Home About us Products Services Contact us Bookmark
:: wikimiki.org ::
Agronomie

Agronomie

ja:農学 th:เกษตรศาสตร์ Catégorie:Botanique Catégorie:Agriculture Catégorie:Discipline scientifique L'agronomie (du grec agronomos) est l'ensemble des sciences exactes, naturelles, économiques et sociales auquel il est fait appel dans la pratique et la compréhension de l'agriculture. Les sciences vétérinaires sont parfois exclues de cette définition.

Agriculture et agronomie

Les termes d'agriculture et d'agronomie sont souvent utilisés indifféremment, alors qu'il s'agit de deux concepts différents.
D'une façon générale, l'agronomie est du côté de la science (ce qui explique que l'on parle parfois de sciences agronomiques) alors que l'agriculture est orienté vers la technique (incluant l'application des résultats de la recherche agronomique dans le milieu naturel). Columelle, écrivain latin du Ier siècle a rédigé un traité sur l'agronomie.

Agronomie : une science locale

La recherche en agronomie, plus que tout autre recherche, présente un caractère très souvent local. Elle peut être considérée comme la science des localités dans la mesure où elle est étroitement liée aux sols et aux climats, qui ne sont jamais les mêmes d'une région à l'autre. C'est la raison pour laquelle en France, par exemple, certaines spécialisations se font en agronomie tropicale, dont les spécificités ne sont pas comparables à l'agriculture de la métropole. On parle souvent de terroirs, lesquels doivent être traités différemment les uns des autres.

Évolution de l'agronomie

L'agronomie est une science qui a beaucoup évolué. L'intensification de l'agriculture (années 1960 à 1990), également connue sous le terme de révolution verte, est fortement liée aux progrès réalisés en matière de productions végétales et animales (sélection et amélioration), ainsi qu'en matière d'intrants (engrais et produits phytosanitaires). Toutefois, les dégradations environnementales, liées à une agriculture intensive, au développement industriel et au fort accroissement de la population mondiale, ont soulevé de nombreuses questions et entrainé le développement, voire l'apparition de nouvelles disciplines pour la science agronomique (dépollution, traitement des déchets, aménagement rural, lutte biologique). Le concept du développement durable est apparu afin d'apporter des solutions à la dégradation des ressources naturelles (baisse de fertilité des sols, pollution des eaux, érosion...) occasionnée par un type d'agriculture intensif. Ce concept a pour principe de développer l'agriculture en augmentant les rendements des cultures et des productions animales tout en respectant un équilibre naturel. L'agriculture devient donc un écosystème cultivé dont l'homme fait partie et qui doit le maintenir en équilibre. Enfin, l'essor des nouvelles technologies, biotechnologie et informatique ont ouvert de nouveaux champs d'études. Les sciences agronomiques ont su profiter des nouveaux moyens techniques fournis par les industries. Le couplage de l'agronomie et de l'informatique a permis d'apporter une approche moderne, notamment dans le développement des exploitations agricoles. Dans les années 1960, la recherche opérationnelle a fait ses débuts dans la recherche agronomique.

Crises agricoles

Les sciences agronomiques cherchent actuellement à nourrir l'homme, avec une plus grande sécurité, une bonne gestion des ressources naturelles et un respect pour l'environnement. Les fonctions économiques, environnementales et sociales de l'agriculture sont aujourd'hui au cœur d'un vaste débat de société. De récentes crises (vache folle, organismes génétiquement modifiés, poulet à la dioxine) ont bien montré la complexité et l'importance de ce débat. Certains estiment indispensable de mettre à jour les mécanismes explicatifs de l'évolution de l'agriculture en les reliant à l'évolution de la demande sociale. Bien que l'agronomie puisse se voir à l'échelle locale, il est souvent jugé essentiel de connaître et interpréter les systèmes de production mis en place dans le monde. À l'heure de la mondialisation des échanges, il paraît en effet indispensable de connaître la raison d'être et les objectifs de tels systèmes.

Les différentes branches de l'agronomie

L'agronomie est une science réunissant plusieurs disciplines.

- Productions végétales
- Productions animales
- Fertilisation des plantes, nutrition animale et alimentation humaine
- Protection des cultures et santé des animaux
- Sciences du sol (pédologie)
- Gestion de l'eau
- Biotechnologies, le génie génétique et la microbiologie
- Équipements agricoles, machinisme
- Économie agricole
- Industries alimentaires
- Sciences et génie de l'environnement
- Valorisation et recyclage des déchets
- Écologie et environnement

Formation à l'agronomie

En France, l'agronomie est enseignée dans plusieurs écoles qui forment des ingénieurs agronomes, les ENSA (École Nationale Supérieure Agronomique), les ENITA, mais aussi jusqu'au niveau de technicien supérieur dans les lycées agricoles. Au Québec, le baccalauréat en agronomie est offert à l'Université McGill à Montréal, en anglais, et à l'Université Laval à Québec, en français. L'université McGill offre aussi une majeure de trois ans (un an de moins que le bacc) mais l'Ordre des Agronomes du Québec songe à ne plus reconnaître cette formation, qui serait jugée insuffisante.

Voir aussi


- Liste des articles d'agriculture et d'agronomie
- Liste des agronomes célèbres

Catégorie:Botanique

Article principal : Botanique (science de l'étude des végétaux) Afin de ne pas surcharger cette page, merci de ne pas y mettre de noms de genres ni d'espèces. Même chose pour les familles. La liste des familles est ici Catégorie:Sciences de la Vie Catégorie:Biologie ja:Category:植物学 ko:분류:식물학 th:Category:พฤกษศาสตร์ zh-min-nan:Category:Si̍t-bu̍t-ha̍k

Catégorie:Discipline scientifique

Catégorie:Sciences Vous trouverez ici une liste de discipline scientifique.

Science

Historiquement, la science était une branche de la philosophie, connue sous le nom de "philosophie naturelle". La philosophie, dans son ancienne acception, prétendait regrouper toute la pensée humaine. Au cours du Moyen-Age, la science s'en est progressivement détachée, mais cela n'a pas été sans heurts ( Galilée, Giordano Bruno,...). Finalement, un modus vivendi a été trouvé :
- la science cherche à répondre aux « Comment ? » ( Comment les oiseaux volent-ils ? Comment fait-on marcher les locomotives ? Comment la matière se comporte-t-elle ? ...);
- la philosophie cherche à répondre aux « Pourquoi ? » ( Pourquoi les oiseaux volent-ils ? Pourquoi fait-on marcher les locomotives ? Pourquoi la matière existe-t-elle ? ...). Plus précisément, la science ( du latin scientia, connaissance ) consiste en :
- la recherche et l'acquisition systématique de connaissances sur les objets et le monde qui nous entourent ;
- l'organisation et la synthèse de ces connaissances par le moyen de principes généraux a priori (théories, lois, mesure, méthode, etc.) ;
- la diffusion des résultats de ces démarches. Selon le philosophe Karl Popper, une théorie n'est scientifiquement acceptable que si, telle qu'elle est présentée, elle peut être réfutable, c’est-à-dire soumise à des tests expérimentaux. La connaissance scientifique est ainsi l'ensemble des théories qui ont jusqu'alors résisté à la réfutation. La science est donc par nature soumise en permanence à la remise en question. Au cours de son développement, la science a fait apparaître une diversité de phénomènes à étudier, créant autant de disciplines, comme la chimie, la biologie, la thermodynamique, l'homme, etc. Certaines de ces disciplines a priori hétéroclites ont pour socle commun la physique, pour langage les mathématiques et comme principe élémentaire la méthode scientifique. La science est donc un découpage métaphysique du réel en plusieurs domaines d'investigations, qui forment un ensemble plus ou moins organisé de connaissances idéalement universelles. Par leur structuration et leur tendance à l'universalité, ces connaissances se distinguent des connaissances vagues de l'expérience personelle (terme à ne pas confondre avec expérimentation) qui sont des connaissances qui ne concernent que les individus ou les cas particuliers, et que l'on peut rencontrer au hasard ce qui interdit toute généralisation. La démarche méthodique pour acquérir et organiser ces connaissances est la méthode scientifique. méthode scientifique

Science appliquée, fondamentale, expérimentale, ...

