]
- [http://dmoz.org/Regional/Asia/China/Provinces_and_Regions/Tibet/ Recherche dmoz : Tibet] (anglais)
- [http://www.tibet-info.net/ Tibet info : l'actualité du Tibet]
- [http://neverland.net/bati/tibet/ Campagne un dessin pour le Tibet]
- [http://perso.wanadoo.fr/genfi/ Site personnel sur le Tibet]
- [http://www.claudelevenson.net/ Site personnel sur le Tibet]
- [http://www.a-e-t.org/ site humanitaire sur le Tibet]
-
Catégorie:Territoire contesté ou occupé
ko:티베트
ja:チベット
Chine:Cet article concerne la civilisation chinoise. Voir les articles République Populaire de Chine et Taiwan (République de Chine) pour les États modernes correspondant au terme « Chine ». Taiwan (République de Chine)
La Chine (中国/中國 Zhōngguó, Wade-Giles: Chung-kuo, EFEO : Tchong-kouo ; litt. « Pays du Milieu ») recouvre un ensemble de pays et de cultures s'étant succédés en Asie orientale depuis 4000 ans. Aujourd'hui, la Chine peut être considérée, selon les points de vue, comme une seule civilisation ou un ensemble de civilisations diverses. De même, il peut s'agir d'une nation ou de plusieurs nations distinctes.
La Chine est la plus vieille civilisation existant encore actuellement ; son histoire s'est caractérisée par une suite de divisions et de réunifications, de guerres et de paix, sur un territoire changeant. Pendant des siècles, la Chine a également été une des civilisations les plus scientifiquement avancées, et son influence est présente encore aujourd'hui dans de nombreux pays d'Asie. C'est aujourd'hui le troisième pays du monde en superficie, et le premier pays par sa population : un humain sur cinq est chinois.(population résidente seulement)
La dernière dynastie impériale chinoise Qing a connu sa période de déclin durant la phase d'expansion coloniale des pays occidentaux, menant le pays a la ruine après les guerres de l'Opium. Ce n'est qu'après la victoire contre l'armée japonaise en 1945 que la Chine a pu se constituer comme nation.
Politiquement, deux États distincts prétendent détenir la souveraineté sur la Chine. Ce qu'il est d'usage d'appeler la « Chine continentale » est dans la pratique administrée par la République Populaire de Chine, fondée par le leader communiste Mao Zedong en 1949 à Pékin, après une victoire militaire rejetant sur l'île de Taiwan le leader nationaliste Tchang Kaï-chek et le gouvernement de la République de Chine, fondée en 1912 par Sun Yat-sen sur les décombres de l'Empire Chinois de la dynastie des Qing.
Aujourd'hui, la Chine, au sens restrictif ou large du terme, est l'objet d'une fascination pour le reste du monde ; son développement économique, engagé en 1978 par les réformes de Deng Xiaoping et ses successeurs, en font aujourd'hui un des principaux acteurs économiques et géopolitiques mondiaux.
Présentation
La Chine n'est pas « un pays » au sens nationaliste étroit du terme, la Chine est un concept d'universalité, une façon d'accomplir l'humanité, un intermédiaire entre l'homme et l'harmonie cosmique. (Simon Leys, Essais sur la Chine, p. 532)
La Chine est avant tout la très longue histoire d'un peuple, de sa très riche culture, de sa langue et de son écriture si particulière, de sa pensée qui continue aujourd'hui d'intriguer les occidentaux. Si ceux qui s'intéressent à tel ou tel aspect de la Chine, comme les arts martiaux, la calligraphie ou même la cuisine, sont de plus en plus nombreux, cet « Empire Céleste » si lointain et différent reste souvent difficile à comprendre. La « réalité chinoise » échappe à de nombreux observateurs occidentaux, aujourd'hui comme à l'époque de sa découverte par les premiers missionnaires. Dans la seconde moitié du XX siècle, les nombreuses querelles idéologiques autour du maoïsme et de la Révolution culturelle n'ont pas contribué à éclaircir les débats. Aujourd'hui la Chine est dans une période d'ouverture et de développement économique accéléré. Même si de nombreux problèmes restent à résoudre, il semble que les réformes en cours aient permis au peuple chinois de déployer son industrie et que sa puissance soit désormais comparable à celle des grands pays occidentaux. Elle est aujourd'hui souvent qualifiée d'« usine du monde » et des études ont montré que le panier de la ménagère française, dans sa partie non alimentaire, contenait pour moitié des produits fabriqués en Chine.
Géographiquement, la Chine a progressivement atteint depuis la dynastie fondatrice des Qin en 221 av. J.-C. les proportions d'un continent. Son histoire est rythmée par des mouvements d'unifications suivis de désintégration, les longues périodes de stabilité correspondant aux grandes dynasties étant entrecoupées et reliées par des périodes de division et de chaos. C'est cependant la continuité de sa culture et sa relative unité politique qui font dire aujourd'hui que ce serait la plus vieille civilisation vivante du monde. Une de ses caractéristiques fondatrices est probablement le culte de la chose écrite, qu'on peut faire remonter aux pratiques oraculaires de la scapulomancie et au Livre des Mutations, et qui irrigue toute l'activité intellectuelle. Sur la pensée de Confucius, Maître éducateur, et sur celle de ses disciples Mencius et Xunzi, le confucianisme a été fondé, puis utilisé comme doctrine d'État par la plupart des empereurs qui se sont succédé sur le trône. D'autres courants de pensée et d'autres personnages ont contribué à informer la culture chinoise, ainsi Lao-tseu et le taoïsme, le bouddhisme, le néo-confucianisme et jusqu'au marxisme plus récemment. Les importants apports extérieurs du bouddhisme ou du marxisme montrent que, contrairement à une idée reçue, la Chine ne s'est isolée du reste du monde que pendant une courte partie de son histoire.
La culture chinoise est toutefois marquée par une profonde originalité qui la rend à la fois attirante et difficile d'accès. Souvent obscure et incomprise, difficile à interpréter et à analyser, elle fait encore trop souvent office de miroir des craintes ou des espoirs fantasmatique des occidentaux. Pourtant, l'« expérience humaine » chinoise, qui s'est confrontée aux mêmes problèmes que les autres, est d'une ampleur et d'une richesse telles qu'on ne peut pas la tenir pour quantité négligeable. Pour paraphraser Simon Leys, cité en exergue, la Chine est une autre façon d'accomplir la même chose : l'humanité.
Noms
Les chinois ont utilisé plusieurs noms pour désigner leur pays.
Le plus courant aujourd'hui est 中国 (Zhōngguó, prononcé /tʂuŋkwo/). 中 (Zhōng) désigne le centre, l'axe, le milieu, intermédiaire, et représente une ligne traversant un carré en son milieu. 国 (Guó) désigne le pays, la nation, et représente le jade (c'est-à-dire la richesse) entouré de frontières. Le caractère Guó en graphie traditionnelle 國 représente un territoire 口 défendu par un mur 一 et des armes 戈. Ce terme a eu à l'origine un nombre de sens plus restreints, et s'est élargi ultérieurement pour désigner l'ensemble du territoire chinois.
Wang Er-min (王爾敏), historien de l'Academia sinica, a recensé les sens de l'expression dans les textes pré-impériaux ; il en a identifié cinq, les trois plus fréquents étant, par ordre décroissant :
région occupée par les Hua ou les Xia (ou Huaxia), premier peuple chinois selon la tradition ; territoire délimité ; ville principale, cité.
Les deux autres sont : pays situés au centre et pays égaux entre eux, désignant essentiellement les principaux pays de l'époque des Royaumes combattants.
Néanmoins, Zhongguo n'entra jamais dans l'appellation officielle de l'entité politique gouvernant le territoire chinois. On employait autrefois le nom de la dynastie, celui des Qin (秦) ayant donné le mot Chine et le préfixe Sino- après être passé à travers de nombreuses langues le long de la route de la soie pour atteindre finalement l'Europe. Les fondateurs du royaume chinois de Liao, ainsi que Diego Barbosa (1516) et Garcia da Orta (1563) mentionnent le mot Chine.
Lorsqu'ils envisagèrent l'établissement d'une république, Sun Yat-sen et ses compagnons ne voulurent pas reprendre le terme Zhongguo, pourtant courant, car il était employé par les puissances impérialistes occidentales ; il voulaient encore moins de Shina (支那), terme réducteur utilisé par les Japonais durant les guerres sino-japonaises, imprégné de colonialisme, qu'on retrouve dans la transcription chinoise de Indochine (印度支那).
Ils choisirent de combiner zhong avec hua (華chin.trad. 华 chin.simpl.). Le sinogramme hua, qui peut aussi se lire comme "magnifique", est un des éléments de Huaxia (華夏), terme qui désigne dans les écrits des Royaumes combattants les premiers Chinois, "les tribus de Huang di et de Yan Di". Qian Mu (錢穆), historien, considère qu'il s'agit du nom de leur territoire, Hua étant une montagne du Henan, Xia l'ancien nom de la rivière Han (漢水). D'autres historiens pensent que l'ethnie Xia, qui aurait donné son nom à la première dynastie de l'histoire chinoise, était qualifiée de hua, dont un des sens est "peint", du fait que ses membres se tatouaient.
