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ArgotUn argot est un registre de langue ou un parler particulier à un groupe social, c'est-à-dire un sociolecte, qui vise à exclure tout tiers de la communication. L'argot a initialement pour fonction de crypter le message, avec pour visée qu'un non-initié ne le comprenne pas. Il a également une fonction identitaire en ce qu'il permet la reconnaissance mutuelle des membres du groupe et la démonstration de leur séparation de la société par un langage différent. Il faut distinguer l'argot du jargon, qui est propre à un groupe professionnel et est censé en théorie ne pas avoir cette visée cryptique.
Fonctions et origines de l'argot
- L'utilisation de l'argot est également une façon de contourner les tabous instaurés par la société. Le langage courant témoigne d'une certaine retenue à évoquer certaines réalités explicitement. L'argot, mais aussi le langage familier, permet alors de désigner ces réalités par un langage détourné, dénué des connotations immédiates liées aux mots du registre habituel. Cela explique que le lexique argotique soit particulièrement riche dans certains domaines comme la sexualité, mais aussi la violence, les crimes et la drogue. Cette fonction de contournement des tabous est utilisée par l'argot commun dans le premier cas, par la pègre dans le second.
- Il n'existe pas un argot, mais des argots (ou des parlures argotiques, pour reprendre l'expression de Denise François-Geiger et Jean-Pierre Goudailler). Différents groupes sociaux ont développé, à des époques différentes, leur propre parler. L'importance des fonctions cryptiques et identitaires varie entre les argots. On remarque que la tendance actuelle privilégie l'identitaire sur le cryptique : le français contemporain des cités en particulier a moins besoin de masquer son message que de marquer l'appartenance à son groupe et, par opposition, son rejet de la société productive.
- Il faut remarquer également que, pour que les tiers soient maintenus dans l'incompréhension de la communication, l'argot doit constamment renouveler ses procédés d'expression, spécifiquement son lexique. L'existence de dictionnaires d'argot annule bien sûr toute l'efficacité des mots définis. De nombreux termes originaires de l'argot sont d'ailleurs passés dans le registre familier, voire dans le langage courant (par exemple, cambrioler et ses dérivés sont issus de l'argot cambriole « chambre »). Ainsi, certains mots ou expressions possèdent une foule de traductions argotiques, la palme revenant à des termes comme « argent », « femme » ou « faire l'amour » qui possèdent plus d'un millier d'équivalents en argot.
- À l'origine, l'argot désignait le parler des voyous et des militaires. Des argots se sont également développés dans d'autres groupes sociaux, et chaque profession, chaque quartier possède son propre « argot ».
- En France le concept apparait au XIIIe siècle et est identifié en provençal sous le nom de « jargon ». François Villon utilise au XVe siècle le terme de « jobelin », puis au siècle suivant apparaissent « baragouin », « narquois » ou « blesquin », notamment. Ce n'est qu'en 1628 que l'argot trouve son nom avec l'ouvrage publié par Olivier Chéreau, Le jargon ou Langage de l'argot déformé.
- C'est surtout la littérature qui diffuse « la langue verte », des Mémoires de l'ex-bagnard Vidocq au Mystères de Paris d'Eugène Sue en passant par Victor Hugo, « L'argot, c'est le verbe devenu forçat ! », et Les Mohicans de Paris de Balzac, et plus encore sous la Troisième République avec Émile Zola, Francis Carco, Édouard Bourdet et Jacques Perret pour ne citer qu'eux. Notons qu'à travers ces ouvrages c'est plutôt l'argot « parisien » qui est mis en lumière.
- L'argot « parisien » reste très vivace à Paris jusqu'aux années 1950. L'évolution sociologique de la population parisienne explique en grande partie cette « mort » de l'argot parisien qui ne se pratique plus vraiment dans la rue mais qui fit longtemps la joie des lecteurs de romans comme San Antonio, des spectateurs de films dialogués par Michel Audiard ou des auditeurs de chansons de Pierre Perret, de Renaud ou de sketches de Coluche.
- Le verlan est une évolution de l'argot qui après plusieurs décennies de sommeil prit un nouvel essor dans les années 1970. D'autres formes de langages codés ont depuis lors pris le relais, sans toutefois retrouver la créativité de certaines expressions typiques de l'argot « classique ».
Argot commun
L'argot commun, parfois appelé jargot, est un parler familier dérivé de l'argot mais qui en a perdu les fonctions cryptiques et identitaires. Il n'est plus spécifique à un groupe, et est essentiellement utilisé dans une visée ludique : les locuteurs « jouent » à reproduire un parler largement connoté. Il reprend en général du vocabulaire argotique « dépassé », abandonné par le groupe social qui en est l'origine dès qu'il a été compris par des tiers. Le « français branché » des années 1980 est un exemple typique d'argot commun.
Procédés d'élaboration de l'argot
Pour élaborer un parler qui lui est propre, un groupe social a recours à différents moyens. Le plus important est lexical : on associe d'ailleurs généralement l'argot uniquement à un vocabulaire particulier. Cependant, il peut y avoir également une modification de la syntaxe, même si elle est d'une bien moindre importance.
En fait, l'argot est toujours connu pour son vocabulaire, mais cela ne signifie pas qu'il suit les règles syntaxiques, grammaticales, phonétiques, pragmatiques... de la langue standard. La formation des phrases, la prononciation, l'intonation, la gestuelle... sont très différentes de la norme officielle et participent donc à la distinction du groupe. Néanmoins, les procédés autres que lexicaux utilisés par l'argot ne lui sont en général pas propres : il s'agit généralement de caractères du langage familier ou populaire.
Quant aux procédés d'élaboration lexicale, ils sont de deux types : soit sémantiques (modification et jeu sur les sens des mots), soit formels (création ou modification de mots). Lorsque l'élaboration lexicale est formelle, on assiste souvent à une déconstruction du langage courant : l'argot déforme, mélange, déstructure, découpe... les mots et enfreint les règles. Cette déconstruction laisse transparaître la volonté du groupe social de se démarquer en rejetant la société établie.
Les procédés décrits ici concernent l'argot français actuel, et plus particulièrement le français contemporain des cités.
- Procédé syntaxique
- Changement de classe lexicale des mots : en général, il s'agit de l'utilisation d'un adjectif à la place d'un adverbe. Exemple : il assure grave pour « il est vraiment très bon ».
- Procédés lexicaux
- Sémantiques
- Métaphore : expression imagée qui désigne une chose.
- Métonymie (y compris synecdoque) : désignation d'une chose par un de ses composants.
- Polysémie et synonymie : jeux sur les multiples sens des mots.
- Formels
- Composition lexicale.
- Dérivation ou resuffixation de mots existants au moyen de suffixes populaires (-ard, -asse, -oque, -ax, -ouille...). Exemples : connard et connasse dérivés de con, pourrave dérivé de pourri, matos dérivé de matériel.
- Apocope : troncation d'une ou plusieurs syllabes finales d'un mot. Exemples : pèt pour pétard (joint), tox pour toxicomane.
- Aphérèse : troncation d'une ou plusieurs syllabes initiales d'un mot. L'aphérèse, très rare jusqu'à présent en français, est particulièrement présente en français contemporain des cités. Exemples : blème pour problème, zik pour musique (après un passage par le verlan zikmu).
- Redoublement, éventuellement après troncation, d'une syllabe. Exemple : zonzon pour prison.
- Systèmes de codage. Parmi ceux-là citons :
- Le verlan, procédé très utilisé depuis 1980. Exemples : keuf verlan de flic (via le passage par un stade disyllabique hypothétique keufli), rabza verlan de [les] arabes.
- Javanais, consistant à rajouter le son av (ou tout autre son) entre les consonnes et les voyelles. Par exemple Marcel -> Maverçavel.
- Louchébem, consistant à remplacer la consonne initiale par un L, et la reporter à la fin du mot avec une terminaison (initialement créé par les louchébems de Laripette). Boucher -> loucherbem ; À poil -> à loilpé .
- Siglaison : dénomination d'une réalité par un sigle, et éventuellement création de dérivés à partir de ce sigle. Exemples : LBV pour Libreville, TDC pour tombé du camion (volé).
- Emprunts à d'autres langues. Exemples : maboul de l'arabe mahbûl « fou », bédo (joint) du tzigane, go (fille) du wolof.
Cette liste est inspirée de la classification de Marc Sourdot (opus cité ci-dessous).
Exemples de termes d'argot parisien
- Argent : artiche, as, aspine, aubert, avoine, balles, beurre, biffons, blanquette, blé, boules, braise, bulle, caire, carbure, carme, craisbi, douille, fafiots, fifrelins, flouze, fourrage, fraîche, fric, galette, galtouse, ganot, gibe, graisse, grisbi, japonais, love, mornifle, némo, os, oseille, osier, pépètes, pèse, picaillons, pimpions, plâtre, pognon, radis, ronds, soudure, talbins, trêfle, tune...
- Femme : bombe, frangine, gerce, gisquette, gonzesse, greluche, greluse, grognace, nana, nière, polka, poupée, sœur, souris, star...
- Manger : becqueter, bouffer, boulotter, briffer, casser la croûte, casser la graine, claper, croûter, galimafrer, grailler, jaffer, mastéguer, tortorer...
