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Alchimie

Alchimie

ja:錬金術 L'alchimie est un art ésotérique qui plonge ses racines dans l'antiquité grecque (école d'Alexandrie) et babylonienne et qui était répandu au Moyen âge en occident. Les écrits alchimiques font usage d'un symbolisme particulier destiné à en cacher le sens au commun des mortels. Le mot « alchimie » viendrait du mot arabe Al Kimia. Ce dernier mot signifie « la quantité » ou « la dose ». On retrouve des pratiques alchimiques dans les diverses civilisations de l'ancien monde : occidentale, arabe, indienne, chinoise. L'alchimie est communément considérée à tort comme l'ancêtre de la chimie moderne, celle-ci provenant en fait de la spagyrie et particulièrement la partie concernant le travail sur les « particuliers », faisant usage de composés d'origine minérale, végétale ou animale. La voarchadumie (ou archimie) quant à elle, vise uniquement à l'obtention de la transmutation des métaux par l'utilisation de techniques spécifiques associées à l'utilisation de composés d'origine uniquement minérale.

Histoire de l'alchimie

archimie Les alchimistes étaient supposés chercher le secret de la fabrication de la pierre philosophale, ou grand œuvre, censée être capable de transmuter les métaux vils en or, ou en argent. Mais derrière des textes hermétiques constitués de symboles cachant leur sens au profane, les alchimistes s'intéressaient plutôt à la transmutation de l'Âme, c'est-à-dire, à l'éveil spirituel. L'alchimie a ainsi des aspects néo-platoniciens, séparant matériaux élevés et purs de leurs équivalents impurs et corrompus. Toutefois, la quête alchimique des premiers temps, celle de l'élixir, peut être simplement thérapeutique ; ce qui explique l'importance de la médecine arabe dans le développement de l'alchimie. On sait en effet que les médecins arabes vont développer une thérapeutique complexe, inventant des médications extrêmement sophistiquées (sans être nécessairement efficaces), et des procédés de transformation des produits naturels (comme la distillation, l'alambic étant une invention du monde arabe). La pierre philosophale, l'élixir, ces finalités des tentatives alchimiques sont aussi des panacées, des médicaments universels. En ce sens, même si l'alchimie n'est pas un ancêtre direct de la chimie, on observe chez Paracelse, une transition entre alchimie et chimie par ce que le médecin suisse appellait iatrochimie. L'alchimie était censée opérer sur une Materia prima, Matière première, de façon à obtenir la pierre philosophale capable de réaliser la « projection », c'est-à-dire la transformation des métaux vils en or. Les trois phases de la transformation sont distinguées par la couleur que prend la matière au fur et à mesure : œuvre au noir, au blanc, au rouge. Elles semblent correspondre à trois types de manipulation chimique : Noir (cuisson et décomposition de la matière), blanc (processus de sublimation ou de distillation), et rouge (stade final, le rouge est la couleur solaire, soleil mis pour or). C'est à la phase de putréfaction (œuvre au noir) qu'étaient censés se libérer les deux agents primordiaux de l'œuvre : le soufre (chaud, sec, masculin) et le mercure (froid, humide, féminin). Leur fusion, symbolisée aussi par le Roi et la Reine, représente les noces chimiques dont le résultat (Rebis) est la naissance d'un enfant androgyne, le Sel Philosophal (œuvre au blanc). De là, on passerait à l'œuvre au rouge, entendu comme moment d'extase et d'illumination.

La transmutation possible ?

mercure Bien que certains alchimistes renommés aient prétendu réussir l'opération de transmutation en or, on sait, aujourd'hui que l'opération est chimiquement impossible mais physiquement réalisable. L'or comme les autres métaux étant des éléments simples (voir le Tableau périodique des éléments), seule une réaction nucléaire, modifiant les noyaux des atomes eux-mêmes, permettrait la production d'or. Et le coût de cette transmutation est bien plus élevé que la valeur de l'or produit. Il n'en reste pas moins que l'alchimie a fasciné des philosophes et des savants de toutes époques, tels Roger Bacon (1220-1292), Paracelse (1493-1541) ou Isaac Newton (1643-1727). Parmi les alchimistes les plus renommés, il convient de citer Nicolas Flamel (1330-1417), dont on prétendit qu'il tira une immense fortune de ses expériences de transmutation. Cette fortune aurait servit à bâtir de nombreux hôpitaux et églises. Pourtant, l'origine de sa richesse reste mystérieuse, et après sa mort, de nombreuses personnes cherchèrent en vain sa Pierre philosophale.

Voir aussi


- Eyrénée Philalèthe, Jean Le Pelletier, Fulvio Gherli, Blaise de Vigenere, Louis Sformo, Fulcanelli, Burensteinas, Jacques Bergier
- Lullistes
- zététique | science | chimie | physique | épistémologie
- Phénix
- Graal
- Table d'émeraude
- Pierre philosophale
- Grand Œuvre
- Rose-Croix
- Hagane no renkinjutsushi (plus connu en Europe par son sous titre fullmetal alchemist), un manga où elle est le centre de l’histoire. Elle permet de transmuter la matiere en autre chose de masse équivalente.

Liens externes


- [http://www.e-monsite.com/tpealchimie L'alchimie dans le temps et l'utilisation qui pourrait en être faite de nos jours] Petit site traitant de l'alchimie, pouvant mener à des débats grâce à un forum.
- [http://www.livres-mystiques.com/partieTEXTES/ASavoret/lalchimi.html Qu'est-ce que l'alchimie ?] un texte éclairant écrit par André Savoret en 1947
- [http://www.alchymie.net/index2.html Alchymie.net] Quelques textes fondamentaux de l'Alchimie
- [http://www.systerofnight.net/religion/html/alchimie.html Etude rapide de l'alchimie] Une présentation de l'héritage des forgerons sur l'alchimie, des traditions alchimiques chinoises, indiennes et grecques, et du mouvement alchimique du moyen-âge occidental.
- [http://www.geocities.com/nyssen/lao6.htm Les origines de l'alchimie]
- [http://www.librairiedumerveilleux.fr L'Alchimie Aujourd'hui] Informations sur le Laboratoire Alchimique - Forum de chercheurs - Documents inédits
- [http://perso.wanadoo.fr/chrysopee/somalc.htm Bibliotheque alchimique]
- [http://hdelboy.club.fr/intro_alchimie.htm un site perso] Le site le plus complet en français
- [http://www.levity.com/alchemy/index.html pour les gravures] le plus grand nombre de gravures mais en anglais.
- [http://www.orifaber.com/ Orifaber - L'Alchimie de nos jours]

ART

Née le 5 janvier 1997 sous le nom d'autorité de régulation des télécommunications (ART), l'autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) est un organisme français chargé de réguler les télécommunications. Initialement composé de cinq membres, il est maintenant, depuis 2005, composé d'un collège de sept membres ; ses activités vont de la délivrance de permis pour réseaux indépendants à la sanction en cas d'infraction. Son président actuel est Paul Champsaur. En 2005, l'ART a changé de nom et est devenue l'ARCEP, l'autorité de régulation des communications électroniques et des postes : en plus de la régulation des télécoms, l'organisme devra réglementer le secteur des postes, appelé à s'ouvrir à la concurrence d'ici à 2009. L'ARCEP est composée de 7 services, chacun spécialisé dans le traitement d'un certain type de questions. En comptant les sept "collégiens" qui sont l'Autorité à proprement parler, l'ARCEP compte environs 150 personnes.

Lien externe


- [http://www.arcep.fr/ Site officiel] catégorie:autorité administrative indépendante en France catégorie:Télécommunications en Europe

Moyen Âge

Le Moyen Âge occidental est la période de l'Histoire située entre l'Antiquité et la Renaissance. Traditionnellement, on fait commencer le Moyen Âge en 476, à la déposition du dernier empereur romain d'Occident par un chef barbare et il s'achève en 1453, avec la prise de Constantinople et la chute de l'Empire romain d'Orient, ou en 1492, date de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb et de la fin de la Reconquista en Espagne. Le terme « Moyen Âge » a été inventé par Flavio Biondo de Forlì. En français, l'adjectif correspondant à Moyen Âge est médiéval. Moyenâgeux, quant à lui, est péjoratif. L'histoire du Moyen Âge, en tant que discipline, se nomme aussi « Histoire médiévale ». Un historien qui étudie le Moyen Âge est appelé « médiéviste ». péjoratif

