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Diacritiques De L'alphabet Latin

Diacritiques de l'alphabet latin

L'alphabet latin a connu, d'abord dans le monde occidental puis après les différentes périodes de colonisation, partout dans le monde, une extension géographique considérable : tout au long de son histoire, il a été conservé ou emprunté par de nombreux peuples qui s'en sont servi pour noter leur langue. À l'origine destiné à la langue des Romains, qu'il ne transcrivait déjà pas très fidèlement, son nombre réduit de lettres en a montré les limites : les langues l'utilisant ont dû, pour étendre les possibilités d'une transcription plus fidèle, soit façonner de nouvelles lettres, soit créer de nouvelles unités au moyen de plusieurs signes (comme les digrammes) soit, enfin, modifier des lettres existantes au moyen de diacritiques. Les signes obtenus peuvent être considérés comme de nouveaux graphèmes (ils sont dans ce cas inclus dans l'alphabet de la langue), ou comme des variantes du graphème fondamental qui les porte (ils ne sont alors pas répertoriés dans l'alphabet). Cette distinction est très importante pour le classement alphabétique des mots d'un dictionnaire, par exemple. Ainsi, en castillan, la lettre diacritée ñ (n tildé) est considérée comme une lettre indépendante, classée à la suite de n, tandis qu'en français aucune des variantes diacritées de e (soient é, è, ê et ë) n'est classée autrement que si elle ne portait aucun diacritique. En castillan, toujours, á, é, í, ó, et ú ne sont cependant pas considérées comme des graphèmes mais comme des variantes. L'alphabet phonétique international fait grand usage de diacritiques ; ceux qui lui sont propres seront aussi traités dans cette série d'articles. Enfin, les diacritiques utilisés en français font l'objet d'articles supplémentaires.

Introduction

L'utilisation de diacritiques s'est avérée très féconde et le mouvement s'est accéléré au XVIIIe siècle quand il s'est agi de transmettre rigoureusement des textes ou des énoncés de langues lointaines qu'on découvrait : les transcriptions et translittérations en lettres latines, c'est-à-dire la romanisation, a nécessité l'utilisation en nombre important de diacritiques. Il ne serait en effet pas aisé de lire une transcription dans laquelle certaines lettres seraient inventées. Les divers alphabets phonétiques, issus des recherches nouvelles en phonétique et phonologie, ont eux aussi eu recours à ce procédé pour étendre leur nombre de caractères. Sachant, enfin, que de nombreuses langues ne sont pas écrites ou depuis peu, c'est maintenant presque exclusivement en alphabet latin étendu qu'elles sont notées par les linguistes, au moyen d'outils comme l'alphabet phonétique international. L'alphabet pan-nigérian est à cet égard représentatif.

Apex et i long latins

Dans les premiers temps de l'alphabet latin, il n'existait pour ainsi dire aucune ponctuation (si l'on exclut l'usage sporadique du point médian séparateur de mots), aucun diacritique. C'est cependant dès la fin du IIe siècle avant l'ère chrétienne qu'apparaît un premier diacritique, dit apex (en latin : « pointe »), qui n'est pas d'usage systématique, loin s'en faut, ni toujours utilisé à « bon » escient, si son rôle est bien d'indiquer la présence de voyelles longues. Il est assez courant sous l'Empire. L'apex, qui ressemble à un accent aigu, ne se place cependant pas sur la lettre I qui, elle, est tracée plus grande que la normale. Noter que l'apex est légèrement décalé sur la droite de la voyelle qui le porte et que li long dépasse en hauteur mais ne descend pas sous la ligne de base. Détail d'une stèle funéraire avec deux i longs Détail d'une stèle funéraire avec un apex Détail d'une inscription latine avec apex Dans les images ci-dessus, on lit :
- CORVINUS et SILANUS (à gauche) ;
- FÉCIT (au centre) ;
- RÓMVLVS·MÁRTIS·FILIVS·VRBEM·RÓMAM (à droite ; noter les points médians séparateurs). Dans les ouvrages didactiques, on marque la quantité longue des voyelles latines au moyen du macron, signe inventé par les grammairiens grecs : on aurait dans ce cas
Corvīnus, fēcit, Rōmulus Mārtis fīlius Urbem Rōman. L'apex et li long apportent des informations importantes sur la phonologie latine : en effet, outre par la connaissance de la phonétique historique de cette langue, c'est très souvent par la scansion des vers latins qu'on connaît les quantités vocaliques des mots. Or, la scansion ne révèle que la quantité des syllabes : pour la métrique latine, /mar/, dans Martis, est une syllabe longue (car fermée) quelle que soit la quantité du /a/. L'apex sur la lettre A indique ici que la syllabe longue est composée d'une voyelle longue.

Signes abréviatifs et éditoriaux devenus des diacritiques

L'apex et le i long ne se sont pas suffisamment répandus pour être passés dans les usages postérieurs et se limitent au seul latin. Ce qui, en revanche, a pris une ampleur importante depuis les débuts de l'alphabet latin, ce sont les marques indicant des abréviations présentes en épigraphie puis, et surtout, dans les manuscrits. Au départ, les signes et procédés utilisés pour signaler de telles abréviations ne sont certes pas des diacritiques au sens réel du terme mais, changeant de fonction au fil des années, il ont pu par la suite (généralement au Moyen Âge) le devenir, les scribes étant de plus en plus souvent confrontés au problème de la notation de leur langue natale par un alphabet qui s'y prête mal. En effet, la langue latine, après la chute de l'Empire romain, avait cessé d'être – pour ainsi dire – la seule qui fut écrite. Parmi les signes abréviatifs réutilisés, on compte le titulus (« titre » ; le mot est devenu tilde), trait suscrit (devenu ensuite un trait ondulé) utilisé pour indiquer qu'une lettre, le plus souvent une nasale, a été omise pour des raisons d'économie de place (ou de matériau). Par exemple, annu(m) a pu être écrit an̅u dans les manuscrits espagnols pour devenir enfin año, « an », en castillan, puisque /nn/ latin est passé à /ɲ/ (de gnon) dans cette langue. Des lettres suscrites ou souscrites sont aussi utilisées dans une fonction diacritique ; c'est le cas du z qui, d'abord placé après un c pour signaler qu'il devait se prononcer /ts/ (maintenant /s/) devant des voyelles comme a, o et u, a été finalement écrit au-dessous du c. Ce z souscrit, nommé zedilla en castillan, soit « petit z », est devenu notre cédille (cf. aussi Lettre diacritique). Il a cependant existé, avant la cédille, un diacritique graphiquement proche (ou proche d'un ogonek) attesté dès le VIe siècle en onciale sous le e, dit alors E caudatae doté d'une queue »), remplaçant parfois le digramme ae (écrit parfois æ, coutume qui s'est étendue par la suite) servant à noter le plus souvent un /ɛ/ ouvert. Il est notable que cette lettre, qu'on peut représenter ici par ę (avec un ogonek) ou ȩ (avec une cédille), ait été conservée dans la transcription des romanistes alors que c'est le digramme ae (maintenant présenté sous la forme liée æ et nommée ash) qui l'ait été dans la transcription des langues germaniques (sachant que ę était aussi utilisé dans les manuscrits en vieil anglais de l'onciale insulaire). Enfin, des symboles éditoriaux plus généraux (servant à indiquer des erreurs du copiste, par exemple) ont aussi pu accéder au statut de diacritiques ; le cas se présente avec le punctum delens (« point effaçant »), très fréquent dans les manuscrits irlandais, qui signale que la lettre le portant est une erreur et ne doit pas se faire entendre. Par extension, il signale ensuite les lettres muettes issues d'une mutation consonantique puis toutes les mutations consonantiques ; ainsi en gaéliquemo ḟele, « mon incantation », mo ċú, « mon chien » (écrits actuellement mo fhele, mo chú). Consulter Point suscrit pour plus de détails. Certains de ces signes ont donné des symboles typographiques, comme le croisillon (#), ancien N surmonté d'un titulus, abréviation pour numerus, « numéro ».

Liste des diacritiques

titulus

Suscrits

Les diacritiques suscrits sont placés au-dessus de la lettre qu'ils modifient:
- ó : accent aigu
- ő : double accent aigu
- ô : accent circonflexe
- ò : accent grave
- ȍ : double accent grave
- ŏ : brève
- ȏ : brève renversée
- : crochet en chef
- ƈ : crosse
- ǒ : háček ou caron
- : ligne verticale (voir également l'article sur l'apostrophe)
- ō : macron ou ligne suscrite
- ȯ : point en chef (voir aussi le point en ponctuation)
- : rond en chef, ou kroužek selon le terme tchèque
- õ : tilde
- ö : tréma ou, improprement, umlaut
- : chandrabindu : (note un type de nasalisation propre au sanskrit ; on le rencontre dans la transcription de la syllabe ॐ om̐, par exemple).

