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FemmeCatégorie:Anthropologie
Catégorie:Organisation sociale
Catégorie:Anatomie
Catégorie:Anatomie
Une femme est un individu adulte et de sexe féminin de l'espèce humaine (par différence à l'homme, individu adulte de sexe masculin), dont l'anatomie lui permet de porter et mettre au monde des enfants. C'est dans une perspective historique et culturelle que l'on peut rendre compte des spécificités féminines, en étudiant en particulier leur place dans les sociétés traditionnelles ou contemporaines. Le problème de la condition des femmes dans la société, jugée inéquitable et injuste par les féministes, a été un des thèmes de réflexion les plus étudiés au et l'actualité lui a parfois donné une place prépondérante dans le débat civil et politique, comme pendant les événements de mai 68 en France.
Ce mot signifie également épouse. Il existe une Journée internationale de la femme traditionnellement organisée le 8 mars.
Biologie et anatomie
8 mars, 1870]]
La femme est la femelle de l'espèce humaine et possède une paire de chromosomes sexuels XX, alors que l'homme, mâle de la même espèce, possède une paire de chromosomes sexuels XY. Les femmes et les hommes ont normalement des productions hormonales différenciées et les hormones typiques de la femme sont les œstrogènes et la progestérone. Les appareils génitaux diffèrent notablement, comme pour les autres espèces vivantes. Des différences sexuelles secondaires apparaissent après la puberté, comme les seins ou la largeur des hanches.
Voir aussi
- l'article comparaison biologique entre la femme et l'homme
- l'article sur la transsexualité.
Définitions culturelles
La place des femmes dans les différentes sociétés a été souvent étudiée au XX siècle et des mouvements féministes ont cherché à comprendre et combattre les raisons de l'inégalité de condition entre les hommes et les femmes qui est souvent au fondement même des sociétés traditionnelles, et dont on retrouve la trace jusque dans les sociétés contemporaines les plus évoluées.
Sociétés traditionnelles
féministes
Voir l'article Anthropologie politique
En Grèce
Dès la naissance, les filles subissent un traitement spécifique à leur sexe et qui tient à l'eugénisme pratiqué habituellement en Grèce pour des raisons économiques et raciales. Ainsi les filles, jugées plus inutiles que les garçons, étaient plus facilement exposées qu'eux (c'est-à-dire abandonnées dans la nature), ou vendues. De plus, elles bénéficiaient de moins de soins et d'attention.
En général, les femmes sont méprisées : c'est Zeus qui a créé le mal suprême : les femmes. (Sémonide d'Amorgos).
On trouve cependant quelques exceptions chez les pythagoriciens (voir Théano).
À Rome
À Rome, la fonction de la femme est de se marier et d'avoir des enfants. Son statut civil est surtout déterminé par le rôle qui est le sien relativement à l'homme :
#puella, virgo (jeune fille) : la fille reçoit essentiellement une instruction domestique ; elle porte, comme le garçon, une bulle qu'elle abandonne le jour de son mariage ;
#uxor (épouse) : les filles se marient à partir de 12 ans ; la femme est considérée comme une mineure qui passe dans le mariage de l'autorité du père à l'autorité du mari ;
#matrona, materfamilias (mère de famille) : en tant que mère, la femme est gardienne du foyer.
Les femmes dans les sociétés industrielles
Les femmes ont acquis un statut de citoyenne à part entière très tardivement, puisque le droit de vote leur a été donné pour la première fois en 1848 dans le Wyoming, en 1919 en Allemagne et 1945 en France.
De nos jours, on constate une différence d'accès aux professions et dans les salaires, les dispositions de maternité se montrant plus contraignantes pour l'employeur. Les femmes occupent majoritairement des emplois dans le secteur tertiaire (services), notamment dans des postes relationnels ou touchant à leurs fonctions domestiques (cuisine, ménage, soins, garde et éducation des enfants). Elles sont plus sujettes à l'emploi précaire ou à temps partiel, et la maternité constitue souvent un frein à leur progression professionnelle.
Selon une étude de la Direction de l'animation et de la recherche des études et des statistiques (Dares), en France en 2002, plus de la moitié des emplois féminins sont concentrés dans 10 familles professionnelles sur 84.
2002
Source : Selon la Dares, l'emploi féminin progresse, mais il reste cantonné aux professions du tertiaire, Rémi Barroux, Le Monde, 12 août 2004
Il est à remarquer que la plupart des emplois créés le sont aujourd'hui dans le tertiaire également.
35.9%: travail a domicile
14.4%: domestique
25%: ouvrière=>manuel
8%: employé=>bureau
Les femmes travaillent principalement le textile dans les usines. Les manufacturiers préfèrent les femmes aux hommes à l'embauche car le salaire des femmes est faible et inférieur à celui des hommes. En plus de leur travail en usine, elles doivent s'occuper de leur domicile. Elles s'occupent aussi de l'éducation de leurs enfants. Pendant la guerre, les hommes partaient au front. Les femmes ont dû aller travailler dans les mines car il n'y avait plus assez de main-d'œuvre.
Femmes et développement
Les femmes sont en général plus durement touchées que les hommes par les problèmes de développement. Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) mesure cela avec deux indices composites de développement humain :
- l'ISDH, indicateur sexo-spécifique de développement humain ;
- l'IPF, indicateur de la participation des femmes.
Voir l'article : Indicateur de développement humain.
Dans son rapport [http://www.unfpa.org/swp/2005/francais/ch1/index.htm] paru en 2005 sur l'état de la population mondial, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) dresse une liste de chiffres montrant l'inégalité dont font l'objet les femmes par rapport aux hommes dans le monde. Par mis tous ces chiffres, peux noter celui du nombre de femmes analphabète, 600 millions, soit le le double de celui des hommes.
Voir aussi
Quelques textes
- Olympe de Gouges Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne
- Jean-Jacques Rousseau, Sophie ou la femme
- Voltaire, Femmes, soyez soumises à vos maris
- Diderot, Sur les femmes
- John Stuart Mill, De l'assujettissement des femmes
- Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe
Liens internes
- Féminité | Différences entre les sexes en anthropologie politique
- Féminisme | Condition féminine
- Gynécologie
- Le complexe de Jocaste
- ménopause
- Exploitation des femmes dans l'industrie pornographique (in article Pornographie)
- Lesbophobie
- Journée Internationale des Femmes | Femmes et mathématiques
Liens externes
- [http://www.infovisual.info/03/002_fr.html Voir un schéma de la morphologie d'une femme]
- [http://www.femmes-marocaines.com portail dédié aux femmes marocaines]
- [http://www.famafrique.org/ Famafrique.org], site d'information et de ressources sur le développement durable pour les femmes d'Afrique francophone
- [http://www.siefar.org/ Siefar] site consacré à l'étude des femmes de l'Ancien Régime
ja:女性
ms:Perempuan
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zh-min-nan:Cha-bó·
Catégorie:AnthropologieArticle principal : Anthropologie
Catégorie:Sciences humaines
ja:Category:人類学
Catégorie:Anatomiecatégorie:Médecine Catégorie:Biologie
Catégorie:Biologie
Article principal : Anatomie
Étymologie
Le terme anatomie, d'origine grecque (ana, préfixe signifiant à travers de, et tomê coupure, division) possède la même étymologie que le terme d'origine latine dissection.
ja:Category:解剖学
ko:분류:해부학
th:Category:สรีระวิทยา
AdulteUn adulte désigne un individu ayant terminé la phase de l'adolescence de son développement, normalement vers l'âge de 18 ans. On considère généralement que le développement d'un individu se fait sur trois plans : le plan physique, le plan des émotions et le plan de l'intellect. Le passage à la phase adulte est acquis lorsque l'adolescent a atteint sa maturité.
Il ne faut pas confondre le concept de l'adulte avec celui du majeur, qui est un individu qui a atteint l'âge de la majorité, soit l'âge auquel il est considéré comme pleinement capable d'exercer ses droits ou pleinement responsable sur le plan de la loi. Comme la loi est différente selon les pays, des personnes du même âge, 18 ans par exemple, peuvent être des citoyens majeurs, au Canada ou en France, mais être mineurs aux États-Unis où l'âge de la majorité est 21 ans.
Voir aussi
- les trois âges de la vie : jeunesse | âge adulte | vieillesse
catégorie:biologie
ja:大人
simple:Adult
Sexe ja:性別 simple:Sex
En français, le mot sexe peut couvrir plusieurs sens :
# le genre biologique ;
# l'organe sexuel;
# la sexualité.
Genre biologique
Voir aussi Genre et Genre grammatical pour une approche linguistique de la question.
Au sein de la plupart des espèces vivantes, on peut répartir les individus en deux (ou plusieurs parfois plus de 40) groupes, distingués par leur sexe, ou genre. Le plus souvent, deux sexes existent : mâle et femelle (pour l'espèce humaine, on préfèrera utiliser masculin et féminin). Cette distinction n'est pas effectuée d'après l'organe sexuel de l'individu, pas toujours différent pour chaque genre, pas plus que sur la morphologie ou le type des gamète, mais repose sur des bases génétiques liées à la possession d'une formule génétique particulière pour une unité génétique (gène, groupe de gènes, chromosome entier, association de chromosomes) déterminant pour la compatibilité sexuelle : les individus d'un même sexe ne peuvent pas se reproduire entre eux, mais peuvent se reproduire avec les individus de certains ou de tous les autres sexes de leur espèce.
La distinction des sexes est fondamentale en biologie, car l'existence de deux (ou plusieurs) sexes permet de passer de la reproduction asexuée (simple bouturage ou quasi-clonage, fréquent chez les bactéries et les végétaux), à la procréation reproduction sexuée : création d'un nouvel individu significativement différent de ses deux parents, tout en gardant l'essentiel (et notamment l'aptitude à vivre effectivement). Ainsi, la sexualité multiplie de façon exponentielle la variabilité à l'intérieur d'une espèce avec peu de risques d'échec de la conception.
