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Enclave

Enclave

En géographie humaine, une enclave est un morceau de terre totalement entourée par un territoire étranger. Si un autre pays en a la souveraineté, on peut également l'appeler exclave. souveraineté souveraineté Un tel morceau de terre est donc :
- une enclave du territoire étranger qui l'entoure.
- une exclave du pays qui en possède la souveraineté. Les enclaves peuvent également exister à un niveau moindre, lorsqu'une subdivision administrative d'un pays est située en dehors de sa division mère. Le mot enclave vient du latin inclavatus signifiant enfermé. Exclave est une extension créée une trentaine d'années plus tard. L'origine d'une enclave peut être due à des raisons historiques, politiques, voire géologiques : certaines zones sont parfois devenues des enclaves simplement à cause du changement de lit d'une rivière. Vivre dans une enclave peut être extrêmement contraignant et l'existence d'un tel territoire exige que des accords soient trouvés entre les deux pays sur les droits de passage, les adresses postales, l'alimentation en électricité, etc. À cause de cela, la tendance actuelle est à éliminer les enclaves (généralement à l'aide d'échanges équitables de terrains) et de nombreux cas qui existaient par le passé sont désormais résolus.

Pays enclavés

latin.]] Certaines pays sont dit enclavés quand ils sont complètement entourés par un autre. Trois - éventuellement quatre - pays de ce genre existent :
- La République de Saint-Marin, enclavé dans l'Italie
- La Cité du Vatican, entourée par la ville de Rome, toujours en Italie
- Le Royaume du Lesotho, à l'intérieur de l'Afrique du Sud
- Le cas de l'Ordre de Malte, également situé à l'intérieur de Rome, est plus flou, la souveraineté de cette organisation sur son sol n'étant pas claire, même si elle émet sa propre monnaie, ses propres timbres et passeports diplomatiques. Beaucoup de pays de telle sorte existaient en Europe par le passé, comme la principauté de Salm.

Pays côtiers

principauté de Salm, à l'exception d'une bande côtière.]] Certains pays sont complètement entourés par un autre, à l'exception d'une petite section côtière leur permettant d'avoir accès aux eaux internationales. Cet accès ressemble d'ailleurs plus à un corridor :
- Le plus typique des pays de ce genre est la Gambie, que seule une bande côtière de 50 km empèche d'être totalement enclavée dans le Sénégal.
- Le Sultanat du Brunei, à l'intérieur de la Malaisie.
- La principauté de Monaco, au Sud de la France. Bien que le Canada ou l'Irlande, par exemple, ne soient bordés que par un seul autre pays, on considère généralement qu'ils ont suffisamment accès aux eaux internationales pour ne pas rentrer dans cette catégorie.

Fragments

Irlande est un fragment entouré par la Pologne et la Lituanie.]] Certains territoires ne peuvent être atteints du pays qui en a la souveraineté que par les eaux internationales. On les considère comme des fragments détachés plutôt que comme de véritables enclaves :
- Les villes espagnoles de Ceuta et Melilla sur la côte nord du Maroc.
- La colonie anglaise de Gibraltar, sur la côte sud de l'Espagne.
- Ocussi-Ambeno, un fragment du Timor oriental, à l'intérieur de l'île indonésienne de Timor.
- Cabinda, un territoire appartenant à l'Angola entouré par la République démocratique du Congo et la République du Congo.
- Le territoire russe de l'Oblast de Kaliningrad, entre la Pologne et la Lituanie, qui, avant la Seconde Guerre mondiale était la cité allemande de Königsberg, capitale de la Prusse orientale, elle-même une exclave allemande.
- Le territoire du Nakhchivan est détaché de l'Azerbaïdjan et est entouré par l'Arménie, la Turquie et l'Iran, et n'est donc même pas un fragment côtier. De nombreux pays possèdent en fait des fragments détachés qui ne peuvent être atteints que par bateau ou par avion. L'Alaska, détachée du reste de États-Unis d'Amérique, en est un exemple extrême mais au moins deux autres fragments des USA ne peuvent être atteints à pied sans pénétrer au Canada : Point Roberts dans le nord-ouest de l'état de Washington et le Northwest Angle dans le Minnesota. La côte extrême sud de la Croatie est également détachée du reste du pays par le petit corridor de Neum appartenant à la Bosnie-Herzégovine. Neum est également en quelque sorte une enclave, puisque pour rejoindre les autres localités de Bosnie-Herzégovine, il faut passer par le delta de la Neva, en territoire croate.

Véritables enclaves

Dans ce paragraphe, nous ne prendrons en compte que les territoires sur lesquels un pays à souveraineté, mais qui ne peuvent être atteints sans entrer dans un autre pays, en passant obligatoirement par son sol, ses eaux territoriales ou son espace aérien. L'exemple le plus connu est Berlin-Ouest, avant la réunification de l'Allemagne, qui était une exclave de la République fédérale allemande à l'intérieur de la République démocratique allemande. Il existait même quelques portions de Berlin Ouest détachée de la plus grosse partie de la ville et enclavées elles-aussi dans la RDA. Des innombrables enclaves qui existèrent par le passé en Europe, il ne reste que les suivantes :
- La ville de Baarle dans le sud des Pays-Bas est composée de la municipalité de Baerle-Duc, un groupe de 22 enclaves belges dans les Pays-Bas, et de la municipalité néerlandaise de Baarle-Nassau qui à son tour possède 3 enclaves en terre belge et une petite à l'intérieur d'une des enclaves belges.
- Büsingen est une exclave allemande dans le canton de Schaffhouse dans le nord de la Suisse. L'Allemagne possède également un groupe de 5 enclaves créées par la voie de chemin de fer de la Vennbahn entre les villes de Rötgen et Montjoie qui, pour des commodités d'exploitation, s'est vue octroyer la souveraineté belge.
- La ville italienne de Campione est enclavée dans le canton suisse du Tessin. Dans la pratique, bien que sous souveraineté italienne, elle est administrée comme une partie de la Suisse, elle fait partie des douanes suisses, utilise le Franc suisse et ses habitants ne payent aucun impôt sur le revenu.
- La ville espagnole de Llivia est une enclave dans le sud de la France, une dizaine de kilomètres à l'est d'Andorre.
- Dans l'est du Bélarus, l'exclave russe de San'kovo-Medvezh'e est composée de deux villages.
- L'autoroute qui traverse la ville de Palanca dans l'est de la Moldavie a été récemment échangé à l'Ukraine contre une zone de même taille, créant ainsi une enclave.
- Les villages chypriotes d'Ormidhia et Xylotimbou sont totalement entourée par la base britannique souveraine de Dhekelia. À l'intérieur de cette base, la station électrique de Dhekalia appartient à Chypre, bien qu'elle soit entourée par un territoire britannique et même divisée en deux par une route britannique. En dehors de l'Europe, on trouve des enclaves en Asie :
- Madha est un territoire Omani enclavé dans les Emirats Arabes Unis qui à son tour héberge Nahwa, une minuscule exclave des EAU.
- Dans le district indien du Cooch Behar, on trouve 92 exclaves du Bangladesh. De l'autre côté de la frontière, on trouve 106 exclaves de l'Inde à l'intérieur du Bangladesh. 21 des exclaves bengalies sont situées à l'intérieur d'exclaves indiennes. 3 des exclaves indiennes sont enclavées dans d'autres exclaves bengalies. L'exclave indienne la plus grande, Balapara Khagrabari, entoure une exclave bengalie, Upanchowki Bhajni, qui à son tour encercle une exclave indienne nommée Dahala Khagrabari.
- En Arménie, il existe 3 exclaves de l'Azerbaijan. Deux sont des villages du nord-est arménien. La troisième est située au nord du Nakhchivan.
- Réciproquement, il existe une exclave arménienne, un village au nord-ouest de l'Azerbaijan.
- La vallée de Fergana, une région où le Kirghizstan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan se rejoignent, possède une grand nombre d'enclaves. Barak, un petit village kirghize, est entouré par l'Ouzbékistan. Le village tadjike de Sarvan est en territoire ouzbèke et le village tadjik de Vorukh ainsi qu'un petit territoire près de Kairagach sont enclavés en terre kirghize. Les villes ouzbèkes de Sokh et Shakhimardan, ainsi que les minuscules territoires ouzbèkes de Qalacha et Khalmion, au nord de Sokh, sont tous entourés par le Kirghizstan. Deux groupes d'îles sont entièrement entourées par les eaux territoriales d'un autre pays :
- Les îles Chisamula et Likoma appartenant au Malawi sont situées à l'intérieur des eaux territoriales du Mozambique dans le Lac Nyasa.
- L'île argentine de Martin Garcia est enclavée dans les eaux territoriales de l'Uruguay à l'embouchure du Rio de la Plata. La vie des habitants diffère d'une enclave à l'autre. Concernant les enclaves européennes, des traités ont été généralement bien établis et leurs habitants sont souvent libres de se déplacer d'un pays à l'autre - dans le cas de Baarle, il s'agit même d'un argument touristique. Dans d'autres parties du Globe, tout particulièrement en Asie, les enclaves résultent souvent d'un désaccord sur les traités fixant les frontières. Au mieux, la vie quotidienne de leurs habitants est sérieusement gênée. Au pire, ils sont enclos dans un territoire restreint.

