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ArtefactCatégorie:Imagerie numérique catégorie:métrologie
Un artefact ou artéfact est un effet (fact) artificiel (arte). Ce terme est utilisé pour désigner un effet indésirable, un parasite.
- En métrologie, les artefacts sont des effets pouvant induire une erreur d'analyse.
- Dans une image numérique, un artefact désigne tout pixel dont la couleur a été générée de manière aléatoire.
- Dans les jeux de rôle, le mot artefact est parfois utilisé pour désigner une relique, un objet magique, unique et très puissant.
- Artefact est le nom du groupe punk/new wave dont Maurice G. Dantec était l'un des membres dans les années 80. Voir discographie du groupe.
Sous l'influence du faux-ami anglophone [http://en.wikipedia.org/wiki/Artefact artifact], le mot est parfois employé pour désigner de manière générale un objet fait de la main de l'homme, en particulier dans le domaine de l'archéologie.
Catégorie:Imagerie numérique
Les deux articles principaux de la catégorie :
- Photographie numérique
- Image numérique
Liens
- [http://myweb.hinet.net/home7/hks/ liens vers les articles] du Siggraph et autres organismes
Catégorie:Média artistique
Catégorie:Informatique
Catégorie:Photographie
Métrologie
La métrologie est la science de la mesure au sens le plus large.
Généralités
La mesure est l'opération qui consiste à donner une valeur numérique à une grandeur. Par exemple, la mesure des dimensions d'un objet va donner les valeurs chiffrées de sa longueur, sa largeur...
Le terme désigne également l'ensemble des technologies de mesure utilisées dans l'industrie.
Tout le monde possède cette notion de mesure:
- Ma masse est de 70 kg
- le ciel est partiellement couvert
- tu mesures 1,80 m
- il a 30 ans
- tes yeux sont bleu-vert
- il est 8h30
- l'appareil consomme 50 watts
- cela coûte 15 €
La mesure est une notion indispensable en sciences tout comme dans la vie en société. Elle permet d'exprimer une grandeur par un symbole (un mot, un dessin, un nombre). Les nombres peuvent ensuite être manipulés avec l'aide des mathématiques. Quand elle utilise un modèle numérique statistique, elle s'appuie sur la théorie de la mesure.
L'attribution d'une valeur chiffrée à une mesure est liée à la définition d'une unité basée sur un étalon. Par exemple, l'étalon de la masse est conservé au Bureau international des poids et mesures (BIPM, Paris). On compare toute quantité de matière à cet étalon masse, à ses multiples ou sous multiples de sorte que la mesure conduit à : « l'objet fait n fois l'étalon masse ».
Un nom appelé unité est défini pour chaque étalon. L'unité associée à la masse est le kilogramme (abrégé en « kg »), de sorte que la phrase ci-dessus devient : « l'objet fait n kilogrammes ».
Une grandeur s'exprime donc par sa mesure dans une unité :
:Grandeur = mesure × unité
Toute mesure est nécessairement entachée d'erreurs pour différentes raisons. Une mesure expérimentale n'a donc de valeur que si on lui associe une estimation de l'erreur (ex : « la poutre mesure 1 m de long à 5 mm près »). Cette estimation de la précision s'appelle « erreur absolue », « barre d'erreur » (en raison de sa représentation graphique) ou « incertitude absolue » que l'on exprime de préférence avec la même unité que celle utilisée pour exprimer la mesure de la grandeur.
L'évaluation de cette erreur correspond à la branche des mathématiques appelée calcul d'incertitude.
Dans le cas des modèles numériques, la mesure doit être associée à une incertitude et un intervalle confiance.
Métrologie et modèle
De manière générale, il faut considérer la notion de modèle. Un modèle est une représentation abstraite, simplifiée, d'un phénomène et qui se ramène à des paramètres, des grandeurs ; par exemple dans le cas de l'objet sus-cité, le modèle est un ensemble de grandeurs (longueur, largeur, profondeur, épaisseur, masse, couleur...).
La métrologie couvre les méthodes et techniques qui permettent de paramétrer un modèle destiné à représenter la réalité. Une fois ce modèle paramétré, il peut être étudié et manipulé de façon à
- produire de la connaissance : plutôt que de construire une série d'objets ayant des caractéristiques différentes, il est plus simple de manipuler les chiffres, de simuler l'effet d'une variation sur tel ou tel paramètre (on ne produira des objets qu'en fin d'étude, pour vérifier la validité du modèle) ;
- agir sur la réalité qu'il représente : le fait de fixer l'intensité d'un phénomène (« pilotage » du phénomène).
La réalité concernée est usuellement la « réalité physique », mais peut aussi être une réalité économique, sociologique, psychologique.
Les modèles sont des modèles numériques ou linguistiques.
Étalons
Histoire des étalons
Jusqu'à la Renaissance européenne, les grandeurs étaient évaluées
en comparaison avec des références humaines,
comme le pied ou le pouce pour les longueurs (souvent les organes des rois et empereurs),
le journal pour la surface (champ gérable par une personne s'en occupant quotidiennement)…
Chaque pays, chaque région même avait ses unités de mesure. Ceci compliquait les échanges commerciaux et gênait la diffusion des connaissances.
Les scientifiques français, inspirés par l'esprit des Lumières et la Révolution française, ont conçu un système de référence basé sur des objets ayant la même valeur pour tous, sans référence à une personne particulière, bref universel — « universel » dans le sens « accessible à tous et reconnu par tous », mais il ne s'agit au fond que d'une convention arbitraire. C'est ainsi que l'on prit la circonférence de la Terre comme référence de longueur pour bâtir le mètre.
L'avantage de l'étalon « universel » est que les scientifiques de tous les pays peuvent échanger leurs résultats sans ambiguïté .
Détermination des étalons
Il faut un phénomène de référence pour chaque grandeur mesurable. Cependant, il est possible d'utiliser des grandeurs pour en exprimer d'autres. En procédant ainsi, les étalons ont été réduit à sept grandeurs de base:
# longueur ;
# inertie/masse ;
# durée ;
# intensité du courant électrique ;
# température ;
# quantité de matière/nombre de particules ;
# luminosité-unité ;
Ces unités forment les unités de base du système international (uSI).
Les autres unités sont définies sans avoir à utiliser d'autre phénomène physique. Par exemple :
- à partir du mètre (m), on définit la surface unité, le mètre carré (m2), et le volume unité, le mètre cube (m3) ;
- pour la vitesse, le phénomène de référence est défini par : la distance unité parcourue en une durée unité (en l'occurrence un mètre en une seconde) ;
- pour l'accélération, le phénomène de référence est défini par : une augmentation de la vitesse d'une unité durant une durée unité (en l'occurrence augmentation d'un mètre par seconde en une seconde) ;
- une force étant un phénomène qui provoque l'accélération d'un objet matériel, le phénomène de référence est défini par la variation de vitesse de référence (accélération) et l'inertie de référence (la masse) ; l'unité de force (la newton) est définie avec l'unité de longueur, de temps et de masse.
Étalons universels et spécifiques
Les étalons « universels » sont les étalons de la Convention du Mètre, définissant les unités du système international (SI). S'ils permettent des déterminations précises, ils ne sont pas forcément facilement exploitables, utilisables sur les lieux où doit se faire l'étalonnage. Il faut donc des étalons « spécifiques », plus pratiques d'utilisation, qui sont eux-mêmes calibrés à partir des étalons universels.
Par exemple, la masse étalon du BIPM sert de référence pour des masses étalon spécifiques qui servent à étalonner les balances chez le fabriquant.
Un utilisateur d'une machine de mesure fabrique parfois lui-même ses propres étalons ; par exemple, pour l'analyse chimique, les utilisateurs fabriquent souvent des solutions à partir de produits purs pour étalonner leurs appareils d'analyse. Les organismes de normalisation nationaux et internationaux fournissent souvent des étalons spécifiques certifiés par leurs services.
Les étalons peuvent être
- un objet inaltérable, comme la masse étalon ;
- un phénomène physique, comme l'étalon seconde, l'étalon mètre, l'étalon intensité du courant électrique ;
- une réaction chimique, comme l'électrode normale à hydrogène ou l'électrode au calomel saturée en KCl utilisée en électrochimie.
Anecdote
On se souviendra qu'une sonde spatiale s'est écrasée sur Mars car une équipe exprimait les longueurs en mètres alors que l'autre les exprimait en pieds (voir : Exploration de la planète Mars).
Organismes de normalisation
Pour qu'un étalon soit reconnu, il faut que les utilisateurs des appareils de mesure connaissent son existence et acceptent de l'utiliser. Ce rôle de sélection et de reconnaissance des étalons est délégué à des organismes de normalisation (standardisation en anglais).
Il y a deux organisme reconnus internationalement :
- le Bureau international des poids et mesures situé au Pavillon de Breteuil à Sèvres, créé par le traité diplomatique de la Convention du Mètre et auquel adhèrent environ 50 pays ; c'est un organisme officiel ;
- l'ISO, qui fédère les organismes nationaux de normalisation.
Chaque pays a par la suite son propre organisme de normalisation : Association française de normalisation — Afnor en France, le National Institute for Science and Technology — NIST aux États-Unis, le Deutsches Institut für Normung — DIN en Allemagne, l'Institut belge de normalisation — IBN en Belgique, le British Standards Institution — BSI au Royaume-Uni… Notons que ces organismes nationaux sont privés (l'Afnor par exemple est une association regroupant les industriels) et que les normes qu'ils éditent ne sont pas libres de droit mais payantes.
