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Chasteté

Chasteté

Catégorie:Pratique sexuelleCatégorie:Religion et sexualité L'abstinence sexuelle ou chasteté est le non usage des parties génitales pour une activité sexuelle, la signification la plus usuelle étant dans le cadre d'une relation avec un autre individu, mais inclut la masturbation.
Elle est conseillée ou imposée dans un cadre religieux, médical ou de propriété ou en combinant ces facteurs.

En société

Autrefois et dans certaines cultures traditionnelles les mineurs (surtout les femmes) sont supposés s'abstenir d'un coït avant le mariage. Pendant le mariage, les deux époux se doivent de n'avoir des relations sexuelles qu'entre eux (exclusivité). En Occident, la virginité de personnages célèbres est considérée comme importante, par exemple Jeanne d'Arc, surnommée la Pucelle d'Orléans. Dans certaines sociétés, même dans le cas de viol la victime est exclue du groupe. Ce qui est particulièrement grave lorsque la solidarité du groupe est importante et même vitale. Cela se produit dans des sociétés traditionnalistes, dans lesquelles la filiation est très importante : avec une relation sexuelle hors du groupe, le sang d'un étranger peut-être introduit dans le groupe. Ainsi, l'exclusion de la femme, même non enceinte et même violée, est le seul moyen de garantir la pureté du sang du groupe. Une certaine valorisation de l'expérience sexuelle avant le mariage, et le relâchement des règles traditionnelles, ont fait quasiment disparaître cette virginité voulue avant le mariage, qui n'avait jamais été générale qu'au en France. La facilité de se soigner (avec les antibiotiques), l'arrivée de contraceptifs, l'émancipation des femmes sont concomitantes à ce mouvement de libération sexuelle. Des formes extrêmes vont jusqu'à la castration comme les eunuques, les castrats et autres. La technique de la fertilisation in vitro permet la reproduction sans coït.

Maîtrise

La chasteté, ou l'amour platonique, est souvent présentée comme un acte admirable de contrôle de soi sur la pulsion naturelle du sexe ou seulement dans le cadre de la reproduction. Les critiques indiquent que ce type d'oppression mène à des troubles du comportement notamment social. La pose d'une ceinture de chasteté met sur le corps de la femme un obstacle physique au passage du pénis. Pour l'homme, il existe des dispositifs similaires appelés cage de chasteté, qui empêchent l'érection, la pénétration et les attouchements.

Religion

Dans certaines religions dont les catholiques romains le célibat et l'abstinence sont requis des prêtres et des moines.

Sexe oral

Certains considèrent que le cunnilingus et la fellation ne sont pas des relations sexuelles, et sont donc dans le cadre de la chasteté. On rejoint la fonction traditionnelle de la chasteté : garantir une filiation certaine.

Catégorie:Pratique sexuelle

Le contenu (textes, images, sons) de cet article et des articles de cette catégorie peut heurter la sensibilité de certaines personnes.
Voyez l'article sur la sexualité humaine. Catégorie:Sexualité

Catégorie:Religion et sexualité

Catégorie:Sexualité

Mariage

Dans la plupart des sociétés, le mariage est l'alliance d'un homme et d'une femme, dans le but de former une famille. Dans ce cas, on parle de mariage monogame. Dans un certain nombre de pays, notamment africains et arabes, est pratiqué le mariage d'un homme avec plusieurs femmes, on parle alors de polygynie. En de très rares contrées, asiatiques, on pratique encore le mariage d'une femme avec plusieurs hommes, il s'agit alors de polyandrie. Enfin, le mariage liant deux personnes du même sexe peut être, depuis peu, prononcé aux Pays-Bas, en Belgique, partout au Canada depuis le 20 juillet 2005, dans un État des États-Unis et depuis le 30 juin 2005 en Espagne. Espagne - )]]

En Afrique noire

En Afrique du nord et pays arabes

En Asie

En Occident

Histoire

Rome

Arrangé entre les pères des futurs époux, qui ne faisaient connaissance qu'au moment de leurs fiançailles (à l'occasion desquelles le jeune homme offrait une bague), le mariage faisait partie des devoirs du citoyen romain. La date de la cérémonie, voire son déroulement même, étaient assujettis aux présages des augures, comme l'étaient toutes les actions de la vie d'un Romain. La mariée était habillée de blanc, couverte du velarium flammeum, voile orangé, et coiffée d'une couronne de fleurs. Les justae nuptiae (justes noces), toutefois, étaient réservées aux seuls citoyens romains; elles étaient le seul mariage reconnu par le droit. Dans tous les autres cas, (un citoyen et une non-citoyenne, voire une esclave) le mariage n'était pas reconnu, et les enfants nés de telles unions étaient illégitimes. Les époux dépendaient alors de la juridiction de leur pays d'origine. Dans les cas des esclaves, leur maître pouvait leur accorder le contubernium, union sans valeur juridique, de même qu'il pouvait le rompre.

Le Moyen Age

La christianisation de l'empire romain, puis les invasions « barbares » modifièrent ces pratiques. Le mariage devint une cérémonie privée, qui se déroulait au domicile de la future épouse, et donnait lieu à des réjouissances familiales. Une bénédiction était parfois donnée, mais sans qu'elle n'ait de valeur officielle. La mariage était un engagement mutuel, écrit et signé. Puis, avec la déclin de l'empire romain, l'habitude de signer un écrit, disparut progressivement, laissant la place à de nombreux abus : seuls des témoins (de la cérémonie, ou de la vie conjuguale), désormais, pouvaient justifier de l'existence de l'union. De même, les mariages « secrets », les rapts (sans l'accord des parents de la fille), les divorces et les remariages devinrent courants. On connait, par exemple, le cas du rapt de Mathilde par Guillaume le Conquérant, et les 5 épouses et la demi-douzaine de concubines de Charlemagne.

L'Eglise catholique: IVe concile du Latran

Lors du IVe concile du Latran, en 1215, l'Église catholique romaine réglementa le mariage une première fois:
- il impose la publication des bans (pour éviter les mariages clandestins)
- il instaure le mariage comme sacrement, donc indissoluble, sauf par la mort
- il exige le consentement libre et public des époux, échangés de vive voix dans un lieu ouvert (contre les rapts et unions arrangées)
- il impose un âge minimal des époux (pour éviter le mariage d'enfants, et notamment des très jeunes filles),
- réglementation de l'annulation du mariage, en cas de duperie sur la personne, rapt, non consommation, mariage clandestin, etc. Ce concile fixa des règles très largement reprises ensuite dans le mariage civil et laïc, institué en France en 1791.

L'église catholique: concile de Trente

Le concile de Trente reforcera encore la réglementation, donnant alors le monopole de la réglementation du mariage à l'Eglise catholique:
- il doit être précédé de la publication des bans
- il doit être célébré devant un curé et des témoins.
- les mariés doivent signer un registre. Il interdit aussi la cohabitation hors mariage, faisant reculer le concubinage et les enfants illégitimes.

