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Calife

Calife

Le mot calife (prononcé RRalif en arabe/perse) est une romanisation de l'arabe khalîfa (xalīfa(t), خَلِيفَة, ), littéralement « successeur (du prophète) », terme dérivé du verbe khalafa (xalafa, خَلَفَ) signifiant « succéder ». Le porteur du titre garde l'unité de l'Islâm et tout musulman lui doit obéissance : c'est le dirigeant de loumma. L'autorité d'un calife s'étends sur un Califat. À la mort de Mahomet en 632, l'Islâm est désuni : le premier calife sera Abou Bakr (ou Abubéker) qui poursuit la conquête de la péninsule arabique. À sa mort en 634, son premier ministre Omar (ou Umar) lui succède. Celui-ci conquiert la Palestine, la Mésopotamie, l'Égypte et la Perse ; en 644, il est poignardé par « abou loualouaa al-majoussi » un ancien esclave. Avant de mourir, il désigne un comité de six personnes qui devront choisir parmi eux le troisième calife. Ce sera Uthman (644-656). Le quatrième calife est Ali (656-661). Ensuite viendront les dynasties des Omeyyades qui choisiront Damas comme capitale puis des Abbassides qui portent leur siège à Bagdad. Ceux-ci verront leur autorité contestée et la proclamation de califes concurrents (Fatimides au Caire, Omeyyades à Cordoue) si ben que vers l'an 1000, le monde musulman est divisé en trois califats indépendants.

Articles connexes


- Califat ;
- Islam ; Catégorie:Vocabulaire de l'islam Catégorie:Islam catégorie:Titre

Romanisation

Catégorie:Linguistique Catégorie:Méthode de transcription La romanisation (ou latinisation) est la translittération ou la transcription d'une écriture non latine vers une écriture latine.

Liste de normes de romanisation


- langues chinoises :
- japonais :
  - rōmaji ローマ字 :
    - Hepburn ヘボン式 hebon-shiki,
    - Kunrei 訓令式 kunrei-shiki,
    - Nippon-shiki 日本式,
- coréen :
  - :en:McCune-Reischauer
  - :Romanisation révisée du coréen
  - :en:Yale romanization
- autres :
  - quốc ngữ : romanisation et orthographe officielle du vietnamien,
  - ISO-9 : romanisation du cyrillique,
  - la transcription des hiéroglyphes.
  - le turc La romanisation est également l'imposition de la langue latine et de la culture romaine dans l'Empire romain, notamment en Occident.


Arabe

L'arabe (العَرَبِيَّة, ʾal ʿarabiyyaʰ en transcription traditionnelle) est la langue parlée à l'origine par les Arabes. C'est une langue sémitique (comme l'hébreu, l'araméen, l'akkadien ou le syriaque) et flexionnelle dont l'alphabet est un abjad. Du fait de l'expansion territoriale au Moyen Âge et par la diffusion du Coran, cette langue, devenue langue liturgique, s'est répandue dans toute l'Afrique du Nord et en Asie mineure. On fait remonter l'origine de la langue arabe au . La tradition orale considère cependant qu'il s'agit d'une langue révélée directement à Ismaël, fils d'Abraham, dans une forme assez proche de l'arabe classique actuel. La tradition donne par moments des origines bien antérieures : la reine de Saba, l'ancien Yémen ainsi que des tribus disparues auraient parlé l'arabe dans une forme plus ancienne. Les premières traces de l'écriture arabe, telle qu'on la connaît de nos jours, ne remontent qu'au .

Variétés d'arabe

L'arabe est un terme générique qui regroupe de nombreuses variétés :
- l'arabe classique : la langue du Coran, parlée à l'époque de l'expansion arabo-musulmane ;
- l'arabe littéral : une forme modernisée mais peu différenciée de l'arabe classique, qui est la langue écrite commune de tous les pays arabophones ;
- les dialectes arabes : langues orales parlées dans les pays arabes, issues de l'arabe classique, avec des substrats, superstrats et emprunts différents selon les régions. Les dialectes peuvent être assez différents les uns des autres: Un Irakien par exemple pourrait avoir du mal à comprendre le dialecte marocain à premier abord. Les variantes sont aussi différents les unes des autres que le serait le français de France avec le "Jouale" du Québec ou le français de Côte d'Ivoire. Cependant, et même si ces différences existent, des locuteurs arabes de différents pays peuvent se comprendre sans trop difficultés. La multiplication des chaînes satellites arabes ou la très large diffusion des séries egyptiennes jouant un rôle capital dans la diminution de ces différences. Quelle tradition rapporte que la langue arabe de l'époque d'Ismaël est une langue révélée ? La tradition la plus communément admise chez les historiens est celle qui considère qu'Ismaël s'est arabisé au contact de la tribu de Jourhoum, vieille tribu arabe nomade du Yémen.

Arabe et islam

La langue de l'islam étant l'arabe, de nombreux mots du domaine religieux sont d'abord apparus en arabe. Ainsi, certains mots religieux n'existent qu'en arabe, ou possèdent un sens beaucoup plus précis en arabe. Voir termes arabes utilisés en Islam.

Rayonnement culturel

Des écrivains non musulmans ont écrit en arabe, par exemple le médecin et philosophe Maïmonide publiant en langue arabe. Les rois normands de Sicile se piquaient de parler l’arabe.

Pays de langue arabe

Voir pays arabes.

Langues dérivées de l'arabe


- maltais

Lexique

Emprunts français

L’arabe a légué une série de mots aux langues romanes (et, de là, aux autres langues d’Europe), surtout au castillan, à l'italien et au portugais. On trouve donc de nombreux mots arabes en français. Ces emprunts se sont fait soit :
- directement (alcali, alfa, alizari, almée, amiral, arack, azimut, baobab, baraka, barbacane, barde, bédouin, bled, bordj, bouracan, burnous, cadi, cafard, caïd, calife, camaïeu, came, camelote, caoua, chott, clebs, fellah, gazelle, hachisch, harem, hasard, henné, jupe, kandjar, laiton, luth, maboul, maghrébin, maghzen, oued, salamalec, toubib, zénith, etc.) ;
- à partir de l'arabe dialectal, surtout algérien (barda, bezef, kif-kif, matraque, nouba, razzia, youdi, etc.) et égyptien (cange, goudron, mamelouk) ;
- par l'intermédiaire du latin médiéval ou scientifique (alcool, algèbre, alidade, amalgame, ambre, arcanne, avives, benjoin, benzine, bourrache, camphre, chiffre, momie, orcanette, safran, sirop, etc.) ;
- par l'intermédiaire d'autres langues européennes, principalement l'espagnol (alcade, alcarazas, alcôve, alezan, alfange, algarade, alguazil, aman, arrobe, azerole, basaner, épinard, felouque, etc.), l'italien (arsenal, artichaut, assassin, aval, avanie, avarie, berner, café, calfeutrer, calibre, carafe, coton, girafe, hégire, magasin, sirocco, tarif, zéro, etc.), le provençal (boutargue, jarre, madrague, poutargue) et le portugais (argousin) ;
- par l'intermédiaire du turc (minaret, muezzin), de l'hindî (nabab) ou du persan (lascar). D'autre part, l'arabe a transmis au français des mots originaires d'autres langues, notamment l'hindî (bonduc, candi), le persan (alkékenge, alkermès, aniline, aubergine, azur, babouche, borax, bore, douane, orange, timbale, etc.), mais aussi le grec (alambic, almanach, antimoine, etc.). Citons enfin le cas du mot abricot, qui vient du latin praequox (qui a donné précoce) et qui est revenu en français sous cette forme après un voyage par l'intermédiaire du grec (barc), de l'arabe (al-barriq) et du catalan (albercoc). En ce qui concerne les noms propres, beaucoup de noms d’étoiles viennent également de cette langue : Aldébaran, Bételgeuse, Algol, Alioth, Véga, Mizar, Fomalhaut, etc. On reconnaît certains emprunts à l’arabe dans les langues occidentales au fait qu’ils commencent souvent par a- ou al, qui n’est autre que l’article défini dans cette langue. Les Occidentaux n’en ayant pas conscience, ils ont conservé cet article. L'espagnol et le portugais en ont conservé plus que le français : à algodón en espagnol correspond coton, par exemple. Même si cela s’éloigne du cadre linguistique il est intéressant de rappeler que nous utilisons des chiffres indiens transmis en Occident par les Arabes, dits par abus de langage « chiffres arabes ». Dans le monde arabe, seuls les pays occidentaux (Tunisie, Algérie, Maroc) utilisent ces chiffres, les autres pays en utilisent d'autres, appelés abusivement « hindous » (où le 5 s’écrit comme notre 0). Les « chiffres arabes » dans leur forme actuelle sont parvenus à l'Europe de la ville de Bougie au moyen âge (Bédjaia/Algérie) par un moine chrétien, ainsi que les bougies (chandelles), pour lesquelles la ville était renommée.