Souscrits

Les diacritiques souscrits sont placés en-dessous de la lettre qu'ils modifient:
- : cédille
- : point souscrit
- ǫ : ogonek
- : crochet palatal
- : crochet rétroflexe
- ɕ : boucle souscrite
- : tilde souscrit
- : accent circonflexe souscrit
- : ligne souscrite
- : virgule souscrite
- : brève souscrite
- : brève renversée souscrite
- : ligne verticale souscrite
- : rond souscrit

Adscrits

Les diacritiques adscrits sont placés sur le côté de la lettre qu'ils modifient:
- : apostrophe (en remplacement du háček dans certains cas) ;
- ơ : corne
- : crochet rhotique
- ŀ : point médian

Inscrits

Les diacritiques inscrits sont placés à travers la lettre qu'ils modifient:
- ɵ : barre inscrite
- ø : barre oblique
- : contre-barre oblique
- ɫ : tilde inscrit
- ɬ : sangle inscrite

Diacritiques en français

Le français utilise les diacritiques suivants (les liens renvoient vers des articles spécifiques à l'utilisation de ces diacritiques dans la langue française et non aux articles généraux) :
- l'accent aigu, sur la lettre e (é) ;
- l'accent grave, sur les lettres a (à), e (è) et u (ù). C'est à l'initiative de Corneille que cet accent a été introduit en français, afin de faire la différence entre la voyelle ouverte (è) et la voyelle fermée (é), qui étaient jusque là notées de la même manière (é ou e) ;
- l'accent circonflexe, sur les lettre a (â), e (ê), i (î), o (ô) et u (û), d'un usage relativement complexe ;
- le tréma, sur les lettres e (ë) et i (ï), o (ö) et u (ü) pour des mots empruntés à d'autres langues, pour forcer la prononciation d'une voyelle normalement muette parce qu'utilisée dans un digramme (maïs, aiguë...), ou encore sur y (ÿ) dans de très rares cas ;
- la cédille au-dessous du c (ç). Consulter aussi Diacritiques utilisés en français.

Articles connexes


- Diacritique ;
- diacritiques utilisés en français ;
- lettres supplémentaires de l'alphabet latin ;
- alphabet latin ;
- écriture ;
- typographie. Latin Catégorie:Diacritique de l'alphabet latin

Alphabet latin

L'alphabet latin est l'alphabet qu'on utilise majoritairement pour écrire les langues d'Europe occidentale ainsi que dans les pays qui ont été colonisés par les Européens. C'est, en concurrence avec l'alphabet cyrillique et, dans une bien moindre part, l'alphabet grec, l'écriture occidentale par défaut et maintenant – en raison de l'importance économique et culturelle de pays l'utilisant (comme les États-Unis) une écriture internationale : on peut trouver des mots écrits en lettres latines dans les rues du Japon comme dans celles de l'Égypte. On nomme cet alphabet ainsi car c'était, à l'origine, celui des Romains et de leur langue, le latin.

Lettres

L'alphabet latin, comme la majorité de ceux issus de l'alphabet grec, est bicaméral : on utilise deux graphies pour chaque graphème (ou lettre), l'une dite minuscule, l'autre capitale. Dans la majorité des cas, chaque lettre possède les deux variantes. Il existe cependant quelques exceptions, comme la lettre ß (eszett ; utilisée en allemand et autrefois dans d'autres langues, dont le français), qui, en capitales, est remplacée par SS. L'expansion – tant géographique que temporelle – de cet alphabet en fait l'un des plus riches en variantes nationales. Ainsi :
- chaque langue donnée utilise un jeu plus ou moins complet de lettres fondamentales ;
- chacune peut en posséder des lettres modifiées qui s'y ajoutent ;
- parmi les lettres modifiées, certaines sont considées, selon les langues, comme des lettres à part entière ou comme des variantes d'une autre lettre. Par exemple, les alphabets utilisés pour le français et pour le castillan ne sont pas identiques (ainsi, la lettre ç ne s'emploie pas en castillan et le français, à l'inverse ne se sert pas de á), bien que tous deux puissent être ramenés à l'alphabet latin. En sorte, il ne serait pas faux de parler d'un alphabet français et d'un alphabet castillan. On le voit, il n'existe rien tel qu'un alphabet latin figé et constant ; il est cependant possible d'isoler les graphèmes fondamentaux utilisés dans une majorité de langues : ce sont ceux de l'alphabet des origines (voir plus bas, section « Histoire ») plus j et u ainsi que g et w, soient :

Graphèmes fondamentaux

cellpadding="8" |+ Capitales |- style="font-size:20px;" | A || B || C || D || E || F || G || H || I || J || K || L || M |- style="font-size:20px;" | N || O || P || Q || R || S || T || U || V || W || X || Y || Z |{{XIXe siècle{entête tableau simple style|text-align: center;

Lettres supplémentaires de l'alphabet latin

L'alphabet latin, utilisé depuis des siècles pour noter la majorité des langues d'Europe occidentale (puis, après les colonisations, partout dans le monde), a souvent dû être complété : sa version historique ne possède en effet pas assez de graphèmes pour noter tous les phonèmes des langues qui l'utilisent. Pour ce faire, on lui a ajouté des lettres supplémentaires, soit par simple utilisation de digrammes et de diacritiques, soit par construction de nouveaux graphèmes. Les méthodes de transcriptions et translittérations de langues qui n'utilisent pas l'alphabet latin font également beaucoup appel à des lettres supplémentaires.

Caractères ajoutés

Cette table récapitule quelques graphèmes qui ont été ou sont encore utilisés et qui ne rentrent pas dans le cadre de l'alphabet latin standard. Sont précisées les langues qui utilisent chacun d'eux ; les langues mortes étant indiquées en italique. Les caractères spécifiques à l'alphabet phonétique international ne sont pas repris ici.

Caractères modifiés

Diacritiques

Article détaillé : Diacritiques de l'alphabet latin. Une façon simple de transcrire un phonème est d'utiliser un diacritique sur une lettre proche. Si en français les lettres diacritées ne sont pas considérées comme distinctes, il en va autrement pour d'autres langues.

Ligatures

Article détaillé : Ligature (typographie).

Voir aussi

Liens internes


- Alphabet latin
- Diacritiques de l'alphabet latin
- Digramme
- Lettres supplémentaires de l'alphabet grec
- Ligature (typographie)
- Ordre alphabétique
- Variante contextuelle
-


Diacritique

Un (signe) diacritique (du grec διακριτικός diacritikós, « qui distingue ») est un signe placé sur (diacritique suscrit), sous (diacritique souscrit), dans ou travers (diacritique inscrit), après (diacritique adscrit), devant (diacritique prescrit) ou tout autour (diacritique circumscrit) d'un graphème pour :
- en modifier la valeur phonétique ;
- permettre une lecture plus précise (les diacritiques ne sont alors pas obligatoires) ;
- ou éviter une ambiguïté entre des homographes. Il existe aussi des lettres diacritiques, muettes et nécessairement écrites à côté de la lettre qu'elles modifient. Accessoirement, elles ont pu devenir un signe diacritique (cf. Umlaut et Rond en chef). Au même titre que les ligatures et que les lettres supplémentaires inventées après coup, l'ajout de diacritiques étend le nombre de graphèmes d'une écriture. Dans de nombreux cas, la lettre diacritée n'est pas considérée comme un graphème indépendant mais comme un allographe, c'est-à-dire une autre version écrite de la lettre simple. La lettre diacritée n'intervient alors pas dans le classement alphabétique. À titre d'exemple, l'accent aigu du français modifie la valeur phonétique d'un e, généralement prononcé [ǝ] (e« muet ») : é vaut alors [e]. L'accent grave sur un a, cependant, ne permet que de distinguer des homographes : la (article) ~ (adverbe de lieu), valant tous deux [la]. On ne considère cependant pas é et à comme des lettres indépendantes de e et a. Le français ne connaît pas de diacritique servant à affiner la lecture : ils sont tous obligatoires. Ce type-là existe en arabe, où les voyelles ne sont pas écrites ; dans les ouvrages didactiques ou religieux, on peut les noter sous forme de diacritiques. La fatḥa, un trait légèrement oblique suscrit, sert à indiquer la présence d'une voyelle [a] : le mot عدل se lit ʿadl (‘adl) mais se translittère ʿdl. Pour en préciser la lecture, on peut ajouter une fatḥa : عَدل. Chaque écriture a pu développer ses propres diacritiques :
- diacritiques de l'alphabet latin (celui-ci servant aussi à la romanisation, c'est l'alphabet qui connaît le plus de signes diacritiques) :
  - cf. aussi diacritiques de l'alphabet vietnamien (quôc ngu),
  - les diacritiques utilisés en français, leur utilisation et les règles d'emplois, sont traités à part ;
- diacritiques de l'alphabet grec ;
- diacritiques de l'alphabet cyrillique ;
- diacritiques de l'alphabet arabe ;
- diacritiques de l'alphabet hébreu ;
- diacritiques de la devanâgarî ;
- diacritiques des syllabaires japonais ;
- diacritiques de l'alphabet tibétain.