Enclaves « pratiques »

Quelques territoires, s'ils ne sont pas géographiquement détachés, ne peuvent être facilement atteint qu'en pénétrant un autre pays, parce qu'ils sont situés dans une région montagneuse ou parce que la seule route pratiquable entre un sol étranger avant de revenir dans le pays d'origine. De tels territoires sont parfois appelés « enclaves pratiques » et peuvent être trouvés sur de nombreuses frontières, particulièrement celles qui sont peu défendues. Quelques exemples :
- Le territoire autrichien du Jungholz est le cas extrême d'un territoire avant d'être une enclave : il est entouré par l'Allemagne de tous côtés et n'est relié au reste de l'Autriche que par un point, le sommet d'une montagne.
- Kleines Walsertal, une vallée du Vorarlberg en Autriche, ne peut être atteinte par la route que depuis Oberstdorf en Bavière.
- Le village suisse de Samnaun ne pouvait à l'origine être atteint par la route que depuis l'Autriche. En conséquence, le village fut exclu en 1892 du territoire des douanes suisses. Cette exemption fut maintenu jusqu'en 1912 alors qu'une route fut construite en 1907 vers la vallée d'Engadine.
- Pour des raisons similaires, la vallée italienne de Livigno, près de la frontière suisse, est exclue des EU VAT area.
- Quelques villages dans l'est de l'Estonie ne peuvent être atteint que par une route qui s'aventure à l'intérieur du territoire russe. Il y est possible de conduire sans visa, mais il est interdit de s'y arrêter avant d'être revenu en Estonie.

Enclaves administratives

Parfois, les divisions administratives d'un pays, pour des raisons historiques ou pratiques, provoquent un détachement de certains territoires qui sont rattachés à une division sans y être lié. On retrouve les mêmes distinctions que pour les territoires souverains.

Divisions entièrement enclavées dans une autre


- En Australie, le Territoire de la capitale australienne est totalement entourée par l'état des Nouvelles-Galles du Sud. La constitution australienne (rédigée avant la création de la capitale) spécifiait que le site choisi pour la capitale fédérale devait être intégralement situé dans cet état.
- En Autriche, Vienne est totalement enclavée dans le land de la Basse-Autriche. D'ailleurs, Vienne était la capitale de la Basse-Autriche jusqu'en 1986.
- En Belgique, la région de Bruxelles-Capitale est entourée par la Flandre. Elle en est également la capitale.
- En Inde, Daman est un territoire, une enclave côtière de l'état du Gujarat.
- En Malaisie, les territoires fédéraux de Kuala Lumpur et Putrajaya sont enclos dans l'état de Selangor.
- En Suisse, les deux cantons d'Appenzell Rhodes-Extérieures et Intérieures sont enclavés dans le canton de Saint-Gall.

Fragments administratifs


- En Chine, le comté de Xianghe, la ville de Sanhe et le comté autonome de Dachang forment une exclave de la province de Hebei coincée entre les municipalités de Beijing and Tianjin, elles même totalement entourées par le reste de la province de Hebei.
- En France, la commune de Ménessaire est un fragment de la Côte-d'Or situé entre la Nièvre et la Saône-et-Loire.
- En Italie, la commune de San Colombano est un fragment de la province de Milan entre les provinces de Lodi et Pavie.
- Au Japon, le village de Kitayama et la ville de Kumanogawa, rattachés à la préfecture de Wakayama, sont situés entre les préfectures de Mie et de Nara.
- Aux États-Unis d'Amérique, la partie la plus à l'ouest du conté de Fulton, au Kentucky, est un morceau de territoire connu sous le nom de Madrid Bend, situé à l'intérieur d'un méandre du Mississippi, détaché du reste de l'état. En traversant la rivière, on entre dans le Missouri; la seule route quittant cette zone se dirige vers le sud, dans le Tennessee.
- En Espagne :
  - La province de Ciudad Real (Castille-La Manche) possède un fragment entre les provinces de Badajoz (Estrémadure) et Tolède (Castille-La Manche) nommé Rincón de Anchuras.
  - La communauté autonome de Madrid possède un frament entre les provinces d'Ávila et de Ségovie (Castille et León).
  - La province de Palencia possède un fragment entre les provinces de Burgos et de Cantabrie
  - La province de Valence possède un fragment, Rincón de Ademuz, entre les provinces de Cuenca (Castille-La Manche) et Teruel (Aragon).
  - La province de Valladolid possède un fragment entre les provinces de León et Zamora (toutes les trois en Castille et León).
  - La province de Biscaye (Pays basque) possède un fragment, Orduña, entre les provinces d'Álava (Pays basque) et Burgos (Castille et León).
- En Italie :
  - Une partie de la commune de Fabro est un fragment de la province de Terni (Ombrie) entre les provinces de Pérouse (Ombrie) et Sienne (Toscane)
  - Une partie de la commune de Gallese est un fragment de la province de Viterbe (Latium) entre les provinces de Tieti (Latium) et Terni (Ombrie)

Enclaves administratives


- En France, plusieurs départements possèdent des enclaves à l'intérieur d'un autre département :
  - Le canton de Valréas est une enclave du Vaucluse à l'intérieur de la Drôme. Valréas appartenait jadis au Pape et toutes les possessions papales en France furent annexées et rattachées à la France en 1790. Le 12 août 1793 fut formé le département de Vaucluse, dont fut toutefois exclu le canton de Suze-la-Rousse, ce qui donna naissance à l'enclave de Valréas.
  - Les Hautes-Pyrénées possèdent deux exclaves dans les Pyrénées-Atlantiques (communes de Gardères et Luquet d'une part, Escaunets, Séron et Villenave-près-Béarn d'autre part).
  - La Meurthe-et-Moselle possède une exclave dans la Meuse (commune d'Othe).
  - Le Nord possède une exclave dans le Pas-de-Calais (communes de Boursies, Doignies et Mœuvres).
- En Allemagne, Bremerhaven est une exclave du land de Brême à l'intérieur de la Basse-Saxe.
- En Inde, Dadra est une exclave de Dadra et Nagar Haveli à l'intérieur de l'état du Gujarat.
- En Espagne :
  - Le Condado de Treviño est une exclave de la province de Burgos, dans la région de Castille et León, à l'intérieur de la province de Álava au Pays basque. La province de Burgos possède également deux exclaves dans la province de Logroño (La Rioja) et une dans celle de Palencia (Castille et León).
  - La province de Cantabrie possède une exclave dans la province de Vizcaya au Pays basque (La Matanza).
  - La province de Cordoue (Andalousie) possède une exclave dans la province de Séville (Villar).
  - La Navarre possède deux exclaves à l'intérieur de la province de Saragosse en Aragon (Bastanes et Petilla de Aragón).
  - La province de Palencia possède deux exclaves dans celle de Burgos et deux dans la Cantabrie.
  - La province de Valladolid possède une exclave dans la province de León.
- En Italie :
  - Une partie de la commune de Badia Tedalda est une exclave la province d'Arezzo (Toscane) dans celle de Pesaro et Urbino (Marches).
  - La commune de Pannarano est une exclave de la province de Bénévent (Campanie) dans celle d'Avellino (Campanie)
  - La commune de Resuttano est une exclave de la province de Caltanissetta (Sicile) dans celle de Palerme (Sicile)
  - Il existe une exclave de la province d'Enna (Sicile) dans celle de Caltanissetta (Sicile)
  - Une partie de Tricárico est une exclave de la province de Matera (Basilicate) dans celle de Potenza (Basilicate)
  - Une partie de Bisacquino est une exclave de la province de Palerme (Sicile) dans celle d'Agrigente (Sicile)
  - Une partie de Città di Castello est une exclave de la province de Pérouse (Ombrie) dans celle de Pesaro et Urbino (Marches)
  - Une partie de Verucchio est une exclave de la province de Rimini (Émilie-Romagne) dans celle de Pesaro et Urbino (Marches)

