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Bande Dessinée

Bande dessinée

zh-min-nan:Ang-á-oē als:Comic ko:만화 ja:漫画 simple:Comics La bande dessinée (appelée encore par l'acronyme BD, ou bédé) est un art littéraire et graphique (souvent appelé le neuvième art) où une histoire est racontée grâce à des images, des dessins, accompagnés d'un texte (explicatif ou dialogue, il est dans ce dernier cas, dans une bulle ou phylactère). On appelle les amateurs de bande dessinée, des bédéphiles.

Histoire de la bande dessinée

Définition

Avant de faire l'histoire de ce médium, il convient de noter que la « bande dessinée » possède plusieurs définitions croisées qui ne se recoupent pas forcément.
Le nom « bande dessinée » devrait permettre de définir la bande dessinée comme un moyen de raconter des histoires par le biais d'une séquence d'images, mais le mot suggère d'autres notions :
- pour certains une bande dessinée mêle l'image au texte, ce dernier étant présent de manière plus ou moins artificielle (Pour qui la regarde sans familiarité ni complaisance, la bulle de bande dessinée est loin d'offrir une solution gracieuse ou naturelle au problème de l'insertion du texte dans l'image — c'est-à-dire du croisement entre deux régimes de signes fondamentalement différents. Thierry Smolderen : Ceci n'est pas une bulle ! Structures énonciatives du phylactère ) sous forme de récitatifs ou de phylactères (« bulles »). De nombreuses bandes dessinées muettes, comme le très classique « petit roi » de Otto Soglow, contredisent ce principe qui voudrait qu'une bande dessinée soit forcément encombrée de texte. On sait par ailleurs que le phylactère existait avant la bande dessinée, et qu'il était utilisé d'une manière très proche de celle qui a cours en bande dessinée dans les caricatures de la fin du siècle en Grande-Bretagne ou en France
- Pour certains, la bande dessinée, au delà d'un simple moyen d'expression (un médium, une boite à outils), est un « genre ». On retrouve cette opinion chez les amateurs de bande dessinée (« j'aime la science fiction, le roman-policier et la bédé ») comme chez leurs détracteurs (« ce film est une vraie bande dessinée » - phrase qui sous-entend : ce film est fantaisiste et simpliste). Il est à noter que ceux pour qui la bande dessinée est un « genre » considèrent souvent que cette dernière est réservée à un public enfant ou adolescent.
- D'autres vont plus loin et voient la bande dessinée comme un style graphique, allant jusqu'à qualifier des dessins non-séquentiels de dessins « bd », parce que ceux-ci incluent des détails empruntés au graphisme mis au point par des auteurs de bandes dessinées, tels que le « gros nez ».
- Enfin, certains avancent que la bande dessinée est essentiellement un média de masse, destiné à exister sous forme imprimée (multiple). Le rapport très étroit qui lie la bande dessinée aux moyens de reproductions mécaniques leur donne sans doute raison : la lithographie (), qui permet au dessinateur un travail rapide, solitaire et sans limite du nombre d'impressions, a permis à l'estampe de se développer et de se démocratiser. La photogravure a encore ôté certaines contraintes aux auteurs. Les progrès de l'offset au cours des années 1980 a permis à la couleur directe d'éclore, etc.

Appellations

Les noms donnés à la bande dessinée selon les pays d'origine ou les époques brouillent encore un peu les pistes :
- Dans le champ culturel anglo-saxon, on a longtemps parlé de comics (« comiques ») et de funnies (« amusants »), deux mots qui évoquent un registre thématique bien précis et non un « médium ». Le mot comic strip (« bande comique ») donne une meilleure idée de ce qu'est la bande dessinée de manière formelle.
- Les mêmes anglo-saxons ont proposé au cours des années 1980 deux locutions permettant de faire sortir la bande dessinée du registre léger : Graphic Novel et Sequential Art (« roman graphique » et « art séquentiel »). Il semble que les deux locutions soient des créations de Will Eisner.
- En Italie, la bande dessinée s'appelle Fumetti (« fumées »), car le phylactère est décrit comme un nuage de fumée. C'est donc le phylactère qui définit, ici, la bande dessinée.
- En Espagne, c'est le nom de la première revue de bandes dessinées (TBO, 1917) qui a donné leur nom aux bandes dessinées : Tebeos, mais on parle aussi souvent d’historiettas (« historiettes »).
- Au Japon, on utilise le mot manga (漫画) qui est généralement traduit par « images dérisoires », (man signifiant originellement en chinois déborder, à son gré), « dessins libres » dans le sens d'interprétation libre.
- En Chine, on parle de lianhuanhua (连环画 liánhuánhuà, « images enchaînées ») et parfois Manhua (漫畫/漫画 mànhuà). Il est à noter que, jusque récemment, la (très riche) bande dessinée chinoise est composée de livres qui ne contiennent qu'une image par page. Cette image est accompagnée d'un récitatif, et, de manière rarissime, de phylactères.
- En Corée, on parle de Manhwa (만화, prononcer man-oua).
- Dans les pays scandinaves, le mot Tegneserie (norvégien) ou Tecknad serie (suédois) signifie : « série de dessins » (suite de dessins)
- Dans les pays francophones enfin, outre le mot « bande dessinée », on a parlé d’« illustrés » (« livres illustrés »), mot qui évoque un public enfantin.

Anatomie d’une bande dessinée

Les amateurs s'entendent sur un certain nombre de mots et de définitions pour décrire les différents éléments dont sont composés les bandes dessinées.
- la case est une vignette contenant un dessin
- le strip (de l'anglais : « bande ») est une suite de cases, disposées sur une ligne
- la planche est un ensemble de cases, souvent disposées sur plusieurs lignes. On applique généralement le mot planche au document original.
- les bulles ou phylactères sont des textes intégrés aux vignettes, destinés à la transcription des dialogues des personnages. Ces éléments désignent le personnage qui parle.
- les récitatifs sont des panneaux généralement situés aux bord des vignettes et servant aux commentaires en « voix off », notamment pour donner des indications de temps et de lieu (« Au même instant à Moulinsart... ») ou pour fournir des informations permettant une meilleure compréhension de l'action (« Linda ignore qu'Alan a survécu à sa chute »).

Avant le

voix off] Il est difficile de donner une date précise aux premières bandes dessinées. On dit souvent que les peintures rupestres, comme celles la grotte de Lascaux en France, sont une forme archaïque de bande dessinée puisqu'elles racontent des histoires au moyen d'images. Un tel rapprochement est un peu artificiel car a priori, il ne s'agit jamais de suites de dessins, il n'y a pas de raisons de rattacher les peintures rupestres à la bande dessinée plutôt qu'aux autres arts visuels. De plus, la qualité « narrative » de ces peintures reste à prouver, de nombreux archéologues penchent pour une interprétation chamanique (les dessins auraient une fonction magique). chaman] Les fresques et les bas-reliefs antiques en Égypte, en Grèce ou à Rome (la colonne Trajane par exemple), ne sont (parfois) pas très éloignés de la définition de bandes dessinées puisqu'ils utilisent la séquence d'images comme moyen de raconter une histoire. colonne Trajane] Au Moyen Âge, le livre prend son essor, et notamment le livre illustré de miniatures. C'est à cette époque aussi que l'on commence à utiliser des bandeaux de textes (phylactères) pour faire parler des personnages. En France la Tapisserie de Bayeux est, au sens strict, une très longue bande dessinée. À la Renaissance, les peintures des églises racontent souvent des histoires en plusieurs panneaux (aujourd'hui encore, dans la plupart des églises catholiques, le « chemin de croix » raconte les dernières heures de Jésus sous la forme d'une succession d'images). Aux et surtout , naît la littérature populaire avec les « livres bleus » diffusés dans les campagnes. Jésus et les premiers phylactères|thumb|right]] En 1796 les premières images d'Épinal sont imprimées en série par L'Imagerie d'Épinal fondée par Jean-Charles Pellerin (Vosges). Ce sont des estampes aux sujets populaires (histoire, chanson, contes, etc.) et aux couleurs vives. Plus tard L'Image d'Epinal se transforme. Au tableau unique succède la planche composée d'une histoire, de dessins, de chansons. Jean-Charles Pellerin fut sans nul doute un précurseur des maisons d'édition de bande dessinée. À la même époque, le dessin de presse connaît sa première grande période, notamment en Grande-Bretagne (avec William Hogarth, Thomas Rowlandson et James Gillray) ou, pendant la Révolution, en France. On y voit naître la pratique régulière du phylactère et, plus généralement, l'imbrication du dessin et du texte, on y voit aussi naître les premiers personnages stéréotypés (comme le célèbre John Bull).

