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Archéologie

Archéologie

als:Archäologie ko:고고학 ms:Arkeologi ja:考古学 simple:Archaeology th:โบราณคดี L'archéologie est une discipline des sciences humaines dont l'objet d'étude est l'ensemble des vestiges matériels laissés par l'Homme (objets, bâtiments, infrastructures, paysages...). Pour ce travail, l'archéologue dispose d'une panoplie d'outils que sont les travaux de terrain (fouilles et prospections), les travaux de laboratoire (C14, dendrochronologie, thermoluminescence, etc.) et, le cas échéant, la consultation des textes contemporains des traces matérielles étudiées. Au moyen de ces outils, l'archéologue analyse le matériel produit par l'homme afin de déterminer les relations que ces derniers ont entretenues avec leur milieu et entre eux. L'archéologie sert donc à reconstituer la vie de nos ancêtres, depuis l'époque de la préhistoire jusqu'à l'époque contemporaine, en s'aidant des traces qu'ils nous ont laissées (ruines, ossements, outils, peintures, poteries, armes, pièces de monnaie, bijoux, vêtements, etc.). L'archéologue essaye ainsi de comprendre comment ces hommes vivaient. L'archéologie permet donc de mieux connaître le passé des civilisations actuelles, notre passé, pour comprendre comment le monde est ce qu'il est, le pourquoi des relations entre les pays actuels, et peut-être essayer d'apporter des hypothèses sur notre avenir, ou essayer d'éviter des problèmes futurs. Car, comme l'a dit Marcus Garvey, « un peuple sans passé est un peuple sans avenir ». L'archéologie fait partie de la grande famille de l'Anthropologie. Termes importants et souvent mal utilisés se rapportant à l'archéologie :
- Mise au jour : en effet en archéologie on parle de mettre au jour des sites, du matériel... Et non pas de mettre à jour, souvent employé par erreur ou méconnaissance. Mise à jour s'emploie dans des contextes de réactualisation de quelque chose.
- Carroyage : découpage d'un site en zones carrées, et identification unique de chacun de ces carrés. Le carroyage permet tout d'abord de bien se situer sur le site, et de pouvoir replacer sur des plans, par exemple, du matériel archéologique. Le carroyage est mis en place à l'aide d'un théodolite.
- Inventeur : en effet, en archéologie, quelqu'un qui découvre un site ou un objet important n'est pas nommé découvreur - souvent utilisé faussement à la place - mais inventeur. Ce terme est aussi employé pour les chasseurs de trésor lorsqu'ils en découvrent un.

Méthodes d'études


- Études de terrain
  - Fouille
    - Fouille de sauvetage
    - Fouille préventive
    - Fouille programmée
  - Prospection au sol
  - Prospection aérienne
  - Archéologie sous-marine
- Études de matériels
  - Céramique (Céramologie)
  - Monnaies (Numismatique)
  - Mosaïques
  - Sculptures
    - ronde-bosse
    - haut-relief
    - bas-relief
  - Vaisselle
- Techniques scientifiques
  - Techniques de datation relative
    - Stratigraphie
  - Techniques de datation absolue
    - Dendrochronologie
    - Datation au carbone 14
    - Thermoluminescence
  - Analyses chimiques
- Étude des paléoenvironnements
  - Archéozoologie
  - Archéométrie
  - Géoarchéologie
  - Malacologie
  - Archéobotanique
    - Anthracologie
    - Carpologie
    - Palynologie
    - Étude des phytolithes
    - Xylologie
- Archéologie expérimentale

Annexes

Les archéologues célèbres Quelques découvertes archeologiques célèbres:
- Le dépôt de vaisselle de bronze d'Evans (Jura)
- Troie
- Le Mont Beuvray (Bibracte)
- La tombe de Toutânkhamon
- Les manuscrits de Qumrân
- Lucy
- Ötzi
- La grotte de Lascaux
- Le phare d'Alexandrie
- La tombe de Vix
- L'armée de terre cuite de Qin Shi Huang près de Xi'an en Chine
- Mycènes
- Le disque de Phaistos
- Lattara
- Paule
- Etemenanki la mythique « Tour de Babel » Sous-branches de l'archéologie:
- l'égyptologie
- la castellologie
- l'archéologie biblique Quelques termes archéologiques:
- L'anastylose
- Un hypogée
- L'onomastique
- Un ostracon
-


Vestiges matériels

Les vestiges matériels regroupent les infrastructures laissées par l'Homme au cours des siècles. Ces traces permettent à l'archéologie d'investiguer et de reconstituer l'histoire des différentes cultures et civilisations ayant pris naissance sur la planète.
    - Il faut comprendre que ces traces retrouvées par les archéologues sont partielles, fragmentaires et altérées par les processus naturels de décomposition.

Voir aussi


- Relique

Carbone 14

Le carbone 14 est un isotope radioactif du carbone, noté 14C. Son unique mode de désintégration se fait par émission d'une particule bêta de 156 keV en se transmutant en azote 14N ; avec une période radioactive de 5730 ans (+/- 40 ans). Le carbone 14 a longtemps été le seul radioisotope du carbone à avoir des applications. Pour cette raison, il était appelé radiocarbone.

Applications


- datation au carbone 14
- traceur biologique

Découverte

Le carbone 14 a été découvert le 27 février 1940 par Martin Kamen du Radiation Laboratory et Samuel Ruben du département de Chimie de l'Université de Californie, Berkeley. Dès 1934, à Yale, Franz Kurie suggère l'existence du carbone 14. Il observe en effet que l'exposition d'azote à des neutrons rapides produit parfois dans une chambre à brouillard de Wilson une longue trace fine au lieu de la courte trace plus épaisse laissée par une particule alpha. Dès 1936, il est établi que les neutrons rapides réagissent avec l'azote pour donner du bore tandis que les neutrons lents réagissent avec l'azote pour former du carbone 14. Ceci correspond à la « découverte au sens physique » du carbone 14 par opposition à sa « découverte au sens chimique », c'est-à-dire sa production en quantité suffisante pour pouvoir mesurer une activité. Kamen et Ruben collaborent à des recherches interdisciplinaires sur les traceurs biologiques dans le but de déterminer le produit initial de la fixation du dioxyde de carbone lors de la photosynthèse. L'utilisation du carbone 11 comme traceur est très difficile en raison de sa courte période radioactive (21 minutes). Ruben essaye cependant de développer une technique d'étude de la photosynthèse : il fait pousser une plante en présence de dioxyde de carbone contenant du carbone 11, la tue, puis sépare et analyse ses composants chimiques, avant que la radioactivité ne devienne indétectable, pour trouver quels composants contiennent le traceur. L'échec de cette technique stimule la recherche d'un autre isotope radioactif à plus longue période radioactive, le carbone 14. Une des principales sources de financement du Radiation Laboratory est la fabrication dans ses cyclotrons de radioisotopes pour la recherche biomédicale. À la fin de l'année 1939, Ernest Orlando Lawrence, directeur du Radiation Laboratory, est inquiet de la concurrence d'isotopes stables rares comme le carbone 13, l'azote 15 ou l'oxygène 18 qui peuvent se substituer aux radioisotopes comme traceurs biologiques. Il offre à Kamen et Ruben un accès illimité aux cyclotrons de 37 et 60 pouces pour rechercher des radioisotopes de périodes radioactives plus élevées pour les principaux éléments présents dans les composés organiques : hydrogène, carbone, azote ou oxygène. Cette campagne de recherche systématique commence par le carbone. Kamen et Ruben bombardent du graphite avec des deutons (noyaux de deutérium). La faible activité qu'ils mesurent le 27 février 1940, d'environ quatre fois le bruit de fond, confirme l'existence du carbone 14 avec une période radioactive qui se révèle bien supérieure (plusieurs milliers d'années) à ce que prévoyait la théorie. Cette période radioactive élevée, et donc la faible activité du carbone 14, explique pourquoi celui-ci n'a pas été découvert auparavant. Kamen et Ruben constatent par la suite que la réaction de neutrons lents avec de l'azote pour donner du carbone 14 est nettement plus productive que la réaction deuton-carbone 13. L'application du carbone 14 comme traceur biologique reste toutefois limitée par son coût de production, le cyclotron étant la seule source de neutrons disponible. Après la Seconde Guerre mondiale, le développement des réacteurs nucléaires, qui utilisent le graphite comme modérateur, autorise la production massive de carbone 14, dont l'emploi se répand dans tous les domaines de recherche biomédicale. Catégorie:Énergie nucléaire Catégorie:Histoire de la chimie Catégorie:Histoire de la physique Catégorie:Isotope

Thermoluminescence

La Thermoluminescence est l'utilisation d'une propriété physique de certains cristaux qui a été mise au point dans les années 50 comme méthode de datation, principalement des céramiques.

Principe de base simplifié

Un certain nombre de cristaux, comme le quartz, le feldspath, le zirconium ont la propriété d'accumuler au cours du temps, sous forme d'énergie au niveau atomique, l'irradiation naturelle et cosmique du lieu où ils se trouvent. Quand ils sont ensuite soumis à une très forte temperature, ils restituent l' énergie accumulée sous forme de lumière (photons). Une fois refroidis, l' accumulation peut reprendre.

Utilisation pratique

Les cristaux présents dans les matériaux utilisés pour la confection de poteries, restituent la totalité de la charge énergétique accumulée au cours du temps géologique lors de leur cuisson. Il suffit ensuite de soumettre un échantillon une nouvelle fois à une temperature élevée afin de mesurer la lumière émise qui sera proportionnelle au temps écoulé entre les deux opérations. En tenant compte du niveau de radiation naturelle du milieu où a séjourné la céramique à dater et de la nature des cristaux en jeu, on obtient par un calcul la datation précise de l'échantillon. Cette technique est aussi applicable à des terres de foyer, des fours, des laves, et en général à tout milieu contenant les cristaux sensibles et ayant été soumis à des temperatures importants dans le passé.

Limitations de cette méthode


- La mesure peut-être faussée par tout évènement inconnu qui aurait chauffé fortement l'échantillon, comme un incendie. Pour les fours de potier, on n'obtiendra que la datation de la dernière utilisation. D'autre part, l'exposition accidentelle de l'échantillon à une source radioactive artificielle brouille définitivement les calculs.
- Les cristaux ont une limitation naturelle de stockage de la radioactivité naturelle, au-delà d'un certain seuil, ils ne réagissent plus. On estime à 700 000 ans l'ancienneté maximale mesurable avec la méthode de la thermoluminescence.

