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Almoravides
Les Almoravides (en arabe al-Murābitūn, المرابطون), dynastie Berbère, en provenance du Sahara, qui régnèrent sur le Maghreb et l'Espagne (fin –début ).
Au , un des chefs Lamtūna (« hommes voilés », dont les Touaregs sont les descendants), constatant le manque de connaissances de ses hommes en matière d'Islam, fit appel au religieux 'Abd Allāh Ibn Yāsīn, d'obédience malékite et puritain. Son enseignement fut d'abord rejeté. Aussi fonda-t-il un ribāt (couvent militaire, d'où le nom al-Murābitūn, « ceux du ribāt ») dans l'ile de Tidra en Mauritanie. Il prêchait avant tout l'obéissance à la lettre du Coran et l'importance de la discipline. Il rencontra rapidement du succès, fonda une armée de nouveaux convertis et attaqua l'empire du Ghana en 1076.
Ibn Tāchfīn succéda ensuite à Ibn Yāsīn, mort au combat. Il est considéré comme le premier souverain almoravide. Il fonda de Marrakech en 1060, et Tlemcen en 1080. De 1063 à 1082, il travailla à unifier le Maroc et l'Algérie occidentale, fondant le royaume de Tlemcem. En 1086, il fut invité par les princes arabes d'Espagne, les rois de Taifa, à les aider contre Alphonse VI de Castille. Débarqué le 30 juin, Ibn Tāchfīn est rejoint par les rois de Séville, Grenade, Malaga et Badajoz, et infligea le 23 octobre une sévère défaite à Alphonse VI à Sagrajas (Zalaca pour les Arabes), non loin de Badajoz. Il rentre ensuite en Afrique pour régler ses propres affaires, avant d'être rappelé en 1089. Voyant que les rois arabes complotent contre eux et contre lui, appuyé par les dignitaires religieux locaux, il conquiert pour lui-même tout le pays d'al-Andalûs entre 1090 et 1094. Malgré son échec relatif face aux chrétiens menés par le Cid, c'est l'apogée des Almoravides. Ibn Tāchfīn mourut en 1106, à l'âge, selon la tradition, de 100 ans.
`Alī ibn Yūsuf Ibn Tāchfīn lui succéda. Il agrandit et consolida l'empire maure, mais se heurta à la résistance des princes chrétiens et à l'agitation des Almohades, adversaires du malékisme, qui prêchaient la guerre sainte contre les Almoravides. En 1142, quand il mourut, l'agitation almohade était à son comble. En 1045, son successeur Tāchfīn ben `Alī se tua en tombant dans un précipice, dans sa fuite après une défaite près d'Oran. Deux rois almoravides se succédèrent ensuite, mais ce ne furent que des fantoches. La conquête de Marrakech de 1147 sonna le glas des Almoravides.
Liste des sultans almoravides
- 1055-1061 : Abdallah Ibn Yasin
- 1061-1106 : Youssouf Ibn Tachfin
- 1106-1143 : Ali Ibn Yusuf Ibn Tachfin
- 1143-1145 : Tachfin ben Ali
- 1145-1145 : Ibrahim
- 1145-1147 : Isaq
Chronologie de l'empire almoravide (XIe-XIIe siécle)
- 1035: À l'issue de son pélerinage à la Mecque, Yahya Ibn Ibrahim, chef berbére de la tribu Djoudala décide de convertir son peuple aux préceptes de l'Islam
- 1037: Abdella Ibn Yassin,chef spirituel et idéologue,commence à assoir les bases doctrinales du mouvement Almoravide.
- 1055: les Amoravides menés par Ibn Yassin,émir bérbére de la tribu Lamtouna,s'emparent de Sijilmassa (maroc)
- 1059: Mort d'Abdella Ibn Yassin,la communauté religieuse est en passe de se convertir en royaume.
- 1070: Début de la fondation de marrakech,capitale de mouvement Almoravide
- 1077: le mouvement almouravide consolidé entreprend son avance vers le nord-est du Maghreb (Fés, Tlemcen, Oran, Alger).
- 1080: les Andalous, dont les royaumes de taifas sont menacés par l'avancée des armées chrétiennes d'Alphonse VI , sollicitent l'intervention du grand émir almoravide Youssef Ibn Tachin,fondateur de la dynastie almoravide.
- 1084: Les Almoravides s'emparent de Ceuta.
- 1085: Alphonse VI conquiert Tolède.
- 1086: L'émir almoravide Youssef Ibn Tachffin décide d'intervenir dans la péninsule où il remporte la bataille de Zallaqa (Sagrajas) à Badajoz.
- 1090: Youssef Ibn Tachfin occupe la taifa de Grenade et entreprend la conquête d'Al-Andalus.
- 1091: Les Almoravides s'emparent de Cordoue, Almeria, Badajoz et Séville et ordonnent l'exil du roi sévillan El-Moutamid. L'expantion vers Levant est arrêtée par la présence du Cid à Valence.
- 1094: L'armée almoravide arrive jusqu'à Lisbonne.
- 1098: Youssef Ibn Tachfin est proclamé Prince des musulmans, Défenseur de la Foi et Envoyé du Commandeur des Croyants.
- 1102: les Almoravides conquiérent Valence et la partie septentrionale d'Al-Andalus, arrivant jusqu'à La Vallé de l'Ebre. Youssef Ibn Tachffin nomme pour héritier son fils Ali Ben Youssef.
- 1106:M ort de Youssef Ibn Tachffin. Ali, son fils est proclamé émir. les Almoravides occupent les îles Baléares.
- 1110: Les Almoravides occupent la taifa de Saragosse.
- 1118: Alphonse le Batailleur occupe Saragosse.
- 1138: Ali Ben Youssef nomme son fils Tachffin Ben Ali pou Héritier.
- 1142: Al-Andalus se morcelle. Naissance des secondes taifas.
- 1143: Tachffin gouverne l'empire almoravide, de plus en plus fragmenté.
- 1145: Mort de Tachffin, troisiéme émir d'Almoravide .
- 1146: Une partie d'al-Andalus reconnait le calife almohade Abdel Moumen comme souverain. Début avec les Almohades, d'une nouvelle période historique.
- 1147: Les Almohades pénètrent dans Marrakech, la capitale almoravide.
Voir aussi
Articles connexes
- leur némésis : les Almohades
- Histoire de l'Algérie
- Histoire du Maroc
- Histoire de l'Islam
- Histoire de l'Espagne
Liens externes
http://membres.lycos.fr/andalus/site/dynastie.htm
Catégorie:Généalogie princière
Catégorie:Dynastie musulmane
Catégorie:Histoire de l'Espagne
Catégorie:Histoire du Maghreb
catégorie:berbères
Arabe
L'arabe (العَرَبِيَّة, ʾal ʿarabiyyaʰ en transcription traditionnelle) est la langue parlée à l'origine par les Arabes. C'est une langue sémitique (comme l'hébreu, l'araméen, l'akkadien ou le syriaque) et flexionnelle dont l'alphabet est un abjad.
Du fait de l'expansion territoriale au Moyen Âge et par la diffusion du Coran, cette langue, devenue langue liturgique, s'est répandue dans toute l'Afrique du Nord et en Asie mineure.
On fait remonter l'origine de la langue arabe au . La tradition orale considère cependant qu'il s'agit d'une langue révélée directement à Ismaël, fils d'Abraham, dans une forme assez proche de l'arabe classique actuel. La tradition donne par moments des origines bien antérieures : la reine de Saba, l'ancien Yémen ainsi que des tribus disparues auraient parlé l'arabe dans une forme plus ancienne. Les premières traces de l'écriture arabe, telle qu'on la connaît de nos jours, ne remontent qu'au .
Variétés d'arabe
L'arabe est un terme générique qui regroupe de nombreuses variétés :
- l'arabe classique : la langue du Coran, parlée à l'époque de l'expansion arabo-musulmane ;
- l'arabe littéral : une forme modernisée mais peu différenciée de l'arabe classique, qui est la langue écrite commune de tous les pays arabophones ;
- les dialectes arabes : langues orales parlées dans les pays arabes, issues de l'arabe classique, avec des substrats, superstrats et emprunts différents selon les régions. Les dialectes peuvent être assez différents les uns des autres: Un Irakien par exemple pourrait avoir du mal à comprendre le dialecte marocain à premier abord. Les variantes sont aussi différents les unes des autres que le serait le français de France avec le "Jouale" du Québec ou le français de Côte d'Ivoire. Cependant, et même si ces différences existent, des locuteurs arabes de différents pays peuvent se comprendre sans trop difficultés. La multiplication des chaînes satellites arabes ou la très large diffusion des séries egyptiennes jouant un rôle capital dans la diminution de ces différences.
Quelle tradition rapporte que la langue arabe de l'époque d'Ismaël est une langue révélée ? La tradition la plus communément admise chez les historiens est celle qui considère qu'Ismaël s'est arabisé au contact de la tribu de Jourhoum, vieille tribu arabe nomade du Yémen.
Arabe et islam
La langue de l'islam étant l'arabe, de nombreux mots du domaine religieux sont d'abord apparus en arabe. Ainsi, certains mots religieux n'existent qu'en arabe, ou possèdent un sens beaucoup plus précis en arabe.
Voir termes arabes utilisés en Islam.
Rayonnement culturel
Des écrivains non musulmans ont écrit en arabe, par exemple le médecin et philosophe Maïmonide publiant en langue arabe. Les rois normands de Sicile se piquaient de parler l’arabe.
Pays de langue arabe
Voir pays arabes.
Langues dérivées de l'arabe
- maltais
Lexique
Emprunts français
L’arabe a légué une série de mots aux langues romanes (et, de là, aux autres langues d’Europe), surtout au castillan, à l'italien et au portugais.