Précisions lexicales

Les limites exactes du Moyen Âge font l'objet de débats entre historiens. Les différentes périodes de l’Histoire ont eu des significations précises et pleines de sens à un moment donné, mais qui, au fil du temps, sont devenues des conventions. Le terme « Moyen Âge » provient d’une expression latine « medium aeuum » qui désigne une période intermédiaire entre deux événements. Exemples : entre-deux-guerres, interrègne. Cette expression classique est reprise au par les humanistes et notamment par Pétrarque (« prince des humanistes ») en 1373. Elle possède à ce moment deux significations :
- Acception philosophique désignant une opposition entre le latin classique et le médio latin, le latin du Moyen Âge. Ce dernier doit être rejeté pour revenir au latin de l’Antiquité, qui, lui, est plus pur.
- Sens culturel et artistique désignant une opposition entre l’art antique et celui du Moyen Âge, art appelé au « art gothique ». Pour les humanistes, le Moyen Âge est une période barbare entre deux autres périodes d’Antiquité. Ils préconisent la pureté antique. La diffusion de ce terme est assez lente et se fait dans un premier temps chez les intellectuels, car il est en latin. Par après, il perdra progressivement de sa connotation négative. Au (vers 1640), le terme sera employé en français et il sera dès lors grandement diffusé. En 1687, Christophe Keller est le premier à périodiser l’histoire dans son petit manuel d’histoire, Histoire du Moyen Âge depuis le temps de Constantin le Grand jusqu’à la prise de Constantinople par les Turcs donc, du au . Pour lui, le terme n’a aucune connotation négative. Au , il se répand dans toute l’Europe cultivée. En 1798, il entre dans le dictionnaire de l'Académie française sous la définition « temps qui s’est écoulé depuis Constantin jusqu’à la renaissance des Lettres au ». Au , il se répand partout même dans la langue commune pour plusieurs raisons :
- l'installation de l’enseignement primaire obligatoire ;
- le développement du romantisme ;
- le développement de la philosophie et de l’Histoire dans les universités, principalement en Allemagne : Monumenta Germaniae Historia. Le est couramment appelé « siècle de l’Histoire ». Notre notion de critique historique est le fruit d’une démarche allemande. Au , l’engouement pour le Moyen Âge diminue. Ce terme a été exporté des frontières de l’Europe et désigne actuellement une période dans la vie d’une société, à savoir un certain degré de société caractérisé par une société agraire dominée par une caste de guerriers. Par exemple, au Japon, la culture de riz dirigée par les samouraïs, eux-mêmes dirigés par les shoguns jusqu’au milieu du où commence l’ère Meiji.

Quelles limites pour le Moyen Âge ?

Limites extrêmes

ère Meiji] Afin de découper l'histoire en périodes cohérentes, les historiens ont tenté de s'appuyer sur des événements majeurs illustrant ou provoquant une modification profonde de la politique et de la société. Mais il est rare qu'il y ait un consensus sur telle ou telle date pour définir une limite de période. C'est le cas en ce qui concerne les limites du Moyen Âge, particulièrement son commencement. Les plus communément admises vont de la chute de l'Empire romain d'Occident en 476, jusqu'à 1492, date de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb et de la chute de Grenade (fin de la Reconquista). Mais d'autres dates repères sont possibles, pour le début du Moyen Âge :
- le déménagement de la capitale de l'Empire romain de Rome à Constantinople (330) marque le début de sa division ;
- la conversion de l'empereur Constantin I au christianisme — survenue à sa mort, en 337 – annonce le triomphe de cette religion aux dépends du paganisme antique ;
- la bataille d'Andrinople (378) sanctionne l'avènement de la cavalerie lourde et le déclin des troupes d'infanterie, marquant ainsi le commencement d'un millénaire de supériorité de la cavalerie sur l'infanterie ;
- la reconnaissance par Théodose du christianisme comme religion d'État (396), qui correspond également à la date de la séparation entre l'Empire romain d'Occident et l'Empire romain d'Orient, qui survit au Moyen Âge ;
- le sac de Rome par les Wisigoths d'Alaric Ier (410) marque la supériorité des envahisseurs barbares. envahisseurs barbares] Ces différentes options indiquent combien une césure événementielle claire est difficile à trouver pour marquer le début du Moyen Âge : par certains traits, l'Empire romain avait déjà fortement changé avant la fin de l'Antiquité. Par exemple, les empereurs du abandonnent la toge et les tuniques classiques, adoptant les braies des légionnaires, majoritairement d'origine celte ou germanique. C'est également au que l'amphore est abandonnée pour le tonneau, bien plus économique. Enfin, c'est à cette époque que nombre de peuples barbares deviennent fédérés, établissant des relations durables avec le monde romain. L'Empire romain avait donc déjà perdu certains caractères antiques. L'unité politique, monétaire, linguistique et culturelle du monde romain sur le grand territoire que représente la Méditerranée a subi trois disloquations: # sur l'axe Est-Ouest, puisque la division d'abord uniquement administrative de l'Orient et de l'Occident est devenue très politique; # sur l'axe Nord-Sud, puisque les Vandales, puis les Arabes conquièrent l'Afrique du Nord; # interne, puisque l'Europe se scinde en plusieurs entités nationales. Aussi, certains historiens – en premier lieu l'historien allemand A. Riegl au début du – ont repoussé la limite d'une période dénommée « Antiquité tardive » (Spätantike), en mettant justement l'accent sur la permanence de traits caractéristiques de la fin de l'Antiquité jusqu'au règne de Charlemagne. Une telle conception s'est d'abord imposée chez les historiens des « franges » du monde romain, où sa pertinence était plus évidente. À l'inverse, en France, il fallut attendre 1977 avec Henri-Irénée Marrou (dans Décadence romaine ou Antiquité tardive ?) pour qu'on s'interroge sur l'utilité d'une telle période, notamment pour mettre fin à l'appellation péjorative de « Bas Empire ». Et aujourd'hui encore, histoire ancienne et médiévale se partagent la connaissance des temps qui vont du au . Pour la fin du Moyen Âge, d'autres dates que 1492 ont été proposées, mais fondamentalement elles ne remettent pas en cause la limite supérieure de la période :
- la chute de Constantinople (1453), qui est la fin de l'Empire byzantin et l'entrée de l'empire ottoman (turc) sur l'échiquier européen (utilisée en histoire de l'art surtout) ;
- l'invention de l'imprimerie à caractères métalliques mobiles par Gutenberg (1456), dont aurait découlé une révolution culturelle selon Marshall McLuhan dans La Galaxie de Gutenberg (privilégiée par l'historiographie allemande)
- la promulgation par Martin Luther de ses 95 thèses (1517), qui marque les débuts de la Réforme qui fera voler en éclats la relative unité religieuse de l'Occident médiéval. La fin du Moyen Âge est également marquée par l'instauration d'États ultra-centralisés gouvernés par les grandes monarchies: ;France: François I (1515-1547) ;Espagne: Charles Quint (1515-1555) ;Angleterre: Henri VIII (1509-1547) ;Empire ottoman: Soliman le Magnifique (1520-1566)

Découpages internes

Soliman le Magnifique] Le Moyen Âge est traditionnellement subdivisé entre Haut Moyen Âge et Bas Moyen Âge. Cependant, les historiens proposent d'autres découpages :
- Régine Pernoud (1) : Le Haut Moyen Âge (de la chute de l'Empire romain à Charlemagne), l'époque carolingienne, l'âge féodal (milieu du à la fin du ) et le Moyen Âge pour les et s.
- Jacques Le Goff (2) : L'Antiquité tardive (jusqu'au ), le Moyen Âge central (An Mil-1348, la Grande Peste) et le Moyen Âge tardif (guerre de Cent Ans-Réforme).
- Ivan Gobry (3) distingue le Moyen Âge ancien (du au ), pendant lequel les peuples se déplacent ainsi que les frontières. C'est aussi la période d'expansion des Francs, avec l'apogée de l'empire de Charlemagne (800-814). Puis arrive le Moyen Âge récent ( au ) au cours duquel ont lieu la Reconquista en Espagne, la constitution puis l'effondrement de l'État Plantagenêt et l'affirmation de la dynastie capétienne.
- Robert Fossier (4) : Les Mondes Nouveaux (350-950), l'Eveil de L'Europe (950-1250) où les influences du monde byzantin et musulman demeure prépondérant dans l'occident chrétien qui se cherche et qui construit la féodalité , puis Le Temps des Crises (1250-1520) de la perte des possessions en Terre Sainte aux Guerres de Religions en passant par la conquête du Nouveau Monde. Il en ressort que l'appréciation de ces limites est fortement liée aux références géographiques ou thématiques de l'historien. Cependant, la distinction d'une période centrale qui s'étendrait des environs de 1000 jusqu'à la grande épidémie de peste en 1348 paraît pertinente en raison de la permanence de traits de civilisation majeurs et de l'avènement d'une société fortement structurée, prospère et en expansion dans l'Occident d'alors. L'expression « civilisation médiévale » (s'agissant de l'Occident et sans autre précision) correspond à cette période. Voir aussi : Antiquité tardive

Principales caractéristiques de l'Occident médiéval

Antiquité tardive

La royauté médiévale

À l'époque de la disparition du dernier empereur d'Occident (), les rois barbares ont implanté une nouvelle forme de pouvoir, jetant les bases de la royauté médiévale. Le roi du Moyen Âge prend sous sa protection son peuple : pendant le haut Moyen Âge et encore au Moyen Âge classique, les sources écrites évoquent le roi des Francs (rex francorum), par exemple. Quelques-uns de ces rois sont sacrés (le roi des Wisigoths, le roi des Francs à partir de 752). Et surtout, le roi du Moyen Âge gouverne en étroite collaboration avec le clergé chrétien. Le pape renforce sa puissance et devient un véritable monarque.

La vassalité

pape]] La vassalité existait déjà pendant le Haut Moyen Âge. Le système évolue en relations féodo-vassaliques au cours du . La cérémonie suit des règles très précises. Le vassal avance devant son futur seigneur la tête nue en signe de respect. Il s'agenouille, devant lui, pour lui exprimer son humilité, les mains jointes. Le seigneur les prend entre les siennes et le relève. Le jeune vassal reçoit un legs (le plus souvent une terre ou un droit de prélever des taxes sur un pont par exemple). Il jure, sur les saintes écritures ou sur une relique, sa fidélité au seigneur.

