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Alimentation électrique

Alimentation électrique

Une alimentation électrique est un système qui fournit de l'énergie électrique, sous une forme adaptée à un ou des appareils fonctionnant avec cette énergie.

Production distribution

Production

La production d'électricité se fait dans des unités de production d'électricité classifiées par leur puissance exprimée en kilowatts (kW) ou mégawatts (MW) et, par l'énergie qu'elles utilisent donnée en kilowatts-heures (kWh). Elles sont souvent proches des lieux de grande consommation, mais sont reliées entre elles par un réseau de transport de grande capacité. Mais il existe aussi d'autres types de production électrique comme les batteries. Exemple : batterie d'accumulateur.

Réseau de transport d'électricité

L'électricité produite dans les centrales électriques est transportée jusqu'aux postes de transformations par des lignes ou l'électricité circule sous haute tension afin de réduire les pertes. Ces lignes encore bien souvent aériennes (câbles tendus entre des pylônes jalonnant les campagnes) sont de plus en plus souvent enterrées pour des raisons politiques, esthétiques, écologiques et de sécurité.

Spéculation énergétique

Le marché de l'électricité de l'énergie électrique s'appuie sur: la production, les réseaux de transports et de distributions ainsi que bien évidemment sur la consommation de l'électricité.

Tarifications

La tarification de l'électricité ne suit pas seulement des politiques commerciales classiques, modifiant le prix selon la volume consommé. L'énergie est un bien particulier, difficile à stoquer. De plus, démarrer/ralentir/arrêter une unité de production est plus délicat que d'appuyer sur un interrupteur côté consommateur. C'est pourquoi on peut trouver des options tarifaire incitant à rendre la consommation plus homogène et variant selon les périodes de la journée ou de l'année. Exemple le plus connu: le tarif jour/nuit. Ordre de grandeur en 2005 et en France: 0,10 /kW.h le jour et 0,07 €/kW.h la nuit. Cela implique que des systèmes se déclenchant automatiquement selon la période ont été inventés (le producteur envoie un signal horaire sur ses lignes pour indiquer la période en cours). Exemple du chauffe-eau électrique: sa réserve d'eau peut n'être chauffée que la nuit puis consommée au fil de la journée sans électricité. Un commutateur dédié situé en général dans le tableau électrique d'une habitation se charge de couper ou rallumer le circuit de l'appareil selon le signal horaire reçu.

Consommation

Industriel

Pour l'alimentation électrique des sites industriels, très gros consommateurs, l'électricité arrive en haute tension et est transformée par des postes de transformation en basse tension situés au plus près des installations gourmandes en énergie électrique, installés et maintenus par l'industriel.

Poste de transformation (transformateur électrique)

Pour pouvoir assurer la distribution dans des conditions de sécurités acceptables l'électricité des lignes de transport passe par des postes de transformation ou l'on abaisse sa tension

Distribution

Des postes de transformation jusqu'au consommateurs en appartement, villa, bureaux, magasins, les lignes électriques véhiculent un courant basse tension. : Voir : Régime de neutre.

Bâtiment

A l'entrée du local du consommateur, le fournisseur d'électricité installe un compteur qui permet à ce dernier de facturer au consommateur la quantitée exacte d'électricité absorbé par ce dernier. #Les normes et règlements en matière de sécurité électrique imposent, depuis longtemps que des systèmes de protections soient intégrés au local ou se fait la consommation d'électricité.
#Ces systèmes de type protection des personnes et protections des lignes d'alimentations (prévention des incendies) sont regroupés sur un tableau accessible rapidement des occupants du local en cas de nécessitée, électrocution de personne ou à l'incendie d'un appareil.

Appareillage Industriel


- TGBT.
- Machines.

Appareillage domestique

Alimentation intégrée
Dans la plupart des appareils électroménagers et de bureau, certains circuits nécessitent une alimentation électrique de caractéristiques différentes de celle distribuée à partir des compteurs électriques individuels. Ils comportent souvent un système de filtrage destiné à supprimer les parasites entrants, mais surtout ceux générés par l'appareil qui perturberaient le réseau. Ensuite on peut décomposer l'appareil en deux parties électriques, le circuit de commande et le circuit de puissance. Le circuit de commande puisqu'il sert d'interface avec l'homme est en très basse tension, donc une alimentation transforme le 230 V en une tension compatible avec le circuit de commande. Le circuit de puissance se voit alimenté par la tension du secteur à travers un organe de commutation du circuit de commande.
Alimentation séparée
Les avancés technologiques favorisant une consommation de plus en plus réduite des appareils, les petits appareils domestiques et de bureaux: radio, téléphone, lampe de bureau, imprimante, sont alimentés pour des raisons de sécurités et souvent d'esthétique en très basse tension à l'aide d'une alimentation extérieur. Fréquemment celle-ci n'est qu'un simple transformateur abaisseur de tension, parfois associé à un redresseur délivrant une tension continue, plus rarement une régulation complète ces alimentations. Dans les ateliers et laboratoires ou l'on conçoit, test ou répare l'appareillage électrique, des alimentations beaucoup plus sophistiqués permettent d'alimenter avec un maximum de sécurité, les parties des appareils en cour d'examen ou de test. Tout les paramètres des courants à délivrer peuvent être réglés séparément et très précisément pour éviter tout dommages aux matériels et aux personnels.

Système de protection


- Paratonnerre.
- Mise à la terre.
- Blindage
- Disjoncteur.
- Fusible.
- Sécurisation des bâtiments contre les rongeurs. Poste HTA, HTB.

Appellations standards


- THT = très haute tension (cette appellation n'existe plus actuellement)
- HT = haute tension
- BT = basse tension
- TBT = très basse tension catégorie:électricité catégorie:électrotechnique

Voir aussi

Alimentation Normale Secours

Centrale électrique

Une centrale (de production d'énergie) électrique est une usine où l'électricité est fabriquée en très grande quantité. Dans ces centrales, on transforme des sources d'énergie naturelles en énergie électrique, afin d'alimenter en électricité des consommateurs particuliers ou industriels situés à proximité ou même lointain. Le réseau électrique est utilisé pour transporter/distribuer l'électricité jusqu'aux consommateurs. Différents types d'énergie sont utilisés dans les centrales.

Centrales thermiques

réseau électrique Ce type de centrale produit actuellement plus des trois quarts de l'énergie électrique consommée dans le monde. Les sources d'énergie utilisées pour produire la chaleur sont :
- Les énergies dites fossiles :
  - charbon.
  - pétrole.
  - gaz naturel
- L'énergie nucléaire obtenue à la suite de réactions de fission.

Obstacles, défauts ou inconvénients


- Les sources d'énergie fossiles ont le défaut d'être épuisables.
- Les centrales nucléaires produisent des déchets radioactifs dont la gestion pose d'importants problèmes

Avantages

Elles permettent de faire de la cogénération : lorsque l'on a besoin à un endroit déterminé (agglomération, industries chimiques, serres, ...) de chaleur en grande quantité, il est intéressant de créer une centrale thermique qui produit de l'électricité et dont le circuit de refroidissement sert de source de chaleur pour l'application désirée. C'est une manière de rentabiliser les inévitables pertes de ce type de centrales.

Énergies renouvelables

Disons-le tout de suite, dès lors que l'on prélève de l'énergie en grande quantité, on modifie obligatoirement un cycle naturel. Ces solutions n'ont donc rien d'idéal. Elles offrent évidemment moins de désavantages que les sources "consommables" et doivent donc être envisagées. Mais il est bon de rappeler dans ce chapitre que la préservation de l'environnement passe beaucoup par une évolution des consommations et des comportements.

Solaire

Pour l'heure, les centrales à énergie solaire sont expérimentales.

Système thermique


- Pour capter un maximum d'énergie thermique solaire, plusieurs rangées de miroirs disposés en arc de cercle face à la course du soleil renvoient les rayons solaires en un seul point, appelé foyer. Pour que le foyer ne change pas de position en permanence, les miroirs sont orientables et pilotés par un système centralisé. À ce foyer une chaudière contenant un liquide sert de capteur d'énergie.
- Un autre système utilise des miroirs incurvés face au sud dans l'hémisphère nord munis d'un tube rempli d'un fluide qui s'échauffe aux rayons du soleil concentrés par le miroir. Le liquide est en général de l'eau qui surchauffée par l'énergie thermique solaire est conduite jusqu'à une turbine à vapeur.
- Obstacles, défauts ou inconvénients :
  - Le problème de base de ce type de centrale électrique, est que l'énergie solaire est en quantité relativement faible en un point donné de la terre et, qu'elle n'utilise que la chaleur rayonnée, (rayonnement Infrarouge).
  - Les principaux inconvénients des centrales solaires sont l'arrêt faute d'énergie pendant les nuits et, une production aléatoire, fonction des conditions météorologiques. De plus elles occupent une surface au sol assez importante pour une production certaine.

