:: wikimiki.org ::
| Dictionnaire |
Dictionnaire -
Un dictionnaire est une liste de mots (morphèmes libres, mots composés, expressions lexicalisées) classés sous leur lemme (ou entrée), accompagnés de leurs définitions ou leur correspondance dans une autre langue. Beaucoup de dictionnaires renseignent sur la prononciation, l'étymologie et donnent des conseils d'usage ainsi que des phrases d'exemple.
Pour les langues à écriture alphabétique, les dictionnaires classent les lemmes dans leur ordre alphabétique. Pour les langues qui utilisent des sinogrammes (chinois, japonais), le classement est plus difficile et sujet à controverse (certains signes ayant différentes lectures : consulter le Dictionnaire de sinogrammes).
Il y a différentes sortes de dictionnaires, par exemple certains sont historiques, d'autres bilingues. Ainsi, dans un dictionnaire franco-anglais, le mot lune sera associé au mot anglais moon.
Dictionnaires libres au sens GNU
- http://opensource.bureau-cornavin.com/glossary/index.html
- [http://www.linux-france.org/prj/jargonf/Dictionnaire informatique]
- [http://i18n.kde.org/teams/fr/dict/index.php3 Dictionnaire de KDE]
Voir aussi
- Encyclopédie
- Wikipédia:Dictionnaires disponibles sur la toile
- Encyclopédies sur l'internet
- Ressources libres d'accès
- GCIDE
- Langue
- Lexicographie
- Traduction
- Grand Larousse encyclopédique
- TLFi
Wiktionnaire
Voir Wiktionnaire.
- [http://ptaff.ca/liendex/ Liendex] : une seule requête pour consulter les dictionnaires, lexiques, traduction, conjugaison, synonymes et anagrames disponibles en ligne.
- [http://www.les-dictionnaires.com Les Dictionnaires] : Annuaire regroupant les meilleurs sites en rapport avec les dictionnaires et la langue française.
- [http://www.lexilogos.com/index.htm Lexilogos] dictionnaires en ligne dans toutes les langues.
- [http://www.academie-francaise.fr Dictionnaire de l'Académie française] (seulement les mots de A à Onglette sont disponibles).
- [http://www.le-dictionnaire.com Le-Dictionnaire] Dictionnaire de français, dictionnaire des synonymes, conjuguaison et traduction en un site.
- [http://site.lesdoigtsbleus.free.fr/dictionnaire.htm Le Dictionnaire du Nouveau]Dictionnaire regroupant de nouveaux mots créés par les internautes pour rendre la langue toujours plus vivante.
- [http://atilf.atilf.fr Le Trésor de la Langue Française informatisé].
- [http://www.dict.org Protocole DICT] (serveur de dictionnaires) et dictionnaires libres, interface en anglais.
- [http://www.marcprior.de/linux/dicts.html Dictionaries and terminology management applications] Programmes à installer pour disposer de certains dictionnaires.
Dictionnaires de Langues étrangères
- [http://www.chine-nouvelle.com/outils/dictionnaire.html Dictionnaire Chinois Français] plus de 20 000 entrées.
ja:辞典
ko:사전
ms:Kamus
simple:Dictionary
th:พจนานุกรม
Catégorie:Dictionnaire ja:Category:辞典
Cette catégorie regroupe quelques articles parlant de diverses formes de dictionnaires.
(Attention, cette catégorie n'a pas pour but de regrouper les articles qui seraient de simples définitions. Tout article de Wikipédia, d'ailleurs, devrait contenir plus qu'une simple définition.)
catégorie:Linguistique
catégorie:Genre et forme littéraire
MotDans le langage courant, un mot est une suite de caractères graphiques ou de sons formant une unité sémantique et pouvant être distingués par un séparateur (blanc typographique à l'écrit, pause à l'oral).
Cette définition n'est cependant pas linguistique et la notion de mot soulève d'importants problèmes d'identification. Cette notion ressortit avant tout à l'intuition des locuteurs, chacun sachant citer des mots ou les identifier sans pour autant pouvoir expliquer quels sont ses critères de jugement.
Parmi les principaux problèmes se présentant lorsque l'on veut définir la notion de mots, on peut citer ceux-ci :
- dans la langue parlée, il n'existe qu'une chaîne de phonèmes, séparés parfois par des pauses. Le blanc typographique (par exemple) n'a pas forcément de représentation orale, laquelle peut être symbolisée par la ponctuation ;
- toutes les écritures n'utilisant pas le blanc typographique (c'est le cas en chinois, où l'on distingue d'ailleurs les caractères, 字 zì, des mots, 詞 cí, alors que rien n'indique, dans l'écriture de cette langue, les limites entre mots) ou quelque autre séparateur de mots (comme le point, parfois utilisé par les Romains dans les inscriptions monumentales en latin), il ne serait pas possible de trouver des mots dans toutes les langues. Pourtant, on s'accorde pour dire que chaque langue en possède. D'autre part, la grande majorité des langues n'est pas écrite ;
- une personne écoutant un énoncé prononcé dans une langue qu'il ne connaît pas ne pourra pas en identifier les mots. S'il sait ce qu'est un phonème, en revanche, il pourra les identifier sans comprendre le sens de l'énoncé ;
- s'il est possible d'identifier les mots en séparant ceux d'un énoncé par des pauses (dans la phrase jamais.il.ne.vient on ne pourra placer des pauses — symbolisées ici par des points — qu'entre les mots), ou en les permutant (Jean.aime.Paul → Paul.aime.Jean) que faire de mots comme ceci et ceux-ci ? Est-il logique que le premier ne compte que pour un mot et le second pour deux alors que ceci n'est qu'une manière d'écrire - ce-ci et que ceux ne peut être séparé de -ci sans changer de sens ? De même, que penser daujourd'hui qui est historiquement une locution composées de quatre mots (au jour d'hui) lexicalisée ? Au, jour et d(e) peuvent être identifiés comme des mots mais pas hui. Enfin, au, résultat d'une agglutination, compte-t-il pour un mot ou deux (à+le) ?
- Doit on considérer que beau, bel, belle, beaux et belles sont quatre mots différents ou un seul ?
On préférera alors au mot le lexème, le lemme ou la forme, qui, eux, possèdent une définition linguistique, ou bien encore le mot composé dans certains cas.
Articles connexes
- Lexème - Lemme - Forme - Morphème - Radical
- concept - Signifiant
- Syntagme - Mot composé
- nature (grammaire) - Accord des mots - Marque flexionnelle des mots
- Syntaxe - Phrase
- Lexicalisation - Lexique
- Liste des notions utilisées en linguistique
- Ecriture littéraire
catégorie:Linguistique
catégorie:Lexicologie
ja:言葉
simple:Word
zh-cn:词汇
Mot composé
En linguistique, un mot composé est une juxtaposition de deux morphèmes libres permettant d'en former un troisième qui soit un lemme (« mot ») à part entière et dont le sens ne se laisse pas forcément deviner par celui des deux constituants. Ainsi, un garde-fou est, en français, un lemme indépendant de garde et de fou dont le sens de « balustrade de protection sur un pont, près d'un fossé, empêchant de tomber » ne peut être deviné. En mandarin, d'autre part, 東西/东西 dōngxī, « chose », est un mot composé de 東/东 dōng, « est [point cardinal] », et 西 xī, « ouest », dont le sens n'est pas non plus prévisible.
En sorte, un mot composé étant un lemme à part entière, il est recensé par les dictionnaires, ce qui permet de le distinguer d'un syntagme (petit-lait est un mot composé synonyme de lactosérum, pas petit chat). Dans les langues à accent tonique, les mots composés peuvent subir l'univerbation, ce qui permet aussi de les distinguer.
Approche linguistique
Composition d'un mot-composé
En dernière analyse, un mot composé se réduit toujours à deux éléments. Chacun de ces constituant peut lui-même être un mot composé. Le plus souvent, les deux éléments forment un couple déterminant ~ déterminé.
Types de mots composés
Selon que le sens du mot composé ne fait intervenir implicitement aucun autre élément nécessaire à sa compréhension ou, au contraire, qu'il faut supposer un élément extérieur, on parle, respectivement, de composés endocentriques ou exocentriques. Par exemple, oiseau-mouche est endocentrique (c'est un oiseau qui est comme une mouche : la périphrase se contente des éléments présents) tandis que rouge-gorge est exocentrique (c'est un oiseau qui a la gorge rouge : l'élément oiseau n'est pas présent).
D'autre part, le mot composé permettant l'économie syntaxique (parce qu'il remplace une construction syntaxique plus complexe), le lien syntaxique qui lie les deux éléments permet d'en déterminer le sous-type.
Composés endocentriques
Composés exocentriques
Approche grammaticale pour le français
En grammaire du français, un mot composé est un ensemble de mots formant une unité syntaxique et sémantique.
:Le mot composé doit être soigneusement distingué du syntagme avec lequel parfois, il peut être confondu.
:Certains grammairiens ont du mot composé une conception restrictive, réservant ce concept aux seuls mots dont les constituants sont reliés par des traits d'union.
- Le mot constitue l'unité syntaxique de base, l'élément terminal et indivisible de la syntaxe, qui ne va jamais en-deçà. Cette unité est facile à repérer et à circonscrire du seul point de vue de l'orthographe, puisque sur le papier, un mot est (théoriquement) délimité par des espaces (des blancs) ou des signes de ponctuation. Mais cette facilité n'est qu'apparente. En outre, à l'oral, et dans le domaine des rapports syntaxiques, de véritables difficultés peuvent surgir.
