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Apocope
En rhétorique et en phonétique, une apocope est l'amuïssement d'un ou plusieurs phonèmes en fin d'un mot : photo pour photographie, ciné pour cinéma (lui-même apocope de cinématographe),
télé pour télévision, prof pour professeur, pneu pour pneumatique, micro pour microphone ou micro-ordinateur, sous-off pour sous-officier, dactylo pour dactylographe, séropo pour séropositif...
Elle s'oppose à l'aphérèse. L'élision est une sous-catégorie de l'apocope, elle-même sous-catégorie du métaplasme.
Articles connexes
- Types de modifications phonétiques ;
- métaplasme ;
- élision.
Catégorie:Linguistique
catégorie:Phonétique
RhétoriqueCatégorie:Linguistique -
Du grec ῥητορικὴ (τέχνη) rhêtorikề (tékhnê), « technique/art oratoire », la rhétorique est au sens propre « l'art de bien parler » puis, par extension, les techniques à mettre en œuvre pour ce faire.
On s'est aperçu très tôt, en Grèce le plus clairement, que la manière de dire importe souvent autant sinon plus que ce qui est dit. Néanmoins, un scientifique doit connaître les limites de la persuasion. Mieux, la manière crée d'elle-même son objet et son objectif.
Définition
La rhétorique est à la fois la science (au sens d'étude structurée) et l'art (au sens de pratique reposant sur un savoir éprouvé) qui se rapporte à l'action du discours sur les esprits. Par principe, la rhétorique s'occupe de l'oral, mais il est évident qu'elle s'est très tôt intéressée aussi au discours écrit, dans la mesure où celui-ci est, de manière plus ou moins étroite, une transcription ou une mimésis de l'oral.
Histoire de la rhétorique
La rhétorique, qualifiée par Roland Barthes de metalangage (discours sur le discours), a comporté plusieurs pratiques présentes successivement ou simultanément selon les époques.
Naissance de la rhétorique
La rhétorique en tant que science naquit vers 485 avant J.-C en Grèce antique lorsque deux tyrans siciliens, Gelon et Hiéron, exproprièrent et déportèrent les populations de l'île de Syracuse pour le peuple de mercenaires à leur solde. Les natifs de Syracuse se soulevèrent démocratiquement et voulurent revenir à l'état antérieur des choses, ce qui aboutit à d'innombrables procès de propriété. Ces procès mobilisèrent de grands jurys devant lesquels il fallait être éloquent. Cette éloquence devînt rapidement l'objet d'un enseignement dispensés par Empédocle d'Agrigente, Corax et Tisias (à qui est attribué le premier manuel), enseignement qui se transmit en Attique par les commerçants qui plaidaient conjointement à Syracuse et à Athènes.
La rhétorique fut ensuite rendue populaire au cinquième siècle avant Jésus-Christ par des professeurs itinérants connus sous le nom de sophistes, dont les plus connus se nomment Protagoras, Gorgias et Isocrate, et auxquels s'opposait farouchement Platon en distinguant deux types de rhétoriques.
Rhétorique sophistique et rhétorique platonicienne
Platon oppose deux rhétoriques :
- la rhétorique sophistique, mauvaise, est constituée par la logographie, qui consiste à écrire n'importe quel discours et à pour objet la vraisemblance, l'illusion ;
- la rhétorique de droit ou rhétorique philosophique, qui constitue pour lui la vraie rhétorique qu'il appelle psychagogie (formation des âmes par la parole).
Pour Platon, l'essence de la philosophie reposait dans la dialectique : la raison et la discussion mènent peu à peu à la découverte d'importantes vérités. Platon pensait que les sophistes ne s'intéressaient pas à la vérité, mais seulement à la manière d'y faire adhérer autrui. Ainsi il rejetait l'écrit et recherchait l'interlocution personnelle, l'ad hominatio. Le mode fondamental du discours est le dialogue entre le maître et l'élève.
Deux dialogues platoniques concernent précisément la rhétorique : le Gorgias et le Phèdre.
La rhétorique ancienne
Au cours de l'Antiquité, les théoriciens de la rhétorique (Anaximène, Aristote, Démétrios, Cicéron, Quintilien, Hermagoras, Hermogène, d'autres encore) ont opéré peu à peu à des distinctions entre différentes sections, jusqu'à parvenir au schéma suivant :
- Invention : tout ce qui concerne la recherche des idées et leur développement en fonction du sujet à traiter et des destinataires à toucher.
- Disposition : tout ce qui concerne la construction du discours, ses différentes parties, ses transitions, etc.
- Élocution : tout ce qui concerne les procédés touchant au style, aux sons, aux rythmes, etc.
- Mémoire : les moyens de retenir un texte préalablement composé, ou d'improviser à partir d'un « stock » de formes pré-définies.
- Action : les moyens à mettre en œuvre pour dire et jouer le texte qu'on prononce, comme le ferait un acteur.
La rhétorique contemporaine
- La mémoire et l'action étaient spécifiques du discours oral. On considère actuellement qu'elles relèvent de l'art des acteurs, des « trucs » d'avocats, ou de certaines branches de la psychologie, mais non de la rhétorique.
- L'invention, seule ou réunie à la disposition, est souvent appelée argumentation.
- L'élocution se subdivise, comme chez les théoriciens de l'Antiquité, en un grand nombre de points de vue portés sur le discours à faire (rhétorique-art) ou déjà fait (rhétorique-science) :
- sur le vocabulaire (registres de langue),
- sur les rythmes et les sonorités,
- sur la forme et la structure des phrases (syntaxe/parataxe, type de progression, période/style commatique, etc.),
- sur les procédés de micro-composition,
- sur les figures dites « de rhétorique » ou « de style » (voir ci-dessous).
Il faut par ailleurs noter que, dès l'Antiquité, la division en invention/ disposition/ élocution est un artifice : très souvent, le rhétoricien est amené à étudier des procédés qui relèvent simultanément de plusieurs de ces catégories. Il en est ainsi de l'ethos, qui concerne l'image qu'on veut donner du locuteur, qu'il s'agisse de l'auteur lui-même ou d'un personnage qu'il met en scène : l'ethos met en jeu à la fois l'invention, la disposition, l'élocution - et l'action.
Figures de rhétorique (ou figures de style) / Articles connexes
Voir aussi
- Figures de style poétiques Propagande Sophisme Argumentation Analyse du discours Analyse des logiques subjectives
Liens externes
- [http://atheisme.free.fr/Citations/Style1.htm Rhétorique : effets de style], illustrés avec des citations.
- [http://membres.lycos.fr/simonnet/sitfen/grtex/rheto.htm Rhétorique] : figures (classiques).
- [http://membres.lycos.fr/alis/ Nombreuses figures de style], avec explications et exemples.
- [http://membres.lycos.fr/corax/ Rhétorique] qui est étudiée en comparaison à un art martial.
- [http://serveur.cafe.umontreal.ca/cle/index.html Clé des procédés littéraires] répertoire des figures de rhétoriques et des effets de style, avec exemples (basés pour la plupart sur les exercices de style de R. Queneau)
ja:修辞技法
Amuïssementcatégorie:PhonétiqueCatégorie:Linguistique
Amuïr signifie rendre muet. En phonétique, l'amuïssement consiste en l'atténuation ou, le plus souvent, la disparition complète d'un phonème ou d'une syllabe dans un mot. L'amuïssement est une des modifications phonétiques des plus courantes en phonétique historique. Il peut être classé dans la catégorie des métaplasmes quand il concerne la syllabation du mot.
Raisons de l'amuïssement
De nombreux amuïssements sont dus aux effets de l'accent tonique : plus les phonèmes sont éloignés de l'accent du mot, plus ils sont susceptible de s'amuïr. On explique ainsi de nombreuses apocopes, aphérèses et syncopes.