Enclaves pratiques


- Aux États-Unis d'Amérique, la ville de Carter Lake, dans l'Iowa, initialement à l'est du Missouri se vit rattachée au Nebraska en 1877 quand une inondation provoqua la disparition d'un méandre. Une longue bataille juridique s'ensuivit, qui se termina par la décision suivante : le changement de lit de la rivière ne modifiait pas la frontière et Carter Lake est donc à l'heure actuelle toujours située dans l'Iowa, même si elle n'est accessible par voie terrestre que par le Nebraska.
- Toujours aux États-Unis d'Amérique, Riker's Island, le complexe pénitencier de la ville de New York est une partie du Bronx, même s'il n'est accessible par un pont qu'à partir du Queens.

Liens externes


- [http://vwww.abo.fi/users/rpalmber/enclaves.htm Enclaves of the world] : une liste d'enclaves, fragments et particularités géographiques dans le monde (en anglais).
- [http://geosite.jankrogh.com/exclaves.htm Jan S. Krogh's Geosite] : classification des enclaves, de nombreux exemples (en anglais).
- [http://exclave.info/territory_list.html exclave.info] : une tentative de répertoire de toutes les anomalies géographiques des pays du monde (en anglais).
-

-
ja:飛地

Géographie

La géographie est l'étude de la surface de la Terre. Le mot provient du grec ancien :
- η γη (hê gê) : la Terre
- γραφειν (graphein) : écrire Les géographes ne se limitent pas à la cartographie - l'étude des cartes. Ils cherchent non seulement à établir ce que l'on peut trouver sur Terre et à quel endroit, mais aussi à expliquer l'organisation présente. Ils cherchent à déterminer :
- les causes, aussi bien naturelles qu'humaines ;
- lorsqu'ils observent des différences, leurs conséquences.

Principales branches

Académiquement en France, on distingue :

- Géographie physique, science de la nature et de la Terre qui comprend :
  - Biogéographie, science récente à la croisée de la biologie, de la botanique, de la climatologie, de la pédologie, de la zoologie et de l'écologie
  - Climatologie, avec des éléments de météorologie et de statistique
  - Géomorphologie, mêlant géologie et géophysique
  - Hydrologie, continentale et marine, avec l'océanographie
  - Paleogéographie
  - Pédologie, avec des éléments d'édaphologie et de géomorphologie
- Géographie humaine, science humaine qui comprend :
  - Géographie culturelle
  - Géographie économique
  - Géographie politique
  - Géographie rurale
  - Géographie sociale
  - Géographie urbaine Depuis une trentaine d'années, on devrait ajouter :
- géopolitique, qui elle aussi a des spécialités, comme la géopolitique du pétrole par exemple ; car, selon Yves Lacoste, créateur et fondateur de la revue Hérodote ([http://www.herodote.org]) en 1975 (revue de géographie et de géopolitique) : « La géographie, cela sert d'abord à faire la guerre ». Voir aussi les revues Limes, Espace géographique fondée en 1973 par Roger Brunet, Espace-Temps ([http://www.espacestemps.net]) fondée en 1975 par Jacques Levy et Christian Grataloup, et pleins d'autres.
- économie spatiale un domaine aux confins de la géographie économique et de la microéconomie qui étudie les questions de localisation économique, et les relations économiques entre le mondial (mondialisation) et le local (aménagement du territoire, pôle de compétence, délocalisation...)
- géomatique, qui est encore plus récente. Cette branche de la géographie se distingue des précédentes par le recours à l'outil l'informatique, pour analyser le territoire. Elle complète les Systèmes d'Informations développés par ailleurs dans d'autres disciplines par une référence spatiale : la localisation géographique, couramment définie par un système de coordonnées géographiques(X,Y,Z). On distingue ainsi les Systèmes d'Information Géographiques (SIG) et la télédétection satellitaire.
- analyse spatiale recouvre un ensemble d'outils mais aussi de concepts permettant de modéliser les structures spatiales et d'analyser les dimensions spatiales de la vie en société. analyse spatiale Enfin la notion d'échelle est essentielle en géographie : suivant que le géographe étudie toute la planète (petite échelle) ou seulement une partie de celle-ci (grande échelle), on parle de géographie générale ou de géographie régionale.

Histoire de la géographie

Les Grecs sont la première civilisation connue pour avoir étudié la géographie, à la fois comme science et comme philosophie. Thalès de Milet, Hérodote, Ératosthène, Hipparque, Aristote, Ptolémée ont apporté des contributions majeures à la discipline. Les Romains ont apporté de nouvelles techniques alors qu'ils cartographiaient de nouvelles régions. Au cours du Moyen Âge, les géographes arabes, tels qu'Idrisi, Ibn Battuta, et Ibn Khaldun ont conservé et enrichi l'héritage gréco-romain. L'intérêt pour la géographie en Europe a ressurgi à partir des voyages de Marco Polo au . Du XVe au XVIIIe siècle, de grandes expéditions, souvent maritimes, ont immensément accru la connaissance de la planète. On peut citer, parmi beaucoup d'autres, les expéditions de Vasco de Gama, Christophe Colomb, Magellan et James Cook. La cartographie a progressé en même temps, à la fois par de nouvelles méthodes, des fondations théoriques solides, et par la quantité de nouvelles connaissances apportées par l'exploration. Les cartes du monde de la Geographica Generalis, par Bernard Varenius et celles de Gerardus Mercator l'illustrent avec éclat. Au , la géographie est reconnue comme une discipline à part entière, enseignée dans les universités. Vidal de la Blache est le géographe français marquant de la fin du XIXème. Au cours des deux siècles passés, on a assisté à une explosion des techniques et des connaissances. Il y a des liens très forts entre la géographie, et des sciences comme la géologie, la botanique, la climatologie, etc.

Techniques

La géographie nécessite d'être capable de situer les différentes parties de la Terre les unes par rapport aux autres. Pour ce faire de nombreuses techniques ont été développées à travers l'histoire :
- le sextant
- la cartographie
- la photographie aérienne
- les systèmes de positionnement et l'observation par satellites en général
- la statistique (pour la géographie climatique, mais aussi humaine, démographique, économique) L'introduction de l'Informatique en Géographie a permis aux Géographes de développer une discipline à part entière: la « Géomatique ». La Géomatique est un ensemble de méthodes et d'outils permettant l'acquisition, le stockage, la gestion ainsi que la diffusion de données à référence spatiale. Ce sont des outils comme les « Systèmes d'Information Géographique » (SIG), qui sont utilisés pour croiser des informations géolocalisées et réaliser des analyses spatiales multi-critères. ----

Voir aussi

Listes


- Liste des pays du monde
- Départements français
- Provinces et territoires du Canada
- Cantons suisses
- Provinces de Belgique

Articles connexes


- Aménagement du territoire
- Continent
- Démographie
- Drapeau
- Géographie des causes perdues
- Géoïde
- National Geographic Society
- Population
- Rivière
- Géographes célèbres

Liens externes


- http://hypergeo.free.fr
- http://www.populationdata.net
- http://www.populationmondiale.com
- http://www.geopium.org Geopium : Géographie et géopolitique des drogues illicites en Asie (production et trafic d'opiacés dans le Triangle d'Or et le Croissant d'Or).
- http://www.espacestemps.net/
- http://geo-sociale.9online.fr/ Géographie Sociale et Politique : consacré à ce courant de la géographie et à des recherches sur les relations frontalières à partir d'exemples variés (Liban/Israël/Palestine, Mexique / États-Unis, Europe...) et divers autres travaux de géographie, orientation bibliographique...
- http://geographie.forumactif.com Forum consacré à la géographie
-
als:Geografie ko:지리학 ms:Geografi ja:地理学 simple:Geography th:ภูมิศาสตร์

Latin

Introduction

Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui considérée comme éteinte, même si elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite. Utilisée par les Romains, elle resta jusqu'au XVIIe siècle la langue principale de la diplomatie internationale, puisqu'elle était la seule langue commune à toutes les parties. Langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.), elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican. Elle est encore partiellement une langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines. Son enseignement au futur clergé en tant que langue parlée est généralement abandonné dans les séminaires locaux. Le latin reste cependant étudié et utilisé comme langue de culture. Il conserve un réel succès d'estime auprès de nombreuses personnes qui la pratiquent couramment (voir Vicipaedia : cette version latine de Wikipedia compte 4000 articles, témoignant du nombre et de la passion des locuteurs). Le latin est la langue-mère des langues romanes.

