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Brumaire - 02
Le mois de brumaire était le deuxième mois du calendrier républicain français.
Il correspondait à quelques jours près (selon l'année) à la période allant du 22 octobre au 20 novembre du calendrier grégorien.
Par ailleurs, il recouvre approximativement la période durant laquelle le Soleil traverse le signe du Scorpion du Zodiaque tropique.
Il tirait son étymologie « des brouillards & des brumes basses qui sont (...) la transudation de la nature d'octobre en novembre », selon les termes du rapport présenté à la Convention nationale le 3 brumaire an II (24 octobre 1793) par Fabre d'Églantine, au nom de la « commission chargée de la confection du calendrier ».
Ce mois a donné son nom au coup d'État, intervenu le 18 brumaire an VIII (le 9 novembre 1799), qui porta le général Napoléon Bonaparte au pouvoir en France. On parle dans ce cas du 18-Brumaire (nom propre, avec trait d'union et majuscule à la deuxième partie du nom), mais également de Brumaire (là aussi avec une majuscule, pour distinguer du nom du mois en général).
Catégorie:Calendrier républicaincatégorie:calendrier
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
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Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005.
Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises
Démographie
Article détaillé : Démographie de la France
Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]
Religion
Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.
Culture
Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
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| Jour de l'an
| Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II)
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| Lundi suivant le dimanche de Pâques.
| Lundi de Pâques
| Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
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| || Fête du Travail
| Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France
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| 8 mai
| Commémoration de la capitulation allemande en 1945
| Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
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| Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension
| Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
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| Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant.
| Pentecôte (et Lundi de Pentecôte)
| Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération)
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| 14 juillet || Fête nationale
| Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
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| 15 août || Assomption
| Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie
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| Toussaint || Fête de tous les saints
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| 11 novembre
| Commémoration de l'armistice de 1918
| Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale
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| 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ
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| 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
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| Avant-veille de Pâques || Vendredi saint
| rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France
22 octobre
Le 22 octobre est le 295 jour de l'année (296 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 741 : Mort de Charles Martel a Quierzy-sur-Oise.
- 1492 : Le roi d'Angleterre Henri VII met le siège devant Boulogne
- 1721 : Pierre Ier le Grand prend le titre de Tsar de toutes les Russies.
- 1797 : André-Jacques Garnerin réalise le premier saut humain en parachute à partir d'une montgolfière.
- 1859 : L'Espagne intervient au Maroc.
- 1862 : Le roi Otto Ier abdique
- 1873 : Formation d'une alliance entre les empereurs d'Allemagne, de Russie d'Autriche-Hongrie.
- 1941 : Massacre de 27 otages à Châteaubriant, fusillés par les soldats nazis après les avoir extraits des baraques du camp de prisonniers gardé par les gendarmes français.
- 1953 : La France accorde l'indépendance au Laos
- 1962 : John F. Kennedy prononce son discours décrètant un blocus aéronaval contre Cuba.
- 1978 : Couronnement du pape Jean-Paul II.
- 1987 : Création au Houston Grand Opera de «Nixon en Chine», opéra en trois actes de John Adams, composé entre 1985 et 1987.
- 1989 : Les députés libanais votent les Accords de Taëf.
- 1990 : La libération de tous les otages français est annoncé par Saddam Hussein
- 2002 : Ougrée (Belgique) : explosion à la cokerie de Cockerill Sambre (Arcelor), faisant trois morts et une trentaine de blessés
- 2003 : Le Prix Goncourt 2003 a été attribué à Jacques-Pierre Amette pour son livre La Maîtresse de Brecht.
- 2005 : Nigeria : crash d'un vol de Bellview Airlines avec 114 personnes à son bord
Naissances
- 1709 : Johann Reinhold Forster, naturaliste polonais d'origine allemande († 1798).
- 1761 : Antoine Barnave, homme politique français
- 1764 : Jean Marie Mellon Roger Valhubert, général français
- 1811 : Franz Liszt, compositeur et pianiste hongrois
- 1818 : Leconte de Lisle, poète français
- 1844 : Sarah Bernhardt, tragédienne
- 1870 : Ivan Bounine, écrivain russe et Prix Nobel de littérature
- 1905 : Karl Jansky, physicien et ingénieur radio américain
- 1913 : Benjamin Britten, compositeur anglais et Bao Dai, empereur du Viêt Nam
- 1917 : Joan Fontaine, actrice américaine d'origine britannique (sœur cadette d'Olivia de Havilland)
- 1920 : Timothy Leary, Auteur Américain, psychologue, militant pour les drogues.
- 1921 : Georges Brassens, auteur, interprète et compositeur français
- 1921 : Czesław Słania, le plus prolifique graveur de timbres-poste
- 1929 : Lev Yachine, gardien de football soviétique
- 1938 : Derek Jacobi, acteur britannique
- 1943 : Catherine Deneuve, actrice française
Décès
- 741 : Charles Martel meurt a Quierzy-sur-Oise, maire des Palais d'Austrasie, de Neustrie et de Bourgogne. Le pouvoir est partagé entre ses deux fils Carloman et Pépin III le Bref.
- 1226 : Renaud II de Forez, archevêque de Lyon.
- 1383 : Ferdinand Ier (° 1345), dit Ferdinand le Beau, roi de Portugal (1367-1383).