Le mariage civil en France

En 1791, le mariage devient en France un acte civil (contrat), laïc, et révocable par le divorce (loi de 1792). Le divorce fut ensuite supprimé en 1816, pour être rétabli en 1884, par la loi Naquet. Portalis, un des quatre rédacteurs du Code civil, donnait cette définition du mariage : "société de l'homme et de la femme qui s'unissent pour perpétuer leur espèce, pour s'aider, par des secours mutuels, à porter le poids de la vie, et pour partager leur commune destinée." De 1804 (Code Napoléon) à 1938 (mais en réalité 1965), le mariage a placé la femme sous l'autorité de son époux. La pleine égalité des conjoints est assurée depuis 1970 par la loi qui dispose que « Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille ». De fait, il n'y a plus de chef de famille, contrairement à une pratique persistante, qui consiste notamment à demander la profession du « chef de famille » lors d'enquêtes statistiques ou de marketing.

Faits et statistiques en France

Selon les chiffres de l'INSEE pour 2003/2004, l'âge moyen lors du premier passage devant le maire est de 28 ans pour la mariée et de 30 ans pour le marié. Vingt ans auparavant, il était respectivement de 23 et 25 ans. Toujours selon l'INSEE, les enfants assistent aux noces de leurs parents dans près de trois unions sur dix. En 2004, 266 000 mariages ont été célébrés, contre plus de 300 000 en 2000. Cela correspond à un taux de nuptialité de 4,3 pour mille.

Coutumes et folklore

Généralement, les mariés invitent à leur mariage leur famille et leurs proches, la journée donnant l'occasion d'une fête. Suite au mariage, un voyage de noce (auquel seuls les mariés participent) est parfois organisé. Une fois le mariage célébré, les époux sont unis, jusqu'à ce que l'un des deux (ou les deux) décède. L'union peut également cesser lors du divorce. Les anniversaires de mariage sont aussi fêtés.

Pratiques religieuses du mariage

En France, la cérémonie religieuse, facultative, doit, légalement, avoir lieu après la cérémonie civile. Les autorités religieuses doivent avoir la confirmation de l'acte du mariage civil avant de célébrer un mariage. Cette primauté du civil sur le religieux est contestable au plan théologique et n'est d'ailleurs pas appliquée dans certains pays comme par exemple en Israel.

Le mariage chrétien

Dimensions historiques

Les premiers chrétiens se mariaient selon les coutumes de leurs pays d'origine. Pour les chrétiens juifs par exemple, la Bible montre que cet événement était purement familial, et apparaitrait aujourd'hui comme un concubinage reconnu par les familles des deux époux. Dans la Bible, un seul récit de mariage fait allusion à un acte juridique; il s'agit du mariage de Ruth et de Booz, et l'acte juridique concernait les terres auxquelles Ruth était liée par son histoire, mais dont Booz était l'héritier au terme de la loi juive. Ce n'est qu'à partir de [http://www.empereurs-romains.net/emp55.htm l'empereur Constantin Ier "le Grand"] que l'Eglise conseilla aux chrétiens de protéger juridiquement le mariage chrétien par le mariage civil romain. Il fallut attendre le IVe concile du Latran, en 1215, pour que le mariage chrétien devienne l'objet de décisions juridiques internes à l'Église. La tradition de célébrer le mariage chrétien dans un édifice religieux ne date que du haut Moyen Âge ; en effet, aucun texte des Évangiles n'y fait allusion. La seule intervention du Christ dans un mariage est celle des Noces de Cana où il ne fera pas de bénédiction, mais où il changera, à la demande de sa mère, l'eau en vin pour que la fête ne soit pas gâchée par le manque de vin. De nos jours, le mariage chrétien se déroule d'une manière relativement similaire dans les différentes confessions et dans tous les pays du monde : il supplante souvent les traditions locales, notamment dans les pays non-occidentaux où l'on célèbre parfois trois mariages, la dot, le mariage civil apporté souvent par la colonisation de même que le mariage chrétien, tout en considérant le mariage chrétien comme le plus important.

Dimensions théologiques

Pour les chrétiens, le mariage n’est pas seulement l’amour entre un homme et une femme. Il est aussi le signe de l’amour de Dieu pour les hommes, un signe de son Alliance. C’est à travers leur amour mutuel, dans toutes ses dimensions (partage des bons et des mauvais moments, l’amour physique, la fécondité, le respect de l’autre dans la liberté…) que les époux découvrent ce qu’est l’amour de Dieu pour l’humanité : le don de soi sans réserve. Les réflexions théologiques sur le Cantique des cantiques, livre de la Bible qui est un poème d'amour entre un homme et une femme, interprété comme l'amour entre Yahvé et Israël, sont sans doute à l'origine de cette perception de l'amour du couple comme image de l'amour de Dieu. A cette dimension du mariage comme image de l'alliance entre Dieu et son peuple, la théologie paulinienne (Épître aux Éphésiens), qui sert de référence à la définition actuelle du mariage chrétien, ajoute un autre niveau. Les textes de Paul fondent en effet le mariage chrétien dans l'union parfaite du Christ et de son Eglise, considérée comme le corps dont Il est la tête, et dont le mariage serait un signe sur la terre. Dès-lors, ces textes parlent de l'amour entre les époux en termes de don, de respect et de soumission mutuelle (même si on n'y a longtemps lu que la soumission de la femme au mari...) Pour préparer leur mariage, au cours de quelques réunions avec le pasteur, le prêtre ou une équipe paroissiale, les fiancés choisissent souvent (avec différents degrés de latitude selon les confessions) les cantiques, les chants et le texte des promesses.

Le mariage catholique

Pour l'Église catholique, le mariage est un sacrement, que se donnent mutuellement les époux. Pour vivre pleinement l’amour, elle propose quatre piliers :
- la liberté : chacun des fiancés doit être pleinement libre au moment de son engagement
- la fidélité : ils se promettent fidélité et cette promesse est source de confiance réciproque
- l’indissolubilité : ils s’engagent pour toute leur vie, car le mariage crée un lien sacré entre les époux
- la fécondité : ils acceptent d’être ouverts à la vie et d’accueillir avec amour les enfants qu’ils mettront au monde. Ses piliers doivent être exprimés dans le projet de vie, qui forme une des pièces majeurs du dossier à constituer dans le cadre de la préparation au mariage catholique.

La bénédiction protestante de mariage

Pour les protestants, le mariage est avant tout un choix personnel des deux époux, un acte civil. Ce choix est affirmé socialement dans le mariage civil puisqu'il existe. La cérémonie religieuse au temple (ou à l'église en cas de mariage interconfessionnel célébré de manière catholique) a pour but de signifier la dimension spirituelle de l'amour conjugal, le couple plaçant son union devant Dieu et sous l'autorité de sa parole. Lors de la cérémonie, où la prédication biblique tient la première place, le couple indique ensuite que ses choix de vie sont conformes aux valeurs évangéliques, et le pasteur prononce la bénédiction sur les époux.

Le mariage orthodoxe

Il nécessite de contacter le pope et de participer à quelques réunions. Un acte de baptème sera requis.