La science est divisée, par convention, en deux grands ensembles qui se distinguent par leur finalité: Les sciences appliquées et les sciences fondamentales. Les sciences expérimentales, sont opposables aux sciences d'observation.
- Les sciences appliquées
  - Définition : l'utilisation de connaissances scientifiques issues de nombreuses disciplines et de savoir-faire en vue de la réalisation d'un objectif pratique.
  - Les disciplines de sciences appliquées se définissent à partir d'objectifs communs.
  - Exemples : la médecine a pour objectif de rendre un individu en santé. Pour y arriver, elle utilise les connaissances issues de différentes disciplines telles que la biologie, la biochimie, la physiologie, etc. La pédagogie et l'ingénierie sont d'autres exemples de sciences appliquées. :Les sciences appliquées doivent être distinguées de la technique (ou art, dans son sens premier ancien) en tant que pratique empirique. Voir l'article détaillé applications de la science.
- Les sciences fondamentales
  - Finalité : l'acquisition et l'organisation des connaissances en elles-mêmes (sans rechercher d'applications pratiques).
  - Exemple : la biologie, qui s'intéresse à l'étude des êtres vivants, l'astronomie, qui étudie les corps célestes.
- Les sciences expérimentales repose sur une démarche active du scientifique, qui construit et contrôle un dispositif expérimental reproduisant certains aspect des phénomènes naturels étudiés. Les résultats des expériences ne sont pas toujours quantifiés (exemple : l'expérience de Konrad Lorenz avec les oies grises, en éthologie).
- Lorsqu'il n'est pas possible de contrôler un environnement expérimental, les scientifiques peuvent avoir recours à l'observation. lorsqu'une discipline se forme autour de cette démarche, on parle de sciences d'observation. L'astronomie ou l'économie sont des exemples classiques. Mais la frontière n'est jamais nette : il existe une économie expérimentale, et la physique des hautes énergies permet d'une certaine façon de tester expérimentalement certaines théories astronomiques. Des questions éthiques peuvent également être en jeu : Comment reproduire, par exemple, les conséquences des abus physiques chez des enfants sans contrevenir aux plus élémentaires règles de base de l'éthique ? Dans ces cas, l'étape de l'expérimentation est remplacée par une étape d'observation systématique. À ce diptyque expérimentation/observation s'ajoute aujourd'hui les simulations informatiques. Naturellement, science appliquée et science fondamentale ne sont pas strictement cloisonnées. Les découvertes issues de la science fondamentale trouvent des fins utiles, de même que certains problèmes techniques mènent parfois à de nouvelles découvertes en science fondamentale. La recherche en science fondamentale repose sur la technologie issue de la science appliquée. Les laboratoires de recherche et les chercheurs peuvent même faire parallèlement de la science appliquée et de la science fondamentale. Des pressions économiques et sociales s'exercent sur les sciences fondamentales, qui tentent de préserver leur autonomie.

La méthode scientifique

La question de l'unicité de la méthode scientifique est problématique (Feyerabend). Cette (ces) méthode(s) devrait (doivent) garantir la validité l'objectivité de ses résultats. On associe généralement méthode scientifique et méthode hypothético-déductive: #Formulation d'une hypothèse #Expérimentation ou observation #Correction, confirmation ou infirmation de l'hypothèse #Questionnement sur les conclusions : on recommence le cycle à l'étape 1 Le mot science ne peut être rattaché à un domaine de connaissance que si la méthode scientifique propre à ce domaine est généralement acceptée et que les résultats répondent aux conditions de reproductibilité, indépendamment de l'équipe de chercheurs qui réalise l'expérimentation ou l'observation. Un exemple célèbre où les résultats d'une expérimentation n'ont pas pu être reproduits par d'autres équipes de chercheurs est celui de la mémoire de l'eau. Comme personne n'est à l'abri de l'erreur ou de la supercherie, cet exemple montre à quel point l'étape de la diffusion des résultats est cruciale et fait partie intégrante de la méthode scientifique.

Histoire des sciences

La science, en tant qu'institution, ensemble de pratiques ou rapport au monde, est une invention de l'Homme dont on peut retracer la génése. Voir l'article Histoire des sciences.

La recherche

L'ensemble des actions entreprises en vue d'améliorer et d'augmenter l'état des connaissances dans un domaine scientifique constitue la recherche scientifique. L'organisation et la prise en charge des activités de recherche constituent un enjeu important pour toutes les sociétés. Voir l'article détaillé recherche scientifique.

Science et rationalité

La science se revendique comme l'application du raisonnement à l'exploration du monde qui nous entoure. C'est par exemple le cas de l'évolutionnisme et de la théorie de l'évolution. Il est évident que la stricte compatibilité avec les résultats scientifiques, donne à ces recherches un poids particulier. Elles mettent en cause des points trop importants pour les religions monothéistes toutes confondues (épisode de la Genèse).

Science et croyance

Nous avons vu qu'en science, une théorie est normalement incomplète, car elle ne peut décrire exhaustivement la complexité du monde réel. Il en est ainsi de toutes les théories, comme celle du Big Bang ou de l'évolution des espèces. Même si aujourd'hui celles-ci ont le soutien de beaucoup de spécialistes, des théories concurrentes sont discutées. Pour autant, la création du monde en sept jours décrite par la Bible ne peut plus être perçue comme un possible, et bien des croyants reconnaissent qu'une lecture littérale est peu compatible avec l'état actuel de nos connaissances et qu'il est plus sage de l'interpréter comme une parabole. Si la science ne fournit jamais de réponse définitive, il n'est plus possible de ne pas en tenir compte. La foi religieuse, les croyances superstitieuses et pseudo-scientifiques donnent au contraire des explications des phénonèmes d'une toute autre nature puisqu'elles relèvent en général d'une conviction personnelle ou sociale invérifiable. Les progrès de la connaissance entraînent donc parfois une remise en cause des dogmes religieux par la science. L'exécution de Giordano Bruno est un exemple des luttes d'influences que durent affronter les scientifiques. A contrario, sauf à prétendre imposer sa foi (qui n'est autre qu'une conviction intimement personnelle et subjective) aux autres, il faut se défier de la tentation naturelle de qualifier de fait « scientifiquement prouvé » les extrapolations des modèles scientifiques au-delà de leur champ d'application.

Emploi abusif du mot science

Le mot « science » est parfois utilisé pour soutenir qu'il existe des preuves scientifiques là où il n'y a que croyance. Selon ses détracteurs, c'est le cas du mouvement de scientologie. Pour ces cas, on devrait plutôt parler de sciences occultes ou pseudo-sciences.

Le problème de l'induction

La science ne fonctionne pas par méthode déductive pure. Une série d'expériences ne validerait en effet des résultats qu'effectués à une date et en un endroit particuliers, sans possibilité logique de les généraliser. Bertrand Russell mentionne dans son ouvrage Science et religion (chapitre La science est-elle superstitieuse ?) ce qu'il nomme le scandale de l'induction, et qu'il voit comme un mal nécessaire.

Portée de la science

La méthode scientifique hypothético-déductive n'a pas pour vocation de fournir des vérités absolues mais uniquement daffiner si besoin est des modèles antérieurs. En d'autres termes, pour parvenir à une théorisation fiable, il faut forcément au départ prendre appui sur quelque chose, qui pourra se révéler plus tard une erreur. Cela n'a rien qui doive alarmer, et rappelle simplement qu'en science on avance dans la compréhension sur le réel en éliminant les hypothèses erronées. Cela permet de démarrer un processus, et de le réorienter dans la bonne direction ensuite. Un principe est réputé vrai (« jusqu'à plus ample informé ») quand un consensus se dégage dans la communauté scientifique pour estimer que suffisamment d'indices convergent en faveur de ce résultat et que aucun résultat expérimental ne le contredit. La démarche est ici intersubjective, ce qui a suscité des mises en garde importantes de Thomas Kuhn aussi bien que de Paul Feyerabend. La démarche scientifique, de par la remise en cause permanente des connaissances, admet que ces connaissances puissent comporter des aspects incomplets, voire inexacts ; mais il faudra attendre de les avoir mis en évidence pour le savoir. Pour cette raison, on observe que lorsqu'une loi scientifique existante est violée, c'est le signe qu'une nouvelle découverte se profile. Il y a donc lieu de s'en réjouir et non de le déplorer. Utiliser une théorie que l'on sait inexacte ne pose aucun problème dans certains cas :
- Les calculs balistiques utilisent la
mécanique newtonienne, sans faire intervenir le modèle d'Einstein, et n'en mettent pas moins les satellites sur orbite sans le moindre problème, ... à l'approximation requise L'essence de la science, à travers les générations, reste la remise en question permanente. Mais parfois aussi des idées nouvelles n'arrivent à bien se répandre qu'après le décès d'autres scientifiques devenus inconsciemment dépendants d'un modèle donné, dans lequel ils ont beaucoup investi, et qu'il ne souhaitent pas voir brusquement se dévaluer. Les voilà devenus en conséquence moins aptes à discerner les intérêts (éventuels) de nouveaux paradigmes qui en diffèrent trop. Leur attachement aux théories existantes a pu prendre un caractère, dans certains cas, que l'on pourrait qualifier de quasi religieux. Il se ne passe pas de génération sans qu'apparaissent quelques cas de ce genre. Il arrive aussi, cela dit, que ce soit des théories nouvellement énoncées qui se révèlent être des impasses. Voir Trofim Lyssenko. Voir aussi :
- l'article détaillé sur le scientisme
- paradoxe ; l'étude des paradoxes constitue un excellent exercice de souplesse mentale.
- épistémologie

Pseudo-sciences

Sont désignées sous le nom de pseudo-sciences les pratiques qui se réclament de la science tout en s'écartant de la méthode scientifique mais en en
mimant certains aspects. On peut citer par exemple l'astrologie, l'homéopathie, la morphopsychologie (voir culte du cargo). Les sciences occultes et sciences traditionnelles existent depuis l'Antiquité, elles consistent en un ensemble de connaissances et de pratiques mystérieuses ayant pour but de pénétrer et dominer les secrets de la nature. Au cours des derniers siècles, elles ont été progressivement exclues du champ de la science. Le philosophe Karl Popper s'est longuement interrogé sur la nature de la démarcation entre science et pseudo-science. Dans son ouvrage Conjecture et réfutations, après avoir remarqué qu'il est possible de trouver des observations pour confirmer à peu près n'importe quelle théorie, il propose une méthodologie fondée sur la réfutabilité.