- 1613 : Mathurin Régnier, poète.
- 1792 : Guillaume Le Gentil, astronome français.
- 1871 : Roderick Murchison géologue anglais.
- 1894 : Philipp Bertkau zoologiste allemand (° 1849).
- 1906 : Paul Cézanne, peintre français.
- 1973 : Pablo Casals, violoncelliste espagnol.
- 1979 : Nadia Boulanger, musicienne française.
- 1987 : Lino Ventura, acteur français.
- 1992 : Cleavon Little, acteur américain.
- 2001 : Albert Ducrocq.
- 2001 : Roger Coggio, comédien réalisateur.
- 2003 : Jean-Hélène (Christian Baldensperger), correspondant permanent de RFI à Abidjan.
- 2005 : Arman, plasticien français
Catégorie:Jour de l'année
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Calendrier grégorienLe calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.
Structure du calendrier
Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile).
Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.
Subdivisions
Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres :
Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.
L'ajustement grégorien
L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été.
La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour.
Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900.
En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.
Remplacement du calendrier grégorien
Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne.
Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer.
D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques.
Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française.
La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires.
Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses.
Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même.
Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !
Liens externes
- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Voir aussi
- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601
Grégorien
als:Gregorianischer Kalender
ja:グレゴリオ暦
ko:그레고리력
ms:Kalendar Gregory
simple:Gregorian calendar
th:ปฏิทินเกรกอเรียน
SoleilCet article traite du Soleil en tant qu'astre. Pour les autres sens, voir soleil (homonymie)
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Le Soleil est l'étoile du système solaire auquel appartient la Terre.
Le demi-grand axe de l'orbite de la Terre autour du Soleil, 149 597 870 km, fut la définition originale de l'unité astronomique (u.a.).
Le Soleil fait partie d'un ensemble constitué de matière interstellaire et d'environ 200 milliards d'étoiles : notre Galaxie.
Il se situe à 15 pc du plan équatorial du disque, et est distant de 8 600 pc (environ 25 000 années lumière) du centre galactique.
Caractéristiques physiques
Le Soleil est une étoile naine évoluant sur la séquence principale, de type spectral G2, ce qui signifie qu'elle est légèrement plus chaude et plus brillante que la moyenne mais bien moins lumineuse qu'une géante rouge. Une étoile de type G2 reste sur la séquence principale du diagramme de Hertzsprung-Russell pendant environ dix milliards d'années. L'âge du Soleil et du système solaire est estimé à environ cinq milliards d'années.
La brillance du Soleil augmente d'environ 7% par milliard d'années écoulé.
Au centre du Soleil, des réactions de fusion nucléaire transforment l'hydrogène en hélium. L'énergie produite par ces réactions parvient jusqu'à la surface du Soleil qui émet des rayonnements électromagnétiques et un flux de particules : on nomme l'ensemble vent solaire.
L'énergie dégagée par le Soleil est de 382,6 YW ou 382,6×1024 W. Chaque seconde, 0,7×1012 kg d'hydrogène sont transformés en 0,695×1012 kg d'hélium, la perte de masse de 5×109 kg étant convertie en énergie, principalement sous la forme de rayonnements et de particules.
Un modèle du Soleil [2] permet d'estimer la température de son noyau à 15,43 millions de kelvins et la densité à 145 700 kg/m³. Cette partie active du noyau n’occupe toutefois qu’un centième de son volume total.
Dans certains modèles, le « feu nucléaire » s'éteint à 175 000 km du centre (quart du rayon) ; la température a déjà chuté de moitié et la densité n'est plus que de 20 000 kg/m³ (comparable à celle de l'or).
À une distance du centre égale au 3/4 du rayon, la densité n'est plus que de 200 kg/m³ et nous nous trouvons en lisière de la zone de convection. Sur ces 380 000 km, la température a chuté de 7 MK à environ 2 MK.
Pour finir, la température atteint 5780 K à la surface, où la densité n'est plus que de 10-4 kg/m³, près de dix mille fois inférieure à la densité de l'air (de la Terre) aux conditions normales de pression et de température.
La mesure du nombre de neutrinos reçus sur la Terre (ceux-ci sont produits dans le Soleil de façon quasi exclusive) n'est que le tiers de celui prédit par la théorie, ce qui a longtemps été inexpliqué. Récemment, il a été démontré que les neutrinos avaient une masse, extrêmement faible ; ainsi, une partie du flux de neutrinos émis par le soleil peut se transformer en d'autres variétés de neutrinos (non détectées) avant d'atteindre la Terre.
La structure et dynamique interne du Soleil peuvent-être étudiées en utilisant les techniques de l'héliosismologie.
Structure
Structure du Soleil
En allant du centre vers l'extérieur on rencontre :
- le noyau, où se développent les réactions thermonucléaires : au centre, la température est de 14 MK, et la pression de 150×109 atmosphères.
- la zone radiative : de 7 à 2 MK.
- La tachocline, couche intermédiaire.
- la zone convective : de 2 MK à 6000 K.
- la photosphère, surface visible du Soleil où apparaissent les granules et taches solaires.
- la chromosphère, couche de gaz fortement ionisée (plasma) d'une épaisseur de 15 000 km environ.