Articles connexes


- lettre diacritique ;
- lettres supplémentaires ;
- écriture ;
- ligature ;
- typographie.
-
als:Diakritisches Zeichen ja:ダイアクリティカルマーク zh-min-nan:Phiat-im hû-hō

Castillan

Le castillan ou espagnol, est la langue romane commune de l'Espagne, de nombreuses nations d'Amérique et d'autres parties du monde associées à un moment de leur histoire à l'ancienne métropole. Le terme espagnol est recommandé par l'Académie Royale de la Langue Espagnole (Real Academia Española, RAE), et l'Association des Académies de la Langue Espagnole pour désigner une langue parlée par plus de 400 millions de personnes, car c'est la dénomination internationale (Spanish, Spanisch, spagnolo, etc.). Le terme synonyme castillan est réservé soit pour désigner le dialecte roman né au royaume de Castille au Moyen-Age, soit le dialecte de l'espagnol qui est parlé actuellement dans les régions centrales de Castille-Léon, Castille-La Manche et Madrid. En Espagne, le terme castillan est aussi employé pour désigner la langue commune de l'Etat, en réference aux autres langues co-officielles de certains territoires autonomes comme le Catalan, le Basque et le Galicien. =Géographie= L'espagnol est langue officielle de l'Espagne (42 millions) en Europe. En Amérique, les pays aux plus grandes populations hispanophones sont le Mexique (88 millions), la Colombie (40 millions), l'Argentine (33 millions), le Vénezuela (22 millions) et le Pérou (20 millions). Elle est aussi la langue nationale de la Bolivie, du Chili, du Costa Rica, de Cuba, de la République Dominicaine, de l'Equateur, du Guatemala, du Honduras, du Nicaragua, du Panama, du Paraguay, de Porto-Rico, du Salvador et de l'Uruguay. L'espagnol est encore parlé par les communautés hispanophones des États-Unis (20 millions) et notamment dans les états du sud (Texas, Californie, Nouveau Mexique, etc.). Il existe des nombreux locuteurs au Brésil. En Afrique, l'espagnol est parlé en Guinée équatoriale, dans les villes du Sahara et dans des parties du nord du Maroc. En Asie, plus de 3 millions de locuteurs existent aux Philippines. Enfin, une variété du castillan appelée selon les auteurs judesmo, ladino, ispanyol ou judéo-espagnol est parlée par la communauté juive sépharade originaire de la péninsule ibérique en Israël, Turquie ou Gibraltar. =Vocabulaire= L'espagnol ressemble en de nombreux points au français, du fait de leur origine latine commune. Néanmoins, les événements historiques que connurent ces deux pays ont imprégné les vocabulaires espagnol et français de manière différente. En effet, l'espagnol est l'une des rares langues européennes à avoir une influence de l'arabe aussi importante. Appartenant à la même sous-branche que le portugais et le galicien (ce sont des langues ibéro-romanes), le castillan permet une certaine intercompréhension écrite avec ces deux langues. Écouter un exemple : Media:Espagnol.mp3.

Écriture

Le castillan utilise comme les autres langues romanes l'alphabet latin et recourt à des diacritiques et des digrammes pour le compléter. Le tilde est peut-être le plus célèbre des diacritiques castillans ; il donne naissance à un caractère considéré comme une lettre à part entière, Ñ ñ. D'autre part, l'accent aigu sert à indiquer les accents toniques irréguliers et à distinguer quelques homophones : les voyelles le portant sont les suivantes : Á á, É é, Í í, Ó ó et Ú ú. Y y n'en porte jamais. Autrefois, on considérait que les digrammes ch et ll constituaient chacun une lettre distincte (elles avaient leur entrée dans le dictionnaire), mais on les traite aujourd'hui de plus en plus comme deux lettres séparées. Le N tildé est, à l'origine, aussi un digramme NN, le second N ayant été abrégé par suspension au moyen d'un trait devenu ondulé, ~. Bien que ce soit les scribes espagnols qui aient inventé la cédille (zedilla, « petit z »), celle-ci n'est plus utilisée depuis le (le ç qui notait [ts] étant devenu un [θ] interdental noté z : lança est devenu lanza, « lance », ou c devant e et i : ciego, « aveugle »). Le classement alphabétique, modifié en 1994, est décrit plus en détail dans l'article qui lui est consacré. Enfin, les points d'exclamation et d'interrogation sont accompagnés par des signes du même type inversés, ¡ et ¿, placés au début de la proposition concernée (et non au début de la phrase) : ¿Cómo estás? (« Comment vas-tu ? »), ¡Qué raro! (« Comme c'est étrange ! ») mais Si te vas a Barcelona, ¿me comprarás un abanico? (« Si tu t'en vas à Barcelone, tu m'achèteras un éventail ? »).

Grammaire

Le castillan suit les principes généraux des autres langues romanes, à savoir, par exemple, que c'est une langue plutôt flexionnelle (les noms et les adjectifs possèdent deux genres et deux nombres, le verbe se conjugue, etc.) à tendances synthétique. Consulter l'article détaillé sur la grammaire du castillan pour plus de détails.

Exemple

Verbe

Être

Dans espagnol, le verbe être est ser et estar. Exemples au présent de l'indicatif : :
- Ser : Yo soy europeo (Je suis européen). Mis ojos son azules como los de mi madre (Mes yeux sont bleus comme ceux de ma mère) :
- Estar : Yo estoy en Barcelona (Je suis à Barcelone). Tus ojos están rojos, pára de frotártelos. (Tes yeux sont rouges, arrête de les frotter).

Variations dans l'Amérique latine

Parmi les plus importantes mentionnons l'utilisation du vosotros (2 personne du pluriel, équivalent du "vous" de "vous avez" français) en Espagne. L'usage de ce pronom et de sa conjugaison a complètement disparu en Amérique latine. Le pronom de la troisième personne du pluriel ustedes lui est préféré. Il faut aussi noter la prononciation ibérique de la consonne c (devant les lettres "e" et "i") ou z (devant "a", "o" et "u") comme le th anglais de thick alors que ce son est toujours prononcé comme un "s" en Amérlque latine. Le vocabulaire est également très différent, certains mots espagnols pouvant même être obscènes en Argentine ou au Mexique. Le castilien des pays de l'amerique latine a été très influencé par les dialectes andaloux et canariens à cause de l'immigration massive vers le continent americain de cettes regions. Quant à l'accent, le Canarien est le plus prôche, ce dialecte étant difficile de distinguer, même pour les hispanophones, de ceux du Cuba ou du Venezuela. On pourrait citer à titre d'exemple parmi les plus remarquables, en Amérique latine : :Amérique latine Castillan chilien :Castillan chilien Castillan argentin :Castillan argentin Castillan mexicain

Articles connexes


- sigles en espagnol ;
- classement alphabétique en castillan ;
- syllabe castillane ;
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
      -
- langues romanes
      -
  - groupe ibéro-roman
- Origine du Castillan

Liens externes


- [http://wikibooks.org/wiki/Faux_amis_en_espagnol faux amis en espagnol] ;
- [http://wikibooks.org/wiki/Enseignement_de_l%27espagnol Wikilivre d'espagnol]
- [http://alerce.pntic.mec.es/~jnieto9/Index_fr.html Site pour les professeurs d'espagnol et de français]
- [http://www.leconjugueur.com/frconjugueurespagnol.php Conjugueur espagnol]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/espagnol.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire espagnol-français/français-espagnol.
- [http://espagnol.linguistmail.com Emails pour apprendre l'espagnol]
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=14/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en espagnol] Chaque expression est accompagnée d'une illustration
-
C ko:에스파냐어 ja:スペイン語 simple:Spanish language th:ภาษาสเปน

Français

Le français est une langue romane parlée en France, dont elle est originaire, ainsi qu'en Belgique, au Canada, en Côte d'Ivoire, en Suisse et dans 47 autres pays. La langue française a cette particularité que son développement a été en partie l'œuvre de groupes intellectuels (comme la Pléiade) ou d'institutions (comme l'Académie française). C'est une langue dite « académique ». Toutefois, l'usage garde ses droits et nombreux sont ceux qui malaxèrent cette langue vivante, au premier rang desquels Jean-Baptiste Poquelin. On parle d'ailleurs de la « langue de Molière ».

Histoire

Voir l'article détaillé : Histoire de la langue française On estime généralement que les Serments de Strasbourg de 842 sont le premier texte écrit en protofrançais (ou romana lingua ou encore roman). La première mention de l'existence d'une langue romane ne date que de 813, lors du synode de Tours. Il faut attendre entre 880 et 881 pour le premier texte littéraire, la Séquence de sainte Eulalie, encore qu'on puisse considérer que la langue de ce texte est plus du picard que du français lui-même. C'est en 1539 que l'ordonnance de Villers-Cotterêts impose le français comme langue du droit et de l'administration. Régi par : Académie française, Délégation générale à la langue française et aux langues de France, Service de la langue française (Belgique), Office québécois de la langue française, les Conseils supérieurs de la langue française de France, de Belgique et du Québec.