Mesure d'une grandeur
La mesure se fait à l'aide d'un outil ou d'un appareil qui donne un nombre.
La mesure peut se faire par comparaison :
- pour mesurer les longueurs, on peut comparer la dimension de l'objet avec celles d'un objet de référence, comme une règle graduée ;
- de la même manière pour les angles, on peut utiliser un rapporteur gradué ;
- pour mesurer la masse, on peut utiliser une balance de Roberval avec des masses marquées en laiton.
Cette comparaison peut faire intervenir un dispositif modifiant l'intensité du phénomène, comme par exemple un effet de levier dans les balance à fléau pour mesurer la masse.
La mesure peut transformer un phénomène physique en un autre plus facilement mesurable ; l'intensité du phénomène à mesurer doit être reliée au phénomène mesuré de manière non ambiguë. Par exemple :
- l'allongement d'un ressort est proportionnel à la force, donc en mesurant une longueur, on déduit la force.
- À un endroit donné de la Terre, la masse est proportionnelle au poids, donc en mesurant le poids (une force), on peut déduite la masse.
- Un courant électrique parcourant une bobine crée un champ magnétique ; ce champ attire une aiguille métallique qui est retenue par un ressort de rappel. On a donc transformé un courant électrique en force, puis une force en déviation angulaire, la déviation étant lisible à l'aide d'un compas, c'est le principe de l'ampèremètre.
- Pour mesurer une vitesse, les radars d'autoroute (cinémomètres) utilisent le décalage de fréquence d'une onde électromagnétique selon l'effet Doppler-Fizeau ; on a donc transformé une vitesse en une différence de fréquence.
De nombreux phénomènes peuvent être transformés en courant électrique, par exemple l'intensité lumineuse (avec une diode photoréceptrice), une force (par un cristal piézoélectrique)... Ainsi, la plupart des appareils de mesure moderne évaluent au final une intensité de courant électrique.
On distingue les appareils analogiques, pour lesquels la mesure est lue sur un cadran avec une aiguille, et les appareils numériques qui affichent une valeur numérique sur un écran ou qui la stockent dans un ordinateur.
Étalonnage, vérification et ajustage d'un appareil
L'étalonnage est l'opération qui consiste à comparer les valeurs indiquées par l'appareil à étalonner avec les valeurs de références correspondantes (étalons).
Dans certains domaines réglementés, l'étalonnage est obligatoire, par exemple lorsque les erreurs peuvent provoquer des accidents,des dérives sur la qualité d'un produit ou dans les opérations d'échanges commerciaux(métrologie légale).
La vérification métrologique consiste à apporter la preuve par des mesures (étalonnage) que des exigences spécifiées sont satisfaites .Le résultat d'une vérification se traduit par une décision de conformité (suivi d'une remise en service)ou de non conformité (suivi d'un ajustage, d'une réparation ,d'un déclassement ou d'une réforme de l'appareil )
L'ajustage consiste à ramener l'appareil dans des tolérances d'exactitude de mesure plus fine. mesures
Échantillonnage
Dans certains cas, le phénomène que l'on veut évaluer n'est pas homogène, il faut donc faire plusieurs mesures.
Par exemple, si l'on veut mesurer l'épaisseur d'une plaque, il faut le faire en plusieurs endroits car l'épaisseur n'est pas strictement constante. Si l'on veut connaître la composition chimique d'un pétrole brut dans les soutes d'un pétrolier super-tanker, il faut faire des prélèvements en plusieurs endroits ; notamment, en raison de la décantation, les produits lourds sont au fond et les produits légers au-dessus. En géologie, il faut prélever des roches en plusieurs endroits pour déterminer la nature du sol. Lorsque l'objet est assez petit et liquide ou pulvérulent, on peut se contenter de le brasser (voir de le broyer pour un solide) avant d'en prélever une petite quantité.
Le cas d'échantillonnage le plus connu, et sans doute le plus problématique, est celui des sondages d'opinion ; les organismes de sondage s'attachent à interroger un échantillon (ou panel) dit représentatif de la population, notamment en ce qui concerne le sexe, l'âge, les revenus, le métier pratiqué, le lieu d'habitation...
Voir l'article détaillé Échantillonnage.
Erreur de mesure
La précision détermine l'efficacité de la méthode de mesure. Mais la précision ayant un coût, il est parfois nuisible de faire de la surprécision.
Lorsque la mesure débouche sur une sélection valable/non-valable, bon-candidat/mauvais-candidat (candidat au sens large d'événement), il faut s'attacher à avoir une méthode
- qui élimine le minimum de bons candidats : on parle de sensibilité ;
- qui sélectionne le minimum de mauvais candidats : on parle de sélectivité.
La sensibilité est capacité à sélectionner les bons « candidats », la sélectivité est la capacité à éliminer les mauvais « candidats ».
Voir les articles détaillés Calcul d'erreur et Calcul d'incertitude
La mesure en sciences humaines et en sciences de la vie
- Étude randomisée en double aveugle
- Les sciences humaines sont elles expérimentales ?
La mesure en génie logiciel
Mesure sur le code
On peut distinguer par exemple:
- mesure textuelle : elle porte sur le vocabulaire utilisé et le nombre d'occurrences des éléments du vocabulaire dans le texte du programme. (Mesure d'Halstead)
- mesure sur le graphe de contrôle du programme, par exemple :
- « mesure de McCabe » qui utilise le nombre cyclomatique (nombre de chemins linéairement indépendants dans le programme) + 1 (afin de tenir compte qu'un programme n'est pas modélisé par un graphe fortement connexe). La théorie sous-jacente est critiquable : ne tient pas compte de l'ordre des instructions !
- sur la structure du programme analysé en termes de structures de contrôle de base (séquence, alternative, itérative) : profondeur de nichage, etc.
- mesure sur le graphe d'appel
Mesure sur les spécifications
Nous citerons les mesures faites sur des développements avec preuve. Par exemple, lors des développements faits avec la méthode B, on compte le nombre de preuves automatiques, interactives. On calcule le rapport entre nombre de lignes de spécification et nombre de lignes de code exécutable généré.
Bibliographie
- Fenton, Software Metrics, A Rigourous Approach, Chapman & Hall, 1991
- Fenton E.N., Pfleeger S.L., SOftaware Metrics, A Rigourous & Practical Approach, Second Edition, Thompson Publishing, 1996
- Habrias H. , La mesure du logiciel, nouvelle édition, Tekenea, Toulouse, 1995
La mesure en physique
La mesure en sciences est l'outil permettant de décrire ce que l'on observe de façon précise et reproductible.
- On définit un étalon et on « compare » l'étalon à ce que l'on veut mesurer:
- Pour ce faire bien évidement on ne transporte pas l'étalon mais on utilise un appareil de mesure, qui est lui étalonné par rapport à l'étalon original.
- Cet appareil de mesure peut être un outils très simple, (cadran solaire, règle graduée, récipient, balance romaine, boussole), un peu plus sophistiqué, (sextant, pied à coulisse, baromètre, thermomètre, pendule), ou très sophistiqué (horloge atomique, oscilloscope numérique, télémètre laser, GPS, balance électronique).
Voir les articles
- Longueur
- Temps et Le temps en physique
- Masse
- Charge électrique
- Température
Voir aussi
Normes
- Norme ISO/CEI 17025 « Exigences générales concernant la compétence des laboratoires d'étalonnages et d'essais »
Articles connexes
- Unité
- Unités de base du système international
- Instrument de mesure
- Qualité métrologique des appareils de mesure
- Hydrométrie
Liens externes
- Site officiel du [http://www.bipm.fr/ Bureau international des poids et mesures]
- Site officiel de l'[http://www.iso.ch ISO]
- [http://physics.nist.gov/cuu/Uncertainty/index.html Bases de l'expression de l'incertitude], document du NIST (organisme de normalisation étatsunien, en anglais)
Metrologie
-
ja:測定
Pixel
Le pixel ou point est l'unité de base d'une image numérique. Son nom provient de l'expression anglaise picture element, c'est-à-dire, « élément d'image » ou « point élémentaire ». Certains documents (d'origine IBM) parlent aussi de pel.
C'est le point minimal adressable par le contrôleur vidéo. Par exemple, pour les résolutions d'affichage (largeur x hauteur) :
- la résolution du VGA est de 640 x 480, soit 307 200 points (Video Graphics Array).
- la résolution du Super-VGA ou S-VGA est de 800 x 600, soit 480 000 pixels (Super Video Graphics Array).
- la résolution du XGA est de 1 024 x 768, soit 786 432 pixels (eXtended Graphics Array).
- la résolution du SXGA est de 1280 x 1024, soit 1310720 pixels (Super eXtended Graphics Array).
- la résolution du UXGA est de 1600 x 1200, soit 1920000 pixels (Ultra eXtended Graphics Array).
Chaque pixel est en fait composé d'une triade de composants électrolumininescents, rendant des tons rouge, vert et bleu une fois bombardés par le canon à électron du tube cathodique.
Voir aussi
- Moyennage
- Texel
- Voxel
- megapixel
Catégorie:Imagerie numérique
ja:ピクセル
ko:화소
Couleur
On nomme couleur la perception par l'œil d'une ou plusieurs fréquences d'ondes lumineuses, avec une (ou des) amplitude(s)s donné(s)e.