- la couronne, qui s'étend de 15 000 km à 1 ou 2 millions de km. Sa température atteint 1 000 000 K. Elle ne peut être convenablement observée que lors des éclipses totales de soleil, car son rayonnement est très faible comparé à ceux de la photosphère et de la chromosphère.
Le système solaire
À lui seul, le soleil représente 99,8 % de la masse totale du système solaire, les 0,2 % restants incluant les planètes (surtout Jupiter), dont la Terre.
Rapport de la masse du Soleil aux masses des planètes
Notes
Valeur maximale.
Cette distance n'est pas connue avec une grande précision en raison de la forte absorption interstellaire au centre du disque.
Symbolisme
Le soleil est un symbole très puissant pour les hommes. Il occupe une place dominante dans chaque culture.
D'une façon générale, il est un principe masculin, actif. Toutefois, certains peuples nomades d'Asie centrale le considéraient comme un principe féminin (la Mère soleil) ; c'est aussi le cas des Japonais, pour qui le Soleil est Dame Amaterasu, la dame soleil, épouse du seigneur Lune. Dans la mythologie nordique, les enfants de Mundilfari et Glaur sont Sol (déesse du Soleil) et Mani (dieu de la Lune), une idée que J. R. R. Tolkien a importée dans son œuvre.
Souvent, le Soleil représente le pouvoir. Cet astre donne la vie. Si le Soleil venait à disparaître, ou même si ses rayons ne nous parvenaient plus, la vie s'éteindrait sur Terre, d'où le symbole de vie (donneur de vie).
Dans l'Égypte antique, Râ (ou Rê) est le dieu-Soleil (il était l'un des dieux les plus importants, voire le plus important) et Akhénaton en fera son dieu unique sous le nom d'Aton. Dans le Panthéon grec c'est Apollon, fils de Zeus et du titan Léto. Citons aussi Hélios qui est la personnification du Soleil lui-même. Les Aztèques l'appelaient Huitzilopochtli, dieu du Soleil et de la guerre, le maître du monde. S'il n'est pas associé à un dieu, des gens l'ont associé à eux-mêmes comme le roi de France Louis XIV surnommé le Roi-Soleil (couronné de Dieu). La famille impériale japonaise se targue de descendre d'Amaterasu, déesse du Soleil.
En alchimie, le symbole du Soleil et de l'or est un cercle avec un point au centre : alchimie. Il représente l'intérieur avec tout ce qui gravite autour. En astronomie comme en astrologie, le symbole est le même.
Voir aussi
- analemme
- astronomie
- autorégulation du Soleil
- couronne solaire
- cycle solaire
- éclipse
- sursaut solaire
- transit
- Énergie solaire
Liens externes
- [http://www.astrofiles.net/modules.php?name=News&file=article&sid=3 Astrofiles: le soleil]
- [http://ptaff.ca/soleil/ Heure de lever et de coucher du soleil pour tous les endroits du monde]
- [http://www.le-systeme-solaire.net/modules.php?name=syssol&page=soleil Le Système Solaire - Le Soleil]
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ZodiaqueCatégorie:Astrologie Catégorie:Constellation catégorie:Soleil
Astronomie > Astronomie d'observation > Constellation
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Le Zodiaque est le nom du trajet du Soleil (ainsi que des planètes) dans les cieux. Il est traditionnellement divisé en douze constellations correspondant à douze signe. Il revient donc à la notion moderne d'écliptique. En fait, l'écliptique traverse treize constellations dans le ciel, mais l'une d'entre elles, Ophiuchus, ne fait pas partie du Zodiaque traditionnel.
Le zodiaque peut être considéré de deux points de vue : D'une part le zodiaque des constellations, où l'on considère les positions astrologiques en fonction de celles-ci. D'autre part, le zodiaque tropique, division mathématique en 12 parties égales de l'écliptique à partir du point vernal, chaque partie étant un signe du zodiaque.
Le nom « zodiaque » viendrait du mot grec zoon, « animal », puisque toutes les constellations du Zodiaque (sauf la Balance) figurent des créatures vivantes.
Les constellations du zodiaque et l'astrologie
Les signes du zodiaque sont utilisés dans l'astrologie comme repères spatio-temporels permettant d'établir les correspondances sur lesquelles repose cette pratique. Elle utilise pour cela la position de divers objet dans le zodiaque. Entre autre : les planètes, le Soleil, la Lune, et sur le plan local : l'horizon (l'ascendant étant le point du zodiaque coupé par l'horizon est) et le méridien (le milieu du ciel correspondant au point du zodiaque coupé par le zénith).
L'astrologie tropique
La forme d'astrologie la plus courante en Occident n'utilise que très secondairement les constellations ; elle utilise leurs noms pour désigner douze régions de largeur égale : les signes. Une personne de notre époque née quand le soleil se trouve dans la constellation de la Balance ne sera donc pas du signe de la Balance. La précession des équinoxes a déplacé le point de référence du zodiaque tropique, la position du Soleil par rapport aux étoiles lors de l'équinoxe du printemps, qui en est le point de départ (début du signe du Bélier).
Cependant, il ne faut pas confondre les constellations (assemblage analogique d'étoiles) et les signes, portions de 30° de l'écliptique en partant du point vernal. De plus, on ne nait pas sous une constellation, mais sous un signe.
