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Assignat

Assignat

L'assignat était une monnaie sous la Révolution française.

Histoire

La confiscation des biens du clergé

Quelques mois après la Révolution, les finances de l'État sont catastrophiques. Si rien n'est fait, la France sera en faillite. Pour régler ce problème, le député Talleyrand à l'idée de confisquer les biens du clergé. C'est ainsi que le 2 novembre 1789, l'Assemblée nationale constituante décide que tous les biens du clergé seront « mis à disposition de la nation ». Ces biens seront dorénavant des biens nationaux, destinés à être mis aux enchères pour remplir les caisses de l'État. Cet apport de patrimoine, évalué à environ 3 milliards de livres est une grande réserve, qui fera du bien aux finances publiques. La mise en vente est confiée à la Caisse extraordinaire, créée le 19 décembre. Le problème est que la vente de tant de biens prend du temps, au minimum un an. C'est un délai beaucoup trop long, les caisses de l'État sont alors vides et la faillite arrivera bien avant que tout ne soit vendu. C'est ainsi qu'est décidé de créer, le jour même de la création de la Caisse extraordinaire, des billets dont la valeur est assignée, sur les biens du clergé. L'assignat est né.

Les débuts de l'assignat

19 décembre Le fonctionnement de l'assignat est simple, comme il est impossible de vendre tout de suite les biens du clergé, des billets seront émis, qui représenteront la valeur de ces biens. Toute personne qui désire acheter des biens nationaux doit le faire avec des assignats, il faut donc avant tout que les particuliers achètent des assignats auprès de l'État, c'est ainsi que la rentrée d'argent se fait. Une fois la vente effectuée, de retour dans les mains de l'État, les assignats doivent être détruits. Ainsi, la rentrée d'argent frais est bien plus rapide que s'il fallait attendre que les biens soient véritablement vendus. Les premiers billets émis ont une valeur de 1 000 livres. Une valeur si importante ne les destinent pas à être en circulation au sein de la population, leur but est uniquement de faire rentrer tout de suite de l'argent dans les caisses de l'État. La valeur totale de la première émission sera de 400 millions de livres. Bien que l'idée soit simple et tout à fait réalisable, elle est loin de faire l'unanimité au sein de l'Assemblée nationale constituante. C'est ainsi que des députés comme Talleyrand, Condorcet ou encore Du Pont de Nemours sont entièrement contre. Pour eux, la grande faiblesse des assignats est qu'il ne faut pas qu'il y ait plus d'assignats en circulation que la valeur des biens nationaux. Hors, à cette époque, les billets sont facilement falsifiables. Il y a donc un fort risque de retrouver en circulation une quantité bien plus importante d'assignats que ce qu'il doit véritablement y avoir. Et si c'est le cas, les assignats ne vaudront plus rien. Dès le début de 1790, les premiers ratés surviennent. Le 30 mars, Anne-Pierre de Montesquiou-Fezensac déclare au sujet des assignats que c'est «le plus coûteux et désastreux des emprunts».

La dépréciation de l'assignat

Le 17 avril, l'assignat est transformé en un papier-monnaie. Et l'État, toujours à court de liquidités, l'utilise pour toutes ses dépenses courantes. La machine s'emballe... L'État ne détruit pas les assignats qu'il récupère, pire, il imprime plus d'assignats que la valeur réelle des biens nationaux. Jacques Necker, alors ministre des Finances, résolument contre la transformation de l'assignat en papier-monnaie, donne sa démission en septembre. Et ce qui devait arriver, arrive. L'assignat perd de plus en plus de sa valeur, c'est ainsi qu'en 3 ans, de 1790 à 1793, l'assignat perd 60 % de sa valeur. Bien que l'assignat voit sa valeur réduite, les enchères des biens nationaux restent tout de même très élevées pour les classes populaires et seule la classe aisée peuvent les acheter. C'est ainsi que certains s'enrichissent énormément et achètent d'immenses terrains et bâtiments pour presque rien, en comparaison de leur valeur réelle. Pour soutenir l'assignat, plusieurs lois sont votées, comme la fermeture de la Bourse et la fin de la publication des taux de change en 1793, de manière à limiter la spéculation. Avec le début de la Terreur la même année, la non acceptation de l'assignat est même passible de la peine de mort. Malgré tout cela, les pouvoirs politiques ne se préoccupent pas de la crise économique qui arrive et l'État continue d'émettre de plus en plus d'assignats. C'est ainsi qu'en 1796, près de 45 milliards de livres d'assignats sont en circulation. Alors qu'elle n'aurait jamais dû dépasser les 3 milliards, valeur des biens du clergé. L'Angleterre, alors le plus grand ennemi de la France, s'est même mise à produire des faux assignats pour accélérer la crise économique française.

La mort de l'assignat

Sur décision du Directoire, l'assignat est finalement abandonné avec faste, lorsque les planches à billets, les poinçons, les matrices et les plaques sont brûlés en public place Vendôme, le 19 février 1796. Le 18 mars, l'assignat est retiré de la circulation contre un nouveau billet, le mandat territorial. L'échange se fait sur la base de 30 francs assignat contre 1 franc mandat. Le mandat territorial connu plus ou moins la même histoire que l'assignat, sa dépréciation se fit bien plus rapidement que pour son prédécesseur. Le 4 février 1797, il fut retiré de la circulation et la monnaie sonnante et trébuchante repris sa place. Bien qu'à première vue l'assignat soit considéré comme un pur échec, sa création a très certainement empêché la faillite quasi immédiate de l'État français. Et les conséquences sur la Révolution française auraient certainement été très importantes.

Liens externes


- [http://www.chomage-et-monnaie.org/Documents_html/Assignats.html La folle histoire des assignats]
- [http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/assignats.htm Plusieurs images d'assignats] Catégorie:Monnaie Catégorie:Histoire économique Catégorie:Révolution française ja:アッシニア

Monnaie

Une des définitions de la monnaie consiste à dire que c'est un bien économique qui a trois fonctions :
- c'est un instrument d'unité de compte (une référence pour estimer un prix)
- c'est un instrument d'échange (un moyen de paiement)
- c'est un instrument de réserve de valeur (stockée en espèces, en dépôt ou en épargne).