:En effet, dans certains cas, un mot écrit peut correspondre à plusieurs mots d'un point de vue syntaxique (par exemple, l'article contracté « du » correspond grammaticalement à la préposition « de » combinée à l'article « le »). Dans d'autres cas, c'est l'inverse, plusieurs mots écrits, peuvent correspondre à un seul mot d'un point de vue syntaxique (par exemple, « tout à fait » est un adverbe, donc, une seule unité, s'écrivant pourtant en trois mots). La limite syntaxique du mot, on le voit, n'est qu'imparfaitement indiquée par l'écrit.
- En résumé, lorsqu'il y a coïncidence entre l'écrit et la grammaire, on dit qu'on a affaire à un mot simple. Lorsqu'il n'y a pas coïncidence (c'est-à-dire qu'il s'agit, soit d'un mot écrit contenant plusieurs unités syntaxiques, soit de plusieurs mots écrits constituant une seule unité syntaxique), on dit qu'on a affaire à un mot composé.
- Sur le papier, un composé peut prendre diverses formes. Selon le type de lien réunissant (ou séparant) ses constituants, on distinguera donc :
:- le composé unifié, dont les éléments sont soudé, agglutinés (par exemple, un « portemanteau ») ;
:- le composé à apostrophe, dont les éléments sont séparés par une ou plusieurs apostrophes (par exemple, « aujourd'hui ») ;
:- le composé à trait d'union, dont les éléments sont séparés par un ou plusieurs traits d'union (par exemple, un « après-midi ») ;
:- le composé détaché, dont les éléments sont séparés par au moins une espace (par exemple, des « pommes de terre »).
::Certains composés combinent ces divers moyens (par exemple, le « qu'en-dira-t-on », « est-ce que », « au-dessus de », « jusqu'à ce que », « à vau-l'eau »...), mais du moment qu'une unité comprend au moins une espace, elle doit être analysée comme un composé détaché.
::L'espace (le blanc), l'apostrophe et le trait d'union, sont des séparateurs, et non des signes de ponctuation.
- Certains mots adoptent la forme composée pour des raisons lexicales (on peut donc les trouver dans le dictionnaire), d'autres au contraire, pour des raisons flexionnelles. En conséquence, les composés lexicaux et les composés flexionnels doivent être étudiés de façon distincte.
Mots composés lexicaux
Un mot composé lexical est un ensemble qui, bien que constitué de plusieurs éléments, n'a qu'une seule unité significative, catégorielle et fonctionnelle. Donc, malgré les apparences (plusieurs mots écrits), un composé lexical doit être considéré sur le plan syntaxique comme un mot unique, car ses constituants sont le plus souvent indissociables.
- Les constituants d'un composé lexical ne sont pas librement combinés par le locuteur. Ils constituent donc une unité lexicalisée, c'est-à-dire, une unité reconnue comme telle par le dictionnaire, soit, une association permanente appartenant à la langue. Cette unité lexicale, sémantique, catégorielle et fonctionnelle fait que d'ordinaire, les éléments constitutifs d'un composé lexical ne doivent pas être dissociés en vue d'une analyse.
:L'analyse est parfois évidente, cependant. Par exemple, dans « petit pois », l'adjectif qualificatif « petit » est manifestement épithète du nom « pois ». Mais d'un point de vue strictement syntaxique, une telle analyse n'est jamais indispensable, sauf pour des raisons flexionnelles : par exemple, il est nécessaire de savoir que dans le composé « Madame », on a un possessif (« ma »), et un nom (« dame »), afin de pouvoir effectuer l'accord de manière correcte (au pluriel, « Mesdames »), mais de tels cas sont rares en français (« Monsieur » - « messieurs » ; « bonhomme » - « bonshommes », etc.).
- On dit souvent qu'un composé lexical est un syntagme qui s'est figé. Une telle fixité doit bien sûr être entendue de manière strictement syntaxique. En effet, les constituants d'un composé lexical ne sont pas tous nécessairement figés d'un point de vue flexionnel. Par exemple, la locution verbale « faire de son mieux » pourra se conjuguer : j'ai fait de mon mieux ; ils feront de leur mieux ; faites de votre mieux, et ainsi de suite.
- L'unité sémantique d'un composé lexical n'est pas la somme des sens de ses constituants. Par exemple, le composé « pomme d'Adam », désigne la protubérance du cou formée par le cartilage thyroïde, mais on ne peut pas dire qu'il s'agit d'une « pomme » appartenant à un certain « Adam ».
- Un composé lexical peut appartenir à n'importe quelle catégorie grammaticale.
Composés lexicaux unifiés
Un composé lexical unifié est un mot composé dont les constituants sont attachés (soudés, agglomérés, agglutinés…), c'est-à-dire, séparés par aucun signe matériel (apostrophe, trait d'union ou espace) :
- Bonhomme
:Mot composé unifié nominal (nom commun), formé à partir de l'adjectif « bon » et du nom « homme ».
- Lequel
:Mot composé unifié pronominal (pronom relatif), formé à partir de l'article «le» et du pronom « quel ».
- Lorsque
:Mot composé unifié conjonctif (conjonction de subordination), formé à partir de l'adverbe « lors » et de la conjonction « que ».
- Gendarme
:Mot composé unifié nominal (nom commun), formé à partir du nom «gens», de la préposition « de » et du nom « arme ».
- Entracte
:Mot composé unifié nominal (nom commun), formé à partir de la préposition « entre » et du nom « acte ».
- Moyenâgeux
:Mot composé unifié adjectival (adjectif qualificatif), formé à partir de l'adjectif qualificatif « moyen » et du nom « âge ».
- Pourcentage
:Mot composé unifié nominal (nom commun), formé à partir de la préposition « pour » et de l'adjectif numéral cardinal « cent ».
- Autobus
:Mot composé unifié nominal (nom commun), formé à partir du préfixe « auto » et du nom « bus ».
- Franglais
:Mot composé unifié adjectival (adjectif qualificatif), formé à partir des adjectifs qualificatifs « français » et « anglais ».
D'un point de vue strictement orthographique, un ensemble unifié représente donc un seul et unique mot. Pour cette raison, dans la grammaire traditionnelle, le composé unifié n'est généralement pas considéré comme un véritable mot composé. Cependant, il est souvent ressenti comme tel par les usagers de la langue. Et il faudra, par exemple, éviter de confondre :
: - Affaire (nom) et à faire (préposition + infinitif) ;
: - Autrefois (adverbe) et autre fois (déterminant + nom) ;
: - Avenir (nom) et à venir (préposition + infinitif) ;
: - Bientôt (adverbe) et bien tôt (adverbe + adverbe) ;
: - Bonheur (nom) et bonne heure (qualificatif + nom) ;
: - Enfin (adverbe) et en fin (préposition + nom) ;
: - Vinaigre (nom) et vin aigre (nom + qualificatif) ; etc.
Composés lexicaux à apostrophe
Un composé lexical à apostrophe est un mot composé dont les constituants sont séparés par une ou plusieurs apostrophes :
- Aujourd'hui
:Mot composé adverbial (adverbe composé), formé à partir de l'article contracté « au », du nom « jour », de la préposition élidée « de » et de l'ancien adverbe « hui ».
::Notons que ce composé est un pléonasme, raison pour laquelle certains veulent ressusciter le paléogisme « hui ».
- Presqu'ile (ancienne orthographe : presqu'île)
:Mot composé nominal (nom composé), formé à partir de l'adverbe élidé « presque » et du nom « ile ».
- Quelqu'un
:Mot composé pronominal (pronom composé), formé à partir de l'adjectif élidé « quelque » et de l'indéfini (ou numéral) « un ». Il perd l'apostrophe au pluriel pour prendre un trait d'union (quelques-uns, quelques-unes).
- Entr'ouvert
:Mot composé adjectival (adjectif qualificatif composé), formé à partir de la préposition élidée « entre » et de l'adjectif « ouvert ».
Composés lexicaux à traits d'union
Un composé lexical à trait d'union est un mot composé dont les constituants sont séparés par une ou plusieurs traits d'union :
- Abat-jour
:Mot composé nominal (nom commun composé), formé à partir du verbe « abattre », et du nom « jour ».
- Arc-en-ciel
:Mot composé nominal (nom commun composé), formé à partir des noms « arc » et « ciel », et de la préposition « en ».
- Peut-être
:Mot composé adverbial, formé à partir du verbe « pouvoir » (troisième personne du singulier du présent de l'indicatif), et du verbe « être » (infinitif présent).
- Sauve-qui-peut
:Mot composé nominal (nom commun composé), formé à partir des verbes « sauver » et « pouvoir », et du pronom relatif « qui ».
Il existe de très nombreux autres exemples :
:Un après-midi, une marie-couche-toi-là, un perce-neige, un va-et-vient, un remonte-pente, une arrière-boutique, la quasi-ignorance, un coupe-gorge, s'entre-dévorer, un sourd-muet, un chef-d'œuvre, un cure-dent, un sans-abri, un prie-Dieu, etc.
Composés lexicaux détachés (locutions)
Un composé lexical détaché est un mot composé contenant au moins une espace : il est plus précisément appelé locution (ou paralexème). Le plus souvent, une locution est un syntagme qui s'est fixé, ou du moins, qui est en cours de fixation (par exemple, « pomme de terre »).
:Certains grammairiens réservent le mot de locution aux seuls ensembles invariables (conjonctions, prépositions, adverbes).
Les différentes catégories de locutions lexicales
N'importe quelle catégorie grammaticale peut contenir des locutions lexicales.
