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Districts Suisses

Districts suisses

Contrairement à des États organisés de façon centraliste, en Suisse le fédéraliste est complètement libre dans son organisation interne. C'est pourquoi, chaque canton (ou en demi-canton dans l'ancien canton de Bâle) est libre dans son organisation structurelle et la désignation pour le niveau entre les districts (parfois groupés en régions dans le canton de Neuchâtel, ou subdivisés en demi-districts dans le canton du Valais) et les communes.

Appellation

Les principaux cantons sont subdivisés en plusieurs districts (ou Bezirke, distretti).
En allemand, ils peuvent cependant prendre différentes désignations : ce sont des bureaux (ou Ämter) dans le canton de Lucerne ou des bureaux de district (ou Amtsbezirke) dans le canton de Berne. Les districts servent en principe seulement à l'administration des tribunaux (un tribunal par district). Dans les cantons des Grisons, les districts ont en leur propre souveraineté fiscale et politique.

Renonciation à des districts dans dix cantons

Dix des 26 cantons ne sont pas subdivisés en districts : ce sont les cantons d'Uri, d'Obwald, de Nidwald, d'Appenzell Rhodes-Extérieures, de Glaris, de Zoug, de Bâle-Ville et de Genève pour des raisons historiques et pratiques (ce sont tous des cantons de petite superficie). Les canton de Schaffhouse en 1999 et Saint-Gall en 2002 ont également abandonné le système de district.

Liste des districts suisses par canton

Canton de Zurich

2002 Le canton de Zurich est composé de 12 districts :
- District de Zurich, qui se limite à la ville de Zurich
- District d'Affoltern
- District d'Andelfingen
- District de Bülach
- District de Dielsdorf
- District de Dietikon
- District de Hinwil
- District de Horgen
- District de Meilen
- District de Pfäffikon
- District d'Uster
- District de Winterthour Voir aussi : Communes du canton de Zurich

Canton de Berne

Communes du canton de Zurich Le canton de Berne est composée de vingt-six districts (bureaux de district ou Amtbezirk) :
- District d'Aarberg
- District d'Aarwangen
- District de Berne
- District de Bienne
- District de Büren
- District de Burgdorf
- District de Courtelary
- District d'Erlach
- District de Fraubrunnen
- District de Frutigen
- District d'Interlaken
- District de Konolfingen
- District de La Neuveville
- District de Laupen
- District de Moutier
- District de Nidau
- District de Niedersimmental
- District d'Oberhasli
- District d'Obersimmental
- District de Saanen
- District de Schwarzenburg
- District de Seftigen
- District de Signau
- District de Thoune
- District de Trachselwald
- District de Wangen Voir aussi : Communes du canton de Berne

Canton de Lucerne

Communes du canton de Berne Le canton de Lucerne est divisé en 5 districts (bureaux ou Ämter) :
- District de Lucerne
- District de Hochdorf
- District de Sursee
- District de Willisau
- District d'Entlebuch Voir aussi : Communes du canton de Lucerne

Canton d'Uri

Le canton d'Uri n'est pas divisé en districts.
Voir aussi : Communes du canton d'Uri

Canton de Schwytz

Le canton de Schwytz n'est plus divisé en districts. Il était autrefois composé de six districts.
Voir aussi : Communes du canton de Schwytz

Canton d'Obwald

Le canton d'Obwald n'est pas divisé en districts.
Voir aussi : Communes du canton d'Obwald

Canton de Nidwald

Le canton de Nidwald n'est pas divisé en districts.
Voir aussi : Communes du canton de Nidwald

Canton de Glaris

Le canton de Glaris n'est pas divisé en districts.
Voir aussi : Communes du canton de Glaris

Canton de Zoug

Le canton de Zoug n'est pas divisé en districts.
Voir aussi : Communes du canton de Zoug

Canton de Fribourg

Communes du canton de Zoug Le canton de Fribourg est composé de sept districts :
- District de la Sarine (ou Saane)
- District de la Singine (ou Sense)
- District de la Gruyère
- District du Lac (ou See)
- District de la Glâne
- District de la Broye
- District de la Veveyse Voir aussi : Communes du canton de Fribourg

Canton de Soleure

Communes du canton de Fribourg Le canton de Soleure est composé de dix districts :
- District de Bucheggberg
- District de Dorneck
- District de Gäu
- District de Gösgen
- District de Lebern
- District d'Olten
- District de Soleure
- District de Thal
- District de Thierstein
- District de Wasseramt Voir aussi : Communes du canton de Soleure

Demi-canton de Bâle-Ville

Le demi-canton de Bâle-Ville n'est pas divisé en districts.
Voir aussi : Communes du demi-canton de Bâle-Ville

Demi-canton de Bâle-Campagne

Le demi-canton de Bâle-Campagne est divisé en cinq districts:
- District d'Arlesheim
- District de Laufen
- District de Liestal
- District de Sissach
- District de Waldenburg Voir aussi : Communes du demi-canton de Bâle-Campagne

Canton de Schaffhouse

Le canton de Schaffhouse n'est plus divisé en districts. Il était jusqu'en 1999 composé de six districts.
Voir aussi : Communes du canton de Schaffhouse

Canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures

Le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures n'est pas divisé en districts.
Voir aussi : Communes du canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures

Canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures

Le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures est composé en six districts :
- District d'Appenzell
- District de Gonten
- District d'Oberegg
- District de Rüte
- District de Schlatt-Haslen
- District de Schwende Voir aussi : Districts du canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures

Canton de Saint-Gall

Districts du canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures Le canton de Saint-Gall n'est plus divisé en districts. Il était jusqu'en 2002 composé de 14 districts et ont été remplacé par des cercles communaux (ou Wahlkreis) qui sont les suivants :
- Cercle communal de Rheintal
- Cercle communal de Rorschach
- Cercle communal de Saint-Gall
- Cercle communal de Sarganserland
- Cercle communal de See-Gaster
- Cercle communal de Toggenburg
- Cercle communal de Werdenberg
- Cercle communal de Wil Voir aussi : Communes du canton de Saint-Gall

Canton des Grisons

Le canton des Grisons est divisé en onze districts (souverains fiscalement et politiquement) :
- District d'Albula
- District de Bernina
- District de Hinterrhein
- District d'Imboden
- District d'Inn
- District de Landquart
- District de Maloja
- District de Moesa
- District de Plessur
- District de Prättigau/Davos
- District de Surselva Voir aussi : Communes du canton des Grisons

Canton d'Argovie

Le canton d'Argovie est composé de onze districts :
- District d'Aarau
- District de Baden
- District de Bremgarten
- District de Brugg
- District de Kulm
- District de Laufenburg
- District de Lenzburg
- District de Muri
- District de Rheinfelden
- District de Zofingen
- District de Zurzach Voir aussi : Communes du canton d'Argovie

Canton de Thurgovie

Le canton de Thurgovie est divisé en huit districts :
- District de Steckborn
- District de Frauenfeld
- District de Kreuzlingen
- District de Weinfelden
- District de Bischofszell
- District de Diessenhofen
- District de Münchwilen
- District d'Arbon Voir aussi : Communes du canton de Thurgovie

