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Calendrier grégorienLe calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.
Structure du calendrier
Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile).
Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.
Subdivisions
Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres :
Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.
L'ajustement grégorien
L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été.
La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour.
Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900.
En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.
Remplacement du calendrier grégorien
Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne.
Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer.
D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques.
Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française.
La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires.
Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses.
Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même.
Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !
Liens externes
- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Voir aussi
- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601
Grégorien
als:Gregorianischer Kalender
ja:グレゴリオ暦
ko:그레고리력
ms:Kalendar Gregory
simple:Gregorian calendar
th:ปฏิทินเกรกอเรียน
Grégoire XIIIGregoire 13
Ugo Boncompagni, né à Bologne le 7 janvier 1502, mort à Rome le 10 avril 1585. Il succède au pape Pie V le 14 mai 1572 sous le nom de Grégoire XIII (en latin Gregorius XIII, en italien Gregorio XIII).
Après des études de droit canonique et civil à l'Université de Bologne, il entre à la Curie romaine en 1539. Paul III lui donne les postes d'abréviateur de la Chancellerie apostolique et de référendaire du Tribunal suprême de la Signature apostolique. En 1545, il participe comme juriste au concile de Trente. En 1558, il est nommé évêque, et doit être ordonné prêtre auparavant. En 1566, il est nommé secrétaire des brefs pontificaux. Enfin, en 1572, il est élu pape à la mort de Pie V. Son conclave est exceptionnellement bref : il ne dure qu'une journée.
Son œuvre principale est l'institution du calendrier grégorien par la bulle Inter gravissimas, en 1582, fixant le premier jour de l'année au 1er janvier.
Il se distingue aussi par ses nombreuses fondations de séminaires, qu'il pense être une arme efficace contre la Réforme. Il fonde ainsi le Collège allemand, le Collège grec, le Collège maronite ou encore le Collège des néophytes (réservé aux Juifs et musulmans convertis). Il donne un bâtiment au Collegium romanum, tenu par les Jésuites.
ja:グレゴリウス13世 (ローマ教皇)
ko:교황 그레고리오 13세
Passage au calendrier grégorienLe passage du calendrier julien au calendrier grégorien n'eut pas lieu au même moment partout dans le monde, ce qui, à cause de la gémellité des deux calendriers, n'a pas manqué de causer des confusions.
L'ajustement grégorien
En 1582, le pape Grégoire XIII décida dans la bulle Inter gravissimas que le jeudi 4 octobre 1582 serait immédiatement suivi par le vendredi 15 octobre pour compenser le décalage accumulé au fil des siècles.
Introduction différée
Imposé par le pape Grégoire XIII dans les États dont il était le souverain, le calendrier grégorien fut aussi immédiatement adopté par l'Espagne, le Portugal et la Pologne. La France suivit la même année.
La Grande-Bretagne et les pays protestants n'adoptèrent le calendrier grégorien qu'au , préférant, selon l'astronome Johannes Kepler, « être en désaccord avec le soleil, plutôt qu'en accord avec le pape ». L'adoption du nouveau calendrier en Grande-Bretagne en 1752 fut prétexte à des émeutes car certains prétendaient qu'on devrait payer un loyer mensuel complet avec seulement 21 jours ouvrés réels.
Les pays de tradition orthodoxe ne l'adoptèrent qu'au début du . En Russie, il faudra passer la Révolution d'octobre de 1917, qui selon le calendrier grégorien s'est déroulée en novembre, pour que la toute jeune URSS adopte le calendrier grégorien en 1918.
Jours de différence
Voici les omissions de jours lors du passage (nécessaires pour rattrapper le nouveau calendrier):
- avant mars 1700: 10 jours omis (comme en 1582; car 1600 est toujours bissextile)
- mars 1700 - février 1800 : 11 jours omis (il n'y a pas de 29 février 1700)
- mars 1800 - février 1900 : 12 jours omis (il n'y a pas de 29 février 1800)
- mars 1900 - février 2000 : 13 jours omis (il n'y a pas de 29 février 1900)
On peut ajouter que le changement du calendrier modifie seulement les dates et non les jours de la semaine, par exemple jeudi 4 octobre 1582 est suivi par le vendredi 15 octobre.
; Albanie : en décembre 1912
; Allemagne : Selon les états à différentes dates:
: - États Catholiques entre 1583 et 1585
: - Prusse : le 22 août 1610 est suivi par le 2 septembre 1610.
: - États Protestants: le 18 février 1700 est suivi par le 1 mars 1700 (avec des variantes locales)
; Angleterre & colonies: le 2 septembre 1752 est suivi par le 14 septembre 1752. De plus le début de l'année fut fixé au 1 janvier et non plus fin mars.
; Autriche : différentes régions à différentes dates:
: - Brixen, Salzburg and Tyrol: le 5 octobre 1583 est suivi par le 16 octobre 1583
: - Carinthia and Styria: le 14 décembre 1583 est suivi par le 25 décembre 1583
:voir aussi Tchécoslovaquie et Hongrie
; Belgique (faisait partie des Pays-Bas): le 21 décembre 1582 est suivi par le 1 janvier 1583
; Bulgarie : le 31 mars 1916 est suivi par le 14 avril 1916
; Canada : différentes zones changèrent à différentes dates:
: - Newfoundland et Hudson Bay coast: le 2 septembre 1752 est suivi par le 14 septembre 1752
: - Mainland Nova Scotia: grégorien de 1605 au 13 octobre 1710 puis julien du 2 octobre 1710 au 2 septembre 1752 puis grégorien depuis le 14 septembre 1752
: - Reste du Canada : grégorien depuis le premier accord européen.
; Chine : soit en 1912, soit en 1929, selon quelle autorité en a décidé
; Danemark (incluant la Norvège): le 18 février 1700 est suivi par le 1 mars 1700
; Écosse : Beaucoup de confusion au regard des changements écossais. Différentes autorités n'apprécièrent pas d'effectuer ce changement en même temps que le reste de l'Angleterre ou elles le firent bien avant.
; Égypte : en 1875
; Espagne : le 4 octobre 1582 suivi par le 15 octobre 1582
; Estonie : en 1918
; États-Unis : Différentes zones ont changé à différents moments:
: - Côte Est: Avec l'Angleterre en 1752.
: - Vallée du Mississippi: Avec la France en 1582.
: - Texas, Floride, Californie, Nevada, Arizona, Nouveau Mexique: Avec l'Espagne en 1582
: - Washington, Oregon: Avec les Anglais en 1752.
: - Alaska: en octobre 1867 quand elle devint partie intégrante des USA.