Dans d'autres cas, l'amuïssement est dû des simplifications de groupes, le plus souvent consonantiques. Par exemple ─ l'orthographe en porte encore la trace ─ de nombreux mots anglais portent la marque d'une consonne amuïe devant une autre consonne. C'est le cas pour les groupes /kn/ en début de mot : knife [naɪf] « couteau » ou know [nəʊ] « savoir ». Le premier remonte au vieil anglais tardif cnīf, le second au vieil anglais cnāwan. De même pour /pb/ et /pn/, /ps/ et /pt/ à l'initiale : cupboard ['kʌbəd] « placard », pneumonia [njuː'məʊnɪə] « pneumonie », psychic ['saɪkɪk] « psychique », Ptolemy ['tɒləmɪ] « Ptolémée ».
C'est une des formes les plus visibles de la paresse articulatoire, qui conduit aux évolutions phonétiques. Elle peut parfois entraîner d'autres modifications, dont les plus importantes sont l'allongement compensatoire et la métaphonie.
Exemples en français
C'est le cas en français (sauf dans certaines régions du Midi) pour le phonème /ǝ/ (dit e « caduc » ou e « muet »), qui peut s'amuïr, sauf quand il est suivi d'un groupe de consonnes auquel il peut servir de support : revenir peut être prononcé /rǝvǝnir/ ou, plus couramment, /rǝvnir/, /rvǝnir/ voire /rvnir/.
L'orthographe du français, très conservatrice, garde souvent la trace d'anciens phonèmes amuïs, qui étaient donc prononcés dans un état plus ancien de la langue. Par exemple, dans le mot petit, le graphème t n'est normalement pas prononcé (/pǝti/). Il l'était en ancien français et il réapparaît en liaison (petit homme /pǝtit_ɔm/ voire /ptit_ɔm/ avec amuïssement du e « caduc ») ainsi que dans la formation du féminin petite /pǝtit/, laquelle forme porte en finale la trace d'un e « caduc » lui aussi normalement muet.
En règle générale, la majorité des graphèmes consonantiques de fin de mots du français sont muets et dénotent la trace d'un ancien phonème amuï. Certaines réfections orthographiques, cependant, sont à prendre en considération : ainsi, l'adjectif grand au masculin ne se prononçait pas, en ancien français, avec un /d/ final mais avec un /t/ (on l'écrivait d'ailleurs le plus souvent grant). C'est par analogie avec le féminin récent grande que l'on a modifié le t en d.
Pour être qualifié d'amuï, un phonème doit avoir été réellement prononcé : le d du mot poids n'est donc pas la trace d'un ancien phonème amuï /d/ car ce n'est qu'une lettre ajoutée par erreur au mot, par confusion avec un étymon pondus. Poids provient en effet de l'adjectif latin pensum.
Voir aussi
Articles connexes
- Métaplasmes ;
- modifications phonétiques.
PhonèmeCatégorie:Linguistique Catégorie:Phonétique
En phonologie, domaine de la linguistique, un phonème est la plus petite unité discrète ou distinctive (c'est-à-dire permettant de distinguer des mots les uns des autres) que l'on puisse isoler par segmentation dans la chaîne parlée. Un phonème est en réalité une entité abstraite, qui peut correspondre à plusieurs sons. Il est en effet susceptible d'être prononcé de façon différente selon les locuteurs ou selon sa position et son environnement au sein du mot (voir allophone). On transcrit traditionnellement les phonèmes par des lettres placées entre des barres obliques: /a/, /t/, /r/, etc., selon la règle un phonème = un symbole.
L'identification des phonèmes d'une langue se fait en construisant des paires minimales, c'est-à-dire des paires de mots de sens différents et qui ne diffèrent dans leur forme sonore que par un seul son (ce son peut alors être considéré comme un phonème).
Exemples :
- bien et mien : même raisonnement : /b/ et /m/ ;
- zona et sauna sont deux mots différents de la langue française, et il n'y a qu'un seul son différent (le premier). Donc, on peut conclure que le /s/ et le /z/ sont des phonèmes pour la langue française;
- roi avec un /r/ roulé ([r]) et roi avec un /r/ non roulé ([ʁ]) : les deux mots, en français, sont identifiés au même signifié. Il n'y a donc pas d'opposition entre le /r/ roulé et le /r/ non roulé, qui sont alors des allophones et non des phonèmes.
- Soulignons que cette notion de phonème est relative à une langue, en reprenant les deux derniers exemples. En espagnol il n'existe pas de paire minimale qui distingue /s/ de /z/, qui sont donc des allophones en espagnol standard. A contrario la paire pero et perro forme une paire minimale, qui prouve que /r/ et /rr/ sont des phonèmes distincts en espagnol standard.
La notion de phonème est décrite en détail dans l'article Phonologie.
Outre les phonèmes, il existe d'autres unités discrètes, comme les unités suprasegmentales.
Articles connexes
- Phonologie ;
- allophone ;
- distribution des phonèmes ;
- phonétique ;
- linguistique;
- archiphonème
ja:音素
ko:낱소리
zh-min-nan:Im-sò·
PhotographieCatégorie:Photographie
La photographie est une technique permettant de fixer une image de façon permanente sur une surface sensible, à l'aide de la lumière et des objets qui la reflètent. Elle désigne plus généralement la branche des arts graphiques qui utilise cette technique comme moyen.
arts graphiques
La photographie, une technique
Depuis son invention il y a près de 170 ans, la photographie a su tirer parti de nombreuses innovations technologiques et techniques dans les domaines de l'optique, de la chimie, de la mécanique, de l'électricité, de l'électronique et de l'informatique.
Invention
informatique
Les deux phénomènes nécessaires à l'obtention d'images photographiques étaient pour certains connus depuis longtemps. Depuis Aristote, on savait mettre la réalité en boîte : il suffit de percer un « petit trou » (sténopé) dans une chambre noire (camera obscura) pour voir apparaître une image inversée dans le fond blanc de la boîte. D'autre part, les alchimistes savaient que la lumière noircissait le chlorure d'argent. De son côté John Herschel en 1819 décrit les propriétés de l'hyposulfite de sodium qui deviendra le fixateur.
Joseph Nicéphore Niépce, un inventeur de province, associe ces trois procédés pour fixer des images (de qualité moyenne) sur des plaques d'étain recouvertes de bitume de Judée, sorte de goudron naturel qui possède la propriété de durcir à la lumière (1826 ou 1827) : la première photographie représente une aile de sa propriété à Saint-Loup-de-Varennes (Saône-et-Loire). Si on regarde bien cette image, on remarque son éclairage particulier. En effet, la pose a duré plusieurs heures. Le soleil a éclairé le mur de droite puis celui de gauche plus tard dans la journée.
Nicéphore meurt en 1833 et Louis Jacques Mandé Daguerre poursuit l'amélioration du procédé. En découvrant le principe du développement de l'image latente, Daguerre trouve le moyen de raccourcir le temps de pose à quelques dizaines de minutes. En 1839, Il promeut son invention auprès du savant et député François Arago, qui lui accorde son soutien.
Ainsi, la date officielle de l'invention de la photographie est 1839, date à laquelle Arago présente à l'Académie des sciences l'« invention » de Daguerre, le daguerréotype, qui est en fait une amélioration de celle de Niépce. L'État français l'acquiert contre une rente viagère annuelle de 6000 francs à Daguerre et de 4000 francs à Isidore Niépce, le fils de Nicéphore, puis en fait « don au monde ».
Grâce au daguerréotype, on obtient des images après « seulement » une demi-heure de pose (lorsque le ciel est parfaitement dégagé). Cette lenteur pose quelques problèmes : les rues de Paris, même à une heure d'affluence apparaissent totalement vides. Mais qu'importe, la photographie était inventée !
Évolution
Par la suite, la photographie évolue très vite. En effet, le résultat des recherches étant acquis par l'État français, chacun peut l'améliorer.
