:: wikimiki.org ::
| Accusatif |
AccusatifEn linguistique, l'accusatif est un cas exprimant le complément d'objet direct, c'est-à-dire l'actant dit objet patient qui subit l'action exercée par le sujet d'un verbe transitif direct actif (fonction qui peut aussi être assumée par le cas absolutif dans les langues à ergativité).
En plus de ce sens principal, l'accusatif peut également avoir, selon les langues, différents emplois.
En latin, par exemple, il s'utilise aussi pour marquer l'attribut du COD, il est obligatoire après certaines prépositions, il sert à exprimer la durée, et il peut s'employer de façon exclamative.
En allemand, l'accusatif s'emploie principalement pour le complément d'objet direct et son attribut, mais aussi obligatoirement après certaines prépositions (durch, für, gegen, ohne ,um, wider). Il sert aussi dans l'opposition entre les compléments de lieu locatifs et directifs après les préposition "mixtes" exprimant une position (an, auf, hinter, in, neben, vor, über, unter, zwischen): l'accusatif s'emploie pour marquer le directif (le lieu où l'on va) tandis que l'emploi du datif exprime un locatif (lieu où l'on est).
Catégorie:Cas grammatical
als:Akkusativ
ja:対格
Linguistique -
Au sens large, la linguistique est l'étude du langage humain ; un linguiste est donc une personne qui étudie les langues. Dans un sens plus restreint, la linguistique s'oppose à la grammaire dite traditionnelle, en ce sens que celle-ci est normative tandis que celle-là est descriptive. Alors que la grammaire juge des énoncés quant à leur adéquation à une norme donnée, la linguistique se contente de décrire. L'étude de la linguistique peut se faire selon trois axes principaux, dont les tenants et aboutissants sont décrits ci-dessous :
- études en synchronie et diachronie : l'étude synchronique d'une langue s'intéresse seulement à cette langue à un moment donné de son histoire, à un seul de ses états. Par opposition, étudier une langue — ou une famille de langues — en diachronie revient à s'intéresser à son histoire et aux changements structurels qu'elle a subis ;
- études théoriques et appliquées : la linguistique théorique étudie la création de structures permettant la description individuelle de langues ainsi que les théories tentant de cerner leurs constantes universelles ;
- études contextuelles et indépendantes : bien que les termes désignant cette dichotomie ne soient pas clairement fixés, on peut la décrire comme suit ; l'étude contextuelle s'intéresse aux interactions entre le langage et le monde, tandis que l'étude indépendante considère le langage pour lui-même, indépendamment de ses conditions extérieures.
Les spécialistes sans qualifications précises qui se désignent comme des linguistes sont principalement intéressés par la linguistique indépendante, théorique et synchronique, que l'on considère souvent comme la branche principale de la discipline, et que l'on désignera ici sous le terme de linguistique théorique.
Domaines de la linguistique théorique
La linguistique théorique est souvent divisée en domaines séparés et plus ou moins indépendants :
- phonétique : étude des différents phones ou sons produits par l'appareil phonatoire humain ;
- phonologie : étude des sons pertinents, ou phonèmes, d'une langue donnée ;
- morphologie : étude de la structure interne des mots ;
- syntaxe : étude de la combinatoire des mots entre eux pour former des énoncés ;
- sémantique : étude du sens des mots et des énoncés ;
- stylistique : étude du style d'un énoncé littéraire ou non ; le style constitue-t-il un écart par rapport à une norme ?
- pragmatique : étude de l'utilisation (littérale, figurée ou autre) des énoncés dans les actes d'énonciation.
Le caractère séparé de chacun de ces domaines ne fait pas forcément l'unanimité. Les linguistes, cependant, reconnaissent le plus souvent qu'aucun domaine n'est entièrement indépendant d'un autre.
Linguistique diachronique
Alors que la linguistique théorique s'attache à décrire les langues à un moment donné de leur histoire (le plus souvent le présent), la linguistique diachronique examine comment les langues évoluent au cours du temps — que ces changements concernent la prononciation (on parle alors de phonétique historique), le sens et l'histoire des mots (c'est là l'étymologie qui est concernée), voire plusieurs aspects (et l'on touche là à la linguistique) — parfois à travers plusieurs siècles. La linguistique historique jouit d'une longue et riche histoire. C'est d'ailleurs de cette branche de la linguistique que sont nées les autres approches. Elle repose sur des postulats théoriques jugés solides (comme les lois phonétiques).
Une discipline comme la linguistique comparée repose principalement sur une optique historique.
Linguistique appliquée
Au contraire de la linguistique théorique, qui cherche à décrire de manière générale une langue donnée ou le langage humain, la linguistique appliquée se sert de ces recherches pour les appliquer à d'autres domaines comme l'enseignement des langues, la dictionnairique, la synthèse ou la reconnaissance vocale, ces deux dernières approches étant ensuite utilisées en informatique pour fournir des interfaces vocales, par exemple.
Linguistique contextuelle
La linguistique contextuelle est un domaine dans lequel la linguistique interagit avec d'autres disciplines. Elle étudie par exemple comment le langage interagit avec le reste du monde.