; Finlande : faisait partie de la Suède
: La Finlande fit partie de la Russie, qui utilisait encore le calendrier julien. Le calendrier grégorien resta officiel en Finlande en dépit de certaines utilisations du calendrier julien
; France : le 9 décembre 1582 est suivi par le 20 décembre 1582
: - Alsace : le 5 février 1682 est suivi par le 16 février 1682
: - Lorraine : le 16 février 1760 est suivi par le 28 février 1760
: - Strasbourg : en février 1682
; Grèce : le 9 mars 1924 est suivi par le 23 mars 1924 (d'autre sources donnent 1916 et 1920)
; Hongrie : le 21 octobre 1587 est suivi par le 1 novembre 1587
; Irlande : Voir Grande Bretagne
; Italie : le 4 octobre 1582 est suivi par le 15 octobre 1582
; Japon : Le calendrier grégorien fut introduit en supplément du calendrier traditionnel le 1 janvier 1873
; Lettonie : Pendant l'occupation Allemande de 1915 à 1918
; Lituanie : en 1915
; Luxembourg : le 14 décembre 1582 est suivi par le 25 décembre 1582
; Norvège : voir Danemark.
; Pays-Bas (incluant la Belgique):
: - Hollande, Zeeland, Brabant, Limburg et les provinces du sud (aujourd'hui la Belgique): le 21 décembre 1582 est suivi par le 1 janvier 1583
: - Groningen: le 28 février 1583 est suivi par le 11 mars 1583. Retour au calendrier julien en été 1584 puis, le 31 décembre 1700 fut siuvi par le 12 janvier 1701
: - Gelderland : le 30 juin 1700 est suivi par par le 12 juillet 1700
: - Utrecht et Overijssel : le 30 novembre 1700 est suivi par par le 12 décembre 1700
: - Friesland and Drenthe : le 31 décembre 1700 est suivi par par le 12 janvier 1701
; Pays de Galles (comme l'Angleterre): le 2 septembre 1752 est suivi par le 14 septembre 1752
; Pologne : le 4 octobre 1582 est suivi par le 15 octobre 1582
; Portugal : le 4 octobre 1582 est suivi par le 15 octobre 1582
; Roumanie : le 31 mars 1919 est suivi par le 14 avril 1919 (La partie Orthodoxe du pays changea plus tard)
; Russie : le 31 janvier 1918 est suivi par le 14 février 1918. La Russie continua d'utiliser le calendrier julien jusqu'à la révolution russe, qui s'appelle ainsi la révolution d'octobre mais s'est produite en novembre selon le calendrier grégorien. Dans la partie Est du pays le changement n'intervint pas avant 1920.
; Suède (incluant la Finlande): le 17 février 1753 est suivi par le 1 mars 1753 (la Suède utilisa sa propre variante du calendrier julien entre le 1 mars 1700 et le 29 février 1712).
; Suisse : selon les régions:
: - Cantons Catholiques: en 1583, 1584 ou 1597
: - Cantons Protestants: le 31 décembre 1700 est suivi par le 12 janvier 1701 (beaucoup de variations locales)
; Tchécoslovaquie (i.e. Bohème et Moravie): le 6 janvier 1584 est suivi par le 17 janvier 1584
; Turquie : passage du calendrier musulman au calendrier grégorien le 1 janvier 1927
; Yougoslavie : en 1919
Église orthodoxe
Les Églises orthodoxes d'Orient ont continué d'employer le calendrier julien jusqu'en 1923, quand beaucoup ont adopté leur propre calendrier julien révisé plutôt que le grégorien.
Liens externes
- [http://www.bluewaterarts.com/calendar/NewInterGravissimas.htm Inter Gravissimas], l'édit de pape Grégoire XIII, 24 février 1582;
- [http://webexhibits.org/calendars/year-text-British.html British Calendar Act of 1751] - le changement des britanniques (en anglais);
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Foire aux questions à propos des calendriers];
- [http://5ko.free.fr/jul-greg.php?e=fr Comparaison synoptique des calendriers Julien et Grégorien de 1582 à 2100].
Catégorie:Calendrier
Calendrier
ja:暦
Catégorie:Calendrier
Catégorie:Temps
Un calendrier est un système de repérage des dates sur l’axe du temps. Ces systèmes ont été inventés par les hommes pour mesurer, diviser et organiser le temps sur de longues durées. Ils étaient traditionnellement conçus pour être en accord avec les phénomènes astronomiques et le cycle des saisons.
Le mot vient du latin calendae, « qui sont appelées » (du verbe calare, « appeler »). Les « calendes » désignaient chez les Romains le premier jour du mois qui était le début de la nouvelle lune. Ce jour-là, les pontifes annonçaient la date des fêtes mobiles du mois et les débiteurs devaient payer leurs dettes inscrites dans les calendaria, « livres de comptes ».
Unités du calendrier
Tous les calendriers historiques sont basés sur des unités naturelles du
temps, des grandeurs définies par des phénomènes astronomiques.
Le jour
pontife]
Dans toutes les civilisations, l’alternance du jour et de la nuit semble
avoir été l’unité fondamentale de la mesure du temps. Celle-ci étant due
à la rotation de la Terre, le début du jour n’est pas simultané d’un
point à l’autre du globe terrestre. Cette difficulté a amené à définir la
notion de fuseau horaire pour faire correspondre une heure donnée avec
une position apparente du soleil sur la voûte céleste.
Il faut noter que l’unité contemporaine de mesure du temps est la
seconde qui est elle même définie par un phénomène atomique. Cela signifie
donc que notre définition du temps ne repose plus sur les cycles
astronomiques, ce qui semble être un fait unique dans l’histoire de
l’Humanité. Suite au ralentissement de la Terre par effet de marée, le jour
actuel est un peu plus long que celui de 1820 qui a servi à la définition
de la seconde.
Il est donc nécessaire, ponctuellement, de réaliser un saut de seconde en ajoutant une seconde supplémentaire (voire en retirant une seconde, bien que cela ne se soit encore jamais produit) à un ou deux jours de l’année pour rester synchronisé avec la rotation de la Terre. Ces ajustements sont irréguliers car les variations de la période de rotation de la Terre sont elles mêmes irrégulières et encore mal expliquées. Ces ajustements, annoncés plusieurs mois à l'avance, ont lieu à des dates prédéfinies en fin de mois, en ajoutant ou retirant une seconde à la dernière minute d'une journée.
Le mois
Les phases de la lune étant simples à observer, elles on fourni un moyen
commode de mesure du temps. On estime que tous les peuples primitifs
ont utilisé les lunaisons pour compter les temps supérieurs à quelques jours.
Dans les régions du globe où les saisons sont peu marquées, comme en
Polynésie, la lunaison est longtemps restée après le jour l’unité
fondamentale de mesure du temps. Le calendrier musulman moderne est
également lunaire.