Les progrès techniques


- Le moulin hydraulique se répand dans l'Occident médiéval dès l'époque carolingienne.
- L'introduction de la jachère, puis l'assolement triennal permettent d'accroître la productivité de l'agriculture.
- Les rendements s'améliorent à partir de 1000 grâce à la diffusion d'outils en fer et à l'essor de la charrue.
- La technique d'attelage : le collier d'épaules remplace le « collier de cou » et permet de tirer des charges plus lourdes.

La ville

charrue
- La vocation militaire de la ville décline au profit du château-fort mais elle-même s'enferme derrière des murailles.
- La civilisation urbaine (mise à mal durant l'Antiquité tardive) connaît un nouvel essor au Moyen Âge central. La ville redevient le lieu du pouvoir et les capitales se développent (Paris sous Philippe Auguste).
- Les villes deviennent des centres de production et connaissent l'émergence d'une nouvelle couche sociale : la bourgeoisie ; auparavant, les villae (grands domaines ruraux) jouaient ce rôle (de l'Antiquité jusqu'à la fin de la période carolingienne).

L'éducation et la culture


- Au temps de Charlemagne (mort en 814), la renaissance carolingienne entend restaurer le latin classique. L'abbaye de Saint-Martin de Tours constitue l'un des foyers de cette renaissance, et grâce à l'action d'Alcuin. La caroline est mise au point pour faciliter l'écriture. L'empereur s'attache à réformer les écoles. On y apprend les arts libéraux.
- Les monastères sont pendant longtemps les dépositaires de la culture écrite au Moyen Âge. La règle bénédictine impose en effet aux moines le travail intellectuel : les copistes travaillent à la production des livres dans les scriptoria. Les écoles monastiques sont cependant concurrencées par les écoles épiscopales au , puis par les universités au . Voir l'article détaillé : Éducation au Moyen Âge.
- Dès le , la scolarisation des enfants se développe dans les villes, y compris celle des filles (auparavant l'enseignement était réservé aux clercs). Éducation au Moyen Âge

La guerre

Éducation au Moyen Âge
- Le Moyen Âge central est l'âge de la chevalerie, marqué par la supériorité de la cavalerie sur l'infanterie. Le service armé, appelé ost, fait partie des obligations du vassal envers son seigneur.
- À la fin du Moyen Âge, les armes de tir (arc long anglais, puis armes à feu) annoncent la fin de la chevalerie.
- Les premiers châteaux forts en pierre apparaissent à la fin du . Un grand nombre de villes médiévales sont entourées de remparts (Paris, Rouen, Carcassonne).

L'art


- L'art médiéval est essentiellement un art religieux : aux églises romanes succèdent les grands chantiers des cathédrales gothiques.
- L'art des manuscrits s'est aussi développé durant le Moyen Âge avec des enluminures et des miniatures en marge des textes sacrés ou liturgiques.
- Voir aussi : mobilier médiéval

La religion chrétienne

Le christianisme est au cœur de l'histoire médiévale : il modèle l'idéologie de la période, principalement en raison de son universalisme et à cause de la montée en puissance de l'Église catholique organisée autour de la papauté de Rome. Les frontières de l'occident médiéval qui échappe à toute unité politique, se confondent aussi avec celles de la chrétienté. Devenu religion d'État dans l'Empire romain pendant l'Antiquité tardive (à partir de l'édit de Milan, en 313), le christianisme, en effet, se diffuse au haut Moyen Âge à partir de plusieurs foyers : l'Irlande, les royaumes francs, les royaumes anglo-saxons et Rome. La dilatation de la chrétienté s'accompagne de la mise en place de la hiérarchie ecclésiastique — lÉglise en venant à désigner cette dernière — et la papauté, qui se hisse à la tête de celle-ci, devient un des principaux pouvoirs en occident : l'évêque de Rome, dont l'autorité spirituelle s'appuie sur la primauté du siège de l'apôtre Pierre, devient le souverain pontife. Cette évolution est lente (V – ) et se heurte à de nombreux obstacles :
- en premier lieu, à des résistances internes : les dogmes de l'Église catholique, formulés lors des conciles, se définissent progressivement et doivent triompher des hérésies (l'arianisme des Wisigoths demeure la foi des rois de la péninsule ibérique jusqu'au ; celui des Lombards menace un temps — jusqu'au milieu du — Rome de disparition). Bientôt, le christianisme romain doit s'imposer face à Byzance, notamment pendant la crise iconoclaste ( 726843). Au , la rupture avec le christianisme oriental est consommée, mettant fin au problème. Presque aussi importante est la question de l'adoption d'une liturgie unique : les Églises nationales possèdent leurs propres traditions qui ne se fondent que progressivement : la liturgie irlandaise, qui fixe la fête de Pâques à une date différente, l'emporte dans les îles britanniques jusqu'au synode de Whitby (664). En développant la mission chrétienne (à partir de 610) et en tissant des relations privilégiées avec les souverains « barbares » (notamment, en s'appuyant sur les rois anglo-saxons et sur l'expansion des Francs en Germanie), Rome parvient partout à unifier les traditions de l'Église et dans le même temps, à affirmer son rôle à la tête de celle-ci, sauf chez les Slaves qui demeurent dans la sphère d'influence byzantine.
- Des résistances externes s'opposent à l'influence de la papauté, parce que les pouvoirs laïcs entendent s'immiscer dans les affaires de l'Église et diriger celle-ci dans leur aire d'influence : les rois lombards, tout d'abord, veulent soumettre l'Église romaine. Aussi, le pape fait appel aux Carolingiens (milieu du ), mais ces derniers, comme leurs prédécesseurs, ne se privent pas pour distribuer les terres de l'Église à des laïcs. Lorsque l'Empire chrétien renaît en occident (800), le rapport entre les pouvoirs de l'Empereur et du pape ne sont pas définis autrement qu'en termes de rapport d'influences. Il tourne dans un premier temps au détriment de la papauté, alors que l'Église, mais aussi le pouvoir impérial traverse à tous points de vue une crise grave, au , et il faut attendre la réforme grégorienne (seconde moitié du – premier tiers du ) pour que le pape n'affronte l'Empereur germanique, lors de la querelle des Investitures. Cette dernière, qui s'achève sur un compromis, est déterminante pour assurer l'indépendance du siège apostolique. Au , enfin, la papauté triomphe, grâce à son arme principale : l'excommunication, à son rôle dans l'essor de la chrétienté, à travers la croisade, mais aussi grâce à son pouvoir temporel et grâce à ses richesses. Le pape Innocent III applique lors de son « règne » ((11981216)) les principes de la théocratie pontificale, qu'avaient formulés pour la première fois les
Dictatus Papae (1075). L'essor de l'Église ne peut être dissocié de l'effort de christianisation de la société et des consciences : cette dernière demeure un combat constant durant tout le Moyen Âge. Selon les conceptions chrétiennes, conformément au modèle des apôtres dans les évangiles, l'Église conçue comme l'assemblée des fidèles unis dans la foi doit se répandre « jusqu'aux confins de la terre ». Pour cela, elle peut s'appuyer sur le soutien de ses membres influents — comme en Germanie, où elle accompagne le conquérant franc — mais surtout, elle doit reposer sur un acte d'adhésion volontaire et, en cela, elle ne peut compter que sur les effets de la prédication : cet état de fait est à l'origine du double visage de l'expansion chrétienne au Moyen Âge : à la fois pacifique et d'ordre spirituel, mais aussi marquée par la guerre et par la violence. Au haut Moyen Âge, les missions chrétiennes de prédicateurs isolés, appuyés par Rome lorsqu'elle le peut, repoussent avec succès les limites politiques de la chrétienté en amenant à la conversion des rois barbares et en s'appuyant sur l'influence des rois chrétiens — comme les rois francs, dont l'adhésion au christianisme remonte à Clovis (496) — mais leur préoccupation dernière, qui est de faire entendre le message du Christ aux peuples des derniers, demeure un objectif des plus difficiles à quantifier. Elles sont le plus souvent l'œuvre de moines, comme saint Colomban en Gaule, saint Augustin de Canterbury dans le Kent ou saint Boniface en Frise. À cette fin, l'Église se heurte également à des résistances à l'intérieur même de la chrétienté, où le clergé épiscopal est à la tête de l'encadrement des fidèles, surtout dans les campagnes : symptomatique, le mot « païen » — paganus, celui qui habite la campagne — désigne celui qui pratique l'ancienne religion polythéiste avant de désigner tout ce qui n'est pas chrétien. Le respect de la morale chrétienne, en particulier, fait l'objet d'injonctions des conciles, des synodes mérovingiens, puis carolingiens. Ces derniers ne cessent de rappeler les interdits, notamment l'esclavage, de condamner les coutumes païennes et de tenter de limiter la violence privée. Pendant la période féodale, les synodes s'attachent à lutter contre les violences seigneuriales (Paix de Dieu, trêve de Dieu), la simonie, le nicolaïsme, et enfin contre les hérésies. Ces dernières se développent sporadiquement (autour de l'an Mil) et, très rarement, s'installent durablement comme en Languedoc, avec le Catharisme ou en Bohême, avec Jean Hus (13691415), etc. À partir du , la papauté peut s'appuyer pour cette tâche sur les ordres mendiants, franciscains et surtout, dominicains. Mais la tentation du recours à la force est grande et la violence caractérise souvent, en dernier recours, le combat pour l'unité de l'Église, qu'implique sa première définition : elle marque la « christianisation » forcée de la Saxe par Charlemagne (seconde moitié du ), donne lieu à la croisade des Albigeois, à la naissance du tribunal de l'Inquisition sous le pape Grégoire IX (12271241), aux guerres hussites, etc. Enfin, un aspect majeur de la religion au Moyen Âge est son rôle dans les arts et la culture : dès l'Antiquité tardive, en effet, la culture latine classique se réfugie dans les monastères, où l'on continue à enseigner le trivium et le quadrivium. Face à l'illétrisme du peuple et des aristocrates barbares, ces derniers et, plus largement, l'Église, demeurent le cadre par excellence où survit l'Écrit : les lettrés, théologiens, hagiographes et chroniqueurs qui témoignent de leur temps, sont des moines ou des évêques. Certaines idées héritées de la Rome antique, comme celle de l'État, qui disparaît au , y sont conservées et pénétrées par le christianisme. À travers la renaissance carolingienne, portée par Alcuin, la réforme clunisienne, la réforme grégorienne, puis avec la création des ordres mendiants et l'essor des Universités, au , les renouveaux culturels et spirituels émanent des gens de religion. L'art roman qui se diffuse avec Cluny et l'art gothique, qui naît à Saint-Denis avant de gagner l'Europe entière sont des arts religieux. Il faut en fait attendre la fin du Moyen Âge ( – ) pour qu'une culture profane se développe à nouveau en France, dans l'entourage royal des légistes et en raison des démêlés du roi avec la papauté. Enfin, en toute logique dans ce contexte, les textes à partir desquels se forme l'idéologie — en particulier de la société et du pouvoir — au Moyen Âge sont les sources chrétiennes : l'Ancien testament donne son cadre à la royauté médiévale (Charlemagne est comparé au roi David), les œuvres des Pères de l'Église (notamment, saint Jérôme et, surtout, saint Augustin avec La cité de Dieu) encadrent les rapports sociaux et enfin, le Nouveau testament, dont les Évangiles fournissent à la fois l'exemple de vie apostolique qui anime les ordres mendiants et le terreau de l'humanisme à travers l'Incarnation, se trouve à l'origine du renouveau idéologique qui marque la fin de la période. Aussi, dans une large mesure, la religion chrétienne inspire et modèle la société médiévale en lui fournissant à la fois sa hiérarchie (au sommet de laquelle se trouve le roi, intermédiaire avec le Christ qui règne sur la hiérarchie céleste) et la première de ses institutions : l'Église, qui supplée à la disparition de l'État.