La sociolinguistique, la linguistique anthropologique et l'anthropologie linguistique sont des domaines ressortissant à la linguistique contextuelle dans lesquels on étudie les liens entre le langage et la société.
De même, l'analyse critique du discours est un point de rencontre entre la rhétorique, la philosophie et la linguistique. Il est ainsi possible de parler d'une philosophie du langage.
D'autre part, l'étude médicale du langage conduit à des approches psycholinguistique et neurolinguistique.
Enfin, appartiennent aussi à la linguistique contextuelle des domaines de recherches comme l'acquisition du langage, la linguistique évolutionniste, la linguistique stratificationnelle ainsi que les sciences cognitives.
Locuteur individuel, communautés linguistiques et caractéristiques universelles du langage
Plusieurs approches linguistiques sont possibles selon l'étendue de l'objet d'étude : certains analysent la langue d'un locuteur donné, d'autres des développements généraux sur la langue. On peut aussi étudier la langue d'une communauté bien précise, comme l'argot des banlieues ou bien rechercher les caractéristiques universelles du langage partagées par tous les hommes. C'est cette dernière approche, la linguistique générale, dont le pionnier a été Ferdinand de Saussure, qui a été élue par Noam Chomsky et qui trouve des échos en psycholinguistique et dans les sciences cognitives. On peut penser que ces caractéristiques universelles sont susceptibles de révéler des éléments importants concernant la pensée humaine en général. Voir par exemple les fonctions du langage.
Démarche descriptive, démarche prescriptive
La majorité des recherches accomplies en linguistique est purement descriptive : les linguistes cherchent à expliciter la nature du langage sans porter de jugements de valeur. Cependant, il existe un grand nombre de professionnels et d'amateurs qui ne se détachent pas d'un point de vue normatif, plus proche de celui de la grammaire. Alors que ceux-ci vont juger un énoncé selon qu'il respecte ou non le bon usage ou des règles, ceux qui suivent une démarche descriptive vont surtout chercher les origines de ces usages, des règles ou des erreurs qu'ils pourront simplement décrire comme des usages particuliers, voire comprendre que derrière une faute de langue se cache un besoin de rationalisation de la langue.
Parole et écriture
La plupart des travaux en linguistique, à l'heure actuelle, partent du principe que la langue parlée est première, et que la langue écrite n'en est qu'un reflet secondaire. Plusieurs raisons sont évoquées :
- alors que la parole est universelle, l'écriture ne l'est pas, loin de là ;
- l'apprentissage de la langue parlée est bien plus aisé et rapide que celui de la langue écrite ;
- nombre de scientifiques des sciences cognitives pensent qu'il existe dans le cerveau un module du langage qu'il n'est possible de connaître qu'à travers la langue parlée.
Bien sûr, les linguistes reconnaissent que l'étude de la langue écrite est loin d'être inutile. L'étude de corpus écrits, à cet égard, est primordiale en linguistique computationnelle, les corpus oraux étant difficiles à créer et à trouver. D'autre part, l'étude des systèmes d'écriture, ou grammatologie, ressortit pleinement à la linguistique. Enfin, les langues dotées d'une tradition écrite ancienne ne sont pas imperméables à des effets rétroactifs de l'écrit sur l'oral : le mot français legs, par exemple, dans lequel le g n'est pas étymologique, est le plus souvent prononcé /lεg/, par influence de la graphie, alors qu'à l'origine on disait /le/.
Domaines de recherches de la linguistique
Phonétique, phonologie, diglossie, syntaxe, sémantique, pragmatique, étymologie, lexicologie, lexicographie, linguistique théorique, linguistique comparée, dialectologie, linguistique descriptive, typologie des langues, linguistique computationnelle, sémiotique, écriture, etc., sont parmi les domaines les plus courants.
Recherches interdisciplinaires
Linguistique appliquée, linguistique cognitive, linguistique historique, orthographe, grammatologie, cryptanalyse, déchiffrage, sociolinguistique, anthropologie linguistique, linguistique anthropologique, analyse critique du discours, psycholinguistique, acquisition du langage, traitement automatique des langues, reconnaissance vocale, reconnaissance du locuteur, synthèse vocale et, plus généralement, traitement de la parole, sont de telles disciplines.
Linguistes importants et écoles de pensée
Parmi les premiers linguistes d'importance, il convient de compter Jacob Grimm, qui, en 1822, a compris et décrit la nature des modifications phonétiques touchant les consonnes dans les langues germaniques (modifications décrites dans la loi de Grimm). À sa suite, Karl Verner, inventeur de la loi portant son nom, August Schleicher, créateur de la Stammbaumtheorie et Johannes Schmidt, qui a développé la Wellentheorie (modèle par vagues) en 1872. Ferdinand de Saussure peut être considéré comme le fondateur de la linguistique structuraliste. Le modèle formel du langage développé par Noam Chomsky, ou grammaire générative et transformationnelle, s'est développé sous l'influence de son maître, Zellig Harris, lequel suivait déjà fortement les préceptes de Leonard Bloomfield. Ce modèle s'est imposé depuis les années 1960.
