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| Dadaïsme |
DadaïsmeLe dadaïsme, dit aussi dada est un mouvement intellectuel, littéraire et esthétique d'avant-garde qui, entre 1916 et 1925, se caractérisa par une mise en cause de toutes les conventions et contraintes idéologiques, artistiques, cinématographiques, politiques.
Création du mouvement
Le mouvement a été fondé autour de Hugo Ball en 1916 à Zurich en Suisse, pendant la Première Guerre mondiale, dans les milieux intellectuels et artistiques occidentaux, et s'est traduit par une remise en question radicale des modes d'expression traditionnels, un questionnement foisonnant sur l'art.
Source de la dénomination
Usuellement, il est dit qu'il fut ainsi nommé par pur hasard ludique. À l'aide d'un coupe-papier, quelques artistes européens ouvrent au hasard un dictionnaire et tombent sur le mot «dada». En réaction à l'absurdité et à la tragédie de la Première Guerre mondiale, ils baptisent le mouvement qu'ils viennent de créer de ce nom.
En fait, selon Giovanni Lista, il s'agissait plutôt d'une volonté délibérée d'ancrer le mouvement dans un retour aux valeurs de l'enfance :
- À la fin du , lors de la polémique sur la représentation exacte du cheval dans l'art, Gauguin avait déclaré : « Quant à moi, j'ai reculé dans mon enfance jusqu'à mon dada ».
- Hugo Ball, le fondateur du mouvement déclara aussi juste avant guerre qu'il devait « sauver le petit cheval de bois ». C'est ce qui l'incitera à donner ce nom au mouvement.
Le mouvement dada et l'humour
Après la première guerre mondiale, les jeunes ont besoin d'exprimer leur jubilation d'être en vie, la fin de la guerre et la paix retrouvée. La vie a vaincu la mort, la paix a vaincu la guerre, l'enfance et l'insouciance sont de retour et vont pouvoir s'exprimer. En 1963, Tristan Tzara a dit : « Dada n'était pas seulement l'absurde, pas seulement une blague, dada était l'expression d'une très forte douleur des adolescents, née pendant la guerre de 1914. Ce que nous voulions c'était faire table rase des valeurs en cours, mais, au profit, justement des valeurs humaines les plus hautes. »
Développement du mouvement
Un peu avant la fin de la guerre le mouvement dada s'installe en Allemagne, en particulier à Berlin, où il s'accompagna d'une révolte politique à tendance marxiste, à Hanovre et à Cologne.
Succédant à des révoltes individuelles et solitaires contre la civilisation occidentale (Arthur Rimbaud), cristallisée par l'épreuve du conflit de 1914-1918, la contestation culturelle de Dada se manifeste par la truculence provocatrice et la dérision, souvent au cours de manifestations publiques. Hannah Höch qui dessinait des patrons de couturier pour une revue, les utilisait en découpage sauvage pour en faire des collages politiques.
De façon générale et pour la première fois, les femmes sont acceptées comme artistes à part entière, comme camarades de jeu, comme complices, et complémentaires des hommes, « traitées comme des collègues », et non plus seulement comme des amantes, des « amatrices douées» ou des « objets de sublimation dans l'art ».
Le mouvement dada s'est déployé dans le monde entier et son esprit s'est conservé dans le temps, influençant des artistes comme Ernst, Breton, Crevel, Desnos, Jacob, Soupault, Robert et Sonia Delaunay.
En 1924, le «Manifeste du surréalisme», signe la fin historique du dadaïsme.
Le mouvement dada et l'érotisme
En 1920, Tristan Tzara nomme des « présidentes dada », les plus anticonformistes possibles et à l'originalité débridée. Les « jeunes filles dada », les « dada's girls » dansent en solo avec ou sans masque, comme Sophie Taeuber. Elles font tourner les têtes et suscitent l'enthousiasme, mais aussi les huées. Emmy Hennings, compagne de Hugo Ball, fonda avec lui, le cabaret Voltaire à Zurich, dont elle devint l'âme en animant ses soirées, par la danse, le chant et la poésie.
L'américaine Clara Tice, peintre caricaturiste et poète, horrifie la prude société américaine avec ses dessins de femmes nues accompagnées d'animaux, illustrant de manière érotique les Fables de La Fontaine. Ses œuvres seront confisquées par la police. Une autre américaine, Beatrice Wood réalise aussi des œuvres à forte connotation érotique.
Valeska Gert crée ses « danses surréalistes ». Bien loin du classique Lac des cygnes, elles ouvrent la voie à la libération du corps des femmes et au nudisme. Renée Dunan, élevée au couvent, mais grande admiratrice du marquis de Sade, se libère, se proclame « dadaïste de la première heure », et défraie la chronique, sous divers pseudonymes, dont « Marcelle La Pompe » et « M. de Steinthal », en hommage à Stendhal et à l'écrivain aventurier Casanova de Seingalt.
Principaux foyers
- Zurich (1915-1919), avec notamment Tristan Tzara, Jean Arp, les poètes allemands Hugo Ball et Richard Huelsenbeck, le peintre roumain Marcel Janco, le peintre et cinéaste allemand Hans Richter ;
- New York (1915-1921), avec Marcel Duchamp, Francis Picabia, Man Ray ;
- Berlin (1917-1923), avec Richard Huelsenbeck, George Grosz, Raoul Hausmann (l'un des créateurs du photomontage, suivi par John Heartfield) ;
- Cologne (1919-1921), avec Jean Arp, Max Ernst (aux collages inventifs), J.T. Baargeld ;
- Hanovre avec Kurt Schwitters ;
- Paris (1919-1923), où Dada connaît son apogée en tant que mouvement, avec Tristan Tzara, Francis Picabia, Man Ray, André Breton, Paul Eluard, Louis Aragon, Philippe Soupault, et sa fin avec la victoire de la dissidence surréaliste.