Le terme Zhonghua fut mentionné pour la première fois en 1894 par Sun Yat-sen à Hawaï dans un discours. Il est inclus dans les appellations de la République de Chine et de la République populaire de Chine.
Dans les œuvres anciennes de la philosophie et de la littérature chinoise, on trouve souvent la métaphore 天下, tiānxià, qui veut dire sous le ciel et désigne aussi la Chine. Selon Marcel Granet, ce mot est chargé de la connotation suivante : le ciel étant rond et la terre carrée dans la cosmogonie chinoise, les quatre coins de la terre qui ne sont pas couverts par le ciel (ni donc circonscrits par les cycles du soleil et les pérégrinations de l'empereur) sont conçus comme des territoires incultes peuplés d'êtres non civilisés. 天下 désigne donc la partie civilisée de la terre.
Zhongguo et Tianxia sont parfois traduits en Empire du Milieu et Céleste Empire dans les ouvrages littéraires occidentaux anciens.
Marco Polo avait donné deux noms à la Chine : la Chine du Nord est appelée Cathay (nom qui vient de Kithan) alors que la Chine du Sud est désignée sous le nom de Manzi ou Manji. "Kithan" est à l'origine du nom en russe de la Chine : Китай. La Chine a également été identifiée à la "Sérica", lieu d'origine de la soie selon les Romains.
Aujourd'hui, le mot "Chine" fait généralement référence a Chine continentale (中國大陸,zhōngguó dàlù en mandarin), ou parfois à la République Populaire de Chine, Hong-Kong et Macao inclus, plus rarement encore a la RPC et Taiwan, qui correspond alors à la zone économique de la "Grande Chine" (大中華地區).
La traduction la plus courante de "Chinois" est Zhongguoren (中國人), "personne de Chine". Néanmoins, on lui préfère souvent Huaren (華人) pour les Chinois d'Outre-mer, terme qui a remplacé Tangren (唐人), "personne de la dynastie Tang", que s'étaient donné les immigrants chinois d'Asie et d'Amérique (pourtant arrivés sous les Ming), du fait du prestige de cette dynastie. Hanren (漢人), "personne de la dynastie Han" distingue les Chinois proprement dit des autres nationalités de Chine.
Histoire
Voir les articles détaillés : Histoire de la Chine, Histoire de la République populaire de Chine et Chronologie de la Chine
"合久必分,分久必合" : "[La Chine] unie se désagrégera ; dispersée, se recomposera"
(Histoire des Trois Royaumes)
La Chine est un foyer majeur de civilisation. Elle est devenue dès la fondation de l'empire par la dynastie des Qin une vaste zone relativement unifiée politiquement et linguistiquement, avec une culture avancée, devançant le reste du monde dans de nombreux domaines tels que les arts, la médecine et les techniques.
Durant deux millénaires, la Chine a subi l'influence alternée de forces centrifuges et centripètes. Lorsque le pouvoir central de l'empereur se délitait et que la cour était la proie des factions rivales et des intrigues, que l'administration ne pouvait plus remédier aux famines et aux catastrophes naturelles et qu'elle ne parvenait plus à contenir la pression des « barbares » qui opéraient de vastes razzias dans les régions frontalières, des mouvements de révolte de paysans affamés déchiraient le pays, des sectes millénaristes voyaient le jour, et les provinces lointaines se retrouvaient sous la coupe de chefs de guerre ne reconnaissant plus l'autorité de l'empereur. Enfin, ceux-ci se proclamaient eux-mêmes Fils du Ciel, divisant l'empire en royaumes rivaux se livrant à des guerres incessantes et montrant ainsi que l'empereur avait perdu le Mandat du Ciel. Quand un chef de guerre, parfois issu de la paysannerie comme Zhu Yuanzhang, le fondateur des Ming, se révélait plus habile que les autres et parvenait à reprendre le contrôle de l'intégralité du pays, on considérait qu'il avait reçu un nouveau Mandat du Ciel et qu'il pouvait fonder une nouvelle dynastie. En près de deux millénaires, plusieurs royaumes furent fondés sur le territoire chinois par des ethnies non-Han ou mixtes, et deux grandes dynasties sont d'origine étrangère : celle des Yuan, mongole, et celle des Qing, mandchoue.
Sous les Han, les Tang, les Song, les Ming et les Qing (dynastie mandchoue) le pays connut de longues périodes de paix. A l'exception des Qing, ces dynasties correspondent à des périodes de prospérité pendant lesquelles on peut considérer que la Chine était le plus grand, le plus stable et le plus riche État du monde.
Même pendant les périodes d'unité, la culture chinoise a toujours consisté en un tissu très composite, et la variété des cuisines, des dialectes, des habitudes et des modes de vie ne doit pas être éclipsée par l'étonnante unité culturelle, administrative et politique de ce pays à l'échelle d'un continent. Cette unité et continuité ne sont pas sans rapport avec l'emploi d'une écriture relativement détachée de la phonétique, qui permet de noter de la même façon des langues et des dialectes très différents.
L'essor de la Chine moderne
écriture
Lors de la Révolution Industrielle initiée en Angleterre, la Chine des Qing se ferma aux influences étrangères : cela a sans doute contribué, dans un contexte d'internationalisation des échanges et de colonialisme, à son déclin économique et technologique. Suite aux guerres de l'opium (1839-1842), les Traités inégaux forcèrent l'empire Qing à diviser son territoire en zones d'influence attribuées aux Huit armées étrangères alliées, ouvertes sans conditions au commerce étranger : l'Allemagne, par exemple, occupait le Shandong, la France le Yunnan. L'économie du pays, axée sur le commerce de l'opium, fut ruinée, son autonomie politique abolie de facto.
En 1851 commença la rébellion des Taiping, alimentée par les croyances des sociétés secrètes de Chine méridionale, et prônant un mouvement de réformes radicales. Mal organisée, l'armée des Taiping fut défaite en 1864, avec l'appui des troupes franco-britanniques.
Lors de la première guerre sino-japonaise (1894 -1895), le Japon vainquit les troupes impériales, et obtint l'île de Taiwan et les îles Penghu a travers le traité de Shimonoseki. En 1898, la Grande-Bretagne obtint une concession de 99 ans sur les Nouveaux Territoires (y compris New Kowloon et Lantau). La Grande-Bretagne, la Russie, le Japon, la France, l'Allemagne et la Belgique tirèrent parti de l'état de déréliction croissante du pays pour élargir chacun sa sphère d'influence.
Sous la pression d’intellectuels et hommes politiques progressistes, la république est décidée en 1911 et proclamée en 1912 par Sun Yat-sen ; le dernier empereur, Pu Yi, abdique. Yuan Shi-kai, devenu président, proclame le rétablissement de la monarchie en 1915. Sa mort, en 1916, contribue au chaos économique et politique du pays : la conférence de Paris, en 1919, attribue le Shandong, revendiqué par l’Allemagne récemment défaite, au Japon. Le mouvement du 4 mai 1919 éclate en signe de protestation.
En 1921, le Parti communiste chinois est créé à Shanghai. Entre-temps, Sun Yat-sen a multiplié les contacts et demandes d’assistance auprès de la jeune Union soviétique. En 1923, il fonde à Canton l’académie de Huangpu, et forme son successeur, Chang Kai-chek. A la mort de Sun Yat-sen en 1925, celui-ci mène avec succès l’Expédition du Nord, reprenant aux seigneurs de guerre la moitié Nord du pays. En avril 1927, il proclame l’établissement de la capitale à Nankin, instaurant la période dite de la République de Nankin. La capitale communiste, Wuhan, est reprise en 1928 par l'armée du Guomindang : le parti a le contrôle nominal de l’ensemble du pays, et obtient une reconnaissance internationale.
Fin 1931, Mao Zedong proclame la République soviétique chinoise du Jiangxi. Fin 1934, il entame la Longue Marche (12 500 kilomètres), parvenant à rallier au fur et à mesure environ 100 000 hommes. Fin 1935, il se fixe avec eux à Yan'an. En 1932, le royaume fantoche de Manchukuo dont Pu Yi était le souverain nominal avait été établi par les Japonais en Mandchourie, réduisant considérablement le support industriel du Guomindang. La deuxième guerre sino-japonaise se préparait. Menacé par l’occupation japonaise et les mutineries de ses troupes, le parti nationaliste s’allia aux communistes contre l'envahisseur. Exacerbée par le massacre de Nankin en 1937, la lutte anti-japonaise fortifia cette alliance jusqu’en 1940, où des conflits entre communistes et nationalistes reprirent épisodiquement.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis accordèrent une aide financière massive au Guomindang dans le cadre de l’effort de guerre anti-japonais ; les traités inégaux furent abolis par les Américains et les Britanniques en 1943. En février 1945, la conférence de Yalta autorisa l’Union soviétique, avec l’accord tacite du Parti communiste chinois, à chasser l’armée japonaise de Mandchourie.