En France, les travaux du linguiste André Martinet, chef de file du fonctionnalisme, sont notables. La linguistique n'exclut pas forcément le grand public : témoins les ouvrages de vulgarisation d'Henriette Walter..
Représentation écrite de la parole
Il existe de nombreuses méthodes utilisées pour transcrire par écrit la parole, comme l'Alphabet phonétique international de l'Association phonétique internationale, ou API, méthode la plus commune actuellement. Celles-ci peuvent tendre à une extrême précision (on parle de transcription fine) et tenter de représenter les particularités phonétiques d'un locuteur précis, ou bien ne décrire que très généralement les oppositions fondamentales entre phonèmes d'une langue ; il s'agit là de transcription phonologique (ou phonétique large).
En France, d'autres systèmes existent, comme la notation de Bourciez, propre à la phonétique historique du français et, plus généralement, des langues romanes. Chaque pays doté d'une tradition linguistique a pu développer ses systèmes de transcription. C'est pourtant l'API qui, aujourd'hui, prédomine dans la recherche.
Lorsqu'il n'est pas possible d'utiliser l'API pour des raisons techniques, il existe plusieurs méthodes permettant de transcrire l'API dans un système n'utilisant que des caractères présents dans tous les jeux de caractères, comme le SAMPA.
Consulter aussi cette liste de méthodes de transcription.
Vers une conception plus étroite de la linguistique
Les termes de linguistique et linguiste ne sont pas toujours appliqués de manière aussi large que vu plus haut. Dans certains contextes, principalement universitaires, de meilleures définitions pourraient être, respectivement, « discipline que l'on étudie dans les départements relevant de la section 07 du Conseil National des Universités ([http://www.education.gouv.fr/personnel/enseignant_superieur/enseignant_chercheur/cnu.htm CNU]) » et « enseignant-chercheur d'un tel département ». La linguistique ainsi considérée ne renvoie pas à l'apprentissage des langues étrangères (à moins que cet apprentissage ne permette de créer des modèles formels de description des langues). Elle n'inclut pas non plus l'étude littéraire.
En règle générale, il convient de prendre conscience qu'un linguiste n'est pas forcément un polyglotte. En effet, la maîtrise complète d'une langue n'est pas une condition nécessaire (ni même suffisante) pour étudier et décrire certains aspects de son fonctionnement (c'est, par exemple, le cas en phonétique, où l'étude de la production des sons d'une langue n'implique pas la connaissance de sa syntaxe). Lorsqu'un linguiste s'intéresse à une langue dont il n'est pas particulièrement familier, il consulte généralement des locuteurs natifs, que l'on appelle des informateurs.
Articles connexes
- :catégorie:Linguistique
- liste des linguistes célèbres ;
- histoire de la linguistique ;
- notions fondamentales en linguistique ;
- liste des notions utilisées en linguistique ;
- philologie ;
- psycholinguistique ;
- structuralisme ;
- liste de langues par ordre alphabétique ;
- technesthésie.
Liens externes
- [http://www.ethnologue.com/web.asp Ethnologue: base de données sur les langues] du SIL
- [http://ocw.mit.edu/OcwWeb/Linguistics-and-Philosophy/index.htm Cours en ligne du MIT]
- [http://fr.groups.yahoo.com/group/parislinguists/ Liste de diffusion des informations sur la linguistique à Paris]
- [news:fr.sci.linguistique Forum Usenet francophone]
- [news:sci.lang Forum Usenet] et sa [http://www.zompist.com/langfaq.html FAQ]
- [http://groups.google.fr/groups?q=fr.lettres.langue Forums Usenet francophones sur les langues vivantes]
- [http://www.univ-ag.fr/gerec-f/points_de_depart_recherche/ Guide sur la recherche d'informations en sciences du langage]
- [http://www.linguistlist.org/ Listes de diffusion (en anglais)]
- [http://www.tlfq.ulaval.ca/axl Site québécois sur l'aménagement linguistique dans le monde (une mine d'informations)].
Bibliographie
- Vera Carvalho, Linguistique, Presses Universitaires France, 1980 (ISBN 2130363547) ;
- Ferdinand de Saussure (et al.) (1995), Cours de linguistique générale, Payot, 1995 (ISBN 2228889423) ;
- Sylvie Durrer (1998), Introduction à la linguistique de Charles Bally, Delachaux & Niestlé, 1998, (ISBN 2603010883) ;
- Catherine Fuchs, Pierre Le Goffic, Les linguistiques contemporaines, Hachette, 1992 (ISBN 2-01-016909-3) ;
- Nathalie Garric, Introduction à La Linguistique, Hachette, 2001 (ISBN 2011454603) ;
- Jacques Lerot, Précis de linguistique générale, Minuit, 1993 (ISBN 2707314587) ;
- Mortéza Mahmoudian, La linguistique, Seghers, 1981 (ISBN 2221008367) ;
- Dominique Maingueneau, Aborder la linguistique, Seuil, 1996 (ISBN 2020230313) ;
- André Martinet, Eléments de linguistique générale, 4 édition, Armand Colin, 1996 (ISBN 2200265735) ;
- Jacques Moeschler, Antoine Auchlin, Introduction à la linguistique contemporaine, 2 édition, Armand Colin, 2000 (ISBN 2200251246) ;
- Jean Perrot, Linguistique, Presses Universitaires de France, 1993 (ISBN 2130427723) ;
- Gilles Siouffi, Dan van Raemdonck, 100 fiches pour comprendre la linguistique, Breal, 1999 (ISBN 2842914538) ;
- Olivier Soutet, Linguistique , Presses Universitaires de France, 1997 (ISBN 2130471862) ;
- Joseph Vendryes, Le langage, Albin Michel, 1985 (ISBN 2226047441).