Au , les histoires en images, se sont répandue grâce à une plus large diffusion de la presse due aux progrès de l'imprimerie et annonce les prémices de la bande dessinée en dépassant l'illustration traditionnelle. John Bull]
- Au Japon, Katsushika Hokusai créa une série d'esquisses de dessins grotesques, comparables aux Grotesques de l'italien Léonard de Vinci, qu'il appela manga. Ce nom est encore aujourd'hui celui de la bande dessinée japonaise. Les mangas actuels ont souvent recours aux mêmes genres que les estampes du : horreur, samouraïs, érotisme, humour. Même si les mangas ont profité d'une influence anglo-saxone au début du et même si le genre s'est cristalisé après la Seconde Guerre mondiale avec Osamu Tezuka, on peut tout à fait considérer qu'une continuité relie les œuvres de l’Ukiyo-e (Hokusai, Sensei, Utamaro, Hiroshige, Sharaku, etc.) aux mangas contemporains.
- En Europe, on s'accorde généralement à reconnaître le Suisse Rodolphe Toepffer (ou Töpffer) comme le premier créateur de bande dessinée, son premier ouvrage Histoire de M. Jabot ayant été publié en 1833. Plusieurs ouvrages du même type suivront. On peut dire que Töpffer a inventé l'album de bandes dessinées (chacun de ses livres est un long récit), le personnage de bande dessinée et même, la théorie de la bande dessinée avec son Essai de physiogonomie. L'expérience connaîtra un grand succès et les livres de Töpffer seront réédités (et parfois redessinés, par Cham notamment) et suffisemment bien diffusés, y compris aux États-Unis, pour ne laisser aucun doute sur l'influence considérable qu'ils ont eu sur la suite de l'histoire de la bande dessinée. Viennent ensuite Christophe, auteur de La Famille Fenouillard (1893) et du Sapeur Camember (1896), mais aussi Nadar, Cham, Grandville, Gustave Doré et Caran d'Ache. :Les dialogues ne sont pas inclus dans ces bandes dessinées sous forme de phylactères, ils sont généralement présent dans des récitatifs situés sous les vignettes.
- En Allemagne, mentionnons Wilhelm Busch, dont les héros Max und Moritz (1865) inspireront Rudolph Dirks lorsqu'il créera les Katzenjammer Kids une trentaine d'années plus tard.
- Aux États-Unis d'Amérique les premières bandes dessinées furent The Yellow Kid (1896) par Richard Felton Outcault, et surtout The Katzenjammer Kids de Rudolph Dirks en 1897 (en français : Pim, Pam et Poum). Celui-ci est le premier à faire un usage systématique des bulles (ou phylactères). Plus tôt, Arthur Burdett Frost, sans utiliser les phylactères, est un des plus sérieux prétendants au titre de premier auteur de bande dessinée américain.

Arthur Burdett Frost]

Années 1900


- En 1904, à Montréal dans le journal La Patrie paraît pour la première fois une bulle dans la série Timothée, par Albéric Bourgeois. [http://www.bdquebec.qc.ca/heros/timothee/timothee.htm 1]
- En 1905, La Semaine de Suzette offre à ses petites lectrices les aventures d'une servante bretonne au grand cœur née à Clocher-les-Bécasses, surnommée Bécassine. Ses aventures sont racontées sous la plume de plusieurs auteurs, dont les premiers furent M. Languereau et J. Pinchon.
- En 1908, dans un genre très différent, L'Épatant publie les tribulations d'un trio de petits malins, Les Pieds Nickelés. Cette expression, imaginée par Tristan Bernard, désigne des hommes peu portés sur le travail. Croquignol, Filochard et Ribouldingue ne conçoivent pas de vivre autrement que par la débrouille.

Années 1910


- en 1915, William Randolph Hearst, le plus important homme de presse de son temps, crée le King Features Syndicate dédié à la distribution nationale et internationale de bandes dessinées. Il est imité par Joseph Medill Patterson, son principal concurrent.
- En 1917 à Barcelone en Espagne c'est la première publication du périodiques TBO le succès fut si grand que dès cette époque toutes les revues de bande dessinée furent appelées tebeos en Espagne, ainsi que les sections des journaux qui publiaient des encarts de bande dessinée ou des histoires pour enfant.

Années 1920


- En 1929 en Belgique une bande dessinée en noir et blanc est publiée dans Le Petit Vingtième, un supplément du journal Le Vingtième Siècle destiné aux jeunes. C'est le début des Aventures de Tintin créées par Georges Remi, dit Hergé. D'un point de vue graphique, la ligne claire de Tintin n'est pas la révolution que l'on dit souvent, puisqu'à l'époque, La Famille Illico paraît depuis près de quinze ans, et Zig et Puce, par Alain Saint-Ogan, existent depuis quelques années aussi — Hergé s'en est, du reste, beaucoup inspiré. Ce sont à d'autres qualités qu'Hergé devra son succès : une technique épurée du récit graphique (jamais de textes inutiles, un grand sens de l'élipse), de bonnes réminiscences d'auteurs tels que Jules Verne ou Maurice Leblanc, et, à partir du Lotus Bleu, un goût tout à fait inédit en bande dessinée à l'époque pour le travail de documentation.
- En 1929 aux États-Unis c'est l'apparition des strips d'action avec Buck Rogers et Tarzan, d'autres histoires apparaissent sous l'appellation comics, terme qui fut vite adopté pour désigner une forme plutôt qu'un genre. C'est aussi cette année là que fut publiée sous forme de tabloïds, les Funnies, une compilation d'une série de strips publiée dans les journaux américains, c'est la première publication en quatre couleur de comics. Son format Tabloïd provoqua une confusion avec les suppléments du dimanche des divers journaux de l'époque et provoqua l'arrêt de ces suppléments.

Années 1930


- En 1934 paraît en France le premier numéro du Journal de Mickey. Une grande profusion de journaux destinés à un jeune public suivra : Junior, Tarzan, Jumbo, Robinson, etc.
- En 1938 aux États-Unis paraît le premier numéro d’Action Comics, un magazine entièrement dédié aux comics. Il voit la première apparition de Superman (le premier super-héros moderne - Doc Savage, Tarzan, Le Fantôme du Bengale ou Mandrake étaient aussi, à leur façon, des super-héros), et annonce l'âge d'or des comic books aux États-Unis (1938-1950). Depuis, au fil des décennies, sont apparus beaucoup de personnages (voir la section dédiée aux comics).
- En 1938 en Europe c'est la parution du Journal de Spirou magazine hebdomadaire de prépublication de bande dessinée belge et française. Imaginée dès 1937 par l'éditeur Jean Dupuis, cette revue a bénéficié dès sa création de la participation d'auteurs de talent, tels : Raoul Cauvin, Jijé, Franquin, et bien d'autres. Le nom du journal vient du mot wallon spirou qui désigne aussi bien un écureuil qu'un enfant espiègle.

Années 1940


- En 1946 au Japon, Après la deuxième guerre mondiale le manga japonais commença à se moderniser. Le lifting de bande abandonant la propagande, permet à Osamu Tezuka de rendre aussi bien le contenu que la forme du manga plus énergique. Le premier livre de Tezuka fut une adaptation de l'île au trésor intitulée La Nouvelle Île au trésor 1947
- En 1949, en France, une loi se propose d'œuvrer à une « amélioration des publications destinées à la jeunesse ». Son véritable programme est en fait de supprimer la bande dessinée en y appliquant de nombreuses contraintes, comme celle, toujours en vigueur, qui veut qu'un journal destiné aux jeunes doive contenir une part importante de rédactionnel.

Années 1950


- En 1954, craignant qu'une loi anti-comics ne soit votée, un certain nombre d'éditeurs se regroupe pour créer un label d’auto-censure, le Comics Code Authority. La même année, le psychiatre Fredric Wertham publie Seduction of the innocent, une violente charge contre la bande dessinée qui présente l’industrie des comics comme un complot, et lui impute tous les maux de la jeunesse.
- En 1958, Francisco Ibañez crée les immortels Mortadelo y Filemón (agence d'information).
- En 1959 c'est la parution du journal Pilote (Mâtin, quel journal !) un hebdomadaire de bande dessinée qui découvrit beaucoup de talent tels : Astérix le Gaulois (de René Goscinny et Albert Uderzo), Tanguy et Laverdure (de Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo), Barbe-Rouge (de Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon) et bien d'autres.

Années 1960

Années 1960
- Dans les années 1960, la bande dessinée francophone se développe, en particulier à travers l'essor de magazines (en particulier le Journal de Spirou et Le Journal de Tintin, puis avec journal Pilote) permettant l'émergence de nouveaux personnages dont les plus populaires verront leurs aventures compilées dans des albums cartonnés et remporte alors un très grand succès auprès du grand public.
  - Humour : Astérix, Lucky Luke, Iznogoud, Gaston Lagaffe, Achille Talon, Philémon, Les Schtroumpfs, etc.
  - Aventure : Tintin, Blueberry, Spirou, Barbe-Rouge, etc.
  - Science fiction : Valérian, Yoko Tsuno, Blake et Mortimer, etc.
  - Sport : Michel Vaillant, Eric Castel, etc.
  - Auteurs : Bilal, Boucq, Bretécher, Charlier, Christin, Druillet, Franquin, Fred, Jijé, Moebius, Godard, Goscinny, Gotlib, Greg, Hergé, Edgar P. Jacobs, Lauzier, Mandryka, Jacques Martin, Morris, Pétillon, Peyo, Reiser, Tabary, Uderzo, Martin Veyron, etc.
  - Revues : Record, Tintin, Pilote, Spirou, etc.
- En 1964, Quino crée son incroyable Mafalda, petite fille argentine qui nous livre sa vision particulière du monde qui l'entoure. La bande dessinée « adulte » sort de la confidentialité (elle a toujours existé, mais soumise à une censure importante, restreinte à un public précis et cantonnée aux thèmes pornographiques), avec V Magazine, et la série Barbarella, par Jean-Claude Forest, ainsi qu'avec Blanche Épiphanie, par Georges Pichard. Enfin, c'est au cours des années 1960 que des chercheurs et des passionnés commenceront à étudier la bande dessinée de manière sérieuse : Pierre Fresnaut-Deruelle, Alain Resnais, Francis Lacassin, etc.