Domaine d'utilisation et précision de mesure

On l'utilise principalement dans deux disciplines :
- l'archéologie : datation de poteries, éléments architecturaux en terre cuite, sculptures en terre cuite, fours, bronze (noyau), pierres brûlées des foyers, outils et éclats de silex chauffés.
- la géologie : roches ignées (volcanites), calcite (stalagmites), loess, dunes, cratères de météorite. Précision sur les âges (erreur relative en moyenne) :
- Le champ d'action est d'environ 100 ans à presque 1 million d'années.
- Imprécision de 5% à 15% compte tenu de la dose externe mesurée sur site, pouvant aller jusqu'à 20% sur les objets hors du contexte archéologique. Catégorie:Technique d'archéologie Catégorie:Mesure du temps

Époque contemporaine

Catégorie:Histoire contemporaine La période ou époque contemporaine est la dernière grande période de l'Histoire. Son nom indique qu'elle traite du monde actuel – au sens où les événements qu'elle couvre ont des conséquences directes sur le monde actuel, bien que ces événements aient pu se produire voici plusieurs siècles. Elle couvre les , et le début du . L'« Histoire contemporaine » est l'étude de cette période.

Fin de l'Ancien Régime, empires coloniaux et industrialisation

La période contemporaine débute sur le plan politique et pour la France avec les conséquences de la Révolution française ou, selon les Historiens, avec le premier Empire français. Elle est marquée par la fin de l'Ancien Régime : aux monarchies absolues vont succéder les tentatives impériales et la tentative de monarchie constitutionnelle (la Restauration). Néanmoins, la révolution de 1848 et l'éphémère Commune de Paris montrent l'aspiration du peuple à un régime différent. C'est vers la fin du , avec la troisième République née de la défaite de Sedan et de la perte de l'Alsace et de la Lorraine, mais aussi de la répression à l'encontre des communards, déportés au bagne, que la République s'installe durablement dans les consciences. Mais, sur le plan socio-économique, l'époque contemporaine est avant tout fille de la deuxième Révolution industrielle : la domination sans partage de l'Empire britannique sur le monde, favorisée au début de la période par la disparition précoce du rival français avec le premier Empire, résulte elle-même de cette révolution et achève le processus de compétition engagé entre les deux puissances au . Ainsi, en 1880, la Grande Bretagne assure à elle seule les deux tiers de la production industrielle mondiale. Elle est bientôt rejointe par les autres nations européennes : c'est la naissance des sociétés industrielles modernes. Néanmoins, la rivalité entre ces nations n'est pas finie : concernant la France et l'Angleterre, elle se poursuit à travers l'aventure coloniale. Celle-ci amène les Français à s'emparer de la majeure partie de l'Afrique occidentale et du Maghreb, principalement après le premier tiers du XIXe siècle, alors que les Anglais sont maîtres de la majeure partie de l'Asie, notamment de l'Inde, et du proche Orient. C'est à cette période que le monde entier s'« européanise », contre son gré, pour près d'un siècle : ainsi en va-t-il de la Côte d'Ivoire, achetée quelques barils de poudre et dizaines de fusils sous Louis-Philippe. Les empires non-européens, tels l'Empire ottoman ou plus tard la Chine (l'Empire du Milieu), sont incapables de s'adapter et disparaissent durant la première moitié du . Quel contraste alors avec le Japon, qui s'ouvre au monde occidental dès 1868 et devient une puissance importante, victorieux sur mer contre la Russie tsariste en 1905.

États modernes, sociétés industrielles et idéologies

L'Europe, elle, est marquée au par la naissance des « États modernes » (à ne pas confondre avec les États de l'époque moderne), naissance qui traduit les mutations techniques, économiques et sociales importantes de la deuxième révolution industrielle. L'unité de l'Italie (1861), puis de l'Allemagne (1871) sont suivies, plus tard en raison des résistances du pouvoir à la modernité, par la révolution d'Octobre en Russie (1917). Aux inégalités de l'Ancien Régime succèdent de nouvelles, fondées sur le capital. Les changements économiques, surtout, ont amené des couches sociales urbaines prospères à vouloir participer au pouvoir. Mais à côté d'elles, un prolétariat ouvrier qui est lui aussi – fait nouveau – urbain, se développe. L'action sociale est d'abord le fait de certains patrons, soucieux du bien-être de leurs ouvriers : ce sont les racines de la « démocratie chrétienne » européenne. Dans l'ensemble, le progrès social est important mais en deçà des espérances du peuple. C'est surtout l'essor du syndicalisme qui permet à ce dernier d'atténuer les difficultés de l'existence. L'ouverture politique vers le peuple est quant à elle longue à venir : c'est, en France, l'histoire de la conquête du suffrage universel. En France, également, naît l'idée de la séparation de l'Église et de l'État, consommée au début du XXe siècle et celle d'une société laïque, qui libèreraient l'individu d'une partie du poids de la société. De nouvelles idées, également, portent les espoirs ou les frustrations des populations. Alors que les grandes idéologies du XXe siècle – Capitalisme, Marxisme, Anarchisme même – sont définies et constituent des mouvements, tels l'Internationale, les frontières des États européens se déplacent pour trouver leur forme actuelle. Ceci implique le plus souvent la guerre, justifiée par les nationalismes et plus meurtrière qu'elle ne l'avait jamais été : cette tendance trouve son aboutissement avec les guerres mondiales au .GrM

Guerres mondiales et totalitarismes

Les progrès techniques nourissent les conflits et s'accélèrent avec eux : l'armement moderne s'appuie sur les chars et bientôt, sur la domination du ciel. Les premières armes chimiques, employées par les États majors français et allemand en 1914-1918 sont les gaz. Au , à cette Première Guerre mondiale, déclenchée par l'Autriche-Hongrie à la suite de l'attentat de Sarajevo, succède rapidement la Seconde Guerre mondiale, née des conséquences de la crise économique de 1929 en Allemagne et de l'amertume suscitée par les exigences du traité de Versailles. Ces conflits bouleversent le monde entier et achèvent d'épuiser l'Europe qui perd sa domination au profit des États-Unis d'Amérique. La période est aussi marquée par les grands totalitarismes de tout bord : le fascisme italien des années 1930, le franquisme en Espagne, le stalinisme en Union soviétique, ou encore le maoïsme des années 1950-années 1960. Paroxysme des régimes « inhumanisés », le National-socialisme qui triomphe en Allemagne avec l'arrivée d'Adolf Hitler au pouvoir en 1933 élabore et met en pratique la première doctrine d'élimination systématique de populations avec la Shoah. Celle-ci a comme conséquences directes l'exode des juifs hors d'Europe et, après-guerre, la création de l'État d'Israël. La bombe nucléaire, rendue possible par la théorie de la relativité » d'Albert Einstein, constitue la première arme de destruction massive à même de rendre toute vie impossible sur la planète. Articles détaillés :
- Première Guerre mondiale
- Seconde Guerre mondiale

Guerre froide, doctrine des blocs et naissance de l'Europe

Dans le même temps que prend fin la domination européenne sur le monde, les États-Unis d'Amérique et l'Union soviétique se trouvent face à face, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, à Potsdam (1945). Bientôt, ils sont figés par les conséquences probables d'un conflit dans la guerre froide : la dissuasion nucléaire prévaut. Á ce moment se mettent en place l'OTAN et le pacte de Varsovie. Avec ces puissances naît un impérialisme d'un type nouveau : évitant l'affrontement direct, les belligérants participent activement à la fin de la décolonisation et offrent leur protection aux autres États de la planète. Une résistance existe, avec ce « troisième bloc » qui regroupe les pays non-alignés, mais elle est marginale. Les antagonistes usent de moyens indirects : des pressions économiques, l'action de leurs services secrets et de leurs forces militaires concourent pour soutenir tel ou tel régime post-colonial. Ainsi, ils utilisent les nationalismes des anciens colonisés ou encore les dictatures qui ont succédé aux guerres d'indépendance pour se constituer et pour contrôler des blocs d'influence. Les conflits majeurs de la période, à savoir la guerre du Vietnam et la guerre d'Afghanistan montrent les limites de cette politique à travers l'incapacité de l'un et de l'autre à prendre le dessus, tandis que les peuples pris dans le conflit le payent durement. La guerre froide prend fin avec la détente (Glastnost), puis avec la Perestroïka entreprise à la fin des années 1980 par Mikhaïl Gorbatchev. Parallèlement, l'Europe occidentale, alors sous la protection des Américains, innove avec la première tentative politique de rapprochement entre des États rivaux pour asseoir la paix. C'est la naissance de l'Europe, qui est le fait de la France, de l'Italie et de l'Allemagne avec la CECA, à l'initiative de démocrates chrétiens. Voir article détaillé : Guerre froide Guerre froide.]]

Fin des équilibres, globalisation et résistances

Avec la chute du mur de Berlin (1989), puis avec la disparition de l'Union soviétique (1991), l'équilibre « en armes » de la guerre froide se rompt. Mais l'espoir de paix est vite déçu. La guerre du Koweit, 1990-1991 (voir guerres du Golfe) est une démonstration de force du nouveau maître du monde. Les difficultés économiques ont aggravé les déséquilibres entre les pays industrialisés et les autres, puis au sein des pays industrialisés eux-mêmes. La globalisation économique et culturelle suscite des résistances et a ses laissés pour compte. L'idéologie du Néolibéralisme, seule après la chute du bloc de l'Est et la « libéralisation » économique de la Chine laisse le champ libre aux firmes multinationales dans les années 1990. L'Amérique latine entre dans leur dépendance, alors que l'Afrique paye le prix de ne pas y être. Á la fin du XXe siècle, ce néolibéralisme est contesté comme totalitaire par le mouvement des altermondialistes, d'abord taxés d'être « antimondialistes ». En Europe et sur le plan national, la désaffection des pouvoirs politiques dans les démocraties occidentales provoque un recul des partis traditionnels du centre-gauche ou du centre-droit au profit des extrêmes ou des gouvernements populistes. En France, les première et deuxième cohabitation montrent l'incapacité de l'exécutif à satisfaire les électeurs. Sur le plan économique, le chômage est endémique et touche aux alentours de dix pour cents de la population active. Sur le plan international, tandis que la doctrine qui prône l'interventionnisme au nom des Droits de l'Homme, portée un temps par l'Organisation des Nations unies, échoue à résoudre les derniers conflits européens en Bosnie, puis au Kosovo, les États-Unis élargissent les missions de l'O.T.A.N. (1997) et agissent seuls en « gendarmes du monde ». Dans le monde arabo-musulman, pour lequel le rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) indique en 2002 que moins d'ouvrages y sont imprimés en langue arabe en un an que dans la seule Espagne, la religion avait d'abord été instrumentalisée au service de la résistance au colonialisme à travers le nationalisme pan-arabe. Le développement de l'intégrisme religieux, comme facteur de repli identitaire, puis comme force politique contestataire à l'égard de régimes affaiblis par la corruption et par une faible ouverture démocratique, se traduit notamment par la guerre civile en Algérie (1992-2001). Mais les réseaux créés qui prônent l'application stricte de la Charia, c'est-à-dire d'une loi inspirée d'un Islam rigoriste au Moyen Âge et appliquée notamment en Arabie saoudite, sont aussi transnationaux. Ils font du terrorisme international une nouvelle force pour exporter leurs ambitions politiques. Après la prise de pouvoir des Talibans en Afghanistan, dans l'indifférence générale (1997), l'organisation Al-Qaida frappe les États-Unis le 11 septembre 2001 en causant la destruction du World Trade Center. L'Histoire immédiate naît entre la première guerre du Golfe (1991) et le 11 septembre 2001.