Les progrès suivent trois directions :
- réduction du temps de pose par augmentation
- de la rapidité des surfaces sensibles
- de la luminosité des objectifs
- amélioration de la stabilité du tirage
- simplification de l'usage, grâce à l'invention :
- d'appareils de plus en plus légers et de moins en moins chers
- de préparations stables évitant les manipulations chimiques
- de l'introduction de l'informatique avec la numérisation de l'image, dite photo numérique
Invention du négatif
William Henry Fox Talbot (1800-1877) mène des recherches parallèles à celles de Niépce et Daguerre à partir de 1833. En 1840, il invente le « calotype », procédé négatif-positif qui permet la diffusion multiple des images.
Suivent d’autres recherches, qui petit à petit permettent d’améliorer la qualité des images, la sensibilité des surfaces sensibles, et de simplifier la procédure de prise de vue : 1847 « procédé à l’albumine » (Abel Niépce de Saint-Victor, cousin de Nicéphore), 1850 « procédé au collodion humide » et 1851 « ambrotypie » (Frederick Scott Archer), 1852 « ferrotypie » (Adolphe-Alexandre Martin).
Félix Tournachon plus connu sous le nom de Nadar en fait une utilisation commerciale. Il réalise des portraits des personnalités de l'époque, et en 1858 il réalise à Bièvres la première photographie aérienne, prenant une vue de Paris depuis un aérostat.
Invention du film souple
Les premiers clichés (noir et blanc ou autochromes) étaient réalisés sur des plaques de verre, relativement encombrantes, lourdes et fragiles. En 1884, George Eastman met au point les surfaces sensibles souples. Le film en celluloïd, permettant de stocker plusieurs images dans le magasin de l’appareil photographique, supplante alors la plaque de verre. La diminution de la taille des appareils facilite la pratique de la prise de vue en (presque) tous lieux et toutes circonstances.
Invention de la photographie en couleurs
Charles Cros et Louis Ducos du Hauron présentent le même jour à la "Société Française de Photographie", le principe de la photographie en couleurs indirecte en trichromie soustractive en 1869.
Une étape importante fut ensuite le premier procédé véritablement pratique de photographie en couleurs, l’« autochrome », inventé par les frères Louis et Auguste Lumière en 1903 et commercialisé à partir de 1907.
Le film 35 mm et les appareils de petit format
En 1913, Oskar Barnack construisit le premier prototype du Leica, qui fut commercialisé à partir de 1925 et fut le premier des appareils utilisant le format 24×36, qui est resté le plus courant jusqu'à la fin du XX siècle.
Voir à ce sujet : Histoire de la photographie
Invention de la photo instantanée
Vers 1948, le docteur Edwin Land met au point le premier appareil à développement instantané, le Polaroïd, et en 1962, il adapte ce procédé à la couleur.
Entre les années 1935 et 1970, la plupart des aventuriers utilisaient la camera 8 mm Paillard-Bolex H16.
Bolex
La photographie numérique
Les techniques informatiques permettent de transformer une image en une série de points, les pixels, dont les caractéristiques sont codifiées avec des nombres, ce qui permet de la reconstruire sur un périphérique informatique. La difficulté de cette technologie, qui marque une rupture complète avec les procédés physico-chimiques initiaux, se situe dans la conception des capteurs électroniques de l'image qui remplacent le film. La définition de ces capteurs, le nombre de pixels d'une image qu'ils sont capables d'analyser, évolue très rapidement. Sur les appareils commercialisés ils atteignent en 2005 jusqu'à 39 millions de pixels pour les appareils moyen format et permettent d'obtenir une image de qualité pour une taille d'environ la moitié de mètre carré. Comme pour les anciennes techniques, cette qualité dépend aussi de l'optique de l'objectif et de la mécanique du boitier.
Les usages de la photographie
Dès son invention, l'usage de la photographie est intimement lié à l'évolution de sa technique. Elle est ainsi devenue le premier art réellement populaire.
Une technique objective
La photographie inaugure une nouvelle ère dans la représentation : on est à présent capable d'avoir une représentation du réel « objective ». C'est-à-dire que l'homme ne représente plus le réel tel qu'il le voit et tel qu'il le peut mais c'est le réel qui impressionne, « seul », le support. Ainsi la photographie trouve rapidement son usage dans le reportage, dans l'anthropométrie, inventée par Alphonse Bertillon. On a l'ambition de réaliser un inventaire du monde.
Nous savons toutefois aujourd'hui que cette objectivité a ses limites. Déjà la photographie argentique permettait de travestir la réalité, d'ajouter ou de retrancher des éléments d'une image par un patient travail de laboratoire. Mais avec l'avènement de la photographie numérique, ces trucages qui n'étaient auparavant accessibles qu'à des connaisseurs, deviennent presque à la portée de tous. De plus, est-on réellement capable de représenter le monde objectivement, puisque chacun en a une vision qui lui est propre?
Influence sur la peinture
Jusqu'à l'usage de la photographie, c'est la peinture qui avait pour rôle la représentation de la réalité. Les peintres étaient tiraillés entre le besoin d'une représentation fidèle à la réalité et le désir d'embellir leurs tableaux pour les rendre plus attrayants. Avec l'arrivée de la photo, la peinture a pu se libérer de son rôle de témoin de la réalité et devenir un moyen d'expression artistique.
Un art populaire
Alphonse Bertillon
La photographie a aussi inauguré une époque où presque tout le monde pouvait disposer de son portrait ou de représentations d'objets ou de lieux qui restaient jusque-là réservés à une élite économique, quand il fallait demander à un peintre de réaliser une image. Cela s'est traduit dans un premier temps par certaines photographies qui s'approchaient beaucoup du portrait peint le plus classique.
Mais la réalisation de la photographie s'est également rapidement diffusée. Et aujourd'hui, presque tout le monde a facilement accès à la capacité de « prendre une photo ». La représentation du monde en a été transformée et les sociologues ne manquent pas d'étudier les pratiques et les résultats de cette photographie populaire. Pensons seulement aux touristes japonais, l'appareil photographique toujours en bandoulière, ou à nos boîtes à chaussures pleines de vieilles photographies de famille.
Cet environnement très favorable permet ainsi de parler d’« art populaire » par la possibilité ainsi offerte au plus grand public de posséder les formes de cet art et d'en produire les artefacts.
Le sixième art
La photographie est un moyen technique et mécanique de reproduire des moments, des objets ou des gens en représentation graphique. Mais la photographie est aussi un moyen d'expression plus ou moins abstrait, portant la signature de son auteur, le photographe, et dont l'objectivité est équivalente à n'importe quelle œuvre artistique. Longtemps enfermée dans l'imitation de la peinture (picturalisme, marines, portraits...), la photographie a trouvé sa propre voie artistique avec l'apparition du surréalisme...
Citations
- Si ta photographie n'est pas bonne, c'est que tu n’étais pas assez près. Robert Capa.
- Capa disait que si la photo n'est pas bonne, c'est qu'on n'est pas assez près. Moi, je pense que si la photo n'est pas bonne, c'est qu'on est trop près. La distance permet d'élargir le point de vue. David Burnett
- Une photographie, c'est un arrêt du coeur d'une fraction de seconde. Pierre Movila
- La photographie est une brève complicité entre la prévoyance et le hasard. John Stuart Mill.
- Que de gens ont voulu se suicider et se sont contentés de déchirer leur photographie ! Jules Renard
- Une théorie ne ressemble pas plus à un fait qu'une photographie ne ressemble à son modèle. Edgar Watson Howe
- La photographie acquiert un peu de la dignité qui lui manque, quand elle cesse d'être une reproduction du réel et nous montre des choses qui n'existent plus. Marcel Proust
Les grands photographes
Pour retrouver des listes de photographes, reporter vous au bandeau latéral en haut à droite de cet article, ou cliquez ici.