La société

La société du haut Moyen Âge est essentiellement rurale et caractérisée à tous les niveaux par l'existence de liens de dépendances personnelles. Ces derniers, qui se sont substitués à l'ordre public, prolongent pour une part le clientélisme antique et relèvent d'autre part d'une conception chrétienne nouvelle de l'ordre social. Notamment, l'esclavage est interdit par l'Église : le servage occupe la place qu'il laisse vacante et le même mot qui désignait l'esclave antique (
servus) désigne à travers le serf médiéval des conditions sociales très différentes. Notamment, le serf n'est pas juridiquement un bien meuble, propriété de son maître, mais un homme dépendant d'un seigneur. Aux niveaux supérieurs de la hiérarchie sociale, les relations entre les hommes libres sont caractérisées par les liens de vassalité : le vassal doit aide et conseil (auxilium et consilium) à son suzerain, c'est-à-dire à l'homme auquel il a prêté serment de fidélité. De tels liens impliquent un certain nombre de devoirs, au nombre desquels le plus important est, à l'origine (sur le modèle carolingien du ), le service militaire dû au suzerain (l'ost) : les chevaliers (milites) sont des nobles. En parallèle, le vassal reçoit quant à lui un fief (beneficium) de son suzerain : il s'agit le plus souvent du droit de jouir d'une terre, mais parfois, plus souvent à la fin du Moyen Âge, d'une bourse ou d'une rente. Le fief, dont les lointaines origines se trouvent dans les charges ou honneurs conférés par le souverain carolingien à ses compagnons d'armes, tend à devenir héréditaire au . Ces liens de dépendances ont pour conséquence principale une forte hiérarchisation sociale. Différents critères divisent également la société médiévale :
- d'ordre moral ; selon les conceptions du clergé, la société idéale est composée de trois ordres qui se distinguent par le mode de vie : les moines, les clercs et le reste des laïcs. Au sein de ces derniers, l'Église distingue encore ceux qui sont mariés de ceux qui sont vierges.
- D'ordre fonctionnel ; à la précédente division se superpose du jusqu'au une autre division tripartite : elle rassemble le clergé et les moines : « ceux qui prient » (
oratores), la noblesse (nobiles) : ceux qui combattent (bellatores, pugnatores) et le peuple : « ceux qui travaillent » (laboratores). :Avec l'essor urbain, à partir du , une nouvelle classe, la bourgeoisie, se développe au sein du peuple : elle tire son nom des « bourgs » nouvellement créés, où vivent ses membres, et rassemble essentiellement les riches artisans (notamment les bouchers) et des rentiers.
- D'ordre juridique ; les seigneurs (
domini) se caractérisent par le fait qu'ils détiennent le « pouvoir de juger et de contraindre » (le pouvoir banal, ou ban) les hommes de leur seigneurie (le terme désigne à la fois le pouvoir lui-même et le lieu ou les personnes auxquels il s'applique). S'y attachent un certain nombre de privilèges : le droit de lever l'impôt directement (la taille), d'exiger des corvées, le droit de moudre le grain et de cuire le pain, le droit de péage, etc. Les seigneurs ne doivent pas être confondus avec la noblesse : les abbayes et l'Église constituent également de grandes seigneuries (voir seigneurie ecclésiastique). :Au sein du peuple, dans les campagnes, les hommes libres qui exploitent un alleu ou une tenure (terre attribuée contre un loyer) coexistent avec les serfs (servi) : la dépendance juridique, sociale et économique de ces derniers par rapport à leur seigneur possède un caractère héréditaire (servage personnel), ou bien ce caractère est lié à la terre qu'ils exploitent (servage réel). :Toutefois, les contraintes exactes qui pèsent sur les hommes de la seigneurie varient selon la région et selon l'époque considérées. :Au départ expression d'un lien personnel très fort entre Loire et Rhin, le servage y devient progressivement le signe d'une condition sociale inférieure. :À partir du , des chartes de franchises octroyées aux villageois permettent la constitution de ces derniers en « commune » et l'accession de serfs au statut d'hommes libres. Ce phénomène s'explique d'abord par de nouveaux défrichements (fondation d'essarts, de bastides, etc.), pour lesquels les seigneurs ont besoin de bras, quitte à renoncer à une partie de leur ban. Il touche en premier lieu les grands centres de peuplement, puis les villages voisins.
- D'ordre économique ; avec l'affaiblissement des derniers Carolingiens, les princes se sont accaparés la majorité des terres. Aussi, à la fin du , le roi est moins riche que les grands féodaux qui entretiennent de nombreux vassaux et frappent leur monnaie. À la fin de la période féodale, l'essor urbain et les progrés techniques bouleversent l'ordre social : au début du , le sort économique de la bourgeoisie est plus enviable que celui que connaissent les hommes libres des campagnes reculées. Notamment, comme pour l'ensemble de la population urbaine, la dépendance de cette nouvelle classe à l'égard des seigneurs est bien moins importante que dans les campagnes ; toutefois, le développement du commerce avec les grandes foires médiévales permet à une riche paysannerie d'émerger dans les campagnes.

Voir aussi

Articles connexes


- [http://fr.wikisource.org/wiki/Textes_m%C3%A9di%C3%A9vaux Textes médiévaux dans Wikisource]
- Liste des articles sur le Moyen Âge
- Le musée national du Moyen Âge (Paris - Thermes et hôtel de Cluny) ~ Troubadour

Articles traitant de sujets médiévaux

Troubadour
- adoubement
- Architecture militaire
- Architecture religieuse
- Armement médiéval
- Architecture gothique
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- Cuisine médiévale
- les grands défrichements
- Éducation au Moyen Âge
- Foires
- Guerre au Moyen Âge, Guerre de Cent Ans
- Littérature du Moyen Âge
- Musique du Moyen Âge
- Peste noire
- Flagellants
- Seigneur, Seigneurie
- Vassalité

Histoire médiévale par aire géographique

Vassalité]]
- Le Moyen Âge en Allemagne :
  - Francs
  - Saint Empire romain germanique
    - La ville de Metz au Moyen Âge
- Le Moyen Âge en Espagne :
  - La Reconquista (711-1492)
- Le Moyen Âge en France :
  - Le Haut Moyen Âge : Clovis, les Mérovingiens, les Carolingiens, Charlemagne, les Capétiens, etc.
  - Le Bas Moyen Âge : les Valois
- Le Moyen Âge en Suisse
  - La Suisse au Haut Moyen Âge (476-887)
  - La Confédération des VIII cantons
  - Confédération des VIII cantons (1353-1481)
- Le Moyen Âge en Méditerranée
  - Le monde méditerranéen au
  - Empire byzantin
  - Trecento du italien