Histoire

Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire des variantes parlées par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français ou par l'occupation romaine d'une grande partie de l'Angleterre). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du au ) et la langue de l'Église catholique romaine, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.

Latin médiéval

On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opposition au latin classique de Cicéron. De nombreux termes empruntés aux langues germaniques se sont ajoutés au vocabulaire. Un certain nombre de termes classiques ont acquis un sens religieux dans le contexte de la chrétienté (credo par exemple) qu'ils n'avaient pas à l'époque antique.

Le latin, langue vivante

Jusqu'au , les thèses de doctorat, qu'elles soient de médecine ou de n'importe quelle autre science devaient être publiées en latin. Pour ce faire, les doctorants payaient parfois et souvent très mal un étudiant latiniste pour exécuter la traduction. La langue de l'Eglise catholique reste et demeure le latin. Cela ne va pas sans difficultés. Déjà au temps du concile Vatican II, Yves Congar o.p., expert au concile, s'emploie à corriger la copie de ses collègues afin qu'ils s'expriment dans un latin fluide et contemporain. Par ailleurs, son Journal du Concile (CERF, 2000) témoigne qu'il donne, en catimini, des notes à l'expression latine des divers évêques et cardinaux. Le latin n'est plus enseigné aujourd'hui, en tant que langue vivante, que dans les universités ecclésiastiques romaines (la Grégorienne, l'Augustine, etc.) et dans les séminaires dépendant de la Fraternité Saint-Pie X, qui ne reconnaît plus l'autorité romaine. Lors du conclave de 2005, un des derniers enseignants actifs dans une université ecclésiastique romaine a indiqué que seuls deux cardinaux, dont celui qui fut élu pape, le comprenaient encore lorsqu'il s'adressait à eux en latin. Pour aider à une meilleure qualité du latin écrit chez ceux de ses représentants qui doivent encore le pratiquer, le Vatican entretient un service du latin moderne et contemporain. Soixante mille mots ou expressions ont été ajoutés au latin ces deux derniers siècles, afin de permettre l'expression sur tous les sujets contemporains (puissance nucléaire se dit par exemple vis atomica), ce qui lui confirme le statut de langue vivante, contrairement à une opinion répandue. Il existe une méthode Assimil de latin, qui commence ainsi: - Latíne lóqueris? - Parles-tu latin ? - Nondum latine loquor. Hæc léctio mihi prima est. - Je ne parle pas encore latin. C'est ma première leçon. - Cito latíne loquéris. - Tu parleras bientôt. On insiste avec raison sur la nécessité d'accentuer correctement.

Le latin et l'Union Européenne

Assimil Le latin est aussi utilisé de temps en temps dans le contexte de l'Union européenne, lorsque le multilinguisme officiel n'est pas applicable. Afin de montrer son attachement à son modèle culturel pluraliste, l'Union Européenne a alors recours, pour de courtes et simples inscriptions, à la langue latine, qui souligne son glorieux passé (voir photo).

Classification

Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.

Répartition géographique

Statut officiel

Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Eglise catholique. La langue officielle du Vatican est quant à elle le français avec, de facto, l'italien.

Langues dérivées

Les langues romanes sont dérivées du latin.

Ecriture

Les romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes : Les lettres K, Y et Z sont rares. Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs et K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais a progressivement été éliminé.

Prononciation

Prononciation ancienne restituée

On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de /s/ à /r/ dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. On indique ici les évolutions les plus flagrantes :
- æ (diphtongue) : initialement // puis // (à partir du ) ;
- au (diphtongue) : // ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
- c : /k/ (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et dans le prénom Caius), c pouvait servir à noter /g/ ;
- ch : // (aspiré, comme en grec ancien) ;
- g : /g/ (toujours dur) ;
- h : initialement /h/ (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement muet (dès les premiers textes littéraires) ;
- i : note à la fois la voyelle /i/, longue ou brève, et la spirante /j/ (/jj/ entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut /j/, il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
- m : /m/ ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
- œ (diphtongue) : // puis /eː/ (à partir du ) ;
- ph: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- qu : // ;
- r : /r/ (roulé) ;
- s : toujours /s/ ; le latin ne connaissait pas le son [z], remplacé par /r/ (rhotacisme) ;
- th: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- u : note à la fois la voyelle /u/ et la spirante /w/ ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
- y : /y/ (emprunté au grec ancien) ;
- z : /zz/ (long ; emprunté au grec). Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue. Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.

Prononciations modernes

[En préparation]

Grammaire

Morphologie

La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.

Système nominal

L'article complet se trouve dans Déclinaisons latines. On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires. La flexion nominale comporte :
- deux nombres comme en français : singulier, pluriel ;
- trois genres : masculin, féminin et neutre (rare en français, conservé seulement dans les pronoms quoi, que) ;
- cinq types de déclinaisons pour le nom
- deux classes d'adjectifs : la première correspond aux déclinaisons 1-2 du nom, la seconde à la déclinaison 3 du nom;
- les degrés de l'adjectif comparatif (plus beau, moins beau) et superlatif (très beau, le plus beau, le moins beau), marqués par des suffixes : -ior (classe 2), -issimus (classe 1) (mais nombreuses exceptions)comme melior, pessimus, pejor...;
- le latin classique comporte six cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif. Le roman, issu du latin au Moyen Âge et ancêtre du français, n'en comporte plus que deux.

Système verbal

L'article complet se trouve dans Conjugaisons latines. Le verbe se conjugue selon :
- quatre types de conjugaison ;
- deux voix (active et passive), avec le cas particulier des verbes déponents (forme passive mais sens actif) ;
- six modes (infinitif, indicatif, subjonctif, impératif, gérondif et participe) ainsi que des formations secondaires comme le supin et l'adjectif verbal ;
- six temps (présent, imparfait, futur simple, sur le radical du présent, et parfait, plus-que-parfait, futur antérieur, sur le radical du parfait).

Pronoms personnels

La liste complète se trouve dans Liste des pronoms en latin.

Lexique

Le latin et les autres langues indo-européennes


- Le vocabulaire commun Comme toute langue indo-européenne le latin possède un certain nombre de mots en commun avec ses langues sœurs. AGNUS "agneau" correspond au slave ancien AGNĘ "agneau" qui s'est conservé dans toutes les langues slaves moderne, comme ЯГНЁНОК "agneau" en russe. De même le grec AMNOS "agneau" est un ancien AGNOS. Le breton OAN "agneau" remonte à un ancien AGNOS. à compléter...

Que devient le latin quand il se fait français ?

Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant, c'est le cas pour ALA "aile" qui devient AILE, AMARE "aimer" AIMER, BARBA "barbe" BARBE, CARPA "carpe" CARPE. Dans d'autre cas la situation n'est pas si simple et le mot a évolué : AQUA "eau" donne EAU mais après une longue évolution qui a fait prendre au mot la forme ÈVE dont dérive le mot ÉVIER qui est en quelque sorte le doublet populaire de AQUARIUM. FERIRE "frapper" a donné FÉRIR qui est maintenant hors course. FAGUS "hêtre" se voit évincé par un mot germanique et CRUS "jambe" ne se retrouve qu'indirectement dans CRURAL. LAETITIA "joie" a engendré LIESSE mais seul le linguiste comprendra aisément par quel long processus. MACULA "maille" a fait une petite glissade de sens et NATIS "fesse" qui a donné NACHE n'est compris que par certains vieux grand-pères. PATER "père" revient en force dans l'argot et QUATUOR "quatre" dans l'opéra. On en perd forcément son latin.