Voir aussi
- Objectif
- Histoire de la photographie
- Lomographie
- Photographie aérienne
- Trekearth
- Photographie numérique
- Photographie sous-marine
- Agence photo
- Photographie pour les débutants
- Photographie moyen format
- Quelques mots pour sourire
- le Wikilivre de photographie (en cours de rédaction)
Liens externes
- [http://www.insectopedia.net/ : Encyclopédie photographique des Insectes de France]
- [http://www.maya-press.com Maya-Press : portail de la photo de reportage et humanitaire]
- [http://www.photobar.monespace.net/ Photo B@R - un site pour les photographes passionnés !] avec un Wiki de la photographie
- [http://www.pbase.com Galeries de plusieurs milliers de photographes à travers le monde]
- [http://www.forums-photo.net Forums-photo], forum destiné aux photographes amateurs passionnés
- [http://www.wildlife-photo.org Galerie de photographie de faune]
- [http://www.actuphoto.com/ Actualité photographique]
- [http://www.olaphoto.com/ Annuaire photo des plus grands photographes internationaux]
- [http://www.pixelvalley.com/ Pixelvalley -- Tout savoir sur la photo numérique]
- [http://www.cours-photophiles.com/ Des cours gratuits sur la photographie]
- [http://www.absolut-photo.com/ Absolut-photo : Tout sur la photo numérique...]
- [http://www.photophiles.com/ Photophiles : Magazine de la photographie]
- [http://www.macro-photo.org Macro photographie]
- [http://www.artezphotovisions.com Photographie noir et blanc]
- [http://www.studio-mandarine.fr Studio photo situé aux portes Paris]
- [http://www.photo-bievre.org Photoclub de Paris-Val-de-Bievre - Paris XIVe], organisateur de la Foire à la photo de Bièvres
- [http://studiotoulouse.free.fr Association de photographes Toulousaine], échanges de savoirs et de techniques autour du thème de la photo et organisation de sorties pédagogiques
- [http://www.esuisse.ch Portrait de la vie à Genève]
- [http://www.megapixel.net Megapixel : Webzine sur la photo numérique]
- [http://www.jewel-bijoux.com/scrapbooking.html : La photo et le scrapbooking]
ja:写真
th:การถ่ายภาพ
Cinéma
Le cinéma (ou ciné, apocopes de cinématographe) est une projection visuelle en mouvement, le plus souvent sonorisée.
Notons toutefois qu'en raison de la diversité des films et de la liberté de création, il est difficile de définir ce qu'est le cinéma aujourd'hui.
Le fait de raconter une histoire avec des images en mouvement ne suffit évidemment pas à définir le cinéma, puisqu'il existe des films sans « histoires » : en un sens les documentaires mais dont certains sont aussi « scénarisés » (documentaires-fiction), et plus encore les films de poésie ou les films abstraits.
On a vu des films sans mouvement apparent (comme par exemple la Jetée de Chris Marker ou les cinétracts de mai 68) composés de photographies filmées, des films sans tournages (les films d'archives, ou les films expérimentaux de found footage dont les plus connus sont sans doute ceux de Martin Arnold), des films sans montage (films réalisés en tourné-monté, comme ceux de Georges Méliès ou des frères Lumière), des films sans son (les films muets bien sûr, mais aussi les films expérimentaux silencieux), et même des films sans images tel Weekend de Walter Ruttmann et l'Homme atlantique de Marguerite Duras
On ne peut sans doute plus se référer au seul médium pellicule (super 8, 16 mm, 35 mm, etc.), en raison des nouveaux modes de création et de diffusion (notamment vidéo et numérique) qui bouleversent le cinéma.
Le mot cinéma désigne également les salles ou complexes de salles dans lesquels les films sont diffusés. C'est un peu de là d'ailleurs que vient l'ambiguïté du mot. (Personne ne viendrait à confondre comme pour le medium télévision, le contenu et le contenant).
Le cinéma est enfin souvent dénommé septième art, comme la bande dessinée est dénommée neuvième art.
Histoire
Voir article détaillé: Histoire du cinéma
La première projection cinématographique payante eut lieu le 28 décembre 1895 au Salon Indien du Grand Café à Paris, avec notamment le film la Sortie de l'usine Lumière à Lyon. Ce sont les débuts du cinéma commercial et de l'industrie cinématographique. Exploité de front en salles et dans les fêtes foraines, le cinéma devient rapidement un art populaire.
Très vite, les frères Lumière envoient des cameramen à travers le monde pour en rapporter des scènes de la vie de tous les jours. C'est les débuts du cinéma d'actualités.
Première atteinte à la liberté de la presse, l'opérateur de Lumière, Félix Mesguich, est arrêté à New York en 1897 alors qu'il filmait une bataille de boules de neige. Dans le cadre de la guerre des brevets initiée par Edison, toute l'industrie cinématographique tombe sous le monopole du « Trust Edison » jusqu'en 1918.
Précurseur des effets spéciaux, du cinéma de fiction, d'un cinéma théâtral et d'un cinéma poétique, Georges Méliès, illusionniste de formation, réalise les premières fictions dotées d'effets spéciaux en trompe-l'œil (le Voyage dans la lune (1902) entre autres).
Dans les années 1910, le cinéaste américain David Wark Griffith a codifié les principes du langage cinématographique classique (montage alterné, variation des points de vue, insertion des gros plans dans les scènes éloignées, champ-contrechamp, etc.)
Jusqu'à la fin des années 1920, aucune bande sonore n'accompagne l'image sur la pellicule et c'est alors souvent un ou des musicien(s) présent(s) dans la salle de projection qui accompagne(nt) les films : on parle alors de cinéma muet (pour les films narratifs) ou de cinéma visuel (pour les films d'art, le cinéma pur), les dialogues des films narratifs étant retranscrits par des « cartons » appelés « intertitres », texte typographié inséré dans le film. Les films narratifs d'alors sont souvent accompagnés par un musicien voire un orchestre complet, et sont projetés dans des salles immenses : les salles actuelles sont en moyenne deux à quatre fois plus petites qu'à l'époque. Le musicien avait parfois une partition précise à interpréter, ou s'inspirait librement au besoin sur des airs connus (d'opéra italiens par exemple).
Les années 1920 avec les avant-gardes sont le véritable début du futur « cinéma expérimental » dont on peut dater la naissance par exemple avec le Manifeste de la cinématographie futuriste (1916) et le dadaïsme : des artistes s'emparent de ce médium naissant qu'est le cinéma, tels Fernand Léger, Man Ray, Germaine Dulac, Walter Ruttmann, Hans Richter, Viking Eggeling, etc. ainsi que des cinéastes : René Clair, Henri Chomette, Dziga Vertov, Joris Ivens.
De nombreuses tentatives ont été faites pour synchroniser le son et l'image, par exemple en calant le projecteur avec le sononographe. Le son a déterminé la cadence de projection autrefois aléatoire (16, 18, 25 images par secondes selon le bras du caméraman qui tournait la manivelle, ce qui provoque une accélération du mouvement lorsqu'ils sont projetés à la vitesse standard actuelle de 24 images par secondes).
À partir du Chanteur de Jazz en 1927, des sons (de la musique, puis des dialogues et des bruitages) peuvent être enregistrés et reproduits lors de la projection.
Avec la crise économique de 1929, le nombre de spectateurs diminue dans les salles : les majors (grandes compagnies de production) de Hollywood décident de créer un double billet. Pour le prix d'une entrée, les spectateurs peuvent voir deux films : un grand (la série A) et un petit. C'est le début des films de série B, dont les principaux objectifs sont d'être peu chers à produire, rapides à faire, pas trop longs (entre 50 et 70 minutes) et lucratifs.
Un des nombreux films novateurs de l'époque fut un film de propagande nazie, les Dieux du stade, une présentation des jeux olympiques de Berlin en 1936, glorifiant le peuple allemand et la prétendue « race aryenne ». La réalisatrice, Leni Riefenstahl, met pour la première fois des caméras sur des grues et crée le style et les cadrages des films ou reportages sportifs (le Triomphe de la volonté en est un exemple notable).
