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Zeus

Zeus

Zeus (en grec ancien Ζεύς / Zeús, de la racine indo-européenne dyēus, dieu du ciel) est le roi des dieux dans la mythologie grecque. Il règne sur le Ciel et a pour symbole l'aigle. Fils de Cronos et de Rhéa, il est marié à sa sœur Héra. Armé du foudre, Zeus est apparenté à Jupiter dans la mythologie romaine. On retrouve également des divinités semblables dans d'autres panthéons : Taranis chez les gaulois, Thor chez les nordiques, Indra chez les hindous...

Enfance

hindous)]] La naissance de ce fils de Titans frère et sœur apporte une première légende pré-olympienne. En effet, craignant de se faire détrôner par un de ses enfants, Cronos, dès leur naissance, les dévorait. Rhéa, affligée, décida de sauver son sixième enfant, Zeus, en offrant pour repas à son mari une grosse pierre à la place du nourrisson. Elle fit élever ce dernier en cachette à Lyctos, en Crète, où il fut nourri par le lait de la chèvre Amalthée (dont une des cornes deviendra la corne d'abondance). Afin que Cronos n'entende pas les cris du nouveau né, sa mère avait placé aux alentours du repère certains de ses enfants, les Curètes, guerriers en armes très bruyants. Ayant grandi, il tendit un piège à son père afin de libérer ses frères et sœurs, grâce à une potion vomitive. Le mythographe Antoninus Liberalis rapporte dans ses Métamorphoses une version différente de la légende, reprise de Boïos : Rhéa met au monde Zeus dans une grotte crétoise. Là, l'enfant est nourri par des abeilles. Quatre indigènes s'aventurent un jour dans la grotte pour y prélever du miel, et aperçoivent le jeune dieu. Courroucé, celui-ci menace de les foudroyer, mais en est retenu par Thémis et les Moires, car il est « interdit de mourir en cet endroit sacré ». Zeus les transforme alors en oiseaux, porteurs de présages. Le reste de la légende est perdu. Peu d'indices permettent de rattacher ce passage avec la version hésiodique. Selon Homère, cependant, Zeus est l'aîné des enfants de Cronos, et en tire son pouvoir. Ainsi, Poséidon lui cède pendant la guerre de Troie, car « ils ont tous deux même origine et même parentage ; mais Zeus est son aîné et en sait plus que lui » (L'Iliade, XIII, 354–355).

Amours

Zeus est célèbre pour ses innombrables aventures avec des mortel(le)s, des déesses et des nymphes : Danaé, Alcmène, Sémélé, Léto, Europe, Ganymède, etc. Il est le père de nombreux dieux : Athéna, Dionysos, Hermès, Apollon et Artémis ; de nombreux héros : Héraclès, Persée, Castor et Pollux, etc. Ces nombreuses infidélités de Zeus à sa troisième femme Héra (après Métis et Thémis) sont la cause de fréquentes disputes entre les époux divins. De plus, la déesse se montrant d'un caractère très vindicatif, elle poursuivait souvent de sa vengeance les maîtresses (Io, Léto,...) ou même les enfants (Héraclès) de son mari. Héraclès]]

Souveraineté

Frère de Poséidon et de Hadès, il reçut lors du partage du monde avec ses frères la souveraineté sur le monde terrestre et les airs. Il est armé du foudre, qui a été fabriqué pour lui par les Cyclopes, ses oncles. Le foudre possède trois éclairs : le premier pour avertir, le deuxième pour punir et le troisième, pour la fin des temps, afin de détruire le monde.

Épithètes homériques, attributs & sanctuaires


- Épithètes homériques :
  - Zeus Père (Ζεύς πάτερ / Zeus pater),
  - assembleur de nuées (νεφεληγερέτα / nephelêgereta),
  - (terrible) Cronide ((αἰνός) Κρονίδης / (ainos) Kronidês),
  - à la voix puissante (εὐρύοπα / euruopa),
  - père des Dieux et des hommes (πατὴρ ἀνδρῶν τε θεῶν τε / patêr andrôn te theôn te),
  - à la nuée noire (κελαινεφής / kelainephês),
  - maître de l'Ida (Ἴδηθεν μεδέων / Idêthen medeôn) ;
- Ses attributs : le foudre, le chêne, l'égide ;
- Ses animaux favoris : l'aigle ;
- Sanctuaires : Le sanctuaire d'Élide ; l'oracle de Dodone et sa forêt de chênes en Épire ; le temple de Zeus à Olympie (contient la statue chyséléphantine de Phidias, une des sept merveilles du monde).

Voir aussi

Article connexe


- Divinités olympiennes.

Liens externes


- [http://www.androphile.org/preview/gay_france/library/mythologie/greek/GreekMythology.htm Mythe de Zeus et Ganymède - La Bibliothèque des Mythes Grecs de l'Amour Masculin - Projet Androphile]
Catégorie:Divinité olympienne Catégorie:Geste d'Héraclès Catégorie:Geste de Persée Catégorie:Métamorphose dans la mythologie grecque Catégorie:Homosexualité dans la mythologie grecque ja:ゼウス ko:제우스

Grec ancien


-
Le grec (ἡ Ἑλληνικὴ γλῶττα hê hellênikề glỗtta) est une des langues indo-européennes, apportée en Grèce entre le et le On traite ici du grec ancien, le grec moderne étant décrit dans un article séparé.

Les dialectes

À l'origine, il existait une grande variété de dialectes, regroupés en quatre groupes : arcado-cypriote, occidental, éolien et ionien-attique. Parler du grec ancien n'a pas grand sens si l'on veut se référer à un des idiomes antiques : dans les faits, cependant, le grec désigne le dialecte d'Athènes. L'attique (dialecte du groupe ionien-attique), langue de l'Athènes antique, est la langue dans laquelle est écrite la majorité de la littérature grecque classique. Sous l'influence d'Alexandre le Grand, l'utilisation des dialectes a été réfrénée, de sorte que le monde grec utilisât la koinè, langue commune (c'est le sens de l'adjectif koinos) issue de plusieurs dialectes du groupe ionien-attique. Celui-ci lui permettait de communiquer avec son armée et était enseigné aux habitants des régions conquises, devenant ainsi la lingua franca de l'Antiquité, en concurrence avec le latin. La koinè est ensuite devenue langue officielle de l'Empire romain d'Orient, avant de continuer d'évoluer pour donner naissance au grec moderne d'aujourd'hui. Pour une étude comparative des différents dialectes, consulter Dialectes grecs.

Écritures

La première forme d'écriture attestée pour noter un dialecte grec est le linéaire B, un syllabaire sans rapport avec l'alphabet grec, servant à transcrire une forme archaïque d'un dialecte arcado-cypriote utilisé en Grèce continentale et en Crète entre environ -1550 et -1200. Entre -800 et -200, une écriture proche, le syllabaire cypriote, a été utilisée à Chypre. Ce syllabaire pourrait descendre du cypro-minoéen (voir plus bas). Il faut noter que des écritures plus anciennes que le linéaire B et le cypriote ont existé en Grèce, sans qu'on soit sûr qu'elles ont servi à noter du grec :
- le linéaire A (entre -1800 et -1450, en Crète et dans des îles égéennes) ;
- le crétois hiéroglyphique (entre -1750 et -1600, en Crète) ;
- le cypro-minoéen (entre -1500 et -1200, à Chypre), peut-être dérivé du linéaire A. C'est ensuite l'alphabet grec, hérité des Phéniciens et de leur alphabet, qui a été utilisé sous différentes versions (dites épichoriques) à partir du ou du puis a été normalisé et imposé au reste du monde hellénophone par Athènes en -403. En ajoutant des voyelles à cet abjad sémitique, les Grecs sont les inventeurs des alphabets occidentaux. En effet, emprunté par les Étrusques (cf. Alphabet étrusque), qui l'ont transmis aux Romains, il a donné naissance à l'alphabet latin, mais aussi, sans passer par les Étrusques, à l'alphabet gotique, au cyrillique, à l'alphabet copte… L'histoire de l'alphabet grec constitue un article séparé.