Voir aussi

Articles connexes


- Académie des Sciences
- Philosophie et science, philosophie (épistémologie, métaphysique, éthique...),
-
Qu'est-ce que cette chose qu'on appelle la Science ?, Alan Chalmers
-
Petites leçons de sociologie des sciences, Bruno Latour
- Analyse systémique
- Rationalisme
- Zététique,Pseudo-science
- Pataphysique
- Liste de scientifiques
- Liste des disciplines scientifiques
- recherche fondamentale
- Sciences humaines
- Discipline

Liens externes


- Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques ([http://www-ihpst.univ-paris1.fr IHPST])
- Centre National de Recherche Scientifique ([http://www.cnrs.fr CNRS])
- [http://www.science.gouv.fr/ Science.gouv.fr le portail francophone des sciences]
- [http://www.futura-sciences.com/ Futura-Sciences], au coeur de la science
- AFIS ([http://www.pseudo-sciences.org Association Française d'Information Scientifique])
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/Sciences/ Rubrique Sciences] de l'open directory project
- [http://www.wissen-news.de Science news] (ger.)
- [http://atheisme.free.fr/Themes/Science.htm Science et religion]
- (http://scienceworld.wolfram.com/ Eric Weissteint's World of science] et [http://www.treasure-troves.com/ Eric Weisstein's Treasure troves of science] (mathématiques, physique, astronomie, chimie etbiographies de scientifiques, en anglais)
- [http://www.bibliotheque-sonore.org/science/fse/index.html Pour une science citoyenne]
- [http://www.sciences.ch/ La science au cœur des savoirs]
- [http://www.science-advisor.net/ Revue d'articles scientifiques en ligne (en)]

Bibliographie


- Dominique Lecourt (dir.),
Dictionnaire d’histoire et philosophie des sciences (1999), 4ème réed. «Quadrige»/PUF, 2006.

Revues de vulgarisation


- La Recherche
- Pour la Science
- Science & vie
- [http://www.cybersciences.com Québec Science]
-
Pour la revue Science : Voir Science magazine
- [http://www.olscom.com/inventions/ Les 200 plus grandes inventions]
-
Catégorie:Recherche scientifique Catégorie:Épistémologie ja:科学 ko:과학 ms:Sains simple:Science th:วิทยาศาสตร์ zh-min-nan:Kho-ha̍k


Agriculture

ko:농업 ja:農業 simple:Agriculture L'agriculture (du latin agricultura) est l'ensemble des activités économiques ayant principalement pour objet la culture des terres, et d'une manière générale « l'ensemble des travaux transformant le milieu naturel pour la production de végétaux et d'animaux utiles à l'Homme ». Dans le domaine de l'économie agricole, l'agriculture est définie comme l'ensemble des activités dont la fonction est de produire un revenu financier à partir de l'exploitation de la terre (cultures), des forêts (foresterie), des produit de la mer, lacs et rivières (aquaculture, pêche), des animaux de ferme (élevage) et des animaux sauvages (chasse). L'homme, est devenu culturellement omnivore il y a environ 3 millions d'années et a vécu de la chasse, de la pêche et de la cueillette pendant des milliers d'années. Si la collecte de graines sauvages a commencé il y a 23000 ans en Israël, l'agriculture proprement dite est apparue entre le VIe et le Ier millénaire avant J.-C. Elle a ensuite profondément évolué au cours des siècles, grâce à son adaptation aux conditions naturelles, à la mise au point de nouvelles techniques agricoles (la houe, la herse) et nouveaux produits chimiques (les engrais minéraux, les produits phytosanitaires), et à l'introduction de variétés améliorées (voir amélioration des plantes). L'agriculture diffère de l'agronomie, laquelle représente l'ensemble des connaissances scientifiques, économiques et sociales auxquelles il est fait appel pour comprendre l'agriculture dans toutes ses dimensions. agronomie

Production agricole

Les différents types de production agricoles

L'objectif de l'activité agricole est essentiellement d'assurer la sécurité alimentaire des humains et des animaux d'élevage. Toutefois, l'agriculture produit également un nombre important de produits tels que des peaux d'animaux, des engrais, des produits destinés à l'industrie (éthanol, fécule), des fibres (coton, lin, laine, chanvre), des plantes vertes et fleurs, du bois. Il est fréquent de distinguer par le mot culture les activités portant uniquement sur les végétaux, et par le mot élevage les activités concernant les animaux. Les productions végétales sont souvent divisées en grands groupes, telles que les grandes cultures (blé, maïs, betterave, riz, soja), le maraîchage (production des légumes), l'arboriculture fruitière, la viticulture (production du raisin), la sylviculture et l'horticulture. Les productions animales consistent à élever des animaux, soit pour la consommation directe (viande), soit pour leurs produits (lait, œufs, laine, etc.). Les exploitations agricoles peuvent par exemple orienter leur production vers les bovins, les porcins, les ovins/caprins ou les granivores.
Les bœufs, veaux, cochons, poulets, lapins, chevaux, agneaux, canards, dindes, oies, escargots constituent des animaux directement utilisés pour l'alimentation humaine ou animale. Le miel, le lait et les produits laitiers, le foie gras, la soie, la laine sont des produits secondaires issus de l'élevage. Dans les pays développés, la délimitation précise de ce qui entre dans le champ de l'agriculture conduit à de nombreuses conventions qui ne font pas toutes l'objet d'un consensus. Ne sont pas toujours inclus dans l'agriculture la mise en valeur des forêts ou sylviculture, ni l'élevage organisé d'animaux vivant dans l'eau ou aquaculture. En revanche, l'élevage hors sol de certains animaux (volailles et porcs principalement), à partir d'éléments entièrement achetés, ou la production de plantes sur les substrats inertes dans les cultures hydroponiques entrent parfois dans le domaine de l'agriculture.

Les facteurs agricoles


- l'eau
- le climat
- le sol
- les espèces végétales et animales

Techniques agricoles


- amélioration végétale
- amélioration animale
- biotechnologie
- défense des cultures, produits phytosanitaires
- élevage
- fertilisation
- hydroponie
- irrigation
- machinisme agricole
- rotation culturale
- techniques culturales simplifiées (TCS)

Les systèmes agricoles

On distingue plusieurs types de systèmes agricoles
- l'agriculture extensive
- l'agriculture intensive
- l'agriculture durable
- l'agriculture raisonnée
- l'agriculture biologique
- l'agriculture écologique
- L'agriculture urbaine

Histoire de l'agriculture

Domestication et début de l'agriculture

Le Proche-Orient fut probablement la première région où l'agriculture apparut. La domestication a consisté à observer, puis sélectionner les espèces présentant le plus d'intérêt, puis à modifier le comportement naturel de celles-ci. Pour l'orge, le blé et le seigle, la domestication a commencé entre 9500 et 9000 av. J.-C. autour de la vallée du Jourdain, de l'oasis de Damas et du moyen Euphrate. Vers 8000 av. J.-C., l'élevage se développe et débute par la domestication du chien.

Agriculture et modernité

Au sens étymologique du terme, agriculture signifie « culture des champs ». Il s'agit en effet d'une activité traditionnelle, fondamentale pour l'humanité. Jusqu'au début du XIXe siècle, elle était autonome, et fournissait à l'homme l'essentiel de son alimentation ainsi que de son énergie. Cette agriculture était renouvelable, tant qu'il n'y avait pas surexploitation. La chaîne de conversion énergétique végétaux → animaux → énergie était de très faible rendement, mais elle générait aussi des sous-produits utiles comme le fumier.
À partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, ce système millénaire va fondamentalement évoluer, avec l'utilisation des énergies fossiles (charbon, pétrole), les progrès de la chimie minérale et l'introduction des engrais minéraux.
L'utilisation croissante de techniques modernes, les progrès en matière de machinisme, les améliorations génétiques des productions animales et végétales, les progrès en matière d'intrants (engrais et produits phytosanitaires), ont permis d'augmenter très fortement les rendements au cours du .
Dès 1946, l'agriculture devient dans de nombreux pays une industrie, qui non seulement assure les besoins de l'exploitant, mais fournit un surplus destiné à couvrir les besoins de la population non agricole ainsi que l'exportation.
L'intensification de l'agriculture datant des années 1960 à 1980 est aussi connue sous le terme de révolution verte. révolution verte]] En raison des gains de productivité, la population agricole s'est fortement réduite dans les pays économiquement développés.
Le monde en voie de développement n'a souvent pas pu bénéficier des avantages de l'agriculture moderne en raison en particulier d'un climat défavorable et d'un manque de capital financier.