Canton du Tessin

Le canton du Tessin est divisé en huit districts (ou distretti) :
- District de Mendrisio
- District de Lugano
- District de Locarno
- District de Vallemaggia
- District de Bellinzona
- District de Riviera
- District de Blenio
- District de Leventina Voir aussi : Communes du canton du Tessin

Canton de Vaud

Communes du canton du Tessin Le canton de Vaud est composé de dix-neuf districts :
- District d'Aigle
- District d'Aubonne
- District d'Avenches
- District de Cossonay
- District d'Echallens
- District de Grandson
- District de Lausanne
- District de la Vallée
- District de Lavaux
- District de Morges
- District de Moudon
- District de Nyon
- District d'Orbe
- District d'Oron
- District de Payerne
- District du Pays-d'Enhaut
- District de Rolle
- District de Vevey
- District d'Yverdon Voir aussi : Communes du canton de Vaud

Canton du Valais

Communes du canton de Vaud Le canton du Valais est divisé en quatorze districts et demi-districts, héritiers des anciens dizains :
- District d'Entremont
- District d'Hérens
- District de Brigue
- District de Conches
- District de Conthey
- Demi-district de Rarogne occidental
- Demi-district de Rarogne oriental
- District de Loèche
- District de Martigny
- District de Monthey
- District de Saint-Maurice
- District de Sierre
- District de Sion
- District de Viège Voir aussi : Communes du canton du Valais

Canton de Neuchâtel

Communes du canton du Valais Le canton de Neuchâtel est divisé en six districts qui forment les quatre régions du canton :
- District de Neuchâtel, Région Le Littoral
- District de Boudry, Région Le Littoral
- District du Val-de-Ruz, Région Val-de-Ruz
- District du Val-de-Travers, Région Val-de-Travers
- District de La Chaux-de-Fonds, Région Montagnes Neuchâteloises
- District du Locle, Région Montagnes Neuchâteloises Voir aussi : Communes du canton de Neuchâtel

Canton de Genève

Le canton de Genève n'est pas divisé en districts.
Voir aussi : Communes du canton de Genève

Canton du Jura

Communes du canton de Genève Le canton du Jura est divisé en trois districts :
- District de Delémont
- District de Porrentruy
- District des Franches-Montagnes Voir aussi : Communes du canton du Jura
-
als:Bezirk (Schweiz)

Suisse

La Suisse (en allemand Schweiz, en italien Svizzera, en romanche Svizra) est un pays d'Europe bordé par l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche et le Liechtenstein. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Suisse. Peuplé dès la préhistoire, c'est néanmoins à l'époque celtique, grâce surtout aux Helvètes que le territoire suisse franchit le seuil de l'histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s'installer en Gaule mais battus à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduit dans le cadre de l'empire romain. Déjà largement christianisée, la Suisse fut occupée par les Burgondes et les Alamans au . Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l'empire carolingien, elle est rattachée au , à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint Empire romain germanique. Elle est alors le théâtre de dures luttes féodales. La date de 1291 a été choisie à la fin du comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle de l'alliance de trois cantons, contrôlant la route du Gotthard, nouvellement aménagée : Uri, Schwytz et Unterwald. Ces cantons confirmèrent leurs envies de liberté lors de la bataille de Morgarten en 1315. Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au , fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, les ligues grises, Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint Empire. Ce n'est qu'aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue. La fin du vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du , la confédération des XIII cantons est née. Elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall, Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d'eux sur les champs de batailles européens et au Vatican. Déchirée par la Réforme, les guerres de religions (Première guerre de Kappel (1529), évitée de justesse lors de l'épisode de la soupe au lait, Deuxième guerre de Kappel (1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712)) occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme. L'invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un état unitaire : la République Helvétique. Devant les troubles incessants, Napoléon impose l'Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l'Empire. En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, à 22 cantons et les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l'apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale de 1848, qui a mis en place les bases politiques de la Suisse, fut révisée en 1874 en y ajoutant le droit de référendum. Le début du voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés et le droit d'initiative constitutionnel est introduit. La Suisse échappe, grâce à son statut de neutralité, aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales. Devenue prospère dans les années 1960, la Suisse reste essentiellement à l'écart des grands bouleversements de l'Europe et n'adhère qu'au compte goutte aux différentes organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002).

Politique

Article détaillé : Politique de la Suisse Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formé des représentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Chaque canton possède 2 sièges au Conseil des États (un seul pour les ½ cantons) et d'un nombre de sièges proportionnel à sa population au Conseil national. Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de 7 membres, et de l'administration fédérale qui lui est subordonnée. Les membres du Conseil fédéral sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de la dernière élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l'Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l'introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise à répartir les sièges du gouvernement fédéral proportionnellement au poids de chaque parti à l'Assemblée fédérale. Depuis 1959, et malgré la progression depuis le début des années 1990 de l'UDC, cette répartition n'avait jamais été modifiée et était composée comme suit : 2 sièges pour le Parti radical-démocratique (PRD), 2 pour le Parti démocrate-chrétien (PDC), 2 pour le Parti socialiste (PSS) et 1 siège pour l'UDC. Les élections fédérales de l'automne 2003 ayant confirmé la montée en puissance de l'UDC, les partis gouvernementaux se sont résolus, sous une certaine pression populaire, à revoir la répartition des sièges du Conseil fédéral. Le Conseil fédéral fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n'est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux. Selon ce principe, ceux qui s'opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent tout de même défendre le projet au nom de celui-ci. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces dernières années, notamment lors de campagnes précédant des votations populaires. Un président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté.

Fédéralisme

La Suisse est divisée en 26 cantons, contenant chacun plusieurs, voire des centaines de communes. Les cantons sont plus ou moins autonomes constitutionnellement (chacun ayant sa propre constitution), ainsi que du point de vue législatif, judiciaire, fiscal et administratif. Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l'éducation, la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l'entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement à l'armée), d'autres charges sociales ou encore le contrôle de la fiscalité. Ils ont tous leur propre parlement (appelé dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelé dans la plupart des cantons francophones Conseil d'État).