Le mariage juif

Il est nécessaire de contacter le rabbin trois mois avant la cérémonie. La fiancée assistera à des réunions avec la femme du rabbin et sera purifiée avant le mariage par le Mikvé. Le mariage juif requiert un extrait d'acte de naissance, un acte de mariage des parents, le livret de famille des parents, et le livret de famille.

Le mariage musulman

En islam, le mariage n'est pas un sacrement mais un contrat verbal (qui peut également être écrit). L'homme et la femme qui vont se marier expriment (devant au moins deux témoins), leur engagement à vivre comme mari et femme. L'imam sera rencontré un mois avant la cérémonie. Le mariage peut être célébré à la mosquée appelée"nikâh" ou "fâtiha", dans une mairie ou au domicile de la mariée. Le mariage musulman requiert un certificat de mariage civil. Le douaire (mahr) Ces deux personnes se seront également, au préalable, mises d'accord sur un montant précis (douaire, « mahr »), que le mari devra donner à sa femme. Le mieux est que le montant du douaire soit également précisé lorsque les deux personnes expriment leur volonté de vivre ensemble dans ce contrat verbal. Par le douaire, l'homme témoigne de son affection pour la femme avec qui il se marie (c'est un présent) ; il témoigne aussi de son engagement dans cette relation (qui n'est pas temporaire mais perpétuelle) ; enfin il montre, en donnant ce présent, qu'il va, conformément, continuer à dépenser de ses biens pour subvenir aux besoins de la femme qu'il épouse. Le responsable de la femme marie l'homme et la femme en leur demandant à chacun s'ils sont d'accord pour vivre ensemble comme mari et femme, rappelle les éventuelles conditions du contrat, conclu avec tous les parties voulues.etc. Ou bien les deux personnes elles-mêmes font verbalement accepter de vivre ensemble comme mari et femme, avec l'accord du responsable.

Citations sur le mariage


- Mariage pluvieux, mariage heureux.
- Le mariage est comme une forteresse assiégée : ceux qui sont dehors veulent y rentrer, ceux qui sont dedans veulent en sortir.
- L'amour est aveugle, le mariage lui rend la vue.
- La femme pleure avant le mariage, l'homme pleure après.

Voir aussi

Liens internes


- Mariage homosexuel
- Mariages républicains
- Anniversaires de mariage
- Amour

Liens externes


- [http://www.jewpedia.com/Mariage Article mariage sur Jewpedia] : mariage juif Catégorie:Famille Catégorie:Droit civil Catégorie:Religion Catégorie:Culte et liturgie Catégorie:Sexualité ja:結婚 ko:혼인

Vierge

ja:処女
- Être vierge, n'avoir jamais eu de relations sexuelles ;
- la Vierge, dans le christianisme, Marie mère de Jésus ;
- la Vierge, une constellation ;
- l'amas de la Vierge, un amas de galaxies ;
- une vierge de fer, un instrument de torture ;
- une forêt vierge, une forêt dont on n'a jamais coupé les arbres.

Jeanne d'Arc

-1867)]] Jeanne d’Arc (6 janvier 141230 mai 1431), lorraine surnommée la Pucelle d’Orléans, est une figure emblématique de l'histoire de France. Jeanne, très pieuse, aimait se rendre, chaque samedi, prier en l’église de Bermont, près de Greux. Durant la guerre de Cent Ans, elle mena les troupes françaises contre l’envahisseur anglais mais fut finalement capturée et mise au bûcher après un procès en hérésie.

Contexte

Jeanne est née à Domrémy, aux marches de Lorraine, dans une famille de paysans nommée « Darc » (assez aisés et appelés laboureurs), pendant la guerre de Cent Ans opposant la France à l’Angleterre. À cette époque, une partie du territoire est occupée par les Anglais alliés aux Bourguignons. La France n’a plus de roi couronné depuis la mort de Charles VI, dit Charles le Fou, en 1422. Bien qu’il laisse un héritier, le Dauphin Charles, la couronne de France est revendiquée pour le roi d'Angleterre encore mineur, Henry VI. Ceci est le résultat du traité de Troyes signé entre Isabeau de Bavière, reine de France et régente, et l’Anglais Henry V en 1420 à la suite du terrible désastre de la chevalerie française à Azincourt cinq ans plus tôt. Selon les termes du traité, Henry est marié à Catherine, fille de Charles VI ; à la mort de Charles la couronne reviendrait à leur descendance, réunissant les deux royaumes. Ce traité spolie le Dauphin de son droit de succession et est contesté par la noblesse française.

Jeanne d’Arc, chef de guerre

Azincourt Azincourt À 13 ans, Jeanne affirme avoir entendu des voix célestes lui demandant de libérer la France de l’envahisseur et de ramener le Dauphin sur le trône. À 18 ans, elle se met en route. Arrivée à la ville voisine, elle demande à s’enrôler dans les troupes du Dauphin. Sa demande est rejetée, mais elle revient un an plus tard et Robert de Baudricourt, parent de Robert des Harmoises (qui plus tard épousera une Jeanne également dite D’Arc), capitaine de Vaucouleurs, accepte de lui donner une escorte. Portant des habits masculins (ce qu’elle fera jusqu’à sa mort, excepté pour sa dernière fête de Pâques), elle se rend à Chinon où elle est autorisée à voir le Dauphin Charles. L’anecdote raconte qu’elle est capable de reconnaître Charles, vêtu simplement et dissimulé parmi ses courtisans, et lui parle de sa mission. Après l’avoir fait interroger par les autorités ecclésiastiques à Poitiers où des matrones vérifient sa virginité, Charles donne son accord sur son plan de libération d’Orléans assiégée par les Anglais. Ses frères la rejoignent. On l’équipe d’une armure et d’une bannière blanche frappée de la fleur de lys. Avec sa foi, sa confiance et son enthousiasme, elle parvient à insuffler aux soldats français désespérés une énergie nouvelle et à contraindre les Anglais à lever le siège de la ville dans la nuit du 7 au 8 mai 1429. Après cette victoire, célébrée chaque année à Orléans ces deux jours, on la surnomme la Pucelle d’Orléans. Après une autre victoire remportée face aux Anglais, elle persuade le Dauphin d'aller à Reims se faire sacrer roi de France. Le 17 juillet 1429, dans la cathédrale de Reims, en la présence de Jeanne d’Arc Charles VII est sacré. Dans la foulée, Jeanne d’Arc tente de convaincre le roi de reprendre Paris aux Bourguignons, mais il hésite. Une attaque est menée par Jeanne sur Paris mais doit être rapidement abandonnée. Elle est capturée lors de la tentative de reprise de Compiègne le 23 mai 1430 par les Bourguignons. Elle essaye de s’échapper par deux fois mais elle échoue. Elle est rachetée par les Anglais et confiée à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et allié des Anglais.

