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Alvéolaire

Alvéolaire

Une consonne alvéolaire, ou plus brièvement alvéolaire, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne apicale dont le lieu d'articulation se situe au niveau des alvéoles des dents de la mâchoire supérieure. La constriction est obtenue avec la langue. Le français comporte les alvéolaires [s] et [z].

Dentales de l'API

L'alphabet phonétique international (API) n'utilise pas de symboles distincts pour les consonnes pulmonaires alvéolaires, dentales et post-alvéolaires, hormis pour les fricatives et les affriquées. On a recours au diacritique [ ̪] (pontet souscrit) lorsqu'il est nécessaire de différencier les dentales et à [ ̠] (barre souscrite) pour les post-alévolaires. Les lettres simples [s, t, n, l, etc.] sont supposées être alvéolaires, mais cela peut également traduire le fait que la langue décrite ne fait pas la distinction entre deux lieux d'articulations ou plus. Lorsqu'il est nécessaire de spécifier qu'une consonne est alvéolaire, l'API étendu utilise le symbole [ ͇]. L'alphabet phonétique international recense les alvéolaires suivantes :

Voir aussi


- Lieu d'articulation
-
ja:歯茎音 ko:치조음

Phonétique articulatoire

catégorie:LinguistiqueCatégorie:Phonétique La phonétique articulatoire est la discipline de la phonétique qui s'intéresse au mode de formation (l'articulation) des sons produits par le gosier humain ou appareil phonatoire.

terminologie de phonétique articulatoire

consonnes - lieu d'articulation


- labiale
  - bilabiale
  - labiovélaire
- apicale
  - dentale
  - alvéolaire
  - laminale
  - rétroflexe
- dorsale
  - palatale
  - vélaire
  - uvulaire
- pharyngale
- glottale

consonnes - mode d'articulation


- occlusive
- fricative
- affriquée
- latérale
- nasale
- clic

voyelles


- antérieure / postérieure
- arrondie / non-arrondie
- ouverte / fermée
- nasale

Apicale

En phonétique articulatoire, une consonne apicale désigne une consonne articulée avec la pointe de la langue ou sa partie antérieure. Sont articulées ainsi les consonnes dont le lieu d'articulation se situe vers l'avant de la bouche : linguo-labiales, dentales, alvéolaires, post-alvéolaires, alvéolo-palatales et rétroflexes. ko:혀끝소리

Alvéole

Catégorie:homonymie Un alvéole (nom masculin !) peut être :
- en anatomie, un alvéole pulmonaire
- un alvéole d'une ruche

Mâchoire

Catégorie:crâne La mâchoire est l’une des deux structures opposables formant, ou près de l’entrée de, la bouche. Chez la plupart des vertébrés, la mâchoire est osseuse ou cartilagineuse et s’oppose verticalement, avec une partie supérieure et une inférieure. Chez les arthropodes, les mandibules sont chitineuses et s’opposent latéralement, et peuvent être des pédipalpes. Leur fonction est fondamentalement destinée à l’obtention de nourriture, au transport à la bouche et/ou au traitement initial (mastication). Ce terme mâchoires est aussi appliqué au sens large aux structures constituant la voûte de la bouche et servant à l’ouvrir et à la fermer. Chez les vertébrés, la mâchoire inférieure est le composant mobile qui articule au processus postérieur, ou rami (singulier ramus), avec les os temporaux du squelette de chaque côté ; le mot mâchoire utilisé au singulier réfère typiquement à la mâchoire inférieure. La mâchoire supérieure, ou maxillaire, est plus ou moins fixée au squelette, et est composée de deux os, qui sont fusionnés dans la ligne médiane par une suture ; une fermeture incomplète de cette suture et de celles autour peut être concerné dans la malformation connue comme palais fendu, ou bec-de-lièvre. Les os maxillaires forment le toit de la bouche, le plancher et les côtés de la fosse nasale et le plancher des orbites des yeux. Les mâchoires sont le plus souvent les supports pour les dents ou les bases pour l’attachement d’un bec. Chez les reptiles, la mandibule est faite de cinq os. Dans l’évolution des mammifères, quatre de ces os furent réduits en taille et incorporés dans l’oreille. Dans cette forme réduite, ils sont connus comme les malleus et incus; avec le plus ancien étrier, ce sont les ossicles. Cette adaptation est avantageuse, non seulement parce qu’un seul os est plus solide mais aussi parce que les malleus et incus améliorent l’ouïe.

Sens dérivés

Le terme mâchoire est aussi utilisé pour les objets qui ont la même fonction comme par exemple la partie d’une pince ou d'un étau qui agrippe. Dans le frein à tambour, les mâchoires sont les pièces porteuses des garnitures qui s'écartent pour assurer le freinage contre les parois du tambour.

Langue (anatomie)

La langue est un organe situé dans la cavité buccale qui sert à la mastication, à la phonation et à la déglutition. C'est aussi l'organe du goût. C'est un organe très vascularisé qui est aussi le muscle le plus fort par rapport à sa taille chez l'homme.

Anatomie

La langue est divisée en deux sections, la racine de la langue et le corps de la langue qui est lui aussi divisé en deux parties : le tiers postérieur ou segment pharyngien et les deux tiers antérieurs ou segment buccal. La langue prend naissance au niveau de l'os hyoïde. Son squelette est ostéo-fibreux : comprend l'os hyoïde et deux membranes fibreuses, le septum lingual (qui sépare la langue en deux moitiés) et la membrane hyo-glossienne. Plusieurs muscles concourent à la formation de la langue. Ces muscles prennent origine sur l' os hyoïde, la mandibule, l'apophyse styloïde et le palais. Ils sont neuf en tout, et à l'exception d'un seul (le muscle longitudinal supérieur), ils sont présents en paires. La langue est vascularisée par l'artère linguale, une branche de l'artère carotide externe. L'artère linguale se divise en trois branches majeures :
- l'artère dorsale de la langue,
- l'artère sous-linguale
- l'artère linguale profonde. La veine linguale, ou veine ranine assure le drainage du territoire de la langue dans le tronc veineux thyro-linguo-facial qui se jette ensuite dans la jugulaire externe.