Système photovoltaïque


- Cet autre moyen de fabriquer de l'électricité avec l'énergie solaire utilise les rayonnements lumineux du soleil, qui sont directement transformés en un courant électrique par des cellules à base de silicium ou autre matériau ayant des propriété de conversion lumière/électricité. Chaque cellule ayant une faible capacité en tension, les cellules sont assemblées en panneaux.
- Ce système, bien que de rendement moyen, est très simple à mettre en œuvre et particulièrement léger. Inventé pour les besoins de la conquête de l'espace, il est aujourd'hui très utilisé pour un production locale ou embarquée d'électricité.
- Des panneaux solaires embarqués à bord de bateaux, véhicules terrestres, satellites et vaisseaux spaciaux, secondés par une batterie d'accumulateurs. Ces accumulateurs fournissent de l'énergie pendant les moments de non ou faible production des panneaux et stockent le surplus d'électricité pendant les moments de grande production.
- Obstacles, défauts ou inconvénients :
  - Des projets de centrale solaire dans l'espace commencent à voir le jour. Mais outre le problème du transport de l'électricité sur terre, il faudrait dans un premier temps transporter et assembler des milliers de tonnes de matériel en orbite, sans parler des problèmes de maintenance induits par un tel système.

Éolienne

L'énergie éolienne - d'après Éole, le dieu du vent - est de plus en plus utilisée.
- Des moulins à vent (ne ressemblant que fort peu aux anciens) formés d'un grand pilône, surmonté d'un générateur électrique entraîné par une grande hélice se dressent sur les plans d'eau ou les collines ventées.
- Obstacles et inconvénients :
  - Les principaux défauts de ces systèmes sont une pollution visuelle du paysage et l'obstruction de la navigation aérienne de proximité. Le bruit est également assez nuisible d'après certains témoignages (lorsque installée près d'une habitation existante).
  - L'investissement est considérable pour des rendements sujets aux caprices du vent et, somme toute, assez faibles comparés à d'autres systèmes concurrents. Rappelons que l'électricité est difficilement stockable en de telles quantités pour l instant. Des batteries oleo-pneumatiques sont en cours de developpement (ou interviennent de l air comprime et de l huile). Elles permettront le stockage d electricite a l echelle locale, regionale, et internationale a un cout competitif par rapport aux batteries au plomb, en etant moins polluantes.
- Solution individuelle ? Tout comme on imagine des panneaux solaires individuels pour une habitation, est inventé une version horizontale (deux roues à haube imbriquées) de l'éolienne à installer sur son toit. Elle est quasi silencieuse et évite le transport de l'énergie sur de longues distances (et les pertes qui vont avec). De plus le stockage (donc la régularité de l'énergie disponible) devient abordable à l'échelle d'une habitation individuelle.

Hydraulique ou hydro-électrique

L'énergie hydraulique est depuis longtemps une solution intéressante mise en œuvre dans la production d'électricité car elles utilisent des energies renouvelables illimitées.
- À un étranglement des rives d'un cours d'eau, les hommes érigent un barrage qui crée une retenue d'eau. Au pied de ce barrage, on installe des turbines reliées à de gros alternateurs. On alimente en eau sous pression les turbines par un système de canalisations et de régulateurs de débit.
- Obstacles, défauts ou inconvénients :
  - Outre que les sites potentiels se situent généralement en montagne entrainant des surcoûts importants de construction, le nombre de ces sites n'est pas infini et, même relativement faible.
  - De plus ce système implique de noyer des vallées entières de terre cultivable, où les hommes vivent bien souvent depuis des lustres.
  - Il y a différents types de centrale hydro-électriques

Marémotrice ou maréthermique

L'eau des mers et des océans peut également être utilisée pour produire de l'électricité. Deux méthodes peuvent être utilisées :
- marémotrice, où c'est l'énergie des marées qui est utilisée
- maréthermique, où c'est les différences de températures de l'eau à différentes profondeurs qui est utilisée
- Obstacles, défauts ou inconvénients :
  - Les moyens mis en œuvre sont lourds et demandent beaucoup d'entretien.

Géothermique

L'énergie géothermique pourrait bien être la source d'énergie presque inépuisable que l'humanité cherche.
- La terre est composée d'une croûte, posée sur un manteau de roche en fusion. Il suffit de creuser un trou, très profond, d'envoyer un fluide caloporteur au fond avec un tuyau, de récupérer ce fluide chauffé remontant par un autre tuyau.
- Cette chaleur fait tourner des turbines qui entrainent des alternateurs.
- Cette énergie est d'un usage courant en Islande où elle est facile à mettre en œuvre.
- Obstacles, défauts ou inconvénients :
  - La profondeur du forage varie considérablement suivant l'endroit. En creusant on risque de rencontrer bien autre chose que de la roche et, ne risque-t-on pas de créer une zone de rupture et une remontée du magma?
  - Surtout les zones à atteindre sont quand même à plusieurs kilomètres de profondeur, ce qui entraine de très gros investissements en matériel pour un résultat non garanti.
  - Donc les investisseurs, laissent les géologues rechercher des zones avec des caractéristiques bien précises pour pouvoir entamer ce genre d'investissement.

Voir

Catégorie:Énergie Catégorie:Électricité Catégorie:Électrotechnique ja:発電所 simple:Power station

Méga

Méga (symbole M) est un préfixe du système international (SI) qui représente 106 soit un million ; il fut confirmé par la 11 Conférence générale des poids et mesures (CGPM) en 1960. Il provient du grec μέγας qui signifie grand. En informatique, le Mo ou mégaoctet (en anglais MB, pour megabyte) représente souvent incorrectement 1 0242 octets, soit 1 048 576 et non un million. Voir préfixe binaire. [ yocto | zepto | atto | femto | pico | nano | micro | milli | centi | déci | 1 | déca | hecto | kilo | méga | giga | téra | péta | exa | zetta | yotta ] ---- Mega (sans accent aigu) est aussi un jeu de rôle (acronyme de « messager galactique »). Catégorie:Multiple d'unité de mesure ja:メガ ko:메가



Haute Tension

Catégorie : Électricité Les lignes à haute tension sont les lignes principales du réseau électrique. Ces lignes, aériennes ou souterraines, servent au transport à longue distance de l'énergie électrique produite dans les diverses centrales électriques. Le réseau de transport comprend des lignes à haute tension, de 50 à 150 kV et des lignes à très haute tension, 225 ou 400 kV, pour les lignes d'interconnexion et notamment pour les liaisons internationales. Le choix des hautes tensions a pour but de réduire les pertes en ligne. L'expression très haute tension est utilisée par les associations de protection de l'environnement et les médias mais n'a pas de définition officielle. Les tensions utilisées par les lignes à haute tension font partie du domaine de tension haute tension B qui comprend les valeurs supérieures à 50 000 volts en courant alternatif. haute tension B En France les principales tensions utilisées sont : 63 000, 90 000, 225 000 et 400 000 volts. Il subsiste encore quelques lignes à 150 000 volts mais ces dernières sont progressivement remplacées. Dans certains pays on utilise aussi du 800 kV (Canada).

Principe

Le transport de l'électricité pose un problème : transporter beaucoup d'énergie sur de grandes distances engendre des pertes importantes, principalement par effet Joule. A titre d'exemple, pour le réseau de transport d'électricité en France, ces pertes sont estimées en moyenne à 2,5 % de la consommation globale, soit 13 TWh par an. En effet, un fil se comporte comme une résistance de faible valeur. Par exemple, le cuivre a une résistivité de 1,7×10 Ωm, c'est-à-dire qu'un fil de longueur 1 m et de section 1 m a une résistance de 1,7×10 Ω. C'est peu, mais dans la réalité on utilise des fils de diamètre beaucoup moins important et beaucoup plus long. La résistance de la ligne est donc loin d'être négligeable: pour un fil de longueur 1 km et de section 10 mm, on a déja une résistance de 1,7 Ω. Pour ne pas subir de pertes importantes, on utilise donc deux techniques :
- Augmenter la section des conducteurs. Mais le problème du poids se pose assez vite.
- Augmenter la tension. Pour une puissance transportée identique, si on augmente la tension, l'intensité du courant diminue et les pertes dues au passage du courant dans le fil seront réduites selon le carré de l'intensité. Seulement, la tension servie aux clients doit rester inchangée (230 V en France pour les installations domestiques), sous peine de risques pour les utilisateurs. Il faut donc abaisser la tension au plus près de ceux-ci. Comme on ne sait pas le faire de façon simple avec le courant continu (cf. HVDC), on a recours au courant alternatif (de fréquence 50 Hz en France), et des transformateurs pour abaisser la tension. Cependant, plus la tension est élevée, plus le risque d'arc électrique entre deux conducteurs est important, ce qui impose des contraintes d'isolement plus fortes et nécessite notamment:
- pour les lignes aériennes, d'écarter suffisamment les conducteurs (typiquement 1 cm/kV), ce qui a pour conséquence d'augmenter proportionnellement la dimension des matériels associés (isolateurs, pilones...);
- pour les câbles (enterrés ou non), d'augmenter les épaisseurs d'isolants, d'ajouter des écrans de masse, voire de recourir à des technologies différentes (par exemple câbles à isolation gazeuse).

Controverses

Santé

Les lignes à haute tension sont parfois montrées du doigt car on les accuse d'effets néfastes sur l'organisme humain, en particulier à cause des champs magnétiques qu'elles émettent. Mais les résultats des études scientifiques n'ont jusqu'à présent pas permis de trancher la question. Le British Medical Journal du 4 juin 2005 publie une étude démontrant un risque relatif limité mais réel de leucémie infantile pour les enfants résidant à proximité (de 0 à 600 mètres) d'une ligne à haute tension. Cette étude, réalisée par un chercheur de l'université d'Oxford, précise que tout biais social a été écarté (le risque de leucémie serait plus élevé dans les familles les plus aisées). Aucune explication rationnelle n'a été trouvée pour expliquer ce sur-risque. En particulier on n'a pas encore su définir avec exactitude si cela est dû aux champs magnétiques ou à d'autres causes. En France, le Centre international de recherche sur le cancer de Lyon classe les les champs magnétiques de très basse fréquence produits par les lignes à haute tension dans le goupe 2B des agents potentiellement cancérigènes.