Musées et collections du Moyen Âge


- The Cloisters, à New York
- Musée national du Moyen Âge (hôtel de Cluny), à Paris
-
ja:中世 simple:Middle Ages


Symbolisme

Catégorie:Symbolique Le terme symbolisme est utilisé avec trois acceptions : # La signification, la portée symbolique d'une chose [ex: le symbolisme d'un geste, d'une crémonie, le symbolisme du corps humain] # Un ensemble de symboles : le symbolisme franc-maçonnique, le symbolisme biblique. D'où la confusion entre le « Symbolisme » (ensemble de symboles) et la « Symbolique » (science de cet ensemble). # Le mouvement artistique : le Symbolisme (art)

Voir aussi


- Symbolisme anarchiste

Spagyrie

Catégorie:Anthroposophie Catégorie: Médecine parallèle Catégorie:Remède naturel La spagyrie fait partie des remèdes naturels au même titre que l'homéopathie ou la phytothérapie, mais sa préparation ne suit pas les mêmes schémas. La spagyrie actuelle découle des travaux de Paracelse et Zimpel. Le principe de base est "séparer et réunir", car tous les composés de la plante, obtenus selon diverses méthodes selon la partie de la plante en question, sont réunis dans l'essence spagyrique. Le remède spagyrique est en général spécialement composé pour une personne et contient un mélange de 7 essences, destiné à soigner le corps physique, psychique et spirituel. C'est le traitement de choix utilisé par les médecins anthroposophes (un des fondateurs de l'anthroposophie est Rudolf Steiner) qui soignent l'individu dans une perspective holistique, en prenant en compte non seulement la globalité de la personne à traiter, mais aussi le fait que la maladie n'est jamais due au hasard car elle représente un mal-être.

Liens externes


- [http://www.drogocrans.ch/spagy.htm Explications de base sur la spagyrie]
- [http://www.natureforme.ch/spagyrie.htm Explications plus complètes]
- [http://www.cnl-naturopathie.ch/therapie%20n-man/p18.htm Explications naturopathiques]

Pierre philosophale

La Pierre Philosophale (ou Pierre des Sages), centre d’intérêt de l’alchimie, serait une substance capable de réaliser la transmutation des métaux « vils » - il faut comprendre non-précieux - en or. On pourrait aussi en sortir la Panacée ou Élixir de Longue Vie, qui guérit tous les maux et rend immortel celui qui le boit. Pour les alchimistes du Moyen Âge, la Pierre serait le cinquième élément, nommé alkahest (les quatre éléments connus étant la terre, l'eau, l’air et le feu). Sa réalisation est le « Grand œuvre ».

La Recherche de la Pierre

Au fond des creusets et des athanors, les alchimistes mélangeaient les ingrédients qui devaient permettre l’obtention de la Pierre. Celle-ci devait permettre de tranformer en or pur un métal en fusion en y étant jetée dedans. Certains, tels Nicolas Flamel, l'un des plus grands alchimistes, prétendirent avoir réussi à fabriquer la Pierre. On peut citer Jean Baptiste Van Helmont, qui prétendit avoir obtenu quelques résultats lors de ses expériences et qui décrit la pierre comme tel : "J’ai vu et j’ai touché plus d’une fois la pierre philosophale ; la couleur en était comme du safran en poudre, mais pesante et luisante comme du verre pulvérisé. Ce produit, dont un quart de grain¹ fournit huit onces² d'or manifestait une énergie considérable : environ 18 470 fois l'unité". ¹ 13 mg environ ² 245 g environ Cette description correspond bien à l’idée que l'on peut se faire de la pierre philosophale à travers les traces laissées par les alchimistes. Elle est en effet généralement décrite comme une pierre rouge, dure, lourde, sans odeur, liquide à l’état pur (alkahest pur).

Extraits d’œuvres de Nicolas Flamel

Nicolas Flamel (1330-1418) est connu pour avoir prétendu avoir réussi à produire la Pierre Philosophale. Bien que ce soit vraisemblablement peu probable, on trouve de nombreux écrits dans lesquels Nicolas Flamel explique comment créer la Pierre. En voici quelques extraits (en vieux français) : Citations du livre des figures hiéroglyphiques par Nicolas Flamel "Donc, la première fois que je fis la projection, ce fut sur du Mercure dont j’en convertis une demi-livre environ en pur argent, meilleur que celui de la minière, comme j’ai essayé et fait essayer plusieurs fois. Ce fut le 17 de janvier, un Lundi, environ midi, en ma maison, présente Perrenelle seule, l’an de la restitution de l’humain lignage mille trois cent quatre vingt deux". "Et puis après, en suivant toujours de mot à mot mon livre, je la fis avec la pierre rouge sur semblable qualité de Mercure, en présence encore de Pernelle seule, en la même maison, le vingt cinquième jour d’Avril suivant de la même année, sur les cinq heures du soir, que je transmuai véritablement en quasi autant d’or pur, meilleur très certainement que l’or commun, plus doux et plus ployable". Citation du bréviaire de Nicolas Flamel adressé à son neveu (1414) " Adonc si tu prends désir de faire moult d’or, cher neveu, ce que ne faudrait pourtant mie, pour ce que peut en advenir incongruité dommageable, mets mille onces de vif argent en grand chaudron de fer à feu fort, et quand sera chaud que fumera, aie une once de poudre cramoisie de la quatrième imbibition, inclus icelle en cire comme boulette, jette icelle sur ledit vif argent fumant et icelui sera arrêté soudain : Vigore le feu et lors sera mué, partie en masse et partie en poudre d’or jaune que fuseras en creuset et feras masse ou lingots et auras de tout icelui mercure à l'environ de 997 onces d'or pur au dernier point de fin". Citations du livre des Laveures de Nicolas Flamel (1414) "Jetez donc de l’élixir un poids sur cent parties de mercure lavé et ce sera lune pure meilleure que de minière et aussi si vous faites projection. Un poids sur cent de corps imparfait il les transforme en vraie lune". "Jetez donc un poids d’élixir sur mille parties de lune ou de mercure lavé. Et ce sera soleil très vrai en toute examination moult meilleur que celui qui vient des minières. Car l’or et l'argent faits par le dessudit elixir passe l’or et l'argent de ladite minière en toutes propriétés. Et pour ce disent les Philosophes que leur or et argent ne sont pas or et argent vulgals, car il leur est ajouté une grande adjonction de teinture". Certains éléments ci-dessus sont connus, tels la lune qui désigne le platine. Certains scientifiques pensent d’ailleurs que si Nicolas Flanel n’a pas pu produire la Pierre des Sages, il a peut-être pu obtenir du platine, que l’on peut transformer en or par une transformation chimique connue.

La recette

L'alchimie de façon générale, et la création de la Pierre Philosophale en particulier, se décompose en quelques étapes essentielles :
- Liquéfaction
- Fusion
- Distillation
- Dissolution
- Évaporation Qui, entre autres étapes, visent à « purifier » les composants. La matière ainsi purifiée est nommée œuf philosophique. Voici la recette, très simplifiée, telle que l'explique Nicolas Flamel (1330-1418), un de ceux que l’on suppose avoir réussi :
- L’œuvre au noir, du nom de la couleur que prend la préparation : on calcine la matière pour la purifier (du grec pura, le feu) et ainsi atteindre l’état de putréfaction, dans lequel la matière est débarrassée de ses impuretés.
- L’œuvre au blanc, ou petit-œuvre ou petit-magistère : on ne connaît pas le déroulement de cette opération, qui donne la Pierre Blanche, capable de transformer les métaux en argent. L’opération est symbolisée par un arbre portant des lunes.
- L'œuvre au rouge, ou grand-œuvre ou grand-magistère : là aussi, nous n’avons aucune information, si ce n’est que cette étape transforme la Pierre Blanche en Pierre Philosophale, représentée par l’arbre solaire.

Interprétation

Il ne faut peut-être pas se limiter aux apparences matérialistes de l'alchimie ; on peut également considérer toutes ces manipulations chimiques comme des tranformations psychiques, menant l’individu à une évolution de soi - évidemment, ceux qui auraient réussi n’ont pas eu la gentillesse de venir témoigner.