Les procès

Beauvais] Elle est accusée d’hérésie et interrogée sans ménagement à Rouen. Elle est emprisonnée dans le donjon du château de Philippe Auguste, seule construction parvenue jusqu’à nous et appelée maintenant Tour Jeanne d’Arc. Le procès débute le 21 février 1431. :« Sur l’amour ou la haine que Dieu porte aux Anglais, je n’en sais rien, mais je suis convaincue qu’ils seront boutés hors de France, exceptés ceux qui mourront sur cette terre. » Jeanne d’Arc à son procès (le 15 mars 1431) Les interrogateurs, conduits par l’évêque de Beauvais, M Cauchon, ne parviennent pas à établir un chef d'accusation valable : Jeanne semble être une bonne chrétienne, convaincue de sa mission, différente des hérétiques qui pullulent dans un climat de défiance vis-à-vis de l’Église en ces temps troublés. Le tribunal lui reproche par défaut de porter des habits d’homme, d’avoir quitté ses parents sans qu’ils lui aient donné congé, et surtout de s’en remettre systématiquement au jugement de Dieu plutôt qu’à celui de « l’Église militante », c’est-à-dire l’autorité ecclésiastique terrestre. Les juges estiment également que ses « voix », auxquelles elle se réfère constamment, sont en fait inspirées par le démon. Condamnée une première fois au bûcher après avis de l’université de Paris (Sorbonne), alors à la solde des Bourguignons, Jeanne se rétracte in extremis, reconnaissant avoir menti à propos des voix et se soumet à l’autorité de l’Église. Elle est alors renvoyée dans sa prison aux mains des Anglais, malgré une promesse orale (donc invérifiable) du tribunal de l’incarcérer dans une prison ecclésiastique. S’estimant trompée, elle se rétracte deux jours plus tard, endosse de nouveau des habits d’homme (dans des conditions obscures). Déclarée relapse (retombée dans ses erreurs passées), le tribunal la condamne au bûcher et la livre au bras séculier. Le lendemain, 30 mai 1431, elle est brûlée vive place du Vieux-Marché à Rouen. Elle rendit l’âme en criant « Jésus ». Lorsque Charles reprend Rouen, un second procès, à la demande de la mère de Jeanne et sur décret du pape Calixte III, casse en 1456 le premier jugement pour « corruption, dol, calomnie, fraude et malice » de la part des juges. Il déclare le premier procès et ses conclusions « nuls, non avenus, sans valeur ni effet » et réhabilite entièrement Jeanne et sa famille. Il ordonne également l’« apposition [d’une] croix honnête pour la perpétuelle mémoire de la défunte » au lieu même où Jeanne est morte. L'évêque Cauchon, décédé entre temps, ne sera jamais jugé. Voir sur Wikisource la Sentence de réhabilitation de Jehanne la Pucelle (7 juillet 1456).

Thèses divergentes

Thèses sur l’origine de Jeanne d’Arc

1456 Une thèse parallèle est celle d'une anthropologue fort décriée, et jugée par beaucoup farfelue (quoique n’étant pas stupide), Margaret Murray. Celle-ci se spécialisa entre autre dans l’étude des procès de sorcellerie, et particulièrement de celui de Jeanne d’Arc, qui selon elle fut une de ces victimes désignées, après des personnages comme William Rufus ou Thomas Becket. À la différence près que Jeanne d’Arc fut en quelque sorte une mystification de l’histoire. Il apparaîtrait selon Murray qu’une inconnue fut brûlée à sa place, et que tout fut savamment orchestré à des fins politiques. Jeanne d’Arc appartenait, selon Margaret Murray, à la mouvance adepte des « cultes de Diane », soit des antiques rites de la fertilité hérités du fond des âges, et dut être d’accord pour exécuter la mission qu’on lui proposait, par idéal et conviction, par amour probablement. Effectivement jugée, et condamnée au bûcher, chef de l’accusation : avoir porté des habits masculins (ce qui était un délit passible de la peine de mort à cette époque), elle disparut de la scène de l’histoire et, rendue à la vie civile, se maria avec un Sieur des Harmoises, ou Armoises, selon les orthographes (voir à ce sujet le paragraphe sur les fausses Jeanne d’Arc, un peu plus bas). Il est intéressant de noter que l’armoise est une plante ; voici la définition qu’en donne le Petit Robert : XII siècle, du latin artemisia, mot grec, plante d’Artémis (on notera la coïncidence de ce nom, « Artémis », qui est à la fois celui du sieur des « Armoises », et celui du « culte de Diane », mentionné plus haut). Plante herbacée à variétés aromatiques… Armoise absinthe. Armoise vulgaire : herbe de Saint-Jean. Armoise dracunculus, (c’est-à-dire armoise du dragon, en italien dragoncella : estragon). Selon cette thèse, Jeanne d’Arc n'était donc pas une « pauvre paysanne » analphabète entendant des voix en gardant ses moutons comme nous la présente la tradition, même si, étant très pieuse, elle se crut de bonne foi « appelée » par des voix vers son destin. Elle était issue d’une famille de négociants aisés et avait pour occupation quotidienne tout ce qui ressortait de l’éducation des jeunes filles au Moyen Âge, quelque fût leur condition sociale. Pendant longtemps sa famille eut un privilège important, supérieur à ceux de la noblesse, puisqu’elle était totalement exemptée d’impôts ; ce qui accréditerait la thèse de Margaret Murray. Cette hypothèse cependant est considérée comme peu crédible par certains historiens contemporains.
- Lettres d’anoblissement accordées à Jehanne la Pucelle et à sa famille (sur Wikisource)

Thèses sur la virginité de Jeanne d’Arc

Par deux fois, la virginité de Jeanne fut constatée par des matrones, à Poitiers en mars 1429, mais aussi à Rouen, le 13 janvier 1431. Pierre Cauchon (celui-là même qui la fit brûler) avait ordonné ce deuxième examen pour trouver un chef d’accusation contre elle. En vain.

Les « consœurs » de Jeanne d'Arc

Jeanne d'Arc ne fut pas un cas unique à son époque. Le Journal d’un Bourgeois de Paris rapporte un sermon entendu le 4 juillet 1431 faisant référence à trois autres femmes : :« Encore dist il en son sermon qu’ilz estoient IIII, dont les III avoit esté prinses, c’est assavoir ceste Pucelle, et Perronne et sa compaigne, et une qui est avec les Arminalx (Armagnacs), nommée Katherine de la Rochelle ; … et disoit que toutes ces quatre pouvres femme frère Richart le cordelier (…) les avoit toute ainsi gouvernées ; (…) et que le jour de Noel, en la ville de Jarguiau (Jargeau), il bailla à ceste dame Jehanne la Pucelle trois foys le corps de Nostre Seigneur (…) ; et l’avoit baillé à Peronne, celui jour, deux fois (…) » De ces trois autres femmes, le même Bourgeois de Paris relate l’exécution de Pieronne qui « estoit de Bretaigne bretonnant » fut brûlée sur le parvis de Notre-Dame le 3 septembre 1430. Et s’il ne la nomme pas, le Formicarium du frère Jean Nider semble décrire la même exécution.