Comme dans tous les calendriers solaires, les mois du calendrier grégorien ne sont pas synchronisés avec la rotation de la lune.
L’année
Marquant les saisons, la rotation du soleil autour de la Terre, semble avoir
pris de l’importance avec le développement de l’agriculture. Ce cycle est
d’une durée
relativement longue et au contraire des phases de la lune, aucun phénomène
marquant n’en indique les étapes. L’année est donc beaucoup plus difficile à
mesurer que le mois. Il est donc probable que les hommes ont utilisé
l’allongement des ombres pour déterminer le début de l’année, puis le trajet
apparent du soleil sur les constellations du zodiaque.
Le premier calendrier basé sur l’année semble avoir été le
calendrier égyptien. Selon certaines théories, les mégalithes du site de
Stonehenge, ou les formes des temples aztèques et mayas pourraient avoir servi à mesurer les années.
Combinaison des unités naturelles
Les phénomènes astronomiques présentés plus haut étant indépendants, les unités
qu’ils définissent ne sont pas commensurables : leur rapport n’est pas un nombre entier.
Face à cette difficulté, les peuples on choisi soit de laisser le
calendrier se désynchroniser soit de le recaler empiriquement sur les
phénomènes célestes, quitte à perdre la continuité des jours. On dit alors
qu’un calendrier est plutôt arithmétique ou plutôt astronomique.
L’année et le jour
Une année vaut 365,24220 jours. Le calendrier égyptien, puis le
calendrier julien et enfin le calendrier grégorien sont un bon
exemple des efforts successifs qui ont été faits pour arriver à synchroniser
l’année avec le cycle de la Terre autour du Soleil.
Il faut noter que même notre calendrier actuel présente toujours une légère
désynchronisation de l’année, évaluée à quelques jours sur 10 000 ans.
Cette marge d’erreur étant du même ordre que nos incertitudes sur la
trajectoire de la Terre à cette échelle de temps, il est aujourd’hui
illusoire de vouloir encore améliorer l’ajustement grégorien.
Le mois et le jour
La durée moyenne d’une lunaison est de 29 jours 12 heures 44 minutes et 2,8 secondes (29,53 jours).
Donc en faisant alterner des mois de
trente et de vingt neuf jours, et à condition d’ajouter un jour tous les
trente mois, on arrive à une précision acceptable. Ce mécanisme a été utilisé
par tous les anciens calendriers lunaires pour faire correspondre l’ordre des
jours dans le mois avec les phases de la lune.
Le mois et l’année
Une année solaire comporte 12,36827 lunaisons. Pour conserver un accord entre les mois et les saisons, les calendriers chaldéen et
romain ajoutaient tous les trois ans un treizième mois
à leur calendrier. Mais l’harmonisation restait très imparfaite.
Tous les calendriers qui ont atteint un certain niveau de précision ont
abandonné l’idée de synchroniser à la fois le mois et l’année et sont soit
purement solaires comme le calendrier grégorien soit purement lunaires
comme le calendrier musulman.
On peut cependant citer l’exception du calendrier hébraïque moderne qui se
base sur le cycle métonique : 19 années correspondent à deux cent trente
cinq mois. Sur un cycle de dix-neuf ans ce calendrier définit donc sept années
de treize mois et douze de douze mois. Il doit cependant être régulièrement
synchronisé sur le cycle de la Lune car l’année et le mois ainsi définis sont
tous deux légèrement excédentaires.
La saison et l’année
Dans une grande partie des calendriers, il y a 4 saisons; printemps, été, automne, hiver. Ces saisons ne sont pas toujours placées de la même façon dans le cours de l'année, si par exemple les chinois ou les celtes on mit l'été de mai à juillet du calendrier grégorien, le solstice d'été, jour le plus long étant à peu près en son milieu, dans le calendrier moderne européen, l'été commence avec le solstice d'été.
En Chine, l'année commence avec le printemps, dans des pays scandinaves elle a commencé avec la fête de la mi-hiver (Midtvintersblot), le solstice d'hiver, devenu Noël plus récemment. Cela montre également que dans leur calendrier les solctices marquaient les milieux de saisons et non pas les débuts de saison comme aujourd'hui.
Les subdivisions du calendrier
Les autres unités de mesure du temps ne sont que des multiples ou des
sous-multiples des trois unités naturelles décrites plus haut. Purement arbitraires, elles ont donc fortement varié d’une civilisation à l’autre.
L’heure
Noël]
La division du jour en unités précises semble d’origine chaldéenne.
Il semble qu’ils divisaient leur journée en soixante parties comme dans les
calendriers védiques de l’Inde. À partir du , les
Babyloniens ont divisé leur journée en douze parties.
Le découpage de la journée en vingt-quatre heures semble dater du
, semble t-il à la suite de l’application de
découpage babylonien à la fois à la journée et à la nuit. De nombreux
peuples ont en effet défini leur notion d’heure en découpant en douze parties ces deux périodes de durées variables selon les saisons.
L’invention de la minute et de la seconde serait également d’origine
babylonienne, même s’il est très improbable qu’ils aient été capable de se
situer dans le temps avec une précision supérieure à quelques dizaines de
minutes.
La semaine
Les Égyptiens, les Chinois et les Grecs groupaient les jours en décades.
La première mention d’une semaine de sept jours apparaît chez les Hébreux qui
pourraient l’avoir emprunté aux Chaldéens. Cette durée est à peu près celle
d’une phase de la Lune. En Mésopotamie le nombre sept était considéré comme
néfaste et il était recommandé de ne rien entreprendre les 7,14, 21 et 28
du mois.
En Occident, l’emploi du découpage en semaines date seulement du
après J.C, l’adoption du dimanche comme jour de repos est dû à un décret de l’empereur Constantin I en 321.
Le lustre
Le lustre est une période de 5 ans. À Rome, il représentait l'espace de temps séparant deux recensements.
Le siècle
Ce mot est d’origine romaine, mais ceux-ci lui attribuaient une signification
beaucoup plus vague puisque selon les auteurs il pouvait représenter
de vingt-cinq à cent-seize ans.
Il faut noter que contrairement à la croyance couramment répandue, les années séculaires comme 1800, 1900 ou 2000 sont les dernières de leur siècle. Comme le calendrier commence à l’an 1, il est en effet nécessaire que l’an 100 appartienne au pour qu’il fasse cent ans.
L’ère
L’ère est un événement qui est choisi par convention comme année 1 dans une chronologie. Celles-ci ont été nombreuses au cours de l’histoire.
Celle qui est aujourd’hui utilisée par le calendrier grégorien, l’anno Domini, a été créée par Dionysius Exiguus (Denys le Petit) en 532, suite à ses recherches sur l’année de naissance de Jésus-Christ.