Définition

La monnaie matérialise pour son détenteur la croyance en une valeur d'échange, un crédit supposé et donc en contrepartie, la dette potentielle de quelqu'un ou de quelques uns d'autre. Certains groupes humains furent amenés à produire des excédents, et donc à posséder et accumuler des biens. Ils pouvaient donc s'en séparer pour en acquérir d'autres dont ils avaient besoin, qu'ils estimaient nécessaires ou qu'ils désiraient. La monnaie remplaça le troc. La monnaie (souvent du sel, avant d'être des morceaux de métal fondus) représentait la dette contractée par l'acheteur auprès du vendeur pour l'achat d'un bien. Avec cette « reconnaissance de dette » le vendeur pouvait - là où avait cours la monnaie - acquérir un autre bien, un service ou autre chose ailleurs et à un autre moment que lors du troc. La monnaie reçue lors d'une opération économique ou commerciale ne valant que par la possibilité d'être acceptée par un grand nombre d'utilisateurs. Mais pour être « valable », une monnaie devait avoir une certaine valeur d'échange ou être « garantie » (exactement comme un garant ou une caution pour un prêt). Des billets furent émis qui représentaient une contrepartie en or. Car pour ainsi dire partout l'or pouvait être reçu en échange. Comme seules les banques (après les villes, seigneurs, guildes et autres groupes humains) reçurent le privilège d'émettre des billets (et singulièrement la banque centrale à partir du XVIII siècle en Angleterre et les banques en France (sous Napoléon) devaient posséder pour chaque billet émis la garantie or. L'accroissement de la masse monétaire ainsi permis facilita la croissance économique. Mais un tel monopole garanti par l'État allait permettre de se passer de la garantie or. Subissant une crise économique il fut décidé de « libérer » la monnaie de sa garantie or. Cela permit aux États occidentaux de pouvoir émettre plus de monnaie qu'il n'existait de contrepartie physique à celle-ci. Ils pallièrent ainsi la crise économique en endettant les citoyens. En règle générale, chaque pays donne un monopole à une seule monnaie, contrôlée par une Banque centrale d'État, bien qu'il existe des exceptions. Plusieurs pays peuvent utiliser le même nom, chacun pour sa propre monnaie (par exemple franc français, belge, suisse, CFA), plusieurs pays peuvent utiliser la même monnaie (par exemple l'euro) ou bien un pays peut déclarer que la monnaie d'un autre pays a cours légal (souvent le dollar). Le franc CFA a ceci de particulier que sa valeur est indexée sur celle du franc français. Ainsi, 1 franc français vaut 100 francs CFA, ou encore, étant donnée la parité franc français - euro, 1 euro = 655,96 francs CFA. L'unité monétaire majeure est habituellement subdivisée en unités mineures. Très souvent, l'unité de subdivision monétaire a une valeur égale à 1/100 de l'unité de base. Cependant, certains pays ont une subdivision valant 1/10, 1/20, 1/1000 ou même 1/5 de l'unité de base, alors que quelques-uns, comme le l'Italie avant l'euro ou le Japon, n'en possèdent pas car leur monnaies est de valeur suffisamment faible.

Étymologie

Le terme monnaie vient du verbe latin monere, qui signifie « avertir ». En effet la monnaie romaine fut d'abord frappée dans un atelier monétaire voisin du temple de Junon Moneta — Junon « qui avertit » — sur le Capitole. Ce temple avait reçu ce surnom avec l'épisode des oies du Capitole, car ce sont les oies sacrées de ce temple qui en furent les « héroïnes ».

Les différents types de monnaie

Si nous avons maintenant l'habitude de compter et de payer dans la même monnaie, il n'en a pas toujours été ainsi. On pourrait même considérer cette conjonction entre la monnaie de compte et la monnaie d'échange comme exceptionnelle. En fait, pendant toute la grande période où l'or (et l'argent) ont été des monnaies pratiquement universelle, chaque pays voire chaque région d'un royaume disposait de sa propre monnaie de compte (parfois basé sur l'or, comme la livre, parfois basé sur l'argent, comme le mark), mais les paiements en or (ou en argent) de n'importe quelle provenance étaient souvent acceptés (généralement avec une décote par rapport à la monnaie locale, à poids de métal précieux identique, et parfois en passant outre à des interdits imposés par le seigneur local). Ainsi et par exemple, la France d'ancien régime comptait ses espèces en livres tournois (c'est à dire de la région de Tours), mais on y payait -- comme dans toute l'Europe -- avec des ducats vénitiens, des écus français, des florins (de Florence), des doublons espagnols, etc. Ce n'est qu'avec la généralisation de la monnaie fiduciaire que la monnaie de compte s'est imposé pour les autres usages, puisque les billets se sont trouvé libellés directement dans cette monnaie de compte.

Origine de la valeur de la monnaie

Historiquement (depuis Aristote, qui, le premier, donne une définition de la monnaie), deux pratiques se sont succédées :
- La première implique que la monnaie utilisée ait une valeur intrinsèque (commodity money). En fait, l'achat avec de la monnaie n'est alors considéré que comme un troc particulier. Beaucoup de supports ont servi de monnaie, puis au fil des siècles des métaux tels que l'argent et l'or se sont imposés, en effet ils répondent parfaitement aux critères de durabilité, de relative rareté et de divisibilité ; des substituts papier à cette monnaie peuvent aussi avoir cours (representative money).
- La seconde, qui est celle de l'ère moderne (abandon de l'étalon-or au cours du ) mais qui apparaît très tôt, considère la monnaie comme une convention sociale : peu importe qu'elle n'ait aucune valeur intrinsèque (le papier-monnaie n'est que du papier, pratiquement inutilisable pour un autre usage que celui de monnaie) du moment que tout le monde l'accepte comme monnaie (de gré ou de force ...). On parle alors de monnaie fiduciaire (de fides : la foi, la confiance) ou de monnaie décrétée (fiat money).
- Paradoxalement, la nature même de la monnaie est une question peu étudiée par les économistes, à quelques illustres exceptions près : selon Karl Marx par exemple, elle représente seulement une valeur d'échange distincte de la valeur du travail qui a été nécessaire pour produire un bien (la différence étant accaparée par le propriétaire des moyens de production). Marx a consacré le [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-3-1.htm chapitre 3] de son ouvrage Le Capital à cette question. Deux économistes, Michel Aglietta et André Orléan, analysent eux dans « La violence de la monnaie » (1982-84) trois phases « historiques » dans la constitution d'une monnaie : #L'évolution d'un produit couramment utilisé lors d'échanges en « marchandise universelle », servant à mesurer les valeurs de deux objets dans un troc. #L'accumulation de cette monnaie par certains, qui leur permet alors d'acheter le travail d'autres personnes. #La constitution de fortunes suffisantes pour permettre l'investissement (prêter de l'argent à intérêt pour une activité économique). Lors des crises économiques, cette triple nature de la monnaie est mise en évidence: la confiance en la monnaie diminue, les estimations sur la conjoncture future deviennent pessimistes, et le crédit d'investissement se tarit (3). Ce tarissement du crédit entraine une chute de l'activité, et donc de l'emploi (2). Dans leurs phases ultimes, les crises économiques se caractérisent par une perte de confiance totale en la monnaie et par le retour à des pratiques de troc pour les échanges (1). Ainsi, la monnaie ne diminue pas l'asymétrie ou la violence éventuelle des rapports sociaux, elle les dilue dans l'ensemble du corps social usager de cette monnaie.

Émission de monnaie

Par des individus

Lorsque la monnaie est constituée de biens dont la valeur est reconnue sans qu'une autorité particulière l'impose, elle peut-être émise par n'importe qui. C'était probablement le cas dans les premier temps, cela l'est encore dans certaines circonstances (ruée vers l'or). Mais les possibilités que donne le pouvoir de « battre monnaie », notamment les manipulations de valeur et la taxation implicite que cela représente, ont rapidement conduit les autorités politiques à chercher à se réserver l'émission monétaire.

Par les autorités financières

Ainsi donc, on peut dire que la croissance de la population et de l'économie augmentent les besoins de monnaie circulante. Pour éviter les problèmes économiques, il est donc nécessaire d'augmenter constamment la « masse monétaire ». D'autre part, la plupart des pouvoirs politiques sont conduits à augmenter leurs dépenses au-delà de leurs recettes. Pour combler la différence, la manipulation monétaire recèle des possibilités intéressantes. Certes, elle est néfaste pour la valeur de la monnaie, et même pour l'économie générale si on abuse, mais pratiquée raisonnablement elle est un impôt implicite relativement indolore et juste (il frappe les possesseurs de monnaies indistinctement : les truands comme les honnêtes gens, les étrangers comme les nationaux, et les riches plus que les pauvres).