fiu-vro:Keeletiidüs
ja:言語学
ko:언어학
th:ภาษาศาสตร์
zh-min-nan:Gí-giân-ha̍k
Cas
En linguistique, le cas est un trait grammatical associée au nom, pronom et adjectif et exprimant la fonction syntaxique de celui-ci dans la phrase ou son rapport sémantique avec le processus exprimé par le verbe. Par exemple, l'accusatif est le cas du complément d'objet (fonction syntaxique) ; l'élatif est le cas indiquant le lieu de l'intérieur duquel on sort (rapport sémantique avec le processus).
Le cas ainsi défini peut s'exprimer dans les langues de trois manières :
# par la place de l'élément par rapport au verbe (par exemple, en français, l'élément correspondant à l'accusatif (complément d'objet direct) se place presque toujours après le verbe transitif) ;
# par une préposition (en français, par exemple, la préposition avec exprime le comitatif ou l'instrumental) ;
# au moyen d'un affixe qui s'ajoute au nom pour les langues flexionnelles (si c'est un suffixe, on le nomme désinence) ou agglutinantes.
On utilise en général le mot cas dans un sens plus restreint, uniquement lorsque le cas (au sens large) est exprimé par un affixe. L'ensemble de ces affixes casuels forme la déclinaison des noms, des adjectifs et des pronoms, principalement. L'ensemble des formes casuelles d'un même mot forme son paradigme. Par exemple, les noms latins qui ont une désinence de nominatif singulier -a et de génitif du même nombre -æ sont dits former la première déclinaison.
Liste de cas :
- Abessif
- Ablatif
- Absolutif
- Accusatif
- Adessif
- Agentif
- Allatif
- Bénéfactif
- Causal
- Comitatif
- Datif
- Délatif
- Directionnel
- Distributif
- Génitif
- Élatif
- Ergatif
- Essif
- Illatif
- Inessif
- Instructif
- Instrumental
- Locatif
- Nominatif
- Partitif
- Prépositionnel
- Prolatif
- Régime
- Sociatif
- Sublatif
- Superessif
- Terminatif
- Translatif
- Vocatif
Articles connexes
- Trait grammatical.
- genre ;
- nombre.
ja:格
Catégorie:Grammaire
catégorie:Syntaxe
Catégorie:Cas grammatical
Complément d'objet directCatégorie:Grammaire
Catégorie:Syntaxe
En français, le complément d'objet direct suit généralement le verbe.
Il répond à la question « qui » ou « quoi » posée après le verbe.
Il peut être constitué :
- d'un nom (ou groupe nominal)
- :Le mineur demande la pioche.
- d'un pronom
- :Le mineur préfère celle-là, c'est pourquoi il la demande.
- d'une proposition subordonnée
- :Le mineur demande où est passé sa pioche.
- d'un verbe à l'infinitif
- :Le mineur veut piocher.
Actant
catégorie:Syntaxe
catégorie:Sémantique
catégorie:Sociologie
Origine
En linguistique, le terme d'actants désigne les constituants syntaxiques imposés par la valence de certaines classes lexicales (comme le verbe principalement, mais aussi le nom, l'adjectif, la préposition...). Ces constituants prennent place dans le schéma actanciel, qui décrit l'organisation syntaxique nécessaire à certains mots dotés d'une valence afin qu'ils soient saturés. Ces termes doivent déterminer un procès, ou contenu sémantique du prédicat capable de transformer le thème, qu'il indique un processus (se reposer, travailler, tousser, etc.) ou bien une action (casser, donner, chanter, etc.).
Les actants assurent chacun dans un énoncé une fonction grammaticale précise imposée par le schéma actanciel du mot envisagé, lequel impose aussi leur classe lexicale et souvent un trait sémantique. Aux actants imposés par le procès s'opposent les circonstants, qui sont subsidiaires et déplaçables.
Chaque actant, outre son rôle grammatical (sa fonction), joue un rôle sémantique analogue à ceux du récit :
- acteur : celui qui agit ;
- agent : celui par qui une action est accomplie ;
- objet patient : ce qui subit l'action ;
- bénéficiaire : celui qui reçoit les résultats de l'action ;
- instrument : ce qui permet l'action.
L'on rejoint là la notion de cas grammatical.
Ces rôles ne doivent pas être confondus avec les fonctions grammaticales ; l'acteur n'est pas forcément le sujet.
Par exemple, dans :
La pomme est mangée
L'actant la pomme est le sujet mais pas l'acteur ; ce groupe nominal joue le rôle d'objet patient (voir aussi diathèse).