Il importe de ne jamais confondre couleur, notion perceptive, et longueur d'onde, notion physique. Ainsi, l'œil humain est le plus souvent incapable de distinguer un jaune monochromatique (une seule longueur d'onde) d'une composition correspondante de vert et de rouge. Cette illusion permet d'afficher du jaune sur nos écrans d'ordinateur, et, plus généralement, la synthèse trichrome.
L'arc-en-ciel ne comporte qu'un faible sous-ensemble des couleurs visibles. Le marron, par exemple, n'y figure pas : il s'agit d'un panachage que ne peut restituer à l'œil aucune longueur d'onde monochromatique.
Le seul procédé connu de restitution intégrale des couleurs, c'est-à-dire fixant le panachage réel des longueurs d'onde de départ et non sa simple projection sur trois axes de teinte, est la photographie interférentielle de Lippmann (1891), onéreux et de mise en œuvre aussi contraignante que l'holographie, car fonctionnant lui aussi sur le principe des interférences. Les procédés trichromes lui sont donc préférés.
Définition
L'ensemble des couleurs est défini, actuellement, par ses trois caractéristiques de teinte, valeur et saturation.
L'ensemble des fréquences des ondes lumineuses forme le spectre des teintes (souvent appelé spectre des couleurs) allant des infrarouges aux ultraviolets.
- On nomme « teinte » la ou les fréquences engendrant la couleur.
- On nomme « valeur » l'amplitude lumineuse définissant la couleur. Plus elle est proche du noir, plus la valeur est basse.
- On nomme « saturation » la vivacité (la pureté) d'une couleur, et par opposition, on appelle désaturation, son mélange, plus ou moins important, avec un gris de même valeur.
- On nomme « gris » les couleurs intermédiaires entre le blanc et le noir. Il s'agit toujours d'un mélange (en synthèse additive) en égales proportions et avec la même valeur des trois couleurs primaires rouge, vert et bleu.
Chacun des gris peut être considéré comme une teinte dépourvue de couleur ; le noir et le blanc sont des gris extrêmes.
Le noir est un gris de valeur nulle et correspond à l'absence de toute lumière (aucune lumière n'est reçue par l'œil).
Le blanc est un gris de valeur maximale et peut être considéré comme une plénitude de couleurs (l'ensemble des fréquences d'onde lumineuse est reçu l'œil avec une valeur maximale). Notons qu'en toute rigueur, il n'existe pas un blanc, mais une infinité de blancs, dont chacun se caractérise par sa température de couleur : en photographie-couleurs et en vidéo, on distingue couramment le blanc à environ 2 800 K [degrés kelvins] d'une lampe à incandescence typique, le 3 200 K d'une lampe photoflood au tungstène, le 5 200 K d'une lampe à arc et le 6000 K d'un flash électronique ou du Soleil.
Lumières de couleur primaire et synthèse additive (addition de lumières colorées)
Le principe de la synthèse additive des couleurs consiste à s'efforcer de reconstituer, pour un œil humain, l'équivalent (l'apparence) de toute couleur visible, par l'addition, selon des proportions bien choisies, de lumières provenant de trois sources monochromatiques (par exemple des spots) dont les longueurs d'onde sont choisies une fois pour toutes pour répondre au mieux à cet objectif.
En observant l'arc-en-ciel on peu voir que les goutelette de pluie dans le loingtain décompose la lumière comme le ferait des prismes, en 6 couleurs.
Newton reproduisit ce phénomène en décomposant la lumière solaire grâce a un prisme optique (un prisme droit en verre à base triangulaire). Il réussit à décomposer la lumière blanche en toutes les différentes couleurs du spectre.
Le physicien Young fit le contraire de Newton, Il recomposa la lumière. Il fit convergé les six couleurs du spectre et obtint la lumière blanche. Il alla même plus loin en démontrant, que les six couleurs du spectre pouvaient être réduite à trois, c'est à dire qu'avec ces trois couleur il pouvait recomposer la lumière blanche. Il démontra aussi qu'en mélangeant ces trois couleurs deux par deux il obtenait les trois autres.
Et c'est ainsi qu'on différencia les couleurs primaires des secondaires.
Ce système de mélange de lumière signifie que plus on ajoute de couleur plus on obtient de clarté. Par exemple, le vert et le rouge orangé donnent le jaune indéniablement plus clair.
On parle dans ce cas de système additif
En théorie, ces trois longueurs d'onde optimales, que l'on appelle couleurs primaires, sont celles, complètement saturées, dont les teintes correspondent aux maxima de sensibilité des trois types de cellules en forme de cône qui tapissent la rétine d'un œil humain normal (donc non atteint de daltonisme ou autre dyschromatopsie).
Les trois lumières primaires sont les suivantes :
- rouge primaire ;
- verte primaire ;
- bleue primaire.
Tout ceci correspond à ce qu'on appelle en français le système RVB ou en anglais RGB (Red, Green, Blue).
Il est à noter qu'il existe bien d'autres systèmes liés au RVB qui sont issus des travaux de la Commission Internationale de l'Éclairage. Le système de base est le CIE XYZ, d'où l'on déduit le CIE xyY qui sépare la luminance et la chrominance. Ce dernier a donné naissance à de nombreux systèmes pratiques dont le plus utilisé est sans doute le CIE Lab qui comporte le jaune en plus du rouge, du vert et du bleu.
Le système RVB (ou RGB) peut aussi, de façon équivalente, être exprimé selon trois autres composantes qui sont la teinte, la valeur et la saturation et correspondent en français au système TSL (Teinte, Saturation et Luminosité ou valeur) et en anglais au système HSL (d'après les trois mots anglais Hue, Saturation et Lightness).
Il existe des formules mathématiques permettant de passer des 3 composantes RVB aux trois composantes TSL (et inversement).
On nomme lumières de couleurs fondamentales (parfois appelées couleurs secondaires) les lumières de couleurs saturées obtenues en mélangeant deux à deux et en parts égales les lumières de couleurs primaires ;
Les couleurs complémentaires sont les couleurs qui combinée contienne toute les couleurs du spectre et aucune en commun.
Les trois couleurs secondaires dans la système additif sont:
- cyan (lumières verte et bleue, complémentaire de la rouge) ;
- magenta (lumières rouge et bleue, complémentaire de la verte) ;
- jaune (lumières verte et rouge, complémentaire de la bleue).
qui sont en fait les couleurs primaire du système soustractif et donne le système CMJ (en anglais CMY ou YMC ).
Lorsqu'on mélange plus de deux primaires, on désature la couleur, elle perd donc en teinte et gagne en valeur, pour se rapprocher du blanc.
La synthèse dite soustractive
En imprimerie-couleurs, en peinture et dans l'art du vitrail, il ne peut être question d'additionner des couleurs par mélange de lumière, mais plutôt de couleurs pigments.
Tout les corps opaques, quand ils sont éclairés, réfléchissent une partie ou toute la lumière qu'il reçoivent et absorbe le reste. on peu donc obtenir les couleurs du spectre soit en mélangeant des pigment soit en filtran une partie du spectre qui éclaire l'objet.
Les pigments qui se mélange absorbe de plus en plus de lumière et deviennent de plus en plus sombre. Par exemple le jaune et le magenta donnent le rouge orangé.
On parle dans ce cas de synthèse soustractive. Et dans ce cas les couleurs primaires ,appelée aussi couleur fondamentale associée pour les différencier des couleur primaire du système additif car elles correspondent aux couleurs secondaires du système additif.
- cyan fondamentale ;
- magenta fondamentale ;
- jaune fondamentale .
donne le système CMJ (en anglais CMY ou YMC ).
En théorie, et si nous disposions de pigments parfaits, l'utilisation des trois fondamentales permettrait d'obtenir :
- le bleu en mélangeant le cyan et le magenta;
- le vert en mélangeant lecyan et le jaune ;
- le rouge en mélangeant lemagenta et le jaune .
Dans la pratique, la synthèse soustractive à partir des colorants courants ne permet pas d'obtenir l'ensemble des couleurs visibles par l'œil humain. De plus, même des colorants parfaits continueraient à poser problème car il s'additionne souvent une réaction chimique aui altère la couleur finale.
En effet lorsque l'on mélange deux matériaux colorés, on en obtient bien la teinte désirée, mais celle-ci perd en vivacité, et l'ajout de blanc pour compenser cette perte n'est pas satisfaisant car le blanc désature la teinte et ne permet donc pas d'obtenir la valeur recherchée. C'est pour cette raison que plusieurs imprimantes à jet d'encre ajoutent deux teintes pastel aux trois fondamentales afin d'obtenir un meilleur rendu.
Enfin, un noir obtenu par le mélange des trois fondamentales serait à la fois coûteux (mélange de trois encres chères) et de qualité douteuse (car la superposition n'en est jamais parfaite, ni l'opacité). En imprimerie, on utilise donc toujours au moins le noir comme quatrième couleur, ce qui correspond donc à la quadrichromie, utilisée pour tout ce qui s'imprime en couleur.
Ajoutons qu'en impression de grandes surfaces (affiches, par exemple), la technique des trames d'impression permet de contourner la question : en effet, si on examine une affiche de près, on se rend compte que les couleurs s'y juxtaposent bien plus souvent qu'elles ne s'y superposent. On retrouve alors quelque chose de très semblable ... à de la synthèse additive. Toutefois, ce procédé n'est généralement pas utilisable pour des illustrations courantes comme celle d'un magazine.