- Des locutions nominales :
:Bande dessinée, eau de vie, machine à écrire, Moyen Âge, petit pois, poule d'eau…
- Des locutions verbales (ou expressions verbales) :
:Avoir l'air, se rendre compte, faire semblant, prendre froid, s'en aller…
- Des locutions adjectivales :
:Comme il faut, bon marché, bon enfant, en retard, en colère, à la mode, de bonne humeur, hors de propos, de travers, en vacances, de standing, à l'abandon, sans défense, pieds nus…
::Certaines d'entre elles peuvent être également employées comme locutions adverbiales.
- Des locutions adverbiales :
:Tout à fait, d'ores et déjà, de temps en temps, tout de suite, de gré ou de force, ne pas, ne jamais, ne plus, sans doute, on ne peut plus…
- Des locutions pronominales :
:Quelque chose, ce dernier, n'importe quoi…
- Des locutions déterminatives :
:N'importe quel, beaucoup de, plus d'un, peu de, un tas de, un groupe de, je ne sais quel…
- Des locutions conjonctives :
:De sorte que, bien que, parce que, c'est pourquoi, de même que, depuis que…
- Des locutions prépositionnelles (ou prépositives) :
:Quant à, au-dessus de, par rapport à, à côté de, grâce à, hors de, le long de…
- Des locutions interjectives :
:Par ma barbe ! Mon dieu ! Eh bien ! Bonne nuit ! Pas de panique !
Remarques
Les constituants d'une locution étant généralement contigus, celle-ci est normalement insécable. Par exemple, si l'on veut adjoindre le qualificatif épithète « délicieuses » à la locution nominale « pommes de terre », on aura le choix entre deux constructions (soit « délicieuses pommes de terre », soit « pommes de terre délicieuses »), mais certainement pas « pommes délicieuses de terre » (à moins évidemment, de rechercher un effet inattendu, comique…).
Certaines locutions cependant, acceptent l'insertion d'une ou plusieurs unités entre deux de leurs éléments, on les appelle locutions discontinues :
- Plus […] que
:Locution adverbiale (comparatif de supériorité) :
::Pierre est plus grand que Paul.
- Ne […] pas
:Locution adverbiale (adverbe de négation) :
::Ne pas parler. Ne parle pas !
Mots composés flexionnels
Un mot composé flexionnel (que certains grammairiens appellent composés grammaticaux ou unités grammaticales) est un mot qui revêt accidentellement la forme composée pour des raisons flexionnelles.
- Tous les composés flexionnels ne constituent pas une unité catégorielle indissociable. Les composants de certains sont parfaitement repérables, décomposables et analysables. Dans ce cas, il convient de les considérer comme librement combinés par le locuteur.
Composés flexionnels unifiés
Contrairement aux composés lexicaux unifiés, les composés flexionnels unifiés comprennent plusieurs éléments à analyser. Il s'agit essentiellement des formes contractées suivantes :
- Les formes contractées des articles définis « le » et « les », combinées avec les prépositions « à » ou « de » (au, aux, du et des).
- Les formes contractées du pronom « lequel » combinées avec les mêmes prépositions (auquel, auxquels, duquel et desquels).
- Les formes contractées de l'adverbe « plus », combinées, d'une part avec les adjectifs « bon », « mauvais » et « petit », d'autre part avec les adverbes « bien » et « mal » (produisant les adverbes dits synthétiques suivants : meilleur, pire, moindre, mieux et pis).
Composés flexionnels à apostrophe
L'élision grammaticale produit des composés flexionnels à apostrophe comprenant plusieurs éléments à analyser.
- Cette élision régulière concerne : les pronoms personnels je, me, te, se, le et la ; le pronom démonstratif ce ; les articles définis le et la ; la préposition de ; la particule négative ne ; enfin, les conjonctions de subordination si (uniquement devant les pronoms personnels il ou ils), lorsque, puisque, quoique, que, ainsi que les locutions conjonctives contenant cette dernière conjonction (dès que, parce que, afin que, etc.).
Composés flexionnels à traits d'union
Les composés flexionnels à traits d'union comprennent le plus souvent plusieurs éléments à analyser. Il s'agit principalement des pronoms personnels conjoints reliés au verbe par des traits d'union (pronom sujet inversé ou pronom complément à l'impératif affirmatif) :
:Mange-t-il ? / Donne-le-moi.
::Dans le premier exemple, il faut compter deux éléments, le verbe et le pronom sujet (la particule -t- n'est là que pour des raisons euphoniques et n'a pas à être analysée) ; dans le second, il faut en compter trois, le verbe et les deux pronoms compléments.
- Cependant, d'autres composés flexionnels à traits d'union doivent être considérés comme des unités indissociables s'apparentant aux composés lexicaux. Il s'agit principalement des unités contenant les particules -ci ou -là, renforçant certains démonstratifs ou certains adverbes, et de certaines formes composées de l'adjectif numéral :
:Celui-ci. Celles-là. Ces jours-ci. Cette fois-là. Ci-après. Là-devant…
:Vingt-deux. Trente-trois. Soixante-cinq. Soixante-cinquième…
Composés flexionnels détachés
Le terme de locution est inusité dans le cas des composés flexionnels détachés. Les formes suivantes constituent des unités indissociables s'apparentant aux composés lexicaux.
- Les temps composés ou surcomposés des verbes :
:Il aura fini. Nous avons eu réussi. Il n'a jamais été grondé par son père.
- Les articles partitifs de la et de l' :
:De la farine et de l'eau…
- Certaines formes composées de l'adjectif numéral, selon l'ancienne orthographe (d'avant les rectifications de 1990) :
:Vingt et un. Cent quatre. Mille trente. Cent quatrième…
Articles connexes
- Syntaxe
- Nature (grammaire)
- Accord des mots
- Marque flexionnelle des mots
- Phrase
- Syntagme
- Liste des notions utilisées en linguistique
- Lexicalisation
- Lexique
- Lexème
- Lemme
- Forme
- Morphème
- Radical
- Bahuvrihi
- Dvandva
- Rapport du Conseil supérieur de la langue française sur les rectifications orthographiques de 1990
catégorie:Linguistique
catégorie:Lexicologie
catégorie:Grammaire
Lemme (linguistique)catégorie:Lexicologie
Le lemme (ou encore lexie) est l'unité autonome constituante du lexique d'une langue. Dans le vocabulaire courant, on parlera plus souvent de mot, notion qui, cependant, manque de clarté. On construit des énoncés avec des lemmes, les lemmes sont faits de morphèmes.
Chaque lemme possède un signifiant et un signifié uniques en ce sens que l'ensemble de sa (ou ses) dénotation ─ sens propre ─ et de ses connotations ─ sens figurés ─ ajouté à ses possibilités d'emploi ne sont pas représentés par un autre lemme. Par exemple, les lemmes synonymes travailler et trimer ne sont pas identiques, outre la différence de signifiant. Bien qu'ils renvoient tous deux au même dénoté, celui de « fournir un effort en vue d'un résultat », l'un appartient au registre courant, l'autre au registre familier. Le premier possède une connotation neutre voire positive, le second est franchement péjoratif et décrit l'effort sous l'angle de la pénibilité. On dira que le champ sémantique de chaque lemme est unique : le lexique ne souffre pas la redondance.
Constitution des lemmes
Dans les langues indo-européennes (comme le français ou l'anglais), les lemmes sont constitués de phonèmes assemblés en morphèmes. Un lemme comme anticonstitutionnellement, par exemple, s'analyse ainsi :
- il possède dix-neuf ou dix-huit phonèmes (selon que l'on prononce ou non le e caduc : [ɑ̃tikɔ̃stitysjɔnɛl(ə)mɑ̃] ;
- il possède en diachronie un radical d'origine latine, sta- / sti- ;
- il est constitué en synchronie de six morphèmes :
Dans d'autres types de langues comme les langues isolantes, le lemme se réduit à un lexème ou un assemblage de lemmes (mot composé), sans morphèmes, le plus souvent assez court. Ainsi, en mandarin le lemme pour « cœur » est 心 xīn, celui pour « ami » 朋友 péngyou (lemme composé). Dans ce type de langues, la syntaxe est souvent plus rigide que dans les langues dont les lemmes sont formés de morphèmes : en effet, rien (ou presque) ne permet de distinguer les classes lexicales. Ainsi, le verbe pour « manger » se dit 吃飯 chī=fàn quand il est employé sans complément d'objet (littéralement : « je mange de la nourriture ») mais 吃 chī quand le complément d'objet est exprimé : 我吃飯 wǒ chī=fàn « je mange (de la nourriture) » ~ 我吃肉 wǒ chī ròu « je mange (de la) viande ».
Forme des lemmes
Un lemme peut être :
- simple : un seul mot → tendre, amour, jamais ;
- composé : un mot composé (mot formé de plusieurs mots) → rouge gorge, (s')entre(-)tuer ;
- complexe :
- un syntagme (groupe de mots placés dans un sens précis et s'organisant autour d'un terme central) →: vert-de-gris, petit-bourgeois, grand-chose,
- une expression complète → je-ne-sais-quoi, je-m'en-foutiste.
Dans d'autres langues
En mandarin, par exemple, la notion de lemme apparaît différemment (on en a vu un exemple plus haut). On trouvera les explications voulues dans l'article Sinogramme.
Autonomie des lemmes
Chaque lemme possède une classe lexicale et un signifié indépendants de ses composants quand il n'est pas un mot simple (on parlera de lemme complexe). D'autre part, son autonomie se retrouve dans le fait qu'il n'a pas besoin d'être associé à un morphème ou à un autre lemme pour exister. Par exemple, garou, dans loup-garou n'est pas un lemme. En effet, garou ne peut se dire seul. De même, -ons, dans marchons n'est pas un lexème.