Face antérieure

La partie postérieure (segment pharyngien) de la face antérieure de la langue comprend l'épiglotte, les amygdales linguales, les piliers antérieurs et postérieurs entre lesquels loge l'amygdale palatine et le foramen cæcum. La portion pharyngienne de la langue est peu visible normalement lorsque la bouche est ouverte. Cette partie va jusq'au sillon terminal de la langue, là ou commence la langue comme elle est définie par la majorité des gens, soit la section buccale de la langue. La section buccale part de l'apex de la langue jusqu'au sillon terminal et est parcourue par un sillon médian. C'est sur cette partie que se trouvent les papilles. Rajoutons tout de même qu'il est préférable de se brosser la langue lorsqu'on se brosse les dents, afin d'éviter toute haleine repoussante.

Face inférieure

Sur la face inférieure de la langue, on peut apercevoir le frein lingual qui est une mince membrane qui relie la face inférieure de la langue au plancher de la bouche. Les veines ranines sont également bien visibles du au fait que la peau (muqueuse) est mince et transparente dans cette région. Une autre structure visible est la caroncule linguale, située dans le plancher de la bouche, au pied du frein lingual. La caroncule sous-linguale est percé de l'ostium ombilicale qui est en fait l'orifice du canal de Warthon. Le canal de Warthon est le canal excréteur de la glande salivaire sous-mandibulaire. De chaque côté du caroncule on peut aussi voir les orifices des canaux salivaires des glandes sous-linguales.

Les papilles gustatives

Chez l'humain, elle permet de reconnaître les différentes saveurs sucré, salé, amer, acide. Des papilles gustatives recouvrent la langue et sont responsables de la perception des gouts. Les papilles se classent en quatre sortes :
- les papilles circumvallées (ou caliciformes) au nombre de 8 situées à l'arrière de la langue et forment le V lingual ;
- les papilles fongiformes sont disséminées sur la majeure partie de la langue ;
- les papilles filliformes sont celles qui sont présentes en plus grand nombre et donnent à la langue sa texture particulière ;
- Les papilles foliées sont situés sur les côtés de la langue. Des bourgeons gustatifs sont des structures composées de cellules gustatives reliées à des nerfs sensitifs. La perception d'un type de goût n'est pas dû à une sorte de papille particulière mais à une région de la langue. On peut aussi retrouver des bourgeons gustatif à d'autres endroits que sur les papilles gustatives, comme sur la muqueuse des joues, des gencices, du palais et de la luette.

L'innervation

Deux types de nerfs innervent la langue : les nerfs moteurs permettent à la langue de bouger et les nerfs sensitifs qui permettent la perception des stimuli.

Nerfs moteurs de la langue


- le nerf glosso-pharyngien ou nerf crânien IX
- le nerf hypoglosse, ou nerf crânien XII. Le nerf glosso-pharyngien innerve le muscle stylo-glosse et le nerf hypoglosse innerve tous les autres muscles de la langue.

Nerfs sensitifs


- le nerf laryngé (provient du nerf vague X) -> innerve le fond de la langue
- le nerf lingual (provient du nerf mandibulaire V3)

Innervation gustative


- le nerf glosso-pharyngien (nerf crânien IX) innerve la portion un peu plus antérieure comprenant les papilles circumvallées
- la corde du tympan (provient du nerf intermédiaire VIIbis)- innerve toute la portion moyenne et antérieure avec le nerf lingual.

Voir aussi

Génio glosse

Liens externes


- [http://www.infovisual.info/03/056_fr.html Voir un schéma détaillé sur la langue] Catégorie:Bouche ja:舌

Alphabet phonétique international

L'alphabet phonétique international (API) est un alphabet utilisé pour la transcription phonétique des sons du langage parlé. Contrairement aux nombreuses autres méthodes de transcription qui se limitent à des familles de langues, l'API est prévu pour couvrir l'ensemble des langues du monde. Développé par des phonéticiens britanniques et français sous les auspices de l'Association phonétique internationale, il a été publié en 1888. Sa dernière révision date de 1993. La transcription phonétique en API consiste à découper la parole en segments sonores supposés atomiques, et à employer un symbole unique pour chacun de ceux-ci, en évitant les combinaisons de lettres : par exemple, le son ch du français est noté [], le gli italien se transcrit []. Le nombre de caractères principaux de l'API est de 118 ce qui permet de couvrir les sons les plus fréquents. Ces caractères sont pour la plupart des lettres grecques ou latines ou des modifications de celles-ci : , , , tirés de r ; , tirés de e. Les sons moins fréquents sont transcrits à partir des précédents en indiquant une modification du mode ou du point d'articulation par le biais d'un ou plusieurs signes diacritiques (au nombre de 76) sur le caractère principal : par exemple, le b du castillan caber (« tenir, rentrer dans ») est transcrit [] pour indiquer une spirante au lieu de la fricative bilabiale sonore [β]. Il existe également des symboles spéciaux pour noter des phénomènes suprasegmentaux, comme les tons mélodiques ou l'accent tonique : [], transcription de l'allemand dulden (« supporter, tolérer ») indique un accent tonique d'intensité sur la première syllabe (') et un n final vocalisé ( ). On notera que l'usage linguistique est d'indiquer la transcription phonétique d'un mot entre crochets ; l'utilisation de barres obliques indique une transcription phonologique, c'est-à-dire qui oppose les traits pertinents des différents sons d'une langue donnée sans entrer dans le détail de leur prononciation. L'utilisation de l'API est maintenant établie dans l'enseignement, l'apprentissage et l'étude des langues. Notamment, la plupart des dictionnaires bilingues utilisent cet alphabet ou une transcription phonologique qui en est inspirée. L'API est également un outil essentiel pour rendre à l'écrit les langues jusqu'à présent non écrites : de nombreuses langues d'Afrique se sont dotées d'une orthographe utilisant comme signes complémentaires des caractères de l'API ; un exemple typique est l'alphabet pan-nigérian.