Problèmes en peinture
En peinture, on préférera prendre plus de couleurs de base, car même si les cyans, magentas et jaunes utilisés sont très vifs (valeur très importante), ils perdent de leur vivacité en se mélangeant, ce qui pourrait limiter la palette de l'artiste.
Retenons qu'en synthèse soustractive (utilisant des pigments), contrairement à la synthèse additive, le mélange de plus de 2 couleurs ne désature pas celle-ci, et le mélange de plusieurs couleurs lui fait systématiquement perdre en valeur.
Principe physiologique de la couleur
La décomposition de couleur par les systèmes humains rouge, vert et bleu, est surtout due au fait que ce sont les 3 couleurs auxquelles sont le mieux adaptés les 3 types de cônes qui servent à la réception de la couleur dans l'œil humain (les bâtonnets sont plutôt sensibles à l'intensité de la lumière) :
- Les cônes L, sensibles aux ondes longues (580 nm), donc les rouges
- Les cônes M, sensibles aux ondes moyennes (545 nm), donc les verts
- Les cônes S, sensibles aux ondes courtes (440 nm), donc les bleus
Méthodes soustractive et additive
Le calcul soustractif des couleurs (ou synthèse soustractive) est le calcul fait par retrait de certaines longueurs d'onde de la lumière, et donc sur ce qui n'est pas source de lumière.
Par exemple, l'herbe ou les feuilles des arbres nous paraissent vertes, car elles absorbent la complémentaire du vert, c'est-à-dire les violets et ultraviolets. Ce sont ces ondes qu'elles utilisent dans la photosynthèse.
Le calcul additif des couleurs (ou synthèse additive) est le calcul fait par addition des longueurs d'onde de sources lumineuses.
synthèse additive
Par exemple, Si les deux composantes verte et rouge d'un moniteur d'ordinateur sont allumées, les couleurs des phosphores associés (juxtaposés) se superposent en raison de la mauvaise résolution de l'œil, et on obtient une couleur jaune, qui se résout à nouveau en vert et rouge si on regarde cette zone de l'écran à travers un compte-fils ou par réflexion sur un cédérom. Il est facile d'expérimenter cela avec les réglages des couleurs du bureau de votre ordinateur (s'il n'est pas monochrome). La synthèse du marron demande sensiblement plus d'essais (conseil : expérimentez en partant du violet, aussi contre-intuitif que cela paraisse).
Tableau de teintes
Différence de couleurs
Généralement
La différence entre deux couleurs pour l'œil humain, peut varier en fonction des gens, et parfois même très légèrement entre les deux yeux d'une même personne (on peut alors s'en rendre compte par clignement). Une différence, qui ne paraît pas évidente pour la majorité des gens pourra paraître nulle pour quelqu'un atteint de daltonisme ou au contraire énorme pour quelqu'un qui est habitué à composer des couleurs tous les jours, comme un peintre ou un imprimeur. À titre indicatif, les tapissiers distinguent cinq cents nuances de rouge.
En synthèse soustractive, des couleurs paraissant identiques à deux personnes sous un blanc d'une température donnée (par exemple lumière du jour) pourront leur paraître différentes sous un blanc d'une autre température. Pour cette raison, le système que l'on espérait universel du cube de Hicketier, et qui aurait associé à chaque couleur un numéro unique, n'a pas eu de suite.
Bizarrerie
L'un des 500 brevets déposés par le docteur Edwin Land, créateur de la photographie instantanée (Polaroïd) concerne un procédé allégé de restitution de tout le spectre à partir de seulement deux couleurs de base, ce qui va à l'encontre de nos connaissances actuelles sur le mécanisme de la vision. Il est à noter que ce brevet, à la différence de beaucoup d'autres inventions de Land, n'a débouché en pratique sur aucune réalisation.
Le langage des couleurs
Le langage de la couleur est également important. Dans certaines langues on donnera plusieurs noms à une même couleur en fonction du contexte, dans d'autres, comme en français, on symbolisera couramment un ensemble de couleurs par un nom générique.
Exemples :
- Le rouge est-il rouge, est-il orangé, vermillon, carmin ou magenta ?
- Le bleu est-il bleu marine, outremer, de cobalt, clair ou cyan ?
Par ailleurs, la symbolique des couleurs varient selon les cultures. Par exemple, le blanc représente la pureté en Occident et le deuil en Asie.
Solution proposée
Cela pose donc des problèmes de référence, qui servirait à vérifier une certaine équivalence, entre deux couleurs différenciées par leur support et médium. La colorimétrie tente donc de résoudre ces différents problèmes.
Symbolique des couleurs
- La symbolique des couleurs
Voir aussi
Liens internes
- Chromodynamique quantique (le mot couleur désigne aussi une propriété des quarks, qui peut être rouge, verte ou bleue; il s'agit bien sûr là de simples noms arbitraires, mnémotechniques!).
- Articles relatifs à la couleur et aux différentes couleurs
- Couleurs primaires
- Couleur complémentaire
- Disque de Newton
- Noms et adjectifs de couleurs
- Petite introduction à la couleur
- Codage informatique des couleurs
- Couleurs du blason
- :en:Munsell color system
- Gamut
Liens externes
:[http://fr.wiktionary.org/wiki/couleur] article couleur dans le Wiktionnaire multi-lingue
:[http://www.flinx.lv Dictionnnaire de Couleurs] approche linguistique de la couleur dans le français actuel.
:[http://www.pourpre.com pourpre.com] site consacré à la couleur, sous ses différents aspects.
:[http://www.geopolis-fr.com/doss2.html Article sur la couleur des minéraux]
Bibliographie
- Michel Pastoureau, Bleu, histoire d'une couleur, Éditions du Seuil, 2002. La perception et l'utilisation du bleu dans le monde européen depuis la Grèce antique est le prétexte à présenter l'histoire des couleurs.
Catégorie : Colorimétrie
Catégorie:Couleur
ja:色
ko:색
simple:Color
Reliquecatégorie:Bouddhisme Catégorie:Catholicisme
Catégorie:Catholicisme
Catégorie:Catholicisme
Catégorie:Catholicisme
Du latin « reliquiae » : restes, c’est ce qui reste d’une personne honorée comme saint : objets lui ayant appartenu, instruments de son supplice, vêtements, os, mèche de cheveux… que l’on conserve avec vénération.
Le culte rendu aux reliques, qui s'adresse aux saints, est un culte de respect et non d'adoration car à Dieu seul est réservé l’adoration. Ce culte remonte aux martyrs des premiers siècles, sur les tombeaux desquels on venait prier et célébrer la messe. Le premier témoignage attesté du culte des reliques est dans la relation du martyre de saint Polycarpe.
Selon le christianisme, partie du corps ou objet ayant appartenu à Jésus, à un saint ou une sainte, et qui a des propriétés surnaturelles. Au Moyen Âge, les reliques ont donné lieu à des pèlerinages et à des trafics lucratifs. Les reliques agissaient comme des talismans. On les conservait dans des reliquaires et des châsses souvent richement décorés. Parfois, le reliquaire prenait la forme du reste humain (bras pour un os de bras par exemple). Les reliques pouvaient aussi se trouver dans les autels des églises.
La relique corporelle la plus disputée de Jésus est le « saint prépuce », dont environ une quinzaine d'églises (notamment en Italie) revendiquent la possession.
Les reliques chrétiennes les plus célèbres
- Le Saint-Suaire
- Le saint Calice
- Les clous de la Passion de Jésus
- Le saint prépuce de Jésus
- La couronne d'épines de Jésus
- Les morceaux de la Croix
- Le précieux sang de Jésus
- La tête de Jean-Baptiste
- La tunique de Marie, conservée à Chartres
- Le crâne de sainte Foy, à Conques
- Le sang de saint Janvier (San Gennaro) dans la cathédrale de Naples : le sang contenu dans l'ampoule se liquéfie deux fois par an (début mai et le 19 septembre) ; si le « miracle » ne se produit pas, la tradition veut que des malheurs s'abattent sur la ville de Naples.
Autres reliques
Pour remercier l'ONU d'avoir décrété jour férié la fête bouddhiste du Vesak, la Thaïlande, le Sri Lanka, ainsi que le Myanmar ont décidé de transférer 12 ossements de Bouddha au siège des Nations unies, à New York.
Voir aussi
- Reliques de la Sainte-Chapelle
- Odeur de sainteté
Liens
A lire : Reliques et sainteté dans l'espace médiéval [http://pecia.tooblog.fr/?2005/11/18/173-xx]
Vocabulaire
Le terme relique désigne également, dans les jeux de rôle, une objet magique très puissant.
ja:文化財
Punk
Le punk est un mouvement culturel contestataire apparu en 1976-1977 aux États-Unis puis en Angleterre et ensuite un peu partout dans le monde. C'est une révolte contre toutes les valeurs établies. Le punk est porteur d'un renouveau musical mais aussi d'une nouvelle énergie, synonyme de liberté de création (labels indépendants, Do It Yourself, fanzines, mode, graphisme). Accessoirement le punk reste aussi comme créateur d'une mode vestimentaire issue de la rue.
Ce mot viendrait de punk, mot anglais signifiant sans valeur, il est accepté avec ironie par les punks puisqu'ils rejettent les « valeurs établies ».
Le « mouvement punk » est souvent associé au mouvement anarchiste, certains groupes comme Crass prennent cette référence au sérieux.
Naissance du punk
À l'origine aux États-Unis,le mot punk décrit le rock'n'roll basé sur des guitares électriques des groupes « Garage » des 60's tels The Seeds, The 13th Floor Elevators et des groupes de Detroit, The Stooges et MC5. Ce qui est maintenant appelé 60's punk pour éviter une confusion.