Toutes les catégories lexicales n'ont pas besoin d'actants ; il faut qu'elles dénotent un procès. C'est pour cela que les verbes d'état comme être, paraître, sembler, demeurer, rester, etc., sont extérieurs au schéma actanciel. De même, les verbes impersonnels comme falloir, pleuvoir, bruiner, venter, bien qu'indiquant un procès, n'ont pas d'actant (on les dit avalents) ; dans la phrase :
Il pleut
Il n'y a qu'un procès (l'action de pleuvoir) mais pas d'actant (aucun acteur, aucun objet patient, par exemple ; on ne peut dire que - quelque chose en pleut une autre). Ces verbes peuvent cependant recevoir une valence ; dans la phrase :
Il pleut de grosses gouttes
De grosses gouttes est l'acteur.
Sociologie
La sociologie de Bruno Latour emprunte la notion d'actant au modèle sémiotique de Algirdas Julien Greimas pour fonder sa conception des actants.
Exemples
Exemple simple
« donne à [dans la rue] »
Le verbe donner dans cette phrase est trivalent ; il peut être saturé par trois actants, assurant chacun un rôle et une fonction :
- actant 1 : Jean = acteur = sujet ;
- actant 2 : des fleurs = objet patient = objet direct ;
- actant 3 : Jacques = bénéficiaire = objet indirect.
- circonstant : dans la rue ; celui-ci est subsidiaire et peut être ôté de la phrase.
On dit généralement prime, second et tiers actant.
Chacun des actants du verbe donner ne peut être représenté que par certaines classes lexicales (ils ne peuvent pas être une préposition, un adjectif, un adverbe, etc.). Par exemple, la phrase suivant n'aurait aucuns sens :
« - donne à »
De même, l'actant 3 possède généralement le trait sémantique [+humain] :
« donne à »
Cette phrase est correcte mais n'a que peu de sens. Il faut comprendre la phrase de manière métaphorique ou bien remplacer donner par mettre comme ici :
« met dans ».
Verbe trivalent
Bien que trivalent, le verbe donner peut, dans certaines conditions, se passer des actants 2 et 3 :
donne à ;
donne ;
a déjà donné .
Verbes à saturation complète
Au contraire, certains verbes exigent une saturation complète. C'est le cas pour accéder, dont la valence requiert obligatoirement deux actants :
« accède à » :
- Actant 1 : Jean = sujet ;
- Actant 2 : la salle de classe = objet indirect.
Accéder ne peut se passer de l'actant 2 :
« - accède »
Cette phrase n'est pas valide car le verbe n'est pas saturé.
Diathèse
Le terme de diathèse s'utilise en linguistique pour désigner ce que l'on entend plus communément par « voix » verbale. C'est un trait grammatical décrivant comment s'organisent les rôles sémantiques dévolus aux actants par rapport au procès verbal ; elle considère surtout comment sont répartis ceux d'acteur du procès verbal et de patient (le cas échéant). Changer la diathèse d'un verbe quand l'opération est possible ne doit pas modifier profondément le sens de l'énoncé. Le terme de voix est réservé à la morphologie verbale : il décrit la forme que prend le verbe pour signifier une diathèse.
Certains verbes sont intrinsèquement dénués de toute notion de diathèse : ce sont principalement les verbes d'état (comme être, paraître, sembler, demeurer, rester, etc. en français) ; ceux-ci sont en effet extérieurs à la notion d'actance. Ils se conjuguent cependant à la voix active (qui est la voix non marquée en français). Distinguer voix de diathèse est donc nécessaire dans l'analyse de détails.
L'on considère qu'il existe deux diathèses principales que l'on peut permuter :
- la voix active ;
- la voix passive.
Ce ne sont cependant pas les seules.
Voix active
Dans cette diathèse, le sujet grammatical et l'objet grammatical coïncident respectivement avec les rôles sémantiques d'acteur et d'objet patient. La voix active est de loin la manière « normale » et la plus répandue dans les langues du monde pour énoncer une action verbale.
Dans les langues flexionnelles, le sujet est normalement au nominatif, l'objet à l'accusatif. Le cas est différent dans les langues à ergativité verbale (voir aussi plus bas).
Exemples :
- français : le chat [sujet acteur] mange [verbe] la souris [objet patient] ;
- anglais : the cat [sujet acteur] is eating [verbe] the mouse [objet patient] ;
- chinois : 貓 [sujet acteur] 吃 [verbe] 老鼠 [objet patient] (māo / chī / lǎoshǔ) ;
- grec ancien : ὁ αἴλυρος [sujet acteur : nomin.] ἔδει [verbe] τὸν μῦν [objet patient : accus.] (ho aíluros / édei / tòn mûn) ;
- japonais : 猫が [sujet acteur] ねずみを [objet patient] 食べます [verbe] (neko-ga / nezumi-wo / tabemasu).