En 1947, l’aide américaine, s’avérant inefficace, pris fin. En 1948, les troupes du Guomindang étaient démoralisées, épuisées par la guerre anti-japonaise et la corruption du parti nationaliste. Après son installation à Yan’an, Mao Zedong avait entrepris d'appliquer les principes marxistes-leninistes à la gestion des territoires qu'il occupait, menant une guerilla paysanne et ralliant les masses rurales. En janvier 1949, son mouvement avait rallié la majorité du pays et Pékin fut prise sans combat par l’Armée populaire de libération ; elle redevint capitale de la Chine sous l'appellation internationale de Beijing. Entre avril et novembre, la plupart des autres villes tombèrent sans grande résistance aux mains des communistes.
Le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclamait la République Populaire de Chine à Pékin. En décembre, Chang Kai-chek proclamait Taipei capitale provisoire de la République de Chine.
Territoire
Pour les régions administratives de la République Populaire de Chine, voir l'article Provinces de Chine
Aperçu historique
Les dynasties Shang et particulièrement Zhou, premières entités géopolitiques à l'origine du futur empire chinois fondé par Qin Shi Huangdi, étaient situées dans la région du Fleuve Jaune. Depuis, le territoire s'est étendu dans toutes les directions, avec des périodes de rétrécissement ou de divisions, atteignant son apogée durant les dynasties Tang, Yuan et Qing. La Chine des Qing incluait des territoires situés actuellement en Extrême-Orient russe, en Asie Centrale et en Mongolie.
L'empereur de Chine se considérait en général comme le suzerain des régions environnantes. Beaucoup d'ethnies dites "barbares" étaient soumises au tribut. Les ambassades et cadeaux envoyés par les souverains étrangers étaient parfois également interprétés comme des signes d'allégeance.
L'importance territoriale de la Grande Muraille de Chine a été réduite avec l'accession au pouvoir de la dynastie Qing, qui inclut la Mandchourie, située au nord de la muraille, dans son territoire.
En 1683, avec la reddition du bref Royaume de Tungning établi par Koxinga à Taïwan où l'implantation Han venait de débuter, l'île devint une partie de l'empire Qing, l'archipel des Pescadores inclu. Siège de une, puis deux préfectures provinciales, Taïwan fut cédé au Japon après la première guerre sino-japonaise en 1895. En 1945, à la fin de la seconde guerre sino-japonaise, le Japon abandonna ses prétentions sur l'île par le Traité de Paix de San Francisco, et la République de Chine en prit le contrôle, avant de s'y installer en 1949 après la prise du pouvoir par le PCC. Depuis, la souveraineté du territoire est l'objet d'un conflit non résolu entre la RPC et la RC. La montée du mouvement indépendantiste taïwanais, qui ne conteste pas seulement l'autorité de la RPC, mais le principe même du rattachement de Taïwan à la Chine, rend le problème encore plus complexe.
Voir aussi : Taiwan, Tibet
Divisions politiques historiques
Le découpage administratif de la Chine a varié au gré des changements d'administrations. Le premier niveau de division était les provinces, puis les préfectures, sous-préfectures, départements, commanderies, districts et enfin cantons. Les divisions les plus récentes ont ajouté le statut de ville-préfecture, ville-canton, villes et zones urbaines.
Historiquement, la plupart des dynasties chinoises ont pris leur essor dans le coeur de la Chine, a partir d'un des deux fleuves principaux, le Fleuve Jaune et le Yang-Tsé. Plusieurs dynasties ont eu des volontés expansionistes, s'engageant dans des régions telles que la Mongolie Intérieure, la Mandchourie, le Xinjiang, et le Tibet. La dynastie mandchoue des Qing et ses successeurs, la République de Chine et la République Populaire de Chine, ont cimenté les incorporations de ces territoires. Ces territoires étaient délimitées par des "limbes" plutot que des frontieres rigides, bien connues alors dans les pays industrialisés. Ce probleme de délimitation a donné lieu a une série de critiques sur l'intégration de certains territoires en RPC, notamment celle du Tibet et du Xinjiang (qui signifie "nouvelles frontieres en chinois").
Géographie et climat
Tibet
Voir les articles détaillés : Géographie de la Chine et Villes de Chine
La Chine comprend une immense variété de paysages, avec des plateaux et des montagnes a l'ouest, et des plaines a l'est. Ainsi, les fleuves principaux coulent d'ouest en est, dont le Yang-Tsé (Chang Jiang, ou "long fleuve"), le Fleuve Jaune (centre-est), l'Amour (nord-est) ; certains coulent vers le sud (Riviere des Perles, Mékong, Brahmapoutre...). La plupart de ces fleuves se jettent dans la Mer de Chine.
La plupart des terres arables chinoises se situent autour des deux fleuves principaux, le Yang-Tsé et le Fleuve Jaune, qui sont aussi les foyers principaux des anciennes civilisations chinoises.
A l'est, sur le littoral de la Mer Jaune et de la partie orientale de la Mer de Chine, se trouvent de vastes plaines alluviales toujours densément peuplées ; le littoral de la partie méridionale de la Mer de Chine est plus montagneuse.
A l'ouest se trouvent de grandes plaines alluviales, avec de grands plateaux calcaires dans la région tibétaine, ou se dresse le Mont Everest. Au nord-ouest s'étendent les déserts du Takla-Makan et du Gobi, qui ont gagné en superficie, sans doute en raison de la sécheresse et de l'influence de l'agriculture.
Pendant de nombreuses dynasties, la frontiere sud-ouest de la Chine a été délimitée par les hautes montagnes et les profondes vallées du Yunnan, qui séparent la Chine moderne du Myanmar, du Laos et du Vietnam.
La Chine comporte de nombreux climats : au nord, un climat sec avec de séveres hivers ; au centre, un climat plus tempéré ; au sud, un climat sub-tropical.
Les formations paléozoïques de Chine sont pour la plupart marines ; les dépots du mésosoïque et du tertiaire proviennent d'estuaires et d'eaux douces, ou de terres. Des groupent volcaniques composent certaines parties des grandes plaines du nord. Dans les péninsules du Liaodong et du Shandong se trouvent des plateaux basaltiques.
Les conséquences de l'industrialisation et de la déforestation sont considérées être a l'origine des tempetes de sable en provenance du désert de Gobi qui frappent la capitale, et de l'augmentations des violents typhons qui frappent le sud du pays.
Économie
La Chine est actuellement (octobre 2005) l'une, sinon la plus, dynamique économie du monde, avec une croissance de 9% sur l'ensemble de l'année 2004 (cependant, ce chiffre est à prendre avec prudence, car de gros doutes subsistent sur la véracité des documents officiels, qui pourrait selon certains économistes, être minimisés). Toujours pour l'année 2004, le Produit intérieur brut (PIB) était d'environ 1 228 milliards d'euros.
L'atelier du monde
La Chine est surnomée l'atelier du monde, car de nombreuses entreprises sous-traitent la fabrication de produits manufacturés et ainsi réduisent énormément les coûts. Certains de ces sous-traitants exploitent littéralement leurs ouvriers. En août 2005, un film montrant les conditions de travail dans deux usines fabriquant des livres pour Walt Disney a été montré à la presse américaine. On peut y voir des ouvriers faisant des heures supplémentaires sans être payés et certains d'entre eux sont blessés aux mains car les presses d'imprimeries sont mal protégées.
Bien que la population soit baillonée et la critique contre le pouvoir rapidement étouffée, de nombreuses grèves ont pourtant lieu. L'organisation non gouvernementale (ONG) China Labour Watch en a dénombrée 57 000 en 2004, impliquant 3 millions de personnes. Consciente du problème et du risque de déstabilisation du pouvoir, le gouvernement chinois tente de créer des syndicats, sous contrôle du Parti communiste chinois, pour établir un dialogue avec les entreprises et ainsi améliorer les conditions de travail et les salaires. Mais cela n'empêche pas le gouvernement d'emprisonner des grévistes, lorsque ceux-ci franchissent certaines limites...
Démographie
Parti communiste chinois
Voir l'article détaillé : Démographie de la Chine
:La Chine est un vaste pays, et qui est peuplé de chinois (Général de Gaulle)
C'est souvent la proportion colossale de la démographie chinoise qui nourrit le plus les craintes et les fantasmes des occidentaux. Aujourd'hui les entreprises se battent pour obtenir un accès à son marché jugé potentiellement immense, alors qu'hier on craignait le déferlement du Péril jaune. Pays à l'agriculture traditionnellement prospère, la Chine a très tôt pu développer une population rurale dense et des agglomérations importantes. Sous les Song, des villes comme Guangzhou (Canton) connaissaient une densité de population ainsi qu'une organisation administrative sans égales à l'époque.
Plus d'une centaine d'ethnies ont existé en Chine, l'ethnie Han restant toujours majoritaire quantitativement. Cette ethnie, composée d'une nébuleuse de peuples assimilés, ne résiste toutefois pas au concept d'une ethnie Han homogene, et pourrait etre elle-meme divisée en sous-catégories partageant les memes traits culturels. Beaucoup de Han ont maintenu leurs traditions ,et en particulier leur langue, en continuant de s'identifier a l'ethnie Han. Le terme "Zhonghua minzu" est utilisé comme un notion de sinité transcendant les divisions ethniques au sein de la Chine.