Les influences du punk-rock sont aussi des groupes de glam rock tels que The New York Dolls, mais aussi les groupes de rock anglais comme The Who et les artistes de l'avant garde new wave newyorkaise (Patti Smith, Suicide, Television). On constate un fort désir de retourner à la spontanéité et la simplicité du rock primitif et un rejet de ce que les punks ont vu comme prétentieux, mercantile et pompeux dans l'arène du rock des années 1970, engendrant les formes grandiloquentes du heavy metal et du rock progressif. Par contraste, le punk a délibérément renforcé la simplicité de ses mélodies, refusant toute démonstration ostentatoire de virtuosité et engageant n'importe qui à former son propre groupe dans sa cave ou son garage. Les paroles ont apporté une nouvelle radicalité d'expression dans les sujets politiques et sociaux, traitant souvent de l'ennui urbain et du chômage. Les thèmes sexuels étaient abordés et ne se limitaient plus à l'amour sublimé qui était chanté ailleurs.
Aux États-Unis, Ramones en particulier vont poser les jalons du punk US dans une version qui reste alors très rock'n'roll. Richard Hell est un autre jalon important, tant pour l'image (T-Shirt déchiré) que pour le son avec son titre Blank Generation.
Les véritables débuts du mouvement sont les premiers concerts des Sex Pistols en Grande-Bretagne et la sortie de l'album Never Mind the bollocks.
À partir de là et des premiers scandales, le punk, médiatisé, enflamme une partie de la jeunesse et suscitera un véritable engouement et aussi une très vive hostilité qui sera un de ses engrais essentiels.
L'expression punk reste donc associée encore aujourd'hui à la vague de la période 1976-80, incarnée par les Sex Pistols, The Clash, The Damned, X-Ray Spex, The Ramones etc., une nouvelle forme d'énergie, d'esthétique et de radicalité prenant le pas sur la contestation hippie qui l'a précédée.
L'influence du mouvement situationniste est évidente dans une grande partie du comportement et des codes artistiques. Ce courant pourrait être vu comme l'avant-garde du mouvement punk britannique, avec les Sex Pistols et leurs satellites : le modèle Jordan et le Bromley Contingent (leur cercle rapproché), la boutique Sex de Malcolm McLaren et de la couturière Viviane Westwood, The Flowers Of Romance etc.
C'était une direction consciente prise par Malcolm McLaren, le manager des Pistols, particulièrement évidente dans l'approche artistique du graphiste pro-situ Jamie Reid, qui avait précédemment travaillé dans les revues Suburban Press et King Mob.
Les pochettes de disques, dans les mains des designers punk, servent d'instrument de détournement des valeurs sociales et de la culture populaire comme la pochette du disque des Dead Kennedys Take this Job and Shove It.
Au moins aussi importante que la musique est la culture associée, anti-« establishment ». Au départ, le punk est anti-mode et c'est un de ses intérêts principaux : chacun est libre de créer et de s'habiller vraiment comme il le désire, le punk offre une liberté nouvelle.
Pourtant la petite histoire n'a gardé du punk que les symboles : les épingles à nourrice utilisées comme bijoux, les coupes de cheveux extrêmes et colorées comme la crête mohican, le piercing (souvent avec des goupilles de sécurité), le tatouage et la réappropriation « artistique » des vêtements de masse. Après le punk pauvre est apparu le « punk chic », recyclage commercial et industriel de ce qui en 77 s'inventait dans la rue.
Au delà du nihilisme prétendu ou affiché, le punk est un mouvement assez largement créatif et solidaire, un mouvement profond qui a posé les bases de différentes alternatives sociales et économiques.
La scène punk s'est exportée mondialement, a créé une scène propre avec ses labels (Rough Trade, Factory, New Rose, Bondage Records..) et concerts alternatifs autogérés. Les groupes punk alternatifs comme Bérurier Noir ou Crass ont imposé des places de concert moins chères, les Travellers ont inventé des modes de vie alternatifs, le mouvement des squats alternatifs est également issu de l'autonomie active voulue et animée par l'esprit originel du mouvement, qui cherche d'abord à vivre autrement et remet en question le mode de vie bourgeois traditionnel.
La vague punk a vu naître également une presse underground et parallèle, les fanzines créés par des amateurs. Aux États-Unis Maximum Rock'n'Roll et Flipside menaient le mouvement, en Angleterre Sniffin'Glue, en France New wave (réapparu en 2004), On est pas des Sauvages, Hello Happy Taxpayers, etc.
Chaque scène locale a eu au moins son fanzine édité avec des informations, un graphisme différent, des entrevues avec les groupes locaux ou en tournée. Le magazine Factsheet Five a énuméré et chroniqué les milliers de publications underground des années 1980 et 1990.
Dès sa naissance à la fin des années 1970, le punk côtoie et échange avec d'autres cultures underground comme le reggae (le "punky reggae party" de Bob Marley et Lee Perry) ou le ska, aboutissant à des groupes comme The Specials, Madness ou The Selecter.
Le punk a eu une influence durable sur toute la musique contestataire, dans la continuité de la culture underground des seventies qui subsiste un peu partout aux États-Unis, en Angleterre, en France et bien ailleurs.
À noter que c'est dans l'émission de Guillaume Durand Campus d'octobre 2005 qu'on a pu voir à la télévision française sans doute les premières images d'une video de Métal Urbain, près de 30 ans après.
Punk-rock
La première vague punk originelle passée, une scène rock indépendante a continué à naître et à exister comme avant le punk. Beaucoup de mouvements musicaux ont suivis comme le grunge qui rappelle le punk par certains cotés, dont l'authenticité.
L'avènement de Nirvana et sa très grande popularité à partir de l'album Nevermind a relancé la nébuleuse néo-punk et surtout son économie délabrée.
Le punk-rock connait une renaissance médiatique depuis la fin des années 1990 avec des groupes étasuniens comme Rancid, Green Day, The Offspring et NOFX entre autres. L'underground punk subsiste à l'ombre de groupes qui peuvent connaître une réussite commerciale. Cette réussite étant parfois exploitée afin de créer des produits marketing n'ayant ni le vécu scénique, ni le passé des groupes précédemment cités.
Par ailleurs, il inspire très fortement, de par ses convictions, des groupes « hybrides », à la frontière du hard rock et du punk tel Motörhead, Nashville Pussy…
Musique punk
La musique punk est caractérisée par un tempo très rapide, un rythme nécessairement binaire et l'utilisation de distorsion et de sons saturés. La plupart du temps, les chansons sont mélodiques (à la différence du rock hardcore) et elles sont jouées en power-chords, comme chez les Ramones par exemple.
Groupes punks importants de la « première vague » (1976-1980)
Groupes punks importants des 80's, 90's et 2000
Groupes Anglais & Américains
Groupes canadiens
- DOA
- Dayglo Abortions
- Jeunesse Apatride
- Nomeansno
- Les Vulgaires Machins
- Banlieue Rouge
- Gutter Demons
- La Gachette
- Les Houlala
- Les ordures ioniques
- Propagandhi
- Chixdiggit
- Closet Monster
- Blinded
Groupes australiens
- Hoodoo Gurus
- The Lime Spiders
- Radio Birdman
- The Saints
- The Distillers
Groupes francophones
Genres musicaux apparentés
- Anarcho-punk
- crust
- Punk hardcore
- Emocore
- Grunge
- Hard-core
- Happy-core (fUnGi)
- Grindcore
- New wave
- Oi
- post punk
- Ska punk
- Skate punk
- Straight edge
- Street punk
- Death Rock (misfits)
- Psychobilly (Necromantix, Horrorpops)
Voir aussi
Articles connexes
- Cyberpunk, KROQ, culture de jeunesse.
- punk rock en Belgique.
- Do It Yourself
Bibliographie
- [http://generation-extreme.com Génération Extrême - 1975-1982, du punk à la cold-wave], de Frédéric Thébault (Éditions : Camion Blanc) - 2005, ouvrage présentant un panorama des mouvements musicaux de l'époque, depuis l'explosion du mouvement punk.
- 1988, The New Wave Punk Rock Explosion, de Caroline Coon (Éditions : Omnibus Press) - 1977, premier ouvrage publié sur le mouvement punk anglais, en pleine période punk, par une journaliste elle-même devenue punk.
- Nos années punk (Livre + Compil CD) 2003,de Christian Eudeline(Frère de Patrick, Rock-Critic et leader d'Asphalt Jungle) revient sur les premiers soubresauts de la scène française.
Liens externes
- [http://www.chez.com/vap/annuaire/punk.htm annuaire des sites anarcho-punk]
- http://euthanasie.propagande.org/discographie/punk.htm (Recense les groupes punk français et leurs disques en images de 77 à 89 )
- [http://chpunk.org Ch'punk]
- [http://anarkopunk.free.fr Anarkopunk]
- [http://dynamite.lautre.net Dynamite, webzine punk]
- [http://siamesedogsrecords.com Home of The Godfathers of Punk and out of control Rock & Roll!]
- [http://parapet.lautre.net/punkaotique/parapet_rub_breve.php3 Parapet, webzine punk et plus...]
- [http://labinouze.free.fr La Binouze, webzine punk]
- [http://www.eraser-head.com/dossier-91.html Punk : "Wanna Be Anarchy"...]
- [http://propagande.org Propagande.org, hébergement de sites punk]
- [http://zone-mondiale.org Zone Mondiale, E zine et hébergeur de sites alternatifs ...]