On peut également citer:
- l’ère de Rome : la fondation de Rome était utilisée comme ère par les Romains. L’an 1 de notre calendrier correspond à l’an 754 de l’ère de Rome.
- l’ère julienne : le calendrier julien entre en vigueur en -45, sa création est utilisée comme an 1.
- l’Hégire : le calendrier musulman utilise le départ de Mahomet pour Médine, le 16 juillet 622 comme ère.
- l’ère judaïque: le 7 octobre -3761 correspondrait selon les chronologistes juifs à la création du monde. Cette date est utilisée comme ère par le calendrier hébraïque.
Systèmes de calendriers
Un calendrier est lunaire ou solaire selon qu’il privilégie le mois ou l’année. Dans un calendrier lunaire, la durée moyenne d’un mois doit s’approcher de celle d’une lunaison : 29,530589 jours. Dans un calendrier solaire, la durée de l’année doit être d’environ 365,242190 jours.
Au cours des siècles, différents calendriers ont été élaborés. On peut citer :
Calendriers solaires
- Le calendrier vague égyptien
- Le calendrier Haab (calendrier Maya civil)
- Le calendrier copte
- Le calendrier persan (principalement en Iran et Afghanistan)
- Les calendriers d’origine romaine
- Le calendrier romain
- Le calendrier julien (calendrier romain réformé par Jules César)
- Le calendrier grégorien et ses propositions de réforme : le calendrier universel et le calendrier fixe.
- Le calendrier maçonnique.
- Le calendrier suédois, utilisé du 1 mars 1700 au 30 février 1712.
- Le calendrier républicain (calendrier révolutionnaire français)
- Le calendrier pataphysique
- Le calendrier sayana (calendrier national officiel de l’Inde)
- Le Calendrier darien projet de calendrier pour la planète Mars
- Le calendrier Newton (projet de calendrier perpétuel de 364 jours)
Calendriers lunaires
- Le calendrier musulman
- Le calendrier Tzolkin (calendrier Maya rituel)
Il s’agit de calendriers lunaires qui sont ajustés à l’année solaire à l’aide de mois intercalaires.
- Le calendrier hébreu
- Le calendrier chinois
- Le calendrier attique
Autres calendriers
Ces calendriers ne sont ni lunaires ni solaires :
- Le jour julien
- Le calendrier de Bali
Voir aussi
Articles connexes
- bogue de l'an 2000
- calendrier perpétuel
- temps
- gémellité des calendriers julien et grégorien
Liens externes
- [http://www.louisg.net/ Calendriers Saga] les calendriers dans le monde et le temps.
- [http://www.calendar-agenda.com/fr/ Calendrier lunaire]
Calendrier julienCalendrier occidental introduit par Jules César (qui lui donne son nom) en 45 av. J.-C. et remplacé progressivement à partir de 1582 par le calendrier grégorien utilisé actuellement. Le calendrier julien est le calendrier des européens et des chrétiens durant tout le Moyen Âge. Il a perdu tout usage civil durant le , mais est encore utilisé de nos jours comme calendrier liturgique par la majorité des chrétiens orthodoxes.
Il se distingue du calendrier que nous utilisons communément par quelques jours de décalage. Ainsi, le 25 décembre 2005 du calendrier julien (jour de Noël pour les russes) est en fait le 7 janvier 2006 du calendrier grégorien habituel.
Le passage au calendrier grégorien ne s'étant pas fait partout simultanément, sa coexistence avec le calendrier julien aura duré plus de trois siècles (et dure toujours pour les orthodoxes), d'où le besoin de préciser, pour certaines dates, lequel des deux calendriers on utilise.
Compte des années
Divers systèmes de numérotation des années ont été employés avec le calendrier julien :
- Compte commençant par lab urbe condita (date supposée de la fondation de Rome) ou l'année de règne du souverain en fonction.
- Dioclétien a institué lanno Diocletiani, numérotant à partir du commencement de son règne, qui semble être resté utilisé après sa mort.
- Aux alentours de 527, Dionysius Exiguus a proposé le système de l' anno Domini, qui s'est graduellement répandu dans le monde chrétien et est toujours couramment utilisé de nos jours. Les années ont été numérotées à partir de la date supposée de l'incarnation ou de l'annonce du Christ, le 25 mars de l'an 1 (soit 753 ans après lab urbe condita).
Évolution historique
Le calendrier romain précédemment utilisé possédait diverses règles, y compris deux longueurs différentes pour les mois intercalaires ainsi que des modifications de durée du mois de février pendant certaines années bissextiles.
Ceci était encore rendu plus compliqué par la politique, avec pour résultat que le calendrier prit 90 jours de retard par rapport à sa définition originale (67 jours plus 23 jours du mois intercalaire de cette année).
Le calendrier julien a été choisi par Jules César en 46 av. J.-C., en qualité de pontifex maximus, qui lui donnait la responsabilité de fixer le début de chaque année. Ce calendrier fut utilisé à partir de 45 av. J.-C. soit en 709 après la fondation de Rome selon le calendrier romain.
Il a été choisi sur les conseils de son astronome Sosigène d'Alexandrie et a été probablement prévu pour refléter une certaine année tropique, avec une année standard de 365 jours divisée en 12 mois et un « jour intercalaire » ajouté tous les 4 ans.
Le calendrier est resté en service jusqu'au dans quelques pays.
Cependant avec ce système, trop d'années bissextiles sont ajoutées en ce qui concerne les saisons astronomiques qui se produisent environ de 11 minutes trop tôt par an.
Il paraîtrait que César était au courant de ce décalage, mais n'y accordait que peu d'importance.
Afin de réaligner le calendrier à ce que les Romains considéraient comme saisons correctes, 90 jours ont été insérés.
En raison de sa longueur peu commune de 455 jours, cette année extra-longue était, et est, désigné sous le nom de lannée de la confusion.
La première année de la mise en œuvre du nouveau calendrier était 45 av. J.-C., et il fut décidé que celle-ci commencerait le 1 janvier.
Bien que le nouveau calendrier fût beaucoup plus simple que l'ancien calendrier romain, les pontifes, un groupe de prêtres qui étaient responsables de maintenir le calendrier dans la société romaine et chargés de mettre en application le nouveau calendrier ont apparemment mal compris l'algorithme : ils rajoutèrent un jour intercalaire tous les 3 ans au lieu de tous les 4 ans.
Ceci a eu comme conséquence un excédent de jours intercalaires.
Auguste a remédié à cette anomalie en sautant plusieurs jours intercalaires après 36 ans de telles erreurs.
Il est probable qu'il ait décidé de sauter ces jours intercalaires dans la période de douze ans allant de 9 av. J.-C. à 3 ap. J-C..