Par les banques

En pratique la monnaie est continuellement créée par les banques : tout titre qui représente une quantité de monnaie est lui-même de la monnaie, qui peut servir à tous les usages de la monnaie, y compris celui de servir de caution pour un nouveau titre, etc. La seule limite est qu'à chaque étape, on doit conserver une confiance dans la possibilité de retrouver la monnaie initiale : cette confiance se prouve par le fait qu'à tout moment la conversion est possible chez le dépositaire. :Il est de ce fait tout à fait évident que cette monnaie créée par une première banque peut se retrouver dans une ou plusieurs autres banques, augmentant de ce fait la capacité des autres banques à créer à leur tour de la monnaie ; c'est l'effet multiplicateur du crédit, bien expliqué par André Chaineau (Mécanismes et politiques monétaires - PUF - 1990), et qui fait dire que « l'ensemble du système bancaire privé est créateur de monnaie ex-nihilo ». De fait, la monnaie de crédit (temporaire), représente en France plus de six fois la monnaie permanente (pièces et billets). Cette création permanente de monnaie est absolument nécessaire pour payer les intérêts des prêts antérieurs. Du temps de l'étalon or, le mécanisme était le suivant: Si 100 personnes déposent de l'or dans une banque, parce qu'il est plus pratique de se servir de chèques et qu'en plus la banque rémunère le dépôt, la banque constate rapidement qu'elle n'a besoin de conserver à tout moment qu'une fraction de l'or (par exemple celui de 8 personnes), et prêter (credit money) le reste contre garantie et rémunération. Ainsi, sont en circulation 92% de l'or initial, et des titres qui représentent 100% de cet or : la quantité de monnaie à été pratiquement doublée. En outre, l'or remis en circulation peut lui même revenir dans les coffres de la banque, et servir à alimenter le mécanisme : au final circuleront 12,5 fois (100 / 8) la quantité d'or initiale. La banque peut même n'avoir pas besoin de décaisser l'or, et faire le prêt par un simple jeu d'écritures : elle « crédite » le compte de son débiteur, auquel elle accorde la faculté d'émettre des chèques au-delà de son dépôt initial, avec la garantie de la banque. De nos jours, l'étalon or ayant définitivement disparu dans les années 70, les banques travaillent sans or, sur la base de leurs « fonds propres ». La banque centrale a pour mission première d'assurer la solidité du système , en :
- contrôlant cette création monétaire effectuée par les banques;
- et en étant prêteur en dernier ressort, ce qui de facto garantit toute «banque de dépôt » contre une panique qui pousserait ses déposants à retirer leurs avoirs tous en même temps (il suffit à la banque centralede faire un prêt temporaire, le temps que les épargnants reviennent placer leurs économies dans la première banque ou une autre).

Historique

Depuis des temps préhistoriques, les hommes ont compté leur biens. Rapidement, un étalon s'impose dans chaque groupe humain : coquillage, minéraux précieux ou utiles comme le sel, petit lingots de métal (fer, puis argent ou or), etc. On en trouve les premières traces moderne en Europe chez les Grecs anciens, au VI siècle av. J.-C.. Alors que la monnaie représente déjà une certaine quantité de biens, qu'on ne pourrait pas manipuler aussi facilement, l'étape suivante est la mise en place d'une monnaie de second niveau, qui elle-même représente une grande quantité de monnaie métallique laissée en dépôt en lieu sur. Ainsi apparaît la monnaie papier (le billet de banque, connu en Chine dès le ), qui ne représente originellement qu'une dette payable à vue sous forme de métal ou d'autres biens. On peut distinguer plusieurs étapes dans l'évolution historique qui a conduit de la monnaie métallique à la monnaie fiduciaire que nous connaissons aujourd'hui :
- le système bi-métallique (jusqu' aux XIXe siècle) : toutes les monnaies sont définies à la fois par rapport à l'or et par rapport à l'argent (métal). Chaque état, en fonction de ses disponibilités métalliques, utilisent préférentiellement l'un ou l'autre métal, et se sert de l'autre comme appoint. Mais les découvertes minières et les évolutions financières dans une économie largement mondialisée à l'époque font fluctuer les proportions entre les deux métaux, et le développement de la monnaie papier et du crédit permettent de limiter les besoins de métal, et de supprimer l'argent-métal comme étalon.
- l'étalon-or « classique » (jusqu'en 1914) : toutes les monnaies sont définies par rapport à l'or. La monnaie-papier est un substitut à l'or (une once d'or équivaut à 20 dollars, 4 livres anglaises, etc.). Les taux de conversion de chaque monnaie en or, et donc entre elles, sont fixes. Cela assure la stabilité de la monnaie et empêche une inflation provoquée artificiellement par une augmentation de la masse monétaire (procédé auquel les Etats auront constamment recours par la suite).
  - En 1865, est crée l'Union Latine, une convention monétaire entre la Belgique, la France, l'Italie et la Suisse, convention à laquelle adhère la Grèce en 1868. Cette convention est restée en vigueur, moyennant plusieurs aménagements, jusqu'au 1er janvier 1927. Elle avait pour but d'harmoniser les monnaies de ces pays (module, titre, poids) qui avaient ainsi une circulation transfrontalière.
- l'étalon de change-or (1914-1971) : il s'agit d'un système mixte par lequel certains pays veulent conserver les avantages de l'étalon-or, alors que d'autres veulent se garder la latitude (via la « planche à billets ») d'avoir des taux de change variables. Ce système va devenir caduc en quelques décennies :
  - Première Guerre mondiale : en raison du coût de la guerre toutes les monnaies européennes sont fortement dévaluées par rapport à l'or.
  - 1922 : conférence de Gênes. Un nouvel ordre monétaire est mis en place où seuls les États-Unis conservent l'étalon-or classique. Le dollar repose sur l'or, la livre anglaise sur le dollar, et les autres monnaies européennes sur la livre anglaise.
  - 1931 : le Royaume-Uni, conduit à augmenter sa masse monétaire, abandonne le système de change-or.
  - 1934 : le dollar est défini comme 1/35 d'once d'or. Les citoyens étatsuniens n'ont pas le droit de posséder de l'or.
  - 1944 : accords de Bretton Woods : le système monétaire repose sur le dollar, seule monnaie encore ancrée à l'or
  - 1971 : sous Nixon, les États-Unis, ne pouvant plus maintenir le prix de l'or à 35 dollars l'once ni éviter une dévaluation du dollar, abandonnent l'étalon-or.
- le régime des changes flottants (à partir de mars 1973) : après l'abandon des accords de Bretton Woods, les monnaies varient entre elles librement, suivant l'offre et la demande, et donc en principe selon la quantité de crédit émise par chaque pays (une politique monétaire laxiste est « punie » par une baisse de la valeur de la monnaie locale par rapport aux autres devises). Il n'y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise, seulement de la dette. Sur l'organisation et l'évolution du marché des changes depuis 1973, voir notamment : Forex et Dollar US.

Monnaies atypiques

Monnaie de nécessité

À l'occasion de grandes difficultés économiques (guerres, sièges, crise économique) la monnaie courante d'un pays, particulièrement les pièces divisionnaires, peut disparaître rapidement, pour permettre néanmoins les échanges, des organismes public ou privés sont amenés à émettre une monnaie temporaire et locale, la monnaie de nécessité. Ce phénomème se produisit avec une ampleur considérable en France entre 1914 et 1926.