Années 1970

À la suite de Pilote, qui avait été le premier journal à s'adresser aux jeunes (c'est à dire aux adolescents — donc ni aux enfants, ni aux adultes), à la suite de V Magazine, de Chouchou, de Hara Kiri, et dans le cadre de la libéralisation progressive des mœurs post-soixante-huit, une presse « adulte » offre au public un contenu pornographique souvent mais aussi, et c'est là une nouveauté, subversif, politique, underground : Actuel (1970), L'Écho des savanes, créé par trois transfuges de Pilote (Nikita Mandryka, Claire Bretécher, Marcel Gotlib) en 1972, Mormoil (1974) et bien d'autres titres qui ont, à ce jour, tous disparu à l'exception notoire de Fluide Glacial, né en 1975, qui avait choisi une voie relativement marginale en son temps, inspirée du journal américain Mad : pas de politique, relativement peu de subversion, mais de l'humour à chaque page.

Années 1980

À la fin des années 1970 début 80, la bande dessinée s'offre de nouvelles ambitions et se fait nommer roman graphique, aux États-Unis avec Will Eisner (Un bail avec dieu), en Italie avec Hugo Pratt, en Argentine avec Alberto Breccia, en France avec le journal (A SUIVRE) et ses « romans à suivre » tels que Ici-même (Tardi/Forest), Comès (L'Ombre du Corbeau, La Belette), Jean-Claude Servais (Isabelle). Les premiers « romans graphiques » sont en noir et blanc et, souvent, d'un graphisme qui tranche avec les productions habituelles. Les dernières décennies ont vu l'affirmation du succès de bandes-dessinées destinées aux adultes, abordant des thèmes nouveaux, développant des intrigues complexes et des personnages ambigus.

Années 1990

Les années 1990 connaîssent trois évolutions importantes :
- Les influences s'internationalisent : la bande dessinée franco-belge se penche sur les comics et les mangas, les américains s'intéressent eux aussi aux mangas, ainsi qu'à la bande dessinée européenne, les japonais débauchent des auteurs européens, et de nombreux pays se ré-intéressent à la bande dessinée après avoir laissé le genre en friche (ou sous la triple influence de Mad magazine, Disney et du King Features Syndicate) pendant des décénies : Grande-Bretagne et Commonwealth, Allemagne et pays scandinaves, etc.
- La quasi-disparition de la bande dessinée périodique au profit de l'album, y compris dans la BD dite « populaire » : Lanfeust de Troy, Largo Winch, XIII, Blake et Mortimer ou encore Titeuf, qui atteignent à chaque nouvelle parution des volumes de vente très importants (jusqu'à 500 000 exemplaires). De fait, le secteur de la bande dessinée est un des rares secteurs du livre qui progresse régulièrement en termes financiers.
- Les expériences de micro-édition underground des années 1970 et 1980 se transforment en un véritable secteur de l'édition de bd, dite « BD indépendante » ou « BD alter », avec des éditeurs phares tels que L'Association ou Cornélius en France, Fréon en Belgique, Atrabile en Suisse, Fantagraphics Books et Drawn and Quarterly en Amérique du nord, Cockroach en Chine, etc. Les auteurs qui éditent (et souvent, s'auto-éditent) dans ce secteur sont souvent tentés par l'autobiographie, la bande dessinée expérimentale (cf. Oubapo), mais aussi la bande dessinée d'aventure. Citons, parmi les plus emblématiques : Art Spiegelman, Lewis Trondheim, David B, Marjane Satrapi. Ces auteurs ne renient pas pour autant le grand public ni les genres plus classiques. La série Donjon en est un bon exemple, dans le genre heroic fantasy avec un zeste d'ironie et de parodie, ainsi que la participation à chaque numéro de dessinateurs différents (comme dans les années 1950 avec les histoires de l'oncle Paul). Actuellement, les collections « Poisson-Pilote » chez Dargaud ou « Aire Libre » chez Dupuis sont très représentatives de ce changement.

années 2000

Les grands traits des années 1990 restent vrais, mais connaissent des mutations qui inquiètent certains professionnels du secteur :
- la surproduction : en 2005, il se publie près de dix albums francophones par jour, personne n'est plus à même de savoir tout ce qui se publie en bande dessinée.
- la digestion des expériences de la micro-édition par les gros éditeurs, qui débauchent les auteurs les plus accessibles au grand public et n'ont pas peur de fournir des ersatz de bande dessinée d'auteur à un public non-spécialisé.

BD & cinéma

Les industries de la bande dessinée et du cinéma sont nées en même temps, et ont beaucoup de traits communs (la séquence, la narration, le temps). Des séries telles que la Famille Illico ou Little Orphan Annie ont eu très tôt les honneurs d'adaptations en films « live » et on ne compte pas les adaptations de bandes dessinées en dessin animé (Popeye) et vice-versa (Mickey). De nombreux auteurs de bande dessinée sont passés, temporairement ou définitivement, à la réalisation ou à la scénarisation de films : Gérard Lauzier, Didier Martiny, Patrice Leconte, Marc Caro (co-auteur de Delicatessen), Terry Gilliam, Frank Miller (qui scénarise Robocop), etc. Longtemps, les adaptations de bandes dessinées au cinéma (ou en séries télévisées) ont été des productions à petit budget et sans grandes ambitions artistiques (avec quelques exceptions, comme Barbarella) : Lucky Luke, Gros dégueulasse, Fais gaffe à la gaffe (Gaston Lagaffe), Spiderman. Aux États-Unis, au début des années 1980, de véritables films adaptés de bandes dessinées ont vu le jour, revisitant les classiques du comic-strip : Popeye par Robert Altman, Annie par John Huston, Flash Gordon, Dick Tracy, Superman par Richard Lester, etc. À la fin des années 1980, une nouvelle voie est ouverte par Tim Burton avec son Batman : ayant grandi avec les comics et ayant suivi les évolutions récentes du genre (Frank Miller, Alan Moore), Burton filme Batman comme un conte sombre et dramatique. Enfin on prend un super-héros au sérieux. Le progrès des effets spéciaux numériques, au cours des années 1990, a permis de rendre presque crédibles visuellement les effets exubérants autrefois imaginés par Stan Lee et Jack Kirby, ce qui aboutira à la création d'une grande quantité de films inspirés par les comic-books : Spiderman par Sam Raimi, Les X-Men, Daredevil, Catwoman, La Ligue des gentlemen extraordinaires, The Crow, etc.). En France, Astérix bénéficie de moyens équivalents. D'autres genres de bandes dessinées ont inspiré le cinéma : Les Sentiers de la perdition, From Hell, Ghost World, Sin City ou encore American Splendor. L'influence de la bande dessinée sur le cinéma prend parfois des chemins plus détournés : l'univers de Jean-Claude Mézières (Valérian) est par exemple une influence majeure et assumée du Cinquième Élément, de Luc Besson, mais a aussi été une source d'inspiration importante pour Star Wars.

Théorie de la Bande Dessinée


- Art séquentiel : langage de la bande-dessinée.
- Ligne claire : style porté à son sommet par Hergé.
- Oubapo : sur le mode de l'Oulipo, recherche & analyses des contraintes en bande-dessinée.