Histoire

L'API a été développé au départ par des professeurs de langue britanniques et français sous la direction de Paul Passy dans le cadre de l'Association phonétique internationale, fondée à Paris en 1886 sous le nom de Dhi Fonètik Tîcerz' Asóciécon. La première version de l'API, publiée en 1888, était inspirée de l'alphabet romique d'Henry Sweet, lui-même élaboré à partir de l'alphabet phonotypique d'Isaac Pitman et Alexander John Ellis. L'API a connu quatre révisions en 1900, 1932, 1989 et 1993.

Description de l'alphabet

Image : Fiche récapitulative de l'API. (en anglais)

Voyelles

Segments

L'API possède des caractères principaux pour les voyelles orales les plus courantes qui sont classées selon
- leur degré d'aperture : voyelles hautes (fermées), hautes inférieures, moyennes supérieures (mi-fermées), moyennes, moyennes inférieures (mi-ouvertes), basses supérieures, basses (ouvertes) ;
- leur point d'articulation : antérieur, quasi-antérieur, central, quasi-postérieur, postérieur ;
- leur caractère arrondi ou non.
Les autres sont transcrites à partir des voyelles prédéfinies par adjonction d'un ou plusieurs diacritiques modifiant l'articulation
Par exemple,
- les nasales du français standard sont (on), (hein), (un), (en) ;
- le /o/ bref du hongrois (par ex. kor, heure) est moins antérieur et légèrement plus ouvert que le /o:/ long (par ex. kór, maladie), une transcription soigneuse le donne comme [].

Quantité

La quantité des voyelles est indiquée comme suit :
Par exemple, Pose cette rose ! est souvent réalisé en français familier parisien [].

Tonèmes

La transcription des tonèmes suit le procédé ci-dessous.
- Pour certains tons dont le profil de hauteur est simple on utilise soit un diacritique soit un pictogramme représentant la hauteur du ton ou un accent (par exemple : ton de hauteur constante haut, mi-haut, médian, mi-bas, bas)
- Pour les tons dont le profil de hauteur est plus complexe seul un pictogramme représentant le profil du ton est prévu. Par exemple, il est possible de rendre le mandarin 我叫张 (« Je m'appelle Zhang ») par []1.
Notes : # Il n'existe pas encore de standard informatique permettant d'afficher correctement les pictogrammes pour les tons de hauteur variable ainsi que certains diacritiques correspondants ; ci-dessus sont affichés à la suite les pictogrammes correspondant aux différentes hauteurs prises par le ton. Le tracé correct des diacritiques et des pictogrammes est donné sur la fiche récapitulative de l'API. # La notation numérique des tons en exposant, par exemple 我姓张 [w214 515] est souvent utilisée pour pallier la piètre gestion des tons de l'API par les ordinateurs actuels. Cette notation n'est pas standard et son format dépend des familles de langues étudiées.

Consonnes

Segments

L'API classe les consonnes selon trois critères :
- le mode d'articulation ;
- le point d'articulation ;
- le caractère sourd ou voisé.
Comme pour les voyelles, des diacritiques permettent d'indiquer une modification du point ou du mode d'articulation afin transcrire des consonnes qui n'ont pas de symbole principal.
Par exemple,
- le t dental français est transcrit [] à partir de la plosive alvéolaire [t] ;
- le m dévoisé du français isthme est transcrit [] à partir de l'occlusive nasale voisée [m] ;
- la spirante bilabiale du castillan du mot caber (tenir dedans), allophone de /v/, est notée [] à partir de la fricative bilabiale [β].

Quantité

La quantité des consonnes est indiquée de la même manière que pour les voyelles. Le hongrois mit mondott? (qu'as-tu dit ?) sera transcrit [], phonologiquement /mit mondotː/.

Vocalisation

Une consonne vocalisée, c'est-à-dire servant de sommet à une syllabe, comporte un trait vertical souscrit :
- allemand reden (parler) : [] ;
- tchèque Brno (Brno) : [] ;
- anglais whistle (siffler) : [].

Syllabes

Les syllabes accentuées sont précédées d'une barre verticale :
- en exposant pour l'accent primaire : ;
- au niveau de la ligne de base pour les accents secondaires : . Un point (.) sépare les syllabes. Par exemple, l'allemand Rindfleischetikettierungsüberwachungsaufgabenübertragungsgesetz (loi sur le transfert de responsabilité de la surveillance de l'étiquettage de la viande bovine) se transcrit :
[].

Unicode

Le jeu de caractères Unicode permet d'écire l'ensemble de l'API, à l'exception des indications tonales complexes. Les symboles et diacritiques se situent dans les blocs de caractères suivants :
- U+0000 à U+007F : latin de base ;
- U+0080 à U+00FF : supplément latin-1 ;
- U+0250 à U+02AF : alphabet phonétique international ;
- U+02B0 à U+02FF : lettres modificatives avec chasse ;
- U+0300 à U+036F : diacritiques ;
- U+0370 à U+03FF : grec et copte ;
- U+A700 à U+A71F : lettres tonales modificatives. Certains caractères précomposés (avec diacritiques) sont accessibles dans les blocs suivants :
- U+0080 à U+00FF : supplément latin-1 ;
- U+0100 à U+017F : latin étendu A ;
- U+0180 à U+024F : latin étendu B ;
- U+1E00 à U+1EFF : supplément latin étendu.

