Forteresse
La fortification (du latin fortis, fort, et facere, faire) est l'art militaire, de renforcer une position ou un lieu contre une attaque.
Principes
Elle a deux fonctions principales:
- l'obstacle en retardant l'attaquant dans sa progression vers l'affrontement rapproché et l'obligeant à rester plus longtemps sous le feu des défenseurs
- la protection, en mettant à l'abri des attaques de l'ennemi les troupes chargées de défendre les obstacles. Cette composante de protection peut-être remplie de deux façons, directement, par l'utilisation de constructions assez solides pour arrêter les projectiles ennemis, et indirectement par l'emploi de la distance et de l'avantage en portée et plus récemment du camouflage. De façon générale, la généralisation d'armes à feu de plus en plus perfectionnées à eu pour conséquence d'accroître le besoin de protection, l'obstacle perdant lui de l'importance.
Elle peut cependant avoir d'autres fonctions, comme une symbolique, concrétisant un pouvoir ou une propriété.
Classification
Il est possible de qualifier les fortifications de bien des manières.
Permanence
Les fortifications sont habituellement divisées en deux branches, celles permanentes, bénéficiant d'un travail et de ressources importants, et celles de campagne qui sont réalisées de façon plus ou moins improvisée sur le terrain par les troupes. Cependant la limite entre les deux est assez floue, car des fortifications de campagne peuvent se transformer en fortifications dite semi-permanentes, quand le temps et les ressources le permettent, ou quand le besoin s'en fait sentir.
Taille et l'objectif
L'objectif des fortifications, lui par contre, a toujours été très variable, cherchant à protéger d'une simple demeure comme une maison forte ou un chateau fort féodal, à un pays entier avec un vaste système défensif, comme la Grande Muraille de Chine et la ligne Maginot.
Époque
Histoire
Fortifications primitives
Le moyen de garder l'ennemi, en dehors du lieu que l'on veut protéger, est trouvé très tôt dans l'histoire de l'humanité avec la palissade en bois, le talus de terre, ou le mur de pierres sèches empilées, selon les régions. Suffisant contre la faune, cet obstacle va vite se révéler insuffisant contre l'Homme, qui imagine quantité de moyens pour le franchir, le premier instrument de siège, apparaît avec l'échelle qui permet d'escalader la muraille. Il devient donc nécessaire de défendre l'obstacle, contre l'envahisseur. Le mur étant difficile à défendre d'en bas, on invente le chemin de ronde qui permet de parcourir son sommet, tout en étant protégé de l'extérieur, par le parapet, plaçant les défenseurs dans une position avantageuse pour le corps à corps et le tir.
Le lieu protégé par ce type de fortification précoce, est généralement le village, où vivent les défenseurs et où ils stockent leurs réserves et richesses. L'enceinte est souvent circulaire, entourant les habitations, la forme de défense la plus courante semble avoir été le Dun, où un talus de terre est crée à l'intérieur, en creusant un fossé. Le parapet est constitué soit pas un autre talus plus petit, ou une palissade en bois. Dans les régions rocailleuses comme l'Irlande ou l'Écosse, la pierre est utilisée pour tenir le flanc du talus. Dans la zone méditerranéenne, les enceintes sont constituées par des pierres colossales empilées sans aucun liant.
L'apogée de ce type de fortification semble avoir été atteint par les tribus germaniques, qu'affronta César en son temps. Leurs villes étaient entourées par des talus composites constitués par un assemblage de pierres, de troncs d'arbre placés en longueur et de terre, très difficile à détruire, car épais et donc résistant à des coups de béliers et insensible au feu grâce à la présence de terre humide.
L'invention de la brique séchée au soleil, va révolutionner l'art de fortifier, permettant de créer des murs beaucoup plus haut, et donc imprenable par escalade. Ces techniques naissent parmi les civilisations du croissant fertile, elles nécessitent outre les progrès dans l'art de la construction, une structure sociale autorisant la réquisition de nombreux travailleurs pour de longues périodes, ce que permettent les premières royautés qui émergent, alors. L'objet de ce nouveau type de fortification, apparaît aussi, ce sont les premières grandes villes de l'histoire. Le but est de pouvoir abriter, les réserves et la population de toute la campagne environante, dans un lieu inaccessible à l'ennemi, les travaux de défense sont donc autrement plus important que ce qu'exigeait la protection d'un simple village. On voit ainsi apparaître des œuvres colossales, comme les murailles de la ville de Ninive en Assyrie, avec des murs en briques de près de quarante mètres de haut.
L'apparition du bélier et des travaux de sape et de mine contre les murs, oblige à construire ceux-ci de façon solide avec plus de dix mètres d'épaisseur. Pour éviter un travail trop important, la solution est alors trouvée, de construire deux murs parallèles et de combler l'intervalle entre les deux avec de la terre. Ces nouveaux types d'attaque, provoque l'apartition des tours qui garnissent les longueurs de mur, permettant par son avancé par rapport au mur, de battre par des tirs croisés, l'angle mort où opèrent les sapeurs et le bélier. Elles constituent aussi un refuge surplombant le parapet, qui permet de bombarder celui-ci après une prise par l'assaillant, et de plus, elle sert de contrefort au mur. C'est aussi à cette époque, que le parapet se garni de créneaux, qui permettent aux défenseurs de s'abriter entre deux tirs. Les villes fortifiées de cette époque deviennent quasiment imprenables par un assaut direct, il ne reste que la solution de l'investissement et du siège de longue durée, pour la faire tomber par la famine ou la redition.
Cependant, les grecs de la période classique et par la suite les romains, vont développer et systématiser de nouvelles tactiques et techniques de siège, celles-ci sont liées à l'apparition de nouvelles armes de jet lourdes, les balistes et catapultes, et des tours de siège. Ce type de siège, bien qu'efficace demande de très longs travaux préparatoires, dont l'édification d'une enceinte, souvent double, ceinturant l'assiégé, pour éviter les sorties de celui-ci et éventuellement, une attaque d'une armée de secours adverse. De grands terrassements, sont aussi nécessaires pour amener les engins de siège au contact des défenses, par exemple de grandes rampes en remblai, pour avancer les tours de siège.
Comparativement, les systèmes défensifs évolue moins pendant cette période, l'effort porte principalement sur l'utilisation du terrain existant pour concevoir, le réseau fortifié, on cherche à s'appuyer sur des cours d'eau ou des dénivellations importantes naturelles. Pour protéger les villes, on crée des forteresses, situées sur les hauteurs pour constituer les point forts de la positions. Les rommains vont par contre apporter beaucoup dans le domaine de la fortification de campagne, avec leur camps plus ou moins provisoires. Ces travaux en terre et en bois, réalisés parfois en quelques heures, sont néanmoins assez difficile à capturer, fournissant un abri sûr aux troupes. Une de leur caractéristiques, le fossé, se généralise aussi dans les fortifications permanentes. Il présente trois avantages, il empêche l'assaillant d'amener une machine de siège au contact du mur, sans l'avoir préalablement comblé, il fourni des matériaux pour la construction du mur ou de la butte constituant l'obstacle, et enfin il augmente par sa profondeur, la hauteur de celui .
D'autres perfectionnements commence à se répandre, de nombreuses tours sont bâties sur une base circulaire ou ovale, au lieu de carrée ou rectangulaire auparavant, ce qui leur permet de mieux résister aux impacts des balistes. Par ailleurs, les matériaux évoluent, la brique cédant la place à la pierre, plus courante aux latitudes septentrionales et moins sensible au effet du feu et des chocs. Il semble aussi que les romains aient mis en place les premiers hourds qui permettent de tirer vers le bas du mur, sans se découvrir.