Sources

D'un point de vue historique, et dans une certaine mesure comme à l'époque précédente, la période contemporaine implique une surabondance de sources, notamment économiques, statistiques et démographiques. Au , s'ajoutent les sources audio-visuelles qui transforment la discipline. L'Historien doit opérer des choix stratégiques en ce qui concerne l'angle d'étude d'un sujet. La spécialisation des études est plus importante et la nécessaire recherche de l'objectivité est impérieuse. Parmi ces sources, les données de l'INSEE, les articles de la presse quotidienne ou encore les archives de l'INA occupent pour la France une place privilégiée.

Outil

Un outil est un objet finalisé utilisé par un être vivant dans le but d'augmenter son efficacité naturelle dans l'action. Cette augmentation se traduit par la simplification des actions entreprises, par une plus grande rentabilisation de ces actions, ou par l'accès à des actions impossibles sans cet outil. L'outil peut être compris comme un prolongement du corps, un intermédiaire d'action, voire comme une prothèse dans le sens où il remplace (ou même crée) un membre. Selon la définition ci-dessus, outil serait quasiment synonyme d'objet technique. Toutefois, le langage courant limite de façon assez peu précise le terme doutil à des objets répondant à cette définition en fonction de la taille (une faux est qualifiée sans discussion d'"outil", ce qui n'est pas le cas pour une moissonneuse) du degré d'automatisation (est qualifié d'outil le "manche à balai" des pilotes d'avion, plus discutablement le système de pilotage automatique)ou même du domaine d'application (les "outils" de cuisines sont plutôt denommés "ustenciles" les outils du dessinateur "instruments" etc.) Le terme d'outil peut donc difficilement s'utiliser pour définir une catégorie technique précise. La création de l'appellation "machine-outil" est révélatrice de cette imprécision. (si la perceuse électique portable est encore un outil, qu'en est-il de la perceuse à colonne d'établi du bricoleur ? Est-ce déjà une machine-outil ? A partir de quelle taille change-t-on de catégorie ?) Par extension, on qualifie aussi d'outil tout conceptmatériel ou virtuel permettant d'effectuer un travail, comme par exemple une matrice ou une liste de tâches. Le développement d'outils est une des caractéristiques essentielles de l'Homo sapiens.

Caractéristiques

L'outil peut :
- être plus constitué d'un matériau plus dur que le corps (par exemple en bois, en pierre ou encore en métal). Cela permet de travailler des matériaux que l'on ne peut modifier sans. Cela permet également d'éviter les blessures
- être plus long que le membres qui le manie. Il permet ainsi d'atteindre des choses hors de portée, de bénéficier d'un effet de levier (manivelle), d'éviter de se baisser, de toucher des choses qui sinon blesseraient (comme le feu, les produits toxiques, des personnes ou animaux agressifs)
- avoir une forme spécifique lui permettant d'assurer une fonction particulière. C'est par ailleurs un objet, une chose non vivante, sa dégradation pour effectuer une tâche est donc moralement acceptable, de plus il peut potentiellement être réparé.

L'outil et les animaux

moralement Bien que l'utilisation d'outil soit une des caractéristiques essentielles de l'Homme, il n'est pas le seul à l'utiliser. De nombreux animaux (principalement les primates) et même certains végétaux en utilisent. Ainsi on a pu observer des singes utiliser :
- des bâtons pour attraper des fruits, des insectes ou mesurer la profondeur d'une marre pour savoir s'il peuvent la franchir
- des cailloux pour casser des noix ou des coquillages

L'outil et l'Homme

Seul l'Homme fabrique des outils sophistiqués, les conserve entre deux usages et les fait évoluer dans le temps. Les armes sont certainement parmi les premiers outils, que l'Homme ait fabriqué. Outre leur importance intrinsèque pour la survie et la protection de l'espèce, cette classe d'outils a la particularité d'être utilisée en marchant ou en courant, face à un ennemi ou à la poursuite d'une proie, donc debout, alors que les autres outils primitifs ne pouvaient être utilisés qu'en position assise ou du moins statique. Ainsi, la station debout, la spécialisation des membres, et le développement de la main de l'Homme, sont peut-être liés à l'aptitude à la violence de ses ancêtres (ceci est une hypothèse discutée, voir par exemple la théorie de l'origine côtière de l'homme, qui constitue une autre hypothèse). Depuis qu'ils vivent, en groupe, puis en société, les humains se sont partagés les tâches et donc spécialisés en fonction souvent de leur aptitudes naturelles ou des besoins du moment. Cette organisation a permis à l'humanité de conserver, de divulguer, et donc de faire évoluer les techniques de fabrication des outils. L'outil est une marque de la sédentarisation des peuples. Le nomadisme impose une restriction en volume et en quantité d'objets à transporter. Il est donc vraissemblable d'imaginer que le passage de chasseur-cueilleur à celui de l'agriculteur ou éleveur ce soit produit dans la même période. On peut effectivement penser que l'agriculture a nécessité des outils facilement volumineux. L'outil est un moyen qui permet à son utilisateur un rapprochement avec son désir. Nous sommes passés des outils qui sont un rapprochement de nos mouvements (la massue, le laser, etc..), à des outils automatisés pouvant fonctionner sans la présence de l'Homme (les robots, les machines-outils, ou les ordinateurs) prolongeant ainsi notre volonté. Vu que le plaisir provoque un appaisement en nous, l'accomplissement de celui-ci est facilité par l'outil. Ainsi, lOutil Suprême
serait celui qui à l'extrême : « ferait ce que l'on voudrait en appuyant juste sur une touche ». Cette volonté d'accomplissement liée au désir est un principe qui a fait la force de l'Homo sapiens et sans doute ses ancêtres.

Voir aussi


- Liste des outils
-
ja:道具 simple:Tool

Poterie

La poterie désigne à la fois la fabrication d'objets en terre façonnée et cuite au four, et les objets ainsi fabriqués, probablement à l'origine de simples réceptacles destinés à conserver les provisions (vaisselle). Son invention a eu lieu pendant la préhistoire : généralement, on situe celle-ci au Néolithique, en Asie Mineure, vers le VIII millénaire av. J.-C. Cette hypothèse est toutefois contestée : au Japon, la poterie aurait été inventée vers le XI millénaire av. J.-C. (Voir l'article Jomons). Au Proche-orient, elle serait apparue vers le X millénaire av. J.-C. Un autre foyer d'invention, situé en Afrique saharienne, a quant à lui été daté du VIII millénaire av. J.-C. Enfin, des découvertes récentes le long du fleuve Amur, dans l'est de la Russie, ont révélé des traces de céramique. Ces dernières ont été datées de 13 000 av. J.-C. et encore, leur conception laisse à penser que les traditions céramiques seraient encore plus anciennes. À Byblos, les premières traces de poterie façonnée à la main remontent à 4000 av. J.-C.. Entre 3500 et 3450 av. J.-C., la poterie subit une véritable révolution avec l'introduction du tour de potier grâce à une nouvelle population venue du croissant fertile. Entre 2900 et 2300 av. J.-C., durant l'âge du bronze, on trouve des traces de décoration à base d'engobe. La fabrication de pièces d'argile blanche remonte en Chine au début de la dynastie Han, 200 ans avant l'ère chrétienne. Au début, les potiers chinois tiraient du kaolin des pâtes douces et blanches. La conduite de la cuisson jusqu'à 1200°C environ et les poteries blanches vitrifiées utilisant des pâtes principalement composées de kaolin existent en Chine depuis au moins l'an 600 de l'ère chrétienne. Peu à peu, ils apprirent à atteindre des températures de cuisson plus élevées et à modifier leurs pâtes pour obtenir la dureté, la blancheur et la translucidité de la porcelaine véritable. Cette découverte de la porcelaine a été un triomphe technique dans le domaine de la céramique. La fabrication d'une poterie commence par le mélange des terres (argile, marne, silice). On peut donner à une motte d'argile la forme désirée en la pétrissant. silice

Techniques de la poterie

Il y a six techniques principales :
- le modelage
- la boulette
- le colombin
- la plaque
- le tournage
- le moulage ou coulage

le modelage

Le modelage est simplement la déformation à la main de la terre.

l'estampage

De petites boules de terres sont appliquées sur ou à l'intérieur d'un objet (calebasse, ancien pot cassé, ...), la terre est ensuite lissée.

le colombin

Le colombin est un cylindre de terre long et étroit roulé sur une table, ce colombin est alors assemblé pour élaborer une pièce. L'assemblage de plusieurs colombins est nécessaire pour obtenir une pièce de grande taille. Cette technique est relativement rapide et permet d'obtenir de très grandes pièces, de formes totalement libre (technique utilisée par les peuplades primitives et les artistes céramistes). Les pièces réalisées avec cette méthode sont cependante lourdes.

la plaque

Une plaque de terre est réalisée à l'aide d'un rouleau (comme un rouleau à patisserie) et les différentes plaques sont assemblées. Cette technique est rapide, mais ne permet de faire que des pièces anguleuses.

le tournage

Toutefois, la technique la plus perfectionnée est celle du « tournage ». Le tour se compose d'un plateau rotatif appelé « girelle ». Après avoir disposé une motte d'argile au centre du plateau, le potier la « façonne ». Le tournage ne permet d'obtenir que des pièces de révolution, qui peuvent être cependant déformées ensuite. Ces pièces sont plus légères que celles obtenues par d'autres techniques (hormis le moulage).