Ainsi l'ordre historique des années bissextiles (années avec un jour intercalaire) a probablement été la suivante : 43 av. J.-C., 40 av. J.-C., 37 av. J.-C., 34 av. J.-C., 31 av. J.-C., 28 av. J.-C., 25 av. J.-C., 22 av. J.-C., 19 av. J.-C., 16 av. J.-C., 13 av. J.-C., 10 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.,
ou si l'on peut faire confiance aux écrits sur papyrus de l'Égypte romaine : 44 av. J.-C., 41 av. J.-C., 38 av. J.-C., 35 av. J.-C., 32 av. J.-C., 29 av. J.-C., 26 av. J.-C., 23 av. J.-C., 20 av. J.-C., 17 av. J.-C., 14 av. J.-C., 11 av. J.-C., 8 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.
En raison de la contribution de Jules César et d'Auguste au calendrier, les romains ont par la suite baptisé deux mois du nom de chacun d'eux, retirant Quintilis et Sextilis, le cinquième mois et le sixième mois, mars étant le premier et les renommant par juillet en 38 av. J.-C. et août en 8 av. J.-C..
L'arrangement des mois dans le calendrier julien a probablement été très régulier, alternant des mois longs et courts avec une exception à la fin de l'année en février.
Comme les Romains comptaient les jours à l'envers, pour savoir combien il en restait avant telle ou telle date fixe, par rapport aux calendes, en l'occurrence le 1er mars, le 24 février était le sixième jour avant celui-ci. Le jour intercalaire devint alors, sixième jour bis avant le début mars, et l'année marquée par cet ajout au calendrier devint annus bissextilis.
De janvier à décembre, les longueurs de mois, selon Sacrobosco, était le suivant:
Les douze mois du calendrier julien selon Sacrobosco
# Januarius (31 jours)
# Februarius (29 ou 30 jours)
# Martius (31 jours)
# Aprilis (30 jours)
# Maius (31 jours)
# Junius (30 jours)
# Julius (31 jours)
# Sextilis (30 jours)
# September (30 jours)
# October (31 jours)
# November (30 jours)
# December (30 jours)
La plupart des érudits mettent Sacrobosco en doute sur ce point. Il est probable qu'il y ait confusion avec les longueurs des 10 mois de l'année romaine originelle. En effet, en refaisant le compte, il manque un jour.
Il est plus probable que l'année selon Jules César ait alterné exactement les mois de 30 et 31 jours (29 pour février les années non-bissextiles).
Les douze mois du calendrier julien
# Januarius (31 jours)
# Februarius (29 ou 30 jours)
# Martius (31 jours)
# Aprilis (30 jours)
# Maius (31 jours)
# Junius (30 jours)
# Julius (31 jours)
# Sextilis (30 jours)
# September (31 jours)
# October (30 jours)
# November (31 jours)
# December (30 jours)
La légende veut qu'en 8 av. J.-C. lorsque le Sénat a 'offert' Sextilis à Auguste, il a été décidé qu'il méritait autant de jours que Jules.
Ce qui a changé la longueur des jours en reportant le décalage jusqu'à février :
31, 28(29), 31, 30, 31, 30, 31, 31, 30, 31, 30, et 31
nous donnant les longueurs irrégulières de mois que nous employons toujours aujourd'hui.
Une chose qui n'a pas été changée par le changement du vieux calendrier romain en nouveau calendrier julien était les dates des Nones et des Ides.
En particulier, les Ides sont tardifs (le 15e plutôt que le 13e) en mars, mai, juillet et octobre.
Ceci suggère que ces mois aient toujours eu 31 jours dans le calendrier julien.
Ajustement du calendrier julien par le pape Grégoire XIII
Au , le calendrier grégorien fut introduit pour améliorer l'exactitude du calendrier julien en ce qui concerne la période de l'équinoxe, mais les changements furent relativement mineurs, car contrairement aux manipulations que le calendrier romain a subi pendant l'antiquité, le calendrier grégorien n'amène pas vraiment une nouvelle structure, mais conserve la forme exacte du calendrier julien en le synchronisant plus précisément avec l'année solaire.
Le calendrier julien était d'utilisation générale en Europe du temps de l'Empire romain jusqu'en 1582, quand le pape Grégoire XIII a promulgué le calendrier grégorien, qui fut rapidement adopté par la plupart des pays catholiques. À cette époque, pour que la fête de Pâques tombe le 21 mars, jour de l'équinoxe de printemps, le pape décide de retirer 3 jours bissextiles tous les quatre siècles, et de supprimer les jours entre le jeudi 4 et le vendredi 15 octobre 1582. Cette année-là, seuls l'Italie, le Portugal et l'Espagne suivent les conseils du pape. En France, Henri III enlèvera ces jours en décembre. Les pays protestants ont suivi plus tard et les orthodoxes encore plus tard. Le passage au calendrier grégorien se fera, en fait, à un autre moment dans chaque région du monde.
Coexistence des calendrier julien et grégorien
Dans les pays anglo-saxons, l'appellation Old Style (vieux style, abrégé O.S.), par opposition au New Style (nouveau style, abrégé N.S.) pour le calendrier grégorien, est employé quand il y a une confusion au sujet de la date.
La date de Pâques est encore calculée selon le calendrier julien dans les Églises orthodoxes orientales, et quelques Églises orthodoxes continuent à employer le calendrier julien pour l'ensemble de leurs fêtes. C'est le cas, en particulier de l'Église orthodoxe russe (qui représente à elle seule la majorité des orthodoxes dans le monde), qui fête Noël le 7 janvier selon le calendrier grégorien (communément appelé calendrier civil), ce qui correspond en fait au 25 décembre du calendrier julien (communément appelé calendrier ecclésial).
Voir aussi
Passage au calendrier grégorien ~ calendrier julien proleptique ~ jour julien ~ date julienne ~ 30 février
Liens externes
- [http://www.chez.com/sarthe/ca-gregorien.htm Du calendrier romain au calendrier grégorien]
- [http://www.louisg.net/C_julien.htm Histoire du calendrier julien]
- [http://www.altcal.com/caljul.html Une autre histoire du calendrier julien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Julien
Catégorie:Rome antique
als:Julianischer Kalender
ko:율리우스력
ja:ユリウス暦
zh-cn:儒略历
Rome antique
La Rome antique est le cadre de la naissance, de l'avènement et de la disparition de la civilisation romaine antique. Débutant comme un simple assemblage de villages, l'humble bourgade vit ensuite son histoire se confondre avec celle du monde méditerranéen du début de l'ère chrétienne à la fin de l'Antiquité.
C'est pourquoi vous ne trouverez ici qu'une synthèse de l'histoire romaine, développée dans des articles plus conséquents sur les pages adéquates.