On trouve donc de nombreux mots arabes en français. Ces emprunts se sont fait soit :
- directement (alcali, alfa, alizari, almée, amiral, arack, azimut, baobab, baraka, barbacane, barde, bédouin, bled, bordj, bouracan, burnous, cadi, cafard, caïd, calife, camaïeu, came, camelote, caoua, chott, clebs, fellah, gazelle, hachisch, harem, hasard, henné, jupe, kandjar, laiton, luth, maboul, maghrébin, maghzen, oued, salamalec, toubib, zénith, etc.) ;
- à partir de l'arabe dialectal, surtout algérien (barda, bezef, kif-kif, matraque, nouba, razzia, youdi, etc.) et égyptien (cange, goudron, mamelouk) ;
- par l'intermédiaire du latin médiéval ou scientifique (alcool, algèbre, alidade, amalgame, ambre, arcanne, avives, benjoin, benzine, bourrache, camphre, chiffre, momie, orcanette, safran, sirop, etc.) ;
- par l'intermédiaire d'autres langues européennes, principalement l'espagnol (alcade, alcarazas, alcôve, alezan, alfange, algarade, alguazil, aman, arrobe, azerole, basaner, épinard, felouque, etc.), l'italien (arsenal, artichaut, assassin, aval, avanie, avarie, berner, café, calfeutrer, calibre, carafe, coton, girafe, hégire, magasin, sirocco, tarif, zéro, etc.), le provençal (boutargue, jarre, madrague, poutargue) et le portugais (argousin) ;
- par l'intermédiaire du turc (minaret, muezzin), de l'hindî (nabab) ou du persan (lascar).
D'autre part, l'arabe a transmis au français des mots originaires d'autres langues, notamment l'hindî (bonduc, candi), le persan (alkékenge, alkermès, aniline, aubergine, azur, babouche, borax, bore, douane, orange, timbale, etc.), mais aussi le grec (alambic, almanach, antimoine, etc.).
Citons enfin le cas du mot abricot, qui vient du latin praequox (qui a donné précoce) et qui est revenu en français sous cette forme après un voyage par l'intermédiaire du grec (barc), de l'arabe (al-barriq) et du catalan (albercoc).
En ce qui concerne les noms propres, beaucoup de noms d’étoiles viennent également de cette langue : Aldébaran, Bételgeuse, Algol, Alioth, Véga, Mizar, Fomalhaut, etc.
On reconnaît certains emprunts à l’arabe dans les langues occidentales au fait qu’ils commencent souvent par a- ou al, qui n’est autre que l’article défini dans cette langue. Les Occidentaux n’en ayant pas conscience, ils ont conservé cet article. L'espagnol et le portugais en ont conservé plus que le français : à algodón en espagnol correspond coton, par exemple.
Même si cela s’éloigne du cadre linguistique il est intéressant de rappeler que nous utilisons des chiffres indiens transmis en Occident par les Arabes, dits par abus de langage « chiffres arabes ». Dans le monde arabe, seuls les pays occidentaux (Tunisie, Algérie, Maroc) utilisent ces chiffres, les autres pays en utilisent d'autres, appelés abusivement « hindous » (où le 5 s’écrit comme notre 0).
Les « chiffres arabes » dans leur forme actuelle sont parvenus à l'Europe de la ville de Bougie au moyen âge (Bédjaia/Algérie) par un moine chrétien, ainsi que les bougies (chandelles), pour lesquelles la ville était renommée.
Voir aussi
Articles connexes
- alphabet arabe et écriture de la hamza ;
- arabe littéral et arabe dialectal ;
- prononciation de l'arabe ;
- vocabulaire de l'islam.
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues afro-asiatiques
- - langues sémitiques
- noms arabes
- Poésie arabe
Liens externes
- [http://st-takla.org/Learn_Languages/01_Learn_Arabic-ta3leem-3araby/Learn-Arabic_00-index_El-Fehres.html Apprendre l'arabe Online]
- [http://www.nicoweb.com/sirpus L'écriture et la lecture de arabe, c'est facile en MP3]. Cours de lecture et d'écriture en ligne en MP3 avec proverbes arabes et poésie.
- [http://www.webarabic.com/choix-apprendre.html Apprendre l'arabe] (WebArabic)
- [http://pince31.free.fr/lang/arabic/index.php Apprendre la langue arabe] (Langue Arabe)
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/arabe.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire arabe-français/français-arabe.
- [http://www.nclrc.org/inst-arabic3.pdf Multilingual Computing in Arabic with Windows, major word processors, web browsers, Arabic keyboards, and Arabic transliteration fonts]
- [http://www.muftah-alhuruf.com Muftah-Alhuruf.com]: Ecrire et envoyer des e-mails arabes sans a un clavier ou un système d'exploitation arabe.
-
Catégorie:Langue véhiculaire
ja:アラビア語
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ms:Bahasa Arab
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th:ภาษาอาหรับ
Sahara
Le désert du Sahara est une écorégion. Situé en Afrique, le plus grand désert du monde divise le continent d'est en ouest. Il couvre d'immenses étendues de territoires de l'Algérie, du Maroc, du Sahara occidental, de la Mauritanie, du Mali, du Niger, de la Libye, de l'Égypte, du Tchad etc.
Le terme Sahara est d'origine arabe (Ar-Sahhra, صحراء, ) et signifie désert.
Limites géographiques
;Selon des critères botaniques
pour Capot-Rey (1953)
- au Nord : la limite de maturité des palmiers dattiers
- au Sud : limite sud du had (Cornucala monacantha) une Chenopodiaceae ou limite nord du cram-cram (Cencrus biflorus) une Poaceae sahélienne.
;Selon des critères climatiques
- au Nord l'isohyèthe des 100 mm
- au Sud une limite plus floue que l'on peut baser sur l'isohyèthe des 150 mm sachant que les pluies varient fortement d'une année à l'autre.
isohyèthe
Climat
- La frange nord du Sahara est soumise à un régime de pluies hivernales dans lequel les pertubations méditerranéennes parviennent atténuées.
- La frange sud est soumise à un régime de pluies d'été irrégulières qui ne se produisent que lorsque le front intertropical de convergence remonte assez loin vers le nord ou lorsque les dépressions tropicales sont assez fortes.
- Entre les deux, le sahara central est soumis à un régime extrèmement aride marqué par l'établissement de l'alizé continental ou Harmattan. Seuls les sommets du Hoggar et du Tibesti sont plus arrosés.
- Enfin la zone côtière atlantique baignée par le courant froid des Canaries est soumise aux brises de mer et à quelques phénomènes de brouillards.
Précipitations
Elles sont caractérisées par leur faiblesse et leur extrême variabilité (de 1 à 100 mm). Il peut arriver qu'elles soient violentes et ravageuses.
Ensoleillement
(8766 h dans une année)
- 3103 heures d'ensoleillement dans le Sud marocain (Dakhla).
- 3686 heures d'ensoleillement dans le Ténéré (Bilma) ou dans le Hoggar (Tamanrasset).
- 3723 heures d'ensoleillement dans le désert lybique (Kufrah).
Température de l'air et taux d'humidité
Les températures maximales dans les régions les plus chaudes dépassent 50°C. En juin, à Bilma dans le Ténéré la moyenne des maximums est de 43°C, à Tamanrasset de 35°C , le mois le plus chaud à Dakhla est le mois d'août avec des maximums de 27°C.
Les minimums moyens sont en janvier de 7°C à Bilma de 4°C à Tamanrasset mais de 13°C à Dakhla.
Le taux d'humidité de l'air est très faible, sauf sur la bordure atlantique.
Dans le Ténéré les minimums (à 13h) sont inférieurs à 20% et les maximums (au petit matin) sont inférieurs à 43% sauf en août (29% et 56%). En conséquence, l'évaporation potentielle est considérable et elle est renforcée par l'action des vents.
Vent
Le vent le plus constant sur la partie centrale et ouest du Sahara est l'Harmattan, alizé continental qui souffle du nord-est. Il se renforce avec l'anticyclone et produit alors les vents de sable. Au nord du Sahara peuvent s'établir d'autres vents en liaison avec les dépressions méditerranéennes d'hiver comme le Khamsin en Égypte. Au sud, des bourrasques de poussières sont associées aux tornades tropicales du mois d'août.
Milieux naturels
Les ergs
les ergs sont les grands massifs de dunes, ils occupent environ 20% de la surface du Sahara. Certains ont commencé à se former au cours de pléistocène. Ils sont relativement stables. En cas de pluie, ils peuvent accumuler des réserves d'eau et former des zones de paturages. on peut citer le grand erg occidental,le grand erg oriental, l'erg Iguidi ou l'erg Chech qui occupent des surfaces considérables en Algérie et l'erg du Ténéré au Niger.
Les regs
Les regs, aussi appelés serir dans les parties orientales du désert, sont des étendues plates, caillouteuses et graveleuses et constituent le paysage le plus fréquent du Sahara. Les grands regs sont particulièrements inhospitaliers. On peut citer le reg du Tanezrouft, le serir libyen ou le reg du Ténéré qui occupent chacun des centaines de milliers de km². Ils peuvent occuper aussi le sommet des plateaux.
Les dayas
Les dayas sont des cuvettes d'extension limitée, au fond en général argileux dans lesquelles l'eau de ruissellement peut s'accumuler. Une alternance d'inondation et d'érosion éolienne peut expliquer leur formation. Elles sont parfois d'origine karstique sur les plateaux. Elles constituent des zones de végétation pérennes.
On les rencontre surtout au nord du Sahara.
Les sebkhas
À la différence des précédentes, les sebkhas forment des marais salants temporaires. L'eau peut provenir du ruissellement ou de sources temporaires. La plus grande, le Chott el Djerid, couvre 5000 km². Certaines sont exploitées sous forme de salines depuis le XVI siècle comme à Taoudeni au Mali.
Les hamadas
Les hamadas sont des plateaux rocheux tabulaires limités par des falaises. Ils sont d'origine sédimentaires, le plus souvent calcaires. Lorsqu'ils sont recouverts de grès, ils sont nommés tassilis. En général la surface montre de la roche nue, lissée par l'érosion éolienne.
les djebels
Mali
Le terme djebel désigne tous les autres reliefs que ce soit des collines ou des massifs montagneux plus importants.
Les plus importants massifs sont :
- Le Tibesti formé d'un massif volcanique émergeant d'une épaisse nappe sédimentaire reposant sur le socle cristallin. Il culmine à 3415 m
- Le Hoggar est un autre imposant massif volcanique. Il culmine à 2918 m
- L'Aïr est moins élevé les sommets sont plus tabulaires mais culminent tout de même à 2022 m.
- L'Adrar des Ifhoras au sud du Hoggar en est un prolongement cristallin et métamorphique qui culmine à 890 m.
- L'Ennedi est un massif gréseux au sud-est du Tibesti et atteint 1282 m
Les oasis
Ennedi
Les oasis sahariennes, milieu naturel et anthropique, n'occupent qu'un millième de la surface du Sahara. Elles sont situées parfois sur le lits de rivières venant se perdre dans le désert ou au pied de massifs produisant des sources ou encore directement au dessus de nappes phréatiques affleurantes ou peu profondes. Le palmier-dattier caractérise la plupart des oasis.