Fausses Jeanne d’Arc

Il est arrivé au cours de l’histoire que des imposteurs surgissent, prétendant être une personnalité décédée ayant marqué son temps. Ce fut le cas pour Louis XVII à l’issue de la Révolution, ce fut aussi le cas des faux Dimitri à la mort d'Ivan IV le Terrible, pour la princesse Anastasia, et plus récemment pour Elvis Presley. Il semble en avoir été de même pour Jeanne d’Arc, dont bien des détails de la vie nous sont mal connus. Plusieurs femmes se présentèrent, affirmant avoir échappé aux flammes. La plupart furent rapidement confondues, mais deux d’entre elles parvinrent à convaincre leurs contemporains qu’elles étaient réellement Jeanne d’Arc : il s'agit de Jeanne des Armoises et de Jeanne de Sermaises, qui étaient peut-être une seule et même personne. D’après une source tardive (trouvée en 1686 à Metz), Jeanne des Armoises apparut pour la première fois le 20 mai 1436 à Metz où elle rencontre les deux frères de Jeanne d’Arc, qui la reconnaissent pour leur sœur. Il est impossible de déterminer s’ils ont vraiment cru qu’elle était leur sœur ou non. La ville d’Orléans interrompit les services funèbres à la mémoire de Jeanne d’Arc durant trois ans.
Cette Jeanne, qu’on dit être la fille adultérine d’Isabeau de Bavière et de Louis d’Orléans, donnée en nourrice à des laboureurs de Domrémy, épousa un chevalier, Robert des Hermoises ou des Armoises, proche parent de Robert de Beaudricourt, à Arlon, au Luxembourg, où elle aurait rencontré Madame de Luxembourg. Cette Jeanne s’entretint avec Charles VII par courrier pendant quatre ans. Vers 1440, elle obtint finalement une audience. D'après une relation tardive du chambellan de Boisy, le roi lui demanda quel était le secret qu’il partageait avec elle. Elle se rétracta, disant ne pas connaître le roi, et demanda grâce ; elle admit ensuite publiquement son imposture. Mais en était-ce vraiment une ? L’avoua-t-elle où fut-elle convaincue par le roi durant l’entrevue qu’il valait mieux pour elle qu’elle « l’avouât » ? D’autres contemporains signalent que les frères de Jeanne d’Arc ont été vus avec une femme qu’ils présentaient comme leur sœur dans les années 1449-1452. En 1457, quand la Pucelle fut réhabilitée, Jehanne de Sermaises apparut en Anjou. Elle fut accusée de s'être fait appeler la Pucelle d'Orléans, d’avoir porté des vêtements d’homme. Elle fut emprisonnée jusqu'en février 1457, et libérée à la condition qu'elle s’habillerait honnêtement. Elle disparaît des sources après cette date.

Bibliographie

Le personnage, dans son ambivalence et sa grande complexité, a fasciné les écrivains et les dramaturges à travers les époques. Les pièces les plus connues, offrant une large diversité d’interprétation sur sa vie, ont été écrit par Shakespeare (Henri VI), Schiller (La Pucelle d'Orléans), George Bernard Shaw (Saint Joan), Jean Anouilh (L’Alouette) et Bertolt Brecht (Sainte Jeanne des abattoirs). Samuel Clemens écrivit une biographie de fiction sous le nom de plume de Sieur Louis de Conte, n'utilisant pas son pseudonyme de Mark Twain. Les biographies et autres études plus spécialisées sont listées ici : Bibliographie relative à Jeanne d’Arc.

Œuvres inspirées par Jeanne d’Arc

Pour consulter la liste de l'ensemble des œuvres inspirées par Jeanne d’Arc, voir la page Œuvres inspirées par Jeanne d’Arc.

Voir aussi

Lieu fréquenté par Jeanne d’Arc


- Chapelle de Massey (Meuse)

Compagnons d’armes de Jeanne d’Arc


- Gilles de Rais
- Étienne de Vignolles dit La Hire
- Arnaud Guillaume, seigneur de Barbazan
- Jean d’Alençon
- Jean d’Orléans, comte de Dunois (1402-1468), dit le Bâtard d’Orléans puis, après 1439, Dunois
- Jean Poton de Xaintrailles
- Jean d'Aulon
- Ambroise de Loré
- Guy XIV de Laval

Juges de Jeanne d’Arc


- Pierre Cauchon
- Jean Alespée

Films Inspirés de sa vie


- Jeanne d'Arc (film, 1900) de Georges Méliès
- Jeanne d'Arc (film, 1916)
- La Passion de Jeanne d'Arc (film, 1928)
- Jeanne d'Arc (film, 1948) de Victor Fleming avec Ingrid Bergman
- Jeanne d'Arc au bucher 1954 de Roberto Rossellini avec Ingrid Bergman
- Jeanne d'Arc (film, 1999) de Luc Besson
- Joan of Arc de Christian Duguay avec Leelee Sobieski

Liens externes


- [http://www.jeannedarc.com.fr/centre/centre.htm Le Centre Jeanne d’Arc, service culturel de la Mairie d’Orléans]
- [http://membres.lycos.fr/abbayestbenoit/jeanne/ Le Procès de Jeanne d’Arc] [http://jeannedarc2000.free.fr/ Porte Hélicoptères de la Marine nationale Jeanne d’Arc ] Prestigieux navire de la Marine nationale Catégorie:Saint catholique Catégorie:Guerre de Cent Ans Catégorie:Histoire de France Catégorie:Héros national Catégorie:Naissance en 1410 Catégorie:Naissance en 1412 Catégorie:Décès en 1431 Catégorie:Histoire du catholicisme en France Catégorie:Personnalité féminine Catégorie:Personnalité des Vosges ja:ジャンヌ・ダルク simple:Joan of Arc th:โยนออฟอาร์ค

Viol

Le mot viol désigne un rapport sexuel non consenti généralement imposé par une contrainte physique ou psychique. Dans certaines législations, la tromperie ou le dol constituent comme la violence un élément appréciateur du viol. Juridiquement, le viol est généralement considéré comme une agression sexuelle aggravée. Cette définition très générale ne laisse pas présumer de la complexité du sujet ni des souffrances des victimes. Tout d'abord, l'acte lui-même n'a pas toujours été désapprouvé et n'est pas toujours désapprouvé par les différentes et sociétés établies au cours de l'histoire de l'humanité jusqu'à aujourd'hui. Le viol est ainsi une réalité qui n'existe que dans certaine situations historiques données. Ensuite, la création d'un consensus, dans les pays et les époques où les mœurs et le droit l'exigent, sur la définition juridique du viol semble difficile. Pour finir, la plus grande difficulté semble provenir de l'application de ces critères face au développement de la délinquance sexuelle et de l'apparition d'une véritable préoccupation publique pour ce domaine. Le terme de viol désigne également la profanation d'une enceinte sacrée : par exemple le viol d'un tombeau.

