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Conscience

Conscience

La conscience est l’intuition par un individu de son existence et du monde qui l’entoure (y compris d’autres êtres potentiellement doués de conscience) ; la conscience porte donc :
- sur ce qui se passe dans l’esprit d’un individu : opérations cognitives, attitudes propositionnelles, aspects de sa personnalité et de ses actions (identité du soi et conscience morale), perceptions internes (corps propre) ;
- sur le monde extérieur, sur l’environnement, sur des entités vivantes douées ou non de conscience (autrui).

Les deux sens distincts du mot

Le terme conscience est donc susceptible de désigner deux choses : La conscience dans ce second sens englobe logiquement celle du premier, puisque « se connaître » signifie nécessairement « se connaître dans ses rapports au monde » (y compris d’autres êtres potentiellement doués de conscience). En médecine, la conscience est une des fonctions vitales qui comprend les réflexes et la capacité à bouger et parler spontanément. l’état de conscience (de la conscience pleine au coma profond) est déterminé par l’état neurologique du patient. L’étude de la conscience concerne plusieurs disciplines, comme la psychologie, la psychiatrie, la philosophie de l'esprit et la philosophie de l'action. Dans le langage courant, le concept de conscience peut être opposé à l'inconscient, à l’inconscience, à l’inattention, à la distraction, au divertissement, etc. En réalité, il existe un regard épistémologique sur la conscience, défendu entre autres par la sophrologie caycédienne, à savoir que la conscience est une force intégratrice de tout : l'inconscient, le subconscient et le conscient. Il existe de nombreuses théories qui s’efforcent de rendre compte de ce phénomène. À partir de ces théories, on peut mettre en avant quelques groupes de questions fondamentales :
- quelle est la nature de la conscience (et, par suite, son origine et son développement) ?
- quelles sont ses caractéristiques ?
- quel est son mode d’existence ? Comment peut-elle exister à partir d’entités non-conscientes ?
- quelle est sa fonction ? A-t-elle une causalité propre et, si oui, de quelle nature ?
- quelles relations la conscience entretient-elle avec les autres phénomènes de la réalité, physiques et mentaux ? En résumé, il s’agit de décrire la conscience, de découvrir sa cause et de déterminer son rôle et sa valeur. Ce sujet fait l’objet de travaux de Daniel Dennett, Antonio Damasio et Jean-Pierre Changeux, ainsi que des sciences cognitives. Le modèle du spectateur cartésien est remis en cause car, fait remarquer Dennett, on ne peut expliquer la conscience par la conscience : expliquer exige que l’explication ne fasse pas appel elle-même à une compréhension de ce qu’on souhaite justement expliquer (« To explain means to explain away »). En d’autres termes, on n’aura expliqué la conscience que lorsque cela aura été fait en termes ne faisant pas intervenir le mot ni le concept de « conscience ». Sinon, on tombe dans un argument circulaire (voir l’article : sophismes).

Définitions

Le concept de conscience a de nombreux sens que l’on peut s’efforcer de distinguer, bien que dans certains cas ces différences soient surtout des différences de degrés :
- La conscience comme sensation : tout être doué de sensibilité peut être dit conscient, dans la mesure où il perçoit son environnement et répond à des stimulus;
- la conscience spontanée, sentiment intérieur immédiat ; certains philosophes de l’Antiquité (par exemple les Stoïciens) parlent de toucher intérieur ;
- on peut distinguer une étape supérieure, en signifiant par le mot conscience un état d’éveil de l’organisme, état qui différe du précédent par le fait qu’il ne se réduit pas à la passivité de la sensibilité (cf. en anglais, le mot wakefulness, vigilance, alerte); en ce sens, il n’y a pas de conscience dans l’état de sommeil profond ou dans le coma ;
- Conscience de soi : la conscience est la présence de l’esprit à lui-même dans ses représentations, comme connaissance réflexive du sujet qui se sait percevant. Par cette présence, un individu prend connaissance, par un sentiment ou une intuition intérieurs, d’états psychiques qu’il se rapporte à lui-même en tant que sujet. Cette réflexivité renvoie à une unité problématique du moi et de la pensée, et à la croyance tout aussi problématique que nous sommes à l’origine de nos actes ; ce dernier sens est une connaissance de notre état conscient aux premiers sens. Le domaine d’application est assez imprécis et comporte des degrés : s’il s’agit d’une conscience claire et explicite, les enfants ne possèdent sans doute pas la conscience en ce sens ; s’il s’agit d’un degré moindre de conscience, d’une sorte d’éveil à soi, alors non seulement les enfants peuvent être considérés comme conscients, mais peut-être aussi certains animaux.
- un autre sens du mot conscience a été introduit par le philosophe Thomas Nagel : il s’agit de la conscience pour un être de ce que cela fait d’être ce qu’il est.
- la conscience comme conscience de quelque chose (conscience transitive, opposée à l’intransitivité du fait d’être conscient). Cette conscience renvoie à l’existence problématique du monde extérieur et à notre capacité de le connaître ;
- la conscience intellectuelle, intuition des essences ou des concepts.
- la conscience phénoménale, en tant que structure de notre expérience. Dans l’ensemble de ces distinctions, on peut noter une conception de la conscience comme savoir de soi et perception immédiate de la pensée, et une autre comme sentiment de soi impliquant un sous-bassement obscur et un devenir conscient qui sont en général exclus de la première conception.
- la conscience morale, quant à elle, désigne le jugement moral de nos actions. Dans ce cas, la conscience nous permet de distinguer le bien du mal. Voir plus bas.

Histoire

Il n’existe aucun concept comparable à celui de conscience dans la philosophie grecque, et ce n’est qu’au que le terme devient un fondement de la réflexion sur l’esprit. Chez certains auteurs romains, le mot latin prend une dimension morale dérivée du droit, exprimant le fait de se prendre soi-même pour témoin. Le concept de conscience n’a été isolé de sa signification morale qu’à partir de Locke, dans son Essai sur l’entendement humain. Avant lui le mot conscience n’a jamais le sens moderne. En particulier, Descartes ne l’emploie quasiment jamais en ce sens, bien qu’il définisse la pensée comme une conscience des opérations qui se produisent en nous (cf. Principes de la philosophie). C’est le traducteur de Locke, Pierre Coste, qui a introduit l’usage moderne du mot conscience (donc, en français, mais le sens du mot consciousness était bien sûr tout aussi nouveau) associé à l’idée d’un soi-même dont la conscience exprime l’identité.

Caractéristiques de la conscience

La conscience présente certains traits caractéristiques :
- Le rapport au moi ;
- la subjectivité : la conscience que j’ai de moi-même est distincte de celle d’autrui ;
- la structure phénoménale ;
- la mémoire ;
- la disponibilité, ou liberté de la conscience à l’égard des objets du monde ;
- la temporalité ;
- la sélectivité ;
- l’intentionnalité : toute conscience est conscience de quelque chose, est tournée vers autre chose qu’elle-même : « la conscience n’a pas de dedans, elle n’est rien que le dehors d’elle-même. » (Sartre).
- l’unité ou synthèse de l’expérience ;

Conscience de soi

La conscience s’accompagne de souvenirs, de sentiments, de sensations et de savoir que nous rapportons à une réalité intérieure que nous nommons moi. Cette conscience est appelée conscience de soi, et est structurée par la mémoire et l’entendement. Elle est en ce sens une unité synthétique sous-jacente à tous nos comportements volontaires. Les éléments qu’elle contient, souvenirs, sentiments, jugements, dépendent d’un contexte culturel, ce qui fait de la conscience de soi une réalité empirique changeante et multiple. L’unité et la permanence du moi ne sont donc pas garanties par l’unité de la conscience.

Le rapport en première personne

L’introspection est la méthode d’investigation de la conscience qui vient généralement la première à l’esprit. C’est un fait que nous pensons avoir un accès privilégié à notre esprit, accès dont la conscience serait l’expression. Mais l’investigation de notre vie mentale n’est certainement pas suffisante pour élaborer une théorie de la conscience étendue : « on ne peut pas, disait Auguste Comte, se mettre à la fenêtre pour se regarder passer dans la rue ». Le sujet ne peut en effet s’observer objectivement puisqu’il est à la fois l’objet observé et le sujet qui observe, d’autant que la conscience se modifie elle-même en s’observant. Tout projet de psychologie scientifique impliquerait donc d’examiner la conscience à la troisième personne, même si il faut alors se demander comment il est possible d’observer ainsi la conscience de l’extérieur.

Courant de conscience

L’idée de conscience de soi pose le problème de l’unité d’un sujet, d’un moi ou d’une conscience. On peut très généralement distinguer deux types d’hypothèses :
- la conscience est l’expression d’une unité interne − le je du je pense ; cette unité peut être comprise de différentes manières :
  - unité d’un individu − le sujet pensant, voire « l’âme » (par exemple chez Descartes);
  - unité transcendantale − le sens interne comme conscience de mes contenus de conscience comme m’appartenant (Kant).
- la conscience n’est qu’une liaison d’agrégats d’impressions (Hume) qui peut être décrite comme une suite plus ou moins cohérente de récits concernant un sujet purement virtuel − le moi. Aussi, « quand mes perceptions sont écartées pour un temps, comme par un sommeil tranquille, aussi longtemps je n’ai plus conscience de moi et on peut dire vraiment que je n’existe pas » (Hume, Traité de la nature humaine, I). Selon cette thèse, le moi n’est donc qu’une croyance entretenue par la mémoire et l’habitude d’éprouver la succession de nos impressions.