Les évolutions techniques majeures furent par la suite l'arrivée de la couleur et des formats larges dans les années 1950 (afin de donner plus d'ampleur au spectacle pour concurrencer la télévision), des formats étroits, l'allègement du matériel qui permit l'avancée du cinéma expérimental, du cinéma documentaire, et l'éclosion de la Nouvelle Vague en France, l'arrivée de la synthèse d'images informatiques dans les années 1990 et l'arrivée du son numérique dans la même période.
L'après-guerre voit la naissance du cinéma moderne qui rompt avec le classicisme hollywoodien en ce qu'il privilégie le document, le monde « tel qu'il est », dans toute son ambiguité ou son opacité, et refuse de doter le réel d'un sens préétabli, déjà dramatique, immédiatement lisible (néo-réalisme italien des années 1945-53, avec le cinéaste Roberto Rossellini, Rome, ville ouverte, 1945). Roberto Rossellini, avec Stromboli (1947), Europe 51 (1951) et surtout Voyage en Italie (1953), ouvrira la voie d'un cinéma où le monde n'a plus d'évidence, où le récit devient fragmentaire, hésitant et où le spectateur devient le seul garant du sens. Dans les années 1960, les nouvelles vagues française (François Truffaut, Jean-Luc Godard), italienne (Michelangelo Antonioni, Pier Paolo Pasolini), est-européennes (Milos Forman, Miklos Jancso, Andrei Tarkovski), allemande (Rainer Werner Fassbinder, Wim Wenders), nord et sud-américaines (John Cassavetes, Glauber Rocha) amplifient ce mouvement qui se caractérise par une nouvelle esthétique (montage haché, elliptique, ou au contraire plans très longs ; mélange de fiction et de documentaire) et de nouveaux sujets (jeunesse, crises existentielles, revendications politiques).
Dans les années 1960 apparaît aussi le cinéma underground américain intimement lié aux mouvements sociaux de l’époque. Ce cinéma se démarque de l’industrie professionnelle entre autre par l’emploi de la pellicule 16 mm et la création de coopératives qui lui donne une grande liberté et lui permet de contourner la censure. (voir : Jonas Mekas, Stan Brakhage, Andy Warhol, Carole Schneemann, Jack Smith)
À partir de 1965, le super 8 devient accessible au grand public. C'est la vrai naissance du cinéma amateur. Ce cinéma comprendra par la suite les films « de série Z », car réalisés avec encore moins de moyens que les films de série B. Comme le super 8, son infrastructure très légère, et son coût moindre, la vidéo, d'abord très lourde et réservée à un usage « professionnel », deviendra dans les années 1980 un médium privilégié, notamment pour les jeunes créateurs, permettant de faire par exemple des « journaux intimes filmés » (voir par exemple les films de Jonas Mekas, Lionel Soukas, No Sex Last Night de Sophie Calle ou bien Demain et encore demain, journal 1995 de Dominique Cabréra).
Il est à noter que les dénominations « série B » et « série Z », bien que dénotant un manque de moyen, ne sont pas nécessairement péjoratives et sont parfois revendiquées comme une contre-culture, par des cinéastes refusant d'entrer dans le moule des majors. Parmi les réalisateurs célèbres de séries Z, on peut citer par exemple Ed Wood, Roger Corman (qui lança Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Joe Dante et Jack Nicholson) et Peter Jackson bien avant le Seigneur des Anneaux). De même le cinéma expérimental, encore plus en marge de l'industrie cinématographe possède son histoire personelle et parallèle.
Dans la même lignée que le super 8, le 16 mm, et la vidéo, l'arrivée du numérique ajoute un médium à la palette des pratiques légères possibles (développement supprimé, tirage en laboratoire facultatif) et rend plus facile la postproduction d'effets spéciaux (par exemple l'Attaque des clones de George Lucas), ou la souplesse dans le montage (voir l'Auberge espagnole de Cédric Klapisch) et bien sûr la légèreté dans le tournage (les Glaneurs et la glaneuse, d'Agnès Varda ou la Vierge des tueurs de Barbet Schroeder).
Films
Suivant les pays, différents styles de cinéma apparaissent clairement. Les films produits en Europe et aux États-Unis prétendent montrer en général des scènes vraisemblables. Cela est différent pour le cinéma d'autres cultures, notamment les films produits en Inde, où la vraisemblance de l'action n'est pas primordiale.
Classification des films
Il y a plusieurs façon de classer les films. Cela peut se faire évidemment par pays, par réalisateurs, par acteurs, par titre, par durée.
Mais cela peut se faire aussi de manière plus théorique, par catégories, courants, techniques, et genres.
Pays
Chaque pays ou presque possède son cinéma. Voir:
- Cinéma national
Durée/métrage
Les films peuvent également être classés en fonction de leur durée :
- courts métrages : métrage inférieur à 1 600 mètres, soit environ une durée de 59 minutes en 35 mm.
- longs métrages : métrage supérieur à 1 600 mètres, autrement dit tous les films d'une heure et plus.
La notion de moyen métrage, utilisée fréquemment pour désigner de longs courts métrages ou des longs métrages ne dépassant pas 75 minutes, ne correspond à aucune dénomination officielle.
Catégories cinématographiques
Le classement par catégorie est un classement par types de films. Il y a autant de catégories qu'il y a de pratiques possibles.
Les principales catégories existantes sont :
- pré-cinéma
- Fiction (ou cinéma narratif)
- Documentaire
- Reportage (à l'époque où la télévision travaillait en pellicule)
- Essai cinématographique
- Cinéma expérimental (voir aussi Art vidéo)
- Cinéma amateur
- Cinéma scientifique
- Captation (danse, musique, théâtre…)
- Film publicitaire (ceux qui passent en salles)
- Film institutionnel
- Film X (voir aussi Film pornographique, cette dernière appellation relevant du genre)
Voir l'article détaillé : Catégorie cinématographique
Genres cinématographiques
Le classement par genre est un classement thématique.
Il y a autant de genres qu'il y a d'univers possibles.
Ces genres peuvent être traités par les différentes catégories cinématographiques.
Exemples : western, science-fiction, fantastique, comédie, horreur,film policier, thriller, théâtre filmé, film de danse, journal filmé, film abstrait, cinéma corporel, film documentaire..
Les films et séries télévisées de science-fiction par ordre alphabétique (titre français)
Voir l'article détaillé : Genre cinématographique
Techniques cinématographiques
Le cinéma peut être classé selon les techniques utilisées.
Exemples : cinéma d'animation, dessin animé, super 8, film de montage, found footage, film à clignotement…
Voir l'article détaillé : Technique cinématographique
Courants cinématographiques
Le cinéma peut aussi être classé par écoles, mouvements, styles, traitements cinématographiques, ou plus généralement par courants cinématographiques.
Exemples : Nouvelle vague, néo-réalisme, underground, Dogma, free cinéma, expressionnisme, Caligarisme, cinéma direct...
Voir l'article détaillé : Courant cinématographique
Divers
- Liste de films possédant plusieurs fins
Enjeux culturels et économiques
Bien qu'il ait été rejoint par la musique et dans une moindre mesure par le livre, le cinéma est le premier mode d'expression à s'être présenté à la fois comme une œuvre culturelle et artistique et comme un produit industriel destiné à la consommation de masse. Il a en effet, comme l'a analysé Walter Benjamin, la particularité d'être un art fondamentalement reproductible. Si cela signifie que le concept d'œuvre originale ne peut plus avoir le même sens que par exemple en peinture ou en sculpture, cela implique également qu'il soit possible de le diffuser à grande échelle.
Voulant s'éloigner de cet aspect industriel pour s'attacher à faire ressortir l'aspect artistique du cinéma, c'est tout un courant parallèle qui s'est mis en place, depuis l' avant-garde des années 1920, en passant par le cinéma underground américain, et jusqu'au cinéma expérimental tel qu'on le connaît aujourd'hui, dans des problématiques proches de celle de l'art vidéo ou de l'art plastique.