Monnaie fondante

La valeur de la monnaie est variable, et relativement incontrôlée. Mais, dans certaines circonstances économiques, une des principales qualités de la monnaie (sa capacité à être stockée) devient un grave défaut : en période de déflation, il est plus avantageux de stocker le numéraire que de s'en servir, car le prix des bien s'effondre. La généralisation d'un tel comportement conduit à une grave crise économique, la production locale devient une activité à perte croissante jusqu'à la faillite, alors que les importations peuvent se poursuivre. Une solution (déjà employée) consiste à lutter contre le sentiment de stabilité de la monnaie par l'usage de monnaie « fondante », par différents moyens qui organise une sorte d'inflation forcée :
- chaque billet est daté, et sa durée de vie est limité ; au terme de sa courte vie il sera échangé contre une coupure plus faible.
- chaque billet est muni d'un coupon dont on détache chaque jour un morceau, ce qui lui fait perdre une partie de sa valeur
- etc.

Monnaie à droits spéciaux

Lorsqu'une monnaie est trop déstabilisée, il arrive qu'on la remplace par une nouvelle. Pour que l'opération se fasse, il faut que la nouvelle monnaie présente un avantage, une économie de coûts, pour les utilisateurs, ce qui implique souvent l'attribution d'avantages spécifique.
- accès prioritaire, voire accès exclusif, pour l'achat de biens que l'état va aliéner (Cf. Assignats de la Révolution française, gagés sur les « biens nationaux »)
- réduction fiscale pour les paiements en cette nouvelle monnaie
- etc.

Monnaies restreintes

Il est fréquent de mettre en place des monnaies spécialisées, qui permettent d'acheter seulement certains types de biens.
- Chèques repas
- jeton de kermesse ou de fête foraine
- monnaie de SEL (Cf. infra)

Monnaie de système d'échanges locaux

Monnaie privée

Citations

: « L'argent n'a pas d'odeur » (attribué à l'empereur Vespasien) : « L'argent ne fait pas le bonheur » : « L'amour de l'argent est la source de tous les maux » (La bible)

Articles connexes

Codes des monnaies, Liste des articles sur la monnaie et ses collections, Unités monétaires, Devise, Moyen de paiement, prix, valeur, inflation, déflation De bon aloi

Musées monétaires


- [http://www.monnaiedeparis.fr/ Musée de la Monnaie] (hôtel de la Monnaie à Paris)
- Musée des Médailles et des Monnaies (Perpignan)
- Musée de la fausse monnaie (Saillon, Valais, Suisse)

Liens externes


- [http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/index.htm Histoire monétaire française (depuis l'Antiquité)], sur le site de l'Université de Poitiers]
- [http://www.ordonnances.org/ Ordonnances monétaires françaises, d'Hugues Capet à Louis XVI] : Site très spécialisé. Certains règnes ne sont pas encore traités.

Bibliographie


- Histoire de la monnaie, Véronique Lecomte-Collin et Bruno Collin, Éditions Trésor du Patrimoine, 2004
- Histoire de la Monnaie, du troc à l'euro, Jean-Marie Albertini, Véronique Lecomte-Collin et Bruno Collin, Éditions Sélection du Reader's Digest, 2000
- Histoire morale et immorale de la monnaie, René Sédillot, Éditions Bordas, coll. « Cultures », 1989
- La violence de la monnaie, Michel Aglietta et André Orléan, Presses Universitaires de France, 1998.
- [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/ Le Capital], Karl Marx, 1861. ---- Catégorie:Forex Catégorie:Taux d'intérêt Catégorie:Monnaie Catégorie:Thèmes généraux de finance ja:貨幣 ko:돈 simple:Money

France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- | 8 mai | Commémoration de la capitulation allemande en 1945 | Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. |----- | Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension | Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux |- | Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |----- | 14 juillet || Fête nationale | Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. |- | 15 août || Assomption | Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie |----- | | Toussaint || Fête de tous les saints |- | 11 novembre | Commémoration de l'armistice de 1918 | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ |----- | 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |- | Avant-veille de Pâques || Vendredi saint | rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, communément appelé Talleyrand, est un homme politique et diplomate français, né le 2 février 1754 à Paris, mort à Paris 17 mai 1838.

Origine et Jeunesse

1838 Sa famille affirmait descendre d'Adalbert, comte de Périgord et vassal d'Hugues Capet en 990. Dans tous les cas, il est issu d'une famille de la haute noblesse, ce qui est attesté par lettres patentes royales de 1613 et 1735. Ses parents occupent des charges importantes durant le règne de Louis XV. Il est le neveu d'Alexandre Angélique de Talleyrand-Périgord (1736 - 1821), successivement archevêque de Reims, cardinal et archevêque de Paris. Selon les biographes, il serait atteint du syndrome de Marfan (maladie génétique) ou victime d'une chute à l'âge de quatre ans (la version de ses mémoires) : Talleyrand possède un pied-bot. Cette infirmité lui vaut de ne pas pouvoir accéder aux fonctions militaires et d'être destitué de son droit d'aînesse par ses parents qui le destinent à une carrière ecclésiastique. Ceci explique le choix du discours de Mirabeau sur l'égalité de répartition des patrimoines et donc la suppression du droit d'aînesse, lors d'un hommage que Talleyrand lui rendra le jour de sa mort, à la tribune de l'assemblée.

Carrière ecclésiastique

En 1769, à l'âge de quinze ans, il entre au séminaire Saint-Sulpice. Malgré cela, durant cette période, il fréquente de façon ostentatoire une actrice de la Comédie française. Le 28 mai 1774, il reçoit les ordres mineurs. Le 22 septembre 1774, il obtient un baccalauréat en théologie à la Sorbonne, acquise grâce à sa naissance plutôt qu'à son travail : son directeur de thèse de la Sorbonne, M. Mannay, rédige sa thèse, au moins en partie. À 25 ans, le 1775, il prononce ses vœux. Le 11 juin 1775, il assiste au sacre de Louis XVI, dont le coadjuteur de l'évêque n'est autre que son oncle. Au printemps 1778, il rend visite à Voltaire. Le 18 décembre 1779, au matin de son ordination, son ami le duc de Choiseul le découvre prostré et en pleurs. Ce dernier insiste pour qu'il renonce mais il lui répond : « non, il est trop tard, il n'y a plus à reculer. » Aucun membre de sa famille n'est présent pour l'ordination, mais ses parents viennent à sa première messe. Il a 26 ans. En 1780, il devient agent général du clergé de France et est chargé de défendre les biens de l'Église face aux besoins d'argent de Louis XVI (particulièrement en 1785). À cette occasion, il prend connaissance de l'étendue exacte de la richesse du clergé. À cause de sa vie dissolue et libertine (au grand jour, il joue, a de nombreuses maîtresses, etc.), il est déçu dans ses espoirs d'obtenir un évêché, du fait des opinions morales du roi et de la reine. Ses goûts du luxe et du jeu lui demandent beaucoup d'argent. De 1783 à 1792, Talleyrand a, entre autres, pour maîtresse la comtesse Adélaïde de Flahaut, qui, au grand jour, lui donne un enfant en 1785, le fameux Charles de Flahaut. Il fréquente et anime les salons libéraux proches des Orléans. En 1788, il est nommé évêque d'Autun par le roi, grâce à la requête que son père mourant avait adressée à Louis XVI (« cela le corrigera », aura déclaré ce dernier en signant). Trois semaines plus tard, il est élu député du clergé aux États généraux et quitte aussitôt et définitivement la ville d'Autun.