Phonologie

Consulter Prononciation du grec ancien pour un article complet. Résumé :
Le grec ancien est une langue à accent de hauteur possédant deux (ou trois, selon les interprétations) intonations : aiguë et circonflexe (cf. Accentuation du grec). Il se caractérise aussi par un système de consonnes aspirées et par un jeu d'oppositions de quantités vocaliques. Il existe plusieurs règles de sandhi, tant internes qu'externes. En passant de l'indo-européen au grec, la langue a subi de nombreuses modifications phonétiques dont les plus flagrantes sont décrites par la loi de Grassmann, la loi d'Osthoff et la loi de Rix. On note d'autre part qu'il permet de restituer dans de nombreux cas la coloration des laryngales IE. Enfin, c'est une langue centum.

Morphologie

Le grec, comme d'autres langues indo-européennes anciennes, est hautement flexionnel. Outre l'utilisation de désinences, le grec se caractérise par des procédés hérités de l'indo-européen comme l'alternance vocalique, l'utilisation du redoublement et de l'augment pour les verbes.

Système nominal

L'article complet se trouve dans Déclinaisons du grec ancien. Par exemple, les noms possèdent cinq cas (nominatif, vocatif, accusatif, génitif et datif), trois genres (masculin, féminin et neutre, parfois réduits à un opposition animé / inanimé) et trois nombres (singulier, duel, pluriel et collectif pour les neutres). Le grec moderne n'utilise plus le datif, excepté dans quelques expressions comme en taxei, mais les autres cas sont généralement conservés. On compte trois grands types de déclinaisons, tant pour les noms que les adjectifs (type en -α/η, type thématique en -ος et type athématique), lesquels possèdent plusieurs sous-types. Les pronoms suivent un système qui leur est propre et qui, ayant influencé les types nominaux, n'en sont pas très éloignés. La richesse de la flexion nominale en fait la complexité.

Système verbal

L'article complet se trouve dans Conjugaisons du grec ancien. Les verbes ont trois voix (active, moyenne et passive), trois personnes et trois nombres. Il se conjugue selon six modes, quatre personnels (indicatif, impératif, subjonctif et optatif) et deux impersonnels (infinitif et participe). Il existe six temps (présent, imparfait, aoriste, futur, parfait, plus-que-parfait), répartis de manière inégale entre les modes. Certaines formations secondaires existent, comme le futur antérieur. Outre le temps, le verbe exprime surtout, de manière très précise, trois aspects (imperfectif, aspect zéro et statique) et plusieurs modes de procès (inchoatif, itératif, fréquentatif, etc.). Seul l'indicatif marque les temps : à tous les autres modes, ce n'est que l'aspect qui est indiqué. Il existe deux grandes catégories de conjugaisons : les thématiques (ou verbes en -ω) et les athématiques (dits verbes en -μι). Ces catégories se divisent en un grand nombre de sous-catégories. Le système verbal est très complexe car la flexion met en œuvre de nombreux procédés comme l'alternance vocalique, la suffixation par le jeu de désinences, l'utilisation d'une voyelle thématique, celle de l'augment et du redoublement. À tous ces procédés s'ajoutent des modifications phonétiques importantes au sein d'un même paradigme. En sorte, il n'est presque pas exagéré de dire qu'il existe plus de verbes irréguliers que de réguliers.

Influence du grec ancien sur les langues modernes

Mots savants et radicaux grecs

Un grand nombre de mots en latin, français et anglais, pour ne citer que ces langues, sont d'origine grecque et la majorité des néologismes savants utilisés de par le monde est bâtie sur des radicaux grecs (souvent mêlés de radicaux latins). Seuls quelques langues, comme l'islandais de manière systématique et, dans une moindre part, l'allemand, n'utilisent pas ces radicaux mais traduisent par calque les termes savants grecs au moyen de radicaux qui leur sont propres.

Mots courants

Des mots comme boutique, caractère ou beurre viennent aussi du grec. Passés par le latin et hérités comme tel dans la langue française (via d'autres langues, comme l'occitan), ils ont subi les mêmes modifications phonétiques que les autres mots hérités et sont maintenant très éloignés de leur étymon grec : il faut reconnaître derrière chacun d'entre eux ἀποθήκη apothếkê, χαρακτήρ kharaktếr et βούτυρον boúturon.

Le dédale synchrone du cosmos politique

Voici, pour illustrer l'omniprésence du grec dans les langues occidentales, un extrait d'un texte de Xénophon Zolotas (Ξενοφών Ζολώτας) dans lequel chaque mot (hormis les mots-outils) est d'origine grecque : :« Sans apostropher ma rhétorique dans l’emphase et la pléthore, j’analyserai elliptiquement, sans nul gallicisme, le dédale synchrone du cosmos politique caractérisé par des syndromes de crise paralysant l’organisation systématique de notre économie. Nous sommes périodiquement sceptiques et neurasthéniques devant ces paroxysmes périphrasiques, cette boulimie des démagogues, ces hyperboles, ces paradoxes hypocrites et cyniques qui symbolisent une démocratie anachronique et chaotique. Les phénomènes fantastiques qu’on nous prophétise pour l’époque astronomique détrôneront les programmes rachitiques, hybrides et sporadiques de notre cycle atomique [...] ».

Divers


- code ISO 639-2 : grc

Voir aussi

Liens internes


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
  - dialectes grecs;
  - déclinaisons du grec ancien ;
  - conjugaisons du grec ancien 
  - phonologie du grec, accentuation du grec ;
  - alphabet grec, diacritiques de l'alphabet grec, lettres supplémentaires de l'alphabet grec et histoire de l'alphabet grec ;
  - grec moderne ;
- littérature grecque.

Liens externes


- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81 Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://www.lorem-ipsum.info/_greek Générateur de texte aléatoire grec] en plus de l'habituel lorem ipsum.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/grec.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire grec-français/français-grec
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/grec_ancien.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire grec ancien-français/français-grec ancien als:Griechische Sprache ja:ギリシア語 ko:그리스어 ms:Bahasa Greek simple:Greek language th:ภาษากรีก

Mythologie grecque

La mythologie grecque est l'ensemble des mythes provenant de la Grèce antique. Ces récits, familiers à tous les anciens Grecs, forment les fondements de leurs rites ainsi que de la représentation qu'ils se faisaient du monde, au moins jusqu'à Protagoras. Cette mythologie est aussi à l'origine, pour la plus grande part, de celle des Romains.

Présentation

Dans la mythologie grecque, les dieux du panthéon polythéiste sont anthropomorphes et sont avant tout la personnification des forces de l'univers. Bien que certains d'entre eux semblent avoir un certain sens de la justice, ils peuvent se montrer mesquins et rancuniers. La faveur des dieux est gagnée par des sacrifices et la piété, mais ceci ne garantit rien ; en effet, ils sont réputés pour leurs fréquents changements d'humeur ; leurs colères sont terribles et leurs amours peuvent être tout aussi dangereuses. Le monde de la mythologie grecque est complexe : monstres, guerres, intrigues et dieux inquisiteurs y sont nombreux, et les généalogies s'entrecroisent. Il est notable que les Anciens mêlaient les événements de leur mythologie à ceux de leur histoire. Ainsi, l'Iliade et l'Odyssée étaient considérées comme historiques. Il n'y a en revanche pas de continuité entre le temps des dieux et le temps des hommes, les événements décrits dans les différentes théogonies se déroulant dans un temps parallèle à celui de l'humanité. La différence entre les dieux et les hommes ne s'exprime pas en termes de nature mais en terme de degré. Ces croyances peuvent être comparées à la façon dont, par exemple, certains chrétiens créationistes d'aujourd'hui interprètent littéralement la Bible comme un récit historique. De sorte, les Grecs se considéraient eux-mêmes les descendants de héros mythiques. Cette tendance s'est accrue avec l'évhémérisme. Le théâtre grec, avec Eschyle, Sophocle et Euripide montre la façon dont les hommes conçoivent l'action des dieux dans leur monde. Dans l'œuvre d'Eschyle, le concept d'ananke préside ce qui peut être conçu comme un équivalent du destin dont serait absent le concept de déterminisme. En plus de son utilisation constante dans les arts et les sciences humaines (comme la psychanalyse et son complexe d'Œdipe), la mythologie grecque fournit des récits très riches que l'on peut encore apprécier aujourd'hui.

La mythologie grecque représente-t-elle une « vraie » religion ?