Démocratie semi-directe

Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie que l'on peut qualifier de semi-directe, dans le sens où elle a des éléments d'une démocratie représentative (élection des membres des parlements ainsi que des exécutifs cantonaux) et d'une démocratie directe. En effet, en Suisse, le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permettent d'agir sur un acte décidé par l'État : il s'agit du référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire, et de l'initiative populaire qui est le droit d'une fraction du corps électoral de déclencher une procédure permettant l'adoption, la révision, ou l'abrogation d'une disposition constitutionnelle.
- Le référendum facultatif permet de remettre en cause une loi votée par l'Assemblée fédérale. Il est facultatif car il nécessite la récolte de 50 000 signatures en l'espace de 100 jours pour qu'il aboutisse à une consultation populaire. Si tel n'est pas le cas, la loi est considérée comme adoptée. Lors de la votation, seule la majorité de la population est prise en compte.
- Le référendum obligatoire impose, comme son nom l'indique, automatiquement une consultation populaire dans les cas prévus par la constitution fédérale. Il implique la double majorité de la population et des cantons.
- L'initiative populaire au niveau fédéral est un instrument qui permet à un comité de citoyens de proposer une modification de la constitution fédérale, que ce soit dans le but d'y introduire une nouvelle disposition ou d'en modifier ou abroger une déjà existante. Elle ne concerne en revanche pas les actes de rang législatif. Si les initiants parviennent à réunir 100 000 signatures dans un délai de 18 mois, le projet est soumis au peuple. Pour que le projet soit accepté lors de la consultation populaire, la double majorité de la population et des cantons est nécessaire, ce qui rend bien sûr plus difficile le succès d'une initiative populaire (15 acceptées en 114 ans). Par ailleurs, les autorités fédérales ont la possibilité d'y opposer un contre-projet qui permet souvent de reprendre les éléments attractifs d'une initiative tout en laissant de côté les aspects trop contraignants ou jugés extrêmes de cette dernière. Il arrive qu'un contre-projet donne satisfaction aux initiants qui peuvent décider dès lors de le soutenir également, voire même de retirer leur initiative. Dans ce cas, seul le contre-projet est soumis au peuple. Ces possibilités sont fréquemment utilisées, ce qui fait que la Suisse est un pays où l'on vote très souvent (en moyenne 4 à 5 fois par an avec généralement plusieurs objets soumis en même temps). Afin de garantir une transposition des directives dans les délais, ce système devrait être réformé en cas d'adhésion à l'Union européenne (UE). De plus, les initiatives incompatibles avec le droit européen devraient être invalidées, dans la mesure où le droit communautaire prime sur le droit national. La crainte d'une perte de souveraineté est d'ailleurs l'un des arguments des opposants à cette adhésion.

Initiatives populaires acceptées

Voici la liste des 15 initiatives populaires acceptées par le peuple et les cantons depuis l'instauration de cette institution :
- 20 août 1891 : Interdiction d'abattre le bétail de boucherie sans l'avoir préalablement étourdi (191 527 oui contre 127 101 non et 13 cantons contre 12)
- 5 juillet 1908 : Interdiction de l'absinthe (241 078 oui contre 138 669 non et 23 cantons contre 2)
- 13 octobre 1918 : Élection proportionnelle du Conseil national (299 550 oui contre 149 035 non et 22 cantons contre 3)
- 21 mars 1920 : Interdiction des maisons de jeu (271 947 oui contre 241 441 non et 13 cantons contre 12)
- 30 janvier 1921 : Référendum facultatif en matière de traités internationaux (398 538 oui contre 160 004 non et 23 cantons contre 2)
- 2 décembre 1928 : Maintien des kursaals (296 395 oui contre 274 528 non et 16 cantons contre 9)
- 11 septembre 1949 : Retour à la démocratie directe (clause d'urgence) (280 755 oui contre 272 599 non et 14 cantons contre 11)
- 28 novembre 1982 : Tendant à empêcher des abus dans la formation des prix (730 938 oui contre 530 498 non et 18 cantons contre 8)
- 6 décembre 1987 : Initiative de Rothenthurm (protection des marais) (1 153 448 oui contre 843 555 non et 23 cantons contre 3)
- 23 septembre 1990 : Halte à la construction de centrales nucléaires (946 077 oui contre 789 209 non et 22 cantons contre 3)
- 26 septembre 1993 : Pour un jour de la fête nationale férié (1 492 285 oui contre 289 122 non et 26 cantons contre 0)
- 20 février 1994 : Protection des régions alpines contre le trafic de transit (954 491 oui contre 884 362 non et 19 cantons contre 7)
- 3 mars 2002 Adhésion de la Suisse à l'Organisation des Nations unies (1 489 110 oui contre 1 237 629 non et 13 cantons contre 13 [11 + 2 ½ contre 9 et 4 ½)
- 8 février 2004 : Internement à vie pour les délinquants sexuels ou violents jugés très dangereux et non amendables (1 198 867 oui contre 934 569 non et 24 cantons contre 2)
- 27 novembre 2005 : Pour des aliments produits sans manipulations génétiques (1 125 357 oui contre 896 372 non et 26 cantons contre 0)

Dernières votations


- 5 juin 2005 (participation de 56,5%) :
  - L'arrêté fédéral portant approbation et mise en œuvre des accords bilatéraux d'association à l'Espace Schengen et à l'Espace Dublin est accepté par 54,6% des voix. Les principales forces politiques du pays, à l'exception notable de l'UDC et des milieux nationalistes, soutenaient ce projet. La Suisse romande l'approuve nettement tout comme les cantons alémaniques de Bâle-Ville, Berne, Soleure, Zoug et Zurich.
  - La loi fédérale sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe, qui prévoit la création d'un PACS fédéral offrant aux couples homosexuels des droits relativement similaires à ceux accordés aux couples mariés, est acceptée par 58% des voix. Les milieux de la droite conservatrice, tels que l'UDC, l'Union démocratique fédérale et les Démocrates suisses (DS) constituaient les seules forces politiques à s'opposer à cette loi. Certains cantons catholiques ont cependant refusé le projet comme le Valais et le Jura.
- 25 septembre 2005 (participation de 53,8%) : L'arrêté fédéral relatif à l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes aux nouveaux états membres de l'UE et à la révision des mesures d'accompagnement liées à cette extension est accepté par 56% des voix. Les principales forces politiques du pays, à l'exception des DS, d'une partie de l'UDC, de l'Alliance de gauche et du Mouvement pour le socialisme, soutenaient ce projet. La Suisse centrale et le Tessin ont cependant refusé le projet.
- 27 novembre 2005 (participation de 41,8%) :
  - L'initiative populaire pour des aliments produits sans manipulations génétiques est acceptée par 55,7% des voix et la totalité des 26 cantons. Les paysans, les partis de gauche et les associations de consommateurs soutenaient ce projet. C'est la 15 fois en 114 ans qu'une initiative populaire est acceptée par le peuple et la seconde fois que la totalité des cantons s'y rallient.
  - La modification de la loi sur le travail, qui prévoit l'ouverture dominicale de l'ensemble des commerces des principales gares et des aéroports du pays, est acceptée par 50,6% des voix. Les syndicalistes et les partis de gauche constituaient les principales forces politiques à s'opposer à cette loi. Ce sont les cantons urbains (Genève, Zurich, Bâle, Berne et Argovie) qui réussissent à faire pencher la balance en faveur de la loi.

Cantons

Argovie Article détaillé : Cantons suisses La Suisse est constituée de 26 cantons, souverains selon leurs constitutions respectives (6 de ces cantons étaient auparavant considérés comme des demi-cantons et ne possèdent, encore aujourd'hui, qu'une voix chacun au lieu de deux au Conseil des États et lors des votations fédérales). La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons est formalisée dans la constitution fédérale. Celle-ci précise les limites de la souveraineté des cantons. Certaines compétences sont attribuées explicitement aux cantons ou à la Confédération. Ce qui n'est pas explicitement délégué à la Confédération est du ressort des cantons. Les cantons possèdent un gouvernement (appelé Conseil d'État) et un parlement (appelé Grand Conseil). Seule exception, le canton du Jura, le dernier à rejoindre la Confédération helvétique et entré en souveraineté en 1979, a lui conservé les appellations classiques gouvernement et parlement pour les organes exécutif et législatif. Les cantons suisses disposent par ailleurs d'un pouvoir judiciaire. La superficie des cantons varie entre 37 et 7 105 km² et leur population de 15 000 à 1 261 000 habitants (2004).