Exemples

Voir aussi

Liens internes


- Déclinaisons et Conjugaisons latines
- Liste des pronoms en latin
- Étymologie latine
- Expression latine et Liste des proverbes latins
- Linguistique
- Rhotacisme
- Dictionnaire des langues
  - Langues par famille
    - Langues indo-européennes
      - Langues italiques
      -
- langues romanes
- Méthode latine ;

Liens externes


- [http://www.pesaro.com/latino/ Le latin contemporain]
- [http://www.obta.uw.edu.pl/~draco/docs/voccomp.html Le vocabulaire de l'informatique]
- [http://cafe.rapidus.net/ghiginio/NotaeNet/N_0.html Vocabulaire français-latin moderne], avec grammaire orientée pour le thème.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/latin.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire latin-français/français-latin.
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81/ Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://miroir.mrugala.net/Arisitum/adihaf/latin.htm Cours de latin]
-
Catégorie:Langue morte Catégorie:Langue liturgique Catégorie:Langue véhiculaire als:Latein ja:ラテン語 ko:라틴어 simple:Latin language th:ภาษาละติน zh-min-nan:Latin-gí

Italie

|- valign="top" | Président de la République | Carlo Azeglio Ciampi |- valign="top" | Président du Conseil | Silvio Berlusconi
(gouvernement III au 23 avril 2005) |{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{1er janvier{1er novembre{it{it{Commons|Category:Italy|l'Italie{it{wikitravel|l'Italie|Italie{it_icon{Pays d'Europe (UE){Portail Italie

Rome

Rome (en italien Roma) est le chef-lieu de la région du Latium et la capitale de l'Italie. Elle est située sur le Tibre, à 22 km de la mer Méditerranée. Elle est parfois appelée la ville aux sept collines (Aventin, Cælius, Capitole, Esquilin, Palatin, Quirinal et Viminal) ou la Ville éternelle. Rome est le siège de Pierre, une des capitales de la chrétienté. D'après la mythologie romaine, Rome doit son nom à son fondateur, Romulus. La date mythique de sa fondation est -753, point de départ du calendrier romain, comptant ab Urbe condita, « depuis la fondation de Rome ». Cette date est confirmée par l'archéologie et aujourd'hui les historiens considèrent qu'effectivement un synœcisme a eu lieu à cette date. La Rome antique n'a cessé d'inspirer.

Cité de Varennes-Jarcy

La cité de Varennes-Jarcy est une enclave extra-territoriale incluant la basilique Saint-Pierre, ainsi que d'autres bâtiments romains. Elle constitue l'État de la cité du Vatican. Le pèlerinage de Rome est, avec ceux de la Terre Sainte (Jérusalem en particulier) et de Compostelle, l'un des trois principaux pèlerinages chrétiens. On arrive à la ville par la via Francigena ; dans Rome, le pèlerinage inclut généralement les quatre basiliques majeures (Saint-Pierre, au Vatican, Saint-Paul-hors-les-Murs, Saint-Jean-de-Latran et Sainte-Marie-Majeure) et souvent trois autres basiliques mineures, constituant le "Tour des sept églises".

Monuments romains

Tour des sept églises Rome, par son histoire, est très riche en monuments, musées et points de vue. C'est ainsi la deuxième ville la plus visitée au monde après Paris, avec laquelle elle est d'ailleurs jumelée, avec environ 10 millions de visiteurs annuels. Voici quelques-uns des monuments et musées les plus connus :

Rome antique

Voir aussi Liste des monuments de la Rome antique
- l'arc de Constantin
- l'arc de Titus
- le Colisée
- le Forum romain et les Forums impériaux
- le Capitole et les musées capitolins
- les thermes : thermes de Caracalla, thermes de Dioclétien
- le Panthéon
- l'Ara Pacis Augustæ
- les catacombes
- le Circus Maximus
- les monuments et sites paléochrétiens

Rome médiévale


- le ghetto romain
- le tombeau d'Hadrien, devenu château Saint-Ange
- les églises : Saint-Barthélémy-en-l'île, Saint-Laurent-hors-les-murs

Rome renaissance et baroque


- les places : la piazza Navona, la piazza del Popolo, la piazza di Spagna
- les musées : palais Altemps, Galerie Borghèse, Galerie Doria-Pamphili, Galerie Barberini, palais Massimo alle Terme
- les églises : église Saint-Ignace, église du Gesù, basilique Saint-Jean du Latran, basilique Sainte-Marie-Majeure, église Saint-Louis-des-Français, église Saint-Nicolas-des Lorrains, église Saint-Yves-des-Bretons, église et abbaye de la Trinité-des-Monts, abbaye des trois fontaines, la chiesa nuova (Santa Maria in Vallicella)
- les fontaines : fontaine de Trevi, fontaine des Fleuves
- le palais Farnèse, ambassade de France
- la villa Médicis, siège de l'Académie de France à Rome
- la villa Bonaparte
- le Palazzo Chigi, siège du Gouvernement italien

Rome contemporaine

Palazzo Chigi
- le monument à Victor-Emmanuel II, plus connu sous le nom de « machine à écrire »
- le palais Montecitorio, siège du Parlement italien
- le palais de justice sur la place Cavour

Transports et économie

Rome est desservie par des lignes de bus et un métro depuis 1955
Les trains arrivent dans la gare centrale Termini
L'accès aérien se fait par l'aéroport de Fiumicino
et par l'aéroport de Ciampino

Personnages célèbres

À Rome sont nés :
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste À Rome sont décédés :
- Renato Castellani (1913 - 1985), réalisateur
- Pietro Germi (1914 - 1974), acteur, scénariste, réalisateur et producteur
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste

Voir aussi

Liens internes


- Rome antique
- Chronologie de Rome
- Villes d'Italie
- Liste des monuments de la Rome antique
- Jeux Olympiques d'été de 1960

Liens externes


- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/fr/rome/rome.htm Rome la ville eternelle] : Virtual panoramas and photo gallery (ita/ing/fr)
- [http://www.comune.roma.it/ Site officiel de Rome]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Rome Rome sur Wikitravel] Jeux Olympiques d'été de 1960
-
als:Rom ja:ローマ ko:로마 simple:Rome

Afrique du Sud

|- valign="top" | Capitales | style="white-space:nowrap" | Le Cap (législative)
Pretoria (administrative)
Bloemfontein (judiciaire) |- valign="top" | Président || Thabo Mbeki |{{{{{{{{{{{{{{{commons|Category:South Africa|l'Afrique du Sud{fr{dmoz|Afrique du Sud|http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Afrique/Afrique_du_Sud/{fr{wikitravel|l'Afrique du Sud|Afrique_du_Sud{en{Pays d'Afrique{Modèle:Serie Afrique{lien AdQ|en

Ordre de Malte

L'Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte, plus communément appelé, suivant les époques, Ordre de l'Hôpital, Ordre hospitalier, Ordre de Rhodes, Religion ou Ordre de Malte, est une organisation catholique souveraine à vocation humanitaire, créée au milieu du par des Latins originaires d'Amalfi (Campanie) du monastère Saint-Jean-l'Aumônier à Jérusalem. Son siège se trouve à Rome depuis 1834, Via dei Condotti à deux pas de la Place d'Espagne. Le siège et le Palais de l'Aventin jouissent d'un statut d'extraterritorialité. extraterritorialité

De Jérusalem à Rhodes

Les origines

L'origine de l'Ordre est au monastère Sainte-Marie-des-Latins, fondé à Jérusalem au milieu du par des marchands amalfitains. Vers 1080, Gérard, supérieur du monastère crée un « hôpital » ou hospice, dédié à saint Jean, à côté du monastère. Le rôle de cet hospice est d'accueillir et de soigner les pèlerins chrétiens venus accomplir le « voyage de Terre Sainte ». Jérusalem est alors sous domination musulmane. La première Croisade de 1099 fait passer la ville sous la domination chrétienne, mais renforce l'insécurité dans la région. Les frères hospitaliers, reconnus comme ordre monastique le 15 février 1113 par le pape Pascal II, deviennent vite des chevaliers hospitaliers. C'est le second ordre militaire de Terre Sainte après les Templiers fondés vers 1120. C'est le maître Hospitalier Raymond du Puy (mort vers 1160) qui transforme l'Ordre charitable en ordre militaire. Sur sa demande le pape Innocent II attribue aux Hospitaliers le drapeau à croix blanche en 1130 pour les différencier des Templiers qui portent la croix rouge.