Sens du lemme composé ou complexe
Quand le lemme dépasse le mot simple, il est doté d'un signifiant indépendant de ses constituants : par exemple, le lemme chou-fleur doit être compris indépendamment de chou et fleur. Ce n'est pas un chou en fleur ni une fleur de chou mais un légume bien précis. De même, rouge gorge ne se dit pas de tout ce qui a la gorge rouge : seule une espèce de passereau particulière est concernée.
Classe lexicale du lemme composé ou complexe
Grippe-sou à beau être composé d'abord d'un verbe gripper puis de son régime, le nom sou, c'est un nom. De même, je-m'en-foutiste est une expression complète constituée de pronoms (je, me, en) et d'une forme adjectivale dérivée du verbe (s'en) foutre, c'est un simple adjectif.
On voit bien qu'un lemme perd le mode de fonctionnement de ses constituants : qu'en-dira-t-on est une expression lexicalisée (devenue un lemme) fonctionnant comme un nom mais pas comme un syntagme : on ne peut pas dire « le qu'en-disais-tu ».
Lemmes et dictionnaires
Un dictionnaire recense les lemmes d'une langue mais non les formes de ce lemme. Quand cette langue est flexionnelle ou agglutinante, l'entrée du dictionnaire se fait au moyen d'une forme dite canonique :
- pour les noms : au singulier en français (pour pommes, chercher à pomme), au nominatif en latin (solitudinibus → solitudo), grec (φλεϐῶν phlebỗn → φλέψ phléps), au nominatif ou sous la forme du thème morphologique en sanskrit (aśvasya → aśva-, forme sans désinence), à la forme absolue en turc (kaynağın → kaynak), etc ;
- pour les verbes : à l'infinitif en français (mourront → mourir), à la première personne du singulier du présent de l'indicatif en latin (amabimus → amo) et en grec (ἐλελύκεσαν elelúkesan → λύω lúô), à l'infinitif pour le turc (okuyordum → okumak), etc.
Les règles de classement des lemmes dans le dictionnaire d'une langue doivent donc s'apprendre et nécessitent une connaissance de la grammaire de la langue, d'autant plus quand cette langue est flexionnelle et, pire, quand le début du mot peut être modifié par la flexion (le classement alphabétique se faisant depuis le début du mot vers la fin). Les méthodes d'apprentissage des langues étrangères concernées ainsi que les grammaires expliquent souvent à un étudiant de cette langue comment chercher les mots dans le dictionnaire quand la recherche peut être complexe. De même, les dictionnaires recensent parfois les formes difficiles de certains lemmes en renvoyant vers le lemme canonique.
Voici quelques exemples :
- l'étudiant latiniste rencontrant la forme poposcerunt doit, en absolu, chercher à posco, qui en est la forme canonique. Un dictionnaire de la langue latine comme le Gaffiot (Dictionnaire latin français abrégé de Félix Gaffiot, Livre de poche, par exemple) recense cependant poposci en indiquant qu'il s'agit du parfait de posco. L'étudiant connaissant la grammaire de cette langue saura que poposcerunt est la troisième personne du parfait indicatif actif du verbe posco, « réclamer ». Une personne qui, sans aucune connaissance du latin, chercherait cette forme ne pourrait savoir que poposci et poposcerunt sont deux formes d'un même temps d'un même verbe et ne pourrait relier poposcerunt à posco ; pire, si le dictionnaire ne marque pas le renvoi de poposci à posco, on ne peut établir aucun lien puisque les deux formes ne sont pas classées à la même page, l'initiale du mot étant modifiée au parfait ;
- toujours en latin, la forme milites ne sera dans aucun dictionnaire reliée à sa forme canonique, miles, « soldat ». En effet, savoir qu'un mot terminé par -ites de ce type peut être dérivé d'un nom fini par -es et débutant par les mêmes lettres fait partie des compétences fondamentales du latiniste. Un profane n'aura aucune chance de déchiffrer même grossièrement un texte latin car chercher le sens des mots, indépendamment de la syntaxe, n'est pas toujours possible ;
- le cas est très fréquent en grec : cette langue utilisant un augment et le redoublement (consulter Conjugaisons du grec ancien), l'initiale des verbes est souvent très altérée. Même si les dictionnaires de grec usuels fournissent des pistes de recherches, il faut déjà connaître la grammaire de la langue pour savoir que la forme ᾤμωξα ốimôksa dépend du lemme οἰμώζω oimốzô, « se lamenter ». Même si le squelette des deux formes est identiques, les seules lettres en commun forment la syllabe -μω- au centre du mot ;
- dans les langues celtes, le phénomène des mutations consonantiques initiales est notable : en gallois, par exemple, il faut chercher garreg, charreg ou ngharreg à carreg, « pierre ». Toutes ces formes résultent en effet des mutations consonantiques qu'entraînent des mots-outils comme les déterminants.
Lexicalisation
Quand un mot simple, mot composé, etc., entre dans le lexique d'une langue, on parle de lexicalisation : on dira que je-ne-sais-quoi est lexicalisé, par opposition à je ne comprends rien. Je-ne-sais-quoi, en effet, est doté d'une classe lexicale unique (ici le nom, qu'on peut faire précéder d'un article) et renvoie à un signifié précis. On ne peut en changer le signifiant.
Terminologie
Les notions de lemme et de lexème sont employées de manière très variable selon les linguistes et leur école de pensée. Pour certains, ce qu'on nomme ici lemme est un lexème et le mot lemme n'est pas employé. Dans cette encyclopédie, même si ce choix est contestable, on utilisera lexème et lemme de cette manière :
- le lemme est l'unité autonome du lexique ;
- le lexème est le constituant lexical, autonome ou nom, d'un lemme.
Articles connexes
- Lexique, lexème ;
- lexicalisation ;
- lexème ;
- mot ;
- lexicologie.
Prononciationcatégorie:Linguistique
La prononciation que l'on a d'un mot est la façon que l'on a de le dire. La prononciation ne change pas le sens du mot, mais provient du contexte dans lequel on l'a appris: l'époque, l'endroit où l'on est né ou bien où l'on vit, mais aussi la classe sociale et l'éducation. Le terme accent, lui, désigne une prononciation généralement plus subtile.
Terminologie linguistique
La prononciation peut être écrite au moyen de lettres, comme l'Alphabet phonétique international. En linguistique, les unités de base sonores sont appelées phones. La branche de la linguistique qui étudie les phones est la phonétique. Les phones qui jouent un même rôle contrastif dans une langue sont groupés en classes appelées phonèmes dont l'étude est la phonologie.
Voir également :
langue, langage, Liste des mots qui posent des problèmes de prononciation, intonation phonétique
-
ja:発音
ÉtymologieEtymologie EtymologieEtymologie
L'étymologie est une discipline diachronique de la linguistique, qui étudie l'origine des mots. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
Étymologie du mot
Étymologie est un mot composé savant grec, ετυμολογία / etumología, lui-même formé sur les radicaux ετυμος étumos « véritable » et de la base -λογια -logia (dérivée de λόγος « discours, raison »), qui fournit les noms de disciplines. C'est donc, à l'origine, l'étude de la vraie signification d'un mot. Cette définition naïve doit cependant être dépassée : l'étymologie étudie l'origine des mots.
On considère que les mots d'une langue peuvent, d'un point de vue diachronique, avoir principalement trois origines :
- ce sont des mots hérités d'un état plus ancien de la même langue ou d'une langue-mère, mots qui ont donc subi les processus d'évolution phonétique ; le terme ancien à l'origine du mot nouveau est nommé étymon ;
- ce sont des mots empruntés à une autre langue, qui sont donc adaptés au système phonologique et graphique de la langue réceptrice ;
- ce sont des créations ou « néologismes » (souvent à partir de racines grecques et latines pour les langues européennes, parfois à partir de racines propres à la langue elle-même).
Doublets populaires et savants
Quand, dans une langue, un même étymon a été hérité et emprunté ultérieurement, les deux mots obtenus sont nommés doublets. On en trouve un grand nombre en français : la plupart des mots français proviennent en effet du latin ; certains se sont transmis depuis le latin vulgaire en se modifiant phonétiquement, ce sont les mots hérités ; le même étymon a parfois aussi été emprunté postérieurement, dans le vocabulaire savant ; les deux mots issus du même seul étymon latin mais ayant suivi deux voies différentes se nomment respectivement doublet populaire et doublet savant. Leurs sens sont la plupart du temps différents, le doublet savant gardant une acception plus proche du sens étymologique. Ainsi le mot latin potionem donne potion dans la langue savante, mais poison dans la langue populaire !
C'est aussi le cas pour l'étymon fabrica(m) :
- le mot hérité du latin vulgaire a donné forge après avoir suivi les lois de l'évolution phonétique ;
- le mot latin a été emprunté au XIV siècle pour devenir le doublet savant fabrique.
D'autres doublets importants, dans l'ordre vulgaire / savant (étymon latin) : orteil / article (articulum), chose / cause (causam), froid / frigide (frigidum), moule / muscle (musculum), métier / ministère (ministerium), tôle / table (tabulam), etc.
Il faut donc distinguer entre les mots hérités de la langue-mère qu'est le latin, et ceux qui ont été empruntés.