- Policier : archer, bignolon, bourdille, condé, flic (->keuf), matuche, pandore, perdreau (->drauper), poulet (->poulagas, poulardin, pouleman), royco...
- Siège de la PJ : grande volière, maison parapluie, maison poulaga, maison pullmann...
Voir aussi
Articles connexes
- Jargon
- Argot français
- Argot québécois
- Argot scolaire
- Argot Internet
- Verlan
- Javanais
- Louchébem
- Langue djeunz
Bibliographie
- Raspail Vocabulaire argot/français, Paris 1835
- Eugène-François Vidocq Les voleurs : physiologie de leurs moeurs et de leur langage, ouvrage qui dévoile les ruses de tous les fripons et destiné à devenir le vade-mecum de tous les honnêtes gens (1837) [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-51001]
- Aristide Bruant, L'argot au XXe siècle. Dictionnaire français-argot, 1901.
- Émile Chautard, La vie étrange de l'argot, Denoël, 1931.
- Albert Simonin, Littré de l'argot - dictionnaire d'usage (1957) ; réédité en 1968 sous le titre le Petit Simonin illustré par l'exemple.
- Luc Étienne et Alphonse Boudard, La méthode à Mimile : l'argot sans peine, Jeune Parque, Paris, 1970.
- Pierre Perret :
- Le petit Perret illustré par l'exemple (dictionnaire de l’argot) (1985)
- Alain Bouchaux, Madeleine Juteau, Didier Roussin, L'argot des musiciens (1992), illustrations de Crumb, ISBN 2-02-056474.2
- Le parler des métiers (2003)
- Marc Sourdot, « L'argotologie : entre forme et fonction », dans La linguistique. Revue de la Société internationale de linguistique fonctionnelle, t. XXXVIII, fasc. 1, 2002, p. 25-39.
Lien externe
- [http://www.synec-doc.be/librairie/typo/ L'argot des typographes] (1883)
- [http://www.languefrancaise.net/glossaire/ Dictionnaire en ligne de +20000 termes argotiques]
- [http://www.languefrancaise.net/dossiers/cat.php?idcat=68&page=0&limit=20 Une vingtaine de dossiers documentaires et historiques sur l'argot]
- [http://taupesecrets.free.fr/vie/argo.html L'argot des classes préparatoires aux grandes écoles]
-
- [http://www.alyon.asso.fr/litterature/argot_voleurs/ L'argot des voleurs]
catégorie:Linguistique -
Registre de langue
Un registre de langue (on dit aussi niveau de langue, ou encore, style) est un mode d’expression adapté à une situation d’énonciation particulière, qui détermine notamment, certains choix lexicaux et syntaxiques, un certain ton, ainsi qu’une plus ou moins grande liberté par rapport aux règles d’une langue donnée.
En effet, on ne s’exprime pas de la même façon selon son âge, son milieu social, son niveau culturel, etc., mais également, selon qu’on s’adresse à un familier, à un inconnu, à un enfant, à un supérieur hiérarchique, etc. Bref, l’énonciateur dispose d’une certaine liberté pour adapter sa manière de s’exprimer aux circonstances.
- Il existe une gradation descendante entre les trois principaux registres de langue : registre soutenu, registre courant et registre familier. Par ailleurs, certains choix, inacceptables à l’écrit, peuvent être tolérés à l’oral.
Registre courant
Le registre courant correspond à un langage correct, tant du point de vue lexical que syntaxique : les phrases sont quelquefois complexes, les principales règles de syntaxe sont respectées, avec quelques tolérances (quelques ellipses et quelques abréviations lexicalisées). C’est (le plus souvent) le langage du professeur à ses élèves, de l’homme politique en train de faire un discours, du présentateur de télévision, du journaliste… C’est aussi le registre ordinairement utilisé à l’écrit.
- Le registre courant nous servira de repère afin d’évaluer le niveau supérieur (niveau soutenu) et le niveau inférieur (niveau familier).
::Remarquons que le terme jargon ne désigne pas un registre particulier, mais plutôt le vocabulaire particulier attaché à une communauté particulière, un milieu professionnel, politique, sportif, etc. (jargon médical, jargon informatique, jargon de Wikipédia…).
Registre soutenu
Le registre soutenu (ou soigné) est non seulement correct, mais il bénéficie d’une surveillance extrême.
Employé surtout dans la littérature et la rhétorique, ce registre utilise principalement :
- Des phrases pouvant être longues, avec une syntaxe souvent complexe :
:Je me suis tellement accoutumé ces jours passés à détacher mon esprit des sens, et j’ai si exactement remarqué qu’il y a fort peu de choses que l’on connaisse avec certitude touchant les choses corporelles, qu’il y en a beaucoup plus qui nous sont connues touchant l’esprit humain, et beaucoup plus encore de Dieu même, qu’il me sera maintenant aisé de détourner ma pensée de la considération des choses sensibles ou imaginables, pour la porter à celles qui, étant dégagées de toute matière, sont purement intelligibles. (Descartes - Méditation quatrième)
- Un vocabulaire rare :
:Le firmament / les cieux / l’azur…
::Pour : « Le ciel… »
- Des figures de style recherchées :
:Déjà la nuit en son parc amassait un grand troupeau d’étoiles vagabondes. (du Bellay)
::Pour : « Déjà la nuit tombait et on apercevait les premières étoiles. » (métaphore filée)
- L’imparfait et le plus-que-parfait du subjonctif (à l’oral comme à l’écrit) :
:Il fallait qu’il vînt.
::Pour : « Il fallait qu’il vienne. »
- Le passé simple et le passé antérieur de l’indicatif (à l’oral) :
:Je le vis quand je revins.
::Pour : « Je l’ai vu quand je suis revenu. »
- La forme interrogative directe inversée :
:D’où m’appelles-tu ?
::Pour : « D’où est-ce que tu m’appelles ? »
- L’inversion du sujet après certains adverbes de liaison (tels que : aussi, ainsi, peut-être, etc.) :
:Ainsi, ai-je dû écourter mes vacances.
::Pour : « Ainsi, j’ai dû écourter mes vacances. »
- etc.
Il existe un degré supérieur au niveau soutenu, principalement utilisé dans la poésie et la tragédie, et qui use d’un vocabulaire spécifique, de constructions archaïques ou sophistiquées, etc. C’est le registre sublime (ou encore, noble ou relevé).
Dans certaines situations d’énonciation, le choix du registre soutenu peut apparaître comme déplacé. Dans ce cas, il sera ressenti comme incongru, abusif, précieux, maniéré ou comique.
Registre familier
Le registre familier n’est pas totalement correct, mais il demeure admis sous certaines conditions. Il correspond au langage courant mais avec un grand nombre de libertés. Comme son nom l’indique, ce registre est surtout employé entre proches, entre personnes appartenant à une même communauté sociale dans laquelle tout formalisme peut être atténué, et il suppose, en principe, l’absence de tout lien hiérarchique rigide entre les interlocuteurs (membres de la famille, amis, camarades de classe, collègues de travail…).
Ce registre utilise :
- Une syntaxe simplifiée à l’extrême, souvent approximative : des phrases courtes, parfois inachevées, ou au contraire, interminables; des phrases nominales, souvent asyntaxiques (anacoluthes, thématisations agrammaticales ; cf. exemple ci-dessous); des interjections fréquentes; un grand usage de l’ellipse; des pléonasmes abusifs; l’utilisation de la juxtaposition paratactique, etc. :
:Au bureau, un de mes collègues, sa femme, elle a eu un bébé.
::Pour : « La femme d’un collègue du bureau a eu un bébé. »
- De nombreuses abréviations non encore lexicalisées :
:T’es là ? / phone / p’tit dèje / une deuch’…
::Pour : « Tu es là ? / téléphone / petit déjeuner / une deux chevaux… »
- La forme interrogative directe simple :
:Tu m’appelles d’où ?
::Pour : « D’où est-ce que tu m’appelles ? »
- La forme interrogative avec est-ce que au lieu de l’inversion :
:Est-ce qu’il est là ?
::Pour : « Est-il là ? »
- Un vocabulaire familier :
:Les guibolles / la frimousse / les quenottes…
::Pour : « Les jambes / le visage / les dents… »
- La suppression de ne dans les locutions négatives :
:J’ai pas bien dormi cette nuit.
::Pour : « Je n’ai pas bien dormi cette nuit. »
- Le pronom sujet on à la place de nous :
:Nous, on viendra.
::Pour : « Nous, nous viendrons. »
- L’utilisation abusive du présent de l’indicatif :
:S’il fait un pas de plus, le train l’écrase.
::Pour : « S’il avait fait un pas de plus, le train l’aurait écrasé. »
- Une prononciation plus rapide et moins soignée des mots (notamment par l’abandon de nombreux e muets causant des rencontres de consonnes alors simplifiées et modifiées ─ simplification qui s’étend aussi à d’autres groupes de consonnes, surtout en fin de mots ─, par des métaplasmes comme la syncope, la métathèse, l’apocope, l’aphérèse) :
:/pːa | kɛzvu'fʁe sta'pʁɛm | silkat'kat idemaʁ'pa || ʃːɛ'pa | dmɑ̃da'mːɑ̃/ (notation en API pour P’a, qu’est-ce vous f’rez ç’t aprèm si l’quat’-quat’ i’ démarre pas ? ─ Ch’sais pas, d’mande à M’man.)