Conscience du monde extérieur

Selon Husserl, qui reprend un concept médiéval, toute conscience est conscience de quelque chose. Cela suppose que la conscience soit un effort d’attention qui se concentre autour d’un objet. Cette concentration est structurée par l’expérience ou par des catégories a priori de l’entendement, structures que l’on considère parfois comme les fondements de toute connaissance du monde extérieur. Dans l’idéalisme moderne la conscience est ainsi la source et l’origine de la science et de la philosophie.

Structure phénoménale de la conscience

À la question de savoir quelles relations la conscience entretient avec la réalité en général, une description phénoménologique répond que celle-ci a une structure spatiale et temporelle, structure qui est une organisation des concepts qui concernent notre expérience du monde et nous-mêmes en tant qu’acteurs de ce monde.

Conscience morale

C’est le sens premier du mot « conscience », que l’on trouve chez Cicéron et Quintillien, et qui dans la langue française reste sans concurrence jusqu’au (voir plus haut − section histoire). La conscience psychologique est souvent évoquée comme une lumière, la conscience morale comme une voix : si la première nous « éclaire », la seconde nous « parle ». La conscience morale désigne en effet le sentiment intérieur d’une norme du bien et du mal qui nous dit comment apprécier la valeur des conduites humaines, qu’il s’agisse des nôtres ou de celles d’autrui. C’est le démon qui fit condamner Socrate. Cette « voix » de la conscience, qui se fait entendre dans l’individu est pourtant, selon Rousseau, la même en tout homme. Malgré la diversité et la variabilité des mœurs et des connaissances, elle est universelle : elle est en nous la voix de la nature, car « quoique toutes nos idées nous viennent du dehors, les sentiments qui les apprécient sont au-dedans de nous, et c’est par eux seuls que nous connaissons la convenance ou disconvenance qui existe entre nous et les choses que nous devons respecter ou fuir » (Émile, Livre IV). Tel un instinct, mais pourtant signe de notre liberté, elle ne nous trompe jamais, pour peu qu’on l’écoute vraiment : « Conscience ! Conscience ! instinct divin, immortelle et céleste voix ; guide assuré d’un être ignorant et borné, mais intelligent et libre ; juge infaillible du bien et du mal, qui rends l’homme semblable à Dieu, c’est toi qui fais l’excellence de sa nature et la moralité de ses actions ; sans toi je ne sens rien en moi qui m’élève au-dessus des bêtes, que le triste privilège de m’égarer d’erreurs en erreurs à l’aide d’un entendement sans règle et d’une raison sans principe » (ibid.). Entendue ainsi, dit Alain, la conscience est « le savoir revenant sur lui-même et prenant pour centre la personne humaine elle-même, qui se met en demeure de décider et de se juger. Ce mouvement intérieur est dans toute pensée ; car celui qui ne se dit pas finalement : « que dois-je penser ? » ne peut pas être dit penser. La conscience est toujours implicitement morale ; et l’immoralité consiste toujours à ne point vouloir penser qu’on pense, et à ajourner le jugement intérieur. On nomme bien inconscients ceux qui ne se posent aucune question d’eux-mêmes à eux-mêmes » (Définitions, in Les Arts et les Dieux). Pour Alain, il n’y a donc pas de morale sans délibération, ni de délibération sans conscience. Souvent la morale condamne, mais lorsqu’elle approuve, c’est encore au terme d’un examen de conscience, d’un retour sur soi de la conscience, de sorte que « toute la morale consiste à se savoir esprit », c’est-à-dire « obligé absolument » : c’est la conscience et elle seule qui nous dit notre devoir. La question demeure cependant de savoir quelle origine attribuer à la conscience morale. Car si pour Rousseau « les actes de la conscience ne sont pas des jugements, mais des sentiments »(ibid.), il n’en sera plus ainsi pour Kant, qui considérera au contraire la conscience morale comme l’expression de la raison pratique − et encore moins pour Bergson, qui verra en elle le produit d’un conditionnement social, ou pour Freud, qui la situera comme l’héritière directe du surmoi (Le Malaise dans la culture, VIII), instance pourtant en majeure partie inconsciente.

Fonctions de la conscience


- Régulation du comportement et interface avec le monde extérieur : selon la théorie de l’access consciousness, l’état de conscience est un accès à une information susceptible d’être utile à l’organisme et de le guider. La conscience est donc un état indépendant à la fois de ce que cela fait d’être conscient de telle ou telle chose et de toute idée de structure phénoménale.
- Fonction sociales

Les théories de la conscience

Les questions de savoir ce qui caractérise la conscience, quelles sont ses fonctions et quels rapports elle entretient avec elle-même ne préjugent pas nécessairement du statut ontologique qu’il est possible de lui donner. On peut par exemple considérer que la conscience est une partie de la réalité qui se manifeste dans des états de conscience tout en étant plus qu’une simple abstraction produite à partir de l’adjectif « conscient ». Cette thèse réaliste (au sens de la philosophie médiévale, voir Réalisme et nominalisme) n’a plus beaucoup de défenseurs de nos jours. L’une des raisons est que l’investigation descriptive ne rend pas nécessaire ce genre d’hypothèses réalistes. Voir Rasoir d'Occam.
- Dualisme
- Physicalisme
- La conscience du point de vue matérialiste : voir page de discussion.
- L’approche de Timothy Leary avec ses 8 circuits.
- Autres théories cognitives (Douglas Hofstadter, Daniel Dennett, Antonio Damasio). et même des approches totalement physiques, comme celle de Jean-Pierre Changeux, selon lequel les percepts et les concepts constituent des entités physiques se traduisant par des connexions physiques et logiques de neurones, qu’il entend mettre en évidence; c’est déjà le cas pour les percepts.

Quelques questions pour méditer


- Peut-on parler de connaissance de soi ?
- Qu’est-ce que se connaître soi-même ?
- Que peut-on savoir de soi ?
- Qu’est-ce qu’avoir bonne conscience ?
- Suffit-il d’être conscient pour se connaître ?
- Peut-on prouver l’existence de la conscience ?
- L’homme doit il toujours suivre sa conscience ?
- La conscience est-elle un guide ou un témoin ?
- Toute conscience est-elle nécessairement conscience morale ?
- Peut-on échapper aux éxigences de la conscience?
- Sommes-nous conscients ou avons-nous à nous rendre conscients ?
- La conscience est-elle source d'illusion ?

Bibliographie


- Henri Bergson, Essai sur les données immédiates de la conscience
- Antonio Damasio, Le sentiment même de soi
- Delacour, Conscience et cerveau
- Daniel Dennett, La Conscience expliquée
- Descartes, Discours de la méthode
- Descartes, Méditations métaphysiques
- Descartes, Principes de la philosophie
- Edelman,Tononi, Comment la matière devient conscience
- Kant, Critique de la raison pure
- Leibniz, Nouveaux essais sur l’entendement humain
- Locke, Essai sur l’entendement humain
- Spinoza, Ethique

Voir aussi


- Inconscient | Pensée | Immortalité | Perception | Esprit | Philosophie de l'esprit | Psychologie | Morale | Existence | Sophrologie | Science et conscience
- Bicaméralité : théorie controversée autour de l'apparition de la conscience. Catégorie:Philosophie Catégorie:Morale Catégorie:Philosophie de l'esprit ja:意識 simple:Consciousness

Intuition

L'intuition est un mode de connaissance indépendant de la raison. Elle procède de façon immédiate, c'est-à-dire sans médiat. Elle est perçue comme ne faisant pas appel à l'expérience bien qu'elle puisse en réalité puiser sa pertinence dans des souvenirs enfouis dans l'inconscient ou le subconscient. Toutefois, dans certains cas, elle peut induire en erreur toutindividu individu qui ferait abusivement confiance à celle-ci. On attribue à l'intuition des pouvoirs prédictifs.

Intuitionnisme psychologique

Théorie d'après laquelle l'esprit perçoit directement les objets extérieurs.Il a l impression de sentir les choses sorte de premonition de l avenir

Intuitionnisme philosophique

Théorie qui se fonde sur l'intuition de l'absolu ou de la réalité en elle-même (Bergson), ou qui reconnaît à l'homme l'intuition de normes absolues (Scheller, Hartmann).

Intuitionnisme mathématique

Doctrine défendue par Brouwer et son disciple Heyting, en opposition au formalisme de Hilbert, et d'après laquelle les mathématiques sont intuitives et ne peuvent pas être purement hypothético-déductives. Catégorie:Philosophie

Existence

ja:存在 Catégorie:Philosophie Catégorie:Morale Catégorie:Métaphysique Le mot « existence » désigne le fait d'être, par exemple le fait d'être d'une manière absolue, le fait d'être donné pour la perception, ou encore pour la conscience. « Existence » s'oppose à la fois à l'essence (le ce que c'est), et au néant qui est sa négation.

Le problème métaphysique de l'existence

Exister c'est être; être c'est exister. Ainsi l'existence est-elle quelque chose d'immédiat, qui constitue le commencement de tout.
En ce sens, l'existence est le simple fait d'être, l'être conçu sans détermination aucune, sans prédicat, sans rien : l'être commence donc par l'indétermination de l'existence, indétermination du fait d'être pur et simple. Ainsi, cette première idée de l'existence nous la ferait concevoir par une connaissance immédiate. De ce point de vue :
- être et pensée sont identiques ;
- l'existence est immédiatement connue. La connaissance de ce qu'est l'existence est ainsi issue originellement de l'existence même. Chacun aurait donc un savoir immédiat de l'immédiat. Ces points soulèvent quelques-unes des difficultés fondamentales de la philosophie :
- si l'existence est connue par un moi, l'existence des choses peut-elle en être déduite ?
- l'existence est-elle immédiatement connue par notre conscience ?
- L'existence est-elle un objet de connaissance ? Ces questions entraînent des distinctions :
- existence pour un moi (subjective) et existence des choses (objectives) : dans l'idéalisme moderne, c'est l'existence subjective en tant que pensée qui est absolument certaine.
- être et existence : on distingue entre « être » et « être un être ».