Voir aussi

Bibliographie


- API
  - Handbook of the International Phonetics Association: A Guide to the Use of the International Phonetic Alphabet ISBN 0-521-63751-1
  - Élements de linguistique générale, André Martinet, ISBN 2-200-26573-5
- exemples linguistiques
  - allemand : Duden, die Grammatik, ISBN 3-411-04046-7
  - anglais : [http://dictionary.cambridge.org/ Cambridge Dictionary of American English], ISBN 0-521-77974-X
  - mandarin : [http://www.mandarintools.com/cedict.html CEDICT]

Liens internes


- linguistique
  - phonologie
  - phonétique
    - segment
    - accent tonique
    - ton
  - transcription
    - liste des méthodes de transcription
    - SAMPA, une transcription de l'API en caractères ASCII
    - Kirshenbaum, une transcription de l'API en caractères ASCII
  - alphabet
    - caractère
    - diacritique
- confusions possibles
  - alphabet radio

Liens externes


- [http://www2.arts.gla.ac.uk/IPA/ipa.html Site officiel de l’Association phonétique internationale] (en anglais).
- API en HTML
  - tableau officiel
    - [http://www.linguiste.org/phonetics/ipa/chart/ API sur www.linguiste.org] (en anglais)
    - [http://sivanataraja.free.fr/api/ API et quelques symboles additionnels sur sivanataraja.free.fr]
  - liste des symboles officiels
    - [http://www.alanwood.net/unicode/phonetic_extensions.html caractères de l'API sur www.alanwood.net]
    - [http://www.phon.ucl.ac.uk/home/wells/ipa-unicode.htm caractères de l'API sur www.phon.ucl.ac.uk]
- machine à écrire phonétique interactive
  - [http://www.linguiste.org/phonetics/ipa/chart/keyboard/ clavier phonétique sur www.linguiste.org]
  - [http://www.ling.su.se/fon/IPA-tecken.htm clavier phonétique sur www.ling.su.se]
- versions étendues de l’API
  - [http://venus.unive.it/canipa/ IPA, système de Luciano Canepari] (documents PDF en anglais)
- API en Unicode sur le [http://www.unicode.org site du consortium Unicode] (documents PDF en anglais) :
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0000.pdf latin de base]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0250.pdf alphabet phonétique international]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U02B0.pdf lettres modificatives avec chasse]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0300.pdf diacritiques]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0370.pdf grec et copte]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/UA700.pdf lettres tonales modificatives]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0080.pdf supplément latin-1]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0100.pdf latin étendu A]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0180.pdf latin étendu B]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U1E00.pdf supplément latin étendu] Catégorie:Linguistique Catégorie: Méthode de transcription Catégorie:Phonétique API als:IPA ja:国際音声記号 ko:국제 음성 기호 th:สัทอักษรสากล zh-min-nan:Kok-chè Im-phiau

Consonne dentale

Une consonne dentale, ou plus brièvement dentale, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne apicale dont le lieu d'articulation se situe au niveau des dents ; elle est réalisée par un rapprochement entre la pointe de la langue et les dents. Pour les fricatives, la langue est placée entre les dents et, pour les autres, derrière les dents de la mâchoire supérieure. Le français comporte les dentales [d̪], [t̪], [n̪] et [l̪].

Dentales de l'API

L'alphabet phonétique international (API) utilise un symbole commun pour les consonnes pulmonaires dentales, alvéolaires et post-alvéolaires, hormis pour les fricatives et les affriquées. On a recours au diacritique [ ̪] (pontet souscrit) lorsqu'il est nécessaire de différencier les dentales des (post-)alévolaires. L'alphabet phonétique international recense les dentales suivantes :

Voir également


- lieu d'articulation
-
ja:歯音 ko:치음

Consonne post-alvéolaire

Une consonne post-alvéolaire, ou plus brièvement post-alvéolaire, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne apicale dont le lieu d'articulation se situe au niveau de la jonction entre les alvéoles de la mâchoire supérieure et le palais dur ; elle est réalisée avec la pointe de la langue. Le français comporte les post-alvéolaires fricatives [ʃ] (à l'initiale de « chut! ») et [ʒ] (à l'initiale de « jus »).

Post-alvéolaires de l'API

L'alphabet phonétique international recense les post-alvéolaires suivantes :

Voir aussi


- Lieu d'articulation
-
ja:後部歯茎音 ko:치조후음

Consonne affriquée

En phonétique articulatoire, une consonne affriquée, ou pour être concis affriquée, est une consonne composée de deux phases successives : une phase occlusive et une phase fricative produites dans le temps nécessaire à la production d’une occlusive ou d’une fricative simples. Il faut noter que ces deux phases sont nécessairement homorganiques, c’est-à-dire qu’elles doivent se produire au même point d’articulation. Pour /ʧ/, par exemple, le premier élément n’est pas à proprement parler [t̪] (occlusive dentale) mais une occlusive postalvéolaire comme /ʃ/. D’ailleurs, si l’on veut décrire cette articulation (/ʃ/) avec précision, il faut ajouter qu’elle est, simultanément, palatale dans la plupart des langues, prévélaire en français, et qu’elle comporte le plus souvent un avancement labial (plus ou moins prononcé selon le phone qui suit), mais pas en castillan, par exemple. Toutes ces coarticulations sont également présentes dans l’élément occlusif, il est donc exclu de symboliser les affriquées au moyen de deux symboles distincts « /tʃ/ » qui pourraient laisser penser que l’on a une occlusion au niveau dental ou alvéolaire suivie d’une constrictive postalvéolaire. En effet, on a bien /ʧ/ en anglais, espagnol, italien et dans de très nombreuses autres langues, alors qu’en français on ne trouve que la séquence /tʃ/ et non pas une affriquée.