Les guelta
palmier-dattier
Ce terme désigne des plans d'eau temporaires ou non sans écoulement visible. Ce peut être des mares dans les lits des oueds, ou des citernes naturelles dans la roches. On les rencontre dans les situations protégées d'une trop grande exposition au soleil dans les massifs montagneux, dans celui de l'Ennedi ou dans l'Adrar des Ifoghas au Mali.
Les Foggaras
Mali
Les foggaras, sont des ouvrages souterrains de grande longueur permettant l'adduction d'eau dans certaines oasis, depuis les plateaux ou les massifs montagneux. Cette technique ancestrale à vu le jour dans ce qui est aujourd'hui l'Iran, sous le nom de Qanat.
Les oueds
Les oueds sont des cours d'eau à écoulement visible temporaire. La majorité du temps ils sont à sec, en profondeur des poches d'eau durables peuvent persister, des gueltas peuvent être alimentées par une résurgence. Des crues violentes peuvent parfois se produire surtout dans les massifs montagneux. La partie amont nait du rassemblement de chenaux de ruissellement, la partie médiane forme un lit large et dont les limites sont parfois difficiles à reconnaitre en plaine et la partie aval peut se diviser en plusieurs bras sur un cône étendu d'alluvions. C'est le long des oueds qu'on observe les seules formations arborées un peu denses dans le Sahara.
Populations et cultures actuelles
Parmi les populations actuelles du Sahara, on peut noter:
- les Touaregs
- les Saharaouis
La préhistoire du Sahara
On peut trouver au Sahara de nombreuses traces d'une activité humaine préhistorique (outils, poteries, et peintures rupestres).
Le climat du Sahara a subi des changements climatiques durant la préhistoire :
- Il y a environ 40 000 ans, il existe de grands lacs au Sahara, peuplé alors de semi-nomades
- Il y a 18 000 ans, le Sahara était hyperaride.
- Vers 12 000 ans avant notre époque, sa limite sud-orientale était remontée à hauteur du tropique du Cancer.
- Vers 10 500 ans avant notre époque, c'est sa limite sud-occidentale qui était remontée, la surface désertique étant alors moitié moindre que l'actuelle.
- Le radoucissement du climat de cette écorégion continua à demeurer tempéré jusqu'aux alentours de 8 500 ans avant notre époque. Le Sahara était alors marécageux, couvert de steppe et de savane.
- Bien que le réchauffement se fut amorcé, le Sahara était encore humide vers 6 500 ans avant notre époque.
- Ce désert acquit le climat aride actuel vers 3 000 ans avant notre époque.
Histoire
- En Afrique de l'Ouest, avec l'avancée de l'islam, l'esclavage se développe. Dès le VII siècle, sans parler de conquêtes, les premiers raids arabes dans le Sahara approvisionnent les marchés aux esclaves. Au XI siècle, le trafic caravanier augmente et les chefs de tribus africaines se convertissent. En 1077, Abou Bahr Ben Omar lance une expédition sanguinaire au Ghana. Mais les Berbères] Almoravides du Maroc n'arrivent pas à s'installer durablement. En 1222, Sundjata Keïta abolit l'esclavage en créant l'Empire du Mali (Charte du Manden). Au XVI siècle, les expéditions menées par les gouverneurs d'Alger se multiplient dans le Sahara central. L'effondrement de l'empire Songhaï entraîne une chasse aux esclaves dans les pays du Niger. En 1552, le pacha d'Alger Salah Raïs s'empare de Tombouctou.
Références
- La vie sauvage au Sahara d'Alain Drajesco-Joffé 1993 Delachaux et Niestlé ISBN 2-603-00871-4
Mythes et réalités d'un désert convoité : Le Sahara de Jean Bisson, 2003, L'Harmattan, Paris, 479p
Liens internes
- Maghreb
- [http://www.photos-libye.com Photos du désert de Libye]
- [http://www.sahara-nature.com Flore du Sahara]
- [http://www.sahariens.info Découvrir le Sahara]
Catégorie:Écorégion
Désert du Sahara
ja:サハラ砂漠
ko:사하라 사막
simple:Sahara Desert
th:ทะเลทรายซาฮารา
Espagne
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| Capitale || Madrid
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| Roi Premier ministre
| Juan Carlos I José Luis Rodríguez Zapatero
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Islam
L'islam est une religion, chronologiquement le troisième grand courant monothéiste de la famille des religions abrahamiques. Apparu en Arabie au , il s'ajoute au courant judaïque et au courant chrétien desquels il hérite de nombreux éléments.
L'islam a un livre sacré, le Coran, qui recueille les révélations de Dieu au prophète Mahomet.
L'Islam avec I majuscule désigne la civilisation islamique.
Notions principales
Islam est un mot arabe (إِسْلاَم ou, plus couramment إسلام , transcrit ʾislām) qui signifie « soumission à la volonté de Dieu » dans un contexte religieux. En tant que religion, l'islam, en effet, prêche la soumission et l'obéissance à Dieu ( Allah, en arabe).
:
Le mot prend en français une majuscule lorsqu'il désigne l'ensemble des peuples musulmans sinon, comme pour les autres noms de religions, il garde la minuscule.
D'un point de vue étymologique, le mot est dérivé d'une racine de trois consonnes (cas typique en arabe), s.l.m, désignant le fait de se soumettre, qui donne un autre dérivé, مُسْلِم muslim, « musulman ». On évoque depuis quelques années un lien avec le radical qui fournit salām, « la paix », lien que l'on peut considérer être une étymologie populaire. La théorie que l'on rencontre le plus souvent, cependant, fait de أَسْلَمَ ʾaslama, « se soumettre à Dieu » (dont on dérive إِسْلاَم ʾislām), un dérivé de سَلِمَ salima, « être sain et sauf » (qui fournit سَلاَم salām).
Islam implique l'adhésion sincère et absolue du cœur à Dieu et l'abandon intégral et confiant de toute la personne à Dieu et signifie donc la recherche inlassable de la perfection dans le comportement et les attitudes.
Quelques définitions
- « islam » avec une minuscule désigne la religion fondée par Mahomet en 622;
- « Islam » avec une majuscule désigne l'ensemble des peuples musulmans, la civilisation islamique;
- « Musulman » désigne ce qui est relatif à la religion: les personnes professant l'islam et ce qui est relatif à ses lois et rites;
- « Islamique » renvoie à l'islam en tant que religion et en tant que civilisation;
- « Islamisme », « islamiste » s'employaient autrefois pour « Islam » ou « musulman ». Ces termes sont utilisés aujourd'hui dans certains medias pour désigner l'Islam politique mais aussi les manifestations violentes qui lui sont attribuées.
Sources de législation Sunnite
- Les musulmans affirment que le Coran a été révélé par Dieu à son prophète Mahomet, qu'il est donc la première source de législation dans l'islam et que Dieu le préserve contre toute modification ou altération.
- La sunna (qui est l'ensemble des dires et faits du prophète) est la seconde source de législation dans l'islam. La sunna a été rassemblée et classée par les musulmans dans plusieurs œuvres comme sahih al boukhari (صحيح البخاري) , sahih mouslim (صحيح مسلم) etc… ;
- La troisième source de législation dans l'islam est l'unanimité des musulmans Al Ijmaa الإجماع. Cela en se référant à une citation de Mahomet qui dit que les musulmans ne font pas l'unanimité sur quelque chose de faux ;
- La quatrième source est al-qiyâs (القياس)(littéralement « la mesure »), qui permet de tirer le jugement d'une chose pour laquelle il n'y a pas de législation à partir du jugement d'une chose analogue.
Il est à noter que ces sources de législation ont été mises en œuvre après la mort du Prophète et sont considérées comme illicites (haram) par d'autres groupes de l'Islam.
Lieux saints
Islamisme
Islamisme
Les principaux lieux saints de l'islam sont :
- La Ka'ba (« le Cube ») de La Mecque (Makkah) en Arabie saoudite. Selon la tradition, il est le premier lieu de culte, bâti par Adam (Adam) sur Terre, puis reconstruit par Ibrahim (Abraham). Jusqu'à l'avènement de l'islam, il était dédié au dieu arabe Hubbal, qui était vénéré par des rites de circonvolution autour de la pierre noire. Tout musulman se doit d'y faire un pèlerinage au moins une fois dans sa vie s'il en a la capacité physique et financière ;
- Médine (Almadinah), ville où émigra Mahomet après s'être enfui de La Mecque, est la deuxième ville sainte de l'islam ;
- Jérusalem (al-Qods), est la troisième ville sainte. C'est l'endroit vers lequel le prophète Mahomet aurait effectué le voyage nocturne et l'ascension.
Le pèlerinage sunnite n'est admis que vers ces trois villes.
- Pour les Chiites (Chi'ites), Kerbala en Irak est la deuxième ville sainte. Ce fut le lieu du martyre d'Hussein( petit fils du prophète Mahomet et fils de Ali, troisième Imâm , ainsi que ses compagnons, venus à Kerbala pour défendre l'imamât c'est à dire la succession par l'imam Ali gendre du prophète et Hussein son fils (Hassan, son frère ainé ayant été tué). Ce martyre est le mythe fondateur du Chiisme. Tous les ans a lieu la commémoration de ce massacre, à Kerbala ;
- Nadjaf, toujours en Irak, est également une ville sainte pour les chiites.
Devoirs des Sunnites
Les cinq Piliers de l'islam constituent des préceptes fondamentaux obligatoires pour tous les sunnites:
- la profession de foi (Chahadah en arabe);
- la prière (Salât);
- la zakat (impôt légal purificateur calculé dans les pays musulmans sur les revenus du foyer et destiné aux pauvres. La zakat ne doit pas être confondu avec les aumônes.) ;
- le jeûne islamique (durant le mois lunaire du Ramadan) ;
- le pèlerinage à la Mecque, pour qui en a les moyens matériels et la capacité physique.
En outre, le sunnisme interdit la représentation des « choses et personnes saintes ». Plutôt que de parler d'iconoclasme, il faut parler d'aniconisme.
Les cinq piliers de la religion sont la base sur lesquels le(a) futur(e) sunnite construira sa vie pour se conformer à la révélation.