- BetiZFest : [http://betizfest.kicks-ass.org Organisation de concerts, festivals punk et autres musiques alternatives]
-
Maurice G. DantecDantec, Maurice G.
Dantec, Maurice G.
Dantec, Maurice Georges
Maurice Georges Dantec dit Maurice G. Dantec, né le 13 juin 1959 à Grenoble, est un écrivain français. Il qualifie ses romans de « cours de survie pour le monde postmoderne ».
Biographie
D'une famille un temps communiste, avec un père journaliste et une mère couturière, il arrive à l'adolescence à Ivry-sur-Seine, dans la banlieue « rouge ». À l'âge de 5 ans, de violentes crises d'asthme vont éveiller en lui une angoisse morbide, qu'il tentera des années plus tard de calmer par un usage très éclectique des drogues. En 1971, il entre au lycée Romain-Rolland, où il rencontre Jean Bernard Pouy, futur créateur du Poulpe, qui fait naître chez lui l'attirance vers la littérature noire américaine de l'époque. Très tôt, il devient également un fervent lecteur de Nietzsche et Gilles Deleuze. À la fin des années 1970, une fois le bac en poche, il débute des études de lettres modernes qu'il abandonne vite pour fonder un groupe de rock du nom d'« État d'urgence ». Durant les années 1980, il continue ses aventures musicales tout en travaillant en tant que rédacteur de publicité. C'est vers le début des années 1990 qu'il se met sérieusement à l'écriture. Il rédige en 1992 son premier roman, qui paraît en 1993 sous le titre "La sirène rouge" dépassant de très loin le nombre de pages généralement autorisé par le cahier des charges de la très stricte collection « Série noire ». Il remporte d'ailleurs le trophée 813 du meilleur roman policier.
L'engagement de Dantec dans la guerre du Kosovo aura un impact décisif sur sa vision pessimiste de la politique menée par l'ONU, au même titre que l'Europe et la France en particulier, et qui expliquera son exil par la suite. Il critique notamment la position "morale" de non-intervention de l'ONU. À noter que Dantec, du côté des Bosniaques, avoue avoir pensé à se convertir à l'Islam durant cette période.
Dantec revient en 1995 en publiant un roman noir à la limite du cyberpunk : Les racines du mal qui remporte un franc succès auprès du public, ainsi que le Grand Prix de l'Imaginaire et le Prix Rosny aîné. La même année, il offre aux lecteurs du Monde une novella, cette fois dans le pur esprit cyberpunk : « Là où tombent les anges ».
Dantec décide en 1997 de s'expatrier avec femme et enfant vers le Québec, d'où il publie en 1999 son troisième roman Babylon Babies, qui s'inscrit dans la lignée de sa précédente nouvelle : apocalyptique et cyberdécadent. Avec ce roman, l'œuvre de Maurice Dantec devient plus controversée. De nombreux lecteurs sont déçus par la fascination pour les drogues déjà présente dans la Sirène rouge et la violence urbaine des gangs qui apparaît cette fois dans le roman non plus comme arrière-plan mais comme objet même du roman.
Le théâtre des opérations, journal métaphysique et polémique, publié en 2000, s'apparente davantage à un pamphlet adressé aux technocrates qu'à un roman. En 2001, Dantec nous livre la suite de ses réflexions dans Laboratoire de catastrophe générale présenté sous la forme d'un journal.
En août 2002 est sortie au cinéma l'adaptation du premier roman de Dantec : La sirène rouge, avec Jean-Marc Barr.
Dans le courant de l'année 2003 sortent deux œuvres : Périphériques qui est un recueil d'essais et de nouvelles, et un roman, Villa vortex, qui se veut, selon l'auteur, le premier tome d'une trilogie sur les rapports entre l'homme et la machine. Ce dernier roman n'a pas rencontré l'écho favorable auprès de ses lecteurs, trop long, trop abscons, mêlant le vocabulaire et la philosophie déjà entreprise dans les volumes du Théâtre des opérations avec la violence habituelle de ses romans.
En outre, suite à cette déception éprouvée par une partie de ses lecteurs vis-à-vis de ses derniers écrits, s'est ajouté une polémique initiée par des médias et des journalistes de gauche lorsque Dantec a laissé publier des lettres sur le site Web du Bloc Identitaire ; ce qui a conduit ses détracteurs à l'accuser de se « rapprocher » de l'extrême droite. Lui-même précise que son point de vue sur l'Amérique et Israël est opposé à celui des identitaires, que ces lettres ont pour but un débat constructif, surtout avec des personnes avec lesquelles il est en désaccord.
En entrevue, il défend ouvertement le rétablissement de la peine de mort au Canada, tout en se démarquant des politiciens de droite comme Stockwell Day ou George W. Bush. Récemment, Maurice G Dantec s'est prononcé pour le "non" au référendum du 29 mai 2005 sur le projet de constitution européenne. Dernièrement, dans ses chroniques, il s'est interrogé sur l'existence d'une droite au Québec, et s'appuie sur la lecture des textes de Robert Rumilly pour tenter d'apporter une réponse.
Le baptême de Dantec et sa conversion à la foi catholique sont généralement associés à ses prises de position controversées, qu'il convient cependant de séparer avec prudence.
Son prochain essai, la suite du Laboratoire de catastrophe générale, aurait dû sortir en janvier 2005 sous le titre dAmerican Black Box, mais l'éditeur Flammarion s'est vu retiré le projet au profit d'Albin Michel. Le livre devrait tout de même être publié chez un autre éditeur en janvier 2006 (source : [http://boiteaberzingue.free.fr/]).
Dantec collabore avec la revue Égards, revue francophone et conservatrice d'Amérique du Nord. Enfin, le roman Cosmos Incorporated est sorti chez Albin Michel le 25 août 2005.
Œuvres
- Cosmos Incorporated chez Albin Michel (roman, paru le 25 août 2005)
- American black box initialement prévu chez Flammarion pour le 15 janvier 2005 (ISBN 2080687867), désormais annoncé pour janvier-février 2006.
- Périphériques : Essais et nouvelles (Flammarion, 2003, ISBN 2070421147).
- Villa Vortex Liber Mundi, I (Gallimard, Folio SF, 2003, ISBN 2070752445).
- Le Théâtre des Opérations 2000-2001 « Laboratoire de catastrophe générale » (Gallimard, Folio n°3851, 2001, ISBN 2070428222).
- Le théâtre des opérations Journal métaphysique et polémique 1999 (Gallimard, Folio n°3611, 2000, ISBN 2070421147).
- Babylon babies (Gallimard, La Noire, 1999, ISBN 2070417530).
- Là où tombent les anges paru en supplément au journal Le Monde du 21 septembre 1995 pour l'anniversaire des 50 ans de la Série noire.
- Les racines du mal (Gallimard, Série noire n°2379, 1995, ISBN 2070407756).
- La sirène rouge (Gallimard, Série noire n°2326, 1993, ISBN 2070406369).
- Dieu porte-t-il des lunettes noires ? (Librio n°613, Imaginaire, ISBN 2290337382).
Musique
- ex-membre du groupe Artefact
- signe les textes et chante sur l'album Utopia du groupe No One Is Innocent.
- signe avec Richard Pinhas l'album Schizotrope
Liens externes
- [http://pbv.free.fr/Maurice%20G.%20Dantec.pdf Entretien avec Maurice G. Dantec du 19 Septembre 2005] par Pierre-Benoist Varoclier
- [http://www.evene.fr/static/rentree-litteraire-2005/article.php?id=183 Interview de Maurice G. Dantec sur Evene]
- La nouvelle [http://www.les-ours.com/novel/dantec/ange1.htm Là où tombent les anges] sur les-ours.com
- [http://www.actusf.com/SF/articles/Dantec_bio.htm Biographie de Maurice G. Dantec] sur actusf.com.
- [http://www.subversiv.com/doc/dantec/ E-compilation: interviews et textes en ligne de Maurice G. Dantec] sur subversiv.com.
- [http://revuetsimtsoum.free.fr/dantec.htm L'espace de Maurice G. Dantec] sur Tsimtsoum (contient les archives du magazine Cancer)
- [http://www.surlering.com/article.php/id/4782 La seconde mort de Van Gogh],[http://www.surlering.com/article.php/id/4961 Prise de position en faveur du NON au référendum]) sur Sur le Ring
- [http://stalker.hautetfort.com/archive/2004/10/18/maurice_g_dantec_est_dans_la_z.html/ Entretien avec Juan Asensio, 1] et [http://stalker.hautetfort.com/archive/2004/10/20/maurice_g_dantec_est_encore_da.html, 2] et[http://stalker.hautetfort.com/archive/2004/09/30/pour_saluer_maurice_g_dantec_l.html/ Villa Vortex] et [http://stalker.hautetfort.com/archive/2005/08/31/cosmos-incorporated-de-maurice-g-dantec.html/ Cosmos Incorporated] sur le Stalker
- [http://www.technikart.com/article.php3?id_article=649 Dantec ce que je crôa] interview sur Technikart
- [http://www.bibliopoche.com/auteur/Dantec_Maurice_G/3721.html Note bibliographique sur Maurice G. Dantec] sur bibliopoche.com
- [http://www.biblioweb.org/-DANTEC-Maurice-G Biographie de Maurice G. Dantec] sur Biblioweb
Faux amicatégorie:Linguistiquecatégorie:Lexicologie
Des faux-amis sont des mots dans deux langues différentes qui ont une grande similarité de forme mais dont les significations sont différentes.