Organe sexuel
Par le mot sexe, on désigne également l'organe sexuel, mâle ou femelle.
Chez l'être humain, le sexe de la femme est nommé vulve, composée du vagin, des grandes et petites lèvres et du clitoris sans oublier l'utérus et les ovaires qui forme la partie physiologiquement fonctionnelle dans la sexualité. Et celui de l'homme, du pénis et des testicules ainsi que des certaines glandes annexes.
Il existe une profusion de termes pour désigner les organes sexuels humains. En effet, la pudeur retient souvent les locuteurs d'utiliser des termes trop explicites pour désigner les organes sexuels, qui font l'objet d'un certain tabou social. Dès lors, on cherche à contourner ce tabou en utilisant des expressions détournées, des périphrases ou des termes propres à certains registres de langage (poétique, langue enfantine, argot, termes expressifs à redoublement, etc.).
- Ainsi, pour désigner le sexe de l'homme : membre (viril), verge, phallus, - bite (et divers dérivés comme - bitoune), - braque(mart), - pine, - quéquette, - zizi, (désigne l'organe sexuel d'un jeune enfant), - queue, - pélot, - zébi, (ou - zeb, - zob, - zobi), - biroutte, - biloute (dans le Nord de la France), - chibre, - zguègue, - popol, - nouille, - nœud (désigne surtout le gland), - paf, - polduk, - vit (archaïque), etc. ; pour les testicules : - couilles, - roupettes, - burnes, - bijoux de famille, - glaouis, - joyeuses, - roustons, - valseuses, « noix » , etc. (Voir Liste des noms pour le pénis humain) ;
- pour désigner celui de la femme : - foufoune (au Canada francophone ce terme désigne les fesses), - chatte, minou, - con, - babasse, - chaglatte, - boîte à mouille, - cramouille, - frifri, - moniche, - moule, rose, marguerite, lys, schnek, trou, noune, etc.
Il est bien évident que c'est la partie du corps qui possède le plus de noms...
- Terme familier ou argotique.
Sexualité ou activité sexuelle
Le sujet est développé dans divers articles que l'on trouvera à partir de la catégorie Sexualité.
Citation sur ce dernier sujet:
« Honni soit qui mal y pense ! » (Édouard III, à la cour d'Angleterre vers 1344 -- à Calais, selon Maurice Druon, dans Les Rois maudits).
Articles connexes
- Hermaphrodisme ;
- Théories de l'évolution ;
- Liste des noms pour le pénis humain
- ISO 5218.
- Gender Studies
Catégorie:Sexualité
Espèce humaine
Homme (homonymie)]]
Généralités
Homo sapiens est une de primate et le seul membre actuel du Homo. On désigne l'espèce entière sous le nom humanité et on peut aussi employer Homme (avec une majuscule) pour parler des caractères généraux des êtres humains.
En 2003 la deuxième sous-espèce Homo sapiens, qu'était Homo sapiens neanderthalensis, a été relevée au rang d'espèce à part entière, Homo neanderthalensis, ce qui a entraîné l'abandon de la subdivision de l'espèce Homo sapiens en sous-espèce, et donc l'abandon de la classification de l'homme moderne et de ses ancêtres comme sous-espèce Homo sapiens sapiens.
Aujourd'hui, on donne à lHomo sapiens un âge d'environ 400 000 ans ; les plus vieux ossements retrouvés sont deux crânes datés de 195 000 ans et appelés Omo I et Omo II, viennent ensuite ceux de l'Homme d'Herto encore appelé Homo sapiens idaltu datés d'environ 160 000 ans, les plus célèbres sont ceux de l'Homme de Cro-Magnon datés de 35 000 ans.
Les êtres humains actuels appartiennent à cette seule espèce, et sa subdivision en races est généralement considérée comme non pertinente, d'un point de vue biologique. Actuellement, 6 milliards d'hommes environ vivent sur la planète terre.
Pour les biologistes, les espèces les plus proches de l'être humain sont les deux espèces de chimpanzé : Pan Troglodytes (le chimpanzé commun) et Pan paniscus (le bonobo). À un degré moindre, le gorille et l'orang-outan sont aussi assez proches de l'Homme.
Le génome des êtres humains ne diffère que de 0,27 % de celui des chimpanzés, de 0,65 % de celui des gorilles. Ces chiffres conduisent à estimer que notre lignée s'est séparée de celle des chimpanzés il y a environ cinq millions d'années, et des gorilles il y a environ sept millions d'années.
La découverte récente d'un crâne d'hominidé dont l'âge est estimé à sept millions d'années environ, et dont les caractéristiques sensiblement différentes de celles des singes suggèrent cependant une séparation antérieure des deux lignées.
Certains scientifiques défendent le rattachement des chimpanzés et peut-être des gorilles au genre Homo, mais ce point de vue est très minoritaire. D'un autre côté, plusieurs groupes religieux refusent la partie de la théorie de l'évolution concernant les Hommes.
Caractéristiques physiques
Description
Homo sapiens peut être présenté sommairement comme étant un mammifère terrestre ; dressé sur deux jambes qui constituent la base de sont corps en proportion environ de la moitié, prolongé par le tronc, le cou puis la tête ; disposant de deux bras se teminant par des mains qui lui permettent de saisir et manipuler ; d'une taille à l'âge adulte pouvant aller d'environ 80 cm à environ 2m50 ; disposant d'organes sexuels ; à la couleur de peau empruntant les échelles du noir, du marron, du beige ou du rosée, pouvant être massivement recouvert de poils par endroit de forme allant du frisé au lisse et dont la couleur est, indépendamment de la couleur de la peau, de teintes noire, brune, blonde, rousse ou blanche ; aux yeux aux teintes du marron, du bleu, ou du vert...
L'évolution vers Homo sapiens se caractérise par les éléments suivants :
- expansion de la boîte crânienne et volume du cerveau, en moyenne 1 400 cm3 (plus de deux fois celui des chimpanzés ou des gorilles). Pour certains anthropologues, la modification de la structure du cerveau est plus importante encore que l'augmentation de sa taille ;
- Diminution de la taille des canines ;
- Locomotion bipède, marche ;
- Descente du larynx, ce qui permet le langage articulé.
Comment ces éléments sont-ils reliés ? Quels ont pu être leur valeur adaptative, et leur rôle dans l'apparition de notre organisation sociale complexe et notre culture ? C'est encore sujet à débat parmi les anthropologues.
La taille moyenne des hommes aujourd'hui en France est de 1,75 m, celle des femmes de 1,62 m, pour des poids respectifs moyens de 75 et 61 kg. Les données individuelles sont très variables autour de ces moyennes, avec une forte influence de facteurs environnementaux, des comportements et des régimes nutritionnels. Les moyennes elles-mêmes varient beaucoup selon les populations et les époques.
Les jeunes naissent avec un poids autour de 3 kg et une taille d'environ 50 à 60 cm, après une gestation de neuf mois. Totalement dépendants à la naissance, leur croissance dure plusieurs années, la maturité sexuelle survient entre 12 et 15 ans. La croissance des garçons continue souvent jusque vers 18 ans (la croissance se termine vers 21-25 ans avec la solidification de la clavicule. L'espérance de vie est très dépendante des conditions matérielles et de la disponibilité de soins médicaux. L'espérance de vie se situe aujourd'hui autour de 75 ans dans les pays les plus riches, elle est inférieure à 40 dans les plus pauvres. On connaît des cas isolés de longévité approchant 120 ans (la personne ayant vécu le plus longtemps sans doute possible est la française Jeanne Calment, qui a vécu plus de 122 ans).
Homo sapiens en images
Une des premières images
Jeanne Calment]
Léonard de Vinci est le premier a étudier le corps humain avec un oeil médical, suivi par Michel-Ange, ses tableaux s'efforcent de représenter le corps de l'Homme avec la précision de la masse organique qui le compose.
Image:Cinq tetes grotesques.GIF|Cinq têtes grotesques
Image:Crane De Vinci 1.GIF|Crâne
Image:Etude des muscles du visage et des bras v.1510.gif|Etude des muscles du visage et des bras v.1510
Image:Dessin du torse et des bras.gif|Dessin du torse et des bras.
Image:Etude de mains.gif|Etude de mains
Image:Étude anatomique d'un homme et d'autres personnages v.1504-1506.gif|Étude anatomique de la jambe d'un homme et d'autres personnages v.1504-1506
Image:Dessin sur les rapports sexuels et parties génitales masculine v. 1492 De Vinci.gif|Dessin sur les rapports sexuels et parties génitales masculine v. 1492
Image:Dessin dun embryon dans luterus - v. 1510 1512 De Vinci.gif|Dessin d'un embryon dans l'utérus vers 1510-1512
Les caractéristiques physiques vues par les technique modernes
200px Photo de Crâne
200px Le Crâne vu par la radiographie
200px Le Fœtus vu à l'échographie
Le propre de l'Homme
Il est très difficile de définir une nature humaine qui permettrait de distinguer biologiquement ou sociologiquement l'espèce humaine des autres espèces du monde animal. Il est relativement facile de distinguer l'humain d'une autre espèce mais trouver et choisir un ensemble de caractéristiques qui le distingueraient de l'ensemble des autres animaux (d'une façon qui serait différente des règles qui permettraient de différencier entre elles les autres espèces animales) n'est pas chose aisée.
règle de l'Homme]]
La pensée, le rêve, la peur, le rire, l'intelligence, la souffrance, l'utilisation d'outils, la sociabilité, le travail collaboratif, le suicide ou l'homosexualité, entre autres... sont des caractéristiques dites humaines qui se retrouvent aussi chez certaines espèces animales (le rire a été observé chez le chimpanzé). Cependant, certains comportements n'ont jamais pu être découverts chez d'autres espèces animales : la pratique d'une religion en particulier.