La fondation de Rome (-753)
D'après la légende latine, Romulus fonda la ville de Rome à l'emplacement du Mont Palatin près du Tibre vers -753 et y regroupa des groupes de latins, de sabins, et peut-être d'étrusques. L'archéologie a établie que le peuplement des collines de Rome a commencé vers le , et s'est accéléré à partir du .
Se référer à l'article Fondation de Rome.
Après Romulus et ses successeurs légendaires, ce sont les rois Étrusques qui en occupant la région vont faire de Rome une véritable ville vers 600 av. J.-C., en la dotant d'une muraille, en aménageant le Forum et en bâtissant le sanctuaire du Capitole.
C'est probablement sous la Royauté que s'élabore la religion romaine, mélange d'archaïsmes indo-européens et d'influences grecques et étrusques. Les anciens Romains attribueront leurs succès militaires à la qualité scrupuleuse de leur piété envers les dieux.
Se référer à l'article sur la monarchie romaine.
Se référer aux articles sur la religion romaine, la mythologie romaine, les fêtes religieuses romaines.
La République romaine (-509 à -27)
-27
De res publica (lat.) « la chose publique ».
Tarquin le Superbe est le dernier roi de Rome. Tyrannique, autoritaire, il fut chassé par les Romains en -509 ; la République romaine est fondée, gouvernée par le Sénat romain et les magistrats élus du peuple romain (populus ne désigne, à l'époque, qu'une partie de la population, les patriciens).
À ses débuts, la République romaine est déchirée par les conflits entre la plèbe et le patriciat. Elle finit par se doter en -367 d'institutions qui équilibrent le pouvoir du patriciat et modèrent celui des consuls.
Rome commence son expansion par la conquête de l'Italie centrale par la prise de Véies en -396. Le sac de Rome en -390 est le début d'une longue période où Rome ne fut jamais prise par ses ennemis, jusqu'en 410 et le sac de Rome par Alaric.
Progressivement, Rome affronte ses voisins et agrandit peu à peu son territoire, tandis que les plébéiens obtiennent en -300 l’égalité politique. Rome domine toute l'Italie en -272.
À partir de -264, dans son affrontement contre Carthage lors de la première guerre punique et de la deuxième guerre punique, Rome conquiert la Sicile, la Corse et la Sardaigne, l'Hispanie et devient la première puissance de la Méditerrannée occidentale en -202. Tributaire de Rome, Carthage est finalement détruite en -146.
Les légions romaines, de plus en plus efficaces, interviennent en Grèce, en Macédoine, en Asie Mineure. Durant le IIe siècle av J.-C., Rome soumet la Grèce et en retire une grande influence culturelle. Les élites connaissent la richesse des butins, tandis que la crise sociale monte en Italie. La République qui dût son succès à un équilibre entre ses différentes composantes sombre devant son agrandissement trop brutal, ses institutions prévues pour une ville se révélent inadaptées à la gestion d'un empire. A partir de -133, les tensions se multiplient (cf. les Gracques), des ambitieux luttent pour le pouvoir : Marius contre Sylla, Cinna, Pompée contre Jules César, Octave contre Marc Antoine.
Se référer à l'article sur les Institutions de la République romaine pour connaître l'organisation politique de la République.
Se référer aux articles Histoire de la République romaine et à la liste des consuls pour la chronologie.
Se référer à l'article sur la Société de la République romaine pour connaître l'organisation sociale de la République.
L'Empire romain (-27 à 395)
L'Empire romain commence après la mort de Jules César avec l'avènement d'Octave Auguste. Ménageant l'ordre sénatorial, il assoit son pouvoir personnel. Grâce aux légions, il agrandit considérablement le territoire romain, et l'organise en provinces romaines, qu'il gère avec la collaboration de l'ordre équestre.
Ses successeurs les empereurs Julio-Claudiens, les Flaviens et les Antonins mènent l'Empire romain à son apogée. Au , la superficie de l'Empire romain est à son maximum. Rome est avec un million d'habitants la plus grande ville du monde méditerrannéen, avec une organisation spécifique.
La pax romana favorise la prospérité, les colonies se développent grâce à l'évergétisme de leurs élites, les grandes métropoles comme Carthage, Antioche, Alexandrie refleurissent.
Se reporter à l'article Organisation de la ville de Rome pour découvrir les solutions mises en place pour gérer cette gigantesque agglomération
L'empire romain tardif
La défense contre la pression croissante des peuples germaniques contribue à la militarisation de l'Empire, qui connaît après les Sévères une terrible crise politique et économique au , et parvient à se redresser au au prix de transformations considérables : partage du pouvoir entre empereurs (tétrarchie, puis Auguste assistés de Césars), transfert de la capitale à Constantinople, absolutisme, alourdissement de l'admnistration, germanisation de l'armée. La montée du christianisme accompagne cette transformation.
L'Empire romain adoptera définitivement le christianisme au .
Se référer à l'article sur l'Empire romain et à la Liste des empereurs romains.
Se référer à l'article sur Province romaine et à la série d'articles consacrés à chaque province
La dissolution de l'Empire romain (après 395)
Après une ultime réunification en 394 sous Théodose I, l'Empire est divisé en deux moitiés :
- L'Empire romain d'Occident est submergé en l'espace de deux générations par les peuples germaniques et s'efface en 476, ce qui marque la fin conventionelle de l'Antiquité,
- L'Empire romain d'Orient résiste et s'adapte, devenant progressivement l'Empire byzantin qui subsistera jusqu'en 1453.
Se référer à l'article sur Empire romain d'Occident, Empire romain d'Orient et Empire byzantin.
Organisation militaire, politique, religieuse et institutions romaines
Voir aussi :
- Cursus honorum
- Relations de la religion romaine aux autres religions
Art
Issu des influences italiques, l'art romain prend son essor au contact de l'art grec qu'il va longtemps imiter.
Voir l'article détaillé : art romain
Architecture
L'architecture romaine s'épanouit dans les villes, les romains innovent dans la généralisation de la voûte en plein cintre, et l'emploi systématique du mortier (opus caementicium).
Voir la typologie des monuments dans la catégorie Architecture romaine
Voir la liste des monuments dans la catégorie Liste de monuments romains
Voir l'article sur l'Épigraphie latine
Littérature
Les Romains révolutionnèrent le support écrit des livres, en lui donnant la forme moderne que nous connaissons : ils généralisèrent le codex, volume de feuilles reliées, plus maniable et plus aisé à lire que le traditionnel rouleau.
Voir l'article sur la littérature latine, et la catégorie:Littérature grecque d'époque romaine.