Révolution

Le 14 juillet 1789, Talleyrand est nommé membre du comité de constitution de l'Assemblée Nationale où il joue un rôle très important. Il est d'ailleurs signataire de la constitution présentée au roi et acceptée par celui-ci le 14 septembre 1791 ; il est l'auteur de l'article VI de la déclaration des droits de l'Homme qui lui sert de préambule : « La loi est l'expression de la volonté générale. [...] Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse [...] ». Le 14 juillet 1790, il célèbre la messe qui a lieu sur le Champ de Mars lors de la Fête de la Fédération. Il suggère et participe activement à la confiscation des biens de l'Église par la Révolution en 1790. C'est la principale accusation de trahison qui lui est portée. En 1791, il prête serment à la constitution civile du clergé bien qu'ayant démissionné de son poste d'évêque, le 13 janvier de la même année. Il est chargé de sacrer les deux premiers évêques constitutionnels, aussi appelés « talleyrandistes ». En 1792, Talleyrand est envoyé en mission diplomatique à Londres avec François Bernard Chauvelin afin de rassurer la monarchie anglaise sur la politique française. En dépit de l'atmosphère hostile, ils obtiennent la neutralité des Anglais. Il revient en juillet, et, anticipant la Terreur, repart rapidement muni d'un ordre de mission arraché à Danton, ce qui lui permet de prétendre qu'il n'a pas émigré. Il est cependant porté sur la liste des émigrés. Expulsé d'Angleterre en 1794, il part aux États-Unis, où il exerce le métier de prospecteur immobilier dans les forêts du Massachusetts, puis celui de courtier en marchandises. Il rentre en l'an IV (1796) à la suite de la levée du décret d'accusation de la Convention à son encontre, Benjamin Constant ayant fait un discours en ce sens. Il est rayé de la liste des émigrés. Suite à son exil il publie deux essais intitulés respectivement :
- Essai sur les Avantages à retirer des colonies nouvelles ;
- Mémoire sur les relations commerciales des États-Unis avec l'Angleterre.

Directoire

En l'an V (1797), Madame de Staël intercède en sa faveur auprès de Barras et lui obtient le ministère des relations extérieures, en remplacement de Charles Delacroix. Il y a un doute sur la paternité d'Eugène Delacroix qui, selon ses contemporains et certains historiens, aurait pour père Talleyrand, qui est alors l'amant de madame Delacroix. Il est à noter qu'Eugène Delacroix avait une certaine ressemblance, semble-t-il, avec Talleyrand. D'autre part Charles Delacroix souffrait d'une tumeur aux testicules. Talleyrand rencontre, peu après sa nomination, le jeune général Bonaparte revenant couvert de gloire d'Italie et avec qui il entretient une correspondance active en raison de son poste. Il donne une fête somptueuse en son honneur en l'Hôtel de Gallifet, où est installé le ministère. En l'an VIII (1799), il démissionne du ministère, se consacrant à la préparation du coup d'État du 18 Brumaire.

Période napoléonienne

Après ce coup d'État, et avoir récupéré au passage environ trois millions de francs destinés à faciliter la démission de Barras, il retrouve son rôle de ministre et conclut les importants traités couronnant la politique conquérante de Bonaparte. Les traités de Mortefontaine et de Lunéville sont conclus quasiment sans son intervention, le jeune Premier Consul ne laissant guère de place à d'autres pour mener la politique extérieure. Talleyrand ne s'en offusque pas et approuve même, dans leur ensemble, ces deux traités. En l'an X (1801), suite à l'injonction d'épouser ou de quitter l'une de ses maîtresses, Talleyrand se marie avec Catherine Grand, qu'il connaît depuis trois ans, une jeune française native des Indes. Ses contemporains disent d'elle que « c'était la Belle et la Bête réunies en une seule personne ». Il en a certainement une fille qu'il adopte en 1803 et qui serait née de père inconnu. La même année, il achète le château de Valençay, encore sur injonction de Bonaparte mais avec son aide financière, où il héberge plus tard les infants d'Espagne, prisonniers de l'empereur. Le domaine du château est d'environ 120 km², ce qui en fait l'un des plus grands domaines privés de l'époque. Talleyrand y séjourne régulièrement, en particulier avant et après ses cures thermales à Bourbon-l'Archambault. En 1804, face à l'augmentation du nombre d'attentats perpétrés par des royalistes contre Bonaparte, Talleyrand joue un rôle (l'importance de l'implication des uns et des autres restant obscure) dans l'assassinat du Duc d'Enghien. Il est nommé grand chambellan le 11 juillet 1804 et assiste le 2 décembre 1804 au sacre de Napoléon. En 1805, après la brillante campagne d'Autriche et l'écrasante défaite de Trafalgar, Talleyrand signe à contrecœur le traité de Presbourg, qu'il n'a pas rédigé. En 1806, il est nommé prince de Bénévent, petite principauté confisquée au Pape. Le 12 juillet de cette même année il signe le traité créant la confédération du Rhin, toujours sur ordre de Napoléon. Amorçant la critique de la politique guerrière de celui-ci, il commence à communiquer des informations au tsar Alexandre I via son ami Dalberg. En 1807 il négocie et signe le traité de Tilsit et prend certainement la décision de démissionner de son poste de ministre au retour de Varsovie. Talleyrand se détache peu à peu de l'empereur pour arriver à la rupture en 1809 où celui-ci l'accuse de trahison, suite à des rumeurs de complots avec Joseph Fouché. En 1813, il refuse le poste de ministre des relations extérieures que lui propose à nouveau l'empereur. En 1814, profitant de la chute de l'Empire, il manœuvre habilement pour livrer Paris aux alliés et à Louis XVIII.

Sous la première Restauration

En mars, les alliés entrent à Paris. Le 1 avril 1814, il est élu par le Sénat président du gouvernement provisoire. Il signe la convention d'armistice avec les alliés et installe Louis XVIII sur le trône, lequel le nomme au ministère des Affaires Étrangères. Le 16 septembre 1814 a lieu le congrès de Vienne, et, bien que la France ne soit pas admise à la table des négociations, Talleyrand réussit à y participer. Il en signe l'acte final le 9 juin 1815 et réussit, en faisant jouer les nombreuses divisions alliées, à limiter les sanctions à l'encontre de la France et même à fortement influencer des décisions ayant plus trait à l'équilibre européen qu'à la France. Poussé par les Ultras, Louis XVIII force Talleyrand à démissionner et le nomme grand chambellan le 24 septembre 1815.

Pendant la monarchie de Juillet

En juillet 1830, Louis-Philippe devient roi après la révolution des 27, 28 et 29 juillet qui chasse Charles X. Il nomme alors Talleyrand ambassadeur à Londres, afin de rassurer les autres pays européens. Il contribue à l'indépendance de la Belgique et travaille à rapprocher le Royaume-Uni de la France, jusqu'en août 1834. Il quitte alors la scène publique et se retire dans son château de Valençay. En 1837, il quitta Valençay. L'approche de la mort le jetait dans un grand embarras. Refuser les sacrements, c'était donner bien de la joie aux ennemis de l'ordre et peut-être provoquer des troubles dont il ne voulait absolument pas; c'était en outre jeter une suspicion supplémentaire sur la validité de la consécration épiscopale qu'avait reçue le clergé constitutionnel, puisque c'était lui qui était à l'origine. D'un autre côté il ne s'imaginait pas repentant et menant la vie d'un dévot pendant son restant d'existence. Il se tira fort bien de l'affaire qui fut ainsi son dernier succès diplomatique. C'est seulement quand il sentit qu'il n'avait que peu à vivre qu'il consentit à recevoir le jeune abbé Dupanloup et à s'entretenir avec lui, mais ce n'est que lorsqu'il se rendit compte que l'heure proche qu'il accepta enfin de signer la rétractation demandée, et dont il avait mesuré tous les termes, et de recevoir extrême-onction et viatique. Au moment où le prêtre devait, conformément au rite, oindre ses mains avec le saint-chrême, il n'oublia pas de lui dire: «N'oubliez pas que je suis évêque», reconnaissant in extremis sa qualité épiscopale et validant a posteriori les consécrations qu'il avait faites. Il ne lui restait qu'à mourir, ce qu'il fit, ayant réussi selon le mot de Renan «à tromper le monde et le Ciel». Des funérailles officielles et religieuses furent célébrées le 22 mai. Il est enterré dans une chapelle proche du château de Valençay, où son corps fut ramené le 5 septembre. La plaque de marbre qui recouvre le cercueil, situé dans la crypte de la chapelle où sont enterrés d'autres membres de la famille Talleyrand, porte l'inscription suivante : " Ici repose le corps de Charles-Maurice de Talleyrand Périgord, prince duc de Talleyrand, duc de Dino, né à Paris le 2 février 1754, mort dans la même ville le 17 mai 1838. "