::Pour : /pa'pa | kɛs(kə)vufə'ʁe sɛta'pʁɛm(i'di) siləkatʁ'katʁ ildemaʁ'pa || jəsɛ'pa | də'mɑ̃d ama'mɑ̃/ (« Papa, qu’est-ce (que) vous ferez cet après-m(idi) si le quatre-quatre il démarre pas ? Je sais pas, demande à Maman »), énoncé syntaxiquement familier pour « Papa, que ferez-vous cet après-midi si le quatre-quatre ne démarre pas ? ─ Je ne sais pas, demande à Maman. »
- etc.
Le registre familier peut être plus ou moins relâché (ou populaire) :
:- Ca boume ? / - Ch’ais pas trop…
::Pour : « - Ca va ? / - Je (ne) sais pas trop… »
Lorsque le registre familier (ou le registre relâché) est émaillé de mots et d’expressions venues de la rue, du milieu de la délinquance, etc., on parle alors de registre argotique (le verlan en est une variété) :
:Les nougats / les biftons / mézigue…
::Pour : « Les orteils / les billets de banque / moi… »
Enfin, le registre familier (relâché ou argotique) peut devenir à son tour registre vulgaire ou trivial, par l’emploi de mots ou d’expressions condamnés par la bienséance]] :
:Tu me casses les couilles ! / Enculé ! / Il s’est encore fait baiser…
::Pour : « Tu m’embêtes ! / Zut ! / Il s’est encore fait avoir… »
Sujets connexes
- Discours
- Énonciation
- Phrase
- Énoncé
- Syntaxe
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catégorie:Linguistique
catégorie:Grammaire
SociolecteEn linguistique, un sociolecte est le parler d'un groupe social, d'une classe sociale, ou de toute catégorie se distinguant une « culture intime ». Il diffère ainsi du dialecte, variante de langue parlée dans une région particulière — même si certains sociolectes peuvent être des dialectes privilégiés —, et de l'idiolecte, parler d'un individu.
Voir aussi
- Argot
- Jargon
- Langue djeunz
- Sociolinguistique
Catégorie:Linguistique
Catégorie:Sociologie
Tabou
Tabou est un mot d'origine polynésienne qui signifie «défendu» ou «interdit». Il désigne, dans la littérature ethnologique, une prohibition à caractère magico religieux dont la transgression entraîne un châtiment surnaturel.
polynésie (peinture naïve de William Bouguereau - )]]
Ancienne définition du tabou
Les ethnologues ont fait de ce mot polynésien un terme générique s'appliquant à toutes les interdictions d'ordre magique, religieux ou rituel, quel que soit le peuple qui formule ces interdictions.
Durkheim estime, qu'il est fâcheux d'étendre ainsi l'acception d'une expression étroitement locale et dialectale. Il n'y a pas de religion où les interdictions ne jouent pas un rôle considérable. Les termes interdit ou interdiction seraient préférables. En outre, tabou désigne aussi bien l'interdiction que la chose interdite.
Le tabou est un phénomène religieux qui constitue la forme négative du sacré; il exprime à la fois son caractère contagieux et dangereux. Il comprend trois éléments: une croyance dans le caractère impur ou sacré de telle personne ou de telle chose; une prohibition: l'interdiction de toucher ou d'user de cette personne ou de cette chose; la croyance que la transgression de cet interdit entraîne automatiquement la punition du coupable, qui verra, par exemple, son corps enfler ou dépérir; il aura un accident, perdra ses récoltes ou bien ses parents mourront.
Nouvelle définition du tabou
Aujourd'hui, le tabou est passé dans la langue courante et se limite plus seulement aux faits religieux mais aussi aux faits militaires ou de justice. Par exemple, évoquer l'affaire Dreyfus a été très longtemps tabou dans la société française.
Exemples
- L'affaire Dreyfus.
- Les peintures d'Hilter, les svastikas, les expérimentations médicales nazies.
- La maladie, la mort
- Les odeurs corporelles, les excréments
- La sexualité et le désir, en particulier dans leurs formes déviantes
- L'argent
Catégorie:Linguistique
Catégorie:Ethnologie
ja:タブー
Lexique ms:Leksikon
catégorie:Linguistique
catégorie:Lexicologie
En linguistique, le lexique d'une langue constitue l'ensemble de ses lemmes ou, d'une manière plus courante mais moins précise, « l'ensemble de ses mots ». On utilise, toujours dans les usages courants, plus facilement vocabulaire.
Taille du lexique
La taille d'un lexique est, par nature, impossible à définir avec précision car le seul moyen de se faire une idée de son étendue est le décompte des lemmes (ou entrées) d'un dictionnaire de cette langue, quand il existe.
En synchronie
Aucun dictionnaire ne peut dénombrer tous les lemmes d'une langue. En effet, le vocabulaire spécialisé, les jargons, les sociolectes, les idiolectes, l'argot et tous les termes qui ne sont pas encore lexicalisés ne peuvent être comptabilisés. De plus, seule la langue écrite est réellement prise en compte dans l'édition des dictionnaires usuels : un grand nombre de sociolectes purement oraux échappe à toute investigation.
Un dictionnaire usuel, en effet, ne peut que recenser les termes écrits les plus attestés mais ne peut en aucun cas identifier tous les lemmes qui existent à un moment donné, en synchronie, dans la langue qu'il décrit. De plus, à supposer qu'une armée de lexicographes se mette à l'affût de tous les mots utilisés par les locuteurs d'une langue donnée, l'opération prendrait suffisamment de temps pour que le corpus établi soit caduc au moment de la publication. De nouveaux mots seraient en effet apparus et d'autres auraient disparu, d'autant plus dans les sociolectes oraux.
On peut se rendre compte de la difficulté que l'on a à préciser les limites d'un lexique en se demandant ce que signifie l'expression « ce mot n'existe pas ». Faut-il entendre qu'il n'existe pas parce qu'il n'est pas attesté dans le dictionnaire ?, auquel cas on peut se demander dans lequel. Faut-il entendre qu'un mot n'existe que parce qu'il existe un assez grand nombre de locuteurs qui le connaissent ?, auquel cas il n'est pas possible de donner un pourcentage exact de locuteurs nécessaires à cet effet. Enfin, faut-il que le mot soit connu ou utilisé ?, ce qui change grandement les données d'appréciation.
Par exemple, le mot paryponoïan n'existe pas pour tout le monde. Des dictionnaires usuels comme le Petit Robert (édition électronique de 2001) ou le Grand Robert (deuxième édition mise à jour de 1992) ne le recensent pas, non plus que le [http://atilf.atilf.fr/ Trésor de la langue français informatisé] (version 3 du 18.6.2002). Pourtant, il est bien connu des spécialistes de rhétorique.
En diachronie
De plus, diachroniquement, le lexique d'une langue est en perpétuelle évolution : des lemmes apparaissent et disparaissent sans cesse des usages des locuteurs sans qu'il soit pour autant possible d'en recenser tous les cas, ne serait-ce parce que la disparition d'un mot ne peut être constatée que par les spécialistes (vu que les locuteurs n'utilisent plus ce mot) et que son apparition n'est pas forcément un gage de pérennité (qui peut dire si telle ou telle expression à la mode sera encore utilisée dans cinq ans ?). Les dictionnaires usuels ne recensent en effet les mots que quand ils atteignent une certaine fréquence d'emploi, laquelle, faute de mieux, est le plus souvent calculée à partir de corpus écrits.
Il faut souvent attendre qu'un terme nouveau soit suffisamment attesté par des sources variées pour que les dictionnaires l'acceptent comme lemme, certains étant plus restrictifs que d'autres (comme celui de l'Académie française). En effet, il ne serait pas utile de recenser des termes nouveaux qui ne sont que le reflet d'un effet de mode éphémère. Un dictionnaire usuel n'offre donc qu'un cliché du lexique, plus ou moins précis, mais jamais exact. Les dictionnaires étymologiques, quant à eux, recensent aussi des termes disparus et, paradoxalement, qui ne le sont pas réellement puisque à défaut d'être utilisés, il n'en sont pas moins encore connus.
Vie et mort des lemmes
Le lexique d'une langue est donc un ensemble de lemmes aux dimensions floues et variables. On l'a dit, outre qu'il est impossible de tous les recenser pour un état précis d'une langue, certains apparaissent ou disparaissent, rendant les limites encore plus difficiles à cerner.
Création de nouveaux lemmes
Parmi les méthodes d'enrichissement du lexique, on peut compter principalement la dérivation (création d'un mot à partir d'un radical ou d'un thème morphologique préexistant), la composition (création d'une nouvelle unité de sens à partir de plusieurs lemmes assemblés) et l'emprunt lexical (emprunt d'un mot à une autre langue). On nomme toute création lexicale un néologisme. Quand à un signifiant préexistant est ajouté un nouveau signifié, il peut s'agir d'une catachrèse, d'un calque... Dans ce cas, ce n'est pas réellement un nouveau « mot » mais une extension de son sens.
Les mots apparaissent principalement pour répondre à un besoin, quand il faut un signifiant pour représenter un signifié (que celui-ci soit nouveau ou non : il peut s'agir de remplacer des signifiants usés pour garder leur signifié), ou bien pour des raisons de mode.