Vie quotidienne
- Les noms romains (système des tria nomina) et les prénoms romains
- le costume : la toge, la stola
- l'habitat : domus, insula et villa
- Le calendrier julien
- Les chiffres romains
- Les jeux du cirque
- Les thermes romains
- La monnaie romaine
- Les unités de mesure romaines
- Les ergastules (Prisons et cachots)
Bibliographie
- La civilisation romaine de Pierre Grimal, 1960, réédité en 1981 chez Flammarion
- Histoire générale de l’Empire romain de Paul Petit, 1974, édition du Seuil
- L’art de l’ancienne Rome, Bernard Andreae, 1973, éditions d’Art André Mazenod
- [http://perso.wanadoo.fr/revuesocialisme/s10empireromaine.htm L'impérialisme romain - une analyse marxiste] par l'archéologue anglais Neil Faulkner
Liens externes
- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/ Parcours virtuels de Rome] : panoramas virtuels et galeries de photos (ita/ing/fr)
- [http://www.insecula.com Site insecula (Égypte, Rome, et Grèce antique).]
-
Jourals:Tag ja:日 simple:Day
Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h).
Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]).
Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire).
Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral).
À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.
Voir aussi
- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales
- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où]
Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier
Minute (temps)
La minute est une unité pratique de mesure du temps. Bien qu'en dehors du système international (SI), elle est en usage avec lui.
:Une journée est découpée en 24 heures.
:Une heure est découpée en 60 minutes.
:Une minute est découpée en 60 secondes.
:Le symbole de la minute temporelle est min. Le SI n'admet pas le symbole m, qui est parfois utilisé s'il n'y a pas d'ambiguïté.
:On écrira 12 h 31 min 26 s ou 12 h 31 m 26 s (il est à noter que les symboles ne prennent pas de point abréviatif).
Catégorie:Unité de temps
Seconde (temps) ja:秒 simple:Second
La seconde est l'unité de mesure du temps du système international, de symbole s.
Le terme provient de la francisation écourtée de l'expression latine minutum secunda (latin médiéval), qui signifiait littéralement minute de second rang, c’est-à-dire seconde division de l'heure.
L'événement le plus court jamais enregistré à ce jour l'a été à l'Institut Max Planck d'optique quantique : la durée du trajet d'électrons excités par les impulsions de 250 attosecondes d'un laser à ultra-violets ; position mesurée toutes les 100 attosecondes (information parue dans la revue Nature en février 2004).
Pour avoir une meilleure idée de la prouesse, dans le modèle d'atome d'hydrogène de Niels Bohr, l'orbite d'un électron autour du noyau dure 150 attosecondes (mais les modèles atomiques actuels considèrent que l'électron ne tourne pas ; cf atome).
La seconde, étalon de mesure du temps
La définition de la seconde, l' unité SI du temps, a été définie selon les possibilités techniques de chaque époque.
- Elle a d' abord été définie comme une fraction du jour solaire terrestre moyen (1/86 400)
- En 1960, pour tenir compte des irrégularités du mouvement de la terre, elle a été définie comme une fraction de l' année tropique 1900, soit 1/31 556 925,9747
- Depuis la 13 Conférence générale des poids et mesures, la seconde n'est plus définie par rapport à l'année, mais par rapport à une propriété naturelle de la matière ; cette unité de base du système international a été définie en 1967 dans les termes suivants :
La seconde est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les deux niveaux hyperfins de l'état fondamental de l'atome de césium 133.
::Lors de sa session de 1997, le Comité international a confirmé que :
::Cette définition se réfère à un atome de césium au repos, à une température de 0 K.
La seconde, étalon de mesure du temps, est ainsi un multiple de la période de l'onde émise par un atome de césium 133 lorsqu'un de ses électrons change de niveau d'énergie.
Les scientifiques disposent ainsi d'une précision allant jusqu'à la 10e décimale (10-10). Et comme les lois de la physique sont partout les mêmes, avec cette définition, on peut dorénavant obtenir la durée exacte d'une seconde où
que l'on soit dans l'Univers.
L'intérêt de l'utilisation des caractéristiques atomiques de la matière est de deux ordres :
#la durée de l'année terrestre varie en fonction de nombreux facteurs (notamment, l'influence de lune et la dérive des continents) ;
#l'utilisation d'horloges atomiques pour mesurer le temps.
L'utilisation de l'atome de calcium, à la place de celui du césium, permet des mesures de temps encore plus précises, de l'ordre de 100 000 fois.
Multiples et sous-multiples
Les multiples de la seconde en usage avec le système international (tableau VIII) sont :
- la minute, de symbole min, dont la durée est de 60 secondes ;
- l'heure, de symbole h, dont la durée est de 60 minutes, soit 3600 secondes ;
- le jour, de symbole d, dont la durée est de 24 heures, soit 86400 secondes (cette durée correspond approximativement à celle d'un jour solaire).
Les préfixes du système international permettent également de créer des multiples décimaux de la seconde (peu usités), comme la kiloseconde (ks), la mégaseconde (Ms) ou la gigaseconde (Gs).
Estimation
Il est souvent utile d'estimer un intervalle de temps, lorsqu'on est dépourvu de la possibilité d'utiliser une montre ou un chronomètre.
Exemples d'utilités
- Estimer la durée du balancement d'un pendule (exemple historique !)
- Estimer la distance de sécurité entre son véhicule et celui qui nous précède. (Voir sécurité routière)
Méthodes
- Compter avec son pouls (exemple historique précédemment cité !)
- Prononcer un phrase ou un expression. Ainsi les français comptent les Y ("Un I grec, deux I grecs..."), et les étatsuniens comptent les Mississipi ("Un Mississipi, deux Mississipi.")
Article détaillé: Ordre de grandeur (temps)
Voir aussi
- Seconde intercalaire
catégorie:unité SI de base catégorie:unité CGS
catégorie:unité de temps
Année bissextileCatégorie:Calendrier
Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».
Règle actuelle
Depuis l'instauration du calendrier grégorien :
# Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres.
# Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles.
# Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles.
Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3.
Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle.
La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.
Histoire des années bissextiles
Les mois intercalaires de l'année de Numa
L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.
Le jour intercalaire de Jules
En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis).
Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait).
Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ».
C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.
29 février
Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.
30 février
En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans.
Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février.
als:Schaltjahr
ja:閏年
ko:윤년
simple:Leap year
th:ปีอธิกสุรทิน
Trimestre
Un trimestre est un ensemble de trois mois consécutifs.
Le calendrier grégorien est divisé en quatre trimestres :
- de janvier à mars
- d'avril à juin
- de juillet à septembre
- d'octobre à décembre
LundiCatégorie:Semaine
Le lundi est le jour de la semaine situé après le dimanche et avant le mardi. Suivant les cultures, le lundi est généralement considéré comme le premier ou le deuxième jour de la semaine.
Étymologie
En français, comme dans la plupart des langues romanes, le mot « lundi » est dérivé du latin lunae dies signifiant « jour de la Lune ».