Géographie

Article détaillé : Géographie de la Suisse Villes principales : Zurich, Genève, Bâle, Berne, Lausanne Communes politiques : 2880 (2001) Voir aussi : Villes de Suisse ~ Liste des cours d'eau de Suisse ~ Liste des lacs de Suisse

Économie

Article détaillé : Économie de la Suisse Malgré l'absence de ressources naturelles, l’économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées du monde. Orienté vers les services, comme les banques et les assurances, et la mécanique de précision, le pays produit surtout des biens à forte valeur ajoutée. Le niveau de vie est l'un des plus élevés d'Europe. De plus, sa stabilité et sa neutralité ont attiré bon nombre de capitaux étrangers et d'organisations internationales comme l'ONU. Après plusieurs années de croissance nulle ou faible, une reprise s'est fait ressentir en 2004 avec une hausse de 1,7% et un PIB dépassant les 435 milliards de francs suisses. Le taux de chômage reste particulièrement bas (environ 3.5% en juillet 2005) et l'inflation relativement faible.

Population

inflation Article détaillé : Population de la Suisse La Suisse est à la croisée de plusieurs grands pays européens qui ont influencé ses langues et sa(ses) culture(s). La Suisse a quatre langues officielles : l'allemand (64 % ; blanc) au nord et au centre, le français (19 % ; bleu) à l'ouest, l'italien (8 % ; rouge) au sud, et enfin le romanche qui est une langue romane parlée par une petite minorité (moins de 1 % ; vert) dans le sud-est du canton des Grisons. L'allemand est la langue la plus répandue. 17 cantons sur 26 sont unilingues allemands. La population germanophone parle généralement l'un des nombreux dialectes suisses allemands ou Schwyzerdütsch, lesquels jouissent d'une grande valorisation sociale, y compris dans les centres urbains. L'usage de l'allemand standard – Hochdeutsch ou « bon allemand » – est limité aux situations les plus formelles. Dans le milieu scolaire, afin d'élever le niveau d'allemand des élèves qui généralement préfèrent parler le dialecte, plusieurs cantons alémaniques (dont Zurich, Schwytz, Uri et Zoug) ont imposé l'usage systématique du Hochdeutsch, et les professeurs sont tenus de s'exprimer exclusivement dans cette langue. Le français est parlé dans l'ouest du pays, région généralement appelée Suisse romande. Quatre cantons sont unilingues français (Genève, Jura, Neuchâtel et Vaud), trois sont officiellement bilingues français-allemand : Fribourg, Valais et Berne. Les dialectes (en majorité francoprovençaux, sauf dans le canton du Jura qui appartient à l'aire de la langue d'oïl) sont encore pratiqués localement, notamment en Valais et dans le canton de Fribourg, mais ils ont presque disparu dans l'usage quotidien. Quant à l'italien, il est parlé dans le canton du Tessin (Ticino en italien) et quelques vallées méridionales des Grisons. L'usage du dialecte tessinois, apparenté aux parlers lombards, y demeure très vivant. La plupart des Suisses parlent plus d'une langue, et les résidents et travailleurs étrangers représentent environ 20% de la population. Le romanche n'a pas le même statut que l'allemand, le français et l'italien. Selon l'[http://www.admin.ch/ch/f/rs/101/a70.html alinéa 1 de l'article 70] de la constitution fédérale, les langues officielles de la Confédération sont l'allemand, le français et l'italien. Le romanche est aussi langue officielle pour les rapports que la Confédération entretient avec les personnes de langue romanche. L'anglais est parfois utilisé dans le monde du travail, y compris par l'administration. Il n'a pourtant aucune reconnaissance officielle. Enfin le latin sert parfois lorsqu'il faut désigner dans une seule langue des institutions suisses : Confoederatio helvetica (CH), Pro Helvetia, Pro Natura, Pro Infirmis, etc. La majorité des formations supérieures ne sont enseignées que dans deux langues (allemand et français), dans une seule (allemand pour la formation de vétérinaire) ou encore ont lieu dans plusieurs langues mélangées : professeurs et étudiants parlent leur langue maternelle (diplôme d'expert en assurances de pensions).

Culture

Article détaillé : Culture de la Suisse Voir aussi : Liste de Suisses célèbres ~ Liste des Expositions nationales suisses

Fêtes et jours fériés

Seule la Fête nationale, le est ancrée dans la constitution. Chaque canton est libre de fixer jusqu'à 8 jours fériés dans l'année. 21 cantons utilisent intégralement cette possibilité. Légalement, les jours fériés sont assimilés à des dimanches et ont donc les mêmes restrictions que ceux-ci en matière d'ouverture des magasins et des entreprises et de trafic routier. Les jours fériés varient donc beaucoup d'un canton à l'autre. Seuls Noël, le Nouvel-An et le 1 août sont communs à tous, les autres fêtes (vendredi et lundi de Pâques, Ascension, lundi de Pentecôte et Fête Dieu, Assomption et Toussaint, Jeûne Fédéral ou Jeûne Genevois) étant reconnues par les cantons selon leur tradition, principalement religieuse catholique ou protestante. À côté des jours fériés, il y a également des jours chômés. Ces jours-là, non assimilés à des dimanches, de nombreuses entreprises et administrations sont néanmoins fermées dans le canton concerné. ! Date !! Nom !! !! |- | || Nouvel An || Tous || |- | 2 janvier || Berchtoldtag || Berne, Jura, Argovie, Zoug, Neuchâtel (seulement si le 1 est un dimanche) || Jura, Vaud, Fribourg, Neuchâtel, Argovie, Glaris, Lucerne, Obwald, Schwytz, Soleure, Zurich |- | 6 janvier ||Épiphanie || Schwytz, Tessin, Uri || |- | || Indépendance || Neuchâtel || |- | 19 mars || Saint-Joseph || Tessin, Valais, Lucerne (demi-jour), Nidwald, Schwytz, Uri || |- | || Fahrtsfest || Glaris || |- | mobile || Vendredi saint || Tous sauf Tessin et Valais || |- | mobile || Lundi de Pâques || Genève, Jura, Tessin, Vaud, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich || Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug |- | mobile || Ascension || Tous || |- | mobile || Lundi de Pentecôte || Berne, Genève, Jura, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures , Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich || Fribourg, Vaud, Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug |- | || Fête du Travail || Jura, Tessin, Bâle ville, Bâle compagne, Schaffhouse, Soleure , Uri, Zurich || |- | 23 juin || Commémoration du plébiscite || Jura || |- | mobile || Fête-Dieu || Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug || |- | 29 juin || St-Pierre et Paul || Tessin || |- | || Fête nationale || Tous (fédéral) || |- | 15 août || Assomption || Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug || |- | jeudi suivant le 1 dimanche de septembre | Jeûne genevois || Genève || |- | lundi suivant le 3 dimanche de septembre || Lundi du jeûne fédéral || Vaud || Neuchâtel |- | 25 septembre || Fête de St-Nicolas-de-Flüe || Obwald || |- | || Toussaint || Fribourg, Jura, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Glaris, Obwald, Nidwald, Saint-Gall, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug || |- | 8 décembre || Immaculée Conception || Fribourg, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Lucerne, Obwald, Nidwald, Schwytz, Uri, Zoug || |- | 12 décembre || L'Escalade || Genève || |- | 25 décembre || Noël || Tous || |- | 26 décembre || Saint-Etienne || Berne, Neuchâtel (seulement si le 25 est un dimanche), Tessin, Argovie, Zurich, Lucerne, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri || Fribourg, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug |- | 31 décembre || Restauration de la République || Genève || |{{{{{{{{