Bibliographie


- Marjorie Alessandrini, Marc Duveau, Jean-Claude Glasser, Marion Vidal, L'Encyclopédie des bandes dessinées, Albin Michel, 1986
- Brad Brooks, Tim Pilcher, Steve Edgell, Hervé Flores, Le B.A.-BA de la BD et du dessin d'humour : du rough à la réalisation, Eyrolles, 2002
- Bernard Duc, L'Art de la BD, tome 1 : du scénario à la réalisation, Glénat, Collection Art et technique, 1993
- Bernard Duc, L'Art de la BD, tome 2 : la technique du dessin, Glénat, Collection Art et technique, 1993
- Jean-Benoît Durand, BD mode d'emploi, Flammarion, Collection Castor Doc, 1999
- Will Eisner, La bande dessinée, art séquenciel, Vertige Graphic, 1997
- Henri Filippini, Dictionnaire de la bande dessinée, Bordas, 2005
- Thierry Groensteen, Système de la bande dessinée, PUF, Collection Formes sémiotiques, 1999
- Scott McCloud, L'Art invisible, Vertige Graphic, 1999 (présentation théorique de la bande dessinée sous forme de bande dessinée)
- Benoit Peeters, Lire la bande dessinée, Flammarion, Collection Champs Flammarion, 2003
- Jean-Bruno Renard, Clefs pour la bande dessinée, Seghers, collection Clefs, 1978

Fanzinat

Il existe une importante culture underground de la bande dessinée au travers de fanzines. Les fanzines permettent à de jeunes auteurs de se faire la main sur des histoires courtes et de recueillir des critiques sur leur travail.
- [http://www.pimpf.org/pimpfmag/pimpfmag.htm Pimpf Mag, la revue des BD Petits Formats]

Festivals


- Le Festival BD d'Angoulême est considéré comme le plus important en France. Il a lieu chaque année à Angoulême depuis 1974, durant la dernière semaine de janvier, du jeudi au dimanche. Les prix décernés se nommaient jusqu'en 2003 « Alph'Art », auparavant nommés les « Alfred » (du nom d'un héros dessiné par Alain Saint-Ogan, dans la série Zig et Puce).
- Festival BD d'Arlon - Festival BD et du livre pour enfants aussi appelé « le tout BD des 3 frontières ». Il a lieu chaque année en septembre à Arlon en Belgique depuis 2000.
- BD-FIL, Festival International de bande dessinée à Lausanne (Suisse), (première édition en septembre 2005) [http://www.bdfil.ch/ BD-FIL]
- Quai des Bulles - Festival de la bande dessinée et de l'image projetée à Saint-Malo (première édition en 1981).
- Festival BD de Chambéry. Fondé en 1976, il a lieu chaque année en octobre. Il a été parrainé par André Franquin qui en a réalisé le logo.
- Fumetto est le nom du Festival international de la bande dessinée de Lucerne, en Suisse alémanique.
- BDSierre était le plus grand festival de Bande Dessinée de Suisse. Il avait eu lieu chaque mois de juin dans la commune de Sierre, en Valais entre 1984 et 2004.

Les différents Genres BD

;BD Franco-belge : La BD franco-belge désigne comme son nom l'indique les BD produites en France et en Belgique. Par extension, on parle aussi de BD européenne. ;Comic strip : Bandes dessinées de quelques cases, toujours très courantes dans les pays anglo-saxons. Voir Comic strip. ;Comics : Bandes dessinées américaines : voir la page dédiée aux comics. ;Fumetti :Bandes dessinées en Italie : voir la page dédiée aux fumetti. ;Manga : Bandes dessinées japonaises : voir la page dédiée aux mangas. ;Manhwas : Bandes dessinées coréennes : voir la page dédiée aux manhwas. ;Roman graphique : Bande dessinées racontant une histoire plus détaillée et complexe se situant entre Le roman et la Bande dessinée dite traditionnelle : voir la page dédiée aux romans graphiques ;Tebeo : Bandes dessinées en Espagne : voir la page dédiée aux tebeo ;BD suisse : La BD suisse - notamment suisse romande - n'est pas en reste, avec des auteurs tels que Zep (série Titeuf), Daniel Ceppi (série Stéphane Clément, chroniques d'un voyageur), ou Cosey (série Jonathan), Gérald Poussin, Frederik Peeters, entre autres. ;Petits Formats : Bandes dessinées de poche (généralement au format 13x18 cm) et le plus souvent en noir et blanc : voir la page dédiée aux Petits Formats. ;WebComic : Se dit des bandes dessinées publiées directement sur une page Web. C'est une forme particulière de récit sur support numérique également désignée par le terme BD en ligne. Exemple: Megatokyo. ;Lianhuanhua : Voir l'article consacré à la bande dessinée chinoise. : aussi apelé Manhua (漫畫/漫画mànhuà)

Quelques sites dédiés à la bande dessinée

Boutiques en Ligne


- [http://www.topbd.com TopBD] : Librairie en ligne spécialisée dans la BD et ses Produits Dérivés.
- [http://www.bdnet.com BDnet] : Librairie en ligne - membre du réseau « Canal BD », regroupement de libraires indépendants

Bédéthèques


- [http://www.bdovore.com BDovore] : site pour gérer gratuitement sa collection de BD en ligne
- [http://www.bedetheque.com La bédéthèque] :: Bdthèque du logiciel BDGest
- [http://www.bdtheque.com BDTheque] : Bdthèque mis en ligne par les internautes
- [http://www.encyclobd.com Encyclo'BD] : site permettant de gérer gratuitement sa collection de BD en ligne. Gère les albums et les objets para BD.

Chroniques


- [http://www.art9.net/ ART9] : chroniques et synopsis par des bénévoles sur les séries BD terminées
- [http://www.bulledair.com Bulledair] : chroniques de BD et Hebdos BD en ligne
- [http://www.bdselection.com BD Sélection] : l'hebdo de la bande dessinée]
- [http://www.bdgest.com BDGest Forum] : Chroniques et forum autour des sorties BD
- [http://www.mezkale.com/ Mezkale] : Chroniques, portraits, interviews et news BD
- [http://www.coinbd.com CoinBD.com] : site proposant de nombreuses chroniques sur des milliers d'albums BD.
- [http://www.du9.org Du9] : anciennement un fanzine, Du9 est un webzine actif depuis 1996, promoteur d'une bande dessinée exigeante.

Sites Généralistes


- [http://www.1001bd.com 1001 BD] : site sur la BD sous toutes ses formes
- [http://www.bdcentral.com BD Central] : site traitant de l'actualité BD et des sorties
- [http://www.bdoubliees.com BD oubliées] : base de données répertoriant tout ce qui est paru dans de nombreuses revues de BD (Spirou, Pilote, Tintin, Vaillant/Pif, Métal Hurlant, Fluide Glacial...)
- [http://www.bdparadisio.com BD Paradisio] : site contenant des chroniques, des infos, des interviews...
- [http://www.ibddb.com iBDdb] : Une encyclopédie collaborative de la bande dessinée
- [http://marquebd.free.fr La marque BD] : le webzine de toutes les bandes dessinées
- [http://www.sceneario.com Sceneario.com] : site contenant des chroniques, des infos, des interviews...
- [http://www.blam.be Blam] : site contenant des chroniques, des infos, des interviews...
- [http://www.artikzone.com ArtikZone] : Magazine BD en format pdf sur l'actualité de la bd
- [http://www.bdstrips.com Bdstrips] : Site généraliste permettant d'acheter des BD
- [http://clairdebulle.com Clair de Bulle] : Site de la bande dessinée alternative ou indépendante
- [http://www.pimpf.org/ PIMPF] : PIMPF le portail des BD Petits Formats
- [http://www.pifomanie.com/ Pifomanie] : Pifomanie Encheres Pif Gadget et Vaillant
- [http://www.spoogue.org/ Conseils pour créer sa BD] : Créer un dossier de Bande Dessinée, protéger et faire publier sa BD...

Actualité - News


- [http://www.toutenbd.com TOUTENBD] : site traitant de l'actualité de la BD
- [http://www.actuabd.com Actua BD] : information quotidienne sur la BD
- [http://bande.dessinee.info bande dessinée info]
- [http://www.labd.cndp.fr L@ BD] : Toutes les infos de la BD
- [http://www.scarcemag.com]
- [http://www.bdgest.com BDGest] : Infos de la BD et Logiciel de gestion de collection de BD

Communauté BD


- [http://www.abdel-inn.com Abdel-INN] : bd en ligne, animation flash, animation 2d 3d ...
- [http://bda.creamen.net/bda/php/index.php BD Amateur] : site ouvert à tous les auteurs amateurs et leur public...

Editeurs


- [http://www.glenat.com Bande dessinée Glénat] : Éditeur de bande dessinée, livres et manga
- [http://www.ventsdouest.com Bande dessinée Vents d'Ouest] : Éditeur de bande dessinée (fantastique, thrillers, humour, érotisme, jeunesse...)
- [http://www.media-participations.com Media Participations] : groupe d'édition français, regroupe notamment les éditeurs [http://www.dargaud.com Dargaud], [http://www.dupuis.com Dupuis], [http://lelombard.com Le Lombard]
- [http://www.editions-delcourt.fr Delcourt]
- [http://www.soleil-lesite.com/index.php Soleil] : spécialiste de la BD de type Heroïc Fantasy

Autres


- [http://search.dmoz.org/cgi-bin/search?search=bande+dessin%C3%A9e Rubrique bande dessinée] de l'open directory project
- [http://www.annuairebd.com AnnuaireBD.com] : répertoire d'adresses de sites consacrés la Bande Dessinée.
- [http://www.bdzone.com Bdzone] : un portail généraliste sur la BD
- [http://www.eurobd.com Euro BD] : le webring de la bande dessinée
- [http://www.labd.com La bd.com] : Centre National de la Bande Dessinée et de l'image
- [http://www.lambiek.net/artists/index.htm Lambiek Comiclopedia] : Liste d'auteurs de Comics
- [http://www.lambiek.net/fr/auteurs.html Lambiek Edition francophone] : Liste d'auteurs BD
- [http://dominique.hochereau.free.fr/bd Bande dessinée et Philatélie]
- [http://www.sallartiste.ca.tc Sallartiste] : Site sur la BD congolaise
- [http://www.cinemotions.com/modules/Dossiers/dossier/291 CinEmotions.com] : Dossier « La Bande Dessinée au Cinéma »
- [http://www.collectionscanada.ca/bandes-dessinees/index-f.html Au delà de l'humour Histoire de la Bande dessinée au Canada anglais et au Québec]
- [http://bdmonjournal.free.fr/ Site consacré à l'éditeur de petits formats Aventures et Voyages]
- [http://jeunesseetvacances.free.fr/ Site consacré à l'éditeur de petits formats Jeunesse et Vacances]

