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CybernétiqueLa cybernétique est une science fondée en 1948 par le mathématicien américain Norbert Wiener .
Elle étudie l'information, et l'oppose à l'entropie :
« De même que l'entropie est une mesure de désorganisation, l'information fournie par une série de messages est une mesure d'organisation. » (Norbert Wiener, Cybernétique et société).
Elle n'accorde pas d'importance à la forme de l'organisme émetteur d'information, être vivant ou à la machine. D'ou le sous-titre de l'ouvrage fondateur: Cybernetics, or Control and Communication in the Animal and the Machine - en français, « Cybernétique, ou le contrôle et la communication dans l'animal et la machine ».
Elle ne s’applique donc pas qu’à l’artefact mais aussi au domaine animal et naturel.
Origine
La notion existait avant que Wiener ne la nomme. Il la fait lui-même remonter à la théorie de Gibbs dont il résume ainsi la problématique :
« Dans quelle mesure les réponses que nous pouvons donner aux questions posées sur un ensemble de mondes peuvent-elles être valables lorsqu'un ensemble plus vaste est concerné ? »
Son fondateur lie intimement cette science à l'intégration du hasard dans la science, c'est-à-dire au début du et aux bases des statistiques et de la probabilité en physique. Il l'oppose à la physique newtonienne.
Le mot
Nobert Wiener explique lui-même l'origine de ce mot. On peut lire dans la traduction francaise Cybernétique et société:
« ...d'où le mot cybernétique, que j'ai fait dériver du mot grec kubernetes, ou "pilote", le même mot grec dont nous faisons en fin de compte notre mot "gouverneur". Par ailleurs, j'ai trouvé par la suite que ce mot avait été déjà employé par Ampère en référence à la science politique, et qu'il avait été introduit dans un autre contexte par un savant polonais, cet emploi, dans les deux cas, datant des premières années du . »
Publications
L'ouvrage d'origine est : Cybernetics, or Control and Communication in the Animal and the Machine de 1948. Suivra son best-seller The Human Use of Human Beings : Cybernetics and Society de 1950 qui popularisa la cybernétique en exposant ses implications sociales. Pour ce faire, il établit des analogies entre la société humaine et des systèmes automatiques tels que les machines à vapeur régulées.
La même année serra publié General System Theory de Bertalanffy dont découle la Systémique
Science des systèmes
La cybernétique se définit comme la science des systèmes, un système étant lui-même défini comme un ensemble d’éléments en interaction, dont le tout comporte des propriétés dont sont dénuées ses parties prises séparément. Les interactions entre les éléments peuvent consister en des échanges de matière, d’énergie, ou d’information.
Epistémologie
Dans la pratique, le champ que se proposait la cybernétique était bien trop étendu pour rentrer dans le cadre d’une seule discipline. Elle se sépara donc en domaines autonomes, dont en particulier :
- l’automatique, ou théorie des asservissements optimaux ;
- la théorie des systèmes ou systémique, où on étudie l’émergence de comportements de systèmes indépendamment du détail de leurs composants.
L’économie elle-même est une science que l’on pourrait à bon droit rattacher à la cybernétique : la main invisible d’Adam Smith ou les effets de lutte des classes envisagés par Karl Marx sont bien à rattacher aux effets de système indépendamment du détail de leurs composants pris individuellement.
Les mécanismes d’évolution des populations étudiés par Malthus, Darwin et Wallace, ainsi que le mécanisme de régulation entre proies et prédateurs modélisé par l’équation différentielle de Bernoulli s’y rattachent eux aussi.
Le feedback
La rétroaction et l’auto-correction (ou autorégulation) sont des notions de la cybernétique.
En fait, dès lors qu’apparaît l’idée de rétroaction, la façon optimale d’étudier un système change :
- En l’absence de rétroaction, on aura intérêt à l’attaquer en termes de causalité parce qu’il n’y en a pas d’autres.
- En cas de rétroaction, on aura peut-être une description plus simple en l’étudiant en termes d’états stables et d’états instables dans la boucle, sans perdre de temps sur un modèle de « causes » et d'« effets », excepté dans l’étude des événements extérieurs qui peuvent amorcer le processus de bouclage ou l’interrompre.
La stabilité de certaines boucles peut autoriser ensuite à considérer le système en termes de finalité quand cela en simplifie l’étude ou l’utilisation conceptuelle : un thermostat régule la chaleur, une espèce persiste dans son existence, proies et prédateurs s’équilibrent dans une plage de fonctionnement donnée, etc. sans connotation mystique particulière en ce cas.
Divers
- La cybernétique est parfois associée dans les esprits à la robotique, à cause des utilisations telles que Sirius Cybernetics Corporation de Douglas Adams et le terme de cyborg, terme popularisé par Clynes et Kline en 1960. Toutefois, en termes savants, c’est l’étude des systèmes et de la commande dans un sens abstrait, applicable aux mécanismes fabriqués, aux êtres vivants, et aux organisations.
- Le cycle de Fondation de l’écrivain Isaac Asimov est conçu sur l’idée d’une modélisation cybernétique du devenir des empires qu'il nomme psycho-histoire.
Voir aussi
- cyborg
- Systémique
- Automatique
- Simulation
- Forrester
- Club de Rome
- Comportement émergent
Quelques liens intéressants
- [http://tecfa.unige.ch/guides/methodo/IDHEAP/slides/methodo-slides-131.html Exemple d’une simulation cybernétique]
- [http://www.biblioconcept.com/themes/C/cybernetique.htm Bibliographie sur la cybernétique (13 références)]
- [http://www.kurzweilai.net Le site officiel de l'un des techno-prophètes]
- http://perso.wanadoo.fr/metasystems/Cybernetics.html
Bibliographie
- Norbert Wiener, Cybernetics, or Control and Communication in the Animal and the Machine, Wiley, 1948 - ISBN 026273009X
- Norbert Wiener, The Human Use of Human Beings : Cybernetics and Society, 1950 - ISBN 0306803208
- Traduction française : Cybernetique et Société l'usage Humain des êtres Humains 1 édition, Deux rives, 1952 ISBN 0-201-11259-0
- Traduction française : Cybernetique et Société l'usage Humain des êtres Humains 2 édition, 10/18, 1954 ISBN B0000DOFQI
- W. Ross Ashby, An Introduction to Cybernetics, Chapman & Hall, London, 1956 [http://pespmc1.vub.ac.be/books/IntroCyb.pdf]
- Philippe Breton, L'utopie de la communication, le mythe du village planétaire, La découverte / poche, 1997 - ISBN 2707127027
- Céline Lafontaine, L'empire cybernétique, des machines à penser à la pensée machine, Essai / Seuil, 2004 - ISBN 2020561700
-
Catégorie:Intelligence artificielle
Catégorie:Systémique
Catégorie:Régulation
ja:サイバネティックス
Science
Historiquement, la science était une branche de la philosophie, connue sous le nom de "philosophie naturelle". La philosophie, dans son ancienne acception, prétendait regrouper toute la pensée humaine. Au cours du Moyen-Age, la science s'en est progressivement détachée, mais cela n'a pas été sans heurts ( Galilée, Giordano Bruno,...). Finalement, un modus vivendi a été trouvé :
- la science cherche à répondre aux « Comment ? » ( Comment les oiseaux volent-ils ? Comment fait-on marcher les locomotives ? Comment la matière se comporte-t-elle ? ...);
- la philosophie cherche à répondre aux « Pourquoi ? » ( Pourquoi les oiseaux volent-ils ? Pourquoi fait-on marcher les locomotives ? Pourquoi la matière existe-t-elle ? ...).
Plus précisément, la science ( du latin scientia, connaissance ) consiste en :
- la recherche et l'acquisition systématique de connaissances sur les objets et le monde qui nous entourent ;
- l'organisation et la synthèse de ces connaissances par le moyen de principes généraux a priori (théories, lois, mesure, méthode, etc.) ;
- la diffusion des résultats de ces démarches.
Selon le philosophe Karl Popper, une théorie n'est scientifiquement acceptable que si, telle qu'elle est présentée, elle peut être réfutable, c’est-à-dire soumise à des tests expérimentaux. La connaissance scientifique est ainsi l'ensemble des théories qui ont jusqu'alors résisté à la réfutation. La science est donc par nature soumise en permanence à la remise en question.
Au cours de son développement, la science a fait apparaître une diversité de phénomènes à étudier, créant autant de disciplines, comme la chimie, la biologie, la thermodynamique, l'homme, etc. Certaines de ces disciplines a priori hétéroclites ont pour socle commun la physique, pour langage les mathématiques et comme principe élémentaire la méthode scientifique.