Selon la plupart des traditions philosophiques ou religieuses, l'être humain est un animal à part, bénéficiant de qualités particulières lui donnant le droit de se considérer comme supérieur aux autres espèces. (Dans le monde chrétien, l'Homme est fait à l'image de Dieu. Dans le monde chinois, il est l'agent intermédiaire entre le Ciel et la Terre.) Ainsi l'Homme se considère généralement comme l'espèce « dominante » sur la Terre, et l'environnement est mis à sa disposition pour satisfaire ses besoins.
Pour les biologistes, l'humain est un super-prédateur, qui modifie le biotope terrestre à une vitesse qui n'a jamais été atteinte sous l'effet d'autres êtres vivants. Cependant, limportance de cette modification est aujourd'hui encore bien loin derrière les effets d'autres êtres vivants, comme par exemple les bactéries qui ont façonné notre atmosphère.
Pour un neuro-biologiste l'Homme est un animal. La quasi-totalité de ses réactions sont liées à la perception de ses sens - dont l'odorat - et qui influe sur son comportement de façon non maîtrisée voire non consciente.
L'adaptabilité de l'Homme
Si l'on considère son aire de peuplement et la diversité des climats qu'il supporte, on peut penser que l'être humain est l'une des espèces vivantes les plus capables de s'adapter à des modifications extérieures.
Sans doute la fourmi, le rat ou les bactéries ont aussi un pouvoir d'adaptation élevé, mais à des échelles différentes. Pourtant, l'Homme est l'un des animaux les moins capables de se défendre dans la nature : il n'a pas de corne, pas de crocs, pas de griffes, etc.
Il n'a dû sa survie qu'à son intelligence et à sa faculté d'extérioriser ses moyens : alors que l'on estime que seules les mutations génétiques, rares et lentes, peuvent permettre à une autre espèce d'évoluer vers une nouvelle forme d'environnement, il suffit à l'Homme de quelques générations pour inventer et diffuser un nouvel outil servant aux mêmes fins.
Grâce à son ingéniosité technique, l'humain peut atteindre le pôle Nord et survivre dans le Sahara, gravir le mont Everest, plonger au fond des fosses sous-marines, traverser les océans, marcher sur la Lune.
Homo faber
Bien des spécialistes considèrent que le propre de l'humain réside dans sa faculté de créer des outils permettant de décupler ses forces, de mieux avoir prise sur son environnement, de mieux s'en protéger. Là encore, ce n'est pas un critère absolu car un petit nombre d'espèces, comme certains singes et certains oiseaux, connaissent et utilisent des outils.
L'être humain, animal social
Lune, Place de la Nation Paris]]
Le fait qu'en son immense majorité l'être humain ne puisse survivre qu'en société, et que ces sociétés d'humains sont en général tissées d'un réseau complexes de rites et d'usages, a été très tôt remarqué par les penseurs, en Orient comme en Occident : Aristote a défini l'humain comme un animal social, Confucius déclare que, personne ne pouvant vivre avec les bêtes sauvages et les oiseaux, chacun se doit de participer à la société. La plupart des grandes créations humaines sont le produit d'une généalogie complexe d'influences culturelles et des efforts conjugués d'un groupe ou d'un peuple. Des pyramides aux haiku, des didgeridoo aux navettes spatiales, c'est à une société d'humains que l'on doit attribuer la créativité et l'inventivité qui marque notre espèce.
Cependant, il ne s'agit probablement pas non plus d'un critère absolu, parce que des formes de société et de culture se trouvent assez largement dans d'autres espèces. La ruche est bien une société d'abeilles, des groupes de singes se transmettent des produits culturels qui ne se retrouvent pas sous la même forme dans le groupe voisin, pourtant soumis aux mêmes conditions d'existence..
L'être humain et ses langues
Même si plusieurs espèces ont des moyens de simple communication, rien de comparable aux élaborations humaines n'a été retrouvé jusqu'à présent. Les grammaires complexes ou les concepts abstraits que chaque humain utilise tous les jours avec une facilité déconcertante ne se retrouvent nullement à l'état naturel chez les autres espèces et il faut un intense effort d'apprentissage pour qu'un dauphin, par exemple, puisse manipuler les plus rudimentaires de nos concepts abstraits.
Ainsi, selon le linguiste Noam Chomsky, un trait distinctif des humains serait l'instinct du langage, un mécanisme inné du cerveau capable d'acquérir un langage par l'observation de notre entourage.
Certains anthropologues pensent que ces traits visibles (la fabrication d'outils et le langage) découlent d'un processus mental moins accessible, et peut-être propre à l'humain : la capacité à penser symboliquement. Les êtres humains peuvent penser dans l'abstraction, manipuler des concepts, des idées. Ils peuvent se mettre en question, utiliser des raisonnements logiques, élaborer des règles morales, planifier consciemment des actions à long terme, tout cela d'une façon qu'on ne connaît chez aucune autre espèce animale, même si certaines ont montré quelques amorces de facultés dans ces domaines. Homo sapiens signifie d'ailleurs « Homme sage », « Homme qui pense ».
Il faut noter cependant que l'on ignore tout des capacités cognitives des autres s du Homo, comme Homo Erectus, ou Homo neanderthalensis maintenant éteintes. On ignore même quelles étaient leurs capacités linguistiques. En revanche, ils fabriquaient des outils comparables aux nôtres, et la supériorité dHomo sapiens au paléolithique sur son contemporain Neanderthal n'a rien de certain.
En fin de compte, la question « quel est le propre de l'humain ? » relève sans doute d'abord de la philosophie. Du point de vue de la biologie, cette question est peu pertinente. Les chats, les dauphins ou les moineaux forment des espèces distinctes, mais on ne demande pas quelle est la chose qui leur appartient en propre et les distingue de tous les autres. Découvrir d'autres espèces qui façonnent des outils, ou disposent d'un langage symbolique éclairerait peut-être notre évolution, mais cela n'effacerait pas la différence entre les humains et d'autres espèces...
La survie
- L'homme est devenu omnivore il y a environ 3 millions d'années et a vécu de la chasse, de la pêche et de la cueillette jusqu'à une période récente où a commencé l'agriculture.
- Le feu fut domestiqué par Homo erectus il y a environ 1 million d'années.
La protection juridique de l'espèce humaine.
En droit français
La loi du 29 juillet 1994 relative au corps humain (une des lois dites bioéthiques)a introduit dans le droit français la disposition selon laquelle « Nul ne peut porter atteinte à l'intégrité de l'espèce humaine » (article 16-4 1er alinéa Code civil); cette disposition figure parmi les principes généraux devant gouverner les recherches scientifiques et les pratiques médicales (articles 16 à 16-9 c.civ.). D'importants débats existent sur la portée et à la signification pratique à donner à cette interdiction : en effet les alinéas subséquents de l'article 16-4 ennoncent les interdictions de l'eugénisme, du clonage reproductif (cette interdiction a été introduite par la loi bioéthique du 7 août 2004) et de mofifier les « caractères génétiques dans le but de modifier la descendance de la personne ». Ainsi le premier alinéa doit-il être interprété indépendamment des autres, ce qui reviendrait à distinguer l'interdition de porter atteinte à l'intégrité de l'espèce humaine, l'interdiction des pratiques eugéniques et l'interdiction du clonage, auquel cas le premier alinéa demeure demeure énigmatique ? Ou ce premier alinéa doit-il être interprété à la lumière des alinéas subséquents, auquel cas l'intégrité de l'espèce humaine serait atteinte par la réalisation d'actes d'eugénisme ou de clonage ?
Une réponse semble pouvoir exceptionnellement être recherchée dans la traduction pénale de ces interdictions : en effet ce sont les mêmes textes qui figurent dans le code civil et dans le code pénal, textes qui ont été de surcroît introduits par les mêmes lois.
Protégée pénalement depuis 1994 à l'article 511-1 du code pénal, dans le livre qui protégeait les animaux des sévices graves (le Livre V du code pénal), l'espèce humaine à reçu par la loi bioéthique du 7 août 2004 une protection renforcée, les dispositions la protégeant ayant été déplacées en partie dans le livre II, lui faisant partager à présent l'intitulé du Titre I qui réprimait les crimes contre l'humanité, soit : « Des crimes contre l'humanité et contre l'espèce humaine » , et lui consacrant le Sous-titre II intitulé « Des crimes contre l'espèce humaine » regroupant les articles 214-1 et suivant.
L'enjeux de ces dispositions est préserver les spécificités biologiques de l'espèce humaine que sont toutes ses caractéristiques génétiques :
crimes contre l'humanité]]
- par la répression des « pratiques eugéniques tendant à l'organisation de la sélection des personnes » (article 214-1 Code Pénal). De plus le Conseil d'Etat, dans son rapport du 25 novembre 1999 "Lois bioéthiques : cinq ans après", précisa qu'il fallait entendre dans cette définition le caractère systématique de la sélection afin de ne pas assimiler les pratiques de procréation médicalement assistée aux pratiques eugéniques : leur caractère non systématique est apprécié par l'exigence de « choix propres [, par nature contingent,] à des couples confrontés à l'annonce d'une maladie d'une particulière gravité ». La pertinence de ce critère est critiquée par la doctrine qui propose comme autre critère de distinction : le cadre thérapeutique ; ou encore, sur la distinction Kantienne selon laquelle il faut considérer l'homme non comme un moyen mais comme une fin, distinguer la sélection motivée par le sentiment d'empathie envers l'être à naître atteint d'une « maladie d'une particulière gravité reconnue comme incurable aux moment du diagnostique » (articles 2131-1, 2131-4, 2131-4-1, 2141-2 Code de la Santé Publique), de la sélection motivée par un sentiment utilitariste de cet être perçu comme devant permettre l'amélioration de l'espèce humaine.