Cantons suisses

Les 26 cantons suisses sont les États de la Confédération suisse. Confédération suisse Les 26 cantons ont chacun leur propre constitution, parlement, gouvernement et tribunaux. 6 d'entre eux étaient considérés jusqu'il y a peu comme des demi-cantons formant à deux un seul canton (Bâle, Appenzell et Unterwald). La géographie séparait Nidwald (le Bas) et Obwald (le Haut), la religion séparait les deux Appenzell (catholique pour les Rhodes-Intérieures et protestante pour les Rhodes-Extérieures) et la situation économique distinguait les deux parties de Bâle : Bâle-Ville et Bâle-Campagne. La constitution du 18 avril 1999 a supprimé la notion de demi-canton bien que ces derniers ne disposent toujours que d'un siège au lieu de deux au Conseil des États et qu'ils ne comptent que pour moitié lors des votations fédérales. ! Abr ! Canton ! Depuis ! Chef-lieu ! Population1 ! Surface
[km²] ! Densité
[hab./km²] ! Nombre de communes1 ! Langues officielles |----- ! ZH |20px Zurich (Zürich) || 1351 | Zurich | align="right" | 1 228 600 || align="right" | 1 729 | align="right" | 701 || align="right" | 171 || allemand |----- ! BE |20px Berne (Bern) || 1353 | Berne | align="right" | 947 100 || align="right" | 5 959 | align="right" | 158 | align="right" | 399 || allemand, français |----- ! LU |20px Lucerne (Luzern) || 1332 | Lucerne | align="right" | 350 600 || align="right" | 1 493 | align="right" | 233 || align="right" | 107 || allemand |----- ! UR |20px Uri || 1291 || Altdorf | align="right" | 35 000 || align="right" | 1 077 | align="right" | 33 || align="right" | 20 || allemand |----- ! SZ |20px Schwytz (Schwyz) || 1291 | Schwytz | align="right" | 131 400 || align="right" | 908 | align="right" | 143 || align="right" | 30 || allemand |----- ! OW |20px Obwald (Obwalden) || 1291 || Sarnen | align="right" | 32 700 || align="right" | 491 | align="right" | 66 || align="right" | 7 || allemand |----- ! NW |20px Nidwald (Nidwalden) || 1291 || Stans | align="right" | 38 600 || align="right" | 276 | align="right" | 138 || align="right" | 11 || allemand |----- ! GL |20px Glaris (Glarus) || 1352 | Glaris | align="right" | 38 300 || align="right" | 685 | align="right" | 51 || align="right" | 28 || allemand |----- ! ZG |20px Zoug (Zug) || 1352 || Zoug | align="right" | 100 900 || align="right" | 239 | align="right" | 416 || align="right" | 11 || allemand |----- ! FR |20px Fribourg (Freiburg) || 1481 | Fribourg | align="right" | 239 100 || align="right" | 1 671 | align="right" | 141 | align="right" | 242 || français, allemand |----- ! SO |20px Soleure (Solothurn) || 1481 | Soleure | align="right" | 245 500 || align="right" | 791 | align="right" | 308 || align="right" | 126 || allemand |----- ! BS |20px Bâle-Ville (Baselstadt) || 1501 || Bâle | align="right" | 186 700 || align="right" | 37 | align="right" | 5 072 || align="right" | 3 || allemand |----- ! BL |20px Bâle-Campagne (Baselland) || 1501 || Liestal | align="right" | 261 400 || align="right" | 518 | align="right" | 502 || align="right" | 86 || allemand |----- ! SH |20px Schaffhouse (Schaffhausen) | 1501 || Schaffhouse | align="right" | 73 400 | align="right" | 298 || align="right" | 246 | align="right" | 34 || allemand |----- ! AR |20px Appenzell Rhodes-Extérieures (Appenzell Ausserrhoden) || 1513 | Herisau2 | align="right" | 53 200 || align="right" | 243 | align="right" | 220 || align="right" | 20 || allemand |----- ! AI |20px Appenzell Rhodes-Intérieures (Appenzell Innerrhoden) || 1513 | Appenzell | align="right" | 15 000 || align="right" | 173 | align="right" | 87 || align="right" | 6 || allemand |----- ! SG |20px Saint-Gall (Sankt Gallen) | 1803 || Saint-Gall | align="right" | 452 600 | align="right" | 2 026 || align="right" | 222 | align="right" | 90 || allemand |----- ! GR |20px Grisons (Graubünden, Grigioni, Grischun) || 1803 | Coire | align="right" | 185 700 || align="right" | 7 105 | align="right" | 26 || align="right" | 211 | allemand, romanche, italien |----- ! AG |20px Argovie (Aargau) || 1803 || Aarau | align="right" | 550 900 || align="right" | 1 404 | align="right" | 388 || align="right" | 232 || allemand |----- ! TG |20px Thurgovie (Thurgau) || 1803 || Frauenfeld | align="right" | 228 200 || align="right" | 991 | align="right" | 229 || align="right" | 80 || allemand |----- ! TI |20px Tessin (Ticino) || 1803 || Bellinzone | align="right" | 311 900 || align="right" | 2 812 | align="right" | 110 || align="right" | 244 || italien |----- ! VD |20px Vaud || 1803 || Lausanne | align="right" | 626 200 || align="right" | 3 212 | align="right" | 188 || align="right" | 382 || français |----- ! VS |20px Valais || 1815 || Sion | align="right" | 278 200 || align="right" | 5 224 | align="right" | 53 | align="right" | 160 || français, allemand |----- ! NE |20px Neuchâtel || 1815 || Neuchâtel | align="right" | 166 500 || align="right" | 803 | align="right" | 206 || align="right" | 62 || français |----- ! GE |20px Genève || 1815 | Genève | align="right" | 414 300 || align="right" | 282 | align="right" | 1,442 || align="right" | 45 || français |----- ! JU |20px Jura || 1979 || Delémont | align="right" | 69 100 || align="right" | 838 | align="right" | 82 || align="right" | 83 || français |----- bgcolor="#DCDCDC" ! CH | Suisse (Schweiz, Svizzera, Svizra) || 1291 || Berne | align="right" | 7 261 200 || align="right" | 41 285 | align="right" | 174 || align="right" | 2 889 | allemand, français, italien, romanche |{

Canton de Neuchâtel

Le canton de Neuchâtel est un canton suisse, situé en Suisse romande.