le moulage ou coulage

La terre n'est plus sous forme pâteuse, mais sous forme liquide par adjonction d'eau et de défloculant. La terre sous cet état s'appelle la barbotine. Un moule en plâtre est utilisé pour définir l'extérieur de la forme, le plâtre a pour caractéristique d'absorber l'eau. La barbotine est introduite dans le moule, et conservée quelques instants. L'eau de la barbotine se transfère dans le plâtre, et la densité de la barbotine va augmenter à proximité des parois. Il faut ensuite attendre que la pièce moulée sèche. La pièce diminuant de volume (l'eau s'évaporant), le démoulage est facilité. Après avoir laissé sécher la pièce assez longtemps pour obtenir un aspect « cuir », le tourneur rectifie les imperfections et creuse le pied de la poterie; cela s'appelle « tournaser » ou tournasser. Puis, s'il y a lieu, on passe au « ansage » (pose des anses) et on grave la pièce selon le modèle choisi. Il faut alors laisser sécher, c'est la fin de la partie « façonnage ». Vient le moment de la cuisson : on met les différentes pièces obtenues précedemment dans un four à une température de 850 à 1000°C pendant environ 8 heures. On obtient alors le « Biscuit ». Les pièces sont décorées au pinceau à l'aide d'oxydes de différentes couleurs. Le biscuit ainsi décoré, est trempé dans des bains d'émail. Une fois décorée et émaillée, la pièce est remise au four à 960°C durant 4 heures. Les températures de cuisson vont de 850°C à 1350 °C (et plus) selon la nature de la terre utilisée. On distingue la faience, cuite à basse température (jusqu'à 900 °C) du grès cuit à haute température (jusqu'à 1300 °C). La faience reste poreuse après cuisson, le grès est totalement vitrifié; comme la porcelaine. Si la terre contient beaucoup d'oxydes métalliques, de sels alcalins ou acides, la température doit être faible, sinon, la température peut être augmentée sans risque de fusion. La poterie est enfin terminée.

Poteries diverses


- la poterie de Wemyss
- [http://homepages.pathfinder.gr/asp1961/pottery.html Poterie de la Grèce antique ]
- [http://site.voila.fr/lapita/index.html LAPITA Poterie de l'Océanie préhistorique ] ja:陶芸 catégorie:artisanat catégorie:Techniques et sciences appliquées catégorie:céramique

Arme


-
Une arme est un outil ou dispositif destiné dans sa conception ou dans son utilisation à neutraliser, à blesser ou tuer un être vivant, ou à causer une destruction.
- Le perfectionnement des armes accompagne le développement de certaines « civilisations » humaines.
- On dénombre trois usages principaux : # La chasse (par exemple pour se nourrir) ; # L'agression (par exemple pour s'approprier l'espace et/ou les biens d'autrui) ; # La défense (pour se protéger).
- Aujourd'hui, les principaux usagers des armes restent les États, qui tout en en contrôlant le développement, la production et l'accès, les destinent en premier lieu aux militaires et à la police. Le contrôle des armes est considéré par certains comme primordial dans nos sociétés « civilisées » tandis que d'autres affirment que les citoyens devraient toujours disposer d'une arme afin de pouvoir lutter, si nécessaire, contre un agresseur (concitoyen abusif ou envahisseur).

- Un usage secondaire des armes est apparu, lié au développement des loisirs : la chasse en tant qu'activité de loisir, et le tir sportif.
- Les militaires étendent la définition du terme arme à tous les dispositifs engagés dans l'activité guerrière même s'ils ne provoquent pas de destructions immédiates. On peut ainsi citer le renseignement ou la logistique.
  - Le mot arme désigne également une partie d'une armée. Les trois armes sont l'armée de terre, la marine militaire et l'aviation militaire.
  - Au sein même de l'armée de terre, l'infanterie, la cavalerie, l'artillerie, le génie sont aussi appelées armes.

L'épée et la cuirasse ou la course aux armements

L'apologue de l'épée et de la cuirasse stipule que toute arme suscite une parade, tandis que toute protection sera dépassée par une arme nouvelle. Autrement dit, que la course aux armements est lancée de toute éternité et est absolument sans fin. Cette course ne doit pas être comprise comme seulement sur le plan de la technologie, mais aussi sur celui de la stratégie, de la tactique (ce que Sun Tzu avait compris quatre siècles avant notre ère), et même de l'organisation sociale (de par l'aptitude à mobiliser une fraction plus grande de militaires efficaces : 100 hoplites spartiates, entraînés, solidaires et bien armés, pouvaient bien surclasser 10 000 esclaves des Perses). Depuis les préhumains débutant probablement avec un simple gourdin ou en lançant des cailloux, lhomo sapiens a incontestablement franchi un seuil important et, peut-être, définitif en acquérant, au cours du dernier demi-siècle, la capacité de s'autodétruire totalement, une trentaine de fois s'il le faut.

Lexique


- Allonge
- Armes à feu
- automatique
- Calibre
- Double action
- grain
- Magasin
- Munition
- Puissance de feu
- Semi-automatique
- Simple action

Catégories d'usage

Utiliser ou posséder une arme peut correspondre à plusieurs fonctions. Certaines armes peuvent être utilisées pour plusieurs usages mais chacune est d'ordinaire plus particulièrement adaptée à un emploi particulier.

Les armes d'abattage

Elles sont destinées à tuer, grâce à un projectile captif, un animal (souvent élevé).

Les armes de chasse

Elles sont destinées à permettre la capture ou, plus souvent, à tuer un animal sauvage, généralement avec l'intention de s'en nourrir ou de supprimer un animal destructeur pour les cultures ou l'élevage. Les armes de chasse sont souvent utilisées à distance : armes de jet ou armes à feu. La chasse se pratique également avec des pièges ou de façon rapprochée : épieu, coutelas.

Sagaie et propulseur

L'une des plus anciennes arme de jet connue est consituée d'une lance légère lancée à la main dont la propulsion est améliorée grâce à un lanceur qui allonge artificiellement la longueur du bras et donc la force du lancer.

Killing stick

Autrefois utilisé par les aborigènes d'Australie il s'agit d'une pièce de bois lourde et coudée lancée à la main dont le fonctionnement mécanique est le même que celui du célèbre boomerang, à ceci près que le killing stick ne revient pas seul au lanceur. boomerang

Arc, arbalète

Ils sont encore utilisés de nos jours par quelques chasseurs émérites. Certaines civilisations utilisent de petits arcs peu puissants dont les flèches sont enduites de poison. Les chasseurs à l'arc utilisent en revanche des arcs à poulies donnant une puissance importante.

Sarbacane

Elles sont utilisées avec des fléchettes empoisonnées. Leur dangerosité ne vient ainsi pas de la force de l'impact.

Lance

Utilisée notamment à cheval pour chasser de gros gibiers.

Fusil

Les armes à feu et notamment les fusils pour leur précision sont utilisés pour la chasse depuis longtemps. Leur forme est très variable en fonction du gibier. Ils sont généralement assez encombrants et ont une cadence de tir réduite et/ou un magasin de faible capacité.

- fusil de chasse à âme lisse : composé d'un ou deux canons de gros calibre non rayés éventuellement munis d'un système de rechargement manuel ou semi-automatique, tirant le plus souvent des projectiles multiples pour maximiser la probabilité d'atteindre le gibier. Afin de concentrer la gerbe de plomb, le canon est souvent resséré à la gueule. On utilise alors l'anglicisme choke (étranglement) : pas de choke, 1/4 de choke, 1/2 de choke, 3/4 de choke ou choke.
- fusil pour gros gibier : destiné à abattre des animaux de taille importante à des distance parfois longues, ces fusils sont généralement équipés d'un canon à âme rayée et d'un dispostif à répétition manuelle. Ils utilisent des balles d'un calibre plus faible mais beaucoup plus rapides pour une meilleure portée et sont souvent dotés d'une lunette pour assurer une visée optimale. Certains fusils pour très gros gibier (comme les éléphants) peuvent être chambrés pour de très gros calibres.

Les armes civiles

Les armes possédées par des civils répondent à des usages différents au cours de l'histoire. Par le passé tout le monde était plus ou moins armé car les outils servaient tout aussi bien à travailler qu'à faire face aux brigands. La diminution de l'insécurité et l'amélioration de la police, légitime détentrice du monopole de la puissance physique (cf. Max Weber), tend selon certains à rendre les armes de plus en plus inappropriées chez les civils. La nette séparation entre lieu de travail et vie privée ainsi que le développement technologique réduisent d'autant la disponibilité d'armes potentielles dans la vie quotidienne. Destinées à agresser son prochain, à se défendre de ces agressions ou à faire régner l'ordre public, les armes civiles répondent à des critères de discrétion, de dissuasion et de relative innocuité.

Les armes de cérémonie et d'apparat


- Kriss, arme blanche typique d'Indonésie ou de Malaisie. Cette arme connaît également des utilisations répondant mieux à sa nature.
- Kirpan, arme blanche utilisée en tant qu'accessoire religieux, que tout Sikh doit porter. Il s'agit en théorie un sabre et en pratique souvent un poignard.

Les armes anciennes

Sikh De nombreux outils ont été utilisés comme armes au cours de l'histoire humaine, certains le sont encore. Certains de ces outils ont été modifiés pour un usage exclusivement militaire. La plupart des outils cités ci-dessous ont une version dite « darmes
» :
- couteau : il a longtemps été un objet usuel que chacun portait sur lui. Au Japon, le tantō était considéré comme une arme ;
- fléaux : destinés à battre les céréales, les fléaux occidentaux était constitués d'une hampe longue reliée par une corde ou une chaîne à une partie mobile permettait de battre la récolte. En Asie, le fléau est composé de deux ou trois parties de longueur identique, pour travailler accroupi, et perdure aujourd'hui sous le nom de nunchaku ;
- bâton : destiné à la marche, à porter des charges, à faire avancer le bétail, le bâton est sans doute l'arme la plus universelle, car facile à fabriquer en tout lieu à partir de bois vert, coupé grâce à un couteau. Par ailleurs, il est nommé en Chine l'"ancêtre des armes".
- faux et faucilles, fourche... : bon nombre d'outils agricoles étaient employés comme arme, notamment au cours des révoltes.
- hache ;
- la canne (cf. canne de combat) ; canne de combat
- tonfa : il s'agit d'une arme asiatique constitué d'une pièce de bois pourvue d'une poignée perpendiculaire. À l'origine, il s'agissait d'un outil destiné à faire tourner une meule ;
- sai : à l'origine une pince à fruits agricole, cette arme japonaise en forme de Ψ s'utilisait par paire. Elle consiste en un grand poignard équipé d'une garde évasée et dont la lame est remplacée par une pièce métallique non tranchante.