Il n'est pas toujours aisé de savoir quand un nouveau terme est apparu. Tout au plus peut-on s'en rendre compte quand il commence à être suffisamment employé par des locuteurs d'horizons divers. Généralement, les dictionnaires en recensent les premières attestations écrites (faute de mieux quand le lemme remonte à une époque à laquelle l'enregistrement de la voix n'existait pas ou bien parce que la lexicographie n'était pas assez développée) dans un texte reconnu (voire connu), qu'il soit littéraire ou non.
Disparition des lemmes
Les raisons de la disparition d'un lemme sont nombreuses. On peut, rapidement, citer la disparition d'un signifiant pour un signifié qui n'existe plus, quand un objet ou une notion ont disparu de la vie quotidienne et qu'il n'y a plus besoin d'en parler. En règle générale, la disparition complète est assez rare car, même si un lemme n'est plus recensé par les dictionnaires courants, les textes plus anciens peuvent l'utiliser, auquel cas il existe encore, virtuellement, pour les personnes lisant ces textes. Ce n'est pas parce que le daguerréotype n'est plus utilisé et vendu que le mot le désignant a disparu.
La mode peut aussi jouer : actuellement, bath, au sens de « chic », semble désuet et est vraisemblablement appelé à disparaître, d'autant plus qu'il appartient au registre familier. De tels termes, souvent éphémères, apparaissent et disparaissent très fréquemment, portés par les médias et le monde de la mode (comme le show-business actuellement, mais aussi les Précieuses au XVIIe, grandes créatrices de néologismes qui n'ont pas tous survécu), puis abandonnés rapidement au bénéfice d'un nouveau voire simplement oubliés (qui connaît encore le mot scopitone ?). Consulter aussi Français branché.
Enfin, l'usure phonétique peut jouer : quand, à force d'évolution phonétique, les mots deviennent trop courts pour être facilement identifiables, ils peuvent être protégés de la disparition en étant dérivés voire quitter simplement le lexique. C'est le cas pour abeille (du latin apicula, proprement « petite abeille » ; abeille est un emprunt à l'occitan) qui, au XIVe siècle, a remplacé la forme ef (du latin apis, forme classique du mot), devenue é, trop courte pour rester compréhensible. Si l'on ajoute à cela les homophonies possibles (est, et, ait), l'on voit que le mot n'avait plus un assez grand rendement. Ce remplacement, cependant, n'a pas été soudain et il a existé dans le lexique plusieurs concurrents en concomitance pour désigner la même créature : avette, diminutif régulier de ef / é et mouchette, diminutif de mouche, entre autres. Abeille l'a cependant emporté, laissant dans son sillage disparaître ces formes parallèles, qui ont pu toutefois être conservées dans des parlures régionales.
Quelles que soient les raisons, le lexique ne diminue en fait que rarement. Il serait plus juste de dire qu'il se renouvelle. On peut, pour le français, recenser de nombreux mots médiévaux qui n'ont pas survécu au temps, comme cuider (« penser ») ou encore graindre / graigneur (« plus grand »), comparatif de grand. Encore peut-on dire que ces lemmes ne sont pas vraiment français mais propres à l'ancien français, qui n'est pas la même langue (la compréhension d'un texte en ancien français n'étant pas possible à un locuteur lambda). Ces deux exemples montrent bien que la langue est toujours capable de signifier ces notions. De plus, certains lemmes médiévaux ne disparaissent pas vraiment mais sont conservés sous une autre forme. Par exemple, la locution au jour d'hui s'est lexicalisée dans le courant du XIVe siècle, ce qui marquerait la naissance d'un nouvel adverbe. Dans le même mouvement, cependant, le mot hui (qui a le sens daujourd'hui) disparaissait : peut-on réellement parler de la disparition d'un lemme ? En fait, il y a là conservation du lemme hui, qui n'était plus suffisamment compréhensible, sous une autre forme.
En conclusion, on peut dire que l'apparition d'un néologisme est somme toute plus facile à cerner que la disparition d'un mot. En effet, pour dire qu'il a réellement disparu, il faut pouvoir affirmer que plus aucun locuteur ne l'emploie. Le fait qu'un mot ait disparu d'un dictionnaire usuel n'en constitue bien entendu pas la preuve.
Rapports entre les mots d'un même lexique
Les mots d'un lexique entretiennent entre eux des rapports sémantiques (liens entre les signifiés) ou formels (liens entre les signifiants) désignés par des termes techniques en -onymie (du grec ὄνυμα, ónuma, « mot ») :
- rapports sémantiques : antonymie, autonymie, éponymie, holonymie, hyperonymie, hyponymie, méronymie, pantonymie, synonymie ;
- rapports formels : homonymie, homophonie, homographie, paronymie.
Sens courants
Par extension, un lexique est un ensemble de mots liés à un domaine (le lexique de l'armement), une personne (le lexique de Balzac) ou un ensemble de personnes (le lexique des jeunes). Il faut dans ce cas le comprendre comme une liste de termes. Il sera alors synonyme de vocabulaire, idiolecte, glossaire, dictionnaire, etc.
Articles connexes
- lemme, lexème et lexicalisation ;
- lexicologie, lexicographie ;
- néologisme, dérivation, néologisme, composition et emprunt lexical ;
- mot.
ViolenceCatégorie:Violence
La violence est un terme général employé pour décrire un comportement agressif, non amical, non pacifiste, belligérant, ennemi, autrement dit une contrainte imposée, qui provoque la douleur, la peine.
La violence peut être :
- Verbale : des insultes, des mots qui blessent.
- Physique : des gestes violents qui font mal, des gifles, coups de poings, coups de pieds, armes blanches, armes à feu.
- Sexuelle : Une personne, conciente d'avoir un ascendant (hiérarchique, parental, physique, psychologie) impose à une autre (plus faible) des actes sexuels non désirés.
- Symbolique : une situation de domination légitime ou non d'une personne sur une autre, d'un groupe de personnes sur un autre, mais mal vécue par l'une des deux parties ; exemples : autoritarisme d'une hiérarchie d'entreprise ou d'armée, organisation politique d'un pays, vie de famille mal vécue par un membre de la famille.
- Conjugale : quand le comportement d'un conjoint est identifiable à l'une des violences décrites ci-dessus sur l'autre conjoint.
- Raciste : quand la victime d'une forme de violence est choisie par le violenteur uniquement sur des critères raciaux ou nationaux.
- Froide : Terme parfois utilisé pour l'opposer à la violence « chaude », aggressive. Consiste à contraindre autrui à demeurer dans une situation de souffrance (séquestration, par exemple).
- sur soi-même : action de ne pas tenir compte de tous ses besoin dans ses actions. Donc d'accepter des tâches qui nous écrasent. (Par ex : Aller à un barbecue alors que la semaine a été dure et que l'on préfairerait passer l'après-midi en famille et pas au barbecue.)
La violence caractérise l'agressivité. Un comportement coléreux, agressif, peut être perçu comme violent, et peut devenir violent.
La violence peut être légitimée. La légitime défense, quand la victime de violence se défend par la violence, ou encore lorsqu'une armée en guerre provoque des morts violentes sous la responsabilité d'un État, dans le cadre des traités internationaux de guerre.
Elle peut être non légitimée comme la violence gratuite, qui est un acte motivé par des causes psychiques internes au bélligérant et, juridiquement recevables pour une éventuelle grâce; auquel cas un traitement psychiatrique du violent devient nécessaire. Non légitimée encore quand l'acteur de la violence agit sciemment avec préméditation afin de commettre un délit : vol, kidnapping; auquel cas un traitement juridique et social du violent devient nécessaire.
Voir aussi
- Violence symbolique
- Violence conjugale
- Violence homophobe
- Violence policière
- Non-violence
- Communication non violente
Liens externes
- [http://members.fortunecity.com/xphilo/cours_2000_2001/violence.htm Cours de philosophie : la violence]
- [http://www.diplomatie.gouv.fr/label_france/FRANCE/SOCIETE/violence/violence.html Violences en France], un article de Label France, site du [http://www.diplomatie.gouv.fr/ ministère des Affaires étrangères] [http://www.diplomatie.gouv.fr/label_france/FRANCE/SOCIETE/violence2/violence.html Violences en France 2]
- [http://www.lmsi.net/article.php3?id_article=303 Réflexions sur la violence symbolique, par Igor Reitzman]
ja:暴力
DrogueEn pharmacologie, la drogue désigne le principe actif d'une plante. Autrefois, les drogues étaient vendues par les apothicaires et les droguistes. Un ouvrage encyclopédique recensant les drogues de toutes les plantes s'appelle une pharmacopée.
En biologie cellulaire, on appelle drogue tout composé chimique ou biochimique capable de bloquer ou modifier une ou plusieurs activités intracellulaires.
La drogue (du néerlandais droog, sec), est un terme couvrant un ensemble de substances psychotropes, c'est-à-dire, qui modifient l'esprit et/ou la volonté et/ou le jugement, et qui créent parfois une dépendance (pharmacodépendance), appelée aussi addiction.
Origine
Le terme était utilisé à l'origine pour désigner les plantes exotiques (épices, pharmaceutiques ou autre) séchées pour la conservation et amenées en Europe par le port d'Amsterdam. Certains commerces d'articles de quincaillerie et de produits ménagers portent encore l'appellation de droguerie.