Liens internes

35px
- Dessin animé
- Animation
- Animation Art graphique Audiovisuel
- Liste de sociétés de film d'animation
-

Littérature

ko:문학 ja:文学 simple:Literature th:วรรณกรรม Le mot 'littérature' (du latin littera, lettre, puis litteratura « écriture », « grammaire », « culture ») désigne principalement : #L'ensemble des œuvres écrites ou orales fondées sur la langue et comportant une dimension esthétique (à la différence par exemple des œuvres scientifiques ou didactiques) ; #Les activités de production et d'étude de telles œuvres. La littérature, dans son premier sens, est donc un art à part entière. Mais, il est parfois difficile de cerner les limites de cet art quand on aborde des écrits philosophiques, des pièces de théâtre, ou des scénarios qui relèvent aussi des Arts du spectacle. D'une manière générale, la littérature regroupera ici les œuvres ayant soit un but esthétique soit une forme esthétique particulière. Ceci exclut donc les écrits purement philosophiques, politiques ou historiques.

Définition

Le mot est parfois utilisé aussi dans un sens plus large, pour désigner un ensemble de textes publiés, qu'ils aient ou non une dimension esthétique. C'est en ce sens que l'on peut parler par exemple de littérature scientifique. L'expression littérature grise désigne les textes administratifs ou de recherche non publiés servant aux échanges entre professionnels d'une même discipline. Ces sens larges ne sont pas pertinents dans le cadre de la présente rubrique. Il y a deux types de littérature : la majeure : celle qui traite de sujets universels ; la mineure : celle qui traite par exemple de sujets régionalistes

Étude de la littérature

La littérature est un objet d'étude à part entière.

Genres et formes littéraires

Voir : Genres et formes littéraires

Les littératures selon les langues


- Littérature francophone
- Littérature non francophone

Histoire de la littérature occidentale


- Antiquité : littérature grecque et littérature romaine.
- Moyen Âge : romans, fabliaux, farces, soties, moralités et mystères.
- XVI siècle : humanisme, Pléiade poétique.
- XVII siècle : littérature classique et baroque, « libertinage érudit ».
- XVIII siècle : littérature des Lumières et de la Révolution.
- XIX siècle : romantisme, Parnasse, réalisme et naturalisme, symbolisme et décadentisme.
- XX siècle : existentialisme, théâtre de l'absurde, Nouveau roman, littérature engagée, surréalisme.
- XXI siècle

Théories littéraires


- Structuralisme
- Formalisme
- Sémiologie et sémiotique littéraire
- Réception et lecture

Auteurs et écrivains

Nous distinguons auteurs et écrivains. Les écrivains écrivent des œuvres de littérature tandis que le terme auteurs regroupe toute personne ayant écrit au moins un livre, qu'il soit politique, historique, scientifique ou bien évidemment littéraire. Voir : écrivain

Réunion littéraire

Les auteurs se sont souvent regroupés au sein de réunions pour pouvoir discuter de différents thèmes. Ces réunions ont régulièrement entraîné la création d'associations, d'académies, de groupes, voire de courants spécifiques. Voir : réunion littéraire, salon littéraire

Livres et œuvres

Pour regrouper les différentes œuvres de langue française, nous avons les listes générales ci-dessous :
- Livres de langue française, par ordre alphabétique
- Livres de langue française, par ordre chronologique
- Liste de romans

Prix littéraire

Pour récompenser ou pour désigner un auteur ou un livre particulièrement talentueux, plusieurs récompenses ont été créées selon les sensibilités. Voir : prix littéraire

Écriture littéraire

Écrire dans un but littéraire correspond à une démarche spécifique qu'il est important d'étudier. Voir : écriture littéraire

Littérature en ligne

Certains ouvrages sont disponibles en ligne. Voir : Bibliothèque en ligne

Revues littéraires en ligne


- [http://annales.univ-mosta.dz Annales du patrimoine] : Revue de l'université de Mostaganem, Algérie.

Liens internes


- L'épopée de Gilgamesh, plus ancienne œuvre littéraire connue

Liens externes


- [http://www.google.com/Top/World/Fran%C3%A7ais/Arts/Litt%C3%A9rature/In%C3%A9dits_en_ligne/Sites_collectifs/?il=1 Création littéraire en ligne] (Google Directory)
- [http://www.editel.com/ Éditel], le pionnier (avril 1995) de l'édition en ligne de langue française.
- [http://www.fabula.org/ Fabula], toute l'actualité littéraire universitaire.
- [http://www.arts.uwa.edu.au/AFLIT/FEMEChome.html Femmes écrivains et les littératures africaines].
- [http://legrimoire.info/grimoire Le Grimoire], forum littéraire.
- [http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/ île en île], grande base de données sur la littérature francophone insulaire.
- [http://www.biblioweb.org Biblioweb], plus de 400 biographies, autant de bibliographies, faisant l'objet ponctuellement de fiches de lecture ou de résumés.
- [http://www.testamentdespoetes.be Littérature belge contemporaine et histoire littéraire belge].
- [http://www.republique-des-lettres.com/ La République des Lettres], journal en ligne.
- [http://www.zazieweb.com/ Zazieweb], « la communauté des e-lecteurs ».
- [http://ca.geocities.com/gruppo04web/bookmarks.html Gruppo04:] liens sur les littératures européennes
- [http://www.sisyphe.org/rubrique.php3?id_rubrique=78 Liens sur des auteures]
- Forum de discussion littéraire : [http://www.coindeslecteurs.com Le Coin des Lecteurs]
- [http://www.americas-fr.com/litterature/litterature.html Littérature Latino Américaine]
- [http://www.mondedesmots.com/ Monde des Mots], portail littéraire de poèmes et citations.
- [http://litterature.canalblog.com/ Univers Littéraire], énigmes & notes de lecture.
-


Bulle

]

Sens courant

Dans le langage courant, une bulle est une petite sphère de gaz qui s'élève à la surface d'un liquide (bulles produites par un poisson), ou une sphère de gaz pelliculée (bulle de savon). Ces dernières peuvent d'ailleurs donner lieu à d'intéressantes considérations d'ordre physique et mathématique.

Bourse / économie / finance

Une bulle spéculative, aussi appelée bulle boursière ou bulle financière, est une hausse des prix très excessive sur le marché des actifs financiers (bourse), de l'immobilier, des changes, des matières premières, etc.

Médecine


- En hématologie, une bulle désigne une enceinte stérile où l'on place des patients atteints de déficience immunitaire.
- En dermatologie, une bulle est une lésion cutanée élémentaire caractérisée par un soulèvement circonscrit de la peau, qui est rempli d'un liquide pouvant être du sang, de la lymphe, du pus, etc.

Technologie


- En physique des particules, une chambre à bulles est utilisée pour détecter la présence des particules à la sortie d'un accélérateur (cyclotron)

Diplomatique

En diplomatique, une bulle est un acte scellé au plomb ou à l'or. Les bulles sont promulguées par le pape ou l'empereur romain germanique.
- bulle pontificale
- liste des bulles pontificales

Bande dessinée

En bande dessinée, le terme de bulle est fréquemment employé à la place de celui de phylactère. Il existe plusieurs types de bulles dans les vignettes de bandes dessinées.

Lieux

Noms de lieux :
- Bulle, commune française du Doubs
- Bulle, commune suisse du canton de Fribourg
- Bulles, commune française de l'Oise

Thierry Smolderen

Thierry Smolderen est un essayiste et un scénariste de bande dessinée belge né le 25 novembre 1954 Il est actuellement professeur à l'école des Beaux-Arts d'Angoulême et se consacre avec énergie à faire exister « coconino world », le webzine qu'il anime avec quelques amis et/ou anciens étudiants.