Consulter Doublet lexical pour d'autres informations
Sources d'emprunts du français
La langue française a emprunté de nombreux mots à d'autres langues :
- au francique pendant le Moyen Âge, qui a donné nombre de mots du vocabulaire de la guerre et de l'armement ;
- au grec ancien pour former des mots savants ;
- à l'italien ;
- à l'allemand ;
- à l'anglais, surtout au XX siècle ;
- à l'arabe, dans les domaines de l'astronomie de la chimie, des mathématiques et du commerce;
- à l'espagnol, etc.
Henriette Walter dans l'Aventure des mots français venus d'ailleurs relève : « À titre indicatif, les emprunts linguistiques français sont bien réels : ainsi sur les 35 000 mots d'un dictionnaire de français courant, 4 200 sont de toute évidence empruntés à "des langues étrangères" », dont les principales sont : l'anglais (25 %), l'italien (16,8 %), le francique (13 %), l'arabe (5,1 %).
Lien externe
- [http://www.site-magister.com/vocabcd.htm Connaître et utiliser les radicaux grecs.]
Articles connexes
- Linguistique comparée ;
- phonétique historique ;
- emprunt lexical ;
- doublet lexical ;
- lexicalisation ;
- racine (linguistique) ;
- liste des patronymes devenus noms communs ;
- Étymologie populaire ;
- Étymologie en sciences
ja:語源
zh-min-nan:Gí-goân-ha̍k
Langue ko:언어 zh-min-nan:gí-giân ms:Bahasa ja:言語 simple:Language zh-cn:语言 zh-tw:語言
-
Une langue est un système de signes linguistiques vocaux, graphiques ou gestuels qui permet la communication entre les individus. Une définition linguistique de la langue précise que c'est un système de signes doublement articulés, c'est-à-dire que la construction du sens se fait à deux niveaux d'articulation. On trouve tout d'abord celui des entités signifiantes (morphèmes et lexèmes, ou monèmes) formant les énoncés puis celui des unités distinctives de sens (phonèmes) formant les unités signifiantes. Ces deux niveaux d'articulation déterminent les premiers niveaux de la description linguistique : phonologie, morphologie et syntaxe. André Martinet précise que l'ordre de description est nécessairement inverse de l'ordre de perception ou d'usage de la langue : la description commence par le deuxième niveau d'articulation (les phonèmes) pour aller vers le premier (la combinatoire des unités signifiantes).
On distingue généralement la langue (système de signes) et le langage (faculté humaine mise en œuvre au moyen d'un tel système). On distingue également, depuis Ferdinand de Saussure, la langue et la parole (c'est-à-dire l'utilisation effective du système de la langue par les locuteurs).
On appelle langue maternelle d'une personne la ou les langue(s) que cette personne a apprise(s) dans son enfance au cours de son apprentissage du langage.
Si la grande majorité des langues parlées dans le monde sont des langues naturelles, qui se sont formées spontanément à partir d'états de langue antérieurs, il existe cependant aussi des langues artificielles ou langues construites, comme l'espéranto, le volapük, l'ido l'interlingua, le lojban, ou encore le klingon, qui ont été créées consciemment par des individus.
Une langue est dite vivante lorsqu'elle est utilisée oralement par des personnes dont elle est la langue maternelle, ou par une communauté suffisamment nombreuse — et de façon suffisamment intensive — pour permettre une évolution spontanée de la langue (cas de l'espéranto).
On appelle langue morte ou éteinte une langue qui n'est plus pratiquée oralement comme langue maternelle, mais qui peut être encore utilisée dans certains domaines (tels que la religion). La connaissance des langues mortes, en permettant l'étude des textes anciens, est utile notamment à la linguistique historique, ainsi qu'à l'histoire et à ses disciplines annexes. Les deux langues mortes les plus importantes de la culture occidentale sont le latin et le grec ancien. L'expression « langue morte » est contestée par beaucoup de ceux qui les pratiquent. On lui préfère alors langue ancienne.
Il est possible de « ressusciter » des langues mortes, comme le montre l'exemple de l'hébreu.
Une langue vivante est rarement un système uniforme et rigide, elle varie généralement selon le lieu géographique (dialectes), le milieu social (sociolectes) et les individus (idiolectes) et, bien sûr, selon le temps, ce qui fait que, considérée à un moment donné, une langue est toujours en évolution et contient plusieurs états. Par exemple, le système phonologique des langues est en évolution constante, ce qu'étudie la phonétique historique.
Langues du monde
Il est impossible de déterminer avec précision le nombre de langues parlées dans le monde, en raison de la difficulté qu'il y a à tracer des frontières précises entre les langues, notamment à différencier les langues des dialectes. Selon les estimations, il existerait aujourd'hui entre 3000 et 7000 langues vivantes.
Un des problèmes essentiels qui se posent pour les langues du monde est celui de la préservation de la diversité. En effet, on prévoit que 90% des langues sont menacées d'extinction, car elles devraient disparaître d'ici 50 ans. La solution pour éviter cela réside dans le multilinguisme. Il s'agit de mettre en place de manière effective le bilinguisme ou le trilinguisme dans tous les territoires où existe une langue menacée d'extinction.
Voir aussi
- Linguistique
- Langage
- Langue ausbau
- Sociolinguistique
- Grammaire
- Parler dans le monde
- Langues régionales de France
Multilinguisme et traduction
- Dire « bonjour » dans le monde
- Nombres dans le monde
- Quiproquo
- Faux-amis
- Traduction
Langue écrite
- Écriture
- Sigles et pictogrammes
- Orthographe
- Lexicographie
Jeux de langue
- Calembours
- Contrepèteries
- Palindromes
- Virelangues
(Voir aussi : jeux de mots)
Bibliographie
- Cause toujours ! À la découverte des 6 700 langues de la planète, hors-série de mars-avril-mai 2003 de la revue Courrier International ;
- L'aventure des langues en occident – Leur origine, leur histoire, leur géographie, Henriette Walter, éditions Robert Laffont.
- Langues sans frontière de Georges Kersaudy
Liens externes
- [http://www.biblioconcept.com/EISTI/conceptotheque/langue.htm Le concept de langue]
- [http://www.word2word.com/course.html Répertoire de cours gratuits en ligne]
- [http://users.skynet.be/Landroit/indexj.html Cinquante jeux de langue en ligne]
- [http://www.loecsen.com/ Écouter les langues]
- [http://www.edulang.com/ Tous les logiciels d'apprentissage des langues]
Alphabet als:Alphabet ko:자모 문자 ms:Aksara ja:アルファベット simple:Alphabet th:อักษร
Catégorie:Linguistique Catégorie:Écriture Catégorie:Symbolique
Catégorie:Symbolique Un alphabet (de alpha et bêta, les deux premières lettres de l'alphabet grec) est un ensemble de symboles utilisé pour représenter plus ou moins précisément les phonèmes d'une langue.
Chacun de ces symboles, ou graphème, est appelé une lettre ; chaque lettre, en théorie, devrait noter un phonème. Certaines lettres peuvent recevoir un ou plusieurs diacritiques afin d'étendre le stock de graphèmes si celui-ci est insuffisant pour noter les sons de la langue ou permettre d'éviter les ambiguïtés. De la même manière, un alphabet peut être étendu par l'utilisation de digrammes ou encore de lettres supplémentaires.
Les évolutions phonétiques d'une langue se produisant à un rythme différent de l'évolution écrite, l'écriture alphabétique ne garantit en aucune manière une correspondance un à un entre les phonèmes et les graphèmes : en français, /s/ peut se noter ç, s, ss ou t. A contrario, s peut se prononcer /s/, /z/ ou être muet. Certaines langues, comme le hongrois, ont toutefois une écriture quasi-phonétique. Dans la majorité des cas (hormis pour le hongrois), ce sont des langues écrites depuis peu dont la transcription au moyen de signes alphabétiques a fait l'objet d'une recherche planifiée.
Histoire
Les deux premières lettres de l'alphabet grec, alpha α et bêta β, ont pour origine les deux premières lettres phéniciennes : le coup de glotte et /b/, dont le nom signififiait vraisembablement « taureau » et « maison » dans cette langue.
Le premier alphabet de l'histoire est celui d'Ougarit, d'ailleurs déjà classé dans l'ordre alphabétique levantin. Il est suivi par celui des Phéniciens, dont les descendants sont nombreux : aussi bien l'écriture arabe que l'alphabet latin.
Françoise Briquel-Chatonnet (chargée de recherche au laboratoire des études sémitiques anciennes, CNRS-Collège de France) a proposé en 2005 l'histoire des alphabets suivante :
──o Écritures protosémitiques
├─o Protosinaïque ()
├─o Ougaritique ()
? ?
| └─o Phénicien ( - )
| ├─o Paléo-hébreu (, remplacé au par l'Hébreu carré)
| ├─o Punique
| ├─o Araméen ()
| | ├─o Hébreu carré ()
| | ├─o Écritures d'Asie centrale (Sogdien, Ouïgour, Mongol, Mandchou, etc.)
| | ├─o Karoshti ()
| | ├─o Brahmi (milieu du )
| | ├─o Nabatéen ()
| | └─o Syriaque ( ap. J.-C.)
| | :
| | └─o Arabe ( ap. J.-C.)
| └─o Grec ()
| ├─o Étrusque ()
| | └─o Latin ( - )
| ├─o Copte ( ap. J.-C.)
| ├─o Géorgien (début du ap. J.-C.)
| ├─o Arménien (début du ap. J.-C.)
| └─o Cyrillique ( ap. J.-C.)
└─o Écritures arabiques (début du )
├─o Nord-arabiques (Safaïtique, Thamoudéen, etc.)
└─o Sud-arabiques
├─o Himyarite
└─o Éthiopien ( ap. J.-C.)