Le gouvernement de la RPC reconnait actuellement 56 minorites ethniques officielles, plus l'ethnie Han. Sa population est la plus grande du monde, dépassant les 1,3 milliards d'individus, soit 20% environ des 6,4 milliards d'individus vivant actuellement d'apres les estimations de l'OMS.
L'absence de contrôle des naissances sous Mao Zedong, encourageant au contraire les Chinois a procreer une armée de "petits soldats", a contribué à l'explosion démographique dont on observe les résultats aujourd'hui. A les fin des années 1970, la politique de l'enfant unique a été la réponse a cette explosion, freinant le développement démographique du pays.
Médecine
Voir l'article détaillé : Médecine chinoise
La médecine traditionnelle chinoise, constitue un des aspects les plus fascinants de la civilisation chinoise. Les approches différentes sur le traitement des pathologies (diagnostic a partir du pouls, de la complexion du visage), comprennent notamment une participation active du patient, qui est appelé a changer son alimentation si besoin est.
Les décoctions de médecine traditionnelle, prescrites a la fin d'une consultation, sont destinées a « rééquilibrer les principes vitaux », contre-balancer les mouvements de chaud et de froid, a l'instar des médecines pré-socratiques en Occident.
Un autre mode d'intervention du médecin chinois est l'acupuncture : suivant les méridiens ou lignes de flux vital parcourant le corps, des aiguilles sont plantées a travers la peau pour rétablir une circulation optimale du souffle vital ou qi. En Chine, elle est souvent combinée avec l'utilisation des médicaments traditionnels.
On peut considérer la médecine chinoise traditionnelle comme essentiellement indirecte dans ses moyens et préventive dans ses fins. Contrairement à l'habitude occidentale qui veut que l'on oublie son corps quand tout va bien et que l'on ne s'en préoccupe qu'en cas de trouble, les Chinois tendent à être constamment attentifs à leur état, à l'affut de signes de déséquilibre qu'ils chercheront à corriger par l'alimentation ou l'usage de remèdes traditionnels ou "alternatifs". Cela explique l'énorme demande en produits naturels ou diététiques, visible particulièrement dans le domaine des produits censés améliorer les performances sexuelles, qui ne constituent en fait que la partie visible de l'iceberg. Des lotions, onguents, potions et remèdes divers sont souvent ramenés comme souvenirs de voyage par les Chinois.
Religion
Voir l'article détaillé : Religions en Chine
La Chine a été un centre unique de rayonnement religieux : la plupart des grandes religions du monde l'ont traversé ou y ont pris naissance : la notion même de religion y a été interrogée à plusieurs reprises, notamment à l'égard du confucianisme ; toutefois, il ne fait aujourd'hui nul doute que l'étymologie du mot (religion comme "lien") y soit plus que vérifiée à travers l'interprétation, la transfiguration ou l'acclimatation que la Chine lui a proposée au cours de plusieurs millénaires.
Le Yi Jing
De nombreux traits religieux spécifiquement chinois ont été canonisés à travers le Yi Jing, ou Classique des Mutations chinois. Issu de la scapulomancie ou interprétation de signes d'origine naturelle, cet ouvrage a engendré des générations de traditions interprétatives. Le règne des éléments complémentaires, yin et yang, y sont déclinés à travers ses chapitres, de nature hermétique. Intrinsèquement lié aux rituels divinatoires, c'est un manuel d'interprétation chamanique, où les vertus métaphysiques des caractères chinois trouvent leur naissance académique.
Le taoïsme
Religions en Chine
Le taoïsme, ou plutôt les écoles et courants taoïstes, sont apparus à partir du IIe siècle, inspirés par les courants du Yin-Yang et des Cinq éléments, ainsi que par les écrits du philosophe Lǎo Zi (ou Lao-tseu) (老子), dont le fameux Livre de la Voie et de la Vertu, (en chinois 道德經 Dàodé Jīng), est, avec le Livre des Mutations (易經 Yì Jīng), aux sources de l'ésotérisme chinois. Ils se sont constamment enrichis de nouvelles influences et ont fourni à l'ensemble de la religion chinoise beaucoup de ses concepts et pratiques ainsi qu'un certain nombre de divinités. Les maîtres taoïstes prennent en charge beaucoup de rites spécialisés. Il y aurait aujourd'hui plus de 1 500 temples taoïstes en Chine.
"Taoïsme" désigne souvent un ensemble syncrétique de pratiques religieuses et rituelles, plus répandu aujourd'hui en Chine méridionale, où la géomancie, les formules incantatoires écrites, le culte du terroir se croisent. Proche d'un type de compréhension magique du monde, cette religion est très active aujourd'hui à Hong-Kong et Canton, et parmi les communautés cantonaises d'outre-mer.
Néanmoins, l'usage du terme "taoïste" par un Chinois n'a pas le même sens selon qu'il s'adresse à un étranger ou à un compatriote. Vis à vis des non-chinois, le terme désigne n'importe quel pratiquant d'une forme de la religion populaire très imprégnée de taoïsme, alors que seul un maître taoïste ou une personne recevant l'enseignement ésotérique d'un maître s'identifieront comme taoïstes face à un Chinois. La notion de simple fidèle taoïste n'existe donc pas selon la conception traditionnelle, mais en Chine populaire, où la religion chinoise se redéveloppe par décision d'État exclusivement dans le cadre d'écoles taoïstes, tous ses pratiquants sont appelés taoïstes.
Le confucianisme
Fondé sur l'enseignement de la vie de Confucius, notamment à travers ses Entretiens et les ouvrages de ses disciples tels que Mencius, le confucianisme a été érigé en doctrine d'État, trouvant son paroxysme sous la dynastie Song. Naturellement voué aux interprétations des dynasties régnantes, la doctrine originelle de Confucius n'est toutefois pas nécessairement synonyme de soumission aux institutions, comme certains contemporains l'observent. Historiquement, le confucianisme a toutefois contribué à imposer l'idéologie des "cinq relations" entre sujets, destinée à affermir l'ordre social et le lien cosmique entre position hiérarchique et vertu céleste.
Le bouddhisme
Apparu dès le premier siècle après Jésus-Christ, le bouddhisme a profondément marqué les croyances religieuses en Chine, engendrant parfois de violentes vagues de répression anti-bouddhiques. La Chine a constitué un des centres majeurs de civilisation bouddhique au monde, par son œuvre de traduction et d'expansion de la religion à travers de nombreuses régions d'Asie. Le Japon et la Corée en particulier ont largement bénéficié de la richesse de transmission des traditions bouddhiques en Chine.
Le bouddhisme chinois appartient en majorité au courant mahâyâna. L'une de ses formes, le bouddhisme tibétain (ou lamaïsme), répandu surtout au Tibet et en Mongolie intérieure, recrute de plus en plus d'adeptes parmi les Hans depuis quelques décennies. Le bouddhisme du Petit Véhicule est également présent, mais nettement minoritaire. On estime qu'il y a environ 13 000 temples bouddhistes en Chine.
L'Islam
À partir VIIe siècle, l'Islam a constitué un autre vecteur d'échanges culturel particulièrement riche en Chine, notamment au travers de la route de la soie, où des cultures pluri-culturelles ont émergé par exemple dans la région du Tarim, encore vivantes aujourd'hui. Le Yunnan a également été un de ces points d'échanges sino-islamiques : le célèbre navigateur Zheng He était un musulman originaire du Yunnan. Les membres de l'ethnie Hui, en tout point semblables culturellement aux Han actuels en-dehors de leur religion, sont issus de Hans convertis ayant absorbé des musulmans non-chinois.
L'Islam a connu sa plus forte expansion sous la dynastie des Yuan (元) (1271-1368). On compte aujourd'hui près de 30 000 mosquées dans le pays.
Le christianisme
Les premières traces de la culture chrétienne en Chine remontent à des stèles nestoriennes du VIIème siècle. Puis vinrent au XIII siècle des Franciscains, dont l'activité missionaire fut interrompue un siècle plus tard sur ordre de l'empereur. C'est à partir des missionaires jésuites, tout d'abord portugais, que des contacts réguliers ont été entrenus entre les mondes chinois et occidental, la Chine restant relativement imperméable aux vélléités expansionsites chrétiennes. En 1601 Matteo Ricci et ses compagnons furent admis à Pékin, mais les missions furent closes en 1773 sur ordre papal. Le protestantisme a été introduit à partir des guerres de l'opium à travers des missionaires britanniques. Il y a à présent plus de 4 600 églises et sites de réunion catholiques et 12 000 temples et plus de 25 000 lieux de culte protestants. L'Église orthodoxe est présente pour répondre aux besoins des Chinois d'origine russe, installés dans les confins Nord et Ouest du pays, mais reste très marginale.
Autres religions
La religion traditionnelle chinoise, ensemble des croyances et pratiques religieuses de la majorité des Chinois avant 1949 ; les différentes écoles taoïstes, qui constituent son pôle spéculatif et spécialisé, en sont nées et l'ont enrichie de nombreux concepts, rites et divinités. Le taoïsme et le bouddhisme populaires sont des formes de cet ensemble syncrétiste qui ne bénéficie d'aucune reconnaissance officielle car il n'est globalement représenté par aucun organisme ou association. Populaire et sans canon propre, le gouvernement de la RPC n'a pas jugé bon de la "ressuciter" comme il l'a fait pour les religions disposant d'un corpus de textes pouvant faire l'objet d'un enseignement universitaire, lors de la relative libéralisation religieuse des années 70. Quelques pratiques ont néanmoins revu le jour, avec la reprise par exemple des pélerinages au temple de Mazu dans la province du Fujian, qui attirent des pèlerins venus de Taïwan, où la religion traditionnelle est encore très vivante.