Voir aussi


- synode de Tours
- Serments de Strasbourg
- Séquence de sainte Eulalie
- Édit de Villers-Cotterêts
- français langue étrangère

Littérature

Parmi les premières œuvres majeures :
- La Chanson de Roland (Roland, Charlemagne, Olivier, Ganelon)
- Le Roman de Renart (Goupil, Ysengrin)
- Les romans de Chrétien de Troyes
- Gargantua de François Rabelais
- Défense et illustration de la langue française
- Voir aussi Littérature francophone et littérature française

Vocabulaire

Étymologie

La majorité du fonds lexical français provient du latin (en tant que langue-mère) ou bien est construit à partir des racines gréco-latines. De nombreux termes possèdent un synonyme, l'un venant de la racine latine ancienne, l'autre étant populaire. Ces doublets sont surtout présents avec un nom (populaire) et l'adjectif dérivé (savant) : mère / maternel, frère / fraternel, cheveu / capillaire, foi / fidèle, froid / frigide, œil / oculaire, sûreté / sécurité, etc. Le francique, en tant que superstrat, a laissé quelques mots importants et les emprunts sont nombreux : d'abord à l'anglais, puis à l'italien, aux autres langues romanes, à l'arabe, etc.

Néologismes

Certains néologismes français sont constitués à partir des racines latines ou grecques :
- logiciel, domotique... D'autres suivent les règles de suffixation :
- baladeur créé pour remplacer l'anglais walkman et diskman.

Français régional

Certains néologismes peuvent également être empruntés au vocabulaire du français régional. On appelle français régional des mots ou des expressions employés dans certaines régions de la francophonie mais non retenus dans les dictionnaires académiques du français ou qui ne sont pas utilisés dans l'ensemble de la francophonie. Il ne s'agit pas de langue familière, mais bien du français qui a évolué de façon différente. Par exemple, au Québec, le terme clavardage est le terme officialisé par l'Office québécois de la langue française pour désigner une séance de bavardage avec un autre interlocuteur par le biais d'Internet et sous forme d'échange de texte. Autres exemples :
- au Québec et en Suisse : on dit mitaine pour « moufle » ;
- en France, dans la région de Normandie, on utilise souvent clenche pour « poignée de porte », toile pour « serpillière », ce midi ou dans l'heure de midi pour « à midi », etc. ;
- en France, dans la région de Picardie, on peut utiliser wassingue pour désigner la serpillière ;
- en France, on dit cake pour désigner certains types de gâteaux.
- dans le sud de la France, du Limousin au Bas-Languedoc et à la Provence, on emploie plier pour « emballer » ou « envelopper » (de l'occitan plegar, même sens).

Emprunts étrangers

:Pour plus d'information, voir l'article plus détaillé. On estime à moins de 13 % (soit 4 200 mots) les parts des mots d'origine étrangère dans la langue française courante soit environ les 35 000 mots d'un dictionnaire d'usage. 1 054 de ces mots sont d'origine anglaise, 707 italiens, 550 de l'ancien allemand, 481 des anciens langages gallo-romans, 215 arabes, 164 de l'allemand, 160 du celtique ancien, 159 espagnols, 153 hollandais, 112 perses et sanskrits, 101 des langues des indiens d'Amériques, 89 de diverses langues asiatiques, 56 de diverses langues afro-asiatiques, 55 de langues slaves et de la Baltique, 144 d'autres langues diverses.
  - Source : Henriette Walter, Gérard Walter, Dictionnaire des mots d'origine étrangère, 1998.

Prononciation

:Voir l'article plus détaillé.

Place du français dans le monde

Le statut international du français

article plus détaillé Le français est la langue officielle de nombreux pays, et largement utilisée dans un certain nombre d'autres. Une partie des nations utilisant cette langue est regroupée au sein de la « francophonie ». Dépassant, le seul cadre linguistique, le Haut Conseil de la Francophonie est une plateforme d'échanges impliquant un tiers des pays de la planète. Ce mouvement confirme une redéfinition de la place du français dans le monde. Le français est la langue officielle de la Convention du Mètre qui définit les unités de mesure en physique. C'est l'une des vingt langues officielles de l'Union européenne. Le français connaît un recul de son poids sur la scène des échanges internationaux face à l'influence de l'anglais. Par exemple, l'anglais est devenu langue de référence numéro un au Comité international olympique malgré l'histoire de cette institution.

Les francophones


- Voir l'article détaillé Distribution des francophones dans le monde
- Voir aussi : Variations régionales du français En 1998, le Haut Conseil de la Francophonie estimait les francophones « réels » à 112,6 millions auxquels il convient d'ajouter 60,6 millions de francophones qualifiés de « partiels » ou « occasionnels », soit 173,2 millions de francophones. De plus, 100 à 110 millions de « francisants », qui, citons ici le rapport officiel, « ont appris le français pendant plusieurs années et en ont gardé une maitrise variable, ou qui sont amenés à le pratiquer, même partiellement, pour leur métier. » Le même type d'étude avait été mené par ce même organisme en 1989 (rapport publié en 1990) avec 104,6 millions de francophones « réels » recensés plus 54,2 millions de « partiels », soit 158,8 millions de francophones. La progression enregistrée est importante avec un gain de 14,4 millions en 9 ans. 2 millions de ces « nouveaux » francophones sont des Français, démographie oblige, mais le gros du bataillon est fourni par le continent africain. En extrapolant ces chiffres, on peut estimer le nombre des locuteurs francophones à quelque 183 millions en 2005 et le nombre total de personnes aptes à s'exprimer en français à 290 millions.

Voir aussi

Liens internes


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Jeux de langue


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- jeu de mots
- lapalissade
- palindrome
- virelangue

Liens externes


- [http://www.site-magister.com/ Travaux dirigés de français].
- [http://www.olf.gouv.qc.ca/ Office de la langue française du Québec].
- [http://www.toponymie.gouv.qc.ca/ Commission de toponymie du Québec].
- [http://www.francophonie.org/ Organisation internationale de la Francophonie].
- [http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/histlngfrn.htm « Histoire de la langue française »], par Jacques Leclerc, dans L'aménagement linguistique dans le monde, Québec, Université Laval.
- [http://atilf.atilf.fr/ Trésor de la langue française informatisé], version informatisée du Trésor de la langue française (TLF), dictionnaire extrêmement complet sur la langue française des XIXe et XXe siècles, réalisé sous la direction de Bernard Quemada et Paul Imbs.
- [http://www.orthographe-recommandee.info/ Orthographe-recommandée.info], à propos des rectifications de l'orthographe française officiellement recommandées.
- [http://www2.ignatius.edu/faculty/turner/languages.htm D'autres chiffres sur la Francophonie]
- [http://www.academie-francaise.fr/ L'Académie française et son dictionnaire en ligne]
- [news:fr.lettres.langue.francaise Forum Usenet sur la langue française] et [http://www.langue-fr.net/ site associé]
- [http://fr.groups.yahoo.com/group/langue-fr/ Liste de diffusion sur Yahoo Groupes]
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=3/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en français] Chaque expression est accompagnée d'une illustration
- [http://www.les-dictionnaires.com/evolution-langue.html Dictionnaires d’évolution de la langue] Evolution de la langue française et des dictionnaires : vieux français, anglicismes,...
-
Francais Francais Francais Francais als:Französische Sprache ja:フランス語 ko:프랑스어 simple:French language th:ภาษาฝรั่งเศส zh-min-nan:Hoat-gí

Alphabet phonétique international

L'alphabet phonétique international (API) est un alphabet utilisé pour la transcription phonétique des sons du langage parlé. Contrairement aux nombreuses autres méthodes de transcription qui se limitent à des familles de langues, l'API est prévu pour couvrir l'ensemble des langues du monde. Développé par des phonéticiens britanniques et français sous les auspices de l'Association phonétique internationale, il a été publié en 1888. Sa dernière révision date de 1993. La transcription phonétique en API consiste à découper la parole en segments sonores supposés atomiques, et à employer un symbole unique pour chacun de ceux-ci, en évitant les combinaisons de lettres : par exemple, le son ch du français est noté [], le gli italien se transcrit []. Le nombre de caractères principaux de l'API est de 118 ce qui permet de couvrir les sons les plus fréquents. Ces caractères sont pour la plupart des lettres grecques ou latines ou des modifications de celles-ci : , , , tirés de r ; , tirés de e. Les sons moins fréquents sont transcrits à partir des précédents en indiquant une modification du mode ou du point d'articulation par le biais d'un ou plusieurs signes diacritiques (au nombre de 76) sur le caractère principal : par exemple, le b du castillan caber (« tenir, rentrer dans ») est transcrit [] pour indiquer une spirante au lieu de la fricative bilabiale sonore [β]. Il existe également des symboles spéciaux pour noter des phénomènes suprasegmentaux, comme les tons mélodiques ou l'accent tonique : [], transcription de l'allemand dulden (« supporter, tolérer ») indique un accent tonique d'intensité sur la première syllabe (') et un n final vocalisé ( ). On notera que l'usage linguistique est d'indiquer la transcription phonétique d'un mot entre crochets ; l'utilisation de barres obliques indique une transcription phonologique, c'est-à-dire qui oppose les traits pertinents des différents sons d'une langue donnée sans entrer dans le détail de leur prononciation. L'utilisation de l'API est maintenant établie dans l'enseignement, l'apprentissage et l'étude des langues. Notamment, la plupart des dictionnaires bilingues utilisent cet alphabet ou une transcription phonologique qui en est inspirée. L'API est également un outil essentiel pour rendre à l'écrit les langues jusqu'à présent non écrites : de nombreuses langues d'Afrique se sont dotées d'une orthographe utilisant comme signes complémentaires des caractères de l'API ; un exemple typique est l'alphabet pan-nigérian.