Séries

ConvoiTM (Karen Springwell)

(Avec Philippe Gauckler)
Série visionnaire qui présentait, dès 1990, une vision très intéressante d'une cyber-réalité, d'un monde en réseau... #Convoi (1990) ISBN 2-7316-0758-0 #Les prisonniers de Convoi (1991) ISBN 2-7316-0751-3 #Les joueurs de Convoi (1993) ISBN 2-7316-1034-4 #Le ciel de Convoi (1995) ISBN 2-73161-074-3

Gipsy

(Avec Enrico Marini)
Cette série a connu trois éditeurs successifs (Alpen, Humanoïdes associés, Dargaud). Dans un esprit très « série B », le lecteur est invité à suivre les pérégrinations d'un camioneur gitan du futur... Graphiquement très « Manga » à ses débuts. #L'étoile du Gitan (1993) ISBN 2-88257-069-4 #Les feux de Sibérie (1994) ISBN 2-882-57034-1 #Le jour du Tsar (1995) ISBN 2-882-57046-5 #Les yeux noirs (1997) ISBN 2-882-57038-4 #L'Aile blanche (1999) ISBN 2-882-57043-0 #Le rire Aztèque (2002) ISBN 2-88257-067-8

McCay

(Avec Jean-Philippe Bramanti)
Une lecture de la vie de Winsor McCay par un scénariste passionné, servi par un dessin tout à fait exceptionnel #La balançoire hantée (2000) ISBN 2-84055-318-X #Les cœurs retournés (2002) ISBN 2-84055-537-9 #Le gardien de l'aube (2003) ISBN 2-84055-851-3

Nombre

(Avec Ab'Aigre sous le nom Egger)
En clin d'œil à Ada Byron... #La chanson de l'ogre (1991) ISBN 2-7316-0764-5 #La maison de l'ogre (1992) ISBN 2-7316-1016-6

Olivier Varèse

(Avec Enrico Marini)

L'Enfer des Pelgram

(avec Dominique Bertail) #Qui marche sur ma tombe (1998) ISBN 2-84055-171-3 #Celle qui jette une ombre (2000) ISBN 2-84055-301-5

Vauvert et Selena

(avec Mayail, éditions Alpen) #Le détective extra-lucide (1990) ISBN 2-88302-017-5

Colère noire

(avec Philippe Marcelé, ed. Humanoïdes associés) # Un après midi de plomb (1990) ISBN 2-7316-0785-8 # Le duc de fer (1992) ISBN 2-7316-0940-0 # La main d'acier (1993) ISBN 2-7316-1085-9
- Édition intégrale en noir et blanc (2003) ISBN 2-7316-0785-8

Autres


- Les carnets volés du Major, avec Moebius

Essais


- Hergé, portrait biographique (1988)

Articles (supports variés)


- 9e Art
- Les cahiers de la bande dessinée
- Art Press
- « Bande dessinée, récit et modernité », ouvrage collectif, ed. Futuropolis

Site Internet


- [http://www.coconino.fr Coconino World] Smolderen, Thierry Smolderen, Thierry

Otto Soglow

Otto Soglow, né le 23 décembre 1900 à New York et mort le 3 avril 1975 dans la même ville est un auteur de bandes dessinées états-unien. Depuis le 9 septembre 1934 jusqu'à son décès quarante ans plus tard, il a dessiné Le petit roi, une bande dessinée muette au graphisme élégant qui montre un souverain petit et rond (comme Otto Soglow l'était lui-même) perdu au milieu d'un monde de grands gaillards aux pectoraux gonflés qu'il voit en contre-plongée. Soglow, Otto Soglow, Otto

Médias de masse

ja:マスメディア On appelle Médias de masse les médias à même de toucher une large audience. Ce terme a été créé dans les années 1920. L'un de ses théoriciens les plus connus est le sociologue Marshall Mac Luhan. De sa puissance d'influence en concurrence avec l'école et la famille il est souvent accusé de véhiculer la propagande. Les médias de masse que l'on peut distinguer aujourd'hui sont :
- la télévision
- la radio
- le cinéma
- la presse écrite (journaux et magazines)
- la bande dessinée
- le web, dont l'appartenance aux médias de masse a été discutée avant d'être communément admise aujourd'hui. ----

Offset


- En imprimerie, l'offset est un procédé d'impression.
- En informatique, offset signifie « déplacement » cf. mémoire virtuelle.
- En finance, offset est une compensation: mode d'extinction de créances qui suppose que deux dettes s'éteignent jusqu'à concurrence de leurs montants respectifs.

Couleur directe

En bande dessinée, la couleur directe est un procédé de mise en couleurs dans lequel la couleur et les tracés de contour au noir ne sont pas séparés : chaque planche de bande dessinée est alors un petit tableau à part entière. Il nes pas rare que les textes des phylactères soient, tout de même, réalisés à part.
Le procédé de la couleur directe a été rendu viable par les progrès de la photogravure, de l'impression et, plus récemment, du traitement numérique des images. Ce procédé offre aux illustrateurs une très grande liberté dans le choix de leurs techniques de mise en couleur : peinture, aérographe, collages, pastel, etc. Quelques bandes dessinées en couleurs directes :
- Little Annie Fanny (1962), par Harvey Kurtzman (qui est traditionnellement considéré comme le premier exemple du genre)
- Elektra: Assassin, par Bill Sienkiewicz et Frank Miller, Stray Toasters par le même Bill Sienkiewicz et Alan Moore.
- Trait de craie par Miguelanxo Prado
- De nombreuses bandes dessinées par Alex Barbier, Jean Teulé, Enki Bilal, Nicolas de Crécy, Stefano Ricci, Nicolas Dumontheuil, Dave McKean, etc. Catégorie:Esthétique de la bande dessinée

Comic strip

Les Comic Strips sont des bandes dessinées de quelques cases qui constituent parfois des histoires à suivre. Aux États-Unis, le comic-strip est une véritable industrie avec ses réseaux de distribution tels que le King Features Syndicate (Pim, pam poum, Mandrake...) ou United Media (Peanuts, Dilbert,...) Le comic-strip decrit generalement des situations comiques. Ils ont pour vocation de faire rire le lecteur en un minimum de case (3 cases semble la norme, mais certains peuvent faire plus).

Exemples de Comic Strip


- Garfield
- Mafalda
- Lapin
- Maurice et Patapon

Voir aussi


- :Catégorie:Comic strip Catégorie:Bande dessinée

Roman graphique

Roman graphique désigne une bande dessinée généralement dite pour adulte racontant une histoire plus détaillée et complexe se situant entre le roman et la bande dessinée dite traditionnelle. Bien que ce terme ne soit pas uniformément utilisé par les différentes maisons d'édition.

BD francophone

Dans la BD francophone, fin des années 1970 début 80, Casterman publie une collection sous le simple titre Les romans (a suivre) ou l'on retrouvera Comès avec L'Ombre du Corbeau en 1975, Silence en 1980 ou encore La Belette en 1983. Mais aussi Jean-Claude Servais avec Tendre Violette 1982 et Isabelle en 1984. D'abord publié en noir et blanc et d'un graphisme plus radical, certaines de ces créations ne font plus appel à la structure traditionnelle de la bande dessinées (planche divisée en cases contenant des phylactères) et donnent une part plus importante au texte. Les dernières décennies ont vu l'affirmation du succès de bandes dessinées destinées aux adultes, abordant des thèmes nouveaux, développant des intrigues complexes et des personnages ambigus.

États-Unis

Aux États-Unis le terme "Graphic Novel" à l'origine désigne les bandes dessinées nord américaines ne faisant pas partie du genre Comics. Il désigne actuellement, le plus souvent, un livre racontant une seule longue histoire d'au moins 45 pages, en comparaison aux anciens comics qui réunissait plusieurs courtes histoires. Les puristes disent même qu'ils ne doivent pas dépasser les 100 pages. Ils ne comprennent pas les séries publiées dans un premier temps en épisodes bien que d'autres disent qu'il peut s'agir d'une compilation de romans dans la droite ligne de Charles Dickens, qui fut d'abord publié en série, puis recompilé en roman. Ainsi, bien qu'à l'origine il s'agissait d'une seule histoire, on retrouve actuellement des compilations (Trade Paperbacks regroupants plusieurs épisodes d'une même série), des anthologies, même des compilations regroupant plusieurs auteurs et dessinateurs. Le terme est actuellement utilisé pour éliminer la connotation enfantine et humoristique du terme "comics" bien que le terme français de Bande dessinée soit utilisé par certains historiens pour désigner certains comics anglo-saxons pour distinguer les travaux dits sérieux des autres.

Actuellement

Dans le monde francophone, l'usage actuel du terme roman graphique comporte les deux influences. Il désigne le plus souvent une publication en un tome d'une histoire complète ou le texte n'est plus nécessairement encastré dans des phylactères. Le graphisme y est plus radical, les histoires sont plus complexes et les personnages souvent ambigus.

Quelques exemples


- L'Ombre du Corbeau de Comès en 1975
- Silence de Comès en 1980
- La Belette de Comès en 1983.
- Tendre Violette de Jean-Claude Servais en 1982
- Isabelle de Jean-Claude Servais en 1984.
- L'Almanach de Jean-Claude Servais en 1988
- American Splendor: Our Movie Year de Harvey Pekar et Robert Crumb,
- Blackmark de Gil Kane
- Blankets, Manteau de neige de Craig Thompson
- Perramus de Juan Sasturain et Alberto Breccia
-
Road to Perdition de Max Allan Collins et Richard Piers Rayner
-
Sin City de Frank Miller
-
The Books of Magic de Neil Gaiman
-
Mémoires horrifiques et burlesques d'un tueur de Bernard Seyer 1990
-
La 27ème lettre de Stephen Desberg en 1990
-
A la recherche du temps perdu de Stéphane Heuet 1998 Catégorie:Genre de bande dessinée
-
ja:グラフィックノベル


Roman graphique

Roman graphique désigne une bande dessinée généralement dite pour adulte racontant une histoire plus détaillée et complexe se situant entre le roman et la bande dessinée dite traditionnelle. Bien que ce terme ne soit pas uniformément utilisé par les différentes maisons d'édition.