Dans les langues germaniques, il dérive de Mani, le dieu germanique de la Lune.
En Asie, plusieurs langues exprime le lundi comme « le premier jour ». En chinois par exemple, il est nommé xingqi yi, ce qui signifie « jour 1 de la semaine ».
A contratio, en arabe, arménien, géorgien, grec, hébreu et portugais, la traduction littérale du terme désignant le lundi est « deuxième jour ».
Placement dans la semaine
Dans la plupart des pays d'Europe, en Australie, en Amérique du Sud et dans certains pays d'Afrique et d'Asie, le lundi est considéré comme le premier jour de la semaine. La norme ISO 8601 considère également que la semaine débute par le lundi.
Dans d'autres endroits, le lundi est considéré comme le deuxième jour de la semaine. C'est traditionnellement le cas au Canada et aux États-Unis.
Actuellement, beaucoup de cultures considèrent le lundi comme le début de la semaine travaillée, juste après le week-end. Les pays du Moyen-Orient débutent la semaine de travail le samedi, Israël le dimanche.
Religions
- Les chrétiens fêtent le lundi de Pâques.
- Le lundi de Pentecôte est férié dans de nombreux pays.
Histoire
- Au Moyen Âge, le lundi matin marquait la fin de la trêve de Dieu.
- Le 19 octobre 1987, point bas du krach d'octobre 1987, est parfois appelé lundi noir. Le Dow Jones perd ce jour-là 22.6%, la plus importante baisse jamais enregistrée en une journée sur un marché d'actions.
Autres langues
- Afrikaans : Maandag
- Albanais : E hënë
- Allemand : Montag
- Anglais : Monday
- Arabe : اثنين
- Biélorusse : Панядзелак
- Breton : Dilun
- Bulgare : Понеделник
- Catalan : Dilluns
- Chinois : 星期一
- Coréen : 월요일
- Cornique : Dy' Lun
- Tchouvache : Тунтикун
- Danois : Mandag
- Écossais : Monanday
- Espagnol : Lunes
- Esperanto : Lundo
- Estonien : Esmaspäev
- Féringien : Mánadagur
- Finnois : Maanantai
- Frioulan : Lunis
- Galicien : Luns
- Grec : Δευτέρα
- Hébreux : יום שני
- Indonésien : Senin
- Irlandais : Luan
- Islandais : Mánudagur
- Italien : Lunedì
- Japonais : 月曜日 (getsuyôbi, le jour de la Lune)
- Latin : Dies lunae
- Lituanien : Pirmadienis
- Macédonien : Понеделник
- Malais : Isnin
- Néerlandais : Maandag
- Norvégien : Mandag (bokmål)/ Måndag (nynorsk)
- Ourdou : پیر
- Polonais : Poniedziałek
- Portugais : Segunda Feira
- Russe : Понедельник
- Slovène : Ponedeljek
- Suédois : Måndag
- Slovaque : Pondelok
- Slovène : Ponedeljek
- Serbe : Понедељак
- Tagalog : Lunes
- Tatar : Düşämbe
- Thaï : วันจันทร์
- Tok pisin : Mande
- Turc : Pazartesi
- Vieil anglais : Mōnandæg
- Vietnamien : Thứ hai
- Wallon : Londi
als:Montag
ja:月曜日
ko:월요일
ms:Isnin
simple:Monday
th:วันจันทร์
MardiLe mardi est le deuxième jour de la semaine. Le mot mardi est issu du latin Martis dies, signifiant « jour de Mars ». Les autres jours de la semaine sont lundi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
Religions
- Le Mardi Gras est une fête profane qui se place à la veille du carême, longue période de jeûne pour les chrétiens.
Divers
- Tous les 4 ans, le mardi qui suit le premier lundi de novembre, se tient l'élection présidentielle aux États-Unis d'Amérique.
- Le super tuesday (littéralement super mardi) désigne un mardi du début du mois de mars de l'année d'une élection présidentielle. C'est le jour où le plus grand nombre d'États des États-Unis d'Amérique votent simultanément pour choisir les candidats à l'élection présidentielle.
Dans d'autres langues
- Allemand : Dienstag
- Anglais : Tuesday
- Arabe : Thoulatae ثلاثاء
- Chinois: 星期二 (la deuxième journée de la semaine)
- Coréen : 화요일
- Espagnol : Martes
- Esperanto : Mardo
- Italien : Martedì
- Japonais : kayôbi (火曜日) (jour du Mars)
- Neerlandais : Dinsdag
- Portugais : Terça Feira
- Russe : Вторник
- Danoise : Tirsdag
Catégorie:Semaine
als:Dienstag
ja:火曜日
ko:화요일
ms:Selasa
simple:Tuesday
th:วันอังคาร
MercrediCatégorie:Semaine
Le mercredi est le troisième jour de la semaine. Le mot mercredi est issu du latin Mercurii dies, signifiant « jour de Mercure ». Les autres jours de la semaine sont lundi, mardi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
Religions
- Pour certains chrétiens, le Mercredi des Cendres (lendemain du Mardi Gras) marque le début du Carême. Le Mercredi saint est celui qui précède le dimanche de Pâques.
Histoire
- Au Moyen Âge, le mercredi soir marquait le début de la trêve de Dieu.
Divers
- De nombreux enfants scolarisés ne vont pas à l'école le mercredi.
- En France, le mercredi est le jour de sortie des nouveaux films.
- La diffusion de longs métrages le mercredi soir est interdite sur les chaînes de télévision gratuites diffusées en france afin de privilégier la consommation de cinéma en salles.
Dans d'autres langues
- Allemand : Mittwoch
- Anglais : Wednesday
- Espagnol : Miercoles
- Italien : Mercoledì
- Néerlandais : Woensdag
- Portugais : Quarta Feira
- Japonais : Suiyôbi (水曜日) (jour de l'eau)
als:Mittwoch
ja:水曜日
ko:수요일
ms:Rabu
th:วันพุธ
JeudiLe jeudi est le quatrième jour de la semaine. Le mot jeudi est issu du latin Jovis dies, signifiant « jour de Jupiter ». Les autres jours de la semaine sont lundi, mardi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche.
La norme ISO 8601 désigne le jeudi comme le milieu de la semaine. Les jeudis d'une année determinent la numérotation des semaines : la semaine 1 est la première contenant un jeudi.
Religions
Chrétienté
- Le Jeudi Saint est celui qui précède le dimanche de Pâques. Ce jour est férié en Alsace et en Moselle.
- Le jeudi de l'Ascension est le jeudi de la sixième semaine après Pâques.
- La Fête-Dieu ou Corpus Christi est célébrée le jeudi qui suit la Trinité.
Histoire
- Le Jeudi noir ( | | |