Notation

Les affriquées sont souvent représentées avec deux consonnes à la suite (ex: [kx]). Cependant, un symbole unique serait préférable, pour montrer qu'elles ne forment qu'un unique phonème. Unicode dispose de ligatures propres pour six des plus communes des affriquées; pour les autres, l'IPA recommande le recours à la barre de liaison o͡o. Un autre méthode indique la partie fricative en exposant (ex: [pf]).

Liste des affriquées pulmoniques de l'API


- Bilabiale
  - [p͡ɸ] (non voisée)
- Labio-dentale
  - [p͡f] (non voisée)
- Alvéolaire
  - [ʦ] (non voisée)
  - [ʣ] (voisée)
  - [t͡ɬ] (latérale non voisée)
  - [d͡ɮ] (latérale voisée)
- Alvéolo-palatale
  - [ʨ] (non voisée)
  - [ʥ] (voisée)
- Post-alvéolaire
  - [ʧ] (non voisée)
  - [ʤ]
- Palatale
  - [c͡ç] (non voisée)
- Vélaire
  - [k͡x] (non voisée)
- Uvulaire
  - [q͡χ] (non voisée)

Remarque sur la terminologie

Les affriquées sont appelées occlu-constrictives (parfois [se]mi-constrictives). Seul ce terme est à même de faire allusion au deux phases successives de ce mode d’articulation : la phase occlusive et la phase constrictive (fricative).
-
als:Affrikate ja:破擦音 ko:파찰음

Diacritiques de l'alphabet latin

L'alphabet latin a connu, d'abord dans le monde occidental puis après les différentes périodes de colonisation, partout dans le monde, une extension géographique considérable : tout au long de son histoire, il a été conservé ou emprunté par de nombreux peuples qui s'en sont servi pour noter leur langue. À l'origine destiné à la langue des Romains, qu'il ne transcrivait déjà pas très fidèlement, son nombre réduit de lettres en a montré les limites : les langues l'utilisant ont dû, pour étendre les possibilités d'une transcription plus fidèle, soit façonner de nouvelles lettres, soit créer de nouvelles unités au moyen de plusieurs signes (comme les digrammes) soit, enfin, modifier des lettres existantes au moyen de diacritiques. Les signes obtenus peuvent être considérés comme de nouveaux graphèmes (ils sont dans ce cas inclus dans l'alphabet de la langue), ou comme des variantes du graphème fondamental qui les porte (ils ne sont alors pas répertoriés dans l'alphabet). Cette distinction est très importante pour le classement alphabétique des mots d'un dictionnaire, par exemple. Ainsi, en castillan, la lettre diacritée ñ (n tildé) est considérée comme une lettre indépendante, classée à la suite de n, tandis qu'en français aucune des variantes diacritées de e (soient é, è, ê et ë) n'est classée autrement que si elle ne portait aucun diacritique. En castillan, toujours, á, é, í, ó, et ú ne sont cependant pas considérées comme des graphèmes mais comme des variantes. L'alphabet phonétique international fait grand usage de diacritiques ; ceux qui lui sont propres seront aussi traités dans cette série d'articles. Enfin, les diacritiques utilisés en français font l'objet d'articles supplémentaires.

Introduction

L'utilisation de diacritiques s'est avérée très féconde et le mouvement s'est accéléré au XVIIIe siècle quand il s'est agi de transmettre rigoureusement des textes ou des énoncés de langues lointaines qu'on découvrait : les transcriptions et translittérations en lettres latines, c'est-à-dire la romanisation, a nécessité l'utilisation en nombre important de diacritiques. Il ne serait en effet pas aisé de lire une transcription dans laquelle certaines lettres seraient inventées. Les divers alphabets phonétiques, issus des recherches nouvelles en phonétique et phonologie, ont eux aussi eu recours à ce procédé pour étendre leur nombre de caractères. Sachant, enfin, que de nombreuses langues ne sont pas écrites ou depuis peu, c'est maintenant presque exclusivement en alphabet latin étendu qu'elles sont notées par les linguistes, au moyen d'outils comme l'alphabet phonétique international. L'alphabet pan-nigérian est à cet égard représentatif.

Apex et i long latins

Dans les premiers temps de l'alphabet latin, il n'existait pour ainsi dire aucune ponctuation (si l'on exclut l'usage sporadique du point médian séparateur de mots), aucun diacritique. C'est cependant dès la fin du IIe siècle avant l'ère chrétienne qu'apparaît un premier diacritique, dit apex (en latin : « pointe »), qui n'est pas d'usage systématique, loin s'en faut, ni toujours utilisé à « bon » escient, si son rôle est bien d'indiquer la présence de voyelles longues. Il est assez courant sous l'Empire. L'apex, qui ressemble à un accent aigu, ne se place cependant pas sur la lettre I qui, elle, est tracée plus grande que la normale. Noter que l'apex est légèrement décalé sur la droite de la voyelle qui le porte et que li long dépasse en hauteur mais ne descend pas sous la ligne de base. Détail d'une stèle funéraire avec deux i longs Détail d'une stèle funéraire avec un apex Détail d'une inscription latine avec apex Dans les images ci-dessus, on lit :
- CORVINUS et SILANUS (à gauche) ;
- FÉCIT (au centre) ;
- RÓMVLVS·MÁRTIS·FILIVS·VRBEM·RÓMAM (à droite ; noter les points médians séparateurs). Dans les ouvrages didactiques, on marque la quantité longue des voyelles latines au moyen du macron, signe inventé par les grammairiens grecs : on aurait dans ce cas
Corvīnus, fēcit, Rōmulus Mārtis fīlius Urbem Rōman. L'apex et li long apportent des informations importantes sur la phonologie latine : en effet, outre par la connaissance de la phonétique historique de cette langue, c'est très souvent par la scansion des vers latins qu'on connaît les quantités vocaliques des mots. Or, la scansion ne révèle que la quantité des syllabes : pour la métrique latine, /mar/, dans Martis, est une syllabe longue (car fermée) quelle que soit la quantité du /a/. L'apex sur la lettre A indique ici que la syllabe longue est composée d'une voyelle longue.