BD francophone

Dans la BD francophone, fin des années 1970 début 80, Casterman publie une collection sous le simple titre Les romans (a suivre) ou l'on retrouvera Comès avec L'Ombre du Corbeau en 1975, Silence en 1980 ou encore La Belette en 1983. Mais aussi Jean-Claude Servais avec Tendre Violette 1982 et Isabelle en 1984. D'abord publié en noir et blanc et d'un graphisme plus radical, certaines de ces créations ne font plus appel à la structure traditionnelle de la bande dessinées (planche divisée en cases contenant des phylactères) et donnent une part plus importante au texte. Les dernières décennies ont vu l'affirmation du succès de bandes dessinées destinées aux adultes, abordant des thèmes nouveaux, développant des intrigues complexes et des personnages ambigus.

États-Unis

Aux États-Unis le terme "Graphic Novel" à l'origine désigne les bandes dessinées nord américaines ne faisant pas partie du genre Comics. Il désigne actuellement, le plus souvent, un livre racontant une seule longue histoire d'au moins 45 pages, en comparaison aux anciens comics qui réunissait plusieurs courtes histoires. Les puristes disent même qu'ils ne doivent pas dépasser les 100 pages. Ils ne comprennent pas les séries publiées dans un premier temps en épisodes bien que d'autres disent qu'il peut s'agir d'une compilation de romans dans la droite ligne de Charles Dickens, qui fut d'abord publié en série, puis recompilé en roman. Ainsi, bien qu'à l'origine il s'agissait d'une seule histoire, on retrouve actuellement des compilations (Trade Paperbacks regroupants plusieurs épisodes d'une même série), des anthologies, même des compilations regroupant plusieurs auteurs et dessinateurs. Le terme est actuellement utilisé pour éliminer la connotation enfantine et humoristique du terme "comics" bien que le terme français de Bande dessinée soit utilisé par certains historiens pour désigner certains comics anglo-saxons pour distinguer les travaux dits sérieux des autres.

Actuellement

Dans le monde francophone, l'usage actuel du terme roman graphique comporte les deux influences. Il désigne le plus souvent une publication en un tome d'une histoire complète ou le texte n'est plus nécessairement encastré dans des phylactères. Le graphisme y est plus radical, les histoires sont plus complexes et les personnages souvent ambigus.

Quelques exemples


- L'Ombre du Corbeau de Comès en 1975
- Silence de Comès en 1980
- La Belette de Comès en 1983.
- Tendre Violette de Jean-Claude Servais en 1982
- Isabelle de Jean-Claude Servais en 1984.
- L'Almanach de Jean-Claude Servais en 1988
- American Splendor: Our Movie Year de Harvey Pekar et Robert Crumb,
- Blackmark de Gil Kane
- Blankets, Manteau de neige de Craig Thompson
- Perramus de Juan Sasturain et Alberto Breccia
-
Road to Perdition de Max Allan Collins et Richard Piers Rayner
-
Sin City de Frank Miller
-
The Books of Magic de Neil Gaiman
-
Mémoires horrifiques et burlesques d'un tueur de Bernard Seyer 1990
-
La 27ème lettre de Stephen Desberg en 1990
-
A la recherche du temps perdu de Stéphane Heuet 1998 Catégorie:Genre de bande dessinée
-
ja:グラフィックノベル


Italie

|- valign="top" | Président de la République | Carlo Azeglio Ciampi |- valign="top" | Président du Conseil | Silvio Berlusconi
(gouvernement III au 23 avril 2005) |{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{1er janvier{1er novembre{it{it{Commons|Category:Italy|l'Italie{it{wikitravel|l'Italie|Italie{it_icon{Pays d'Europe (UE){Portail Italie

TBO (journal)

Catégorie:magazine de bande dessinéeCatégorie:Petits Formats Catégorie:Tebeo Image:Tbolog.gif TBO périodiques de bande dessinée. bande dessinée Paru pour la première fois en 1917 à Barcelone le succès fut si grand que dès cette époque toutes les revues de bande dessinée furent appelées tebeos en Espagne, ainsi que les sections des journaux qui publiaient des encarts de bande dessinée ou des histoires pour enfant. La revue fut éditée jusque dans les années 1970, avec un arrêt lors de la guerre civile espagnole. Après la faillite de l'éditeur Bruguera, le titre et les personnages ont été repris en 1988 par Ediciones B et le journal continue sa parution. D'autres publication suivent comme : Pulgarcito (1947-1981) Jaimito (1945), DDT (1951-1964) y TioVivo (1955-1970) où apparurent des personnages aussi fameux que leur créateur : Escobar, Vázquez, Ibáñez, Cifré.. Se furent des années de splendeur pour le neuvième art. À cette époque dorée triomphaient Capitán Trueno,el Guerrero del Antifaz, El Jabato qui furent tous traduits en France en petit format chez Mon Journal... Mais en quelques années les super-héros espagnols se virent renverser par les héros de Comic américains comme Spider-Man, Batman ou Superman. Le nom du journal est tellement entré dans les mœurs qu'il a donné son nom à la bande dessinée espagnole : le terme tebeo désigne toute bande dessinée.

Tebeo

Catégorie:Genre de bande dessinée Catégorie:TebeoCatégorie:Petits Formats Tebeo est le terme généralement utilisé en Espagne pour désigner les bandes dessinées. Ce terme est une transformation phonétique du nom de la revue TBO. Et bien que d'autres revues existent, le nom est resté comme un nom générique pour les bandes dessinée espagnoles. Dans TBO apparaît « El profesor Franz de Copenhague ». Les bandes dessinées d'aventure furent assez populaires dans les années 50 à 70. À la différence des super-héros nord-américains, les héros prétendaient être historiques. D'autres revues dédiées à l'humour apparurent comme Pulgarcito et Lily (plutôt destinée aux filles). Le Tebeo espagnol occupe à cette époque une place d'honneur, car il est accessible à tous les portefeuilles dans ces temps de disette. Dès 1944 El Guerrero del Antifaz (le guerrier masqué) créé par Manuel Gago fut édite par Editorial Valenciana, et en 1956 naît Capitán Trueno, paladin de la justice, défenseur des plus faibles. Un autre personnage fait son apparition « El Corsario de Hierro » (le corsaire de fer). Il fut publié pendant 22 ans jusqu'en 1966. Après la guerre civile espagnole l'assignation des coupons pour papier de presse exerçait un fort contrôle sur les maisons d'édition, ce qui ne favorisait pas la propagation des bandes dessinées humoristiques Avec la création en 1947 de la direction générale de la presse, Rafael González donne un nouvel élan, avec la revue Pulgarcito née en 1921. Avec les nouvelles normes, Pulgarcito paraît sous forme périodique et apporte une nouvelle manière de faire les tebeos en remplissant ses pages d'anti-héros qui défient avec un style mordant et satirique la réalité du pays. Comme le reporter Tribulete, Escobar créera Carpanta, Zipi y Zape, Manuel Vázquez créera Las hermanas Gilda et La familia Cebolleta. En 1951 apparaît DDT, revue humoristique pour adultes. En 1955 paraît une collaboration entre Cifré, Conti, Escobar, Giner, et Peñarroya, qui fait naître Tío Vivo qui sera racheté par Bruguera cinq ans plus tard. Dans les années 60 commence une décadence du Tebeo due à des changements dans les modes de vie et à une censure plus restrictive. Les Tebeos se font moins critiques. C'est alors qu'apparaissent de nouveaux auteurs tels que Ibañez, Raf, Gin, Figueras, et spécialement Francisco Ibañez (1936) créateur en 1958 des immortels Mortadelo y Filemón (agence d'information). En 1969 paraît Gran Pulgarcito qui - bien qu'il n'ait duré que deux ans - suppose un changement fondamental de la ligne éditoriale Bruguera, abandonnant les petites histoires d'une à deux pages maximum en passant à plusieurs pages. Ce format se maintiendra ultérieurement dans toutes les revues. De la vieille garde, celui qui s'adaptera le mieux aux nouvelles méthodes sera Vázquez, qui passera du vieux style critique à un autre plus personnel et irréel comme dans Anacleto, parodie de James Bond, ou Angelito, un gamin terrible. Plus tard apparaissent d'autres revues dans le style de Super Mortadelo. Parmi les nouveaux personnages on retiendra SuperLópez de Jan le « Superman à l'espagnole ». Bien qu'avec une renommée limitée le Tebeo résiste face au manga sur le territoire espagnol grâce à Mortadelo y Filemón, Goomer ou Mot.

