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Baryton
Dans la musique occidentale, le mot baryton peut revêtir plusieurs sens, plus ou moins liés.
:Le terme est dérivé du grec barytonos = dont la voix a un ton grave.
Pupitre dans un chœur
Le mot baryton est parfois utilisé dans un chœur — ou une chorale — lorsque le pupitre des basses est divisé : les voix les plus graves sont alors appelées « secondes basses » ou simplement, « basses » ; les voix les plus aiguës, « premières basses » ou « barytons ».
Type d'instrument
Au sein d'une famille d'instruments de musique, le baryton désigne l'instrument dont l'ambitus se situe entre celui de l'instrument ténor et celui de l'instrument basse.
- Par exemple, le saxophone baryton se trouve entre le saxophone ténor et le saxophone basse.
- Autre exemple, le baryton, instrument à cordes frottées, appartient à la famille des violes de gambe.
Typologie vocale
Dans la musique classique, et en ce qui concerne les voix de solistes, un baryton est le type de voix masculine dont la tessiture est moyennement grave, à mi-chemin entre celles du ténor et de la basse.
:Pour la désignation de la catégorie vocale, le terme de baryton n'est apparu qu'à la fin du . Antérieurement, ce type de voix était appelé concordant.
- Il existe plusieurs catégories de barytons qui diffèrent par le caractère des personnages qu'ils interprètent, la vaillance de la voix et la richesse du timbre, la constante restant la tessiture, qui s'étend le plus souvent du sol au sol.
Baryton léger
Le baryton léger — ou baryton Martin — possède la tessiture la plus élevée, la plus claire la plus agile, mais la moins puissante de toute la famille des barytons.
:Par exemple, le rôle de Pélléas, dans Pélléas et Mélisande, de Debussy, est un rôle de baryton Martin.
Baryton proprement dit
Il n'existe pas de terme particulier pour désigner le baryton central — l'appellation de « baryton lyrique » n'étant pas utilisée. Il s'agit d'une voix relativement claire et puissante. Le « baryton Verdi » en est une variété.
:Par exemple, le rôle d'Escamillo, dans Carmen de Bizet, est un rôle de baryton « proprement dit ». Gabriel Bacquier, Tito Gobbi, Dietrich Fischer-Dieskau et Jorge Chaminé sont des exemples de barytons appartenant à cette sous-catégorie.
Baryton-basse
Le baryton-basse — dont la tessiture est proche de celle de la basse chantante — est la voix « dramatique » de la famille des barytons : voix peu agile, mais puissante et sombre.
:Par exemple, le rôle de Wotan, dans la Tétralogie de Wagner, est un rôle de baryton-basse. Théo Adam, George London et José van Dam, sont des exemples de barytons-basses.
Articles connexes
- Chant
- Chanteur (musique classique)
- Musique classique
- Voix
- Voix (instrument)
- Voix (musique classique)
- Voix de poitrine
catégorie:Instrument de musique
catégorie:Voix
ja:バリトン
Musique occidentaleLa musique occidentale est la musique, populaire ou savante, pratiquée dans les pays européens ou d'influence européenne, depuis Charlemagne à nos jours. Ses principales caractéristiques sont les suivantes.
- Son ancienneté (environ mille ans).
- Sa dimension polyphonique.
- Son système de notation et l'importance qui est lui accordée par opposition à la musique de tradition orale.
- Enfin, la place prépondérante que la musique occidentale a fini par occuper à l'échelle de la planète, souvent au détriment des autres courants musicaux.
Les diverses ramifications de la musique occidentale seront abordées par la chronologie de leur apparition.
Moyen Âge
Les origines de la musique occidentale remontent à l'Antiquité : les échelles de la Grèce antique influenceront, directement ou indirectement, les musiciens et théoriciens médiévaux. Les gammes utilisées étant dominées par le mode, cette musique est qualifiée de musique modale.
Hégémonie du plain-chant
À la chute de l'Empire romain, l'Église tente de réglementer la musique liturgique afin d'unifier et de fortifier le monde chrétien. C'est à cette occasion que naît le plain-chant, chant sacré collectif à une seule voix et sans accompagnement instrumental — appelé également chant grégorien, du nom du pape Grégoire Ier, qui a initié ce mouvement à la fin du . La musique est alors dominée par la mise en place d'un nouvel ordre religieux : elle est tout à la fois musique sacrée et musique savante, puisqu'à cette époque, ce sont les congrégations religieuses qui constituent les principaux centres culturels et musicaux.
Naissance de la notation et de la polyphonie
Au milieu du Moyen Âge, la musique savante médiévale connaît une double mutation : elle se dote d'un système de notation très précis — le futur solfège : c'est à cette époque que naît le concept de partition de musique —, ainsi que d'une technique incluant les simultanéités délibérées : la polyphonie, avec son procédé de composition associé, appelé contrepoint. Ces deux phénomènes, polyphonie et solfège, qui coûtent à la musique savante occidentale la perte partielle de sa dimension d'improvisation, sont inextricablement liés.
Musiques traditionnelles modales
Parallèlement à l'évolution de la musique savante, il existe des musiques traditionnelles, plutôt associées aux populations rurales, modales également, mais privées de tout système de notation. Transmises oralement, ces musiques ont presque toutes disparu sauf dans les rares cas où elles ont été écrites par quelques clercs.
Période moderne
La période moderne voit l'achèvement de l'évolution du solfège, l'appauvrissement des modes — seuls subsisteront le mode majeur et le mode mineur —, la multiplication des tonalités, le remplacement de la polyphonie par l'harmonie : la musique devient progressivement musique tonale. Au cours de la période moderne, on constate une opposition, qui ne cessera de croître, entre public « auditeur de musique », et musiciens « spécialistes de la musique », et chez ces derniers, entre les compositeurs et les interprètes.
Renaissance
La musique savante de la Renaissance échappe partiellement à la toute-puissance de la religion et devient aristocratique : on constate la naissance d'une opposition entre la musique sacrée (ou musique spirituelle) et la musique profane. Les œuvres créées durant cette période le sont d'abord pour la voix, mais les parties peuvent aussi en être interprétées sur divers instruments ou regroupées pour être jouées sur un instrument seul — guitare, luth, virginal, etc. D'un point de vue organologique, une discrimination s'opère petit à petit entre, d'une part les instruments traditionnels — biniou, cornemuse, vielle, chabrette, etc. —, d'autre part les instruments issus de la musique savante — épinette, harpe, orgue, théorbe, etc.
Période baroque
La musique savante baroque — et première moitié du — connaît un foisonnement de formes musicales et les partitions s'enrichissent de nombreux ornements. Par ailleurs, la production, jusque là essentiellement centrée sur la voix, se subdivise en musique vocale et en musique instrumentale. La facture instrumentale connaît un important développement et une certaine normalisation. La question du tempérament préoccupe les théoriciens.
Période classique
La musique savante de la période classique — au sens strict : fin — simplifie les échelles diatoniques en adoptant le système du tempérament égal. Celui-ci permet désormais de jouer, de moduler et de transposer dans toutes les tonalités du système. Au cours de cette période, la musique instrumentale se divisera en musique symphonique et musique de chambre. Les œuvres commencent à se maintenir au répertoire : la musique bénéficie désormais d'une tradition ininterrompue à travers des générations de musiciens, elle devient « classique » au sens littéral.
Dix-neuvième siècle
Au , période du romantisme et de la naissance des écoles nationales, la musique savante — musique romantique et musique post-romantique — devient la marque de la classe bourgeoise. C'est à cette époque que les occidentaux prennent l'habitude de définir les autres courants musicaux en fonction de la musique savante occidentale, cette dernière étant simplement considérée comme « la musique » : cet état d'esprit ethnocentrique s'atténuera au siècle suivant, sans toutefois disparaître totalement.