La question peut sembler étrange car il est difficile de définir ce que serait une vraie religion par opposition à ce que ne serait pas une vraie religion, d'autant que la religion grecque reposait sur des rites, et non sur un texte sacré et des dogmes. On peut cependant se demander si elle apportait des réponses aux questions existentielles, métaphysiques ou morales que se posaient les Grecs, comme peuvent le faire les religions reconnues comme telles. Par exemple, la mythologie leur disait ce qui les attendait après la mort. Dans le mythe hésiodique des races, elle décrit une succession de races : la race d'or, la race d'argent, la race de bronze, la race de fer, plus d'autres non nommées. Plus que le métal dont ils sont faits (car rien ne précise dans les textes que ces hommes sont réellement métalliques), les vertus qui président à leur façon de conduire leur vie, la façon dont se répartissent Dike, c'est-à-dire Justice (qui est aussi une déesse) et Hubris, c'est-à-dire démesure (au sens de rivalité avec les dieux, ou de comportement déraisonnable : la race de bronze, par exemple, ne cessait de guerroyer) dans leur vie détermine leur sort dans la vie future. Chez les hommes de la race d'or comme chez ceux de la race d'argent, c'est la justice qui oriente leur vie en sorte que, après leur mort, les uns comme les autres deviendront des daimones (qu'il ne faut pas confondre avec des démons, les démons étant des esprits intermédiaires entre les dieux et les hommes). On peut comprendre cette détermination comme une forme de prédestination ou comme un accès possible à une forme de sainteté. Le mythe est alors une forme de compréhension de l'humanité et du projet de dépasser le sort commun à sa qualité d'être périssable.

Les personnages de la mythologie grecque

Le canon olympien


- Aphrodite ;
- Apollon ;
- Arès ;
- Artémis ;
- Athéna ;
- Déméter ;
- Dionysos ;
- Hadès ;
- Héra ;
- Héphaïstos ;
- Hermès ;
- Hestia ;
- Poséidon ;
- Zeus.

Autres divinités


- Asclépios;
- Atlas ;
- Chaos ;
- Charon ;
- les Charites ou Grâces ;
- Éros ;
- les Érinyes ou Furies ;
- Gaïa ;
- Épiméthée ;
- Érèbe ;
- Eris ;
- les Géants ;
- les Gorgones ;
- Hélios ;
- Hespérides ;
- Ilithyie ;
- les Moires ou Parques ;
- Morphée ;
- les Muses ;
- Némésis ;
- les Nymphes ;
- Nyx ;
- Ouranos
- Pan ;
- Perséphone ;
- Prométhée ;
- Protée ;
- les Titans :
  - Coéos ;
  - Crios ;
  - Cronos ;
  - Océan ;
  - Japet ;
  - Hypérion ;
  - Mnémosyne ;
  - Phœbé ;
  - Rhéa ;
  - Téthys ;
  - Théia ;
  - Thémis ;

Héros et demi-dieux

À l'origine, le terme de héros désigne une race différente de celle des mortels et des dieux. C'est le cas chez Hésiode. Par la suite, on a nommé ainsi les demi-dieux ─ personnages issus de l'union d'un mortel et d'un dieu ─ ou les mortels divinisés après leur mort, dont le destin, s'il est digne d'être narré, est extraordinaire (par la naissance, le courage, les qualités ou les vices, voire le caractère monstrueux, qui n'est pas forcément le reflet du mal). Ainsi, Tantale, Œdipe ou Cécrops sont des héros, au même titre qu'Héraclès, Achille ou Persée. Leur comportement les mène souvent à l'hybris et leur mort est la plupart du temps violente. Les héros sont souvent fondateurs : Thésée est celui du synœcisme d'Athènes, Orphée des rites orphiques, Pélops donne son nom au Péloponnèse. Par extension, tout personnage ayant connu un destin digne d'être raconté est nommé héros, comme les chefs militaires de L'Iliade ou les héros éponymes d'Athènes, même si leur origine divine est lointaine.

Autres personnages


- Achille ;
- Amphiaraos ;
- Amphitryon ;
- Andromède ;
- Antigone ;
- Ariane ;
- Atalante ;
- Cacus
- Danaé ;
- Deucalion ;
- Érechthée ;
- Europe ;
- Ganymède ;
- Hélène ;
- Jason et les Argonautes ;
- Minos ;
- Narcisse ;
- Œdipe ;
- Orphée ;
- Pandore ;
- Patrocle ;
- Pélops ;
- Priam ;
- Sisyphe ;
- Stentor ;
- Tantale ;
- Ulysse.

Voir aussi

Articles connexes


- Généalogie mythologique grecque
- Grèce antique
- Mythologie gréco-romaine
- Mythologie romaine
- Religion grecque antique

Bibliographie


- Jean-Claude Belfiore, Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Larousse 2003.
- Ariane Eissen, Les mythes grecs, coll. « sujets », Belin, 1993.
- Pierre Grimal, Dictionnaire de la mythologie, PUF
- Giulia Sissa et Marcel Detienne, La vie quotidienne des dieux grecs, Hachette, 1999.
- Jean-Pierre Vernant, L'univers, les dieux, les hommes, Seuil, 2002.
- Paul Veyne, Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?, Seuil, 1984.
- Pierre Vidal-Naquet, Jean-Pierre Vernant, Mythe et tragédie en Grèce ancienne (tome 2), La Découverte ;
- Pierre Vidal-Naquet, Jean-Pierre Vernant, La Grèce ancienne, « Du mythe à la raison » (tome 1), « Rites de passages et trangression » (tome 2), Le Seuil.

Liens externes


- http://www.classics.upenn.edu/myth/
- http://www.mythorama.com/_mythes/indexfr.php
- [http://www.androphile.org/preview/gay_france/library/mythologie/greek/GreekMythology.htm La Bibliothèque des Mythes Grecs de l'Amour Masculin - Projet Androphile]
-
Grecque ja:ギリシア神話 ko:그리스 신화

Aigle (oiseau)

L'aigle fait partie du groupe des rapaces. Comme tous les rapaces prédateurs, les aigles possèdent de grandes serres pour saisir leur proie, et des pattes puissantes. Ils ont également une vue perçante leur permettant de repérer leur proie à distance. L'aigle est le symbole de nombreux organismes et nations, il représente les idées de beauté, de force et de prestige. Les romains l'utilisaient comme emblème pour leurs armées.

Genres


- Aquila
- Haliaeetus
- Pithecophaga
- Circaetus

Espèces


- Aigle blanchardStephanoaetus coronatus
- Aigle de BonelliHieraaetus fasciatus
- Aigle féroceHarpia harpyja
- Aigle géant de HaastHarpagornis moorei (éteint)
- Aigle impérialAquila heliaca
- Aigle martialPolemaetus bellicosus
- Aigle pomarinAquila pomarina
- Aigle royalAquila chrysaetos
- Aigle raviseurAquila rapax

Écologie


- Cri de l'aigle (il trompette, glapit ou glatit) : Media:Aigle.mp3

Articles connexes


- Les Rapaces

Liens externes


- [http://www.infovisual.info/02/059_fr.html Voir un schéma détaillé du bec et des pattes de l'aigle]
- [http://www.hickerphoto.com/eagle-pictures-cat.htm Eagle Pictures] Catégorie:Oiseau (noms vernaculaires) Catégorie:Falconiformes ja:鷲 ms:Burung helang simple:Eagle

Rhéa


- Dans la mythologie grecque, ce nom désigne Rhéa, l'épouse de Cronos et mère de Zeus
- En astronomie, on a Rhéa, un des satellites naturels de Saturne
- Toujours en astronomie, on a également 577 Rhéa (577 Rhea), un astéroïde.
- Le nom Rhea désigne un genre d'oiseaux américains voisins de l'autruche. ja:レア

Héra

Dans la mythologie grecque, Héra ou Héré (en ionien Ἧρη, en attique Ἧρα) est la femme et la sœur de Zeus, fille des Titans Cronos et Rhéa, et mère d'Arès, d'Héphaïstos, d'Hébé et d'Ilithyie. Très belle et très gracieuse, elle n'en est pas moins irritable et capricieuse. Jalouse, elle persécute souvent les maîtresses de Zeus, et se venge aussi en contrecarrant les desseins de son époux, provoquant d'interminables querelles. C'est la déesse du mariage et des épouses, protectrice du couple, de la fécondité et des femmes en couches. Reine du Ciel en tant qu'épouse de Zeus, elle est aussi associée aux phénomènes célestes et à la lumière. Pendant la guerre de Troie, c'est, parmi les dieux, la plus farouche ennemie des Troyens. Elle correspond à Junon dans la mythologie romaine.