Artistes Dada
- Louis Aragon, Céline Arnauld, Maria d'Arezzo, Jean Arp
- Johannes Baader, Alfred Grünewald Baargeld, Matthias Grünewald Baargeld, Hugo Ball, Jacques Baron, André Breton, Gabrielle Buffet-Picabia
- Serge Charchoune, Paul Citroën, Jean Cocteau, Arthur Cravan, Jean Crotti
- Paul Dermée, Otto Dix, Theo van Doesburg, Arthur Dove, Katherine Dreier, Marcel Duchamp, Suzanne Duchamp, Raymond Duchamp-Villon
- Viking Eggeling, Gala Eluard, Paul Eluard, Max Ernst, Agnes Ernst Meyer, Germaine Everling, Julius Evola
- Wilhelm Fick, Otto Flake, Théodore Fraenkel, Otto Freunlich, Elsa von Freytag-Loringhoven, Salomon Friedländer (Mynona)
- William Glackens, Valeska Gert, Camille Goemans, Ivan Goll, Jeff Golyscheff, Max Goth, George Grosz
- Marguerite Hagenbach, Marsden Hartley, Raoul Hausmann, Paul Haviland, John Heartfield, Jean Van Heeckeren, Walter Helbig, Franck Hellens, Georges Herbiet, Wieland Herzfelde, Julius Heuberger, René Hilsum, Hannah Höch (Dadasophin), Jacob Van Hoddis, Angelica Hörle, Richard Huelsenbeck, Vicente Huidobro
- Marcel Janco, Paul Joostens
- Alfred Kreymborg
- Adon Lacroix, Mina Loy, Oscar Lüthy
- Vladimir Maiakowski, Émile Malespine, Casimir Malevitch, Rolph de Maré, John Marin, Pierre de Massot, Walter Mehring, E.L.T. Mesens, Robert Motherwell
- Katherine Nash Rhoades, Alan Norton
- Georgia O'Keeffe
- Ivo Pannagi, Francis Picabia
- Raymond Radiguet, Man Ray, Otto van Rees, Pierre Reverdy, Georges Ribemont-Dessaignes, Hans Richter, Henri-Pierre Roché, Mies van der Rohe, Raymond Roussel
- Erik Satie, Christian Schad, Morton Schamberg, Kurt Schwitters, Franz Seiwert, Walter Serner, Claude Sernet, Philippe Soupault, Edward Steichen, Kate Steinitz, Alfred Stieglitz, Paul Strand
- Sophie Taeuber-Arp, Dorothea Tanning, Vladimir Tatline, Clara Tice, Guillermo de Torre, Tristan Tzara
- Jacques Vaché, Edgar Varèse, Henry van de Velde, Ilarie Voronca
- Beatrice Wood
- Marius de Zayas, Ilya Zdanévitch (Iliazd)
Autres personnalités et mouvements
D'autres personnalités et d'autres mouvements ont été profondément marqué par le mouvement dada, dont : Louise Arensberg, Walter Conrad Arensberg, Arman, , Ben, Daniel Buren, Maurizio Cattelan, César, Christo, Robert Delaunay et Sonia Delaunay, Katherine Dreier, Renée Duran, Robert Filliou, le mouvement Fluxus, Eva Grosz, Emmy Hennings, Thomas Hirschhorn, Jasper Johns, Lavier, Malaval, Annette Messager, le mouvement Néo-dadaïste, le mouvement nouveaux réalistes, le mouvement Pop art, Rauschenberg, Niki de Saint Phalle, Helma Schwitters, Jean Tinguely.
Citations
- Jean Arp : « Vous aussi, bel homme, jolie femme, vous êtes dada, seulement vous ne le savez pas. Demain dada aura un visage différent d'aujourd'hui et pour cette raison sera dada. Dada, c'est la vie. »
- Francis Picabia : « Rien pour demain, rien pour hier, tout pour aujourd'hui. »
- Hannah Höch a développé, avec son compagnon Raoul Hausmann, le photomontage « en voulant suggérer, avec des éléments empruntés au monde des machines, un monde onirique, nouveau et parfois terrifiant. » né de l'envie de « faire une chose belle et une joie pour toujours, d'éléments dont on n'attendait plus ni beauté ni joie. »
- En 1963, Tristan Tzara a dit : « Dada n'était pas seulement l'absurde, pas seulement une blague, dada était l'expression d'une très forte douleur des adolescents, née pendant la guerre de 1914. Ce que nous voulions c'était faire table rase des valeurs en cours, mais, au profit, justement des valeurs humaines les plus hautes. »
Œuvres dada
- L'Urinoir de Marcel Duchamp (1917), qui a ouvert la voie de la théorie du ready-made, concernant des objets du quotidien qui en sont pas fondamentalement de l'art, mais le deviennent si on le décide.
- Un peu d'eau dans du savon de Beatrice Wood (1917), collage loufoque avec un dessin de femme nue dont le sexe est caché sous un vrai savon.
- Symétrie pathétique broderie d'apès un dessin de Jean Arp.
- Gardes de Sophie Taeuber (1918), une sculpture articulée évoquant l'univers des marionnettes.
- Triptyque abstrait de Sophie Taeuber (1918), une huile sur toile avec application de feuilles d'or.
- Masque de Janco de Sophie Taeuber (1918), masque.
- Tête dada de Sophie Taeuber (1918).
- L.H.O.O.Q (elle a chaud au cul) (1919, huile sur toile de Marcel Duchamp désacralisant la Joconde, avec moustache, barbiche...
- Composition abstraite de Sophie Taeuber (1919), un collage.
- Ready-made malheureux de Marcel de Suzanne Duchamp (1919), traité de géométrie à suspendre à son balcon.
- L'Esprit de notre temps, tête mécanique de Raoul Hausmann de 1919.
- Tu m' de Marcel Duchamp (1920).
- Da-Dandy de Hannah Höch, collage.
- Ariette. D'oubli de la chapelle étourdie de Suzanne Duchamp (1920).
- Jeune fille de Francis Picabia (1920), une encre sur papier.
- Rotative plaques verre de Marcel Duchamp (1920), art pré-psychédélique.
- Disques avec spirales de Marcel Duchamp (1923), art pré-psychédélique.
- la Mariée mise à nu par ses célibataires, même de Marcel Duchamp (1923).
- Danses surréalistes Valeska Gert (1924).
- Paire de mariés bourgeois de Hannah Höch (1927), huile sur toile représentant un mannequin en bois habillé de voile blanc aux côtés d'un marié en frac.
- Flacon de parfum Belle Haleine de Marcel Duchamp avec Rrose Sélavy (Éros c'est la vie) sur l'étiquette.
- la Chute d'eau de Marcel Duchamp
- le Gaz d'éclairage de Marcel Duchamp
Bibliographie
- Sept Manifestes Dada de Tristan Tzara - 1924
- Journal du mouvement Dada, 1915-1923 de Marc Dachy - éd. Skira, Genève, 1989
- Archives dada de Marc Dachy - éd. Hazan
- Dada de Marcel Dachy - éd. Gallimard
- Dada de Serge Lemoine - éd. Hazan
- Dada à Paris de Michel Sanouillet - éd. Flammarion, Paris, 1993 (réédition 2005, éd. CNRS)
- Dada et les arts rebelles de Gérard Durozoï - éd. Hazan
- Dada libertin & libertaire de Giovanni Lista - éd. L'insolite
Liens externes
- Actuellement à Paris : [http://www.cnac-gp.fr/Pompidou/Manifs.nsf/AllExpositions/9F43A653A3897921C1256EBD00476011?OpenDocument&sessionM=2.1.1&L=1&form=Actualite L'exposition Dada] au Centre Georges-Pompidou rassemble plus de 1000 œuvres de 50 artistes en provenance de collections publiques et privées, jusqu'au 9 janvier 2006.