Voir aussi


- Marguerite Yourcenar, L'Œuvre au noir.
- C'est de cette pierre que l’on parle dans Harry Potter à l'école des sorciers.
- Hagane no renkinjutsushi (plus connu en Europe par son sous titre fullmetal alchemist), un manga où elle est le centre de l’histoire. Elle permet de vivre éternellement en liant une âme à un corps mais sa création nécessite une immense quantité de vie humaine.
- Alchimie
- Lumière Astrale
- Hermès Trismégiste
- Corpus Hermeticum
- Hermétisme
- Table d'émeraude
- Grand Œuvre
- Carl Gustav Jung, qui s'est longuement attaché à comprende l'alchimie, dont il était intuitivement persuadé de l'importance, mais dont l'obscurité lui a longtemps résisté, avant qu'il n'y découvre en sus, une façon de comprendre la psyché. Catégorie:Alchimie ja:賢者の石

OR

OR est une abréviation, qui signifie :
- Ou, la fonction logique, en logique (automatisme et informatique) OR est un code, qui signifie :
- Irak, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports : selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs, l'Irak a pour code YI :: selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques, l'Irak a pour code IRQ : selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), l'Irak a pour code alpha-2 IQ :: selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), l'Irak a pour code alpha-3 IRQ :: la liste des codes pays du CIO, l'Irak a pour code IRQ : selon la liste des codes pays de l'OTAN, l'Irak a pour code alpha-2 IZ :: selon la liste des codes pays de l'OTAN, l'Irak a pour code alpha-3 IRQ
- Crimea Air (Ukraine), selon le code AITA des compagnies aériennes ::selon le code OACI des compagnies aériennes, Crimea Air a pour code CRF

Voir aussi


- or (homonymie) catégorie:abréviation catégorie:code ja:OR ko:OR

Transmutation

Catégorie:Physique Catégorie:Alchimie Catégorie:Littérature

Physique

Lors de la fission spontanée certains éléments radioactifs se transforment. Ainsi, par exemple, à travers un chemin de réaction compliqué, l'uranium 235 radioactif se transforme en plomb. Mais aussi lors d'une fusion nuclaire (à l'interieur du soleil) deux éléments (ex: hydrogène) fusionnent en un troisième de masse inferieur à la somme des deux éléments de départ (ex: helium) car une partie de la matiere de départ c'est transformé en énergie. La transmutation artificielle des éléments a été découverte dans les années trente par Frédéric Joliot-Curie et sa femme Irène Joliot-Curie.

Alchimie

En alchimie, la transmutation de la matière permet de transformer une matière en une autre, voire un élément en un autre (les éléments sont l'eau, la terre, le feu et l'air). Cette opération peut-être réalisée par un alchimiste disposant d'un cercle de transmutation ou par la Pierre philosophale, élément ultime (le cinquième élément ou alkahest), qui permet par exemple de transformer des métaux peu précieux en or. La transmutation de la matière se déroule en deux étapes : la déconstruction de la matière puis sa reconstruction sous une autre forme. Nicolas Flamel aurait ainsi réalisé des transmutations vers l'or à plusieurs reprises selon ses écrits. Les fantasmes des alchimistes reposaient sur les connaissances empiriques accumulées au fil des millénaires sur les propriétés de la matière par les mésopotamiens, les égyptiens et les grecs, pour l'essentiel. Les connaissances qu'ils ont acquises et les découvertes qu'ils ont faites ont servi de terreau à l'émergence de la chimie, souvent par réfutation. Comme exemple de découverte on peut citer celle du phosphore par l'alchimiste hambourgeois Brand, en 1669. Le plus bel exemple de réfutation est sans conteste celle du philogistique qui amena Lavoisier à poser la conservation de la masse et à fonder la chimie sur un socle solide. Il est intéressant de noter que Sir Isaac Newton se considérait comme un alchimiste.

Littérature

Actuellement, la transmutation de la matière et l'alchimie sont la source d'inspiration de nombreuses œuvres à succès, telles que « Harry Potter à l'école des sorciers », la série (manga et anime) « Hagane no renkinjutsushi (Fullmetal alchemist) ».

Alambic

Un alambic est un appareil destiné à la séparation de produits par chauffage puis refroidissement (distillation). L'invention de l'alambic est attribuée aux Jamaicains, aux alentours du , mais le principe existait déjà bien avant eux, et les Grecs le connaissaient. Le mot alambic vient d'ailleurs de l'arabe al anbiq, lui-même emprunté au grec tardif ambix (= vase). L'alambic fut d'abord utilisé pour fabriquer des parfums ou des médicaments, avant de permettre la production d'eaux-de-vie par distillation de jus de fruits fermentés. L'alambic à double distillation permet de séparer les esters (donnant un mauvais goût à l'alcool) plus légers de l'alcool éthylique. Avant l'invention de la double distillation, on parfumait les eaux-de-vie avec diverses substances (genièvre, anis...) à goût fort pour masquer le mauvais goût des esters. D'où la survivance de boissons telles le gin ou les anis. gin catégorie:équipement de laboratoire catégorie:montage pour les expériences en chimie

Panacée

Dans la mythologie grecque, Panacée, fille de Lampétie et d'Asclépios, est une déesse qui prodiguait aux hommes des remèdes par les plantes. Son nom est passé dans le langage courant au Moyen Âge. Aujourd'hui, le terme de panacée est une appellation ironique pour désigner un objet, une idée, un concept qui semble — ou que certains veulent faire passer pour — le remède universel à tous les maux.
L'expression commune « panacée universelle » est donc un pléonasme.

Source


- (I, 34). Panacee

Soufre

Catégorie:Élément chimique Le soufre est un élément chimique de symbole S et de numéro atomique 16. C'est un non-métal multivalent, inodore, insipide et abondant. Le soufre est surtout connu sous la forme de cristaux jaunes et se trouve dans beaucoup de minéraux (sulfure et sulfate) et même sous forme native, particulièrement dans les régions volcaniques. C'est un élément essentiel pour tous les êtres vivants et est nécessaire pour plusieurs acides aminés et par conséquent dans de nombreuses protéines. Le soufre est principalement employé comme engrais (sulfates) mais est également largement utilisé dans la poudre à canon, les laxatifs, les allumettes et les insecticides.

Caractéristiques notables

C'est un non-métal d'aspect jaune pâle, doux, et léger, qui une fois allié avec de l'hydrogène (sulfure d'hydrogène) présente une odeur caractéristique d'œufs putréfiés. Il brûle avec une flamme bleue qui émet une odeur particulièrement suffoquante (le dioxyde de soufre SO2). Le soufre est insoluble dans l'eau mais est soluble dans le (bi-)sulfure de carbone (CS2). Les états d'oxydation les plus communs du soufre sont -2, +2, +4 et +6. Dans tous les états : solide, liquide et gazeux, le soufre possède des formes allotropiques. On peut montrer que le soufre cristallin est formé d'anneaux à 8 membres: S8. Les polymères de nitrure de soufre ont des propriétés métalliques bien qu'ils ne contiennent aucun atome métallique; ce composé a également des propriétés électriques et optiques peu communes. optique Du soufre amorphe ou « plastique » peut être produit par refroidissement rapide du soufre cristallin. Les études par rayons X prouvent que la forme amorphe est formée d'une structure hélicoïdale avec huit atomes de soufre par spire. Du soufre peut être obtenu sous deux formes cristallines: des octaèdres orthorhombiques ou en prismes monocliniques; la forme orthorhombique étant la plus stable aux températures ordinaires.

Applications

Le soufre est employé dans de nombreux processus industriels tels que la production d'acide sulfurique (H2SO4) pour les batteries, la production de poudre à canon et la vulcanisation du caoutchouc. Le soufre est aussi employé comme fongicide et dans la fabrication d'engrais phosphatés. Les sulfites sont employés pour blanchir le papier et les fruits secs. Le soufre est utilisé également dans la fabrication des allumettes et des feux d'artifice. Le thiosulfate de sodium ou d'ammonium est employé comme agent de fixage en photographie. Les sels d'Epsom, le sulfate de magnésium, peuvent être employés comme laxatif, comme additif de bain, comme exfoliant ou comme source de magnésium pour la croissance des plantes.

Rôle biologique

Les acides aminés cystéine, méthionine, homocystéine et taurine contiennent du soufre, de même que quelques enzymes communs, à toutes les cellules vivantes. Les liaisons disulfide entre polypeptides jouent un rôle très important dans l'assemblage et la structure des protéines. Quelques types de bactéries emploient le sulfure d'hydrogène (H2S) au lieu de l'eau comme donneur d'électron dans un processus semblable à une photosynthèse primitive. Du soufre est absorbé du sol par les plantes sous forme d'ion sulfate. Le soufre inorganique est présent dans les centres fer-soufre des métalloprotéines et le soufre est le ligant du site CuAi de l'oxydase du cytochrome c.

Histoire

Le soufre (sulvere en sanskrit; sulpur en latin) est connu depuis l'Antiquité. Homère mentionna le soufre comme « éloignant la vermine » au et en -424, une tribu détruisit les murs d'une ville en brûlant un mélange de charbon, de soufre et du goudron sous ses murs. Aux environs du , les Chinois inventèrent la poudre à canon qui est un mélange de nitrate de potassium (KNO3), de carbone et de soufre. Les premiers alchimistes ont donné au soufre son propre symbole alchimique qui était un triangle au-dessus d'une croix. Par expérimentation, ces alchimistes savaient que le mercure pouvait être combiné avec du soufre. Vers la fin des années 1770, Antoine Lavoisier aida à convaincre la communauté scientifique que le soufre était un élément et pas un composé.