La Profession de foi
La profession de foi doit de préférence être exprimée en arabe, elle se résume en une phrase :
:« Je témoigne qu'il n'y a de (vraie) divinité que Dieu et que Mahomet est son messager »:
: أَشْهَدُ أَنَّ لاَ إِلَهَ إٍلاَّ اللَّهَ وَأَنَّ مُحَمَّدََاَ رَسُولُ اللَّهِ
:achhadou al-lâ ilâha illa-llaha wa anna mouhammadan rasûlu allahi
Elle consiste d'une part à ne croire qu'en un seul dieu, à lui vouer exclusivement tous les actes d'adoration, et d'autre part à reconnaître que Mahomet est le dernier messager de Dieu (précédé des messagers cités dans l'ancien et le nouveau testament), et l'exemple à suivre. La shahada est obligatoire pour quiconque veut devenir musulman : c'est la déclaration de sa foi musulmane.
Enfin elle garantit le paradis, sous condition d'avoir accomplie des actes de bien, à quiconque la dit avant de mourir en conformité avec la parole de Mahomet :
: « Toute personne qui témoigne qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah et que Mahomet est l'Adorateur et l'Envoyé de Dieu ne manquera pas d'être préservée – par Dieu– du feu de l'enfer »
Quatre piliers sont liés à la personne directement, la chahadah, la salat, le ramadan et le hadj, le dernier pilier qui est la zakat doit se faire au sein de la communauté, c'est un impôt de solidarité qui assure la cohésion sociale. Il n'est donné que par les personnes qui ont le seuil (nissab) équivalant à environ cent grammes d'or, et qui l'ont gardé pendant la durée d'un an lunaire. La zakat est un impôt fixé par la religion pour subvenir aux besoins des nécessiteux (orphelins, voyageurs, pauvres, libération des esclaves, etc.) et dans une plus grande mesure à développer la vie en communauté (paiements des agents de l'État, fonctionnaires, routes, développement de l'espace publique, infrastructures publiques, etc.).
L'assiette de cet impôt (zakat) doit être conforme aux prescrits divins.
Ainsi, il y a lieu à perception de l'impôt sur chaque transaction entre partie effectuée sur un lieu publique de la communauté, de même la monnaie avec laquelle l'impôt sera perçu doit aussi être en conformité avec les prescrits divins.
Celle-ci sera émise en fonction de la production alimentaire des terres agricoles de la communauté (propriété privé des moyens de production — terres agricoles — mais l'eau de pluie nécessaire aux terres agricoles appartient à Dieu et donc à tous); ou bien sous-forme de pourcentage (2,5%) de la valeur des biens stagnant pendant 1 an. Le pauvre a donc sa part pour se nourrir via l'impôt en monnaie tous deux institués par le chef de la communauté, au départ des prescrits divins.
Variantes théologiques
La relation directe de l'homme à Dieu par le Coran et la liberté religieuse va amener une multiplication des tendances religieuses. L'absence de clergé permet l'existence de différentes théologies, et différentes écoles religieuses. À la mort du prophète, des différences religieuses importantes et la conquête arabe fulgurante provoquent des rivalités politiques. Beaucoup de questions sur la liberté de l'homme, le péché, la foi, etc. conduisent à la constitution de théologies musulmanes qui essayent de donner des réponses aux questions et aux problèmes non détaillés par les textes divins, et de faire face aux défis de la vie humaine.
Les croyants se partagent en trois branches :
- le sunnisme, de Sunna, « la tradition ». Le sunnisme se divise lui-même en différentes écoles juridiques. Il y en a aujourd'hui 4, mais il y en a eu d'autres dans le passé. Ces écoles s'acceptent les unes les autres, organisant ainsi un relatif pluralisme en matière d'interprétations théologiques :
- le malékisme (de Malîk Ibn Anas qui vécu entre 712 et 796) ;
- le hanbalisme (de Ibn Hanbal, 781-856) ;
- le shafi'isme, ou shaféisme, de Al-Shafi'i 768-820) ;
- le hanafisme ( de Abû Hanifâ, 700-767) ;
- Le mu'tazilisme, école interprétative rationaliste du sunnisme née au et éradiquée au par les acharites (disciples de Al-Chari), connaît ce qui ressemble à une résurgence depuis le .
- le chiisme, lui même divisé en différentes branches, dont les deux principales sont :
- le chiisme duodécimain (90% des chiites) ;
- le chiisme septimain (ou ismaélien) ;
- Voir aussi d'autres groupes chiites : les alaouites de Syrie, le zaydisme du Yemen et les druzes de Syrie / Israël / Liban ;
- le kharidjisme (beaucoup moins répandu que les deux premiers) ;
Les sunnites représentent environs 90% des musulmans, les chiisme environs 10%. Le kharidjisme moins de 1%.
nota : Le wahhabisme, une version particulièrement rigoriste s'appuie sur l'école hanbalite et se revendique comme orthodoxie, concept qui n'existe pas en islam du fait des diverses écoles interprétatives citées ci-dessus, comme du fait qu'aucun magistère n'est institué pour le faire respecter. A ce titre, le wahhabisme et son proche cousin, le salafisme considèrent que les autres écoles sunites doivent à terme s'unifier en se ralliant à leur interprétation. Il s'agit là d'une rupture avec la tradition pluraliste des interprétation du sunisme, qui entraîne parfois des conflits avec ces écoles.
Enfin, il est traversé de nombreux courants de spiritualité mystique, comme le soufisme ou tassawuf. Au départ, ces confréries sont d'origine chiites mais le principe s'en répand dans le sunnisme.
Une théologie populaire se développe dans le maraboutisme qui pratique le culte des saints.
Clergé
saint
Il n'y a pas de clergé dans le sunnisme. L'imam n'est pas un prêtre mais bien un citoyen de la communauté musulmane qui conduit la prière : il est « celui qui se met devant pour guider la prière » et n'est pas forcément un théologien ; en fait en arabe l'imam veut dire « chef » ou « guide », et dans le sunnisme il suffit que le chef soit musulman, sage, connaissant les piliers de l'islam et ait appris une grande partie du Coran par cœur pour être à la tête d'une communauté, d'un État. Le muezzin n'est pas un prêtre non plus.
L'islam reconnaît divers niveaux de compétences religieuses parmi ses fidèles :
L'explication du Coran se nomme tafsîr. Et lijtihâd est la recherche de solutions nouvelles à partir des textes de référence pour répondre aux problématiques des populations musulmanes sur leurs affaires religieuses (عِبادات [`ibādāt], pratiques cultuelles, pl. de عِبادة [ibāda]) ou sociales (مُعامَلة [mu`āmalāt], « comportements », pl. de مُعامَلات [mu`āmala]) dans une condition sociale, politique ou économique inédite.
# al-mujtahid al-mutlaq, capable de « se battre » en absence de texte, comme l'indique la racine de mujtahid, pour en tirer une casuistique, rapprocher des textes traitant des sujets similaires et en tirer la synthèse, élaborer les principes juridiques sans référence à une école particulière. Ces compétences sont reconnues exceptionnelles et rarissimes ;
# al-mujtahid al-mutlaq al-muntasib, le même mais dans le cadre d'une école interprétative ;
# al-mujtahid fil-madh'hab, dans le cadre d'une école interprétative, capable d'élaborer des réponses juridiques sur des questions nouvelles ;
# al-'âlim al-mutabahhir, le vulgarisateur des grands anciens qui doit connaître le Coran et la Sunna ;
# al-'âmîy, celui qui ne connaît que les grandes lignes de l'islam.
Les savants exégètes sont considérés comme les « successeurs » des prophètes.
Le chiisme orthodoxe de la secte 'usuli (clergé des ayatollah) reconnaît, a contrario, un clergé à plusieurs niveaux hiérarchiques, les mollahs, tandis que le sunnisme rejette cette idée d'un clergé central jouant le rôle d'intermédiaire obligé.
Par bien des aspects, l'Islam pour sa partie sunnite, est une religion décentralisée et, paradoxe peu compris en Europe, particulièrement en France, une religion dont tous les pratiquants sont des laïques.
En Europe et dans certains pays musulmans, les gouvernements réclament un alignement de la formation des imams sur la formation des ministres des autres religions, c'est-à-dire trois ou quatre ans d'étude au minimum.
Diffusion
La description de ce paraphe est l'objet de l'article monde arabo-musulman.
Voir aussi les articles détaillés Origines de l'islam et Histoire de la conquête musulmane
Situation de l'islam contemporain
L'islam est la religion la plus répandue après le christianisme, et actuellement celle avec la croissance la plus rapide. Selon certains il comporte maintenant 1,3 milliard de croyants, soit 20 % de la population du monde. La diffusion de l'islam hors du monde arabo-musulman traditionnel s'explique par la croissance des flux migratoires à partir des pays de religion et de culture musulmane, ainsi que du prosélytisme de certains musulmans.
L'islam est la seule religion dont le nom figure dans la désignation officielle de plusieurs États indépendants, sous la forme de « République islamique... ». Mais ces États ne sont pas les seuls ou l'imbrication du civil et du religieux est telle que la charia y a force de loi. L'apostasie y est parfois combattue avec une extrème rigueur.
Il se produit souvent une confusion entre Arabes et musulmans à cause de deux facteurs : l'origine arabe de l'islam et l'importance de la langue arabe dans cette religion. Il y a 300 millions d'Arabes, dont 20 millions sont chrétiens. Au final, seulement 25 % des musulmans vivent dans le monde arabe, un cinquième sont situés en Afrique sub-saharienne, et la plus grande communauté musulmane du monde est en Indonésie. Il y a des populations islamiques importantes au Bangladesh, Afghanistan, Pakistan, en Iran, en Chine mais aussi en Europe, dans l'ancienne Union Soviétique, et en Amérique du Sud. Il y a presque 7 millions de musulmans aux États-Unis et presque autant en France.
Islam et autres religions monothéistes
Voir l'article détaillée Relation de l'islam aux autres religions
- L'islam reconnaît les prophètes du judaïsme, sans pour autant s'y limiter, et établit d'une manière générale les prophètes comme moyens pour Dieu de rappeler les hommes vers la foi en lui et un comportement de droiture ;
- Jésus y est considéré comme un prophète (et appelé Issa), dont le retour est attendu à la fin des temps où il combattra l'Antéchrist et détruira les croix. Dans l'islam, il ne sied pas à Dieu d'avoir de fils, car c'est une marque de dépendance et c'est logique, parce que l'etre qui a besoin d'un fils n'a pas l'aptitude d'être un dieu. le Dieu doit exister seul sans parents ni fils. Par exemple le Coran pose une question : comment un Dieu n'ayant pas besoin de personne aurait un fils ?