Manga


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Manga (漫画 ou まんが image dérisoire) signifie bande dessinée en japonais. En français, il désigne les bandes dessinées japonaises, voire les bandes dessinées d'influence japonaise. Le dessinateur de mangas est appelé mangaka (漫画家). Les manga(s) se lisent souvent dans le sens inverse des bandes dessinées occidentales : de droite à gauche (de même pour les bulles) ce qui correspond au sens de lecture japonais. Toutefois, les éditeurs français ne se plient pas systématiquement à cette spécificité ce qui peut parfois occasionner des incohérences douteuses (un droitier qui devient gaucher, ou un coup porté au coeur qui perd son sens avec une image inversée). Cela dit, depuis quelques années, la plupart respectent le sens de lecture original. mangaka

Histoire des mangas

Le manga, bien que très ancré dans la société japonaise moderne, trouve ses origines dans la période Nara, avec l'apparition des premiers rouleaux peints japonais : les emakimono. Ceux-là associaient en effet des peintures à des textes calligraphiés qui assuraient, ensemble, le récit d'une histoire que l'on découvrait au fur et à mesure que se déroulait le rouleau.emakimono Le premier des emakimono, le inga kyô, était la copie d'une œuvre chinoise et marquait une nette séparation entre le texte et la peinture. Pourtant, dès le milieu du 12e siècle, apparaissent les premiers emakimono de style japonais, dont le Genji monogatari emaki est le plus ancien représentant conservé. Ces derniers faisaient souvent intervenir de courts textes explicatifs après de longues scènes peintes. Cette priorité accordée à l'image - qui peut assurer seule la narration - est aujourd'hui une des caractéristiques les plus importantes du manga. De même, lors de la période Edo, les estampes étaient d'abord destinées à l'illustration de livres, mais, très vite, le rapport de force s'inversa et l'on vit l'apparition de « livres à regarder » en opposition avec les « livres à lire », avant la disparition totale d'écrits complémentaires et la naissance de l'estampe « indépendante » en une seule illustration: l'ukiyo-e. C'est d'ailleurs Katsushika Hokusai (1760-1849), le fondateur de l'estampe de paysage, qui donna son nom au manga (littéralement « dessins grotesques »), nommant ainsi ses célèbres caricatures qu'il publia de 1814 à 1834 à Nagoya. Le manga ne connut pourtant sa forme actuelle - celle de bandes dessinées -, qu'au début du , sous l'influence des revues commerciales américaines. Diverses séries, comparables à celles outre-atlantique, virent donc le jour dans les journaux japonais. Le très antimilitariste « Norakuro » (le chien noir) de Tagawa Suiho, et « Boken Dankichi » (les aventures de Dankichi) de Shimada Keizo, seront les séries les plus populaires au Japon jusqu'au milieu des années quarante où toute la presse ainsi que toutes les activités culturelles et artistiques subissent la censure du gouvernement militaire, ce dernier n'hésitant pas à mobiliser ces milieux à des fins de propagande. Sous l'occupation américaine, les mangakas d'après-guerre subissent l'énorme influence des comics-strips qui sont alors traduits et diffusés en grand nombre dans la presse quotidienne japonaise. L'un d'entre eux, influencé par Walt Disney, révolutionnera le genre et donnera naissance au manga moderne : il s'agit du célèbre Tezuka Osamu. C'est en effet Tezuka qui introduira le mouvement dans la bande dessinée japonaise par des effets graphiques comme des traits ou des onomatopées soulignant toutes les actions comportant un déplacement, mais aussi et surtout par l'alternance des plans et des cadrages comme il est en usage au cinéma, rompant ainsi avec une tradition théâtrale, les personnages étant jusque-là toujours représentés en pied, à égale distance et au centre de l'image. L'animation étant le véritable objectif de Tezuka, il réalisa la première série d'animation japonaise pour la télévision en janvier 1963, d'après l'une de ses œuvres : Tetsuwan Atomu, plus connue en France sous le nom d'"Astro le petit robot". Finalement, le passage du papier au petit écran devint courant et l'aspect commercial du manga prit de l'ampleur, puisqu'il va maintenant jusqu'à loucher avec les jouets et jeux vidéos, ces derniers pouvant même être à l'origine d'un manga. Mais revenons au manga sur papier dans lequel Tezuka ne se contenta pas de bouleverser le mode d'expression puisque sa curiosité et son imagination fertile le poussèrent à en explorer les différents genres - alors principalement infantiles -, ainsi qu'à en inventer de nouveaux, participant de cette façon à l'émergence de mangas pour adultes dans les années soixante avec lesquels il put aborder des sujets plus « sérieux » et des scénarios plus complexes, sans toutefois perdre de son humour ni trahir son profond humanisme, son antimilitarisme et sa crainte vis-à-vis de la domination de la société par la science. Ainsi, les mangas « grandissant » en même temps que ses lecteurs et se diversifiant selon les goûts d'un public de plus en plus important, l'édition du manga représente aujourd'hui plus d'un tiers par ses tirages et plus d'un quart par ses revenus de l'ensemble de l'édition japonaise. C'est pourquoi le manga est devenu un véritable phénomène de société puisqu'il touche toutes les classes sociales ainsi que toutes les générations grâce à son prix bon marché et à la diversification de ses sujets. En effet, le manga, en tant que miroir mais aussi modèle social, traite de tous les thèmes imaginables : la vie à l'école ou au lycée, celle du salarié, le sport, l'amour, la guerre, l'épouvante, jusqu'à des séries plus didactiques comme la littérature classique japonaise ou chinoise, l'économie et la finance, l'histoire du japon, la cuisine et même le code de la route, dévoilant ainsi ses vertus pédagogiques. En 1985, Tezuka Osamu reçoit le prix culturel de Tôkyô, et en 1990, l'année qui a suivi sa mort, le Musée d'art moderne de Tôkyô lui consacre une exposition. Cet événement marque l'introduction du manga dans l'histoire culturelle japonaise. En France, de nos jours, les mangas ont encore une réputation sulfureuse acquise au début des années 90, avec la diffusion de mangas à un public qui ne leur correspondait pas (les publications de mangas sont très segmentées au Japon). Les succès récents des films d'Hayao Miyazaki mettent en lumière la diversité du manga et permettent de remettre en cause cette réputation.

Techniques spécifiques

Techniquement parlant, les mangas sont presque toujours en noir et blanc. En effet, ils sont la plupart du temps publiés dans des revues peu coûteuses, sur du papier recyclé, et souvent seules les premières pages de la revue (correspondant à une mise en avant d'une série particulière) ont droit à de la couleur. C'est ainsi que l'on retrouve parfois des pages en couleurs au milieu des recueils publiés. Le dessin, en général, est moins « statique » que dans les bandes dessinées occidentales. Le manga utilise un découpage temporel proche de celui du cinéma, adoptant souvent ses cadrages, et utilisant une décomposition du temps et de l'action. Les personnages ont souvent de grands yeux, ce qui permet de renforcer l'expressivité du visage. L'étonnement est souvent traduit par une chute du personnage à terre. Dans le manga City Hunter (connu sur le petit écran français sous le nom Nicky Larson), la colère de Kaori (Laura) est souvent traduite par la sortie inopinée d'une massue et l'écrasement de l'adversaire. Il y a également une forte utilisation d'onomatopées relatives aux mouvements, actions, pensées, des personnages. Notons au passage que le japonais est beaucoup plus riche que le français en onomatopées et que leur champ d'application est plus large, incluant des concepts surprenants tels que l'onomatopée du sourire (niko niko), du silence (shiiin) ou encore du scintillement (pika pika, d'où le nom de Pikachu). Dans les mangas destinés à la jeunesse, les kanji, caractères chinois, sont souvent accompagnés de furigana pour aider la lecture.

Types de mangas

Au Japon, les rythmes de publication peuvent beaucoup varier, allant de l'hebdomadaire aux publications mensuelles voire trimestrielles. Les mangas sont souvent publiés par chapitres d'une vingtaine de pages ; à l'intérieur d'un même magazine, le papier peut parfois changer de couleur, afin de distinguer rapidement - les mangas se lisent toujours rapidement - les différentes séries. Néanmoins, là aussi les formats varient, pouvant aller de quelques pages à plus de quarante (dans le cas du lancement d'une nouvelle série, par exemple). Quelques revues de mangas hebdomadaires : Shōnen Jump (Shueisha), Shōnen Magazine (Kodansha), Shōnen Sunday (Shogakukan). Certains titres atteignent couramment les 400 pages hebdomadaires. Les revues de mangas sont généralement destinées à une catégorie d'âge précise :
- Kodomo (子供) = pour les jeunes enfants
- Shônen (少年) = pour les jeunes garçons adolescents
- Shôjo (少女) = pour les jeunes filles adolescentes
- Seinen (青年) = pour les jeunes hommes et adultes
- Josei = pour les jeunes femmes et adultes
- Shôjo-ai (少女愛) = romance sentimentale entre femmes
- Shôjo-yuri = romance sexuelle entre femmes
- Shônen-ai (少年愛) = romance sentimentale entre hommes
- Shônen-yaoi (やおい) = romance sexuelle entre hommes.
- Seijin(成人 ou 成人向) = pour les hommes adultes
- Redisu (レディース, Lady's) = pour les femmes adultes On reconnaît aussi certains genres