Depuis, le sens a varié pour s'appliquer aux médicaments (il reste employé ainsi par certaines vieilles personnes), puis est maintenant majoritairement utilisé pour désigner les psychotropes, voire, lorsque l'on parle du trafic de drogue, uniquement les psychotropes illégaux.
Implications médicales
Les drogues agissent souvent sous l'influence d'un ou plusieurs alcaloïdes, modifient les transmissions synaptiques.
Voir l'article de fond psychotropes
Implications sociales
Situation
La consommation de psychotropes est un phénomène dont on retrouve des traces dans toutes les sociétés. Cependant, alors que dans les sociétés traditionnelles sa consommation était encadrée par un rituel et limitée à certaines personnes et certaines occasions, les sociétés modernes sont confrontées depuis le à un nouveau type de consommation dont les effets sur les individus et la société sont très différents. Les drogues sont aujourd'hui des marchandises produites industriellement et leur consommation devient un loisir banalisé, une mode ou un moyen d'affirmer son appartenance à tel ou tel groupe social.
Facteurs incitants ou agravants
Il y a de nombreuses circonstances qui peuvent mener à la consommation de drogue et/ou la favoriser:
- la pauvreté, la violence, les abus
- des parents abusifs, excessifs ou sans autorité
- des parents ou amis qui sont eux-mêmes consommateurs
- les conflits familiaux
- un manque de satisfaction dans ses rapports avec autrui
- une pression très élevée dans l'environnement professionnel (voire scolaire)
- une grande accessibilité des produits, de nombreuses occasions de consommer
- la pratique d'un sport de haut-niveau
Pour certains consommateurs, la prise de drogue s'inscrit dans un mode de vie hédoniste, antisocial, adopté préalablement à leur initiation aux drogues, la recherche du plaisir physique étant le fondement ou le but de la vie. Toutefois, la consommation de drogue s'inscrit le plus souvent dans un contexte de malaise social, de crise des valeurs, d'inégalité des chances et d'individualisme.
Une consommation de drogue répétée peut entraîner une toxicomanie.
Conséquences
La prise de drogue est un phénomène de société qui a des conséquences sur l'individu et sur la société en général.
Les toxicomanes se trouvent souvent entraînés dans la spirale de la délinquance, notamment pour se procurer des produits illicites et onéreux. Certains peuvent en venir à se prostituer pour trouver les sommes quotidiennement nécessaires à l’achat du produit. La dépendance à un produit cher et interdit, ainsi que l'escalade qui peut l'accompagner, peut conduire l'usager à dépenser toujours plus, à fréquenter des personnes pratiquant une activité illégale et fortement réprimée, qui ont souvent une certaine emprise sur eux, et cela conduit souvent à une perte de repères, à une désocialisation, avec la reconstruction d'un mode en grande partie fictif dans lequel la drogue prend la première place. De nombreux récits de drogués confirment cette perte de réalité qui accompagne l'usage prolongé de drogues dites dures, comme l'héroïne ou la cocaïne.
Trafic de drogue
cocaïne
D'après l'Organisation mondiale de la santé, le 'commerce des drogues' est, en dollars, le troisième au monde derrière le pétrole et l'alimentation, juste avant celui des armes et des médicaments. Parallèlement, elle génère une criminalité spécifique et son commerce illicite crée des réseaux de type maffieux, avec son contingent de guerres des gangs, de règlements de compte, etc.<br />
Voir également l'article sur le blanchiment d'argent.
Filières
- le pavot est cultivé et transformé illégalement dans certains pays d'Amérique latine et au Moyen Orient
- le cannabis pousse naturellement en Europe, en Afrique et en Asie, sa culture se faisant sur presque tous les continents
- la coca, qui pousse dans les Andes, est transformée localement dans des laboratoires clandestins en cocaïne.
- le trafic des champignons hallucinogènes est marginal
- les drogues de synthèse, comme les amphétamines, l'ecstasy, et le LSD sont produits dans des laboratoires clandestins parfois situés dans des pays occidentaux.
Voir aussi
Articles connexes
- Toxicomanie
- Stupéfiant
- La toxicomanie en Belgique sur Wikinations.be
- Substance psychédélique
- Dépendance
- Addiction
- Injonction thérapeutique
Liens externes
- http://www.drogues.gouv.fr/ — le site de la mission interministérielle de lutte contre la dépendance et la toxicomanie (MILDT)
- [http://www.drogues.gouv.fr/fr/cequilfaut_savoir/actions/actions.asp Action des drogues sur le cerveau]
- [http://www.geopium.org Geopium : Géopolitique des drogues illicites en Asie]
- [http://www.geopium.org/Photos/Maroc_Rif2005/Maroc_Rif2005.htm Photos de cultures de cannabis au Maroc (Rif)]
- [http://www.who.int/inf-fs/fr/am221.html Rapport sur le tabac et la santé de l'OMS en 1999]
- [http://www.senat.fr/evenement/drogues_illicites.html Drogues illicites (Sénat français)]
- Sur l'ecstasy : http://www.ecstasydata.org/ et http://www.ecstasy.org/
- http://www.emcdda.org/mlp/ms_fr-index.shtml
- [http://www.keep-smiling.com/actualites.html Association « Techno de sante communautaire »]
- [http://www.erowid.org/index.shtml Relations complexes entre les êtres humains et les substances psychoactives]
- sur le chanvre global http://www.yahooka.com/ et http://www.wonderchanvre.com/
- [http://www.cedro-uva.org/lib/boekhout.cannabis.fr.html Le cannabis en France]
- [http://www.mapinc.org Reseau mondial d'information pour la reforme en matiere de stupéfiants]
- [http://www.trans-at.ch trans-AT - Service ambulatoire de la Fondation Dependances - Suisse]
- [http://idiotech.free.fr/mdld.htm Marre de la drogue - Temoignage (sarcastique) sur diverses toxicomanies]
catégorie:société
catégorie:drogue
ko:마약
ms:Dadah
XIIIe siècleCatégorie:Siècle
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Voir aussi : Liste des siècles, Chiffres romains
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Le siècle commence le 1201 et finit le 31 décembre 1300.
Événements
- Brève poussée glaciaire attesté dans les Alpes par la tourbière du glacier de Fernau (Tyrol), entre 1200 (peut-être 1150) et 1300 (peut-être 1350).
Amérique
- La culture d’Anasazi, venue du nord, prédomine dans l’ensemble Pueblo occidental (1200-1400). De hauts et solides murs d’adobe sont édifiés pour protéger les villages des pillards, peut-être des tribus nomades Apaches.
Afrique
- Les chorfa Alawites (descendant d’Ali, gendre de Mahomet), s’installent dans l’oasis du Tafilalet dans le sud du Maroc.
- Le royaume de Kanem (Tchad) établit sa domination jusqu’au Fezzan.
- Au Dahomey, vers le XIIe ou le XIIIe siècle, des Adja vivent sur les rives du Mono, entre Tado et Athiémé. Une partie de cette tribu se déplace plus tard vers un territoire voisin et fonde la ville d’Allada (Ardra ou Ardes). A la suite de querelles pour le pouvoir, une partie des Adja d’Allada fonde une chefferie indépendante dans les environs d’Abomey. Peu-après, une autre fraction des Adja quitte aussi Allada et fonde sur le littoral le royaume de Djakin (ou de Porto-Novo).
- Des immigrants venus du Mali convertissent les Haoussa à l’Islam.
- Vers le XIIIe ou le XIVe siècle, des pasteurs tutsi commencent à s’installer dans le Ruanda oriental où sont déjà établit des cultivateurs hutu et des chasseurs pygmées toua. Au cours des siècles suivants, les Tutsi affirment leur supériorité sur les Hutu en leur louant une partie de leur cheptel à des conditions qui transforment les Hutu en serfs.
- Apogée du comptoir persan de Kiloa et des Comores au XIIIe siècle.
Madagascar
- De nombreux Indonésiens continuent à s’installer sur la côte orientale de Madagascar jusqu’au XIIIe siècle. Les migrations d’Africains continuent à cette époque vers la côte occidentale.
- Les Arabes de Kiloa ont fondé des établissements aux Comores, mais n’occupent pas la grande île. Par contre de nombreux métis, les Antalaotes, originaires des Comores, s’implantent sur la côte septentrionale. Issus d’un métissage d’Arabes, de Malgaches et d’Africains, ils parlent une langue dérivée du swahili.
- Sur la côte nord-orientale s’établissent les Iharaniens, peuple très métissé mais à prédominance africaine.
- Sur la côte sud-est font souche vers le XIIIe siècle les Zafi (descendants de) Ramiria, qui seraient les ancêtres des Antambahoaka et des Antanosi.
- Les Antemoro s’installent sur la côte sud-est entre le XIIIe et le XVIe siècle. Originaire des Comores, ils auraient vécu dans la région des Iharana avant de prendre racine plus au sud.
- Des naufragés de toute origine (indiens, indonésiens, arabisé, puis portugais) ont également fondé, entre le XIIIe et le XVIe siècle, des villes sur le littoral malgache. Ils sont rapidement assimilés et perdent leurs caractères d’origine.
- Une partie des peuples du littoral pénètre lentement vers l’intérieur de l’île. Dans le sud-est, les Zafi-Manara fondent la dynastie des Antandroy et les Zafi-Ndravola celle des Masikoro. Dans l’est, le prince antemoro Rambo est à l’origine des Tanala de l’Ikongo. Sur le plateau central, à la fin du XIVe et au début du XVe siècle arrivent les Hova et leurs chefs les Andriana, ayant un type indonésien très marqué.