Sources de soufre

Antoine Lavoisier Le soufre se trouve naturellement en grande quantité, composé à d'autres éléments sous forme de sulfures (exemple : pyrite) et de sulfates (exemple : gypse). On le trouve sous forme libre près des sources chaudes et dans les régions volcaniques. Sa forme libre est également présente sous forme de minerai comme le cinabre, la galène, la sphalérite et la stibine. Cet élément se trouve aussi en petites quantités dans le charbon et le pétrole, qui produisent de l'anhydride sulfureux lorsqu'ils brûlent. Des normes sur les carburants exigent de plus en plus que le soufre soit extrait des combustibles fossiles, parce que l'anhydride sulfureux se combine avec l'eau présente dans l'atmosphère (goutelettes de pluie) pour produire les pluies acides. Ce soufre extrait est alors raffiné et représente une grande partie de production de soufre. Il est également extrait le long de la côte du golfe du Mexique, en pompant de l'eau chaude dans des dépôts contenant du soufre, tels que des dômes de sel, ce qui fait fondre le soufre. Le soufre fondu est alors pompé à la surface. ja:硫黄 ko:황 simple:Sulfur th:กำมะถัน

Transmutation

Catégorie:Physique Catégorie:Alchimie Catégorie:Littérature

Physique

Lors de la fission spontanée certains éléments radioactifs se transforment. Ainsi, par exemple, à travers un chemin de réaction compliqué, l'uranium 235 radioactif se transforme en plomb. Mais aussi lors d'une fusion nuclaire (à l'interieur du soleil) deux éléments (ex: hydrogène) fusionnent en un troisième de masse inferieur à la somme des deux éléments de départ (ex: helium) car une partie de la matiere de départ c'est transformé en énergie. La transmutation artificielle des éléments a été découverte dans les années trente par Frédéric Joliot-Curie et sa femme Irène Joliot-Curie.

Alchimie

En alchimie, la transmutation de la matière permet de transformer une matière en une autre, voire un élément en un autre (les éléments sont l'eau, la terre, le feu et l'air). Cette opération peut-être réalisée par un alchimiste disposant d'un cercle de transmutation ou par la Pierre philosophale, élément ultime (le cinquième élément ou alkahest), qui permet par exemple de transformer des métaux peu précieux en or. La transmutation de la matière se déroule en deux étapes : la déconstruction de la matière puis sa reconstruction sous une autre forme. Nicolas Flamel aurait ainsi réalisé des transmutations vers l'or à plusieurs reprises selon ses écrits. Les fantasmes des alchimistes reposaient sur les connaissances empiriques accumulées au fil des millénaires sur les propriétés de la matière par les mésopotamiens, les égyptiens et les grecs, pour l'essentiel. Les connaissances qu'ils ont acquises et les découvertes qu'ils ont faites ont servi de terreau à l'émergence de la chimie, souvent par réfutation. Comme exemple de découverte on peut citer celle du phosphore par l'alchimiste hambourgeois Brand, en 1669. Le plus bel exemple de réfutation est sans conteste celle du philogistique qui amena Lavoisier à poser la conservation de la masse et à fonder la chimie sur un socle solide. Il est intéressant de noter que Sir Isaac Newton se considérait comme un alchimiste.

Littérature

Actuellement, la transmutation de la matière et l'alchimie sont la source d'inspiration de nombreuses œuvres à succès, telles que « Harry Potter à l'école des sorciers », la série (manga et anime) « Hagane no renkinjutsushi (Fullmetal alchemist) ».

OR

OR est une abréviation, qui signifie :
- Ou, la fonction logique, en logique (automatisme et informatique) OR est un code, qui signifie :
- Irak, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports : selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs, l'Irak a pour code YI :: selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques, l'Irak a pour code IRQ : selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), l'Irak a pour code alpha-2 IQ :: selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), l'Irak a pour code alpha-3 IRQ :: la liste des codes pays du CIO, l'Irak a pour code IRQ : selon la liste des codes pays de l'OTAN, l'Irak a pour code alpha-2 IZ :: selon la liste des codes pays de l'OTAN, l'Irak a pour code alpha-3 IRQ
- Crimea Air (Ukraine), selon le code AITA des compagnies aériennes ::selon le code OACI des compagnies aériennes, Crimea Air a pour code CRF

Voir aussi


- or (homonymie) catégorie:abréviation catégorie:code ja:OR ko:OR

Noyau atomique

Le noyau atomique désigne la région située au centre d'un atome constituée de protons et de neutrons. La taille du noyau est considérablement plus petite que celle de l'atome (10-15 m contre 10-10 m) et concentre quasiment toute sa masse.

Caractéristiques physiques

Composition

Le noyau d'un atome est composé de nucléons extrêmement liés (à l'exception de l'hydrogène dont le noyau est simplement constitué d'un unique proton). Sa cohésion est assurée par l'interaction forte, force prépondérante à l'échelle du noyau, qui maintient les nucléons ensemble et les empêche de s'éloigner les uns des autres (sauf apport extérieur d'énergie ou désintégration).

Isotopes

Un élément est caractérisé par le nombre de protons qui composent son noyau, précisément appelé numéro atomique et noté Z ; un atome possédant autant d'électrons que de protons, Z est également le nombre d'électrons d'un élément. Pour un même élément, il est possible d'obtenir différents nucléides correspondant à des nombre de neutrons différents. Les nucléides de même numéro atomique Z sont appelés isotopes de l'élément ayant ce numéro atomique. Le nombre de masse A d'un atome est le nombre total de nucléons qui le composent. Le nombre de neutrons N est égal à A - Z. Un nucléide X est donc un atome caractérisé par son nombre de masse A et son numéro atomique Z ; il est noté AZX (lire X A, le numéro atomique étant implicite). Par exemple, l'hydrogène 11H, le deutérium D ou 21H et le tritium T ou 31H sont trois isotopes de l'hydrogène. Différents isotopes d'un même élément possèdent des propriétés chimiques similaires, car elles dépendent essentiellement de son nombre d'électrons. Leur stabilité et demi-vie peuvent cependant être différentes et leur masse atomique distincte permet de les séparer à l'aide du centrifugeuse ou d'un spectromètre.

Masse atomique

La masse atomique isotopique d'un élément est la masse correspondant à NA nucléides de ce même isotope, NA étant le nombre d'Avogadro (environ 6,022 04×1023). La masse atomique d'un élément chimique est la moyenne pondérée des masses atomiques de ses isotopes naturels ; certains éléments chimiques possèdent des isotopes radioactifs à très longue période, et par conséquent leur composition isotopique naturelle, ainsi que leur masse atomique évolue sur de longues périodes de temps, telles que les ères géologiques. C'est notamment le cas pour l'uranium.

Stabilité

La stabilité d'un noyau atomique dépend du nombre de nucléon qui le composent. Certains noyaux sont stables, c'est à dire que leur durée de vie est théoriquement infinie. D'autres sont instables et tendent à se transformer spontanément en un noyau plus stable par émission d'un rayonnement :
- Radioactivité α s'il emet un ou plusieurs nucléons (proton, neutron ou particule α)
- Radioctivité β s'il emet un électron ou un positron. Ces deux types de radioactivité sont la plupart du temps accompagné d'un rayonnement gamma (émission de photon) ou de neutrinos. Par exemple, l'azote-16 (16 nucléons, 7 protons, 9 neutrons) se transforme en oxygène-16 (16 nucléons, 8 protons, 8 neutrons) quelques secondes après sa création par radioactivité bêta. L'interaction faible transforme l'un des neutrons du noyau en un proton et un électron, modifiant ainsi le numéro atomique de l'atome. La demi-vie d'un isotope est la période au bout de laquelle, statistiquement, la moitié des atomes d'un échantillon initial se seront désintégrés. Différents isotopes possédent des demi-vie différentes, parfois stables pendant des semaines, des années, voire même des milliards d'années.

Taille et forme

La rayon d'un nucléon est de l'ordre de 10-15 m, soit 1 fm (le terme de rayon s'entend ici au sens d'avoir une probabilité suffisante de détecter le nucléon dans le volume d'espace considéré). Le rayon d'un noyau est souvent approximé, pour un atome ordinaire, par la racine cubique du nombre de masse par 1,2 fm, moins de 0,01% du rayon total de l'atome. La densité du noyau est donc considérablement plus grande que celle de l'atome tout entier. La taille et la forme réelles d'un noyau spécifique dépendent énormément du nombre de nucléons qui le composent, ainsi que de leur état énergétique. Les noyaux les plus stables ont en général une forme sphérique au repos et peuvent prendre la forme d'un ellipsoïde s'ils sont excités, mais d'autres formes existent. Dans le cas des noyaux à halo, quelques nucléons seraient situés à une distance nettement plus grande des autres, entourant donc d'un halo le noyau plus compact formé par les autres nucléons. Le lithium-11 semble par exemple composé d'un noyau de lithium-9 (l'isotope le plus stable) entouré d'un nuage de deux neutrons ; sa taille est alors comparable à celle du plomb-208 qui possède 20 fois plus de nucléons.

Voir aussi

Liens internes


- Fusion nucléaire
- Fission nucléaire
- Isotope
- Masse atomique
- Numéro atomique
- Particule (physique)
- Physique nucléaire
- Radioactivité Catégorie:Particule Catégorie:Physique nucléaire Catégorie:Radiochimie ja:原子核 ko:원자핵 th:นิวเคลียสอะตอม

Atome

L'atome est un composant de la matière, défini du point de vue de la chimie comme la plus petite partie d'un corps simple pouvant se combiner avec une autre. Le mot provient du grec ατομος, atomos, « que l'on ne peut diviser ». L'atome était pour certains philosophes de la Grèce antique le plus petit élément indivisible de la matière. La notion d'atome est largement utilisée dans les diverses théories permettant d'expliquer les propriétés physiques de la matière, notamment dans ses états gazeux (la compressibilité des gaz), liquide et solide (l'ordonnancement des cristaux). En chimie, l'atome est l'élément de base, il constitue la matière et forme les molécules : les atomes restent indivisibles au cours d'une réaction chimique (en acceptant la légère exception que constituent les échanges d'électrons périphériques). Cependant, depuis le début du , des expériences de physique nucléaire ont mis en évidence l'existence des constituants de l'atome que sont les particules élémentaires.