Histoire

L'API a été développé au départ par des professeurs de langue britanniques et français sous la direction de Paul Passy dans le cadre de l'Association phonétique internationale, fondée à Paris en 1886 sous le nom de Dhi Fonètik Tîcerz' Asóciécon. La première version de l'API, publiée en 1888, était inspirée de l'alphabet romique d'Henry Sweet, lui-même élaboré à partir de l'alphabet phonotypique d'Isaac Pitman et Alexander John Ellis. L'API a connu quatre révisions en 1900, 1932, 1989 et 1993.

Description de l'alphabet

Image : Fiche récapitulative de l'API. (en anglais)

Voyelles

Segments

L'API possède des caractères principaux pour les voyelles orales les plus courantes qui sont classées selon
- leur degré d'aperture : voyelles hautes (fermées), hautes inférieures, moyennes supérieures (mi-fermées), moyennes, moyennes inférieures (mi-ouvertes), basses supérieures, basses (ouvertes) ;
- leur point d'articulation : antérieur, quasi-antérieur, central, quasi-postérieur, postérieur ;
- leur caractère arrondi ou non.
Les autres sont transcrites à partir des voyelles prédéfinies par adjonction d'un ou plusieurs diacritiques modifiant l'articulation
Par exemple,
- les nasales du français standard sont (on), (hein), (un), (en) ;
- le /o/ bref du hongrois (par ex. kor, heure) est moins antérieur et légèrement plus ouvert que le /o:/ long (par ex. kór, maladie), une transcription soigneuse le donne comme [].

Quantité

La quantité des voyelles est indiquée comme suit :
Par exemple, Pose cette rose ! est souvent réalisé en français familier parisien [].

Tonèmes

La transcription des tonèmes suit le procédé ci-dessous.
- Pour certains tons dont le profil de hauteur est simple on utilise soit un diacritique soit un pictogramme représentant la hauteur du ton ou un accent (par exemple : ton de hauteur constante haut, mi-haut, médian, mi-bas, bas)
- Pour les tons dont le profil de hauteur est plus complexe seul un pictogramme représentant le profil du ton est prévu. Par exemple, il est possible de rendre le mandarin 我叫张 (« Je m'appelle Zhang ») par []1.
Notes : # Il n'existe pas encore de standard informatique permettant d'afficher correctement les pictogrammes pour les tons de hauteur variable ainsi que certains diacritiques correspondants ; ci-dessus sont affichés à la suite les pictogrammes correspondant aux différentes hauteurs prises par le ton. Le tracé correct des diacritiques et des pictogrammes est donné sur la fiche récapitulative de l'API. # La notation numérique des tons en exposant, par exemple 我姓张 [w214 515] est souvent utilisée pour pallier la piètre gestion des tons de l'API par les ordinateurs actuels. Cette notation n'est pas standard et son format dépend des familles de langues étudiées.

Consonnes

Segments

L'API classe les consonnes selon trois critères :
- le mode d'articulation ;
- le point d'articulation ;
- le caractère sourd ou voisé.
Comme pour les voyelles, des diacritiques permettent d'indiquer une modification du point ou du mode d'articulation afin transcrire des consonnes qui n'ont pas de symbole principal.
Par exemple,
- le t dental français est transcrit [] à partir de la plosive alvéolaire [t] ;
- le m dévoisé du français isthme est transcrit [] à partir de l'occlusive nasale voisée [m] ;
- la spirante bilabiale du castillan du mot caber (tenir dedans), allophone de /v/, est notée [] à partir de la fricative bilabiale [β].

Quantité

La quantité des consonnes est indiquée de la même manière que pour les voyelles. Le hongrois mit mondott? (qu'as-tu dit ?) sera transcrit [], phonologiquement /mit mondotː/.

Vocalisation

Une consonne vocalisée, c'est-à-dire servant de sommet à une syllabe, comporte un trait vertical souscrit :
- allemand reden (parler) : [] ;
- tchèque Brno (Brno) : [] ;
- anglais whistle (siffler) : [].

Syllabes

Les syllabes accentuées sont précédées d'une barre verticale :
- en exposant pour l'accent primaire : ;
- au niveau de la ligne de base pour les accents secondaires : . Un point (.) sépare les syllabes. Par exemple, l'allemand Rindfleischetikettierungsüberwachungsaufgabenübertragungsgesetz (loi sur le transfert de responsabilité de la surveillance de l'étiquettage de la viande bovine) se transcrit :
[].

Unicode

Le jeu de caractères Unicode permet d'écire l'ensemble de l'API, à l'exception des indications tonales complexes. Les symboles et diacritiques se situent dans les blocs de caractères suivants :
- U+0000 à U+007F : latin de base ;
- U+0080 à U+00FF : supplément latin-1 ;
- U+0250 à U+02AF : alphabet phonétique international ;
- U+02B0 à U+02FF : lettres modificatives avec chasse ;
- U+0300 à U+036F : diacritiques ;
- U+0370 à U+03FF : grec et copte ;
- U+A700 à U+A71F : lettres tonales modificatives. Certains caractères précomposés (avec diacritiques) sont accessibles dans les blocs suivants :
- U+0080 à U+00FF : supplément latin-1 ;
- U+0100 à U+017F : latin étendu A ;
- U+0180 à U+024F : latin étendu B ;
- U+1E00 à U+1EFF : supplément latin étendu.

Voir aussi

Bibliographie


- API
  - Handbook of the International Phonetics Association: A Guide to the Use of the International Phonetic Alphabet ISBN 0-521-63751-1
  - Élements de linguistique générale, André Martinet, ISBN 2-200-26573-5
- exemples linguistiques
  - allemand : Duden, die Grammatik, ISBN 3-411-04046-7
  - anglais : [http://dictionary.cambridge.org/ Cambridge Dictionary of American English], ISBN 0-521-77974-X
  - mandarin : [http://www.mandarintools.com/cedict.html CEDICT]

Liens internes


- linguistique
  - phonologie
  - phonétique
    - segment
    - accent tonique
    - ton
  - transcription
    - liste des méthodes de transcription
    - SAMPA, une transcription de l'API en caractères ASCII
    - Kirshenbaum, une transcription de l'API en caractères ASCII
  - alphabet
    - caractère
    - diacritique
- confusions possibles
  - alphabet radio

Liens externes


- [http://www2.arts.gla.ac.uk/IPA/ipa.html Site officiel de l’Association phonétique internationale] (en anglais).
- API en HTML
  - tableau officiel
    - [http://www.linguiste.org/phonetics/ipa/chart/ API sur www.linguiste.org] (en anglais)
    - [http://sivanataraja.free.fr/api/ API et quelques symboles additionnels sur sivanataraja.free.fr]
  - liste des symboles officiels
    - [http://www.alanwood.net/unicode/phonetic_extensions.html caractères de l'API sur www.alanwood.net]
    - [http://www.phon.ucl.ac.uk/home/wells/ipa-unicode.htm caractères de l'API sur www.phon.ucl.ac.uk]
- machine à écrire phonétique interactive
  - [http://www.linguiste.org/phonetics/ipa/chart/keyboard/ clavier phonétique sur www.linguiste.org]
  - [http://www.ling.su.se/fon/IPA-tecken.htm clavier phonétique sur www.ling.su.se]
- versions étendues de l’API
  - [http://venus.unive.it/canipa/ IPA, système de Luciano Canepari] (documents PDF en anglais)
- API en Unicode sur le [http://www.unicode.org site du consortium Unicode] (documents PDF en anglais) :
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0000.pdf latin de base]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0250.pdf alphabet phonétique international]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U02B0.pdf lettres modificatives avec chasse]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0300.pdf diacritiques]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0370.pdf grec et copte]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/UA700.pdf lettres tonales modificatives]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0080.pdf supplément latin-1]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0100.pdf latin étendu A]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0180.pdf latin étendu B]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U1E00.pdf supplément latin étendu] Catégorie:Linguistique Catégorie: Méthode de transcription Catégorie:Phonétique API als:IPA ja:国際音声記号 ko:국제 음성 기호 th:สัทอักษรสากล zh-min-nan:Kok-chè Im-phiau

Transcription et translittération

Définitions

Translittération

La translittération (ou translitération) est l'opération consistant à transcrire les graphèmes d'un alphabet, d'un abjad, d'un syllabaire ou encore d'un alphasyllabaire dans les graphèmes d'un autre système d'écriture (généralement un alphabet), de telle sorte qu'à un même graphème ou suite de graphèmes de la langue de départ corresponde toujours un même graphème ou suite de graphèmes du système d'écriture d'arrivée, et ce indépendamment de la prononciation. Les deux systèmes d'écriture doivent donc être équipotents : une translittération ne peut être ambiguë et doit être bijective. À partir d'une translittération, on doit être capable de retrouver le texte original.