Environnement

Voir aussi

Liens internes

Électricité | Tension | Réseau électrique | Électrocution

Liens externes


- [http://www.fsg.ulaval.ca/opus/scphys4/complements/lignTen.shtml Article sur les risques des lignes à haute tension]
- [http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N2406.asp Cancer et radiofréquences] (CyberSciences)
- [http://iese.eivd.ch/Enseignement/cours/JAR/cours%20HT%20eivd_02.pdf Cours en pdf sur les hautes tensions]

Esthétique

L'esthétique (du grec aisthèsis, « sensation ») est la partie de la philosophie qui a pour objet l'essence et la perception du beau. Elle étudie le jugement et les émotions esthétiques, ainsi que les différentes formes de l'art. L'esthétique est ainsi une théorie du Beau ; deux aspects fondamentaux peuvent être particulièrement remarqués :
- l'esthétique est une théorie qui se veut science normative, à côté de la logique et de la morale (d'après les valeurs humaines fondamentales : le vrai, le bien, le beau). Elle est donc une théorie d'un certain type de jugements de valeur qui énonce les normes générales du beau : voir Canon esthétique.
- l'esthétique est aussi une métaphysique du Beau, qui s'efforce de dévoiler la source originelle de toutes beautés sensibles : reflet de l'intelligible dans la matière (Platon), manifestation de l'idée (Hegel), beau naturel et beau arbitraire (humain), etc. Mais ce caractère métaphysique et souvent dogmatique de l'esthétique peut être remplacé par une philosophie de l'art, où il s'agit de tirer les règles de l'art de l'action créatrice même, au lieu d'imposer des constructions a priori de ce qu'est le beau. Dans ce cas, la philosophie de l'art est une réflexion sur les procédés techniques élaborés par l'homme, et sur les conditions sociales qui font tenir pour artistique un certain type d'action.

Le jugement de goût

On cherche vainement le mot « Esthétique » dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Il n'existait pas à la date de publication de cette somme (1752). Diderot est considéré comme le premier « critique d’art » français. Dans ses commentaires sur les Salons de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, il n'utilise pas une seule fois le nom commun « esthétique ». Celui-ci ne se trouve pas dans la langue française. Pour traiter du « beau » dans l'art, on utilise, à son époque, les termes, de « manière » ou de « goût ». La « grande manière » est synonyme de « grand goût » et désigne le « beau» dans l'art. C’est pourtant pendant cette période que le nom « esthetique » est créé par le philosophe allemand Alexander Baumgarten (1714-1762) quand il publie, en 1750-58, son ouvrage « Aesthetica » et fonde ainsi une branche de la philosophie consacrée spécifiquement à l'étude du « Beau ». Cet ouvrage traite du goût et de sa formation, i.e. des appréciations d'art chez un individu, et définit le beau comme la perfection saisie par les sens. C'est au XIXe siècle que le mot sera adopté en France. Ainsi Charles Baudelaire (1821-1867) intitule « Bric-à-brac esthétique », dans la convention qu'il signe avec son éditeur en 1856, son étude consacrée notamment aux Salons de 1845, 1846. Il lui donnera son titre définitif de « Curiosités esthétiques » en 1857 pour la publier en 1868 en y ayant incorporé un texte relatif au Salon de 1859. Depuis sa création par Baumgarten, le terme a fait du chemin en tant que domaine de recherche philosophique bien distinct. Hegel (1770-1831) a marqué indiscutablement de son empreinte cette nouvelle forme d'analyse philosophique du « Beau », avec son « Die Aesthetik » » édité en 1835 après sa mort.

Les conditions psychophysiologiques de l'art

La sensibilité est le point de départ du jugement esthétique : il y a une sensualité esthétique de tous les sens, un besoin d'exercice qui se remarque déjà chez l'enfant. Même du point de vue de la connaissance, Aristote évoque la jouissance des sens dans l'acte de connaître : « Tous les hommes ont, par nature, le désir de connaître ; le plaisir causé par les sensations en est la preuve, car, en dehors de leur utilité, elles nous plaisent par elles-mêmes, et, plus que toutes les autres, les sensations visuelles. » (Métaphysique, livre A). Il ne faut donc pas réduire l'esthétique seulement à l'art, mais bien y inclure l'ensemble des opérations perceptives humaines.

Caractéristiques de l’art

Le mot « art » a un sens très large : c'est un ensemble de procédés visant à produire un résultat. Il désigne donc l'art culinaire, médical, etc. autant que les beaux-arts. Pour cerner le sens de ce mot, ce qu'il y a de spécifique en lui, on le distingue souvent de la nature (considérée comme un autre mode de production des êtres) et de la science (considérée comme pure théorie par opposition au faire de tout art en général).

Art et science

La science appartient au domaine théorique (idée, pensée, savoir). La science pense le monde ; au contraire, l'art appartient au domaine pratique : action, agir sur la matière, sur le monde extérieur. L'art exige cependant un savoir et donc comporte un domaine théorique ; le savoir faire, connaissances au service de la transformation de la matière. L'art consiste à faire acquérir au corps des mouvements nouveaux, qu'il n'accomplit pas naturellement ; il change et modifie le corps (danse, musique, etc.). Il est modifié pour s'adapter à des instruments extérieurs. L'art fait acquérir au corps des habitudes, gestes accomplis sans qu'intervienne la volonté. Le virtuose, par sa maîtrise technique, ne fait plus que jouer. L'artiste obtient une nouvelle nature, en plus de celle qui lui est donné à la naissance. Conséquence : la diversité des arts et des métiers est irréductible. Les arts changent entièrement selon leur objet, ils sont incompatibles : la spécialisation est absolument nécessaire. Qu'en est-il de la science ? Pour Descartes, dans Les Règles pour la direction de l'esprit, on peut faire plusieurs sciences en même temps, par la méthode : la raison est toujours la même quelque soit la science que l'on étudie, et quelque soit l'objet étudié ; l'objet ne change pas la raison (plus on progresse dans une science, plus on progresse dans les autres arts, ou plus on progresse dans un art, plus il faut renoncer aux autres). Selon Descartes, toutes les sciences se réduisent à une seule science, à une seule méthode.
- la méthode cartésienne, opérations de l'esprit :
  - intuition de principes simples ;
  - déduction de connaissances de plus en plus complexes ;
  - revue des termes. Dans les sciences, on n'acquiert pas d'habitudes. On détruit toutes les habitudes de la pensée : préjugés, opinions, pour retrouver la nature première de la raison, sa « lumière naturelle. »

Définition de l’art

Manière particulière de faire qui suppose une volonté soutenue (différent d'instinct bref), un apprentissage permanent, une attention particulière, un effort. L'art est ce qui transforme notre perception de la réalité... [une "définition" qui resiste encore un peu à l'art contemporain]

Différence entre l'artisan et l'artiste


- Première différence : -l'apprentissage : il peut être entièrement appris. L'artisanat applique des techniques déjà établies, connues, transmises par des prédécesseurs sous formes de règles formulables et communicables. Première qualité de l’artisan : l'habileté. -l'art de l'artiste ne peut entièrement être acquis par des études et un apprentissage : l'artiste doit cependant acquérir des techniques (virtuosité et maîtrise dans les techniques d’un art). l'art s’accommode de contraintes. Mais l'apprentissage ne suffit pas : chacun peut écrire un poème ; mais on ne peut apprendre à écrire un beau poème ; il faut une disposition particulière, un talent spécifique, un génie inné. Il y a ainsi deux sortes de règles : techniques scolaires (qui viennent de l'école et qui sont nécessaires) ; règles du génie (inconscientes), que l'artiste ne peut expliquer ou formuler en mots et ne peut donc enseigner. Par exemple, pour Kant, il n'y a de génie que dans l’art (et pas dans la science).
- Deuxième différence : Art de l’artisan : vise l'utilité, i.e. il n'a pas sa fin en lui-même, mais moyen en vue d'une fin extérieure, donner à l’objet une forme en vue d'une fin ; la fin commande la forme. Art de l'artiste : pas d'utilité en soi. L'œuvre est sa propre fin. Mais certaines œuvres ont un côté utilitaire et un côté esthétique (architecture : utilité et esthétique). Pas de fin matérielle, ne nous permet pas de satisfaire nos besoins vitaux : l'art dépasse la vie biologique ; il a une portée métaphysique, dépasse la nature et la vie naturelle. L'art n'a pas non plus de fin intellectuelle (instruire, etc.) ni morale.
- Troisième différence : L'artisan peut se représenter entièrement l'objet qu'il va réaliser. On parle de fabrication (différent de création) : transformation de la matière en vue d'un modèle déjà prévue : pas d'imprévisible. L'artiste utilise les règles du génie, en plus des règles scolaires. Ces règles du génie sont inconscientes. L'artiste a des intentions, sans être capable de se représenter précisément son œuvre avant de la produire. Il découvre son œuvre à mesure qu'il la crée : l’œuvre d'art est imprévisible pour le spectateur et pour l'artiste lui-même. Valéry : plus une œuvre surprend son auteur, plus elle est importante. Ce n'est plus du domaine de la fabrication, mais de la création : l'œuvre rompt avec ce qui existe antérieurement. Il y a plus dans l'œuvre finie que dans l'œuvre de départ. Art de l'artiste : création d'une œuvre qu’on ne peut pas expliquer par les seules règles techniques (scolaires), et qui pour cela est absolument surprenante.