Épiclèses, attributs & sanctuaires


- Ses attributs : le diadème royal et la grenade ;
- Ses animaux favoris : le paon, la vache ;
- Épithètes homériques :
  - θεὰ λευκώλενος / thea leukôlenos, « déesse aux bras blancs »,
  - βοῶπις / boôpis, « aux yeux de vache, aux grands yeux »,
  - χρυσόθρονος / chrysothronos, « au trône d'or » ;
- Sanctuaires : spécialement dans les cités austères, Argos, Mycènes, Sparte ;
- Jeux organisés en son honneur : Héraia.

Voir aussi


- Divinités olympiennes.
Hera Hera Hera ja:ヘラ ko:헤라

Mythologie romaine

La mythologie romaine est l'ensemble des légendes et des mythes de la religion polythéiste pratiquée dans la Rome antique. La mythologie romaine a emprunté au fil des siècles des conceptions religieuses et culturelles aux pays qui ont été peu à peu intégrés dans la sphère de Rome : la Grèce, l'Égypte, la Syrie, etc. Les Romains se sont appropriés puis ont digéré ces mythologies pour créer un ensemble syncrétique qui leur est propre. Les mythes strictement italo-romains sont peu nombreux, et portent essentiellement sur la fondation des cités. On ne connaît en particulier aucune cosmogonie ni théogonie d'origine romaine. La majorité des divinités du panthéon romain vient de la Grèce antique et a supplanté les divinités locales (ou « indigètes »), à quelques rares exceptions. C'est pour cette raison que les articles consacrés aux dieux romains d'origine grecque sont traités avec leur homonyme grec. Articles consacrés aux dieux et personnages mythologiques romains :
- Amphitrite : déesse de la Mer ;
- Angita : déesse de la Guérison et de la Sorcellerie ;
- Apollon : dieu du soleil ;
- Aurore : déesse de l'aurore ;
- Bacchus : dieu de la vigne et de l'ivresse ;
- Bellone : déesse de la guerre ;
- Cerbère : protecteur de la porte des Enfers ;
- Cérès : déesse de l'agriculture et de la fertilité ;
- Cupidon : dieu de l'amour ;
- Cybèle : déesse de la Fécondité (divinité d'origine phrygienne) ;
- Diane : déesse de la chasse ;
- Discorde : déesse mère de tous les fléaux ;
- Esculape : dieu de la médecine
- Les Faunes : demi-dieux champêtres et forestiers, associés au culte de Dionysos
- Faunus : dieu des bergers d'Arcadie, divinité de la fécondité, puis incarnation de l'Univers ;
- Iris : personnification de l'arc-en-ciel ;
- Janus : dieu des passages ;
- Junon : reine des dieux, protectrice des femmes mariées ;
- Jupiter : roi des dieux ;
- Juventus : déesse de la jeunesse ;
- Latone : Mère d'Apollon et de Diane ;
- Luna : déesse de la Lune, associée à Diane ;
- Lupercus : dieu des troupeaux ;
- Mars : dieu de la guerre ;
- Mater Matuta : déesse marine bienfaisante ;
- Mercure : messager des dieux ;
- Minerve : déesse des techniques, des combats justes et de la sagesse ;
- Neptune : dieu des mers et des océans ;
- Orcus : dieu ou messager de la Mort ;
- Pluton : dieu des Enfers ;
- Proserpine : reine des Enfers ;
- Priape : dieu protecteur des vergers et des vignobles, personnification de la virilité ;
- Quirinus : forme divinisée de Romulus ;
- Salus : déesse de la santé ;
- Saturne : dieu de l'agriculture ;
- Sol : ancien dieu soleil, équivalent d'Hélios ;
- Tellus : déesse personnifiant la Terre en formation. Elle est l'ancêtre manternel des dieux et de monstres ;
- Vénus : déesse de la beauté et de l'amour charnel ;
- Vesta : déesse du foyer ;
- Vulcain : dieu du feu, forgeron des dieux.

Voir aussi

Articles connexes


- Religion romaine
- Mythologie gréco-romaine
- Listes des divinités mineures romaines

Lien externe


- [http://www.androphile.org/preview/gay_france/library/mythologie/greek/GreekMythology.htm La Bibliothèque des Mythes Grecs et Romains de l'Amour Masculin - Projet Androphile] Catégorie:Mythologie romaine Catégorie:Rome antique ja:ローマ神話 ko:로마 신화

Taranis

Dans la mythologie celtique gauloise, Taranis est l'équivalent du Dagda irlandais, son nom signifie « tonnere » (tarann en breton et gallois). Derrière Lug dans la hièrarchie, il est le dieu du Ciel, de la foudes et du Tonnerre. Ses représentations de l'époque gallo-romaine nous font voir un homme barbu dont les attributs sont la roue cosmique (comme son homologue irlandais), un sceptre et des esses (éclairs). Il est parfois accompagné d'animaux : cheval (animal au rôle psychopompe), aigle ou serpent. Au regard d'autres mythologies de l'Antiquité, on fait parfois les rapprochements suivants :
- le dieu romain Jupiter (à la Foudre)
- le dieu grec Zeus (au Fulmen)
- le dieu germanique Thor (au Marteau) Catégorie:Mythologie_celtique

Mythologie gauloise

La mythologie celtique se rapporte au druidisme, la religion qui structure les civilisations celtiques. Elle traite de la vie des dieux et déesses dans l'Autre Monde (le Sidh des irlandais), des héros et de leurs exploits. Cette civilisation a progressivement disparu avec la romanisation puis le prosélytisme du monothéisme judéo-chrétien.

La problématique des sources

Dés que l'on aborde le domaine celtique, que ce soit au niveau de la civilisation, du druidisme ou de la mythologie, on se trouve inévitablement confronté au problème des sources. Les druides qui représentent la classe sacerdotale (première fonction de l'idéologie tripartite indo-européenne mise en lumière par Georges Dumézil), ont systématiquement privilégié une transmission orale de leur savoir, induisant la mémorisation de milliers de vers. On retrouve régulièrement l'argument selon lequel la parole écrite est une parole morte ; peut-être était-ce aussi un moyen d'éviter que leurs idées soient détournées. Notons que les Celtes n'ignoraient pas l'écriture puisque nous possédons des inscriptions utilisant l'alphabet grec et qu'ils ont inventé un système particulier de notation : l'écriture oghamique. Deux types de sources nous livrent des informations générales. Tout d’abord, leurs contemporains, parmi lesquels on peut citer, à titre d’exemple : Diodore de Sicile (Bibliothèque historique), Strabon (Géographie), Pomponius Mela (De Chorographia), Lucain (La Pharsale), Pline l'Ancien (Histoire naturelle), et surtout Jules César avec la Guerre des Gaules. Ces témoignages donnent souvent une image négative des peuples celtes, compte tenu des relations belliqueuses qu’ils entretenaient, et la méconnaissance de leurs voisins. Prenant les précautions qui s’imposent, l'étude s’avère instructive. La deuxième source est beaucoup plus tardive puisqu'il s’agit de la consignation par les clercs du Moyen-Âge, des traditions orales en Irlande. Cette littérature, dont la rédaction s'étale du au siècle, vient opportunément confirmer et compléter les résultats des études des sources antiques. Ils retranscrivent les mythes et épopées de l'Irlande celtique, qui se sont transmis oralement de générations en générations. Toujours à titre d'exemple, on peut retenir : le Cath Maighe Tuireadh (Bataille de Mag Tured), le Tochmarc Etaine (Courtise d’Etain), le Tain Bo Cualnge (Razzia des Vaches de Cooley), le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes d'Irlande) et les Mabinogion gallois. Là, la difficulté est d'une autre nature : les collecteurs transcripteurs ont affublé tous ces mythes d'un vernis chrétien, sous lequel l'étude découvre le substrat celtique original. C'est tout le travail des philologues de dégager la matière primitive de la mythologie celtique, tout en se situant dans le contexte indo-européen.