Malgré la méfiance du PCC vis à vis des organisations ou mouvements civils de grande envergure, une nouvelle religion syncrétiste, Falun gong, a émergé en 1992. D'après le ministère de la Sécurité publique (1998),elle compterait 80 millions de sympathisants.
Le chamanisme est pratiqué principalement par les minorités chinoises ; le Dongba est une sorte de paganisme lamaïsé, survivance d'une ancienne religion pratiquée par les Naxi, une des nombreuses minorités ethniques de Chine, d'origine tibétaine, vivant dans le Yunnan.
Comme les chrétiens, les juifs ont dû parvenir en Chine pour la première fois au en suivant la route de la soie. Quatre communautés juives existent en Chine, à Harbin, Shanghai, Canton et Kaifeng ; cette dernière, découverte par Matteo Ricci au , remonterait à la dynastie Song.
Culture
Voir l'article détaillé : Culture chinoise
En tant qu'entité linguistique et culturelle relativement homogène et continue, dont la longévité surprend (et bouleverse les théories du déclin nécessaire des civilisations), la Chine a développé une culture originale et immense, qui a exploré presque tous les modes d'expressions connus : littérature, calligraphie, peinture, musique, etc.
Elle a de plus inventé un art qui n'a pas d'équivalent dans les autres cultures : la calligraphie, art considéré comme le plus noble et le plus raffiné. Son économie de moyens (un pinceau, de l'encre noire, une feuille de papier absorbant) et son cadre très contraignant (l'ordre et la disposition des traits sont déterminés) en font, paradoxalement, un art dans lequel l'expressivité est à son comble : le pinceau y tient lieu de « sismographe de l'âme ».
Article proche du thème de la culture chinoise : Art contemporain chinois ; Musique chinoise moderne ; Cuisine chinoise
Littérature
Voir l'article détaillé : Littérature chinoise
Une infime partie de la production écrite de la civilisation chinoise est accessible en langues occidentales et bien peu d'œuvres sont connues du grand public. Etant donné le contexte particulier de ce pays, sa littérature au sens large a connu des évolutions différentes de celle des autres régions du monde. L'épopée, par exemple, y est singulièrement absente. En revanche, les anecdotes, contes, faits divers, courtes biographies, ainsi que les essais, les commentaires des classiques, les traités, les compilations sont des genres foisonnants.
Parmi les livres et les auteurs chinois qui ont été traduits et lus en Occident, on peut noter : Pérégrinations vers l'Ouest, Au bord de l'eau, Le Rêve au Pavillon rouge, la poésie de Du Fu et de Li Bai, ainsi que l'auteur moderne majeur qu'est Lu Xun.
Des articles proches du thème de la littérature chinoise :
Article détaillé : Culture chinoise ~ Arts de la Chine ~ Chinois célèbres ~ Mandarin ~ Caractères chinois (sinogrammes) ~ Théâtre chinois
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Jours fériés et fêtes traditionnelles
|+ Jours fériés et fêtes
! Date !! Nom français !! Nom local !! Remarques
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| || Nouvel an || 元旦 yuán dàn
|Férié
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| 1 jour du 1 mois lunaire
| Fête de Printemps (Nouvel An chinois)
| 春节 Chūnjié|| Basée sur le calendrier chinois
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| 15 jour du 1 mois lunaire || Fête des lanternes
| 元宵节 Yuánxiāojié || Basée sur le calendrier chinois
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| Début avril || Qīngmíng, Lumière Pure
| 清明节 Qīngmīngjié || voir calendrier chinois.
Environ 15 jours après l'Équinoxe de printemps
Jour de visite des cimetières
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| 5 jour du 5 mois lunaire
| Fête des bateaux dragons (Fête du dragon)
| 端午节 Duānwǔjié || Basée sur le calendrier chinois
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| 7 jour du 7 mois lunaire
| Fête chinoise des amoureux
| 七巧节 Qiqiaojie ||Basée sur le calendrier chinois
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| 15 jour du 7 mois lunaire || Fête des fantômes affamés
| 中元节 Zhōngyuánjié || Basée sur le calendrier chinois
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| 15 jour du 8 mois lunaire
| Fête de la mi-automne (Fête de la lune)
| 中秋节 Zhōngqiūujié || Basée sur le calendrier chinois
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| 9 jour du 9 mois lunaire || Fête du double neuf
| 重阳节 Chóngyángjié || Basée sur le calendrier chinois
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Xinjiang
Le Xinjiang (新疆, pinyin Xīnjiāng, nom officiel « Région autonome ouïgoure du Xinjiang chinois ») est une région autonome de l'extrême ouest de la République populaire de Chine, qui s'étend sur 1 646 800 km². Il était anciennement appelé Turkestan oriental ou Turkestan chinois et on utilise encore quelquefois ces appellations. Turkestan oriental est ainsi beaucoup utilisé par les partisans de l'indépendance du Xinjiang. Le Xinjiang a une frontière de 5 400 km. Il a une superficie de 1 626 000 km² et occupe un sixième du territoire chinois.
Population
Le Turkestan oriental est peuplé en majorité par les Ouïgours, parlant une langue turque, mais d'autres peuples d'Asie centrale comme les Kazakhs, les Kirghizes, les Tatars, les Ouzbeks, et les Tadjiks sont également présent. Selon le dernier recensement chinois, la population de ces musulmans est de légèrement plus de 11 millions, parmi lesquels, 8,68 millions de Ouïgours constituent la majorité. Les 9 millions restant sont en majorité des Hans. Ceux-ci, qui étaient moins de 10 % au milieu du siècle dernier, représentent actuellement plus de 40 % de la population totale vivent surtout dans les villes. Ainsi, dans la plupart des villes, le rapport Ouïgours-Chinois est passé de 9 pour 1 à 1 pour 9. Les forêts et les prairies ont été détruites pour répondre aux besoins des nouveaux colons.
Situés sur la route en soie, les Ouïgours ont joué un rôle important dans les échanges culturels entre l'ouest et est, et ont développé leur propre culture et civilisation.
Étymologie
Hans
Xinjiang signifie littéralement « nouveaux territoires » ou « nouveau front pionnier », « nouvelle marche » (souvent mal traduit par analogie avec l'anglais par « nouvelles frontières »).
Géographie
anglais
Le Xinjiang est la plus grande région autonome de Chine. Sa capitale est Urumqi. Situé à l'ouest de la Chine sur l'ancienne route de la soie, il dispose de réserves de pétrole qui en font une région stratégique pour Pékin.
Le Xinjiang est divisé en deux bassins par le mont Tian Shan, celui de Dzoungarie (Djoungarie) dans le nord et Tarim dans le sud.
Le point le plus bas est 155 m sous le niveau de la mer et le plus haut sommet est à 8611 m sur la frontière avec le Cachemire.
Histoire
Sa situation géographique en Asie Centrale faisant du Xinjiang une zone de passage, de nombreuses ethnies cohabitent, grâce aux diverses vagues de colonisation qui se sont succédé : populations indo-européennes (Tokhariens et Saces, ces derniers étant de langue iranienne) originellement nomades et qui se sont sédentarisées sur place, puis nomades paléo-asiatiques, proto-turques, turques et enfin proto-mongoles. Le Xinjiang actuel résulte de siècles de lutte entre les dynasties chinoises et les peuples colonisateurs.
La dynastie des Han échoua à plusieurs reprises dans ses tentatives pour contrôler la région : dès le , les Chinois entrèrent dans le territoire du Xinjiang et s'affrontèrent aux Xiongnu, qui dominaient l'Asie Centrale de 200 av. J.-C. à 48 après J.-C. Un principe de colonies militaires, les tuntian, fut instauré par l'empereur Wudi et ses successeurs, mais se révéla être un échec. La dynastie chinoise des Tang reprit pourtant cette idée et installa dès le après J.-C. des gouverneurs militaires dans les villes de Karachahr, Koutcha, Kachgar et Khotan. Les Tang perdirent le contrôle de la zone au au profit des Tibétains, puis des Ouïgours.
Pourtant le règne des Ouïgours souffrit d'exceptions notables : les nombreuses ethnies turques remirent en cause leur pouvoir, et les contraignirent à recourir à la protection des populations mongoles. Toutefois, la poussée des ethnies turques eut raison de ce protectorat : ils introduisirent l'Islam au Xinjiang lors des X et , et l'installèrent durablement.
En 1759, la région a été intégrée à l’État chinois. Avant le , les Chinois la désignent par le mot Xiyu (« région d’Occident »).
L'Empire mandchou envahit le Turkestan oriental en 1876 et l'annexe en le renommant Xinjiang, le 18 novembre 1884.