La science est donc un découpage métaphysique du réel en plusieurs domaines d'investigations, qui forment un ensemble plus ou moins organisé de connaissances idéalement universelles. Par leur structuration et leur tendance à l'universalité, ces connaissances se distinguent des connaissances vagues de l'expérience personelle (terme à ne pas confondre avec expérimentation) qui sont des connaissances qui ne concernent que les individus ou les cas particuliers, et que l'on peut rencontrer au hasard ce qui interdit toute généralisation. La démarche méthodique pour acquérir et organiser ces connaissances est la méthode scientifique.
méthode scientifique
Science appliquée, fondamentale, expérimentale, ...
La science est divisée, par convention, en deux grands ensembles qui se distinguent par leur finalité: Les sciences appliquées et les sciences fondamentales.
Les sciences expérimentales, sont opposables aux sciences d'observation.
- Les sciences appliquées
- Définition : l'utilisation de connaissances scientifiques issues de nombreuses disciplines et de savoir-faire en vue de la réalisation d'un objectif pratique.
- Les disciplines de sciences appliquées se définissent à partir d'objectifs communs.
- Exemples : la médecine a pour objectif de rendre un individu en santé. Pour y arriver, elle utilise les connaissances issues de différentes disciplines telles que la biologie, la biochimie, la physiologie, etc. La pédagogie et l'ingénierie sont d'autres exemples de sciences appliquées.
:Les sciences appliquées doivent être distinguées de la technique (ou art, dans son sens premier ancien) en tant que pratique empirique. Voir l'article détaillé applications de la science.
- Les sciences fondamentales
- Finalité : l'acquisition et l'organisation des connaissances en elles-mêmes (sans rechercher d'applications pratiques).
- Exemple : la biologie, qui s'intéresse à l'étude des êtres vivants, l'astronomie, qui étudie les corps célestes.
- Les sciences expérimentales repose sur une démarche active du scientifique, qui construit et contrôle un dispositif expérimental reproduisant certains aspect des phénomènes naturels étudiés. Les résultats des expériences ne sont pas toujours quantifiés (exemple : l'expérience de Konrad Lorenz avec les oies grises, en éthologie).
- Lorsqu'il n'est pas possible de contrôler un environnement expérimental, les scientifiques peuvent avoir recours à l'observation. lorsqu'une discipline se forme autour de cette démarche, on parle de sciences d'observation. L'astronomie ou l'économie sont des exemples classiques. Mais la frontière n'est jamais nette : il existe une économie expérimentale, et la physique des hautes énergies permet d'une certaine façon de tester expérimentalement certaines théories astronomiques. Des questions éthiques peuvent également être en jeu : Comment reproduire, par exemple, les conséquences des abus physiques chez des enfants sans contrevenir aux plus élémentaires règles de base de l'éthique ? Dans ces cas, l'étape de l'expérimentation est remplacée par une étape d'observation systématique.
À ce diptyque expérimentation/observation s'ajoute aujourd'hui les simulations informatiques.
Naturellement, science appliquée et science fondamentale ne sont pas strictement cloisonnées. Les découvertes issues de la science fondamentale trouvent des fins utiles, de même que certains problèmes techniques mènent parfois à de nouvelles découvertes en science fondamentale. La recherche en science fondamentale repose sur la technologie issue de la science appliquée. Les laboratoires de recherche et les chercheurs peuvent même faire parallèlement de la science appliquée et de la science fondamentale. Des pressions économiques et sociales s'exercent sur les sciences fondamentales, qui tentent de préserver leur autonomie.
La méthode scientifique
La question de l'unicité de la méthode scientifique est problématique (Feyerabend).
Cette (ces) méthode(s) devrait (doivent) garantir la validité l'objectivité de ses résultats.
On associe généralement méthode scientifique et méthode hypothético-déductive:
#Formulation d'une hypothèse
#Expérimentation ou observation
#Correction, confirmation ou infirmation de l'hypothèse
#Questionnement sur les conclusions : on recommence le cycle à l'étape 1
Le mot science ne peut être rattaché à un domaine de connaissance que si la méthode scientifique propre à ce domaine est généralement acceptée et que les résultats répondent aux conditions de reproductibilité, indépendamment de l'équipe de chercheurs qui réalise l'expérimentation ou l'observation. Un exemple célèbre où les résultats d'une expérimentation n'ont pas pu être reproduits par d'autres équipes de chercheurs est celui de la mémoire de l'eau. Comme personne n'est à l'abri de l'erreur ou de la supercherie, cet exemple montre à quel point l'étape de la diffusion des résultats est cruciale et fait partie intégrante de la méthode scientifique.
Histoire des sciences
La science, en tant qu'institution, ensemble de pratiques ou rapport au monde, est une invention de l'Homme dont on peut retracer la génése.
Voir l'article Histoire des sciences.
La recherche
L'ensemble des actions entreprises en vue d'améliorer et d'augmenter l'état des connaissances dans un domaine scientifique constitue la recherche scientifique. L'organisation et la prise en charge des activités de recherche constituent un enjeu important pour toutes les sociétés.
Voir l'article détaillé recherche scientifique.
Science et rationalité
La science se revendique comme l'application du raisonnement à l'exploration du monde qui nous entoure.
C'est par exemple le cas de l'évolutionnisme et de la théorie de l'évolution. Il est évident que la stricte compatibilité avec les résultats scientifiques, donne à ces recherches un poids particulier. Elles mettent en cause des points trop importants pour les religions monothéistes toutes confondues (épisode de la Genèse).
Science et croyance
Nous avons vu qu'en science, une théorie est normalement incomplète, car elle ne peut décrire exhaustivement la complexité du monde réel.
Il en est ainsi de toutes les théories, comme celle du Big Bang ou de l'évolution des espèces. Même si aujourd'hui celles-ci ont le soutien de beaucoup de spécialistes, des théories concurrentes sont discutées. Pour autant, la création du monde en sept jours décrite par la Bible ne peut plus être perçue comme un possible, et bien des croyants reconnaissent qu'une lecture littérale est peu compatible avec l'état actuel de nos connaissances et qu'il est plus sage de l'interpréter comme une parabole.
Si la science ne fournit jamais de réponse définitive, il n'est plus possible de ne pas en tenir compte.
La foi religieuse, les croyances superstitieuses et pseudo-scientifiques donnent au contraire des explications des phénonèmes d'une toute autre nature puisqu'elles relèvent en général d'une conviction personnelle ou sociale invérifiable. Les progrès de la connaissance entraînent donc parfois une remise en cause des dogmes religieux par la science. L'exécution de Giordano Bruno est un exemple des luttes d'influences que durent affronter les scientifiques.
A contrario, sauf à prétendre imposer sa foi (qui n'est autre qu'une conviction intimement personnelle et subjective) aux autres, il faut se défier de la tentation naturelle de qualifier de fait « scientifiquement prouvé » les extrapolations des modèles scientifiques au-delà de leur champ d'application.
Emploi abusif du mot science
Le mot « science » est parfois utilisé pour soutenir qu'il existe des preuves scientifiques là où il n'y a que croyance. Selon ses détracteurs, c'est le cas du mouvement de scientologie. Pour ces cas, on devrait plutôt parler de sciences occultes ou pseudo-sciences.
Le problème de l'induction
La science ne fonctionne pas par méthode déductive pure. Une série d'expériences ne validerait en effet des résultats qu'effectués à une date et en un endroit particuliers, sans possibilité logique de les généraliser. Bertrand Russell mentionne dans son ouvrage Science et religion (chapitre La science est-elle superstitieuse ?) ce qu'il nomme le scandale de l'induction, et qu'il voit comme un mal nécessaire.
Portée de la science
La méthode scientifique hypothético-déductive n'a pas pour vocation de fournir des vérités absolues mais uniquement daffiner si besoin est des modèles antérieurs.
En d'autres termes, pour parvenir à une théorisation fiable, il faut forcément au départ prendre appui sur quelque chose, qui pourra se révéler plus tard une erreur. Cela n'a rien qui doive alarmer, et rappelle simplement qu'en science on avance dans la compréhension sur le réel en éliminant les hypothèses erronées. Cela permet de démarrer un processus, et de le réorienter dans la bonne direction ensuite.
Un principe est réputé vrai (« jusqu'à plus ample informé ») quand un consensus se dégage dans la communauté scientifique pour estimer que suffisamment d'indices convergent en faveur de ce résultat et que aucun résultat expérimental ne le contredit. La démarche est ici intersubjective, ce qui a suscité des mises en garde importantes de Thomas Kuhn aussi bien que de Paul Feyerabend.
La démarche scientifique, de par la remise en cause permanente des connaissances, admet que ces connaissances puissent comporter des aspects incomplets, voire inexacts ; mais il faudra attendre de les avoir mis en évidence pour le savoir. Pour cette raison, on observe que lorsqu'une loi scientifique existante est violée, c'est le signe qu'une nouvelle découverte se profile. Il y a donc lieu de s'en réjouir et non de le déplorer.