Les constellations sont, elles, de tailles inégales - une astrologie entièrement sidérale verrait donc une proportion immodérée de gens nés sous le signe de la Vierge.
Une autre question pour l'astrologie sidérale est de situer précisément le début de son zodiaque. Les constellations n'ayant pas de limites précises, où situer la limite entre le Bélier et le Poissons?
L'astrologie sidérale
L'astrologie sidérale, pratiquée essentiellement hors d'Occident ( astrologies chinoise, jyotish, et kabbalistique), divise également l'écliptique en douze zones de grandeur égale, mais elle aligne la frontière de la constellation astrologique du Bélier avec une étoile particulière plutôt qu'avec l'équinoxe du printemps, ce qui fait que les signes astrologiques sont assujettis à la même précession que les constellations.
Influence de la symbolique zodiaquale
Cette symbolique a été fréquemment et largement utilisée dans le monde entier depuis l'époque gréco-romaine jusqu'à nos jour, notamment dans le domaine religieux, les arts, l'ésotérisme et les sciences traditionnelles (alchimie, science des lettres...).
Par exemple dans le christianisme, Jésus-Christ, est entouré de 12 apôtres. Dans certaines représentations de la France romane, on voit le Christ éclairant de son auréole, tel un soleil, entouré de 12 animaux représentant ses apôtres.
On connait aussi l'association traditionnelle des 4 évangelistes aux 4 signes fixes : saint Luc et le Taureau, saint Marc et le Lion, saint Jean et le Scorpion (représenté sous la forme transfiguré de l'aigle) et saint Matthieu et le Verseau (sous la forme de l'ange).
Il serait possible de multiplier indéfiniment les exemples.
Les constellations du zodiaque
Voici un tableau des signes du zodiaque avec les dates auxquelles le soleil s'y trouve. Le décalage entre les signes et les constellations est de nos jours (2004) de l'ordre de 25° environ selon la mesure de lAyanamsa par les astrologues hindous.
L'astrologie occidentale se fiant au cycle des saisons, au soleil, à la lune et aux planètes, la précession des équinoxes n'y est que d'une utilité très secondaire.
Pratiquante de l'astrologie sidérale, Dorothé Koechlin de Bizemont a écrit L'astrologie Karmique, paru aux éditions Robert Laffont, qui traite notamment de cette précession des équinoxes. Elle utilise lAyanamsa hindou. Le pratiquant n'a qu'à retrancher quelques degrés (selon l'année de naissance) sur la carte du ciel pour obtenir le résultat "juste". Mais là encore Madame de Bizemont utilise les deux thèmes (initial et corrigé), ce qui peut laisser perplexe. Cela correspond probablement à des utilisations différentes pour chacun des thèmes.
ja:十二宮
ko:황도대
th:จักรราศี
24 octobre
Le 24 octobre est le 297 jour de l'année (298 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1260 : La Cathédrale de Chartres est consacrée en présence du roi Louis IX
- 1360 : Jean le Bon est libéré contre une rançon de 3 millions d'écus et de l'Aquitaine
- 1599 : Henri IV divorce d'avec Marguerite de Valois (la reine Margot), qui ne lui a pas donné d'héritier.
- 1648 : Le Traité de Westphalie (signé à Münster) met fin à la guerre de Trente Ans.
- 1648 : L'indépendance des Pays-Bas est reconnue par les États européens.
- 1681 : Louis XIV entre solennellement dans Strasbourg, annexant la ville libre du Saint-Empire Romain Germanique.
- 1790 : En France, l'Assemblée constituante adopte le premier emblème national tricolore : un pavillon civil et militaire.
- 1793 : Décret de la Convention instituant le calendrier républicain.
- 1795 : La Pologne est partagée entre la Prusse, l'Autriche et la Russie.
- 1870 : Le décret Crémieux accorde la nationalité française aux Juifs d'Algérie.
- 1902 : Alphonse Bertillon, chef du service de l'identité judiciaire à la préfecture de police de Paris, utilise pour la première fois les empreintes digitales dans une enquête.
- 1916 : Les troupes françaises du groupement Mangin reprennent, en quatre heures, le fort de Douaumont.
- 1917 : Lénine prépare l'attaque de Pétrograd contre Kerensky, qui aura lieu le lendemain.
- 1917 : Défaite des italiens devant l'Autriche-Hongrie à Caporetto.
- 1929 : Jeudi noir - premier jour du krach de la Bourse de New York, marquant le début de la Grande dépression des années 30.
- 1934 : Le Mahatma Gandhi se retire du Congrès national indien.
- 1940 : Le Maréchal Pétain rencontre Adolf Hitler à Montoire-sur-le-Loir et lance la Collaboration.
- 1945 : Fondation de l'ONU.
- 1950 : En France, le président du Conseil René Pleven expose devant l'Assemblée nationale le projet de créer une armée européenne, qui débouchera sur la tentative avortée de Communauté européenne de Défense (CED).
- 1962 : Les États-Unis établissent un blocus de Cuba.
- 1964 : Indépendance de la Zambie (colonie anglaise).
- 1970 : Salvador Allende devient Président du Chili.
- 1973 : Fin de la guerre du Kippour.
- 2002 : La Libye prend la décision de quitter la Ligue arabe.
- 2003 : Le Concorde, le seul avion supersonique civil au monde, décolle de New York pour son dernier vol commercial.