Histoire

Les hommes ont peuplé la région depuis la plus haute antiquité déjà, mais, fait marquant, entre -3800 et -3500 les terres neuchâteloises sont l'origine de la civilisation de Cortaillod dont les hommes commençaient à construire des villages, cultiver des céréales et façonner des poteries. Les découvertes archéologiques exceptionnelles faites lors de la correction des eaux du Jura (1874-1881) sur le site de La Tène (commune de Marin-Epagnier) ont donné au second âge du fer le nom de La Tène (de -500 à -50). Témoin que l'endroit devait être un important péage sur la route entre le Rhône et le Rhin. Jusqu'à l'an mil, on a peu de matériel concernant la région en particulier. On sait qu'en 998 les moines de Cluny fondent l'abbaye de Bevaix. Ces années voient aussi la création de la ville de Neuchâtel. En 1011, première apparition écrite du nom de Neuchâtel dans un acte de donation de Rodolphe III de Bourgogne à sa femme Irmengarde. Le territoire cantonal se retrouva vassal des Bourguignons, puis aussi Combourgeois avec les cantons lémaniques ou encore sous la coupe du Saint-Empire Germanique. Dès 1531, Guillaume Farel distilla la réforme dans le canton. Avec la révocation de l'édit de Nantes, Neuchâtel vit affluer nombre de huguenots. D'autre part le haut du canton commença à se peupler. Les régnants de l'époque, les Orléans-Longueville, notamment Henri II, portèrent beaucoup d'attention à ce coin de pays. Lors du décès en 1707 de Marie de Nemours, les Neuchâtelois se sont choisi comme suzerain le roi de Prusse, l'éloignement géographique leur permettait d'être plus tranquilles... En 1806, Napoléon, après avoir obtenu Neuchâtel par un échange avec le roi de Prusse, remet la principauté au maréchal Louis-Alexandre_Berthier. En 1814, le roi de Prusse reprend officiellement possession de la principauté. Neuchâtel est reçu dans la Confédération suisse, avec pleine égalité de droits. Durant un siècle le futur canton se développa économiquement, avec l'essor de l'horlogerie et la création de nombreuses manufactures textiles (les indiennes). La Société Typographique Neuchâteloise a durant cette période édité de nombreux livres interdits en France. La principauté de Neuchâtel adhère au pacte fédéral en 1815 et l'acte final du Congrès de Vienne reconnaît au roi de Prusse la qualité de prince de Neuchâtel, et à Neuchâtel, le statut de canton suisse. Mais ce n'est qu'avec la révolution du 1 mars 1848 que le canton s'intègre pleinement à la Suisse moderne et rompt les liens avec la monarchie prussienne. À cette date le canton devient république. La République est proclamée le 2 mars. Malgré l'épisode de l'Affaire de Neuchâtel en 1856, l'histoire neuchâteloise se confond ensuite avec celle de la Suisse.

Géographie

Le territoire neuchâtelois est assez nettement divisé en deux. Il y a le Haut, un haut plateau à environ 1000 mètres d'altitude où les deux villes horlogères du Locle et de La Chaux-de-Fonds jouxtent la frontière française. Et le Bas qui s'étend sur une grande partie du littoral nord du lac de Neuchâtel jusqu'au chef-lieu et ensuite jusqu'à la limite du lac de Bienne. Entre les deux, le tunnel de la Vue-des-Alpes rapproche ces deux populations depuis 1995 en passant au cœur du massif du Jura. Deux vallons hésitent entre l'appartenance au Haut ou au Bas, le Val-de-Ruz et le Val-de-Travers. Le point culminant du canton est sur l'arête sud-ouest du Chasseral à 1552 m.

Districts

Chasseral Le canton est divisé en six districts qui forment les quatre régions du canton:
- District de Neuchâtel, Région Le Littoral
- District de Boudry, Région Le Littoral
- District du Val-de-Ruz, Région Val-de-Ruz
- District du Val-de-Travers, Région Val-de-Travers
- District de La Chaux-de-Fonds, Région Montagnes Neuchâteloises
- District du Locle, Région Montagnes Neuchâteloises

Communes

Le canton compte statistiquement trois villes:
- La Chaux-de-Fonds, 37'287 habitants (2004)
- Neuchâtel, 31'872 habitants (2004)
- Le Locle, 10'351 habitants (2004) Voir la liste des communes du canton de Neuchâtel

Liens externes


- [http://www.ne.ch/ Site offciel du canton de Neuchâtel]
- [http://www.ne.ch/sitn Cartes du canton]
- [http://www.neuch.ch Portail du canton] Catégorie:Canton de Neuchâtel als:Kanton Neuenburg

Communes de Suisse

Le système des communes en Suisse (en allemand Gemeinde, en italien comune) est généralement très compliqué. Il est possible de trouver sur le même territoire, une commune politique, une commune bourgeoise, ou même une commune ecclésiastique. Chaque citoyen suisse fait d'abord partie d'une commune, où ils forment l'assemblée de commune, qui leur donne le droit de cité du canton où elle se trouve. Chaque canton et chaque commune possède ses propres armoiries. Il y a en Suisse 2 758 communes (en 2005). Les communes les plus peuplées sont les villes de Zurich, Genève, Bâle, Berne et Lausanne avec plus de 100 000 habitants. Winterthur, Saint-Gall et Lucerne ont plus de 50 000 habitants. 111 communes de plus de 10 000 habitants qui sont appelé des villes. La plus petite commune est Corippo avec 17 habitants en 2004. Les grandes communes sont dotées d'un Parlement communal et d'un gouvernement communal dont les noms varient tandis que les plus petites ont une assemblée de tous les électeurs et un gouvernement communal.

Voir aussi


- Liste des communes de Suisse
-


District

Canada

Dans les Territoires du Nord-Ouest les districts étaient une division territoriale du territoire, ils ont disparu lors de la formation du Nunavut. En Ontario un district est un territoire entre la province et les municipalités dans le nord de la province. En Colombie-Britannique un district est en fait une division sur 2 niveaux :
- un district régional (en:regional district) est une agglomération de municipalités de la province,
- un district (en:district ou district municipality) est l'une des quatre dénominations municipales de la province.

France

XVIII siècle: En France, les districts ont d'abord été le premier niveau de subdivision des départements, de 1790 à 1800. Ils ont été remplacés par les arrondissements. XX siècle: Le district est ensuite l'ancienne forme d'intercommunalité ou coopération intercommunale. Regroupant plusieurs communes, en général d'un même canton, voire de tout un canton, le district a disparu en évoluant vers la communauté de communes ou communauté d'agglomération à la suite de la loi 99-586 du 12 juillet 1999 [http://www.adminet.com/jo/19990713/INTX9800135L.html], dite Chevènement, relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale.

Japon

Au Japon le district (郡)est la division du territoire intermédiaire entre la préfecture et la municipalité.

Luxembourg

Au Luxembourg, cette subdivision administrative regroupant les cantons a été maintenue.

Suisse

En Suisse, les districts sont une subdivision des cantons regroupant les communes. Il n'y en a pas dans tous les cantons car selon la Constitution tous les cantons sont souverains.
Voir districts suisses.

Autres pays

Dans certains pays, le district fédéral est un territoire qui abrite la capitale fédérale. Géré directement par le gouvernement fédéral, il n'a pas le statut d'État fédéré. Voir :
- Washington, DC pour les États-Unis
- District fédéral (Brésil) pour le Brésil
- District fédéral (Mexique) pour le Mexique
- District fédéral (Venezuela) pour le Venezuela Catégorie:Division administrative

Canton de Lucerne

Le canton de Lucerne (en allemand Kanton Luzern) est un canton suisse.