Les armes non létales

On regroupe sous ce nom des armes conçues comme sans effet à long terme dans le cadre d'un usage normal (en l'état actuel des connaissances). Toutefois, comme tout instrument, elles peuvent être la source d'accidents (la cible peut se faire mal -voire se tuer- en tombant, elle peut faire une crise cardiaque ou une allergie, etc.) ou être mal utilisée (intensité et durée d'exposition trop longue) et restent donc des armes, c'est à dire dangereuses.
- pistolet de défense non létal : petit pistolet ou revolver tirant des munitions de caoutchouc de petit calibre ;
- flashball : mis à l'honneur par la police nationale française, le flashball envoie deux balles en caoutchouc souple d'une quarantaine de millimètres de diamètre ;
- armes électriques (ex:tazer : neutralisent l'adversaire en lui administrant une décharge électrique de très forte tension mais de faible puissance. Se présentent sous forme d'armes de contact (boîtier ou matraque) et d'armes à distance (projection de fils à très courte portée). Ces armes peuvent aussi être utilisées à bord des avions de ligne, où l'utilisation d'armes à feu courantes entrainerait des risques considérables pour l'appareil ;
- gaz : paralysants ou lacrymogènes, généralement présentés en bombe pour un usage au contact, ou en grenade pour un usage contre des foules, et utilisés notamment par les forces de l'ordre. Ils se présentent sous la forme de gaz ou de gel irritant qui aveuglent la victime et occasionnent des sensations de brûlure au niveau des yeux et des voies resiratoires. Si la détonation des grenades lacrymogènes est relativement faible, elle peut toutefois blesser grièvement une personne qui la tiendrait à la main au moment de l'explosion (dégats pouvant aller jusqu'à une amputation). Les risques de crises d'allergie par les personnes asthmatiques sont aussi particulièrement importants ;
- eau : en quantité et sous pression, elle repousse et gène les déplacements. Elle est donc utilisée contre les foules ;
- ondes électromagnétiques : certaines fréquences peuvent être absorbées par les tissus vivants, avec des effets mal connus mais potentiellement incapacitants. Des recherches sont toujours en cours, notamment pour le contrôle des foules. L'armée américaine a développé l'Active Denial System.

Les armes de contact

Bon nombre d'objets de la vie courante sont suceptibles de servir d'arme :
- couteau, cutter, tournevis : faciles obtenir et à camoufler, ce type d'armes est potentiellement très dangeureux ; tournevis
- poing américain : pièce de métal enrobant la main destinée à accroître l'efficacité d'un coup de poing. De plus, il protège les phalanges de son utilisateur, qui peut donc donner plus de coups sans blessure au poing (alors qu'un combattant à mains nues aura les poings ensanglantés après quelques minutes de combat) ;
- matraque : arme contondante, parfois télescopique pour en faciliter le transport discret, peut contenir un dispositif électrique ou du gaz paralysant. Les forces de l'ordre utilisent également le tonfa, une matraque pourvue d'une poignée perpendiculaire au niveau de la garde.

Les armes à feu

Plus souvent utilisées par les forces de l'ordre ou éventuellement pour la défense du domicile, les armes à feu sont inégalement répandues dans le monde. Certains pays en limitent considérablement la détention. Le port de l'arme est souvent sévèrement limité. En France, contrairement à certaines idées reçues, seules les forces de l'ordre et quelques catégories de prestataires de sécurité (comme les convoyeurs) sont autorisés à porter une arme apparente. On trouve pour l'essentiel :
- Les armes de poing : en France la législation découle de l'origine des munitions. Toute arme chambrant une munition de guerre est considérées à part. Il en découle une particularité : les armes de poing de 9mm Parabelum, munition utilisée par l'armée, sont considérées comme arme de guerre et donc plus contrôlées que des armes plus puissantes comme par exemple celles tirant des munitions de .357 Magnum.
- les fusils « tactiques », pour tireurs d'élite.

Les armes de guerre

Les armes de contact

Les armes de poingLes principales armes pendant l'Antiquité et au moyen âge, les armes de contact ont de multiples formes, destinée à des troupes de nature variée : infanterie plus ou moins bien équipée, soldats d'élites, cavalerie, défense de place forte. L'épée ou le sabre sont des armes purement guerrières et qui par conséquent ont été dans de nombreuses cultures le symbole des guerriers, ainsi la noblesse en Europe, les Samourais au Japon. La lance constituait sans doute l'arme la plus répandue chez les simples soldats. Visiter Armement médiéval pour plus de détail. L'introduction progressive des armes à feu rendant les protections inopérantes, les armes de contact se sont également allégées. L'arme de contact s'est finalement limitée à la baïonnette, une lame ou une pointe fixée au canon du fusil et servant à la mêlée finale après les échanges de tirs. Avec l'amélioration de la cadence de tir des armes à feu, la baïonnette a perdu de son intérêt bien que les fusils d'assaut modernes puissent toujours être équipés d'un couteau à leur canon.

Les armes de jet

Très tôt les armées ont cherché à frapper l'adversaire à distance. Les projectiles sont propulsés à la main ou avec un lanceur. Les lances, les frondes, les arcs ont été utilisés dès l'antiquité. On doit également citer l'arbalète, lente et puissante utilisée pour les sièges en Europe, légère et à répétition chez les Chinois. Les seules armes assimilables à des armes de jet présentes dans les arsenaux actuels sont les grenades à main.

Les armes à feu individuelles

Pistolet, arquebuse, fusil, fusil à pompe, pistolet mitrailleur, carabine, fusil d'assaut, mitrailleuse sont les principales armes à feu utilisées par les armées.
- Le revolver, première arme à feu à répétition a clairement signé la fin du règne des armes blanches. D'une conception simple, les munitions sont contenues dans un barillet. Une publicité en faisait l'apologie en ces termes : Dieu a fait des hommes forts et des hommes faibles, Samuel Colt les a rendus égaux. ;
- Le pistolet automatique remplace efficacement le revolver. Son système d'alimentation par chargeur lui offre une cadence de tir nettement supérieure, une capacité acrue et un encombrement inférieur. C'est une arme plutôt orientée vers la défense individuelle, qui est généralement réservé aux officiers qui n'ont peu à se servir de leur arme ;
- Le pistolet mitrailleur, entre le pistolet automatique et le fusil mitrailleur est une arme individuelle, très efficace à très courte portée (5 m à 50 m) qui utilise des munitions d'armes de poing. Le système d'alimentation en munition se fait par chargeur. La faible puissance des munitions a initialement permis de développer des armes légères automatiques à des fins militaires. Avec l'apparition des fusils d'assaut, le pistolet mitrailleur est tombé en désuétude dans les armées mais son usage s'est répandu dans la police, la lutte anti-terroriste et la protection rapprochée où leur puissance de feu et leur compacité sont particulièrement efficaces. On peut considérer que les pistolets mitrailleurs opèrent une sorte de retour dans le domaine militaire avec l'émergence des Personal Defense Weapons (PDW) destinées à permettre au personnel tel l'équipage de véhicules, les artilleurs et les officiers de se défendre efficacement contre des agresseurs équipés de protections individuelles (de plus en plus répandues) sans pour autant s'encombrer d'un lourd fusil d'assaut. puissance de feu
- Le fusil est la principale arme à feu militaire, il s'est particulièrement amélioré dans le courant du , en cadence, portée et puissance. Cela n'a pas empêché les généraux de l'époque d'organiser des massacres en faisant la guerre en ligne à la mode du siècle précédent, boudant les carabines à répétition d'une portée moindre mais présentant pourtant une cadence sans équivalent, au titre qu'une arme de ce type rendrait le combat au corps-à-corps inutile et qu'en conséquences les armées deviendraient pleutres. Le fusil devenu fusil d'assaut, fonctionnant en mode semi-automatique ou automatique est de moins en moins l'arme principale d'un conflit militaire. Les armes lourdes, les moyens de communications avancés avec l'artillerie ou l'aviation rendent le fusil moins important. Il reste toutefois une arme individuelle nécessaire, ne serait-ce que pour assurer la prédominance des troupes dans l'environnement hostile et souvent de non-droit qu'est celui de la guerre.
- Les grenades à fusil sont des projectiles explosifs. Certaines sont tirées au moyen d'un fusil tandis que les autres le sont par des armes spécifiques. Les grenades, généralement employées contre l'infanterie ou contre les véhicules légers, peuvent être tirées à plusieurs centaines de mètres selon une trajectoire courbe. Les grenades à fusil ont tendance à céder le pas aux grenades de 40 mm, plus précises. Ce second type de grenade existe en deux modèles, les grenades à faible vélocité tirées depuis des armes individuelles et les grenades à haute vélocité tirées depuis des armes spécifiques. Ces lance-grenades lourds développées pendant la guerre du Vietnam sont capables d'un tir automatique et étaient montés intitialement sur des hélicoptères puis ensuite sur des bateaux de patrouille et des véhicules terrestres ; automatique