Techniques du cinéma
Glossaire des techniques cinéma
Voir aussi : Technique et grammaire cinématographique du cinéma narratif
Techniques de tournage
La méthode de reproduction est similaire à celle utilisée pour la photographie et repose sur l'impression d'une pellicule cinématographique (procédé argentique) par exposition à la lumière à l'aide d'une caméra. L'impression de mouvement est obtenue en multipliant les prises de vue à intervalles très rapprochés ; initialement de 16 images par seconde, la cadence fut augmentée à 24 i/s avec l'arrivée du cinéma sonore : en effet, la qualité du son (bande passante) dépend de la vitesse de défilement du film.
Pour plus de détails, voir l'article Techniques de tournage cinématographique.
Techniques de laboratoire
Le laboratoire est une phase importante de la création d'un film en pellicule. C'est pourquoi certains cinéastes développent eux-même leur films de manière artisanale.
Pour plus de détails, voir l'article Techniques de laboratoire cinématographique.
Techniques de montage
Le montage cinéma peut se faire à l'ancienne (aux ciseaux et au scotch) ou en montage virtuel via un ordinateur. Le montage à la colle est utilisé pour la conformation du négatif au labo.
Pour plus de détails, voir l'article Techniques de montage cinématographique.
Techniques de projection
Notons que la télévision fonctionnant à 25 i/s pour les systèmes PAL et SECAM (en raison de la fréquence du courant électrique domestique, 50 Hz), les films de cinéma sont légèrement plus courts et les sons légèrement plus aigus lorsqu'ils sont diffusés à la télévision.
Le phénomène de la persistance rétinienne permet d'entretenir la perception de la lumière reçue par l'œil lors du masquage du changement de photogramme qui est projeté immobile. L'œil perçoit donc la succession d'images présentées comme une scène se déroulant devant lui, entrecoupée des battements de paupières. L'illusion d'une image en mouvement résulte d'une tendance du cerveau à considérer que des images semblables sont des vues du même objet qui a changé ou s'est déplacé (on appelle ceci l'« effet phi »).
Après développement dans des laboratoires spécialisés, on fait défiler la pellicule devant une source de lumière blanche (projecteur) qui reproduit l'image animée (film) sur un support réfléchissant (en général un écran blanc).
Pour plus de détails, voir l'article Techniques de projection cinématographique.
Métiers du cinéma
Le cinéma peut être une pratique amateur, artistique, mais il est aussi un corps de métier à part entière.
Les principaux postes du cinéma industriel sont :
- scénariste
- réalisateur
- producteur
- acteur(s)
- techniciens
- opérateurs image
- opérateurs son
- décor et costumes
- post production
Voir l'article détaillé : Métiers du cinéma
Étapes de la fabrication d'un film
Les étapes comprennent une ou plusieurs des opérations suivantes (chaque opération étant plus ou moins facultative selon le type de film) :
- scénario
- storyboard
- repérage
- essai caméra
- tournage
- mise en scène
- laboratoire de cinéma
- développement
- intervention sur pellicule
- montage
- montage traditionnel
- montage virtuel
- post-production cinéma
- étalonnage
- musique
- générique
- effets spéciaux
- tirage
- distribution
- diffusion
- en salle
- télévision, dvd…
Voir l'article détaillé : Étapes de la fabrication d'un film
Institutions
Récompenses
Voir l'article détaillé : Récompenses de cinéma
Festivals
Voir l'article détaillé : Festivals de cinéma
Voir aussi
dans Wikipédia
- Wikipédia:Projet/Cinéma
- Comment rédiger une filmographie
- Liste des années de sorties des films
- Liste des catégories de cinémas nationaux
- Liste des revues et magazines de cinéma
- les Cahiers du cinéma
- Animation
- Bases de données cinématographiques de l'Internet
- Cinéma et vidéo amateurs
- Cinéma expérimental
- Codage audiophonique
- Chronologie du cinéma
- Formats de projection
- Nouvelle vague
- Son numérique
- Technique et grammaire cinématographique
- Théories du cinéma
sur la Toile
- / [http://french.imdb.com Internet Movie DataBase], voir également : Internet Movie Database
- [http://www.allocine.fr AlloCiné], voir également : AlloCiné
- [http://www.tribunes.com/tribune/alliage/22/demb.htm L'invention du Cinéma et L'affaire Le Prince]
- [http://www.cinergon.net Cinergon.net] site de la revue francophone d'esthétique du cinéma et d'analyse de l'image
- [http://cadrage.net Cadrage.net] revue francophone de cinéma
- [http://www.larevueducinema.net/ La Revue du cinéma] Site du journal en ligne, La Revue du Cinéma.
- [http://www.makingofeuropa.net News des films en tournage]
- [http://www.cinematheque.fr/ Site de la cinémathèque française]
- /// [http://www.exprmntl.net Exprmntl.net], encyclopédie générale d'art audiovisuel
- [http://www.festivalscine.com/ Carrefour des festivals]
- [http://www.lumiere.org/ lumiere.org] Le site de participants au forum usenet news:fr.rec.cinema.discussion
- [http://www.institut-lumiere.org/ Le site de l'Institut Lumière et du Musée Lumière à Lyon]
- [http://www.devildead.com/ Devildead, le cinéma fantastique sur DVD]
- [http://www.evil-web.com Evil-Web] Site sur les films d'horreur, gore et fantastique.
-
ja:映画
ko:영화
simple:Movie
zh-cn:电影
zh-tw:電影
Microphone
Un microphone (terme parfois abrégé en « micro ») est un dispositif de conversion des ondes sonores en impulsions électriques. C'est donc un capteur analogique. Il peut être utilisé soit pour amplifier un son, soit pour en faire l'acquisition dans un système analogique (magnétophone...) ou numérique (après une étape de conversion).
Historique
L'invention du microphone a été déterminante dans le développement des premiers systèmes téléphoniques. Émile Berliner a inventé le premier microphone le 4 mars 1877, mais c'est à Alexander Graham Bell que revient l'invention du premier microphone réellement utilisable. Une grande partie des premiers développements des microphones a été mené par les Laboratoires Bell.
Le microphone comporte généralement une partie mobile, que les ondes sonores viennent exciter. Par un dispositif qui dépend de la technologie du microphone, ces oscillations mécaniques sont convertis en une tension électrique alternative. Cette tension électrique est acheminée vers le système d'amplification ou d'enregistrement auquel le micro est branché.
Un tissu ou une grille protège généralement la partiie mobile du microphone, afin d'éviter qu'elle ne soit abîmée par un contact direct. On peut également avoir une protection supplémentaire contre le vent, notamment sous forme d'une bonnette (mousse en matière plastique). Pour la prise de son de la voix ou du chant, un filtre anti-pop peut être placé devant le micro pour atténuer les consonnes occlusives, comme les « p » et les « t ».
La directivité est une caractéristique capitale d'un microphone. C'est la sensibilité spatiale du microphone, c'est-à-dire
La structure interne du microphone est enfermée dans un tube (le corps du micro). Selon la largeur de l'ouverture du tube au-dessus de la membrane, et la distance entre cette dernière et l'ouverture, le micro sera plus ou moins sélectif quant à la direction des sons entrants qu'il pourra capter.
On construit ainsi des micros omnidirectionnels avec une ouverture large et une distance réduite à la membrane, et des micros directionnels avec une ouverture étroite et une distance plus longue. L'habillage et la protection externe en avant de l'ouverture permettent aussi d'améliorer les performances recherchées en la matière.
La plage de fréquences sonores que peuvent capter les micros dépend de la surface et de la tension de la membrane, ainsi que de la sensibilité de la bobine au champ magnétique de l'aimant (et donc de la taille de ce dernier).