Lorsqu'ils ont certaines acceptions en commun, ce sont des faux-amis partiels. Par exemple, en italien, ricetta signifie « recette (de cuisine) », mais aussi « ordonnance (médicale) ».
Du point de vue étymologique, les raisons de l'existence de faux-amis sont plurielles :
Mots apparentés
Une langue A emprunte un mot à une langue B. Plus tard, le mot change de sens dans la langue B. Ou bien deux langues différentes utilisent un même terme issu d'une autre langue, mais chacun dans un sens différent. Un locuteur de la langue A risque de tomber dans le piège du faux-ami quand il apprendra la langue B et rencontrera le mot en question.
On peut distinguer les « faux-amis stricts » et les « faux-amis partiels ».
- les « faux-amis stricts » ont un sens différent malgré les apparences. Par exemple, en anglais, opportunity signifie occasion (bon moment pour faire quelque chose) et non opportunité (est-ce opportun de faire quelque chose). Un exemple plus facile à comprendre est actually, qui signifie dans les faits (dans les actes), alors qu'actuellement se dira presenly (présentement, terme vieilli en français).
- les « faux-amis partiels » ont dans un certain cas un sens équivalent et dans d'autres un sens différent. Ainsi, en anglais, agenda peut signifier la même chose qu'en français (un outil de gestion du temps) ou bien des objectifs (ce qui est marqué sur l'agenda).
Mots faussement apparentés
Dans certains cas, les faux-amis ne sont que des homonymes qui n'ont aucun rapport. L'homonymie (ou parfois l'homophonie) n'est qu'une pure coïncidence. Par exemple, l'anglais or « ou », le russe он on « il » et l'allemand Rat « conseil », sont des homonymes et homophones fortuits de mots français sans aucun rapport. Pour de simples raisons statistiques, ces coïncidences apparaissent plus souvent sur des mots avec un faible nombre de lettres. On dit même qu'il existe un mot présent dans toutes les langues du monde, mais qui n'a jamais le même sens
Articles connexes
- Faux-amis anglais
- Faux amis en Espéranto
- Faux-amis italiens
- Faux amis en anglais sur Wikibook ;
- Faux amis en espagnol sur Wikibook.
- Vrais amis en anglais
- Vrais amis en italien
Archéologie als:Archäologie ko:고고학 ms:Arkeologi ja:考古学 simple:Archaeology th:โบราณคดี
L'archéologie est une discipline des sciences humaines dont l'objet d'étude est l'ensemble des vestiges matériels laissés par l'Homme (objets, bâtiments, infrastructures, paysages...). Pour ce travail, l'archéologue dispose d'une panoplie d'outils que sont les travaux de terrain (fouilles et prospections), les travaux de laboratoire (C14, dendrochronologie, thermoluminescence, etc.) et, le cas échéant, la consultation des textes contemporains des traces matérielles étudiées. Au moyen de ces outils, l'archéologue analyse le matériel produit par l'homme afin de déterminer les relations que ces derniers ont entretenues avec leur milieu et entre eux.
L'archéologie sert donc à reconstituer la vie de nos ancêtres, depuis l'époque de la préhistoire jusqu'à l'époque contemporaine, en s'aidant des traces qu'ils nous ont laissées (ruines, ossements, outils, peintures, poteries, armes, pièces de monnaie, bijoux, vêtements, etc.). L'archéologue essaye ainsi de comprendre comment ces hommes vivaient. L'archéologie permet donc de mieux connaître le passé des civilisations actuelles, notre passé, pour comprendre comment le monde est ce qu'il est, le pourquoi des relations entre les pays actuels, et peut-être essayer d'apporter des hypothèses sur notre avenir, ou essayer d'éviter des problèmes futurs. Car, comme l'a dit Marcus Garvey, « un peuple sans passé est un peuple sans avenir ».
L'archéologie fait partie de la grande famille de l'Anthropologie.
Termes importants et souvent mal utilisés se rapportant à l'archéologie :
- Mise au jour : en effet en archéologie on parle de mettre au jour des sites, du matériel... Et non pas de mettre à jour, souvent employé par erreur ou méconnaissance. Mise à jour s'emploie dans des contextes de réactualisation de quelque chose.
- Carroyage : découpage d'un site en zones carrées, et identification unique de chacun de ces carrés. Le carroyage permet tout d'abord de bien se situer sur le site, et de pouvoir replacer sur des plans, par exemple, du matériel archéologique. Le carroyage est mis en place à l'aide d'un théodolite.
- Inventeur : en effet, en archéologie, quelqu'un qui découvre un site ou un objet important n'est pas nommé découvreur - souvent utilisé faussement à la place - mais inventeur. Ce terme est aussi employé pour les chasseurs de trésor lorsqu'ils en découvrent un.
Méthodes d'études
- Études de terrain
- Fouille
- Fouille de sauvetage
- Fouille préventive
- Fouille programmée
- Prospection au sol
- Prospection aérienne
- Archéologie sous-marine
- Études de matériels
- Céramique (Céramologie)
- Monnaies (Numismatique)
- Mosaïques
- Sculptures
- ronde-bosse
- haut-relief
- bas-relief
- Vaisselle
- Techniques scientifiques
- Techniques de datation relative
- Stratigraphie
- Techniques de datation absolue
- Dendrochronologie
- Datation au carbone 14
- Thermoluminescence
- Analyses chimiques
- Étude des paléoenvironnements
- Archéozoologie
- Archéométrie
- Géoarchéologie
- Malacologie
- Archéobotanique
- Anthracologie
- Carpologie
- Palynologie
- Étude des phytolithes
- Xylologie
- Archéologie expérimentale
Annexes
Les archéologues célèbres
Quelques découvertes archeologiques célèbres:
- Le dépôt de vaisselle de bronze d'Evans (Jura)
- Troie
- Le Mont Beuvray (Bibracte)
- La tombe de Toutânkhamon
- Les manuscrits de Qumrân
- Lucy
- Ötzi
- La grotte de Lascaux
- Le phare d'Alexandrie
- La tombe de Vix
- L'armée de terre cuite de Qin Shi Huang près de Xi'an en Chine
- Mycènes
- Le disque de Phaistos
- Lattara
- Paule
- Etemenanki la mythique « Tour de Babel »
Sous-branches de l'archéologie:
- l'égyptologie
- la castellologie
- l'archéologie biblique
Quelques termes archéologiques:
- L'anastylose
- Un hypogée
- L'onomastique
- Un ostracon
- Député européenUn député européen est un député élu au parlement européen. Les députés européens sont des équivalents européens des députés nationaux. Le terme eurodéputé est également utilisé.
Pour la première séance du parlement, les députés ont été désignés par les États membres (délégation). La première élection directe a eu lieu en 1979, 410 députés ont été élus dans les neuf États membres. Lors de l'élargissement de l'Union européenne du 1 mai 2004 à 25 États-membres, le nombre des eurodéputés a été porté temporairement à 788.
Cependant, depuis les élections de 2004, ce nombre a été ramené à 732 députés.
Les députés au sein du parlement
Virtuellement tous les députés sont membres des groupes politiques trans-nationaux, organisés en fonction des affinités politiques. Par exemple, les députés du Parti travailliste britannique font partie du Parti socialiste européen [http://www.eurosocialists.org/], et les conservateurs britanniques sont membres du parti populaire européen [http://www.epp-ed.org/].
Cependant, il existe des différences considérables entre cette structure de groupe et la structure des partis de la plupart des parlements nationaux. Les règles de ces Parlements stipulent qu'aucun membre ne peut recevoir un mandat de vote obligatoire. Il en découle que la discipline de groupe est bien moins stricte au Parlement Européen qu'au sein de la plupart des partis politiques 'nationaux', car les délégations nationales ou les individus votent parfois contre la ligne du groupe sur des sujets particuliers. De plus, la position prise par un groupe sur un sujet quelconque est déterminée par concertation (discussion) à l'intérieur du groupe, elle n'est pas imposée par un leader. Les députés peuvent donc agir avec bien plus de recul qu'il n'en ont habituellement et ont ainsi une considérable influence sur le développement de la politique au Parlement.
En dehors des groupes politiques, les députés isolés ont d'autres droits et pouvoirs dans le Parlement :
- le droit de proposer des résolutions ;
- Le droit de poser des questions aux dirigeants du parlement, du Conseil européen, du Conseil des ministres et de la Commission européenne ;
- le droit de proposer un amendement à n'importe quel texte en comité ;
- le droit de justifier leur vote ;
- le droit de remettre en cause 'l'ordonnancement' ;
- le droit de move the inadmissibility of a matter.
Le travail d'un député
En principe, être un député est un travail à temps complet. Une semaine de chaque mois est normalement passée aux sessions du Parlement à Strasbourg, et durant les trois semaines restantes dans des comités, groupes, ou des rassemblements parlementaires à Bruxelles.
Les députés passent du temps dans leur circonscription pour rencontrer leur commentants. Le problème d'avoir à voyager fréquemment entre le parlement et les sections locales du parti est familier à la plupart des députés nationaux, pour les eurodéputés le problème n'est pas différent : ils voyagent en avion (classe affaire) tout frais payés.
Les affaires parlementaires ne laissent aux eurodéputés que peu de jours chaque semaine à passer dans leur circonscription. Durant ce temps, ils vont s'occuper des organisations locales, des politiciens locaux et nationaux, des affaires, des syndicats et prendrons des congés bien mérités. En raison de tout ce travail, beaucoup d'eurodéputés ont une équipe pour les aider. Chaque députés à un budget prévus à cet effet.