Agriculture et environnement

S'il ne fait aucun doute que l'agriculture moderne a permis d'augmenter la production agricole, tout en améliorant globalement la sûreté alimentaire, l'agriculture industrielle intensive est de plus en plus critiquée en raison des dégradations de l'environnement dont elle est parfois responsable, ainsi que de la survenue récente de crises alimentaires assez sérieuses pour que l'opinion publique s'en inquiète.
En France, René Dumont, un ingénieur en agronomie et sociologue célèbre, fut l'une des premières personnes à dénoncer les dégâts considérables de la révolution verte, et à lutter contre le productivisme agricole. D'un point de vue environnemental, citons en particulier la pollution des eaux due à l'utilisation massive d'engrais azotés, la pollution des sols due à l'utilisation de produits phytosanitaires, l'extinction de certaines espèces animales (papillons).
Plus discrets, d'autres aspects tels que l'érosion des sols et l'appauvrissement en espèces marines sont également surveillés. Enfin, l'agriculture produit également des déchets, et ce d'autant plus que le mode de production est intensif et peu diversifié (plastiques...). Pour enrayer l'érosion du sol, certains agriculteurs abandonnent le labour pour la technique en semi direct. Elle permet également de limiter l'utilisation des machines et donc de faire baisser les émissions de CO₂ dans l'atmosphère. Aux États-Unis en 2005, 15 % des terres arables sont traitées de cette façon. L'utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans certains pays, tels que les États-Unis, le Canada, le Mexique ou la Chine, et les risques potentiels qui leur sont associés sont également sujets à de nombreuses discussions.
Les dernières années en Europe ont également été l'objet de plusieurs crises touchant à la sûreté alimentaire : bœuf aux hormones, poulet aux dioxines, vache folle et maladie de Kreutzfelt-Jakob, contaminations bactériennes d'aliments (fromage par Listeria). La plupart de ces maladies étaient déjà présentes dans les siècles précédents. La « tremblante du mouton » (la variante ovine de la maladie de la vache folle), la listeria ou la salmonelle ne sont pas pas des problèmes récents. Il apparaissaient autrefois de manière bien plus féquente et souvent plus tragique que maintenant. En effet, de gros progrès ont été fait en matière d'hygiéne et de contrôle bactérien des produits alimentaires. Mais la massification de la fabrication et de la vente des aliments font qu'un seul incident peut toucher un très grand nombre de personne. Le caractère exceptionnel des problèmes, le nombre de personnes potentiellement touchées, la médiatisation alarmiste tendent à marquer les esprits. Néanmoins, le nombre de morts par intoxication ou empoisonnement lors de ces affaires « médiatiques » est extrêmement faible. Ces derniers événements ont pour conséquence la mise en place croissante de systèmes de traçabilité qui offriraient à terme des garanties sur la qualité sanitaire du produit. L'étiquetage devrait permettre au consommateur de décider s'il prend le supplément de risques inhérents à une agriculture intensive ou accepte le prix plus élevé qui accompagne l'émergence ou le développement de techniques agricoles alternatives, telles que l'agriculture biologique, la permaculture, l'agriculture raisonnée et l'agriculture de précision. L'agriculture constitue un champ multidisciplinaire, qui se recoupe avec des domaines tels la botanique, la zootechnie, la phytotechnie, les sciences alimentaires, la géologie, la pédologie, l'hydrologie, la microbiologie, les biotechnologies, l'économie, les statistiques, la sociologie...

Les échanges agricoles

Bibliographie


- Le Guide du Fermier, ou Instructions pour élever, nourir, acheter & vendre les Bêtes à cornes, les Brebis, les Moutons, les Agneaux & les Cochons... Chez J.P. Costard, Paris, 1772. d'Arthur Young.

Voir aussi

Articles connexes

Agribusiness - Agriculture tropicale - Alimentation -- Alimentation animale - Aquaculture - Bioclimatologie - Biologie - Botanique - Écologie - Économie agricole - Équipement agriotechnologie - Industrie alimentaire - Microbiologie - Pédologie - Pharmacie vétérinaire - Physiologie animale - Physiologie végétale - Phytopathologie - Sciences vétérinaires - Sécurité alimentaire -

Listes


- Liste des articles d'agriculture et d'agronomie
- Liste des agronomes célèbres
- Liste des animaux d'élevage
- Liste des plantes cultivées
- Liste de fruits
- Liste de légumes
- Liste de sociétés de conseil en agriculture

Liens externes


- [http://www.confederationpaysanne.fr/ Confédération Paysanne]
- [http://www.mnelille.org/IMG/pdf/ficheagri.pdf Fiche de la Maison de la Nature et de l'Environnement - Lille sur l'agriculture]
- U.S. Department of Agriculture's Economic Research Service : [http://www.ers.usda.gov/ Fiche de la recherche économique du Ministère de l'Agriculture des États-Unis]
- [http://www.fnsea.fr/ Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles] Catégorie:Agriculture

Agriculture

ko:농업 ja:農業 simple:Agriculture L'agriculture (du latin agricultura) est l'ensemble des activités économiques ayant principalement pour objet la culture des terres, et d'une manière générale « l'ensemble des travaux transformant le milieu naturel pour la production de végétaux et d'animaux utiles à l'Homme ». Dans le domaine de l'économie agricole, l'agriculture est définie comme l'ensemble des activités dont la fonction est de produire un revenu financier à partir de l'exploitation de la terre (cultures), des forêts (foresterie), des produit de la mer, lacs et rivières (aquaculture, pêche), des animaux de ferme (élevage) et des animaux sauvages (chasse). L'homme, est devenu culturellement omnivore il y a environ 3 millions d'années et a vécu de la chasse, de la pêche et de la cueillette pendant des milliers d'années. Si la collecte de graines sauvages a commencé il y a 23000 ans en Israël, l'agriculture proprement dite est apparue entre le VIe et le Ier millénaire avant J.-C. Elle a ensuite profondément évolué au cours des siècles, grâce à son adaptation aux conditions naturelles, à la mise au point de nouvelles techniques agricoles (la houe, la herse) et nouveaux produits chimiques (les engrais minéraux, les produits phytosanitaires), et à l'introduction de variétés améliorées (voir amélioration des plantes). L'agriculture diffère de l'agronomie, laquelle représente l'ensemble des connaissances scientifiques, économiques et sociales auxquelles il est fait appel pour comprendre l'agriculture dans toutes ses dimensions. agronomie

Production agricole

Les différents types de production agricoles

L'objectif de l'activité agricole est essentiellement d'assurer la sécurité alimentaire des humains et des animaux d'élevage. Toutefois, l'agriculture produit également un nombre important de produits tels que des peaux d'animaux, des engrais, des produits destinés à l'industrie (éthanol, fécule), des fibres (coton, lin, laine, chanvre), des plantes vertes et fleurs, du bois. Il est fréquent de distinguer par le mot culture les activités portant uniquement sur les végétaux, et par le mot élevage les activités concernant les animaux. Les productions végétales sont souvent divisées en grands groupes, telles que les grandes cultures (blé, maïs, betterave, riz, soja), le maraîchage (production des légumes), l'arboriculture fruitière, la viticulture (production du raisin), la sylviculture et l'horticulture. Les productions animales consistent à élever des animaux, soit pour la consommation directe (viande), soit pour leurs produits (lait, œufs, laine, etc.). Les exploitations agricoles peuvent par exemple orienter leur production vers les bovins, les porcins, les ovins/caprins ou les granivores.
Les bœufs, veaux, cochons, poulets, lapins, chevaux, agneaux, canards, dindes, oies, escargots constituent des animaux directement utilisés pour l'alimentation humaine ou animale. Le miel, le lait et les produits laitiers, le foie gras, la soie, la laine sont des produits secondaires issus de l'élevage. Dans les pays développés, la délimitation précise de ce qui entre dans le champ de l'agriculture conduit à de nombreuses conventions qui ne font pas toutes l'objet d'un consensus. Ne sont pas toujours inclus dans l'agriculture la mise en valeur des forêts ou sylviculture, ni l'élevage organisé d'animaux vivant dans l'eau ou aquaculture. En revanche, l'élevage hors sol de certains animaux (volailles et porcs principalement), à partir d'éléments entièrement achetés, ou la production de plantes sur les substrats inertes dans les cultures hydroponiques entrent parfois dans le domaine de l'agriculture.