Utiliser une théorie que l'on sait inexacte ne pose aucun problème dans certains cas :
- Les calculs balistiques utilisent la mécanique newtonienne, sans faire intervenir le modèle d'Einstein, et n'en mettent pas moins les satellites sur orbite sans le moindre problème, ... à l'approximation requise
L'essence de la science, à travers les générations, reste la remise en question permanente. Mais parfois aussi des idées nouvelles n'arrivent à bien se répandre qu'après le décès d'autres scientifiques devenus inconsciemment dépendants d'un modèle donné, dans lequel ils ont beaucoup investi, et qu'il ne souhaitent pas voir brusquement se dévaluer. Les voilà devenus en conséquence moins aptes à discerner les intérêts (éventuels) de nouveaux paradigmes qui en diffèrent trop. Leur attachement aux théories existantes a pu prendre un caractère, dans certains cas, que l'on pourrait qualifier de quasi religieux.
Il se ne passe pas de génération sans qu'apparaissent quelques cas de ce genre.
Il arrive aussi, cela dit, que ce soit des théories nouvellement énoncées qui se révèlent être des impasses. Voir Trofim Lyssenko.
Voir aussi :
- l'article détaillé sur le scientisme
- paradoxe ; l'étude des paradoxes constitue un excellent exercice de souplesse mentale.
- épistémologie
Sont désignées sous le nom de pseudo-sciences les pratiques qui se réclament de la science tout en s'écartant de la méthode scientifique mais en en mimant certains aspects. On peut citer par exemple l'astrologie, l'homéopathie, la morphopsychologie (voir culte du cargo).
Les sciences occultes et sciences traditionnelles existent depuis l'Antiquité, elles consistent en un ensemble de connaissances et de pratiques mystérieuses ayant pour but de pénétrer et dominer les secrets de la nature. Au cours des derniers siècles, elles ont été progressivement exclues du champ de la science. Le philosophe Karl Popper s'est longuement interrogé sur la nature de la démarcation entre science et pseudo-science. Dans son ouvrage Conjecture et réfutations, après avoir remarqué qu'il est possible de trouver des observations pour confirmer à peu près n'importe quelle théorie, il propose une méthodologie fondée sur la réfutabilité.
Voir aussi
Articles connexes
- Académie des Sciences
- Philosophie et science, philosophie (épistémologie, métaphysique, éthique...),
- Qu'est-ce que cette chose qu'on appelle la Science ?, Alan Chalmers
- Petites leçons de sociologie des sciences, Bruno Latour
- Analyse systémique
- Rationalisme
- Zététique,Pseudo-science
- Pataphysique
- Liste de scientifiques
- Liste des disciplines scientifiques
- recherche fondamentale
- Sciences humaines
- Discipline
Liens externes
- Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques ([http://www-ihpst.univ-paris1.fr IHPST])
- Centre National de Recherche Scientifique ([http://www.cnrs.fr CNRS])
- [http://www.science.gouv.fr/ Science.gouv.fr le portail francophone des sciences]
- [http://www.futura-sciences.com/ Futura-Sciences], au coeur de la science
- AFIS ([http://www.pseudo-sciences.org Association Française d'Information Scientifique])
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/Sciences/ Rubrique Sciences] de l'open directory project
- [http://www.wissen-news.de Science news] (ger.)
- [http://atheisme.free.fr/Themes/Science.htm Science et religion]
- (http://scienceworld.wolfram.com/ Eric Weissteint's World of science] et [http://www.treasure-troves.com/ Eric Weisstein's Treasure troves of science] (mathématiques, physique, astronomie, chimie etbiographies de scientifiques, en anglais)
- [http://www.bibliotheque-sonore.org/science/fse/index.html Pour une science citoyenne]
- [http://www.sciences.ch/ La science au cœur des savoirs]
- [http://www.science-advisor.net/ Revue d'articles scientifiques en ligne (en)]
Bibliographie
- Dominique Lecourt (dir.), Dictionnaire d’histoire et philosophie des sciences (1999), 4ème réed. «Quadrige»/PUF, 2006.
Revues de vulgarisation
- La Recherche
- Pour la Science
- Science & vie
- [http://www.cybersciences.com Québec Science]
- Pour la revue Science : Voir Science magazine
- [http://www.olscom.com/inventions/ Les 200 plus grandes inventions]
-
Catégorie:Recherche scientifique
Catégorie:Épistémologie
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simple:Science
th:วิทยาศาสตร์
zh-min-nan:Kho-ha̍k
1948
Cette page concerne l'année 1948 du calendrier grégorien.
Événements
- 1 janvier : Entrée en vigueur du GATT.
- 8 septembre : Consécration de la nouvelle abbatiale de l'Abbaye d'Orval, dans la province belge du Luxembourg.
- 9 décembre [http://cec.rwanda.free.fr/documents/CVN-1948.htm Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide] (adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU)
- 10 décembre : L'assemblée générale des Nations Unies, réunie à Paris, adopte la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
- L'UNESCO recommande aux États membres de rendre l'éducation primaire obligatoire et universelle.
Europe
- 20 mars : Lors de la conférence de Londres, l'URSS rompt avec les Alliés sur la question allemande.
- 7 mai : Congrès de la Haye ou « Congrès de l'Europe », qui mènera à la création du Conseil de l'Europe (mai 1949).
Europe de l'Est
- En mars, proclamation de la République Populaire de Roumanie.
- 28 juin : Le Kominform condamne Tito et exclut la Yougoslavie du Kominform.
- 5 septembre : Limogeage de Gomulka, 1er secrétaire du POUP en Pologne (remplacé par Beirut).
- 21 février : Coup de Prague (20-27 fév), la Tchécoslovaquie bascule dans le camp communiste
- En mai : Victoire des communistes aux élections en Tchécoslovaquie
- En juin, la Tchécoslovaquie devient une « Démocratie Populaire ».
Europe de l'Ouest
- 1 janvier : Création du Benelux, union douanière entre la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas.
- 17 mars : Traité de Bruxelles : alliance militaire occidentale (France, Royaume-Uni, Benelux).
- 1 avril : Début de la distribution de l'aide américaine dans le cadre du plan Marshall.
- 3 avril : Fondation de l'OECE (Organisation européenne de coopération économique, future OCDE) par 16 pays et les zones d'occupations alliées en Allemagne et à Trieste.
- 4 septembre : Avènement de la reine Juliana des Pays-Bas fille de la reine Wilhelmine qui vient d'abdiquer.
- 16 octobre : Fin de la guerre civile en Grèce.
- 5 avril : Un tribunal militaire américain acquitte Alfred Krupp et 11 autres industriels allemands, de l'accusation de crimes de guerre.
- 20 juin : En Allemagne de l'Ouest, réforme monétaire (remplacement du Reichsmark par le Deutsche Mark).
- 24 juin : Début du blocus de Berlin-Ouest par les Soviétiques (24 juin 1948 - 12 mai 1949).
- 28 juin : Mise en place par les Occidentaux d'un pont aérien avec Berlin-Ouest pour contourner le blocus.
- 25 janvier : Dévaluation du franc français et blocage des billets.
- En avril, Fondation de la CGT-FO (Force Ouvrière) par les partisans de Léon Jouhaux.
- En avril, nouvelle vague de grèves en France.
- 19 juillet : Chute du Gouvernement Robert Schuman (1)
- 26 juillet : Nouveau Gouvernement André Marie, jusqu'au 28 août.
- 25 août : Naissance du Mouvement de la Paix.
- 28 août : Chute du Gouvernement André Marie.
- 5 septembre : Nouveau Gouvernement Robert Schuman (2)
- 7 septembre : Chute du Gouvernement Robert Schuman (2)
- 11 septembre : Nouveau Gouvernement Henri Queuille (1), jusqu'au 5 octobre 1949.
- En septembre, vague de grèves violentes (sept-nov).
- 11 octobre : Le gouvernement rappelle des réservistes.
- L'inflation se monte à 59 %.
- Dévaluations du franc, 80 % puis 17 %.
- Dans le cadre du plan Marshall, la France reçoit une aide américaine jusqu'en 1952.
- Création de la société « Usinor » par la fusion de « Denain-Auzin » et des « Forges et Acièries du Nord et de l'Est ».
- Fondation de la compagnie « Air France » sous forme de société mixte.
Afrique
- L'arrivée au pouvoir du parti nationaliste en Afrique du Sud multiplie les mesures d'apartheid, ségrégation à l'égard des Noirs.
- Un cyclone tropical dévaste la Réunion.
Amériques
Amérique du Nord
- 28 juillet : L'Union nationale de Maurice Duplessis remporte les élections générales au Québec.
- 15 novembre : Après le retrait du Premier ministre Mackenzie King, Louis St-Laurent lui succède jusqu'en 1957.
- 25 février : Martin Luther King est nommé pasteur baptiste.