Transcription

La translittération s'oppose en cela à la transcription, qui vise à représenter (de façon plus ou moins approximative) la prononciation. La transcription dépend souvent des usages de la langue du transcripteur. Un Français pourra transcrire le son [ʃ] (dans chat) d'une langue donnée par le digramme ch, tandis qu'un anglophone choisira sh, un Allemand sch et un Polonais sz. Une transcription phonétique peut se faire au moyen de l'alphabet phonétique international. Elle vise à représenter les sons tels qu'ils sont émis. On note une telle transcription entre crochets droits. Par exemple, le mot français prêtre se transcrit [pʁ̥ɛt̪ʁ̥]. Une autre transcription est celle dite phonologique, qui ne représente pas les sons émis mais les phonèmes d'une langue donnée. Elle est de compréhension plus facile pour les lecteurs de la langue donnée mais moins précise et l'on se sert pour elle de symboles variés plus ou moins proches de l'alphabet phonétique international, variant selon les auteurs, la langue notée, les époques (consulter cette liste). Elle s'écrit entre barres obliques. Le même mot prêtre se transcrit phonologiquement /pretr/.

Romanisation

On appelle les systèmes de translittération ou de transcription d'une écriture non latine (comme le cyrillique, l'arabe, la devanâgarî, etc.), vers une écriture latine, la romanisation. Ces systèmes ont souvent un statut de norme officielle nationale ou internationale (normes ISO). On parle aussi de romanisation pour la transcription de langues logographiques, comme le chinois ou le japonais, bien que ce procédé ne puisse être appelé translittération puisqu'il n'y a pas là de conversion d'un système de lettres vers un autre.

Exemples

Cyrillique

Par exemple, la norme internationale de translittération du russe porte le numéro ISO 9. Dans sa dernière version (1995), ce système fait correspondre à chaque caractère cyrillique un caractère latin unique, ce qui rend les translittérations parfaitement réversibles sans la moindre ambiguïté. On peut donner un exemple simple de la différence entre translittération et transcription : soit le patronyme Горбачёв ; celui-ci devra être translittéré Gorbačëv selon la norme ISO 9 (équivalence un caractère uniqueun caractère unique : à tout č doit correspondre un ч et inversement), mais pourra être transcrit Gorbatchof, Gorbachof ou encore Gorbatschow, selon la langue du transcripteur (équivalence phonétique approximative en tenant compte des usages de la langue cible, ici respectivement le français, l'anglais et l'allemand).

Grec

La transcription du grec ancien ne soulève pas de grands problèmes : en effet, l'alphabet grec de l'époque est relativement peu ambigu (à un graphème correspond le plus souvent une seule interprétation phonétique) et une transcription sera très proche d'une translittération. Par exemple, γνῶθι σεαυτόν pourra être transcrit gnothi seauton et translittéré gnỗthi seautón (ou gnȭthi seautón). La translittération fera juste intervenir les accents (et les quantités vocaliques). Il est possible de retrouver facilement l'original, même à partir d'une transcription floue. Le grec moderne, cependant, est bien plus difficile à traiter. En effet, sa prononciation s'est modifiée en donnant naissance à nombre de phonèmes écrits de manières différentes ainsi qu'à des valeurs phonétiques de certaines lettres très éloignées de nos habitudes. L'une des modifications les plus « gênantes » est l'iotacisme, qui a fait se prononcer [i] six graphèmes différents lesquels, en grec ancien, n'étaient pas confondus. De même, ε et αι se prononcent [e] ; ο et ω valent tous deux [o]. Ainsi, la translittération et la transcription seront parfois très éloignées (ce qui est l'indice d'une orthographe complexe : en effet, il n'est pas possible de noter directement, à l'écoute, un mot grec moderne sans en connaître la graphie). Voici un exemple concret. Soit le vers suivant d'Odysseus Elytis : :Στην αρχαία εκείνη θάλασσα που εγνώριζα (Journal d'un avril invisible, « Samedi 11 »). Une transcription (phonétique et avec les accents) possible serait stin archéa ekíni thálasa pou eghnóriza. On compte quatre [i], écrits η, ει et ι, deux [e], écrits αι et ε. Si l'on veut proposer une translittération, qui permettrait de reconnaître le texte original, il est nécessaire de distinguer ces graphies. On pourrait par exemple adopter la translittération du grec ancien : stên archaía ekeínê thálassa pou egnốriza, laquelle sera très éloignée de la transcription et demandera au lecteur de connaître des règles de lecture moins intuitives. Le problème se pose donc pour les noms propres actuels : faut-il choisir la transcription ou la translittération ? Par exemple, Γιάννης Αλευράς se translittère Giánnês Aleurás mais se transcrit Yánnis Alevrás, voire Yannis Alévras si l'on utilise l'accent aigu en suivant les conventions françaises. « Pire », Βασίλης Κοντογιαννόπουλος translittéré sera plus proche des habitudes françaises car son prénom, Βασίλης, vaudra Basílês, qui permet de reconnaître Basile, alors que la transcription, Vasílis, voire Vassilis, masque le lien avec Basile. Quant au patronyme, il peut être surprenant de constater qu'il se translittère Kontogiannópoulos et se transcrit Kondoyannópoulos (ou Kondoyannopoulos).

Fausses translittérations

Dans les médias écrits, il est courant de pratiquer une sorte de translittération lâche qui consiste à représenter grossièrement un mot étranger dans le respect flou de sa graphie d’origine. Quand l’alphabet de départ est déjà latin, cette fausse translittération se fait le plus souvent en abandonnant les diacritiques et autres signes n’existant pas dans la langue d’arrivée. Le résultat est cependant lu comme une transcription mais celle-ci n’a parfois plus rien à voir avec la prononciation de départ. Par exemple, le patronyme Горбачёв est souvent, dans la presse écrite, rendu par Gorbatchev. Le ё russe, écrit normalement sans tréma (qui s’utilise surtout dans les ouvrages pédagogiques ; le patronyme Горбачёв est donc couramment écrit en cyrillique Горбачев), se prononce ici /jo/ (comme dans Yolande) et non /e/ et le в final /f/. Le rendre, en alphabet latin, par Gorbatchev, amène à le prononcer, de manière erronée, avec un /e/ et un /v/. Si l’on s’en tenait plus logiquement à une transcription, on éviterait ce genre d’erreurs, qui cumule les désavantages d’une transcription floue et d’une lecture fautive. Il s’agit là très souvent d’une translittération par imitation de l’allure générale du mot de départ, qui est confondue avec une transcription. Le cas est très fréquent avec des alphabets latins modifiés, comme celui du polonais. Les caractères étendus absents des claviers courants sont simplement omis, sans que l’on adapte cependant l’orthographe pour qu’elle représente mieux la prononciation réelle. Ainsi, le nom du pape Jean-Paul II, (Karol) Wojtyła (avec un l barré, prononcé /w/) est simplement écrit Wojtyla, avec un l normal. Le locuteur français devrait donc prononcer cette fausse translittération /wɔʒti'la, v-/ mais la prononciation la plus fréquente, /vɔjti'la/, est un compromis finalement assez proche de la prononciation polonaise /'vɔjtɪwa/ auquel ne manque que la valeur réelle du ł (abstraction faite de la place de l’accent d’intensité, sur la 1 syllabe en polonais, et la valeur de /ɪ/, plus proche du /e/ que du /i/ français). Si une plus grande rigueur était observée dans ce domaine, on écrirait ce patronyme Voytéwa (par exemple) : en effet, Wojtyla est non seulement une orthographe fausse (le l devrait être barré) mais conduit en outre à écorcher le patronyme noté. "Lech Walesa" subit les mêmes outrages : son nom, écrit Lech Wałęsa en polonais, se prononce dans cette langue /'lɛx va'wɛ̃ŋsa/ (à noter qu’en polonais on a /x/ [x̞], c’est-à-dire un approximant vélaire non sonore). Une translittération efficace proposerait par exemple Lekh Vawensa. Écrire Walesa et prononcer Valéza est donc doublement fautif. Dans de nombreuses langues, on n'hésite pas à modifier la graphie des noms étrangers pour qu'ils soient lus de manière plus correcte. Les cas de notation floue de ce type sont malheureusement très courants. La tendance peut cependant s’inverser mais rester tout aussi néfaste : ainsi, les tenants d’une orthographe systématique des noms chinois en pinyin (méthode de romanisation du mandarin), faisant fi d’une vieille tradition en langue française pour certains mots, écrivent Beijing au lieu de Pékin, Guangdong pour Canton et Lao Zi pour Lao Tseu. Or, à moins de connaître déjà le pinyin, des lecteurs non avertis risqueraient de ne pas comprendre à quels mots ces orthographes font référence (et les induire à prononcer de manière erronée : Zi, dans Lao Zi, se prononce en effet presque tseu mais surtout pas dzi). De telles notations doivent donc être réservées aux ouvrages didactiques ou spécialisés. Dans la presse écrite, elles n’ont aucun intérêt. En sorte, on ne peut que conseiller, quand on transcrit des mots étrangers, de le faire en connaissance de cause et en prenant garde au lectorat visé : le plus souvent, pour un large public, il conviendrait de rester le plus proche possible de la prononciation d’origine, quitte à s’éloigner de l’aspect du mot, tout en restant proche des habitudes de lecture propres à la langue cible et en conservant, le cas échéant, l’orthographe traditionnelle, même si elle est plus éloignée de cette prononciation.