Naissances
- 51 - Domitien, Empereur romain († 96)
- 1632 - Antoine van Leeuwenhoek, microbiologiste hollandais († 27 août 1723)
- 1767 : Jacques Laffitte, financier et homme politique français († 26 mai 1844)
- 1804 - Wilhelm Eduard Weber, physicien allemand († 23 juin 1891)
- 1855 - James S. Sherman, homme politique états-unien († 30 octobre 1912)
- 1868 - Alexandra David-Néel, exploratrice et écrivaine française († 8 septembre 1969)
- 1891 : Rafael Leonidas Trujillo, dictateur en République dominicaine († 30 mai 1961)
- 1899 : Philippe Kieffer, compagnon de la Libération († 20 novembre 1962)
- 1899 : Ferhat Abbas, homme politique algérien, président du gouvernement provisoire en 1962-1963 († 24 décembre 1985)
- 1903 : Charlotte Perriand, designer français († 1999)
- 1915 - Tito Gobbi, baryton italien († 5 mars 1984)
- 1915 : Bob Kane, créateur de Batman († 3 novembre 1988)
- 1925 - Luciano Berio, compositeur italien († 26 mai 2003)
- 1927 : Gilbert Bécaud, compositeur et chanteur français († 18 décembre 2001)
- 1927 : Claude Pascal, acteur et chanteur français
- 1930 - The Big Bopper, chanteur états-unie († 3 février 1959)
- 1931 - Sofia Gubaidulina, compositeur russe
- 1932 - Pierre-Gilles de Gennes, physicien français, Prix Nobel de Physique
- 1932 - Robert Mundell, économiste canadien et lauréat du Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel
- 1936 - Bill Wyman, musicien anglais (The Rolling Stones)
- 1939 - F. Murray Abraham, acteur états-unien
- 1946 - Jerry Edmonton, batteur canadien (Steppenwolf)
- 1947 : Kevin Kline, acteur états-unien
- 1954 - Mike Rounds, gouverneur du Dakota du Sud
- 1966 - Roman Abramovich, magnat russe du pétrole
- 1973 - Levi Leipheimer, cycliste états-unien
- 1985 - Wayne Rooney, footballeur anglais
Décès
- 996 : Hugues Capet, roi de France (987 - 996), fondateur de la dynastie capétienne (° vers 940).
- 1260 : Saif ad-Din Qutuz, sultan mamelouk d'Egypte
- 1375 : Le roi Valdemar IV du Danemark (c. 1320)
- 1537 : Jane Seymour, reine d'Henry VIII d'Angleterre (° 1508 ou 1509)
- 1601 : Tycho Brahé, astronome danois (° 14 décembre 1546).
- 1655 : Pierre Gassendi, mathématicien, philosophe et astronome français (° 22 janvier 1592).
- 1725 : Alessandro Scarlatti, compositeur italien (° 2 mai 1660)
- 1852 : Daniel Webster, avocat et homme politique états-unien (° 18 janvier 1782)
- 1898 : Pierre Puvis de Chavannes, peintre français(° 14 décembre 1824)
- 1915 : Désiré Charnay, archéologue français(° 2 mai 1828)
- 1938 : Ernst Barlach, sculpteur allemand (° 2 janvier 1870)
- 1944 : Louis Renault, industriel français (° 12 février 1877)
- 1945 : Vidkun Quisling, militaire norvégien (° 18 juillet 1887)
- 1957 : Christian Dior, couturier français (° 21 janvier 1905).
- 1971 : Joseph Siffert, pilote de Formule 1 Suisse (° 7 juillet 1936).
- 1972 : Jackie Robinson, joueur de base-ball états-unien, premier joueur professionnel noir (° 31 janvier 1919)
- 1974 : David Oistrakh, violiniste ukrainien (° 30 septembre 1908)
- 1976 : Helen Gaige, zoologiste états-unienne (° 24 novembre 1890).
- 1979 : Park Chung Hee, président de la Corée du Sud (° 30 septembre 1917).
- 1989 : Eugène Claudius-Petit, Résistant et homme politique français (° 22 mai 1907).
- 1991 : Gene Roddenberry, producteur et écrivain (créateur de Star Trek) (° 19 août 1921).
- 2001 : Guy Schoeller, éditeur français
- 2001 : Wolf Rüdiger Hess, néo-nazi allemand, fils de Rudolf Hess (° 18 novembre 1937)
- 2002 : Adolph Green, acteur de cinéma et de théâtre états-unien (° 2 décembre 1914)
- 2003 : Bob Bailey, ancien joueur de hockey des Maple Leafs de Toronto, deux fois récipiendaire de la Coupe Calder.
- 2005 : Rosa Parks, personnalité noire états-unienne, figure du mouvement des droits civiques (° 4 février 1913).
- 2005 : Françoise Vatel comédienne française.
Célébrations
- Journée des Nations-Unies
- Journée mondiale d'information sur le développement
- Zambie : Fête nationale.
Catégorie:Jour de l'année
ja:10月24日
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simple:October 24
th:24 ตุลาคม
1793
Cette page concerne l'année 1793 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- 23 janvier : Second partage de la Pologne.
- 1 février : La France déclare la guerre à l'Angleterre et à la Hollande : début de la 1re coalition : Angleterre, Autriche, Prusse, Russie, Espagne, Piémont-Sardaigne, Deux-Siciles.