Selon le type d'utilisation pour lequel le micro est destiné (ambiance sonore, chant, instrument de percussion, instrument à vent, sons aquatiques...) et selon les conditions d'utilisation (studio, scène, en extérieur...), on trouve différents types et technologies de microphone. Les types les plus courant sont: microphone à main, micro de studio, micro cravate, micro de surface, micro canon, micro pour instrument.
Il n'existe pas un microphone capable de faire un enregistrement optimal dans toutes les situations : à chaque situation de prise de son correspond un microphone, dont les constructeurs spécialisés proposent de nombreux modèles. Les caractéristiques principales d'un microphone sont donc :
- Son type (à main, cravate, ...)
- Sa technologie (dynamique, électrostatique, ...)
- Sa directivité (omnidirectionnel, cardioïde, ...)
- Ses caractéristiques électro-acoustiques (sensibilité, pression acoustique maximale, ...)
Technologies de microphone
Les trois technologies majeures sont présentées ici. Il en existe d'autres, comme par exemple les microphones à ruban, relativement rares, ou à charbon qui ne sont plus utilisés de nos jours.
Microphone dynamique
Le microphone dynamique est constitué d'une membrane tendue sur un cadre mobile. Les vibrations de l'air se communiquent à la membrane, sur laquelle est monté un aimant. Ce dernier, en se déplaçant par rapport à une bobine fixe, va générer un courant électrique dans cette dernière par induction magnétique. Dans son principe, le microphone dynamique est proche d'un haut-parleur dont l'utilisation serait inversée. Résistant et relativement peu sensible à l'effet Larsen, il est très utilisé pour la sonorisation sur scène ou en meeting mais se montre également indispensable en studio dès qu'il s'agit d'enregistrer des instruments générant de fortes pressions acoustiques : cuivres, caisse claire et grosse caisse, ampli de guitare électrique ou de basse, etc.
- Avantages : robustesse, passivité (pas d'alimentation externe ni d'électronique), capacité à gérer de fortes pressions acoustiques.
- Inconvénients : manque de finesse dans les aigus le rendant inapte à prendre le son de timbre complexes : cordes, guitare acoustique, cymbales, etc.
- Quelques modèles de références : Shure SM 57, un standard pour la reprise d'instrument (notamment la caisse claire et la guitare électrique) et Shure SM 58 pour la voix (Micro utilisé entre autres par Kennedy lors des meeting, Mick Jagger sur Voodoo Lounge, etc.).
Microphone électrostatique
Mick Jagger
Le microphone électrostatique est fondé sur un principe de condensateur, dans lequel les ondes sonores font varier la distance entre les armatures. Ne supportant pas les fortes pressions acoustiques mais se montrant beaucoup plus sensible et précis que le microphone dynamique, le statique est utilisé pour la reprise directe de timbres complexes (voix, cordes, guitare acoustique, etc) ou comme micro d'ambiance, à quelques mètres de la source sonore. Sa grande sensibilité nécessite toutefois des précautions d'usage : pied de micro et suspension élastique pour éviter les bruits de manipulation, filtre anti-pop pour atténuer les plosives lors d'une prises vocales.
Relativement fragiles car sensibles aux variations de température et d'humidité ambiante, les micros électrostatiques ont besoin d'être alimentés électriquement (le plus souvent par un un courant continu de 48 V fourni par le préamplificateur Micro ou le préampli embarqué de la console via le câble même du micro : on parle alors d'alimentation fantôme). Enfin, si la grande majorité des statiques reposent sur une électronique à transistors, de nombreux micros embarquent un étage de préamplification à lampe.
- Avantages : sensibilité, définition.
- Inconvénients : fragilité, nécessité d'une alimentation externe, contraintes d'emploi, inapte à reprendre des pressions acoustiques trop élevées.
- Quelques modèles de référence : Neumann U87, Shure SM81, AKG C3000 et C414.
Microphone électret
Le microphone à électret est dans son principe voisin du microphone électrostatique mais présente la particularité de disposer d'un composant à polarisation permanente : l'électret. Le problème, c'est que la charge de polarisation diminue dans le temps, ce qui se traduit par une perte de sensibilité du micro au fil des années. Pour cette raison et bien que le micro ne nécessite pas a priori d'alimentation électrique externe, il pourra dans certains cas embarquer une pile chargée de maintenir la tension de polarisation.
Facilement miniaturisable, le micro à electret est très utilisé dans le domaine audiovisuel (micro cravate, micro casque, etc.) où on l'apprécie pour son rapport taille/sensibilité. Les meilleurs modèles parviennent même à rivaliser avec certains micros électrostatiques en terme de sensibilité.
- Avantages : possibilité de miniaturisation extrême, sensibilité.
- Inconvénients : amoindrissement de la sensibilité au fil du temps.
- Quelques modèles de références : Rode Videomic, Sony ECM.
Directivité
La directivité d'un microphone caractérise sa sensibilité en fonction de la provenance du son, selon son axe central. Dans le tableau suivant le micro est placé verticalement, son extrémité étant représentée par le point rouge, et on trace les lignes qui créent le même niveau de signal en sortie du micro si l'on y déplace une source sonore d'intensité constante.
- Omnidirectionnel : aucune source sonore n'est privilégiée. Le micro capte le son de façon uniforme, dans une sphère théoriquement parfaite. Utilisé pour enregistrer des sons d'ambiance.
- Cardioïde : directivité vers l'avant, privilégie les sources sonores placées devant le micro. Utilisé pour le chant, la prise d'instruments.
- Hypercardioïde : similaire au cardioïde, avec une zone avant un peu plus étroite et un petit lobe arrière.
- Bi-directionnel : deux sphères identiques, à l'avant et à l'arrière. Caractéristique des microphones à ruban.
- Canon : forte directivité vers l'avant, permettant de resserrer le faisceau sonore capté. Utilisé pour enregistrer des dialogues à la télévision ou au cinéma, et pour capter des sons particuliers dans un environnement naturel.
Techniques d'enregistrement stéréo
Principaux systèmes :
- le système stéréo ou système ORTF, ou encore AB : composé de deux cardioïdes, avec un angle entre les micros de 110° et des espacements de capsules de 17cm. Angle utile de prise de son 90°. Très bonne perception de la stéréo.
- le système XY : deux cardioïdes, avec un angle de 90° et des capsules coïncidentes, c'est-à-dire au même endroit. Ce système est compatible avec une écoute en mono. Angle utile de prise de son 170°.
Voir aussi
Liens internes
- Hydrophone
- Capteur
Liens externes
- [http://fr.audiofanzine.com/apprendre/dossiers/index,idossier,34.html Dossier sur les microphones sur AudioFanzine.com]
Catégorie:Matériel audio-vidéo
Catégorie:Enregistrement sonore
Catégorie:Capteur
ja:マイクロフォン
Métaplasme
catégorie:Phonétique
On nomme métaplasme toute modification phonétique qui altère l'intégrité d'un mot par addition, suppression ou déplacement de sons.
Les métaplasmes sont décrits en détail dans les articles qui leur sont consacrés.
Métaplasmes par addition
- prosthèse : ajout d'un ou plusieurs phonèmes en début de mot ;
- paragoge (et phonème éphelcystique, liaison) : ajout d'un ou plusieurs phonèmes en fin de mot ;
- anaptyxe : insertion d'un phonème vocalique entre des consonnes ;
- épenthèse : insertion d'un phonème vocalique ou consonantique entre des consonnes ;
- diérèse : séparation d'une syllabe en deux par vocalisation d'une spirante ;
Métaplasmes par suppression
- syncope (et hyphérèse) : suppression d'une syllabe complète ;
- apocope (et élision) : suppression d'un ou plusieurs phonèmes à la fin du mot ;
- aphérèse (et élision inverse) : suppression d'un ou plusieurs phonèmes au début du mot.
Toutes ces suppressions sont des amuïssements.