- par la répression du clonage reproductif (article 214-2 Code Pénal), comme portant atteinte au caractère sexué de la reproduction humaine (consistant en la rencontre de gamètes de patrimoine génétique différent), et portant atteinte, à grande échelle, à la diversité biologique de l'espèce humaine (qui est un de ses facteurs d'adaptation). Le clonage thérapeutique, consistant en la création d'un embryon humain à partir de cellules d'une personne malade, destiné à fournir des cellules souches prélevées puis cultivées pour fournir un tissu ou un organe génétiquement compatible avec le patient, ou implantées dans le corps de celui-ci pour que son organisme reconstitue des cellules défaillantes, n'est pas réprimé au titre de la protection de l'espèce humaine, mais au titre de la protection de l'embryon dans le Livre V du code pénal(art. 511-17 et 511-18 Code Pénal). Par ailleurs l'infraction de clonage thérapeutique est un délit (puni d'un maximum de 7 ans d'emprisonnement et 100 000€ d'amende), alors que l'infraction de clonage reproductif est un crime (puni, tout comme le crime d'eugénisme, d'un maximum de 30 ans de réclusion criminelle et de 7 500 000€ d'amende). Cette différence de traitement est toutefois elle aussi critiquée dans la mesure où d'un point de vue anthropologique, toujours selon la distinction kantienne, le clonage thérapeutique déclasse la perception de la vie humaine au rang de médicament (à ne pas confondre avec le bébé médicament qui consiste, pour un couple ayant un enfant malade et désirant avoir un deuxième enfant, à saisir l'opportunité que peut offrir la compatibilité génétique des cellules du petit frère pour sauver l'aîné, par le prélèvement de cellules sur le cordon ombilical, le don de sang ou encore de moelle épinière, ce qui n'entrave nullement l'accès sain à la vie de cet enfant), donc de moyen, ce qui peut apparaître au moins aussi grave que le clonage reproductif (argument anthropologique proposé par Mme M-A Hermitte, professeur à l'Ecole des Hautes Etudes de Science Sociale); toutefois d'autres auteurs justifient cette différence par le caractère d'utilité publique, d'intérêt général(pour les personnes nées atteintes aujourd'hui et demain d'une maladie grave et incurable), que peut revêtir la motivation de procéder à de telles recherches, contre le clonage reproductif motivé par le seul intérêt égoïste des couples d'avoir un enfant (Mikaël Benillouche, Maître de conférence à la faculté de droit de l'université de Picardie).
Les crimes contre l'espèce humaine peuvent être considérés comme le deuxième ensemble d'infractions le plus grave du système juridique français, après les crimes contre l'humanité, apparaissant en deuxième position (après les crimes précités) dans l'énonciation des infractions dans le code pénal et l'action publique se prescrivant, par exception au droit commun (10 ans pour les crimes), par un délais de 30 ans (ce délais ne commençant par ailleurs à courir qu'à la majorité de l'enfant qui serait né du clonage), l'action publique relative aux crimes contre l'humanité étant quant à elle imprescriptible. On peut par ailleurs voir dans les crimes contre l'espèce humaine le complément de la protection de l'Homme initiée par les crimes contre l'humanité : ces derniers protégeant l'Homme dans sa dimension métaphysique : le respect de son humanité : sa dignité ; les crimes contre l'espèce humaine protégeant l'Homme dans sa dimension matérielle : sa définition génétique : sa spécificité biologique.
Une question délicate doit toutefois demeurer, ce qui peut expliquer la différence hiérarchique dans la répression entre les crimes contre l'espèce humaine et les crimes contre l'humanité : si la dimension métaphysique de l'Homme est celle qui impose à l'Homme de se respecter, et si la dimension métaphysique est le niveau de réflexion qui a permis à l'Homme, à la différence des autres espèces animales, d'"évoluer", l'Homme a-t-il vocation à ne pas exploiter pour lui les connaissances qui accompagnent et engendrent son évolution ? A-t-il vocation à rester une espèce à reproduction exclusivement sexuée ? L'Homme résistera-t-il à la tentation d'organiser ce qu'il considérerait être l'amélioration de son espèce ? La protection actuelle de l'espèce humaine est-elle dictée par des principes immuables propres à la définition de l'Homme ou est-elle dictée par des principes contingents de précaution face à l'ignorance actuelle des conséquences de la modification volontaire et brutales de la définition biologique de l'Homme ? Autrement dit : l'Homme doit-il conditionner le respect qu'il doit avoir pour lui-même et la marche de son évolution à l'absence d'atteinte réalisée volontairement par lui-même à la pérennité de sa définition biologique actuelle qu'est homo sapiens ?
Voir aussi
- Humain
Liens externes
- ,
- [http://www.hominides.com Les évolutions de l'Homme, sur le site Hominides.com],
- [http://clv.dyndns.info/pdf/255640.pdf Merveilles de l'être humain], livre de W. Gitt, une vision chrétienne de « l'essence de l'Homme » (au format PDF, 9Mo)).
- [http://www.astrosurf.org/lombry/bioastro-origine-avenir-homme.htm|Luxorion dossier sur "L'origine et l'avenir de l'Homme"] récapitulation de l'histoire du genre Homo, et très pédagogiquement illustré
Catégorie:Organisme modèle
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Catégorie:Paléoanthropologie
Catégorie:Droit
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HommeCet article porte sur l'homme en tant que mâle de l'espèce humaine. Pour les autres significations du mot, voir la page d'homonymie Homme (homonymie). Homme (homonymie)
Homme (homonymie)
Un homme est un individu adulte de sexe masculin de l'espèce humaine, par différence à la femme (individu adulte de sexe féminin) et à l'enfant (jeune individu).
de l'homme sont les androgènes parmi lesquels la testostérone pour la reproduction des spermatozoïdes en vue de la fécondation (procréation des êtres humains). Les appareils génitaux diffèrent notablement, comme pour les autres espèces vivantes. Des différences sexuelles secondaires apparaissent après la puberté, comme les poils (en nombre causé par les androgènes) et l'accroissement de l'organe reproducteur.
Voir aussi
- femme
- enfant
- virilité | comparaison biologique entre la femme et l'homme
- transsexualité
- hominisme
Liens externes
- [http://www.infovisual.info/03/005_fr.html Schéma détaillé de la morphologie d'un homme]
- [http://www.biblioconcept.com/citations/homme.htm Quelques citations sur l'homme]
catégorie:anthropologie
catégorie:organisation sociale
catégorie:anatomie
ja:男性
Masculin
Le genre, en grammaire et en linguistique, est un trait grammatical permettant de répartir certaines classes lexicales (noms, verbes, adjectifs, etc.) en un nombre fermé de catégories (les plus courantes dans les langues indo-européennes étant masculin, féminin et neutre) répondant très vaguement à des critères liés au sexe, pour les mots représentants des animés.
Genre naturel, genre grammatical et accord
Dans la majorité des langues qui connaissent les oppositions de genres, il n'existe qu'un nombre réduit de classes lexicales susceptibles d'exprimer un genre : ce sont généralement le nom, le pronom, l'adjectif et le participe, plus rarement le verbe (selon les langues : arabe par exemple).
Parmi ces classes, une minorité possède un genre naturel, inné (et le plus souvent unique), tels le nom et le pronom : en allemand, Mann « homme » est masculin, Frau « femme » féminin et Kind « enfant » neutre. Un dictionnaire de langue l'indiquera.
Ces mots imposent leur genre à ceux qui, fléchissables, leur sont liés, comme les déterminants, l'adjectif ou le participe. On dit que ces mots s'accordent en genre avec tel autre mot, qui n'ont donc, isolément, pas de genre (bien qu'en pratique l'un des genre serve de genre non marqué ; en français, c'est le masculin singulier : on parlera de l'adjectif beau et non belle, on dira « le chat » pour désigner l'espèce et non seulement le mâle). Leur genre est donc grammatical : un dictionnaire ne pourra donc pas fournir le genre d'un adjectif, par exemple. Au contraire, il indiquera le cas échéant les différentes formes prises selon les genres : dans un dictionnaire de français, on indiquera à l'entrée beau que son féminin est belle.
L'accord se fait entre mots de l'énoncé fortement liés par le sens : dans le beau chapeau et la petite ombrelle, l'adjectif beau s'accorde en genre avec chapeau, au masculin. Le deuxième l'adjectif, petit, est au féminin, accordé qu'il est avec ombrelle. L'accord s'est fait en accord avec le sens : c'est bien le chapeau qui est beau et l'ombrelle qui est petite.
Chaque langue possède ses règles d'accord : dans les langues classiques (latin, grec ancien) puis dans nombre de langues-filles (français, castillan, etc.), quand un même terme doit s'accorder en genre avec plusieurs mots, c'est le masculin qui s'applique (« qui l'emporte »). On dira « ils sont grands » en parlant d'enfants parmi lesquels il y a au moins un garçon : ils se met au masculin, de même que grands. Les règles de l'arabe sont plus dépaysantes :
- premièrement, le verbe s'accorde en genre à la 2 et à la 3 personne (grammaire) (alors qu'en français le verbe ne s'accorde pas avec le genre du sujet, sauf dans les verbes composés). Noter qu'en arabe dialectal, par opposition à l'arabe classique, la 2 et la 3 personne du pluriel au féminin ne s'emploie pas ; elle est remplacée par celle du masculin ;
- les adjectifs et les verbes s'accordant à un nom pluriel représentant un inanimé se mettent au féminin singulier.