Le chateau fort
La motte castrale
Les invasions barbares et la chute de l'empire romain, provoque un repli sur de plus petites comunautés, les fortifications ne vont plus chercher à protéger de vastes enceintes,mais une simple deumeure, celle du seigneur.
Le donjon ou tour maitresse
Les perfectionnements de la défense active
Les forts classiques
L'apparition de l'artillerie et le début du bastion
L'apparition des canons change au départ peu de chose dans les méthodes de siège, se révélant marginalement plus performants que les diverses balistes. Mais peu à peu, les pièces deviennent de plus en plus puissantes grâce à l'amélioration des techniques de fabrication et commencent à utiliser des projectiles en bronze, puis en fer battu, au lieu de la pierre et du bois en usage auparavant. Ces nouveaux boulets qui n'éclatent pas à l'impact avec des vitesses supérieures lors de l'impact, rendent la construction de murs maçonnés capables de leur résister, de plus en plus ardue. De plus, les canons tirent de plus en plus vite et précisement, il devient possible de concentrer plusieurs tirs successifs sur une zone précise, pour créer une brèche, dans n'importe quel mur, ce qui était impossible avec l'artillerie nevrobalistique. La fortification doit évoluer devant cette nouvelle menace. Suite à la démonstration par l'armée de François Ier, lors des guerres d'Italie, de la fragilité des forteresses traditionelles est une cause entendue.
Le siège est désormais considéré comme un duel d'artillerie entre les canons qui attaquent la place forte et ceux qui la défendent, l'art de fortifier va donc consister à donner à ces derniers le maximum d'avantages dans la lutte. Dés le apparaissent les tours à canons, basses et massives qui renforcent les forts existants. La phase suivante va être de diminuer la hauteur des courtines et des tours. L'ouvrage émerge alors à peine de son fossé, qui à repris la fonction d'obstacle, tenue depuis l'aube de la civilisation, par le mur haut qui est devennu trop vulnérable. Les courtines perdent leur créneaux, au profit d'embrasures pour les canons, et des ouvrages détachés commencent à apparaître autour du corps principal de la forteresse. La fonction de ces derniers est de retarder au maximum l'attaque contre la forteresse, elle même, sans présenter un quelconque abri pour l'assaillant, une fois qu'ils sont pris. Des caponnières permmettent aussi une défense plus aisée du fossé.
Lors de la guerre d'indépendance Hollandaise, une nouvelle école germanique de fortification émerge et va poser les bases des nouvelles manières de défendre les places fortes. Elle introduit le glâcis, une zone en pente douce, privée de tout couvert qui entoure la forteresse. Autre nouveauté, le chemin couvert, qui sépare le fossé du glâcis, il permet de déployer des mousquetaires, pour fusiller tout assaillant qui s'aventurerait sur le glâcis. il est légèrement en contrebas des courtines principales qui sont armées par les canons de la place, ce qui permet l'étagement des feux, il n'est pas protégé côté forteresse, et n'offre donc aucun avantage après sa capture. L'usage de la terre, extraite du fossé, dans la construction redevient prépondérant, la maçonerie est employée principalement pour bâtir deux murs encadrant le fossé, l'escarpe côté courtine et la contre escarpe côté glâcis. La tour disparait au profit du bastion, entre lesquels s'intercalent des demi-lunes, qui remplacent les premiers ouvrages détachés. Ces deux types d'ouvrage, portant l'artillerie de la place.
Tout ces nouvelles techniques vont être formalisées, en France, dans un premier traité de fortification écrit en 1600 par Jean Errard, il y détermine les distances entre les ouvrages en fonction de la portée de l'arquebuse et préconise l'étagement des feux. Antoine de Ville et Blaise de Pagan poursuivent son œuvre, en particulier en introduisant l'usage de réduits, au sein des ouvrages, pour retarder leur chute en fournissant aux défenseurs une position de repli où ils peuvent se réfugier et bénéficier d'un avantage, au sein même de l'ouvrage. Le principe de l'échelonnement dans la profondeur est né, il va être perfectionné par leurs successeurs, dont Vauban.
Les systèmes Vauban
La fortification moderne
Les forts polygonaux
- Le système Séré de Rivières
- La Ligne Maginot
Terminologie
Type de fortification
- Acropole
- Chateau fort
- Citadelle
- Fort
- Forteresse
- Ligne fortifiée
- Limes
- Maison forte
- Oppidum
- Place forte
- Pont fortifié
- Secteur fortifié
Beaucoup d'installations militaires sont connues comme forts, bien qu'ils ne soient pas toujours fortifiés. De plus grands forts peuvent se classer comme forteresse ou ouvrage pour les fortifications modernes, de plus petits comme blockhaus ou casemates. Le mot fortification peut aussi désigner l'amélioration de la capacité défensive d'une zone avec des aménagements.
Élements de fortification
- archère
- barbacanne
- bastille (fortification)
- bastion
- banquette
- bloc
- casemate
- cavalier
- chatelet
- chemin couvert
- chemin de ronde
- chemise
- Caponnière
- Chicane
- contre-escarpe
- coffre de contre-escarpe
- contrefort
- corps de place
- courtine
- créneau
- cunette
- demi-lune
- donjon
- escarpe
- fossé
- fossé diamand
- glâcis
- guette
- herse
- hourd
- huchette
- lice
- mâchicoulis
- Merlon
- moineau
- parapet
- pont-levis
- poterne
- redoute
- réduit
- Talus
- tenaille
- tour
- tourelle
- traverse
Le génie militaire est souvent chargé de la construction tandis que ce sont les sapeurs qui sont affectés à la destruction de ceux de l'ennemi. On nomme siège l'encerclement destiné à capturer une fortification qui ne peut être prise rapidement.
Experts célèbres
- de Ville
- Henri Alexis Brialmont
- Menno van Coehoorn
- Diades of Pella
- Jean Errard
- Pagan
- Simon Stevin
- Sébastien Le Prestre de Vauban
- François Nicolas Benoît Haxo
- Raymond-Adolphe Séré de Rivières
- Montalembert
Voir aussi
- Liste de forts, fortifications, citadelles et places fortes par continent
Liens externes
- [http://www.castlemaniac.com/origines-forteresses/origines-forteresses.php Les Origines des Forteresses ]
- [http://www.vauban.asso.fr Association Vauban]
- [http://www.fortifications.fr Fortifications. Du système bastionné au système polygonal]
- [http://www.ac-strasbourg.fr/microsites/hist_geo01/sig-stg/index-plans-relief.htm Plan-relief de Strasbourg]
Catégorie:FortCatégorie:Architecture militaire
Latin
Introduction
Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui considérée comme éteinte, même si elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite. Utilisée par les Romains, elle resta jusqu'au XVIIe siècle la langue principale de la diplomatie internationale, puisqu'elle était la seule langue commune à toutes les parties.
Langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.), elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican. Elle est encore partiellement une langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines. Son enseignement au futur clergé en tant que langue parlée est généralement abandonné dans les séminaires locaux.
Le latin reste cependant étudié et utilisé comme langue de culture. Il conserve un réel succès d'estime auprès de nombreuses personnes qui la pratiquent couramment (voir Vicipaedia : cette version latine de Wikipedia compte 4000 articles, témoignant du nombre et de la passion des locuteurs).
Le latin est la langue-mère des langues romanes.
Histoire
Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire des variantes parlées par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français ou par l'occupation romaine d'une grande partie de l'Angleterre). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du au ) et la langue de l'Église catholique romaine, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.