Évolution de certaines lettres dans l'histoire et les civilisations :
Image:Abce proto A.png|Évolution du A.
Image:Abce proto B.png|Évolution du B.
Image:Abce proto E.png|Évolution du E.
Alphabets
Alphabet français
Pour écrire le français, on utilise l'alphabet latin moderne avec les vingt-six lettres suivantes : a A, b B, c C, d D, e E, f F, g G, h H, i I, j J, k K, l L, m M, n N, o O, p P, q Q, r R, s S, t T, u U, v V, w W, x X, y Y, z Z.
Cet alphabet fondamental est enrichi par :
- des signes diacritiques :
- l’accent aigu ´ (diacritique le plus courant, mais uniquement sur le e dont il modifie très sensiblement la phonétique en le rendant non caduque),
- l’accent grave ` (très courant sur le e qu'il allonge, et sur le a et le u dans quelques mots courants dont il précise le sens sans en modifier sensiblement la phonétique),
- l’accent circonflexe ˆ (assez courant sur le a, le e et le o dont il peut modifier la phonétique en les fermant ou les allongeant suivant les régions, et résiduel en voie d'obsolescence sur le i et le u où il symbolise une ancienne lettre amuïe, et maintenant complètement disparue au plan phonétique),
- le tréma ¨ (sur le e pour éviter la formation d'un digramme vocalique ou d'une diphtongue comme dans Noël, ou sur un e muet pour forcer la prononciation d'une voyelle précédente qui autrement resterait muette dans un digramme consonnantal comme dans aiguë, sur le i de quelques mots comme haï pour les mêmes raisons mais parfois remplacé dans d'autres mots par un h muet avant le i, sur le u de mots assez rares comme capharnaüm et de noms propres, là aussi pour éviter la formation d'un digramme vocalique, et parfois sur le y de certains noms propres comme l'Haÿ-les-Roses).
- la cédille ¸ (assez courante, mais uniquement en français sous le c pour en garder la prononciation avant les voyelles a, u ou o, par exemple le mot ça et les mots et conjugaisons dérivés des verbes en -cer).
- Consulter à ce sujet Diacritiques utilisés en français ;
- Curieusement, les claviers français, utilisés sous Windows, ne permettent pas d'accentuer un E majuscule (pas d'accent aigu en touche morte) ou d'indiquer la cédille sous un C majuscule, ce qui oblige à un certain nombre de contorsions pour rédiger un texte décent (ou à utiliser par exemple un autre clavier comme le clavier suisse romand ou canadien, ce qui est encore plus pénible à l'usage car les ponctuations sont toutes déplacées de même que certaines lettres de l'alphabet principal). Les systèmes d'exploitation Mac et Unix (ou Linux) ne connaissent pas ce problème, il suffit de se mettre en mode de verrouillage majuscule et d'appuyer sur la touche de la lettre accentuée (mais on doit alors maintenir quand même la touche majuscule enfoncée pour taper les chiffres de la première rangée si on n'a pas de pavé numérique séparé, ce qui est contraire à l'usage dactylographique français, et nécessite une adaptation et peut même ne pas s'avérer pratique pour certains utilisateurs de portables, habitués à taper les nombres sans devoir maintenir une seconde touche enfoncée) ;
- des ligatures :
- des ligatures orthographiques : æ et œ (considérées comme des digrammes, car provenant de l'amuïsssement ou la contraction de deux syllabes en une seule) ;
- des ligatures esthétiques : ct, et, ff, ffi, ffl, fi, fl, ft, st et tt (d'usage courant en typographie, elles ne sont toutefois pas considérées comme des lettres distinctes au plan orthographique, sémantique ou éthymologique) ;
- des graphies consonnantales :
- des digrammes consonnantaux insécables : ch, gu, ge (avant a, o, u), ph, qu (avant e), sh (dans certains mots importés de l'anglais), sch (dans certains mots d'origine germanique) ;
- des digrammes consonnantaux sécables, affectant la prononciation : ss ;
- des digrammes consonnantaux sécables, souvent introduits par mutation orthographique d'un préfixe, et n'affectant normalement pas la prononciation de ce préfixe : ff, gg, ll, mm, nn, pp, rr, tt ;
- des consonnes le plus souvent muettes en fin de mot, souvent requise pour leur fonction grammaticale ou pour des raisons éthimologiques : d (en fin de mot), lt (après au, eau), p (muet après a, o), s, t (sauf après e), x (muet après au, eau, eu) ; ces consonnes sont souvent mutables pour former les accords (x devient s, f devient v) ;
- des graphies semi-vocaliques :
- une semi-voyelle formant des diphtongues : y (utilisée au lieu de ill après a pour former des diphtongues distinctes) ;
- un trigramme semi-voyelle sécable, formant des diphtongues après un son voyelle, ou parfois isolément après une consonne : ill (forme préférée à y)
- des graphies vocaliques :
- une voyelle le plus souvent muette en fin de mot, souvent requise pour sa fonction grammaticale ou lexicographique : e (normalement toujours muette après é, i, u, sauf en cas de formule emphatique accentuant exagérément le féminin ; son ajout après une consonne finale provoque la mutation cette consonne, muette ou non, en une autre consonne non muette, ou parfois en digramme consonnantal sécable).
- de nombreux digrammes ou trigrammes vocaliques (subissant parfois des mutations orthographiques et souvent phonétiques) issus d'anciennes diphtongues, ou d'une réforme de l'écriture de la nasalisation (après la disparition du tilde diacritique) :
- ai, aî, ain, aie, an (mutable en am avant les consonnes b, p, m), au, ay,
- ee (dans des mots importés de l'anglais), ef (dans le mot clef), ei, ein, en (mutable en em avant les consonnes b, p, m), er (en fin de verbe), et (en fin de mot), eu, ez (en fin de mot ou de verbe conjugué),
- in (mutable en im avant les consonnes b, p, m),
- on (mutable en om avant les consonnes b, p, m), oo (dans des mots importés de l'anglais), ou, œu
- un (mutable en um avant les consonnes b, p, m) ;
- des digrammes ou trigrammes de fausses diphtongues : oi, oî, oy (sauf avant une voyelle), oin (sauf avant une voyelle).
En français, à la différence d'autres langues, les signes diacritiques ou les combinaisons de lettres (digrammes et ligatures) ne sont pas pris en compte dans l'ordre alphabétique primaire, ou dans les jeux de lettres (mots croisés, scrabble, etc.) ; ces différences d'accents ou de ligatures sont prises en compte seulement au niveau ternaire, c'est à dire après le niveau secondaire (différences de casse), considéré plus important, et qui suit le classement alphabétique principal des mots selon les 26 classes de lettres.
Alphabets récents et de transcription
Les langues dont la notation écrite est récente (nombre de langues africaines), celles dont l'écriture n'est pas latine voire alphabétique (mandarin, japonais) ou celles dont l'écriture est ambigüe et nécessite une explicitation phonétique dans le cadre de textes didactiques sont le plus souvent écrites ou transcrites au moyen de signes alphabétiques (latins pour l'essentiel). Ainsi, certaines langues africaines sont écrites au moyen de l'alphabet pan-nigérian, des langues purement orales le sont de plus en plus grâce à l'alphabet phonétique international (qui permet de noter plus ou moins bien toutes les langues), une langue à écriture non alphabétique comme le mandarin peut être transcrite en pinyin et l'on utilise en phonétique historique des langues romanes la transcription de Bourciez, toutes écritures alphabétiques.
On se reportera à la liste des méthodes de transcription pour plus de détails.
Autres alphabets
- Alphabet arabe (abjad) ;
- alphabet araméen (abjad) ;
- alphabet arménien ;
- alphabet avestique ;
- bopomofo ;
- alphabet braille ;
- alphabet copte ;
- alphabet cyrillique (certaines langues slaves) ;
- alphabet de l'espéranto ;
- alphabet étrusque ;
- alphabet gotique ;
- alphabet grec ;
- alphabet géorgien (mxedruli et asomtavruli) ;
- alphabet glagolitique ;
- hangul ;
- alphabet hébreu (abjad) ;
- alphabet latin ;
- alphabet linéaire (ou proto-cananéen ou encore proto-sinaïtique, bien que tous ces termes ne soient pas exactement équivalents) ;
- alphabet mandéen (abjad) ;
- alphabet Morse ;
- alphabet nubien ;
- alphabet ougaritique (abjad ou alphabet, selon l'interprétation qu'on en fait) ;
- pehlevi (abjad) ;
- alphabet phénicien (abjad) ;
- alphabet nabatéen (abjad) ;
- alphabet radio ;
- alphabet runique ;
- alphabet syriaque (abjad) ;
- alphabet thaï ;
- tifinagh (abjad).
Note :
- on a classé dans cette liste des écritures qui ne sont pas réellement des alphabets mais des abjads, c'est-à-dire des écritures ne notant que les consonnes ou principalement les consonnes, souvent nommés de manière courante alphabets. On se reportera à l'article en question pour plus de détails. Dans ces écritures, de plus, les lettres ont plus ou moins tendance à changer de forme selon le contexte ;
- les alpha-syllabaires ─ écritures notant les consonnes accompagnées d'une voyelle fondamentale par un seul signe mais indiquant les autres voyelles par un signe annexe ─ sont recensés dans leur propre article, bien qu'on les nomme souvent mais improprement aussi alphabets. Dans ces écritures, les lettres changent souvent de forme selon leur place dans la syllabe ;
- le fonctionnement du hangul en fait une écriture très originale mais bien alphabétique : les phonèmes sont visuellement regroupés par syllabe mais les blocs syllabiques créés ne constituent pas des graphèmes indépendants.