Les conditions sociales

Classification des arts

Bibliographie indicative


- Ion, Platon
- Le Banquet, Platon
- Philèbe, Platon
- La poétique, Aristote
- Essais de physique appliqués à la morale, Johann Georg Sulzer
- Nouvelle théorie des plaisirs, Johann Georg Sulzer
- Les beaux-arts réduits à un même principe, Charles Batteux
- Recherche philosophique sur l'origine du beau et du sublime, Edmund Burke
- Aesthetica, Baumgarten
- Cours préparatoire d'esthétique, Jean Paul
- Essais esthétiques, Hume
- Considérations morales sur la destination des ouvrages de l'art, texte de Quatremère de Quincy sur Wikisource
- Lettres sur l'éducation esthétique de l'homme, Schiller
- Ecrits sur l'art, Goethe
- Observations sur le sentiment du beau et du sublime, Kant
- Critique de la faculté de juger, Kant
- Esthétique, Hegel
- Le Monde comme volonté et comme représentation, Schopenhauer
- La Naissance de la tragédie, Nietzsche
- Histoire de l'art, Élie Faure
- Phénoménologie de l'expérience esthétique, M. Dufrenne
- L'Œil et l'Esprit, Merleau-Ponty
- Chemins qui ne mènent nulle part, Heidegger
- Voir l'invisible, Michel Henry
- Du spirituel dans l'art et dans la peinture en particulier, Kandinsky
- Point, ligne, plan, Kandinsky
- Différence et répétition, Gilles Deleuze

Voir aussi

Articles connexes


- Art
- Beau
- Jugement
- L'avant-garde
- Perception
- esthétisme (courant artistique) Catégorie:Philosophie Catégorie:Esthétique ja:美学

Écologie

als:Ökologie ko:생태학 ms:Ekologi ja:生態学 simple:Ecology th:นิเวศวิทยา catégorie:Développement durable catégorie:Environnement catégorie:Écologie catégorie:Écologie (1970)]] L'écologie est la science qui étudie les êtres vivants dans leur milieu et leurs interactions. Le terme écologie vient du grec oikos (maison, habitat) et logos (science, connaissance) : c'est la science de la maison, de l'habitat. Il fut inventé en 1866 par Ernst Haeckel, biologiste allemand pro-darwiniste. Dans son ouvrage Morphologie générale des organismes, il désignait par ce terme : :« la science des relations des organismes avec le monde environnant, c'est-à-dire, dans un sens large, la science des conditions d'existence. » Le mot écologie est alors orthographié oecology en anglais dans le titre de l'ouvrage de Eugenius Warming, The Oecology of Plants (provenant directement du oikos transcrit translittéré en latin oecos). Une définition généralement admise, particulièrement utilisée en écologie humaine, consiste à définir l'écologie comme le rapport triangulaire entre les individus d'une espèce, l'activité organisée de cette espèce et l'environnement de cette activité. L'environnement est à la fois le produit et la condition de cette activité, et donc de la survie de l'espèce. Un écologue est un spécialiste de l'écologie. Le terme est souvent confondu avec la dénomination écologiste. Il est à noter que la différenciation entre les termes écologue et écologiste n'existe pas en langue anglaise.

Les précurseurs de l'écologie

Un des premiers écologues pourrait être Aristote qui s'est intéressé à de nombreux animaux. Il fut suivi par de nombreux naturalistes, tels que Buffon ou Linné, dont les travaux sont parfois considérés comme les prémices de l'écologie moderne.

La géographie botanique et Alexandre de Humboldt

Au cours du XVIII et au début du XIX siècle, les grandes puissances maritimes, telles que la France ou l'Allemagne, firent de nombreuses expéditions pour explorer le monde, développer le commerce maritime avec d'autres pays, découvrir de nouvelles ressources naturelles ainsi qu'en faire l'inventaire. Au début du XVIII, environ 20 000 espèces végétales étaient connues, contre 40 000 au début du XIX et presque 400 000 aujourd'hui. À ces expéditions se joignirent de nombreux scientifiques, en particulier des botanistes, tel que l'explorateur allemand Alexandre de Humboldt qu'on considère souvent comme étant le précurseur véritable de l'écologie. Il entreprit, le premier, d'étudier les relations entre l'environnement et les organismes. Il mit en évidence la relation existant entre les espèces végétales observées et les climats, décrivit les zonations de végétation avec la latitude ou l'altitude, ce qu'on appela la phytogéographie. En 1804 par exemple, il rapporte une quantité impressionnante d'espèces, en particulier des végétaux, dont il cherche à expliquer la distribution géographique en s'appuyant sur les données géologiques. Un ouvrage célèbre de Humboldt est L'essai sur la géographie des plantes (1805). D'autres botanistes d'importance sont par exemple Aimé Bonpland qui participa aux expéditions de Humboldt ou Eugenius Warming.

La notion de biocénose – Darwin et Wallace

Vers 1850 une rupture a lieu avec la parution de l'ouvrage de Charles Darwin sur l'origine des espèces : on passe des représentations mécaniques et répétitives à des représentations biologiques, organiques, et donc évolutives. Alfred Russel Wallace, contemporain et concurrent direct de Darwin, proposa le premier une « géographie » des espèces animales. Plusieurs auteurs s'aperçoivent à l'époque que les espèces ne sont pas indépendantes les unes des autres, et les regroupent en espèces végétales, espèces animales, puis plus tard, en communautés d'êtres vivants comme le mammouth et la loutre de mer ou biocénose. Ce terme sera inventé en 1877, par Karl Möbius Modicus.

La notion de biosphère – Eduard Suess et Vernadsky

Au XIX, les investigations s'enrichissent de connaissances acquises en chimie par Lavoisier et de Saussure qui étudient notamment le cycle de l'azote.
Après observation du fait que la vie ne se développe que dans des limites très précises au sein des trois compartiments que constituent l'atmosphère, l'hydrosphère et la lithosphère, le géologue autrichien Eduard Suess propose le terme biosphère en 1875. Suess propose d'appeler biosphère cette enveloppe de vie, caractéristique de la Terre, qui englobe la flore, la faune, les minéraux, les cycles de la matière, etc. Dans les années 1920, le géologue russe Vladimir Ivanovich Vernadsky, précise la notion de biosphère dans son ouvrage La biosphère (1926) et décrit les principes fondamentaux des grands cycles biogéochimiques. Il requalifie alors la biosphère comme étant l'ensemble des écosystèmes. Par ailleurs, les premiers dégâts écologiques sont reportés au , lorsque la multiplication des colonies est la cause de déforestation. Dès le , avec la révolution industrielle, des doutes de plus en plus pressants naissent quant aux impacts des activités anthropiques sur l'environnement. Le terme écologiste apparaît dès la fin du XIX siècle.

La notion d'écosystème et Arthur Tansley

Au cours du XIXe, la biogéographie, qui dresse l'état des lieux des espèces, est généralement considérée comme une science qui ne peut être confondue avec l'écologie ; elle cherche à expliquer les raisons de la présence des espèces en un endroit donné. C'est en 1935 que Arthur Tansley, écologiste britannique, appelle écosystème, le système interactif qui s'établit entre la biocénose (l'ensemble des êtres vivants) et le biotope (leur milieu de vie). L'écologie devient alors la science des écosystèmes.

L'hypothèse Gaia et James Lovelock

À partir de la Seconde Guerre mondiale, l'énergie nucléaire, l'industrialisation, les conséquences des pollutions, le gaspillage et la surexploitation des ressources naturelles par les pays industrialisés et la croissance exponentielle de la démographie des pays du tiers-monde pose de plus en plus le problème de la place et du rôle de l'Homme sur la Terre et sont à l'origine de la sous discipline de l'écologie appelée écologie humaine. La vision de Gaïa, symptomatique d'une époque, avancée par James Lovelock, compare la Terre à un seul et même macro organisme dans son ouvrage La Terre est un être vivant.
Bien que controversée, l'hypothèse Gaïa permit de diffuser un certain « souci écologique » au sein du grand public, lui permettant de prendre conscience que la Terre-mère, Gaïa, était malade des hommes et de leur activité. D'un point de vue scientifique, cette hypothèse situe la nouvelle vision de l'écologie comme étant une vision globale de la biosphère et de la biodiversité.

L'écologie humaine

L'écologie humaine est apparue dans les années 1920, par le biais de l'étude de successions végétales dans la ville de Chicago. Elle est devenue un champ d'étude distinct dans les années 1970. L'homme, colonisateur de tous les continents, est désormais reconnu comme un facteur écologique majeur. Il modifie grandement son environnement, par le biais du développement de son habitat (en particulier le développement urbain), du développement de la pêche, ainsi que des activités agricoles et industrielles.
Des études puis un enseignement de l'écologie humaine se met en place, avec la participation d'anthropologues, d'architectes, de biologistes, de démographes, d'écologistes, d'ergonomes, d'ethnologues, d'urbanistes et de médecins. L'écologie humaine est la partie de l'écologie qui étudie l'espèce humaine, l'activité organisée de cette espèce et son environnement. Par ailleurs, une philosophie issue de l'écologie, et applicable aux sociétés humaines, s'est développée : l'écologisme. Enfin, l'écologie politique est apparue dans les années 1920 ; elle consiste à appliquer la science écologique à la politique et à la gestion de la cité.