- L'attitude de l'islam par rapport à ces deux « religions du Livre » antérieures consiste à la fois a les respecter,leur reconnaître une certaine vérité, et les considérer comme ayant été corrompues au fil du temps par les passions des hommes (injustice, excès, etc.). Le dernier prophète et messager de Dieu, serait Mahomet, étant appelé à rétablir le message dans sa vérité primordiale.
- L'apostasie de l'Islam vers une autre religion est, à tout le moins, fort mal considérée.
Voir aussi
Bibliographie
- Tahar Gaïd, La femme musulmane dans la société, Iqra, 2003
- Fdal Haja, Assalihats, les femmes vertueuses, Universel, 2005
- Charles-André Gilis, Études complémentaires sur le Califat, Al Bustane
- Tabari - Traduit par Hermann Zotenberg, La Chronique de Tabari (5 volumes)
- Ibn Taymiya, Lettre à un roi croisé, 2005, Tawhid
- Mohammed ben Jamil Zeino, Comment comprendre le Coran ?, ÉEditions Chama, 2005
- Dalila Adjir- Adlali Beghezza, Entrée interdite aux animaux et aux femmes voilées, Akhira Distributions
- Tabari - Traduit par Hermann Zotenberg
- Roger Du Pasquier, Découverte de l'islam, Seuil, 1984 ( Comprendre l'islam de Frithjof Schuon, Seuil, 1976)
- Michel A. Boisard, L'Humanisme de l'islam, Albin Michel
- Dominique Sourdel, Vocabulaire de l'islam - N°3653, PUF, Collec. « Que sais-je ? », Nov. 2002
- Mohammed Arkoun, Ouvertures sur l'islam, Grancher, 1992
- Michel Reeber, L'Islam, Les Essentiel Milan, 1999 (pour une première approche)
- Paul Balta, L'Islam, Le Monde édition, 1997 (également pour une première approche)
- Malek Chebel, Manifeste pour un islam des lumières, Hachette, 2004
- Abdallah Penot, Le Coran, éditions Alif, 2004.
- Denise Masson, Le Coran, Paris, Folio, 1992 (une traduction aussi juste que poétique).
- traduction d'AbdAllah Penot, La Doctrine de l'unité, selon le soufisme, éditions Alif.
- Al Nawawy, traduction d'AbdAllah Penot, Les Jardins de la piété, éditions Alif
- Henry Corbin, Histoire de la philosophie islamique, Folio, 1989
- Fatima Mernissi, Sultanes oubliées, Femmes chefs d'État en Islam, Albin Michel
- Eva de Vitray-Meyerovitch, Anthologie du Soufisme, Albin Michel
- Ligue francise de la femme musulmane, Éducation des enfants en islam , LFFM
- Dominique Aubier, La Réaffirmation messianique du Coran. Mise au point sur les faiblesses et les errances théologiques de l'Islam. M.L.L. 2001
- Bernard Lewis, Islam, Quarto Gallimard
- AbdAllah Penot, L'Entourage féminin du Prophète, Alif édition.
Liens génériques
- religion, monothéisme, critique radicale, hérésie, apostasie
Brahim Labari, Recettes islamiques et appétits politiques, Paris, Syllepse, 2002.
Liens spécifiques
- Islam en France, islam en Belgique (sur Wikinations.be) ;
- Art islamique, Contes des Mille et une nuits
- Averroes (Ibn Ruchd), Ibn Khaldun, Omar Khayyam, Djallal el Din Rûmi ;
- Mahomet, guerre sainte, musulman, vocabulaire de l'islam ;
- Charia ;
- Wahhabisme, chiisme, Omeyyades, Abbassides, Fatimides ;
- les écoles traditionnelles d'interprétations du sunisme : malékisme, hanbalisme, shafi'isme, hanafisme ;
- Islam libéral.
- Rapport homme/femme en islam
- Islam et homosexualité
Liens externes
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Malékisme
Le malékisme est une des quatre écoles classiques de droit de l'Islam sunnite. Elle est majoritaire en Afrique du Nord et d'une partie de l'Afrique de l'Ouest. Suivie par près d'un quart des musulmans, c'est la deuxième école en nombre de pratiquants.
Elle diffère essentiellement des trois autres écoles par les sources qu'elle utilise pour déterminer la jurisprudence. Si les quatre écoles utilisent le Coran, la sunna et les paroles de Mahomet (hadiths), ainsi que l'ijma (le consensus des experts) et les analogies (qiyas), le malékisme utilise également les pratiques des habitants de Médine (amal ahl al-medina) comme sources de la jurisprudence.
Ces pratiques, d'après le fondateur du malékisme Malik Ibn Anas, sont parfois plus importantes que les hadiths même. En effet, comme Mahomet avait choisi de vivre à Médine et y est mort, que ses compagnons y vécurent, le mode de vie des habitants de la cité est vue comme une sunna appliquée.
Juristes malékites connus
- Malik Ibn Anas, le fondateur
- Ses élèves Ashhab, Ibn Al-Qâcim, Ibn Wahb
- Ibn Abî Zayd Al-Qayrawâniy
- Abu Bakr Ibn Al-'Arabiy
- Al-Qâdhî 'Iyâdh
- Ibn Khaldun (1332 - 1406)
- Muhammad Elîsh (m.1883)
- Abder-Rahman Elîsh El-Kebîr (m.1930)
Liens connexes
- Fiqh
ms:Mazhab Maliki
Catégorie:Courant musulman
Catégorie:Sunnisme
Mauritanie
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Coran
Le Coran (القرآن al qurān, récitation) est un livre, sacré selon les musulmans, qui regrouperait les paroles divines transmises au prophète Mahomet par l'archange Gabriel. Il est parfois également appelé kitâb (livre, bible) ou dhikr (rappel, avertissement). Les croyants de l'islam le considèrent généralement comme incréé. Il y a cependant des exceptions à cette croyance comme celle de l'école motazilite, triomphante au tournant des - sous le califat de Harûn Ar-Rachid, mais persécutée au .
Cette Révélation faite à Mahomet s'est déroulée sur une période de vingt-trois ans.
Subdivisions
Le Coran est divisé en cent-quatorze chapitres nommés sourates,classées par ordre décroissant en fonction de leur longueur à l'exception de la première sourate appelée " Al Fatiha" (la liminaire ou le prologue). Ces sourates sont elles mêmes composées de versets nommés ayat (pluriel de l'arabe" aya","preuve"),ce qui doit être lié à la nature miraculeuse que l'on attribue au livre. Les ayat sont au nombre de 6 219 avec des variantes, certaines d'entre elles (6 211 ou 6 218) étant simplement consécutives à des scansions différentes du texte.
L'ordre des versets du Coran a été modifié un certain nombre de fois (voir ci-dessous). On y retrouve maintenant un ordre peu chronologique, mais on peut le séparer en deux sortes de textes :
- ceux de La Mecque, antérieurs à l'Hégire, généralement ce sont des versets plus courts, situés généralement à la fin du Coran ;
- ceux de Médine, postérieurs à l'Hégire, plus longs et situés au début.
Ils se démarquent par des différences de style et de vocabulaire.
Avant l'Hégire
Dans les sourates de la première période, Mahomet affirme la résurrection des morts et l'unité de Dieu, il se défend avec véhémence d'être un poète (voir La révélation), il condamne la coutume païenne qui consiste à enterrer vives les filles : il s'agit de révélations reçues à La Mecque. Néanmoins, l'idée maîtresse de Mahomet fut la proclamation du monothéisme.
Les orientalistes allemands G. Weill et Nöldeke ont établi trois divisions dans les sourates révélées à La Mecque :
- Dans le premier des groupes, le Créateur parle de la création, il y a une description impressionnante du processus de la création, qui n'a été découverte qu'après des années de recherches par les Occidentaux mais dont les prémisses existaient chez les lettrés. Dieu invite les hommes à ne pas douter et à suivre ses prescriptions afin de ne pas attirer sa colère.
- Les sourates du deuxième groupe décrivent les devoirs de tout Croyant : les prières, le jeûne, le pèlerinage, l'aumône. Ces sourates invitent l'homme à se perfectionner à travers le dévouement au Créateur.
- Dans la troisième partie, il y a les récits des Prophètes, une description du châtiment qu'ont subi les peuples qui ont refusé de croire aux messages des Prophètes.
Après l'Hégire
Les sourates médinoises sont plus « prescriptives ». Elles posent les bases fondamentales d'une société nouvelle. Il y réagit également à des faits contemporains : rappel du respect dû au prophète et à sa famille, louange de ceux qui meurent dans la voie de Dieu, attaques contre les hypocrites.
Près de 500 versets regroupent les réglementations religieuses, civiles et pénales. D'autres sourates médinoises résument également les devoirs et les croyances du musulman.
La révélation
Le Coran a été révélé au Prophète Mahomet par l'intermédiaire de l'Archange Gabriel ou Jibraïl en arabe. Pour les musulmans, le Coran est un livre Saint qui n'a pas subi d'altération après sa révélation, car Dieu a promis que ce livre durerait jusqu'à la fin des temps.
Ces révélations ont commencé dans la Grotte de Hira où le Prophète s'isolait pour y méditer en toute tranquillité. Jibraïl serait apparu, et lui a communiqué les premiers versets du Coran. « Lis au nom de ton Seigneur » sa réponse fut « Je ne sais pas lire », car, en effet, il est établi que Mahomet était illettré ; dès lors, et durant 23 ans, la révélation continua, au fil des années et des événements.
Ordre des textes du Coran
La tradition rapporte que, du temps de Mahomet, ils étaient écrits sur des feuilles de palmier, des os plats (omoplates de chameau), des peaux ou des pierres, et étaient appris par cœur par les croyants, en entier ou en partie. La mort de plusieurs de ces « mémoires vivants » aux cours des guerres a amené par prudence à la compilation des sourates regroupant les révélations reçues par le prophète après le décès de celui-ci.
Dans la période qui suivit la mort de Mahomet, des divergences sont apparues au sein de la communauté sur l'ordre chronologique des sourates. Selon l'ordre choisi, l'interprétation de certains passages pouvait varier et pour trancher, une large partie des autorités opta pour un ordre théoriquement neutre : l'ordre décroissant de longueur. Une exception fut faite pour la première sourate, fort courte, qui sert d'introduction.