- 31 mars : Le Congrès américain approuve le plan Marshall d'aide à l'Europe.
- 3 mai : La Cour suprême des États-Unis invalide les lois, contrats et autres textes interdisant aux noirs d'être propriétaires fonciers
- En novembre, Élection de Harry S. Truman (D) comme président des États-Unis avec 49,6% des voix contre Thomas E. Dewey (R) 45,1%.
Amérique Latine
- 30 avril : Création à Bogota de l'OEA (OAS) : Organisation des États Américains.
Asie & monde indien
- En février, Indépendance de l'île de Ceylan (Sri Lanka).
- Première indépendance du Vietnam octroyée par la France.
- 4 janvier : Indépendance officielle de la Birmanie. U Nu (bouddhiste et neutraliste), devient le Premier ministre de l'Union birmane. Début de l'exode des habitants d'origine indienne.
- 28 mars : Début de l'insurrection déclenchée par les communistes du Drapeau Blanc birman, avec 25 000 partisans, armés d'un équipement disparate. Le Drapeau Blanc établit son QG à Pyinmana et un Front militaire à Pégu où il commence des embuscades.
- En décembre, l'armée birmane chasse la guérilla communiste de Pyinmana. 3 000 partisans se rendent, ce qui porte un coup décisif à la guérilla.
- 16 février : Proclamation de la République populaire de Corée du Nord.
- 10 mai : Élection d'une assemblée et d'un président (Syngman Rhee) en Corée du sud.
- 10 septembre : Création de la République Populaire Démocratique de Corée (la Corée du Nord) marquant la scission avec la Corée du Sud entraînant des tensions aboutissant à la guerre de Corée.
- En décembre, évacuation par l'Armée Rouge du nord de la Corée.
- 13 mars : Soichiro Honda crée la compagnie Honda Motors.
- Création du zenkaguren et nouvelle constitution
Océanie & pacifique
Proche-Orient & monde-arabe
- 4 avril : Élections en Algérie (4-11 avr).
- 1 mars : Le Conseil juif de Palestine forme un cabinet de 30 ministres sous la présidence de David Ben Gourion (jusqu'en 1953) formant ainsi l'embryon de l'État d'Israël.
- 9 avril : Massacres de 300 civils par les terroristes juifs de l'Irgoun, à Der Yassine, qui entraîne une panique chez les Palestiniens.
- 14 mai : Proclamation de l'État d'Israël par David Ben Gourion et déclare son indépendance de l'Empire britannique. Il est reconnu par l'URSS et les États-Unis.
- 15 mai : Invasion de la Palestine par les troupes des pays arabes.
- 31 mai : Création de Tsava Haganah le Israel (Tsahal) : « l'armée de défense d'Israël ».
- 17 septembre, à Jérusalem, le Comte suédois Folke Bernadotte, médiateur de l'ONU est assassiné par un groupe de sionistes de la faction LEHI.
Arts & cultures
- 12 mars : Création du groupe de motards les « Hell's Angels ».
- 20 mars : CBS présente le premier concert classique télévisé donné par l'Orchestre de Philadelphie.
- 11 mai : Fondation du Collège de Pataphysique.
- 20 mars : 20e remise des oscars
Films remarquables
- La Corde (Rope) drame policier d'Alfred Hitchcock avec James Stewart, John Dall et Farley Granger.
- Key Largo réalisé par John Huston avec Humphrey Bogart, Lauren Bacall et Edward G. Robinson
- Hamlet de Laurence Olivier - Oscar du meilleur film.
- Jour de fête réalisé par Jacques Tati.
Littérature
- Le romancier Hervé Bazin publie Vipère au poing.
- L'écrivain et philosophe Jean-Paul Sartre publie Les mains sales.
- L'écrivain George Orwell publie 1984.
Sciences & techniques
- Le physicien anglais Patrick Blackett, spécialistes des rayons cosmiques, reçoit le prix Nobel de Physique.
- Le mathématicien américain Claude Shannon développe sa théorie de l'information.
- Invention du transistor par William Shockley, John Bardeen et Walter Brattain.
- Le mathématicien américain d'origine hongroise John von Neumann étudie mathématiquement des machines qui s'auto-reproduisent.
- Invention du four à micro-ondes.
Techniques appliquées
- 3 juin : Mise en service du télescope du Mont Palomar.
- 28 novembre : Mise sur le marché de la « caméra Polaroid ».
- 15 décembre : Mise en route de Zoé, la première pile atomique française dont la construction a été dirigé par Frédéric Joliot-Curie.
- Inauguration du télescope de 5 mètres au mont Palomar.
- La « Columbia » met le 33 tours LP sur le marché.
Sports
- 25 juin : Le champion Joe Louis conserve son titre de champion du monde des poids lourds à la boxe en battant Jersey Joe Walcott par K.O. au 11e round à New York.
- 29 juillet : Jeux Olympiques d'été, XIVe Olympiade de l'ère moderne, à Londres.
- Le Tour de France cycliste est remporté par l'italien Gino Bartali (+ montagne), deuxième le belge Brik Schotte et troisième le français Guy Lapebie.
- Article détaillé : 1948 en sport
Janvier-Février
- 1 janvier - Louis Chédid, chanteur français
- 16 janvier - John Carpenter, cinéaste
- 17 janvier - Anne Queffélec, pianiste française
- 27 janvier - Mikhaïl Barychnikov, danseur et chorégraphe américain
- 3 février - Henning Mankell, écrivain suédois
- 11 février - Bernard Bonnet, homme d'État
- 28 février - Bernadette Peters, actrice
Mars-Avril
- 9 mars - Jeffrey Osborne, chanteur
- 11 mars - Dominique Sanda, actrice
- 17 mars - William Gibson, écrivain américain
- 30 mars - Richard Gotainer, chanteur français
- 31 mars - Al Gore, ex-vice-président américain
- - Jimmy Cliff, musicien
- 3 avril - Carlos Salinas de Gortari, président du Mexique entre 1988 et 1994
- 18 avril Régis Wargnier, réalisateur de film français
- 28 avril - Terry Pratchett, écrivain anglais
Mai-Juin-Juillet
- 15 mai : Brian Eno, musicien
- 19 mai :Grace Jones, mannequin, chanteuse et actrice américaine
- 31 mai : John Bonham, batteur du groupe Led Zeppelin
- 21 juin : Andrzej Sapkowski, écrivain polonais
- 4 juillet : René Arnoux, pilote automobile F1
- 6 juillet : Nathalie Baye, actrice française
- 13 juillet : Catherine Breillat, réalisatrice et scénariste française
- 15 juillet : Anne Sinclair, journaliste française d'origine américaine
- 16 juillet : Pinchas Zukerman, violoniste israélien
- 21 juillet : Hubert-Félix Thiéfaine, chanteur français
- 21 juillet : Cat Stevens, musicien
- 21 juillet : Garry Trudeau, dessinateur
- 30 juillet : Jean Reno, comédien français
- 31 juillet : Alain Nadaud, écrivain français.
Août-Septembre-Octobre
- 3 août - Jean-Pierre Raffarin, homme politique français
- 24 août - Jean-Michel Jarre, compositeur français
- 25 août - Robert Plant, chanteur du groupe Led Zeppelin
- 10 septembre - Margaret Trudeau, ancienne Première Dame du Canada
- 1 octobre - Peter Blake, navigateur néo-zélandais
- 8 octobre - Claude Jade, actrice française
- 2 octobre - Avery Brooks, acteur américain
- 2 octobre - Chris LeDoux, chanteur de country américain (décès 2005)
- 8 octobre - Johnny Ramone, musicien américain, guitariste des Ramones (décès 15 septembre 2004)
Novembre-Décembre
- 4 novembre - Amadou Toumani Touré, homme politique malien
- 9 novembre - Bille August, réalisateur de cinéma danois
- 14 novembre - Charles d'Angleterre, prince de Galles
- 18 décembre - Laurent Voulzy, chanteur français
- 20 novembre - Barbara Hendricks, soprano norvégienne d'origine américaine
- 21 décembre - Willi Resetarits, cabarettiste autrichien
- 24 décembre - Michel Robert, cavalier, Champion de France
- 25 décembre - Noël Mamère à Libourne en Gironde (France)
- 27 décembre - Gérard Depardieu, acteur
- 28 décembre - Robert Flammang, à Luxembourg
Dates inconnues
- Dan Simmons, écrivain américain
- Nick Drake, auteur, compositeur, interprète
- Trinh Xuan Thuan, astophysicien et écrivain originaire du Việt Nam.
- Ndiaga Mbaye, griot et auteur-compositeur-interprète sénégalais
- Adama Drabo, cinéaste et auteur de théâtre malien
- 8 janvier : Kurt Schwitters, peintre allemand
- 19 janvier : Tony Garnier, architecte
- 30 janvier : Mahatma Mohandask Gandhi (assassiné) philosophe et leader politique et spirituel de l'Inde
- 10 février : Sergueï Eisenstein, réalisateur soviétique
- 4 mars : Antonin Artaud, dramaturge, poète et comédien français
- 12 mars : Alfred Lacroix, minéralogiste et géologue français.