Les facteurs agricoles


- l'eau
- le climat
- le sol
- les espèces végétales et animales

Techniques agricoles


- amélioration végétale
- amélioration animale
- biotechnologie
- défense des cultures, produits phytosanitaires
- élevage
- fertilisation
- hydroponie
- irrigation
- machinisme agricole
- rotation culturale
- techniques culturales simplifiées (TCS)

Les systèmes agricoles

On distingue plusieurs types de systèmes agricoles
- l'agriculture extensive
- l'agriculture intensive
- l'agriculture durable
- l'agriculture raisonnée
- l'agriculture biologique
- l'agriculture écologique
- L'agriculture urbaine

Histoire de l'agriculture

Domestication et début de l'agriculture

Le Proche-Orient fut probablement la première région où l'agriculture apparut. La domestication a consisté à observer, puis sélectionner les espèces présentant le plus d'intérêt, puis à modifier le comportement naturel de celles-ci. Pour l'orge, le blé et le seigle, la domestication a commencé entre 9500 et 9000 av. J.-C. autour de la vallée du Jourdain, de l'oasis de Damas et du moyen Euphrate. Vers 8000 av. J.-C., l'élevage se développe et débute par la domestication du chien.

Agriculture et modernité

Au sens étymologique du terme, agriculture signifie « culture des champs ». Il s'agit en effet d'une activité traditionnelle, fondamentale pour l'humanité. Jusqu'au début du XIXe siècle, elle était autonome, et fournissait à l'homme l'essentiel de son alimentation ainsi que de son énergie. Cette agriculture était renouvelable, tant qu'il n'y avait pas surexploitation. La chaîne de conversion énergétique végétaux → animaux → énergie était de très faible rendement, mais elle générait aussi des sous-produits utiles comme le fumier.
À partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, ce système millénaire va fondamentalement évoluer, avec l'utilisation des énergies fossiles (charbon, pétrole), les progrès de la chimie minérale et l'introduction des engrais minéraux.
L'utilisation croissante de techniques modernes, les progrès en matière de machinisme, les améliorations génétiques des productions animales et végétales, les progrès en matière d'intrants (engrais et produits phytosanitaires), ont permis d'augmenter très fortement les rendements au cours du .
Dès 1946, l'agriculture devient dans de nombreux pays une industrie, qui non seulement assure les besoins de l'exploitant, mais fournit un surplus destiné à couvrir les besoins de la population non agricole ainsi que l'exportation.
L'intensification de l'agriculture datant des années 1960 à 1980 est aussi connue sous le terme de révolution verte. révolution verte]] En raison des gains de productivité, la population agricole s'est fortement réduite dans les pays économiquement développés.
Le monde en voie de développement n'a souvent pas pu bénéficier des avantages de l'agriculture moderne en raison en particulier d'un climat défavorable et d'un manque de capital financier.

Agriculture et environnement

S'il ne fait aucun doute que l'agriculture moderne a permis d'augmenter la production agricole, tout en améliorant globalement la sûreté alimentaire, l'agriculture industrielle intensive est de plus en plus critiquée en raison des dégradations de l'environnement dont elle est parfois responsable, ainsi que de la survenue récente de crises alimentaires assez sérieuses pour que l'opinion publique s'en inquiète.
En France, René Dumont, un ingénieur en agronomie et sociologue célèbre, fut l'une des premières personnes à dénoncer les dégâts considérables de la révolution verte, et à lutter contre le productivisme agricole. D'un point de vue environnemental, citons en particulier la pollution des eaux due à l'utilisation massive d'engrais azotés, la pollution des sols due à l'utilisation de produits phytosanitaires, l'extinction de certaines espèces animales (papillons).
Plus discrets, d'autres aspects tels que l'érosion des sols et l'appauvrissement en espèces marines sont également surveillés. Enfin, l'agriculture produit également des déchets, et ce d'autant plus que le mode de production est intensif et peu diversifié (plastiques...). Pour enrayer l'érosion du sol, certains agriculteurs abandonnent le labour pour la technique en semi direct. Elle permet également de limiter l'utilisation des machines et donc de faire baisser les émissions de CO₂ dans l'atmosphère. Aux États-Unis en 2005, 15 % des terres arables sont traitées de cette façon. L'utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans certains pays, tels que les États-Unis, le Canada, le Mexique ou la Chine, et les risques potentiels qui leur sont associés sont également sujets à de nombreuses discussions.
Les dernières années en Europe ont également été l'objet de plusieurs crises touchant à la sûreté alimentaire : bœuf aux hormones, poulet aux dioxines, vache folle et maladie de Kreutzfelt-Jakob, contaminations bactériennes d'aliments (fromage par Listeria). La plupart de ces maladies étaient déjà présentes dans les siècles précédents. La « tremblante du mouton » (la variante ovine de la maladie de la vache folle), la listeria ou la salmonelle ne sont pas pas des problèmes récents. Il apparaissaient autrefois de manière bien plus féquente et souvent plus tragique que maintenant. En effet, de gros progrès ont été fait en matière d'hygiéne et de contrôle bactérien des produits alimentaires. Mais la massification de la fabrication et de la vente des aliments font qu'un seul incident peut toucher un très grand nombre de personne. Le caractère exceptionnel des problèmes, le nombre de personnes potentiellement touchées, la médiatisation alarmiste tendent à marquer les esprits. Néanmoins, le nombre de morts par intoxication ou empoisonnement lors de ces affaires « médiatiques » est extrêmement faible. Ces derniers événements ont pour conséquence la mise en place croissante de systèmes de traçabilité qui offriraient à terme des garanties sur la qualité sanitaire du produit. L'étiquetage devrait permettre au consommateur de décider s'il prend le supplément de risques inhérents à une agriculture intensive ou accepte le prix plus élevé qui accompagne l'émergence ou le développement de techniques agricoles alternatives, telles que l'agriculture biologique, la permaculture, l'agriculture raisonnée et l'agriculture de précision. L'agriculture constitue un champ multidisciplinaire, qui se recoupe avec des domaines tels la botanique, la zootechnie, la phytotechnie, les sciences alimentaires, la géologie, la pédologie, l'hydrologie, la microbiologie, les biotechnologies, l'économie, les statistiques, la sociologie...

Les échanges agricoles

Bibliographie


- Le Guide du Fermier, ou Instructions pour élever, nourir, acheter & vendre les Bêtes à cornes, les Brebis, les Moutons, les Agneaux & les Cochons... Chez J.P. Costard, Paris, 1772. d'Arthur Young.

Voir aussi

Articles connexes

Agribusiness - Agriculture tropicale - Alimentation -- Alimentation animale - Aquaculture - Bioclimatologie - Biologie - Botanique - Écologie - Économie agricole - Équipement agriotechnologie - Industrie alimentaire - Microbiologie - Pédologie - Pharmacie vétérinaire - Physiologie animale - Physiologie végétale - Phytopathologie - Sciences vétérinaires - Sécurité alimentaire -

Listes


- Liste des articles d'agriculture et d'agronomie
- Liste des agronomes célèbres
- Liste des animaux d'élevage
- Liste des plantes cultivées
- Liste de fruits
- Liste de légumes
- Liste de sociétés de conseil en agriculture

Liens externes


- [http://www.confederationpaysanne.fr/ Confédération Paysanne]
- [http://www.mnelille.org/IMG/pdf/ficheagri.pdf Fiche de la Maison de la Nature et de l'Environnement - Lille sur l'agriculture]
- U.S. Department of Agriculture's Economic Research Service : [http://www.ers.usda.gov/ Fiche de la recherche économique du Ministère de l'Agriculture des États-Unis]
- [http://www.fnsea.fr/ Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles] Catégorie:Agriculture

Climat

Le climat est l'état moyen de l'atmosphère résultant de la succession de différentes conditions météorologiques pendant une longue période dans une région donnée. L'étude du climat est la climatologie. Le climat n'est pas à confondre avec le temps qui étudie les conditions atmosphériques à un temps précis et en un point précis. Le climat est une synthèse de types de temps sur une longue période, environ 30 ans. La détermination du climat est effectuée à l'aide de mesures statistiques annuelles et mensuelles sur des données atmosphériques locales : température, précipitations, ensoleillement, humidité, vitesse du vent.

Familles de Climat

Le globe terrestre peut être divisé en plusieurs grandes zones climatiques, selon la classification de Köppen :

Climats tropicaux humides

Ce climat est présent autour éèopède l'équateur jusqu'à 15 à 25 degrés de latitude nord et sud. La température mensuelle moyenne est toute l'année au-dessus de 18°. On distingue une saison sèche d'une saison humide. Plus l'on s'approche de l'équateur et plus la saison humide s'allonge. Les littoraux tropicaux à l'est peuvent subir des cyclones. Le niveau de précipitation annuel dépasse 1500 mm.