L'origine métaphysique de l'existence

Dans cette dernière distinction, on peut estimer que la philosophie a traditionnellement choisi l'être au détriment de l'existence, ce qui se traduit par la formulation d'Aristote : L'objet éternel de toutes les recherches présentes et passées, le point toujours en suspens : qu'est-ce que l'être ? revient à demander qu'est-ce que la substance ? À la suite de Platon, la recherche d'Aristote se porte donc sur l'essence, et non sur l'existence, et l'existence serait ainsi occultée : l'existence doit toujours métaphysiquement se penser par rapport à l'essence ; l'essence est la condition d'intelligibilité de l'existence. De ce point de vue essentialiste, il découle plusieurs conséquences imporantes :
- l'essence est l'être possible, et l'existence l'être réel ;
- l'existence d'un être est fonction de son essence ;
- l'existence est donc définie par son essence, et c'est la notion d'essence qui exprime le mieux l'existence ;
- l'existence est subordonnée aux lois de l'essence, qui lui donne donc ses limites et sa perfection ;
- la différence entre les essences produit une hiérarchie des existences i.e. une hiérarchie de la réalité : il y a de l'ordre ;
- plus une essence est parfaite, plus l'existence qui en découle est parfaite ;
- Dieu (ou le Bien, l'acte pur, etc.) -étant la souveraine essence, est ce dont procède toute existence ; il serait d'ailleurs également la seule véritable essence, dont l'existence découle nécessairement, ce qui ferait de toute métaphysique et de toute science, une théologie (Philosophie première chez Aristote). Or, cette métaphysique pose un problème très simple : si l'existence dépend à ce point de l'essence (définition, intelligibilité, structure de l'être, raison d'être, etc.) alors pourquoi quelque chose existe-t-il en dehors de l'essence ?
Une réponse est que Dieu a crée les essences et accomplit ce passage du possible au réel que la raison humaine ne parvient pas a penser (voir aussi Platon, Timée). Mais le problème est toujours le même : comment une essence suprême peut-elle poser hors d'elle quelque chose de contingent et d'inférieur, l'existence ?

Philosophie de l'existence

Face à ces problèmes, on peut vouloir penser l'existence d'une manière autonome, indépendamment de l'essence. C'est le renversement existentiel de la métaphysique : le fait d'exister devient le point de départ de la pensée, ce qui donne sens véritablement à notre expérience. C'est l'existence sans essence, i.e. sans raison et sans hiérarchie.

L'analyse de l'existence en tant que phénomène

L'existence, dans la métaphysique occidentale, est en-dehors du concept : en ce sens, on ne peut lui reprocher d'avoir ignorer l'existence, puisque l'existence est simplement ce qui échappe à l'essence : l'existence ne se déduit pas du concept, elle n'est pas un prédicat mais une position -ce qui est posé ici et maintenant (cf. Kant).
Mais l'existence est aussi ce qui est individuel, est par conséquent elle relève non du savoir sur ce qui est, mais de la subjectivité. C'est donc l'individu qui est l'existant, et la connaissance de sa réalité passe par sa conscience et par ses actes (sa volonté). Or, c'est cet aspect de l'existence qu'ignore la spéculation métaphysique, à laquelle s'opposent les philosophies qui partent de l'individu, de sa liberté et de ses choix de vie.

La conscience de l'existence

La réalité de l'existence peut être appréhendée de manière affective (cf. la sensibilité chez Rousseau), indépendamment de la raison, i.e. que ce qui en est saisit ne se déduit pas de l'essence, n'est pas démontrable, est irréfutable (Nietzsche) et semble donc surtout un phénomène irrationnel. Mais cette conscience affective peut être conçue comme une « humeur » (Stimmung, cf. Heidegger) a priori, i.e. une tonalité de l'existence qui précède la saisie des choses dans leur particularité. Cette tonalité est alors contemporaine de ce qui est appelé « ouverture au monde. »
- nausée, chez Sartre, les choses perdant leur sens utilitaire ne peuvent plus être nommées ; c'est alors leur existence pure qui devient envahissante, incontrôlable. La conscience hésite entre la fusion sujet/objet et le rejet.
- angoisse : pour Heidegger, l'angoisse, à la différence de la peur, n'a pas d'objet réel identifiable dans l'expérience. La peur peut être combattue par l'emploi de moyens de protections contre un danger bien identifié. L'angoisse, au contraire, n'ayant aucun objet, est une angoisse de rien, et sa source est par conséquent l'existant lui-même qui a à être de manière authentique.
- bonheur : au contraire des philosophies contemporaines de l'existence qui placent au cœur de l'existent, dans sa structure même, des sentiments plutôt négatifs, un philosophe comme Rousseau pense trouver sous la fausseté de la vie sociale le pur plaisir de l'exister qui est l'épanouissement naturel de la sensibilité : cette sensibilité est pour lui le point de départ de l'existence.

L'être-au-monde

"La vie" chez M.Dietrich, est le regroupement de ce que l'être fera de son existence. Il dissout l'être pour mettre en valeur l'existence, et le regroupe dans un mouvement libertaire: "si l'etre tout entier est sujet au meurtre, alors il est libre de tuer. Mais dans cette même conception, il doit apprendre à accepter la liberté de l'individu qui le séquestrera"

La finitude

Dans les philosophies de l'existence, la liberté est un absolu, l'essence indépassable de l'existence. Mais cette liberté ne peut être son propre fondement, car il y a une facticité originaire de la liberté qui en révèle donc la finitude insurmontable. La liberté est néanmoins l'homme même, son existence et elle définit la condition humaine : nous sommes condamnés à la liberté, nous y sommes jétés, exactement comme nous sommes jetés-là dans le monde.

L'art d'exister


- sagesse et mort
- l'éthique
- la culture de soi (esthétique de l'existence)
- la foi

Mathématiques

Que les nombres imaginaires existent ou non , cela importe peu pour les mathématiciens d'aujourd'hui. Prenons un exemple : imaginons que notre univers soit un plan dans lequel toutes les créatures soient des vers plats. Dessinons une main gauche et une main droite. Dans un plan , il n'y a aucun moyen de passer du dessin de l'un à celui de l'autre. Mais le vers plat peut imaginer une 3eme dimension perpendiculaire aux 2 autres qui va lui permettre de faire une rotation tridimensionnelle imaginaire de façon à transformer un dessin de main droite en un dessin de main gauche. Etendons maintenant cet exemple à l'être humain : par une rotation dans un espace à 4 dimensions nous pourrions tranformer un gant droit en un gant gauche. Nous ne pouvons le faire et cela prouve bien que la 4eme dimension est imaginaire par rapport aux 3 autres. Mais cela n'empêche pas de faire des calculs et de la gémétrie à 4 dimensions. Qu'est-ce que la réalité par rapport à la perception que nous en avons? La mathématique va au-delà du débat réel ou imaginaire , d'ailleurs le terme complexe veut dire réel et imaginaire.

Bibliographie


- Proslogion, Anselme de Canterbury
- La Cité de Dieu, Augustin d'Hippone
- De la production originelle des choses prise à la racine, Leibniz
- Critique de la raison pure, Kant
- Encyclopédie des sciences philosophiques, Hegel
- Méditations cartésiennes, Husserl
- Être et temps, Heidegger
- L'être et l'existence, Etienne Gilson
- Phénoménologie de la perception, Merleau-Ponty
- Le mythe de Sisyphe, Albert Camus
- Le Désir ou la cause du nihilisme,((Dietrich Melvin))

Voir aussi


- Essence (philosophie)
- Être
- Existentialisme
- Liberté
- Mort
- Sujet (philosophie)
- Temps
- Vie

Esprit

L'esprit est constitué par l'ensemble des facultés intellectuelles. Il est souvent considéré comme un principe de la vie incorporelle de l'homme (religion et tradition spiritualiste de la philosophie), mais peut tout aussi bien être conçu comme un principe matériel (ensemble des lois de la physique gérant notre cerveau).

voir aussi

Âme | Pensée| Philosophie de l'esprit catégorie:philosophie

Autrui

Autrui désigne toute personne autre que soi.

Histoire du concept

Autrui appert de prime abord dans des textes juridiques. La question de l'autre est réellement introduite en philosophie par Hegel.

Figures de l'autre

Une des définitions de l'autre le place comme différent de soi, mais pourtant semblable, autrement quoi il ne s'agirait pas d'un humain. Autrui est un autre humain. Cette aproche pose autrui comme plus ou moins équivalent, ressemblant : il n'y a pas identité, égalité parfaite, mais mêmeté (de la même espèce, du même groupe).

Questions concernant autrui


- Peut-on se mettre à la place de l'autre, faire preuve d'empathie ?
- Suis-je mieux placé pour me connaïtre ? Puis-je connaître autrui mieux qui lui-même ? ( Voir : Psychologie )
- Puis-je aimer sans m'aimer moi-même ? L'altruisme existe t-il ?
- Quel est le rapport entre la conscience de soi et autrui ? L'autre, miroir, me fait-il exister ?
- L'autre est-il la limite ou la condition de ma liberté ?