Asie
- Règne d'Angrok, roi semi légendaire de Singosari (Java). Son histoire est contée dans le Pararaton ou Livre des rois. Fils de paysan, il est peut-être le symbole de la réaction javanaise contre l’influence indienne. Il arrive au pouvoir en assassinant le roi de Kadiri dont il épouse la veuve.
- Le shogun du Japon établit des contacts avec les Aïnous de l’île de Yeso (Hokkaido). Organisé en chefferies, les Aïnous ont une culture autonome, qui s’exprime dans Yucar, le poème épique de la nation.
Europe
- Croisade des Albigeois (1209-1229) conquête de l'Occitanie par les barons du nord de la France. C'est l'une des premières croisades et inquisitions menée par les catholiques. Elle fut soutenue au début par le pape de l'époque pour mettre fin à l'hérésie cathare.
Art & culture
- À Cuzco, au Pérou les Incas construisent dans leur capitale le temple de Koricancha.
- Les textes écrits les plus anciens de Madagascar sont les Sorabes, textes en langue malgache et en caractères arabes, écrits sur du papier dont les Antemoro détenait le secret de fabrication.
- Représentations de théâtre dansées dans le style religieux bhârata-natyam, originaires du Tamilnâdu, en Inde du Sud, à partir du XIIe siècle. Trois types de spectacles s’en inspireront, le kuravamchi, le bhâgavatamela et le kuchipudi de l’Andhra Pradesh.
Economie & société
Europe
- 60 millions d’habitants en Europe.
- Vers 1200, la masse paysanne en France est en majorité composée de serfs, embrigadés dans le cadre de la seigneurie et uniformément astreint à trois charges spécifique : le chevage, le formariage et la mainmorte. Au cours du XIIIe siècle, le progrès économique conduit les maîtres à accorder des affranchissements individuels ou collectifs, de sorte que le servage devient le lot des plus démunis.
- Apparition des villages forestiers (Waldhufendorf) dans les régions alpines à partir de 1200. Ils s’étendent le long d’une route avec des champs perpendiculaires à celle-ci. La main-d’œuvre est fournie par des paysans serfs à qui des chartes de colonisation offrent des conditions plus avantageuses.
- Le XIIIe siècle est marqué en Bohême par un net accroissement de la population. Concentrée jusque-là dans le bassin de Elbe (Polabí), très favorable à l’agriculture, elle défriche intensément les montagnes du quadrilatère de Bohême. C’est surtout l’œuvre de colons allemands venus de Thuringe, de Souabe, de Saxe ou d’Autriche. Des villages sont créés par des contrats écrits entre les seigneurs et les colons, garantissant à ces derniers le droit héréditaire sur leurs terres. Dirigés par le colon le plus riche (rychter ou šule), ils développent en plaine l’assolement triennal pratiqué par les Germains, mais l’exploitation minière constitue la richesse essentielle.
- Au XIIIe siècle, le développement des villes en Pologne est accéléré par l’arrivée de marchands allemands : Cracovie, Wrocław, Poznań, Gdańsk, etc. Ils apportent leur droit allemand, originaire de Magdebourg, et constituent un patriciat, tandis que les Polonais détiennent l’artisanat et les services. Ces cités obtiennent le privilège d’élire un maire et bénéficient d’exemptions fiscales et militaires. Un grand commerce se développe le long de la Vistule par laquelle les marchandises hongroises (vin, cuivre) transitent jusqu’à Gdańsk, qui exporte à son tour du blé polonais. Le plan des cités se trouve modifié. Le castrum et le suburbium s’effacent au profit de la place du marché bordée par l’hôtel de ville.
- Foire de Skanör (Scanie), dès le début du XIIIe siècle. Elle se tient au moment ou d’énormes bancs de hareng migrent d’une mer à l’autre. Les Lübeckois apportent et vendent le sel de Lunebourg pour la conservation des poissons, qui s’exportent dans les pays du Sud. Ils sont rejoints par d’autres marchands allemands, puis par des Anglais et Néerlandais qui commencent à doubler la pointe de Skagen (Umlandsfahrer, « cirumnavigatores ») à partir du milieu du siècle. Outre les harengs et le sel, la foire permet l’échange d’autres produits : sel, fer de Stockholm, bière de Lubeck, articles d’emballage, cordes, tonneaux, étoffes des Pays-Bas et autres produits manufacturés.
Mongolie
- Au début du XIIIe siècle et dès la seconde moitié du XIIe siècle, dans toutes les tribus mongoles, se forme une aristocratie de la steppe, appelé le groupe des noïns. Ils portent des noms et titre distinctifs comme ba gatour (preux, courageux), böki (fort, puissant), bilgaï (sage), setchen (savant), merguen (archer excellent). Les différentes tribus sont constamment en guerre les unes contre les autres, ce qui permet aux chefs de clan victorieux d’accroître leur pouvoir économique, par la possession d’esclaves et de pâturages. Les vaincus, les ounagan bogol, gardent le bétail des tribus dominantes et traquent le gibier lors des chasses organisées à l’échelle nationale. Les nuker, membres de l’escorte du khan, deviennent la force armée de la domination des masses.
- Le passage de la propriété collective du bétail et des pâturages par les clans (kuren) à la propriété privée des familles (aïls) marque le début du féodalisme nomade. Les pâtres libres se trouvent assujettis aux seigneurs féodaux, propriétaires (edjen) du domaine de pâturages (noutoug). L’économie de l’aïl reste autarcique, mais n’exclue pas le troc avec les peuples sédentaires voisins (bétail contre produits manufacturés).
Personnages significatifs
- Gengis Khan (1162 - 1227), chef mongol et conquérant de l'Asie.
- Marco Polo (Venise, 1254 - id., 1324).
- Saint François d'Assise (Assise, v. 1182 - id., 1226), fondateur de l'ordre catholique des Franciscains.
- Saint Thomas d'Aquin (v. 1225 - 1274), philosophe et théologien italien.
Inventions, Découvertes, Introductions
- Apparition de la brouette en Europe.
- Les Normands introduisent la boussole en Méditerranée (v. 1200).
- Apparition de grandes nefs pour le commerce atlantique. Emploi du gouvernail d’étambot et de la girouette.
- La quenouille est remplacée dans plusieurs régions d’Europe par le rouet actionné au moyen d’une manivelle pour filer les textiles.
ja:13世紀
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XVe siècleCatégorie:Siècle
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Voir aussi : Liste des siècles, Chiffres romains
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Le siècle commence le 1401 et finit le 31 décembre 1500.
Événements
C'est un siècle charnière entre le Moyen Âge et la Renaissance.
Amériques
- Civilisation aztèque au Mexique
- Civilisation inca au Pérou
Asie
- Renaissance timouride en Asie Centrale autour de Hérat et Samarcande, avec Shah Rukh, Baysunghur, Ulugh Beg et Husayn Bayqara.
Europe
- Fin de la Guerre de Cent Ans
- Fin de l'Empire byzantin (1453)
- Guerre des Deux-Roses (1455-1485)
- Fin de la Reconquista espagnole 1492
- Quattrocento de la Renaissance en Italie
Personnages significatifs
- Gutenberg, inventeur de l'imprimerie moderne
- Christophe Colomb (Gênes, 1451 - Valladolid, 1506), navigateur espagnol.
- Jeanne d'Arc (Domrémy-la-Pucelle, 1412 - Rouen, 1431), héroïne française.
Inventions, Découvertes, Introductions
- Christophe Colomb découvre l'Amérique
- Début de l'imprimerie en Europe (en fait, invention des caractères mobiles en alliage de plomb)
- Le système bielle/manivelle constitue sans doute la plus importante innovation technique du
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th:คริสต์ศตวรรษที่ 15
1628Catégorie:1628
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Cette page concerne l'année 1628 du calendrier grégorien.
Événements
- Richelieu prend la citadelle huguenote de La Rochelle, le 28 octobre.
- Vers 1628 : Naissance à Haarlem du peintre hollandais Jacob Van Ruysdael.
- William Harvey médecin anglais publie son travail sur la petite et la grande circulation sanguine dans On the Motions of the Heart and Blood.
- 12 janvier : Charles Perrault, écrivain français
- 10 mars : Marcello Malpighi, médecin, père de l'histologie
- François Savary de Brèves, diplomate et orientaliste français
- Peter Philips, organiste et compositeur anglais
ko:1628년
ms:1628
VidocqEugène-François Vidocq, aventurier français, né le 24 juillet 1775 à Arras, mort le 11 mai 1857 à Paris.