L'écologie globale

L'UNESCO a lancé en 1971 le programme de recherche Man and Biosphere, dans un objectif d'amélioration des connaissances sur les rapports mutuels entre l'homme et la Nature. Quelques années plus tard, le même organisme définit la notion de réserve de biosphère. En 1972, la première conférence internationale des Nations unies sur l'environnement humain eut lieu à Stockholm, préparée, entre autres, par l'expert René Dubos. C'est à l'occasion de cette conférence que fut consacré le slogan penser globalement, agir localement. Les derniers événements majeurs dans le domaine de l'écologie furent le développement des notions de biosphère et l'apparition des termes diversité biologique puis de biodiversité dans les années 1980. Ces trois termes furent consacrés au cours du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1993. À cette occasion, le concept de biosphère fut reconnu par les grands organismes internationaux, et le risque de perte de biodiversité reconnu. Enfin, les dangers auxquels la biosphère kerozene se retrouve confrontée furent en particulier reconnus d'un point de vue international à Kyoto, en 1997. En particulier, cette conférence mit en évidence l'augmentation de l'effet de serre liée à la concentration croissante des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, entraînant des modifications climatiques globales. À cette occasion, il fut reconnu l'importance de considérer l'écologie d'un point de vue global national, à l'échelle mondiale, et de prendre en compte l'impact de l'espèce humaine hybride.

Les principes fondamentaux de l'écologie

Les différentes disciplines

Pour beaucoup, l'écologie fait partie des sciences biologiques de base qui concernent l'ensemble des êtres vivants. Il existe en biologie divers niveaux d'organisation, celui de la biologie moléculaire, de la biologie cellulaire, la biologie des organismes (au niveau individu et organisme), l'étude des populations, l'étude des communautés, les écosystèmes et la biosphère. Le domaine de l'écologie regrouperait les dernières catégories. En effet, elle est une science holistique qui étudie non seulement chaque élément dans ses rapports avec les autres éléments, mais aussi l'évolution de ces rapports selon les modifications que subissent le milieu, les populations animales et végétales. Ces rapports sont décrits du plus petit niveau jusqu'au niveau le plus global. Certaines de ces sous-disciplines sont :
- l'écophysiologie, qui étudie les relations entre un processus physiologique et les facteurs environnementaux ;
- l'auto-écologie, qui étudie les relations entre un type d'organisme et les facteurs de son environnement ;
- l'écologie des populations (ou démo-écologie), qui étudie les relations entre une population d'individus d'une même espèce et son environnement ;
- la synécologie, qui étudie les relations entre une communauté d'individus d'espèces différentes et son environnement ;
- l'étude des écosystèmes ;
- l'écologie globale, qui étudie l'écologie à l'échelle de l'écosphère ou biosphère (totalité des milieux occupés par des êtres vivants) ;
- l'économie de l'environnement, qui étudie la consommation des ressources naturelles et les incitations économiques pour rationaliser leurs consommations et la pollution. Ce qui est appelé écologie est donc en réalité un ensemble, les sciences écologiques. Elles rassemblent un assez grand nombre de disciplines, plus ou moins indépendantes, telles que la géologie, la biochimie, la géographie, la pédologie, la physique, etc.

La biosphère et la biodiversité

Pour les écologistes modernes, l'écologie peut s'étudier à plusieurs niveaux : la population (individus de la même espèce), la biocénose (ou communauté d'espèces), l'écosystème et la biosphère. Considérons le niveau biosphérique dans un premier temps. La Terre, vue d'un point de vue écologique, constitue le sein ou mamelles de plusieurs compartiments, l'hydrosphère (ou sphère de l'eau), la lithosphère (ou sphère du sol) et l'atmosphère (ou sphère de l'air).
La biosphère, parfois qualifiée de quatrième enveloppe, est la partie de la planète sur laquelle la vie s'est développée. Il s'agit d'une couche superficielle très mince, qui descend jusqu'à 11 000 mètres de profondeur jusqu'à s'élever jusqu'à 15 000 mètres d'altitude, bien que la majorité des espèces vivantes vivent dans la zone située de -100 mètres à +100 mètres. La vie s'est tout d'abord développée dans l'hydrosphère, à faible profondeur, dans la zone photique. Des êtres pluricellulaires sont ensuite apparus et ont pu coloniser également les zones benthiques. La vie terrestre s'est développée plus tardivement, après que se soit formée la couche d'ozone protégeant les êtres vivants des rayons UV. Les espèces terrestres vont d'autant plus se diversifier que les continents vont se fragmenter, ou au contraire se réunir.
Biosphère et biodiversité sont indissociables, caractéristiques de la planète Terre. On définit la biosphère comme étant la sphère du vivant, alors que la biodiversité en est la diversité. La sphère est le contenant, alors que la diversité en est le contenu. Cette diversité s'exprime à la fois au niveau écologique (écosystème), population (diversité intraspécifique) et espèce (diversité spécifique). La biosphère contient de grandes quantités d'éléments tels que le carbone, l'azote et l'oxygène. D'autres éléments, tels que le phosphore, le calcium, le potassium sont également indispensables à la vie. Au niveau des écosystèmes et de la biosphère, il existe un recyclage permanent de tous ces éléments, qui alternent l'état minéral et l'état organique.
En effet, le fonctionnement des écosystèmes est essentiellement basé sur la conversion de l'énergie solaire en énergie chimique, grâce à la photosynthèse. Cette dernière aboutit à la libération d'oxygène, lequel permet aux êtres évolués (comme les mammifères) de dégrader les sucres par la respiration cellulaire, libérant ainsi de l'eau et du gaz carbonique. Ainsi, l'activité des êtres vivants est à l'origine de la composition spécifique de l'atmosphère terrestre, la circulation des gaz étant assurée par de grands courants aériens. L'eau s'échange également entre les compartiments. Les océans sont de grands réservoirs, qui stockent l'eau, assurent une stabilité thermique et climatique, ainsi que le transport des éléments chimiques grâce aux grands courants océaniques. Pour mieux comprendre le fonctionnement de la biosphère, et les dysfonctionnements liés à l'activité humaine, des scientifiques américains ont réalisé, sous serre, un modèle réduit de la biosphère, appelée Biosphère II.

La notion d'écosystème

Le premier principe de l'écologie est que chaque être vivant est en relation continuelle avec tout ce qui constitue son environnement. On dit qu'il y a un écosystème à chaque fois qu'il y a interaction entre des organismes et un milieu. L'écosystème est composé de deux entités, l'ensemble des êtres vivants (appelé biocénose) et le milieu (appelé biotope). Au sein de l'écosystème, les espèces ont entre elles une dépendance alimentaire, et échangent entre elles et avec leur milieu, de l'énergie et de la matière. La notion d'écosystème peut s'appliquer à des portions de dimensions variables, un étang, un champ ou un bout de bois mort. Une unité de taille inférieure est appelée un microécosystème. Il peut, par exemple, s'agir d'une pierre retournée et de toute la vie qui se cachait dessous. Un mésoécosystème pourrait être une forêt, et un macro-écosystème une région et son bassin versant. Les principales questions se posant à un écologue lors de l'étude des écosystèmes sont :
- comment a pu se réaliser la colonisation d'une terre aride ?
- comment s'est poursuivie cette évolution ?
- l'état actuel est-il stable ?
- quelles sont les relations existant entre les différents éléments du système ? Les écosystèmes sont souvent classés par référence aux biotopes concernés. On parlera
- d'écosystèmes continentaux (ou terrestres), tels que les écosystèmes forestiers (forêts), les écosystèmes prairiaux (prairies, steppes, savanes), les agro-écosystèmes (systèmes agricoles) ;
- d'écosystèmes des eaux continentales, pour les écosystèmes lenthiques (lacs, étangs) ou écosystèmes lotiques (rivières, fleuves) ;
- d'écosystèmes océaniques (les mers, les océans). Une autre classification pourra se faire par référence à la biocénose (par exemple, on parlera d'écosystème forestier, ou d'écosystème humain).