Latin médiéval
On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opposition au latin classique de Cicéron.
De nombreux termes empruntés aux langues germaniques se sont ajoutés au vocabulaire. Un certain nombre de termes classiques ont acquis un sens religieux dans le contexte de la chrétienté (credo par exemple) qu'ils n'avaient pas à l'époque antique.
Le latin, langue vivante
Jusqu'au , les thèses de doctorat, qu'elles soient de médecine ou de n'importe quelle autre science devaient être publiées en latin. Pour ce faire, les doctorants payaient parfois et souvent très mal un étudiant latiniste pour exécuter la traduction.
La langue de l'Eglise catholique reste et demeure le latin. Cela ne va pas sans difficultés. Déjà au temps du concile Vatican II, Yves Congar o.p., expert au concile, s'emploie à corriger la copie de ses collègues afin qu'ils s'expriment dans un latin fluide et contemporain. Par ailleurs, son Journal du Concile (CERF, 2000) témoigne qu'il donne, en catimini, des notes à l'expression latine des divers évêques et cardinaux.
Le latin n'est plus enseigné aujourd'hui, en tant que langue vivante, que dans les universités ecclésiastiques romaines (la Grégorienne, l'Augustine, etc.) et dans les séminaires dépendant de la Fraternité Saint-Pie X, qui ne reconnaît plus l'autorité romaine.
Lors du conclave de 2005, un des derniers enseignants actifs dans une université ecclésiastique romaine a indiqué que seuls deux cardinaux, dont celui qui fut élu pape, le comprenaient encore lorsqu'il s'adressait à eux en latin.
Pour aider à une meilleure qualité du latin écrit chez ceux de ses représentants qui doivent encore le pratiquer, le Vatican entretient un service du latin moderne et contemporain.
Soixante mille mots ou expressions ont été ajoutés au latin ces deux derniers siècles, afin de permettre l'expression sur tous les sujets contemporains (puissance nucléaire se dit par exemple vis atomica), ce qui lui confirme le statut de langue vivante, contrairement à une opinion répandue.
Il existe une méthode Assimil de latin, qui commence ainsi:
- Latíne lóqueris? - Parles-tu latin ?
- Nondum latine loquor. Hæc léctio mihi prima est. - Je ne parle pas encore latin. C'est ma première leçon.
- Cito latíne loquéris. - Tu parleras bientôt.
On insiste avec raison sur la nécessité d'accentuer correctement.
Le latin et l'Union Européenne
Assimil
Le latin est aussi utilisé de temps en temps dans le contexte de l'Union européenne, lorsque le multilinguisme officiel n'est pas applicable. Afin de montrer son attachement à son modèle culturel pluraliste, l'Union Européenne a alors recours, pour de courtes et simples inscriptions, à la langue latine, qui souligne son glorieux passé (voir photo).
Classification
Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.
Répartition géographique
Statut officiel
Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Eglise catholique. La langue officielle du Vatican est quant à elle le français avec, de facto, l'italien.
Langues dérivées
Les langues romanes sont dérivées du latin.
Ecriture
Les romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes :
Les lettres K, Y et Z sont rares. Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs et K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais a progressivement été éliminé.
Prononciation
Prononciation ancienne restituée
On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de /s/ à /r/ dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. On indique ici les évolutions les plus flagrantes :
- æ (diphtongue) : initialement // puis // (à partir du ) ;
- au (diphtongue) : // ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
- c : /k/ (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et dans le prénom Caius), c pouvait servir à noter /g/ ;
- ch : // (aspiré, comme en grec ancien) ;
- g : /g/ (toujours dur) ;
- h : initialement /h/ (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement muet (dès les premiers textes littéraires) ;
- i : note à la fois la voyelle /i/, longue ou brève, et la spirante /j/ (/jj/ entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut /j/, il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
- m : /m/ ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
- œ (diphtongue) : // puis /eː/ (à partir du ) ;
- ph: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- qu : // ;
- r : /r/ (roulé) ;
- s : toujours /s/ ; le latin ne connaissait pas le son [z], remplacé par /r/ (rhotacisme) ;
- th: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- u : note à la fois la voyelle /u/ et la spirante /w/ ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
- y : /y/ (emprunté au grec ancien) ;
- z : /zz/ (long ; emprunté au grec).
Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue. Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.
Prononciations modernes
[En préparation]
Grammaire
Morphologie
La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.
Système nominal
L'article complet se trouve dans Déclinaisons latines.
On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires.
La flexion nominale comporte :
- deux nombres comme en français : singulier, pluriel ;
- trois genres : masculin, féminin et neutre (rare en français, conservé seulement dans les pronoms quoi, que) ;
- cinq types de déclinaisons pour le nom
- deux classes d'adjectifs : la première correspond aux déclinaisons 1-2 du nom, la seconde à la déclinaison 3 du nom;
- les degrés de l'adjectif comparatif (plus beau, moins beau) et superlatif (très beau, le plus beau, le moins beau), marqués par des suffixes : -ior (classe 2), -issimus (classe 1) (mais nombreuses exceptions)comme melior, pessimus, pejor...;
- le latin classique comporte six cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif. Le roman, issu du latin au Moyen Âge et ancêtre du français, n'en comporte plus que deux.
Système verbal
L'article complet se trouve dans Conjugaisons latines.
Le verbe se conjugue selon :
- quatre types de conjugaison ;
- deux voix (active et passive), avec le cas particulier des verbes déponents (forme passive mais sens actif) ;
- six modes (infinitif, indicatif, subjonctif, impératif, gérondif et participe) ainsi que des formations secondaires comme le supin et l'adjectif verbal ;
- six temps (présent, imparfait, futur simple, sur le radical du présent, et parfait, plus-que-parfait, futur antérieur, sur le radical du parfait).
Pronoms personnels
La liste complète se trouve dans Liste des pronoms en latin.
Lexique
Le latin et les autres langues indo-européennes
- Le vocabulaire commun
Comme toute langue indo-européenne le latin possède un certain nombre de mots en commun avec ses langues sœurs.
AGNUS "agneau" correspond au slave ancien AGNĘ "agneau" qui s'est conservé dans toutes les langues slaves moderne, comme ЯГНЁНОК "agneau" en russe. De même le grec AMNOS "agneau" est un ancien AGNOS. Le breton OAN "agneau" remonte à un ancien AGNOS.
à compléter...
Que devient le latin quand il se fait français ?
Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant, c'est le cas pour ALA "aile" qui devient AILE, AMARE "aimer" AIMER, BARBA "barbe" BARBE, CARPA "carpe" CARPE.
Dans d'autre cas la situation n'est pas si simple et le mot a évolué : AQUA "eau" donne EAU mais après une longue évolution qui a fait prendre au mot la forme ÈVE dont dérive le mot ÉVIER qui est en quelque sorte le doublet populaire de AQUARIUM. FERIRE "frapper" a donné FÉRIR qui est maintenant hors course. FAGUS "hêtre" se voit évincé par un mot germanique et CRUS "jambe" ne se retrouve qu'indirectement dans CRURAL. LAETITIA "joie" a engendré LIESSE mais seul le linguiste comprendra aisément par quel long processus. MACULA "maille" a fait une petite glissade de sens et NATIS "fesse" qui a donné NACHE n'est compris que par certains vieux grand-pères. PATER "père" revient en force dans l'argot et QUATUOR "quatre" dans l'opéra.
On en perd forcément son latin.