Paris
Fils de boulanger, François Vidocq commet divers larcins au cours de son enfance, puis, à l'âge de 16 ans, s'engage dans l'armée révolutionnaire. Il se bat alors à Valmy et à Jemmapes puis déserte l'armée. Il en est renvoyé en 1793. Il poursuit alors une vie aventureuse de voleur et d'escroc entre Paris et le nord de la France ; Arrêté, il est condamné en 1797 par le tribunal criminel de Douai à huit ans de travaux forcés pour « faux en écritures publiques et authentiques ». À Bicêtre, il est incorporé dans la chaîne de Brest, un groupe de forçats destiné au bagne de ce port; le voyage, particulièrement éprouvant, dure vingt-quatre jours. Vidocq en profite pour tenter une première évasion en forêt de Compiègne. Ce premier échec ne le décourage pas. La chaîne de forçats parvient à Brest le 24 nivôse An VI (13 janvier 1798). La chaîne fait halte à l'entrée de Brest à l'hôpital de Pontanézen, où on procède au déferrement des bagnards. Vidocq essaie à nouveau de fausser compagnie à ses gardiens, mais il se foule les deux pieds en tentant de sauter le mur d'enceinte. Trois semaines plus tard, il entre au bagne: le registre matricule du bagne le décrit ainsi : « 22 ans, taille de 5 pieds, 2 pouces, 6 lignes ; cheveux, sourcils châtains clairs, barbe de même ; visage ovale bourgeonné ; les yeux gris, le nez gros ; bouche moyenne, menton rond et fourchu, front bas, ayant une cicatrice à la lèvre supérieure côté droit; les oreilles percées ». Huit jours après son arrivée, il réussit à se procurer des vêtements de matelot qu'il dissimule à l'arsenal où il travaille. Ayant réussi à se changer sans attirer l'attention il quitte Brest sans être inquiété. De nouveau arrêté en 1799, il est cette fois envoyé au bagne de Toulon, d'où il s'évade encore une fois, le 6 mars 1800. Il acquiert de cette façon auprès des gens du milieu un respect et une notoriété sans égal.
En 1806 il propose ses services d'indicateur à la police de Paris. En 1811 le préfet le place à la tête de la Sûreté, un service de police dont les membres sont d'anciens condamnés et dont le rôle est d'infiltrer le milieu. Ses nombreux succès et ses méthodes peu orthodoxes ne sont pas du goût de tous et par deux fois on le fait démissionner.
En 1827 Vidocq démissionne définitivement de ses fonctions de chef de la Sûreté. En 1828 il publie des Mémoires qui connaissent un grand succès, et qui inspirent notamment à Honoré de Balzac son personnage de Vautrin. En 1833 Il fonde le Bureau de renseignements pour le commerce, la première agence de détective privée, qui fournit aux commerçants, moyennant finance, des services de renseignement et de surveillance.
Âgé de 82 ans, François Vidocq meurt à Paris le 11 mai 1857.
Haut en couleurs, le personnage de Vidocq a été porté plusieurs fois à l'écran :
- en 1922, Vidocq est interprété au cinéma par René Navarre dans Vidocq réalisé par Jean Kemm, sur un scénario d'Arthur Bernède adapté de son propre romanArthur Bernède
- en 1938, Vidocq est interprété au cinéma par André Brulé dans Vidocq réalisé par Jacques Daroy
- en 1946, Vidocq est interprété au cinéma par George Sanders dans le film A Scandal in Paris réalisé par Douglas Sirk
- en 1947, Vidocq est interprété au cinéma par Henri Nassiet dans le film Le Cavalier de croix-mort réalisé par Lucien Ganier-Raymond
- en 1967, Vidocq est interprété dans la série télévisée Vidocq par Bernard Noël
- en 1971, Claude Brasseur reprend le rôle, toujours à la télévision, dans Les nouvelles aventures de Vidocq
- en 2001, Vidocq est interprété au cinéma par Gérard Depardieu dans le film Vidocq, réalisé par Pitof sur un scénario de Jean-Christophe Grangé
Il inspira aussi à certains romanciers de nombreux personnages:
- Jean Valjean alias Le père Madeleine dans Les Misérables deVictor Hugo
- Vautrin dans La comédie humaine dHonoré de Balzac
- Rodolphe de Sombreuil dans Les mystères de Paris dEugène Sue
- Auguste Dupin dans Double assassinat dans la rue Morgue dEdgar Allan Poe
- Mr Lecoq dans L'affaire Lerouge dÉmile Gaboriau
Bibliographie
- Mémoires (1828)
- Les voleurs (essai 1836)
- Considérations sommaires sur les prisons, les bagnes et la peine de mort (essai 1844)
- Les vrais mystères de Paris (roman 1844)
- Les chauffeurs du nord (roman 1845)
On peut trouver [http://gallica.bnf.fr/scripts/catalog.php?MA=vidocq ses Mémoires et les Voleurs] sur Gallica.
Vidocq, Eugène François
Vidocq, Eugène François
Vidocq
Eugène Sue
Eugène Sue, né le 8 février 1804 à Paris I, mort le 3 août 1857 à Annecy (Haute-Savoie), est un écrivain français.
Il est principalement connu pour deux de ses romans-feuilletons à caractère social : Les Mystères de Paris (1842-1843) qui, au siècle suivant, inspirera à Léo Malet la série Les Nouveaux Mystères de Paris, mais encore Le Juif errant (1844-1845).
Eugène Sue est en outre l'auteur, selon ce qu'en rapporte la bibliographie établie par Francis Lacassin, de 7 romans exotiques et maritimes, 11 romans de mœurs, 10 romans historiques, 15 autres romans sociaux (dont une série intitulée Les Sept Péchés capitaux), 2 recueils de nouvelles, 8 ouvrages politiques, 19 œuvres théâtrales (comédie, vaudeville, drame) et 6 ouvrages divers.
Député socialiste de la Seine, il sera exilé sous le second empire.
Ouvrages consacrés à Eugène Sue
- Eugène Sue, film réalisé par Jacques Nahum, et notamment interprété par Bernard Verley et Pierre Arditi.
- in Les Mystères de Paris (réédition de 1989, éditions Robert Laffont, collection « Bouquins ») :
- Introduction (18 p.). Armand Lanoux, de l'Académie Goncourt.
- Préface : « Les Mystères de Paris » et leurs lecteurs (9 p.). Francis Lacassin.
- Eugène Sue vu par Alexandre Dumas (36 p.).
- Chronologie (6 p.). Francis Lacassin.
- Bibliographie (4 p.). Francis Lacassin.
- in Le Juif errant (réédition de 1983, éditions Robert Laffont, collection « Bouquins ») :
- Préface (7 p.). Francis Lacassin.
- Chronologie : Eugène Sue et son temps. Francis Lacassin.
- Eugène Sue et le Roman feuilleton. Nora Atkinson. Paris, A. Nizet & M. Bastard : 1929. 219 p. In-4°
- Eugène Sue, auteur des Mystères du peuple, à la barre de l'histoire.... Édouard Wautier d'Halluvin. Paris, Dentu : 1851. 32 p. In-8°
- Eugène Süe : apologie des Mystères de Paris. Adolphe Porte. Paris : 1864. In-4°, XXXII p.
- Eugène Sue et la Seconde République. Pierre Chaunu. Paris, Presses universitaires de France : 1948. 71 p. In-16°. Collection du Centenaire de la Révolution de 1848 publiée sous le patronage du Comité National du centenaire.
Voir aussi
Kernock le pirate
Sue, Eugène
Balzac
- Honoré de Balzac est un écrivain français du XIXe siècle appelé couramment Balzac.
- Jean-Louis Guez de Balzac est un écrivain français du XVIe siècle, appelé couramment Guez de Balzac.
- Balzac est une commune de Charente, en France.
- Balzac est un film TV en deux épisodes de Josée Dayan réalisé en 1999.
Émile Zola
Émile Zola, écrivain français (Paris, 2 avril 1840 - Paris, 29 septembre 1902), est considéré comme le chef de file du naturalisme.
Il a joué un grand rôle dans la révision du procès d'Alfred Dreyfus.
Biographie
Fils d'un ingénieur italien naturalisé et d'une mère originaire de la Beauce, Émile Zola naît à Paris. La famille s'installe à Aix-en-Provence et connaît, à la mort du père, de graves difficultés financières. Au collège, il est condisciple de Paul Cézanne. Il regagne Paris en 1858. En 1859, Émile Zola échoue par deux fois au baccalauréat. Ne voulant plus être à la charge de sa mère, il abandonne ses études et cherche du travail.
En 1862 il entre à la librairie Hachette comme commis. Vite remarqué, il écrit son premier ouvrage et collabore aux rubriques littéraires de plusieurs journaux. Dès 1866, il a pour amis Édouard Manet, Camille Pissarro et fait la connaissance d'Edmond et Jules de Goncourt. Il conçoit le projet des Rougon-Macquart qu'il terminera en 1893. Il se marie en 1870 avec Alexandrine Mélay. A partir de 1873, il se lie avec Gustave Flaubert et Alphonse Daudet. Il rencontre Joris-Karl Huysmans, Paul Alexis, Léon Hennique et Guy de Maupassant qui deviendront les fidèles des soirées de Médan, lieu, près de Poissy où il possède une petite maison de campagne, acquise en 1878. Il devient le chef de file des naturalistes. Le volume collectif de ces Soirées paraîtra deux ans plus tard.
En 1886, Zola rompt avec Paul Cézanne qui eut peut-être raison de se reconnaître dans le personnage de Claude Lantier, le peintre raté de L'Œuvre.
La publication de La Terre soulève la polémique : le « Manifeste des cinq » marque la critique de jeunes écrivains naturalistes. Il prend pour maîtresse Jeanne Rozerot en 1888 avec laquelle il a deux enfants. En 1890, il échoue à l'entrée de l'Académie française.