- [http://www.evene.fr/culture/actualite/exposition-dada-au-centre-pompidou-223.php Dossier sur l'exposition Dada au Centre Pompidou]
- [http://sdrc.lib.uiowa.edu/dada/collection.htm Digital Dada Library]
- [http://www.linternaute.com/histoire/motcle/399/a/1/1/dadaisme.shtml Dadaisme]
- [http://cf.geocities.com/dadatextes/ DadaTextes]
- Catégorie :Mouvement artistique
ja:ダダイスム
Intellectuel
Un intellectuel est une personne qui vit de son intellect. Jean-Paul Sartre, qui en est l'archétype, a donné une définition de l'intellectuel engagé. Les deux termes ont fini par se rejoindre.
Lien externe
[http://leportique.revues.org/document381.html La notion d’intellectuel engagé chez Sartre]
1916
Cette page concerne l'année 1916 du calendrier grégorien.
Événements
- En avril, Conférence des pacifistes socialistes à Kienthal.
- 13 février : La 1ère brigade russe constituée (2 régiments), quitte Moscou par le transsibérien et arrive en Mandchourie à Dairen le 28 février, d'où elle embarque pour la France sur des navires français.
- 21 février : Début de la Bataille de Verdun (février-décembre). Les Allemands sont repoussés par les troupes françaises. Plus 700 000 de soldats alliés et allemands meurent dans la bataille.
- 11 avril : Arrivée à Marseille, où elle reçoit un accueil triomphal, de la 1ère brigade russe (2 régiments) partie de Moscou par le transsibérien le 13 février, via la Mandchourie, où elle a embarqué sur des navires français.
- 27 avril : Une loi crée un diplôme de « mort pour la France » délivré à chaque homme tué au combat, pour rappeler que leur sacrifice n'a pas été vain.
- 7 juin : Chute du Fort de Maux.
- En juillet, Début d'une offensive française sur la Somme (juillet-décembre).
- Les forces britanniques attaquent la ligne de front allemande de la Somme.
- 4 août : Sur le front du Moyen-Orient, second raid germano-turc sur Le Caire.
- 8 août : En Italie, prise de Gorizia par la 3e Armée italienne sous les ordres du duc d'Aoste.
- 20 août : Entrée en guerre de la Roumanie au côté des alliés.
- 23 août : Sur le front des Balkans, l'armée bulgare bouscule les troupes serbes à l'ouest du dispositif allié de Grèce.
- 28 août : En Allemagne, Von Falkenhayn est remplacé par le maréchal Paul von Hindenburg à la tête de la Direction Suprême de l'armée allemande.
- 13 septembre : Le général Joffre, qui a toujours un œil sur Verdun demande à Pétain et à Nivelle, de préparer sur la rive droite la reprise des forts de Maux et de Douaumont.
- 15 septembre : Première utilisation des chars (tanks) par l'armée britannique.
- 18 septembre :
- Broussilov interrompt l'offensive russe face aux Allemands.
- Les Grecs se rendent aux Allemands à Kavalla (Grèce).
- 24 octobre : Les troupes françaises du groupement Mangin reprennent, en quatre heures, le fort de Douaumont.
- 15 et 16 novembre : Réunion à Chantilly (Oise), à l'initiative du général Joffre, d'une nouvelle conférence militaire interalliée pour arrêter le plan des opérations de 1917.
- 25 novembre : Le gouvernement provisoire grec déclare la guerre à l'Allemagne et à la Bulgarie.
- 25 décembre : Le général Joseph Joffre est nommé maréchal de France, et remplacé par Robert Nivelle à la tête des armées.
Afrique
Amériques
- Début de la domination des États-Unis sur la République dominicaine (fin en 1924).
- 9 mars : Pancho Villa, le révolutionnaire mexicain, conduit 1 500 hommes dans un raid contre le village américain de Colombus dont il tue 17 habitants.
- En novembre, Réélection de Woodrow Wilson comme Président des États-Unis.
- Un décret du président Woodrow Wilson fait du Star-spangled banner l'hymne national.
Asie & monde indien
Europe
- 24 avril : Proclamation de la république d'Irlande à Dublin. La révolte est réprimée par l'Angleterre.
- La mer du Nord envahit les terres basses de la Hollande faisant 10 000 morts.
- Autriche-Hongrie : Décès du vieil empereur François-Joseph Ier d'Autriche et accession au trône de Charles Ier d'Autriche.
- En juin, premier comité secret à la Chambre des députés en France.
- 5 juillet : Premier numéro du journal le Canard enchaîné.
- 12 décembre : Remaniement du gouvernement Briand (Président du Conseil).
- Les usines d'armement employent près d'un tiers de femmes.
- Les ouvriers des usines de munitions se mettent en grève.
- Début du ministère de coalition de David Lloyd George, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1922).
- Le service militaire obligatoire est adopté par l'Angleterre.
- Irlande : 24 avril, début de l'insurrection de Pâques à Dublin (les Pâques sanglantes), elle se termine le 29 avril par la reddition sans condition des insurgés.
- Assassinat par le prince Félix Youssoupov de Raspoutine, moine thaumaturge et débauché.
- Le transsibérien est terminé, devenant la ligne ferroviaire la plus longue du monde.
Océanie & pacifique
Proche-Orient & monde arabo-musulman
- 16 mai : Accord secret Sykes-Picot sur le partage des colonies turques du Proche-Orient entre la France et l'Angleterre.
Arts & culture
- L'architecte américain Frank Lloyd Wright travaille au Japon.
- Le cinéaste américain D.W. Griffith réalise Intolérance.
- Parution du Manifeste dada à Zurich.
- Première collection de Coco Chanel, qui lance le jersey.
Littérature & théâtre
- L'écrivain irlandais James Joyce publie Dedalus, portrait de l'artiste par lui-même.
- L'écrivain tchèque Franz Kafka écrit La métamorphose.
Sciences & techniques
- À Leuna, on effectue la synthèse industrielle de l'ammoniaque.
- Bosch et Meisser mettent au point un procédé pour fabriquer un engrais azoté.
- Première opération de chirurgie esthétique à l'hôpital militaire d'Aldershot en Angleterre.
- Vilfredo Pareto écrit son Traité de sociologie.