Alphabets informatiques
- Unicode
- ASCII
- EBCDIC
- Page de code
Alphabet imaginaires
Certains auteurs de littérature fantastique et de science-fiction ont développé un alphabet imaginaire pour donner un relief supplémentaire aux peuples et aux cultures qu'ils ont créés :
- tengwar, l'écriture des elfes de la Terre du milieu de John Ronald Reuel Tolkien (le monde du Seigneur des anneaux) ;
- alphabet klingon.
Articles connexes
- Écriture ;
- syllabaire ;
- abjad ;
- alphasyllabaire ;
- logogramme ;
- sinogramme ;
- signes diacritiques, ligature, lettre conjointe, lettre supplémentaire, digramme, variante contextuelle ;
- translittération ;
- classement alphabétique ;
- caractères spéciaux.
- ISO 15924
Références
- Françoise Briquel-Chatonnet, La révolution de l'alphabet, Les collections de l'Histoire, 29, 2005.
Sinogramme
Les caractères chinois, ou sinogrammes, sont les caractères de l'écriture logographique chinoise. Le terme (inventé par le Pr. Nicolas Lyssenko, Paris VII) se dit en chinois 漢字/汉字 hànzì (prononcer khann-dzeu, avec kh comme dans Khaled, ou bien la jota espagnol), « caractères d'écriture des Hàn ».
Contrairement à une idée reçue courante en Occident, les sinogrammes ne sont pas tous des idéogrammes, encore moins des hiéroglyphes ou des dessins.
En raison de sa grande taille, cet article a été découpé en plusieurs chapitres. On trouvera une manière pratique de naviguer entre eux au moyen des liens ci-contre. La compréhension de certains de ces chapitres nécessite la lecture d'un ou plusieurs autres.
Nombre de caractères
L'un des plus célèbres dictionnaires chinois – le 康熙字典 Kāngxī zìdiǎn, Dictionnaire de caractères de Kāngxī, paru en 1717 et publié par Kāngxī, second empereur de la dynastie 清 Qīng (1644-1911) – en recense quelque 47 000. Des dictionnaires plus récents, comme le 中華字海 Zhōnghuá zì hǎi vont au-delà, avec plus de 85 000 caractères. En fait, ces dictionnaires comptabilisent des hapax, des erreurs, des variantes ou des raretés.
Dans l'usage courant, en connaître entre 2 000 et 4 000 suffit à lire la presse et la littérature courante. Les lettrés et les calligraphes peuvent en maîtriser plus de 8 000. Le plus grand dictionnaire occidental, le Dictionnaire Ricci de caractères chinois (voir bibliographie) en comptabilise 13 500. Le travail de recherche considérable que représente ce dictionnaire permet de penser que cela représente le nombre de caractères réellement utilisés et attestés depuis l'Antiquité chinoise jusqu'à nos jours : en effet, les « monstres », hapax et variantes trop rares ont été ignorés.
Viviane Alleton, dans son ouvrage signalé en bibliographie, cite les chiffres suivants :
- 80 000 caractères différents est le nombre total mais fantasmé de caractères en chinois. Jamais aucune époque n'en a connu tant ; les dictionnaires actuels qui recensent ce type de nombre répertorient en fait des caractères que plus personne n'utilise ou d'emploi très rare ;
- 9000 caractères suffisent à lire à peu près tout texte (il sera cependant toujours possible de trouver, très rarement, un caractère qu'on ne connaît pas) ;
- 2000 caractères sont censés suffire aux ouvriers ; c'est le taux moyen d'alphabétisation. Le recours à un dictionnaire sera cependant encore nécessaire ;
- 1500 pour les paysans (ces chiffres sont ceux fixés par les standards d'alphabétisation) ;
- 1000 caractères permettent de lire 90% des caractères utilisés dans les publications courantes.
Les caractères, en effet (on le verra plus loin) se combinent fréquemment pour former les lemmes (« mots » d'une langue).
Extension géographique et linguistique des sinogrammes
Chapitre séparé. Résumé :
À l'instar de l'alphabet latin, qui sert à écrire des langues-sœurs comme le français et l'espagnol mais aussi des langues sans rapports comme le basque et l'allemand, les sinogrammes sont employés – ou l'ont été – dans une grande partie de l'Extrême-Orient. On peut dire sans exagérer que ce sont les Chinois qui ont fourni un modèle de départ pour le développement de l'écriture dans cette partie du globe. L'extension géographique et linguistique des sinogrammes est donc importante. Il ne faudrait cependant pas croire que les caractères sont utilisés de la même manière dans toutes ces langues...
Lire le reste de l'article.
Simplifications et variantes locales
Chapitre séparé. Résumé :
Il existe actuellement trois grandes déclinaisons des sinogrammes :
- les caractères simplifiés (简体字 jiǎn tǐ zì) ;
- Les caractères traditionnels (繁體字 fán tǐ zì) ;
- Les caractères utilisés au Japon (漢字 kanji).
D'autre part, on peut signaler le cas de caractères propres au cantonais et de différences minimes entre sinogrammes manuscrits et imprimés...
Lire le reste de l'article.
Comment les sinogrammes représentent-ils la langue ?
Chapitre séparé. Résumé :
Les caractères chinois servent à écrire des langues (ici, des langues chinoises) et ne sont pas des symboles idéographiques purs qui noteraient une sorte de langage logique et formel sans aucun lien avec la langue parlée, comme on a pu le croire en Occident aux siècles passés.
Il convient donc de se demander comment les sinogrammes représentent les langues chinoises, c'est-à-dire quel est le lien entre les signes de l'écriture et le duo signifiant ~ signifié de ces langues. On peut déjà balayer une idée reçue tenace : un caractère n'est pas forcément un « mot » et chaque caractère n'a pas forcément un sens. Chaque caractère, cependant, sauf un, se prononce en une seule syllabe... Enfin, on comprendra à la lecture de cet article pourquoi demander son prénom en chinois peut n'avoir aucun sens.
Lire le reste de l'article.
Composition graphique d'un caractère
le reste de l'article
Chapitre séparé. Résumé :
Le tracé d'un caractère obéit à des règles strictes qui déterminent :
- le tracé lui-même sur la feuille ou à l'écran ;
- la nature des éléments qui composent chaque caractère, parmi lesquels la clef (ou radical) est le plus important...
Lire la suite de l'article.
Classification des sinogrammes : quels sont les types de caractères ?
Chapitre séparé. Résumé :
Il existe plusieurs types de caractères, parmi lesquels quelques rares pictogrammes, un petit nombre d'idéogrammes (simples ou composés) et une écrasante majorité de composés nommés idéo-phonogrammes, principalement. L'écriture chinoise ne comportant en fait qu'un petit nombre d'idéogrammes, il est erroné d'appeler ainsi ses caractères...
Lire la suite de l'article.
Histoire et styles calligraphiques
Chapitre séparé. Résumé :
En calligraphie chinoise, ou 書法 shūfǎ, les caractères peuvent être tracés différemment, selon cinq grands styles historiques...
Lire la suite de l'article.
Divers
- code ISO 15924 : Hani
Articles connexes
- simplification des sinogrammes ;
- styles calligraphiques chinois ;
- classification des sinogrammes ;
- langues chinoises, mandarin, japonais ;
- kanji et hanja ;
- écriture ;
- romanisation, bopomofo et pinyin ;
- codage des caractères chinois.
Liens externes
Cours et outils d'apprentissage
- [http://lechinois.com Cours de chinois en ligne] ;
- [http://www.chine-nouvelle.com/methode/chinois Méthode de Chinois] 40 leçons en ligne et gratuites pour apprendre à parler, lire et écrire le Chinois mandarin.
- [http://edu.ocac.gov.tw/lang/medium/ch_1000/index.htm cours en ligne d'une université Taiwanaise (en anglais)] ;
Dictionnaires
- [http://www.chine-nouvelle.com/outils/dictionnaire.html Dictionnaire Français Chinois en ligne] recherche par caractère, pinyin ou français ;
- [http://stardict.sourceforge.net dictionnaire multilingue libre pour differents environnements] ;
- [http://zhongwen.com/ Dictionnaire étymologique de l'écriture chinoise (en anglais)] ;
- [http://popolon.org/chinois.php imagier français chinois, bopomofo, quelques liens] ;
- [http://hapax.qc.ca/pdf/annexe-H-Unification.pdf unification han] ;
- [http://hapax.qc.ca/pdf/Chapitre-11.pdf les écritures CJC pour Unicode].
Autres outils
- [http://scim.sourceforge.net 'Simplified Chinese Input Method', méthode de saisie multilingue libre pour UNIX].
catégorie:linguistique catégorie:langue chinoise catégorie:écriture logographique
ja:漢字
ko:한자
Langue chinoise
Les langues chinoises (中國語文/中国语文, zhōnggúo yǔwén) ou les chinois (中文 zhōngwén) appartiennent en majorité à la famille des langues sino-tibétaines.
Les langues chinoises
Parmi les variantes orales du chinois moderne, les plus importantes sont :
- le mandarin (漢語 hànyǔ, globalement ou 普通話 pǔtōnghuà, en Chine, ou 國語 guóyǔ, à Taïwan), langue officielle de la Chine, de Taiwan et de Singapour. Il est aussi très répandu au Viêt Nam et au Cambodge ; c'est la langue la plus parlée au monde ;
- le wu (吳語 wúyǔ), parlé à Shanghai, dans le Jiangsu et le Zhejiang ;
- le cantonais (粵語 yuèyǔ), parlé dans les provinces du Guangdong et du Guangxi, à Hong Kong, Macao, en Asie du Sud-Est et par certains Chinois d'outre-mer.