Histoire

Géographie

Liens externes


- http://www.lu.ch/
-
als:Kanton Luzern

Grisons

Les Grisons (en allemand Graubünden, en romanche Grischun, en italien Grigioni) sont un canton suisse.

Histoire

Occupé très tôt par les Rhètes le canton fut annexé en 15 av. J.C. par l'Empire Romain et Coire fut le premier évéché fondé dans le nord des Alpes. Il est rattaché en 536 au royaume des Francs puis plus tard au Saint Empire Romain. Les Walser immigrent de l'Ouest au 13ème Siècle et s'installent sur les plateaux d'Alpage pendant que la germanisation se répand progressivement du nord dans la région de Coire, d'où l'origine des 2 dialectes cantonnaux -le suisse allemand et le romanche- qui appartiennent à des groupes linguistiques très différents. A la fin du Moyen-Age se forment plusieurs ligues qui combattent les influences extérieures constituant ainsi un Etat fédéral dont les membres souverains sont les communes juridictionnelles (ce sont aujourd'hui les communes et les districts qui les remplacent) . En 1498 est formée la première Ligue fédérale (Bündnis) . A l'époque de la Réforme plus de la moitié des communes (dont la ville de Coire) adhèrent au mouvement réformiste. La bible traduite est le premier livre en rhéto-roman. Durant la Guerre de Trente Ans le peuple s'oppose sur la prise de parti pour l'Autriche ou la France menaçant ainsi l'unicité du pays. Le Pasteur et commandant militaire Jürg Jenatsch est considéré comme le pacificateur des Grisons qui sont ensuite intégrés en 1798 avec la région sattelite française à la République Hélvétique et reconnus comme canton indépendant de l'actuelle Conféfération Helvétique en 1803. La Constitution cantonale transférant la souveraineté des communes juridictionnelles au peuple date de 1854. Une constitution de 1892 remplaçait le scrutin majoritaire par le scrutin proportionnel auprès du Sénat fédéral mais elle a été abrogée par une constitution récente de 2003.

Géographie

Districts

Le canton des Grisons est divisé en 11 districts :
- District d'Albula
- District de Bernina
- District de Hinterrhein
- District d'Imboden
- District d'Inn
- District de Landquart
- District de Maloja
- District de Moesa
- District de Plessur
- District de Prättigau/Davos
- District de Surselva

Communes

Liste des communes du canton des Grisons

Divers

C'est dans le canton des Grisons et lui seul qu'est parlé le romanche, quatrième langue officielle de la Suisse. On y parle aussi l'allemand et l'italien (dans les vallées méridionales) ; ainsi, c'est le seul canton suisse trilingue.

Liens externes


- http://www.gr.ch/ Catégorie:Canton des Grisons als:Kanton Graubünden

URI

Un URI, de l'anglais Uniform Resource Identifier, soit littéralement identifiant uniforme de ressource, est un protocole mis en place pour le World Wide Web qui normalise la syntaxe de courtes chaînes de caractères désignant un nom ou une adresse d'une ressource, physique ou abstraite. L'IETF l'a d'abord défini dans la RFC 2396 en se basant sur des propositions de Tim Berners-Lee. Mise à jour par la RFC 2732 puis révisée de nombreuses fois sous le titre rfc2396bis, la RFC 3986 définit l'URI en janvier 2005. Le sigle URI est généralement utilisé pour désigner une telle chaîne de caractères. Par exemple urn:ietf:rfc:2396 est un URI identifiant le RFC 2396. Les URI sont la technologie de base du World Wide Web car tous les hyperliens du Web sont exprimés sous forme d'URI. Les exemples suivants illustrent les URI d'usage courant :
- ftp://ftp.is.co.za/rfc/rfc1808.txt : schéma ftp pour le service FTP
- gopher://spinaltap.micro.umn.edu/00/Weather/California/Los%20Angeles : schéma gopher pour les services Gopher et Gopher+
- http://www.math.uio.no/faq/compression-faq/part1.html : schéma http pour le service HTTP
- mailto:mduerst@ifi.unizh.ch : schéma mailto pour les adresses électroniques
- news:comp.infosystems.www.servers.unix : schéma news pour les newsgroups Usenet
- telnet://melvyl.ucop.edu/ : schéma telnet pour les services interactifs via le protocole telnet

Voir aussi

Liens internes

URL ~ URN ~ IETF ~ World Wide Web ~ Internet

Liens externes


- [http://www.w3.org/Addressing/ Définition officielle du W3C]
- [http://www.ietf.org/rfc/rfc2396.txt RFC décrivant la syntaxe générique des URI] Catégorie:World Wide Web ko:URI ja:Uniform Resource Identifier

Nidwald

Nidwald (en allemand Kanton Nidwalden) est un demi-canton suisse.

Histoire

Le canton de Nidwald forme avec le demi-canton d'Obwald, le canton historique d'Unterwald et est à ce titre, un des cantons fondateurs de la Confédération en 1291 avec les cantons de Schwytz et d'Uri.

Géographie

Nidwald se trouve au centre de la Suisse. Au nord du canton se trouve le lac des Quatre-Cantons.
Le canton est composé de onze communes et n'est pas divisé en districts. Voir aussi les communes du canton de Nidwald.

Liens externes


- http://www.nw.ch/
-
als:Kanton Nidwalden

Glaris (canton)

Le canton de Glaris (en allemand Kanton Glarus) est un canton suisse.

Histoire

Géographie

Le canton de Glaris est dominé par la vallée de la Linth. La majeure partie du secteur est montagneuse. Le point culminant du canton le Tödi avec un sommet siuté à 3614m.

Organisation politique

Glaris est l'un des deux cantons suisses à maintenir la Landsgemeinde, réunion annuelle des membres de l'assemblée primaire des citoyens afin de voter les modifications de lois proposées par le Conseil d'État et les différentes commissions.

Communes

Le canton de Glaris ne compte pas de Ville (1000 habitants minimum) et n'est pas divisé en districts. Liste des communes du canton de Glaris

Liens externes


- http://www.gl.ch/
-
als:Kanton Glarus

Zoug (canton)


-
Le canton de Zoug (en allemand Kanton Zug) est un canton suisse.

Histoire

Géographie

Communes

Liste des communes du canton de Zoug

Liens externes


- http://www.zg.ch/ als:Kanton Zug

Canton de Genève

Le canton de Genève est un canton suisse de superficie modeste mais densément peuplé.