Voir aussi

Articles connexes


- alphabet arabe et écriture de la hamza ;
- arabe littéral et arabe dialectal ;
- prononciation de l'arabe ;
- vocabulaire de l'islam.
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues afro-asiatiques
      -
- langues sémitiques
- noms arabes
- Poésie arabe

Liens externes


- [http://st-takla.org/Learn_Languages/01_Learn_Arabic-ta3leem-3araby/Learn-Arabic_00-index_El-Fehres.html Apprendre l'arabe Online]
- [http://www.nicoweb.com/sirpus L'écriture et la lecture de arabe, c'est facile en MP3]. Cours de lecture et d'écriture en ligne en MP3 avec proverbes arabes et poésie.
- [http://www.webarabic.com/choix-apprendre.html Apprendre l'arabe] (WebArabic)
- [http://pince31.free.fr/lang/arabic/index.php Apprendre la langue arabe] (Langue Arabe)
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/arabe.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire arabe-français/français-arabe.
- [http://www.nclrc.org/inst-arabic3.pdf Multilingual Computing in Arabic with Windows, major word processors, web browsers, Arabic keyboards, and Arabic transliteration fonts]
- [http://www.muftah-alhuruf.com Muftah-Alhuruf.com]: Ecrire et envoyer des e-mails arabes sans a un clavier ou un système d'exploitation arabe.
-
Catégorie:Langue véhiculaire ja:アラビア語 ko:아랍어 ms:Bahasa Arab simple:Arabic language th:ภาษาอาหรับ

Califat

Catégorie:Islam Catégorie:Vocabulaire de l'islam Catégorie:Monde arabo-musulman Un califat est le territoire reconnaissant l'autorité d'un calife, successeur de Mahomet qui cumulait autorité politique et religieuse. Ce mot sert aussi à désigner le régime politique lui-même et la période pendant laquelle il s'exerce (ex. « pendant le califat de Haroun Al Rachid »). Le mot arabe خليفة est devenu khalifa, puis califat en français. La prononciation exacte est RRalifa qui ne peut être rendue en français, d'ou la translittération. Plusieurs califats ont existé depuis la fondation de l'Islam, suite aux luttes que se livrèrent les différents prétendants au titre de successeur du Prophète, après les quatre premiers califes. Les plus importants sont :
- califat Omeyyade (unique) de Damas ;
- califat Abbasside de Bagdad ;
- califat Fatimide du Caire ;
- califat des Omeyyades de Cordoue.

Les premiers califes (632-661)

À la mort de Mahomet en 632, l'Islâm est désuni : alors que Abou Bakr est désigné, une querelle naît entre les habitants de Médine et de la Mecque concernant la succession du prophète, certain préférant une succession issue de la famille en proposant notamment Ali son gendre pour lui succéder. Les compagnons s'y opposent et nomment Abou Bakr : le premier calife sera donc Abou Bakr (ou Abubéker) qui poursuit la conquête de la péninsule arabique. À sa mort en 634, son premier ministre Omar (ou Umar) lui succède. Celui-ci conquiert la Palestine, la Mésopotamie, l'Égypte et la Perse ; en 644, il est poignardé par l'un de ses esclaves. Avant de mourir, il désigne un comité de six personnes qui devront choisir parmi eux le troisième calife. Ce sera Uthman (644-656). Le quatrième calife est Ali (656-661).

Les Omeyyades (661-750)

Les Omeyyades (ou Umayyades) sont une dynastie de califes qui gouvernèrent le monde musulman de 661 à 750, établissant leur capitale à Damas. Ils tiennent leur nom d'un de leurs ancêtres, Abu Umayya. Ils appartenaient à la tribu des Qurayshites, tribu dominante à La Mecque au temps de Mahomet. Après s'être opposés à celui-ci, ils l'avaient rejoint au dernier moment.
Les Omeyyades étaient liés avec le troisième calife, Uthman. Quand celui-ci fut assassiné par des opposants qui portèrent au pouvoir Ali, cousin et gendre de Mahomet, tous ceux qui étaient liés à Uthman crièrent vengeance, notamment l'omeyyade Mu`âwîya, qui était alors gouverneur de Syrie. À la suite de quelques combats, Ali fut écarté du pouvoir par un arbitrage, et Muawiya fut proclamé calife par les Syriens (661). Seuls les chiites reconnaissent la légitimité d'Ali. Celui-ci ayant été assassiné la même année par les Kharidjites, ses anciens partisans, plus rien ne s'opposa ensuite au règne des califes omeyyades. Cependant, à partir des années 680, une série de troubles internes faillit mettre fin à cette dynastie, mais elle réussit toujours à reprendre le dessus : En 680, à la mort de Muawiya, les notables de la ville chiite de Koufa, en Mésopotamie, voulurent mettre sur le trône Husayn, second fils d'Ali. Ils furent écrasés à Kerbala par une armée omeyyade.
En 683, un notable quraychite, Abd Allah ben al-Zubayr, souleva en Arabie les deux villes saintes de La Mecque et Médine, et étendit son pouvoir jusqu'à Basra (Bassora), en Irak. En même temps éclatait à Kufa une révolte organisée par Mukhtar au nom d'un des fils d'Ali.
De plus, divers groupes kharidjites suscitaient des désordres en Arabie méridionale, en Iran central et en Haute-Mésopotamie. Heureusement pour les Omeyyades, les divers groupes insurgés n'avaient aucune union entre eux. Les Kharidjites ne s'étendirent pas hors des déserts ; Abd Allah fut vaincu par le calife Abd al-Malik, tandis que Mukhtar était écrasé par le frère d'Abd Allah, qui gouvernait Basra.
Les adversaires du régime l'accusaient d'impiété pour diverses raisons :
- il avait usurpé la place et versé le sang de la famille du Prophète ;
- il aurait été trop indifférent à l'Islam et à ses règles, notamment en négligeant de convertir les populations conquises. Il est vrai que les Omeyyades ont longtemps préféré faire payer aux non-musulmans des impôts (capitation et impôt foncier) plutôt que de les convertir. Cependant les successeurs d'Abd al-Malik choisirent une solution plus souple : on encouragea les conversions, et pour les convertis la capitation fut remplacée par l'aumône légale du croyant; mais l'impôt foncier fut maintenu sur leurs terres (sous prétexte que celles-ci n'étaient pas converties). Les Omeyyades furent ensuite détrônés en 750 par les Abbassides, qui fondèrent leur propre dynastie. Presque tous les membres de la famille furent massacrés, mais le prince Abd ar-Rahman Ier, réussit à s'enfuir, à gagner l'Espagne et à y établir une nouvelle dynastie à Cordoue. L'émir Abd ar-Rahman III prit le titre de Calife en 929, affirmant ainsi la complète indépendance de Cordoue. Pour cette partie, voir l'article détaillé: Califat de Cordoue.

Les Abbassides (750-1517)

La nouvelle dynastie abbasside a conservé la fonction de calife jusqu'au XVIe siècle, mais ces califes n'ont exercé la réalité du pouvoir que durant certaines périodes limitées.

Apogée et déclin (750-945)

Les commencements du règne abbasside furent marqués par une réforme de l'empire prenant mieux en compte les populations non-arabes et non-musulmanes. Ce fut également une époque de développement urbain, symbolisé par la nouvelle capitale, Bagdad, fondée par Al-Mansûr en 762. Cependant, le pouvoir fut rapidement destabilisé, en particulier par la forte présence de mercenaires turcs dans l'armée et dans la garde du calife. Les tensions provoquées par cette situation amenèrent les califes à déplacer la capitale à Samara entre 836 et 883.
Par ailleurs, dès le IXe siècle, l'autorité du calife s'estompa à la périphérie de l'empire. La Tunisie et la Tripolitaine prirent leur autonomie sous la conduite des Aghlabides ; la Transoxiane et le Khorasan se trouvèrent successivement sous la domination des Tahirides, des Saffarides puis des Samanides.
Le pouvoir abbasside acheva de s'affaiblir avec la fondation du califat schismatique fatimide, mais surtout, en matière de politique interne, avec l'importance croissante des vizirs et des émirs turcs. En 936 est créée la fonction de grand émir dont le pouvoir est très étendu, tant dans le domaine militaire que dans les finances.

Le califat sous tutelle (945-1180)

Après s'être réduit progressivement, le statut du calife ne fut plus que celui, symbolique, de « commandeur des croyants », et la réalité du pouvoir politique fut assurée par des dynasties non-arabes.

Les Bouyides (945-1055)

Cette famille d'origine iranienne s'empara en 945 de la fonction de grand émir et domina essentiellement l'Irak et l'Iran.

Les Seldjoukides (1055-1180)

Au début du XIe siècle, la tribu turque des Oghuzz, dominée par le clan des Seldjoukides, envahit les provinces orientales de l'empire arabe puis l'Iran. En 1055, leur chef Tuğrul Bey prit Bagdad et se fit reconnaître comme sultan. Son ambition affichée était de réinstaurer la légitimité d'un pouvoir sunnite face aux Bouyides chiites et au califat fatimide qui avait progressé vers l'Égypte puis jusqu'en Syrie et au Hedjaz, et de reprendre possession au nom du calife les villes saintes de La Mecque, de Médine et de Jérusalem.
De fait, le pouvoir seldjoukide s'empara de la Syrie (mais les Croisés prirent Jérusalem en 1099) et de l'Anatolie. Mais rapidement des rivalités se firent jour entre les différents clans turcs et le pouvoir des sultans diminua.

Le renouveau du pouvoir califien (1180-1258)

Le déclin des sultans seldjoukides permit au calife An-Nasir de restaurer son autorité sur l'Irak. Mais l'invasion mongole de 1258-1260 et l'exécution d'Al-Musta'sim mirent un terme définitif au pouvoir abbasside.

Le sultanat mamelouk (1261-1517)

Al-Mustansir, un membre de la famille abbasside, se réfugia en ÉgypteSaladin avait détruit la dynastie fatimide en 1171 et que dirigeaient les Mamelouks depuis 1250. Le sultan mamelouk Baybars fit reconnaître Al-Mustansir comme calife afin de légitimer son autorité politique. Mais, de fait, la lignée de calife qui subsista sous le sultanat mamelouk n'avait plus la moindre parcelle de pouvoir et possédait un titre purement honorifique.
En 1517, le sultan ottoman Sélim Ier conquit l'Égypte, mettant fin au sultanat mamelouk et, du même coup, au califat abbasside.