Les armes lourdes


- La mitrailleuse est apparue au sous la forme de la fameuse Gatling pourvue de plusieurs canons rotatifs. Tout d'abord considérée comme une pièce d'artillerie, elle accompagne l'infanterie dans ses déplacements au cours de la Seconde Guerre mondiale. La mitrailleuse permet un tir nourri à longue et à courte portée. Il existe deux types de mitrailleuses ayant cet usage : les mitrailleuses légères et fusil-mitrailleurs (calibre inférieur à 7,62 mm) et les mitrailleuses lourdes (12,7 mm pour l'OTAN). Cette dernière est généralement pourvue de 2 canons interchangeables, l'un pour tirer pendant que l'autre refroidit. La mitrailleuse est également montée sur des véhicules; par convention est appelé mitrailleuse un calibre inférieur à 20 mm tandis que les canons emploient un calibre supérieur à 20 mm ;
- Le lance-flamme est une arme incendiaire apparue au cours de la Première Guerre mondiale. Portée par un soldat ou montée sur un véhicule, c'est une arme particulièrement cruelle utilisée à courte portée contre des fortifications, des tunnels ou des zones herbeuses dans lesquelles des soldats ennemis sont suceptibles de se cacher. Le lance-flamme est désormais interdit par les conventions en vigueur, ce qui a sans doute contribué à motiver l'armée française à mettre en œuvre des unités de débroussaillage performantes. Les armes incendiaires se présentent en tout état de cause de plus en plus comme des munitions spécifiques : grenades, roquettes, bombes, obus... qui permettent un tir à distance.
- Le mortier est une pièce d'artillerie dont le calibre varie entre 45 mm et 81 mm pour les armes portables et atteint 160 mm pour les armes plus lourdes. Il fontionne selon le principe du tir indirect, les projectiles sont tirés vers le ciel et retombent verticalement sur leur cible ce qui permet de bombarder une cible par-dessus un obstacle.
- Le canon est l'arme lourde par excellence. Il fut longtemps chargé laborieusement par la gueule et tirait alors à assez courte distance des boulets inertes destinés à ébranler les murs ou portes des forteresses ou les coques et les superstructures des navires. On chauffait parfois ces boulets dans un foyer pour les rendre incendiaires (tirer à boulets rouges) ou on les réunissait par paires au moyen d'une chaîne voire d'une barre pour démâter les navires ennemis ou faucher un pont de ses occupants. Ils ont très fortement évolué durant les deux derniers siècles, tirant désormais des obus de différentes natures : explosifs, perforants, incendiaires, chimiques, toujours plus loin et toujours plus vite. On les classe principalement par leur calibres :
  - En 20 mm / 30 mm, ils équipent depuis bien longtemps les avions où ils remplacent les mitrailleuses pour les attaques de troupes au sol ou la destruction d'objectifs faiblement blindés ;
  - 30 mm / 40 mm : canon anti aérien montés sur véhicule automobile ou tractés ;
  - Sur les chars de combats le calibre va de 50 mm à 125 mm (canon d'attaque) et l'âme est, depuis le début des années 1960, lisse sur la plupart des modèles ;
  - Les canons automoteurs ou tractés voient leur calibre évoluer de 75mm à 203mm(artillerie) ;
  - Sur les gros croiseurs de marine, des canons dont le calibre atteignit 500 mm ont été montés, ils sont désormais désuets car progressivement remplacés par des batteries de missiles ;
- Les bombes ;
- Les missiles, des projectiles autopropulsés et guidés ayant pour mission de transporter une charge militaire sur un objectif en vue de sa destruction ;
  - Les missiles balistiques ont été mis au point pendant la Seconde Guerre mondiale et n'ont cessé d'être perfectionnés. Ils peuvent même être tiré des sous-marins en plongée. D'autres types de missiles de plus courte portée, guidés par des systèmes toujours plus performants équipent désormais tout engin capable de les véhiculer ; sous-marin
  - Les missiles de croisière (parfois encore appelés bombes volantes) sont la dernière évolution de ces engins. Ce sont des sortes d'avions à réaction autonomes, leur ancêtre est le V1. Ils sont pilotés par un ordinateur, volent à très basse altitude en suivant le relief, peuvent être guidés par satellite, ont une portée de plusieurs centaines de kilomètres et sont surtout d'une précision remarquable, de l'ordre de quelques mètres ;
- Les roquettes antichar à charge creuse, propulsées par un petit moteur fusée, ont commencé à se répandre durant la Seconde Guerre mondiale, remplaçant de lourds fusils tirant des balles perforantes jusqu'alors utilisés. Le lance-roquettes est constitué d'un tube ouvert aux deux bouts, avec un système de visée et de mise à feu.

Armes de défense passive


- La mine est un équipement camouflé dans l'environnement se déclenchant au passage d'une cible potentielle. Les mines sont conçues soit contre des véhicules (terrestres ou marins), soit contre les personnes. La seconde catégorie est la plus répandue et cause de cruels dommages dans les populations civiles bien après la fin des hostilités. La mine antipersonnel contient une charge explosive destinée non pas à tuer mais à mutiler et blesser gravement, un soldat mort réclame en effet beaucoup moins de soins et d'attentions qu'un soldat paralysé. Dispersables par milliers depuis un avion, ces mines sont infiniment plus faciles à poser qu'à retirer. C'est pour cette raison que de nombreuses voix s'élèvent pour en interdire l'utilisation.

Les blindés

mine antipersonnel] Utilisés la première fois par les Alliés pendant la Première Guerre mondiale comme arme de soutien de l'infanterie, les blindés ont connu un développement considérable pendant la Seconde Guerre mondiale tant technologique que doctrinal. Outre le char d'assaut, de nombreux autres blindés de transport de troupe, d'artillerie mobile ou défense anti aérienne ont été développé : Liste des véhicules blindés. Après guerre, les blindés ont évolué, plus mobiles, plus solides, pourvu d'un armement plus puissant et de systèmes de visée de plus en plus sophistiqués. Une limite de poids reste pourtant infranchissable, notamment pour permettre aux chars d'assaut de traverser les ponts sans qu'ils cèdent sous leur poids. Les armes destinées à les contrer se sont également mutlipliées, missiles guidés portables ou embarqués sur des véhicules roulants, des avions ou des hélicoptères, bombes à sous-munitions spécifiques. Les blindés restent malgré tout incontournables sur le champ de bataille pour la protection qu'ils offrent contre les armes légères associée à une importante puissance de feu et une bonne mobilité.

L'aviation

bombe Introduite au cours de la Première Guerre mondiale et uniquement pour la reconnaissance, les premiers combats se sont fait par l'échange de tir de pistolet et de fusil. Rapidement, des mitrailleuses ont été montées à bord, soit servies par un mitrailleur à l'arrière, soit montées dans l'axe de l'avion. Au commencement de la Seconde Guerre mondiale, l'aviation a vu ses rôles se multiplier : logistique, parachutage de matériel et de troupes, reconnaissance, appui aérien sur le champ de bataille, bombardement stratégique des infrastructures ennemies et chasse. Des progrès considérables on été accomplis en quelques années. L'aviation a permis de porter le conflit en dehors des champs de bataille directement derrière la ligne de front. Elle a également permis de s'attaquer aux populations civiles avec l'objectif de briser son moral. L'utilisation à deux reprises de l'arme atomique par les étatsuniens à la fin de la guerre, a considérablement renforcé le rôle stratégique de l'aviation. La maîtrise de l'air est devenu une condition absolument nécessaire à la victoire. L'aviation militaire s'est développée après guerre en suivant une débauche de technologie. Le moteur à réaction a offert une puissance considérable permettant aux appareils d'emporter plus d'armes et de pouvoir voler au-dessus de la vitesse du son. Des radars embarqués permettent de repérer les cibles en l'air ou au sol et d'assurer une navigation sûre au plus près du sol, de la parabole orientable dans le nez de l'appareil à l'antenne à balayage électronique. L'armement s'est vu renforcé par des missiles guidés par infrarouge ou par radar sans que le canon disparaisse pour autant, de nombreuses munitions d'attaque au sol ont également été développées, guidées et autonomes pour assurer un maximum de sécurité aux bombardiers. Dans le même mouvement les armes anti aériennes se sont enrichies, canon à pointages radar, importants missiles sol air de haute altitude et de longue portée ou missiles à courte portée rapides et manœuvrants montés sur des véhicules ou portables par l'infanterie. Les appareils modernes sont particulièrement instables pour leur offrir la meilleur maniabilité, seule l'aide de l'informatique permet de les piloter sans risque. L'hélicoptère prend également une place de plus en plus importante depuis les années 1960. Destinés à déplacer des troupes ou les appuyer au sol et également à combattre les chars d'assaut, il permet une mobilité inconnue jusqu'alors. Voir: Liste des avions militaires ou avion militaire

La marine

La marine est l'une des plus anciennes armes. Elle prend un essor tout particulier au tournant du avec le développement des explorations, de la colonisation et du commerce maritime à grande distance. La marine permettait d'acheminer des troupes pour le contrôle des colonies et de protéger les routes commerciales maritimes aboutissant et partant d'Europe. L'Angleterre, première puissance économique était également la première puissance maritime. Les navires en bois, propulsés à la voile étaient équipés de lourds canons en fonte à chargement par la gueule qui allaient à la bataille en longues lignes qui s'échangeaient des bordées de boulets. Le combat pouvait le cas échéant continuer à l'arme blanche et à l'arme à feu de poing après un abordage. Les choses évoluérent au cours du , les canons se firent plus précis et la propulsion à vapeur commença à faire son apparition. Les premiers cuirassés, navires en acier à propulsion mécanique destinés à éperonner les navires conventionnels apparurent au cours de la guerre de Sécession. Au début du les cuirassés avaient encore leur éperon et s'étaient également équipés de tourelles d'artillerie et d'un blindage de plus en plus résistant. Parallèlement les premiers torpilleurs firent leur apparition. Les premiers sous-marins furent également mis en service à cette époque, même s'ils étaient surtout utilisés pour tendre des embuscades aux convois qu'ils attaquaient au canon après avoir fait surface. Au commencement de la Seconde Guerre mondiale, les navires de guerre étaient d'imposants bâtiments équipés des plus grosses pièces d'artillerie existantes (jusqu'à 600 mm) destinés à combattre des bateaux équivalents ou à appuyer des troupes combattant près de la côte. L'Allemagne fit des ravages dans les convois de ravitaillement traversant l'Atlantique nord avec ses sous-marins dotés d'un nombre d'équipements de détection croissants. Il fallut des navires légers et rapides équipés de sonar et de grenades sous-marines pour en venir à bout. Ce sont les Japonais et leur utilisation de l'aviation embarquée qui sonna le glas des énormes cuirassés sur-armés. L'attaque surprise de Pearl Harbor et l'utilisation intensive de l'aviation contre les navires fut un succès doctrinal qui changea définitivement le visage de la marine de guerre. Les navires à propulsion nucléaires font leur apparition au cours de la guerre froide. Si l'emploi de la propulsion nucléaire permet la contruction de porte-avions colossaux, c'est surtout son utilisation dans les sous-marins qui changea considérablement la donne. Ceux-ci n'ont plus besoin de naviguer près ou en surface pour recharger leur batteries. On compte désormais les sous-marins d'attaque, destinés à attaquer les autres sous-marins, les bâtiments de surface, et les sous-marins statégique lanceurs d'engins destinés à porter en toute discrétion des missiles dotés d'ogives nucléaires, dont la portée permet, presque, de les lancer de n'importe ou. L'enjeu de la marine n'est plus seulement la sécurité des communications marines, mais également de faire face à une menace stratégique impliquant des armes de destruction massive. Les bâtiments de surface ont également évolué, bardés d'équipements de détection et d'attaque destinés à faire face à des menaces venant de l'air, de la mer et, du dessous de la mer. Ils doivent autant que possible détecter leurs cibles en restant eux-même le plus discret possibles. Les aéronefs, hélicoptères et avions jouent à ce titre un rôle fondamental. Les distances d'engagement se sont également allongées. Les navires de surface tout comme les sous-marins ne tirent plus que des missiles (mer/mer, mer/air, mer/terre) et, missile de croisière et, ont perdu leurs lourdes batteries d'artillerie.