Exemples
Voir aussi
Liens internes
- Déclinaisons et Conjugaisons latines
- Liste des pronoms en latin
- Étymologie latine
- Expression latine et Liste des proverbes latins
- Linguistique
- Rhotacisme
- Dictionnaire des langues
- Langues par famille
- Langues indo-européennes
- Langues italiques
- - langues romanes
- Méthode latine ;
Liens externes
- [http://www.pesaro.com/latino/ Le latin contemporain]
- [http://www.obta.uw.edu.pl/~draco/docs/voccomp.html Le vocabulaire de l'informatique]
- [http://cafe.rapidus.net/ghiginio/NotaeNet/N_0.html Vocabulaire français-latin moderne], avec grammaire orientée pour le thème.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/latin.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire latin-français/français-latin.
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81/ Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://miroir.mrugala.net/Arisitum/adihaf/latin.htm Cours de latin]
-
Catégorie:Langue morte
Catégorie:Langue liturgique
Catégorie:Langue véhiculaire
als:Latein
ja:ラテン語
ko:라틴어
simple:Latin language
th:ภาษาละติน
zh-min-nan:Latin-gí
Arme à feuUne arme à feu est une arme permettant d'envoyer à distance un projectile au moyen d'un composé chimique détonnant. Le premier composé de ce type utilisé a été la poudre noire.
Histoire
Principe de fonctionnement
Mise en mouvement du projectile
Le projectile est logé dans une chambre, au fond d'un fût. Entre le projectile et le fond de la chambre (la culasse), se trouve le mélange détonnant. La mise à feu de ce mélange déclenche une explosion dont les gaz, en se détendant, propulsent le projectile dans le canon qui le guide de manière à lui conférer la trajectoire désirée.
Chargement du projectile
Selon le type d'arme et son degré d'évolution, le fût comporte ou non un système permettant l'insertion du projectile autrement que par la bouche du canon, éventuellement complété par un système permettant de répéter l'opération automatiquement :
- fût monobloc (premiers canons, arquebuses)
- culasse amovible (canons d'artillerie, fusils de chasse)
- barillet (revolvers) : cylindre percé de part en part, chaque lumière constituant une section de chambre dans laquelle une munition est placée lors du chargement
- culasse à verrou (fusil de précision)
- culasse avec mécanisme de chargement et fenêtre d'éjection, qui chambre une munition (la place dans la chambre) après avoir, si nécessaire, éjecté l'étui vide de la précédente.
Mise à feu du mélange détonnant
Avec les premières armes à feu, la mise à feu s'effectuait manuellement, par embrasement d'une mèche en étoupe à l'aide d'une pierre à briquet ou d'une torche.
Dans les armes à feu modernes, les projectiles contiennent leur propre mélange détonnant, enfermé dans le fond d'un étui ou d'une douille. Inaccessible à une flamme nue, sa détonation est déclenchée par un choc brutal produit par un percuteur ou bien par une décharge électrique.
Types de projectiles
Les plus anciens projectiles utilisés étaient des boulets inertes en fonte ou en pierre. Ensuite, pour les armes de plus petit calibre, on a utilisé de la mitraille (petits morceaux de fer ou de plomb).
On utilise actuellement des projectiles encapsulés dans une douille contenant à la fois la partie utile (le projectile) et celle qui assure la propulsion (mélange détonnant) ainsi qu'une amorce déclenchant cette dernière. Une arme est donc chambrée pour une munition donnée qui définit strictement la forme et les dimensions (calibre, mais aussi longueur et morphologie de sa douille) et de puissance. Une munition peut être déclinée en différentes versions, avec notamment des projectiles et charges différents.
Le contenu de la partie utile peut grandement varier selon le type d'utilisation de l'arme :
- mitraille
- balle à bout pointu
- balle à boulle ronde
- charge explosive
- charge creuse
- charge chimique
- charge biologique
Type d'armes à feu
- Arquebuse
- Carabine
- Fusil
- Fusil d'assaut
- Fusil de chasse
- Fusil à pompe
- Fusil de précision
- Fusil mitrailleur
- Fusil d'assaut
- Lance roquette
- Mitrailleuse
- Mousquet
- Pistolet
- Pistolet mitrailleur
- Revolver
Marques et termes célèbres
- Beretta
- Browning
- Colt
- Derringer
- FN Herstal
- Kalashnikov
- Krupp
- Magnum
- Manurhin
- Mauser
- Remington
- Smith & Wesson
- Winchester
- Walther
ja:銃 simple:Gun
Feu, arme à
Ligne Maginot
La ligne Maginot est une ligne de fortifications et de défense construite par la France le long de ses frontières avec l'Allemagne et l'Italie, durant l'entre-deux-guerres.
Le terme ligne Maginot désigne parfois le système entier, mais souvent, il désigne uniquement les défenses contre l'Allemagne. Les défenses contre l'Italie sont également appelées ligne Alpine.
=Origines, projets et construction=
Conséquences de la Première Guerre Mondiale
La Première Guerre Mondiale, qui s'achève, pour la France, le 11 novembre 1918, laisse derrière elle un pays détruit, exsangue, essoufflé qui vient de vivre la guerre la plus dévastatrice de son histoire et qui souhaite plus que tout éviter un nouveau conflit. La conception de la Ligne Maginot au cours des années 20, puis sa réalisation au cours des années 30 découlent directement de ce conflit. En effet, la guerre a aggravé la situation démographique de la France, qui se trouve ainsi lourdement défavorisée face à l'Allemagne : en cas de nouvelle guerre, il est nécessaire d'économiser au maximum le précieux "sang français" exalté par les nationalistes dans l'entre-deux-guerres. De plus, la France a subi d'immenses destructions qui ont affecté de grandes villes, des terroirs agricoles fertiles, des axes de communication majeurs et des bassins industriels de première importance; pour éviter cela, il est nécessaire, en cas de guerre, de repousser immédiatement toute incursion ennemie et de garantir l'intégrité du territoire national.
La Première Guerre Mondiale va également entraîner une modification radicale de la stratégie française : plus question de "l'offensive à outrance" de 1914 et de la guerre de mouvement ; la prochaine guerre sera une guerre de position, selon le Haut-Commandement français. De plus l'expérience de la guerre a montré qu'un front continu, où chaque pouce de terrain est battu par de l'artillerie et des mitrailleuses est imprenable.
La Première Guerre Mondiale va également remettre totalement en cause le système fortifié français existant, les forts Séré de Rivières, construits dans les années 1880 pour protéger les frontières de l'est sans défense après l'annexion par l'Allemagne de l'Alsace et de la Lorraine. Ces forts, outre leur armement à présent totalement obsolète, sont désormais trop loin de la nouvelle frontière, après le retour des provinces perdues à la France.
Buts de la Ligne Maginot
guerre de position
Les nouvelles fortifications vont ainsi se voir assigner de nombreux buts en cas de guerre :
- Economiser les troupes et compenser les classes creuses causées par la Première Guerre Mondiale
- Empêcher une attaque surprise venant de l'Allemagne et permettre la mobilisation à l'abri de l'armée française
- Protéger les bassins industriels et les mines d'Alsace et de Lorraine
- Servir de base à une éventuelle contre-attaque
- Dissuader une attaque ennemie pour pousser les Allemands à passer par la Belgique ou par la Suisse : en effet, contrairement à une idée trop largement répandue, personne n'a été surpris par le fait que les Allemands cherchent à contourner la Ligne Maginot en passant par la Belgique, car tous les généraux français avaient vécu la Première Guerre Mondiale et savaient que les Allemands étaient déjà passés par la Belgique en 1914 à cause des fortifications françaises
Et ainsi obliger la Grande-Bretagne garante de la Belgique, a se battre contre l'Allemagne aux cotés de la France.