Le viol dans la nature et dans l'histoire

En considérant les mammifères dans leur ensemble avant de considérer le cas de l'être humain, et avec les précautions à prendre dans ce genre d'observations à cause des problèmes posés par l'anthropomorphisme, l'éthologie montre que le viol est une réalité naturelle qui concernerait par exemple la moitié des accouplement chez les lions. Suivant les civilisations, les époques et les circonstances, le viol n'est pas toujours considéré comme une activité criminelle ; il est accepté socialement dans certains cas. Dans les sociétés traditionnelles, cela tient au statut des femmes, qui est souvent celui d'un bien, et, en cas de guerre, d'un butin. Dans l'histoire de l'Antiquité, Augustin (cf. La Cité de Dieu) note que le viol est une pratique habituelle lors des pillages de villes, au même titre que le massacre des hommes. Selon lui, on ne trouve guère plus d'un ou deux contre-exemples, et encore seraient-ils douteux. On peut citer le cas d'Alexandre le Grand dont le comportement semble avoir parfois témoigné d'une volonté de protéger certaines femmes de la violence masculine.

Les viols de guerre

La violence contre les femmes atteint des proportions épidémiques lors des conflits. Les viols en masse sont fréquemment utilisés, de façon systématique, comme arme de guerre. Ainsi, lors du débarquement des États-Unis d’Amérique en Europe, lors de la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses plaintes ont été portées contre les soldats américains par des femmes françaises. En Bosnie-Herzégovine, entre 500 et 20 000 femmes ont été violées au cours des cinq mois de conflit en 1992 ; dans certains villages du Kosovo, 30 à 50 % des femmes en âge d’avoir des enfants ont été violées par des hommes des forces serbes ; au Rwanda, entre 250 000 et 500 000 femmes, soit environ 20 % des femmes ont été violées durant le génocide de 1994 ; en Irak, au moins 400 femmes et jeunes filles, certaines âgées de huit ans seulement, auraient été violées à Bagdad pendant ou après la guerre, depuis avril 2003 (Amnesty International, 2004). Ces viols sont un élément d'épuration ethnique, les nombreuses naissances qui s'ensuivent brisant la cohésion ethnique du groupe victime. Ces viols systématiques contribuent très fortement à la propagation du SIDA et d'autres IST.

La lutte contre le viol

La lutte contre le viol est récente. Ce sont les féministes américaines qui, dès le début des années 1970, ont été les premières à dénoncer les violences sexuelles. Leurs études ont eu un large écho dans les pays anglo-saxons, puis en France, ou le Collectif Féministe Contre le Viol s'est constitué en 1985. Ce sont les luttes féministes qui ont contribué à faire évoluer les lois.

Le viol en droit

Dans de nombreux pays, les féministes parviennent désormais à faire évoluer le statut juridique du viol et le traitement que la justice réserve aux victimes. Il s'agit de faire comprendre que le viol n'a rien à voir avec des « rapports sexuels » : c'est une agression destinée à affirmer la domination de l'homme par la force. Néanmoins, cet acte désormais reconnu comme un crime reste le plus souvent impuni. Les viols échappent souvent à tout contrôle et toute sanction. Certains pays n’ont pas de loi du tout, d’autres ont des lois imparfaites, tandis que 54 pays ont des lois discriminatoires à l’égard des femmes. Seuls 16 pays ont des lois faisant spécifiquement référence aux agressions sexuelles. Mais même avec une législation adéquate, aucun pays n’applique la loi en totalité. (UNIFEM, Nations Unies, 2003) Certains États ne considèrent pas que le viol puisse exister entre époux. Alors que certaines civilisations ou religions considèrent que la femme doit être soumise sexuellement à son époux, la législation ou la jurisprudence de certains pays admettent l'accusation de viol d'une femme par son mari. Le viol conjugal est reconnu comme une infraction à part entière dans 51 pays. En France, le « devoir conjugal » a été aboli en 1990 et le viol entre conjoints est condamnable depuis 1992. La plupart des juridictions considèrent qu'un(e) mineur(e) en dessous d'un certain âge, la majorité sexuelle, ne peut valablement consentir à un rapport sexuel : c'est ainsi qu'en France, la législation interdit les rapports sexuels avec un(e) mineur(e) de moins de 15 ans. Dans certains États, la limite d'âge est supérieure, par exemple dix-huit ans.

Législation française

Depuis 1980, la loi française apporte une définition précise du viol, qui est un crime passible de la Cour d’Assises. L’article 222.23 du Nouveau Code Pénal stipule : « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise, est un viol ».
- C'est la « pénétration sexuelle » qui distingue le viol des autres agressions sexuelles.
- « de quelque nature qu’il soit » : ceci désigne toute pénétration sexuelle, qu’elle soit vaginale, anale (sodomie) ou orale (fellation), ou pénétration sexuelle par la main ou des objets.
- « commis sur la personne d’autrui » : ceci désigne soit une femme, soit un homme, soit un enfant (fille ou garçon), que la victime soit connue ou inconnue de l’agresseur (ce dernier peut être extérieur à la famille ou lui appartenir).
- « par violence, contrainte, menace ou surprise » : ceci désigne les moyens employés par l’agresseur pour imposer sa volonté, au mépris du refus ou de l’âge de la victime. C’est le non-consentement qui caractérisent le viol. La notion d'inceste n'existe pas en droit français, la qualité d'ascendant légitime ou de personne ayant autorité constituant des circonstances aggravantes. Toute relation sexuelle est un délit dès lors que la victime est un(e) mineur(e) de moins de 15 ans. Depuis 1992, la qualité de conjoint est retenue comme circonstance aggravante en cas de violences conjugales, et la jurisprudence reconnaît le viol conjugal.

Statistiques

D'une façon générale on dispose de peu de données statistiques sur cette criminalité qui n'est étudiée que depuis quelques dizaines d'années. Le Canada et les autres pays qui poursuivent avec le plus de succès les criminels sexuels semblent avoir le plus fort taux de violeurs, tandis que les pays où le viol est généralement ignoré par la société ne tiennent aucun compte de cette criminalité. On estime actuellement que le nombre réel de viols pourrait bien être 50 fois supérieur au nombre de plaintes enregistrées.

À travers le monde


- Une femme sur cinq sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie (OMS, 1997)
- En Afrique du Sud, 147 femmes sont violées chaque jour (South African Institute for Race Relations, 2003)
- Aux États-Unis, une femme est violée toutes les 90 secondes (Ministère américain de la Justice, 2000) et 50 % des viols déclarés ont été commis au domicile de la victime. Seules 16 % des femmes signalent un viol à la police.
- En Turquie, 35,6 % des femmes subissent des viols conjugaux parfois, et 16,3% souvent (études publiées en 2000, Women and sexuality in Muslim societies [Femmes et sexualité dans les sociétés musulmanes], Éditions WWHR, Istanbul, 2000)
- En Afrique du Sud, le taux de condamnation pour viol reste bas, de 7 % en moyenne. Un tiers du nombre de viols estimés aurait été signalé en 2003 (rapport annuel de la police pour l’année se terminant en mars 2003).