- Aboubacar Sangoulé Lamizana, ancien président de la république de la Haute-Volta
- 3 janvier : Maxene Andrews, chanteuse américaine du groupe Andrews Sisters († 1995)
- 7 janvier : Paul Keres, joueur d'échecs
- 11 janvier : Bernard Blier, acteur français
- 12 février : Michel de Saint-Pierre, écrivain français
- 14 février : Marcel Bigeard, Général
- 19 février : Eddie Arcaro, jockey américain († 1997)
- 15 mars : Frank Coghlan, acteur américain
- 22 avril : Yehudi Menuhin, violoniste américain
- 11 mai : Camilo José Cela, écrivain espagnol
- 8 juin : Luigi Comencini, réalisateur italien
- 12 juin : Irwin Allen, directeur américain († 1991)
- 20 juin : Jean-Jacques Bertrand, premier ministre du Québec
- 22 juillet : Marcel Cerdan, boxeur
- : Anne Hébert, poète et romancière québécoise
- 24 août : Léo Ferré, musicien, poète, chanteur français
- 13 septembre : Roald Dahl, écrivain anglais
- 29 juillet : Alice Sapritch, comédienne française
- 21 septembre : Françoise Giroud, journaliste, écrivaine et femme politique
- 26 octobre : François Mitterrand, homme politique français, président de la République de 1981 à 1995.
- 5 novembre : Madeleine Robinson, actrice française
- 19 février : Ernst Mach, physicien et philosophe autrichien (° 1838).
- 28 février : Henry James, écrivain américain (° 1843).
- 3 mars : John Wesley Judd, géologue anglais († 1840).
- 24 mars : Enrique Granados, compositeur espagnol.
- 21 avril : Georges Boillot, coureur automobile.
- 4 mai : Hector-Irénée Sevin, archevêque de Lyon (° 1852).
- 11 mai : Karl Schwarzschild, astrophysicien allemand (° 1873).
- 12 mai : James Connolly, révolutionnaire et syndicaliste irlandais (° 1868).
- 30 juin : Gaston Maspero, égyptologue français (° 1846).
- 6 juillet : Odilon Redon, peintre, graveur et écrivain français (° 1840).
- 13 juillet : William Ramsay, chimiste britannique (° 1852).
- 13 novembre : Percival Lowell, astronome américain (° 1855).
- 22 novembre : Jack London, écrivain américain (° 1876).
- 27 novembre : Émile Verhaeren, poète belge de langue française (° 1855).
- 17 décembre : Raspoutine, aventurier russe (° 1869).
- 21 décembre : Daniel Oliver, botaniste britannique (° 1830).
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IdéologieEn son sens philosophique, l'Idéologie, terme forgé en 1796 par Destutt de Tracy (Mémoire sur la faculté de penser), désigne l'étude des idées, de leur caractère, de leur origine et de leurs lois, ainsi que leurs rapports avec les signes qui les expriment. Les Idéologues désignent en ce sens Destutt de Tracy, Cabanis, Volney, Garat, Daunou.
Dans son sens populaire, ce mot a été défini par Guy Rocher comme un « un système d'idées et de jugements explicites et généralement organisés qui sert à décrire, expliquer, interpréter ou justifier la situation d'un groupe ou d'une collectivité, et qui, s'inspirant largement de valeurs, propose une orientation précise à l'action de ce groupe dans l'Histoire ».
L'idéologie est une notion beaucoup plus large que celle de doctrine (qui est la dimension intellectuelle de l'idéologie), car elle fait appel à la dimension des « comportements psychologiques » et s'inscrit dans un processus collectif très important: la notion d'idéologie n'existe que dans le cadre d'une « société de masses ». « L'idéologie, c'est ce qui pense à votre place » selon Jean-François Revel.
Enfin, la notion d'idéologie prend souvent une acception négative: « La formule : « L'idéologie est l'idée de mon adversaire » serait une des moins mauvaises définitions de l'idéologie » selon Raymond Aron.
Une autre définition courte de Thompson : "l'idéologie est le sens au service du pouvoir".
Les études de Thompson concernant l'idéologie dans notre culture moderne abordent les dimensions culturelles et politiques de l'idéologie en regard de la communication de masse, caractéristique de notre monde contemporain. L'idéologie concerne le "comment le « sens » établit et maintient systématiquement des relations assymétriques de pouvoir" : l'idéologie est le sens au service du pouvoir.
(inspiré de J. Thompson, "Studies in the Theory of Ideology" (1984), "Ideology and Modern Culture" (date ?) )
=Théorie de la Science comme idéologie=
Certains pensent que même en tant que discipline mettant en question les croyances, les états d'esprit dominants peuvent empêcher certaines théories ou expérimentations de progresser. Ils pensent également que la philosophie des sciences consiste essentiellement en la réduction de l'impact d'idéologies, de façon à ce que la science avance selon son objectif premier (selon les scientifiques), la connaissance.
=Les Idées Politiques=
Théories politiques:
- Action directe
- Altermondialisme
- Anarchisme
- Anarcho-syndicalisme
- Anti-américanisme
- Antifascisme
- Anti-impérialisme
- Antinationalisme
- Antisexisme
- Antisociétisme
- Augustinisme politique
- Autonomie prolétarienne
- Autoritarisme
- Bonapartisme
- Bordiguisme
- Capitalisme
- Centrisme
- Colonialisme
- Communautarisme
- Communisme
- Communisme-ouvrier
- Communocapitalisme
- Constitutionnalisme
- Coup d'État
- Démocratie
- Dictature
- Droite
- Communisme de conseil
- Communisme libertaire
- Conseillisme
- Conservatisme
- Corporatisme
- Démocratie
- Démocratie-chrétienne
- Démocratie royaliste
- Écologisme
- Ethnisme
- Extrême droite
- Extrême gauche
- Extrémisme
- Fascisme
- Gallicanisme
- Gauche
- Gaullisme
- Individualisme
- Islamisme
- Légitimisme
- Léninisme
- Libéralisme
- Libertarianisme
- Luxembourgisme
- Marxisme
- Marxisme-léninisme
- Maoïsme
- Monarchisme
- National-bolchévisme
- Nationalisme
- Nationalisme-révolutionnaire
- National Socialisme (Nazisme)
- Néo-Gaullisme
- Oligarchie
- Opéraïsme
- Orléanisme
- Pacifisme
- Panafricanisme
- Panarabisme
- Panarchisme
- Pangermanisme
- Patriotisme
- Primitivisme
- Racisme
- Radicalisme
- Républicanisme
- Révolution
- Royalisme
- Sionisme
- Situationnisme
- Socialisme
- Social-démocratie
- Social-libéralisme
- Souverainisme
- Spontanéisme
- Stalinisme
- Syndicalisme
- Syndicalisme-révolutionnaire
- Souveraineté
- Technophobie
- Totalitarisme
- Trotskysme
- Ultramontanisme
Genres et idéologies:
- Masculisme
- Féminisme
- Patriarcat
Union européenne
concepts:
- État-nation
- Fédéralisme
- Internationalisme
- Impérialisme
- Supranationalisme
=Voir aussi=
Politique | Religion | Doctrine | Doxa | Philosophie | Utopie | Guerre froide | Islamophilie | Mouvements révolutionnaires | Parti politique | Mouvements politiques
catégorie:idéologie
catégorie:philosophie
ja:イデオロギー
ART
Née le 5 janvier 1997 sous le nom d'autorité de régulation des télécommunications (ART), l'autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) est un organisme français chargé de réguler les télécommunications. Initialement composé de cinq membres, il est maintenant, depuis 2005, composé d'un collège de sept membres ; ses activités vont de la délivrance de permis pour réseaux indépendants à la sanction en cas d'infraction.