Voir aussi

Articles connexes


- Alter ego
- Petit autre et Grand Autre (concepts de Jacques Lacan)

Bibliographie


- Georg Wilhelm Friedrich Hegel, La Phénoménologie de l'Esprit (1807)
- Jean-Paul Sartre,
L'être et le néant
- Emmanuel Lévinas
Entre nous. Ecrits sur le penser à l’autre, Paris, Grasset, 1991 Catégorie:Philosophie

Médecine

La médecine est une science, un art, et une technique dont l'objet est à la fois l'étude du corps humain et de son fonctionnement, ainsi que la conservation et le rétablissement de la santé. Appliquée aux animaux, la médecine est dite médecine vétérinaire.

Les fondements de la médecine


- Histoire de la médecine
- Éthique et Bioéthique
- Déontologie médicale
- Serment d'Hippocrate

Terminologie commune à toute la médecine


- Létiologie est l'étude des causes de la maladie.
- La
pathogénie en est l'étude du mécanisme causal.
- la
physiopathologie est l'étude des modifications des grandes fonctions au cours des maladies.
- La
sémiologie en est est l'étude de l'ensemble des signes apparents. Elle est apparentée à ce qu'on nomme la clinique, opposée à la para-clinique qui sont les résultats des examens complémentaires. Face à la complexité croissante des techniques d'imagerie etc., il s'est développé une sémiologie des examens complémentaires.
- Le
diagnostic est l'identification de la maladie.
- Le
diagnostic différentiel est la description des maladies comportant des signes proches et qui peuvent être confondues.
- La
thérapeutique est le traitement de cette maladie.
- Le
pronostic est l'évolution de celle-ci.

Les branches de la médecine

Sciences fondamentales


- L'anatomie : étude de l'anatomie humaine
- La biologie médicale : discipline comprenant l'hématologie biologique, la biochimie, la biologie moléculaire, la génétique, la bactériologie, la virologie, la parasitologie
- La biochimie
- La biophysique
- L'histologie et l'embryologie
- La physiologie humaine

Spécialités médicales et compétences

Sont regroupées dans ce chapitre les spécialités médicales qui nécessitent l'obtention d'un D.E.S. (Diplôme d'études spécialisées)ou d'un Doctorat d'état, et qui sont reconnues par l'Ordre des Médecins,ou par l'Ordre des Chirurgiens Dentistes ou qui sont purement hospitalières (infectiologie par exemple). En France, en 2004, la médecine générale devient une spécialité.
- Allergologie
- Andrologie
- Angiologie
- Anatomie et cytologie pathologiques (voir anatomo-pathologie)
- Anesthésiologie-réanimation
- Biologie médicale
- Cancérologie ou oncologie
- Cardiologie et maladies vasculaires
- Chirurgie
  - Chirurgie cardiaque
  - Chirurgie de la face et du cou
  - Chirurgie générale
  - Chirurgie infantile
  - Chirurgie orthopédique
  - Chirurgie dentaire
  - Chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique
  - Chirurgie thoracique
  - Chirurgie urologique
  - Chirurgie vasculaire
  - Chirurgie viscérale
  - Techniques chirurgicales
- Dermatologie et vénérologie
- Endocrinologie et métabolismes
- Gastro-entérologie
- Génétique
- Gériatrie
- Gynécologie médicale
- Gynécologie obstétrique
- Hématologie
- Infectiologie
- Informatique Médicale et Technologies de l'Information
- Médecine du travail
- Médecine générale
- Médecine d'urgence
- Médecine interne
- Médecine hyperbare
- Médecine nucléaire
- Médecine nutritionnelle (voir nutrition)
- Néphrologie
- Neurochirurgie
- Neurologie
- Oncologie médicale
- Oncologie radiothérapique
- Ophtalmologie
- Oto-rhino-laryngologie
- Pédiatrie
- Pneumologie
- Psychiatrie
- Radiodiagnostic et imagerie médicale
- Médecine physique et de réadaptation
- Rhumatologie
- Santé publique
- Stomatologie
- Urologie

Par pratique


- La médecine générale
- L'anatomo-pathologie : étude microscopique des tissus malades
- L'anesthésiologie-réanimation : sédation, anesthésie, réanimation
- La chirurgie : thérapeutique médicale qui comporte une intervention mécanique au sein même des tissus
- La médecine esthétique : type de soins visant à améliorer l'aspect plastique du patient.
- La médecine du travail : médecine préventive consistant à éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail, notamment en surveillant les conditions d'hygiène du travail, les risques de contagion et l'état de santé des travailleurs.
- La médecine d'urgence : médecine hospitalière (service des urgences) et extra-hospitalière (Samu), traitement des urgences vitales
- La nutrition : prise en charge du métabolisme et de l'alimentation
- La radiologie : spécialité de l'imagerie médicale Voir aussi article
Médecin.

Par type de patient


- L'andrologie : médecine de l'homme, prise en charge des maladies spécifiques du sexe masculin.
- La gynécologie : médecine de la femme, prise en charge des maladies spécifiques du sexe féminin.
- L' obstétrique : médecine de la femme enceinte. À noter la pratique médicale à part entière des sages-femmes, qui se consacrent à la surveillance de la grossesse normale
- La médecine fœtale : médecine du fœtus grâce à l'apparition de méthodes d'explorations de la vie intra-utérine (échographie, doppler, amniocentèse).
- La pédiatrie : médecine des enfants, domaine très large et englobant généralement la génétique clinique.
- La gériatrie : médecine des personnes âgées.
- La médecine des gens de mer : médecine des marins et travailleurs de la mer.

Par organes


- La cardiologie : médecine des maladies du cœur (électrocardiographie)
- La dermatologie : médecine des maladies de la peau
- L'endocrinologie : médecine des maladies des glandes, des anomalies hormonales, des troubles de la nutrition.
- L'hématologie : médecine des maladies du sang
- L'hépato-gastro-entérologie : médecine des maladies du foie et du tube digestif
- L'immunologie
- La néphrologie : médecine des maladies des reins
- La neurologie : médecine des maladies du système nerveux
- L'odontologie : soins des dents
- L'ophtalmologie : médecine des maladies des yeux
- L'orthopédie : discipline chirurgicale traitant les affections de l'appareil locomoteur.
- L'oto-rhino-laryngologie (ORL) : médecine des maladies des oreilles, du nez et de la gorge
- La pneumologie : médecine des maladies des poumons
- La rhumatologie : discipline médicale traitant les affections de l'appareil locomoteur.
- La stomatologie : médecine des maladies de la bouche
- L'urologie : médecine de l'appareil urinaire

Par affections


- L'addictologie : médecine des dépendances, regroupant l'alcoolisme, le tabagisme et la toxicomanie (branche de la psychiatrie selon certains)
- L'alcoologie : médecine des troubles liés à l'alcool
- L'allergologie : médecine des allergies
- La cancérologie ou oncologie : médecine des cancers
- L'infectiologie : médecine des maladies infectieuses
- La psychiatrie : médecine des troubles psychiques et des maladies mentales
- La toxicologie : traitement des empoisonnements et intoxications
- La traumatologie : traitement des patients ayant subi de graves blessures, généralement accidentelles

Autres professions médicales et professions paramédicales


- Autres professions médicales.
- Profession paramédicale.

Problèmes liés aux soins

Les soins médicaux sont des actes sur la personne humaine. Si l'on recherche des effets positif, ces actes peuvent avoir également des conséquences négatives. Certains sont des effets indésirables liés au traitement, les « effets secondaires ». D'autres résultent de maladresse, d'erreur médicale, de défauts d'organisation. On estime qu'en France, 4 % des hospitalisations sont consécutives à des soins, et que 40 % de ces cas seraient évitables [http://www.liberation.com/page.php?Article=295638]. Ces problèmes comprennent les maladies nosocomiales.

Les médecines parallèles

Voir l'article détaillé Médecine parallèle.

Bibliographie sommaire


- Kahn (Axel) & Lecourt (Dominique), 2004:
Bioéthique et liberté, Paris, PUF/Quadrige.
- Lecourt (Dominique) (dir.), 1999:
Dictionnaire d’histoire et philosophie des sciences, Paris, 4ème réed. «Quadrige»/PUF, 2006.
- Dominique Lecourt (dir.), 2004:
Dictionnaire de la pensée médicale, Paris, réed. PUF/Quadrige, 2004.

Voir aussi

Liens internes


- Antécédents familiaux
- Médecin
- Santé
- Abréviations en médecine
- Premiers secours
- Médecine générale
- syndicat médical
- Médecine vétérinaire
- Dentisterie
- Dossier médical
- Examen médical
- Études de médecine
- Ordre des Médecins

Liens externes


- [http://www.conseil-national.medecin.fr/ Ordre national des médecins] (France)
- [http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/RechercheSimpleCode?commun=CSANPU&code= Code de santé publique (France)]
- [http://www.lesml.org/ SML : Syndicat des Médecins Libéraux ]
- [http://www.csmf.org/ CSMF : Confédération Syndicale des Médecins Français ]
- [http://www.fmfpro.com/ FMF : Fédération des Médecins Français ]
- [http://www.sfmg.org/ SFMG : Société Française de Médecins Générale ]
- [http://www.medsyn.fr/mgfrance/sommaire.htm Site de MG France] (Le syndicat des médecins généralistes)
- [http://www.quotimed.com/ Le Quotidien du médecin]
- [http://www.jim.fr/ Le Journal international de médecine] (JIM)
- [http://www.chups.jussieu.fr/en-ligne/index.html Etudes médicales - CHU Pitié-Salpêtrière avec polycopiés de cours]
- [http://www.bmlweb.org/consensus.html Conférences de consensus]
- [http://documentation.ledamed.org/ Ledamed, site destiné aux professionnels de la santé des pays en développement]
- [news:fr.bio.medecine forum Usenet]
- [http://www.atoute.org/n/forum/index.php? Forums du site Atoute]
- [http://www.corps.dufouraubin.com/home.htm Les mysteres du corps humain] Catégorie:Techniques et sciences appliquées
-
als:Medizin fiu-vro:Arstitiidüs ja:医学 ko:의학 simple:Medicine th:แพทยศาสตร์ zh-min-nan:I-ha̍k