- 17 mars : Annexion par la France de la Belgique et de la Rhénanie.
- 18 mars : Défaite française de Neerwinden.
- 23 mars : Annexion française de Bâle.
- 5 avril : Charles François Dumouriez, vainqueur de la Bataille de Valmy, passe aux coalisés et trahit ainsi la république française.
- En juillet, Les Français perdent Mayence.
- En juillet, Prise de Condé et Valenciennes par les Autrichiens.
- 8 septembre : Victoire française à Hondschoote.
France
- 20 janvier : Assassinat de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, député de la Convention, parce qu'il avait voté la mort de Louis XVI.
- 21 janvier : Exécution de Louis XVI, guillotiné.
- 31 janvier : Le comté de Nice est rattaché à la France après vote de la population et devient le 85 département sous le nom d'Alpes-Maritimes.
- 21 février : La Convention supprime la dignité de Maréchal de France.
- 23 février : La Convention vote la levée en masse. Cette décision déclenche un soulèvement en Vendée dans la région des Mauges.
- En février, Loi militaire de l'Amalgame.
- 10 mars : Création du tribunal révolutionnaire.
- 11 mars : Début de la Guerre de Vendée. La Vendée fidèle au roi et réticente aux idées nouvelles s'insurge contre le gouvernement révolutionnaire.
- La France lève la première armée de conscrits pour faire face à la coalition anti-française.
- : Trahison de Dumouriez.
- 6 avril : Création du Comité de salut public.
- 24 avril : Jean-Paul Marat acquitté triomphalement par le Tribunal révolutionnaire.
- 4 mai : Loi sur le maximum des grains.
- 18 mai : Commission d'enquête sur la Commune.
- 26 mai : Les Vendéens s'emparent de Fontenay.
- 29 mai : Révolte de Lyon.
- 31 mai-2 juin : Montagne et Commune contre les Girondins.
- 2 juin : Arrestation de 31 députés Girondins (voir aussi Journée du 2 juin 1793)
- 24 juin : Constitution de l'An I.
- En juin, Les armées vendéennes prennent Saumur et Angers.
- 29 juin : Bataille de Nantes.
- 13 juillet : Assassinat de Jean-Paul Marat par Charlotte Corday.
- 31 juillet : Sur rapport de Bertrand Barère, la Convention décrète que les tombeaux et mausolées des « ci-devant rois », élevés dans l'église Saint-Denis, « dans les Temples et autres lieux », dans toute l'étendue de la République, seront détruits le 10 août qui suit.
- 8 août : Lyon se révolte contre la Convention montagnarde.
- 23 août : Levée en masse.
- 29 août : Révolte de Toulon, qui va se donner aux Anglais. Le gouvernement français décrète la liberté de tous les esclaves.
- 3 septembre : La Comédie-Française est fermée et tous les membres de la troupe emprisonnés.
- 5 septembre : La Terreur mise à l'ordre du jour. Création du tribunal révolutionnaire en France. Début de la Terreur (fin en l'an III–1794).
- 11 septembre : Maximum national des grains et farine.
- 17 septembre : Vote de la Loi des suspects
- 29 septembre : Institution du maximum général des denrées et salaires.
- 9 octobre : Reprise de Lyon.
- 10 octobre : (19 vendémiaire II) le gouvernement est déclaré révolutionnaire jusqu'à la paix.
- 10 octobre : Adoption du calendrier révolutionnaire.
- 14 octobre : Comparution de Marie-Antoinette devant le Tribunal.
- 16 octobre : Prononciation du verdict par le président Herman. Marie-Antoinette, condamnée à mort, est guillotinée vers 11 heures du matin.
- 16 octobre : Bataille de Wattignies.
- 17 octobre : Défaite des Vendéens à Cholet.
- 25 octobre : François-Armand de Saige, maire de Bordeaux est guillotiné.
- 31 octobre : Exécution des Girondins.
- 10 novembre : Culte de la Raison.
- 12 novembre : Interdiction du vouvoiement, en France
- 12 décembre : (22 frimaire II) Les Vendéens sont vaincus au Mans.
- 19 décembre : Reprise de Toulon sur les Anglais.
- 23 décembre : (3 nivôse an II) Les Vendéens sont écrasés à Savenay. Fin de la Virée de Galerne.
Afrique
- L'île de la Réunion prend son nom actuel.
Amériques
Amérique du Nord
Amérique latine
Asie
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & Monde arabe
Arts & cultures
Sciences et techniques
- 9 janvier : Le Français Jean-Pierre Blanchard vole en montgolfière entre Philadelphie et Woodbury, New Jersey.
- 3 juillet : Le naturaliste Louis Jean-Marie Daubenton prend la direction du Muséum d'histoire naturelle.
- : Adoption du système métrique.
- 3 janvier : Lucretia C. Mott, militante féministe américaine
- 2 février : William Hopkins, géologue et mathématicien anglais
- : Edouard Corbière, marin, écrivain, journaliste et armateur français.
- 8 avril : Karl Ludwig Hencke, astronome amateur allemand.
- 22 octobre : Nikolaï Ivanovitch Lobatchevski, mathématicien russe.
- 15 novembre : Michel Chasles, mathématicien français.