L'institution califienne après 1517

Une tradition tardive rapporte que Sélim Ier a voulu perpétuer l'institution suprême de l'Islam en assumant à son tour le titre de calife. Ce fait est invérifiable et largement mis en doute par les historiens, mais les sultans ottomans furent en effet considérés comme porteurs de cette dignité. On peut en voir une illustration dans le soin que Mustafa Kemal prit d'abolir officiellement l'institution du califat en 1924, deux ans après celle du sultanat.
Le Chérif de la Mecque Hussein Al-Rachid (aïeul de la dynastie régnant actuellement en Jordanie), allié des Britanniques durant la Première Guerre mondiale entreprit alors de restaurer la fonction à son profit, mais il échoua devant la montée en puissance d'Abdel Aziz ibn Saoud. Aujourd'hui, certains mouvements de l'islam politique, tels le Hizb ut-Tahrir, possèdent dans leur programme politique l'exigence de la restauration du califat.

Voir aussi


- Structure du pouvoir musulman

Mahomet

Mahomet ou Mohammed ou encore Muhammad (مُحَمَّد [] en arabe) est né à La Mecque en 570 et mort à Médine en 632. Il est chef religieux, politique et militaire arabe, fondateur et prophète de l'islam.

Les noms de Mahomet

Le terme français Mahomet est une déformation du turc Mehmet. À noter que Mohammed devient Muhammet ou Mehmet en Turquie, Mohand en langue berbère, et Mamadou dans certains pays d'Afrique noire par déformation de la forme arabe vocalisée Mouhammadou. Le nom complet de Mahomet est Abu-l-Qâsim Muhammad Ibn `Abd Allâh Ibn `Abd Al-Muttalib Ibn Hâshim. Le nom proprement dit y est précédé par la kunyah marquant la paternité (père de Al-Qâsim) et suivi par le nasab c'est-à-dire la généalogie (fils de `Abd Allâh, le fils de `Abd Al-Muttalib, le fils de Hâshim). La version arabe 'Muhammad' s'écrit avec 4 consonnes mîm, hâ', mîm et dâl et se prononce 'Mouhammad'. Muhammad signifie en arabe « Celui qui est digne de louanges », « le Louangé ». La variante francisée Mahomet est rejetée par une partie des musulmans. Un débat récent qui a fait l'objet d'une pétition expédiée à l'Académie française estimait que : « Mohammed signifie en arabe, le Béni. Et ce sens est parfaitement apparent dans le terme lui-même alors que Mahomet provient de l'expression « Mâ houmid » qui en est la négation. ». De nombreux autres noms (laqab) lui ont été attribués, soit de son vivant, soit par la tradition islamique. On en compte 201, dont Al-Mustafâ et Al-Mukhtâr qui signifient l'Élu, Al-Amine qui signifie le Loyal, Ahmad et Mahmoud qui sont dérivés de la même racine que Muhammad. Dans le Coran et les hadiths, Mahomet est habituellement appelé le messager de Dieu (rasoul) (الرَّسُول ar-rasūl, le messager; l'envoyé), plus de 200 fois dans le Coran. Il est également désigné par l'expression prophète (nabi) (النَّبِيّ an-nabīy, le prophète). Ces deux appellations renvoient à une distinction faite en islam entre deux catégories de personnes investies d'une mission apostolique ; les messagers de Dieu, appelés aussi envoyés de Dieu, sont d'après la terminologie islamique les personnages ayant reçu un message divin (ou un livre sacré) avec l'ordre de le transmettre aux hommes, tandis que les prophètes reçoivent un enseignement divin à titre plus personnel. Selon cette classification, les messagers sont des prophètes alors que la réciproque n'est pas nécessairement vraie. :Ô gens ! Le Messager vous a apporté la vérité de la part de votre Seigneur. Ayez la foi, mieux vous vous en porterez. Et si vous ne croyez pas (qu'importe !), c'est à Dieu qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Dieu est Omniscient et Sage. En arabe : : يَا أَيُّهَا النَّاسُ قَدْ جَاءَكُمُ الرَّسُولُ بِالْحَقِّ مِنْ رَبِّكُمْ فَآمِنُوا خَيْرًا لَكُمْ وَإِنْ تَكْفُرُوا فَإِنَّ لِلَّهِ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَكَانَ اللَّهُ عَلِيمًا ::Le Coran (IV ; 170) D'après ce verset Muhammad est désigné par le Coran comme étant le messager de Dieu. : Certes les hommes les plus dignes de se réclamer d'Abraham, sont ceux qui l'ont suivi, ainsi que ce Prophète ci, et ceux qui ont la foi. Et Allah est l'allié des croyants. En arabe : : إِنَّ أَوْلَى النَّاسِ بِإِبْرَاهِيمَ لَلَّذِينَ اتَّبَعُوهُ وَهَذَا النَّبِيُّ وَالَّذِينَ آمَنُوا وَاللَّهُ وَلِيُّ الْمُؤْمِنِينَ ::Le Coran (III ; 68) Dans ce verset, outre le fait que le Coran qualifie Muhammad de prophète, on retrouve la filiation revendiquée par l'islam vis-à-vis des autres religions et des prophètes bibliques. Non seulement le message prêché par Muhammad est inscrit dans la suite des religions célestes précédentes -- ce que peuvent contester les adeptes de ces religions -- mais le Coran affirme que la venue de Mahomet était annoncée dans la Torah et les Évangiles, si l'on s'en tient au verset suivant : : Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l'Evangile. En arabe : : الَّذِينَ يَتَّبِعُونَ الرَّسُولَ النَّبِيَّ الْأُمِّيَّ الَّذِي يَجِدُونَهُ مَكْتُوبًا عِنْدَهُمْ فِي التَّوْرَاةِ وَالْإِنْجِيلِ ::Le Coran (VII ; 157)

Annonce de la venue du prophète

Le Coran affirme que la venue de Mahomet comme prophète de l'islam pour toute l'humanité est annoncée dans la Torah et dans les Évangiles. :Comment pouvez-vous désirer qu'ils croient avec vous, alors que certains d'entre eux ont altéré sciemment la parole de Dieu, après l'avoir entendue ? ::Le Coran (II ; 75) Certains exégètes voient dans ce verset une accusation envers les juifs et les chrétiens. Un nom céleste de Mahomet est Ahmad qui peut se traduire en grec par περικλυτος (loué, renommé, célèbre). Dans les évangiles, Jésus annonce l'arrivée du παρακλητος (en grec moderne : avocat, défenseur, réconfort) (Jean XIV: 16, XV: 26 et XVI: 7) Dans les Églises chrétiennes, on considère que ce paraclet est l'Esprit Saint, et qu'il est venu à la Pentecôte. Une polémique entre chrétiens et musulmans est née de cette situation floue. La tradition islamique affirme que Mahomet est le dernier (au sens du sceau) des prophètes, qu'il scelle ainsi le cycle de la prophétie, en confirmant et en totalisant les messages véhiculés précédemment par la lignée des prophètes.

Biographie religieuse

Naissance et enfance

Mahomet naît à la fin du , vers 570, à la Mecque, cité caravanière vivant du trafic des marchandises de l'Inde vers l'Occident via Aden puis la Syrie, en tranversant le désert de la péninsule arabique. Âgé de soixante-trois ans, il décédera vers le 8 juin 632 à Médine. Mahomet est le prophète de l'islam et le créateur du premier État musulman. L'année de naissance de Mahomet est appelée traditionnellement Année de l’éléphant en référence aux événements qui s'y sont déroulés. Le général chrétien éthiopien et vice-roi du Yémen, Abraha, avait attaqué en vain La Mecque avec une troupe d’éléphants pour démolir le sanctuaire vénéré par les Arabes (la Ka`ba). Le Coran rapporte ce récit (Sourate Al-Fil), et il est dit que l'attaque fut repoussée par la riposte miraculeuse d'oiseaux jetant des pierres brûlantes. La tradition musulmane dit que des témoins occulaires de cette attaque étaient encore en vie lors de la révélation de cette sourate. Mahomet appartient à la tribu de Quraysh (ou Koreish), une très ancienne tribu arabe. Il descend de Ghâlib, fils de Fihr, surnommé Quraych, guerrier puissant et redouté. Son père `Abd Allâh Ibn `Abd Al-Muttalib est fils de `Abd Al-Muttalib, fils de Hâshim, prince des Qurayshites, gouverneur de La Mecque et intendant de la Ka`ba. La famille de Mahomet sont les Hachimites par référence à son grand-père Hâshim Ibn `Abd Manâf. Les Koreishites disent descendre d'Ismaël, fils d'Abraham, et ont la garde de la Ka`ba, sanctuaire reconstruit par Abraham et son fils Ismaël, selon la tradition musulmane, et désigné par le père des trois monothéismes comme un lieu de pèlerinage. Mahomet est le fruit du mariage de `Abd Allâh Ibn `Abd Al-Muttalib et Âminah (Amina ou Aamina bint Wahb) fille de Wahb, chef du clan médinois des Banû Zahrah. Elle accouche de Mahomet à La Mecque dans la maison de son oncle paternel Abû Tâlib du clan des Banû Hâshim, le lundi 12 du mois de Rabî` Ier (avril). Son accoucheuse est Ash-Shifâ', la mère de `Abd Ar-Rahmân Ibn `Awf. Il n'est pas encore né quand son père `Abd Allâh meurt à Yathrib qui, depuis, a pris le nom de Médine. Le septième jour après sa naissance, son grand père `Abd Al-Muttalib donne un nom à son petit-fils : Muhammad, ce qui signifie "Le Loué". Umm Ayman Barakah Bint Tâlib, une esclave abyssinienne de son père, s'occupe de lui. Conformément à la coutume des familles nobles de Quraysh, sa mère Âminah le confie à une nourrice, d'abord à Thuwaybah, la servante de son oncle Abû Lahab, puis à Halîmah Bint Al-Hârith As-Sa`diyyah (de la tribu des Saadites), qui emporte le nourrisson dans le désert, où son mari vit avec la tribu des Saadites (Banû Sa'd), à l'écart du reste des Arabes. La vie dans le désert, au milieu des bédouins réputés pour la pureté de leur langue, était réputée prodiguer aux enfants santé et force d'expression. Un jour, alors que Mahomet et l'un de ses frères de lait avaient la garde de quelques bêtes à proximité des habitations, Halîmah et son mari Abû Kabshah sont alertés par leur fils de lait que Mahomet avait été pris à parti par deux hommes de blanc vêtus, qu'il l'avait couché et ouvert son torse. Accourant sur les lieux, Halîmah et son mari trouvent leur enfant debout tout pâle. Le jeune Mahomet leur explique que deux hommes vêtus de blanc étaient venus et l'avaient couché par terre, et qu'il lui avaient ouvert le torse et en avaient extrait quelque chose. Selon la tradition musulmane, les deux hommes vêtus de blancs n'étaient autres que deux anges, envoyés pour purifier le coeur de l'enfant Muhammad, destiné à être prophète, et pour apposer le sceau de la prophétie entre ses épaules. Craignant pour la santé de l'enfant, Halimah s'empresse de rendre Mahomet à sa mère Âminah qui meurt trois ans plus tard ; il a à peine six ans. Son grand-père paternel `Abd Al-Muttalib le prend alors dans sa maison. Deux ans après, sur son lit de mort, `Abd Al-Muttalib charge Abû Tâlib, l'aîné de ses enfants, frère utérin de `Abd Allâh, de prendre soin de Mahomet. Son oncle Abû Tâlib - le père d'Ali - eut soin de l'élever comme ses propres enfants. Jusqu'à l'âge de 40 ans il y a peu de détail écrit sur sa vie, elle est reconstituée d'après la tradition orale, environ 140 ans après sa mort, grâce à de nombreux temoignages de ceux qui avaient connu ses premiers compagnons. Il aurait été berger, avant d'entrer au service de Khadija, une riche veuve qui organisait des caravanes marchandes. Malgré leur différence d'âge (Khadija avait 40 ans et Mahomet environ 25), ils se marient et auront un fils, Al-Qâsim qui mourut en bas âge, et quatre filles, Zaynab, Ruqayyah, Umm Kulthûm et Fâtima, la future épouse d'Ali.