Voix passive
Il est notable que toutes les langues n'ont pas le choix entre plusieurs voix : la voix passive est donc une possibilité parmi d'autres d'énoncer l'action verbale. C'est le cas en créole de la Guadeloupe, par exemple, qui ne dispose que de l'actif (il y existe cependant quelques verbes de sens passif, comme pri « être pris » par opposition à pwann « prendre », mais cette distinction est lexicale et non syntaxique : il n'est pas possible de transformer n'importe quelle phrase active en phrase passive. Ainsi : an ka pwann biten-lasa « je prends cette chose » ~ biten-lasa ka pri « cette chose est prise », mais on ne peut rendre passif l'énoncé an ka vwè biten-lasa « je vois cette chose » parce qu'il n'existe pas de verbe « être vu »).
Dans cette diathèse, l'objet patient devient sujet grammatical. C'est donc une thématisation du patient par inversion des actants.
Passif agentif
Cette diathèse est le plus souvent sentie comme secondaire par rapport à la voix active (qui serait un « degré zéro » d'expression) ; il s'agit de la transformation d'un énoncé actif, dans laquelle l'objet patient de l'actif devient le sujet patient (« sujet grammatical qui subit l'action »), tandis que le sujet acteur devient le complément d'agent du verbe. Ce qui montre bien le caractère secondaire de cette diathèse dans certaines langues, c'est la possibilité de construire un énoncé passif agentif (à partir d'un verbe qui s'y prête) tout en créant une phrase qui « ne se dirait pas » ; prenons l'exemple du français : la choucroute est mangée par moi est un énoncé valide mais artificiel par rapport à je mange la choucroute.
Le verbe lui-même peut changer de forme dans les langues flexionnelles (il se met à la voix passive). Selon les langues, le complément d'agent est souvent introduit par une préposition :
- Actif : [A = actant¹ = sujet acteur] + [B = procès verbal] + [C = actant² = objet patient] ;
- Passif : [C = actant¹ = sujet patient] + [B = procès verbal] (+ [prép.]) + [A = actant² = d'agent].
:Il est entendu que l'ordre dans lequel se suivent les actants dépend de la langue.
Exemples de transformation passive des énoncés précédents :
- français : la souris [sujet patient] est mangée [verbe au passif] par [prép.] le chat [complément d'agent] ;
- anglais : the mouse [sujet patient] is eaten [verbe au passif] by [préposition] the cat [complément d'agent] ;
- chinois : 老鼠 [sujet patient] 被 [prép.] 貓 [complément d'agent] 吃了 [verbe invariable] (lǎoshǔ / bèi / māo / chīle) ;
- grec ancien : ὁ μῦς [sujet patient : nomin.] ἔδεται [verbe au passif] (ὑπὸ [prép.]) τοῦ αἰλύρου [complément d'agent : cas oblique] (ho mûs / édetai / hupò / toû ailúrou/ ;
- japonais : ねずみは [sujet patient] 猫に [complément d'agent] たべられます [verbe au passif] (nezumi-wa / neko-ni / taberaremasu).
::Notes
:-Chinois : il est nécessaire dans cette langue d'utiliser un verbe marqué d'une particule aspecto-temporelle (ici 了 [+ accompli]) quand la phrase est passive. La phrase vaut donc « la souris a été mangée par le chat ». L'ensemble 吃了 ne doit ainsi pas être considéré comme un verbe conjugué au passif mais un verbe à l'accompli.
:- Grec ancien : normalement, seul les compléments d'agents représentant des personnes sont introduits par la préposition ὑπὸ (de même en latin avec la préposition ab). Ce cas est intéressant car il montre la grande proximité entre le complément d'agent et le complément circonstanciel de moyen ou de cause : on considère en effet en grec et en latin que les compléments d'agents inanimés de verbes passifs ne prennent pas la préposition car ils sont en fait des compléments circonstanciels. Ainsi, un énoncé gréco-latin tel que « la maison est secouée par le vent » serait rendu par une phrase signifiant « la maison est secouée au moyen du vent », et un tel complément ne prendrait, de fait, pas de préposition.
L'on a ici envisagé les cas où la phrase passive serait le résultat de la transformation d'une phrase active. Le complément d'agent y est donc obligatoire, puisqu'il reprend le sujet de la phrase active. Par conséquent, seuls les verbes transitifs directs (c'est-à-dire les bi- ou trivalents) peuvent subir cette transformation (on ne peut considérer valides des transformations comme je lui parle > - il est parlé à par moi ; en revanche, cette langue est parlée par des milliers de locuteurs est valide, puisque l'on utilise le verbe parler de manière transitive directe). C'est pour cela que l'on parle de passif agentif.
Passif non agentif
Il existe cependant des constructions passives qui ne sont pas issues de telles transformations et dans lesquelles l'agent n'est pas nécessaire voire impossible. Si le sujet patient d'un énoncé au passif non agentif continue de « subir l'action », le sujet sémantique de l'énoncé (celui qui agit réellement) n'est pas indiqué. Dans certaines langues (anglais, latin, grec dans une moindre part) un verbe peut être mis au passif non agentif alors qu'il est intransitif ou transitif indirect ; il peut même recevoir un objet patient. Dans ce cas, le passif non agentif sert de forme impersonnelle, indiquée dans les exemples suivants par la traduction au moyen de on.