France

Le viol est un phénomène de société considérable dont l'ampleur commence à être reconnue. On ne dispose de données chiffrées officielles et fiables que depuis l'enquête nationale menée en 1999 (ENVEFF). Celle-ci indique qu’au moins 48 000 femmes sont violées chaque année en France. Une femme sur 3 est victime de viol, tentative de viol ou agression sexuelle au cours de sa vie. C'est un crime sexiste : 96% des auteurs de viol sont de sexe masculin et 91% des victimes sont de sexe féminin (statistiques concordantes du Ministère de la Justice et du CFCV, Collectif Féministe Contre le Viol). Cependant on ignore le nombre réel de victimes de sexe masculin, les hommes révélant rarement ces crimes. Selon les statistiques de la permanence téléphonique nationale Viols Femmes Informations :
- 74 % des viols sont commis par une personne connue de la victime ;
- 25 % des viols sont commis par un membre de la famille ;
- 57 % des viols sont commis sur des personnes mineures (filles et garçons) ;
- 49 % des viols sont commis sans aucune violence physique ;
- 67 % des viols ont lieu au domicile (de la victime ou de l'agresseur) ;
- 45 % des viols sont commis de jour. Les statistiques du Ministère de la Justice ne sont pas révélatrices de l'ampleur du phénomène, puisqu'elles ne prennent en compte que les viols faisant l'objet d'une procédure. Or seul 1 viol sur 4 fait l'objet d'une plainte (actes des Assisses nationales contre les violences envers les femmes, 2001). Le nombre de plaintes pour viol est en constante augmentation, il a plus que doublé entre 1985 et 1995. La croissance de ce chiffre indique, moins une augmentation des crimes de viol, qu'une meilleure révélation de ceux-ci par les victimes. Selon les statistiques du Ministère de la Justice, seule 1 procédure concernant un viol sur 4 aboutit à une condamnation, et que 91 % des personnes condamnées pour viol sont de nationalité française.

Voir aussi

Articles connexes


- Agression sexuelle
- Viol en réunion
- Violence conjugale

Bibliographie


- Sidonie Matokot-Mianzenza, Viol des femmes dans les conflits armés et thérapies familiales : cas du Congo Brazzaville, L'Harmattan, 2003 (ISBN 2747536904) ;
- Catherine Morbois, Marie-France Casalis, L'Aide aux femmes victimes de viol, L'Esprit du Temps, 2002, 131 pages (ISBN 291306292X) ;
- Randy Thorpe Hill, Craig T. Palmer, Histoire biologique du viol : comprendre pour mieux se défendre, Favre, 2002, dossiers et temoignages, 325 pages (ISBN 2828906930) ;
- Samira Bellil, Dans l'enfer des tournantes, Gallimard, coll. « Folio documents », 2003, 307 pages (ISBN 2070429903) ;

Liens externes

Historiques :
- [http://www.canoe.qc.ca/artdevivrecorpsetame/aout6_02_viol_e_ca-par.html Histoire du viol sur un site canadien]
- [http://www.barreau.qc.ca/journal/frameset.asp?article=/journal/vol30/no10/grandcrime.html Autre historique sur le site du barreau canadien] Informations et aide :
- [http://www.cfcv.asso.fr/ Viols Femmes Informations - Collectif Féministe Contre le Viol (France)] : permanence téléphonique nationale d'aide aux victimes de viols. Informations, dossiers, bibliographie.
- [http://www.sosfemmes.com/ SOS Femmes Accueil] : informations, témoignages de victimes, ressources et annuaire de liens.
- [http://www.viol-secours.ch/ Viol-Secours (Suisse)]
- [http://violsecours.qc.ca/ Viol-Secours (Québec)] Catégorie:Condition féminine Catégorie:Criminalité Catégorie:Infraction sexuelle Catégorie:Droit français ja:強姦 ms:Rogol

Castrat

Un castrat est un chanteur de sexe masculin ayant subi la castration avant sa puberté, dans le but de conserver le registre aigu de sa voix enfantine, tout en bénéficiant du volume sonore produit par la capacité thoracique d'un adulte.
- Le mot désigne également le type de voix obtenu au moyen de cette opération. La voix du castrat possédait une tessiture, généralement très étendue, s'apparentant plus ou moins à celle d'un mezzo-soprano coloratura, mais dont le timbre était, dit-on, tout à fait incomparable. Selon la hauteur relative de son ambitus vocal, un castrat pouvait cependant être classé soprano ou contralto.
- Les castrats étaient très en vogue pendant la période baroque, et le développement de leur technique vocale est indissociable des progrès accomplis dans le domaine du bel canto. Ils étaient capables d'interpréter différentes œuvres lyriques normalement hors de la portée d'une voix d'homme adulte. Farinelli fut l'un des plus célèbres.
- La pratique de la castration dans le but d'obtenir ce type de voix ayant été interdite par le pape Clément XIV à la fin du , les castrats ont disparu au cours du siècle suivant.
- Quelques exemples bien connus de rôles écrits à l'origine pour voix de castrat : :- le rôle-titre dans Giulio Cesare de Haendel ; :- le rôle d'Orphée dans Orfeo ed Euridice (version de Vienne) de Gluck ; :- le rôle de Sesto dans La clémence de Titus de Mozart.
- De nos jours, en l'absence de castrats, le répertoire destiné à ce genre de voix est habituellement interprété, soit par des contreténors, soit par des mezzo-sopranos, possédant une voix particulièrement agile et étendue.

Voir aussi


- Coloratura
- Eunuque
- Musique baroque
- Opéra (musique)
- Voix (musique classique)
- http://www.tp4.rub.de/~ak/disc/young/jc/index_en.html Jorge Cano Catégorie:voix Catégorie:Contrôle des naissances ja:カストラート ko:거세가수

Cage de chasteté

Une cage de chasteté est un dispositif utilisé pour emprisonner le pénis et parfois les testicules, rendant impossible l'érection, la pénétration et la masturbation.

Origine

Si les ceintures de chasteté, utilisées pour les femmes, sont apparues dans les temps anciens pour répondre à une problématique sociale (assurer la pureté de la descendance en empechant tout rapport adultère, contraint ou volontaire), ce n'est pas le cas des cages de chasteté. Leur invention et leur utilisation est principalement liée aux pratiques de Domination / soumission (voir pratique sexuelle : BDSM)

Types de cages

On trouve dans le commerce plusieurs modèles, en cuir, en plastique, ou en métal. Le choix des matériaux dépend de la sensibilité de l'utilisateur, mais il conditionne aussi l'utilisation. En effet, les cages en plastique, notament, peuvent permettre un port prolongé (de plusieurs jours à... plusieurs mois), car elles sont resistantes à l'eau et comportent la plupart du temps des orifices pour uriner et faire la toilette intime. De plus, elles sont indétectables et permettent d'éviter des situations génantes lors des contrôles d'aéroport.