Répartition des genres : arbitraire et logique
La répartition des genres est souvent arbitraire et non motivée (ce n'est donc pas une classification purement sémantique) : si mort est un mot féminin en latin et en français, il est masculin en allemand (der Tod) ou en grec ancien ὁ θάνατος ho thánatos. De même, rien, dans la réalité, ne justifie que table soit féminin et tableau masculin : le signifié de ces mots n'est en effet aucunement lié avec la masculinité ou la féminité. L'apprentissage d'une langue à genres nécessite donc celui du genre des mots, qui n'est pas le même d'une langue à l'autre.
Le genre peut cependant représenter grammaticalement le sexe : le garçon, le porc, Albert (mots renvoyant à un référent masculin) ~ la fille, la truie (mots renvoyant à un référent féminin). Ce cas de figure se limite principalement aux animaux (parmi lesquels l'homme donc aussi ses fonctions, métiers, prénoms, etc.) c'est-à-dire à ce qui a un sexe. On parle alors d'un genre « logique », logique qui peut être contournée quand on sait qu'en allemand Kind « enfant » et Mädchen « jeune fille » sont du genre neutre, lequel est normalement réservé aux inanimés.
Indication du genre
Note : les transcriptions phonétiques, entre crochets, sont données en API. Les autres sont dans la transcription traditionnelle de la langue.
Pour indiquer le genre des mots, les langues disposent de plusieurs possibilités :
:lexicales → pour une même notion donnée, il existe un lexème différent pour chaque genre :
- toujours en français, les termes ayant un genre naturel correspondant à un sexe (masculin pour un mâle, féminin pour une femelle) et fonctionnant en couples appariés ont le plus souvent une forme unique par genre. Par exemple, le féminin de canard n'est pas - canarde mais cane. De même pour homme ~ femme, il ~ elle, celui-là ~ celle-là, sanglier ~ laie, cochon ~ truie, etc. ;
:morphologiques → un morphème du mot indique son genre (comme un suffixe) :
- en français le masculin est non marqué. C'est le féminin qui l'est, souvent par un -e écrit en fin de mot qui correspond à un « e caduc » permettant à la consonne finale, le cas échéant, de se faire entendre : petit [pəti] ~ petit-e [pətit(ə)], sorcier [soʁsje] ~ sorcière [soʁsjɛʁ] ; dans de nombreux cas, il n'existe oralement plus aucune différence entre les deux genres (fatigué ~ fatiguée). On trouve même des ambiguïtés graphiques : rapide sert au masculin et au féminin. On parle dans ce cas de mots ou de formes épicènes.
- en grec ancien, on peut identifier assez facilement le genre de certains mots : au nominatif singulier, les mots en -ος (consulter Déclinaisons du grec ancien) sont le plus souvent masculins (mais il existe de nombreux neutres appartenant à un autre modèle de déclinaison), ceux en -η -ē, -ᾱ ā ou -ᾰ -a féminins et ceux en -ον -on neutres. Dans d'autres cas, une voyelle longue dans la dernière syllabe au nominatif signale un masculin ou un féminin, par opposition à la même voyelle brève qui indique un neutre : ἀληθής alēthḗs (masculin et féminin) ~ ἀληθές alēthés (neutre), « vrai » ; en revanche, à certains cas la désinence ne permet pas de connaître le genre : à l'accusatif, un mot en -ον -on pourrait être masculin ou neutre ; au génitif pluriel des mots de la troisième déclinaison, la désinence -ων -ōn sert aux trois genres ;
- en espéranto, le genre n'est pas marqué, sauf genre logique. Dans ce cas, les féminins sont indiqués par un suffixe -ino et il n'existe pas, même dans les couples appariés, de terme spécifique : patr-o « père » fait son féminin en patr-ino « mère ». Il n'existe pas de - matro ;
ou syntaxiques → c'est par les règles d'accord que le genre est révélé :
- en français, les noms ne permettent pas toujours de savoir s'ils sont masculins ou féminins. Arbre pourrait être l'un ou l'autre. Le déterminant un dans un arbre indique cependant que le mot est bien masculin (au féminin, on aurait une). L'allemand fonctionne aussi souvent selon le même principe : dans schönes Kind, c'est l'adjectif schön mis au neutre de la déclinaison forte (suffixe -es) qui joue ce rôle tandis que Kind ne laisse rien présager de son genre. Avec un nom masculin, on aurait eu schöner et au féminin schöne.
Langues sans genres
De nombreuses langues non indo-européennes, comme le basque, le finnois, l'estonien, le turc ou le hongrois, ne connaissent pas la catégorie du genre, bien que des oppositions puissent être marquées par les pronoms. En mandarin, elle est indiquée, à l'écrit seulement, par le pronom personnel de 3 personne et, rarement, à la 2 (on distingue le masculin, le féminin, les animaux et le reste ; seule l'opposition masculin / féminin / autres est réellement productive ; à la 2 personne, l'opposition ne concerne que le masculin / féminin). La langue parlée ne fait aucune distinction, cependant.
Certaines langues artificielles, comme le lojban ou la langue fictive de la Culture de Ian Banks, ne marquent pas non plus le genre.
Nombre de genres
Certaines langues, comme le latin ou l'allemand possèdent trois genres : le masculin, le féminin et le neutre. D'autres, comme le français, en possèdent deux : le masculin (identique au neutre) et le féminin. Des langues anciennes indo-européennes, comme le latin ou le grec ancien, laissent comprendre qu'en indo-européen l'opposition de genre concernait surtout une opposition du type animé (ce qui vit) ~ inanimé (ce qui ne vit pas) : en effet, dans de nombreux cas le masculin et le féminin sont identiques et s'opposent ensemble au neutre. C'est d'ailleurs la seule opposition en hittite.
Cette dichotomie animé ~ inanimé se retrouve dans des langues modernes comme le néerlandais, le danois, le suédois ou le norvégien. On parlera alors d'une opposition entre le genus commune (masculin/féminin) et le genus neutrum. Notons que le français connaît dans de rares cas une telle opposition : les pronoms cela (ça), en et y, par exemple, ne servent qu'aux inanimés. Par exemple : « Jean me plaît » → « il me plaît » ~ « boire du thé me plaît » → « cela (ça) me plaît » ; « je parle de Jean » → « je parle de lui » ~ « je parle de ma passion pour le thé » → « j'en parle » (noter que dans les cas de thématisation par dislocation dans un registre courant, « j'en parle souvent, de lui » est tout à fait compréhensible) ; « je pense à Jean » → « je pense à lui » ~ « je pense à la déclaration d'impôts » → « j'y pense »), de même que le pronom relatif quoi (« je ne sais qui » ~ « je ne sais quoi »).
Plus éloignée, une langue comme le nahuatl n'oppose aussi que les animés aux inanimés ; fait notable, seuls les animés varient en nombre. Les langues algonquines, dont le cri, possèdent des genres animé et inanimé, qui démontrent cependant la même distribution arbitraire que le genre en français ; par exemple, le mot cri mi:nis (« petit fruit ») est inanimé, mais le mot ospwa:kan (« pipe ») est animé.
Des langues africaines, enfin, comportent un nombre beaucoup plus important de classes sémantiques pouvant être considérées comme des sortes de genres. Elles sont le plus souvent indiquées par les préfixes de classe.
Connotations des genres
- Langage sexiste | féminité & virilité
- Gender Studies
Articles connexes
- Nombre ;
- personne ;
- trait grammatical ;
- they singulier ;
- syllepse.
Lien internet
http://genre.eduinfo.com site sur le genre des mots français
Catégorie:Grammaire
ja:性 (文法)
Mai 68
Catégorie:1968
Catégorie:Histoire de France
Catégorie:émeute
Catégorie:Révolution
Le mois de mai 1968 a vu se dérouler un ensemble d'événements dans les milieux étudiants d'un grand nombre de pays dont la République Fédérale d'Allemagne, les États-Unis (actions contre la guerre du Vietnam), la Tchécoslovaquie (Printemps de Prague). Ce mouvement de contestation étudiante débute des deux côtés du rideau de fer. Dès 1967, plusieurs campus aux États-Unis ou en Pologne, par exemple, s'insurgent contre la politique éducative.
Les événements de Mai 68 en France
En France, ces événements prennent une ampleur particulière car ils sont accompagnés de violentes manifestations d'étudiants, d'une grève générale qui paralyse complètement le pays et d'une vague de réunions informelles à l'intérieur des organismes, des entreprises, des administrations, des lycées et des universités, des théâtres, des maisons de jeunes, des maisons de la culture. Dans tout le pays, les portes s'ouvrent à n'importe quel citoyen, la parole se libère et devient pour quelques semaines la raison d'être des Français. Enthousiasmé ou catastrophé, dubitatif ou méditatif, chacun selon sa sensibilité participe ou observe.
L'un des symboles de ces lieux de débats est l'Odéon à Paris où l'on peut entendre s'affronter, dans des débats pris très au sérieux jour et nuit, quelques syndicalistes délégués de chez Renault, des ménagères du quartier, des étudiants, un groupe de jeunes de droite de Neuilly venus en touristes, un autre groupe de lycéens d'une banlieue ouvrière, tel ou tel artiste célèbre, des professeurs, un conseiller municipal aux abois, un ou deux cadres d'entreprise catastrophés, pendant que dans les coulisses du théâtre, quelques échevelés de la libération sexuelle se livrent à des ébats spontanés et sans intimité.
À tout moment dans tel ou tel lieu de France, un militant de telle ou telle organisation, plus ou moins rompu à la dynamique de groupe en vogue, s'impose pour faire voter une « motion » en « assemblée générale » qui se perd dans un flot de tracts et achève parfois sa course dans un article de presse, si un journal peut paraître, suivant le destin d'une bouteille à la mer lancée à Maubeuge et ouverte dans l'Île de la Cité. On découvrira des attitudes personnelles surprenantes, comme celle du député Valéry Giscard d'Estaing allant seul à l'aube à la rencontre des ouvriers de Billancourt qui occupent leur usine.