Fonctions vitales

En premiers secours et en médecine d'urgence, les fonctions vitales sont les fonctions de l'organisme qui assurent la vie, et dont la défaillance entraîne le décès à court terme (quelques minutes). Ces fonctions sont :
- la conscience : l'ensemble des réflexes de préservation de la vie (toux, déglutition, évitement...) ; la conscience résulte de la bonne activité du système nerveux, en particulier du cerveau (siège de la vie) et de la moelle épinière ;
- la ventilation pulmonaire : apport d'air par le mouvement des poumons
- la circulation sanguine : le transport du dioxygène extrait de l'air par les poumons. Ce sont les besoins physiologiques fondamentaux dans la pyramide des besoins. La préservation des fonctions vitales est la préoccupation principale des acteurs de l'urgence, bien avant le traitement de la cause (« on traite la victime, pas la blessure ») ; c'est lABC de Peter Safar :
-
Airway, liberté des voies aériennes (assurer le passage de l'air vers les poumons),
-
Breath, respiration (pratiquer la ventilation artificielle si la victime ne respire pas spontanément),
-
Circulation, circulation sanguine (arrêter les hémorragies, pratiquer des compressions thoraciques si le cœur ne bat pas).

Évaluation des fonctions vitales

On distingue deux types d'évaluation :
- l'évaluation vitale : il s'agit de déterminer si la fonction vitale fonctionne ou pas, ceci conditionne les gestes de premiers secours à effectuer, et l'alerte à transmettre aux secours ;
- l'évaluation fonctionnelle : si les fonctions vitales fonctionnent, on évalue leur degré de fonctionnement.

Évaluation vitale

L'évaluation vitale doit se faire en moins de 30 secondes. La première fonction à évaluer est la conscience. Si une personne bouge ou parle, elle est consciente. Si elle ne bouge pas et ne parle pas, il faut alors lui saisir la main et
- lui poser une question simple, par exemple « Vous m'entendez ? » ;
- lui donner un ordre simple, par exemple « ouvrez les yeux ». Si elle répond ou réagit (bouge), elle est consciente, le bilan vital s'arrête là (une personne consciente respire et son cœur bat). Si elle ne répond pas et ne réagit pas, elle est inconsciente. Si elle est inconsciente, il faut alors évaluer sa respiration :
- libérer les voies aériennes
  - en détachant les vêtement gênant la respiration (cravatte, col, ceinture, premier bouton du pantalon) ;
  - en ouvrant la bouche, on vérifie qu'il n'y a aucun objet dedans ; si l'on voit un objet, on l'enlève délicatement ;
  - en élevant le menton vers le haut (pour une victime plat-dos), afin de faire se soulever l'épiglotte (pour une victime assis, on la redresse contre le dossier et on met sa tête en légère bascule arrière) ;
- approcher son oreille du nez de la victime et regarder le ventre, durant 10 secondes. Si l'on sent un flux d'air sur la joue, que l'on voit le ventre ou la poitrine se lever ou se baisser, ou que l'on entend la respiration avec l'oreille, la personne respire, le bilan s'arrête là (une personne qui respire a un cœur qui bat). Il faut la tourner sur le côté (en PLS) et prévenir les secours). Si une personne ne respire pas, on prévient les secours, et on effectue deux insufflations (bouche-à-bouche), et on recontrôle la respiration (cf. ci-dessus) ;
- si la personne réagit (bouge, tousse), son cœur bat ; on continue le bouche-à-bouche pendant une minute, et on recontrôle la respiration (sauf si elle a repris spontanément) ;
- si la personne n'a aucune réaction, son cœur ne bat pas, il faut alors pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire.
Voir l'article : Premiers secours : bilan.

Évaluation fonctionnelle

Si la personne est consciente, ou qu'elle est inconsciente mais respire spontanément, on va évaluer le fonctionnement des fonctions vitales. ceci permettra au médecin régulateurde juger de l'état de la personne, et de décider de la suite des opérations.

Évaluation neurologique

Niveau secouriste Si la personne parle, on lui pose des questions afin de déterminer
- si elle parle de manière cohérente ou pas ;
- si elle est orientée (elle sait où elle est, quelle date on est, ce qu'elle faisait) ;
- si elle se souvient de ce qui lui est arrivé. On demande aux témoins si elle a eue une perte de conscience initiale (PCI) ; si l'on voit une tache humide sur le pantalon, on demande à la personne si elle se souvient d'avoir uriné (une perte d'urine peut indiquer une perte de conscience). On lui demande de bouger les extrémités (doigts, orteils), et on lui touche les extrémités, afin de voir si la sensibilité et la motricité sont normales. On observe les pupilles et on note si elle ont la même taille ; en cachant l'œil puis en l'éclairant avec une lampe, on détermine si les pupilles sont réactives (en temps normal, elle s'aggrandissent dans l'obscurité et elles rétrécissent à la lumière ; il faut de méfier des yeux de verre et des examens ophtalmologiques récents). Si la victime est inconsciente (elle est donc en PLS), on la stimule en lui pinçant le dos de la main (on peut aussi appuyer sur un ongle avec un objet dur) et en lui relevant les paupières, afin de voir si elle réagit à la douleur et à la lumière. On peut classer les résultats de cette évaluation selon les quatre degrés de l'échelle AVPU : # victime consciente (
Alert) ; # la victime ne bouge ou ne parle qu'en réponse aux stimulus et aux ordres (Verbal) ; # la victime ne parle pas et ne bouge qu'en réponse à la douleur (Pain) ; # aucune réponse, ni parole ni mouvement (Unresponsive). Niveau médical Les médecins et infirmiers utilisent, en urgence, l'échelle de Glasgow : il s'agit d'une échelle allant de 3 (comas profond) à 15 (victime parfaitement consciente et orientée), qui se base sur trois critères :
- ouverture des yeux ;
- parole ;
- réaction à la douleur. Hors urgence vitale, ils peuvent compléter l'évaluation en testant des réflexes. En milieu hospitalier, cette évaluation peut se compléter avec un électro-encéphalogramme (EEG) et une IRM ou un scanner. Voir aussi
- État de conscience

Évaluation de la respiration

Cette évaluation se fait si la personne respire. Niveau secouriste On fait une évaluation chiffrée et qualitative de la ventilation :
- on détermine la fréquence ventilatoire (nombre de ventilations par minute) : on pose la main sur le haut du ventre (après avoir expliqué le geste) afin de percevoir les mouvements ventilatoires, et on les compte sur 30 seconde, puis on multiplie le résultat par deux (hors urgence, on peut aussi simplement compter sur une minute) ; on peut aussi simplement se baser sur le bruit (si la respiration est bruyante) ou sur les mouvement visibles (si elle est ample) ;
- on détermine l'amplitude (ventilation ample ou faible) et la régularité (ventilation régulière ou irrégulière) ;
- on écoute si l'on entend des bruits (gargouillis, sifflements, respiration rauque) à l'inspiration ou à l'expiration. La fréquence, l'amplitude, la régularité, la présence éventuelle de bruits constituent le bilan ventilatoire. Niveau médical Les médecins auscultent le dos et la poitrine afin d'écouter les bruits ventilatoires. Ils peuvent disposer des sondes dans le dispositif d'inhalation ou d'insufflation afin de déterminer la fraction de dioxygène inspirée (FiO2) et la concentration de dioxyde de carbone expirée. Une dispositif lumineux, appelé oxymètre, donne la saturation du sang en dioxygène (SpO2).

Évaluation de la circulation

Niveau secouriste On prend le pouls carotidien (après avoir expliqué le geste), et l'on détermine la fréquence (nombre de battements par minute : on compte le nombre de battements sur 30 secondes et on multiplie le résultat par deux) ainsi que la régularité (régulier ou irrégulier). Puis, on prend le pouls aux deux poignets, pour voir si on le sent ou pas. Si on ne sent pas le pouls carotidien alors que l'on sait que le cœur bat (la personne respire), on essaie de prendre le pouls fémoral. On observe la coloration de la peau, en particulier des muqueuses (intérieur des paupières, intérieur de la lèvre, ongles) chez les personnes à la peau sombre, et on note une couleur anormale : victime pâle, bleue (cyanosée), ou présentaznt des marbrures. On regarde si la personne présente des sueurs en absence de chaleur ou d'effort physique. Ces éléments (absence ou présence des pouls principaux et distaux, fréquence et régularité, coloration, sueurs) constituent le bilan circulatoire. Si une personne est en arrêt cardiaque, on lui pose un défibrillateur semi-automatique (si disponible) qui fera un diagnostique automatique. Niveau médical Les médecins auscultent le cœur afin d'écouter les bruits qu'il fait. Il peuvent relever un électro-cardiogramme (ECG).