- 1 janvier : Francesco Guardi, peintre italien
- 21 janvier : Louis XVI, roi de France (° 23 août 1754)
- 2 février : William Aiton, botaniste britannique (° 1731)
- 20 mai : Charles Bonnet, biologiste et philosophe suisse (° 13 mars 1720)
- 26 juin : Gilbert White, naturaliste et ornithologue britannique (° 18 juillet 1720).
- 13 juillet : Marat, pamphlétaire et député (° 24 mai 1743)
- 17 juillet : Charlotte Corday, meurtrière de Marat (° 27 juillet 1748)
- 28 août : Adam Philippe Custine, général français (° 4 février 1740)
- 26 septembre : Pierre Bulliard, botaniste français (° vers 1742)
- 16 octobre : Marie-Antoinette, reine de France (° 2 novembre 1755)
- 25 octobre : François-Armand de Saige, maire de Bordeaux, guillotiné.
- 29 octobre : Antoine Barnave, homme politique français (° 22 octobre 1761)
- 31 octobre : Jacques Pierre Brissot, personnalité politique de la Révolution (° 1754)
- 3 novembre : Olympe de Gouges, théoricienne du féminisme (° 7 mai 1748)
- 12 novembre : Jean Sylvain Bailly guilotiné, astronome, homme politique et académicien français (fauteuil 31) (° 15 septembre 1736) - 15 septembre .
- 8 décembre : Étienne Clavière, personnalité politique de la Révolution (° 1735)
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ko:1793년
ms:1793
Coup d'ÉtatUn coup d'État est un changement de pouvoir soudain, imposé par surprise, par une minorité utilisant la force.
Le terme français de coup d'État (coup d'État du 18 brumaire) a été repris, tel quel, en anglais, car il n'y a pas de mot d'origine anglaise pour décrire ce type d'opération. Le mot putsch d'origine suisse allemande est équivalent et peut aussi être utilisé en français, comme en anglais. Il a été, à l'époque moderne, popularisé par les coups d'État manqués de 1920 et 1923 en Allemagne (putsch de Kapp et putsch de Munich). A noter, qu'à partir de l'anglais, le mot coup d'État est passé au japonais (クーデター, kûdetâ).
Quant aux termes espagnols golpe et pronunciamiento, ils désignent des soulèvements militaires qui ne prennent pas nécessairement la forme de coups d'État. Ajoutons que le fait que le second de ces termes dispose d'un article lui correspondant dans le Trésor de la langue française informatisé ne modifie en rien son sens de soulèvement militaire et non de coup d'État.
Théorie
- Les coups d'État ont toujours été considérés comme un moyen de prendre le pouvoir, à la fois rapide, économique et ne nécessitant généralement qu'un minimum de versement de sang.
- Mais ce procédé était condamné dans les milieux révolutionnaires comme un moyen élitiste ne permettant que de prendre le pouvoir à des fins purement personnelles et sans intention ni possibilité de changer les choses. On opposait au coup d'État, susceptible seulement de changer les dirigeants, la révolution, par laquelle les masses en mouvement, pourraient transformer en profondeur les rapports sociaux et porter un coup définitif au pouvoir des favorisés. Ce mouvement des masses aurait pu, selon ce point de vue, être déclenché sous la forme de la grève générale paralysant non seulement le gouvernement en place, mais aussi toutes les fonctions du pays utilisés par les privilégiés pour perpétuer leur oppression des classes dominées.
- C'est ainsi que lorsque, à Petrograd, Léon Trotsky, ancien menchevik rallié à la fraction bolchevik du Parti ouvrier social-démocrate de Russie, proposa de s'emparer par la force du pouvoir tenu d'une main fragile par le social-démocrate Alexandre Fedorovitch Kerensky, les vieux compagnons de Lénine s'y opposèrent en alléguant que le coup d'État était une technique réactionnaire, et que la seule solution révolutionnaire pour s'emparer du pouvoir était la grève générale. Mais, Lénine, seul des révolutionnaires présents, soutint Trotsky, et ce fut lui qui emporta la décision.
- Le coup d'État d'octobre 1917 eut donc bien lieu, et avec succès, malgré plusieurs fausses manœuvres des conjurés, parce qu'une maladresse encore plus grande a sévi dans le camp de Kerenski qui croyait que l'on pouvait faire la révolution avec des discours.
- Au lendemain du coup d'octobre intervint pourtant la grève générale. Mais ce fut contre les Bolcheviks. Ceux-ci la brisèrent et instaurèrent la dictature, non du prolétariat, mais de leur seule minorité.
- Par la suite, afin que la doctrine soit sauve, les communistes baptisèrent leur coup d'État révolution et inondèrent le monde entier de leurs écrits de propagande sur la pseudo-révolution d'octobre, terme qui a fini par rester dans le langage. Mais en réalité la révolution avait bien été faite, dès avant octobre 1917, par le prince Georgy Yevgenyevich Lvov, Milioukov, Kerensky, et surtout par le peuple russe qui en avait assez de l'incurie tsariste.
Technique
Prise des organes centraux du pouvoir
- Le secret, non seulement vis-à-vis de l'extérieur mais aussi vis-à-vis des autres comploteurs, constitue la première arme des putschistes, celle sans laquelle les meilleures préparations risquent de s'effondrer.