Signes abréviatifs et éditoriaux devenus des diacritiques

L'apex et le i long ne se sont pas suffisamment répandus pour être passés dans les usages postérieurs et se limitent au seul latin. Ce qui, en revanche, a pris une ampleur importante depuis les débuts de l'alphabet latin, ce sont les marques indicant des abréviations présentes en épigraphie puis, et surtout, dans les manuscrits. Au départ, les signes et procédés utilisés pour signaler de telles abréviations ne sont certes pas des diacritiques au sens réel du terme mais, changeant de fonction au fil des années, il ont pu par la suite (généralement au Moyen Âge) le devenir, les scribes étant de plus en plus souvent confrontés au problème de la notation de leur langue natale par un alphabet qui s'y prête mal. En effet, la langue latine, après la chute de l'Empire romain, avait cessé d'être – pour ainsi dire – la seule qui fut écrite. Parmi les signes abréviatifs réutilisés, on compte le titulus (« titre » ; le mot est devenu tilde), trait suscrit (devenu ensuite un trait ondulé) utilisé pour indiquer qu'une lettre, le plus souvent une nasale, a été omise pour des raisons d'économie de place (ou de matériau). Par exemple, annu(m) a pu être écrit an̅u dans les manuscrits espagnols pour devenir enfin año, « an », en castillan, puisque /nn/ latin est passé à /ɲ/ (de gnon) dans cette langue. Des lettres suscrites ou souscrites sont aussi utilisées dans une fonction diacritique ; c'est le cas du z qui, d'abord placé après un c pour signaler qu'il devait se prononcer /ts/ (maintenant /s/) devant des voyelles comme a, o et u, a été finalement écrit au-dessous du c. Ce z souscrit, nommé zedilla en castillan, soit « petit z », est devenu notre cédille (cf. aussi Lettre diacritique). Il a cependant existé, avant la cédille, un diacritique graphiquement proche (ou proche d'un ogonek) attesté dès le VIe siècle en onciale sous le e, dit alors E caudatae doté d'une queue »), remplaçant parfois le digramme ae (écrit parfois æ, coutume qui s'est étendue par la suite) servant à noter le plus souvent un /ɛ/ ouvert. Il est notable que cette lettre, qu'on peut représenter ici par ę (avec un ogonek) ou ȩ (avec une cédille), ait été conservée dans la transcription des romanistes alors que c'est le digramme ae (maintenant présenté sous la forme liée æ et nommée ash) qui l'ait été dans la transcription des langues germaniques (sachant que ę était aussi utilisé dans les manuscrits en vieil anglais de l'onciale insulaire). Enfin, des symboles éditoriaux plus généraux (servant à indiquer des erreurs du copiste, par exemple) ont aussi pu accéder au statut de diacritiques ; le cas se présente avec le punctum delens (« point effaçant »), très fréquent dans les manuscrits irlandais, qui signale que la lettre le portant est une erreur et ne doit pas se faire entendre. Par extension, il signale ensuite les lettres muettes issues d'une mutation consonantique puis toutes les mutations consonantiques ; ainsi en gaéliquemo ḟele, « mon incantation », mo ċú, « mon chien » (écrits actuellement mo fhele, mo chú). Consulter Point suscrit pour plus de détails. Certains de ces signes ont donné des symboles typographiques, comme le croisillon (#), ancien N surmonté d'un titulus, abréviation pour numerus, « numéro ».

Liste des diacritiques

titulus

Suscrits

Les diacritiques suscrits sont placés au-dessus de la lettre qu'ils modifient:
- ó : accent aigu
- ő : double accent aigu
- ô : accent circonflexe
- ò : accent grave
- ȍ : double accent grave
- ŏ : brève
- ȏ : brève renversée
- : crochet en chef
- ƈ : crosse
- ǒ : háček ou caron
- : ligne verticale (voir également l'article sur l'apostrophe)
- ō : macron ou ligne suscrite
- ȯ : point en chef (voir aussi le point en ponctuation)
- : rond en chef, ou kroužek selon le terme tchèque
- õ : tilde
- ö : tréma ou, improprement, umlaut
- : chandrabindu : (note un type de nasalisation propre au sanskrit ; on le rencontre dans la transcription de la syllabe ॐ om̐, par exemple).

Souscrits

Les diacritiques souscrits sont placés en-dessous de la lettre qu'ils modifient:
- : cédille
- : point souscrit
- ǫ : ogonek
- : crochet palatal
- : crochet rétroflexe
- ɕ : boucle souscrite
- : tilde souscrit
- : accent circonflexe souscrit
- : ligne souscrite
- : virgule souscrite
- : brève souscrite
- : brève renversée souscrite
- : ligne verticale souscrite
- : rond souscrit

Adscrits

Les diacritiques adscrits sont placés sur le côté de la lettre qu'ils modifient:
- : apostrophe (en remplacement du háček dans certains cas) ;
- ơ : corne
- : crochet rhotique
- ŀ : point médian

Inscrits

Les diacritiques inscrits sont placés à travers la lettre qu'ils modifient:
- ɵ : barre inscrite
- ø : barre oblique
- : contre-barre oblique
- ɫ : tilde inscrit
- ɬ : sangle inscrite

Diacritiques en français

Le français utilise les diacritiques suivants (les liens renvoient vers des articles spécifiques à l'utilisation de ces diacritiques dans la langue française et non aux articles généraux) :
- l'accent aigu, sur la lettre e (é) ;
- l'accent grave, sur les lettres a (à), e (è) et u (ù). C'est à l'initiative de Corneille que cet accent a été introduit en français, afin de faire la différence entre la voyelle ouverte (è) et la voyelle fermée (é), qui étaient jusque là notées de la même manière (é ou e) ;
- l'accent circonflexe, sur les lettre a (â), e (ê), i (î), o (ô) et u (û), d'un usage relativement complexe ;
- le tréma, sur les lettres e (ë) et i (ï), o (ö) et u (ü) pour des mots empruntés à d'autres langues, pour forcer la prononciation d'une voyelle normalement muette parce qu'utilisée dans un digramme (maïs, aiguë...), ou encore sur y (ÿ) dans de très rares cas ;
- la cédille au-dessous du c (ç). Consulter aussi Diacritiques utilisés en français.