Jeunesse

Quand Mahomet a douze ans, Abû Tâlib décide de tenter sa chance dans le commerce caravanier avec la Syrie. Son neveu insiste pour l'accompagner. Arrivés à Bostra (Al-Basrah), ils s'arrêtent à un monastère où ils se font remarquer par un moine nommé Bahira. D'après Ibn Ishaq, le célèbre chroniqueur, le moine reconnaît en l'enfant le futur prophète grâce à différents signes consignés par la tradition ecclésiastique, dont le sceau de la prophétie qu'il portait dans son dos. Sur ce, il recommanda fortement à Abû Tâlib de rebrousser chemin et de garder son neveu des yeux des Chrétiens et des Juifs d'Orient. L'oncle obtempéra et renonça par la suite à ces voyages. À la Mecque, Mahomet se distinguera des gens de son âge. Il est fort, judicieux dans ses propos, énergique dans ses expressions, fidèle à ses amis, et plus encore à ses promesses, il évite avec un soin extrême tout ce qui eut pû faire soupçonner en lui quelque goût pour le vice, quelque penchant à la licence. Les Qurayshites ayant déclaré la guerre (connue sous le nom d'El Fijar, vers 590) aux Tribus de Kénan (Canaan) et de Hawazan, ils marchèrent contre elles commandés par Abû Tâlib. Mahomet, âgé de vingt ans se distinguera par son intrépidité. Les deux Tribus sont battues et dispersées. Quelques temps plus tard, les fondations de la Kaaba sont gravement touchées par des pluies torrentielles. Menaçant de s'effondrer, le sanctuaire dut être démoli et reconstruit par les Qurayshites. Quand il s'agit d'y reloger la pierre noire, vénérée par les Arabes depuis le temps d'Abraham, les tribus ne s'accordent pas sur le choix de celui qui aura l'honneur de replacer la pierre sacrée. Elles conviennent qu'il reviendra au premier qui se présentera le lendemain à la porte du temple. Ce fut Mahomet. Pour ménager les susceptibilités, il enleva sa cape et y plaça habilement la pierre noire, qu'il fit élever ensuite par deux Arabes de chaque tribu, et la prenant alors, il la plaça lui-même, sous le regard approbateur de tous les habitants de la Mecque, enchantés de la noblesse de cette action, pour démêler l'orgueil qui en avait été le motif.

Le contexte religieux et culturel en Arabie

Les Arabes errent dans leur désert en une lente et continuelle migration qui les porte du Yémen trop dense vers la Méditerranée. Ils vivent chichement de quelques razzias. Rares sont ceux qui cultivent dans le Hedjaz, ceux qui commercent ou pratiquent l'usure dans les échoppes de La Mecque et au passage des caravanes qui relient l'Inde à la Syrie. La période de troubles politiques et économiques, le matérialisme des marchands à courte vue favorise la recherche de nouveaux horizons spirituels, et pourquoi pas vers le monothéisme des juifs, des chrétiens ou des mazdéens. Quelques décennies avant la naissance de Muhammad, le mouvement des Hanifs naît en Arabie d'une frustration vis-à-vis des religions exitantes et aspire à la restauration de la religion d'Abraham. Les adeptes de ce mouvement s'écartent des turpitudes (beuveries et luxure) dont les Arabes sont devenus coutumiers au fil des siècles et du culte des idoles. La venue annoncée de l'ultime Prophète occupe les cercles religieux et fait l'objet de surenchères entre les différentes communautés religieuses qui espèrent le soutien victorieux de l'Envoyé du Ciel.

Sa mission apostolique

C'est en 610 que, pour la première fois, l'archange Gabriel (Jibrîl) lui apparaît dans la grotte « Hira » où il avait coutume de se recueillir et lui transmet la révélation, la parole d'Allah. Les révélations se sont accomplies ponctuellement ou régulièrement selon les périodes de la prophétie. Mahomet fait immédiatement part de ces révélations à ses proches, et avec eux il fonde un groupe de croyants qui s'appelleront les musulmans: nommés ainsi en référence au prophète Abraham (muslim, celui qui se donne, qui se soumet à Allah « Dieu »). Après sa mort, ses disciples continuèrent de se transmettre oralement et sous forme d'écrits les paroles d'Allah révélées à Mahomet, avant qu'elles ne soient rassemblées définitivement en un seul livre, le Coran, par le troisième calife Uthman moins de vingt ans après la disparition du prophète. La croissance du groupe (environ 40 compagnons au début) inquiète les Mecquois, et les persécutions contre Mahomet et les siens se font de plus en plus vives après la mort de Khadija et d'Abû Tâlib. Ils doivent émigrer (hégire) à Yatrib (future Médine) en 622, année de l'hégire, à l'origine du calendrier musulman. Ils sont alors environ 70, dont Abû Bakr, compagnon préféré de Mahomet et futur calife. Mahomet réorganise Yatrib, où il est en même temps chef religieux, politique et militaire. Il s'appuie à la fois sur les deux tribus arabes et les trois tribus juives qui y vivent (mais les Juifs seront chassés de la ville vers 627, après avoir rompu un pacte). Les musulmans continuent de faire l'objet d'attaques de la part des Mecquois et ripostent. Les victoires et les défaites alternent, jusqu'en 629-630 où Mahomet prend La Mecque presque sans opposition, ralliant à lui ses derniers adversaires. Après avoir réorganisé l'administration et mis en place une nouvelle législation religieuse, il retourne à Médine, où il meurt en 632 après une courte maladie.

Thèses orientalistes

Si on en croit ses biographes, Mahomet aurait eu en tout quinze épouses tout au long de sa vie. Tabari dans son livre Chronique signale qu'il aurait convoité cinq femmes et qu'il avait deux esclaves dont l'une lui donna un fils (Ibrahîm, qui mourut à l'âge de deux ans). Les détracteurs de Mahomet pointent souvent du doigt le nombre de ses femmes (il avait neuf femmes à sa mort), alors que l'islam limite le nombre d'épouses qu'un homme peut avoir simultanément à quatre (ainsi que d'autres conditions très restrictives) ainsi que l'âge très jeune de certaines. Il est répondu à cette accusation que Mahomet se maria avant que cette règle fut instauré par le Coran. Et meme si les hommes de l'époque durent se séparer de certaines de leurs femmes pour respecter la règle, le Coran a instauré une exception pour le prophète (pour des raisons spécifiques, cf. liens externes).