Caractéristiques de l'atome

La majeure partie de la masse de l'atome se trouve concentrée dans un très faible volume (dimension de l'ordre de 10-15 m) : le noyau, composé de deux sortes de particules semblables, appelées nucléons :
- les neutrons, particules de charge électrique nulle, et de masse égale à : :::mn = 1,674 95×10-27 kg ;
- les protons, particules de charge électrique positive égale à : :::e = 1,602 189×10-19 C, :et de masse égale à : :::mp = 1,672 65×10-27 kg. La masse du proton étant très proche de celle du neutron, il est pratique de caractériser un noyau par son nombre de nucléons, appelé nombre de masse. Autour du noyau se trouve « un nuage » de particules identiques : les électrons ; les dimensions de ce nuage électronique (de l'ordre d'un angström, ou 10-10 m) correspondent à celles de l'atome. Les électrons possèdent une charge électrique négative égale à : :::e = 1,602 189×10-19 C, identique à celle du proton en valeur absolue ; leur masse est bien plus faible que celles des nucléons : :::me = 9,109 53×10-31 kg. La charge électrique d'un atome est neutre, car le nombre d'électrons (chargés négativement) du nuage électronique est égal au nombre de protons (chargés positivement) constituant le noyau. Ainsi, les charges électriques s'annulent d'un point de vue macroscopique. Les atomes sont susceptibles de se charger électriquement, en gagnant (la charge de l'atome devient négative) ou en perdant (la charge de l'atome devient positive) un ou plusieurs électrons ; on parle alors d'ions. Les propriétés physiques et chimiques des atomes dépendent essentiellement du nombre de protons qui composent leur noyau. Aussi, les atomes sont-ils classés suivant ce nombre, appelé nombre atomique. La matière constituée d'un ensemble quelconque d'atomes de même nombre atomique est un corps simple, ou élément chimique. Les atomes ayant un même nombre atomique, mais des nombres de masse différents (nombre de neutrons différent), sont appelés isotopes. Les différents éléments chimiques naturels ou artificiels ont été ordonnés en fonction de leurs propriétés dans le tableau périodique des éléments.

Histoire de l'atome

Le concept d'atome est particulièrement bien admis par le grand public, pourtant, paradoxalement, on ne peut pas observer par des moyens optique cet objet et seuls quelques rares physiciens manipulent des atomes isolés. L'atome peut donc paraître un modèle essentiellement théorique. Bien que ce modèle ne soit plus aujourd'hui remis en cause il a beaucoup évolué au cours du temps pour répondre aux exigences des nouvelles théories physiques et correspondre avec les différentes expérimentations effectuées.

Antiquité : un concept philosophique et intuitif

Il est probable que plusieurs peuples aient développé la notion de «grain composant la matière», tant ce concept semble évident lorsque l'on morcelle une motte de terre. Dans la culture européenne, ce concept apparaît pour la première fois dans la Grèce antique au , chez les philosophes présocratiques, notamment Leucippe, env. 460-370 av. J.-C., Démocrite et, plus tard, Épicure. Il s'agit d'une conception a priori du monde, qui fait partie de la recherche des principes de la réalité, recherche qui caractérise les premiers philosophes : on suppose que la matière ne peut se diviser indéfiniment, qu'il y a donc une conservation des éléments du monde, qui se transforment ou se combinent selon des processus variés. La décomposition du monde en quatre éléments (eau, air, terre, feu) peut donc compléter cette thèse. L'atomisme est une solution concurrente, qui naît de l'opposition de l'être et du néant : l'atome est une parcelle d'être qui se conserve éternellement, sans quoi les choses finiraient par disparaître. Ce fut sans doute un tournant philosophique majeur, à l'origine du matérialisme et de la critique de la religion. Cependant, même si l'empirisme épicurien tente d'établir cette hypothèse sur des bases scientifiques, l'atome demeure une intuition sans confirmations expérimentales.

La chimie du XVIII siècle - les éléments

Depuis des millénaires, on a remarqué que les produits se transforment : le feu, la métallurgie (transformation du minerai en métal), la corrosion (dégradation du métal), la vie, la cuisson des aliments, la décomposition de la matière organique... Par exemple, pour Empédocle, les transformations de la matière s'expliquaient de la manière suivante : il y avait quatre types d'éléments (eau, air, terre, feu) qui s'associaient et se dissociaient, en fonction de l'amour ou de la haine qu'ils se portaient — les fameux « atomes crochus ». Au Moyen Âge, les alchimistes ont étudié ces transformations et remarqué qu'elles suivent des règles bien précises. Vers 1760, des chimistes anglais commencent à s'intéresser aux gaz produits par les réactions, afin d'en mesurer le volume et de les peser. Ainsi, Joseph Black, Henry Cavendish et Joseph Priestley découvrent différents « airs » (c'est-à-dire gaz) : l'« air fixe » (le gaz carbonique), l'« air inflammable » (le dihydrogène), l'« air phlogistiqué » (le diazote), l'« air déphlogistiqué » (le dioxygène)... (Le terme « phlogistique » provient de la théorie du chimiste allemand Georg Ernst Stahl, au début du , pour expliquer la combustion ; cette théorie fut balayée par Lavoisier.) Antoine Laurent de Lavoisier (chimiste français) énonce en 1773 que : :"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" (formulé d'une manière légèrement différente à l'époque) signifiant par là que :
- la masse se conserve pendant les réactions chimiques ;
- les substances se décomposent en « éléments », c'est l'organisation de ces éléments qui change lors d'une réaction. Cette notion marque la véritable naissance de la chimie. Les chimistes ont donc commencé à recenser les éléments dont sont composées toutes les substances et à créer une nomenclature systématique — oxygène : qui génère des acides (οξυs signifie « acide » en grec) — hydrogène : qui génère de l'eau... Par exemple, en 1774, Lavoisier, en suivant les travaux des chimistes anglais, établit que l'air se compose en « air vital » (dioxygène) et en « air vicié et méphitique, mofette » (diazote) ; en 1785, il décompose l'eau (en faisant passer de la vapeur d'eau sur du fer chauffé au rouge) et montre donc que ce n'est pas un élément, mais que l'eau est décomposable en éléments (c'est en fait une pyrolyse). Le terme d'« analyse » provient d'ailleurs de cette notion de décomposition, lusis (λυσιs) signifie « dissolution » en grec : on décompose les produits (par attaque acide, en les brûlant, en les distillant...) jusqu'à obtenir des substances simples reconnaissables facilement (l'hydrogène, l'oxygène, le carbone, le fer...). On a donc la première constatation expérimentale de la décomposition de la matière en substances élémentaires.

La physique du XVIII siècle - les particules

Un autre pas, fait en parallèle, vient de l'étude des propriétés des gaz et de la chaleur (thermodynamique). Les fluides (liquides et gaz) sont étudiés en Europe depuis l'Antiquité, mais c'est au milieu du que l'on commence vraiment à cerner leur propriétés, avec l'invention du thermomètre (thermoscope de Santorre Santario, 1612), du baromètre et du vide pompé (Evangelista Torricelli, 1643), l'étude de l'expansion des gaz (Gilles Personne de Roberval, 1647), la pression atmosphérique (Blaise Pascal et Florin Perrier, 1648), les relations entre pression et volume (Robert Boyle en 1660, Edmé Mariotte en 1685), la notion de zéro absolu (Guillaume Amontons, 1702)... René Descartes (mathématicien, physicien et philosophe français) émet l'idée, en 1644, que les gaz sont composés de particules tourbillonnantes. Mais il ne s'agit là encore que d'une conception imagée, sans appui expérimental ; dans le même ordre d'idées, Descartes pensait que c'était aussi un tourbillon de « matière subtile » qui entraînait la rotation des planètes (ceci fut mis en défaut par Isaac Newton avec l'attraction universelle en 1687). Cependant, cette notion de corpuscules inspira d'autres scientifiques. Les mathématiciens suisses Jakob Hermann (1716) et Leonhard Euler (1729), mais surtout le physicien suisse Daniel Bernoulli (1733), effectuent des calculs en supposant que les gaz sont formés de particules s'entrechoquant, et leurs résultats sont en accord avec l'expérience. C'est la conception « cinétique » des gaz, c'est-à-dire l'explication de la température et de la pression par des particules en mouvement. Une autre science se développe à la fin du : la cristallographie. Ce qui intrigue les scientifiques, c'est l'observation des formes géométrique des cristaux naturels, et leur capacité à se cliver selon des plans lisses respectant ces symétries. Reprenant l'idée de classification des êtres vivants de Carl von Linné, on commence à rechercher et classer les minéraux (Jean-Baptiste Romé de Lisle, minéralogiste français, 1772). L'abbé René-Just Haüy (cristallographe français), en 1781, suppose que la forme des cristaux reflète la symétrie d'une « brique élémentaire », le cristal étant un assemblage de ces briques. On retrouve ici cette notion de composant élémentaire de la matière.

XIX siècle - le triomphe de l'atome

À ce stade, ressortaient trois notions :
- les corps chimiques sont décomposables e