Le Général de Gaulle qualifiera ce tsunami social de « chienlit ».
Origine
En France, le mouvement étudiant demandant une amélioration des conditions de vie des étudiants commence en novembre 1967. Ce mouvement rencontre peu d'écho. En 1968, le « mouvement du 22 mars » se fait connaître ce jour-là en occupant les locaux de l'université de Nanterre. L'une de ses principales revendications est le droit d'accès pour les garçons aux résidences universitaires des filles. La figure de proue de ce mouvement se nomme Daniel Cohn-Bendit. Il devient le symbole de la remise en cause de l'autoritarisme.
Les causes de ce mouvement sont diverses selon les analystes. Mais toutes tournent autour de l'idée qu'une grande rigidité cloisonnait les relations humaines dans toute les cellules de la société.
Contexte culturel et politique
Sur le plan sociologique, la dynamique de groupe s'est répandue pendant les années 1960 dans les formations des responsables de toutes les organisations et des entreprises. La mode est au débat. Mais les clivages sociaux sont encore extrêmement rigides. Le paternalisme autoritaire est omniprésent. On commence à ouvrir des lycées « mixtes », mais beaucoup d'établissements scolaires sont encore réservés aux garçons ou aux filles (les filles ne sont pas autorisées à porter le pantalon). La France a autorisé l'usage de la pilule contraceptive dès 1967, mais elle est encore peu répandue et l'éducation n'a pas encore connu de réformes structurelles et le décalage est criant entre les aspirations d'une jeunesse et les cadres moraux qu'ils ressentent comme dépassés.
Au plan économique, on arrive bientôt à l'apogée des « trente glorieuses », années de reconstructions après la Seconde Guerre mondiale. La société de consommation s'est installée sans qu'on prenne vraiment conscience de toutes ses implications et des déséquilibres mondiaux qui se développent.
Au plan politique, les Français viennent de découvrir le vote au suffrage universel pour élire le Président de la République et les référendums pour que chacun donne son avis. La France vient de perdre ses colonies. Le climat international est accaparé par la guerre froide entre les tenants des modèles capitalistes et communistes. Ce contexte s'impose aux choix politiques dans tous les pays, carcan que les jeunes dénoncent face à leurs dirigeants, quel que soient leur système politique. On remarque notamment les comités Vietnam, formés majoritairement de lycéens et étudiants dans les pays occidentaux, qui dénoncent « l'impérialisme américain » dans la guerre du Vietnam. La guerre froide fait naître des idées anti-nucléaires.
Le caractère international de ces mouvements relativise les causes purements françaises. Ainsi les gardes rouges de la révolution culturelle chinoise, depuis 1965, ont rendu perceptible l'idée que les jeunes pouvaient avoir un pouvoir politique dans la société et remettre en cause l'autorité des adultes et des pouvoirs.
Au plan philosophique, on invoquera souvent plusieurs auteurs pour expliquer ce mouvement : le livre d'Herbert Marcuse paru en France en 1964, puis réédité en 1968, l'Homme unidimensionnel, sous-titré Essai sur l'idéologie de la société industrielle avancée, le manifeste de Wilhelm Reich, paru en 1936 et le livre [http://arikel.free.fr/aides/vaneigem/ Traité de savoir vivre à l'usage des jeunes générations] de Raoul Vaneigem, paru en 1967, puis [http://library.nothingness.org/articles/SI/fr/pub_contents/7 la Société du spectacle] de Guy Debord, paru en 1967.
Au plan religieux la France, encore très catholique, vient de suivre avec passion le Concile de Vatican II qui a profondément ébranlé le catholicisme et surtout les mouvements d'action catholique. En particulier, les Scouts de France représentant à l'époque une part non négligeable des jeunes chrétiens, ont modifié les rapports hiérarchiques dans leurs structures, remettant en cause à partir de 1964, un modèle de type militaire et introduisant la collégialité des décisions au sein des équipes.
À Paris
Scouts de France
Le 3 mai, la Sorbonne, occupée par des manifestants et risquant une éventuelle attaque des mouvements étudiants d'extrême droite (comme Occident) est évacuée par une intervention policière musclée : plusieurs centaines d'étudiants sont arrêtés, dont Jacques Sauvageot, le dirigeant du principal syndicat étudiant. Cette intervention des forces de l'ordre à la Sorbonne est très mal vécue par les étudiants qui se pensaient protégés par le statut universitaire.
Les étudiants réagissent aussitôt par des manifestations violentes contre les forces de l'ordre : jets de pavés, puis barricades. Ces manifestations reprennent ensuite à l'annonce de peines de prison pour les manifestants, pendant lesquelles commencent à fleurir les slogans libertaires.
Le président du SNE-Sup (syndicat des enseignants du supérieurs), Alain Geismar, décide de soutenir les manifestants. Les membres du Parti communiste et des organisations d'extrême gauche sont d'abord pris de court (pour eux, la révolution est censée venir des ouvriers, et non des étudiants ; de plus, les revendications du mouvement du 22 mars leur paraissent « puériles » et « petit-bourgeoises » et surtout « gauchistes »). Après un moment de flottement, ils essayent toutefois de gagner les ouvriers à cette « révolte ». La CGT, pour sa part, ne les suit pas et son secrétaire général de l'époque, Georges Séguy, s'en explique devant les médias : « Cohn-Bendit qui est-ce ? Sans doute faites-vous allusion à ce mouvement lancé à grand renfort de publicité qui, à nos yeux, n'a pas d'autre objectif que d'entraîner la classe ouvrière dans des aventures en s'appuyant sur le mouvement des étudiants ». Mais la base de ces organisations traditionnelles de gauche dépasse leurs responsables.
Le 13 mai une immense manifestation traverse Paris. Le Syndicat CFDT parle d'un million de manifestants. La préfecture de police n'en concède même pas deux cent mille. La grève s'étend rapidement dans le courant du mois : c'est la première grève générale sauvage de l'Histoire. C'est aussi la première fois qu'une grève générale paralyse un pays parvenu au stade de la société de consommation. Le Parti communiste dénonce les manifestations étudiantes, où il voit une manipulation de l'extrême-gauche. Durant les affrontements du Quartier latin, un manifestant est tué d'un coup de couteau.
La population, face à la repression policière, a tendance à prendre fait et cause pour les étudiants, malgré les barricades et les destructions de dizaines de voitures et du mobilier urbain.
Le chef de l'État, le Général de Gaulle, en voyage officiel en Roumanie au début des événements, n'accorde initialement pas beaucoup d'attention à ces manifestations. Il laisse son Premier ministre Georges Pompidou s'en occuper. Celui-ci interrompt un autre voyage officiel en Afghanistan pour faire face à la situation. Il exige que les forces de police quittent la Sorbonne, afin de calmer la situation. De Gaulle reste à l'écart en se réservant la possibilité d'intervenir si besoin. Cependant, au plus fort de la contestation, de Gaulle disparaît pendant plusieurs heures, à la surprise générale. Cela plonge la majorité dans un certain désarroi. Il va consulter le général Massu en Allemagne, dans l'hélicoptère qui devait le conduire pour la fin de semaine à sa résidence de Colombey, afin de s'assurer du soutien de l'armée.
Le Premier ministre Georges Pompidou propose de dissoudre l'Assemblée Nationale, pour organiser de nouvelles élections législatives. De Gaulle se range à cet avis et l'annonce par la radio dans un discours bref qui change brusquement la donne (voir Charles de Gaulle pour quelques extraits). Mais ces jours porteront en leur sein le germe d'un refroidissement des relations entre Georges Pompidou et le Général de Gaulle.
Le 30 mai est organisée une marche de soutien au gouvernement, menée par André Malraux et Michel Debré. Elle réunit trois cent mille manifestants selon la préfecture de police et un million selon les gaullistes.
En province
Dans les universités
Dans les lycées
Dans les entreprises
Dans les administrations
Dans les lieux de culture et d'animation
Conséquences de Mai 68
Au plan politique
Les accords de Grenelle
Une augmentation de 35 % du SMIC (qui venait de remplacer le SMIG) à 600 F par mois et de 10 % des salaires, la réduction du temps de travail, sont entre autre conclues lors des accords de Grenelle, suite à des négociations menées en particulier par le jeune haut fonctionnaire Jacques Chirac, et la reprise du travail s'effectue progressivement au début du mois de juin. La police et la gendarmerie évacuent au fur et à mesure les différents lieux occupés. Un policier (écrasé par un camion) et deux ouvriers meurent durant les affrontements du début du mois de juin.
Dissolution de l'Assemblée nationale le 30 mai 1968
Les élections législatives de juin 1968 voient la très large victoire des gaullistes. On s'est beaucoup interrogé sur ce retournement de la peur, tant les médias donnaient l'impression que la population penchait pour le mouvement étudiant. Au fond personne à gauche n'avait donné l'impression de maîtriser ce qui se passait et la solution paraissait être provisoirement en dehors du mouvement, dans la stabilité institutionnelle.
Référendum sur la régionalisation et le rôle du Sénat en avril 1969 et départ du Général de Gaulle
Le Général de Gaulle avait souhaité un référendum en mai 1968. Georges Pompidou avait plaidé et obtenu la dissolution de l'Assemblée nationale. De Gaulle ne renonce pas à son projet de référendum. Il perçoit que mai 1968 a mis en exergue un besoin de démocratie plus direct et plus proche du peuple. Il imagine de décentraliser certains lieux de décision et de refonder le Sénat en changeant profondément ses critères de recrutement. C'est l'objet de ce référendum. Il met tout son poids politique dans la balance en promettant de partir si les Français répondent « non ». Il perd ce référendum et part.