Climats tropicaux secs

Le climat tropical sec est caractérisé par une évaporation supérieure aux précipitations et une température moyenne annuelle supérieure à 18 °C. On distingue quelques mois où les précipitations peuvent se produire. La végétation est parfois absente. Il s'étend entre 20 et 35 degrés de latitude nord et sud. Ce climat est caractéristique des régions désertiques ou semi-désertiques des grandes régions continentales souvent entourées de montagnes, à l'ouest et au centre des continents. latitude en Californie]]

Climats dits tempérés

Ce climat est en général caractérisé par des étés chauds et humides et des hivers doux. On les distingue par une amplitude thermique faible (plus ou moins 10°), qui s'accentue dans l'intérieur des continents (jusqu'à 40°). Les précipitations sont moyennes, et le vent de secteur Nord-Ouest est dominant. On le retrouve entre 30 et 50 degrés de latitude dans l'hémisphère nord et sud. Il est souvent caractéristique des zones océaniques est et ouest des continents. Voir aussi climat océanique.

Climats subarctiques

Ce climat est un intermédiaire entre le climat tempéré et le climat très froid. Les étés sont moins chauds et les hivers plus rigoureux que dans le climat tempéré. On ne retrouve ce type de climat que dans l'hémisphère nord : extrême nord-est des États-Unis, Canada, majeure partie de la Russie et nord-est de la Chine.

Climats polaires

Le climat polaire est caractérisé par des températures froides toute l'année, le mois le plus froid étant toujours au dessous de -40°. La température moyenne mensuelle dépasse 50°C sur les inlandsis. Vent fort et persistant, le blizzard. Il est caractéristique des côtes nord de l'Amérique, de l'Europe et de l'Asie, ainsi que du Groenland et de l'Antarctique. Une classification plus simple et plus communément utilisée existe aussi. Elle permet d'identifier un climat par un simple diagramme ombrothermique. Chaque climat, exception faite du climat équatorial, a deux diagrammes types, l'un pour les régions de l'hémisphère Nord, l'autre pour l'hémisphère Sud. Si le climat équatorial n'a pas cette caractéristique, c'est qu'il ne connaît pas de saisons, et se trouve près de l'équateur.

Voir aussi

Articles connexes


- Climatologie
- Climat polaire
- Climat continental
- Climat désertique
- Climat tempéré
- Climat océanique
- Climat tropical
- Climat méditerranéen
- Climat équatorial
- Été indien

Lien externe


- [http://www.lacellule.com/test/FPI/main.swf?inifile=main.fr.cfg Animation flash sur les changements climatiques]
- [http://www.realclimate.org Realclimate] Blog de commentaire des résultats scientifiques récents animé par des scientifiques. Catégorie:Climatologie ja:気候 ko:기후 simple:Climate

Région

Catégorie:Division administrative Une région peut être soit :
- un territoire qui correspond à une division administrative dans certains pays.
  - La Commission européenne a décomposé l'Europe en régions appelés aussi «NUTS» (Nomenclature d'Unités Territoriales Statistiques) :
    - NUTS 1 : de 3 à 7 millions d'habitants,
    - NUTS 2 : de 800 000 à 3 000 000 habitants (en France, ce sont les régions administratives),
    - NUTS 3 : de 150 000 à 800 000 habitants (en France, ce sont les départements).
  - La Belgique est composée de 3 régions: Région flamande, Région wallonne, Région de Bruxelles-Capitale.
  - La France est composée de 26 régions françaises dont 22 en métropole et 4 outre-mer.
  - La République du Congo est composé de 10 régions congolaises.
- une zone géographique d'un pays ou d'un continent, non clairement définie Il est important de noter que les régions sont une interprétation humaine de l'espace géographique et que, par conséquent, les régions peuvent être de toutes tailles et que chacune est unique dans son genre.

Voir aussi


- biorégion
- écorégion
- régions françaises
- Régions de l'Union européenne
- administration territoriale
- Liste des provinces et territoires canadiens
- Classement des provinces de Chine par densité de population
- Classement des provinces de Chine par superficie ja:地方

Terroir

Catégorie:Géographie rurale Un terroir désigne un espace géographique considéré comme homogène à travers les ressources qui est susceptible d’apporter, notamment (mais pas uniquement) par sa spécialisation agricole.

Une terre et des hommes

Les terroirs résultent de l’exploitation par une société humaine des potentialités d’un espace physique. Leur définition dépend étroitement des caractères de la civilisation qui occupe les terres. Ainsi, dans un même espace, avec des potentialités et des contraintes physiques identiques, des sociétés humaines différentes sont susceptible de développer des terroirs distincts. Le terroir est donc un espace concret, tangible et cartographiable à travers de multiple facteurs (géographiques : sols, géologie, géomorphologie, ressources en eau, climat, micro-climat, exposition, etc.). Mais il possède également une dimension culturelle qui reflète directement la société humaine qui l’exploite. Cet aspect se retrouve en abondance dans l’utilisation littéraire et identitaire du "terroir".

Les terroirs viticoles

La précision de la définition d’un terroir dépend de l’acuité avec laquelle les hommes perçoivent et maîtrisent les facteurs qui affectent la ressource exploitée. Des cas extrêmes sont atteints sur les terres viticoles où la notion est parfois appliquée à l’échelle de la parcelle (la qualité du vin est affectée par des conditions micro-locales). L'INAO a déclaré l'année 2005 comme « Année des terroirs », et a soutenu l'organisation de conférences et de débats, en considérant que, nullement obsolète ou dépassé par les pratiques œnologiques, la notion de terroir alimente plus que jamais les débats autour de l'avenir du vin. De plus, l'INAO publie un livre "Le Goût de l'origine".

Terroir et territoire

Bien que de même origine étymologique, un territoire n’équivaut pas à un terroir. Le territoire regroupe généralement des terroirs différents qui permet de varier ses ressources. Ainsi, les communautés villageoise cherchent à exploiter à l’intérieur du même finage des champs, des bois, des pâturages...

Voir aussi

Région naturelle de France
Terroir viticole

Engrais

Les engrais sont des substances, le plus souvent des mélanges d'éléments minéraux, destinées à apporter aux plantes des compléments d'éléments nutritifs de façon à améliorer leur croissance et augmenter le rendement et la qualité des cultures. Généralement, les engrais sont incorporés au sol, mais ils peuvent aussi être apportés par l'eau d'irrigation. Cette dernière technique est employée aussi bien pour les cultures en sol (traditionnelles), que hors sol (sur substrat plus ou moins inerte, tel que terreaux, tourbes, laine de roche, perlite, vermiculite, etc). Une autre technique particulière, la culture hydroponique, permet de nourrir les plantes sans aucun substrat. Les racines se développent dans des « gouttières » où circule une solution nutritive -eau plus engrais-. La composition et la concentration de la solution nutritive doit être constamment réajustée. Dans certains cas, une partie de la fertilisation peut être réalisée par voie foliaire, en pulvérisation. En effet, les feuilles sont capables d'absorber des engrais, s'ils sont solubles et si la surface de la feuille reste humide assez longtemps. Cette absorbtion reste toutefois limitée en quantité. Ce sont donc plutôt les oligo-éléments qui peuvent être apportés ainsi, compte tenu des faibles quantités nécessaires aux plantes. Les engrais sont utilisés dans le cadre de la démarche plus générale de la fertilisation, en agriculture et lors des activités de jardinage en tant que produits fertilisants.
Les engrais furent utilisés dès l'Antiquité, où l'on ajoutait au sol, de façon empirique, les phosphates des os (calcinés ou non), l'azote des déjections animales et humaines, le potassium des cendres.

Rôle des engrais

Pour accomplir le processus de leur vie végétative, les plantes ont besoin d'eau, de près de vingt éléments nutritifs qu'elles trouvent sous forme minérale dans le sol, de dioxyde de carbone (CO2) apporté par l'air, et d'énergie solaire nécessaire à la synthèse chlorophyllienne. Ajoutés au sol, dans certains cas à l'eau, les engrais ont pour rôle de :
- compenser les défauts du sol, en complétant les éléments en quantité insuffisante qui constituent des facteurs limitants du rendement ainsi que l'a montré Justus von Liebig en 1840 (loi du minimum) ;
- apporter les éléments nécessaires aux plantes en fonction de leur croissance ;
- compenser les exportations d'éléments fertilisants exportés par les récoltes, pour maintenir le niveau de fertilité du sol. Les engrais augmentent fortement, voire spectaculairement les rendements, mais ils ne sont pas les seuls facteurs explicatifs du rendement. Interviennent aussi le potentiel génétique des plantes, les méthodes culturales, et les facteurs climatiques, plus difficiles à contrôler. leur emploi doit donc tenir ccompte de ces autres facteurs. En outre l'emploi des engrais doit s'accompagner de précautions pour :
- éviter les excès, car au-delà de certains seuils les apports supplémentaires non seulement n'ont plus aucun intérêt économique, mais en plus risquent d'être toxiques pour les plantes (en particulier les oligo-éléments), et de nuire à l'environnement ;
- maîtriser leurs effets sur l'acidité du sol ;
- tenir compte des interactions possibles entre les éléments chimiques ;
- tenir compte des limites imposées par les autres facteurs de production. Les engrais apportent :
- des éléments de base, azote (N), potassium (K), phosphore (P) ; on parle des engrais de type NPK si les trois sont associés ensemble. Sinon on parle également de N, NP, NK, PK;
- des éléments secondaires, calcium (Ca), soufre (S), magnésium (Mg),
- des oligo-éléments tels que le fer (Fe), le manganèse (Mn), le molybdène (Mo), le cuivre (Cu), le bore (B), le zinc (Zn), le chlore (Cl), le sodium (Na), le cobalt (Co), le vanadium (Va) et le silicium (Si). Ces éléments secondaires se trouvent habituellement en quantité suffisante dans le sol, et ils sont ajoutés uniquement en cas de carence. Les plantes ont besoin de quantités relativement importantes des éléments de base. L'azote, le phosphore et le potassium sont donc les éléments qu'il faut ajouter le plus souvent au sol, et ils constituent la base de la plupart des engrais vendus de nos jours. l'azote est le plus important d'entre eux, et le plus controversé à cause du phénomène de lessivage, lié la forte solubilité dans l'eau des nitrates. Par le procédé Haber-Bosch un pour cent de l'énergie consommée par les humains produit de l'ammoniac qui fournit la moitié de l'azote nécessaire à l'agriculture. La chaux calcique est une source de calcium et la chaux dolomitique fournit du calcium et du magnésium. Le soufre est généralement présent en quantité suffisante dans le sol.