Description

Cette araignée industrieuse, qui mettait un point d'honneur et d'élégance à mimer la paresse et la nonchalance, ne cessait d'ourdir des raffinements stratégiques et des complots de funambule. Sa passion la plus constante, l'occupation de toutes ses soirées, ce fut le jeu, non pas les échecs, mais le whist, ancêtre du bridge. Au whist, il s'agit de deviner les cartes de son adversaire, mais aussi de son partenaire. Il ne s'agit pas d'anticiper, de voir loin comme aux échecs, il s'agit d'évaluer constamment les forces en présence, de garder son sang froid, d'être impassible.

Bibliographie


- Talleyrand, Georges Lacour-Gayet (préface de François Mauriac), 4 volumes, Payot, 1930 ;
- Talleyrand ou le sphynx incompris, Jean Orieux, Flammarion, 1970 ;
- La pièce de théâtre le Souper (relatant un souper — imaginaire ? — entre Joseph Fouché et Talleyrand, la veille du retour de Louis XVIII sur le trône) de Jean-Claude Brisville. Cette pièce a été adaptée au cinéma en 1992 par Édouard Molinaro, avec Claude Rich dans le rôle de Talleyrand ;
- Talleyrand, André Castellot, Perrin, 1997 ;
- Talleyrand. Un seul maître : la France, Duff Cooper, Alvik Editions, 2002 ;
- Talleyrand. Le Prince immobile, Emmanuel de Waresquiel, Fayard, 2003.

Regards des comtemporains


- Gustave Flaubert : « Talleyrand (Prince de) : s'indigner contre » (Dictionnaire des idées reçues) ;
- Honoré de Balzac : « certain prince qui n'est manchot que du pied, que je regarde comme un politique de génie et dont le nom grandira dans l'histoire » ;
- Alphonse de Lamartine : « L'opulence, pour M. de Talleyrand était autant une politique qu'une élégance de sa vie » ;
- George Sand : « Une exception de la nature, une monstruosité si rare que le genre humain, tout en le méprisant, l'a contemplé avec une imbécile admiration. » ;
- Napoléon : « De la merde dans un bas de soie ».
- À Talleyrand disant sur son lit de mort « Sire, je souffre comme un damné », Louis-Philippe aurait répliqué « Déjà ? »

Citations


- Les mots sont des épées.
- En politique, ce qui est cru devient plus important que ce qui est vrai.
- Nous appelons militaire tout ce qui n'est pas civil. (à Paris en 1806)
- Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'État les fait mal.
- Le meilleur auxiliaire d'un diplomate, c'est bien son cuisinier.
- Qui n'a pas les moyens de ses ambitions a tous les soucis.
- Si les gens savaient par quels petits hommes ils sont gouvernés, ils se révolteraient vite.
- La politique ce n'est qu'une certaine façon d'agiter le peuple avant de s'en servir.
- Les hommes sont comme les statues, il faut les voir en face.
  - Variante de la précédente:
- Café : :Noir comme le diable :Chaud comme l'enfer :Pur comme un ange :Doux comme l'amour.
- Tout ce qui est excessif est insignifiant.
- La vie serait supportable s'il n'y avait pas les plaisirs.
- L'Angleterre a deux sauces et trois cents religions ; la France au contraire, a deux religions, mais plus de trois cents sauces.
- Soyez à leurs pieds. À leurs genoux... Mais jamais dans leur mains.
- Il y a trois sortes de savoir : le savoir proprement dit, le savoir-faire et le savoir-vivre ; les deux derniers dispensent assez bien du premier.
- Dans les temps de révolutions, on ne trouve d'habileté que dans la hardiesse, et de grandeur que dans l'exagération.
- Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité.
- Le mariage est une si belle chose qu'il faut y penser pendant toute sa vie.
- Il croit qu'il devient sourd parce qu'il n'entend plus parler de lui.
- Les mécontents, ce sont des pauvres qui réfléchissent.
- Les femmes pardonnent parfois à celui qui brusque l'occasion, mais jamais à celui qui la manque.
- Ce qui est, presque toujours, est fort peu de choses, toutes les fois que l'on ne pense pas que ce qui est produit ce qui sera.
- L'esprit sert à tout, mais il ne mène à rien.
- La vie intérieure seule peut remplacer toutes les chimères.
- Agiter le peuple avant de s'en servir, sage maxime.
- Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
- On ne croit qu'en ceux qui croient en eux.
- Ne dites jamais du mal de vous ; vos amis en diront toujours assez.
- La parole a été donnée à l'homme pour déguiser sa pensée.
- Le meilleur moyen de renverser un gouvernement, c'est d'en faire partie.
- On peut violer les lois sans qu'elles crient.
- Là où tant d'hommes ont échoué, une femme peut réussir.
- Au Congrès de Vienne : :
- Si cela va sans dire, cela ira encore mieux en le disant. (1814) :
- Méfiez-vous du premier mouvement; il est toujours généreux. (1815)
- « Oui » et « non » sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer, et ceux qui demandent le plus d'examen.
- Appuyez-vous toujours sur les principes, ils finiront bien par céder.

Liens externes


- [http://www.talleyrand.org/ Charles Maurice de Talleyrand Perigord 1754-1838]
- [http://www.amis-talleyrand.asso.fr/ L'association des amis de Talleyrand]

Cinéma


- Une adaptation de Sacha Guitry le met en scène dans Le diable Boiteux.
- Le Souper (1992), retrace le jour du 6 juillet 1815. Talleyrand et Fouché se font face, en huit clos. Talleyrand-Périgord, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord,Charles-maurice de Talleyrand-Périgord,Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord,Charles-maurice de Catégorie:Famille de Talleyrand-Périgord ja:シャルル=モーリス・ド・タレーラン=ペリゴール

Clergé

Le clergé est le terme qui désigne les différentes institutions d'une religion. Il n'y a donc pas un clergé, mais plusieurs, en fonction des différentes mouvances religieuses.

Évolution des clergés

Catholicisme

L'Église catholique de l'Ancien Régime était constituée de plusieurs « clergés » mais tous se distinguaient des laïcs. Le clergé bénéficiait du privilège du for ecclésiastique, c'est-à-dire qu'il ne pouvait être jugé que par un tribunal ecclésiastique. Cette situation créa des abus car certaines professions (universités) furent assimilées au clergé.