Projets et construction
Les premiers projets de la Ligne Maginot vont voir le jour peu après la fin de la Première Guerre Mondiale, avec la création de la Commission de Défense des Frontières (C.D.F.) en 1922. C'est elle, sous l'égide du maréchal Pétain, qui va établir les premiers plans. Cet organisme est dissous en 1927 pour laisser la place à la Commission d'Organisation des Régions Fortifiées (C.O.R.F.), organisme qui sera le véritable artisan de la Ligne Maginot.
Les travaux commencent en 1928, non pas face à l'Allemagne mais face à l'Italie, car le fascisme italien est à l'époque plus menaçant que la république de Weimar allemande. De nombreux chantiers sont ouverts au cours de l'année 1929 dans les Alpes mais aussi dans le Nord-Est. Les crédits alloués à la construction des fortifications sont votés par le Sénat le 14 janvier 1930 (avec 90 % des voix). A la tribune se tient André Maginot, ministre de la Guerre, ancien combattant grièvement blessé en 1914, l'un des plus fervents défenseurs de la fortification des frontières. C'est ainsi que, dans la mémoire collective, la ligne fortifiée reste associée au nom de cet homme.
Les premiers crédits s'élèvent à 2,9 milliards de francs de l'époque (soit 1,7 milliard d'euros). Au total, la Ligne Maginot coûtera plus de 5 milliards de francs, ce qui ne représente pas une dépense particulièrement importante dans un budget de l'État, surtout que, du fait de la crise économique et de l'inflation constante, les dépenses seront compressées au maximum, ce qui se ressentira sur la qualité des réalisations.
La construction bat son plein jusqu'en 1933, date à laquelle le gros-œuvre des principaux ouvrages est terminé. En 1934, une nouvelle série de chantiers s'ouvre dans le Nord-Est dans la Sarre et autour de Montmédy face à la Belgique. En 1935, (après l'arrivée au pouvoir d'Hitler et les revendications de Mussolini), des crédits supplémentaires sont alloués pour tenter de couvrir toute la frontière, mais ces constructions dites "des nouveaux fronts" n'auront ni la valeur, ni l'efficacité des premiers ouvrages. La C.O.R.F. est dissoute et ses compétences sont transmises aux commandants d'armée locaux. En 1936, on peut considérer que la Ligne Maginot est terminée. Dans les années qui suivent, les Services Techniques du Génie (S.T.G.) et la Main d'Œuvre Militaire (M.O.M.) construisent des milliers de blockhaus tout le long de la frontière, au-delà même des "anciens fronts" bâtis par la C.O.R.F. ; cette campagne de construction se poursuivra jusqu'en 1940 et témoigne d'un changement de doctrine dans l'utilisation de la Ligne Maginot, puisque, conçue à l'origine comme uniquement un moyen d'arrêter une offensive brusque de faible envergure, elle est à présent considérée comme une muraille de béton infranchissable capable de retenir des armées entières, ce qui n'est pas son but originel.
=Organisation=
Organisation générale
Montmédy
Dès son origine, la Ligne Maginot est articulée en secteurs fortifiées et secteurs défensifs. Le long de la frontière Nord-Est, ces secteurs sont regroupés en deux grandes régions fortifiées : Metz et la Lauter.
La région fortifiée de Metz
La région fortifiée de Metz est considérée comme la région le plus aboutie de la Ligne et cela pour plusieurs raisons. D'une part à cause de l'histoire de la ville de Metz mais également parce que c'est l'une des premières région a avoir été construite. Elle s'étend de la Crusnes à l'ouest jusqu'à la Sarre à l'est.
Lauter
Secteur fortifié de la Crusnes
Dernier secteur puissamment armé à l'ouest de la Ligne avant les ouvrages nouveau front des Ardennes et du Nord. Il est composé de 3 gros ouvrages (GO du Fermont, Ouvrage du Latirmont, Bréhain), de 4 petits ouvrages (PO de la ferme Chappy, du Mauvais Bois, du bois du Four et d'Aumetz) et de toutes une série de casemates permettant de continuer la ligne de feu entre les différents ouvrages.
Secteur fortifié de Thionville
Le secteur fortifié de Thionville est, avec une partie du secteur fortifié de Boulay, l'ensemble le plus important et le mieux fortifié de toute la Ligne. Sur les 25 kilomètres qu'il couvre, on retrouve pas moins de 7 puissants ouvrages d'artilleries (Ouvrage de Rochonviller, Ouvrage de Molvange, Ouvrage de Soetrich, Ouvrage du Kobenbusch, Ouvrage du Galgenberg, Ouvrage de Métrich, Ouvrage du Billig), 4 ouvrages moins important d'infanterie (PO de l'Immerhof, PO du Bois Karre, PO de l'Oberheid, PO de Sentzich), un grand nombre de casemates, d'abri et d'observatoire. Ce secteur fortifié est probablement l'un des seul a être conforme aux directives de la CORF et à avoir été construit entièrement. On peut noter également que ce secteur avait également repris dans son organisation les anciens forts construit par les Allemands avant la Première Guerre Mondiale à savoir les groupes fortifiés de Guentrange, Koenigsmacker, Illange, l'Aisne ....
Secteur fortifié de Boulay
Reprenant la suite du SF de Thionville, l'aile gauche du secteur de Boulay est également puissamment défendu tandis qu'à l'est, il n'est constitué que de petits ouvrages sans artillerie. On peut trouver dans ce secteur pas moins de 4 gros ouvrages d'artillerie dont notamment l'Ouvrage du Hackenberg, l'un des deux plus grands ouvrages construit sur la ligne (avec le Hochwald dans le SF de Haguenau), l'Ouvrage du Mont des Welches, le Michelsberg et l'Ouvrage de l'Anzeling (dont la galerie principale fait près de 2200 mètres, la plus longue de la Ligne Maginot). Ce secteur compte également 8 ouvrages de moins grande importance (PO du Coucou, de Hobling, du Bois de Bousse, de Berenbach, du Bovenberg, de Denting, du Village de Coume et de l'annexe Nord de Coume). On y retrouve également, pour boucher les intervalles un bon nombre de casemates et autres blocs.
Image:Maginot1ix.jpg|Hackenberg - Galerie principale
Image:Maginot2ix.jpg|Hackenberg - Tourelle pour 2 lance-bombes de 135mm (en position batterie)
Image:Maginot4ix.jpg|Hackenberg - La même tourelle du bloc 9 en position eclipsée
Image:Maginot3ix.jpg|Hackenberg - Dessus du bloc 7
Secteur de fortifié de Faulquemont
Dernier secteur à l'est de la région fortifié de Metz, le secteur de Faulquemont est un secteur relativement faible puisqu'il ne compte que 8 ouvrages d'infanterie (PO de Coume, de l'Annexe Sud de Coume, du Mottenberg, du Kerfent, du Bambesch, de l'Einseling, de Laudrefang et de Téting) et 13 casemates. Pas d'artillerie dans ce secteur d'une quinzaine de kilomètres assurant la jonction entre le SF de Boulay et la trouée de la Sarre. En effet, les budgets ayant été réduits, l'installation de pièces d'artillerie fut reporté en deuxième cycle. Ce manque d'artillerie se fit cruellement sentir en 1940.
La région fortifiée de la Lauter
La région fortifiée de la Lauter doit son nom au cours d'eau marquant la frontière entre Wissembourg et le Rhin. La région, large de 70 kilomètres, se subdivise en trois secteurs.