Articles connexes


- Linguistique ;
- romanisation (contient une liste des principales romanisations) ;
- méthodes de transcription (contient une liste des principales transcriptions utilisées dans le domaine didactique). Catégorie:Linguistique Catégorie:Méthode de transcription

Phonétique

La phonétique est une branche de la linguistique qui étudie les sons des langues. Elle se divise en trois branches :
- phonétique articulatoire ;
- phonétique acoustique ;
- phonétique auditive. Alors que la phonétique étudie des sons (ou « phones »), la phonologie, elle, étudie comment ils sont agencés dans une langue pour former des énoncés. La transcription phonétique s'écrit entre crochets droits.

Voir aussi


- Méthodes de transcription ;
- alphabet phonétique international ;
- phonétique historique ;
- types de modifications phonétiques ;
- signe linguistique ;
- linguistique ;
- phonème.

Liens externes


- [http://hctv.humnet.ucla.edu/departments/linguistics/VowelsandConsonants/course/chapter1/flash.html Inventaire phonétique international] catégorie:Linguistique Catégorie:Phonétique Catégorie:Écriture abrégée ja:音声学 ko:음성학

Phonologie

catégorie:LinguistiqueCatégorie:Phonétique La phonologie est une branche de la linguistique qui étudie comment s'organisent les sons d'une langue afin de former des énoncés. Il ne faut pas la confondre avec la phonétique qui, elle, s'intéresse aux sons eux-mêmes, indépendamment de leur fonctionnement les uns avec les autres. En sorte, la phonétique s'intéresse aux sons en tant qu'unités physiologiques, la phonologie aux sons en tant qu'ils font partie d'une structure. La transcription phonologique se place entre barres obliques : /ra/ est la transcription du mot français rat. Chaque symbole utilisé doit ne renvoyer qu'à un seul phonème et chaque phonème ne doit être codé que par un seul symbole. Les symboles utilisés sont proches de ceux de l'API mais on trouve de nombreuses méthodes de transcription, selon les langues, les auteurs, les époques. On trouvera ici une liste de ces différentes méthodes.

Exposé de la méthode phonologique

Distinguer le son du phonème

Un francophone peut prononcer le mot « rat » avec un /r/ roulé, grasseyé ou normal (dit « parisien ») ; la phonologie n'y verra cependant qu'un seul phonème /r/ car il n'est pas possible, en français, d'opposer trois mots qui débuteraient chacun par une de ces sortes de /r/ et seraient suivi de /a/ : cette distinction n'intéresse que la phonétique. En sorte, [ra] (avec /r/ roulé), [ʀa] (avec /r/ grasseyé comme les prononçait Édith Piaf) et [ʁa] (avec un /r/ normal), se réduisent tous trois à la suite de phonèmes /ra/ et ces suites de phonèmes désignent tous le même mot. On dira alors que les sons [r], [ʀ] et [ʁ] sont des allophones du phonème /r/, c'est-à-dire diverses possibilités de réalisation qui ne contrastent pas en français (alors que [r] et [ʀ] s'opposent dans certaines prononciations de l'arabe et constituent deux phonèmes distincts). La phonologie n'ayant pas besoin de viser à une aussi grande précision que la phonétique, elle n'utilise pas autant de symboles que cette dernière et suit souvent des notations qui sont propres à l'étude de chaque langue. Ainsi, dans l'exemple précédent, si [ʀ], [ʁ] et [r] (notation phonétique) désignent des sons différents, /r/ (notation phonologique) servira à dénoter n'importe lequel des allophones tant que ceux-ci ne s'opposent pas dans la langue. De plus, si l'on peut décrire phonétiquement les sons comme ils se présentent, à la suite, il faut, en phonologie, respecter la règle un signe = un phonème. Par exemple, dans le mot anglais choose, ce qu’un Français analyserait spontanément comme une succession de deux sons [t] + [ʃ] (« ch »), correspond en fait à un seul son : une affriquée. Ce son, représenté par un seul symbole /ʧ/, a également statut de phonème parce qu’il permet d’opposer des paires minimales contenant /t/ ou /ʃ/ (tat et chat). Dans la phrase anglaise, on peut parfaitement trouver une succession /t/ + /ʃ/. Ici, /ʧ/ s’oppose à /tʃ/ et suffit à modifier le sens de la phrase ; comparer : :/wai'ʧu:z/ why choose :/wait'ʃu:z/ white shoes

La paire minimale

Les traits pertinents et les unités discrètes

Les corrélations

La distribution

Le problème des phonèmes composés

Notion de système phonologique

Liste de termes propres à la phonologie


- unité discrète ;
- unité suprasegmentale ;
- allophone ;
- distribution (libre, complémentaire, partielle, etc.) ;
- neutralisation ;
- phonème ;
- archiphonème ;
- paire minimale (et opposition pertinente) ;
- signe linguistique.
- structure

pathologies du système phonologique

les troubles phonologiques sont des troubles qui atteignent la constitution du système phonologique, et par conséquent la construction du système phonologique des mots. Il s'agit de troubles centraux, qui touchent l'intégrité des représentations d'un niveau linguistique dans le système cognitif. ja:音韻論 ko:음운론

Alphabet phonétique international

L'alphabet phonétique international (API) est un alphabet utilisé pour la transcription phonétique des sons du langage parlé. Contrairement aux nombreuses autres méthodes de transcription qui se limitent à des familles de langues, l'API est prévu pour couvrir l'ensemble des langues du monde. Développé par des phonéticiens britanniques et français sous les auspices de l'Association phonétique internationale, il a été publié en 1888. Sa dernière révision date de 1993. La transcription phonétique en API consiste à découper la parole en segments sonores supposés atomiques, et à employer un symbole unique pour chacun de ceux-ci, en évitant les combinaisons de lettres : par exemple, le son ch du français est noté [], le gli italien se transcrit []. Le nombre de caractères principaux de l'API est de 118 ce qui permet de couvrir les sons les plus fréquents. Ces caractères sont pour la plupart des lettres grecques ou latines ou des modifications de celles-ci : , , , tirés de r ; , tirés de e. Les sons moins fréquents sont transcrits à partir des précédents en indiquant une modification du mode ou du point d'articulation par le biais d'un ou plusieurs signes diacritiques (au nombre de 76) sur le caractère principal : par exemple, le b du castillan caber (« tenir, rentrer dans ») est transcrit [] pour indiquer une spirante au lieu de la fricative bilabiale sonore [β]. Il existe également des symboles spéciaux pour noter des phénomènes suprasegmentaux, comme les tons mélodiques ou l'accent tonique : [], transcription de l'allemand dulden (« supporter, tolérer ») indique un accent tonique d'intensité sur la première syllabe (') et un n final vocalisé ( ). On notera que l'usage linguistique est d'indiquer la transcription phonétique d'un mot entre crochets ; l'utilisation de barres obliques indique une transcription phonologique, c'est-à-dire qui oppose les traits pertinents des différents sons d'une langue donnée sans entrer dans le détail de leur prononciation. L'utilisation de l'API est maintenant établie dans l'enseignement, l'apprentissage et l'étude des langues. Notamment, la plupart des dictionnaires bilingues utilisent cet alphabet ou une transcription phonologique qui en est inspirée. L'API est également un outil essentiel pour rendre à l'écrit les langues jusqu'à présent non écrites : de nombreuses langues d'Afrique se sont dotées d'une orthographe utilisant comme signes complémentaires des caractères de l'API ; un exemple typique est l'alphabet pan-nigérian.

Histoire

L'API a été développé au départ par des professeurs de langue britanniques et français sous la direction de Paul Passy dans le cadre de l'Association phonétique internationale, fondée à Paris en 1886 sous le nom de Dhi Fonètik Tîcerz' Asóciécon. La première version de l'API, publiée en 1888, était inspirée de l'alphabet romique d'Henry Sweet, lui-même élaboré à partir de l'alphabet phonotypique d'Isaac Pitman et Alexander John Ellis. L'API a connu quatre révisions en 1900, 1932, 1989 et 1993.