Biographie historique

Tabari

Les prémices de l'islam

Mohammed effectue de nombreuses retraites spirituelles ; vers 610 la « révélation » débute. Mohammed qui a 40 ans commence à transmettre les versets qu'il déclare être révélés par Allah et dictés en arabe par l'archange Gabriel (Djibril), cette dictée durera vingt-trois ans. Ils formeront le Coran, qu'il prend soin dès le début d'enseigner oralement. Après la première visite de l'archange Gabriel, Mohammed se réfugie auprès de son épouse et lui raconte comment il a reçu une première révélation au cours d'une retraite spirituelle dans la grotte Hira sur la montagne d'Arafat (connaissance). Khadijah est considérée comme la première croyante. Khadijah (ou Khadijeh) couvre le prophète à sa demande (sourate « el Muzamil ») et s'enquiert auprès de son oncle, Waraqah Ibn Nawfal, qui lui confirme la prophétie de Mohammed et l'alerte des dangers à venir. Khadijah, la plus riche des femmes de La Mecque, est la première à prendre la défense de Mohammed pour faire connaître à l'Univers la nouvelle religion. Bien que ses contemporains acceptent difficilement d'abandonner leurs croyances et leurs pratiques ancestrales, en trois ans, il réussit à s'entourer d'une petite cinquantaine de disciples. Ils sont une centaine au bout de cinq ans. L'islam est la plus récente des trois religions révélées (religions du Livre). Le prophète et les musulmans accomplissent pendant un certain temps la prière tournés vers Jérusalem, puis pour marquer l'essence monothéïste abrahamique de l'islam, Mohammed et ses adeptes décident de se tourner en direction de la Kaaba qui se trouve à la Mecque. D'après la tradition musulmane, la première construction de la Kaaba remonte au temps d'Adam ; elle a été reconstruite par Abraham et son fils Ismaël.

L'hégire et les débuts de l'islam

En 619, les deux protecteurs meurent : sa femme Khadidja et son oncle Abi Talib - remplacé à la tête du clan par un autre oncle, très réticent à son égard. Mahomet quitte alors La Mecque, c'est le début de l'émigration ou « hégire », en 622. À Médine (Yathrib) par le jeu d'un pacte entre tribus arabes rivales, la vie s'organise autour de la communauté (Oumma). La richesse de Mahomet augmente au fil des dons et du cinquième de chaque prise ou butin. Les chefs de clan qui ne se soumettent pas doivent verser une taxe (jizyah). Au début, Mahomet puise largement dans la religion juive, les pratiques de la nouvelle foi. Ainsi, les interdits alimentaires sont exactement les mêmes que ceux imposés par la casherout (nourriture autorisée aux juifs), ses fidèles jeûnent le jour de la fête juive de l'expiation (Yom Kippour) et doivent prier en direction de Jérusalem. Le Coran raconte l'histoire des patriarches et des rois hébreux (Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Salomon, David,...).Ce n'est pas pour autant que les Juifs de Médine acceptent de se convertir au mahométisme. Le jeûne est ensuite fixé le mois anniversaire d'une escarmouche victorieuse contre des mecquois venus secourir une caravane ; Mahomet ne se tourne plus vers Jérusalem pour prier ; le mahométisme se détache de ses ancrages primitifs, s'affirme et s'impose par tous les moyens : ses détracteurs sont assassinés, un clan juif est expulsé de Médine et ses biens confisqués, la dernière tribu juive restée dans la ville est massacrée (624). Le mahométisme n'entend que rétablir l'idéal juif et chrétien dans sa pureté originelle chez ceux dont il juge qu'ils l'ont corrompu et qu'ils ont manipulé les écritures, Torah autant qu'Évangile... Il épouse Saouda (Sawda), veuve mais bonne ménagère. Puis Aïcha, n'ayant pas atteint l'âge de dix ans, fille d'Abu Bakr. En 627, il prend pour concubine Rayhana, une juive, puis Myriam en 629, une chrétienne ; la même année, il se marie avec Saffiyya, une juive. Le mariage d'un fidèle avec une païenne est interdit, mais licite avec des juives et des chrétiennes (la femme musulmane ne peut épouser qu'un musulman). La Mecque tombe comme un fruit mûr en 630. En neuf ans, il s'assure l'Arabie et la soumet. L'économie de pillage (razzia) atteint ses limites : vol réciproque ne crée pas richesse. Mahomet sonne l'arrêt des razzias entre tribus arabes. Il faut trouver un nouveau gisement : l'ère de la conquête a sonné, on soumet de nouveaux territoires, de nouveaux peuples. Il meurt à Médine d'une courte maladie, âgé de 63 ans. Il fut enterré chez lui. Après l'agrandissement de la mosquée de Médine, sous la dynastie omeyyade, son tombeau est devenu à l'intérieur de la mosquée, mais il est protégé par un triple mur.

Voir aussi

Liens internes


- Khalid Ibn Al Walid
- Mehmed

Liens externes


- [http://www.islamophile.org/spip/rubrique35.html Le Prophète, sa biographie, ses qualités humaines et ses miracles]
- [http://www.herodote.net/Dossier/Mahomet.htm Mahomet et la naissance de l'islam]
- [http://www.pbs.org/muhammad/ Site du documentaire de la chaîne americaine PBS : Muhammad, legacy of a Prophet]
- [http://charlatans.info/mahomet.shtml Critique historique et scientifique sur Mahomet.] Catégorie:Islam Catégorie:Chef religieux Catégorie:Personnage coranique Mohammed Mohammed ja:ムハンマド・イブン=アブドゥッラーフ ko:무함마드 ms:Nabi Muhammad s.a.w. simple:Muhammad th:มุฮัมมัด

632

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---- Cette page concerne l'année 632 du calendrier julien.

Événements


- 26 février : Le prophète Mahomet, suivi d'une foule de cent mille pélerins, se met en route pour La Mecque, où il va effectuer son pélerinage d'adieu.
- 5 mars : Le prophète Mahomet arrive à La Mecque pour accomplir le pélerinage, et il y est rejoint par Ali, qui revenait du Yemen avec ses hommes.
- 15 mars : Faisant ses adieux à sa ville natale, le prophète Mahomet quitte La Mecque pour Médine.
- 19 mars : Au retour de son pélerinage d'adieu à La Mecque, le prophète Mahomet fait une halte à Ghadir Khum, où il prononce un sermon, au cours duquel il révèle que Dieu lui a commandé de désigner son successeur, et qu'il a choisi Ali.
- 8 juin : Mort du prophète Mahomet à Médine.
- Mahomet (Mohammed) prêche la Guerre sainte contre les païens.
- Abou Bakr, premier calife de l'Islam.
- Le calife Abou Bakr soumet les tribus arabes révoltées. Il progresse vers la Syrie et la Perse (fin en 634).
- Sous le règne d’Abou Bakr commence la collecte du Coran. Zayd, secrétaire de Mahomet, est chargé du travail.
- Invasions Arabes à Chypre (632-964) qui ruinent les anciennes villes.
- Début du règne de Yazdgard III, dernier roi sassanide de Perse (fin en 651).
- Le roi du Khotan dans le Tarim accepte la suzeraineté chinoise.
- En Espagne, Sisenand offre 200 000 sous d’or au roi des Francs Dagobert pour son soutien contre Swentila. Les Francs interviennent à Saragosse où Sisenand est couronné roi des Wisigoths contre Swentila.
- Dagobert Ier de retour en Austrasie prend une concubine, Ragnétrude, qui lui donne un fils, Sigebert, qui est proclamé vice-roi d’Austrasie.
- Pépin et Cunipert (évêque de Cologne), maires d’Austrasie.
- Félix, patrice d’Aquitaine (?).
- Penda, roi de Mercie (632-654).
- Le roi des Francs Dagobert crée la foire de Saint-Denis, grand marché de 4 semaines.

Naissances


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Décès en 632


- 8 juin : Mahomet (Mohammed), fondateur de l'Islam.
- Ormizd V, roi de Perse, est assassiné par les troupes de Yazdgard III, qui restaure la dynastie Sassanide. als:632 ko:632년

Abou Bakr

Catégorie:Islam Abou Bakr Abou Bakr Abou Bakr, Abû Bakr ou Aboubéker était le beau-père de Mahomet (père d'Aïcha). Né à La Mecque vers 573, mort à Médine en 634, il fut le premier des quatre califes authentiques de l'islam, de 632 à 634. Son nom signifie « l'homme à la chamelle » (ou au chamelon) : il aurait en effet possédé un nombre important de chameaux dont il prenait grand soin (
- ). Il est à l'origine des noms Boubaker, Boubakeur (Afrique du Nord) et Boubacar (Afrique noire). On lui a donné comme surnom as-Siddîq (= le sincère), et ses descendants sont appelés les Siddîqî. Il fut l'un des premiers à adhérer à l'islam, alors qu'il était marchand à La Mecque. Lors de l'hégire, il quitta La Mecque pour s'installer avec Mahomet à Médine. Au cours de la maladie qui lui fut fatale, le prophète désigna Abu Bakr pour diriger les prières en l'absence de Mahomet, geste qui fut interprêté comme la volonté qu'Abu Bakr soit son successeur. Ainsi, à la mort de Mahomet, Abou Bakr devint le premier calife. Le choix fut ratifié par les chefs de l'armée et ultimement confirmé, quoique Ali, le beau-fils de Mohamet, le contesta, réclamant ce titre pour lui-même. Finalement Ali se soumit mais cette divergence d'opinion donna naissance à la controverse qui divisa les fidèles en sunnites et chiites. Abou Bakr assuma sa nouvelle position (632), sous le titre de Khalifet-Rasul-Allah (successeur du prophète de Dieu) quand il fut appelé pour reprimer la révolte de tribus à Hedjaz et Nejd, la première rejetant l'Islam et la seconde refusant de payer le tribu. Il rencontra une forte opposition de toute part mais à chaque fois fut victorieux, la plus sérieuse opposition venant de Musailma qui fut finalement vaincu par Khalid bin Walid à la bataille de Akraba. Quand les désordres internes furent réprimés et l'Arabie entièrement soumise, il dirigea ses généraux à la conquête de l'étranger. L'Irak fut prise à la Perse par Khalid bin Walid en une seule campagne et il y eut également une expédition couronnée de succès en Syrie. Après la victoire difficile sur Musailma, Omar, craignant que les paroles du prophète ne soient entièrement oubliées quand la mort aura prise tous ceux qui les avaient entendues, incita Abou Bakr à envisager leur préservation sous forme écrite. Le récit, quand il fut achevé, fut enregistré par Hafsa, fille d'Omar, et une des épouses de Mohamet. Il fut considéré avec grand respect par tous les musulmans, même s'il n'avait aucune autorité canonique, et fournit la plupart du matériel avec lequel le Coran fut écrit. Quand la version officielle fut terminée, toutes les copies du récit de Hafsa furent détruites afin d'éviter toute dispute et division. Abou Bakr mourut le 23 août 634 à Médine. Peu avant sa mort, attribuée soit au poison soit à une cause naturelle, il fit d'Omar son successeur. Abu Bakr est enterré dans le Masjid al Nabawi, avec Mohamet et Omar. (
- ) Une autre interprétation, généralement considérée comme erronée, consiste à donner au nom le sens de « père de la vierge » (bikr), dans la mesure où Aïcha était vierge quand Mahomet l'a épousée.
ja:アブー=バクル ms:Saidina Abu Bakar th:อะบูบักรฺ