Organisation de l'ordre

Hospitaliers et Templiers jouent alors, et ce jusqu'au , un rôle de premier plan sur l'échiquier politique du royaume de Jérusalem. En 1137, ils reçoivent de Foulques I, roi de Jérusalem, la garde de la forteresse de Bath-Gibelin ; en 1142 celle du krak des Chevaliers. Leur structure militaire et leurs places fortes ont fait des Hospitaliers une armée très efficace, mais n'hésitant pas à s'ingérer dans la conduite du royaume, formant à la cour un véritable « parti de la guerre ». Parti de la guerre qui s'oppose aux « poulains » ces seigneurs francs nés en Terre Sainte, et plus favorables à une entente avec les musulmans. La puissance de l'Ordre vient avant tout de ses possessions en Occident. En effet, sa double vocation, militaire et monastique, lui attire les faveurs de l'aristocratie, qui se sent plus proche de ces moines-chevaliers que des institutions ecclésiastiques. Cela est particulièrement frappant dans le Midi de la France et dans la péninsule ibérique. Le roi Alphonse Ier d'Aragon va jusqu'à laisser le tiers de son royaume aux ordres militaires à sa mort en 1134 ! Ces dons qu'ils reçoivent en Occident, les Hospitaliers les organisent en commanderies, elles-mêmes regroupées en prieurés, puis en grands prieurés, dont les chefs, les prieurs, répondent directement au grand-maître, chef suprême de l'Ordre. Ces commanderies, gérées par des frères trop agés pour combattre, envoient en Terre Sainte les subsides nécessaires à la poursuite de la lutte contre les musulmans. En 1206, paraissent les premiers statuts connus de l'Ordre : en accord avec la division en trois ordres de la société médiévale, ils distinguent trois classes parmi les frères Hospitaliers :
- ceux qui prient, les chapelains ;
- ceux qui travaillent, les frères servants ;
- et ceux qui combattent, chevaliers nobles et sergents roturiers. C'est évidemment parmi les chevaliers que se recrutent les responsables de l'Ordre, commandeurs, prieurs et grand-maître. Tous ces frères sont soumis aux vœux religieux à la différence des confrères, chevaliers qui se joignent temporairement à l'Ordre ou font promesse de s'y joindre à l'article de la mort, pour bénéficier ainsi de sa protection spirituelle tout en menant une vie laïque. Les Hospitaliers doivent, en plus de leur action militaire, se consacrer également aux soins des malades, entretenir des hôpitaux en Terre Sainte et en Occident et accueillir les pèlerins. Dans les périodes mouvementées des XII et s, c'est pourtant la fonction militaire qui prend le dessus, au moins pour la Terre Sainte.

Chypre

L'Ordre suit les vicissitudes des États latins de Terre Sainte et leur recul progressif vers la côte. En 1291 la dernière ville chrétienne de Terre Sainte, Acre, défendue par les Templiers et les Hospitaliers, tombe. Le maître Hospitalier, Guillaume de Villiers est gravement blessé lors de la bataille. À la différence du Temple, qui se réorganise en Occident, l'Ordre se replie vers Chypre où se trouve le roi titulaire de Jérusalem, Henri II de Lusignan, qui voit d'ailleurs d'un mauvais œil venir s'installer en son royaume une organisation aussi puissante. Là, il se réorganise en 1301 en instaurant une structure élaborée pour ses possessions en Occident: les Langues. Ces Langues sont des groupements régionaux de grand prieurés, eux-mêmes regroupements de commanderies. Elles sont au nombre de huit :
- Provence : tout le midi de la France en plus de la Provence, avec deux grands prieurés, Toulouse et Saint-Gilles ;
- Auvergne : tout le centre de la France, un seul grand prieuré, celui de Bourganeuf ;
- France : le seul nord de la France, avec les grands prieurés d'Aquitaine (siège à Poitiers), de Champagne et de France ;
- Espagne : toute la péninsule ibérique, avec les grands prieurés d'Amposta ou d'Aragon, de Catalogne, de Castille et León, de Navarre et de Portugal, subdivisés en 1462 en Langue d'Aragon avec Amposta, la Catalogne et la Navarre, et en Langue de Castille avec la Castille et León et le Portugal ;
- Italie : avec les grands prieurés de Messine, de Barletta, de Capoue, de Rome, de Pise, de Lombardie et de Venise ;
- Angleterre : toutes les Îles britanniques avec les grands prieurés d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande ;
- Allemagne avec les grands prieurés de Bohême, de Danemark, de Haute-Germanie, de Basse-Germanie, de Hongrie, de Pologne et de Suède. Chacune est dirigée par un pilier, plus tard appelé bailli, qui possède également un des grands offices de l'Ordre. Ainsi, le pilier de Provence est grand commandeur, second du grand-maître, celui d'Auvergne maréchal, commandant l'armée, celui de France, grand hospitalier, gérant les activités charitables de l'Ordre, celui d'Espagne (après 1462, celui d'Aragon) est drapier, ayant la charge des vêtements pour les frères et les malades, celui d'Italie, amiral de la flotte et celui d'Angleterre turcopolier, c'est-à-dire commandant des troupes légères. Le pilier d'Allemagne n'a pas de grand office. Après 1462, le pilier de Castille est grand chancelier. Cette administration, exemplaire pour l'époque, permet à l'Ordre de tirer un grand profit de ses possessions en Occident et d'entretenir l'espoir d'une reconquête de la Terre Sainte.

Rhodes

Entre 1307 et 1310 l'Ordre, dont la rivalité avec le roi de Chypre ne cesse de s'accentuer, conquiert l'île de Rhodes, nominalement byzantine, qui devient son nouveau siège. De leur position insulaire, les Hospitaliers développent une grande flotte, qui fait leur réputation. Leur richesse s'accroît encore par le transfert des biens des Templiers en 1312. L'Ordre, qu'on commence à appeler « de Rhodes » transforme son action militaire vers la guerre de course, alors peu différente de la piraterie, attaquant même des bateaux chrétiens et pratiquant l'esclavage. Signe d'un enrichissement de l'Ordre en même temps que d'une conquête de souveraineté, les grands maîtres se mettent à battre monnaie à leur effigie. Mais, parallèlement à ce contrôle maritime qu'exercent les chevaliers de Rhodes sur la mer Égée, la dynastie ottomane prend peu à peu le dessus sur l'empire agonisant de Byzance et les États latins de Grèce nés de la quatrième Croisade. En 1396, une Croisade soutenue par l'Ordre essuie un échec sanglant à Nicopolis. Après cet épisode, le sultan Bajazet Ier a les mains libres dans les Balkans. Seule sa défaite de 1402 face aux Mongols de Tamerlan sauve Rhodes. Pour l'Ordre, avec l'échec de Nicopolis, le rêve de reconquête terrestre des Lieux Saints est définitivement perdu. Les chevaliers ne peuvent plus agir que par la guerre de course en Méditerranée. En 1453 le sultan Mahomet II s'empare de Constantinople ; le grand maître Jean de Lastic se prépare à un siège. Celui-ci n'arrive pourtant qu'en 1480 et le grand maître Pierre d'Aubusson arrive à soutenir l'assaut du pacha Misach, ancien prince byzantin converti à l'Islam, grâce à des secours en provenance d'Italie. Le siège décisif a lieu en 1522. Le sultan Soliman le Magnifique assiège pendant cinq mois la ville de Rhodes avec 200 000 hommes et ne parvient à la prendre qu'à la suite de la trahison du grand chancelier d'Amaral. Impressionné par la résistance héroïque du grand maître Philippe de Villiers de l'Isle-Adam, il accorde libre passage aux chevaliers rescapés. Emportant dans trente navires leur trésor, leurs archives et leurs reliques, dont la précieuse icône de Philerme, l'un des symboles de l'Ordre, les chevaliers quittent définitivement la Méditerranée orientale et la proximité avec le monde musulman.