Types d'engrais

Les engrais peuvent être de trois types: organiques, minéraux et organo-minéraux.

Engrais organiques

Les engrais organiques sont généralement d'origine animale ou végétale. Ils peuvent aussi être synthétisés (urée par exemple). Les premiers sont typiquement des déchets industriels tels que déchets d'abattoirs (sang desséché, corne torréfiée, déchets de poissons, boues d'épuration des eaux). Ils sont intéressants par leur apport d'azote à décomposition relativement lente, et par leur action sur la multiplication rapide de la vie micobienne du sol, mais n'enrichissent guère le sol en « humus » stable. Les seconds peuvent être des déchets végétaux (résidus verts), compostés ou pas. Mais ce peuvent être aussi des plantes cultivées spécialement comme(engrais vert) ou préparées dans ce but (purin d'ortie, algues). Ce sont aussi des sous-produits de l'élevage, tels que fumiers (composition de la plupart des fumiers : litière végétale et déjections - qui ne sont pas des matières animales mais des végétaux plus ou moins digérés), lisier, fientes, etc. Le principe de lengrais vert reprend la pratique ancestrale qui consiste à enfouir les mauvaises herbes. Elle s'appuie sur une culture intercalaire, qui est enfouie sur place. Quand il s'agit de légumineuses telles que la luzerne ou le trèfle, on obtient en plus un enrichissement du sol en azote assimilable car leur système racinaire associe des bactéries, du genre Rhizobium, capables de fixer l'azote atmosphérique. Pour rendre cette technique plus efficace, on ensemence préalablement les graines avec la bactérie associée. Voir aussi Fixation biologique de l'azote

Engrais minéraux

Les engrais minéraux sont des substances d'origine minérale, produits soit par l'industrie chimique, soit par l'exploitation de gisement naturels (phosphate, potasse). L'industrie chimique intervient surtout dans la production des engrais azotés, qui passe par la synthèse de l'ammoniac à partir de l'azote de l'air, moyennant un apport important d'énergie fournie par le gaz naturel (qui fournit également l'hydrogène). de l'ammoniac sont dérivés l'urée et le nitrate. Elle intervient également pour la fabrication des engrais complexes, qui sont constitués par des sels résultant de la réaction d'une base avec un acide. Les engrais composés peuvent être de simples mélanges, parfois réalisés par les distributeurs (coopératives ou négociants). On appelle ces mélanges du Bulk Blending. On distingue les engrais simples (ne contenant qu'un seul élément nutritif) et les engrais composés (qui peuvent en contenir deux ou trois). L'appellation des engrais minéraux est normalisée, par référence à leurs trois principaux composants : NPK. Les engrais simples peuvent être azotés, phosphatés ou potassiques. Les engrais binaires sont notés NP ou PK ou NK, les ternaires NPK. Ces lettre sont généralement suivies de chiffres, représentant les proportions respectives des éléments. Les engrais chimiques produits industriellement contiennent une quantité minimale garantie d'éléments nutritifs, et elle est indiquée sur le sac. :Par exemple, la formule 5-10-5 indique la proportion d'azote (N), de phosphore (P) et de potassium (K) présente dans l'engrais, soit 5 % de N, 10 % de P2O5 et 5 % de K2O.
- L'apport azoté est exprimé en azote N et est apporté soit sous forme de nitrate NO3, d'ammoniaque NH4 ou d'urée. Les contraintes de stockage de la forme nitrate, incitent les distributeurs d'engrais à se tourner vers des formes ammoniacales uréïques.
- Le phosphore est exprimé sous la forme P2O5 mais apporté sous forme de phosphates de calcium ou d'ammonium.
- Le potassium est exprimé sous la forme K2O mais apporté par du chlorure, du nitrate et du sulfate de potassium.

Engrais organo-minéraux

Les engrais organo-minéraux résultent du mélange d'engrais minéraux et d'engrais organiques.

Composition des engrais


-
Voir aussi Liste des engrais Quelques exemples d'engrais simples
- l'urée (46% d'azote), le sulfate d'ammoniaque (SA, 21% d'azote), l'ammonitrate (AN, 33.5% d'azote) et l'ammonitrate de chaux (CAN/NAC, jusqu'à 27% d'azote) ne contiennent que de l'azote (N);
- le superphosphate simple (SSP, 18% de phosphore) ou le superphosphate triple (TSP, 45% de phosphore) ne contiennent que du phosphore (P2O5)
- le chlorure de potassium (60% de potassium) ne contient que de la potasse (K2O). Le sulfate de potassium (SOP, 50% de K2O) contient également 18% de soufre. Parmi les autres engrais courants qui, outre les éléments nutritifs principaux, contiennent du soufre (S) on peut citer les engrais simples : sulfate d'ammoniaque ou SA qui a 24% de soufre et le SSP qui en a 12%. Quelques exemples d'engrais composés
- le phosphate diammonique contient à la fois N et P. Les formules les plus courantes sont le 18-46-0 et le 20-20-0.
- le nitrate de potassium contient à la fois N et K.

Application des engrais

Sur des sols acides, il faut procéder au chaulage pour augmenter le pH. Cette mesure augmente l'efficacité des engrais en favorisant l'assimilation par les plantes des éléments nutritifs présents dans le sol. L'azote est présent en quantités importantes dans l'atmosphère, mais la majorité des plantes ne peuvent pas l'utiliser sous cette forme. Des bactéries transforment l'azote atmosphérique en composés organiques par un processus appelé fixation de l'azote et transmettent ces composés aux plantes de la famille des légumineuses. Le trèfle, la luzerne et d'autres légumineuses sont cultivés en rotation avec d'autres cultures puis labourés pour enrichir le sol en azote.

Dose d'engrais

La dose d'engrais est la quantité d'engrais à apporter pour une certaine surface ou un certain nombre de plantes. Idéalement, la quantité apportée devrait
- être suffisante pour couvrir les besoins de la plante (de façon à garantir le rendement, la qualité, le taux de croissance, voire la beauté, souhaités),
- sans toutefois les excéder (de façon à limiter le coût de la fertilisation, ainsi que l'impact environnemental. Une dose trop élevée peut aussi endommager une culture). L'utilisateur de fertilisants se basera souvent sur la notion de dose recommandée La dose recommandée est la dose d'application suggérée par les instituts de recherche agricoles, publics ou privés, certaines associations ou ONG, ou par les entreprises de commercialisation. Elle va être donnée soit en terme de nombre de sacs à utiliser (avec indication des proportions NPK contenues dans un sac), soit directement en termes de quantité de chaque élément à apporter à l'hectare, ou en quantité à apporter par plante ou par trou de plantation. Les doses recommandées varient en fonction de la culture, de la variété utilisée, du type de sol, du climat etc… Quel est le moyen le plus simple de calculer la quantité des éléments nutritifs contenus dans un sac d'engrais? Le moyen le plus simple est de diviser les nombres imprimés sur le sac de 50 kg par 2 et ceux marqués sur le sac de 25 kg par 4. Ainsi dans un sac de 50 kg dont la formule est 15-5-20, nous aurons les quantités suivantes d'éléments nutritifs: 15/2 : 7.5 kg N (quantité d'azote) 5/2 : 2.5 kg P2O5 (quantité de phosphate) 20/2 : 10 kg K2O (quantité de potassium) Au total 20 kg d'élément pour un sac de 50 kg d'engrais. Quelques exemples: 1. La recommandation est : application de 60 kg N par hectare sous forme d'urée, qui contient 45% de N. Combien de sacs prévoir? 46 divisé par 2 est égal à 23 : la division par 2 correspond au poids du sac : 50 kg. Chaque sac contient donc 23 kg d'azote. 60 divisé par 23 est égal à 2.6. Ainsi, à peu près deux sacs et deux tiers d'un sac du produit sont nécessaire pour couvrir un hectare 2.6 sacs
- 50 kg : un total de 130 kg d'urée, doit être appliqué par hectare. 2. Quelle quantité d'urée utiliser pour un champ de 500 m² ? Si la superficie du champ est de 500 m² la quantité requise d'urée est un vingtième de celle pour un hectare soit 6½ kg (pour rappel, un hectare fait 100m
- 100m (soit 10 000 m²). 3.Quand la recommandation est d'utiliser un engrais 60-30-30, que se passe t-il si vous utilisez un engrais 15-15-15 ? Si vous utilisez uniquement cet engrais, vous appliquerez
- soit deux fois trop de phosphore et de potassium (perte économique et risque pour l'environnement)
- soit seulement la moitié d'azote nécessaire (d'où carence) Dans ce cas
- soit achetez un engrais 15-15-15 pour fertiliser votre culture
- soit n'appliquez que la moitié sous forme d'engrais 60-30-30, et achetez un autre engrais ne contenant que de l'azote simple.