Musiques traditionnelles tonales
Pendant la période moderne également, la musique traditionnelle continue d'évoluer, parfois en utilisant les apports techniques de la musique savante — système tonal, instruments, formes musicales, notation... —, d'autres fois en se démarquant plus nettement de celle-ci — maintien du système modal, transmission exclusivement orale de certains répertoires, techniques vocale ou instrumentale particulières. . Les échanges entre musique savante et musique traditionnelle modale ont eu lieu en permanence, notamment grâce aux musiciens itinérants. Cette musique tend à disparaître avec la raréfaction des populations rurales ; cependant les collectages — recueils des musiques in situ — permettent d'en garder la trace, notamment grâce aux folkloristes du puis à la volonté d'organisations plus vastes (Dastum en Bretagne, par exemple).
Depuis le vingtième siècle
Au , la musique occidentale se met à exercer une influence de plus en plus prononcée sur la musique des autres cultures, à tel point qu'il devient très difficile, sinon impossible, de trouver à la surface du globe une tradition musicale qui ne soit pas influencée par celle des sociétés occidentales, soit par l'usage d'instruments ou l'écriture utilisant la gamme tempérée.
Les diverses techniques d'enregistrement — disques, magnétophones, informatique... — viennent concurrencer le solfège, traditionnel procédé de notation qui jadis était, avec la transmission orale, le seul moyen de conserver la mémoire musicale. C'est ainsi que, bénéficiant des formidables avancées technologiques dans le domaine de la reproduction et de la diffusion sonore de masse, la musique occidentale est devenue un objet marchand comme un autre. Malgré cela, elle demeure au carrefour des influences suivantes.
Musique savante
La musique savante perd partiellement sa position dominante : elle n'est plus vraiment associée à une classe sociale spécifique, comme ce fut le cas précédemment, et se met désormais à la disposition de l'ensemble de la société — du moins, théoriquement. La musique tonale subsiste, mais on assiste à une redécouverte des gammes modales et surtout, à la naissance de systèmes musicaux nouveaux, dont la principale caractéristique est de se démarquer délibérément de l'harmonie tonale : musique contemporaine, musique sérielle, musique aléatoire, musique concrète, etc. Les procédés techniques de la musique savante — notation, harmonie, organologie, etc. — sont conservés et appliqués à d'autres types de musique, parfois même, aux types non occidentaux.
Jazz
Au début du , au sein des populations noires des États-Unis, naît le jazz, d'une combinaison de chants religieux chrétiens — negro spirituals, puis gospel songs — de blues et de rythmes d'origine africaine. Ce genre musical, qui accorde une plus grande place à l'improvisation et au rythme exercera une très grande influence sur les courants musicaux contemporains du monde entier — les musiques dites « populaires », mais également, la musique savante.
Musiques populaires
Le terme « musiques populaires » regroupe en fait un très grand nombre de courants qui ne sont ni « classiques », ni « jazz », ni « traditionnels » : chanson, musique de variétés, rock, country, reggae, soul, funk, ragga, rap, techno, metal, etc. Certains sont apparus bien avant le jazz, mais les plus récents sont des métissages de genres et de cultures qui les ont précédés. Tous utilisent les apports de la musique classique — tonale ou modale —, et parfois ceux de diverses musiques non occidentales.
Musiques traditionnelles
Les musiques traditionnelles — flamenco, celtique, etc. — coexistent et souvent précèdent les courants et les genres décrits plus haut. Elles se caractérisent par une acculturation à un terroir ou une civilisation identifiée, par une transmission essentiellement orale, par une tradition ancienne, et parfois par un rejet de l'élitisme associé à la musique savante. Du fait de leur simplicité apparente, ces musiques semblent souvent faciles d'accès aux musiciens confirmés, bien qu'une étude poussée puisse révéler des structures complexes et une variété de genres semblable à celle que connaît la musique savante. Par le jeu des échanges, elles ont influencé des auteurs de musique classique — par exemple, Dvořák ou Moussorgski — mais subissent en retour l'influence de la musique savante.
- Folklore ou tradition ? Le terme de musique folklorique était au synonyme de musique traditionnelle. Aujourd'hui, le terme est chargé d'une connotation condescendante voire péjorative ; aussi cette synonymie est habituellemment récusée par les musiciens traditionnels à la recherche d'une certaine authenticité dans leur pratique musicale. Ces derniers estiment en effet que la musique qualifiée de folklorique est une version plus ou moins édulcorée d'un courant traditionnel récupéré par les usages de la musique savante, et qu'en conséquence, elle doit être considérée comme un genre à part, un hybride de musique traditionnelle et de musique classique. Dans de nombreux cas, il est cependant difficile de distinguer « tradition » et « folklore », soit parce que la musique dite « folklorique » à l'époque du collectage a été transcrite dans le respect de la tradition, soit que les sources ont disparu, soit que la musique « folklorique » a donné elle-même naissance à une nouvelle tradition. De même, qu'on l'appelle folklorique ou traditionnelle, cette musique est en constante évolution. On peut citer par exemple l'évolution foudroyante de la musique traditionnelle irlandaise et même la création de genres musicaux nouveaux comme la musique celtique, à base de diverses musiques traditionnelles de l'ouest de l'Europe.
Sujets connexes
- Jazz
- Musique
- Musique classique
- Musique populaire
- Type de musique
Occidentale
Grec -
Le grec (ἡ Ἑλληνικὴ γλῶττα hê hellênikề glỗtta) est une des langues indo-européennes, apportée en Grèce entre le et le On traite ici du grec ancien, le grec moderne étant décrit dans un article séparé.
Les dialectes
À l'origine, il existait une grande variété de dialectes, regroupés en quatre groupes : arcado-cypriote, occidental, éolien et ionien-attique.
Parler du grec ancien n'a pas grand sens si l'on veut se référer à un des idiomes antiques : dans les faits, cependant, le grec désigne le dialecte d'Athènes. L'attique (dialecte du groupe ionien-attique), langue de l'Athènes antique, est la langue dans laquelle est écrite la majorité de la littérature grecque classique. Sous l'influence d'Alexandre le Grand, l'utilisation des dialectes a été réfrénée, de sorte que le monde grec utilisât la koinè, langue commune (c'est le sens de l'adjectif koinos) issue de plusieurs dialectes du groupe ionien-attique. Celui-ci lui permettait de communiquer avec son armée et était enseigné aux habitants des régions conquises, devenant ainsi la lingua franca de l'Antiquité, en concurrence avec le latin. La koinè est ensuite devenue langue officielle de l'Empire romain d'Orient, avant de continuer d'évoluer pour donner naissance au grec moderne d'aujourd'hui.
Pour une étude comparative des différents dialectes, consulter Dialectes grecs.
Écritures
La première forme d'écriture attestée pour noter un dialecte grec est le linéaire B, un syllabaire sans rapport avec l'alphabet grec, servant à transcrire une forme archaïque d'un dialecte arcado-cypriote utilisé en Grèce continentale et en Crète entre environ -1550 et -1200. Entre -800 et -200, une écriture proche, le syllabaire cypriote, a été utilisée à Chypre. Ce syllabaire pourrait descendre du cypro-minoéen (voir plus bas).
Il faut noter que des écritures plus anciennes que le linéaire B et le cypriote ont existé en Grèce, sans qu'on soit sûr qu'elles ont servi à noter du grec :
- le linéaire A (entre -1800 et -1450, en Crète et dans des îles égéennes) ;
- le crétois hiéroglyphique (entre -1750 et -1600, en Crète) ;
- le cypro-minoéen (entre -1500 et -1200, à Chypre), peut-être dérivé du linéaire A.