Interaction entre les fonctions vitales

Maintien des fonctions vitales


- Libération des voies aériennes
  - position latérale de sécurité
- réanimation cardiopulmonaire
  - ventilation artificielle
  - compression thoracique
  - défibrillateur semi-automatique Long terme : assurer l'homéostasie. catégorie:premiers secours catégorie:Médecine d'urgence catégorie:Signe (médecine)


État de conscience

L'état de conscience représente, chez la victime d'un accident, d'une maladie ou d'un malaise, la première étape de l'évaluation neurologique. La conscience est une des fonctions vitales, qui assure la survie de la personne en lui permettant d'avoir un comportement adapté à l'environnement, et de part les réflexes de protection des voies aériennes (déglutition, toux, tonus musculaire, notamment du cardia, de la langue et de l'épiglotte...). La perte de ces réflexes représente un danger pour la personne puisqu'elle ne protège plus spontanément ses voies aériennes et risque donc de mourir étouffée. L'évaluation de la conscience se fait en trois étapes : # absence/présence de la conscience : #
- si la personne parle ou bouge spontanément, elle est dite consciente ; #
- sinon, on lui prend la main, on lui pose une question simple (du type vous m'entendez ?) et on lui donne un ordre simple (du type ouvrez les yeux !) ; si elle réagit, elle est dite consciente, sinon elle est dite inconsciente ; # qualité de la conscience : #
- si une personne est consciente, on lui parle et on lui pose des questions pour déterminer si #
  - elle parle de manière cohérente, est orientée (sait où elle est, connait la date...) #
  - parle de manière cohérente mais est désorientée, a présenté une perte de conscience initiale #
  - parle de manière incohérente ou incompréhensible #
  - est somnolente et ne réagit qu'à la parole ou au toucher #
- si elle est inconsciente et qu'elle respire1, on lui appuie sur les ongles pour déterminer si elle réagit à la douleur ou si elle ne réagit pas # un médecin, ou éventuellement un infirmier, teste d'autres réflexes pour approfondir le bilan neurologique. On peut utiliser l'échelle de Glasgow pour chiffrer l'état de conscience. La détermination de l'état de conscience est un des éléments du bilan de premiers secours et du bilan de secouriste. Dans un contexte de de premiers secours, on utilise parfois l'échelle AVPU. Note # voir les articles Premiers secours : bilan et Libération des voies aériennes

Conduite à tenir face à l'altération de la conscience

L'altération de la conscience est un symptôme. Le cas le plus dramatique est celui de l'arrêt cardiaque, qui nécessite d'appeler les secours et d'entreprendre une réanimation cardiopulmonaire. Si la personne ne réagit pas mais respire, il faut protéger ses voies aériennes, en la mettant sur le côté (en position latérale de sécurité) voire par intubation, en attendant de déterminer la cause de cet état. Si la personne est consciente mais présente des troubles de la conscience (somnolence en dehors du rythme naturel du sommeil, paroles incohérentes ou incompréhensibles, changements d'humeur rapides et incompréhensibles, attitude agressive...), il faut alerter les secours et leur décrire l'état de la personne, puis suivre leurs consignes. Pour les raisons de la perte de conscience et la prise en charge médicale, voir l'article Coma.

Les états normaux de la conscience

Les physiologistes distinguent au moins trois états normaux de la conscience : l'éveil actif, le sommeil lent et le sommeil paradoxal (avec mouvements oculaires rapides et excitation des organes sexuels). A ces trois états bien connus, on peut ajouter [http://auriol.free.fr/yogathera/4consc.htm un quatrième état de conscience] qui se situe spontanément à l'endormissement et qui est systématiquement cultivé par les méthodes de relaxation. Cet état a reçu plusieurs dénominations "quatrième état" (Wallace, Benson), "état sophropnique" (Caycedo), "état d'éveil paradoxal" (Auriol suivi par Roustang), etc. Etat de conscience Etat de conscience Etat de conscience

Coma

Le coma est une abolition de la conscience et de la vigilance non réversible par la stimulation, consécutif à une lésion cérébrale traumatique ou pathologique. Il constitue toujours une urgence diagnostique et thérapeutique. Il se distingue de la syncope, brève perte de connaissance. Il doit être surtout distingué à sa prise en charge initiale de l'arrêt cardio-circulatoire dont le traitement est totalement différent.

Physiopathologie

Conscience et vigilance sont des fonctions cérébrales supérieures qui se manifestent, à l'état normal, par un éveil et une réactivité comportementale. Elles sont assurées par la formation réticulée activatrice ascendante (FRAA) qui est un ensemble de fibres nerveuses recevant des stimuli sensitifs et moteurs, et qui se projettent sur l'ensemble du cortex cérébral soit directement, soit via les thalamus. Le coma est ainsi consécutif soit à une lésion focale étendue de la FRAA (compression, destruction), soit (cas le plus fréquent) à une souffrance cérébrale diffuse. Les lésions de la FRAA peuvent se situer au niveau du tronc cérébral ou des hémisphères cérébraux (en particulier au cours d'un engagement cérébral, où la région mésencéphalo-diencéphalique est mécaniquement comprimée par l'hyperpression régnante dans la boîte crânienne).

Étiologies

Coma traumatique

C'est un diagnostic le plus souvent évident en fonction du contexte : accident de la voie publique, agression, chute, etc. Cependant, dans certains cas, le lien entre le traumatisme et le coma (ainsi que la chronologie des évènements) est plus difficile : chez l'alcoolique, le vieillard, l'enfant, le traumatisme peut passer inaperçu (des chocs minimes peuvent, dans ces populations fragiles, entrainer une hémorragie cérébrale), et il peut exister un délai entre le traumatisme et le coma. Dans tous les cas douteux, le scanner cérébral en urgence est indispensable, puis le transfert en neurochirurgie pour prise en charge thérapeutique s’il y a lieu.

Causes métaboliques

Ces causes sont fréquentes, entraînant un coma par perturbation aiguë et diffuse du fonctionnement cérébral. On les suspecte lorsque le coma est d'apparition progressive (souvent précédé d'un syndrome confusionnel), associé à des phénomènes moteurs (astérixis, myoclonies, hypertonie oppositionnelle, tremblements, fasciculations), sans signe focaux (sauf pour l'hypoglycémie), associé à des crises convulsives, avec réflexe photomoteur conservé.

Hypoglycémie

Cas extrêmement fréquent et parfois mortel, alors que son traitement (le sucre) est disponible dans toutes les épiceries ! Le coma s'associe à des sueurs profuses, un signe de Babinski bilatéral, des convulsions. Ceci justifie l'injection systématique de sérum glucosé devant un coma sans cause évidente. Le retour à la conscience après re-sucrage est un très bon argument orientant vers une hypoglycémie.

Troubles ioniques

Troubles de la natrémie, de la calcémie.

Hypoxie cérébrale

Par choc cardiaque, insuffisance respiratoire, ou anémie aiguë.

Encéphalopathie de Gayet-Wernicke

Elle est due à un déficit majeur en vitamine B1 (chez l'alcoolique dénutri le plus souvent). Un syndrome confusionnel pré-comateux est habituel, les phénomènes moteurs sont prééminents.

Encéphalopathie hépatique

Elle est secondaire à une insuffisance hépato-cellulaire avancée, qui provoque l'accumulation de toxiques dans le sang normalement épurés par le foie.

Encéphalopathie rénale

Dans le cadre d'une insuffisance rénale terminale.

Causes endocrinologiques

Coma hyperosmolaire ou acidose lactique chez les diabétiques, coma myxœdémateux de l'hypothyroïdie, insuffisance surrénalienne aiguë.

Hypothermie sévère

Causes toxiques

Intoxication alcoolique aiguë

Le coma survient après une dose variable, en général proche de 4 à 5 grammes d'alcool par litre de sang. On devra toujours rechercher une autre cause au coma en cas d'alcoolisation : hypoglycémie, traumatisme crânien, hémorragie méningée.

Intoxication médicamenteuse

Par barbituriques, benzodiazépines, lithium, antidépresseurs tricycliques, etc.

Morphine et dérivés (héroïne en particulier)

Le coma est calme et profond, avec une insuffisance respiratoire liée à une altération du fonctionnement des centres respiratoires cérébraux. Les pupilles sont en myosis très serré.

Monoxyde de carbone

Insecticides organophosphorés

Le coma est calme, profond, pupilles en myosis.

Causes vasculaires

Par infarctus cérébral, hémorragie méningée, hémorragie intra-parenchymateuse, thrombophlébite cérébrale.

Causes infectieuses

Par méningo-encéphalite ou abcès cérébral.

Causes tumorales

Tumeurs bénignes ou malignes (cancer) développées aux dépens du parenchyme cérébral.

Épilepsie

Soit par déficit post-critique (coma profond avec bradypnée succédant à une crise généralisée), soit par état de mal épileptique.

Prise en charge immédiate

Avant l'arrivée des secours médicalisés

Le coma est un diagnostic médical ; un témoin intervenant (premiers secours) n'a pas la possibilité de distinguer le coma d'une inconscience transitoire. L'inconscience se distingue par :
- l'absence d'action spontanée : la personne ne parle pas, ne bouge pas, n'ouvre pas les yeux ;
- l'absence de réaction à une sollicitation : la personne ne réagit pas lorsqu'on lui touche la main, lorsqu'on lui pose une question simple (« Vous m'entendez ? »), lorsqu'on lui donne un ordre simple (« Serrez-moi la main ! »). Dès lors que l'on constate l'inconscience, il convient :
- de déserrer les vêtements pouvant gêner la respiration (foulard, cravatte, col, ceinture, premier bouton du pantalon) ;
- de s'assurer qu'il ne s'agit pas d'un arrêt cardio-circulatoire : la personne respire spontanément lorsqu'on lui bascule prudemment la tête en arrière ;
- si la personne est allongée plat dos, la metre en position latérale de sécurité ; sinon, la laisser en place sauf nécessité d'un dégagement d'urgence ;
- avertir les secours ;
- attendre auprès du patient l'arrivée des secours ; ne plus toucher le patient jusqu'à l'arrivée des secours, maintenir les badauds à l'écart. ---- Note : la doctrine de l'European Ressuscitation Council est de ne jamais laisser une victime inconsciente plat-dos, la mise en PLS est donc systématique si la victime est trouvée plat-dos, même en cas de suspicion d'un traumatisme rachidien. La doctrine peut être différente selon les pays. Voir l'article sur la Libération des voies aériennes. ----

Prise en charge médicale


- Évaluation de la conscience, en général avec le score de Glasgow.
- Sécurisation des voies aériennes par intubation.
- Bilan des fonctions vitales : Prise de la température, fonction respiratoire (cyanose, encombrement bronchique, fréquence respiratoire, résultats des gaz du sang), fonction cardiaque (pouls, pression artérielle, électrocardiogramme, signes de collapsus).
- Pose d'une voie veineuse périphérique et d'une sonde urinaire,
- Injection systématique de 30 cm³ de sérum glucosé à 30 % dans l'optique d'une hypoglycémie,
- Injection d'un antidote si on suspecte une intoxication aux morphiniques ou aux benzodiazépines,
- Injection de vitamine B1 si on suspecte une encéphalopathie de Gayet-Wernicke. A l'issu de ce bilan, les fonctions vitales doivent être stabilisées (insuffisance respiratoire : oxygénothérapie, voir intubation oro-trachéale et ventilation mécanique; insuffisance circulatoire : perfusion de macromolécules et drogues vasopressives; etc.), le patient hospitalisé dans un service adapté (service de réanimation médicale).