Effets sur l'environnement et la santé

L'utilisation des engrais entraîne deux types de conséquences qui peuvent comporter des risques sanitaires (atteinte à la santé de l'homme) ou des risques environnementaux (dégâts sur les écosystèmes). Le risque sanitaire le plus connu est celui relatif à la consommation d'eau riche en nitrate (fertilisation en azote) par le nourrisson. Le risque environnemental le plus cité est celui de la pollution de l'eau potable ou de l'eutrophisation des eaux, lorsque les engrais, organiques ou minéraux, sont répandus en trop grande quantité par rapport aux besoins des plantes et à la capacité de rétention des sols (fonction notamment de sa texture), et que les éléments solubles sont entraînés vers la nappe phréatique par infiltration, ou vers les cours d'eau par ruissellement . Plus généralement, les conséquences de l'utilisation des engrais, qui peuvent comporter des risques et qui sont soumises à la critique, sont les suivantes :
- effets sur la qualité des sols, leur fertilité, leur structure, l'humus et l'acitivité biologique ;
- effets sur l'érosion ;
- effets liés au cycle de l'azote et à la toxicité des nitrates ;
- effets liés au cycle du phosphore ;
- effets liés aux autres éléments nutritifs (potassium, soufre, magnésium, calcium, oligo-éléments) ;
- effets liés à la présence de métaux lourds (cadmium, arsenic, fluor) ou d'éléments radioactifs ;
- effets sur les parasites des cultures ;
- eutrophisation des eaux douces et marines ;
- effets sur la qualité des produits ;
- pollution émise par l'industrie des engrais ;
- utilisation d'énergie non renouvelable ;
- épuisement des ressources minérales ;
- effets indirects sur l'environnement, du fait de la mécanisation de l'agriculture.

Consommation mondiale d'engrais

La consommation mondiale d'engrais s'est élevée à 141,4 millions de tonnes en 1999 (source FAO). Les principaux pays consommateurs sont les suivants (en millions de tonnes) :
- Chine : 36,7
- États-Unis : 19,9
- Inde : 18,4
- Brésil : 5,9
- France : 4,8
- Allemagne : 3,0
- Pakistan : 2,8
- Indonésie : 2,7
- Canada : 2,6
- Espagne : 2,3
- Australie : 2,3
- Turquie : 2,2
- Royaume-Uni : 2,0
- Viêt Nam : 1,9
- Mexique : 1,8

Voir aussi


- Agriculture durable
- Engrais à diffusion lente
- Produit phytosanitaire
- Régression et dégradation des sols
- Rotation culturale Catégorie:Engrais Catégorie:Métabolisme de l'azote


Dépollution

actions visant à dépolluer, c'est à dire d'éliminer les pollutions notamment chimiques d'un site.

Lutte biologique

catégorie:Protection des cultures En agriculture, la lutte biologique consiste à combattre les ennemis des cultures en utilisant leurs pathogènes, prédateurs ou parasites naturels. L'objectif principal est de réduire le recours aux pesticides chimiques. Les auxiliaires qu'on cherche à utiliser sont le plus souvent des insectes ou des acariens entomophages ou parasites. Un prédateur bien connu est par exemple la coccinelle qui se nourrit de pucerons. Ce sont aussi des bactéries, des virus, et des champignons qui provoquent certaines maladies chez les insectes nuisibles. Contre la pyrale, ravageur du maïs, on utilise couramment le trichogramme qui est un micro-hyménoptère (0,5 mm) dont les larves se développent dans les œufs de pyrale. Dans certains cas on a même utilisé des poissons. Ainsi, exemple pris hors de l'agriculture, pour lutter contre la prolifération des anophèles, moustiques vecteurs du paludisme, l'Institut Pasteur d'Algérie introduisit avec succès dans ce pays en 1926 un petit poisson du Texas, la gambouse (gambusia) qui se nourrit des larves de moustique dans les eaux stagnantes. Une forme particulière est la lutte « autocide » : on fait appel à des mâles stériles, qui lâchés en grand nombre concurrencent les mâles sauvages et limitent très fortement la descendance des femelles. Cette méthode est bien adaptée aux cultures sous serre. Une méthode proche est celle qui consiste à utiliser des phéromones (hormone sexuelle) pour attirer les mâles dans des pièges ou tout simplement les désorienter par confusion. L'utilisation de ces méthodes est encore limitée à cause des difficultés techniques qu'elle rencontre, pour identifier les auxiliaires utiles, qui soient spécifiques des objectifs de lutte, et ensuite assurer leur production en masse pour permettre une mise en œuvre à grande échelle. De plus en plus la lutte biologique entre dans un cadre plus large, la lutte intégrée qui associe tous les moyens de lutte disponibles, chimique, biologique, mécanique, thermiques... et qui vise non pas à éliminer totalement les ravageurs, mais à maintenir leur population en dessous d'un seuil supportable économiquement parlant.

Liens externes

[http://www.inra.fr/Internet/Hebergement/OPIE-Insectes/luttebio.htm#lb1 Insectes auxiliaires : la lutte biologique] (site de l'INRA)

Développement durable


-
catégorie:développement économiquecatégorie:Écologie catégorie:altermondialismecatégorie:Socioéconomie Le développement durable est un mode de développement économique cherchant à concilier le progrès économique et social et la préservation de l'environnement, considérant ce dernier comme un patrimoine à transmettre aux générations futures.

Historique

1968 : création du Club de Rome qui regroupe une poignée d'hommes, occupant des postes relativement importants dans leurs pays respectifs et qui souhaitent que la recherche s'empare du problème de l'évolution du monde pris dans sa globalité pour tenter de cerner les limites de la croissance. 1972 : le Club de Rome publie un rapport rédigé à sa demande par une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology. Ce rapport donne les résultats de simulations informatiques sur l'évolution de la population humaine en fonction de l'exploitation des ressources naturelles, avec des projections jusqu'en 2100. Il en ressort que la poursuite de la croissance économique entraînera au cours du une chute brutale des populations à cause de la pollution, de l'appauvrissement des sols cultivables et de la raréfaction des ressources énergétiques. 1972 : une conférence des Nations Unies sur l'environnement humain expose notamment l'écodéveloppement, les interactions entre écologie et économie, le développement du Sud et du Nord. 1987 : Une définition du Développement Durable est donnée dans le Rapport Brundtland. 1992 : le Sommet de Rio consacre le terme et le concept passe dans le grand public. Les catastrophes industrielles de ces trente dernières années (Tchernobyl, Seveso, Bhopal, Exxon Valdez, etc.) ont interpellé l'opinion publique et les associations telles que Greenpeace. 2002 : Sommet de Johannesburg: En septembre, plus de cent chefs d'Etats, plusieurs dizaines de miliers de représentants gouvernaux et d'ONG ratifient un traité prenant position sur la conservation des ressources naturelles et de la biodiversité.

Les enjeux

Partant du constat que la prospérité des pays développés (souvent appelés pays du Nord) est basée sur l'utilisation intensive des ressources naturelles, utilisation à l'origine de la pollution, voire de la destruction de nombreux écosystèmes, il est à craindre que le souhait d'évolution des pays sous-développés (souvent appelés pays du Sud) vers un état de prospérité similaire, édifié sur des principes équivalents, n'implique une dégradation encore plus importante de la biosphère.
Comme il n'est évidemment pas question d'empêcher la population des pays pauvres d'atteindre le niveau de confort des pays développés, l'idée du développement durable est de définir des schémas qui limiteraient l'impact du développement sur l'environnement, leur empreinte écologique.
Si le principe ainsi défini est assez clair, le développement durable semble plus difficile à mettre en place. Parmi les questions qu'il soulève, le développement durable :
- Constitue-t-il uniquement un moyen de mieux gérer les ressources non renouvelables ?
- Cherche-t-il uniquement à maintenir la valeur du