- 6 juin : Louis Lumière, français, inventeur du cinématographe
- 5 juillet : Georges Bernanos, écrivain et dramaturge français
- 23 juillet : D.W. Griffith, producteur et réalisateur américain
- Andreï Jdanov, russe, politicien aux côtés de Staline durant l'URSS.
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États-Unis d'Amérique
Les États-Unis, les États-Unis d'Amérique en forme longue, sont une fédération constituée de cinquante États (représentés par les cinquante étoiles du drapeau), située en Amérique du Nord et dans l'océan Pacifique. Quarante-huit de ces cinquante États sont situés au sud du Canada et au nord du Mexique. L'Alaska est situé à l'ouest du Canada. Hawaii est dans l'océan Pacifique, à 3 900 km au sud-ouest de la Californie.
Washington, DC (ou District of Columbia) est la capitale fédérale du pays, avec un statut spécial (ce n'est pas un État et n'est pas non plus membre d'un État fédéré). D'autres territoires ont des statuts spécifiques, notamment des États (anciennes colonies) qui ne sont pas membre de jure de la fédération, mais qui sont en pratique intégrés : les Samoa américaines, Guam, les îles Mariannes du Nord, Porto Rico et les îles Vierges américaines.
Les États-Unis sont membres de l'OTAN, de l'ALENA, du G8 et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.
Dénomination
La désignation en forme courte de ce pays est États-Unis tandis que la désignation en forme longue est États-Unis d'Amérique. À l'exception notable de l'ONU et du titre de cet article, la forme courte États-Unis est utilisée pour désigner le pays par l'ISO, l'[http://publications.eu.int/code/fr/fr-5000500.htm UE], l'[http://www.ign.fr/telechargement/education/donnees/pcm.pdf IGN], la [http://www.eda.admin.ch/eda/f/home/foreign/stanam.ContentPar.0002.UpFile.tmp/lt_150813_statenames_f.pdf diplomatie suisse], l'[http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/nomenclatures/cog/dbf/2005/txt/pays2005.txt INSEE], etc.
Histoire
Article détaillé : Histoire des États-Unis
Le territoire actuel des États-Unis fut d'abord occupé par les Indiens d'Amérique qui étaient divisés en tribus et qui parlaient plusieurs centaines de langues différentes. Ils ont laissé peu de traces de leur présence, surtout pour les peuples nomades.
Aux et s, les premiers contacts avec les Européens, principalement Espagnols au sud et Anglais à l'est constituèrent un choc des cultures et la plupart des Indiens sont morts à cause des épidémies importées par les Blancs.
Anglais
Le premier établissement anglais fut établi en 1607 à Jamestown, Virginie, et les 13 colonies proclamèrent leur indépendance le 4 juillet 1776 face à la Grande-Bretagne (Déclaration d'Indépendance). Ils adoptèrent la constitution des États-Unis d'Amérique en 1787, la première du monde. Ces deux textes sont fondateurs de l'identité américaine.
La question de l'esclavage déclencha la guerre de Sécession en 1861. Mais cela n'empêcha pas les États-Unis de grandir grâce à l'immigration et l'industrialisation tout au long du ainsi que d'entreprendre la conquête de l'Ouest.
Au , les États-Unis sont devenus la première puissance mondiale économique et politique (surtout après la Seconde Guerre mondiale), malgré des échecs comme la guerre du Vietnam qui traumatisa la société américaine. Depuis l'explosion de l'URSS et la fin de la guerre froide, les États-Unis sont la seule grande puissance, une puissance contestée par les islamistes, par la croissance chinoise et par les autres pôles de la Triade (Union européenne et Japon).
Voir aussi : Histoire des relations franco-américaines
Politique
Histoire des relations franco-américaines
Article détaillé : Politique des États-Unis
Le pays est constitué de cinquante États fédérés qui disposent d'une pleine souveraineté dans plusieurs domaines : il s'agit d'une fédération.
Les États-Unis sont une république fédérale et parlementaire bicamériste. Les trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) sont séparés.
Le président et le vice-président sont élus ensemble pour quatre ans, au suffrage universel indirect. Chaque État est représenté par son collège de grands électeurs dont le nombre est approximativement proportionnel au nombre d'habitants de l'État en question. Depuis 1948, le président ne peut exercer que deux mandats. Le paysage politique est largement dominé par deux partis : le parti républicain et le parti démocrate.
parti démocrate
George W. Bush est président des États-Unis depuis 2001.
La Cour suprême est la plus haute instance du système judiciaire fédéral.
Voir aussi :
:
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:
:
États
Article détaillé : États des États-Unis
Voir aussi : Ordre d'entrée dans l'Union
Géographie
Ordre d'entrée dans l'Union
Article détaillé : Géographie des États-Unis
- Quelques repères :
- Ville la plus peuplée : New York
- Sommet le plus haut : Mont McKinley
- Point le plus bas : Vallée de la Mort
- Principal fleuve : le Missouri-Mississippi qui coule sur plus de 6 000 Km.
- Superficie : 9 631 417 km²
- Littoral : 19 924 km
- Altitudes extrêmes : - 86 m > + 6 194 m
Relief
Mississippi, États-Unis]]
Le relief des États-Unis a une organisation méridienne. D'est en ouest, on rencontre :
- une plaine côtière le long de l'océan Atlantique
- la chaîne des Appalaches, peu élevée
- une vaste dépression (Grands Lacs, plaine du Mississippi, Grandes Plaines)
- les montagnes Rocheuses
- le Grand Bassin
- la Sierra Nevada et la Chaîne des Cascades
- des vallées étroites (vallée centrale de Californie)
- les Coast Ranges, une chaîne côtière le long de l'océan Pacifique
Il faut y ajouter deux territoires importants :
- Hawaii, archipel volcanique
- l'Alaska, appendice montagneux et volcanique du continent nord-américain
Climats
Tous les climats sont représentés aux États-Unis, du plus froid (Alaska) au plus chaud (Vallée de la Mort), du plus humide (Nord-Ouest) au plus sec (déserts du Sud-Ouest).
Voir l'article détaillé
Fleuves
Vallée de la Mort
- Rio Grande : 3 060 km
- Arkansas : 2 348 km
- Colorado : 2 317 km
- Ohio : 2 102 km
- Snake River
- Columbia
- Mississippi
Lacs
Mississippi
Les Grands Lacs représentent environ 250 000 km² : du plus grand au plus petit :
- Lac Supérieur
- Lac Michigan
- Lac Huron
- Lac Érié
- Lac Ontario
Les autres lacs importants sont :
- Grand Lac Salé
- Lac Mead
- Lac Powell
- Utah Lake
- Lac Tahoe
Frontières terrestres
12 034 km de frontières :
- 8 893 km avec le Canada (dont 2 477 km avec l'Alaska)
- 3 326 km avec le Mexique
- 29 km avec Cuba (base navale de Guantanamo)
Géographie humaine
Guantanamo
Les Américains se concentrent sur les littoraux, y compris ceux des Grands Lacs. À l'ouest du 100 méridien et en Alaska, les densités sont très faibles, sauf en quelques villes isolées. La Californie est l'État le plus peuplé.
Plus des trois quarts de la population est urbaine.
Les régions les plus dynamiques sont la Sun Belt. La reconversion du Nord-Est du pays lui permet de tenir un rôle important.
Voir aussi : ~ ~ ~ Politique environnementale des États-Unis d'Amérique
Économie
Politique environnementale des États-Unis d'Amérique
Article détaillé : Économie des États-Unis
Les États-Unis possèdent la plus puissante économie du monde, avec un PNB qui s'élève à 11 649 milliards de dollars (2004). Dans cette économie de marché, les secteurs les plus dynamiques sont l'électronique, l'aérospatiale, les biotechnologies et les industries de l'armement, même si l'avance s'est réduite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le principal atout du pays reste malgré tout le secteur tertiaire (services bancaires, production cinématographique, tourisme ...). Le taux de chômage est relativement faible. Les États-Unis souffrent d'un fort déficit commercial. La bourse de New York est l'une des premières du monde.
Plusieurs atouts expliquent la puissance de l'économie américaine : le territoire américain est immense, bien doté en ressources minières (deuxième producteur mondial de charbon, pétrole, gaz naturel, or, cuivre ...) et agricoles. Il est situé entre les deux grands océans de la planète, l'océan atlantique et l'océan pacifique. Il est également bien maîtrisé par un réseau de transport varié (Grands Lacs, voies ferrées, ports, aéroports). La population est cosmopolite et mobile. Le niveau moyen de vie est fort, même si les inégalités sociales sont importantes. Le dollar et la langue anglaise ont un rayonnement international. L'état fédéral investit une part relativement importante du PIB dans la recherche et n'hésite pas à se montrer protectionniste. Les multinationales américaines sont présentes sur tous les continents et participent à la puissance économique du pays. Les États-Unis sont au cœur de l'ALENA, une organisation régionale qui prône la libre circulation des marchandises et des capitaux.