Les armes de destruction massive ou armes non conventionnelles

Il s'agit d'armes que l'on ne tire pas sur un objectif bien déterminé, mais qui agissent sur une zone « très étendue » (supérieure au kilomètre de rayon), avec des effets très importants sur les bâtiments, les matériels et les personnes. Le plus souvent des armes NBC, c'est à dire qui est sont nucléaires, soit biologiques, soit chimiques. Voir l'article complet armes non conventionnelles

Règlementation relative aux armes

Au Brésil

Second pays le plus touché parmi les homicides (36 000 en 2004, soit 100 décès par jour), le Brésil a lancé un référendum sur l'interdiction de vente des armes à feu. Le 23 octobre 2005, il a été rejeté par 64% des votants, la population craignant que l'Etat ne puisse mettre un terme à la circulation illégale des armes, tout en empêchant leur achat légal.

Règlementation française relative aux armes

L'achat, la détention, le transport et l'usage des armes, de leurs munitions et composants est soumis à une stricte réglementation en France où on distingue huit catégories:
- 1 catégorie : armes de poing semi-automatique dont le calibre est supérieur à 7,65 mm, tous les types de fusils semi-automatiques ou à répétition conçus pour un usage militaire. Les armes automatiques sont rangées dans cette catégorie mais elles ne sont pas disponibles à la vente pour les citoyens ordinaires,
- 2 catégorie : tanks, avions et autres équipements militaires lourds,
- 3 catégorie : équipement de protection contre les armes chimiques (dont les masques à gaz),
- 4 catégorie : les armes de poing qui ne sont pas déjà dans la 1ère catégorie (tous les revolvers et certains pistolets), toute une gamme d'armes longues en fonction de certains critères fixés par la loi (longueur, nombre de cartouches contenues, etc.), depuis le décret de 1998, les armes de poing à un coup en .22 Long Rifle sont incluses dans cette catégorie de même que les fusils à pompe,
- 5 catégorie : toute une variété d'armes longues qui ne relèvent pas de la quatrième catégorie, la plupart étant des fusils de chasse traditionnels à deux coups,
- 6 catégorie : couteaux, gaz lacrymogène, matraques et autres armes de combat rapproché,
- 7 catégorie : toutes les armes à percussion annulaire (.22 LR) sauf celles qui figurent déjà dans la quatrième catégorie, armes à air comprimé,
- 8 catégorie : antiquités, armes neutralisées et répliques à poudre noire. En particulier : ; 1 catégorie : La 1 catégorie désigne les armes de guerre, c'est-à-dire :
- les armes automatiques de tous calibres ;
- les armes employant des munitions de première catégorie ;
- partie de ces armes ;
- et les engins spécifiquement militaires. : Leur détention est soumise à une autorisation préfectorale et doit figurer dans les registres des armes de 1 et 4 catégorie. Sans permis de port d'arme valide leur port est interdit donc elles doivent obligatoirement être rendues inopérantes pour être transportées. ; 4 catégorie : La 4 catégorie désigne les armes dites de défense :
- armes de poing, sauf celles classées en 1, 7 ou 8 catégorie ;
- armes convertibles en armes de poing, carabines à barillet ;
- armes d'épaule :
  - mesurant moins de 80 cm ou dont la longueur du canon est inférieure à 45 cm ;
  - lisse à répétition ou semi-automatique dont la longueur du canon est inférieure à 60 cm ;
  - fusils à pompe ;
  - armes semi-automatiques pouvant contenir plus de 3 cartouches, ou dont le chargeur est amovible, ou qui sont facilement transformables à cet effet ;
  - à répétition pouvant contenir plus de 10 cartouches ;
- armes ayant l'apparence d'une arme automatique de guerre ;
- armes dissimulées sous la forme d'un autre objet (cannes-fusils, etc.) ;
- éléments de ces armes ;
- armes à air ou à gaz classées par arrêté ;
- armes tirant des projectiles non métalliques (sauf classement spécial par arrêté en 7 catégorie ;
- munitions de ces armes (sauf si elles sont explicitement classées en 5 catégorie) ;
- certaines lunettes de vision nocturne ;
- chargeurs de ces armes. Leur détention est soumise à une autorisation préfectorale et doit figurer dans les registres des armes de 1 et 4 catégorie. Sans permis de port d'arme valide leur port est interdit donc elles doivent obligatoirement être rendues inopérantes pour être transportées.

Voir aussi


- Armes utilisées pendant la Seconde Guerre mondiale
- Armement médiéval
- Liste des ministres français de l'Armement
- Industrie de l'armement
- Arme de destruction massive ja:武器 ko:무기 ms:Senjata simple:Weapon th:อาวุธ

Pièce de monnaie

Une des définitions de la monnaie consiste à dire que c'est un bien économique qui a trois fonctions :
- c'est un instrument d'unité de compte (une référence pour estimer un prix)
- c'est un instrument d'échange (un moyen de paiement)
- c'est un instrument de réserve de valeur (stockée en espèces, en dépôt ou en épargne).

Définition

La monnaie matérialise pour son détenteur la croyance en une valeur d'échange, un crédit supposé et donc en contrepartie, la dette potentielle de quelqu'un ou de quelques uns d'autre. Certains groupes humains furent amenés à produire des excédents, et donc à posséder et accumuler des biens. Ils pouvaient donc s'en séparer pour en acquérir d'autres dont ils avaient besoin, qu'ils estimaient nécessaires ou qu'ils désiraient. La monnaie remplaça le troc. La monnaie (souvent du sel, avant d'être des morceaux de métal fondus) représentait la dette contractée par l'acheteur auprès du vendeur pour l'achat d'un bien. Avec cette « reconnaissance de dette » le vendeur pouvait - là où avait cours la monnaie - acquérir un autre bien, un service ou autre chose ailleurs et à un autre moment que lors du troc. La monnaie reçue lors d'une opération économique ou commerciale ne valant que par la possibilité d'être acceptée par un grand nombre d'utilisateurs. Mais pour être « valable », une monnaie devait avoir une certaine valeur d'échange ou être « garantie » (exactement comme un garant ou une caution pour un prêt). Des billets furent émis qui représentaient une contrepartie en or. Car pour ainsi dire partout l'or pouvait être reçu en échange. Comme seules les banques (après les villes, seigneurs, guildes et autres groupes humains) reçurent le privilège d'émettre des billets (et singulièrement la banque centrale à partir du XVIII siècle en Angleterre et les banques en France (sous Napoléon) devaient posséder pour chaque billet émis la garantie or. L'accroissement de la masse monétaire ainsi permis facilita la croissance économique. Mais un tel monopole garanti par l'État allait permettre de se passer de la garantie or. Subissant une crise économique il fut décidé de « libérer » la monnaie de sa garantie or. Cela permit aux États occidentaux de pouvoir émettre plus de monnaie qu'il n'existait de contrepartie physique à celle-ci. Ils pallièrent ainsi la crise économique en endettant les citoyens. En règle générale, chaque pays donne un monopole à une seule monnaie, contrôlée par une Banque centrale d'État, bien qu'il existe des exceptions. Plusieurs pays peuvent utiliser le même nom, chacun pour sa propre monnaie (par exemple franc français, belge, suisse, CFA), plusieurs pays peuvent utiliser la même monnaie (par exemple l'euro) ou bien un pays peut déclarer que la monnaie d'un autre pays a cours légal (souvent le dollar). Le franc CFA a ceci de particulier que sa valeur est indexée sur celle du franc français. Ainsi, 1 franc français vaut 100 francs CFA, ou encore, étant donnée la parité franc français - euro, 1 euro = 655,96 francs CFA. L'unité monétaire majeure est habituellement subdivisée en unités mineures. Très souvent, l'unité de subdivision monétaire a une valeur égale à 1/100 de l'unité de base. Cependant, certains pays ont une subdivision valant 1/10, 1/20, 1/1000 ou même 1/5 de l'unité de base, alors que quelques-uns, comme le l'Italie avant l'euro ou le Japon, n'en possèdent pas car leur monnaies est de valeur suffisamment faible.

Étymologie

Le terme monnaie vient du verbe latin monere, qui signifie « avertir ». En effet la monnaie romaine fut d'abord frappée dans un atelier monétaire voisin du temple de Junon Moneta — Junon « qui avertit » — sur le Capitole. Ce temple avait reçu ce surnom avec l'épisode des oies du Capitole, car ce sont les oies sacrées de ce temple qui en furent les « héroïnes ».

Les différents types de monnaie

Si nous avons maintenant l'habitude de compter et de payer dans la même monnaie, il n'en a pas toujours été ainsi. On pourrait même considérer cette conjonction entre la monnaie de compte et la monnaie d'échange comme exceptionnelle. En fait, pendant toute la grande période où l'or (et l'argent) ont été des monnaies pratiquement universelle, chaque pays voire chaque région d'un royaume disposait de sa propre monnaie de compte (parfois basé sur l'or, comme la livre, parfois basé sur l'argent, comme le mark), mais les paiements en or (ou en argent) de n'importe quelle provenance étaient souvent acceptés (généralement avec une décote par rapport à la monnaie locale, à poids de métal précieux identique, et parfois en passant outre à des interdits imposés par le seigneur local). Ainsi et par exemple, la France d'ancien régime comptait ses espèces en livres tournois (c'est à dire de la région de Tours), mais on y payait -- comme dans toute l'Europe -- avec des ducats vénitiens, des écus français, des florins (de Florence), des doublons espagnols, etc. Ce n'est qu'avec la généralisation de la monnaie fiduciaire que la monnaie de compte s'est imposé pour les autres usages, puisque les billets se sont trouvé libellés directement dans cette monnaie de compte.