C'est ensuite l'alphabet grec, hérité des Phéniciens et de leur alphabet, qui a été utilisé sous différentes versions (dites épichoriques) à partir du ou du puis a été normalisé et imposé au reste du monde hellénophone par Athènes en -403. En ajoutant des voyelles à cet abjad sémitique, les Grecs sont les inventeurs des alphabets occidentaux. En effet, emprunté par les Étrusques (cf. Alphabet étrusque), qui l'ont transmis aux Romains, il a donné naissance à l'alphabet latin, mais aussi, sans passer par les Étrusques, à l'alphabet gotique, au cyrillique, à l'alphabet copte…
L'histoire de l'alphabet grec constitue un article séparé.
Phonologie
Consulter Prononciation du grec ancien pour un article complet.
Résumé :
Le grec ancien est une langue à accent de hauteur possédant deux (ou trois, selon les interprétations) intonations : aiguë et circonflexe (cf. Accentuation du grec). Il se caractérise aussi par un système de consonnes aspirées et par un jeu d'oppositions de quantités vocaliques. Il existe plusieurs règles de sandhi, tant internes qu'externes.
En passant de l'indo-européen au grec, la langue a subi de nombreuses modifications phonétiques dont les plus flagrantes sont décrites par la loi de Grassmann, la loi d'Osthoff et la loi de Rix. On note d'autre part qu'il permet de restituer dans de nombreux cas la coloration des laryngales IE. Enfin, c'est une langue centum.
Morphologie
Le grec, comme d'autres langues indo-européennes anciennes, est hautement flexionnel. Outre l'utilisation de désinences, le grec se caractérise par des procédés hérités de l'indo-européen comme l'alternance vocalique, l'utilisation du redoublement et de l'augment pour les verbes.
Système nominal
L'article complet se trouve dans Déclinaisons du grec ancien.
Par exemple, les noms possèdent cinq cas (nominatif, vocatif, accusatif, génitif et datif), trois genres (masculin, féminin et neutre, parfois réduits à un opposition animé / inanimé) et trois nombres (singulier, duel, pluriel et collectif pour les neutres). Le grec moderne n'utilise plus le datif, excepté dans quelques expressions comme en taxei, mais les autres cas sont généralement conservés.
On compte trois grands types de déclinaisons, tant pour les noms que les adjectifs (type en -α/η, type thématique en -ος et type athématique), lesquels possèdent plusieurs sous-types. Les pronoms suivent un système qui leur est propre et qui, ayant influencé les types nominaux, n'en sont pas très éloignés.
La richesse de la flexion nominale en fait la complexité.
Système verbal
L'article complet se trouve dans Conjugaisons du grec ancien.
Les verbes ont trois voix (active, moyenne et passive), trois personnes et trois nombres. Il se conjugue selon six modes, quatre personnels (indicatif, impératif, subjonctif et optatif) et deux impersonnels (infinitif et participe). Il existe six temps (présent, imparfait, aoriste, futur, parfait, plus-que-parfait), répartis de manière inégale entre les modes. Certaines formations secondaires existent, comme le futur antérieur.
Outre le temps, le verbe exprime surtout, de manière très précise, trois aspects (imperfectif, aspect zéro et statique) et plusieurs modes de procès (inchoatif, itératif, fréquentatif, etc.). Seul l'indicatif marque les temps : à tous les autres modes, ce n'est que l'aspect qui est indiqué.
Il existe deux grandes catégories de conjugaisons : les thématiques (ou verbes en -ω) et les athématiques (dits verbes en -μι). Ces catégories se divisent en un grand nombre de sous-catégories. Le système verbal est très complexe car la flexion met en œuvre de nombreux procédés comme l'alternance vocalique, la suffixation par le jeu de désinences, l'utilisation d'une voyelle thématique, celle de l'augment et du redoublement. À tous ces procédés s'ajoutent des modifications phonétiques importantes au sein d'un même paradigme.
En sorte, il n'est presque pas exagéré de dire qu'il existe plus de verbes irréguliers que de réguliers.
Influence du grec ancien sur les langues modernes
Mots savants et radicaux grecs
Un grand nombre de mots en latin, français et anglais, pour ne citer que ces langues, sont d'origine grecque et la majorité des néologismes savants utilisés de par le monde est bâtie sur des radicaux grecs (souvent mêlés de radicaux latins). Seuls quelques langues, comme l'islandais de manière systématique et, dans une moindre part, l'allemand, n'utilisent pas ces radicaux mais traduisent par calque les termes savants grecs au moyen de radicaux qui leur sont propres.
Mots courants
Des mots comme boutique, caractère ou beurre viennent aussi du grec. Passés par le latin et hérités comme tel dans la langue française (via d'autres langues, comme l'occitan), ils ont subi les mêmes modifications phonétiques que les autres mots hérités et sont maintenant très éloignés de leur étymon grec : il faut reconnaître derrière chacun d'entre eux ἀποθήκη apothếkê, χαρακτήρ kharaktếr et βούτυρον boúturon.
Le dédale synchrone du cosmos politique
Voici, pour illustrer l'omniprésence du grec dans les langues occidentales, un extrait d'un texte de Xénophon Zolotas (Ξενοφών Ζολώτας) dans lequel chaque mot (hormis les mots-outils) est d'origine grecque :
:« Sans apostropher ma rhétorique dans l’emphase et la pléthore, j’analyserai elliptiquement, sans nul gallicisme, le dédale synchrone du cosmos politique caractérisé par des syndromes de crise paralysant l’organisation systématique de notre économie. Nous sommes périodiquement sceptiques et neurasthéniques devant ces paroxysmes périphrasiques, cette boulimie des démagogues, ces hyperboles, ces paradoxes hypocrites et cyniques qui symbolisent une démocratie anachronique et chaotique. Les phénomènes fantastiques qu’on nous prophétise pour l’époque astronomique détrôneront les programmes rachitiques, hybrides et sporadiques de notre cycle atomique [...] ».
Divers
- code ISO 639-2 : grc
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- dialectes grecs;
- déclinaisons du grec ancien ;
- conjugaisons du grec ancien
- phonologie du grec, accentuation du grec ;
- alphabet grec, diacritiques de l'alphabet grec, lettres supplémentaires de l'alphabet grec et histoire de l'alphabet grec ;
- grec moderne ;
- littérature grecque.
Liens externes
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81 Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://www.lorem-ipsum.info/_greek Générateur de texte aléatoire grec] en plus de l'habituel lorem ipsum.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/grec.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire grec-français/français-grec
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/grec_ancien.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire grec ancien-français/français-grec ancien
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ko:그리스어
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Chorale - Catégorie:Voix
Dans la musique occidentale, une chorale désigne un ensemble vocal, dont les membres, appelés choristes, chantent collectivement les différentes parties musicales destinées à ce type de formation.
- Le mot « chorale » est globalement synonyme de « chœur ». Les deux mots ont cependant des connotations différentes.
:Le mot « chœur » renvoie habituellement à un ensemble constitué de choristes professionnels et rémunérés, recrutés par une institution ou un organisme officiel — « le chœur de tel théâtre », « le chœur de telle région », « les chœurs de tel opéra », etc.
:Le mot « chorale » au contraire, désigne plus volontiers un groupe d'amateurs, la plupart du temps bénévoles, volontairement réunis autour de l'amour du chant choral — « la chorale d'un collège », « la chorale d'une paroisse », « la chorale du village », etc.
- Selon l'âge et le sexe des choristes, on pourra distinguer :
:la chorale d'enfants, ou chœur d'enfants ;
:la chorale d'hommes, ou chœur d'hommes, ou chœur masculin ;
:la chorale de femmes, ou chœur de femmes, ou chœur féminin ;
:la chorale mixte — hommes et femmes —, ou chœur mixte.
- Les membres d'une chorale peuvent être répartis en plusieurs groupes, appelés pupitres ou voix. Ces divers groupes sont destinés à interpréter autant de parties musicales différentes.