Le secteur fortifiée de Rohrbach
Le secteur de Rohrbach-lès-Bitche est construit dès 1930. En effet, dès cette époque, on creuse deux gros ouvrages d'artillerie : le Simserhof et le Schieseck ainsi qu'un petit ouvrage, l'Otterbiel, autour de la ville de Bitche. Le dispositif est renforcé par de nombreuses casemates.
L' aile Ouest du secteur, le bourg de Rohrbach, ne sera réellement fortifiée qu'en 1934. On y construira deux petits ouvrages : Rohrbach et Welschhof ainsi que cinq puissantes casemates.
Le secteur fortifiée des Vosges
Le secteur des Vosges bénéficie d'une géographie particulièrement favorable au défenseur : reliefs boisés entrecoupés de vallées marécageuses. Le dispositif repose donc sur des inondations défensives, couvertes par le feu de nombreuses casemates et de trois ouvrages : le petit Lembach et les puissants Grand Hohekirkel et Four à Chaux.
Le secteur fortifiée de Haguenau
Four à Chaux
Le secteur de Haguenau englobe le dernier contrefort des Vosges du Nord, sur lequel est perché le plus grand ouvrage de la Ligne Maginot d'Alsace : le Hochwald. Le reste du secteur s'étale dans la plaine d'Alsace jusqu'au Rhin sous la forme d'une ligne de casemates sous la protection de la ligne d'artillerie du puissant ouvrage de Schoenenbourg.
Ligne Maginot Alpine
Schoenenbourg
Schoenenbourg
Par rapport à la Ligne Maginot du Nord-Est , la ligne Maginot Alpine s'organise différemment. En effet le relief montagneux des Alpes facilite la défense. Il est plus difficile de faire avancer une armée en haute montagne que dans les grandes plaines du Nord-Est de la France. Les ouvrages de la Ligne Alpines sont donc implentés pour verouiller les points important de passage (cols, débouché de vallées, ...) et non en une ligne continue. On a pas, comme dans le Nord-Est, une ligne de feu continue mais plutôt un barrage ponctuel solide soit en action frontale, soit en flanquement.
On retrouve cependant l'organisation en profondeur de la ligne avec, proche de la frontière, des avant-postes qui sont de petits ouvrages très léger de seulement quelques blocs de combat avec uniquement de l'infanterie et dont la mission principale était de donner l'alerte en cas de mouvements de troupes suspects. En arrière de ces lignes d'avant-poste, on retrouve la ligne principale de resistance avec les gros ouvrages d'artillerie comparable en tout point aux gros ouvrages du Nord-Est. En plus de ces différents ouvrages, on retrouve tout une série de petites positions de campagne destinées à recevoir les troupes d'intervales.
On peut noter cependant que ces gros ouvrages sont moins fortement cuirrassés (l'artillerie lourde est quasiment impossible à mettre en place en montagne) et certains sont même dépourvus de systèmes de filtration d'air contre les gaz de combat (une attaque aux gaz en altitude n'a quasiment aucun effet).
Le secteur fortifié de Savoie
Organisé autout de Bourg Saint-Maurice et de la vallé de la Maurienne, ce secteur se concentre essentiellement sur la défense des accès à la vallée de la Maurienne autour de Modane en particulier avec les gros Ouvrages du Sapey, de Saint Gobain, de Saint Antoine, du Lavoir et du Pas du Roc et les petits ouvrages et avant poste de l'Arrondaz, des Rochilles et du Fréjus.
La défense de Bourg St-Maurice se cantonne seulement à quelques petits ouvrages d'infanterie (Versoyen, Chatelard et Cave à Canon)
Le secteur fortifié du Dauphiné
Centré autour de Briançon et de la vallée de l'Ubaye, ses ouvrages verouillent les points de passage important vers Briançon (cols de Montgenèvre, de l'Echelle, ...) et d'entrés dans l'Ubaye (col de Larche, débouchés de la vallé de la Stura, ...).
On retrouve autour de Briançon le gros Ouvrage du Janus ainsi que les petits ouvrages du Col de Buffere (inachevé), du Col du Granon (également inachevé), des Aittes et du Gondran E.
La position de l'Ubaye est plus importantes avec les gros ouvrages de Roche La Croix, de Saint Ours Haut, du Restefond (inachevé à cause de son altitude : plus de 2000m, le plus haut de la Ligne) et les petits ouvrages de Plate Lombarde, Bas de Saint Ours, l'avant Poste de Larche, les PO du Col de Restefond, des Granges Commune et de la Moutière.
Le secteur fortifié des Alpes-Maritimes
Le SFAM termine la Ligne depuis le Col de la Bonette jusqu'à la Méditerranée à Menton en s'étriant le long de la vallée de la Tinée et de la Vésubie, autour de Sospel pour terminer sur la presqu'île de Cap Martin à proximité de Menton. Ce secteur puissament défendu verrouille tout les accès le long de ces vallées.
On retrouve les ouvrages suivant (du Nord au Sud) : PO du col de Crous, PO du col de la Valette, Gros Ouvrage du Rimplas (le premier ouvrage de la Ligne Maginot construit dès 1928), les PO de Fressinea, de Valdeblore, de la Serena (inachevé), du Col du Caire Gros (inachevé), Col du Fort (inachevé), les GO de Gordolon et de Flaut, PO de Baisse Saint Vérant (inachevé), Plan Caval (inachevé),de La Beole, du Col d'Agnon, de La Dea, l'Ouvrage du Col de Brouis, le GO du Monte Grosso, le PO du Champ de tir de l'Agaisen, les GO de l'Agaisen, de Saint Roch, du Barbonnet et du Castillon, PO du Col des Banquettes, le gros ouvrage de Saint Agnès, le petit ouvrage du Col des Gardes, GO du Mont Agel, de Roquebrune, PO de la Croupe du Réservoir et enfin le gros ouvrage de Cap Martin. Le SFAM compte en plus de ces différents forts, 16 ouvrages d'avant-poste.
Organisation en profondeur
La Ligne Maginot est surtout un dispositif extrêmement complexe qui s'échelonne sur différents niveaux depuis la frontière.
La Ligne Maginot n'a pas été conçue de manière homogène, et sa réalisation n'a en général pas été conforme aux projets d'origine pour des raisons essentiellement budgétaires. Dans les parties les plus conformes aux projets initiaux (secteur de Thionville en particulier), on distingue quatre parties distinctes :
#La ligne des avant-postes, destinée avant tout à détecter une attaque brusquée et à la retarder un temps grâce à des dispositifs prévus à l'avance (routes minées) pour laisser le temps à la Ligne Principale de Résistance de se mettre en état d'alerte.
#La Ligne Principale de Résistance, environ 2 km derrière les avant-postes, comporte les ouvrages et les organes de combat. Elle était matérialisée par un double réseau de rails anti-chars et de barbelés tout le long de la frontière.
#Les abris d'intervalles destinés à assurer le soutien des troupes combattant à l'air libre. Il s'agit en fait de casernes souterraines équipées uniquement pour le combat rapproché.
#L'arrière du front comporte tous les équipements de soutien logistique : réseau de téléphone et d'électricité, routes et voies ferrées militaires de 60 centimètres, dépôts de munitions, casernes de temps de paix, etc.
Organisation interne des ouvrages
Thionville
Un ouvrage de la Ligne Maginot s'organise autour de son armement et de sa mission. Ainsi, suivant son rôle, on retrouve différents éléments. De plus l'adaptation au terrain est également prépondérante dans l'organisation générale de ces ensembles fortifiées. Mais, de manière générale, on retrouve toujours : des blocs destinés à servir d'entrée soit pour la troupe (que l'on appelle entrée des hommes), soit pour les munitions et le matériel (entrée des munitions). Parfois ces deux blocs sont regroupés en un seul pour des raisons pratiques (notamment pour les ouvrages de montagne) ou bien pour les petits ouvrages dépourvus d'artillerie : dans ce cas l'entrée des munitions n'est pas utile.