Péninsule arabique

ko:아라비아 반도 ja:アラビア半島 simple:Arabia Catégorie:Monde arabo-musulman Catégorie:Péninsule Catégorie:Région d'Asie Catégorie:Région d'Asie L'Arabie est une vaste péninsule à la jonction de l'Afrique et de l'Asie, à l'est de l'Éthiopie et du nord de la Somalie, au sud de la Palestine, de la Jordanie et de la Mésopotamie, et au sud-ouest de l'Iran. L'Arabie est bordée par la mer Rouge et le golfe d'Akaba au sud-ouest, par la mer d'Arabie au sud-est et par le golfe d'Oman et le golfe Persique au nord-est. Elle est formée par l'Arabie saoudite, mais aussi par le Yémen, Oman, le Qatar, les Émirats arabes unis et Bahreïn. L'Arabie recouvre 3 000 000 km² et compte environ 35 000 000 d'habitants dont la grande majorité vit en Arabie saoudite et, dans une moindre mesure, au Yémen. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Le minimum serait de mettre AU MOINS une petite carte des frontières de l'Arabie avec les grandes villes !!

634

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---- Cette page concerne l'année 634 du calendrier julien.

Événements


- Début du califat d'Omar Ier (Umar Ier) (fin en 644).
- Le général arabe Khalid ibn Walid prend al-Hirah à l’appel de la tribu des Bakr, ralliée à l’Islam, menaçant la Perse sur l’Euphrate
- Victoire des musulmans à Adjnadaïn en Palestine sur les Byzantins (30/07).
- Sophronios, patriarche monophysite de Jérusalem.
- Clovis II, roi de Neustrie sous la régence de Nanthilde
- Dagobert Ier rénove l’abbaye de Saint-Denis et y instaure des foires les 9 octobre.
- Réaction païenne en Essex et en Northumbrie.

Naissances


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Décès en 634


- 23 août : Abou Bakr (ou Abû Bakr ou Aboubéker), beau-père et successeur de Mahomet, (père d'Aïcha), premier des quatre califes authentiques de l'islam, de 632 à 634. ko:634년

Palestine

Cet article traite de la Palestine en tant que région géographique, pour les autres usages du terme Palestine, voir Palestine (homonymie). "Palestine" (Grec ancien: Palaïstinè ; Latin: (Syria) Palæstina ; Hébreu biblique : פלשת Pəléšeth ; Arabe : فلسطين Filastīn) désigne depuis l'Antiquité la région située entre la mer Méditerranée et le Jourdain ; selon les époques, cette désignation correspond à une bande côtière plus étroite ou au contraire s'étend également au-delà du Jourdain. Elle est aujourd'hui habitée par les peuples israélien et palestinien et comprend l'État d'Israël et ce qui est communément appelé "Territoires palestiniens occupés". Le terme Palestine a une longue histoire et a le plus souvent désigné une division administrative et/ou politique d'un empire, depuis l'époque romaine jusqu'à l'époque ottomane puis sous le mandat britannique, à l'exception notable de l'époque des Croisades pendant lesquelles cette "Terre sainte", qui a une place essentielle dans les trois grandes religions monothéistes, a été disputée pour sa signification religieuse. Pour le peuple juif, ce territoire est nommé "Erets Israel" et est considéré comme un héritage biblique. Les Arabes de Palestine ont pris, dans l'histoire moderne, le nom de "peuple palestinien", en référence à cette terre. "Palestine" est également destiné à devenir le nom de l'État qu'ils revendiquent et que demande la communauté internationale (ONU, un grand nombre d'États, initiative de Genève).

Évolution des emplois du terme "Palestine"

Dans la langue française, le terme "Palestine" est utilisé depuis des siècles pour désigner le territoire situé géographiquement entre Méditerranée et Jourdain. Pourtant, on lui reconnaît aujourd'hui plusieurs sens:
- Le premier usage géographique du terme, qui désignait précédemment une circonscription ottomane ("Filastin") puis le territoire du Mandat britannique ("Palestine"), perdure, même s'il a pris un sens politique et a perdu une partie de sa neutralité, spécialement après la création de l'État d'Israël en 1948. Notamment, certains Israéliens et/ou Juifs perçoivent dans l'utilisation du terme "Palestine" un déni de l'existence bien réelle de l'État d'Israël sur une partie de ce territoire, ou de sa légitimité sur cette même terre. Et le fait de désigner par "Palestine" un éventuel futur État arabe sur les territoires palestiniens occupés accroît pour eux cette confusion. Toutefois, la partie arabe continue d'appeler Palestine soit la région dans son intégralité, soit seulement la Bande de Gaza et la Cisjordanie, tandis que le terme "Palestiniens" est adopté pour désigner tous les habitants arabes de Palestine, y compris souvent les habitants arabes de citoyenneté israélienne.
- Le sens politique du terme est apparu avec la proclamation d'un "État de Palestine" par l'OLP à Alger en 1988; uniquement certains États l'ont reconnu, principalement des pays arabes et islamiques. Mais ce nom est repris pour désigner l'État toujours revendiqué par les Palestiniens aujourd'hui. Pour certains d'entre eux, il s'agira d'un État qui s'étendra sur les "territoires palestiniens occupés" par Israël (Gaza et Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est). Pour d'autres, le but de cet État serait de couvrir l'ensemble de la "Palestine" géographique. Cet État (dans sa version qui reconnaîtrait Israël) est prévu par l'ONU et devrait voir le jour en plusieurs étapes à l'issue de négociations et de concessions des deux parties, qui ont été définies par la "Feuille de route pour la paix". Les "territoires autonomes palestiniens" et l'"Autorité palestinienne" qui les administre constitueraient le point de départ pour la formation de ce futur État. Pris dans ce sens récent, le terme a reçu une reconnaissance officielle à l'ONU puisqu'un siège d'observateur a été attribué sous la dénomination de "Palestine" à l'Organisation de libération de la Palestine en tant qu'organisation représentant le peuple palestinien.
- Dans un contexte religieux, ce même territoire est aussi appelé "Terre Sainte" par les Chrétiens ou "Erets Israel" par les Juifs et recouvre l'ensemble des territoires décrits par la Bible. Cette région est connue dans le texte sous le nom de Pays de Canaan puis de Terre d'Israël.

Histoire

Pour une chronologie et des indications détaillées, voir l'article Histoire de la Palestine Charnière entre la vallée du Nil et la "terre entre les fleuves" (Mésopotamie), le pays a été habité depuis des millénaires et a connu la présence de nombreuses dominations d'empires et de brassage de peuples. Chronologiquement, il connut la domination des : Cananéens, Hébreux, Assyriens, Perses, Grecs, Romains, Byzantins, Arabes, Croisés, Ottomans et Britanniques. Il est l'enjeu d'un conflit qui s'étend depuis un siècle entre Juifs et Arabes, qui implique les trois religions monothéistes qui voient dans ce pays une "Terre Sainte".

Quelques étapes importantes


- La période cananéenne va du début du IIIe millénaire av. J.-C. à la fin du XIIIe siècle av. J.-C..
- La période hébreu va du début du XIIe siècle av. J.-C. à 587 av. J.-C. (prise de Jérusalem par Nabuchodonosor II).
- La période babylonienne puis perse va de 587 av. J.-C. à 333 av. J.-C..
- La période romaine suivie de la période byzantine (dès 324), va de 63 av. J.-C. à 638 ap. J.-C.. La période de la Judée hasmonéenne indépendante va de 140 à 36 av. J.-C..
- La première période musulmane va de 638 à 1099.
- La période des Croisades va de 1099 à 1291.
- La période ottomane va de 1291 à 1917, y compris la parenthèse napoléonienne.
- La période britannique (mandat dès 1920) va de 1917 à 1948.
- La période contemporaine est marquée par la création de l'État d'Israël en 1948, l'occupation de la Cisjordanie et de Gaza par la Transjordanie et l'Égypte (de 1948 à 1967) puis par Israël depuis 1967. Voir plus généralement le conflit israélo-palestinien.