:Par exemple, une chorale mixte comprend le plus souvent quatre pupitres, deux pupitres féminins — soprano et alto — et deux pupitres masculins — ténor et basse.
Voir aussi
Sujets connexes
- Chœur
- Musique
- Musique vocale
- Partie
- Typologie vocale classique
- Voix
PupitreUn pupitre est au départ un élément de mobilier muni d'un plan incliné permettant de maintenir ouvert, un livre, un cahier, un document quelconque, afin de pouvoir y écrire, ou d'en faciliter la consultation. Dans la musique occidentale, le mot peut revêtir plusieurs sens.
Un support pour la partition
Au milieu du Moyen Âge, dès que la musique occidentale savante a systématisé l'usage de la notation, le pupitre a désigné un meuble servant à soutenir une partition, afin d'en permettre la lecture.
- On peut considérer que l'ancêtre du pupitre moderne est le lutrin des moines médiévaux. Il s'agit d'un meuble imposant, muni d'un pied massif, capable de recevoir les volumineux manuscrits contenant les chants liturgiques, appelés antiphonaires. Jusqu'à l'invention de l'imprimerie musicale (à la Renaissance), ce type de partition consiste presque toujours en un exemplaire unique, écrit en gros caractères afin d'en faciliter la lecture collective. Les chanteurs avaient donc l'habitude de se réunir autour du lutrin (ou du pupitre) pour interpréter, ensemble, une même partie musicale.
- Depuis la naissance de la littérature purement instrumentale, à la période baroque, le pupitre sert bien évidemment à libérer les mains du musicien, normalement sollicitées par le jeu instrumental. Le chanteur quant à lui, se passe habituellement de pupitre : en effet, si un choriste ou un soliste vocal doit utiliser une partition, celle-ci, désormais individuelle, peut tout à fait être tenue entre ses mains.
- Dans un orchestre symphonique classique, les pupitres (et donc, les partitions) sont généralement répartis à raison d'une unité pour deux instrumentistes. Cette proportion garantit un minimum de confort pour la lecture, préserve un peu l'espace vital des musiciens, et surtout, évite le risque une interruption intempestive du déroulement de la musique au moment où les interprètes tournent simultanément la page de leur partition.
- Il existe des pupitres de toutes tailles, de toutes formes : des pupitres fixes, des pupitres pliables, des pupitres incorporés à l'instrument lui-même (sur un piano, par exemple), ou encore, des pupitres pouvant être fixés sur l'instrument (par exemple, sur les instruments d'un orchestre d'harmonie, prenant part à un défilé), etc.
Le poste du chef d'orchestre
"Le" pupitre peut parfois désigner la place du chef d'orchestre. Ainsi, à la radio, on entendra souvent désigner le chef d'orchestre par l'expression : « l'orchestre X, avec Y au pupitre »
Un groupe de musiciens
Dans un ensemble musical, un pupitre désigne également, un groupe de musiciens, vocaux ou instrumentaux, exécutant la même partie.
:Lorsqu'à la fin du Moyen Âge, la musique occidentale savante est devenue polyphonique, c'est-à-dire, construite sur une simultanéité volontaire de mélodies, chaque partie à interpréter — appelée voix, puisqu'à l'époque, ce type de musique était presque exclusivement de la musique vocale — était notée sur une partition distincte (souvent en exemplaire unique) disposée sur un meuble appelé pupitre. Celui-ci est rapidement devenu le centre autour duquel les différents interprètes avaient l'habitude de se regrouper pour chanter la partie notée sur ladite partition. Avec le temps, le mot « pupitre » a fini par désigner, non seulement le meuble, mais aussi le groupe d'interprètes.
- Le concept de « musicien dans un pupitre » s'oppose donc au concept de soliste, qui par définition, exécute seul sa partie musicale. C'est au cours du que cette distinction s'est opérée. Dans la musique instrumentale, cette opposition a produit, d'un côté, la musique symphonique — exécutée par des musiciens organisés en pupitres —, de l'autre, la musique de chambre — exécutée par des solistes. Dans la musique lyrique, ou plus largement, dans la musique vocale, le même type de spécialisation s'est réalisée, à peu près la même époque, entre le chanteur soliste et le choriste.
:Par exemple, dans un chœur mixte, on parlera du pupitre des sopranos, du pupitre des altos, du pupitre des ténors et du pupitre des basses. Dans un orchestre, on parlera du pupitre des premiers violons, du pupitre des seconds violons, du pupitre des altos, du pupitre des violoncelles et du pupitre des contrebasses.
- Il peut arriver toutefois que, dans un ensemble instrumental, certains musiciens soient seuls à réaliser leur partie. C'est le cas par exemple, d'un percussionniste dans un orchestre symphonique. Ou encore, dans un orchestre baroque, le cas des musiciens exécutant la basse continue — souvent un clavecin et un violoncelle. Cependant, ceux-ci ne sont généralement pas considérés comme des solistes, parce que la partie musicale qui leur est confiée n'est pas un élément de premier plan, mais un accompagnement ou un simple accessoire — instruments à effet, instruments purement rythmiques...
- Il peut arriver également qu'au cours d'une pièce musicale, les musiciens d'un même pupitre aient à exécuter non pas une seule partie, mais deux ou davantage : dans ce cas, il est opéré une division temporaire du pupitre en autant de sous-pupitres que nécessaire. Dans une telle hypothèse, les différents sous-pupitres sont numérotés depuis le haut vers le bas.
:Par exemple, si dans un chœur, le pupitre des ténors doit être divisé en deux, les premiers ténors exécuteront la partie la plus aiguë, les seconds ténors, la partie la plus grave. C'est en vertu de ce principe qu'au début du , lorsque les violons de l'orchestre ont été définitivement répartis en deux pupitres, ceux-ci ont été baptisés, toujours depuis l'aigu vers le grave : « premiers violons » et « seconds violons ».
Sujets connexes
- Ensemble musical
- Orchestre symphonique
- Musicien
- Musique
- Soliste
Catégorie:instrument de musique
Catégorie:voix
Basse
Musique
En musique, le terme bas — adjectif, mais également, nom — est synonyme de Grave. De la même façon, son antonyme, haut, est synonyme d'aigu. À partir de cette opposition, le nom basse va revêtir les significations suivantes.
- Dans le domaine de la polyphonie, la basse est la ligne mélodique contenant les notes les plus graves. Dans ce sens, le nom « basse » est alors une ellipse de « voix basse », et peut renvoyer, soit à une véritable voix, soit à un instrument — violon, hautbois, trompette, etc.
- En harmonie, la basse est la note la plus grave d'un accord.
- En musique baroque, la basse continue est une partie de basse instrumentale — le plus souvent, un violoncelle ou une contrebasse — au-dessus ou au-dessous de laquelle sont notés, au moyen d'un chiffrage, les accords à réaliser par un instrument harmonique — clavecin, luth, théorbe, etc.
- En ce qui concerne le chant pratiqué dans la musique occidentale savante, le « chant classique », une basse est un chanteur de sexe masculin ayant la voix la plus grave.
- En organologie, la basse est l'instrument le plus grave d'une famille — clarinette basse, flûte basse, etc.
- Enfin, et de manière plus précise, la basse est également le nom donné à la guitare basse et parfois, à la contrebasse.
Localité
Basse est une localité des Pays-Bas, dans l'agglomération de Steenwijkerland.
Grave (musique)
Dans la dimension mélodique de la musique, le mot grave désigne la zone des basses fréquences et s'oppose au concept d'aigu.
- Le mot, qui vient du latin « gravis » (= lourd, pesant), peut être un adjectif — par exemple, « un son grave », « le registre grave de tel instrument », etc. — mais également, un nom — par exemple, « une musique utilisant le grave de la voix ».