Ces entrées donnent accès au réseau de galeries qui constitue l'ouvrage. En effet, les ouvrages Maginot sont enterrés afin d'être suffisamment protégés et le moins visible possible. D'un ouvrage Maginot seul les entrées et les blocs de combats sont visibles de l'extérieur. L'armement d'un ouvrage est regroupé dans les blocs de combats. Ces blocs de combat sont éparpillés dans un périmètre assez vaste afin de rendre les bombardements moins efficaces. Les entrées sont également rejetées à l'arrière des blocs actifs, parfois à plusieurs kilomètres pour les ouvrages de plaine.
artillerie
Comme nous l'avons vu, tout se passe sous terre. Ainsi un ouvrage peut développer plusieurs kilomètres de galeries (environ une dizaine pour les plus gros) mais tout dépend de la taille de l'ouvrage et de sa situation géographique. On retrouve ainsi une caserne avec les chambrées pour la troupe, une cuisine, une infirmerie avec parfois un bloc opératoire, une centrale de production d'électricité (tout dans un ouvrage fonctionne à l'électricité) pouvant compter jusqu'à 4 groupes électrogènes, parfois un magasin principal de munitions (dit magasin M1). Tous ces organes se trouvent proches des entrées de l'ouvrage. Ils sont reliés aux blocs de combat par une galerie principale, pouvant faire plusieurs kilomètres de long. Dans ce cas, un train à traction électrique permet d'acheminer le matériel et les munitions aux blocs de combat. Du côté des blocs de combats, on retrouve le poste de commandement, des magasins à munitions et bien sur dans ces blocs l'armement de l'ouvrage.
L'armement et les protections
Pour protéger l'armement et les troupes, le béton fut employé massivement (des milliers de mètres cube de béton étaient nécessaire pour la construction d'un ouvrage. Mais on utilisa également des cuirassements pour protéger les pièces d'artillerie et d'infanterie. Comme l'avait montré les combats des forts de Verdun en 1916, les systèmes développés pour la protection pièces d'artillerie fut conservé et amélioré pour être intégrer dans la Ligne Maginot.
On retrouve ainsi deux types de protections pour les pièces : les casemates et les cuirassements. Les casemates sont des blocs en béton fortement armé (jusqu'à 3 mètres d'épaisseur) où sont installés les différents armements. Les cuirassements peuvent être divisés en deux catégories : les cuirassements fixes appelés "cloche" servant essentiellement à l'observation et pouvant être équipés de bloc jumelles, de différents types de périscopes ou encore d'armes d'infanterie suivant les modèles, ou bien mobiles appelés "tourelle à éclipse". La tourelle est un cuirassement mobile pouvant s'éclipser pour protéger l'armement en ne laissant à la surface qu'une calotte d'acier spécial d'environ 30 centimètre d'épaisseur. En position de tir, la tourelle monte d'environ 30 centimètre dégageant ainsi les embrasures de tir (deux pièces par tourelle). Elle peut pivoter sur 360° et offre l'avantage d'être très compacte pour une puissance de feu très importante.
Voici une liste des différentes armes en service dans la Ligne Maginot :
- Les pièces d'artillerie :
- Lance-bombes de 135 mm : On peut le retrouver soit sous casemates soit sous tourelles.
- Canon 75 : le célèbre canon français fut bien sur adapté à la Ligne Maginot dans différentes version. C'est l'arme principale des ouvrages d'artillerie. On le retrouve en obusier sous casemate (modèle 75-29, 75-32 et 75-33 en action frontale dans les Alpes uniquement), comme mortier sous casemate (modèle 75-31) mais également sous tourelle : la tourelle de 75 modèle R32 (tube raccourci) ou la tourelle de 75 modèle 33.
artillerie
- Le mortier de 81 mm : sous tourelle ou sous casemate.
artillerie
- Les principales pièces d'infanterie :
- Canon antichar de 47 mm : uniquement sous casemate, ce canon était capable de percer à bonne distance tout les blindages des chars de l'époque.
- Canon antichar de 37 mm : uniquement sous casemate.
- Arme mixte : il s'agit d'un trumelage : un canon antichar de 25mm et deux mitrailleuses de 7,5 mm montés sous cloche (modèles JM modifiées ou AM), sous tourelle (modèle Arme-Mixte dérivée directement de la tourelle de 75 modèle 1905 des forts Séré de Rivière) ou encore sous casemate.
- Jumelage Reibel pour deux mitrailleuses de 7,5 mm : sous tourelle, sous casemate ou sous cloche (cloche modèle JM).
- Fusil-mitrailleur FM24/29 : pouvant être monté sous cloche (modèle de cloche GFM pour Guetteur Fusil-mitrailleur) et sous casemate.
- Mortier de 50 mm : utilisé sous cloche et plus rarement sous casemates.
- Lance grenade : cloche cuirassée spéciale destinée uniquement à la défense rapproché, bien que ces cloches furent posées, elles ne recevèrent jamais leur armement.
On constate donc que l'armement de la Ligne Maginot s'articule autour du canon de 75 mm qui fut très performant en 1914-1918 et qui montra une nouvelle fois toute sa valeur dans la Ligne Maginot : par exemple une tourelle de 75R32 pouvait tirer à une cadence de 60 coups par minute tout en étant d'une précision redoutable.
=Situation en 1939=
=La Ligne Maginot en action=
Avant 1940
1940 : l'expérience de la guerre
De 1940 à nos jours
La ligne n'évita pas l'effondrement de la France au debut de la Seconde Guerre mondiale en 1940, dans la mesure où les divisions allemandes la contourneront en attaquant dans la région de Sedan, au-delà de son extrémité ouest. Les armées alliées furent ainsi coupées en deux. Une partie de l'armée française, les troupes anglaises et belges ont été encerclées et repoussées vers les plages de Dunkerque où les Anglais parviendront à envoyer des centaines de bateaux pour réembarquer les soldats pris au piège, dans le cadre de lOpération Dynamo. Les armées de l'Est, troupes d'intervalles et régiments massés derrière la ligne, ont été prises en tenailles entre la frontière allemande et les divisions mécanisées allemandes qui avaient atteint la frontière suisse.
La Ligne Maginot ne se poursuit pas jusqu'à la mer du Nord, mais s'arrête à Montmédy, face à la frontière belge. En effet, sa construction a eu lieu dans le cadre d'une coopération militaire franco-belge qui assurait la complémentarité des systèmes défensifs des deux pays face à l'Allemagne. Malheureusement, les Belges mirent fin à cette coopération en se déclarant neutres en 1936. Cette rupture contraignit les Français à adopter une stratégie hasardeuse qui consistait à traverser la Belgique dès l'invasion allemande, ce qui se soldera par un cuisant échec en mai 1940.
Aux lendemains de la Grande Guerre, à cause de l'hécatombe des premiers mois de l'offensive allemande en 1914, de la guerre de position dans les tranchées, des destructions infligées aux villes et aux bassins industriels et des sentiments pacifistes dans la population française, l'état-major français décida pour la « prochaine guerre » contre l'Allemagne qu'il fallait passer d'une stratégie offensive à une stratégie défensive. La ligne Maginot s'arrêtait donc à la lisière des Ardennes que certains experts comme le maréchal Pétain, héros de Verdun, jugeait « impénétrables » (1934) aux troupes mécanisées, au même titre que la Meuse et le canal Albert en Belgique. C'est ainsi que se développa un sentiment de sécurité avec la ligne Maginot, pratiquement chaque Français était persuadé d'être à l'abri de toute agression allemande. En réalité, la Ligne Maginot n'avait pas été conçu pour servir de rempart inexpugnable et invincible, mais uniquement pour retenir une offensive allemande brutale le temps de procéder à la mobilisation générale dans de bonnes conditions. Malheureusement, en 1940, le Haut-Commandement l'utilisa en dépit du bon sens, et ceci a sa part de responsabilité dans le désastre de la campagne de France.