Exemples :
- français : la souris [sujet patient] est mangée [verbe transitif direct au passif] ;
::en français, le passif non agentif et le passif agentif ne se distinguent que par l'absence de complément d'agent. Seuls les verbes transitifs directs peuvent être concernés ;
- anglais :
- the mouse [sujet patient] is eaten [verbe transitif direct au passif],
- this bed [sujet patient] has been slept in [verbe intransitif au passif] = « - ce lit a été dormi dans » = « on a dormi dans ce lit »,
- Marc [sujet destinataire] was given [verbe transitif au passif] a knife [objet patient] = « - Marc fut donné un couteau » = « on donna à Marc un couteau »,
::on note là une construction équivalant à a knife [sujet patient] was given [verbe transitif au passif] to Marc [complément d'attribution]. Le patient de la phrase n'est plus le sujet grammatical de la phrase passive ;
- latin :
- amor [verbe transitif au passif] = « je suis aimé »,
- laboratur [verbe intransitif au passif] = « - il est donné du mal » = « on se donne du mal »,
::Les constructions impersonnelles sont moins fréquentes en grec et se limitent à un certain nombre de verbes ;
- chinois :
- 他 [sujet] 被 [prép.] 打了 [verbe transitif + accompli] (tā bèi dǎle) = « il / par / avoir frappé » = « il a été frappé »,
- 老鼠 [sujet-patient ou sujet agissant] 吃了 [verbe transitif + accompli] (lǎoshǔ chīle) = « la souris / avoir mangé » = « la souris a été mangée » ou « la souris a mangé »,
::le chinois fonctionne bien différemment des autres langues vues jusqu'ici : il distingue syntaxiquement les constructions au passif non agentif selon que le sujet-patient est humain ou non humain. Dans le premier cas, la préposition 被 bèi (ou « pseudo-verbe » : en chinois, les prépositions sont souvent des verbes ; le terme même de « préposition » n'est qu'une habitude de la grammaire latine) doit être utilisée seule, devant le verbe (on peut aussi considérer qu'elle est employée comme préfixe verbal). Elle correspond à la préposition par, by, ὑπὸ, ab, des autres langues analysées ici. Si le sujet-patient est non humain, rien ne permet de distinguer syntaxiquement la diathèse d'un verbe transitif employé absolument (sans objet). Seul le contexte permet de trancher.
On le voit, le passif non agentif est sans doute la forme la plus complexe de passif ; son emploi varie énormément d'une langue à l'autre et ses emplois permettent des énoncés parfois intraduisibles directement.
Voix moyenne
Bien moins répandue, la voix moyenne est une diathèse surtout indo-européenne, qui ne s'est que rarement conservée dans les langues modernes dérivées. Elle indique que le sujet-agent accomplit l'action dans son propre intérêt ; il est en sorte agent et patient du procès verbal. Certaines utilisations de la voix moyenne recoupent donc celles de la construction réflexive (comme je me lave). Il serait cependant erroné de parler de voix moyenne pour le français (d'autant plus que la tournure pronominale ne se limite pas à cette diathèse). Le moyen se rencontre principalement en grec ancien, sanskrit, islandais (ancien et moderne) et latin pour une faible part (celui-ci ayant transformé la diathèse moyenne en passif). Il est notable qu'historiquement l'indo-européen opposait l'actif au moyen et ne connaissait pas le passif, qui n'a été qu'un développement tardif, souvent à partir du moyen lui-même (comme en latin). Ainsi, en grec ancien le moyen et le passif sont identiques sauf à deux temps, futur et aoriste : c'est pour cela qu'on parle souvent de voix médio-passive. En sanskrit, le passif et le moyen ne se distinguent principalement qu'au présent ; ailleurs, c'est le moyen qui est utilisé pour signifier l'une ou l'autre voix. En islandais, enfin, les verbes moyens sont obtenus par la suffixation de -st (qui vient de -sk en vieil islandais, lui-même issu de sik, accusatif du pronom réfléchi « soi-même ») et ne sont pas hérités de l'indo-européen. Ils possèdent plusieurs valeurs, parmi lesquelles une valeur réfléchie (voire moyenne), réciproque, passive, ou perfective, entre autres. On le voit, on nomme « voix moyenne » une diathèse qui n'est pas forcément de valeur moyenne mais peut emprunter les valeurs des autres diathèses.
En outre, certains verbes des mêmes langues indo-européennes sont exclusivement conjugués au moyen ; on les nomme media-tantum (seulement moyens) ou encore déponents (ce dernier terme étant surtout réservé au latin et au grec). S'il existe bien quelques verbes media tantum de valeur passive, dans la plupart des cas celle-ci est moyenne, active ou intransitive. De plus, vu qu'en en latin la diathèse moyenne est devenue passive, les media tantum qui ont conservé un sens moyen sont particulièrement notables.
Exemples :
- grec ancien :
- θύομαι « je sacrifie pour moi » (valeur moyenne),
- κεῖμαι « je gis » (media tantum de valeur intransitive),
- sanskrit :
- यज॑ते yájate « il sacrifie pour lui-même » (valeur moyenne),
- शेते॑ śéte « il gît » (media tantum de valeur intransitive),
- latin :
- inquinor « je me salis » (media tantum à valeur moyenne),
- uēlor « je me couvre » (media tantum à valeur moyenne),
- sequor « je suis » [suivre] (media tantum à valeur active),
- islandais :
- matast « manger » (valeur intransitive),
- sjást « être vu » (valeur passive),
- klæðast « s'habiller » (valeur moyenne),
- iðrast « se repentir » (media tantum),
- skjátlast « se méprendre » (media tantum).