Hauteur relative
Le grave est une notion très relative, qui s'apprécie nécessairement en référence à un ambitus particulier : il n'existe pas d'absolu dans ce domaine, et aucune frontière précise vient séparer le grave du médium, ni ce dernier de l'aigu. Dans ce premier sens, le mot « grave » désigne avant tout une direction vers laquelle on va, ou de laquelle on s'éloigne.
- L'ambitus pris comme référence peut être la totalité des fréquences perceptibles par l'oreille humaine.
:Par exemple, on dira que « les graves se propagent plus loin que les aigus ».
- Le plus souvent, cependant, l'ambitus en question est l'étendue particulière d'un instrument de musique, d'une voix, d'une partie musicale ou d'une portée.
:Par exemple, on dira que les graves d'un piccolo et les graves d'une contrebasse ne correspondent absolument pas aux mêmes notes.
- L'habitude d'associer la hauteur relative d'un son à un axe vertical paraît très ancienne, et l'étymologie du mot « grave » (= lourd) invite à représenter ce type de sons dans la partie inférieure d'une échelle. Au Moyen Âge, la notation musicale occidentale a tout naturellement choisi d'inscrire les sons graves dans le bas de la portée. C'est ainsi que « grave » et « bas » sont devenus synonymes, et que « descendre » signifie désormais « aller vers le grave », soit « produire des sons plus graves ».
- Concernant certains instruments à vent — cuivres (trompette, trombone, cor d'harmonie, etc.) ou bois (flûte, clarinette, saxophone, etc.) — le grave peut désigner plus précisément un registre particulier (par opposition aux registres « médium », « aigu », et parfois, suraigu), c'est-à-dire, un certain nombre de hauteurs consécutives possédant les mêmes caratéristiques de sonorité et exigeant la même technique.
- Le registre grave d'une voix est habituellement appelé « registre de poitrine » ou voix de poitrine.
- En musique classique, et concernant les voix graves — contraltos ou basses —, le contre-ut grave désigne habituellement un do, plus grave d'une octave, que le do le plus grave du registre habituel. Par exemple, pour une voix de basse, le do aigu est l'ut (celui du médium), le do grave est l'ut , et le contre-ut grave, l'ut (au-dessous de la portée en clé de fa).
Titre de pièce musicale
Au XVII et au XVIII siècles, le mot grave est également un terme italien désignant le tempo — et accessoirement le caractère — d'une pièce musicale au « mouvement très lent, souvent solennel ou méditatif ».
Voir aussi
- Acoustique musicale
- Cycle des sept notes
- Échelle diatonique
- Glossaire théorique et technique de la musique occidentale
- Harmonique
- Intervalle (solfège)
- Musique
- Psychoacoustique
- Registre (musique)
- Solfège et intonation
- Son (physique)
Catégorie:Théorie de la musique
Instrument de musiqueUn instrument de musique est un objet conçu ou modifié (i.e. écarté de son usage primaire) dans le but de faire de la musique. En principe, tout ce qui peut produire du son et qui peut être contrôlé d'une certaine manière par un musicien, peut être considéré comme étant un instrument de musique; néanmoins, on réserve généralement ce terme aux objets spécifiquement destinés à cette fonction. Par exception (elle n'est pas un objet), la voix est considérée comme un instrument de musique,
ainsi que les mains sur lesquelles on tape (flamenco par exemple). Chaque instrument de musique peut être identifié par son timbre, qui le caractérise.
Familles d'instruments
On classe les instruments par la méthode de production du son.
- Instruments à cordes ou cordophones
- Instruments à cordes frottées
- Instruments à cordes pincées
- Instruments à cordes frappées
- Instruments de percussion
- instruments à peau ou membranophones
- idiophones
- Instruments à vent ou aérophones
- Bois
- Instruments à anche simple
- Instruments à anche double
- Instruments à anches libres
- Cuivres
- Instruments mécaniques
Instruments traditionnels par zones géographiques
- Instruments d'Afrique
- Instruments des Amériques
- Instruments d'Amérique Latine
- Instruments d'Amérique du Nord
- Instruments d'Europe
- Instruments d'Extrême Orient
- Instruments d'Asie du Sud-Est
- Instruments d'Inde
- Instruments du Proche Orient et d'Afrique du Nord
- Instruments de Turquie
- Instruments d'Indonésie
- Instruments d'Océanie
- bombo
Une brève histoire de la production de sons organisés, de l'instrument acoustique à l'instrument numérique
- instrument acoustique
- instrument électromécanique
- instrument électroanalogique
- Instrument de musique électronique
- instrument virtuel
Instruments de musique classés par ordre alphabétique
A
- Accordéon
- Accordina
- Agogo (cloche brésilienne)
- Alto
- Antsiva (conque malgache)
- Atabal (percussion du Pays basque)
- Atabaque (tambour brésilien)
- Autoharpe
B
- Baglama
- Bagpipe (cornemuse écossaise)
- Balafon
- Balalaïka
- Bandola
- Bandonéon
- Bandourka (guitare russe)
- Bandura (cithare ukrainienne)
- Bāngdí (piccolo chinois)
- Banjo
- Banshrî (flûte indienne (Asie))
- Basson
- Batá (percussions cubaines)
- Batterie
- Bawoo (instruments à vent chinois)
- Bayan (accordéon russe)
- Béchonnet (cornemuse auvergnate)
- Belek (kirghizie)
- Benju (dulcimer japonais)
- Berimbau
- Biniou (cornemuse bretonne)
- Birbyne (instrument à vent lituanien)
- Biwa (Luth japonais)
- Bobre
- Bodega (cornemuse du Languedoc)
- Bodhran (tambour irlandais)
- Boha (cornemuse de Gascogne)
- Bomba (percussion d'Amérique du Sud)
- bombarde
- Bombo (percussion d'Amérique du Sud)
- Bongos (percussion d'Amérique du Sud)
- Bourdon
- Bouzouki
- Bratsch (ou Braci, violon à 3 cordes roumain)
- Bugle (ne prend qu'un seul g)
- Buhai (percussion roumaine)
- bulbultara (sud de l'inde)
C
- Cabrette (cornemuse auvergnate)
- Caixa (percussion brésilienne)
- Cajón (percussion d'Amérique latine)
- Caremère (ou "caramèra", clarinette de Gascogne)
- Carillon
- Carnyx
- Castagnettes
- Caval (flûte roumaine)
- Cavaquinho
- Cellulophone
- Célesta
- Chabrette (cornemuse du Limousin)
- Chalumeau
- Charango3 tailles waylacho charango et ronrocco
- Chirula (flûte béarnaise)
- Cistre
- Cithare
- Clairon
- Clarinette
- Clavecin
- Claves
- Clavicorde
- Clavinet
- Cloche
- Cloches tubulaires
- Cobza (luth roumain)
- Colachon
- Concertina
- Congas
- Conque (instrument à base de coquillage)
- Contrebasse
- Contrebasson
- Cor d'harmonie (appellé aussi Cor moderne)
- Cor naturel
- Cor anglais
- Cor de chasse
- Cor des Alpes
- Corne
- Corne de brume
- Cornemuse
- Cornet à piston
- Crwth
- Cuatro (Venezuela)
- Cuica (tambour à friction brésilien)
- Cura (instrument proche du Bouzouki)
- Cymbales
- Cymbalum
D
- Dap (percussion arménienne)
- Darbouka
- Def (percussion kurde
- Dehol (tambour caucasien)
- Didgeridoo (tube soufflé australien)
- Dízi (flûte horizontale chinoise)
- Djembé
- Domra
- Dòngxiāo (flûte verticale chinoise)
- Doudouk (hautbois arménien)
- Dubreq Stylophone (instrument de musique électronique miniature)
- Dulcimer
- Dulzaina (hautbois aragonais)
E
- Épinette
- Épinette des Vosges
- èrhú (violon à 2 cordes chinois)
- Euphonium
F
- Fifre
- Flageolet
- Flaviol (flûte catalane)
- Flûte à bec
- Flûte béarnaise (aussi appelée "flabuta", flûte à trois trous)
- Flûte de pan
- Flûte harmonique
- Flûte traversière
- flûte d'amour sioux (siotantka ou bâton qui chante)
G
- Gaita (hautbois du Pays basque, et cornemuse espagnole)
- Gaïda (cornemuse bulgare)
- Galoubet
- Gambri ou gumbri
- Gamelan
- Gasbâ (flûte tunisienne)
- Gembri (à cordes culture Gnawa)
- Glockenspiel
- Gong
- Graïle (hautbois du Languedoc)
- Grelots
- Grosse caisse
- Guimbarde
- Guiro
- Guitare
- Guitare basse
- Guitare électrique
- Guitare Folk
- Gŭzhēng (Cithare chinoise)
- Guzla (vièle yougoslave)
H
- Hackbrett
- Harmonica
- Harmonium (orgue)
- Harpe
- Harpe celtique
- Hautbois
- Hautbois d'amour
- Hochet
- Hornpipe (corne)
- Húqín (Viole à 2 cordes chinoise)
J
- Jabisen
- Jaleika (hautbois touareg)
K
- Ka (tambour des Caraïbes)
- Kabossy (guitare malgache)
- Kalimba
- Kankangui (trompette du Bénin)
- Kanoun (cithare du Proche Orient)
- Kantele (cithare finlandaise)
- Kaval (flûte oblique bulgare)
- Kayamb
- Kazou ou mirliton (instrument membranophone)
- Kemaçe (violine kurde)
- Klaxon
- Kora (harpe africaine)
- Koto (cithare japonaise)
- Kulintang (gong)
L
- Langeleik (cithare/épinette norvégienne)
- Luth
M
- Magrouna
- Mandoline
- Maracas (hochet d'Amérique du Sud)
- Maravanne
- Marimba
- m'bira ("piano à pouce "africain)
- Mélodica
- Mezoued (cornemuse tunisienne)
- Mirliton ou kazou (instrument membranophone)
- Mridangam
- la Musette (cornemuse du Centre), ne pas confondre avec le musette (style de musique d'accordéon !)