Son président actuel est Paul Champsaur.
En 2005, l'ART a changé de nom et est devenue l'ARCEP, l'autorité de régulation des communications électroniques et des postes : en plus de la régulation des télécoms, l'organisme devra réglementer le secteur des postes, appelé à s'ouvrir à la concurrence d'ici à 2009.
L'ARCEP est composée de 7 services, chacun spécialisé dans le traitement d'un certain type de questions. En comptant les sept "collégiens" qui sont l'Autorité à proprement parler, l'ARCEP compte environs 150 personnes.
- [http://www.arcep.fr/ Site officiel]
catégorie:autorité administrative indépendante en France
catégorie:Télécommunications en Europe
Politique
Le mot politique vient de la racine grecque polis, « la cité ».
De nombreuses approches définissent la politique comme l'organisation du pouvoir dans l'État. Mais le lien entre politique et État n'est pas si évident, cette acception est relativement récente.
Idées et Mouvements
- Idées politiques
- Mouvements politiques
- Mouvements sociaux
- Parti politique
- Philosophie politique
- Science politique
- Sociologie politique
- L'État
Représentativité et prise de décision
- Système de vote
- Systèmes de prise de décision
- Démocratie directe
Modes d'action politique
- Vote
- Révolution
- Coup d'État
- Résistance
- Non-violence
- Désobéissance civile
- Conflit non-violent
Organisations
- Organisations internationales
- Organisations non gouvernementales
- Organisations syndicales
Les systèmes politiques nationaux
- Afghanistan
- Allemagne
- Argentine
- Belgique
- Canada
- Chili
- Chine
- Cuba
- Égypte
- Espagne
- États-Unis
- France
- Inde
- Japon
- Maroc
- Mexique
- Pérou
- Portugal
- Québec
- Suisse
- Uruguay
- Venezuela
- Sénégal
Relations internationales et diplomatie
- Histoire de la diplomatie
- La situation internationale (fin 2005)
Divers
- Politique dans l'Égypte antique
- Chômage
- Réduction du temps de travail
- Gauche et droite en politique
Liens externes
-
- [http://www.entremonde.net L'avenir politique passe par les jeunes]
- [http://www.diderotp7.jussieu.fr/lacrij/sequences.php?numvideo=10&pg=1 Citoyenneté à l’école, changements sémantiques, refus du conflit, déclin du politique]
- [http://www.politique.com Politique.com, site et forum sur la vie politique française et internationale]
- [http://www.wikidees.org WikIdées.org], un wiki de propositions concrètes pour la politique française
- [http://www.vegeo.net Vegeo], une plateforme de développement collaboratif de projets politiques
- [http://www.clemspolitique.net ClemsPolitique], tout sur l'actu politique (elections, revue de presse ...)
- [http://forumdesforums.jeun.fr], un forum généraliste sans censure où l'on parle beaucoup de politique
-
ja:政治
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1916
Cette page concerne l'année 1916 du calendrier grégorien.
Événements
- En avril, Conférence des pacifistes socialistes à Kienthal.
- 13 février : La 1ère brigade russe constituée (2 régiments), quitte Moscou par le transsibérien et arrive en Mandchourie à Dairen le 28 février, d'où elle embarque pour la France sur des navires français.
- 21 février : Début de la Bataille de Verdun (février-décembre). Les Allemands sont repoussés par les troupes françaises. Plus 700 000 de soldats alliés et allemands meurent dans la bataille.
- 11 avril : Arrivée à Marseille, où elle reçoit un accueil triomphal, de la 1ère brigade russe (2 régiments) partie de Moscou par le transsibérien le 13 février, via la Mandchourie, où elle a embarqué sur des navires français.
- 27 avril : Une loi crée un diplôme de « mort pour la France » délivré à chaque homme tué au combat, pour rappeler que leur sacrifice n'a pas été vain.
- 7 juin : Chute du Fort de Maux.
- En juillet, Début d'une offensive française sur la Somme (juillet-décembre).
- Les forces britanniques attaquent la ligne de front allemande de la Somme.
- 4 août : Sur le front du Moyen-Orient, second raid germano-turc sur Le Caire.
- 8 août : En Italie, prise de Gorizia par la 3e Armée italienne sous les ordres du duc d'Aoste.
- 20 août : Entrée en guerre de la Roumanie au côté des alliés.
- 23 août : Sur le front des Balkans, l'armée bulgare bouscule les troupes serbes à l'ouest du dispositif allié de Grèce.
- 28 août : En Allemagne, Von Falkenhayn est remplacé par le maréchal Paul von Hindenburg à la tête de la Direction Suprême de l'armée allemande.
- 13 septembre : Le général Joffre, qui a toujours un œil sur Verdun demande à Pétain et à Nivelle, de préparer sur la rive droite la reprise des forts de Maux et de Douaumont.
- 15 septembre : Première utilisation des chars (tanks) par l'armée britannique.
- 18 septembre :
- Broussilov interrompt l'offensive russe face aux Allemands.
- Les Grecs se rendent aux Allemands à Kavalla (Grèce).
- 24 octobre : Les troupes françaises du groupement Mangin reprennent, en quatre heures, le fort de Douaumont.
- 15 et 16 novembre : Réunion à Chantilly (Oise), à l'initiative du général Joffre, d'une nouvelle conférence militaire interalliée pour arrêter le plan des opérations de 1917.
- 25 novembre : Le gouvernement provisoire grec déclare la guerre à l'Allemagne et à la Bulgarie.
- 25 décembre : Le général Joseph Joffre est nommé maréchal de France, et remplacé par Robert Nivelle à la tête des armées.
Afrique
Amériques
- Début de la domination des États-Unis sur la République dominicaine (fin en 1924).
- 9 mars : Pancho Villa, le révolutionnaire mexicain, conduit 1 500 hommes dans un raid contre le village américain de Colombus dont il tue 17 habitants.
- En novembre, Réélection de Woodrow Wilson comme Président des États-Unis.
- Un décret du président Woodrow Wilson fait du Star-spangled banner l'hymne national.
Asie & monde indien
Europe
- 24 avril : Proclamation de la république d'Irlande à Dublin. La révolte est réprimée par l'Angleterre.