Bilan de première intention


- Bilan biologique : Hémogramme, plaquettes, VS, CRP, glycémie capillaire et veineuse, ionogramme sanguin, calcémie, bilan rénal (urée et créatinine sanguine), bilan hépatique, hémocultures, TP, TCA, alcoolémie, recherche de toxiques dans le sang et les urines.
- Électroencéphalogramme en cas de crise convulsive.
- Scanner cérébral voir IRM cérébrale en cas de cause traumatique, vasculaire, tumorale, de suspicion d'abcès cérébral, etc.
- Ponction lombaire en cas de suspicion de méningo-encéphalite.
- etc.

Examen clinique

Interrogatoire de l'entourage et/ou des secours

Afin d'orienter le diagnostic, on recherche une notion de traumatisme crânien, des antécédents évocateurs (épilepsie, maladie endocrinienne, alcoolisme, toxicomanie, etc.), les médicaments pris habituellement (en particulier les psychotropes), les circonstances de début du coma, des signes annonciateurs, d'éventuels signes d'accompagnement, la notion d'épisodes antérieurs similaires.

Examen général

Organe par organe, appareil par appareil : il recherche des signes de traumatisme, une odeur alcoolique de l'haleine, des points de piqûre (toxicomanie), des signes infectieux, etc.

Examen neurologique

Il doit être complet, soigneux, exhaustif, répété, ses conclusions doivent être consignées par écrit.

Recherche d'un syndrome méningé

Il se manifeste par une raideur de la nuque (résistance à la flexion de la tête sur le tronc), et impose un bilan infectieux (hémocultures et ponction lombaire) éventuellement complété d'un scanner cérébral.

Examen des réflexes

Recherche de mouvements anormaux

Myoclonies, fasciculations, astérixis, tremblement, etc.

Étude des voies sensitivomotrices

Elle s'effectue en évaluant la réponse à la douleur du malade (pincement des ongles, du mamelon, friction sternale). On observe attentivement la réaction motrice et comportementale au stimulus nociceptif. Une réaction bilatérale adaptée (retrait du membre, évitement de la douleur, grognement) signe une intégrité des voies sensitivomotrices. Une réaction adaptée d'un seul côté évoque une hémiplégie. Les comas les plus sévères provoquent des réactions inadaptées à la douleur :
- Signes de décérébration : extension, adduction, et rotation interne des membres supérieurs (témoigne d'une souffrance sévère du tronc cérébral).
- Signes de décortication : flexion et adduction des membres supérieurs, extension des membres inférieurs. La décortication indique une souffrance hémisphérique étendue.

Examen des yeux


- Paupières : Les paupières sont spontanément fermées. Si on les ouvres, elles se referment spontanément et doucement. La résistance active à l'ouverture des yeux évoque un coma psychogène (dans l'hystérie essentiellement)
- Clignement des yeux : Le clignement spontané prouve l'intégrité de la FRAA, et doit faire évoquer un «locked-in syndrom» (qui n'est pas un coma mais une abolition de toutes les voies sensitivomotrices, sans altération de la conscience, secondaire à une thrombose de l'artère basilaire). Le clignement à la menace témoigne d'une activité corticale préservée. Le clignement à la stimulation lumineuse témoigne de l'intégrité des voies sensitives. Enfin, on teste le réflexe cornéen (occlusion reflexe des yeux à la stimulation de la cornée), qui explore la 5e paire de nerfs crâniens et ses noyaux.
- Examen des pupilles : Des pupilles dilatées (en mydriase), aréactives, témoignent de lésions neurologiques diffuses et généralement irréversibles. Une mydriase unilatérale évoque un engagement cérébral imminent de très mauvais pronostic. Un myosis serré se retrouve dans les intoxications aux morphiniques et aux pesticides.
- Position des globes oculaires
- Mouvements oculaires : des mouvements spontanés ou provoqués témoignent de l'intégrité du tronc cérébral
- Réflexes oculaires : réflexe oculo-céphalique, réflexe oculo-vestibulaire
- Examen du fond d'œil, sans dilatation de l'iris, à la recherche d'un œdème maculaire reflet d'une hypertension intracrânienne.

Classification du coma

Voir l'article score de Glasgow

Attitude thérapeutique

L'hospitalisation en service de réanimation est indispensable pour assurer une prise en charge et un suivi optimal. Le traitement étiologique, lorsqu'il est possible, est la priorité : traitement anticonvulsivant en cas d'épilepsie, re-sucrage en cas d'hypoglycémie, antibiotiques en cas de méningo-encéphalite, etc.

Surveillance


- Examen clinique quotidien et examen neurologique plutiquotidien avec score de Glasgow, consigné par écrit, afin de suivre l'évolution des atteintes nerveuses.
- Constantes vitales (pouls, tension artérielle, fréquence respiratoire, température) toutes les deux heures initialement.
- Bilan biologique (ionogramme sanguin, hémogramme, fonction rénale, etc.) et radiologique (radios de thorax) quotidien
- Recherche régulière de complications (examen cutané, examen des yeux, de la bouche, des sites de perfusion, de l'état veineux)
- Surveillance des entrées (apports liquidiens et caloriques) et des sorties (poche à urines), état nutritionnel
- Nursing

Traitement symptomatique


- Apports d'eau et d'ions (sodium, potassium, calcium) en fonction des ionogrammes sanguins et urinaires, et du bilan entrées/sorties
- Apports caloriques par sonde gastrique ou par voie parentérale (intra veineuse) d'environ 2000 calories par jour, à adapter à l'état nutritionnel
- Apports de vitamine B1, B6, PP, et de phosphore.
- Ventilation mécanique en cas de défaillance respiratoire avec aspirations fréquentes des sécretions bronchiques
- Matelas anti-escarres, soins de peau, surveillance des points d'appui. Le massage de ces points fragilisés est controversé.
- Soins des yeux, soins de bouche
- Kinésithérapie passive au lit afin de prévenir les rétractions tendineuses.
- Prévention des thromboses veineuses par héparinothérapie.

Cas particulier du coma «dépassé»

L'expression désigne un état de mort cérébrale associé au maintien artificiel des fonctions vitales.

Voir aussi

Liens internes


- mort cérébrale

Liens externes


- [http://generaliste.medimedia.tm.fr/gene/tl_fch/dossfmc/fmccoma.pdf Coma : que faire ?], Le Généraliste n°2021, 7 avril 2000 Catégorie:Neurologie

Psychologie

La psychologie est la science de l'âme ou psyché, et de ses interactions avec les nombreuses fonctions innées, sensitives, affectives ou intellectuelles et l'étude du comportement humain en général. Divisée en de nombreuses branches d’étude, ses disciplines abordent le domaine aussi bien au plan théorique que pratique, avec des applications thérapeutiques, sociales, et parfois politiques ou théologiques.

Définition

Étymologiquement, la psychologie est la science (logos) de l'âme ou psyché (psukhê). En son sens grec, cette étude porte sur les fonctions végétatives (psychophysiologie), sensitives (perceptions, motivation, motricité) et intellectives (psychologie cognitive), (cf. Aristote, Peri Psukhè). L'objet d'étude de la psychologie est un débat non clos depuis des siècles, si bien que selon les auteurs, la psychologie s'est trouvée centrée sur des objets très différents, sans qu'il soit encore possible aujourd'hui de décider quelle est la théorie unitaire qui serait largement acceptée. Ainsi les approches de cette question extrêmement complexe se partagent traditionnellement en celles qui considèrent que l'objet de la psychologie est le comportement et sa genèse, ou les processus de la pensée, ou les émotions et le caractère ou encore la personnalité, les relations humaines, etc. Mais certaines disciplines psychologiques se distinguent non par l'objet d'étude proprement dit mais par la méthode utilisée (clinique, expérimentale, différentielle, etc.) et d'autres par l'activité humaine considérée (travail, apprentissage, soin, éducation, etc.). Certaines disciplines de la psychologie se combinent avec d’autres, soit dans des champs connexes soit comme sous-domaines d’un champ d’études plus vaste, et sont souvent soumises à de redoutables problèmes épistémologiques, par exemple la psychopédagogie, la psychosociologie ou la psychopathologie, etc. En effet, il est difficile de dire par exemple ce qu’est ou n’est pas la pathologie en général (cf. Essai sur quelques problèmes concernant le normal et le pathologique (1943) de Georges Canguilhem) et donc encore plus difficile de préciser la pathologie de l’esprit, de la personnalité… poser la question, c’est se rendre compte des écueils théoriques qui ne sont toujours pas dépassés. Enfin, le rapport de la psychologie avec la philosophie a été très étroit, voire indiscernable, pendant longtemps (la morale, la conscience, l'action, etc. sont des thèmes traditionnellement philosophiques que l'on rencontre en psychologie). Certaines psychologies sont ainsi orientées par des thèses philosophiques (personnalisme, humanisme, biologisme, etc.). C'est cette extrême diversité qui en fait la complexité historique, les résultats localement acquis se croisent et il faut de longues études pour en démêler la rationalité et l'intérêt. Il est ainsi très facile d'obtenir des théories inconsistantes ou de réaliser des synthèses incohérentes, qui ne manquent pas tout au long de l'histoire multimillénaire de la psychologie. A côté de la psychologie « savante », il existe pour chacun le sentiment « d'en savoir quelque chose » puisque nous savons tous ce qu'est un caractère, un sentiment, une pensée, une relation affective, etc. Alors, que peut dire de plus le psychologue sur ces questions? D'autant que la plupart des affirmations psychologiques générales paraissent pouvoir être contredites ou trouver un contre-exemple qui les ruine. Il est aussi possible d'opposer, dans le champ des sciences humaines, la psychologie à la sociologie, à l'anthropologie et aux sciences politiques, en ce qu'elle étudie d'abord des personnes. Ainsi que ce soit en théorie ou en pratique, la définition de l'objet de la psychologie est une question non résolue.