Métaplasmes par fusion
Quand deux voyelles sont en hiatus, leur fusion est une synalèphe par :
- contraction ou crase ;
- synérèse ;
- kṣaipra ;
- synizèse ;
- coalescence.
Métaplasmes par déplacement
- métathèse : permutation d'un ou plusieurs phonèmes plus ou moins proches ;
- métathèse de quantité : permutation de la quantité vocalique de voyelles en contact.
Articles connexes
- Types de modifications phonétiques.
Catégorie:Linguistique
Métaplasme
catégorie:Phonétique
On nomme métaplasme toute modification phonétique qui altère l'intégrité d'un mot par addition, suppression ou déplacement de sons.
Les métaplasmes sont décrits en détail dans les articles qui leur sont consacrés.
Métaplasmes par addition
- prosthèse : ajout d'un ou plusieurs phonèmes en début de mot ;
- paragoge (et phonème éphelcystique, liaison) : ajout d'un ou plusieurs phonèmes en fin de mot ;
- anaptyxe : insertion d'un phonème vocalique entre des consonnes ;
- épenthèse : insertion d'un phonème vocalique ou consonantique entre des consonnes ;
- diérèse : séparation d'une syllabe en deux par vocalisation d'une spirante ;
Métaplasmes par suppression
- syncope (et hyphérèse) : suppression d'une syllabe complète ;
- apocope (et élision) : suppression d'un ou plusieurs phonèmes à la fin du mot ;
- aphérèse (et élision inverse) : suppression d'un ou plusieurs phonèmes au début du mot.
Toutes ces suppressions sont des amuïssements.
Métaplasmes par fusion
Quand deux voyelles sont en hiatus, leur fusion est une synalèphe par :
- contraction ou crase ;
- synérèse ;
- kṣaipra ;
- synizèse ;
- coalescence.
Métaplasmes par déplacement
- métathèse : permutation d'un ou plusieurs phonèmes plus ou moins proches ;
- métathèse de quantité : permutation de la quantité vocalique de voyelles en contact.
Articles connexes
- Types de modifications phonétiques.
Catégorie:Linguistique
ÉlisionL'élision est un type d'apocope, qui sont toutes deux des modifications phonétiques ressortissant aux métaplasmes. Elle consiste en l'amuïssement de la voyelle finale d'un mot devant un autre mot à initiale vocalique (en d'autres termes, l'effacement d'une voyelle en fin de mot devant la voyelle débutant le mot suivant) ; c'est une possibilité de résolution de l'hiatus (comme la liaison) et donc, pour le coup, aussi une forme de synalèphe.
Élision en français
L'élision est obligatoire en français pour le phonème /ǝ/ (dit « e caduc » ou « e muet ») en fin de mot devant voyelle ; elle est alors parfois notée dans l'orthographe par une apostrophe. L'élision n'est en effet représentée graphiquement que pour certains mots, parmi lesquels :
- le : le + arbre → l'arbre ;
- de : de + arbre → d'arbre ;
- ce (pronom) : ce + était → c'était, etc.
Dans la plupart des cas, elle n'est pas écrite mais bien prononcée : chante avec moi → chant'avec moi, tu chantes + avec moi → tu chant'avec moi, ils chantent + avec moi → ils chant'avec moi. Dans le vers poétique français, l'élision du « e caduc » suit des règles strictes (décrites dans l'article sur le vers), pour des raisons métriques, en fin de mot devant voyelle ou en fin de vers :
:Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle (Pierre de Ronsard)
:=
:Quand vous serez bien vieill', au soir, à la chandell
La lecture correcte d'un vers passe par celle des liaisons. Or, s'il est normal de prononcer tu manges enfin comme tu mang'enfin (le s de -es n'appelle pas la liaison), dans un vers classique il faudra lire tu mangez-enfin, avec e « caduc » et liaison.
D'autres voyelles peuvent être concernées, comme /i/ dans si : si + il → s'il. Les élisions d'autres voyelles que le e « caduc » sont rares et toujours écrites, sauf dans la langue parlée, dans un registre : tu es sera réalisé [te], qu'on pourrait transcrire t'es.
L'élision permet donc d'éviter le hiatus mais ce n'est pas le seul procédé disponible. En français toujours, le hiatus peut aussi être éliminé par l'insertion d'une consonne euphonique. Par exemple, ce, quand il est déterminant devient cet (par imitation du féminin) : ce + arbre → cet arbre, ou bien dans donne-t-il.
Disjonction
Certains mots débutant par une voyelle ne peuvent être précédés d'un autre mot élidé. On dit dans ce cas qu'il y a disjonction. Les disjonctions les plus fréquentes en français sont dues à la présence d'un h « aspiré », qui interdit tout enchaînement entre deux mots (liaison ou élision). Par exemple, haricot commence par un tel h : on doit donc dire le haricot /lə aʁiko/ et non - l'haricot /laʁiko/ (dans la langue familière, le h « aspiré » est souvent omis).
D'autres empêchent l'élision sans commencer par un tel h : ce sont des mots fréquents et monosyllabiques dont on a voulu conserver l'identité : onze, un (quand il est numéral et non article (grammaire)), huit (mais on fait la liaison dans les nombres composés : dix-huit /diz‿ɥit/, vingt-huit /vɛ̃t‿ɥit/). Par exemple, on dira le Onze de France, je compte de un à trois, numéro gagnant : le huit).
Orthographe
L'apostrophe est le symbole typographique propre à l'élision. Même si toutes les élisions n'en sont pas marquées, toute apostrophe procède de l'élision.
Or, dans certains mots composés, elle est fautive. Presqu'île est correct, mais les graphies anciennes grand'mère, grand'rue ou la graphie actuelle prud'homme ne sont pas motivées. En effet, il n'y a étymologiquement pas de -e élidé que l'apostrophe remplacerait. Grand dans les mots composés dont le deuxième terme est féminin (mère, rue) est un ancien féminin (grant en ancien français, écrit grand plus tard). Grand-mère et grand-rue sont donc des constructions archaïques qui ne nécessitent pas l'apostrophe. Quant à prud'homme, il devrait s'écrire soit prud homme soit prudhomme car c'est un mot composé d'une forme archaïque de preux, à savoir prod, sans e final (c'est un masculin).
Création de nouveaux mots par élision
L'élision peut être à l'origine de nouveaux mot issus d'une agglutination puis d'une métanalyse : moyen français ma + amie → m'amie est interprété en français moderne mamie, réinterprété ensuite par métanalyse en ma + mie.
Dans d'autres langues
L'élision ne se limite pas au français ; de nombreuses langues la pratiquent, comme le latin (sans notation particulière ; l'élision se décrouvre grâce à la scansion de vers), le grec (notée par une apostrophe), le gaélique, l'italien (avec apostrophe écrite), etc. Noter que l'apostrophe ne note pas forcément une élision : celle de l'anglais I'm « je suis » sert à remplacer la voyelle a de am, tombée par aphérèse, celle dans doesn't (pour does not) l'étant par amuïssement au sein d'un groupe de mots univerbés. Aucune n'est une voyelle finale devant voyelle initiale.
Articles connexes
- types de modifications phonétiques ;
- métaplasme ;
- apocope ;
- hiatus ;
- synalèphe.
Elision
Elision
Catégorie:Linguistiquecatégorie:Sciences humaines
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ja:Category:言語学
simple:Category:Linguistics
th:Category:ภาษาศาสตร์
zh-min-nan:Category:Gí-giân-ha̍k Peekapoo
A Pekeapoo (or, sometimes, Peekapoo) is a crossbred dog created by breeding a Poodle with a Pekingese. In addition to being a combination of the two breed names, the name is probably a pun on Peekaboo (a game for amusing a small child, in which one covers one's face or hides and then returns to view saying “Peekaboo!”)
They are small for dogs, weighing from 9 to 20 pounds.
Due to the nature of their breeding, Pekeapoos have few defining characteristics. They are not recognized by any breed registry.
See poodle hybrids.
Category:Dog breeds
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