Ce classement a ses partisans qui y voient l'affirmation de l'unité profonde du Coran dont aucune partie ne peut être envisagée indépendamment du tout. Il a aussi ses détracteurs qui dénoncent une altération grave à la chronologie de la Révélation voulue par Dieu lui-même.
Diverses tentatives plus ou moins concordantes ont été faites pour reconstituer l'ordre chronologique. Celui-ci fait apparaître des correspondances éclairantes avec les événements de la vie du prophète tels qu'ils sont rapportés par la Sunna. Des interprétations nouvelles de certains passages obscurs ont ainsi pu être avancées.
Traduction du Coran
Les courants conservateurs prétendent que le Coran ne peut exister qu'en arabe et qu'il ne peut pas et ne doit pas être traduit. Cette affirmation est souvent ressentie comme une volonté d'arabisation plus que d'islamisation dans les populations non arabophones. De la même façon le sermon de la prière du vendredi ne pourrait être fait qu'en arabe. Devant l'évidente inutilité de faire un discours dans une langue que personne ne comprend dans l'assemblée il a fallu faire un compromis. Les imams font deux fois le même discours dans la langue vernaculaire et, souvent sous une forme abrégée, en arabe.
L'ange Gabriel a eu pour mission de faire descendre le contenu du Coran céleste et de la transmettre au prophète.
« Ceci est, au contraire, un Coran glorieux écrit sur une table gardée ! »
Le Coran (LXXXV ; 21-22)
« Le Coran est la parole de Dieu révélée à Son prophète et transcrite sur les pages du Livre. »
Ibn Khaldoun, Le livre des exemples. Muqaddima VI, X
C'est la tradition sunnite exprimée par Ibn Khaldûn, mais elle laisse entendre qu'il y a un original dont le Coran matériel est la transcription partielle, le mère du livre.
Du point de vue ésotérique, le Coran matériel n'est que la représentation physique, une sorte de réplique, d'un Coran supérieur, occulté aux yeux du profane, un Coran enregistré sur une Table gardée (اللَوْح المَحْفوظ [al-lawḥ al-maḥfūẓ], la tablette préservée) (Le Coran LXXXV; 21-22), un livre caché (كِتَاب مَّكْنُون [kitāb mmaknūn], livre caché) (Le Coran LVI ; 78) et que les mystiques appellent la Mère du Livre (أَمّ الكِتَاب [umm al-kitāb], mère du livre) (Le Coran III ; 7).
« Ha, Mim.
« Par le Livre clair !
« Oui, nous en avons fait un Coran arabe !
« – Peut-être comprendrez-vous –
« Il existe auprès de nous, sublime et sage, dans la Mère du Livre. »
Le Coran (XLIII ; 1-4)
Ces quelques versets disent beaucoup. Le Coran est un livre clair. Le Coran est en arabe : pour être compris des bédouins de La Mecque, c'était évidemment la seule façon d'y parvenir. Cela a servi longtemps à s'opposer aux traductions. Est-ce à dire que le Coran ne peut exister qu'en arabe ? Cependant il y a eu très tôt des traduction au moins partielles.
#Du vivant du prophète Salman le Persan, fit une traduction de la Fatiha, la première sourate, pour être utilisée lors de la prière par les persans.
#Ja`far ibn Abî Talib, frère d'`Alî traduisit quelques versets parlant de Jésus et Marie, lors de son ambassade au nom du prophète auprès du souverain chrétien d'Éthiopie le Négus.
#Une traduction en berbère fut faite vers 754. Elle a disparu à cause de la volonté d'arabiser l'Afrique du Nord.
#Une traduction en persan fut faite en 956.
#Une traduction en latin datant de 1143, de Pierre le Vénérable, ne fut publiée qu'en 1543 après la chute de Constantinople.
Il y a d'assez stériles controverses sur la présence de mots d'origine non arabe dans le Coran. Pour nommer des produits d'importation inconnus du monde arabe il est assez naturel que l'on ait employé le mot d'origine.
La bataille de Talas en 751 avait permis aux arabes de découvrir des inventions chinoises, tels que le papier et la soie. Les États musulmans attendirent plus de trois siècles avant d'introduire l'imprimerie, dont ils se méfiaient. Même après cette introduction, l'impression du Coran fut très longtemps considérée comme impie. Il faudra attendre 1787 pour voir la première version imprimée du Coran. Les Ottomans en 1757 avaient promulgué un édit contre l'imprimerie. Les armées de Bonaparte apportèrent la première presse à imprimer en Égypte au cours de la campagne de 1798.
Analyse historique du Coran
Égypte
Le Coran détient la particularité que son texte n'a pas été révélé en une seule fois mais progressivement, morceaux par morceaux, sur une période qui s'est étendue sur vingt-trois années.
Du vivant même du Prophète, au fur et à mesure de sa révélation, le Coran est conservé dans les mémoires des hommes et récité chaque jour dans les cinq prières obligatoires. Simultanément, ses versets sont tous mis par écrit sur ordre du Prophète lui-même avec des scribes (29 se sont relayés). Après chaque révélation, en effet, celui-ci dicte à un de ses scribes aussi bien le texte de celle-ci que la sourate où il faut l'insérer. Car la classification des versets les uns par rapport aux autres ne se fait pas selon l'ordre chronologique de leur révélation, mais suivant un ordre différent, qui suit les indications du Prophète. Uthman, le troisième calife qui justement est à l'origine des copies coraniques racontait : « Lorsque plusieurs versets étaient révélés au Prophète, celui-ci appelait des personnes sachant écrire et leur disait : “Placez ces versets dans telle sourate, celle où sont mentionnés tels et tels sujets”. Et lorsqu’un verset lui était révélé, il leur disait : “Placez ce verset dans telle sourate, dans laquelle sont mentionnés tels et tels sujets” » (rapporté par Abû Dâoûd et At-Tirmidhî, authentifié par Ibn Hibbân : cf. Fat'h ul-bârî, tome 9 p. 29). Les supports se constituent de papier, de pierres tendres, d'omoplates de chameaux, etc., et sont dispersés auprès de différents compagnons (rapporté par Al-Bukhârî).
Si le Prophète indique, au sein de l'ensemble du texte coranique déjà révélé, la place où doit être insérée chaque nouvelle révélation, s'il encourage ses Compagnons à apprendre par cœur le texte coranique (certains le connaissent intégralement) et s'il veille à ce que chaque fragment révélé soit également couché sur un support matériel, il ne fait pas préparer une copie rassemblant tout le texte coranique. Pourquoi ? Tout simplement parce que la révélation n'est pas encore terminée, que de nouveaux versets peuvent être révélés, et que ceux-ci peuvent être insérés au milieu (et non à la fin) du texte coranique déjà présent. Il faut noter toutefois que le dernier verset dans l'ordre chronologique annonce la fin de la révélation (5:3). Le Coran est alors déclaré « terminé ».
Compilation du texte coranique sous Abû Bakr, le premier calife du Prophète
Le recensement de l'intégralité du texte coranique se fait dans les deux ans qui suivent la mort du Prophète, sous le premier calife Abû Bakr (632-634). Celui-ci, conseillé par Umar qu'effraie la mort de nombreux compagnons connaissant par cœur l'intégralité du texte coranique, charge Zayd ibn Thâbit (qui avait été scribe du Prophète) de rassembler les divers supports écrits et de préparer une copie du texte coranique intégral.
Le texte est rédigé dans sa totalité sur des feuillets (sahifa), qui sont confiés à la garde de Abû Bakr lui-même. Après la mort de ce dernier, le deuxième calife, Umar (634-644) les reçoit. Après sa mort, ils sont confiés à sa fille Hafsa, veuve du Prophète. (Tous ces éléments sont rapportés par Al-Bukhârî, n° 4701. Voir également Fath ul-bârî tome 9 pp. 19-20, et Al-Itqân, pp. 184-185.)
C'est donc ici, dans les deux ans qui suivent la mort du Prophète (et non vingt ans après), sous le califat de Abû Bakr, que le texte coranique est rédigé dans son intégralité dans une même copie (il s'agit de l'ensemble des feuillets).
Universalisation des copies sous Uthmân, troisième calife du Prophète
Sous le califat de Uthman, troisième calife (644-656), le territoire musulman s'est considérablement agrandi et de nouveaux problèmes surgissent : quatre type de divergences apparaissent à propos du texte du Coran. Le calife Uthmân décide alors d'officialiser un type unique d'écriture du texte coranique et d'établir une classification unique des sourates les unes par rapport aux autres. C'est à cette fin qu'il charge une commission de préparer plusieurs copies (mus'haf) du Coran. Et cela se passait en l'an 25 de l'hégire, soit quinze ans (et non vingt ans) après la mort du Prophète.
Ces copies préparées, Uthmân les fait envoyer en différents points importants du territoire musulman. (Tous ces éléments sont rapportés par Al-Bukhârî, n° 4702.)
Les copies du Coran écrites de nos jours suivent toujours mot pour mot et lettre pour lettre cette écriture des copies d'Uthman, écriture justement nommée « ar-rasm al-uthmanî ».
Une de ces copies existe encore aujourd'hui, et se trouverait à Istanbul (Turquie).
Le Coran est inimitable
Chez les musulmans non arabophones ce genre de discours ressemble plus à un acte de foi qu'à un jugement rationnel. Néanmoins la tradition rapporte que la complexité du Coran est telle qu'un défi est lancé aux humains et aux djinns de coopérer pour donner un livre semblable.
Dis : « Si les hommes et les djinns s'unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne produiraient rien qui lui ressemble, même s'ils s'aidaient mutuellement. »
Le Coran (XVII ; 88)
Un autre défi fut également lancé aux plus éloquents des Arabes de forger dix sourates semblables à celles du Coran. Vers 786, sous le règne du Calife abbasside al-Hâdî, quelques lettrés tentèrent de relever ce défi. Au bout d'un an, ils n'auraient pas pu produire l'équivalent d'une sourate. C'est ce que prédisait la sourate suivante :
« Si vous êtes dans le doute au sujet de ce que nous avons révélé à notre serviteur, apportez-nous une sourate semblable à ceci ; appelez vos témoins autres que Dieu, si vous êtes véridiques.