La société divine

Des thèses ont affirmé que la religion des Celtes était du type monothéiste, prenant pour argument principal la suprématie et l'omnipotence du dieu Lug. Il est vrai que ses surnoms : « Lamfada » (au long bras) et « Samildanach » (le « polytechnicien », qui maîtrise toutes les techniques) révèlent sa place au premier rang de la hiérarchie divine. Jules César dans la Guerre des Gaules le compare à Mercure. Mais, si l'on note une tendance vers le monothéisme, un resserrement du nombre des dieux, par rapport à d'autres civilisations de l'Antiquité, il existe bel et bien des entités distinctes. La hiérarchie et la catégorisation de ces dieux reprennent le schéma de la société. César, relatant ses opérations militaires, avait noté que les Gaulois (la plèbe) étaient dirigés par deux classes d'hommes, les druides et les chevaliers (equites). On retrouve cette hiérarchie dans la structure de la société divine des Tuatha Dé Danann, les dieux de l'Irlande, qui reproduit le schéma de l'idéologie tripartite des Indo-européens, telle qu’elle a été exposée par Georges Dumézil.
- La classe sacerdotale qui possède le savoir et fait la loi ; elle administre le sacré et le religieux
- La classe guerrière qui gère les affaires militaires sous le commandement du roi
- La classe des producteurs (artisans, agriculteurs, éleveurs, etc.) qui doit subvenir aux besoins de l’ensemble de la société et en priorité ceux des deux autres classes De la même manière, les dieux se définissent par des fonctions. Pour reprendre les théonymes irlandais, pour lesquels la documentation est la plus importante, la classification des Tuatha Dé Danann est la suivante : - hors classe :
- Lug Samildanach (dieu primordial) - fonction sacerdotale :
- Dagda (dieu-druide) - fonction guerrière :
- Ogme (dieu de la magie guerrière)
- Nuada (royauté) - fonction artisanale :
- Goibniu (dieu forgeron)
- Credne (dieu bronzier)
- Luchta (dieu charpentier) - participent aux trois fonctions :
- Diancecht (dieu-médecin)
- Oengus ou Mac Oc (jeunesse) – divinité féminine unique :
- Brigit (déesse des poètes, des forgerons et des médecins) À l'exception des trois dieux de la fonction artisanale, les autres sont cités et décrits par César, sous les noms de leurs homologues romains. Les différentes sources nous livrent les noms de dizaines de dieux. Ce décalage s'explique de deux manières : une spécialisation fonctionnelle et des particularismes locaux. Dans le premier cas, tel dieu n'est qu’un avatar d'un autre, qui apparaît pour assumer une fonction particulière ou représenter un aspect précis, tel Mac Oc qui incarne la jeunesse de Oengus. Dans le second cas, il peut s'agir de la déification d’un lieu sacré, d'une rivière ou d'une colline ; ainsi Boand, autre nom de Brigit, désigne la rivière Boyne, en Irlande.

Termes de la mythologie celtique

__NOTOC__

A

Abarta - Abhean - Adnae Mac Uthidir - Aed Mac Ainine - Aed Mac Ammere - Aed Ruad - Aengus (Mac Oc, Oengus) - Afagddu (Avagddu) - Agnoman - Aifé - Ailill - Ai Mac Ollam - Aidlinn (Ailinn) - Ailbe - Aillil à la bouche de miel - Aine - Airmed - Aithirne Ailgesach - Amorgen - Ana (Anna, Dana, Don) - Andarta (Andrasta) - Anguipède - Ankou - Annoit - Annwvyn - Arawn - Arduinna - Arianrhod - Artio - Arto - roi Arthur - Assa - Atepomaros

B

Balor - Bansidh - Bécuma - Belen - Belenos - Belisama - Beltaine - Berecyntia - Blai Briuga - Bleiz (Blaise) - Bleunwenn - Blodewedd - Boand (Boann) - Bodb (Badba) - Borvo - Bran le Béni - Bran Mac Febail - Branwen - Brendan - Bres - Brian - Brigantia, Brigit, (Brig, Brigid, Brighid) -

C

Cai Cainbrethach - Cathbad - Celtchar - Cernunnos (Kernunnos) - Ceridwenn - Cet Mac Magach - Cethern - Cian - Cliodhna - Coirpre - Conall Cernach - Conann - Conchobar Mac Nessa - Conle - Conn Cetchathach - Corann - Cormac Mac Airt - Credne - Crunnchu - Cuchulainn - Culann - Cumaill (Camulos) -

D

Dagda - Damona - Dana - Deichtire - Deimne - Deirdre - Diancecht - Diarmaid O'Duibhne - Dinomogetimaros - Divanos - Dobar - Donn - Dragon - Dun Aengus - Dylach et Dylan

E

Eadon (Ai) - Eithne - Elatha - Elcmar - Elffin - Emain Macha - Emer - Eochai - Eochaid Mac Eirc - Épona - Eri (Eriu) - Esras (et la Lance de Lug) - Esus - Étain - Evnissyen

F

Failimis - Fand - Ferdiad - Fergus Mac Roeg - Fingen - Finn Mac Cumaill - Fintan - Fir Bolg - Fomoires - Fuamnach

G

Gargan - Gallisenae - Geis - Glam dicinn - Glan - Gofannon - Goibniu - Gradlon - Grainne - Gwawl - Gwenwed - Gwern - Gwydyon - Gwyon - Gwyon Bach

H

Hafgan - Henwen - Herne - Hu Kadarn (Hu Gadarn)

I

Imbolc (fête)

K

Karedwen - Kenmil - Kerion - Korrigan - Krwi - Kynon

L

Labraid - Laegaire - Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes d'Irlande) - Leborcham - Libane - Lir (Llyr) - Llud - Llwyt - Loch - Luaine - Luchta - Lug (Lugh, Llew, Lugos) - Lugaid Reo nDerg - Lugnasad (fête)

M

Mabinogion (Les quatre branches du Mabinogi) - Macha - Mac Cecht - Mac Cuill - Mac Greine - Mac Oc - Mammitu - Manannan Mac Lir - Manawyddan Fab Llyr - Maponos - Marc'h - Math - Matholwch - Matrae - Medb - Medyr (Mider) - Menw - Merlin (Marzin, Myrdhin) - Miach - Midir - Mile (Milesiens) - Mog Ruith - Momoros - Morfessa (et la Pierre de Fal) - Morrigane (Morrigan, Macha) - Moytura - Muirne - Mullo

N

Nains - Nantosuelta - Nechtan - Nemed (Nemediens) - Nemeton - Nemhain - Ness - Niall Noigiallach - Nodons - Noise - Nuada

O

Oengus, (Aengus, Mac Oc) - Ogma (Ogme, Ogmios) - Oiw - Ormiach - Ossian (Osin, Ossin)

P

Partholon (Partholoniens) - Pryderi - Pwyll

R

Rhiannon (Rigantona) - Rosmerta - Ruadan - Rucht

S

Samain, Samonios (fête) - sanglier (symbole) - Scathach - Semias (et le Chaudron du Dagda) - Setanta - Sidh - Smartellos (Smertios) - Sualtam - Sucellos

T - U

Tailtiu - Taliesin - Tara - Taranis - Teutates (Toutatis) - Tristan et Iseut - Tuan Mac Cairill - Tuatha De Danann - Uiscias (et l'Epée de Nuada)

Y

Ys

Bibliographie


- Christian-Joseph Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, La civilisation celtique, éd. Ouest-France
- Christian-Joseph Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les druides, éd. Ouest-France
- Christian-Joseph Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, La société celtique, éd. Ouest-France
- Christian-Joseph Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les fêtes celtiques, éd. Ouest-France
- Christian-Joseph Guyonvarc'h, Magie, médecine et divination chez les Celtes, Bibliothèque scientifique Payot
- Christian-Joseph Guyonvarc'h, Le Dialogue des deux Sages, Bibliothèque scientifique Payot
- Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et Dictionnaire, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins
- Jean-Paul Persigout, Dictionnaire de mythologie celtique, éd. du Rocher
- Georges Roth, Cûchulainn, Coop Breizh
- Jean Markale, L'épopée des Gaulois, éd. Pygmalion
- Robert Graves, La déesse Blanche (désormais édité sous le nom de Les mythes Celtes), éd. du Rocher
-
Catégorie:Monde celtique Catégorie:Bretagne Catégorie:Écosse Catégorie:Irlande Catégorie:Culture irlandaise Catégorie:Pays de Galles ja:ケルト神話

Mythologie nordique

La mythologie nordique est constituée des légendes provenant de la religion pratiquée autrefois dans une grande partie de l'Europe du Nord (Allemagne, Scandinavie, Islande, mais aussi Angleterre).