La notion d'homéostasie

Le biotope, ou milieu de vie, est caractérisé par un ensemble de paramètres géologiques, géographiques et climatologiques, que l'on appelle facteurs écologiques abiotiques :
- l'eau, à la fois élément indispensable à la vie, et parfois milieu de vie ;
- l'air, qui fournit l'oxygène et le gaz carbonique aux espèces vivantes, et qui permet la dissémination du pollen et des spores ;
- le sol, à la fois source de nutriment et support de développement ;
- la température, qui ne doit pas dépasser certains extrêmes, même si les marges de tolérance sont importantes chez certaines espèces ;
- la lumière, permettant la photosynthèse. La biocénose est un ensemble de populations d'êtres vivants, plantes, animaux, microorganismes. Chaque population est le résultat des procréations entre individus d'une même espèce et cohabitant en un lieu et en un temps donné. Lorsqu'une population présente un nombre insuffisant d'individus, l'espèce risque de disparaître, soit par sous-population, soit par consanguinité. Une population peut se réduire pour plusieurs raisons, par exemple, disparition de son habitat (destruction d'une forêt) ou par prédation excessive (telle que la chasse d'une espèce donnée). La biocénose se caractérise par des facteurs écologiques biotiques, de deux types : les relations intraspécifiques et interspécifiques. Les relations intraspécifiques sont celles qui s'établissent entre individus de la même espèce, formant une population. Il s'agit de phénomènes de coopération ou de compétition, avec partage du territoire, et parfois organisation en société hiérarchisée. Les relations interspécifiques, c'est-à-dire celles entre espèces différentes, sont nombreuses et décrites en fonction de leur effet bénéfique, maléfique ou neutre (par exemple, la symbiose (relation ++) ou la compétition (relation --)). La relation la plus importante est la relation de prédation (manger ou être mangé), laquelle conduit aux notions essentielles en écologie de chaîne alimentaire (par exemple, l'herbe consommée par l'herbivore, lui-même consommé par un carnivore, lui-même consommé par un carnivore de plus grosse taille). La niche écologique est ce que partagent deux espèces quand elles habitent le même milieu et qu'elles ont le même régime alimentaire. Les interactions existantes entre les différents êtres vivants s'accompagnent d'un brassage permanent de substances minérales et organiques, absorbées par les êtres vivants pour leur croissance, leur entretien et leur reproduction, et rejetées comme déchets. Ces recyclages permanents des éléments (en particulier le carbone, l'oxygène et l'azote) ainsi que l'eau sont appelés cycles biogéochimiques. Ils confèrent à la biosphère une stabilité durable (tout du moins en dehors des interventions humaines et des phénomènes géoclimatiques exceptionnels). Cette autorégulation, en particulier due à des phénomènes de feedback négatif, assure la pérennité des écosystèmes et se manifeste par une très grande constance du taux des divers éléments présents dans chaque milieu. On parle d'homéostasie. L'écosystème tend également à évoluer vers un état d'équilibre idéal, atteint après une succession d'événements, le climax (par exemple un étang peut devenir une tourbière).

Les biomes

Les écosystèmes ne sont pas isolés les uns des autres, mais interdépendants. Par exemple, l'eau circule de l'un à l'autre par le biais de la rivière ou du fleuve.
Le milieu liquide lui-même définit des écosystèmes. Certaines espèces, telles les saumons ou les anguilles d'eau douce passent d'un système marin à un système d'eau douce et vice-versa. Ces relations entre les écosystèmes ont amené à proposer la notion de biome. Le biome constitue une formation écologique d'aspect homogène sur une vaste surface (par exemple, la toundra ou la steppe).
L'ensemble des biomes, ou ensemble des lieux où la vie est possible (depuis les plus hautes montagnes jusqu'aux abysses) constitue la biosphère. Les biomes correspondent assez bien à des subdivisions réparties latitudinalement, de l'équateur vers les pôles, en fonction du milieu (aquatique, terrestre, montagnard) et du climat (la répartition est généralement fondue sur les adaptations des espèces au froid et/ou à la sécheresse). Par exemple, on trouve en mer des plantes aquatiques seulement dans la partie photique (où la lumière pénètre), tandis qu'on trouve principalement des conifères en milieu montagnard. Ces divisions sont assez schématiques mais, globalement, latitude et altitude permettent une bonne représentation de la répartition de la biodiversité au sein de la biosphère. Très généralement, la richesse en biodiversité, tant animale que végétale, est décroissante depuis l'équateur (comme au Brésil) jusqu'aux pôles. Un autre mode de représentation est la division en écozone, laquelle est aujourd'hui très bien définie et suit essentiellement les bordures continentales. Les écozones sont elles-mêmes divisées en écorégions, quoique la définition de leurs contours soient plus controversée.

Productivité des écosystèmes

Dans un écosystème, les liens qui unissent les espèces sont le plus souvent d'ordre alimentaire. On distingue trois catégories d'organismes :
- les producteurs (les végétaux chlorophylliens),qui consomment de la matière minérale et produisent de la matière organique: ce sont des autotrophes ;
- les consommateurs (les animaux), qui peuvent être de premier ordre (phytophage), de deuxième ordre ou plus (les carnivores)et qui sont des hétérotrophes ;
- les décomposeurs (les bactéries, champignons) qui dégradent les matières organiques de toutes les catégories, et restituent au milieu les éléments minéraux. Ces relations forment des séquences, où chaque individu mange le précédent et est mangé par celui qui le suit, on parle de chaîne alimentaire (en théorie) ou de réseau alimentaire. Dans un réseau alimentaire, on observe que lorsque l'on passe d'une chaîne trophique à l'autre (maillon du réseau), le nombre d'êtres vivants diminue. Ces notions ont aussi donné naissance au terme de biomasse (masse totale de matière vivante en un lieu donné), de productivité primaire (accroissement de la masse des végétaux pendant un temps donné) et de productivité secondaire (masse de matière vivante produite par les consommateurs et les décomposeurs en un temps donné). Ces deux dernières informations sont essentielles, puisqu'elles permettent d'évaluer le nombre d'êtres vivants pouvant être supportés par un écosystème donné. En effet, l'observation d'un réseau alimentaire montre que toute l'énergie contenue au niveau des producteurs n'est pas totalement transférée au niveau des consommateurs. Ainsi, d'un point de vue énergétique, est-il plus intéressant pour l'homme de se comporter en consommateur primaire (de se nourrir de grains et de légumes) qu'en consommateur secondaire (de se nourrir de viande bovine), et plus encore qu'en consommateur tertiaire (en se nourrissant de carnivores). La productivité des écosystèmes est parfois estimée en comparant trois ensembles terrestres et un ensemble continental :
- l'ensemble forêt (1/3 de la surface émergée) représente une forte biomasse et une forte productivité. La production totale des forêts correspond à la moitié de la production primaire.
- les savanes, prairies et marais (1/3 de la surface émergée) représentent une faible biomasse, mais une bonne productivité. Ces écosystèmes représentent la majeure partie de ce qui « nourrit » l'espèce humaine.
- les écosystèmes terrestres extrêmes (déserts, toundra, prairies alpines, steppes) (1/3 de la surface émergée) ont une biomasse et une productivité très faibles.
- enfin, les écosystèmes marins et d'eau douce (3/4 de la surface totale) représentent une très faible biomasse (en dehors des zones côtières). Les actions humaines des derniers siècles ont porté à réduire notablement la surface forestière (déforestation) et à augmenter les agroécoécosystèmes (pratique de l'agriculture). Ces dernières décennies, une augmentation de la surface occupée par des écosystèmes extrêmes est observée (désertification).

Crises écologiques

D'une façon générale, une crise écologique est ce qui se produit lorsque l'environnement de vie d'une espèce ou d'une population évolue de façon défavorable à sa survie. Il peut s'agir d'un environnement dont la qualité se dégrade par rapport aux besoins de l'espèce, suite à une évolution des facteurs écologiques abiotiques (par exemple, lors d'une augmentation de la température, de pluies moins importantes).
Il peut aussi s'agir d'un environnement qui devient défavorable à la survie de l'espèce (ou d'une population) suite à une augmentation du nombre de ses prédateurs (par exemple, lors de pêche intensive).
Enfin, il peut aussi s'agir d'une situation qui devient défavorable à la qualité de vie de l'espèce (ou de la population) suite à une trop forte augmentation du nombre d'individus (surpopulation). Les crises écologiques peuvent être plus ou moins brutales (quelques mois à quelques millions d'années). Elles peuvent aussi être d'origine anthropiques ou naturelles. Elles peuvent ne concerner qu'une seule ou un petit nombre d'espèces, ou au contraire un très grand nombre d'entre elles (voir Événement d'extinction). Enfin, une crise écologique peut être locale (par exemple une marée noire) ou globale (une élévation du niveau des océans suite à un réchauffement climatique). Selon son degré d'endémisme, une crise locale aura des conséquences plus ou moins importantes, depuis la mort de nombreux individus jusqu'à l'extinction d'une espèce. Quelle que soit son origine, la disparition d'une ou de plusieurs espèces va souvent entraîner une rupture dans la chaîne alimentaire locale, et par ricochet impacter la survie d'autres espèces. Dans le cas d'une crise globale, les conséquences peuvent être beaucoup plus importantes, puisque certaines extinctions ont vu la disparition de plus de 90 % des espèces. Cependant, il faut noter que la disparition de certaines espèces, telles que les dinosaures, en libérant une niche écologique, a permis le développement et la diversification des mammifères. Une crise écologique a donc paradoxalement favorisé la biodiversité. Parfois, une crise écologique peut être un phénomène ponctuel et réversible à l'échelle d'un écosystème. Mais plus généralement, les crises écologiques ont un impact majeur à plus long terme. En effet, il s'agit plutôt d'une succession d'événements qui s'induisent les uns les autres, jusqu'à un certain point de rupture. À partir de ce stade, le retour en arrière au précédent état de stabilité n'est plus possible, et un nouvel état se mettra progressivement en place (on parle aussi d'homéorhésie). Enfin, si une crise écologique peut être à l'origine d'extinction, elle peut aussi réduire la qualité de vie des individus restant en vie. Ainsi, même si la diversité de la population humaine est parfois considérée menacée (voir en particulier peuples indigènes), peu s'accordent à envisager la disparition de l'espèce humaine à court terme. Cependant, les maladies épidémiques, les famines, l'impact sur la santé de la dégradation de la qualité de l'air, les crises alimentaires (voir aussi biosûreté), la disparition des milieux de vie (voir écoréfugiés), l'accumulation des déchets toxiques ou non dégradables, les menaces de disparitions d'espèces phares (telles les grand singes, le panda, la baleine), etc., sont aussi des facteurs influant le bien-être des gens (voir aussi éthique). Au cours des dernières décennies, il a été observé une responsabilité croissante de l'homme dans les crises écologiques. Grâce à ses acquisitions technologiques et à un fort accroissement démographique, l'homme est la seule espèce dont l'activité a une influence majeure sur son milieu de vie. Le début de cette influence date de l'agriculture, au néolithique. Quelques exemples couramment cités comme crises écologiques sont
- Événement d'extinction permien-triassique il y a 250 millions d'années,
- Événement d'extinction crétacé-tertiaire il y a 65 millions d'années,
- réchauffement climatique lié à l'effet de serre. Un réchauffement global pourrait entraîner l'inondation des deltas asiatiques (voir aussi écoréfugiés), la multiplication de phénomènes climatiques extrêmes et l'évolution de la nature et de la quantité des ressources alimentaires à la suite des impacts sur l'activité agricole.
- le trou de la couche d'ozone (ayant abouti à l'interdiction de l'usage des chlorofluorocarbones CFC et autres gaz halogénés utilisés dans les sprays aérosol et les systèmes de réfrigération)
- la déforestation et la désertification, entraînant la disparition de nombreuses espèces.
- La catastrophe de Tchernobyl en 1986 fut à l'origine de l'abandon de grandes surfaces arables, de déplacements massifs des populations, de cancers plus nombreux dans les populations locales et de la mort de très nombreux animaux.