En 1898, Zola s'engage dans l'Affaire Dreyfus et publie dans L'Aurore son fameux « J'accuse » [http://sources.wikipedia.org/wiki/J%27accuse](Lettre au Président de la République), donnant ainsi une nouvelle dimension au processus de la révision. Un procès en diffamation le condamne à un an d'emprisonnement et il part en exil à Londres. De retour, il publie dans La Vérité en marche ses articles sur l'affaire. Le 29 septembre 1902, il meurt asphyxié mystérieusement, chez lui, sans doute assassiné. Alfred Dreyfus est réhabilité en 1906. Il est enterré au cimetière de Montmartre à Paris. Ses cendres sont transférées au Panthéon le 4 juin 1908.
Bibliographie
- Romans et nouvelles
- Contes à Ninon (1864)
- La confession de Claude (1865)
- Madeleine Férat (1868)
- Le vœu d'une morte (1866)
- Les mystères de Marseille (1867)
- Thérèse Raquin (1867)
- Nouveaux contes à Ninon (1874)
- Les soirées de Médan (1880), en collaboration avec Maupassant, Huysmans, http://www.chass.utoronto.ca/french/sable/collections/zola/correspondance/Index_g%E9n%E9ral/bios/henn.htm Léon Hennique, Henri Céard et Paul Alexis.
- Madame Sourdis (1880)
- Le Capitaine Burle (1882)
- Naïs Micoulin (1884)
- La série des Rougon-Macquart
- La Fortune des Rougon (1870)
- La Curée (1871)
- Le Ventre de Paris (1873)
- La Conquête de Plassans (1874)
- La Faute de l'abbé Mouret (1875)
- Son Excellence Eugène Rougon (1876)
- L'Assommoir (1876)
- Une page d'amour (1878)
- Nana (roman) (1879)
- Pot-Bouille (1882)
- Au Bonheur des Dames (1883)
- La Joie de vivre (1884)
- Germinal (1885)
- L'Œuvre (1886)
- La Terre (1887)
- Le Rêve (1888)
- La Bête humaine (1890)
- L'Argent (1891)
- La Débâcle (1892)
- Le Docteur Pascal (1893)
- La série des Trois villes
- Lourdes (1894)
- Rome (1896)
- Paris (1898)
- La série des Quatre Évangiles
- Fécondité (1899)
- Travail (1901)
- Vérité (publié en 1903, après la mort de l'auteur)
- Pièces de théâtre
- Thérèse Raquin (1873)
- Les héritiers Rabourdin (1874)
- Le bouton de rose (1878)
- Poèmes lyriques
- Œuvres critiques
- Mes haines (1866)
- Le roman expérimental (1880)
- Une campagne (1880-1881) (1882)
- Nos auteurs dramatiques (1881)
- Les romanciers naturalistes (1881)
- Le naturalisme au théâtre (1881)
- Documents littéraires (1881)
- Nouvelle campagne (1896)
- La vérité en marche (1901)
Voir aussi
Liens externes
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/Arts/Litt%c3%a9rature/Auteurs/19e_si%c3%a8cle/Zola,_Emile/ Émile Zola sur DMOZ]
- Plusieurs ouvrages sont disponibles sur le site du [http://www.gutenberg.org/browse/authors/z#a528 Projet Gutemberg]
- [http://www.site-magister.com/zola.htm Théorie et pratique du naturalisme : Zola.]
- [http://www.litterales.com/document_francais__ecrivain-Zola.html Explications de texte, commentaires, dissertations sur Zola]
Références
- Henri Mitterand, Sous le regard de l'Olympia 1840-1870, L'Homme de Germinal 1871-1893, L'Honneur 1893-1902, 3 vol., Fayard ;
- Armand Lanoux, Bonjour Monsieur Zola, Grasset.
Films
- La Terre (film 1921) : film français réalisé par André Antoine, sorti en 1921
-
Zola, Emile
Zola, Emile
ko:에밀 졸라 ja:エミール・ゾラ
Francis Carco
Francis Carco (3 juillet 1886 à Nouméa - 26 mai 1958 à Paris), un écrivain et poète français.
Il passe ses dix premières années en Nouvelle-Calédonie puis son père est nommé à Paris.
En 1911, un des fondateurs de "L'école fantaisiste" avec Paul-Jean Toulet et Tristan Derème. Ensuite il fréquente Montmartre et le « Lapin Agile » et en 1914 publie "Jésus-la-Caille", son premier roman applaudi par Paul Bourget, et suivirent "l'Equipe", "Rue Pigalle", "les Innocents", "Rien qu'une femme", "Perversité", "Vérotchka l'étrangère", "l'Ombre", "la Lumière noire", "Brumes", "l'Homme de minuit", "Surprenant procès d'un bourreau".
Il faut également citer Ses souvenirs sur Toulet et Katherine Mansfield, "Maman Petidoigt", "De Montmartre au Quartier latin", "A voix basse", "Nostalgie de Paris" ; des reportages sur le "milieu" enfin ses biographies de Villon et de Verlaine.
Il a été membre de l'Académie Goncourt à partir de 1937.
Œuvres
- Instincts, 1911
- La Bohème et mon cœur, 1912
- Chansons aigres douces, 1913
- Au vent cripé du matin, 1913
- Petits airs, 1920
- La Rose au balcon, 1936
- Petite suite sentimentale, 1936
- Á l'amitié, 1937
- L'Ombre, 1941
- Morte fontaine, 1946
- Poèmes en prose, 1948
- La Romance de Paris, 1949
- Jésus la Caille
- L'homme traqué
Liens externes
- [http://www.balades-litteraires.com/article.php3?id_article=27 biographie]
Carco, Francis
Carco, Francis
Carco, Francis
Carco, Francis
Carco, Francis
Jacques Perret (1901-1992)Jacques Perret est un écrivain français né le 8 septembre 1901 à Trappes dans les Yvelines. Il est décédé à Paris le 10 décembre 1992.
Biographie
Il a mené une vie aventureuse où se mêlèrent vie militaire, expéditions lointaines, journalisme et publications de romans. Résistant, il trouva le moyen de se voir déchu de ses droits civiques, et rayé du contrôle de la médaille militaire pour la part active qu’il prit à la défense de l’Algérie Française. Voilà un original qui ne croyait que « dans le trône et l’autel ».
Il a commencé à publier avec tout d'abord Roucou (1936), roman guyanais largement inspiré de sa propre expérience de prospecteur et Ernest le rebelle (1937), qui sera incarné au cinéma par Fernandel.
Passionné de voile, il a également écrit plusieurs ouvrages sur ce thème dont le Vent dans les voiles (1948) et Rôle de plaisance (1957).
En 1947 sort son plus grand succès, le Caporal Épinglé qui raconte avec drôlerie sa captivité en Allemagne mais surtout ses tentatives d'évasion. Ce récit sera adapté au cinéma par Jean Renoir.
En 1951 est édité Bande à part (prix Interallié) qui raconte son expérience dans le maquis.
Jacques Perret reçut de nombreux prix, en reconnaissance de la qualité de son écriture : l'Interallié, Prince Rainier de Monaco, Thyde Monnier, Mac Orlan, de l'Académie et de la Ville de Paris.
Ironiste-né, excellent styliste, Jacques Perret exerce avec virtuosité. Proche de la nature et de ses personnages, il entraîne ses lecteurs dans son univers distancié et volontiers nostalgique.
Contemporain de Marcel Aymé et de Raymond Queneau, desquels il se rapproche par son goût de la mystification, il est moins noir que le premier et moins gai que le second, tout en pouvant prétendre à la même lucidité.
Œuvres
Chroniques
- 1953 Bâtons dans les roues, Gallimard
- 1954 Cheveux sur la soupe, Gallimard
- 1957 Salade de saison, Gallimard
- 1964 Le vilain temps, Le Fuseau
Nouvelles
- 1949 Objets perdus
- 1951 la Bête Mahousse
- 1951 l’Oiseau rare
- 1953 Histoires sous le vent
Souvenirs
- 1975 Grands chevaux et dadas, Gallimard
- 1976 Raisons de famille, Gallimard
- 1980 Un marché aux puces, Julliard
- 1982 Belle lurette, Julliard
- 1985 Le jardin des Plantes, Julliard
Divers
- 1964 Préface au Pantagruel de Rabelais, Gallimard
- 1989 Les collectionneurs, Le Dilettante
- 1991 Articles de sport, Julliard
- 1992 Comme Baptiste...ou les tranquillisants à travers les âges, Le Dilettante
- 1996 François, Alfred, Gustave et les autres, Le Dilettante
- 2004 L'aventure en bretelles, suivi dUn Blanc chez les Rouges, Le Dilettante
Perret, Jacques
Perret, Jacques
Perret, Jacques
1950
Cette page concerne l'année 1950 du calendrier grégorien.
Événements
- La population de la Terre s'élève à quelque 2 515 millions d'hommes.
Afrique
Amériques
- 12 novembre : Marguerite Bourgeoys est béatifiée par le pape Pie XII - fondatrice de la Congrégation des sœurs de Notre-Dame à Montréal.
- 9 février : Premières accusations de Joseph McCarthy, accusant le département d'État d'être infiltré par les communistes.
- 31 janvier : Le président américain Harry Truman ordonne à la commission à l'énergie atomique de construire une bombe H (à hydrogène).
- Le prix Nobel de l | | |