Présentation

Cette mythologie reste mal connue, notamment du fait de la fragilité des sources dont on dispose (la plupart étant consituées d'écrits rédigés par des chrétiens à partir du — date à partir de laquelle la religion nordique cède progressivement devant le christianisme —, fors un certain nombre d'inscriptions runiques plus anciennes). Religion panthéiste accordant une large place à la Nature (les anciennes célébrations se déroulaient près d'arbres ou de sites sacrés), à la femme (plusieurs déesses importantes, comme l'était d'ailleurs la place des femmes dans les sociétés germano-scandinaves) et à la divination (art associé aux runes), elle place la Vie au centre de son système, une vie conçue comme affrontement des forces de création et de dissolution, d'où résulte toute fécondité. Le Hof (panthéon) nordique n'est pas aussi figé que dans la mythologie grecque : d'une part à cause de la méconnaissance relative du rôle de certains dieux (nombreuses hypostases), d'autre part à cause de nombreuses différences de traditions locales.
Ce panthéon a en outre la particularité d'être constitué de deux familles de dieux, les Ases et les Vanes, vraisemblablement apparus à deux époques différentes et amalgamés au tout début de l'antiquité nordique (avant le ). Les dieux les plus anciens, les Vanes, sont des dieux de la nature, de la fécondité et de la prospérité. Les Ases, plus récents, sont des dieux plus typiquement indo-européens, et en cela plus proches des dieux gréco-romains, tel Odin, associé à Hermès/Mercure, et Thor, associé à Zeus/Jupiter. Certains dieux, primitivement majeurs, ont peu à peu été délaissés au profit d'autres, tel Tyr, dieu associé à la guerre et à la justice, supplanté par Odin.

Cosmogonie (représentation des origines)

Création des Mondes et des Dieux

Au départ il n'existait que deux entités : Muspellheim et Niflheim. Le premier était une région enflammée que gardait un être gigantesque, Surt, qui à la fin des temps mettra le feu à l'univers. Au nord se trouvait Niflheim, le pays du froid et de la glace. Entre ces deux régions se situait le Ginnungagap, l'abîme. Dans ce néant, la chaleur et le froid se rencontrèrent et firent fondre la glace de Niflheim d'où apparut Ymir. En même temps que celui-ci naquit la vache Audhumla. De ses pis coulaient quatre rivières de lait qui nourissaient Ymir. De la glace quelle léchait continuellement apparut un être, Buri, qui enfanta Bor. Ce dernier eut trois enfants avec la fille d'un géant de glace appelée Bestla. Ses fils s'appelaient Odin, Vili et . Ceux-ci ne pouvaient supporter Ymir qu'ils tuèrent. Ils emportèrent son corps au centre du Ginnungagap et à partir de son cadavre ils formèrent Midgard, le monde des hommes. Avec ses cheveux ils firent les arbres, avec sa chair ils firent la terre, avec ses dents, des pierres et des rochers, avec son sang ils remplirent les lacs et les océans, avec ses os ils élevèrent les montagnes et avec son crâne il firent le ciel. Les larves qui avaient rongé le cadavre servirent à créer les Nains. Et quatre d'entre eux furent utilisés pour maintenir la voûte celeste : Nordi, Sudri, Austri et Westri, qui donnèrent leurs noms aux points cardinaux. Pour finir ils jetèrent son cerveau pour former les nuages et organisèrent la course des astres afin de créer le temps. Avec le sang d'Ymir, les trois fils noyèrent la progéniture de celui-ci. Mais un de ses petits-fils réussit à s'enfuir au-delà de la mer avec sa compagne. Pour éviter la colère des descendants d'Ymir, un rempart fut construit avec les cils du cadavre du géant autour du domaine de Midgard.

Création des Hommes

La naissance

Après que les trois fils de Bor aperçurent deux troncs de bois, ils décidèrent de les sculpter sous forme humaine. Odin leur insufla le souffle de vie, Vili, l'intelligence et Vé, les sens. Le premier, l'homme, fut nommé Ask (littéralement « frêne »), et le second Embla (littéralement « orme »), la première femme. Ils vécurent tous deux au début de l'univers juste après la création des Neuf Mondes et engendrèrent l'humanité. Un pont relie le monde des hommes et des Dieux et se tient sous la forme de l'arc-en-ciel. Bifrost (de son nom céleste) est gardé par Heimdall qui surveille le retour des géants.

La création d'une société

Les Dieux décidèrent de créer des castes chez les hommes afin d'envisager un avenir reposant sur de bonnes bases. C'est ainsi que Heimdall fut envoyé parmi ceux-ci, dissimulé sous le nom de Rig. Tout d'abord, il entra dans une modeste chaumière. Ses habitants, malgré leur pauvreté, l'hébergèrent pendant trois jours. Neuf mois plus tard, la femme mit au monde un enfant aux traits grossiers et au dos voûté, appelé Thrall. Une fois marié, celui-ci mettra au monde des enfants portant le nom de Bruyant, Voyou, Taon, Fainéante, Grasse et Perche. C'est de cette famille qu'est issue la caste des esclaves. Pendant ce temps, Rig était arrivé dans une simple maison où il fut accueilli généreusement. Neuf mois plus tard, la femme mit au monde un enfant vif, qu’elle nomma Karl. De son union future naquit Barbeforte, Bon époux, Forgeron, Vierge, Capable et Beau visage. Ainsi apparut la caste des hommes libres. Enfin, Rig arriva dans une superbe demeure où comme à chaque fois il resta quelques jours. Neuf mois plus tard, l'enfant né, nommé Jarl, semblait être parfait. Il reçut une très bonne éducation et de lui naquirent de nombreux enfants presque considérés à l'égal des Dieux. On les désignera très souvent par le nom de « rois ». Sa tâche achevée, Heimdall revint vers les Dieux.

Eschatologie (représentation des fins dernières)

Dans la mythologie nordique, le ragnarök (« destin fatal des dieux » en vieux scandinave) est la bataille de la fin du monde, le destin auquel ne peuvent échapper les dieux, la destruction d'Asgard et le renouveau du monde. Elle opposera les dieux, les Ases, menés par Odin et appuyés par les guerriers morts au combat et s'entrainant au Walhalla (Einheryar) aux géants de glace et Loki, le dieu du feu, ainsi que par divers monstres dont le loup Fenrir et le monstre marin Jormungand. Ces derniers recevront l'appui des morts indignes du Hel (l'Enfer). Odin et Fenrir s'entretueront ainsi que Thor et Jormungand, ainsi que Loki et Heimdall, le gardien de la porte d'Asgard. Les plupart des autres dieux et géants finiront aussi par mourir au combat. Plusieurs dieux survivront notamment les fils d'Odin, Vidar, Valdi et Hœnir ; les fils de Thor, Modi et Magni qui hériteront de son marteau. Quant à Balder il revint du monde des ténèbres. Seuls deux humains, Lif et Lifthaisir, qui au début de la bataille trouveront refuge dans l'arbre sacré Yggdrasil survivront. Après le carnage ils en redescenderont et pourront reconstruire un nouveau monde et une nouvelle humanité. Dans le Ragnarök, la prophétie a sa part, comme dans d'autres mythes et religions sous d'autres latitudes. Ici, les dieux connaissent leur destin. Ils savent lesquels d'entre eux mourront et de quel façon. Malgré la flexibilité du Wyrd (voir ci-dessous), ils ne cherchent pas à prévenir ce destin mais plutôt à le réaliser pleinement. Ils restent courageux face à leur destinée.
Comme le croyait Snorri Sturluson, cette prophétie ressemble plus à un rapport a posteriori, celui d'ancêtres mythiques déifiés qui ont eu la chance de survivre à quelque cataclysme de nature géophysique d'une ampleur certaine et qui auraient décrit ce qui arriva. Cette hypothèse explique pourquoi certains textes parlent du ragnarök au passé plutôt qu'au futur.

Repères mythologiques

Yggdrasil et les Neufs Mondes

Snorri Sturluson L'arbre cosmique Yggdrasil est en quelque sorte la « charpente du monde » chez les nordiques, plus précisément, la charpente des mondes. Celui-ci abrite en effet neuf mondes (on parle aussi de multivers) dont chacun est le domaine propre d'un élément ou d'une créature. Les Neuf Mondes sont répartis en trois échelons : Au niveau le plus haut :
- Asgard, le royaume des dieux Ases où on retrouve le Walhalla;
- Vanaheim, le royaume des dieux Vanes ;
- Lightalfaheim ou Ljösalfheim, la Terre des Elfes ou Elfes de lumière ; Au niveau central :
- Midgard, le royaume des hommes ;
- Jötunheim ou Utgard, le royaume des Géants ;
- Svartalfheim, le royaume des Nains (ou Elfes Noirs) ; Au niveau le plus bas :
- Niflheim, le monde de la glace et des brumes ;
- Muspellheim, le monde du feu, gardé par le géant Surt ;
- Helheim, le domaine des morts.