Problématiques de la psychologie

La psychologie est traversée par plusieurs problématiques qui la fragmentent selon les options prises par ceux qui l’étudient. La combinaison rationnelle et synthétique des résultats n’est pas l’objet d’un consensus général, même si bien sûr beaucoup de résultats se sont accumulés et si localement, il est possible d’affirmer que certaines hypothèses sont justes ou fausses.

Idéalisme et matérialisme

La problématique la plus ancienne et la plus générale est celle que la philosophie projette depuis les origines sur les études de psychologie : les conceptions idéalistes et matérialistes s’opposent depuis Platon et Épicure et sont sensibles à toutes les époques avec des nuances, des compromis variables selon les auteurs (cf. Histoire de la psychologie). Cette problématique traverse les sciences dites cognitives : les recherches qui utilisent des outils modernes pour analyser matériellement le cerveau et comprendre son fonctionnement vont-elles trouver le sens de ce que vit la personne ?

Méthode scientifique générale et méthode psychologique spécifique

Le problème est que la psychologie n’a pas sa méthode spécifique d’étude : chaque grande étape dans l’histoire de la psychologie est marquée par l’utilisation de méthodes scientifiques qui ont obtenu des succès dans d’autres champs et qui sont appliquées à ce qui paraît être l’objet d’étude de la psychologie, adéquat à la méthode… raisonnement circulaire qui a des effets limitée et inévitable. Par exemple, la méthode expérimentale sera appliquée au cours des XIXe et XXe siècles, avec des résultats très critiquables : Wilhelm Wundt paraît limiter la psychologie à ce que mesure ses instruments (temps de réaction, excitabilité,…) ou les études comportementalistes (behavioristes) vont refuser d’étudier la conscience ou la pensée en considérant que c’est une « boîte noire » dont on ne peut rien dire, rien mesurer. Ainsi, la méthode linguistique, la méthode herméneutique, etc. vont tour à tour apporter des informations mais surtout des critiques à l’égard des autres méthodes et de leurs résultats…Mais ces résultats intéressants peuvent parfois inciter le sujet a la tentative de suicide par la transformation de sa psychomorphologie.

Cerveau et société humaine

Cette problématique est la conséquence de la position de la psychologie à la frontière de domaines immenses peu maîtrisés scientifiquement :
- le « cerveau », est l'objet le plus complexe que nous connaissions dans l’univers, nos connaissances à son sujet s’élaborent tous les jours, mais nous sommes loin d’en avoir fait le tour… ;
- la « société humaine », dont le passé a déterminé ce qu’est l’espèce humaine aujourd’hui et dont le fonctionnement est très complexe sous tous ses aspects, forment l’un et l’autre ce que nous sommes individuellement.

Individuel et collectif

Cette problématique oppose l’individuel au collectif. Beaucoup de théories se sont affrontées sur cette dimension des études psychologiques, sans qu’une conclusion consensuelle se dégage actuellement sur les rapports entre la personne et la société. Certains « décident » que c’est la personne qui permet à la société d'exister et de se transformer, pour d’autres c’est le contraire et, bien entendu, beaucoup pensent que les deux sont nécessaires, mais de quelle manière est ce le mieux ?

Inné et acquis

Cette problématique n’est pas la plus simple ni la dernière, les rapports entre ce qui est déterminé génétiquement et ce qui est acquis de l'environnement ou socialement ont occupé les universités depuis longtemps et peut-être les occuperont encore longtemps, jusqu’à ce que nous sachions penser scientifiquement ces relations. La méthode statistique est cette fois appliquée sur des notions et des concepts dont la scientificité est loin d’être assurée : l’« intelligence », le « patrimoine génétique », le « niveau socioculturel » et donne des résultats divergents selon les études…

Développement et permanence

Qu’est-ce qui chez l’adulte reste de l’enfant, qu’est-ce qui chez l’enfant détermine l’adulte qu'il sera ? L’écho s’en fait entendre dans les affirmations du type « Tout se joue avant six ans ! » ou « Il faut rester enfant pour être créatif ! » dont la scientificité est éminemment douteuse.

Humain et animal

Comment penser l'évidente différence entre une société humaine et un groupe de primates, tout en intégrant la continuité de l'évolution de l'animal vers l'homme ? La psychologie de l'animal est-elle suffisante pour comprendre l'humain ? Comprendre la pensée humaine sans la lier à la pensée non verbale de l'animal, est-ce correct ?

Conscient et inconscient

La découverte que les humains ne maîtrisent pas tous leurs actes, que des paroles, des moments de leur vie intellectuelle ou affective ne sont pas conscients a bouleversé l'image d'un homme de raison, maître de lui-même et du monde. La conscience claire devient un objectif mais n'est pas donnée naturellement... Chaque champ d’études de la psychologie pose ainsi de difficiles oppositions que les auteurs tranchent ou accommodent pour tenter de construire une démarche scientifique, comme le rapport entre raison et folie ou celui entre normal et pathologique, déjà évoqué. L’histoire de la psychologie n’est donc pas une construction linéaire où les progrès se sont accumulés dans une même direction, à partir d’un même objet. S'il est assez simple d'établir une chronologie de l'histoire de la psychologie, le cours de son histoire est plein de fractures, de contradictions dès que l’on cherche à étendre les résultats en dehors de la zone étroite où ils ont été élaborés. Cette histoire appartient fondamentalement à la psychologie : il est difficile d’étudier la psychologie sans connaître son histoire, le risque en l'ignorant est de répéter des erreurs déjà critiquées.

Classement des disciplines et approches psychologiques

Le classement proposé des diverses disciplines psychologiques est empirique, il utilise les catégories classiques de la méthode scientifique ; objet d'étude, méthode d'analyse, champ d'étude. Comme tout classement empirique, il n'est pas totalement satisfaisant et les disciplines appartiennent à plusieurs catégories, mais l'accent est mis sur un aspect du fait du nom choisi par les fondateurs. C'est une des tâches essentielles de la psychologie et de son épistémologie que de parvenir à définir scientifiquement son objet d'étude, sa méthode et son champ d'étude. Travail en cours mais qu'on ne peut considérer comme achevé ou même stabilisé.

Selon le paradigme


- Les approches psychodynamiques (psychanalyse)
- La psychologie de la forme (Gestalt)
- Le comportementalisme (béhaviorisme)
- La psychologie cognitive
- Le connexionnisme
- L' approche écosystémique

Selon l'objet d'étude


- La psychologie animale
- La psychologie du développement
- La psychologie de la personnalité
- La psychologie sociale
- La psychologie de l'éducation
- La psychologie environnementale
- La psychophysiologie

Selon la méthode d'étude


- La psychométrie
- La psychologie expérimentale
- La psychologie différentielle
- La psychologie du développement historico-social
- La psychologie computationnelle (informatique)
- La psychologie clinique
- La psychanalyse
- La psychologie humaniste
- La psychologie transpersonnelle
- La psychologie criminologie
- La psychologie interculturelle

Selon le champ d'étude ou de pratique


- La psychologie scolaire
- La psychologie du travail
- La psychologie de la santé
- La psychologie du sport
- La psychologie légale
- La psychologie du couple
- La psychothérapie

Selon les articulations avec des champs connexes


- La psychopédagogie
- La psychopathologie
- La psychophysiologie
- La neuropsychologie

Notions de psychologie


- accompagnement
- agression
- apprentissage
- aptitudes
- associationnisme & connexionnisme
- attitude et influence sociale
- cerveau et système nerveux
- cognition
- cognition sociale
- conditionnement
- conscience et inconscient
- complexes
- complexe œdipien
- comportement
- comportement addictif
- compréhension
- contexte
- développement
- dépression
- deuil
- dynamique des groupes
- émotion
- ergonomie cognitive
- estime de soi
- expertise
- foules
- forme
- groupe restreint
- gestalt
- instruments d'évaluation
- intelligence
- introspection
- intentionnalité
- langage et acquisition du langage
- lecture
- mécanisme de défense
- mémoire
- méthodes de recherche
- modèles mentaux
- modélisation-simulation
- morphopsychologie
- motivation
- mimétisme
- narcissisme
- névrose
- passage à l'acte
- pédagogie
- perception
- personnalité
- population