Quelques chiffres récents :
- taux de chômage en mars 2005 : 5,2 % de la population active
- taux de croissance du PNB en 2003 : 3,2 %
- L'économie américaine a créé 2,2 millions d'emplois nouveaux en 2003
- Voir aussi : Accord de libre-échange nord-américain; Économie américaine, 2002.
- Consultez les paragraphes sur l'économie des états et des grandes villes.
Démographie
Article détaillé : Démographie des États-Unis
Démographie des États-Unis
Population : 295 267 686 habitants (janvier 2005). 0-14 ans : 20,8 % (hommes : 31 122 974 ; femmes : 29 713 748) ; 15-64 ans : 66,9 % (hommes : 97 756 380 ; femmes : 98 183 309) ; + 65 ans : 12,4 % (hommes : 15 078 204 ; femmes : 21 172 956)
Densité : 30,25 hab./km²
Espérance de vie des hommes : 74,8 ans (en 2005)
Espérance de vie des femmes : 80,1 ans (en 2005)
Taux de croissance de la population : 0,92 % (en 2004)
Taux de natalité : 14,13/1000 (en 2004)
Taux de mortalité : 8,34/1000 (en 2004)
Taux de mortalité infantile : 6,63/1000 (en 2004)
Taux de fécondité : 2,7 enfants/femme (en 2004)
Taux de migration : 3,41/1000 (en 2004)
Âge médian : 35,6 ans (2001)
Plus de trois millions de Mexicains vivraient de manière illégale aux États-Unis.
La démographie des États-Unis d'Amérique diffère des autres pays industrialisés et développés :
- Les États-Unis sont le premier pays d'immigration du monde : en 1991, ils ont accueillis plus d'1,8 million d'immigrants.
- La natalité y est plus forte et dynamique que dans les autres pays riches.
- Les États-Unis sont au troisième rang des pays les plus peuplés, derrière la Chine et l'Inde.
- Il existe une quarantaine d'agglomérations de plus d'un million d'habitants.
Voir aussi : les lieux les plus riches aux États-Unis (classement des États et Comtés selon leur richesse) ~ Société américaine
Culture
Société américaine
- Voir l'article détaillé
On distingue deux types de culture aux États-Unis : la culture élitiste et la culture populaire. La première est peu connue, la seconde rayonne dans le monde entier grâce au cinéma, à la musique, à Internet.
La culture américaine a une base anglo-saxonne, qui s'explique par les origines historiques du pays. L'anglais est la langue la plus parlée. Cependant, les apports d'autres cultures contribuent à faire des États-Unis un creuset culturel :
- l'héritage indien se lit dans certains mots et toponymes.
- l'influence hispanique est forte en Californie, au Nouveau-Mexique et dans le Texas ainsi que dans plusieurs grandes villes ailleurs (New York, Miami en Floride, Hartford dans le Connecticut).
- l'influence française est forte en Louisiane.
- les immigrants européens et juifs ont également marqué la culture du pays.
Articles détaillés : ~ ~ ~ ~ ~
Un pays où la religion compte
- Une enquête publiée en décembre 2004 dans le Wall Street Journal Europe affirme que 75 % des Américains se déclarent croyants aux États-Unis, pour 43 % de pratiquants.
- La liberté religieuse est garantie par la constitution.
Article détaillé : Religions aux États-Unis
Américains illustres
Scientifiques
- Voir l'article détaillé Scientifiques américains, par ordre alphabétique
- Voir aussi Mathématiciens américains, par époque
Peintres
- Voir l'article Peintres américains, par ordre alphabétique
Photographes
- Jacob Riis 1849-1914
- Alfred Stieglitz 1864-1946
- Ansel Adams 1902-1984
- Diane Arbus 1923-1971
À compléter
Historiens
- Robert Caro
- Robert Paxton
À compléter
Personalités politiques
- John Ashcroft, Attorney General, 2002-2005 ;
- Colin Powell, Secrétaire d’État, 2002-2004 ;
- Condoleezza Rice, Secrétaire d’État, 2005- ;
- Madeleine Albright, Secrétaire d’État, 1997-2001.
Voir aussi : Président des États-Unis
- Alexander Hamilton, penseur politique, homme politique
- George Washington, premier président des États-Unis
Musiciens
- Voir aussi Chanteurs américains, par ordre alphabétique / Chanteuses américaines, par ordre alphabétique
Cinéastes
- Voir l'article détaillé Réalisateurs américains, par époques
Littérature
- Écrivains américains, par ordre chronologique
- Écrivains américains, par ordre alphabétique
Prix Nobel de la Paix
Écrivains américains, par ordre alphabétique
- 1906 Theodore Roosevelt
- 1906 Ugo Werquin
- 1912 Elihu Root
- 1919 Woodrow Wilson
- 1925 Charles Gates Dawes
- 1929 Frank Billings Kellogg
- 1931 Jane Addams Nicholas Murray Butler
- 1945 Catlett Marshall
- 1962 Linus Pauling
- 1964 Martin Luther King
- 1970 Norman Borlaug
- 1973 Henry Kissinger
- 1985 Internationale des médecins contre la guerre nucléaire, Boston
- 1986 Elie Wiesel
- 1997 Jody Williams
- 2002 Jimmy Carter
Mode
- Calvin Klein
Autres
- Allan Pinkerton
- Paul Revere Révolutionnaire important lors de l'indépendance américaine
- Benjamin Franklin intellectuel important et homme politique lors de l'indépendance américaine
- Harriet Tubman, aida des centaines d'esclaves à s'échapper au Nord avant la Guerre de Sécession
- Stan Lee scénariste de "comics", un genre de bande dessinée important aux États-Unis
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom français !! Nom local !! Remarques
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| Jour de l'an || New Year's Day ||
|-----
| Troisième lundi de janvier || Jour de Martin Luther King
| Martin Luther King Day
| Naissance de Martin Luther King, militant pour les droits civiques
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| 12 février || Anniversaire de Lincoln
| Lincoln's Birthday
| Naissance de Abraham Lincoln, le 16 président des États-Unis.
|-----
| Troisième lundi de février || Jour des présidents
| Presidents' Day
| Naissance de George Washington, le premier président des États-Unis.
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| Lundi final de mai || Jour du Souvenir
| Memorial Day ||
|-----
| 4 juillet || Jour de l'indépendance
| Independance Day
| Commémoration de la déclaration d'indépendance de 1776
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| Premier lundi de septembre || Fête du Travail
| Labor Day ||
|-----
| Deuxième lundi d'octobre || Jour de Christophe Colomb
| Columbus Day ||
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| 11 novembre || Jour des anciens combattants
| Veteran's Day
| Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale
|-----
| Quatrième jeudi de novembre || Action de grâces
| Thanksgiving ||
|-
| 25 décembre || Noël || Christmas Day
| Naissance présumée de Jésus
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Norbert WienerWiener, Norbert Wiener, Norbert
Norbert Wiener (26 novembre 1894, Columbia, Missouri - 18 mars 1964, Stockholm, Suède) était un mathématicien américain, connu pour être le fondateur de la cybernétique. Il exposa ses théories sur la cybernétique dans son livre Cybernetics or Control and Communication in the Animal and the Machine (Librairie Hermann & Cie, MIT Press, 1948).
Biographie
Il est né à Colombia dans le Missouri, premier enfant de Leo Wiener et Bertha Kahn. Leo était professeur de langues slaves à Harvard et fut à Varsovie camarade de classe de Ludwik Lejzer Zamenhof. Enfant prodige, Norbert savait lire à un an et demi, et de ce fait, fut éduqué à la maison, lisant en même temps la plus grande partie des livres de la bibliothèque de ses parents, jusqu'à ses sept ans, il entra alors à l'école pour une courte période avant de terminer la majorité de ses études à la maison. En 1903, il retourna à l'école secondaire Ayer jusqu'à obtenir son bac en 1906.
En septembre 1906, agé de 11 ans, il entra à l'université de Tufts pour étudier les mathématiques. Il reçut son diplôme en 1909 et entra à Harvard. Il y étudia la zoologie, mais en 1910 il partit pour Cornell pour commencer une licence en mathématique. L'année suivant, il retourna à Harvard où il commença une thèse. Wiener obtint son doctorat à Harvard en 1912 pour une thèse sur la logique mathématique, il avait alors 18 ans.