Domination / soumission

Dans le cadre de ces pratiques, l'homme pourra demander, ou se voir imposer, le port d'une cage de chasteté. Ces dispositifs étant généralement vérouillés par un cadenas, celui ou celle qui en détient la clé est appelé Keyholder. L'homme se trouve alors, de fait, placé dans une situation de soumission vis-à-vis du Keyholder. Celui-ci (ou celle-ci) exige habituellement l'obéissance et le respect de règles précises comme condition de libération temporaire ou définitive.

Autres usages

En dehors des pratiques de Domination / soumission, d'autres cas d'utilisation sont possibles. Ainsi, certains utilisateurs indiquent que le port de la cage de chasteté leur a été imposé par leur partenaire, notament lors de déplacements ou absences prolongées, suite à une infidélité constatée. D'autres semblent faire temporairement le choix de la cage de chasteté pour mieux redécouvrir leur partenaire, en dehors de la sexualité.

Voir aussi

Les liens suivants sont des liens externes vers des sites commercialisant des cages de chasteté.
- [http://www.chastity-uk.co.uk/cb-3000.htm Chastity-uk]
- [http://www.cb-2000.com/cb3000.html CB 2000] Catégorie:pratique sexuelle

Fellation

La fellation est une pratique sexuelle orale.

Explications

La fellation est la stimulation du pénis (en particulier le gland) à l'aide de la langue, des lèvres et de la bouche du ou de la partenaire. Lorsque le pénis fait des allers-retours dans la bouche du partenaire, on parle d‘irrumation. Certains y voient l'équivalent masculin du cunnilingus, notamment en raison de la position 69 ; cependant, Gérard Lenne note que dans un couple hétérosexuel, l'homme pratique souvent plus volontiers le cunnulingus et est plus demandeur de fellation, il n'y a donc pas de symétrie concernant le désir. La pratique de la fellation est un grand classique des préliminaires sexuels ; néanmoins, bien effectuée, elle peut conduire l'homme à l'orgasme. Il est à noter que chaque homme possède sa propre odeur suivant son état d'excitation et de propreté. Les sensations de la fellation peuvent être amplifiées en masturbant la verge en même temps, ou en caressant les testicules. Elles peuvent l'être aussi en pénétrant l'anus avec des doigts ou un autre objet phallique, mais cette pénétration peut s'avérer plus ou moins agréable selon les individus. La stimulation peut être diversifiée par l'action des dents sur le gland. Là aussi, de grandes différences existent entre les individus quant au plaisir découlant de cette variante. La fellation peut aboutir à une éjaculation dans la bouche ou sur une partie du corps de la fellatrice ou du fellateur. Certains hommes préfèrent jouir dans la bouche de leur partenaire ; il est à noter cependant que si le fait d'éjaculer dans la bouche ou sur une partie du corps n'est pas un plaisir partagé d'un commun accord par les deux partenaires, cela peut être considéré comme une pratique humiliante. Dans le même sens, l'homme devra s'assurer avant de se laisser aller à l'éjaculation, que la fellatrice a une certaine expérience de cette réaction ou du moins s'attend à ce qui va se passer. Des réactions de dégoût, sous la surprise, peuvent avoir lieu dans le cas contraire, et gâcher une première expérience. Après la fellation, certains hommes n'aiment pas embrasser leur partenaire à cause du goût ou à cause d'un a priori lorsque leurs propres sécrétions sont restées en bouche. En revanche, d'autres embrassent leur partenaire afin de partager le sperme dans un geste amoureux. On peut noter que cette pratique s'est largement répandue dans la culture latine, puisqu'en France notamment, des préservatifs spécialement parfumés pour cette pratique (fraise, vanille, réglisse principalement) sont désormais non seulement vendus en pharmacie et en sex shop, mais aussi dans les centres commerciaux, et dans les plus petits magasins d'alimentation et de produits de consommation courante.

Histoire

sex shop (IV siècle av. J.-C.)]] Dans la Bible, le passage suivant (Proverbes, chapitre 30, versets 18-20) pourrait décrire la pratique condamnée de la fellation : :« Il y a trois choses qui sont au-dessus de ma portée,
:Même quatre que je ne puis comprendre :
:La trace de l'aigle dans les cieux,
:La trace du serpent sur le rocher,
:La trace du navire au milieu de la mer,
:Et la trace de l'homme chez la jeune femme.
:Telle est la voie de la femme adultère :
:Elle mange, et s'essuie la bouche,
:Puis elle dit : Je n'ai point fait de mal ».
On trouve des fresques mettant de scènes de fellations à Pompéi ainsi que sur des bas-reliefs hindous. Les Romains pratiquaient l'irrumation, l'homme devant être actif (la passivité dans l'acte sexuel était assimilée à une perte de la virilité). À en croire Voltaire (dans la Relation de la maladie, de la confession, de la mort et de l'apparition du jésuite Berthier) le célèbre jésuite Sánchez se serait demandé : «Semen ubi femina effudit, an teneatur alter effundere, sive inter uxores, sive inter fornicantes ? », question que Roger Peyrefitte traduisait par : « Si l'on peut commencer dans les vases illégitimes » ; à quoi l'illustre théologien aurait répondu : « Utrum liceat intra vas praeposterum, aut in os feminae, membrum intromittere, animo consummandi intra vas legitimum », c'est-à-dire qu'il autorisait ces préludes « à condition de finir dans le vase légitime ». Selon des études sociologiques, la fellation est devenue une pratique courante chez les jeunes adultes aux États-Unis dans les années 2000, comme une manière de préserver la virginité de la femme avant le mariage. Ceci est une conséquence du discours moraliste de l'éducation, promu par les conservateurs proches du pouvoir .

Auto-fellation

Auto-fellation L'auto-fellation consiste, pour les hommes souples, à se contorsionner pour pratiquer cette caresse buccale en parfaite autonomie. Fantasmée par certains, notamment pendant l'adolescence et la période de découverte de son corps, elle n'est réalisable que par fort peu.

Surnoms

Cette pratique est aussi connue sous les noms plus ou moins familiers ou vulgaires suivants : baiser au grand chauve, pipe, pipou, bouffarde, pompier, plume, turlutte (à ne pas confondre avec le chant québecois, la turlutte), cigare à moustaches, flute. Ses prosélytes ont forgé le faux proverbe : la fonction fait l'orgasme et la bouche fait l'action.

Fellation et MST

Bien que plus réduit que lors d'un coït, le risque de contamination par le VIH peut se produire pendant une fellation, essentiellement en raison de plaies ouvertes dans la bouche.

Voir aussi


- Sexualité humaine
- Position 69
- Anilingus
- Sperme
- Auto-fellation

Liens externes


- [http://www.technikart.com/article.php3?id_article=188 D'où vient la fellation ?]
- [http://www.caps.ucsf.edu/hotstudy/ études sur la sexualité orale et les MST]

Bibliographie


- « La pipe est-elle déculottée ? », Libération n° 7523, 18 juillet 2005. Catégorie:Pratique sexuelle ja:フェラチオ

El mentiroso

El mentiroso is a highly danceable Guaracha from the early 1960s. Category:Cuban music

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