Beaucoup de députés choisissent d'établir leur domicile familial à Bruxelles plutôt que dans leur propre pays, afin d'éviter d'avoir des contraintes familiales en plus des autres contraintes pour le peu de temps que les députés passent dans leur circonscription.
Parce que les députés européens siègent à un Parlement qui a beaucoup moins de pouvoirs que les parlements nationaux, leur notoriété publique dans leur propre pays est généralement moindre que celle des parlementaires nationaux.
Immunités
D'après le protocole sur les privilèges et les immunités de l'Union européenne, les eurodéputés sont protégés de la même manière que les députés de la nation pour laquelle ils siègent. Dans les autres États membres, les euro-députés bénéficient d'une immunité vis à vis de la détention et de procédures légales, excepté s'ils sont pris sur le fait. Cette immunité peut-être levée par 'recours' auprès du Parlement européen de la part des autorités du pays en question.
Salaire
Les eurodéputés gagnent exactement le même salaire que les députés nationaux du pays dans lequel ils ont été élus. En conséquence, des eurodéputés de pays différents n'ont pas le même salaire. En 2004, les députés élus en Italie gagnaient 11 779 euros, quand les eurodéputés élus en Espagne gagnaient moins du quart, avec 2 540 euros. Avec l'élargissement, les écarts sont encore plus prononcés (760 euros mensuels pour les députés hongrois).
Dépenses
Des commentateurs dans plusieurs États membre (en particulier la Danemark, la Suède et le Royaume-Uni) ont souvent accusé les députés européens de prendre avantage des frais pour leurs profits personnels. Ces critiques sont focalisées sur deux aspects:
- les montants des frais remboursés et
- la manière dont ils sont payés.
En ce qui concerne le montant total des prestations, selon les règles de procédure du Parlement, les députés européens reçoivent des indemnités à peu près équivalentes à celles payées aux membres du parlement britannique. Comme pour 2002 :
- Les députés européens britanniques ont reçu une indemnité pour leurs voyages dans leur circonscription électorale, mais pas les députés européens, bien que leur circonscription soient plus grandes.
- Une somme forfaitaire d’un peu moins de 19 500£ a été payée aux députés européens britanniques pour leurs frais au siège du parlement, quel que soit le temps qu’ils y ont réellement passé. Les députés européens ont reçu150£ par jour de présence et devaient prouver leur présence par une signature.
- Les dépenses des députés et des députés européens pour les trajets entre leur circonscription et le parlement ont été payées. Contrairement à une rumeur répandue, une facture « classe économique » a été remboursée aux députés, et pas une première classe, plus une indemnité par kilomètre pour le trajet de leur résidence jusqu’à l’aéroport. Seulement un voyage par semaine était accordé.
- Des billets de train première classe pour Westminster ont été donnés aux députés britanniques pour leurs épouse et enfants jusqu’à trente fois par an. Les députés européens n’ont pas eu ce privilège.
- Les députés britanniques ont reçu deux billets aller-retour par an pour chaque parlement européen ou le Parlement Européen lui-même. Pas les députés européens.
- Les députés britanniques ont eu droit à des dépenses de transport illimitées à travers le Royaume Uni pour les affaires parlementaires. Les députés européens ont eu droit à des indemnités similaires, mais cette fois limitées à 2 170£ par an, plus des extras s’ils avaient besoins de rentrer chez eux en milieu de semaine.
- Les députés britanniques et les députés européens ont tous les deux reçu des indemnités pour leur bureau. Les députés européens ont reçu 44% plus que les députés, mais cela incluait les frais postaux et tous les équipements, tandis que les députés étaient exonérés de frais postaux et avaient des ordinateurs gratuits.
- Les députés britanniques et les députés européens ont tous les deux reçu des allocations pour l’embauche d’assistants. Les députés européens ont reçu 30% plus que les députés, mais leur équipe sont typiquement plus grandes, et cette somme devait couvrir les pensions, les remplacements temporaires pour arrêt maladie, les indemnités de licenciement à la fin des mandats, les voyages des assistants, les assurances, la gestion et les responsabilités patronales. Ces dernières étaient fournies gratuitement aux députés.
- À la fin de leur mandat, les députés britanniques reçoivent quatre mois d’indemnités de bureau, lorsque les députés européens en reçoivent trois.
Quant à la manière dont ils sont payés, des plaintes sont souvent levées au sujet des voyages aériens des eurodéputés entre Bruxelles et leur pays d'origine, remboursés sensiblement plus que le prix réel du vol.
Un autre problème est le fait que les comptes des députés européens sont souvent vérifiés sur la base de contrôles à l’improviste, et non un contrôle systématique. Sentant que cela est insuffisant, certains membres soumettent volontairement leurs comptes à un contrôle annuel complet et indépendant.
Réforme des salaires et des dépenses
Le parlement a exprimé de façon régulière sa volonté de réformer son système de rémunération et de dépense, notamment dans une récente résolution du 22 avril 2004. Cependant puisque cette réforme a besoin non seulement de l'accord du Parlement mais aussi de celui du Conseil des Ministres, aucun changement notable n'a eu lieu. Les pays dont les eurodéputés bénéficieraient d'une augmentation si l'harmonisation des salaires était mise en place (l'Allemagne en fait partie) ont voté continuellement pour de telles propositions [http://www.dw-world.de/english/0,3367,1433_A_1098127_1_A,00.html]
Le système actuel grâce auquel chaque eurodéputé reçoit le même salaire que les députés de son pays était à l'origine une mesure temporaire mise en place en attendant un accord sur un salaire unique : le débat est resté bloqué au parlement. La loi indique que les eurodéputés doivent recevoir le même salaire, mais politiquement cela semble difficile à mettre en œuvre. Quelque soit le montant du salaire décidé (par exemple la moyenne des salaires actuels), certains eurodéputés verraient leurs salaires augmenter fortement alors que d'autres au contraire le verraient diminuer de façon non négligeable : tout ceci étant alors difficile à justifier.
Une proposition récente proposait de fixer le salaire d'un eurodéputé à la moitié de celui d'un juge de la Cour de justice européenne. Quand ceci avait été proposé il y a deux ans, c'était, en moyenne, une faible augmentation pour les eurodéputés; mais la mesure n'a pas encore été acceptée, et l'augmentation de salaire serait bien plus importante si cette réforme était votée aujourd'hui.
Un salaire homogène de 90 000 euros a été proposé récemment, mais a été rejeté.
Toutefois, en juin 2005 le Parlement européen et le Conseil sont tombés d'accord pour une indemnité mensuelle de 7000 euros. Elle doit s'appliquer pour la prochaine législature 2009-2014.
Intérêts financiers
Les députés declarent leurs intérêts financiers, qui sont publiés annuellement dans un registre et disponible sur internet.
Information sur chaque député
L'expérience des députés
Environ un tiers des eurodéputés ont auparavant eu un mandat dans un parlement national, et plus de 10% ont une expérience ministerielle à un nivau national. Parmi les 177 députés avec une telle experience élus en 1999 six étaient premier ministres et trois anciens membres de la Commission européenne. Beaucoup d'autres députés ont eu des responsabilités au niveau régional.
Parmi les députés de la législature 1999-2004, on trouvait également des anciens juges, leaders de syndicat, personnalités médiatiques, acteurs, soldats, chanteurs, athlètes, et activistes politiques.
Beaucoup des eurodéputés sortants vont exercer d'autres pouvoirs politiques. Une proportion remarquablement importante des têtes politiques gouvernementales des pays européens ont précédemment servis le Parlement européen.
Mandats doubles, lors de la législature 1999-2004
Les mandats doubles (mandate duels), où une même personne est député des deux parlements (national et européen), sont officiellement découragés et interdits par certains États membres. Cependant certains députés ont un mandat double, par exemple 12 Italiens, plusieurs députés de la Chambre des Lords britannique et deux députés britanniques (John Hume et Ian Paisley, jusqu'aux élections de 2004). Le nombre des mandats doubles continue à décroitre.
Parité homme-femme 1999-2004
Environ un tiers des eurodéputés sont des femmes, un pourcentage plus élevé que dans la plupart des parlement nationaux. Cela varie en fonction de la couleur nationale de chaque siège. Pour le Royaume-uni, 10 sur 28 du Parti travailliste britannique sont des femmes, comparé à 3 sur 38 pour le Parti conservateur.
Renouvellement
Le Parlement Européen a un taux de renouvellement particulièrement élevé. Par exemple, après les élections de 1994, 57,5% des 567 députés n'avaient pas été élus lors de la législature précédente. Seulement 14 d'entre eux ont gardé leur place continuellement depuis la première élection en 1979, et aucun depuis plus longtemps.
Références
- The European Parliament (fifth edition, 2003), par [http://www.corbett-euro.demon.co.uk Richard Corbett], Francis Jacobs et Michael Shackleton.
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Матвеева, Новелла Николаевна
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Новелла Николаевна Матвеева (р. 1934 г.) — российский поэт, бард, драматург, литературовед.
Биография
Новелла Николаевна родилась 7 октября 1934 г. в городе Тюменской области. Находится в её северной части, с Уватским, Лепский, Владимир Евгеньевич.
- Лепский, Георгий Соломонович — бард
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Александр I
- Александр I (российский император) (1777-1825)
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