Réflexion
[À compléter]
Constructions ergatives
On parle d'ergativité quand, dans une diathèse active, le sujet grammatical est le patient sémantique ; c'est le cas de phrases comme :
- français : la branche [sujet patient] a cassé ;
- anglais : the branch [sujet patient] broke.
Ce qui prouve que l'on a affaire à des sujets patients est la possibilité de changer la diathèse du verbe sans inverser les actants : la branche casse et la branche est cassée sont sémantiquement identiques (au contraire de bébé mange et bébé est mangé). On peut obtenir le même genre de constructions avec des verbes comme pendre (« la montre pend à son poignet » = « ... est pendue à son poignet ») ou planter (« le logiciel plante encore » = « ... est encore planté »).
Dans certaines langues (langues du Caucase, basque, inuktitut), l'ergativité ne se limite pas à quelques constructions mais fait partie du système de la langue.
Articles connexes
- Mode ;
- temps ;
- aspect ;
- verbe ;
- trait grammatical.
Catégorie:Linguistique
Catégorie:Grammaire
Catégorie:Syntaxe
ja:態
Ergativité
Aperçu
L'ergatif, dans les langues à ergativité, est le cas utilisé pour indiquer le sujet d'un verbe transitif. Il s'oppose au cas absolutif (généralement non marqué), qui sert à la fois à l'objet d'un verbe transitif et au sujet d'un verbe intransitif.
Dans les langues flexionnelles n'utilisant pas un tel système, le sujet d'un verbe, quelle que soit sa transitivité, est au nominatif, son objet direct à l'accusatif.
Plus en détails…
L'ergativité est le fait, pour une langue, d'utiliser une opposition fondamentale entre deux fonctions syntaxiques qui ne sont pas, comme dans les langues indo-européennes, le sujet par opposition à l'objet mais le sujet d'un verbe transitif par opposition à l'objet d'un tel verbe, confondu avec le sujet d'un verbe intransitif.
Dans les langues flexionnelles à ergativité, la première fonction est représentée par le cas ergatif, la seconde par l'absolutif, généralement non marqué alors que les autres langues flexionnelles (majoritaires dans le monde), le sujet est au nominatif et s'oppose à l'objet à l'accusatif. Dans certaines langues à opposition nominatif ~ accusatif, on peut cependant trouver ─ sporadiquement ─ de telles constructions. Consulter l'article sur la diathèse à ce sujet.
Notes :
- basque : gizon- = « homme », otso- = « loup », badu (transitif) = « [il] a », da (intransitif) = « [il] est » ; -ak est le suffixe d'ergatif singulier, -a d'absolutif ; badu (transitif) se traduit « [il] a », da « [il] est » (intransitif) ;
- latin : homo, « homme », est au nominatif, comme lup-us, « loup », -us étant une désinence de nominatif et -um d'accusatif ; habet (transitif) se traduit « [il] a », est (intransitif) « [il] est ».
Cette opposition particulière permet de classer les langues dans le cadre de la typologie linguistique.
-
Catégorie:Cas grammatical
Catégorie:Cas grammaticalCatégorie:Grammaire
MélanocytesLes mélanocytes sont les cellules qui pigmentent la peau, les poils ou les plumes des vertébrés. Ce sont des dérivés de la crête neurale. Les mélanocytes peuvent être situés dans le derme ou dans l'épiderme, ainsi que dans l'oeil (iris, rétine), l'oreille interne (cochlée, strie vasculaire), le cerveau (substance noire, locus cerebellus, entre autres). Ils produisent des mélanosomes (granules pigmentés riches en mélanines). Ils protègent le tégument du soleil et permettent de colorer les organismes (rôle dans la communication, le mimétisme...).
Dans l'espèce humaine, la proportion de mélanocytes de la peau par rapport aux kératinocytes est constante quelle que soit l'intensité de la pigmentation. Chaque mélanocyte fournit en mélanosomes 40 kératinocytes en moyenne, bien que leur densité ne soit pas la même sur toutes les parties du corps (elle est par exemple faible sur la paume des mains et la plante des pieds). Des mutations dans les gènes gouvernant la migration des mélanocytes sont responsables de la plupart des aspects pie (tâches blanches) du pelage des mammifères.
Le rôle joué par les mélanocytes de l'oreille interne n'est pas encore complètement élucidé, mais son importance est suggérée par les observations de la science vétérinaire. Certaines variétés d'animaux domestiques aux oreilles entièrement blanches (indication que les mélanocytes n'ont pas migré jusque cette partie du corps) présentent un taux de surdité supérieur à ceux qui ont les oreilles tâchetées.
La transformation tumorale d'un mélanocyte donne un mélanome.
Catégorie:Cellule humaine
Kwiaciarnia d aliasy tablice Gry okucia metalowe
|
|
|
|