Articles connexes


- Diacritique ;
- diacritiques utilisés en français ;
- lettres supplémentaires de l'alphabet latin ;
- alphabet latin ;
- écriture ;
- typographie. Latin Catégorie:Diacritique de l'alphabet latin

Alphabet phonétique international

L'alphabet phonétique international (API) est un alphabet utilisé pour la transcription phonétique des sons du langage parlé. Contrairement aux nombreuses autres méthodes de transcription qui se limitent à des familles de langues, l'API est prévu pour couvrir l'ensemble des langues du monde. Développé par des phonéticiens britanniques et français sous les auspices de l'Association phonétique internationale, il a été publié en 1888. Sa dernière révision date de 1993. La transcription phonétique en API consiste à découper la parole en segments sonores supposés atomiques, et à employer un symbole unique pour chacun de ceux-ci, en évitant les combinaisons de lettres : par exemple, le son ch du français est noté [], le gli italien se transcrit []. Le nombre de caractères principaux de l'API est de 118 ce qui permet de couvrir les sons les plus fréquents. Ces caractères sont pour la plupart des lettres grecques ou latines ou des modifications de celles-ci : , , , tirés de r ; , tirés de e. Les sons moins fréquents sont transcrits à partir des précédents en indiquant une modification du mode ou du point d'articulation par le biais d'un ou plusieurs signes diacritiques (au nombre de 76) sur le caractère principal : par exemple, le b du castillan caber (« tenir, rentrer dans ») est transcrit [] pour indiquer une spirante au lieu de la fricative bilabiale sonore [β]. Il existe également des symboles spéciaux pour noter des phénomènes suprasegmentaux, comme les tons mélodiques ou l'accent tonique : [], transcription de l'allemand dulden (« supporter, tolérer ») indique un accent tonique d'intensité sur la première syllabe (') et un n final vocalisé ( ). On notera que l'usage linguistique est d'indiquer la transcription phonétique d'un mot entre crochets ; l'utilisation de barres obliques indique une transcription phonologique, c'est-à-dire qui oppose les traits pertinents des différents sons d'une langue donnée sans entrer dans le détail de leur prononciation. L'utilisation de l'API est maintenant établie dans l'enseignement, l'apprentissage et l'étude des langues. Notamment, la plupart des dictionnaires bilingues utilisent cet alphabet ou une transcription phonologique qui en est inspirée. L'API est également un outil essentiel pour rendre à l'écrit les langues jusqu'à présent non écrites : de nombreuses langues d'Afrique se sont dotées d'une orthographe utilisant comme signes complémentaires des caractères de l'API ; un exemple typique est l'alphabet pan-nigérian.

Histoire

L'API a été développé au départ par des professeurs de langue britanniques et français sous la direction de Paul Passy dans le cadre de l'Association phonétique internationale, fondée à Paris en 1886 sous le nom de Dhi Fonètik Tîcerz' Asóciécon. La première version de l'API, publiée en 1888, était inspirée de l'alphabet romique d'Henry Sweet, lui-même élaboré à partir de l'alphabet phonotypique d'Isaac Pitman et Alexander John Ellis. L'API a connu quatre révisions en 1900, 1932, 1989 et 1993.

Description de l'alphabet

Image : Fiche récapitulative de l'API. (en anglais)

Voyelles

Segments

L'API possède des caractères principaux pour les voyelles orales les plus courantes qui sont classées selon
- leur degré d'aperture : voyelles hautes (fermées), hautes inférieures, moyennes supérieures (mi-fermées), moyennes, moyennes inférieures (mi-ouvertes), basses supérieures, basses (ouvertes) ;
- leur point d'articulation : antérieur, quasi-antérieur, central, quasi-postérieur, postérieur ;
- leur caractère arrondi ou non.
Les autres sont transcrites à partir des voyelles prédéfinies par adjonction d'un ou plusieurs diacritiques modifiant l'articulation
Par exemple,
- les nasales du français standard sont (on), (hein), (un), (en) ;
- le /o/ bref du hongrois (par ex. kor, heure) est moins antérieur et légèrement plus ouvert que le /o:/ long (par ex. kór, maladie), une transcription soigneuse le donne comme [].

Quantité

La quantité des voyelles est indiquée comme suit :
Par exemple, Pose cette rose ! est souvent réalisé en français familier parisien [].

Tonèmes

La transcription des tonèmes suit le procédé ci-dessous.
- Pour certains tons dont le profil de hauteur est simple on utilise soit un diacritique soit un pictogramme représentant la hauteur du ton ou un accent (par exemple : ton de hauteur constante haut, mi-haut, médian, mi-bas, bas)
- Pour les tons dont le profil de hauteur est plus complexe seul un pictogramme représentant le profil du ton est prévu. Par exemple, il est possible de rendre le mandarin 我叫张 (« Je m'appelle Zhang ») par []1.
Notes : # Il n'existe pas encore de standard informatique permettant d'afficher correctement les pictogrammes pour les tons de hauteur variable ainsi que certains diacritiques correspondants ; ci-dessus sont affichés à la suite les pictogrammes correspondant aux différentes hauteurs prises par le ton. Le tracé correct des diacritiques et des pictogrammes est donné sur la fiche récapitulative de l'API. # La notation numérique des tons en exposant, par exemple 我姓张 [w214 515] est souvent utilisée pour pallier la piètre gestion des tons de l'API par les ordinateurs actuels. Cette notation n'est pas standard et son format dépend des familles de langues étudiées.