« Si vous ne le faites pas — et vous ne le ferez pas — Craignez le feu. »
Le Coran (II ; 23-24)
Voir aussi
- Vocabulaire de l'islam
- Religion
- Coran en chiffres
Liens externes
Le Coran en ligne
- [http://www.oumma.com/coran/ Le Coran en français et phonétique.]
- [http://63.175.194.25/index.php?ln=fre&ds=qa&lv=browse&CR=240&dgn=4 Le Coran et ses sciences]
- [http://www.risala.net/qouran/tajwid/sommaire.htm Tajwid du Coran.]
- [http://www.islamicity.com/mosque/quran/ récitation intégrale du Coran par les grands récitateurs.]
- Une [http://islamfrance.free.fr/doc/coran/sourate/index.html traduction francophone].
- [http://www.reciter.org/ Reciter.org Récitation du Coran verset par verset afin de faciliter l'apprentissage].
Autres
- [http://www.infoislam.ca/index.php?noframe=http://www.infoislam.ca/reponses/qindex.htm Pour ceux qui cherchent des contradictions dans le Coran]
- [http://www.islamic.org.uk/french/internalc.html Pour ceux qui cherchent des contradictions dans le Coran (bis)]
- [http://www.qurancomplex.org/ Le complexe du roi Fahd]
- [http://www.islamophile.org islamophile]
- Des [http://www.onelittleangel.com/sagesse/citations/coran.asp citations du Coran].
- [http://grandguillaume.free.fr/c_rendus/Seddik.htm Youssef Seddik], Le Coran, autre lecture, autre traduction édition Barzach/de l'Aube (co-édition), 2002 [http://www.tamurth.net/article.php3?id_article=170 recension]
- [http://www.denistouret.net/constitalien/coranquestion.html le Manuscrit de Sanaa], un proto-Coran. Plus complet, en anglais [http://www.theatlantic.com/issues/99jan/koran.htm What is the Quran ?]
- [http://www.dominique-aubier/org/france/books/Q3.html lecture et approche moderne du Coran ]
Bibliographie
- Christoph Luxenberg, Die syro-aramaeische Lesart des Koran ; Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Qur'ānsprache Berlin, Allemagne ed. Das Arabische Buch, First Edition, 2000.
- Haï Bar-Zeev Une lecture juive du Coran Berg international Editeurs, 2005
Catégorie:Islam
ja:クルアーン
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th:อัลกุรอาน
1076Catégorie:1076
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Cette page concerne l'année 1076 du calendrier julien.
Événements
Afrique
- L'Empire du Ghana succombe à la domination almoravide.
- Prise et pillage de la capitale du Ghâna, Koumbi Saleh, dépôt de sel et d’or, par le chef almoravide Abu Bahr et affaiblissement du royaume. Les Soninkés sont convertis de force à l’Islam et payent un tribut.
- Un chef Sarakolé échappé de Ghâna fonde plus au sud le royaume Sosso. Il fonde la dynastie Diaresso qui y règne jusqu’en 1180.
Proche-Orient
- Le Turkmène Atsiz, vassal des Seldjoukides prend la ville de Damas.
Europe
Espagne
- Début de l'union de la Navarre et de l'Aragon (fin en 1134).
- Sanche IV de Navarre, qui luttait contre le roi de Castille est assassiné. Son royaume est usurpé par le roi d’Aragon Sanche Ier Ramirez qui prend le nom de Sanche V de Navarre (Navarre et Aragon sont réunit de 1076 à 1134).
- Novembre : Fuero (droit) concédé à la municipalité (concejo) de Sepulveda, inaugurant le repeuplement de la vieille Castille.
Saint-Empire
- Janvier : Synode de Worms à propos de la succession archiépiscopale de Milan qui dépose le pape Grégoire VII.
- Février : Le pape excommunie et dépose l'empereur romain germanique Henri IV, ce qui déclenche la rébellion de ses vassaux, libérés de leur serment de fidélité.
Italie
- Robert Guiscard s'empare de la principauté de Salerne.
Europe centrale & Balkans
- Règne de Zvonimir en Croatie (fin en 1098). Dimitrie Zvonimir, qui a épousé la sœur du roi de Hongrie Géza Ier, est proclamé roi de Croatie et de Dalmatie par le légat du pape.
- L’empereur Henri IV inféode la Haute-Lusace (Bautzen et Görlitz) à Vratislav II, duc de Bohême.
Pologne
- Boleslas II le Généreux se fait couronner roi de Pologne.
- Boleslas II soutient le pape contre l’empereur lors de la Querelle des Investitures. Le pape Grégoire VII lui confirme la couronne royale ce qui libère la Pologne de toute vassalité à l’égard de l’empereur.
- Boleslas II est couronné le jour de Noël par l’archevêque Bogumil, en présence de deux légats pontificaux. Il réorganise l’Eglise de Pologne autour de l’archevêché de Gniezno et transfère sa capitale à Cracovie.
Russie
- La mort de Sviatoslav (fils de Iaroslav le Sage) permet le retour d’Iaziaslav Ier à Kiev.
- Martyr de Léonce, évêque de Rostov est assassiné au cours d’une révolte païenne.
- Jean II Prodrome devient métropolite de Kiev (fin en 1086). Il renforce les cadres de l’Eglise russe.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Philippe Ier, roi de France défait Guillaume le Conquérant à Dol-de-Bretagne.
- Hégémonie des Pandya de Madurai dans le sud de l'Inde.
Art & culture
- Saint Anselme, professeur à l’école de l’Abbaye Notre-Dame du Bec, en Normandie, écrit le Monologion et le Proslogion (1076-1078) où il cherche à démontrer les raisons nécessaires à l’existence de Dieu par la dialectique et la rhétorique.
- Second recueil de Sviatoslav.
-
- Godefroi III le Bossu, duc de Lorraine, est assassiné à Anvers.
- Sanche IV de Navarre
- Sven Estridsen. Ses cinq fils se succèdent sur le trône de Danemark.
- Sviatoslav
- Tchang Tsai philosophe chinois néoconfucéen (né en 1020).
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simple:1076
Marrakech
Catégorie:Ville du Maroc Catégorie:Patrimoine mondial au Maroc
Catégorie:Patrimoine mondial au Maroc
Ville du Maroc, au pied de l'Atlas, comptant près de 640 000 habitants (Marrakchis) (coordonnées : ).
Marrakech, qui a donné son nom au Maroc, a été fondée en 1062 par Youssef Ibn Tachfin, issu des Almoravides. Dans le passé le Maroc était connu en orient sous le nom de Marrakech, cette appelation est d'ailleurs toujours en cours en Iran, le nom Maroc provient lui même de la déformation de la prononciation espagnole de Marrakech : Marruecos.
Présentation de la ville
La ville est divisée en deux parties distinctes que sont la médina ou vieille ville et la ville nouvelle dont le quartier principal s'appelle : Guéliz.
La médina
La médina ("ville" en arabe) est en fait la ville historique. Entourée des remparts construits par Ali Ben Youssef l'Almoravide en 1132, d'une longueur de 19,3 kilomètres environ, bordée de 202 tours réctangulaire et plus d'une douzaine de portes cette muraille atteint 10 mètres de haut par endroits pour une profondeur de 2 mètres. A l'interieur des muraille l'on retrouve la majorité des monuments historiques de la ville: la Mosquée Koutoubia, La place Jamaa El Fna classée patrimoine oral de l'humanité en 2001 par l'Unesco, de nombreux palais...
Guéliz
Sous le protectorat français, la ville s'est agrandie hors de ses remparts dans la zone qui se nomme aujourd'hui Guéliz (du nom de la colline du Guelliz , mot d'origine berbere). Il s'agit du centre de la ville de Marrakech où se concentre l'essentiel de son activité économique.
On trouve, entre autres lieux touristiques à Guéliz, le jardin Majorelle.
Histoire
La ville fut fondée en 1062 par Youssef Ben Tachfine, un Almoravide berbère. Marrakech devient tres vite une cité prospère enrichi par le commerce de l'or et de l'ivoire.
Tourisme
- La ville est un haut-lieu touristique,plus de deux millions de touristes chaque année.
- La place Jemaa el Fna et ses charmeurs de serpents
- Les souks
- La mosquée de la Koutoubia.
- Les jardins de la Ménara, fondés du temps des Almohades.
- Le Jardin Majorelle
Image:menara_marrakech.jpg|Le pavillon de la Ménara
Image:Maroc_Marrakech_(Small).jpg|Un marchand de légume au milieu d'une petite place dans les ruelles de Marrakech
Image:maroc dans les rues de marrakech.jpg|Une librairie dans les rues de Marrakech
Image:maroc dans les rues de marrakech-03.jpg|Dans les rues de Marrakech
Image:maroc dans les rues de marrakech-04.jpg|Dans les rues de Marrakech
Image:maroc dans les rues de marrakech02.jpg|Une boutique dans les rues Marrakech
Image:Maroc_jemma_el_afna-2_%28Small%29.jpg|La place jemma el fna à la nuit tombée
Image:Maroc_jemma_el_afna.jpg|La place jemma el fna à la nuit tombée
Liens externes
- [http://www.chleuhs.com Portail des berbères chleuhs imazighen du Maroc]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Marrakech Marrakech sur Wikitravel]
- [http://www.helge.at/photos/morocco/ Photos de Marrakech]
- [http://www.madein-marrakech.com Portail gratuit entièrement dedié à la ville de Marrakech]
ja:マラケシュ
1060Catégorie:1060
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Cette page concerne l'année 1060 du calendrier julien.
Événements
Proche-Orient
- Les Fatimides abandonnent Alep à une dynastie de Bédouins de Syrie.
Afrique du Nord
- Dynastie des Banu Khurasan à Tunis (fin en 1159).
Europe
Espagne
- Camarasa est réunie au comté de Barcelone.
France
- Début du règne de Philippe Ier, roi de France (fin en 1108), sous la tutelle de Baudouin V de Flandre (fin en 1066), beau-frère d’Henri Ier de France.
- Geoffroy III le Barbu devient comte d’Anjou (fin en 1065).
Italie
- Apparition dans les villes italiennes de la commenda, système qui associe un bailleur de fonds à un marchand.
- Lutte contre les patares (ou patarins) à Milan, partisans des réformes religieuses (fin en 1080).
- Le Normand Robert Guiscard et son frère Roger s'emparent de Reggio de Calabre, possession de Byzance et envahissent la Sicile.
- L'Istrie est élevée à margravat autonome du Saint Empire romain germanique.