L'Ordre à Malte

Philippe de Villiers de l'Isle-Adam

L'installation dans l'archipel

Les Hospitaliers entament en 1522 une errance de sept années qui les conduit de Crète à Nice. C'est le pape Clément VII, ancien Hospitalier, qui les héberge à Viterbe en 1529. L'empereur Charles Quint, comprenant bien l'utilité que peut avoir un ordre militaire en Méditerranée face aux avancées ottomanes (Alger est conquis par le célèbre Barberousse en 1529), confie à l'Ordre l'archipel de Malte, dépendance du royaume de Sicile, par un acte du 24 mars 1530. L'Ordre se retrouve aux avant-postes de la Chrétienté, mais le grand maître de Villiers de l'Isle-Adam entretient toujours l'espoir de reprendre pied à Rhodes. Ce n'est qu'à sa mort en 1534 que les Hospitaliers renoncent définitivement à l'Orient. Face aux progrès ottomans (Tunis est pris en 1534), le borgho, principale ville de l'archipel, est fortifié. Parallèlement aux menaces sur le nouveau siège de l'Ordre, la Réforme porte en Europe du Nord un grand coup aux possessions des Hospitaliers. Un grand nombre de commanderies sont sécularisées et certains grands prieurés cessent purement et simplement d'exister, comme ceux de Suède et de Danemark. En 1540 le roi d'Angleterre Henri VIII supprime de facto la Langue d'Angleterre. C'est dans ce contexte difficile que l'Ordre doit faire face à la plus grande épreuve de son histoire : le « grand siège » de 1565.

Le « grand Siège »

La flotte turque qui se présente le 18 mai 1565 devant Malte compte plus de 160 galères et 30 000 hommes, face aux 800 chevaliers et 1450 soldats que le grand maître Jean Parisot de La Valette a convoqué. Trois forts défendent la baie et le borgo. Celui de Saint-Elme tombe le 23 juin, deux cent chevaliers y trouvent la mort. Pour démoraliser les chevaliers, le commandant ottoman, Mustapha pacha, lance dans la rade des radeaux portant les corps crucifiés de défenseurs du fort. La Valette réplique en faisant bombarder dans le camp turc les têtes des Turcs prisonniers. Les deux autres forts, Saint-Ange et Saint-Michel, tiennent bon, ainsi que l'enceinte du borgo. Les Turcs arrivent à faire une entrée dans ce dernier le 7 juin, mais sont repoussés. La situation de l'Ordre est critique quand arrive le 7 septembre le « grand Secours », armée espagnole en provenance de Sicile. Les Turcs sont repoussés.

Lépante et la mainmise de l'Ordre sur la Méditerranée occidentale

Après l'échec du siège, l'Ordre se retrouve au centre des attentions des puissances catholiques européennes. En 1571, les Hospitaliers s'illustrent à la bataille de Lépante, où la flotte de la sainte Ligue, commandée par don Juan d'Autriche, détruit la flotte ottomane. Après Lépante, le danger en Méditerranée ne vient plus de la flotte de guerre ottomane mais des corsaires « barbaresques » d'Afrique du Nord. L'Ordre se lance alors dans le corso, la guerre de course, qui de contre-attaque qu'elle était à l'origine, devient vite un moyen pour les chevaliers de Malte de s'enrichir par l'arraisonnement des cargaisons mais surtout par le commerce d'esclaves, dont La Valette devient le premier centre chrétien. L'Ordre entre alors dans une période de singulières mutations : les chevaliers novices doivent à l'ordre de faire quatre « caravanes », quatre expéditions de course lors de quatre années consécutives à Malte, mais reçoivent souvent par la suite la permission de servir leur souverain d'origine. Les institutions centrales du grand magistère s'enrichissent de la course et transforment les commanderies européennes en un système de bénéfices qui permet à l'aristocratie de placer ses fils cadets, qu'elle fait souvent admettre dans l'ordre dès l'enfance afin qu'ils soient mieux placés dans la « course aux commanderies ». Ainsi, on trouve peu de chevaliers accomplissant toute leur carrière dans l'ordre, mais au contraire une rotation importante de novices venus accomplir leurs « caravanes » mais qui une fois munis d'une commanderie s'en vont servir leur roi, surtout d'ailleurs dans la marine. Les grands amiraux français des XVII et s, comme Coëtlogon, d'Estrées ou Suffren, sont tous des chevaliers de Malte.

La Révolution

En 1792, la Révolution française confisque les biens français de l'ordre de Malte, comme ceux de tous les autres ordres religieux. L'ordre perd alors les trois quarts de ses revenus. Suite aux triomphes de Napoléon Bonaparte en Italie, le grand maître Ferdinand de Hompesch demande au tsar de Russie de devenir le protecteur de l'ordre. Cela ne suffit pas à protéger l'île de l'invasion française en 1798 : l'ordre est chassé et la souveraineté de Malte revient à la République française. En 1834, l'ordre de Saint-Jean s'installe à Rome, et ce n'est qu'en 1999 que l'Ordre de Malte remet les pieds sur l'île, où la République de Malte a mis à sa disposition le fort Saint-Ange.

Situation actuelle

L'ordre constitue toujours officiellement un État, et peut donc émettre des timbres, battre monnaie, faire des passeports, avoir des ambassadeurs, etc. Cependant c'est une souveraineté sans territoire (les possessions à Rome et à Malte ne sont pas sous leur juridiction propre mais sous souveraineté italienne et maltaise respectivement) et limitée (en matière religieuse, l'ordre est inféodé au Vatican). Il entretient actuellement des relations d'État à État avec quatre-vingt-treize puissances et est reconnu par l'Organisation des Nations unies où il dispose d'un statut d'observateur permanent. En France, il n'est pas reconnu comme un État réellement souverain, il ne dispose pas à Paris d'un ambassadeur mais d'un « Représentant officiel auprès de la France ».

Hiérarchie

Les membres de l'Ordre sont divisés en différentes classes, suivant le degré d'engagement religieux des membres, elles-mêmes subdivisées en catégories, suivant le degré de noblesse. Enfin dans une même classe existent des distinctions. Première classe : les profès, qui ont fait profession religieuse et sont donc des religieux soumis aux trois vœux (chasteté, pauvreté, obéissance) :
- Chevaliers de justice, parmi lesquels est choisi le grand maître
  - bailli-grand-croix
  - commandeurs
  - chevaliers
- Chapelains profès, prêtres de l'ordre Deuxième classe : les membres en obédience, qui ont fait promesse de tendre à une vie chrétienne et de suivre les principes de l'ordre
- Chevaliers et dames d'honneur et de dévotion en obédience (tous les grands-parents sont nobles)
- Chevaliers et dames de grâce et de dévotion en obédience (certains des grands-parents sont nobles)
- Chevaliers et dames de grâce magistrale en obédience (non-nobles) Troisième classe : les membres qui n'ont fait aucun vœu
- Chevaliers et dames d'honneur et de dévotion
  - bailli-grand-croix honoraires
  - chevaliers et dames
- Chapelains conventuels ad honorem (ecclésiastiques sans obligation vis-à-vis de l'ordre)
- Chevaliers et dames de grâce et de dévotion
  - grand-croix
  - chevaliers et dames
- Chapelains magistraux
- Chevaliers et dames de grâce magistrale
  - grand-croix
  - chevaliers et dames
- Donats de dévotion (personnes admises dans l'ordre en raison des services qu'ils lui ont rendus) L'ordre a aussi toujours officiellement un caractère militaire (même s'il n'a plus d'armée) et catholique (le grand maître a dignité de cardinal), mais il a surtout conservé sa mission hospitalière, ce qui fait de l'Ordre de Malte le plus ancien organisme humanitaire (900 ans d'âge). En France, il est représenté par les Œuvres hospitalières françaises de l'Ordre de Malte (OHFOM), une organisation caritative (très active dans la lutte contre la lèpre et la précarité) et de secourisme. En matière postale, les timbres émis par l'Ordre depuis 1966 ne sont pas reconnus par l'Union postale universelle (UPU). L'Ordre a cependant signé des conventions postales bilatérales avec cinquante et un pays qui acceptent les courriers affranchis avec ces timbres. Cependant, en raison des positions extrémistes de certains de ses membres, l'Ordre de Malte fait l'objet de différentes polémiques. Le grand maître est actuellement Frà Andrew Willoughby Ninian Bertie.

Décoration

L'ordre a sa propre décoration, le Mérite de l'Ordre souverain de Malte, qui se décline comme la Légion d'Honneur, chevalier, officier, commandeur, grand officier et grand'croix (à ne pas confondre avec la hiérarchie de l'ordre telle que décrite ci-dessus).