Après que l'empire mandchou a été renversé par les nationalistes chinois en 1911, le Turkestan oriental est tombé sous la coupe du gouvernement chinois nationaliste. Les Ouïgours, voulant se libérer de la domination étrangère, se sont soulevés à de nombreuses reprises contre le pouvoir chinois nationaliste et par deux fois, en 1933 et 1944, ont réussi à installer une République indépendante du Turkestan oriental.
La seconde République du Turkestan oriental, qui est restée indépendante pendant cinq ans, est tombée sous la coupe de la Chine Communiste en 1949 après que ses dirigeants ont été tués dans un mystérieux accident d'avion en se rendant à une réunion avec le Président Chinois Mao Zedong.
Peu après que la République populaire de Chine a récupéré ce territoire, ses frontières ont été corrigées. Sa superficie passe alors de 1 820 000 km² en 1949 1 626 000, au profit des provinces du Qinghai et du Gansu.
Essais nucléaires
Depuis 1961, la Chine a fait exploser quarante-six bombes nucléaires sur le site de Lop Nor au Turkestan oriental. Les retombées radioactives ont créé en trente-cinq ans un désastre écologique, polluant les sols, l'eau, les plantes et la nourriture, ce qui aurait entraîné la mort de 200 000 personnes. Une recherche récente menée secrètement par une équipe scientifique anglaise a révélé une grave pollution nucléaire et une augmentation dramatique des taux de cancer.
Camps de travail
La Chine a construit ses plus grands camps de travail forcé (Laogai) au Turkestan oriental, y faisant venir des criminels de toute la Chine. Chaque année des dizaines de criminels parviennent à s'évader et se déchaînent sur les villages environnants. Tous les criminels sont contraints de s'installer au Turkestan oriental après avoir purgé leur peine.
La résistance ouïgoure est très active sur place et des attentats à la bombe visent régulièrement les administrations et les infrastructures chinoises.
Chronologie des émeutes des Ouïgours
- 5 février 1997 : des émeutes font des dizaines de morts et des centaines de blessés parmi les Ouïgours. Les Hans de la province subissent aussi les représailles.
- Janvier 1999 : vingt-neuf militants islamistes sont arrêtés, accusés d’avoir organisé des émeutes contre Pékin. Deux de ces militants ont été exécutés le 28 janvier.
- 12 février 1999 : à Urumqi, cinq Ouïgours blessés et 150 arrêtés à la suite de violentes confrontations entre les jeunes qui criaient des slogans indépendantistes et les forces de l’ordre.
- 21 juillet 2004 : exécution de deux hommes ; raison invoquée : « atteinte à la sécurité de l'État ». Pendant tout l’été, les arrestations d’adultes et d’enfants se sont multipliées (en particulier dans le district de Khotan) pour « activités religieuses illégales ».
- 6 août 2004 : Les armées chinoises et pakistanaises envoient environ 200 soldats dans la région de Taxkorgan, près de la frontière avec l'Afghanistan afin d’« améliorer la capacité à combattre ensemble le terrorisme et à contenir et réprimer les forces séparatistes, extrémistes et terroristes ».
La politique de répression de Pékin
Terreur et arrestations des meneurs séparatistes ouïgours
De 1997 à 1999, les autorités chinoises organisaient des jugements publics retransmis à la télévision pour «éduquer les masses». Les accusés sont habillés en bagnards, tête rasée et mains ligotées derrière le dos, et portent à leur cou un écriteau décrivant leur chef d'accusation.
Elle se renforce depuis les années 1990. Les attentats du 11 septembre 2001 permettent de justifier la répression contre les séparatistes ouïgours, qualifiés de terroristes islamistes, comme les Tchétchènes dans la Russie de Vladimir Poutine. Selon Amnesty International, « “la répression contre les séparatistes, les terroristes et les religieux extrémistes” a continué ces trois dernières années alors qu'aucune « attaque terroriste » n'a été officiellement rapportée. »
Institutionnalisation de la langue chinoise
En 2002, la langue ouïgoure est interdite à l’université. Une réforme prévoit même l’extension de cette interdiction aux collèges. Pékin s’attaque bien ainsi à l’identité nationale ouïgoure.
Interdictions religieuses
L’enseignement de l’islam est interdit au jeunes de moins de dix-huit ans. Le Parti communiste chinois surveille étroitement l’enseignement dans les mosquées et les deux universités coraniques du Xinjiang. Pour devenir fonctionnaire, il faut renoncer à sa religion. En 2002, des autodafés ont été organisés par les autorités locales, détruisant des centaines de livres censurés pour « atteinte idéologique à l'État chinois ». Le bazar de la capitale a été transformé en supermarché moderne.
Discriminations économiques
Les populations ouïgoures ont le sentiment que les richesses de la province ne sont exploitées que par les Hans et pour les Hans. Les inégalités économiques se creusent au détriment des Ouïgours, cantonnés aux emplois subalternes. Les agriculteurs sont contraints par le gouvernement central de cultiver du coton, vendu à bas prix aux industriels textiles de la côte.
Réactions de Ouïgours
Certains Ouïgours bravent les interdits, dans la clandestinité. Beaucoup ont peur et s’exilent dans les régions voisines. Mais Pékin a réussi à les faire revenir. Une infime minorité a rejoint les islamistes d’Afghanistan : après les attentats du 11 septembre 2001, 22 Ouïgours ont été arrêtés par les Américains dans les camps de Ben Laden en Afghanistan. Ils ont été envoyés sur la base américaine de Guantanamo. Washington a refusé de les rendre à la Chine Populaire, car le Xinjiang est la seule province où l'exécution des prisonniers politiques reste commune. Enfin, une partie des jeunes ouïgours se droguent pour oublier leur condition.
Sources
Articles du web
- Le Monde, 7 août 2004,
- Marianne, 1 octobre 2004,
- Libération, 21 septembre 2004 : article de Chloé Froissart chercheuse au Centre d'études français sur la Chine contemporaine à Hong Kong.
- Libération, 7 septembre 2005 : article de Pierre Haski, La colonisation à la baguette
Liens
- [http://www.tianli-a-taiwan.fr/photo.htm Photos, descriptions et commentaire sur la vie des Ouïgours du Xinjiang]
- http://www.geoscopie.com/espaces/e422chiouigour.html
- http://www.diploweb.com/p7kell2.htm
Bibliographie
- M.-R. Djalili et T. Kellner, Géopolitique de la nouvelle Asie centrale, De la fin de l'URSS à l'après-11 septembre, Paris, PUF, 2003, 585p. Thierry Kellner est un spécialiste des relations entre la République populaire de Chine et les Républiques d'Asie centrale
- F.J. Besson, Les Ouïgours au XXIe siècle, Cahiers d'études sur la Méditerranée orientale et le monde turco-iranien, N° 25, 1998.
- Castets Remi, « The Uyghurs in Xinjiang. The Malaise Grows » in China Perspectives, n°49, septembre-octobre 2003, pp. 34-48.
- Castets Remi, « Nationalisme, Islam et opposition politique chez les Ouïgours du Xinjiang » in Les Etudes du CERI, octobre 2004, n°110, 45 pages.
- Dru C. Gladney, L’Expansion du colonialisme intérieur en Chine, Pouvoirs, 1996, pp. 59-69.
Catégorie:Région autonome de Chine
ja:新疆ウイグル自治区
ko:신장 웨이우얼 자치구
th:เขตปกครองตนเองซินเจียง
Bouddhisme vajrayāna
Le vajrayāna (en sanskrit « véhicule du diamant » ; synonymes possibles : mantrayāna, tantrayāna, guyayāna) est une forme tardive de bouddhisme (aux alentours du VII siècle de l'ère chrétienne au nord-ouest de l'Inde, dans l'état d'Oddiyana), dérivée du mahāyāna, nommée aussi « bouddhisme tantrique », c'est-à-dire « ésotérique ». Surtout pratiqué au Tibet, au Bhoutan et en Mongolie, mais aussi au Japon dans le bouddhisme shingon. Il y conserve des reliquats importants d'hindouisme, de chamanisme bön et de tantrisme.
Il présente la particularité d'utiliser comme support de pratiques un panthéon de « divinités » multiples : bouddhas, protecteurs ou gardiens et bodhisattvas. Il ne faut pas entendre « divinité » au sens habituel : il ne s'agit au départ que de supports de méditation, lesquels sont cependant souvent interprétés par les laïcs comme des déités.
Ses préceptes permettraient aux disciples d'accéder au nirvāna en une seule vie au moyen d'une discipline codifiée et de pratiques issues des tantras : répétition de mantras (formules souvent en sanskrit plus ou moins courtes), vénération de maîtres autres que le Bouddha et une méditation très développée, faisant intervenir, entre autres, la visualisation (représentation mentale) des déités et de leurs mandala.
Le bouddhisme tibétain (ou lamaïsme) est essentiellement une forme de vajrayāna.
Références
Articles connexes
- bouddhisme hînayâna ;
- bouddhisme theravâda ;
- bouddhisme mahâyâna ;
- bouddhisme tibétain
- bouddhisme.
Liens externes
- [http://www.bouddha.ch/expose.htm Qu'est-ce que le bouddhisme ?], exposé de l'Union des Bouddhistes de Langue Française.