N
- Naï (flûte de pan roumaine)
- Nay (flûte orientale)
- Nickelharpa (vielle suédoise)
- N'GONI (afrique noire)
O
- Ocarina
- Olifant
- Ondes Martenot
- Orgue
- Orgue de barbarie
- Oud (luth arabe)
P
- Planche à laver
- Piano
- Piano-forte
- Piccolo
- Pípa (luth chinois)
- Psaltérion
- Pungi (clarinette double indienne)
Q
- Qin (cithare chinoise)
- Quena
R
- Rabab
- Rebec (vièle médiévale)
- Riqq (percussion basque ou arabe)
- Roulèr
S
- Sacqueboute moyen age
- Santour
- Sanza (« piano à pouces » africain)
- Sârangî (vièle indienne)
- Saxophone
- Saxhorn
- Saz (luth turc)
- Scie musicale
- Shakuhachi (flûte japonaise)
- Shamisen
- Sheng (orgue à bouche à hanche chinois)
- Shophar
- Sifflet
- Siku 4 tailles tayka malta liku chuli
- Siotantka "le bâton qui chante"(flûte d'amour des indiens des plaines)
- Sitar (sorte de grand luth indien)
- Stick
- Sodina (flûte malgache)
- Soubassophone (ou Sousaphone)
- Suŏnà (trompe de cérémonie chinoise)
- Steel-drum
- Synthétiseur
T
- Tabla
- Taiko
- Tambour
- Tambourin
- Tambourin à cordes (aussi appelé "ttun-ttun" au pays basque, et "tamborin" en gascogne)
- Tashepoto (inde et peut-être japon)
- Telharmonium
- Tembour (luth kurde)
- Tenora (hautbois espagnol)
- Théorbe
- Thérémine
- Tilinca (flûte roumaine)
- Timbale
- Timbales
- Timple
- Tiple
- Tres
- Triangle
- Trombone
- Trompette
- Trompe de chasse
- Tuba
- Tubular bells
- Txirula (flûte du Pays basque, utilisée en Soule)
- Txistu (flûte du Pays basque)
- Tympanon
U
- Ukulélé
V
- Veuze (cornemuse de Haute-Bretagne)
- Vibraphone
- Vielle à roue
- vielle à archet
- Vihuela
- Viole
- Viole de gambe
- Violon
- Violon à pavillon (Roumanie)
- Violoncelle
- Virginal
- Voix
W
- Wood-block
- wakrapuku (trompe péruvienne)
X
- Xaphoon (saxophone en bambou)
- Xylophone
Z
- Zampoña
- Zarb (tambour perse)
- Zithera (cithare à touche hongroise)
- Zokra
- Zongora (guitare roumaine)
- Zourna (hautbois du Proche et Moyen Orient)
Liens externes
- [http://www.virtualmuseum.ca/Exhibitions/Instruments/Francais/plan_du_site_fr.html musée virtuel avec extraits sonores et photos]
-
ko:악기
ja:楽器
simple:Musical instrument
Ambitus
En musique, l'ambitus est l'intervalle entre la note la plus basse et la note la plus haute, d'une partition, d'une voix ou d'un instrument.
- L'« ambitus » doit être soigneusement distingué de la tessiture qui désigne quant à elle les notes que l'interprète peut réaliser sans effort particulier avec sa voix ou son instrument. L'ambitus, en revanche, désigne une étendue totale nécessaire au morceau, c'est-à-dire une tessiture plus un certain nombre de notes extrêmes — dans l'aigu ou dans le grave — plus ou moins exceptionnelles et plus ou moins accessibles au musicien mais avec lesquelles il est moins à l'aise.
Catégorie : Théorie de la musique
Basse
Musique
En musique, le terme bas — adjectif, mais également, nom — est synonyme de Grave. De la même façon, son antonyme, haut, est synonyme d'aigu. À partir de cette opposition, le nom basse va revêtir les significations suivantes.
- Dans le domaine de la polyphonie, la basse est la ligne mélodique contenant les notes les plus graves. Dans ce sens, le nom « basse » est alors une ellipse de « voix basse », et peut renvoyer, soit à une véritable voix, soit à un instrument — violon, hautbois, trompette, etc.
- En harmonie, la basse est la note la plus grave d'un accord.
- En musique baroque, la basse continue est une partie de basse instrumentale — le plus souvent, un violoncelle ou une contrebasse — au-dessus ou au-dessous de laquelle sont notés, au moyen d'un chiffrage, les accords à réaliser par un instrument harmonique — clavecin, luth, théorbe, etc.
- En ce qui concerne le chant pratiqué dans la musique occidentale savante, le « chant classique », une basse est un chanteur de sexe masculin ayant la voix la plus grave.
- En organologie, la basse est l'instrument le plus grave d'une famille — clarinette basse, flûte basse, etc.
- Enfin, et de manière plus précise, la basse est également le nom donné à la guitare basse et parfois, à la contrebasse.
Localité
Basse est une localité des Pays-Bas, dans l'agglomération de Steenwijkerland.
Saxophone ténor
Le saxophone ténor est très utilisé dans la musique pop et le jazz.
Les notes qu'il peut jouer vont du si♭ grave (sous la portée) au fa♯ aigu (au-dessus de la portée).
Certains musiciens parviennent à atteindre des notes supérieures...
Parmi les joueurs de ténor connus, on signalera Coleman Hawkins, Ben Webster, Lester Young, Stan Getz, Sonny Rollins, John Coltrane (aussi un adepte du soprano), Archie Shepp, Wayne Shorter, Dexter Gordon...