Scandinavie
- Règne de Stenkil Ier Ragnvaldsson, roi de Suède (Dynastie des Stenkil).
- Création des évêchés de Lund et Dalby en Scanie, puis des évêchés de Jylland et de Sjaelland.
Europe centrale & Balkans
- Concile de Split suite à la séparation des Eglises d’Orient et d’Occident. La liturgie en slavon est interdite en Croatie. Une lutte entre les « latins » et les « orientaux » commence.
- Règne de Béla Ier, roi de Hongrie (fin en 1063). Il monte sur le trône après avoir vaincu son frère André Ier. Il s’emploie à affermir le christianisme.
Russie
- L’indépendance politique du prince Vseslav vis-à-vis de Kiev est concrétisée par la création d’un diocèse à Polotsk, où est construite une église dédiée à Sainte-Sophie.
- Les évêchés de Tchernigov et de Pereïaslav sont nommés métropoles d’honneur par le patriarche, du fait de leur rôle dans la lutte contre les Coumans.
Art & culture
- Anselme entre à l’abbaye bénédictine du Bec, dirigée par le prieur Lanfranc.
- Eglise romane Saint-Etienne de l’Abbaye aux Hommes à Caen.
- Les ermitages situés dans les grottes de Kiev se transforment en une première communauté cénobitique sous la direction de Barlaam.
-
- 4 août : Henri Ier, roi de France.
- 14 novembre : Geoffroy II d'Anjou, dit Geoffroy II Martel, comte d'Anjou.
ko:1060년
TlemcenCatégorie:Ville d'Algérie Catégorie:Wilaya d'Algérie
Catégorie:Wilaya d'Algérie
Tlemcen est une ville du Nord-Ouest de l'Algérie, c'est le chef-lieu de la wilaya de Tlemcen. Son nom vient du berbère Tala imsan.
Située dans l'arrière-pays, la ville est située au cœur d'une région de vignes et de culture d'oliviers et réputée pour ses cuirs, ses tapisseries et son industrie textile. Les influences culturelles berbères, arabes et françaises à l'époque coloniale en ont fait un haut lieu du tourisme.
Histoire
berbère
La ville de Tlemcen est fondée au comme camp militaire à la frontière de l'empire romain. La cité joue ensuite un rôle religieux puisqu'elle devient le siège d'un diocèse catholique : l'évêque Victor qui y siège a joué un rôle important au Concile de Carthage de 411.
À la fin du VIII siècle et durant le , la ville devient un des fiefs du kharidjisme en Afrique du Nord.
Au , sous les Almohades, Tlemcen est un centre commercial de premier plan.
Le royaume de Tlemcen, fondé en 1282 connaît un destin hors du commun. Ce royaume est dirigé par la dynastie des Abdalwadides. À son apogée, cet État contrôle un territoire allant de l'Atlas à l'actuelle Tunisie au . En 1553, le royaume passe sous la protection ottomane.
Plus cosmopolite et ouverte de par son histoire qu'Alger et Oran, Tlemcen connaît une relative paix sociale pendant la colonisation..
Monographie de la ville de Tlemcen
« C'est la cité des beaux cavaliers, de l'air et de l'eau. »
Située au carrefour des routes qui menaient du Maroc à l'Algérie et de la Méditerranée au Sahara.
Tlemcen eut un rôle commercial considérable. En 1248, elle forma un royaume berbère, indépendant de l'empire des almohades et devint la capitale du royaume abdelwadide qui s'étendit au à la plus grande partie de l'Algérie actuelle. Tlemcen qui, déjà au était un centre religieux, devint alors un foyer de culture islamique. Au , elle passa sous la souveraineté du gouverneur espagnol d'Oran puis, sous la domination D'Arudj Barberousse et enfin des Turcs en 1553.
Cette mystique capitale de l'Ouest oranais a longtemps été considérée comme la « Jérusalem du Maghreb » parce que les Musulmans et les Israélites y ont gardé leurs lieux saints.
Oran
La mosquée de Sidi Bou Médine qui a été construite au par un sultan de Fès, le " sultan noir ", de pur style hispano-mauresque, comme à Fès ou à Grenade. Le minaret est orné de briques et de céramiques polychromes.
Bou Medine s'appelait en réalité Chaïb Ibn Hussein El Andalousi, car il était né à Séville, Ibn Chaib enseigna successivement à Bagdad, Séville, Cordoue et, enfin à Bougie, il était d'une intelligence hors du commun.
Les Tlemcéniens lui firent des obsèques imposantes et l'ensevelirent à l'endroit même dont il avait dit : « Quel lieu propice au sommeil ».
Si la présence arabe, porteuse de la foi islamique et de la civilisation orientale aux populations berbères autochtones, ne remonte qu'au , l'origine des communautés juives en Afrique du Nord a été constaté plus de dix siècles avant Jésus-Christ, et leurs colonies étaient déjà nombreuses sous l'occupation romaine, d'abord sur le littoral puis dans l'intérieur du pays.
Lontemps, les juifs n'eurent pas le droit de résider à l'intérieur des murs de la Cité. C'est seulement en 1393, grâce aux mérites du rabbin Ephraïm Enkaoua, qu'ils furent autorisés à franchir les remparts. Ils y vécurent en vase clos, dans le mellah (ghetto) jusqu'à l'arrivée des Français, mais ils sont toujours restés attachés à la langue arabe.
De toutes les villes de l'Ouest oranais, Tlemcen est celle qui fut la moins pénétrée par l'immigration espagnole. La limite de cet exode ibérique du milieu du semble avoir été la région de Rio salado, Sidi - Bel - Abbès et Beni - Saf.
Djéma el Kébir, la grande mosquée, bâtie au , extraordinairement dépouillée, moderne de lignes.
Cependant, l'influence andalouse, à Tlemcen, remonte au , lorsque la reconquête dirigée et achevée par les rois catholiques fit refluer sur l'Afrique du Nord les Moros qui sont à l'origine de ces communautés andalouses que l'on retrouve de Fès à Bizerte et qui ont gardé, avec les clés de leurs maisons abandonnées à Grenade ou à Malaga, leur folklore musical et poétique.
Il y a aussi, sur la route du Maroc, les ruines imposantes de Mansoura la Victorieuse, cette métropole provisoire de brique rouge qu'Abou Yacoub, dit El -Mansour (le victorieux), construisit à portée de flèche de la capitale qu'il voulait conquérir et qui devint, après la prise de Tlemcen par le sultan noir Abou Hassen, le siège du gouvernement marinide pour le Maghreb central.
À l'hiver très froid, neigeux en raison de l'altitude (plus de 800 m) mais ensoleillé succédait un printemps précoce qui faisait éclore, dès le mois de février, les fleurs de cerisiers et des pêchers. C'est ensuite la célèbre fête des cerises qui amenait à Tlemcen des dizaines de milliers de visiteurs.
Villes de la wilaya
- Abou Tachfine (ex Bréa)
- Ain El Houtz
- Bab El Assa
- Ben Sakrane
- Boukanoun
- Chetouane (ex Négrier)
- El Aricha
- El H'naya
- El Koudia
- Emir Abd El Kader
- fillaoucene
- Ghazawet
- H'naine
- Hammam Boughrara
- Beni-snous[Khémis]
- Maghnia
- Nedroma
- Ouled Mimoune
- Ouzidane
- Remchi
- Sebdou
- Tlemcen تلمسان
- Terny
- Sidi abdely
- Tounane
- Tiente
- Bouhallou
- Sidi Medjahad
- Sabra
Liens externes
- [http://alg.95mb.com/wilayas/tlemcen.htm Wilaya de Tlemcen par Paysage d'Algérie] : Histoire et anciennes photos.
ja:トレムセン
1063Catégorie:1063
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Cette page concerne l'année 1063 du calendrier julien.
Événements
Afrique du Nord
- L’hammanide al-Nasir fonde Bougie.
- Les Almoravides de Yussuf Ibn Tashfine prennent Fès, puis conquièrent le Maroc et l’ouest Algérien (fin en 1082).
Proche-Orient
- Début du règne d'Alp Arslan (« le Lion blanc »), sultan saljûqide de Bagdad (fin en 1072).
- Alp-Arslan succède à son oncle Toghrul-Beg. Il élimine ses compétiteurs Kavurd du Kerman et Kutulmuch.
- Le vizir persan Nizãm al-Mulk (« Ordre du Royaume », 1018-1092) consolide le pouvoir des Saljûqides, qui se consacrent aux opérations militaires et lui abandonnent l’administration. Il s’entoure de fonctionnaires originaires du Khorasan et entretient de bons rapports avec le calife et son entourage.
- L’armée des Saljûqides tient sa force de la mobilité de sa cavalerie (de 46 à 70 000 hommes). Pour l’entretenir, le système de l’iqtâ (concessions) est étendu.
- Suppression du service de la poste dans l'empire abbasside.
Europe
Espagne
- Règne de Sanche Ier Ramirez (1043-1094), roi d’Aragon (fin en 1094).
- « Croisade » de Barbastro. Pour la première fois des troupes venues de France - commandée par Guillaume VIII d'Aquitaine - et d'Italie interviennent en Espagne dans la Reconquista, à l'appel du pape. La ville de Barbastro, dans la vallée de l’Ebre, est prise en juin. La ville redevient musulmane l'année suivante.
- De 1063 à 1120, plus de 20 expéditions françaises viendront en aide aux chrétiens espagnols.
France
- Guillaume de Normandie fait la conquête du comté du Maine.
- Lanfranc est nommé premier abbé de l’abbaye de Saint-Étienne fondée à Caen par Guillaume II de Normandie.
Italie
- Raid de Pise contre Palerme.
- Le pape Alexandre II déclare juste la lutte « contre ceux qui persécutent les chrétiens et les chassent de leur villes » et accorde le pardon de leurs fautes aux combattants. Le roi d’Aragon et le comte normand Roger Ier de Sicile deviennent des « fidèles de saint Pierre » suite à leur luttes contre les musulmans.
Hongrie
- Début du règne de Salomon Ier (1051-1087), roi de Hongrie (fin en 1074).
- Béla Ier de Hongrie doit céder son trône à Salomon Ier, fils d’André Ier, soutenu par les Allemands.
Art & culture
- La construction de la cathédrale de Pise débute.
- Début de la construction de la basilique Saint-Marc à Venise (fin en 1096).
- Le Panthéon des rois est édifié en León sur ordre de Ferdinand Ier.
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