Histoire

Les premières traces d'occupation humaine du site de Genève remontent à 3000 av. J.-C. environ. Elles ont été découvertes sur les rives du lac Léman. La colline de la vieille-ville n'est habitée qu'en 1000 av. J.-C.. Plus tard, Rome fait la conquête de Genève, alors tenue par une peuplade celte. En 58 av. J.-C., Jules César la défend contre une incursion des Helvètes. Vers 400, elle est érigée en évêché. En 443, une tribu germanique, les Burgondes, se fixe dans la région. En 535, celle-ci est occupée par les Francs : Genève est incorporée à la monarchie mérovingienne, puis à l'Empire carolingien. La désagrégation de ce dernier, au , voit naître le second royaume de Bourgogne, auquel Genève appartient. En 1032, cet État passe aux empereurs germaniques. En droit, Genève dépend désormais de l'Empire. En fait, depuis le jusqu'à la Réforme, elle est gouvernée par ses évêques devenus seigneurs de la ville. Pendant le Moyen Âge, Genève reste une localité secondaire jusqu'à ce que ses foires, qui atteignent leur plus grand essor au , lui donnent, pour la première fois, une aura internationale. Cependant, son indépendance est menacée par les États de Savoie, dont les princes s'efforceront, du au , avec l'appui des Mammelus de s'emparer de la ville, sans y parvenir. Au moment du plus grave danger, dans le premier tiers du , l'appui des Eidguenots, partisans des cantons suisses de Fribourg et de Berne préserve l'autonomie de la cité. La Réforme triomphe en 1535. Politiquement, la cité est dès lors une république. Jean Calvin s'y installe en 1536 mais en est chassé en 1538 en raison de son intolérance, puis est rappelé en 1541. Il y restera jusqu'à sa mort en 1564. Dès 1550, une foule de protestants, en particulier français et italiens persécutés dans leur pays, y trouvent asile. Sous l'égide de Calvin et de Théodore de Bèze, ils procurent à leur nouveau foyer un grand rayonnement religieux et intellectuel. Les réfugiés aident aussi à redresser l'économie qui se trouve en récession depuis le déclin des foires à la fin du . Dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602, le duc de Savoie tente une attaque nocturne contre Genève, mais cette tentative échoue. La défaite savoyarde est commémorée chaque année lors de la fête de l'Escalade. Après la révocation de l'Édit de Nantes en 1685, les mesures prises par Louis XIV contre le protestantisme en France font affluer une deuxième grande vague de réfugiés. Le est une époque de grande prospérité. Les industries genevoises, le commerce et la banque sont florissants. Mais la cité est déchirée par des troubles civils. La révolution genevoise de 1792 détruit le gouvernement aristocratique de l'Ancien Régime et proclame l'égalité politique. En 1798, Genève est annexée par la France et intégrée au département du Léman. La défaite des armées napoléoniennes lui rend sa liberté en 1813. Les magistrats de la République demandent son entrée dans la Confédération suisse, obtenue définitivement en 1815 au Congrès de Vienne avec dix kilomètres carrés gagnés sur la France entre Versoix et Bossey et vingt-quatre communes gagnées sur la Savoie. En 1846, une révolution dirigée par James Fazy renverse le gouvernement de la Restauration et établit la constitution qui régit encore le canton. Au cours du et au début du , Genève accueille de nombreux réfugiés politiques. Suivant les idées du Genevois Henri Dunant, le Comité international de la Croix-Rouge est créé en 1864, première des institutions internationales que la ville va abriter. La mission internationale de Genève s'affirme après la Première Guerre mondiale, lorsqu'elle est choisie comme siège de la Société des Nations, ancêtre de l'Organisation des Nations unies.

Géographie

Organisation des Nations unies] Situé à l'extrémité occidentale de la Suisse, au bout du lac Léman, ce canton partage plus de 90% de ses frontières avec la France. Il est entouré du département de l'Ain à l'ouest, de la Haute-Savoie à l'est et du canton de Vaud au nord. On donne le nom de cuvette genevoise à cette région ciselée en trois cadrans par le lac Léman dont les pierres du Niton servent à mesurer l’altitude (373,6 mètres), le Rhône, et l’Arve provenant du massif du Mont-Blanc via la vallée Blanche. Elle est ceinturée, sur territoire français, par le massif du Jura au nord-ouest dont le point culminant s'établit au Crêt de la Neige à 1720 mètres, là où le point le plus élevé du canton se situe aux environs de 513 mètres sur la commune de JussyMonniaz), le Vuache à l'est, ainsi que le Mont-de-Sion au sud, décrit par César dans la guerre des Gaules comme le seul passage franchissable pour les convois de chars désirant quitter Genava en direction de la Narbonnaise. Le Salève, au sud-est, est situé en France mais on le surnomme la montagne des Genevois de par sa grande facilité d’accès (téléphérique) mais aussi grâce à sa situation privilégiée de surplomb au-dessus du canton et du lac, qui offre une vue pour le moins spectaculaire. Par temps clair, on bénéficie d'un panorama allant du Fort-de-l’Écluse, passage du Rhône creusé lors de la dernière glaciation par son glacier que l’on estimait s’étendre jusqu’aux alentours de Lyon et qui façonna les reliefs vallonnés et caillouteux de la plaine, jusqu’à Nyon dans le canton de Vaud. La caractéristique principale du canton consiste en ce mélange très homogène entre d'un côté une ville moyenne par sa taille, mais grande par son rayonnement international aidé en cela par son aéroport créé en 1923 (8 millions de passagers en 2004) et de l'autre par une campagne encore bien conservée, située au maximum à environ 15 kilomètres du centre-ville : Le Mandement, au nord-ouest du canton, est une partie vallonnée qui a été notamment creusée par l’Allondon, un affluent du Rhône prenant sa source au pied du Jura et qui regroupe les communes viticoles de Dardagny, Russin, et Satigny. Le barrage de Verbois construit sur le Rhône fournit une bonne partie de l’énergie genevoise et relie le Mandement à la région de la Champagne, sur la rive gauche, entre les communes de Russin et Aire-la-Ville. À noter que se trouve dans la Champagne la commune de Chancy qui détient la palme de la commune la plus occidentale de la Suisse. C’est à Bernex, la bourgade principale, que se trouve le lieu-dit du Signal, le deuxième point le plus haut du canton avec 509,9 mètres, sur lequel on allumait jadis un feu d’alarme destiné à être vu par le plus grand nombre et que l’on relayait de sommets en monticules bien avant l’avènement d’Internet ou du Natel. Bernex regroupe sous son administration les villages de Lully et Sézenove, et est en passe de devenir une ville avoisinant les 10 000 habitants. On trouve encore dans cette région de petits villages au cachet très typique comme ceux qui ont été cédés par le duché de Savoie en 1815 lors de l’entrée de Genève dans la Confédération tels Sézegnin, Athenaz, Avusy, Laconnex ou encore Soral, et ceux qui ont été cédés par la Sardaigne comme Cartigny ou Avully. La plus grande partie de la frontière entre la Champagne et la France est délimitée par l'Aire, petit affluent du Rhône qui passe à proximité de Soral et Sézegnin. La région comporte principalement des exploitations agricoles mais aussi viticoles et fournit, de par les couches de sédiments déposées par le glacier du Rhône, d’importantes ressources en gravier dont les installations et les excavations défigurent quelque peu le paysage.

Institutions politiques

Le système fédéral suisse donne une très large autonomie aux cantons suisses. Ainsi, chaque canton dispose d'une constitution propre. Les droits politiques notamment peuvent varier assez sensiblement d'un canton à l'autre, voire d'une commune à l'autre (par ex. le droit de vote des étrangers). Les cantons disposent de larges prérogatives en ce qui concerne l'éducation et la formation, la santé, l'