- La mer du Nord envahit les terres basses de la Hollande faisant 10 000 morts.
- Autriche-Hongrie : Décès du vieil empereur François-Joseph Ier d'Autriche et accession au trône de Charles Ier d'Autriche.
- En juin, premier comité secret à la Chambre des députés en France.
- 5 juillet : Premier numéro du journal le Canard enchaîné.
- 12 décembre : Remaniement du gouvernement Briand (Président du Conseil).
- Les usines d'armement employent près d'un tiers de femmes.
- Les ouvriers des usines de munitions se mettent en grève.
- Début du ministère de coalition de David Lloyd George, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1922).
- Le service militaire obligatoire est adopté par l'Angleterre.
- Irlande : 24 avril, début de l'insurrection de Pâques à Dublin (les Pâques sanglantes), elle se termine le 29 avril par la reddition sans condition des insurgés.
- Assassinat par le prince Félix Youssoupov de Raspoutine, moine thaumaturge et débauché.
- Le transsibérien est terminé, devenant la ligne ferroviaire la plus longue du monde.
Océanie & pacifique
Proche-Orient & monde arabo-musulman
- 16 mai : Accord secret Sykes-Picot sur le partage des colonies turques du Proche-Orient entre la France et l'Angleterre.
Arts & culture
- L'architecte américain Frank Lloyd Wright travaille au Japon.
- Le cinéaste américain D.W. Griffith réalise Intolérance.
- Parution du Manifeste dada à Zurich.
- Première collection de Coco Chanel, qui lance le jersey.
Littérature & théâtre
- L'écrivain irlandais James Joyce publie Dedalus, portrait de l'artiste par lui-même.
- L'écrivain tchèque Franz Kafka écrit La métamorphose.
Sciences & techniques
- À Leuna, on effectue la synthèse industrielle de l'ammoniaque.
- Bosch et Meisser mettent au point un procédé pour fabriquer un engrais azoté.
- Première opération de chirurgie esthétique à l'hôpital militaire d'Aldershot en Angleterre.
- Vilfredo Pareto écrit son Traité de sociologie.
- Aboubacar Sangoulé Lamizana, ancien président de la république de la Haute-Volta
- 3 janvier : Maxene Andrews, chanteuse américaine du groupe Andrews Sisters († 1995)
- 7 janvier : Paul Keres, joueur d'échecs
- 11 janvier : Bernard Blier, acteur français
- 12 février : Michel de Saint-Pierre, écrivain français
- 14 février : Marcel Bigeard, Général
- 19 février : Eddie Arcaro, jockey américain († 1997)
- 15 mars : Frank Coghlan, acteur américain
- 22 avril : Yehudi Menuhin, violoniste américain
- 11 mai : Camilo José Cela, écrivain espagnol
- 8 juin : Luigi Comencini, réalisateur italien
- 12 juin : Irwin Allen, directeur américain († 1991)
- 20 juin : Jean-Jacques Bertrand, premier ministre du Québec
- 22 juillet : Marcel Cerdan, boxeur
- : Anne Hébert, poète et romancière québécoise
- 24 août : Léo Ferré, musicien, poète, chanteur français
- 13 septembre : Roald Dahl, écrivain anglais
- 29 juillet : Alice Sapritch, comédienne française
- 21 septembre : Françoise Giroud, journaliste, écrivaine et femme politique
- 26 octobre : François Mitterrand, homme politique français, président de la République de 1981 à 1995.
- 5 novembre : Madeleine Robinson, actrice française
- 19 février : Ernst Mach, physicien et philosophe autrichien (° 1838).
- 28 février : Henry James, écrivain américain (° 1843).
- 3 mars : John Wesley Judd, géologue anglais († 1840).
- 24 mars : Enrique Granados, compositeur espagnol.
- 21 avril : Georges Boillot, coureur automobile.
- 4 mai : Hector-Irénée Sevin, archevêque de Lyon (° 1852).
- 11 mai : Karl Schwarzschild, astrophysicien allemand (° 1873).
- 12 mai : James Connolly, révolutionnaire et syndicaliste irlandais (° 1868).
- 30 juin : Gaston Maspero, égyptologue français (° 1846).
- 6 juillet : Odilon Redon, peintre, graveur et écrivain français (° 1840).
- 13 juillet : William Ramsay, chimiste britannique (° 1852).
- 13 novembre : Percival Lowell, astronome américain (° 1855).
- 22 novembre : Jack London, écrivain américain (° 1876).
- 27 novembre : Émile Verhaeren, poète belge de langue française (° 1855).
- 17 décembre : Raspoutine, aventurier russe (° 1869).
- 21 décembre : Daniel Oliver, botaniste britannique (° 1830).
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Suisse
La Suisse (en allemand Schweiz, en italien Svizzera, en romanche Svizra) est un pays d'Europe bordé par l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche et le Liechtenstein. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Suisse.
Peuplé dès la préhistoire, c'est néanmoins à l'époque celtique, grâce surtout aux Helvètes que le territoire suisse franchit le seuil de l'histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s'installer en Gaule mais battus à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduit dans le cadre de l'empire romain. Déjà largement christianisée, la Suisse fut occupée par les Burgondes et les Alamans au .
Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l'empire carolingien, elle est rattachée au , à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint Empire romain germanique. Elle est alors le théâtre de dures luttes féodales.
La date de 1291 a été choisie à la fin du comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle de l'alliance de trois cantons, contrôlant la route du Gotthard, nouvellement aménagée : Uri, Schwytz et Unterwald. Ces cantons confirmèrent leurs envies de liberté lors de la bataille de Morgarten en 1315.
Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au , fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, les ligues grises, Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint Empire. Ce n'est qu'aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue.
La fin du vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du , la confédération des XIII cantons est née. Elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall, Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d'eux sur les champs de batailles européens et au Vatican.
Déchirée par la Réforme, les guerres de religions (Première guerre de Kappel (1529), évitée de justesse lors de l'épisode de la soupe au lait, Deuxième guerre de Kappel (1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712)) occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme.
L'invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un état unitaire : la République Helvétique. Devant les troubles incessants, Napoléon impose l'Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l'Empire.
En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, à 22 cantons et les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l'apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale de 1848, qui a mis en place les bases politiques de la Suisse, fut révisée en 1874 en y ajoutant le droit de référendum.
Le début du voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés et le droit d'initiative constitutionnel est introduit.
La Suisse échappe, grâce à son statut de neutralité, aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales.
Devenue prospère dans les années 1960, la Suisse reste essentiellement à l'écart des grands bouleversements de l'Europe et n'adhère qu'au compte goutte aux différentes organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002).