Après sa soutenance de thèse, il part pour l'Europe. C'est d'abord Cambridge, où il travaille avec Bertrand Russell et Godfrey Harold Hardy, puis Göttingen où il suit les cours de Edmund Landau et David Hilbert. Il retourna ensuite à Cambridge et puis aux États-Unis. En 1915-1916, il enseigna la philosophie à Harvard, travailla pour General Electric et ensuite pour Encyclopedia Americana, avant de travailler sur les tables de balistique à Aberdeen Proving Ground, au Maryland. Il y resta jusqu'à la fin de la guerre, suite à laquelle il prit un poste de professeur de mathématiques au MIT.
Lorsqu'il travaillait au MIT, il voyagea fréquemment en Europe. Il vient notamment deux fois à Nancy (en 1946 et en 1951) et à Paris. En 1926, il se maria avec Margaret Engemann et il retourna alors en Europe comme un disciple de Guggenheim. Il passa la plupart de son temps à Göttingen ou avec Hardy à Cambridge. Il travailla notamment sur le mouvement brownien, la transformation de Fourier, le problème de Dirichlet, l'analyse harmonique et les théorèmes taubériens. En 1933, il reçut le prix Bôcher.
Durant la Seconde Guerre mondiale, il travailla sur le contrôle en artillerie, ce qui l'encouragea à synthétiser ses intérêts pour la théorie de la communication en la cybernétique.
Bibliographie
Ses travaux publiés incluent The Human Use of Human Beings (1950), Ex-Prodigy (1953), I am a Mathematician (1956), Nonlinear Problems in Random Theory (1958), et God & Golem, Inc.: A Comment on Certain Points Where Cybernetics Impinges on Religion (1964).
Wiener, Norbert
Wiener, Norbert
ja:ノーバート・ウィーナー
Information
Selon G-B Davis, l'information représente les données transformées sous une forme significative pour la personne qui les reçoit : elle a une valeur pour ses décisions et ses actions.
Perception
On qualifie d'information toute donnée pertinente que le système nerveux central est capable d'interpréter pour se construire une représentation du monde et pour interagir correctement avec lui. L'information, dans ce sens, est basée sur des stimuli sensoriels véhiculés par les nerfs.
Journalisme
Une information est ici la mise en forme écrite ou orale d'un fait ou d'un événement daté et (en principe) objectif. Elle constitue alors la base rédactionnelle d'un journal. On l'oppose généralement à la publicité, dont le caractère non objectif est avéré, bien que cette dernière puisse véhiculer un message informatif (au sens de la théorie de l'information).
Administration publique (gouvernement)
Dans le contexte de l’administration publique, nous considérons comme «information» toute donnée pertinente dont la collecte, le traitement, l’interprétation et l’utilisation concourent à la réalisation d’une mission gouvernementale.
Théorie de la décision
La théorie de la décision ne considère comme information que ce qui est de nature à entraîner ou modifer une décision. Dans le cas contraire, il s'agit d'un simple bruit.
L'information peut être définie comme une donnée réductrice d'incertitude.
Systémique
L'information (ou néguentropie) est un facteur d'organisation qui s'oppose à l'entropie.
C'est une composante de base, avec l'énergie et la matière.
Le sens du mot y est indépendant de l'organisme récepteur, le cas de la perception n'étant que l'information appliqué au vivant.
L'information y est inversemment proportionnelle à sa probabilité. En clair, énoncer l'évidence n'apporte pas beaucoup d'information, alors que diffuser une information inattendue est plus utile.
Théorie de l'information
Selon la théorie de l'information, des données contiennent de l'information quand celles-ci ne sont que peu compressibles et qu'elles sont complexes.
En effet, l'information contenue dans un message composé d'une seule lettre se répétant un grand nombre de fois tel que « AAAAAAAAA... » est quasiment nulle (on parle alors de faible néguentropie.
Kolmogorov a tenté de définir le contenu d'information d'une donnée par la taille du plus petit programme permettant de la fabriquer. Ainsi, pi aurait une complexité moyenne malgré son nombre infini de chiffres, le programme permettant d'en construire la suite (infinie) de nombres tenant sur une seule page.
Cependant, la complexité est alors liée à une machine donnée et prend une allure arbitraire. On préfère en général parler de l'information liée au couple message + récepteur, le dernier possédant des implicites valorisant le message (et, de fait, tout message est incompréhensible sans ces implicites supposés; ainsi un message en chinois pour qui ne comprend pas le chinois).
Ainsi, la phrase "Médor est un chien" contient plus d'information que "Médor est un quadrupède", bien que la seconde contienne plus de lettres. La différence est à mettre au compte de la connaissance d'un dictionnaire implicite et faisant partie du contexte, qui nous permet de savoir qu'un chien est nécessairement - sauf amputation - un quadrupède, l'inverse n'étant pas vrai.
Les notions de quantité d'information, d'entropie et d'information mutuelle font l'objet d'une discipline spécialisée, initiée par Claude Shannon.
On a beaucoup cru, à une certaine époque, à une telle théorie, capable à son tour d'informer toutes les sciences (la biologie, l'anthropologie, la documentation, l'économie) : tout, du fonctionnement de l'organisme à la diplomatie internationale, en passant par les scènes de ménage, pourrait être décrit sous la forme d'un système d'information et de ses régulations (feed back). Il fallait pour cela généraliser aventureusement le travail des ingénieurs, qui avaient des visées bien précises : Shannon souhaitait rendre les télécommunications plus robustes, Wiener voulait piloter des automates, Kolmogorov cherchait des moyens de compacter un programme informatique. Ce qu'ils nommaient « information » était un concept précis, limité, permettant de contrôler une machine opérant sur une forme, en conservant certains de ses caractères quantifiés.
Le succès de la prétendue « théorie de l'information » générale n'est peut-être qu'un « coup » de marketing intellectuel. La naïveté de ce point de vue étonne aujourd'hui. Avec le temps, ce qui était un rêve est devenu une idéologie, ancrée dans des dispositifs techniques et économiques, asservie par un modèle politique et social, où l'augmentation des échanges, la technicité des procédures et la confiance dans la capacité des sociétés et des marchés à s'organiser spontanément sont censées régler les comptes de l'histoire.
Ce qui reste aujourd'hui du rêve d'une théorie générale de l'information est la complexité que son échec a fait apparaître. Représentant la société comme un système en régulation permanente, elle a buté sur l'existence des conflits, des dissymétries, des pouvoirs qui travaillent la communication.
Invitant à regarder toute culture comme un flux de données, elle a menacé la mémoire qui lui donne une durée. Prétendant ramener la valeur de l'information à un calcul, elle a achoppé sur la diversité des critères qui font de l'information sociale une construction toujours singulière et provisoire. Cherchant à ramener toute construction intellectuelle à une somme de ressources, elle est passée à côté de la dimension publique et éditoriale de toute œuvre. Sophistiquant le code, le réseau et le programme, elle a rendu nécessaire le recul qui définit la teneur de l'interaction sociale.(Yves Jeanneret)
Histoire
Le projet de fonder une « science de l'information et de la documentation » spécifique s'est affirmé sous l'impulsion d'acteurs comme Larousse (1817 1875), Dewey (1851 193 1), Otlet (1868 1944), Meyriat (1921 ). Le point de départ en a été de dissocier l'information, construction sociale et intellectuelle, de l'ensemble des objets matériels qui, en circulant, la conditionnent sans la définir. On doit aux spécialistes de cette science d'avoir posé que l'information ne circule pas (elle n'est pas un objet) mais qu'elle se redéfinit sans cesse (elle est une relation et une action). Ce projet est lié, dès la fin du XIXe siècle, au développement d'une recherche à visée industrielle et au rêve d'un savoir planétaire. Mais plutôt que tout assimiler par l'idée d'un « système d'information » (idée plus récente dont le succès est dû aux développements informatiques) ces auteurs distinguent méthodiquement entre le support, le document, l'information et le savoir : effort de distinction qu'il faut redécouvrir aujourd'hui. (Yves Jeanneret)
catégorie:Théorie de l'information
Catégorie:Journalisme
Catégorie:Cybernétique
ko:정보 ja:情報 simple:Information
Entropiecatégorie:thermodynamique catégorie:statistiques Entropie
Catégorie:Quantité physique Catégorie:Système
L ’entropie est une grandeur thermodynamique. C'est une quantité physique, mesurable, associée au degré de désordre d'un système macroscopique, ou au manque d’informations sur son état microscopique.
Deux définitions de l’entropie peuvent être données :
- L’une est celle de la thermodynamique classique. On la doit à Rudolf Clausius dont l’œuvre s’appuyait sur celles de nombreux devanciers, dont Sadi Carnot.
- L’autre est celle de la physique statistique. Elle a été proposée audacieusement par Ludwig Boltzmann.