Consonnes

Segments

L'API classe les consonnes selon trois critères :
- le mode d'articulation ;
- le point d'articulation ;
- le caractère sourd ou voisé.
Comme pour les voyelles, des diacritiques permettent d'indiquer une modification du point ou du mode d'articulation afin transcrire des consonnes qui n'ont pas de symbole principal.
Par exemple,
- le t dental français est transcrit [] à partir de la plosive alvéolaire [t] ;
- le m dévoisé du français isthme est transcrit [] à partir de l'occlusive nasale voisée [m] ;
- la spirante bilabiale du castillan du mot caber (tenir dedans), allophone de /v/, est notée [] à partir de la fricative bilabiale [β].

Quantité

La quantité des consonnes est indiquée de la même manière que pour les voyelles. Le hongrois mit mondott? (qu'as-tu dit ?) sera transcrit [], phonologiquement /mit mondotː/.

Vocalisation

Une consonne vocalisée, c'est-à-dire servant de sommet à une syllabe, comporte un trait vertical souscrit :
- allemand reden (parler) : [] ;
- tchèque Brno (Brno) : [] ;
- anglais whistle (siffler) : [].

Syllabes

Les syllabes accentuées sont précédées d'une barre verticale :
- en exposant pour l'accent primaire : ;
- au niveau de la ligne de base pour les accents secondaires : . Un point (.) sépare les syllabes. Par exemple, l'allemand Rindfleischetikettierungsüberwachungsaufgabenübertragungsgesetz (loi sur le transfert de responsabilité de la surveillance de l'étiquettage de la viande bovine) se transcrit :
[].

Unicode

Le jeu de caractères Unicode permet d'écire l'ensemble de l'API, à l'exception des indications tonales complexes. Les symboles et diacritiques se situent dans les blocs de caractères suivants :
- U+0000 à U+007F : latin de base ;
- U+0080 à U+00FF : supplément latin-1 ;
- U+0250 à U+02AF : alphabet phonétique international ;
- U+02B0 à U+02FF : lettres modificatives avec chasse ;
- U+0300 à U+036F : diacritiques ;
- U+0370 à U+03FF : grec et copte ;
- U+A700 à U+A71F : lettres tonales modificatives. Certains caractères précomposés (avec diacritiques) sont accessibles dans les blocs suivants :
- U+0080 à U+00FF : supplément latin-1 ;
- U+0100 à U+017F : latin étendu A ;
- U+0180 à U+024F : latin étendu B ;
- U+1E00 à U+1EFF : supplément latin étendu.

Voir aussi

Bibliographie


- API
  - Handbook of the International Phonetics Association: A Guide to the Use of the International Phonetic Alphabet ISBN 0-521-63751-1
  - Élements de linguistique générale, André Martinet, ISBN 2-200-26573-5
- exemples linguistiques
  - allemand : Duden, die Grammatik, ISBN 3-411-04046-7
  - anglais : [http://dictionary.cambridge.org/ Cambridge Dictionary of American English], ISBN 0-521-77974-X
  - mandarin : [http://www.mandarintools.com/cedict.html CEDICT]

Liens internes


- linguistique
  - phonologie
  - phonétique
    - segment
    - accent tonique
    - ton
  - transcription
    - liste des méthodes de transcription
    - SAMPA, une transcription de l'API en caractères ASCII
    - Kirshenbaum, une transcription de l'API en caractères ASCII
  - alphabet
    - caractère
    - diacritique
- confusions possibles
  - alphabet radio

Liens externes


- [http://www2.arts.gla.ac.uk/IPA/ipa.html Site officiel de l’Association phonétique internationale] (en anglais).
- API en HTML
  - tableau officiel
    - [http://www.linguiste.org/phonetics/ipa/chart/ API sur www.linguiste.org] (en anglais)
    - [http://sivanataraja.free.fr/api/ API et quelques symboles additionnels sur sivanataraja.free.fr]
  - liste des symboles officiels
    - [http://www.alanwood.net/unicode/phonetic_extensions.html caractères de l'API sur www.alanwood.net]
    - [http://www.phon.ucl.ac.uk/home/wells/ipa-unicode.htm caractères de l'API sur www.phon.ucl.ac.uk]
- machine à écrire phonétique interactive
  - [http://www.linguiste.org/phonetics/ipa/chart/keyboard/ clavier phonétique sur www.linguiste.org]
  - [http://www.ling.su.se/fon/IPA-tecken.htm clavier phonétique sur www.ling.su.se]
- versions étendues de l’API
  - [http://venus.unive.it/canipa/ IPA, système de Luciano Canepari] (documents PDF en anglais)
- API en Unicode sur le [http://www.unicode.org site du consortium Unicode] (documents PDF en anglais) :
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0000.pdf latin de base]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0250.pdf alphabet phonétique international]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U02B0.pdf lettres modificatives avec chasse]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0300.pdf diacritiques]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0370.pdf grec et copte]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/UA700.pdf lettres tonales modificatives]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0080.pdf supplément latin-1]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0100.pdf latin étendu A]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0180.pdf latin étendu B]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U1E00.pdf supplément latin étendu] Catégorie:Linguistique Catégorie: Méthode de transcription Catégorie:Phonétique API als:IPA ja:国際音声記号 ko:국제 음성 기호 th:สัทอักษรสากล zh-min-nan:Kok-chè Im-phiau



Catégorie:Consonne alvéolaire

Alvéolaire

Category:130 BC

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