Politique
Article détaillé : Politique de la Suisse
Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formé des représentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Chaque canton possède 2 sièges au Conseil des États (un seul pour les ½ cantons) et d'un nombre de sièges proportionnel à sa population au Conseil national.
Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de 7 membres, et de l'administration fédérale qui lui est subordonnée. Les membres du Conseil fédéral sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de la dernière élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l'Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l'introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise à répartir les sièges du gouvernement fédéral proportionnellement au poids de chaque parti à l'Assemblée fédérale. Depuis 1959, et malgré la progression depuis le début des années 1990 de l'UDC, cette répartition n'avait jamais été modifiée et était composée comme suit : 2 sièges pour le Parti radical-démocratique (PRD), 2 pour le Parti démocrate-chrétien (PDC), 2 pour le Parti socialiste (PSS) et 1 siège pour l'UDC. Les élections fédérales de l'automne 2003 ayant confirmé la montée en puissance de l'UDC, les partis gouvernementaux se sont résolus, sous une certaine pression populaire, à revoir la répartition des sièges du Conseil fédéral.
Le Conseil fédéral fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n'est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux. Selon ce principe, ceux qui s'opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent tout de même défendre le projet au nom de celui-ci. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces dernières années, notamment lors de campagnes précédant des votations populaires.
Un président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté.
Fédéralisme
La Suisse est divisée en 26 cantons, contenant chacun plusieurs, voire des centaines de communes. Les cantons sont plus ou moins autonomes constitutionnellement (chacun ayant sa propre constitution), ainsi que du point de vue législatif, judiciaire, fiscal et administratif. Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l'éducation, la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l'entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement à l'armée), d'autres charges sociales ou encore le contrôle de la fiscalité.
Ils ont tous leur propre parlement (appelé dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelé dans la plupart des cantons francophones Conseil d'État).
Démocratie semi-directe
Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie que l'on peut qualifier de semi-directe, dans le sens où elle a des éléments d'une démocratie représentative (élection des membres des parlements ainsi que des exécutifs cantonaux) et d'une démocratie directe. En effet, en Suisse, le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permettent d'agir sur un acte décidé par l'État : il s'agit du référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire, et de l'initiative populaire qui est le droit d'une fraction du corps électoral de déclencher une procédure permettant l'adoption, la révision, ou l'abrogation d'une disposition constitutionnelle.
- Le référendum facultatif permet de remettre en cause une loi votée par l'Assemblée fédérale. Il est facultatif car il nécessite la récolte de 50 000 signatures en l'espace de 100 jours pour qu'il aboutisse à une consultation populaire. Si tel n'est pas le cas, la loi est considérée comme adoptée. Lors de la votation, seule la majorité de la population est prise en compte.
- Le référendum obligatoire impose, comme son nom l'indique, automatiquement une consultation populaire dans les cas prévus par la constitution fédérale. Il implique la double majorité de la population et des cantons.
- L'initiative populaire au niveau fédéral est un instrument qui permet à un comité de citoyens de proposer une modification de la constitution fédérale, que ce soit dans le but d'y introduire une nouvelle disposition ou d'en modifier ou abroger une déjà existante. Elle ne concerne en revanche pas les actes de rang législatif. Si les initiants parviennent à réunir 100 000 signatures dans un délai de 18 mois, le projet est soumis au peuple. Pour que le projet soit accepté lors de la consultation populaire, la double majorité de la population et des cantons est nécessaire, ce qui rend bien sûr plus difficile le succès d'une initiative populaire (15 acceptées en 114 ans). Par ailleurs, les autorités fédérales ont la possibilité d'y opposer un contre-projet qui permet souvent de reprendre les éléments attractifs d'une initiative tout en laissant de côté les aspects trop contraignants ou jugés extrêmes de cette dernière. Il arrive qu'un contre-projet donne satisfaction aux initiants qui peuvent décider dès lors de le soutenir également, voire même de retirer leur initiative. Dans ce cas, seul le contre-projet est soumis au peuple.
Ces possibilités sont fréquemment utilisées, ce qui fait que la Suisse est un pays où l'on vote très souvent (en moyenne 4 à 5 fois par an avec généralement plusieurs objets soumis en même temps). Afin de garantir une transposition des directives dans les délais, ce système devrait être réformé en cas d'adhésion à l'Union européenne (UE). De plus, les initiatives incompatibles avec le droit européen devraient être invalidées, dans la mesure où le droit communautaire prime sur le droit national. La crainte d'une perte de souveraineté est d'ailleurs l'un des arguments des opposants à cette adhésion.
Initiatives populaires acceptées
Voici la liste des 15 initiatives populaires acceptées par le peuple et les cantons depuis l'instauration de cette institution :
- 20 août 1891 : Interdiction d'abattre le bétail de boucherie sans l'avoir préalablement étourdi (191 527 oui contre 127 101 non et 13 cantons contre 12)
- 5 juillet 1908 : Interdiction de l'absinthe (241 078 oui contre 138 669 non et 23 cantons contre 2)
- 13 octobre 1918 : Élection proportionnelle du Conseil national (299 550 oui contre 149 035 non et 22 cantons contre 3)
- 21 mars 1920 : Interdiction des maisons de jeu (271 947 oui contre 241 441 non et 13 cantons contre 12)
- 30 janvier 1921 : Référendum facultatif en matière de traités internationaux (398 538 oui contre 160 004 non et 23 cantons contre 2)
- 2 décembre 1928 : Maintien des kursaals (296 395 oui contre 274 528 non et 16 cantons contre 9)
- 11 septembre 1949 : Retour à la démocratie directe (clause d'urgence) (280 755 oui contre 272 599 non et 14 cantons contre 11)
- 28 novembre 1982 : Tendant à empêcher des abus dans la formation des prix (730 938 oui contre 530 498 non et 18 cantons contre 8)
- 6 décembre 1987 : Initiative de Rothenthurm (protection des marais) (1 153 448 oui contre 843 555 non et 23 cantons contre 3)
- 23 septembre 1990 : Halte à la construction de centrales nucléaires (946 077 oui contre 789 209 non et 22 cantons contre 3)
- 26 septembre 1993 : Pour un jour de la fête nationale férié (1 492 285 oui contre 289 122 non et 26 cantons contre 0)
- 20 février 1994 : Protection des régions alpines contre le trafic de transit (954 491 oui contre 884 362 non et 19 cantons contre 7)
- 3 mars 2002 Adhésion de la Suisse à l'Organisation des Nations unies (1 489 110 oui contre 1 237 629 non et 13 cantons contre 13 [11 + 2 ½ contre 9 et 4 ½)
- 8 février 2004 : Internement à vie pour les délinquants sexuels ou violents jugés très dangereux et non amendables (1 198 867 oui contre 934 569 non et 24 cantons contre 2)
- 27 novembre 2005 : Pour des aliments produits sans manipulations génétiques (1 125 357 oui contre 896 372 non et 26 cantons contre 0)
Dernières votations
- 5 juin 2005 (participation de 56,5%) :
- L'arrêté fédéral portant approbation et mise en œuvre des accords bilatéraux d'association à l'Espace Schengen et à l'Espace Dublin est accepté par 54,6% des voix. Les principales forces politiques du pays, à l'exception notable de l'UDC et des milieux nationalistes, soutenaient ce projet. La Suisse romande l'approuve nettement tout comme les cantons alémaniques de Bâle-Ville, Berne, Soleure, Zoug et Zurich.