Histoire de l'utilisation du terme "Palestine"

Antiquité

Le nom "Palestine" dérive de celui des Philistins, peuple qui a vécu sur une partie de la bande côtière de la Méditerranée du sud-est, entre la fin de l'Âge du Bronze et le début de l'Âge du Fer. Les Philistins sont mal connus, car ils n'utilisaient pas l'écriture. On dispose de références à ce peuple dans des documents égyptiens (qui en font l'un des "Peuples de la mer" envahisseurs de l'Égypte sous Ramsès III) et désigne par "Peleset" (P-l-s-t) la région qu'ils habitent. Les Philistins et leur pays "Peleshet" (פלשת Pəléšeth) sont également mentionnés dans la Bible (qui parle aussi de "Cananéens" à la fois antérieurs et voisins par rapport aux "Philistins"): selon le texte, les Hébreux étaient régulièrement en guerre avec ce peuple dont les principales villes étaient Ashdod, Ashkelon, Ekron, Gath et Gaza. Ceux qui préfèrent le nom Israël pour appeler cette terre, dénoncent l'utilisation du terme "Palestine" en référence aux Philistins comme un faux historique. La référence biblique ne mentionne "Peleshet" que lors des guerres entre Hébreux et Philistins et parle de ce peuple qui habite quelques villes dans les environs d'Ashkelon et non l'ensemble de la terre entre le fleuve et la mer qui est connue comme "Pays de Canaan" puis "Erets Israël". L'utilisation du mot "Palestine" viendrait des Romains qui rappelèrent le nom des Philistins pour baptiser cette terre "Syria Palæstina", dans le but d'effacer même dans le nom le souvenir des Juifs et des États juifs qui s'y étaient succédé. Sous la domination romaine, la deuxième révolte juive (132-135) aboutit à l'expulsion des Juifs de Jérusalem (Hadrien). Jérusalem est nommée "Aelia Capitolina" et la région est intégrée dans la province de "Syrie-Palestine" (Syria Palæstina), nouvelle dénomination, calquée sur le grec, de ce qui était auparavant appelé en latin Syria Judaea ("Syrie Judée" ou "Syrie juive"). Dans les textes non bibliques, le terme de "Palestine" (Palaïstinê) apparaît pour la première fois sous la plume de l'historien grec Hérodote, au (Histoires, 1,105 ; 2,104 ; etc.). Ptolémée et, plus tard, en latin, Pline l'Ancien parlent également de "Palestine", toujours lié au terme "Syrie". Le terme est utilisé en référence à l'ancien peuple des Philistins. Vers 390, le terme de "Palestine" est réutilisé pour nommer les 3 subdivisions administratives du territoire de la Palestine:
- la Palestine Première (Palaestina Prima) a pour chef-lieu Césarée et comprend la Judée, la Samarie, la Pérée, et la côte méditerranéenne;
- la Palestine Seconde (Palaestina Secunda) a pour chef-lieu Scythopolis et comprend la Galilée, la basse plaine de Jézréel, la vallée du Jourdain à l'Est de la Galilée, et l'Ouest de la Décapole;
- la Palestine Troisième (Palaestina Tertia) a pour chef-lieu Pétra et comprend le Néguev, le Sud de la Jordanie (détaché de la province d'Arabie), et l'Ouest du Sinaï.

Moyen-Âge

Les Arabes divisent la province d'ash-Sham (Syrie) en cinq districts (jund), dont l'un garde le nom de "Palestine" (فلسطين, Filastīn) et s'étend du Sinaï jusqu'à Akko (future Saint-Jean-d'Acre); son chef-lieu est d'abord Ludd (Lydda, Lod) puis, dès 717, ar-Ramlah (Ramla) et plus tard Jérusalem. Les autres villes les plus importantes sont Rafah, Gaza, Jaffa, Césarée, Naplouse et Jéricho. Ce district de "Palestine" était bordé au nord et à l'est par celui de "Jordanie" (al-Urdunn), qui avait pour capitale Tibériade et incluait Akko et Tyr. Les frontières entre ces deux districts ont plusieurs fois varié au cours de l'histoire. À partir du , cette division a commencé à tomber en désuétude, pour faire place finalement au Royaume latin de Jérusalem. Le nom de "Palestine" n'a plus de valeur officielle sous le gouvernement des Croisés, qui créent le Royaume latin de Jérusalem; Jérusalem redevient capitale d'un État. Voir l'article Royaume de Jérusalem. Après la défaite et le départ des Croisés, aux et , les jund (districts) arabo-musulmans sont réintroduits, mais leurs frontières sont sans cesse redéfinies. À la fin du , la "Syrie" est divisée en 9 "royaumes", dont les royaumes de Gaza (avec Ascalon et Hébron), Karak (avec Jaffa), Safed (avec Acre, Tyr et Sidon) et Damas (avec entre autres, au sud, Jérusalem). Au milieu du , le système des districts est réinstauré et "Filastin" redevient le nom officiel d'un territoire: un district ayant pour chef-lieu Jérusalem (avec les villes de Ramla, Ascalon, Hébron, Naplouse). Tibériade est le chef-lieu d'un autre district, celui de "Hauran".

Époque moderne

Le nom de "Palestine" perd sa valeur officielle sous l'Empire Ottoman. La population locale continue d'utiliser familièrement ou officieusement "Filastin" et le terme de "Palestine" reste en usage en Europe, comme terme géographique. Au , le gouvernement ottoman se met à utiliser le terme de "terre de Palestine" (Arz-i Filistin) dans sa correspondance officielle, pour désigner la zone située entre la Méditerranée et le Jourdain. Cet usage reflète celui de la population arabe, qui parfois, semble-t-il, utilise Filastin pour désigner le seul arrondissement (sandjak) de Jérusalem.

Époque contemporaine

Le terme de "Palestine" redevient d'usage sous le mandat britannique puis avec le plan de partage de l'ONU en 1947 (qui lui donne une valeur géographique). Le fait que l'État juif en Palestine s'appelle "Israël" (et ses habitants "Israéliens") pousse la population arabe de Palestine à prendre le nom de "Palestiniens" et à appeler "Palestine", l'État qu'elle revendique.

Géographie

Pour un article complet, voir Géographie de la Palestine

Terre de religions

La Palestine est le berceau de deux grandes religions monothéistes, le judaïsme et le christianisme, et une terre sainte pour la troisième, l'islam. Depuis des siècles, tous se croisent et se retrouvent sur le sol de la Palestine, terre hautement sacrée et chargée de symboles pour ces trois grandes religions. Des lieux de culte et de vénération sont éparpillés sur tout ce territoire historique : Jérusalem, Hébron, Bethléem, Jéricho, le Lac de Tibériade sont autant de noms de villes et de lieux qui font vibrer la fibre religieuse de centaines de millions de personnes dans le monde.

Voir aussi

Liens externes


- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Asie/Territoires_palestiniens/ Catégorie Territoires palestiniens] sur l'annuaire Dmoz Sources:
- [http://www.un.org/unrwa/publications/pdf/rr_countryandarea.pdf Les palestiniens réfugiés à travers le monde]
- [http://questionscritiques.free.fr/moyen_orient/conflit-israelo-palestinien.htm Histoire de la Palestine] : des origines cananéennes à la deuxième Intifada.[http://questionscritiques.free.fr/moyen_orient/Les_Origines_du_Conflit_Israelo-Palestinien.pdf version pdf - 64 pages]
- [http://www.jerusalem-pedibus.net/site_fr/je010_fr.html Le conflit israélo-palestinien et Jérusalem]
- [http://libertefemmepalestine.chez.tiscali.fr/ Situation des femmes en Palestine]
- [http://www.un.org/french/Depts/palestine/brochure/index.htm L'Organisation des Nations Unies et la question de Palestine], brochure publiée par le Département de l'information de l'ONU
- [http://www.cerium.ca/article912.html Israël et la Palestine: En route vers la paix ?] Vidéo en ligne d'un débat entre quatre universitaires montréalais, notamment sur l'évolution convergente des opinions publiques israélienne et palestinienne.
-
ms:Palestin ja:パレスチナ zh-cn:巴勒斯坦

Égypte

|- valign="top" | Langues usuelles | Anglais, français |- valign="top" | Président | Mohammed Hosni Moubarak |{{{{{{{VIIe siècle{Commons|Category:Egypt|l'Égypte{wikitravel|l'Égypte|Égypte{ar{ar{Pays d'Afrique{Pays d'Asie{Ligue arabe{Serie Afrique

Perse

La Perse (en grec ancien ἡ Περσίς / hê Persís) est le nom utilisé par les Grecs dans l'Antiquité pour désigner la province du Fars, berceau historique de l'Iran actuel, appelée Pārsa- en vieux-perse et Pārs en moyen-perse. Au , sassanide]], apparaît le mot Ērān ou Ērānšahr, qui signifie « pays des Aryens », c'est-à-dire « pays des Iraniens ». Au , après la chute des Sassanides, le pays reprend le nom de « Perse », qui est utilisé jusqu'en 1934, date à laquelle Reza Pahlavi demande aux représentations diplomatiques d'appeler le pays l'Iran. Durant l'Antiquité, le puissant Empire perse des Achéménides a livré plusieurs guerres aux Grecs. Plus tard, les Arabes conquièrent la région et y introduisent l'Islam. Les Iraniens continuent à parler persan, et se différencient des musulmans orthodoxes (sunnites), car ils sont chiites duodécimains (divergence provenant d'un problème de succession à la mort de Mahomet).