Sujets connexes
- Musique
- Instrument de musique
- Instrument à vent
- Instrument à vent, bois
- Instrument à anche
- Saxophone
Ténor
Catégorie:Instrument de musique classique
Baryton (instrument)Catégorie:Instrument à cordes frottées
hu:Baryton
Le baryton — appelé aussi viola di Bardone ou Bardone — est un instrument à cordes du , appartenant à la famille des violes de gambes. Il sagit d'une variante de la viola bastarda baroque.
Il a plus ou moins la grandeur d'un violoncelle. Son accord est : la, ré, fa, la', ré', fa'. L'instrument ne se tient pas entre les jambes comme les violes de gambe, mais est placé sur le sol comme un violoncelle. En plus des six cordes de jeu, se trouvent à l'arrière du manche creux, sept à neuf cordes sympatiques. L'accord de ces cordes est en principe diatonique. Celles-ci sont pincées avec le pouce de la main gauche, technique qui rend très difficile le jeu cet instrument. La douceur du son le faisait apprécier en période pré-classique. Joseph Haydn composa pour son maître — le prince Nicolas Esterházy, qui jouait lui-même avec passion du baryton — plus de 170 œuvres (solos, trios, et divertissements). Après 1800, l'instrument est tombé dans l'oubli.
Lien
- [http://www.deutsches-museum.de/mum/objekte/objekt.php?tab=4&prev_id=1&nav_id=47 Copie de Baryton au «Deutsches Museum» Munich.]
Instrument à cordes ko:현악기 ja:弦楽器
Un instrument à cordes, aussi appelé cordophone, est un instrument de musique dans lequel le son est produit par la vibration d'une ou plusieurs cordes.
Il existe trois types:
- Les instruments à cordes frottées
- Les instruments à cordes pincées
- Les instruments à cordes frappées
L'histoire des instruments à cordes est vielle de plusieurs milliers d'années. Au départ, l'instrument n'avait probablement qu'une seule corde (comme le Bull-roarer), et ce n'est qu'au fil des siècles que ce type d'instrument s'est perfectionné. Dès l'Égypte ancienne, on connaissait les joueurs de harpe, au Moyen Âge les ménestriers s'accompagnaient au luth, etc.
Les origines du piano et du clavecin
Le piano et le clavecin sont deux cordophones qui semblent très proches mais qui possèdent une histoire bien différente.
À la base ce sont des cordes tendues sur une caisse de résonance en bois. Il y a plusieurs manières de faire sonner les cordes : en les grattant avec l'ongle ou un plectre, en les frappant avec des petites baguettes…
Dans la Bible, les civilisations orientales et la Grèce antique et au Moyen Âge, on retrouve les traces du psaltérion. En y adaptant un clavier et un mécanisme nommé sautereau muni d'un plectre pour pincer les cordes, le clavecin et l'épinette sont apparus au XIV siècle. Les claviers de trois octaves se sont agrandis jusqu'a cinq octaves (63 notes) au cours des siècles ce qui a donné de grands instruments; qui parfois ont voulu rivaliser avec l'orgue en multipliant les registres et en ajoutant, un deuxième clavier (Flandre,France) voire un troisième clavier ou un pédalier (Allemagne).
Le piano
Le micanon, le cymbalum, le psaltérion apparaissent au Moyen Âge. L'ajout d'un clavier dans le psaltérion donne naissance à l'épinette, terme qui désignait autant le clavecin que l'épinette contrairement à l'acception moderne. Le psaltérion est joué avec une plume c'est l'ancêtre de la famille d'instrument du genre clavecin. Par contre le tympanon est joué à l'aide de mailloches, il donnera par la suite au XV siècle le clavicorde muni d'un clavier. Au bout de la touche du clavier de clavicorde est fichée une lame métallique qui vient directement percuter la corde. Cete pièce est appelée tangente car elle divise la corde en deux parties, dont l'une est étouffée pour ne pas vibrée. Le clavicorde est bien le premier instrument à clavier et à cordes frappées. Il faudra attendre le XVII siècle pour que Cristofori (1655-1731) invente le piano, mais ce piano-forte équipé d'une transmission clavier→marteau est très éloigné du piano actuel: à la place de la tangente est disposée une fourche dans laquelle s'articule un levier dont la grande extrémité est munie d'un marteau garni de peau, la petite extrémité est retenue par une barre fixe, il faut relacher la touche pour répéter la note. Ce système sera perfectionné plus tard avec l'invention de l'échappement simple qui porte le nom de mécanique viennoise (Silbermann) la barre fixe est remplacée par un élément muni d'un ressort qui se retranche dés que le marteau a frappé et permet ainsi de rejouer la note aussitot. Ce système d'échappement va s'améliorer dans le courant du XIX avec le double échappement. Ceci est la première génération de piano, qui en compte trois, jusqu'au piano actuel.
Liste alphabétique
Voir: Liste des instruments à cordes
-
Viole de gambe
:« Si les instruments sont prisez a proportion qu’ils imitent mieux la voix, & si de tous les artifices on estime d’avantage celuy qui représente mieux le naturel, il semble que l’on en doit pas refuser le prix a la Viole, qui contrefait la voix en toutes ses modulations, & mesme en ses accents les plus significatifs de tristesse & de joye »
(M. Mersenne, Harmonie Universelle, 1636)
La viole de gambe (c'est-à-dire de jambe) ou viole est un instrument de musique à cordes et à frettes joué à l'aide d'un archet. Le terme italien viola da gamba le distingue de la viola da braccio par la différence de la tenue de l'instrument (la basse de viole est tenue entre les jambes, d'où son nom, et l'archet est également tenu de façon différente).
Il existe 7 tailles de viole de gambe (toutes les tailles étant tenues entre les jambes...sauf la contre-basse):
- Dessus de viole (accord : ré, sol, do, mi, la, ré)
- Viole de gambe alto (historiquement rarement utilisée: do, fa, si bémol, sol, do)
- Viole de gambe ténor (sol, do, fa, la, ré, sol)
- Basse de viole de gambe (ré, sol, do, mi, la, ré) (parfois 7me corde: LA)
- Grande basse de viole de gambe (sol, do, fa, la, ré, sol)
- Contre basse de viole de gambe (ré, sol, do, mi, la, ré)
- La Viole d'amour qui apparait vers le milieu du 17ème siècle.
Viole d'amour
En plus de cette série, une viole plus petite fut ajoutée en France au , pour permettre aux nobles de jouer le répertoire du violon dont l'usage était considéré comme vulgaire. Cette petite viole, le pardessus de viole, est accordé une octave plus haut que la viole ténor, et possède parfois seulement 5 cordes (sol, ré, la, ré, sol) (voir par exemple : [http://www.mdw.ac.at/I105/orpheon/Seiten/Instruments/vdg/vdg_pardessusFrench.htm]).
Il est important de noter que, contrairement à une idée communément répandue, les deux familles, celle du violon et de la viole, n'ont aucune relation entre elles : la viole de gambe n'est pas l'ancêtre du violon. Elles sont apparues presque simultanément, mais dans différentes parties de l'Europe.
La viole de gambe est née dans la région de Valencia en Espagne à la fin du 15ème siècle. La première peinture représentant une viole de gambe jouée par un ange, trouvée à Xativa (Valencia), date de 1475[http://www.mdw.ac.at/I105/orpheon/Seiten/education/OldestVioladagamba.htm].
Par ses frettes, le nombre de ses cordes (six) et l'accord (en quartes, avec une tierce au milieu), cet instrument dérive du luth ou de la vihuella (ancêtre de la guitare). La viole de gambe peut être considérée comme une « guitare à archet ». On la joue en la tenant sur les genoux, d'où son nom, venant de l'italien « da gamba » qui signifie jambes.