Il existe d'autres langues chinoises, improprement nommées dialectes par les sinologues :
- le gan (贛語 gànyǔ), parlé dans la province du Jiangxi ;
- le hakka (客家話 kèjiāhuà), dans la partie nord du Guangdong ;
- le min (閩語 mǐnyǔ), dans la province du Fujian, à Taiwan :
- le groupe minnan (ou hokkien) comprend, entre autres, le taïwanais, le teochew et le hainan,
- et le xiang (湘語 xiāngyǔ), parlé dans la province du Hunan.
Il existe aussi un code d'écriture chinois exclusivement utilisé par des femmes, le nushu.
Le chinois archaïque, dont les dialectes sont issus, n'était pas une langue à tons, et se distinguait fortement des langues modernes par sa typologie sur le plan phonologique comme sur le plan morphologique. Les langues chinoises sont apparentées aux langues tibéto-birmanes.
Les langues chinoises s'écrivent le plus souvent au moyen des sinogrammes. Plusieurs systèmes de translittération sont utilisés pour le cantonais et le mandarin :
- le pinyin, romanisation utilisé en République Populaire de Chine ;
- le bopomofo, alphabet non latin utilisé à Taïwan ;
- le penkyamp, romanisation inspirée du pinyin adaptée au cantonais ;
- les romanisations Wade-Giles (pour le mandarin) et Yale (pour le cantonais et le mandarin), antérieures au pinyin, utilisées dans les pays anglo-saxons ;
- le jyutping, romanisation du cantonais utilisée par la société linguistique de Hong Kong ;
- le gwoyeu romatzyh, romanisation du mandarin utilisée à Taïwan de 1928 à 1986.
Traits grammaticaux communs
Contrairement à une idée répandue, la grammaire des langues chinoises n'est pas uniforme d'une langue à l'autre. Si ces langues partagent de nombreux points communs, en connaître une ne permet cependant pas de lire les autres (sauf le mandarin, sur lequel la langue écrite normalisée est basé). Chacune possède sa phonologie, sa syntaxe, sa propre utilisation des caractères (un caractère dans une langue chinoise donnée n'aura pas forcément le même sens dans une autre), voire des caractères qui lui sont propres (pour l'instant, seuls ceux du cantonais semblent accessibles dans les jeux de caractères habituels).
L'on peut cependant constater les principaux points communs entre ces langues, qui permettent d'établir une typologie chinoise :
- elles sont toutes tonales (voir langue à tons) ;
- elles sont à tendance monosyllabique : dans ces langues, l'unité fondamentale de sens et de son (ou morphème) est la syllabe (ce qui ne signifie pas que tous les mots soient monosylabique, loin de là) ;
- elles sont isolantes : les morphèmes sont invariables et ne connaissent aucun type d'accord (ni flexion nominale, ni conjugaison), d'où l'importante de la syntaxe (l'ordre des mots est primordial) ;
- elles utilisent des particules aspecto-temporelles et modales : le verbe est actualisé au moyen de particules la plupart du temps post-verbales qui renseignent sur le temps, l'aspect, le mode de procès et le mode du verbe ;
- outre ces particules, il existe de très nombreux suffixes post-verbaux renseignant sur la localisation du procès, sa possibilité, son succès, etc.
- ces langues font usage de « classificateurs » nommés spécificatifs, morphèmes se plaçant entre un déterminant (démonstratif, adjectif numéral) pour indiquer la classe sémantique à laquelle appartient un terme (classe des objets longs et plats, classe des animaux, des paires, des divisions d'un ouvrage de poésie, etc.) ;
- dans la majorité des cas, ce sont des langues SVO. On note cependant une tendance importante à la topicalisation.
Articles connexes
- Mandarin, cantonais, gan, hakka, min, wu et xiang ;
- chinois archaïque, chinois médiéval ;
- langues par famille ;
- Sinogramme et romanisation ;
- Matteo Ricci, Melchior Nuñez.
- Taper et lire du chinois sur votre ordinateur
Liens externes
- [http://www.chine-nouvelle.com/methode/chinois Méthode de Chinois] 40 leçons en ligne et gratuites pour apprendre à parler, lire et écrire le Chinois mandarin.
- [http://www.chine-nouvelle.com/outils/dictionnaire.html Dictionnaire Chinois Français en ligne] recherche par caractère chinois, pinyin ou français ;
- [http://zhongwen.com Dictionnaire étymologique d'écriture chinoise] ;
- [http://www.xys.org/xys/classics/ Des grands classiques du chinois (en chinois)].
- [http://www.zanhe.com/ Shanghaïan, Shanghainese (Wu): Introduction and Development.] en anglais.
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=18/ Ecouter des expressions pratiques en chinois]
- [http://groups.google.com/groups?q=insubject:faq+group:fr.lettres.langue.chinoise&start=0&scoring=d& FAQ] du forum news:fr.lettres.langue.chinoise.
Catégorie:Langue chinoise
ja:中国語
ko:중국어
simple:Chinese language
th:ภาษาจีน
zh-min-nan:Hàn-gí
Dictionnaire de sinogrammes
Un dictionnaire de sinogrammes est un dictionnaire dans une langue écrite à l'aide de sinogrammes comme les différents dialectes du chinois ou le japonais.
Leur particularité tient à l'absence d'alphabet composant les sinogrammes donc à l'absence d'ordre alphabétique. L'ordre de classement dans un dictionnaire de sinogrammes utilise :
- un classement primaire selon les « clefs » qui entrent dans la composition des sinogrammes et sont en nombre suffisamment limité — il existe une centaine de clefs courantes — pour se voir fixer un ordre de classement arbitraire ;
- un classement secondaire par nombre de traits composant le sinogramme.
Article(s) connexe(s)
- Sinogramme
Dictionnaire en ligne
- [http://www.chine-nouvelle.com/outils/dictionnaire.html Dictionnaire Chinois Français] 20 000 entrées, recherche par caractère chinois, pinyin ou Français.
Catégorie:Langue chinoise
EncyclopédieUne encyclopédie est un ouvrage dont le but est de refléter de manière aussi exhaustive que possible l'ensemble du savoir humain. Par extension, le mot désigne également un ouvrage qui traite systématiquement d'un domaine de connaissances en particulier (par exemple une encyclopédie médicale).
savoir
Le mot encyclopédie vient du grec ancien enkuklios paideia (εγκύκλιος παιδεία) qui désignait l'éducation des jeunes (paidea = enfants) lorsqu'elle portait sur l'étude de toutes les sciences connues à l'époque. Il devint enkuklopaideia par une erreur de transcription, puis au , des savants hors-francophonie latinisèrent l'avant-dernière syllabe en encyclopædia.
L'Encyclopédie de Diderot et de d'Alembert
L'Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers en 35 volumes (17 volumes de textes, 11 de planches, 4 de supplément, 2 d'index et 1 supplément de planche), a été écrite entre 1751 et 1772 à l'initiative de Denis Diderot et Jean d'Alembert, philosophes du siècle des lumières, sur une idée du libraire Le Breton.
Pour mener à bien cette "opération de librairie", Le Breton a dû s'associer avec trois autres libraires : Briasson, David et Laurent Durand.
Diderot réunit 150 auteurs, parmi lesquels les grands esprits de l'époque, et cette oeuvre fit vivre 1000 ouvriers pendant 25 ans :
- Voltaire, Montesquieu et Marmontel pour la littérature
- Condillac pour la philosophie
- Buffon et Daubenton pour les sciences naturelles
- D'Holbach pour la chimie
- D'Alembert et La Condamine pour les sciences
- Robert Turgot et François Quesnay pour l'économie
- Rousseau pour la musique.
Michelet dira : « l'Encyclopédie fut bien plus qu'un livre. Ce fut une faction… l'Europe entière s'y mit ». Elle permet à tous les hommes d'avoir accès à la connaissance. Par ailleurs, il est important de signaler que l'Encyclopédie signe l'apparition des sciences humaines. Il s'agit aussi (et surtout) d'une arme polémique qui remet en cause de nombreuses choses du . L'Encyclopédie critique plus particulièrement le système social de l'époque (société d'Ancien Régime), les institutions, les inégalités entre les hommes, l'autorité royale de droit divin, la monarchie absolue : elle constitue aussi une compétition, en terme de tirage, avec celui de la Bible.
L'Encyclopédie fut interdite en 1751 et en 1759, et elle fut condamnée par le pape Clément XIII. L'ouvrage est vendu à 25 000 exemplaires entre 1751 et 1782.
Encyclopédies sur papier
Il existe trente encyclopédies papier sur le marché. Le nombre de pages peut énormémement varier. Certaines encyclopédies sont davantage axées sur un domaine. Il existe également des encyclopédies spécialisées.
Parmi les encyclopédie généralistes en papier on trouve :
- l'Encyclopædia Universalis
- l'Encyclopédie Larousse
- l'Encyclopædia Britannica
Parmi les encyclopédies spécialisées on trouve :
- [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-31217 Le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales] (le lecteur trouvera d'autres tomes de cette encyclopédie en trente-six tomes sur le même site)
- [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-39779 Le Dictionnaire encyclopédique et biographique de l'industrie et des arts industriels en huit tomes] (même remarque)
Encyclopédies sur cédérom
- Encarta
- Encyclopédie Hachette Multimédia
- Encyclopedia Universalis
- Encyclopédie Universelle Larousse
Encyclopédies sur le | | |