Écologie politique

Ces dernières années ont vu l'émergence de mouvements et de partis écologistes, dont les partis Verts. Il est important de tracer une différence fondamentale entre ces courants politiques et idéologiques et la science de l'écologie.
Pour marquer cette distinction fondamentale, on appelle écologisme le premier objet, et écologie le second. A noter que l'utilisation politique et médiatique de l'écologie présente bien des dangers pour sa terminologie. Un exemple frappant est l'utilisation l'adjectif «écologique» à tort et à travers : la voiture écologique, les maisons écologiques... Expressions qui, d'un point de vue étymologique, ne veulent strictement rien dire et qui jettent un grand flou sur le travail de l'écologue et sur l'écologie en général. Ces expressions font que dans l'opinion publique, l'écologie est souvent entièrement occultée par l'écologisme. Certains ont souhaité définir l'écologie par rapport à l'humain, comme l'analyse de l'interaction complexe entre l'environnement (milieu de vie de l'humanité) et le fonctionnement économique, social, éthique et politique des communautés humaines. Cette définition permet d'aborder le thème de l'écologie politique telle que développée par Alain Lipietz. D'une façon générale, les États et les citoyens admettent de plus en plus la nécessité de respecter les lois de la nature, même si cela implique une évolution d'un état d'esprit et d'une manière de vivre. L'écologie moderne permet de définir scientifiquement les mesures à prendre pour la protection de la nature, telle que la création de parcs nationaux et de réserves naturelles, de banques de semences et de promouvoir des lois et des conventions internationales destinées à protéger la faune, la flore et les milieux naturels.

Sous-disciplines

L'écologie inclut de nombreuses sous-disciplines: Agroécologie - Écologie appliquée - Écologie animale - Écologie aquatique - Écologie comportementale - Écologie chimique - Écologie communautaire - Écologie de la conservation - Ecoévolution - Écologie de l'anthropologie - Écologie des écosystèmes - Écotoxicologie - Écologie humaine - Écologie de terrain - Macroécologie - Écologie microbienne - Écologie moléculaire - Paléoécologie - Écologie des plantes - Écologie des populations - Écologie de restauration - Écologie sociale - Écologie des sols - Écologie des systèmes - Écologie théorique - Écologie tropicale - Écologie urbaine - Écologie virale L'écologie joue aussi un rôle important dans les domaines interdisciplinaires tels que l'économie, la santé, le design et l'industrie.

Voir aussi

Articles connexes

En français :
- August Friedrich Thienemann
- Biogéographie
- Crise écologique
- Décroissance durable
- Empreinte écologique
- Éco-syndicalisme
- Écologie industrielle
- Environnement en France En anglais :
- land ethic
- industrial ecology
- arcology
- autonomous village
- urban planning

Liens externes


- [http://portaildurisque.iut.u-bordeaux1.fr/index.html Le Portail du risque-QHSE] de l'IUT Dép, Hygiène Sécurité, Environnement (HSE),M.Lesbats de Bordeaux
- http://www.cybartv.org/html/urbaneco1.htm
- [http://perso.wanadoo.fr/jules-verne/CIEH.htm Analyses littéraires des romans de Jules Verne] : Analyses de quelques romans de Jules Verne envisagés sous l'angle de l'écologie (humaine) et de la transdisciplinarité
- [http://sauverlaterre.free.fr/ Sauver la Terre : actualité écologique et économique de notre planète]
- [http://perso.wanadoo.fr/jules-verne/annexe.htm De l'écologie humaine à la transdisciplinarité] : L'approche retenue en écologie humaine est fondamentalement celle de la transdisciplinarité
- [http://www.univ-pau.fr/RECHERCHE/CIEH/ Le Certificat International d'Ecologie Humaine] : Le site du CIEH à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour. Catégorie:Écologie
- [http://fst.univ-corse.fr/fst/fst2/ecologie-environnement.htm Diplome d'écologie en environnement] : Le site de la Faculté de sciences de Corse spécialisée en environnement. Catégorie:Écologie
- [http://www.observatoire-environnement.org/ Observatoire de l'environnement de Poitou-Charentes] : Environnement, écologie et développement durable en Poitou-Charentes au travers d'informations, publications, statistiques, répertoires, catalogues et données (eau, air, nature, faune, flore déchets, énergie, pollutions, paysages) . Catégorie:Écologie

Euro

] L’euro est la monnaie commune des 25 États de l’Union européenne (UE) — et la monnaie unique de 12 Etats membres pour le moment — qui succède à l’ECU (European Currency Unit, ou « unité de compte européenne ») qui en était la monnaie commune. Elle est en outre la monnaie commune de facto de certains États et territoires, comme le Kosovo. L’euro est géré par la Banque centrale européenne qui en contrôle l'émission. Le symbole ISO 4217 de l'euro est EUR, le symbole usuel est €. Il est divisé en 100 cents. Certaines langues flexionnelles lui appliquent leurs règles grammaticales habituelles (pluriel, partitif), d’autres se conforment à la règle édictée d’invariabilité. Voir aussi l'article détaillé :
- Noms et divisions nationales de l'euro.

Les pièces et les billets en euros

Noms et divisions nationales de l'euro Toutes les pièces en euro ont une face en commun (1, 2 et 5 eurocents : l’Europe dans le monde ; 10, 20 et 50 eurocents : l’Europe comme une alliance d'États ; 1 et 2 euros : l’Europe sans frontières) et une face spécifique au pays d’où la pièce est émise (y compris pour Monaco, Saint-Marin et le Vatican, États en union monétaire avec leurs voisins immédiats qui ont été autorisés à frapper leurs propres pièces). Évidemment, toutes les pièces sont utilisables dans tous les États membres, par exemple une pièce avec le portrait de Juan Carlos a valeur légale non seulement en Espagne mais aussi en Finlande, en Irlande... Une nouvelle série de pièces devrait être également frappée à la fin de la décennie 2000-2010, ne serait-ce que pour tenir compte de l’élargissement à 25 (actuellement trois États membres non-parties à l’euro sont représentés sur les différentes pièces).
Irlande Les billets quant à eux ont une maquette commune à toute la zone euro. Les ponts, portes et fenêtres des billets symbolisent l’ouverture de l’Europe sur le reste du monde et les liens entre les peuples. Une nouvelle série de billets devrait apparaître à partir de la fin de la décennie 2000-2010 afin notamment de tenir compte de l’élargissement de 2004 sur les cartes représentées. Pour la description des pièces de monnaie et des billets en euros, veuillez vous reporter aux articles suivants :
- les pièces en euros destinées à la circulation ;
- les pièces commémoratives en euros destinées à la circulation : des pièces de 2 euros, à raison d’une émission par an et par pays ;
- les pièces de collection en euros non destinées à la circulation.
- L'article Plaquettes et coffrets en euro reprend la description des coffrets FDC et BU officiels, des extra-sets commémoratifs et des coffrets "belle épreuve"
- les billets de banque en euros

Adhésion des États européens à l'euro

Introduction de l'euro

Cette devise a été introduite le 1999 à minuit, quand les monnaies nationales des pays participants, alors au nombre de 11, cessèrent d’exister à part entière et devinrent de simples subdivisions de la monnaie européenne. Pourtant les billets et les pièces des monnaies nationales ont continué à être utilisés dans leurs pays respectifs, jusqu’à l’introduction des nouveaux billets et pièces le 2002. Certaines des anciennes devises gardèrent encore leur valeur légale jusqu’à la date-butoir du 28 février 2002. La date de fin de validité des monnaies nationales varie d’un État à l’autre. La première monnaie à disparaître fut le Deutsche Mark, le 31 décembre 2001 à minuit, les dernières le firent le 28 février 2002, date à laquelle toutes les monnaies cessèrent d’avoir valeur légale dans leurs États respectifs. Mais les banques centrales des États de la zone euro continuent d’accepter les billets et pièces des anciennes monnaies, et ce pour plusieurs années encore (2012 en France pour certains billets).