Origine de la valeur de la monnaie

Historiquement (depuis Aristote, qui, le premier, donne une définition de la monnaie), deux pratiques se sont succédées :
- La première implique que la monnaie utilisée ait une valeur intrinsèque (commodity money). En fait, l'achat avec de la monnaie n'est alors considéré que comme un troc particulier. Beaucoup de supports ont servi de monnaie, puis au fil des siècles des métaux tels que l'argent et l'or se sont imposés, en effet ils répondent parfaitement aux critères de durabilité, de relative rareté et de divisibilité ; des substituts papier à cette monnaie peuvent aussi avoir cours (representative money).
- La seconde, qui est celle de l'ère moderne (abandon de l'étalon-or au cours du ) mais qui apparaît très tôt, considère la monnaie comme une convention sociale : peu importe qu'elle n'ait aucune valeur intrinsèque (le papier-monnaie n'est que du papier, pratiquement inutilisable pour un autre usage que celui de monnaie) du moment que tout le monde l'accepte comme monnaie (de gré ou de force ...). On parle alors de monnaie fiduciaire (de fides : la foi, la confiance) ou de monnaie décrétée (fiat money).
- Paradoxalement, la nature même de la monnaie est une question peu étudiée par les économistes, à quelques illustres exceptions près : selon Karl Marx par exemple, elle représente seulement une valeur d'échange distincte de la valeur du travail qui a été nécessaire pour produire un bien (la différence étant accaparée par le propriétaire des moyens de production). Marx a consacré le [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-3-1.htm chapitre 3] de son ouvrage Le Capital à cette question. Deux économistes, Michel Aglietta et André Orléan, analysent eux dans « La violence de la monnaie » (1982-84) trois phases « historiques » dans la constitution d'une monnaie : #L'évolution d'un produit couramment utilisé lors d'échanges en « marchandise universelle », servant à mesurer les valeurs de deux objets dans un troc. #L'accumulation de cette monnaie par certains, qui leur permet alors d'acheter le travail d'autres personnes. #La constitution de fortunes suffisantes pour permettre l'investissement (prêter de l'argent à intérêt pour une activité économique). Lors des crises économiques, cette triple nature de la monnaie est mise en évidence: la confiance en la monnaie diminue, les estimations sur la conjoncture future deviennent pessimistes, et le crédit d'investissement se tarit (3). Ce tarissement du crédit entraine une chute de l'activité, et donc de l'emploi (2). Dans leurs phases ultimes, les crises économiques se caractérisent par une perte de confiance totale en la monnaie et par le retour à des pratiques de troc pour les échanges (1). Ainsi, la monnaie ne diminue pas l'asymétrie ou la violence éventuelle des rapports sociaux, elle les dilue dans l'ensemble du corps social usager de cette monnaie.

Émission de monnaie

Par des individus

Lorsque la monnaie est constituée de biens dont la valeur est reconnue sans qu'une autorité particulière l'impose, elle peut-être émise par n'importe qui. C'était probablement le cas dans les premier temps, cela l'est encore dans certaines circonstances (ruée vers l'or). Mais les possibilités que donne le pouvoir de « battre monnaie », notamment les manipulations de valeur et la taxation implicite que cela représente, ont rapidement conduit les autorités politiques à chercher à se réserver l'émission monétaire.

Par les autorités financières

Ainsi donc, on peut dire que la croissance de la population et de l'économie augmentent les besoins de monnaie circulante. Pour éviter les problèmes économiques, il est donc nécessaire d'augmenter constamment la « masse monétaire ». D'autre part, la plupart des pouvoirs politiques sont conduits à augmenter leurs dépenses au-delà de leurs recettes. Pour combler la différence, la manipulation monétaire recèle des possibilités intéressantes. Certes, elle est néfaste pour la valeur de la monnaie, et même pour l'économie générale si on abuse, mais pratiquée raisonnablement elle est un impôt implicite relativement indolore et juste (il frappe les possesseurs de monnaies indistinctement : les truands comme les honnêtes gens, les étrangers comme les nationaux, et les riches plus que les pauvres).

Par les banques

En pratique la monnaie est continuellement créée par les banques : tout titre qui représente une quantité de monnaie est lui-même de la monnaie, qui peut servir à tous les usages de la monnaie, y compris celui de servir de caution pour un nouveau titre, etc. La seule limite est qu'à chaque étape, on doit conserver une confiance dans la possibilité de retrouver la monnaie initiale : cette confiance se prouve par le fait qu'à tout moment la conversion est possible chez le dépositaire. :Il est de ce fait tout à fait évident que cette monnaie créée par une première banque peut se retrouver dans une ou plusieurs autres banques, augmentant de ce fait la capacité des autres banques à créer à leur tour de la monnaie ; c'est l'effet multiplicateur du crédit, bien expliqué par André Chaineau (Mécanismes et politiques monétaires - PUF - 1990), et qui fait dire que « l'ensemble du système bancaire privé est créateur de monnaie ex-nihilo ». De fait, la monnaie de crédit (temporaire), représente en France plus de six fois la monnaie permanente (pièces et billets). Cette création permanente de monnaie est absolument nécessaire pour payer les intérêts des prêts antérieurs. Du temps de l'étalon or, le mécanisme était le suivant: Si 100 personnes déposent de l'or dans une banque, parce qu'il est plus pratique de se servir de chèques et qu'en plus la banque rémunère le dépôt, la banque constate rapidement qu'elle n'a besoin de conserver à tout moment qu'une fraction de l'or (par exemple celui de 8 personnes), et prêter (credit money) le reste contre garantie et rémunération. Ainsi, sont en circulation 92% de l'or initial, et des titres qui représentent 100% de cet or : la quantité de monnaie à été pratiquement doublée. En outre, l'or remis en circulation peut lui même revenir dans les coffres de la banque, et servir à alimenter le mécanisme : au final circuleront 12,5 fois (100 / 8) la quantité d'or initiale. La banque peut même n'avoir pas besoin de décaisser l'or, et faire le prêt par un simple jeu d'écritures : elle « crédite » le compte de son débiteur, auquel elle accorde la faculté d'émettre des chèques au-delà de son dépôt initial, avec la garantie de la banque. De nos jours, l'étalon or ayant définitivement disparu dans les années 70, les banques travaillent sans or, sur la base de leurs « fonds propres ». La banque centrale a pour mission première d'assurer la solidité du système , en :
- contrôlant cette création monétaire effectuée par les banques;
- et en étant prêteur en dernier ressort, ce qui de facto garantit toute «banque de dépôt » contre une panique qui pousserait ses déposants à retirer leurs avoirs tous en même temps (il suffit à la banque centralede faire un prêt temporaire, le temps que les épargnants reviennent placer leurs économies dans la première banque ou une autre).

Historique

Depuis des temps préhistoriques, les hommes ont compté leur biens. Rapidement, un étalon s'impose dans chaque groupe humain : coquillage, minéraux précieux ou utiles comme le sel, petit lingots de métal (fer, puis argent ou or), etc. On en trouve les premières traces moderne en Europe chez les Grecs anciens, au VI siècle av. J.-C.. Alors que la monnaie représente déjà une certaine quantité de biens, qu'on ne pourrait pas manipuler aussi facilement, l'étape suivante est la mise en place d'une monnaie de second niveau, qui elle-même représente une grande quantité de monnaie métallique laissée en dépôt en lieu sur. Ainsi apparaît la monnaie papier (le billet de banque, connu en Chine dès le ), qui ne représente originellement qu'une dette payable à vue sous forme de métal ou d'autres biens. On peut distinguer plusieurs étapes dans l'évolution historique qui a conduit de la monnaie métallique à la monnaie fiduciaire que nous connaissons aujourd'hui :
- le système bi-métallique (jusqu' aux XIXe siècle) : toutes les monnaies sont définies à la fois par rapport à l'or et par rapport à l'argent (métal). Chaque état, en fonction de ses disponibilités métalliques, utilisent préférentiellement l'un ou l'autre métal, et se sert de l'autre comme appoint. Mais les découvertes minières et les évolutions financières dans une économie largement mondialisée à l'époque font fluctuer les proportions entre les deux métaux, et le développement de la monnaie papier et du crédit permettent de limiter les besoins de métal, et de supprimer l'argent-métal comme étalon.
- l'étalon-or « classique » (jusqu'en 1914) : toutes les monnaies sont définies par rapport à l'or. La monnaie-papier est un substitut à l'or (une once d'or équivaut à 20 dollars, 4 livres anglaises, etc.). Les taux de conversion de chaque monnaie en or, et donc entre elles, sont fixes. Cela assure la stabilité de la monnaie et empêche une inflation provoquée artificiellement par une augmentation de la masse monétaire (procédé auquel les Etats auront constamment recours par la suite).
  - En 1865, est crée l'Union Latine, une convention monétaire entre la Belgique, la France, l'Italie et la Suisse, convention à laquelle adhère la Grèce en 1868. Cette convention est restée en vigueur, moyennant plusieurs aménagements, jusqu'au 1er janvier 1927. Elle avait pour but d'harmoniser les monnaies de ces pays (module, titre, poids) qui avaient ainsi une circulation transfrontalière.
- l'étalon de change-or (1914-1971) : il s'agit d'un système mixte par lequel certains pays veulent conserver les avantages de l'étalon-or, alors que d'autres veulent se garder la latitude (via la « planche à billets ») d'avoir des taux de change variables. Ce système va devenir caduc en quelques décennies :
  - Première Guerre mondiale : en raison du coût de la guerre toutes les monnaies européennes sont fortement dévaluées par rapport à l'or.
  - 1922 : conférence de Gênes. Un nouvel ordre monétaire est mis en place où seuls les États-Unis conservent l'étalon-or classique. Le dollar repose sur l'or, la livre anglaise sur le dollar, et les autres monnaies européennes sur la livre anglaise.
  - 1931 : le Royaume-Uni, conduit à augmenter sa masse monétaire, abandonne le système de change-or.
  - 1934 : le dollar est défini comme 1/35 d'once d'or. Les citoyens étatsuniens n'ont pas le droit de posséder de l'or.
  - 1944 : accords de Bretton Woods : le système monétaire repose sur le dollar, seule monnaie encore ancrée à l'or
  - 1971 : sous Nixon, les États-Unis, ne pouvant plus maintenir le prix de l'or à 35 dollars l'once ni éviter une dévaluation du dollar, abandonnent l'étalon-or.
- le régime des changes flottants (à partir de mars 1973) : après l'abandon des accords de Bretton Woods, les monnaies varient entre elles librement, suivant l'offre et la demande, et donc en principe selon la quantité de crédit émise par chaque pays (une politique monétaire laxiste est « punie » par une baisse de la valeur de la monnaie locale par rapport aux autres devises). Il n'y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise, seulement de la dette. Sur l'organisation et l'évolution du marché des changes depuis 1973, voir notamme