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/religion/tantrisme.asp, citations de saints, théologues, poètes et philosophes, notamment d'influence tantrique].
- [http://www.komyo-in.net Bouddhisme Shingon - Temple Komyo-In]
catégorie:Branche du bouddhisme
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catégorie:Tibet
ja:密教
ko:밀교
Lhassa
Lhassa est actuellement le chef-lieu du Tibet, province autonome de la République populaire de Chine.
Historiquement, elle est la capitale du royaume du Tibet, dont le Dalaï Lama était le chef d'État. Le palais du Potala, ancien palais du Dalaï Lama, est classé au patrimoine mondial par l'UNESCO.
Lhassa peut vouloir dire litéralement "La demeure des dieux" bien que d'anciens documents tibétains et des inscriptions démontrent que le lieu était autrefois appellé Rasa, que veut dire littéralement "l'endroit de la cour".
Histoire
La légende raconte que le second empereur tibétain Songtesen Gampo(Srong-brtsan Sgam-po) a fait de Lhassa sa capitale.
La cité s'est élevée et a acquis de l'importance avec l'appui de trois vastes monastères Gelugpa (Dge-lugs) par Tsong-kha-pa et ses disciples au . Ces trois monastères sont Ganden (Dga'-ldan), Sera (Se-ra) et Drepung ('Bras-spung).
Le cinquième Dalai Lama, Lobsang Gyatso (Blo-bzang-rgya-mtsho) (1617-1682),
a conquis le Tibet et a déplacé le centre administratif à Lhassa. Là-bas, il a commencé l'édification du Potala qui se terminera quelques années après sa mort. Durant cette période, Lhassa a acquis son statut de capitale politique du Tibet.
Liens externes
- [http://www.accesstibettour.com Access Tibet Tour] Une agence de voyage basée à LHASA au TIBET (anglais)
- [http://www.tibet.ca/en/wtnarchive/1999/2/25_1.html]. L'histoire de Lhassa depuis 1950, voir Tibet.
Catégorie:Tibet
Catégorie:Vajrayâna
Catégorie:Ville de Chine
ja:ラサ (チベット)
République populaire de Chine
:Cet article concerne la République populaire de Chine (Politique de la Chine) depuis 1949. Pour un aperçu panoramique de la civilisation chinoise, voir l'article Chine. Chine
La République populaire de Chine (RPC ; Pinyin : Zhōnghuá Rénmín Gònghéguó ; Traditionnel : 中華人民共和國 Simplifié : 中华人民共和国), communément appelée « Chine », est un État d'Asie.
Depuis sa fondation en 1949, il est dirigé par le Parti communiste chinois (PCC). C'est actuellement le pays le plus peuplé du monde, avec plus de 1,3 milliards d'habitants, pour la plupart d'ethnie Han. C'est le plus grand pays d'Asie orientale et le quatrième plus grand pays au monde, après la Russie, le Canada et les États-Unis. Il partage une frontière avec quatorze pays : Viêt Nam, Laos, Birmanie, Inde, Bhoutan, Népal, Pakistan, Afghanistan, Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakhstan, Russie, Mongolie et Corée du Nord. Bien qu'étant considérée comme un pays communiste, la RPC a adopté une « économie socialiste de marché » où libéralisme économique et contrôle politique se côtoient en une formule spécifique.
La Chine connaît plusieurs problèmes quant à la délimitation de ses frontières. Le moindre d'entre eux n'est pas la question de la République populaire de Chine sur Taiwan, qui ne semble pas en voie de résolution. Le contrôle de la mer de Chine méridionale est également un sujet conflictuel avec les États riverains (Malaisie, Vietnam, Indonésie). La Chine revendique en effet la souveraineté sur une série d'ilôts stratégiques, les îles Spartley et les îles Paracels.
Depuis la rétrocession de Hong-Kong et Macao, le terme « Chine continentale » fait généralement référence à la RPC sans ces deux régions administratives spéciales.
Histoire
voir l'article sur l'Histoire de la République populaire de Chine
Politique intérieure
Cette section concerne la politique de la RPC en Chine continentale.
Dans la terminologie des sciences politiques, la RPC a été un État communiste durant la majeure partie du XXe siècle, et est toujours considéré comme tel par beaucoup d'observateurs, aux rang desquels ne figurent pas les politologues. Il est difficile de caractériser la nature de la structure politique de la RPC. Le régime a été décrit comme autoritaire, communiste, socialiste. Cependant, beaucoup préfèrent associer les termes communiste et capitaliste pour décrire la RPC. Deng Xiao Ping avait proposé la locution "socialisme de marché" pour qualifier l'évolution du RPC.
Les communistes qui ont conservé l'idée qu'une société communiste doit être effectivement contrôlée par ceux qui travaillent ont refusé à la Chine l'étiquette communiste, et ont parfois préféré de parler de "capitalisme d'Etat".
Le gouvernement de la RPC est contrôlé par le Parti communiste chinois. Bien que des pas aient été fait dans le sens d'une libéralisation politique, notamment à travers des élections contestées au niveau des villages, le parti garde le contrôle effectif sur les décisions gouvernementales. Utilisant des méthodes autoritaristes pour mater les contrevenants, l'État tente de réduire les dissidences en améliorant l'économie, permettant dans une certaine mesure l'expression critique, et tolérant parfois des voix ouvertements critiques quand elles ne sont pas considérées comme subversives, c'est-à-dire organisées.
La censure est une routine assimilées dans toute l'infrastructure médiatique, et le PCC réagit promptement à toutes les organisations qu'il considère comme une menace pour le régime, comme ce fut le cas lors des événements de Tian Anmen. Toutefois, la répression que le PCC emploie ou s'efforce d'opérer a ses limites. Les média ont aujourd'hui une liberté d'action qui, même sans objectif concerté, expose publiquement nombre de problèmes issus de la corruption et de l'inefficacité de sous-cadres du Parti. Quoique les protestations contre le Parti soient illégales, elles surviennent régulièrement au niveau local, sont parfois tolérées, et c'est leur médiatisation qui est à son tour interdite.
Le soutien que le PCC obtient de la part de la population est difficile à saisir, en l'absence d'élections nationales ; les conversations et points de vue exposés parcellairements reflètent un éventail de vues divergentes. Beaucoup semblent apprécier le rôle de stabilisateur social que joue le gouvernement, qui a permis a l'économie de se développer sans interruption. Un problème politique majeur est l'augmentation des disparités entre riches et pauvres, et le mécontentement généralisé lié à la corruption répandue parmi les cadres du Parti.
Il existe d'autre partis au sein de la RPC, bien qu'ils soient de facto considérés comme des sous-organes du PCC. Le PCC s'entretient avec ces partis lors d'une conférence spéciale, appelée la Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois. L'influence de ces partis est très réduite, bien qu'ils puissent agir comme point de vue extérieur, sans avoir de pouvoir.
Ethnies
La RPC se décrit elle-même comme un État multi-ethnique, donnant une autonomie ethnique sous la forme d'entités administratives autonomes. La politique de la RPC donne des avantages aux minorités ethniques, comme des quotas d'admission au lycée, à l'université et aux postes d'administration publique. Le chauvinisme Han est officiellement condamné. Cependant, des mouvements indépendantistes existent au Tibet, au Xinjiang et à un degré moindre en Mongolie Intérieure. Les groupes indépendantistes et de nombreux observateurs étrangers critiquent la politique ethnique de la RPC. En premier lieu, l'organisation et le soutien financier de la colonisation Han de zones chinoises originellement non majoritairement Han est critiquée, l'inversion démographique jouant en défaveur des minorités. Cette politique est critiquée en Chine même : les Chinois Han du Xinjiang ou de Mongolie Intérieure par exemple se considèrent comme des "citoyens de seconde zone", étant données les avantages dont bénéficient les minorités. Certains considèrent cette politique trop favorables aux minorités, et menaçante pour l'intégrité territoriale du pays.
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Provinces
- Anhui (安徽)
- Fujian (福建)
- Gansu (甘肃)
- Guangdong (广东), c'est-à-dire Canton.
- Guizhou (贵州)
- Hainan (海南), l'Île du Sud
- Hebei (河北)
- Heilongjiang (黑龙江)
- Henan (河南)
- Hubei (湖北)
- Hunan (湖南)
- Jiangsu (江苏)
- Jiangxi (江西)
- Jilin (吉林)
- Liaoning (辽宁)
- Qinghai (青海)
- Shaanxi (陕西)
- Shandong (山东), « à l'Est de la Montagne »
- Shanxi (山西), « à l'Ouest de la Montagne »
- Sichuan (四川), les Quatre Fleuves
- Yunnan (云南), ou au Sud des Nuages
- Zhejiang (浙江)
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Régions autonomes
- Guangxi (广西壮族自治区), pour la minorité Zhuang
- Mongolie intérieure (内蒙古自治区)
- Ningxia (宁夏回族自治区), pour la minorité Hui
- Xinjiang (新疆维吾尔自治区), ou Turkestan chinois, pour la minorité Ouighour
- Xizang ou Tibet (西藏自治区)
Municipalités
- Beijing (北京)
- Chongqing (重庆)
- Shanghai (上海)
- Tianjin (天津)
Régions administratives spéciales
- Hong Kong (香港)
- Macao (澳门)
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1949
Cette page concerne l'année 1949 du calendrier grégorien.