Les clergés

Le clergé peut se distinguer entre clergé régulier – qui suit la règle d'un ordre religieux – et clergé séculier – qui vit dans le « siècle », c'est-à-dire dans la société. On peut également distinguer le haut clergé, les prélats : pape, cardinaux, évêques et archevêques, abbés, prieurs, et le bas-clergé : prêtres, frères convers, etc. Le clergé est un ordre organisé au sein du royaume dans la société d'ancien régime. nnn

Clergé et États généraux

Le clergé constitue l'un des trois ordres des États généraux avec la noblesse et le tiers état.Ces trois ordres sont la société de Loyseau. Il pouvait cependant arriver que des ecclésiastiques fussent élus dans d'autres ordres, surtout dans le tiers état. Modalités d'élection Le vote aux Etats-Généraux se faisait par ordre, et non "par tête". On avait donc la majorité par 2 voix contre 1 uniquement.(Exemple : Le clergé et la noblesse faisaient souvent passer leur décision commune contre l'avis du Tiers-Etat alors que celui répresentait 97% de la population.

Aire culturelle occidentale

Christianisme


- Anglicanisme (Communion anglicane)
  -
- Catholicisme
  - Pape
  - Cardinaux
  - Archevêques
  - Évêques
  - Prêtres
  - Diacres
  - Abbés
  - Prieurs
  - Moines et Moniales
- Orthodoxie orientale
  - Popes
- Protestantisme
  - Pasteurs
  - Prédicateurs laïcs
  - Anciens ou conseillers presbytéraux
  - Diacres
  - Évêques
  - Synodes

Islam


- Chiisme
  - Taleb
  - Ayatollah
  - Mollah
- Sunnisme
  - Imam
  - Muezzin

Judaïsme


- Cohen
- Rabbin
- Chantre

Aire culturelle orientale

Bouddhisme


- Theravada
- Chan ou Zen

Taoïsme

Brahmanisme


- Brahmane

Chamanisme et Animisme

Voir aussi


- Religion
- Cultes
- Discipline ecclésiastique
- Monachisme
- Ordres religieux
- Constitution civile du clergé, bulle Clerici laicos Catégorie:Religion

2 novembre

Le 2 novembre est le 306 jour de l'année (307 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Saint Malachie et Saint Victorin.

Événements


- 998 : Saint Odilon, abbé de Cluny célèbre pour la première fois une commémoration de tous les morts de son ordre. Cette usage s'est ensuite étendu à toute l'Église catholique.
- 1789 : Nationalisation des biens du clergé en France.
- 1917 : Déclaration Balfour : promesse d'une place pour les Juifs en Palestine, dans le respect des "droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine (...)".
- 1945 : création en France des centres de protection maternelle et infantile (PMI) par ordonnance
- 1962 : Le président Kennedy annonce la fin de la crise des fusées à Cuba.
- 1976 : Jimmy Carter devient président des États-Unis.
- 1979 : A Paris, Jacques Mesrine, l'ennemi public n°1, est abattu par la police.
- 1989 : Jaguar est rachetée par la société Ford.
- 1994 : Inauguration de la gare TGV-RER de Roissy-Charles-de-Gaulle par François Mitterrand.
- 2004 : George W. Bush est réélu président des États-Unis.

Naissances


- 1699 : Jean Siméon Chardin, peintre français
- 1734 : Daniel Boone, colonisateur américain
- 1741 : Mgr Pigneau de Behaine, homme d'Église et diplomate français († 9 octobre 1799), qui joua un grand rôle dans l'influence grandissante de la France en Cochinchine et en Annam à la fin du XVIII siècle.
- 1755 : Marie-Antoinette, reine de France et épouse de Louis XVI
- 1766 : Joseph Radetzky, maréchal autrichien († 5 janvier 1858)
- 1815 : George Boole, logicien et mathématicien britannique
- 1847 : Georges Sorel philosophe et sociologue français
- 1885 : Harlow Shapley, astrophysicien américain
- 1941 : Françoise Pichard, également connue sous les pseudonymes de Chard et Pscharr, dessinatrice française
- 1945 : Jean-Jack Queyranne, homme politique français, né à Lyon
- 1865 : Warren G. Harding, 29 président des États-Unis
- 1906 : Luchino Visconti, cinéaste italien
- 1913 : Burt Lancaster, acteur et producteur
- 1968 : Jaume Balagueró, réalisateur espagnol
- 1960 : Said Aouita athlète Marocain
- 1945 : Jacques Chéreau, sculpteur français hyperréaliste

Décès


- 1902 : Rudolph Albert von Kölliker, biologiste suisse
- 1950 : George Bernard Shaw, le doyen de la littérature britannique
- 1970 : Richard Cushing, cardinal
- 1975 : Pier Paolo Pasolini, metteur en scène italien
- 1979 : Jacques Mesrine, criminel français
- 1991 : Irwin Allen, producteur et scénariste américain
- 1992 : Hal Roach, producteur et scénariste américain
- 1997 : Edmond de Rothschild, baron, président de la banque suisse du même nom et propriétaire de vignobles bordelais

Célébrations


- Le Jour des morts ou Fête des défunts. Catégorie:Jour de l'année ja:11月2日 ko:11월 2일 ms:2 November simple:November 2 th:2 พฤศจิกายน

Assemblée nationale constituante

Une assemblée constituante est une institution collégiale avec pour tâche la rédaction, ou l'adoption, d'une constitution, c'est-à-dire le texte fondamental d'organisation des pouvoirs publics d'un pays. La façon dont les membres de l'assemblée sont désignés dépend des circonstances et des pays. Ils peuvent être désignés expressement pour cette tâche, ou bien avoir d'autres fonctions institutionnelles, voire s'auto-proclamer. En effet, l'assemblée peut détenir le pouvoir constituant en vertu de la précédente constitution (on parle alors plutôt de révision), ou bien par les circonstance de faits, suite à une crise de régime (guerre civile, coup d'état, invasion...). Le résultat des travaux de l'assemblée peut n'être qu'un projet qui devra être entérinné par le détenteur du pouvoir (par exemple un référendum). Il peut être une constitution entièrement nouvelle ou une simple modification plus ou moins importante.

Les assemblées constituantes françaises

L'Assemblée nationale constituante de 1789

La première assemblée constituante fut fondée par des députés des États généraux lorsqu'ils s'érigèrent d'eux-mêmes en une « Assemblée nationale » en juin 1789. Le roi constatant que les États généraux étaient en train de lui échapper completement, décida d'ajourner les travaux et de faire fermer la salle de réunion. Le 22 juin 1789, devant les portes closes, des représentants du clergé proposèrent qu'on se réunisse à l'église Saint-Louis à Versailles ; 149 représentants du clergé et 2 représentants de la noblesse se joignirent aux députés du Tiers État. Au coup de force du roi répondait ainsi un véritable coup d'État. Cette assemblée devient l’Assemblée nationale constituante, qui vote la première Constitution du 3 au 14 septembre 1791. Fondée sur le principe de la souveraineté du peuple et la séparation des pouvoirs, elle institua en France une monarchie constitutionnelle. Le pouvoir exécutif était exercé par le roi des Français, Louis XVI choisissait ses ministres qui n’étaient pas responsables devant l’Assemblée, dirigeait la politique extérieure et pouvait malgré le principe de la séparation des pouvoirs donner ou refuser sa sanction aux lois (veto suspensif). Le pouvoir législatif était exercé par l’Assemblée unique, élue pour deux ans au suffrage censitaire. Celle-ci avait l'initiative et le vote des lois, établissant et contrôlant l’impôt, décidait de la guerre ou de la paix et se réunissait d’elle-même sans convocation. L’indépendance du pouvoir judiciaire était assurée par l’élection des magistrats. Rédigée au profit des citoyens les plus aisés, et prévue pour dix ans, cette Constitution ne survécut pas à l’insurrection du 10 août 1792.