- La loi fédérale sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe, qui prévoit la création d'un PACS fédéral offrant aux couples homosexuels des droits relativement similaires à ceux accordés aux couples mariés, est acceptée par 58% des voix. Les milieux de la droite conservatrice, tels que l'UDC, l'Union démocratique fédérale et les Démocrates suisses (DS) constituaient les seules forces politiques à s'opposer à cette loi. Certains cantons catholiques ont cependant refusé le projet comme le Valais et le Jura.
- 25 septembre 2005 (participation de 53,8%) : L'arrêté fédéral relatif à l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes aux nouveaux états membres de l'UE et à la révision des mesures d'accompagnement liées à cette extension est accepté par 56% des voix. Les principales forces politiques du pays, à l'exception des DS, d'une partie de l'UDC, de l'Alliance de gauche et du Mouvement pour le socialisme, soutenaient ce projet. La Suisse centrale et le Tessin ont cependant refusé le projet.
- 27 novembre 2005 (participation de 41,8%) :
- L'initiative populaire pour des aliments produits sans manipulations génétiques est acceptée par 55,7% des voix et la totalité des 26 cantons. Les paysans, les partis de gauche et les associations de consommateurs soutenaient ce projet. C'est la 15 fois en 114 ans qu'une initiative populaire est acceptée par le peuple et la seconde fois que la totalité des cantons s'y rallient.
- La modification de la loi sur le travail, qui prévoit l'ouverture dominicale de l'ensemble des commerces des principales gares et des aéroports du pays, est acceptée par 50,6% des voix. Les syndicalistes et les partis de gauche constituaient les principales forces politiques à s'opposer à cette loi. Ce sont les cantons urbains (Genève, Zurich, Bâle, Berne et Argovie) qui réussissent à faire pencher la balance en faveur de la loi.
Cantons
Argovie
Article détaillé : Cantons suisses
La Suisse est constituée de 26 cantons, souverains selon leurs constitutions respectives (6 de ces cantons étaient auparavant considérés comme des demi-cantons et ne possèdent, encore aujourd'hui, qu'une voix chacun au lieu de deux au Conseil des États et lors des votations fédérales). La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons est formalisée dans la constitution fédérale. Celle-ci précise les limites de la souveraineté des cantons. Certaines compétences sont attribuées explicitement aux cantons ou à la Confédération. Ce qui n'est pas explicitement délégué à la Confédération est du ressort des cantons.
Les cantons possèdent un gouvernement (appelé Conseil d'État) et un parlement (appelé Grand Conseil). Seule exception, le canton du Jura, le dernier à rejoindre la Confédération helvétique et entré en souveraineté en 1979, a lui conservé les appellations classiques gouvernement et parlement pour les organes exécutif et législatif. Les cantons suisses disposent par ailleurs d'un pouvoir judiciaire.
La superficie des cantons varie entre 37 et 7 105 km² et leur population de 15 000 à 1 261 000 habitants (2004).
Géographie
Article détaillé : Géographie de la Suisse
Villes principales : Zurich, Genève, Bâle, Berne, Lausanne
Communes politiques : 2880 (2001)
Voir aussi : Villes de Suisse ~ Liste des cours d'eau de Suisse ~ Liste des lacs de Suisse
Économie
Article détaillé : Économie de la Suisse
Malgré l'absence de ressources naturelles, l’économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées du monde. Orienté vers les services, comme les banques et les assurances, et la mécanique de précision, le pays produit surtout des biens à forte valeur ajoutée. Le niveau de vie est l'un des plus élevés d'Europe. De plus, sa stabilité et sa neutralité ont attiré bon nombre de capitaux étrangers et d'organisations internationales comme l'ONU.
Après plusieurs années de croissance nulle ou faible, une reprise s'est fait ressentir en 2004 avec une hausse de 1,7% et un PIB dépassant les 435 milliards de francs suisses. Le taux de chômage reste particulièrement bas (environ 3.5% en juillet 2005) et l'inflation relativement faible.
Population
inflation
Article détaillé : Population de la Suisse
La Suisse est à la croisée de plusieurs grands pays européens qui ont influencé ses langues et sa(ses) culture(s).
La Suisse a quatre langues officielles : l'allemand (64 % ; blanc) au nord et au centre, le français (19 % ; bleu) à l'ouest, l'italien (8 % ; rouge) au sud, et enfin le romanche qui est une langue romane parlée par une petite minorité (moins de 1 % ; vert) dans le sud-est du canton des Grisons.
L'allemand est la langue la plus répandue. 17 cantons sur 26 sont unilingues allemands. La population germanophone parle généralement l'un des nombreux dialectes suisses allemands ou Schwyzerdütsch, lesquels jouissent d'une grande valorisation sociale, y compris dans les centres urbains. L'usage de l'allemand standard – Hochdeutsch ou « bon allemand » – est limité aux situations les plus formelles. Dans le milieu scolaire, afin d'élever le niveau d'allemand des élèves qui généralement préfèrent parler le dialecte, plusieurs cantons alémaniques (dont Zurich, Schwytz, Uri et Zoug) ont imposé l'usage systématique du Hochdeutsch, et les professeurs sont tenus de s'exprimer exclusivement dans cette langue.
Le français est parlé dans l'ouest du pays, région généralement appelée Suisse romande. Quatre cantons sont unilingues français (Genève, Jura, Neuchâtel et Vaud), trois sont officiellement bilingues français-allemand : Fribourg, Valais et Berne. Les dialectes (en majorité francoprovençaux, sauf dans le canton du Jura qui appartient à l'aire de la langue d'oïl) sont encore pratiqués localement, notamment en Valais et dans le canton de Fribourg, mais ils ont presque disparu dans l'usage quotidien.
Quant à l'italien, il est parlé dans le canton du Tessin (Ticino en italien) et quelques vallées méridionales des Grisons. L'usage du dialecte tessinois, apparenté aux parlers lombards, y demeure très vivant.
La plupart des Suisses parlent plus d'une langue, et les résidents et travailleurs étrangers représentent environ 20% de la population.
Le romanche n'a pas le même statut que l | | |