Le Wyrd

Il s'agit du destin, qui régit chaque créature ou objet des neufs mondes. Dans le monde nordique, le destin est une toile infinie dont chaque fil est une créature ou un objet des neufs mondes. Cette toile est tissée par les Nornes.

Divinités principales

On peut classer les Dieux en deux groupes : les Ases, les cadets, et les Vanes, les ainés. Les deux clans s'affrontèrent avant de trouver un terrain d'entente. Voir l'article Panthéon nordique pour plus de détail.

Les créatures


- Les Elfes, ou Alfes (pour Elfes de lumière)
- Les Nains, ou Elfes sombres
- Les Géants
- Les Trolls

Les monstres et les animaux


- Les dragons :
  - Fafnir ;
- Le cheval Sleipnir
- Le loup Fenrir
- Les serpents :
  - Nidhogg, le serpent qui essaie de déraciner Yggdrasil,
  - Jormungand, le serpent de Midgard,
- Les oiseaux :
  - Les corbeaux Hugin et Munin,
  - l'aigle Hraesvelg,
  - Les Cygnes,
  - Le faucon Vedrfolnir.

Sources mythologiques

Les meilleures références pour la mythologie nordique sont les Eddas. Elles furent toutes deux couchées par écrit vers le ap. J.-C. La première, l’Edda poétique est un recueil de textes encore plus anciens qui sont parfois ardus à comprendre, le vieux norrois traduit étant parfois difficile à cerner. Il est conseillé de commencer par l’Edda en prose rédigée par Snorri Sturluson, poète et diplomate islandais.

Voir aussi

Articles connexes


- Mythologie
- Mythologie germanique
- Vieux norrois
- Viking
- Worg

Bibliographie

Pour compléter toute recherche, on peut consulter les ouvrages Georges Dumézil, le grand mythologue, ou ceux de Régis Boyer, auteur français qui a rédigé de nombreux livres sur les Vikings qui permettent parfois de mieux comprendre les mythes par la connaissance de la vie sociale. À lire aussi Les sagas islandaises, du même auteur, ouvrage illustrant bien les valeurs et le mode de vie de ce peuple.

Liens externes


- [http://norsemythology.cybersamurai.net CyberSamurai Encyclopedia - Mythologie nordique (anglais)]
-
Nordique ja:北欧神話 ko:북유럽 신화 ms:Mitos Norse

Indra

Indra (इन्द्र) - force, courage, puissance - est un des principaux dieux du Védisme et du panthéon hindou, le dieu de la guerre, le chef suprême des deva. Son importance est devenue moindre dans l'hindouisme moderne, comparée à celles de Vishnu et de Shiva, il en reste cependant une figure importante. Indra réside sur le mont Meru. L'arme d'Indra, celle qu'il utilise pour abattre Vritra, la sécheresse, est l'éclair Vajra, mais il utilise aussi son arc magique, Shakradhanus, l'arc-en-ciel. Son véhicule est Airâvata, l'éléphant blanc aux quatre défenses qui se tient à l'entrée de Svarga, le domaine du dieu dont la capitale est Amarâvatî, où résident les héros après leur mort à la bataille et où ils profitent du spectacle des Apsara et des Gandharva et vivent en ignorant la tristesse, la douleur et la peur. Indra est le chef des Deva mais aussi un des Dikpala, gardien de l'est. C'était probablement à l'origine une divinité solaire, conduisant un chariot doré dans le ciel. Apportant l'eau sur la Terre, il est parfois adoré comme un dieu de la fertilité, la force présente dans la substance séminale des êtres vivants, qui peut ramener à la vie les soldats morts sur le champ de bataille. Son épouse est Indrânî dont il a tué le père Puloman et il a pour descendance Jayanta, Midhusa, Nilambara, Rbhus, Rsabha, Sitragupta et Arjuna dont la mère est Kuntî. Meghanâda, le fils du démon Râvana, le fait un jour prisonnier à Lankâ, mais les dieux paient sa rançon et le libèrent. Indra est représenté comme un jeune homme musclé à la peau rouge, possédant parfois quatre bras très longs. Après avoir occupé, avec Agni, une place privilégiée dans le brahmanisme, son importance décline dans l'hindouisme au profit des dieux de la trimûrti : Brahmâ, Vishnu, Shiva. Il a conservé cependant sa place dans le bouddhisme sous le nom de Shakra, Shaka en pâli et il est l'un des personnages majeurs des Jâtaka. Indra s'appelle In ou Phra In en thaï, Phya In en laotien, En ou Phra En en khmer, Dvango, Lha-i Rgyal-po ou Bdo-sogs en tibétain, Qormusta ou Tengri en mongol, Yintuo-luo en chinois, Indara en japonais et Inda en pâli. ja:インドラ

Hindouisme

Om (ou Aum) est le plus important symbol religeuse de l'Hindouisme L'hindouisme est la plus vieille des principales religions du monde et avec plus de 900 millions de fidèles, elle est actuellement la troisième plus répandue, après le christianisme comptant environ 2 milliards de fidèles (un milliard de catholiques, 500 millions de protestants, 240 millions d’orthodoxes et 275 millions d’autres) et l’islam à plus d'1,1 milliard. L'Hindouisme peut être convenablement défini comme étant un mode de vie socio-religieux.

Tentative de définition

L'hindouisme, ou plus exactement le Sanatana Dharma, est plus une façon de vivre et de penser qu’une religion organisée. Historiquement, « hindou » ne fait pas référence à un système de croyances religieuses ; le terme d’origine persane se rapporte aux personnes qui vivent de l’autre côté (d’un point de vue persan) du Sind, sur les rives de l’Indus. Après la colonisation britannique, le terme a été employé pour indiquer un ensemble flou de faits religieux. En 1966, la cour suprême de l'Inde a défini le cadre de la foi hindou comme suit : # l’acceptation respectueuse des Veda comme la plus Haute Autorité sur les sujets religieux et philosophiques et l’acceptation respectueuse des Veda par les penseurs et philosophes hindous comme base unique de la philosophie hindoue, # l’esprit de tolérance et de bonne volonté pour comprendre et apprécier le point de vue de l’adversaire, basé sur la révélation que la vérité comporte plusieurs apparences, # l’acceptation par chacun des six systèmes de philosophie hindoue d’un rythme du monde qui connaît des périodes de création, d’entretien et de destruction, périodes, ou Yuga, qui se succèdent sans fin, # l’acceptation par tous les systèmes de la philosophie hindoue de la croyance dans la renaissance et la pré-existence des êtres, # l’identification du fait que les moyens ou les manières d’accéder au salut sont multiples, # la réalisation de la vérité que, aussi grand que puisse être le nombre des divinités à adorer, on peut cependant être hindou et ne pas croire qu’il faille adorer des idoles, # à la différence d’autres religions, ou croyances, la religion hindoue n’est pas liée à un ensemble défini de concepts philosophiques. Selon un autre point de vue, un hindou est celui qui croit à la philosophie exposée dans les Veda (ou savoir). Les Veda sont peut-être les écritures religieuses les plus anciennes du monde. Leur enseignement de base est que la vraie nature de l’homme est divine. Dieu, ou le Brahman comme il est généralement nommé, existe en chaque être vivant. La religion est donc une recherche de la connaissance de soi, une recherche du divin présent en chaque individu. Les Veda déclarent que personne n’a besoin « d’être sauvé », car personne n’est jamais perdu. Dans le pire des cas, on vit dans l’ignorance de sa vraie nature divine. Les Vedanta reconnaissent qu’il y a beaucoup d’approches différentes de Dieu, et toutes sont valides. N’importe quel genre de pratique spirituelle mène au même état de réalisation de soi. Ainsi, les Vedanta enseignent le respect de toutes les croyances et se distinguent de la plupart des autres religions majeures par leur fort encouragement à la tolérance envers ces différents systèmes de croyance.