Troisième république

La Troisième République fut stricto sensu le régime politique de la France de 1875 à 1940. Cependant, on inclut généralement sous cette appellation les 5 années d'hésitation précédant ce régime (depuis la chute du Second Empire en 1870). Initiée dans un contexte parlementaire majoritairement royaliste et bonapartiste, la Troisième République est parvenue à s'imposer et se maintenir plus longtemps (65 ans) que tous les autres régimes depuis la Révolution française, et ce malgré d'importantes crises politiques.

Quatrième république

Une république instable La quatrième république se forme après la Seconde Guerre mondiale. Un premier projet de constitution est rejeté par référendum le 5 mai 1946. (Le projet monocaméral devient bicaméral.) Une nouvelle assemblée constituante est élue le 2 juin et la constitution est définitivement adoptée par référendum le 13 octobre 1946.Elle entre en vigueur le 24 octobre 1946.

Cinquième République

Un référendum organisé le 28 septembre 1958 donne une écrasante majorité en faveur du projet de constitution présenté par Charles de Gaulle. La Quatrième République disparait après la promulgation de la nouvelle constitution le 4 octobre 1958 donnant implicitement naissance à ce qu'on qualifie couramment de Cinquième République.

Voir aussi


- Assemblée nationale
- Assemblée nationale française
- Convention nationale Catégorie:Politique Catégorie:Révolution française

Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, Marquis de Condorcet

Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, Marquis de Condorcet, né le 17 septembre 1743 à Ribemont (Aisne), mort le 28 mars 1794 à Bourg-la-Reine, était un philosophe, mathématicien et politologue français.

Sa jeunesse

Né à Ribemont (Aisne) en 1743, il est l’un des descendants de la famille Caritat. Les Caritat tenaient leur titre de la ville de Condorcet (Dauphiné) dont ils étaient originaires. Son père mourut lorsqu’il était encore très jeune. Sa mère, très dévote, confia son éducation au collège jésuite de Reims, puis au collège de Navarre, à Paris. Condorcet se distingua rapidement par ses capacités intellectuelles. Les premières distinctions publiques qu’il reçut furent en mathématiques. Quand il eut 16 ans, ses capacités d’analyses furent remarquées par D'Alembert et A.C. Clairaut, et bientôt, il devint l’élève de D’Alembert.

Condorcet le mathématicien

De 1765 à 1774, il se concentra plus particulièrement sur les sciences. En 1765, il publia son premier travail sur les mathématiques, intitulé Essai sur le calcul intégral, qui fut très favorablement accueilli, et lança sa carrière de mathématicien de renom. Cet essai ne sera d’ailleurs que le premier d’une longue série. Le 25 février 1769, il fut élu à l’Académie Royale des Sciences. En 1772, il publia à nouveau des travaux sur le calcul intégral, qui furent unanimement acclamés et considérés comme révolutionnaires dans de nombreux domaines. C’est peu après cela qu’il rencontra et se lia d’amitié avec l’économiste Turgot, qui allait devenir administrateur sous Louis XV (1772), puis contrôleur général des Finances sous Louis XVI (1774). Il épousa Sophie de Grouchy, la sœur du futur maréchal de Grouchy, lui-même déjà beau-frère de Cabanis.

Son entrée en politique

En 1774, Condorcet fut nommé inspecteur général de la Monnaie par Turgot. Dès lors, Condorcet déplaça son centre d’intérêt des mathématiques vers la philosophie et la politique. Les années qui suivirent, il prit la défense des droits de l’homme, et particulièrement des droits des femmes et des noirs. Il supporta les idées novatrices des tout récents États-Unis, et proposa en France des projets de réformes politiques, administratives et économiques. En 1776, Turgot fut démis de son poste de contrôleur général. Condorcet choisit alors de démissionner de son poste d’inspecteur général de la Monnaie, mais sa démission fut refusée, et il resta en poste jusqu’en 1791. Plus tard, Condorcet écrira la Vie de M. Turgot (1786), où il exposera et démontrera le bien fondé des théories économiques de Turgot. Condorcet continuera à se voir attribuer des fonctions prestigieuses : en 1777, il fut nommé secrétaire de l’Académie des Sciences, et en 1782, secrétaire de l’Académie française. Académie française

Le paradoxe de Condorcet

En 1785, Condorcet publia l’un de ses principaux travaux : lEssai sur l’application de l’analyse à la probabilité des décisions rendues à la pluralité des voix. Dans cet ouvrage, il explore le paradoxe de Condorcet, qu’il décrit comme l’intransitivité possible de la majorité : parmi un même électorat, et lors d’une même élection, il est possible qu’une majorité préfère A à B, qu’une autre majorité préfère B à C, et qu’une troisième majorité préfère C à A. Les décisions prises à une majorité populaire par ce mode de scrutin seraient donc incohérentes par rapport à celles que prendrait un individu rationnel. Condorcet précise lui-même, dans ses travaux, comment lever son paradoxe, tout en indiquant que des questions de temps pratique du dépouillement rendent les solutions qu’il envisage impossibles, en tout cas à son époque. Considérons par exemple une assemblée de 60 votants ayant le choix entre trois propositions a, b et c. Les préférences se répartissent ainsi (en notant a > b, le fait que a est préféré à b) : ::23 votants préfèrent : a > c > b ::19 votants préfèrent : b > c > a ::16 votants préfèrent : c > b > a :: 2 votants préfèrent : c > a > b Dans une procédure de vote pluraliste, a l’emporte avec 23 voix, sur b avec 19 voix et sur c avec 18 d’où a > b > c. Dans les comparaisons majoritaires par paires, on obtient : ::35 préfèrent b > a contre 25 pour a > b ::41 préfèrent c > b contre 19 pour b > c ::37 préfèrent c > a contre 23 pour a > c Ce qui conduit à la préférence majoritaire c > b > a, exactement contraire au choix pluraliste. Il est à noter que contrairement à une opinion répandue (entre autres par Robert Badinter dans sa biographie de Condorcet), ce paradoxe ne met en cause que la cohérence de certains systèmes de vote et non celui de la démocratie elle-même. Le Théorème d'impossibilité de Arrow affirmera pourtant au que le problème est bien inhérent à la démocratie, sur la base d’hypothèses raisonnables, et évidemment discutées compte tenu de la portée du problème. Son essai expose également la méthode de Condorcet, une méthode conçue pour simuler des élections par paires de candidats. Il eut de nombreuses discussions avec Jean-Charles de Borda, lors desquelles ils comparaient leurs méthodes respectives. Cette méthode Condorcet est utilisée de nos jours en data mining.

Autres travaux

En 1786, Condorcet travailla à nouveau sur le calcul intégral et les équations différentielles, montrant une nouvelle manière de traiter les calcul infinitésimaux. Ces travaux ne furent jamais publiés. En 1789, il publia la Vie de Voltaire, où il se montre tout aussi opposé à l’Église que Voltaire.

La Révolution française

En 1789, lorsque la Révolution éclata en France, Condorcet y tint un rôle majeur, lui, grand défenseur de nombreuses causes libérales, qui espérait une reconstruction rationaliste de la société. Après la prise de la Bastille (1789) il fut élu au conseil municipal de Paris. Si bien qu’en 1791, il fut élu représentant de Paris au sein de l’Assemblée législative, après avoir