- Ainsi, l'une des raisons de l'échec du putsch de Kapp à Berlin en 1920, fut-elle le manque de discrétion du général von Luttwitz, chef militaire de l'opération, qui alla présenter le soir du 10 mars un ultimatum aux gouvernants socialistes, et leur laissa 48 heures pour se retourner, avant de déclencher le putsch miltaire annoncé, dans la nuit du 12 au 13 mars 1920.
- C'est ainsi que, lors de la préparation du putsch du 8 novembre 1942 à Alger (destiné à permettre le succès de l'Opération Torch), le jeune chef des groupes d'action d'Alger, José Aboulker, refusa, bien qu'il lui fît confiance, de donner à Henri d'Astier de la Vigerie, responsable de la conjuration pour l'Afrique du Nord, les noms de ses chefs de groupes avant les deux derniers jours précédant l'action. Ainsi, lorsque les patriotes passèrent à l'action, la surprise fut-elle si totale que ces 400 civils mal armés, commandés par leurs officiers de réserve, réussirent à neutraliser, à eux seuls, le corps d'armée vichyste d'Alger. En effet, les autorités vichystes, libérées au bout de quelques heures, s'efforcèrent, sans même y parvenir, de reconquérir complètement la ville au lieu d'attaquer les forces alliées sur les plages. Si bien que ces dernières purent débarquer sans résistance, encercler Alger et capturer ce grand port intact le soir même du débarquement.
- Par exception, le coup d'État bolchevik d'octobre 1917 réussit, bien que les conspirateurs n'aient cessé d'en parler les jours précédents. Notamment Grigory Ievseïevitch Zinoviev et Lev Kamenev en débattirent ouvertement dans le journal de Gorki, tandis que Trotsky, apprenant qu'un bataillon de cyclistes de la forteresse Pierre et Paul risquait d'être réfractaire, n'hésita pas à aller les convaincre par un discours, le 23 octobre, deux jours avant l'opération. L'inaction de la police gouvernementale dûment informée, semble être provenue de ce que l'indiscrétion portée à de tels sommets aurait convaincu Kerensky que l'affaire ne pouvait pas être sérieuse... et le coup d'État de Trotsky réussit tout de même.
- La technique de base du coup d'État consiste à s'emparer des organes centraux de l'État ou à les neutraliser, en occupant leurs lieux de fonctionnement qui sont aussi les lieux symboliques du pouvoir.
- C'est ainsi que procéda Napoléon Bonaparte, lors de son coup d'État du 18 brumaire. Disposant de l'appui de l'armée, il lui fallait contrôler le pouvoir civil. Or, sous le Directoire, la France disposait d'un exécutif tournant formé de 5 directeurs qui se succédaient, à tour de rôle, pendant des périodes limitées à quelques semaines. Si bien qu'il ne suffisait pas de contrôler cet exécutif tournant, car la réalité du pouvoir civil résidait dans un parlement affaibli lui-même par sa division en deux chambres. C'est pourquoi Bonaparte, en accord avec deux directeurs, Emmanuel-Joseph Sieyès et Roger Ducos, se préoccupa surtout de disperser ce parlement, dont l'une des chambres, le Conseil des Cinq-Cents, était présidée par son frère Lucien Bonaparte. Mais au lieu d'annoncer brièvement sa prise de pouvoir aux parlementaires, Bonaparte trouva le moyen de s'égarer dans un discours ampoulé, et se fit assaillir par plusieurs élus. Si bien que le coup d'État ne fut sauvé que par son frère, qui ordonna aux grenadiers de rétablir l'ordre en dispersant les élus récalcitrants. Bonaparte constitua alors un Conseil exécutif de 3 membres composé de lui-même, de Siéyès et de Ducos, que le Conseil des Anciens transforma le lendemain en Commission consulaire exécutive.
- Mais il ne suffit pas de s'emparer des organes centraux de l'État. Il faut aussi arrêter les gouvernants, faute de quoi il sera loisible à ceux-ci d'organiser une riposte.
- C'est ce qui advint à Berlin, en 1920, où les ministres socialistes, avertis à l'avance, par l'ultimatum du chef militaire des putschistes, prirent le large avant l'arrivée du Corps franc Ehrhardt. Après quoi, une fois réfugiés en province, ils appelèrent avec succès la population à une grève générale dont le succès leur permit de reprendre le pouvoir.
Régularisation des prises de pouvoir
- Par ailleurs, le pouvoir issu du coup d'État se soumet généralement par la suite à un processus formel de régularisation. C'est ainsi que la Commission consulaire exécutive présidée par Bonaparte présenta, le 22 frimaire, son projet de constitution consulaire aux deux Conseils des Anciens et des Cinq-Cents qui l'entérinèrent, faisant ainsi rentrer le nouveau régime dans la légalité.
- De nos jours c'est par un plébiscite, comme ceux de Napoléon III, ou par des élections, que les putschistes font ratifier leurs coups d'État.
Nouvelles cibles des coups d'État modernes
- À la prise des bâtiments publics, sièges des organes du pouvoir, s'est ajouté la prise de la radio, dont la détention peut permettre de donner à la population des informations propres à décourager toute tentative de riposte au coup d'État.
- En outre dans la période moderne, les auteurs de coups d'État ont pris l'habit | | |