La tradition hindouiste

Il semble finalement assez hasardeux de véritablement définir le concept « hindouisme » tant il est complexe et multiforme. Il est donc préférable de cerner l'hindouisme par ses idées et ses pratiques. Lhindouisme existe aujourd’hui sur deux plans différents — le premier basé purement sur la foi et le second basé sur la philosophie. Souvent, les deux plans s’entrecroisent.
- Le plan philosophique : :On compte traditionnellement six antiques
astika ou écoles orthodoxes (car acceptant l’autorité des Vedas) de philosophie, ou shaḍdarshana :
  - Nyaya, le systeme de la logique de l'Inde,
  - Vaisheshika, le système qui a proposé la théorie atomique pour la première fois,
  - Sankhya, sytéme de pensée fondé sur un un dualisme entre l'esprit (Purusha) et la nature (Prakrit), qui fut à l'origine détaché des spéculations théologiques.
  -
Yoga, un système proche du Sankya trés diversifié et également tourné vers les aspects religieux.
  - Purva-Mimamsa (également appelé la Mimamsa), sytème tourné autour de l'éclaircissements du Veda.
  - Uttara Mimamsa — également appelé Vedanta, système centré sur la métaphysique et la nature mystique des Upanishads — (voir l'article philosophie indienne). Les
nastika ou écoles non-orthodoxes - qui ne sont pas discutées dans cet article — sont le jainisme, le bouddhisme et le chârvâka, l'athéisme ancien classique de l’Inde qui réfute l’existence de l’âme ou atmân.
- Le plan de la foi : : Contrairement à la croyance populaire, l’hindouisme vrai n’est ni polythéiste, ni monothéiste. Certains indiquent que l’hindouisme est une religion hénothéiste. Les diverses divinités et avatars adorés par les hindous sont considérés comme différentes formes de l’Un, le dieu suprême, ou
Brahman, formes adoptées qui seules sont accessibles à l’homme. (On prendra garde à ne pas confondre Brahman, l’être suprême et la source ultime de toute énergie divine, et Brahma, le créateur de notre univers particulier.)
Dans un parallèle intéressant avec la trinité chrétienne, il y a trois dieux principaux appelé Trimurti dans le Panthéon hindou : Brahma, Vishnou et Shiva, trois aspects du divin tout comme l’onde et le photon sont deux aspects de la lumière. Le dieu Brahma symbolise le créateur, Vishnu représente le conservateur et Shiva représente le destructeur dans le cycle de l'existence.
On se reportera a cet article pour plus de précisions.
Le
Brahmanisme, qui est la nouvelle forme de la religion védique, se divise en branches, elles-même subdivisées en sectes :
- Le
Vishnouisme ou vaishnavisme qui se rapporte au culte de Dieu en tant que Vishnou ou l'un de ses avatara. Les Livres sacrés sont le Bhâgavata-Purâna - souvent appelé Shrîmad-bhâgavata - et la Bhagavad-Gîtâ.
- Le
Shivaisme ou shaivisme qui se rapporte au culte de Shiva dont la Légende nous est rapportée dans le Shiva-Purâna. Le divinity Rudra des Vedas est identifié avec Shiva.
- Le
Tantrisme qui se subdivise en deux ou trois branches selon les classifications et qui se rapporte à la réalisation de shakti, l'énergie souvent associée a une forme de Devî, la déesse mère (Kâlî, Durga...).
- Le
Smartisme, ce qui croit en seulement un Dieu mais accepte le culte de quelque divinité comme un chemin pour adorer le Dieu. Chacun de ces cultes se pratique avec les mêmes moyens philosophiques ou de yoga, ce sont leurs méthodes qui diffèrent. Ces dénominations ne devraient pas être considérées comme des "églises", parce qu'il n'y a aucun dogme central dans l'Hindouisme, et la croyance individuelle sont toujours respectées. D'ailleurs, une majorité énorme des hindous moderne peut ne pas se considérer pour appartenir à toute dénomination. Il y a beaucoup de sects de réforme, comme l'Arya Samaj (Lit., société des Aryens) qui adoptent le monotheisme, la croyance seulement dans les Vedas et le rejet d'idolatorie. Selon une évaluation, les Vaishnavas, constituant approximativement 80% des hindous d’aujourd’hui, adorent l’un des trois plus récents avatars — ou incarnations terrestres — de Vishnou comme déité principale. Le septième avatar de Vishnou est Râma, le huitième est Krishna, et le neuvième change suivant les sources : Bouddha, dans la grande majorité des écoles, mais aussi plus rarement et moins sérieusement, Jésus-Christ ou encore quelques fois le fondateur de la secte dont on consulte les textes sacrés. L'intégration de Bouddha dans le panthéon hindou est apparue assez tardivement, probablement au ; ce procédé somme toute assez hardi est l'expression de la contre-réforme brahmanique au bouddhisme, entamée au IIe siècle av.J-C. Certains reconnaissent tous ceux qui précèdent comme de véritables avatara, augmentant par là le compte traditionnel de dix (Kalki y compris, qui apparaîtra à la fin de l’ère présente, le Kali Yuga) à pas moins de 27. La plupart des 20% des hindous restants sont des Shaivites, qui adorent Shiva ; le reste se consacre à Shakti, Ishvarī ou la déesse ténébreuse Kâlî. Mais bien souvent, le croyant hindou possède chez lui les représentations de plusieurs de ces formes de Dieu (Ishvara).

Croyances et pratiques communes à l'Hindouisme

Bien que L'hindouisme soit la rencontre d'un ensemble de cultes, chaque hindou partage un tronçon de valeurs communes. La somme de ces valeurs identifie le croyant hindou (plus d'informations sont disponibles dans le glossaire de l'hindouisme).

Croyance de base

On peut dire que ce qui est commun à tout les Hindous est la croyance dans Dharma (des fonctions et des engagements), Reincarnation (renaissance), Karma ("actions ", menant une cause et rapport d'effet), et à un Moksha (liberation) de chaque âme par une variété de chemins, tels que Bhakti (dévotion), de Karma (action), de Jnana (la connaissance), et naturellement, l'Ishvara (le Dieu). Reincarnation ou la transmigration de l'âme pendant un cycle de naissance et de mort, jusqu'à ce qu'il atteigne Moksha, est régi par Karma. La philosophie de Karma sur étend en avant les résultats des actions libre-voulues, qui laissent leur impression l'âme ou le soi, appelés comme l'atmân.

Le nature du Dieu

Les Vedas dépeignent le Brahman comme le réalité finale, avec les divinités personnels, appelés des devas en tant que différents aspects ou manifestations d'un Brahman. Brahman (ne pas être confondre avec la divinité Brahma) est vu comme un esprit universel. Brahman est le final existence, infinie, absolue, transcendent et immanente, le total et la somme de tout ce qui est, était, ou sera. En plus, comme les religions Abrahamique qui croient en Dieu personnel, les Hindous croient également en Dieu, qui est la forme personnelle de Brahman. Voir le Brahman avec des qualités positives amène le concept de Dieu en tant que un Seigneur Suprême ou Ishvara. Tout les Hindous maintiennent que l'Ishvara est un et seulement un, bien que les demi-dieux ou les devas qui sont ses manifestations mondaines pourraient être aussi nombreux que 330 millions. Ishvara a pu être regardé de quelque façon comme un être non-corporel, infini, spirituel, ou comme des divinités anthropomorphes tels que Shiva et Vishnou, pour les cultes de dévotion. Il est important de noter que la perception contemporaine de l'Hindouisme dépeint une religion monothéiste inclusive, dont les différentes divinités ne sont que les formes différentes d'un Dieu simple.

Le cycle de la vie

Comme toute religion, l'hindouisme a fondé sa foi sur un rituel funéraire particulier et sur une croyance de la mort originale. L'hindou croit en une vie après la mort, le corps n'étant qu'une enveloppe matérielle temporaire. Lorsque survient le moment de quitter la vie, l'âme ou lâtman
, sort du corps et peut enfin atteindre la libération ou mokshâ. Cependant, si son karma a accumulé le fruit de trop d'actes négatifs (les mauvaises actions), lâtman s'incarne dans un nouveau corps sur une planète comme la terre (ou inférieure qui compose l'enfer), afin d'y subir le poids de ses mauvaises actions. Si son karma est positif, il ira vivre comme un dieu ou deva, sur l'une des planètes célestes (supérieures à la terre, ou parad