1475La viole de Gambe dérive du « rebab », apporté en Espagne par les Maures vers le VIIIème siècle. Elle s'est d'abord développée en Espagne, puis a connu des heures de gloire en Italie. En effet, l'année 1492, l'espagnol Valencian Rodrigo Borja (En italien Borgia) fut élu au trône papal et devînt Alexandre VI. Or le Pape amena de nombreux violistes à Rome, lesquels étaient employés pour la musique d'église. La viole eut alors un succès énorme en Italie et Isabelle d'Este, amoureuse de la « viole a la spagnola » en commanda plusieurs à un luthier renommé, Giovanni Kerlino, à Brescia.
Ces nouvelles violes fleurirent un peu partout sur le sol fertile de la renaissance italienne, et, au début du XVIème siècle, un nombre considérable de traités (à une époque où l'impression des livres était extrêmement chère!), contribua à la rapide diffusion et à l'immense popularité du nouvel instrument. Ces travaux sont intéressants, par leur avance incroyable et leur compréhension sophistiquée des possibilités expressives d'un instrument à cordes. Ainsi, en 1542 et 1543, le traité de Ganassi, « Regola Rubertina », ne trouva pas d'égal avant le traité de Leopold Mozart en 1756.
Des centres de fabrication de l'instrument en Italie, sont nés des instruments magnifiques. D'importantes « dynasties » de luthiers comme Amati, Stradivari, Guarneri et Ruggieri contribuèrent à élever le nom de Crémone au plus haut niveau. La ville de Brescia comporte aussi deux noms, Gasparo da Saló (1549 – 1609), et Giovanni Paolo Maggini (1580 - 1630) dont les instruments sont considérés comme des instruments de premier choix par les solistes actuels. Il est important de noter que de Crémone, Brescia, mais aussi Milan, Venise, Mantoue, Bologne, Florence, Rome et Naples sont sortis, de 1540 à 1780, des « viola da gamba » et « viola da braccio » (« viole de bras »: c'est ainsi que l'on nommait les instruments de la famille du violon) dont la qualité reste inégalée jusqu'à nos jours.
De l'Italie et de l'Espagne, la viole de gambe s'est alors diffusée dans toute l'Europe.
Elle fut en vogue jusqu’à la révolution française, bien que certains en jouèrent encore jusque vers 1800.
Bien que la littérature de consort comprenne des pièces pour 2 à 7 joueurs, la combinaison de deux dessus, deux ténors et deux basses formaient un « assortiment de violes » qui auraient idéalement dû être fabriquées par le même luthier. En raison de ses accents délicats, riches et finement nuancés, la viole était employée de préférence dans les polyphonies, soit combinée à d’autres voix (motets, madrigaux, chansons), soit dans des formes instrumentales dérivant de modèles vocaux (Ricercare, Canzona, Tiento et Fantasia).
Les maîtres anglais – Byrd, Ferrabosco, Gibbons, Coperario, Lawes, Purcell – trouvèrent dans la fantaisie contrapontique la forme par excellence dans laquelle exprimer les pensées les plus érudites, et la poésie la plus sublime. Par respect pour leur mérite artistique ces œuvres peuvent non seulement être comparées aux chefs-d’œuvre de la poésie et de l’art dramatique de leurs contemporains anglais, mais aussi aux chefs-d’œuvre de la musique de chambre de toutes les périodes. Ainsi lorsque Mersenne souhaite montrer quel style de musique convient le mieux à la viole, il choisit d’imprimer une fantaisie à six parties de Alfonso Ferrabosco, malgré son nom anglais !
La viole était à proprement parler un instrument aristocratique dont l’étude faisait partie de l’éducation artistique d’un gentleman, au même titre que le luth, le clavecin et le chant.
Elle était utilisée principalement dans la musique sérieuse, dans les milieux éduqués, contrairement au violon, qui n’était employé à ses débuts que par des musiciens professionnels et des ménestrels pour la danse et les divertissements. Ainsi, dans son manuel du courtisan “Il Libro del Cortegiano” de 1528, Baldassare Castiglione considère la pratique de la viole comme indispensable à l'éducation d'un noble:
« La musique n'est pas simplement un amusement, mais une nécessité pour un courtisan. Elle devrait être pratiquée en présence de dames, parce qu'elle prédispose l’individu à toutes sortes de pensées... Et la musique à quatre violes est très enchanteresse, parce qu'elle est très délicate douce et ingénieuse. »
Relayant les idées de l’Humanisme Italien, les princes amoureux d’art que furent Francis I (†1547) et Henry VIII (†1547) amenèrent respectivement en France et en Angleterre, non seulement les plus grands peintres, sculpteurs et penseurs d’Italie, mais également les compositeurs et musiciens de ce pays. À l’époque où la pensée néoplatonicienne était présente à l’esprit de chacun, Pétrarque et l’Arioste sur toutes les lèvres, la viole de gambe était dans toutes les mains !
« We had our Grave Musick, Fancies of 3,4, 5 and 6 parts to the Organ, Interpos’d (now and then) with some Pavins, Allmaines, Solemn and Sweet Delightful Ayres; all which were (as it were) so many Pathettical Stories, Rhetorical, and Sublime Discourses ; Subtil and Accute Argumentations, so Suitable, and Agreeing to the Inward, Secret, and Intellectual Faculties of the Soul and Mind ; that to set Them forth according to their True Praise, there are no Words Sufficient in Language ; yet what I can best speak of Them, shall be only to say, That They have been to my self, (and many others) as Divine Raptures, Powerfully Captivating all our unruly Faculties, and Affections, (for the Time) and disposing us to Solidity, Gravity, and a Good Temper, making us capable of Heavenly, and Divine Influences. Tis Great Pity Few Believe Thus Much, but Far Greater, that so Few Know It. »
Thomas Mace, Musick's Monument, 1676.
Giovanni Paolo Maggini
Les instruments de la famille des violes ont une forme très variable, qui n'a pas été standardisée. Aussi, on ne peut pas parler de la forme de la viole de gambe, mais DES formes. Les violes italienne par exemple, avaient la même forme que les instruments de la famille du violon (voir [http://www.mdw.ac.at/I105/orpheon/Seiten/Instruments/vdg/vdgb_maggini.htm]ou encore [http://www.mdw.ac.at/I105/orpheon/Seiten/Instruments/vdg/vdgb_grancino.htm]), alors que les violes anglaises ont des « épaules » cadentes, comme la contrebasse moderne (voir par exemple: [http://www.mdw.ac.at/I105/orpheon/Seiten/Instruments/vdg/vdgb_Lewis.htm])...mais il existe aussi des formes très originales: voir par exemple [http://www.mdw.ac.at/I105/orpheon/Seiten/Instruments/vdg/vdgd_pichler2.htm]. Le son est considéré plus doux, peut-être plus mélancolique, que celui du violon, ou bien plus aigre et grinçant, selon les sensibilités : en effet, la viole de gambe est un instrument dont la popularité connaît des éclipses. Au , en France, c'était l'instrument noble, tandis que les violons, considérés comme instruments populaires, étaient réservés à l'accompagnement des danses et aux musiciens de rue.
Le répertoire de cet instrument tombé dans l'oubli pendant plus de deux siècles ressortit à la musique baroque. La viole a en effet été supplantée par le violoncelle, malgré le traité d'Hubert Le Blanc: « Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les prétentions du violoncelle » (1740) et la tentative de création par Michel Corette, vers 1780, d'un hybride, la viole d'Orphée, définie par ce dernier comme un « nouvel instrument ajusté sur l'ancienne viole, utile en concert pour accompagner la voix et pour jouer des sonates », avec cette encourageante addition: « Les dames, en jouant de notre viole d'Orphée, n'en paraîtront que plus aimable, l'attitude étant aussi avantageuse que celle du clavecin. » La viole d'Orphée était dotée de cordes en métal et ne possédait pas de frettes, ce qui rendait sa sonorité plus proche de celle du violoncelle). Si la viole a fini par disparaître, c'est parce que le violon, qui était à l' | | |