Au plan culturel, économique et social
D'une manière générale Mai 68 marque l'ouverture brutale de la culture française au dialogue social et médiatique, qui s'infiltrera dans tous les rouages de la société et de l'intimité familiale, et une étape importante de prise de conscience de la mondialisation de la société moderne (après les guerres «mondiales») et de la remise en cause du modèle occidental de la « société de consommation ».
- L'une des principales influences de la révolution de mai 68 se situe au niveau socio-culturel, comme l'a reconnu François Mitterrand lors du 20 anniversaire de mai 68.
:On assiste à une désaffection des Français pour la sphère publique et politique et pour le militantisme en général. Ce sera sans doute le lit de la fin de la peur de la gauche au pouvoir en 1980. Mai 68 est le chant du cygne du conflit « droite-gauche » qui n'existera plus que pour les partis politiques et les campagnes électorales.
François Mitterrand
:Les événements de mai 1968 marquent une division politique qui a des répercussions dans la société française. Par exemple, le schisme de l'université des sciences humaines de Lyon II. Actuellement, on situe parfois les personnalités politiques selon le « côté » des barricades où elles se situaient. Le qualificatif péjoratif de « gauchiste », créé par Lénine en 1920 (« La maladie infantile du communisme »), entre dans le langage courant.
:De nouvelles valeurs apparaissent. Elles sont notamment centrées autour de l'autonomie, la primauté de la réalisation personnelle, la créativité, la pluridisciplinarité et la valorisation de l'individu impliquant le refus des règles traditionnelles de la société et la remise en cause de l'autorité. La redéfinition de nouvelles règles se construit autour de l'idée d'auto-gestion et du communautarisme. Le concept d'auto-gestion sera concurrencé par celui de co-gestion qui sera cher à Edgar Faure dans sa réforme de l'enseignement qui suivra et d'une manière générale très en vogue dans les organisations politiques inquiètes de cette évolution jugée « anarchique ».
- La libération sexuelle est l'un des grands thèmes de Mai 68, corrélativement à l'arrivée des contraceptifs modernes. Le féminisme aussi se développe, avec son mouvement le plus radical, le MLF, et joue un grand rôle dans l'implosion du militantisme traditionnel au profit de thèmes féministes comme l'autorisation de l'avortement, la remise en cause de la répartition des tâches dans le couple (« Qu'est-ce qui est plus long : faire cuire le steak d'un révolutionnaire ou celui d'un bourgeois ? »), la « naissance sans violence ».
- La dénonciation des régimes communistes réformistes (l'Archipel du Goulag, le Cri des pierres) se confirme. Cette désillusion sur le communisme, juste après un engagement politique intense, notamment des maoïstes et de l'extrême gauche qui apparurent un temps parmi les jeunes comme une alternative plus authentique, débouchera sur un pessimisme généralisé dans les milieux de gauche, un auto-dénigrement systématique de tout ce qui a pu exister avant la Révolution de Mai.
- Cette époque est soulignée par de « Nouveaux Philosophes » tels que Bernard-Henri Lévy. La dessinatrice humoriste Claire Bretécher a remarquablement illustré cet esprit avec sa publication hebdomadaire dans Le Nouvel Observateur intitulée « Les frustrés ». Yves Duteil chantera « L'important ce n'est pas ce qu'on fait qui compte, c'est l'histoire, la façon dont on la raconte… », suit une relecture de l'Histoire de France, et la mise en exergue de ses violences.
- L'influence de Mai 68 est manifeste dans la pédagogie scolaire en France. De disciple, l'élève devient un sujet pouvant intervenir dans la pédagogie dont il est l'objet. La dimension de la parole libre, du débat, s'accroit. La discipline autoritaire fait place à la participation aux décisions. Les enseignants ont été parfois destabilisés dans l'idée qu'ils se faisaient de leur métier. On critiquera ensuite cette évolution jugée souvent trop permissive. Elle a aussi été à l'origine de la participation des élèves et des parents aux conseils de classe et de la redéfinition des réglements scolaires dans les établissements dès juin 1968.
- Dans le domaine économique et social
:le conflit de la société des montres « Lip », conduit par Charles Piaget du Syndicat CFDT, à Besançon en 1973, sera une illustration très médiatisée de cette évolution, avec une expérience de mise en œuvre de l'autogestion de l'entreprise qui fera couler beaucoup d'encre.
:Cette influence aura aussi des conséquences en 1973 dans des mouvements de remise en cause de l'armée et de la force de frappe nucléaire et d'une manière générale dans les mouvements écologiques (Brice Lalonde) et anti-militaristes (la luttre contre l'extension du camp militaire des jeunes paysans du Larzac, dont est issu José Bové, le courant de la Non-violence) et les fameuses ONG comme « Médecins Sans Frontières » (Bernard Kouchner), directement issus de la prise de conscience planétaire des mouvements de Mai 68. C'est aussi la période de la naissance de l'idée de « Halte à la croissance ? » (1972) titre d'une [http://www.sdinfo.gc.ca/what_is_sd/history_f.cfm?id=103 publication] du Club de Rome fondé en 1968.
:Curieusement, si l'on en croit le magazine L'Expansion, le rythme annuel d'augmentation de la productivité « s'accrut » pendant les trois années qui suivirent Mai 68.
- Les chrétiens sont bouleversés par ces événements qu'ils perçoivent dans le sillage du Concile de Vatican II.
:L'encyclique Humanæ vitæ, publiée en juillet 1968, est surtout connue pour son refus de la contraception.
:La communauté œcuménique des Frères de Taizé devient l'un des pôles structurant de ce bouleversement. Au début des années 1970, jusqu'à quarante mille jeunes, venus certes du monde entier, mais beaucoup de France, se rassemblent autour d'eux chaque semaine de Pâques dans le petit village bourguignon de Taizé, qui compte d'ordinaire cinquante habitants. Chacun est invité à participer au « Concile des jeunes ». On crée des « communautés de base » dans le monde communiste, comme dans le monde occidental ou en Amérique latine, à l'image des premiers chrétiens. Ces extraits de textes de Taizé expriment le bouleversement chrétien en écho aux événements de mai 68 : « le Christ ressuscité vient animer une fête au plus intime de l'homme », « Il va nous donner assez d'imagination et de courage pour devenir signe de contradiction ». Ce « signe de contradiction » deviendra ultérieurement « signe de réconciliation ».
:À cette époque s'amplifie également le mouvement des prêtres ouvriers et le mariage des prêtres. Surtout le nombre de pratiquants dans les églises occidentales traditionnelles va suivre une décroissance considérable et traumatisante pour les responsables religieux.
- La fin des années 1970 a été appelée par certain « l'ère du vide ». L'élection de François Mitterrand en 1981, sur le thème très mai 68 « Changer la vie », apparut comme une flambée d'espoir ou une crise de panique catastrophique, selon les courants, dans cette évolution politique en France. Mais cette attitude désillusionnée sur la classe politique reprendra le dessus et est encore très présente de nos jours avec des prises de position critiques, mais une méfiance croissante vis-à-vis du militantisme politique.
Quelques slogans
- Il est interdit d'interdire.
- À bas la société spectaculaire marchande.
- Ne travaillez jamais.
- Je prends mes désirs pour des réalités car je crois en la réalité de mes désirs.
- Fin de l'université.
- Vivre sans temps mort et jouir sans entrave.
- L'ennui est contre-révolutionnaire.
- Pas de replâtrage, la structure est pourrie.
- Nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui (cette phrase tirée de Raoul Vaneigem, Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations, fut commentée largement par Thierry Maulnier, qui était membre de l'Académie française, et par le chroniqueur André Frossard, qui le deviendra).
- Ceux qui font les révolutions à moitié ne font que se creuser un tombeau.
- On ne revendiquera rien, on ne demandera rien. On prendra, on occupera.
- Plébiscite : qu'on dise oui qu'on dise non, il fait de nous des cons.
- Depuis 1936 j'ai lutté pour les augmentations de salaire. Mon père avant moi a lutté pour les augmentations de salaire. Maintenant j'ai une télé, un frigo, un VW. Et cependant, j'ai vécu toujours la vie d'un con. Ne négociez pas avec les patrons. Abolissez-les.
- Le patron a besoin de toi, tu n'as pas besoin de lui.
- Travailleur : tu as 25 ans mais ton syndicat est de l'autre siècle.
- Veuillez laisser le Parti communiste aussi net en sortant que vous voudriez le trouver en y entrant.
- Je suis marxiste tendance Groucho.
- Soyez réalistes, demandez l'impossible.
- On achète ton bonheur. Vole-le.
- Sous les pavés, la plage (au moment de l'érection des barricades, on avait retrouvé sous le macadam l'ancien pavement de Paris, et sous les pavés - immédiatement utilisés de la façon que l'on devine - le lit de sable sur lequel ils étaient posés. Le symbole était vraiment trop beau !).
- Autrefois, nous n'avions que le pavot. Aujourd'hui, le pavé.
- L'âge d'or était l'âge où l'or ne régnait pas. Le veau d'or est toujours de boue.
- La barricade ferme la rue mais ouvre la voie.
- Il n'y aura plus désormais que deux catégories d'hommes : les veaux et les révolutionnaires. En cas de mariage, ça fera des réveaulutionnaires.
- Le réveil sonne : PREMIÈRE humiliation de la journée !
- Imagine : c'est la guerre et personne n'y va !
- Laissez la peur du rouge aux bêtes à cornes.
- Cours camarade, le vieux monde est derrière toi.
- Les murs ont la parole.
- Élections, piège à cons.
- (sur une bouteille de poison) Presse : ne pas avaler.
- ORTF : La police vous parle tous les soirs à 20 heures.
- Prenez vos désirs pour la realité.
- Nous sommes tous des Juifs allemands.
En réponse à la violente répression, des affiches sérigraphiées disent :
- Les CRS aussi sont des hommes : la preuve, ils violent les filles dans les commissariats.