Grands Maîtres de l'Ordre

Voir également l'article Grands maîtres de l'ordre de Malte
- Palestine
  - Pierre-Gérard de Martigues 1099
  - Raymond du Puy 1118
  - Auger de Balben 1160
  - Arnaud de Comps (1162)
  - Gilbert de Aissailly 1163
  - Gaston de Murols 1170
  - Joubert de Syrie 1173
  - Roger de Moulins 1177
  - Hermangard d'Asp 1188
  - Garnier de Naplouse 1190
  - Geoffroy de Donjon 1193
  - Alfonse de Portugal 1194
  - Geoffrey Le Rat 1204
  - Garin de Montaigu 1207
  - Bertrand de Thessy 1230
  - Guérin 1231
  - Bertrand de Comps 1236
  - Pierre de Vielle-Bride 1241
  - Guillaume de Chateauneuf 1242
  - Hugues de Revel 1259
  - Nicolas de Lorgue 1278
- Chypre
  - Jean de Villiers (1288)
  - Odon de Pins (1294)
  - Guillaume de Villaret (1300)
- Rhodes
  - Foulques de Villaret 1307
  - Maurice de Pagnac 1319
  - Foulques de Villaret 1321
  - Hélion de Villeneuve 1325
  - Dieudonné de Gozon 1345
  - Pierre de Corneillan 1353
  - Roger de Pins 1355
  - Raymond Bérenger 1365
  - Robert de Juliac 1374
  - Juan Fernandez de Heredia 1376
  - Riccardo Caracciolo 1383
  - Philibert de Naillac 1396
  - Antonio Fluvian de la Riviere 1421
  - Jean de Lastic 1437
  - Jacques de Milly 1454
  - Piero Raimondo Zacosta 1461
  - Giovanni Battista Orsini ( Jean-Baptiste des Ursins) 1464
  - Pierre d'Aubusson 1476
  - Emery d'Amboise 1503
  - Guy de Blanchefort 1512
  - Fabrizio del Carretto 1513
  - Philippe Villiers de l'Isle-Adam (1521)
- Malte
  - Pierino de Ponte (Pierre du pont) (1534)
  - Didier de Saint-Jaille (1535)
  - Juan de Homedes (1536)
  - Claude de la Sengle (1553)
  - Jean Parisot de La Valette (1557)
  - Pietro del Monte (1568)
  - Jean L'Evesque de La Cassière (1572)
  - Hugues Loubenx de Verdalle (1581)
  - Martin Garzez (1595)
  - Alof de Wignacourt (1601)
  - Luis Mendez de Vasconcellos (1622)
  - Jean-Paul de Lascaris-Castellar (1636)
  - Martin de Redin (1657)
  - Annet de Clermont de Chattes (1660)
  - Rafael Cottoner (1660)
  - Nicolas Cottoner (1663)
  - Gregorio Carafa (1680)
  - Adrien de Wignacourt (1690)
  - Ramon Perellos y Roccaful (1697)
  - Marc Antonio Zondalari (1720)
  - Antonio Manoel de Vilhena (1722)
  - Raymond Despuig (1736)
  - Manoel Pinto de Fonseca (1741)
  - Francisco Ximenes de Texada (1773)
  - Emmanuel de Rohan-Polduc (1775)
  - Ferdinand de Hompesch (1797)
- Rome
  - Angelo de Mojana di Cologna (1962)
  - Andrew Willoughby Ninian Bertie (1988)

Voir aussi

Chevalier Paul

Liens externes


- [http://www.orderofmalta.org/index.asp?idlingua=3 Site officiel de l'Ordre de Malte]
- [http://www.ordredemaltefrance.org Œuvres Hospitalières Françaises de l'Ordre de Malte]
-
Malte, Ordre de Malte, Ordre de Malte, Ordre de Malte, Ordre de Catégorie:Rome ja:聖ヨハネ騎士団

Timbre postal

]] Le timbre postal ou timbre-poste est un morceau de papier enduit d'un adhésif et qui sert à prouver que l'expéditeur a payé l'affranchisement d'un courrier. La collection des timbres postaux et fiscaux est appelée la philatélie.

Histoire

Sur le timbre fiscal et le droit de timbre dont l'invention a précédé et inspiré celle du timbre-poste, voir timbre fiscal, papier timbré et timbre fiscal mobile. Le timbre-poste est une invention des Britanniques Rowland Hill et James Chalmers. Le premier timbre mobile fut émis par les postes royales anglaises en 1840 sous la forme d'un portrait de la reine Victoria et valant un penny, de couleur noire. penny Cette invention était une révolution dans le système postal. Avant 1840, c'est le destinataire qui paye le coût de transport par les postes du pli qui lui est adressé, et à un prix très élevé. De ce fait, beaucoup de destinataires refusent les lettres trop coûteuses, tandis que des transporteurs privés à meilleur marché concurrencent indûment la poste. La petite histoire veut que Rowland Hill prit conscience des effets pervers de ce système pour les revenus des postes lorsqu'un jour, dans une auberge, il remarqua la serveuse recevant d'un facteur un pli de son fiancé. La jeune femme ne pouvant, semble-t-il, se permettre la dépense, Hill se proposa de la régler. Elle lui avoua que pour correspondre gratuitement, son fiancé et elle dessinaient de petits symbôles sur l'enveloppe pour communiquer. Pour éviter le transport à perte des plis, Hill proposa de faire payer l'expéditeur, mais à un prix très réduit. Ce dernier prouve qu'il a bien acquitté de l'affranchissement en collant un timbre postal sur l'enveloppe, que l'administration des postes oblitère avec un cachet encré pour éviter toute réutilisation. Le succès fut immédiat. Rapidement les pays suivants réformèrent leur système postal et émirent des timbres postaux :
- 1843 : les cantons suisses de Zurich et de Genève, le Brésil ;
- 1847 : les États-Unis, Maurice ;
- 1849 : la France ;
- 1853 : Le Cap, le Chili, le Portugal.

Matières

La quasi-totalité des timbres sont imprimés sur du papier.
- Quelques pays d'Afrique et du Golfe persique ont émis des timbres sur feuilles d'or.
- Des métaux précieux peuvent aussi être utilisés ponctuellement. En 2000, la poste française a émis un timbre en l'honneur de la métallurgie représentant une tour Eiffel en argent (couche déposée à chaud de 0,3mm) et la fusée Ariane.

Techniques d'impression


- L'héliogravure
- L'offset
- La taille-douce
- La typographie

Originalité de l'impression

Les administrations postales font preuve d'originalité dans l'impression des timbres, en utilisant les techniques modernes d'impression:
- Effet de gauffrage créant un relief en pressant le papier.
- Impression avec une encre gonflante: timbre sur la dentelle en France.
- Timbre servant de ticket de loterie avec numéro au Japon ou à gratter.
- Utilisation de l'encre fluorescente pour des timbres sur Halloween (France).

Les variétés

Un timbre postal devient une variété lorsqu'il est différent de la version normale du timbre, à cause d'un problème d'impression. Les variétés sont recherchées par les philatélistes en raison de leur rareté puisqu'elles sont accidentelles et que les contrôles à l'imprimerie devraient les détruire toutes. Exemples de variétés:
- Changement de couleurs: de la variation (de l'orangé pâle à l'orange vif pour un timbre orange) à l'erreur (bleu au lieu de rouge).
- Omission d'une couleur: timbre polychrome où manque une couleur.
- Tête-bêche: un timbre a été imprimé à l'envers sur une feuille.
- Changement du figuré du dessin: un cliché en métal servant à l'impression a pu être mal gravé ou détérioré. Par exemple, « MAROC » devient à l'impression « MAROO ». Le cliché peut avoir été rayé et laissé un fin trait d'encre sur le timbre en plus de ceux du dessin d'origine.

Formes

timbre postal Les différentes administrations postales ont fait preuve d'originalité au long de leur histoire dans la forme de leurs émissions de timbres postaux, surtout avec le développement de la philatélie.
- Le quadrilatère est la forme de la majeure partie des timbres-postes, surtout rectangle. Le Penny Black britannique et le 20 centimes noir français sont de forme rectangulaire. Le trapèze est plus rare.
- Le triangle servit dans certains pays francophones d'Afrique dans les années 1960, et reste célèbre pour une émission de la colonie britannique