L’entropie est l’une des grandeurs les plus fondamentales de la thermodynamique. Elle intervient dans le “second” principe, associé à l’intuition de la flèche du temps. De nombreux phénomènes se produisent spontanément toujours dans un sens et sans jamais revenir à leur point de départ. Ils sont dits irréversibles.
L’entropie selon la thermodynamique classique
L’entropimètre
Comment fabrique-t-on un entropimètre ?
Cette section explique comment on mesure une entropie. Plus exactement, elle ne permet pas de définir l’entropie d’un système d’une façon absolue mais seulement relativement à un état de référence, que l’on peut choisir d’entropie nulle par convention. Il s’agit alors de mesurer la différence d’entropie entre deux états quelconques d’un système. En pratique il s’agit de mesurer un échange de chaleur.
La non-conservation de l’entropie
La difficulté à donner une définition physique, c’est-à-dire ici expérimentale, de l’entropie d’un système vient de ce qu’elle n’est pas conservée. Elle peut augmenter spontanément lors d’une transformation irréversible. C'est à dire lorsque le système est en présence de gradient de grandeurs intensives et de flux de grandeurs extensives.
Selon le second principe de la thermodynamique l’entropie d’un système isolé ne peut pas diminuer, elle augmente ou elle reste constante.
Les transformations réversibles
En raisonnant sur des transformations réversibles, pour lesquelles l’entropie est conservée, on peut définir l’entropie à partir de mesures expérimentales.
Si l’on procède soigneusement, on peut transformer un système d’une façon presque réversible, en principe aussi proche d’une transformation réversible qu’on le désire. Montrons-le sur un exemple.
Soit un système A que l’on veut faire passer d’une température T+ à T-. Il suffit de le mettre en contact avec une source (un gros objet en équilibre thermique, l’atmosphère, la mer, une piscine, ...) à la température T-. Mais la transformation est alors irréversible. La chaleur cédée à la source ne peut pas revenir spontanément vers A, parce qu’elle s’écoule toujours du corps le plus chaud vers le plus froid. Autrement dit, un corps dont la température est uniforme ne peut pas devenir spontanémént plus chaud d’un côté et plus froid de l’autre. Intuitivement, la chaleur diffuse mais ne se concentre pas sans intervention extérieure.
Mais on peut théoriquement choisir un grand nombre de sources intermédiaires dont les températures s’échelonnent entre T+ et T-. On procède alors de la façon suivante. A cède sa chaleur successivement à chacune des sources jusqu’à T-. Pour revenir à l’état initial, on procède en sens inverse, sauf que cette fois, les sources cèdent à A leur chaleur. Toutes les sources, sauf la première (T+) et la dernière (T-) reviennent à leur état initial. L’état des sources (T+) et (T-) est d’autant plus proche de leur état initial que le nombre de sources intermédiaires est grand. Cette transformation est donc presque réversible, d’autant plus proche de la réversibilité, que le nombre de sources intermédiaires est plus grand.
Toutes les transformations thermodynamiques, pas seulement les changements de température, peuvent être effectuées de cette façon presque réversible. Il suffit de procéder par des petites transformations successives. Dans ce contexte on raisonne mathématiquement sur des transformations infinitésimales, chères aux thermodynamiciens.
L’entropie comme monnaie d’échange
La thermodynamique classique définit l’entropie comme une grandeur extensive, ce qui signifie qu'on obtient l'entropie d'un système en faisant la somme des entropies de ses parties macroscopiques (par contraste, la température n’est pas une grandeur extensive parce que la température d’un système n’est pas la somme des températures de ses parties.).
La thermodynamique classique pose que par définition l’entropie totale d’un système est conservée lors d’une transformation réversible. Une différence d'entropie nulle définit un cycle thermodynamique réversible. Ce genre de cycle n'est possible que dans les cycles théoriques (par exemple, le cycle de Carnot) de transformations infinitésimales.
Tant que les transformations sont réversibles, on peut raisonner sur l’entropie comme sur une grandeur conservée. Comme elle peut passer d’un système à un autre, elle est une sorte de monnaie d’échange. Tout système qui gagne de l’entropie la prend à un autre. On peut alors définir une unité d’entropie, le Joule par Kelvin, par exemple, que l’on peut définir expérimentalement comme la quantité d’entropie gagnée par un système dont la température est de 1 Kelvin et qui reçoit 1 Joule de chaleur. De façon générale, si un système reçoit dQ Joules de chaleur lors d’une transformation infinitésimale à la température T alors son entropie augmente de
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On fabrique un entropimètre en mesurant et pour une succession de transformations (presque) réversibles.
L’entropie est une fonction d’état, notée en général . Cela veut dire que sa valeur est complètement déterminée dès que l’état macroscopique d’équilibre du système est déterminé .
L’entropie selon la physique statistique
La physique statistique définit l’entropie à partir du nombre Ω d'états microscopiques différents que peut atteindre le système à l’équilibre (nombre de complexions).
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Cette équation et sa constante k ont été audacieusement proposées par Ludwig Boltzmann alors que la notion d’état microscopique était encore très spéculative, parce que les atomes et leurs propriétés quantiques étaient mal connus.
L’entropie est définie seulement pour les états d’équilibre des systèmes macroscopiques.
Elle caractérise le manque d'information que l'on a sur un système physico-chimique, ou ce qui revient au même, le nombre d'états différents au niveau microscopique mais indiscernables au niveau macroscopique. Cette indiscernabilité n’est pas subjective. La question est controversée (voir Démon de Maxwell) mais il semble qu’il y a des obstacles théoriquement nécessaires à la connaissance de l’état microscopique d’un système macroscopique.
Si on relâche une contrainte (ouverture d’une vanne, par exemple) un système isolé évolue naturellement vers un état macroscopique associé au plus grand nombre d'états microscopiques possibles, parce que tous les états microscopiques sont équiprobables. C’est l’explication statistique du second principe de la thermodynamique.
La notion d'entropie, telle qu’elle est définie par la physique statistique, a été utilisée en théorie de l'information par Claude Shannon au début des années 50 pour mesurer la perte d'information.
Remarques d’ordre général
L'intuition commune comprend facilement l'existence de l'énergie, cette grandeur qui, pour un système isolé, a la propriété de se conserver sans faille jusqu'à la nuit des temps.
Autrement surprenante est la grandeur dénommée entropie. Pour le même système isolé, l'entropie, dans le meilleur des cas, ne changera pas, mais en dehors de ce cas très théorique l'entropie ne fera que croître.
Plus concrètement, les réflexions que l'on peut tirer du concept d'entropie expliquent pourquoi nous passons notre temps à faire et refaire le ménage (car la poussière se disperse et se dispersera toujours...), et finalement révèlent notre nécessité de travailler (le travail au sens de la mécanique classique) pour conserver, via notre alimentation, l'organisation extraordinaire de notre organisme et une température proche de 37°C (température supérieure à la température moyenne de la surface terrestre, ce qui n'est pas un hasard ; si l'on désire une température constante, propice à une bonne régulation des phénomènes chimiques, il est plus aisé de l'assurer par chauffage que par refroidissement). Voici pourquoi vous devez « gagner votre pain » mais également pourquoi le mouvement perpétuel dit de deuxième espèce n'existe pas.
L'entropie est un concept lié à la fois au temps et à une autre notion qui n'a été quantifiée mathématiquement qu'au 20 siècle : l'information.
L'observation des systèmes montre qu'il y a parfois - à l'inverse - passage spontané du désordre à l'ordre quand se produit le phénomène d'auto-organisation. Cela ne se produit jamais pour les systèmes isolés (sauf peut-être l’univers) mais seulement pour les systèmes dissipatifs (dissipation de chaleur et de matière. Exemples : du fait de la nutrition et de la respiration, les organismes vivants sont des systèmes dissipatifs).
Une diminution d'entropie pour un système délimité est en effet possible si l’augmentation de l’entropie du milieu extérieur fait plus que compenser la diminution d’entropie intérieure. Le bilan reste conforme à la deuxième loi de la thermodynamique : une augmentation globale de l'entropie.
Ainsi un réfrigérateur est globalement un appareil de chauffage : il produit plus de chaleur qu'il ne fait de « froid ». D'où le non-sens qu'il y aurait à vouloir lutter contre le réchauffement planétaire... à grand coup de climatiseurs !
L’application de la thermodynamique au système isolé (mais l’est-il vraiment ?) qu’est notre univers pose des difficultés et conduit à des paradoxes.
Voir aussi
- Entropie topologique
- Enthalpie
- Ilya Prigogine
- Stephen Hawking
- Temps
- Néguentropie
ja:エントロピー
ko:엔트로피
ArtefactCatégorie:Imagerie numérique catégorie:métrologie
Un artefact ou artéfact est un effet (fact) artificiel (arte). Ce terme est utilisé pour désigner un effet indésirable, un parasite.
- En métrologie, les artefacts sont des effets pouvant induire une erreur | | |