Description de l'alphabet

Image : Fiche récapitulative de l'API. (en anglais)

Voyelles

Segments

L'API possède des caractères principaux pour les voyelles orales les plus courantes qui sont classées selon
- leur degré d'aperture : voyelles hautes (fermées), hautes inférieures, moyennes supérieures (mi-fermées), moyennes, moyennes inférieures (mi-ouvertes), basses supérieures, basses (ouvertes) ;
- leur point d'articulation : antérieur, quasi-antérieur, central, quasi-postérieur, postérieur ;
- leur caractère arrondi ou non.
Les autres sont transcrites à partir des voyelles prédéfinies par adjonction d'un ou plusieurs diacritiques modifiant l'articulation
Par exemple,
- les nasales du français standard sont (on), (hein), (un), (en) ;
- le /o/ bref du hongrois (par ex. kor, heure) est moins antérieur et légèrement plus ouvert que le /o:/ long (par ex. kór, maladie), une transcription soigneuse le donne comme [].

Quantité

La quantité des voyelles est indiquée comme suit :
Par exemple, Pose cette rose ! est souvent réalisé en français familier parisien [].

Tonèmes

La transcription des tonèmes suit le procédé ci-dessous.
- Pour certains tons dont le profil de hauteur est simple on utilise soit un diacritique soit un pictogramme représentant la hauteur du ton ou un accent (par exemple : ton de hauteur constante haut, mi-haut, médian, mi-bas, bas)
- Pour les tons dont le profil de hauteur est plus complexe seul un pictogramme représentant le profil du ton est prévu. Par exemple, il est possible de rendre le mandarin 我叫张 (« Je m'appelle Zhang ») par []1.
Notes : # Il n'existe pas encore de standard informatique permettant d'afficher correctement les pictogrammes pour les tons de hauteur variable ainsi que certains diacritiques correspondants ; ci-dessus sont affichés à la suite les pictogrammes correspondant aux différentes hauteurs prises par le ton. Le tracé correct des diacritiques et des pictogrammes est donné sur la fiche récapitulative de l'API. # La notation numérique des tons en exposant, par exemple 我姓张 [w214 515] est souvent utilisée pour pallier la piètre gestion des tons de l'API par les ordinateurs actuels. Cette notation n'est pas standard et son format dépend des familles de langues étudiées.

Consonnes

Segments

L'API classe les consonnes selon trois critères :
- le mode d'articulation ;
- le point d'articulation ;
- le caractère sourd ou voisé.
Comme pour les voyelles, des diacritiques permettent d'indiquer une modification du point ou du mode d'articulation afin transcrire des consonnes qui n'ont pas de symbole principal.
Par exemple,
- le t dental français est transcrit [] à partir de la plosive alvéolaire [t] ;
- le m dévoisé du français isthme est transcrit [] à partir de l'occlusive nasale voisée [m] ;
- la spirante bilabiale du castillan du mot caber (tenir dedans), allophone de /v/, est notée [] à partir de la fricative bilabiale [β].

Quantité

La quantité des consonnes est indiquée de la même manière que pour les voyelles. Le hongrois mit mondott? (qu'as-tu dit ?) sera transcrit [], phonologiquement /mit mondotː/.

Vocalisation

Une consonne vocalisée, c'est-à-dire servant de sommet à une syllabe, comporte un trait vertical souscrit :
- allemand reden (parler) : [] ;
- tchèque Brno (Brno) : [] ;
- anglais whistle (siffler) : [].

Syllabes

Les syllabes accentuées sont précédées d'une barre verticale :
- en exposant pour l'accent primaire : ;
- au niveau de la ligne de base pour les accents secondaires : . Un point (.) sépare les syllabes. Par exemple, l'allemand Rindfleischetikettierungsüberwachungsaufgabenübertragungsgesetz (loi sur le transfert de responsabilité de la surveillance de l'étiquettage de la viande bovine) se transcrit :
[].

Unicode

Le jeu de caractères Unicode permet d'écire l'ensemble de l'API, à l'exception des indications tonales complexes. Les symboles et diacritiques se situent dans les blocs de caractères suivants :
- U+0000 à U+007F : latin de base ;
- U+0080 à U+00FF : supplément latin-1 ;
- U+0250 à U+02AF : alphabet phonétique international ;
- U+02B0 à U+02FF : lettres modificatives avec chasse ;
- U+0300 à U+036F : diacritiques ;
- U+0370 à U+03FF : grec et copte ;
- U+A700 à U+A71F : lettres tonales modificatives. Certains caractères précomposés (avec diacritiques) sont accessibles dans les blocs suivants :
- U+0080 à U+00FF : supplément latin-1 ;
- U+0100 à U+017F : latin étendu A ;
- U+0180 à U+024F : latin étendu B ;
- U+1E00 à U+1EFF : supplément latin étendu.

Voir aussi

Bibliographie


- API
  - Handbook of the International Phonetics Association: A Guide to the Use of the International Phonetic Alphabet ISBN 0-521-63751-1
  - Élements de linguistique générale, André Martinet, ISBN 2-200-26573-5
- exemples linguistiques
  - allemand : Duden, die Grammatik, ISBN 3-411-04046-7
  - anglais : [http://dictionary.cambridge.org/ Cambridge Dictionary of American English], ISBN 0-521-77974-X
  - mandarin : [http://www.mandarintools.com/cedict.html CEDICT]

Liens internes


- linguistique
  - phonologie
  - phonétique
    - segment
    - accent tonique
    - ton
  - transcription
    - liste des méthodes de transcription
    - SAMPA, une transcription de l'API en caractères ASCII
    - Kirshenbaum, une transcription de l'API en caractères ASCII
  - alphabet
    - caractère
    - diacritique
- confusions possibles
  - alphabet radio

Liens externes


- [http://www2.arts.gla.ac.uk/IPA/ipa.html Site officiel de l’Association phonétique internationale] (en anglais).
- API en HTML
  - tableau officiel
    - [http://www.linguiste.org/phonetics/ipa/chart/ API sur www.linguiste.org] (en anglais)
    - [http://sivanataraja.free.fr/api/ API et quelques symboles additionnels sur sivanataraja.free.fr]
  - liste des symboles officiels
    - [http://www.alanwood.net/unicode/phonetic_extensions.html caractères de l'API sur www.alanwood.net]
    - [http://www.phon.ucl.ac.uk/home/wells/ipa-unicode.htm caractères de l'API sur www.phon.ucl.ac.uk]
- machine à écrire phonétique interactive
  - [http://www.linguiste.org/phonetics/ipa/chart/keyboard/ clavier phonétique sur www.linguiste.org]
  - [http://www.ling.su.se/fon/IPA-tecken.htm clavier phonétique sur www.ling.su.se]
- versions étendues de l’API
  - [http://venus.unive.it/canipa/ IPA, système de Luciano Canepari] (documents PDF en anglais)
- API en Unicode sur le [http://www.unicode.org site du consortium Unicode] (documents PDF en anglais) :
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0000.pdf latin de base]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0250.pdf alphabet phonétique international]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U02B0.pdf lettres modificatives avec chasse]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0300.pdf diacritiques]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0370.pdf grec et copte]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/UA700.pdf lettres tonales modificatives]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0080.pdf supplément latin-1]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0100.pdf latin étendu A]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0180.pdf latin étendu B]
  - [http://www.unicode.org/charts/PDF/U1E00.pdf supplément latin étendu] Catégorie:Linguistique Catégorie: Méthode de transcription Catégorie:Phonétique API als:IPA ja:国際音声記号 ko:국제 음성 기호 th:สัทอักษรสากล zh-min-nan:Kok-chè Im-phiau

Alphabet pan-nigérian

L'alphabet pan-nigérian est une ensemble de caractères latins comprenant des lettres diacritées et des lettres supplémentaires. Il a été conçu pour que l'on puisse, en théorie, écrire toutes les langues du Nigeria (plus de 250 selon la méthode de décompte, parmi lesquelles le yorouba, le haoussa, l'igbo, le peul, l'édo etc.) au moyen d'un même ensemble de signes. Outre les diacritiques créant de nouvelles lettres, il en existe d'autres, plus ou moins souvent utilisés, permettant de noter les tons des langues, comme l'accent aigu, l'accent grave, l'accent circonflexe, le macron, etc. En pratique, l'alphabet pan-nigérian ne permet pas la transcription écrite de toutes les langues du Nigeria mais a pu servir de référence à la mise en place d'autres alphabets pour l'Afrique, comme l'alphabet international de Niamey.

Histoire

C'est dans les années 80 que le gouvernement du Nigeria, et plus précisément son National Language Centre, a décidé, pour uniformiser à l'écrit une situation linguistique complexe (on peut recenser plus de 250 langues dans ce pays, qui ne sont pas forcément écrites), de mettre au point un ensemble de caractères susceptibles de transcrire toutes les langues du territoire. Il fallait aussi prévoir un alphabet que l'on pût retrouver sur les machines à écrire, outil administratif important. Lors d'un colloque consacré à la question des machines à écrire tenu en 1983 à Bénin, la maquette proposée en 1981 par le professeur de linguistique Kay Williamson et retouchée par des linguistes nigérians a été officiellement considérée comme le point de départ d'une recherche formelle. Hermann Zapf, professeur et calligraphe allemand, en a donné la version définitive.

Graphèmes

Il n'y a, dans cet alphabet théorique (toutes les langues n'utilisent bien sûr pas toutes les lettre possibles), aucun