Événements
- Signature des Conventions de Genève.
- 4 avril : Par le traité de Washington, signature du Pacte Atlantique, qui crée une alliance militaire entre 11 pays occidentaux (l'OTAN) dont États-Unis, Grande-Bretagne, France, Belgique, Pays-Bas, Italie, Portugal, Danemark, Islande, Norvège et Canada.
Afrique
Amériques
- 5 août : Un tremblement de terre de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter fait 3000 victimes à Ambato en Équateur.
- 31 mars : Terre-Neuve entre dans la confédération comme 10e province canadienne.
- Abolition du recours au Conseil Privé de Londres pour le Canada.
- 20 janvier : Programme du Fair Deal annoncé par Harry Truman dans son discours inaugural, qui se veut le prolongement du New Deal.
Asie & monde indien
- En février, mutinerie de Naw Seng, capitaine du 1er régiment Kachin, et vainqueur de la guérilla communiste. Il se joint à la révolte des Karens dont il commande les troupes dans le centre de la Birmanie.
- En juin, évacuation par les Américains de la Corée du sud.
- 11 mai : Le royaume de Siam prend le nom de Thaïlande.
- 19 juillet : Indépendance du Laos.
- 8 août : Indépendance du Bhoutan.
- 2 novembre : Indépendance des États-Unis d'Indonésie.
- 8 novembre : Indépendance du Cambodge.
- 28 décembre : Indépendance effective de l'Indonésie.
- 30 décembre : Accords franco-vietnamiens de la baie d'Along.
- L'invasion du Tibet par la Chine, commence dans les provinces du Kham et de l’Amdo.
- 22 janvier : Prise de Beijing (Pékin) par les communistes chinois.
- 23 avril : Prise de Nankin (capitale nationaliste) par l'armée des communistes chinois de Mao Zedong.
- 25 mai : Prise de Shanghai par les communistes chinois.
- 1 octobre : Mao Zedong proclame la République populaire de Chine, alors que Tchang Kaï-chek s'enfuit à l'île de Formose.
- 14 octobre : Prise de Canton par les communistes chinois.
- 8 décembre : Repli à Taiwan du gouvernement nationaliste chinois de Tchang Kaï-chek.
Guerre Indo-Pakistanaise
- 1 janvier : Cessez-le-feu au Cachemire, entre les troupes indiennes et pakistanaises.
- Premier conflit entre l'Inde et le Pakistan au sujet du Cachemire.
- fin de la guerre civile grecque
- 14 avril : Fin du dernier procès de Nuremberg contre les anciens chefs nazis.
- 23 juin : Échec de la conférence des Quatre sur le traité de paix allemand.
Europe de l'Est
- 25 janvier : Création du Comecon, ou CAEM : Conseil d'aide économique mutuelle (organe d'"entraide" économique entre les pays communistes), rassemblant au départ l'URSS, la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, et la Tchécoslovaquie.
- La Bulgarie, suite à la création de l'État d'Israël, reconnait le droit des juifs à l'émigration.
Allemagne de l'Est
- 30 mai : Annonce de la création de la RDA.
- 7 octobre : Proclamation de la République démocratique allemande (RDA).
- 3 février : Procès Mindzenty en Hongrie.
- 20 août : Proclamation de la République populaire en Hongrie.
- 15 octobre : Exécution du ministre hongrois Laszlo Rajk, pour « titisme ».
- 14 juillet : Explosion de la première bombe atomique soviétique. (information confirmée en septembre).
Europe de l'Ouest
- 1 avril : Proclamation de la République d'Irlande (Eire).
- 5 mai : Création à Londres du Conseil de l'Europe.
- 9 mai : Début du règne du prince Rainier III de Monaco.
- 16 octobre : Fin de la guerre civile en Grèce.
- Le prix Nobel de la paix est attribué au britannique Lord John B. Orr of Brechin.
- 8 mai : premier examen de la loi fondamentale.
- 12 mai : Levée du blocus de Berlin.
- 23 mai : Adoption de la loi fondamentale allemande (Grundgesetzes) qui créé la République fédérale d'Allemagne (RFA).
- 15 septembre : Konrad Adenauer chancelier de la RFA.
- L'abolition de la peine de mort en Allemagne est inscrite dans la loi fondamentale.
- En janvier :
- 6 janvier : Création du CNI (Centre National des Indépendants) par Roger Duchet qui en sera le Président, René Coty et Jean Boivin-Champeau.
- Procès Kravchenko.
- Suppression des tickets de rationnement.
- 27 avril : Dévaluation du franc français.
- 9 juillet : entrée au Conseil de l'Europe
- 27 juillet ratification du pacte Atlantique.
- 19 septembre : Nouvelle dévaluation du franc français.
- 5 octobre : Chute du Gouvernement Henri Queuille (1).
- 28 octobre : Début du Gouvernement Georges Bidault (2)
- 30 novembre : Suppression du Haut Commissariat au Ravitaillement et fin du rationnement.
- 1 US dollar = 3,95 francs français (soit 0,624 francs 1999).
Océanie & Pacifique
- 27 décembre : indépendance de l'Indonésie octroyée par les Pays-Bas.
Proche-Orient & monde arabo-musulman
- 21 novembre : L'ONU vote l'indépendance de la Libye et de la Somalie.
Israël
- 25 janvier : élection de la première Knesset, qui se rassemble pour la première fois le 14 février.
- 31 janvier : Les États-Unis reconnaissent l'État d'Israël.
- 11 mai : Israël est admis à l'ONU.
Arts & cultures
- 19 juillet : Harry Belafonte enregistre ses premières chansons.
- Jean Dubuffet présente sa première exposition d'art brut.
Cinéma
Films remarquables
- La Beauté du diable de René Clair.
- Orphée de Jean Cocteau avec Jean Marais et Maria Casarès.
- Les Quatre Filles du Dr March (Little women) de Mervyn LeRoy avec June Allyson et Peter Lawford.
- Le Silence de la mer de Jean-Pierre Melville.
- Le Troisième homme de Carol Reed remporte le Grand Prix du Festival de Cannes.
- Les Fous du roi de Robert Rossen remporte l'Oscar du meilleur film.
- Jour de fête de Jacques Tati.
Littérature & théâtre
- 10 février : La pièce La mort d'un commis voyageur d'Arthur Miller est présentée pour la première fois à Broadway.
- La romancière Simone de Beauvoir écrit Le deuxième sexe.
- L'historien Fernand Braudel publie La Méditerranée et le Monde méditerranéen à l'époque de Philippe II.
- L'écrivain américain William Faulkner reçoit le prix Nobel de littérature.
- Vladimir Jankélévitch publie le Traité des vertus.
- Claude Lévi-Strauss publie Les Structures élémentaires de la parenté.
- L'écrivain italien Curzio Malaparte publie La peau.
- Livre posthume de Simone Weil, L'Enracinement.
- L'écrivain George Orwell publie 1984
Télévision & journalisme
- 29 mars : Jean Prouvost fonde l'hebdomdaire Paris-Match.
- 25 août : La série Papa a raison débute à la radio, avec Robert Young. La série sera télévisée à partir de 1954.
- 16 septembre : Première du dessin animé mettant en vedette le Road Runner.
Sciences & techniques
- L'astronome Gerard Kuiper découvre Néréide, satellite de Neptune.
- L'Américain Edward Murphy invente sa célèbre Loi de Murphy.
- 26 janvier : Invention du magnétophone par la compagnie 3M.
- Le physicien japonais Hideki Yukawa reçoit le prix Nobel de Physique pour sa découverte du méson.
Techniques appliquées
- 2 février : Mise en marché du premier disque 45 tours. La diffusion du microsillon remplace le 78 tours.
- 14 juillet : Explosion de la première bombe atomique soviétique. (information confirmée en septembre).
- 29 décembre : À Bridgeport (Connecticut), première station de télévision sur la bande UHF (Ultra High Frequency).
- Le mathématicien américain d'origine hongroise John von Neumann calcule le nombre pi jusqu'à la décimale 2037 avec un ordinateur ENIAC.
- La première 2 CV sort des usines Citroën.
- L'avionneur « Dassault » sort son premier avion à réaction.
- L'avionneur « Avro » sort son premier avion à réaction civil.
Sports
- 1 mars : Le champion Joe Louis annonce qu'il se retire de la boxe alors qu'il détient le titre de champion du monde poids-lourd.
- 2 mars : Premier tour du monde aérien sans escale par une superforteresse B-50 de l'armée américaine.
- 22 juin : Ezzard Charles devient le nouveau champion du monde des poids lourds à la boxe en battant Jersey Joe Walcott aux points en 15 round à Chicago.
- Le Tour de France cycliste est remporté par l'italien Fausto Coppi (+ montagne), deuxième l'italien Gino Bartali et troisième le français Jacques Marinelli, sprinter le belge Stan Ockers.
- Article détaillé : 1949 en sport
- 15 janvier : Dan Ar Braz, auteur-compositeur-interprète bret | | |