Nouveaux membres de l'Union européenne

Trois premiers pays, l'Estonie, la Slovénie et la Lituanie, ont franchi le premier pas (en devançant leurs grands voisins nouveaux adhérents) en intégrant depuis le 28 juin 2004 le mécanisme de change européen (MCE ), successeur du système monétaire européen (comme auparavant le Danemark). Dorénavant dans l’antichambre de l’euro, ils devront passer au minimum deux ans au sein du mécanisme de change européen (MCE ) afin de tester la stabilité de leur devise par rapport à l’euro. Ce mécanisme prévoit le maintien d'un taux moyen de change de l'euro avec une variation maximale de ± 15 %. Ainsi, la couronne estonienne a été arrimée à la monnaie unique au taux de change de 15,6466 unités pour un euro (taux qui prévalait précédemment). De même, le litas lituanien a conservé sa parité face à l’euro (3,4528 litas pour 1 euro). Quant à la monnaie slovène, le tolar, son cours pivot a été fixé à 239,64 unités pour un euro. Ces trois devises doivent à présent (2004) se maintenir dans une bande de fluctuation de ± 15 % par rapport à ces cours pivots pendant les deux années à venir. L’adoption de l’euro pourrait alors être envisageable à partir de 2007. L'entrée des trois pays dans le MCE a été saluée, début juillet 2004, par un relèvement par l’agence Fitch des notations de la dette long terme en devises (l’Estonie est à présent notée A, la Lituanie A- et la Slovénie AA+). Il serait toutefois prématuré de penser que l’adoption de l’euro n’est plus qu’une formalité. Outre la stabilité du change, les trois pays doivent également s’attacher à satisfaire les quatre autres critères du traité de Maastricht (taux maximum d'inflation, ratio minimum du solde budgétaire par rapport au PIB, ratio maximum de la dette par rapport au PIB, taux maximum d’intérêt à long terme) tout en poursuivant leur rattrapage économique. Dès le 15 décembre 2004, l’Estonie, à travers l’Eesti Pank (la banque nationale), a déjà adopté les dessins de la face nationale des pièces en euros qui seront émises pour 2006. Le gouverneur de l’Eesti Pank, Vahur Kraft, a révélé que le vainqueur de la compétition pour ce choix était le dessin Hara 2 par Lembit Lõhmus qui avait obtenu 12 482 voix (plus de 27 % des voix). Le dessin représente les contours d’une carte de l’Estonie et le mot Eesti (qui signifie Estonie en estonien). Voir le dessin gagnant : [http://www.eestipank.info/pub/en/majandus/euroopaliit/euro/kavand2/hara.html]. « Il y a peu de pays en Europe qui ont un contour aussi joli et facile à se rappeler. Le symbole est facile à mémoriser » a indiqué l'artiste. Voir tous les dessins du concours sur [http://www.eestipank.info/pub/en/majandus/euroopaliit/euro/kavand/_1kava.html]. Le 29 avril 2005, la Lettonie, Malte et Chypre rejoignent à leur tour le MCE . La Lettonie et Malte veulent rejoindre l'Union monétaire dès 2007, Chypre en 2008. La Bulgarie qui a signé son traité d'adhésion à l'Union (25 avril 2005), envisage d’intégrer l’euro dès la mi-2009 (avec une entrée dans l’Union prévue pour le 2007). La Banque nationale de Bulgarie maintient le nouveau lev, déjà depuis longtemps relié au deutschemark, dans des conditions monétaires très rigoureuses (1 € = 1,95583 nouveau lev) — qui devraient faciliter son entrée dans l’euro. La Roumanie a commencé une importante réforme du leu roumain en 2005 afin d'être capable d'intégrer l'euro en 2012.

États non-adhérents

Des trois membres de l’UE (à 15) non-adhérents, seuls le Royaume-Uni et le Danemark ont obtenu une clause dite d’opting-out, leur permettant de rester en dehors de la monnaie unique, même s’ils venaient à remplir les conditions d’adhésion, clause confirmée par le traité de Rome de 2004. Aussi le Royaume-Uni, Contrairement au Danemark, ne fait pas partie du MCE , bien que remplissant les conditions du traité de Maastricht, car il ne souhaite pas lier le change de la livre sterling à l’euro. Depuis que la livre sterling a quitté le défunt SME (basé sur l'ancienne Unité de compte européenne ou ECU), son cours a connu des variations plus importantes par rapport à l’euro que les autres monnaies des pays membres non-adhérents, notamment durant les deux premières années de l’introduction de l’euro qui s’était temporairement fortement déprécié par rapport au dollar américain, à la livre sterling et au franc suisse. Cette instabilité initiale est semble-t-il résolue, et depuis la livre sterling suit de façon assez proche les évolutions du cours de l’euro (on peut noter également que le franc suisse s'est aussi stabilisé par rapport à l’euro, et qu’il remplirait maintenant les conditions d’entrée dans le MCE , si la Suisse et le Liechtenstein décidaient de rejoindre l'Union européenne). En revanche, la Suède s’est engagée à rejoindre à terme la monnaie unique, et ce dès qu’elle remplira les conditions du traité de Maastricht. En fait, en raison d’une opinion publique qui reste favorable au maintien de la couronne suédoise, comme le prouve le dernier référendum à ce sujet, la Suède ne remplit pas techniquement l’entrée dans le MCE afin de ne pas être contrainte à adopter automatiquement la monnaie unique. Les 10 nouveaux États membres de l’Union européenne en 2004 doivent eux, à terme, intégrer d’abord le mécanisme de change européen (MCE ) puis l’euro (six l’ont déjà fait et ont rejoint ainsi le Danemark, seul à faire partie du mécanisme de change européen (MCE ) avant l’élargissement). Concernant les 2 prochains membres de l’Union européenne, la Bulgarie a lié sa devise, le lev avec un taux fixe à l’euro depuis 1999), tandis que la Roumanie a supprimé le 2005 quatre zéros au leu roumain afin d’intégrer l’euro en 2012.

L’euro et les autres devises européennes ou liées

Devises européennes liées à l’euro

Au sein de l’Union européenne et des pays candidats à l’entrée dans l’Union, on trouve en 2005 les monnaies suivantes, qui ont tous intégré le MCE :
- la couronne danoise (DKK), avec droit d’opting-out lui permettant de ne pas adopter automatiquement l’euro, mais qui participe malgré tout au MCE  ;
- la couronne estonienne (EEK) ;
- le lat letton (LVL) ;
- la lire maltaise (MTL) ;
- le litas lituanien (LTL) ;
- la livre chypriote (CYP) ;
- le tolar slovène (SIT) ;
- le nouveau lev bulgare (BGN), avec un taux fixe unilatéral, dont le pays émetteur est un futur membre de l’Union européenne et qui ne peut donc pas encore être membre du MCE .
- la couronne slovaque (SKK) depuis novembre 2005.

Autres devises liées à l’euro

Un certain nombre de devises, hors Union européenne, sont déjà liées à travers un taux de change, fixe ou variable, à l’euro :
- l’escudo capverdien (CVE), précédemment lié, jusqu’en 1999, avec un taux de change fixe à l’escudo portugais.
- le franc CFP (XPF), précédemment lié, jusqu’en 1999, au franc français avec un taux de change fixe de 0,055 FRF pour 1 XPF, puis 18,192 XPF pour 1 FRF avant l’adoption de l’euro (autrefois le franc CFP, était lié comme le franc Djibouti au dollar-or des États-Unis, avant de se lier de nouveau au franc français lors de la démétallisation du dollar) ;
- les francs CFA BCEAO (XOF) ou BEAC (XAF), précédemment liés, jusqu’en 1999, au franc français, avec un taux de change garanti (mais renégociable avec la Banque de France séparément pour chaque banque d’émission) de 100 XAF ou 100 XOF pour 1 FRF, autrefois 50 XAF ou 50 XOF pour 1 FRF ;
- le franc comorien (KMF), précédemment lié, jusqu’en 1999, au franc français avec un taux de change garanti (mais renégociable avec la Banque de France) de 75 KMF pour un 1 FRF ;
- le marka de Bosnie-Herzégovine (BAM), précédemment lié, jusqu’en 1999, au mark allemand avec un taux fixe de 1 BAM = 1 DEM lors de la création de cette devise en 1997/98. La devise était précédemment nommée mark convertible. Consulter le [http://www.nato.int/sfor/indexinf/128/p15a/ft0115a.htm site de la SFOR]).
- le franc suisse a d’abord continué à flotter librement par rapport aux autres devises européennes, durant les 3 premières années d’introduction de l'euro. Cependant, l'Union européenne constituant plus de 60% des échanges de la Suisse et du Liechtenstein, la Banque nationale suisse a unilatéralement décidé de maintenir le cours du franc suisse stable par rapport à l’euro, afin de limiter le risque de change, en con