Chronologie


- : peuplement du plateau iranien par les Aryens au nord et dans le Fars, par les Mèdes dans l'ouest.
- vers -750 : Deioces fonde le premier royaume mède, dont la capitale est Ecbatane.
- -612 : les Mèdes s'emparent de Ninive, provoquant la chute de l'Empire assyrien.
- -552 : La Perse devient un royaume indépendant sous le roi Cyrus II.
- -550 : Cyrus II détruit l'Empire mède et fonde l'Empire perse, qui s'étendra à tout le Moyen-Orient, de la mer Égée à l'Inde, de l'Égypte à l'Afghanistan. Naissance de Darius I, roi de Perse. † 486 av. J.-C.
- -522 : Après la mort de Cambyse, le mage Gaumata usurpe le pouvoir en se faisant passer pour le défunt ; il est assassiné par des généraux menés par Darius. Début du règne de Darius Ier, roi de Perse. (fin en 486 av. J.-C.) Darius Ier, États-Unis (Empire achéménide)]]
- -518 : Une voie royale de 2 683 km est construite à travers l'Empire perse.
- -490 : les Perses du roi Darius sont battus par une coalition de Grecs à Marathon ; c'est l'épisode le plus marquant de la première guerre médique.
- -486 : Décès de Darius I, roi de Perse. Début du règne de Xerxès, roi de Perse. (fin en 465 av. J.-C.)
- -482 : Pour mater une révolte babylonienne contre la domination perse, Xerxès fait détruire les temples de la ville.
- -480 : Au cours de la deuxième guerre médique les Grecs défont la marine perse à Salamine (Salamis). Plus de 1000 trières participent à la bataille.
- -479 : Athènes refuse l'offre avantageuse de passer du côté perse.
- -472 : Dans sa pièce Les Perses, Eschyle présente au public athénien la bataille de Salamine vue du côté perse.
- -465 : Xerxès I est assassiné. Son fils Artaxerxès I lui succède comme roi de Perse.
- -459 : Après avoir aidé les rebelles égyptiens contre le pouvoir perse, les Grecs sont mis en fuite et trouvent refuge dans une île du delta du Nil.
- -404 : L'Égypte devient indépendante de la Perse.
- -401 : Le roi perse Artaxerxès II défait et tue son frère Cyrus le Jeune à Cunaxa.
- -396 : Le roi de Sparte Agésilas II défait le satrape perse Tissapherne.
- -386 : Sparte et la Grèce signent un traité, la paix d'Antalcidas ou paix du Roi, reconnaissant les droits de la Perse d'Antaxerxès sur l'Asie et Chypre et les droits d'Athènes sur les îles de Skyros, d'Imbros et de Lemnos.
- -370 : Les satrapes de l'Empire perse entrent en révolte contre le pouvoir central, à la suite de l'indépendance de l'Égypte en -404.
- -338 : Décès d'Antaxerxès, roi de Perse assassiné par son eunuque favori.
- -333 : Alexandre le Grand défait le roi perse Darius III Codoman à la bataille d'Issos.
- -331 : Alexandre le Grand défait le roi perse Darius III à la bataille de Gaugamèles.
- -312 : Début du règne de Séleucos I, fondateur de la dynastie séleucide de Perse. (fin en 280 av. J.-C.)
- -115 : Les Parthes, dont les ancêtres viennent de tribus à l'Est de la mer Caspienne, s'établissent comme maîtres de la Bactriane (le Nord de l'Afghanistan), de la Perse et de la Mésopotamie. Mésopotamie
- 211 : Ardachîr devient le roi d'une partie de la Perse.
- 224 : La Perse est unifiée par Ardachir.
- 226 : Ardachîr renverse Artaban V, dernier roi des Parthes et fonde une nouvelle dynastie perse, les Sassanides.
- 227 : La Perse annexe tout l'Empire parthe.
- 241 : Début du règne de Shapur I, roi de Perse. (fin en 272)
- 242 : Mani commence à prêcher sa doctrine religieuse en Perse.
- 259 : Le roi perse Shapur I capture l'empereur Valérien.
- 297 : Narses, le roi sassanide de Perse évince le roi Tiridate IV d'Arménie.
- 298 : Le roi perse Narses est force de signer un traité avec Rome.
- 310 : Début du règne de Shapur II, roi de Perse (fin en 272)
- 332 : Nouveau recueil des doctrines de Zarathoustra en Perse (Avesta).
- 337 : Début de la guerre perse contre Rome. (fin en 350)
- 348 : Des femmes sont enrôlées en Perse dans les services auxiliaires de l'armée.
- 350 : Les Huns envahissent la Perse et l'Inde.
- 359 : Sapor II, le roi sassanide de Perse, envahit la Syrie et prend la ville romaine d'Amida après une dure bataille.
- 363 : L'empereur Julien envahit la Perse et défait les Perses devant les murs de leur capitale, Ctésiphon.
- 390 : Théodose I et le roi Shapur III de Perse signent un traité pour se partager l'Arménie.
- 399 : Yezdgerd monte sur le trône de Perse. Il est tolérant envers le christianisme et entretient de bonne relation avec les Romains.
- 422 : Théodose II, l'empereur romain d'Orient, et le roi Varahran de Perse signent un traité de paix.
- 430 : Les Huns Hephtalites, établis en Asie centrale, attaquent la Perse.
- 506 : Après une contre-offensive romaine, en Mésopotamie, la paix est rétablie entre l'empire d'Orient et la Perse.
- 516 : Le perse Mazdak définit le communisme comme la religion mise en pratique.
- 529 : La dernière école de philosophie en Europe, à Athènes ferme et les derniers maîtres de philosophie émigrent en Perse.
- 531 : Le mouvement collectiviste de Mazdak est écrasé en Perse. Début du règne de Khosro Ier, roi de Perse. (fin en 579)
- 532 : Byzance verse à la Perse 3 548 kg d'or pour fortifier le Caucase.
- 561 : L'empereur byzantin Justinien signe un nouveau traité avec Khosro I, le roi des Perses rétablissant la frontière entre la Perse et l'empire d'Orient. L'empereur byzantin Justinien accepte de payer un tribut annuel a la Perse. La Perse garantit à Byzance 50 ans de paix.
- 589 : Le roi de Perse Khosro II est déposé par une révolte militaire et s'enfuit à Constantinople pour demander de l'aide.
- 590 : Début du règne de Khosro II, roi de Perse. (fin en 628)
- 591 : L'empereur byzantin Maurice rétablit sur son trône le roi de Perse Khosro II. En retour, il reçoit de conséquentes concessions territoriales. La paix est rétablie à nouveau entre les deux empires byzantin et perse.
- 600 : Les moulins à vent sont utilisé en Perse pour l'irrigation.
- 627 : Héraclius, allié aux Khazars, parvient devant Ninive et anéantit l'armée perse.
- 632 : Début du règne de Yazdgard III, dernier roi sassanide de Perse. (fin en 651)
- 632 : Le calife Abou Bakr soumet les tribus arabes révoltées. Il progresse vers la Syrie et la Perse fin en 634
- 639 : Les Arabes anéantissent l'armée perse à la bataille de Kadisiyya.
- 900 : Les moulins à vent arrivent de Perse dans l'Espagne musulmane.
- 975 : Le perse Muwaffat écrit un traité des remèdes.
- 1055 : Les nomades turcs seldjoukides, sunnites, qui étaient déjà nombreux dans les armées du califat abbasside s'emparent de Bagdad en 1055.
- 1094 : La secte des Assassins de religion chiite est fondée en Perse.
- 1251 : Début de la conquête de la Perse par Hulagu, petit-fils de Gengis Khan (fin en 1265).
- 1447 : Éclatement de l'empire de Tamerlan (Timour Lenk), l'Inde, la Perse et l'Afghanistan gagnent leur indépendance.
- 1502 : Ismail I établit la dynastie Safavide en Perse. Le chiisme devient la religion de la Perse. chiisme
- 1571 : Naissance d'Abbas I le Grand, chah de Perse (†1629).
- 1585 : Début du règne d'Abbas I (fin en 1622).
- 1590 : Abbas I signe la paix avec les Turcs.
- 1598 : Abbas I de Perse défait les Ouzbeks à Herat. Il fait d'Ispahan sa capitale.
- 1623 : Abbas I prend Bagdad aux Turcs.
- 1629 : Décès d'Abbas I.
- 1709 : Les Afghans se soulèvent contre le pouvoir perse et forment un État afghan indépendant.
- 1722 : Début du contrôle afghan sur la Perse. (fin en 1730)
- 1730 : Les Afghans sont rejetés hors de Perse.
- 1736 : Début du règne de Nâdir Shâh, chah de Perse, fondateur de la dynastie afshar, qui étendit l'influence perse en Inde. (fin en 1747)
- 1737 : Début de l'occupation perse de l'Afghanistan. (fin en 1747)
- 1794 : Aga Muhammed fonde la dynastie Qajar (Kajar) qui règnera sur la Perse jusqu'en 1925.
- 1811 : Guerre entre la Perse et la Russie qui remporte quelques victoires dans le Caucase.
- 1826 : Début de la guerre russo-perse, la Russie s'empare des provinces arméniennes. fin en 1828
- 1901 : Une compagnie britannique reçoit une concession de forage pétrolier pour 60 ans en Perse.
- 1934 : La Perse reprend le nom d'Iran.

Bibliographie


- Collectif, De la Mésopotamie à la Perse, Encyclopædia Universalis et Grand Livre du Mois, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999 ;
- ;
- Philip Huyse, La Perse antique, Belles Lettres, coll. « Guide Belles Lettres des civilisations », Paris, 2005 (ISBN 2-251-41031-7). ja:ペルシアko:페르시아 제국
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---- Cette page concerne l'année 644 du calendrier julien.

Événements


- 4 novembre : Omar (ou Umar), le second calife de l'islam, est assassiné dans la mosquée de Médine par un esclave persan chrétien nommé Firûz.
- Prise de Ravy par les musulmans. Le régime sassanide s’effondre en Perse.
- Début du califat d'Othman (ou Uthman) (fin en 656).
  - L’omeyyade Othman (ou Uthman), secrétaire du prophète, est difficilement désigné par une commission de six Compagnons constituée par son prédécesseur Omar. Il doit très vite faire face à une opposition complexe dès qu’il entreprend de consolider l’enracinement des Arabes hors d’Arabie. Son autorité n’est pas reconnue par Ali, mari de Fatima, fille unique de Mahomet.
- Le roi Franc Sigebert III interdit que les synodes soient tenus sans autorisation de sa part.
- Le général chinois Kouo Hiao-k'o prend par surprise Qarachahr dans le Tarim dont les habitants s’étaient ralliés à des turcs dissidents.

Naissances


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