- CRS=SS
Un slogan mérite une place spéciale : « Il est interdit d'interdire », au départ simple boutade lancée par le fantaisiste Jean Yanne, et qui sera ensuite reprise au premier degré, ce dont il se montrera surpris... et amusé.
Bibliographie
- Robert Merle, Derrière la vitre, Gallimard, 1970. Récit romancé de l'occupation de la salle des professeurs le 22 mars 1968 à l'université de Nanterre.
- Adrien Dansette, Mai 1968, Plon, 1971.
- Geneviève Dreyfus-Armand, Robert Frank, Marie-Françoise Lévy, Michelle zancarini-Fournel, Les années 1968. le temps de la contestation, Complexe, Bruxelles, 2000. Pour une approche des problématiques actuelles autour de mai-juin 1968.
Films
- Film précurseur : La chinoise de Jean-Luc Godard (1967)
- Romain Goupil : Mourir à 30 ans (1982)
- Bernardo Bertolucci : Innocents - the dreamers (The Dreamers) - Les rêveurs (2004)
- William Klein : Grands soirs & petits matins (sorti en 1978, mais filmé pendant les évènements)
Chansons
- Paris mai de Claude Nougaro (octobre 1968, Philips)
- La Révolution et La faute à Nanterre par Évariste et les choeurs du CRAC (mai 1968, CRAC).
Voir aussi
- Mouvement du 22 mars
- Daniel Cohn-Bendit
- Université de Paris X
- Général de Gaulle
- Georges Pompidou
- Internationale Situationniste
- Luxembourgisme
- anarchisme
- Maoisme
- Trotskysme
- Extrême gauche
- Mouvements révolutionnaires
- Marcel Gauchet
Liens externes
- [http://www.ina.fr/voir_revoir/mai-68/index.fr.html Archives de l'INA]
- [http://www.mai68.net/ Un autre mai 68]
- [http://www.mai68.net/affiches/affiches.htm Affiches]
- [http://www.les-ours.com/novel/mai68/ Les maximes de Mai 68]
- [http://www.place-publique.fr/article1287.html Slogans de mai 68]
- [http://users.skynet.be/ddz/mai68/ site d'un collectionneur de slogans de mai 1968.]
- [http://increvablesanarchistes.org/articles/1968/68_hernadez.htm Increvables anarchistes]
- [http://www.de-gaulle-edu.net/sentrainer/term_commt/30mai68.htm Discours de De Gaulle]
- [http://www.charles-de-gaulle.org/article.php3?id_article=101&page=1 De Gaulle et Mai 68]
- [http://www.tpemai68.fr.fm Mai 68 : révolution éphémère ou mutation profonde de la société?]
- [http://cnt-ait.info/article.php3?id_article=166 La CNT en Mai 1968]
Journée internationale de la femmeLe 8 mars célèbre la Journée Internationale des Femmes.
Cette journée trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XX°s en Europe et aux Etats-Unis, réclamant des meilleures conditions de travail et le droit de vote. Elle a été officialisée par les Nations Unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.
C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, pour améliorer la situation des femmes.
Historique
Au début du XX°s, des femmes de tous pays s’unissent pour défendre leurs droits et réclamer le droit de vote.
La création d’une "Journée internationale des femmes" a été proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrivait alors dans une perpective révolutionnaire.
Dès 1911, des manifestations sont organisées en Autriche-Hongrie, Danemark, Suisse, Allemagne, puis les années suivantes en France, aux Pays-Bas, en Russie et en Suède.
La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.
La légende veut que l’origine du 8 mars remonte à une manifestation d’ouvrières américaines du textile en 1857, événement qui n’a en réalité jamais eu lieu ! Par contre l’origine de cette journée s’ancre bel et bien dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XX°s.
La Journée internationale des femmes est reconnue officiellement par les Nations Unies en 1977, et en France en 1982.
Quelques dates
- 1910 : C'est à Copenhague, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, que l'idée d'une "Journée Internationale des Femmes" est décidée, sur une proposition de Clara Zetkin, représentante du Parti socialiste d'Allemagne.
- mars 1911 : Un million de femmes manifestent en Europe.
- 8 mars 1913 : Des femmes russes organisent des rassemblements clandestins.
- 8 mars 1914 : Les femmes réclament le droit de vote en Allemagne.
- 8 mars 1915 : À Oslo des femmes défendent leurs droits et réclament la paix.
- 8 mars 1917 : À Saint Pétersbourg des ouvrières manifestent pour réclamer du pain et le retour de leurs maris partis au front.
- 8 mars 1921 : Lénine décrète le 8 mars journée des femmes.
- 1924 : La journée est célébrée en Chine.
- 1946 : La journée est célébrée dans les pays de l'Est.
- 8 mars 1947 : Léon Blum salue la place importante des femmes dans la Résistance.
- 8 mars 1977 : Les Nations Unies officialisent la Journée Internationale des Femmes.
- 8 mars 1982 : Statut officiel de la Journée en France.
Liens externes
- [http://www.journee-de-la-femme.com/ Journée de la Femme]
- [http://8mars.online.fr/ Journée Internationale des Femmes] : historique du 8 mars, portraits de femmes, et programme du 8 mars prochain, en France.
- [http://www.globalwomenstrike.net/ Global Women’s Strike] (Grève Mondiale des Femmes)
- [http://www.un.org/french/events/women/iwd/2005/ Journée internationale de la femme 2005]
Catégorie:Journée internationale
ja:国際女性デー
simple:International Women's Day
1870Catégorie:1870
Cette page concerne l'année 1870 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- Fondation de l'association pour le Home Rule (pour l'autonomie) en Irlande.
- 31 octobre : La Russie dénonce la neutralisation de la Mer Noire.
France
- 2 janvier : Le républicain Émile Ollivier est appelé par Napoléon III à constituer un ministère.
- 10 janvier : Début de l'affaire Victor Noir.
- Il s'agit d'un journaliste tué au domicile parisien du prince Pierre Bonaparte, cousin de Napoléon III. Venu pour arranger les conditions d'un duel, le journaliste aurait eu une attitude menaçante.
- 12 janvier : Les funérailles du journaliste Victor Noir sont l'occasion d'une manifestation républicaine.
- 28 mars : Après une semaine de procès, Pierre Bonaparte est acquitté par la Haute Cour de Justice siègeant à Tours, du meurtre du journaliste Victor Noir.
- 21 janvier : Émile Ollivier présente son ministère républicain.
- 24 janvier : Les républicains Jules Ferry et Léon Gambetta déposent, au nom de l'opposition républicaine, une proposition de loi selon laquelle « le titre et les fonctions de préfet de police sont supprimés ».
- Le baron Haussmann est destitué de son poste de préfet de la Seine par Émile Ollivier.
- 24 mars : Le général Edmond Le Bœuf, ministre de la Guerre, est fait maréchal de France et sénateur.
- 20 avril : Un Sénatus-consulte met en œuvre une véritable Constitution pour un empire libéral.
- L'empereur garde le droit de renvoyer les ministres responsables, mais il ne préside plus le Sénat ni le Conseil d'État.
- L'Empereur ne peut nommer plus de vingt sénateurs en un an et le nombre des sénateurs ne peut excéder les deux tiers de celui des membres du Corps législatif.
- Le Sénat ne garde plus qu'une attribution, celle de discuter et de voter les projets de loi, concurremment avec le Corps législatif. Il est nommé pour au moins six ans.
- Le droit de pétition s'exerce auprès du Corps législatif et du Sénat. Le droit d'amendement n'est plus soumis au contrôle du Conseil d'État.
- 8 mai : Plébiscite approuvant la nouvelle constitution avec 7 358 000 oui, 1 572 000 non et 1 894 000 abstentions. L'opposition l'emporte dans la Seine, les Bouches-du-Rhône, les grandes villes, le Sud-Est et le Midi provençal.
- 21 juin : Candidature de Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, au trône d'Espagne.
- 6 juillet : La France s'y oppose.
- 12 juillet : Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen retire sa candidature.
- 13 juillet : De Grammont, réclame que ce retrait soit garanti par le roi de Prusse, Guillaume Ier de Prusse refuse.
- Le chancelier Bismarck notifie la réponse du roi par un communiqué, la dépêche d'Ems. Le gouvernement républicain prend cette dépêche pour une provocation.
- 15 juillet : Malgré les avertissements de Adolphe Thiers, le Corps législatif vote les crédits de guerre.
- 16 juillet : nomination du maréchal Bazaine à la tête du 3e corps de l'armée du Rhin.
- 17 juillet : Émile Ollivier, poussé par l'opinion publique, déclare la guerre à la Prusse (notifiée deux jours plus tard).
- Napoléon III, pacifiste mais malade, laisse faire.
- 19 juillet : La France déclare la guerre à la Prusse.
- 20 juillet : Le maréchal Le Bœuf est nommé major général de l'armée du Rhin.
- 27 juillet : L'impératrice Eugénie est nommée régente.
- 28 juillet : Napoléon III se rend à Metz pour prendre la tête de l'armée.
- 2 août : Combats de Sarrebruck.
- 4 août : Bataille de Wissembourg dans le Bas-Rhin, qui se solde par la retraite des troupes françaises du maréchal de Mac-Mahon (division Douay) devant les troupes prussiennes du Kronprinz.
- 6 août : Bataille de Froeschwiller-Woerth, où les troupes françaises du Maréchal de Mac-Mahon sont mises en déroute.
- Charges de Reichshoffen : charges vaines des cuirassiers français sur les villages de Morsbrunn, où ils sont anéantis, et de Elsasshausen.
- La division du général Frossard est écrasée à Forbach.
- 12 août : Napoléon III, malade, laisse Bazaine prendre la tête de l'armée.
- 14 août : Combats indécis de l'armée du maréchal Bazaine à Borny. Les Allemands mettent le siège devant Toul.
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