Ainsi, rassuré par cet immense dispositif et englué dans une doctrine inadaptée à la guerre moderne déclenchée par Hitler, le Haut-Commandement négligea de constituer une force d'attaque mobile en regroupant les blindés en groupes puissants, à l'instar des Panzerdivisionen de la Wehrmacht. Cet état de fait est aggravé par la crise politique que traverse la IIIème République sclérosée, affaiblie et contrainte à l'inaction face aux coups de force hitlériens. Lorsqu'elle est poussée à déclarer la guerre à l'Allemagne, elle continue à se voiler la face et à refuser la réalité, réalité qui se rappellera brusquement à elle le 10 mai 1940, lorsque l'offensive allemande se déclenche. Dans le chaos qui règne ensuite dans l'armée française, la Ligne Maginot occupe une place à part, puisqu'elle résistera, souvent victorieusement, alors que derrière elle, le pays tout entier s'effondre : le 14 juin 1940, jour de la prise de Paris par la Wehrmacht, les défenseurs des fortifications de la Sarre infligent une sévère défaite aux Allemands, malgré des conditions très difficiles. Lors de la signature de l'armistice franco-allemand du 22 juin 1940, la quasi-totalité de la Ligne résiste encore, et ce n'est qu'une semaine plus tard, le 1er juillet, que les équipages de la Ligne, invaincus, doivent partir en captivité en Allemagne.
L'histoire de la Ligne Maginot ne s'arrête pas là, puisque les Allemands se serviront des installations souterraines pour abriter des usines de guerre. Elle permettra également aux Allemands, en 1944-1945, d'infliger plusieurs revers aux Américains en train de libérer la France. Après la guerre, l'armée française réinvestit la Ligne, la restaure et la modernise, dans le cadre de l'OTAN, face à la menace soviétique. Cependant, à partir de 1961, l'armée abandonne peu à peu les ouvrages qui sont généralement vandalisés et pillés. Heureusement, aujourd'hui, plusieurs associations ont pris en charge certains ouvrages, les ont restaurés et ainsi ouvert au public un pan de l'histoire française aujourd'hui encore largement méconnu.
=Voir aussi=
Articles connexes
- Ceinture fortifiée de Liège
- Liste de forts, fortifications, citadelles et places fortes en France
Liens externes
- [http://lignemaginot.com/ Ligne Maginot]
- [http://maginot.free.fr/ Ouvrage de Schœnenbourg]
Catégorie:Seconde Guerre mondiale
Catégorie:Mur
Catégorie:Frontière
ja:マジノ線
ms:Garis Maginot
Mur ja:壁 simple:Wall
Un mur est une structure solide qui sépare deux espaces. Dans les bâtiments les murs forment une pièce. Leur utilité est de supporter le plafond et les étages (dans un bâtiment) sauf la conception dite « mur rideau » constituant simplement une façade dans le cas des immeubles de grande hauteur.
En plein air, ils délimitent un espace, offrant un espace de sécurité contre les intrusions ou restreignant simplement la libre circulation des animaux ou des personnes. Certains murs ont une fonction de protection contre les effets naturels comme l'eau (on parle dans ce cas de digue).
Ouvrage de maçonnerie
Un mur est un ouvrage de maçonnerie destiné :
- à séparer deux zones (mur de séparation, mur d'enceinte),
- à supporter la partie supérieure d'un édifice (mur porteur ou de refend),
- à conforter un talus (mur de soutènement),
- à protéger une zone contre les éléments (digue, mur anti-avalanche...) ou contre le bruit (mur anti-bruit),
- à permettre une pratique sportive (mur de pelote basque ou de tennis, mur d'escalade).
mur d'escalade
mur d'escalade
Il peut être construit par simple empilement de matériaux (murs en pierres sèches), par assemblage de matériaux (murs en pierre, en brique) avec un liant (ciment, mortier, torchis) ou d'un seul tenant (mur en béton ou en béton armé).
Un mur extérieur sans ouverture est dit aveugle. Un mur de faible hauteur, supportant ou non d'autres éléments de séparation d'espaces est appelé un muret.
Lorsqu'un mur, à l'intérieur d'un bâtiment, n'est pas destiné au portage mais uniquement à la séparation de pièces, on parle de cloison. Dans ce cas, il peut être réalisé avec des matériaux plus légers et moins résistants comme des briques de plâtre ou des plaques de sandwich carton-plâtre-carton montées sur une armature en métal (souvent connues sous le nom de placoplâtre).
Par extension, on qualifie de mur tout assemblage d'éléments de taille et de forme similaire (généralement rectangulaire) : mur de carreaux de verre, mur de télévisions. De la même manière, tout obstacle ayant une apparence relativement unie et infranchissable peut être qualifié de mur : mur d'eau (pour une vague très haute), mur de brouillard, mur de flammes ou de chaleur.
Les grands murs
brouillard
Au cours de l'Histoire, de nombreux murs aux dimensions exceptionnelles ont été édifiés. En voici quelques-uns :
- Mur d'Hadrien (Angleterre)
- Mur d'Antonin (Angleterre)
- Mur des lamentations (Jérusalem — ancien mur du temple de Salomon)
- Mur de Berlin (Berlin)
- la Grande Muraille de Chine (Chine)
- le Mur de l'Atlantique (France)
- la ligne Maginot (France) et son équivalent, la ligne Siegfried, en Allemagne.
- la barrière de séparation israélienne (dite mur de la honte ou mur d'apartheid par ses détracteurs, dite barrière anti-terroriste, ou de protection, par ses partisans) en construction par Israël à proximité de sa frontière avec la Cisjordanie (mais jusqu'à 23 km de la ligne verte).
- le mur des Fermiers généraux qui permit, avant la Révolution Française, de taxer les denrées entrant dans Paris, et dont on disait: « Le mur murant Paris rend Paris murmurant »
- « Mettre au pied du mur » : forcer quelqu'un à faire face à une situation inconfortable
- « Être le dos au mur » : ne plus pouvoir reculer, être obligé de faire face.
- « Coller quelqu'un au mur » : le fusiller
- « Se heurter à un mur » : être en butte à une difficulté insurmontable
- « Se heurter à un mur d'incompréhension » : être confronté à l'incompréhension de l'ensemble de ses interlocuteurs au point d'en être réduit à ne plus pouvoir agir
- « Aller (droit) dans le mur » : prendre des décisions ou agir d'une manière qui ne peut que faire échouer son entreprise
- « Entre quatre murs » : être enfermé
- « Faire le mur » : quitter subrepticement (et généralement en escaladant le mur d'enceinte) un lieu que l'on n'est pas censé quitter
- « Les murs ont des oreilles » : l'absence apparente de témoins n'est pas une garantie de confidentialité...
- Le « mur du silence » : situation où tous les témoins d'un fait refusent de livrer leurs informations (généralement en raison de pressions qu'ils subissent).
- le « mur du son » : en aéronautique et en physique, désigne la vitesse du son dans un milieu, dont on a longtemps cru qu'elle était impossible à dépasser.
ÉchelleEchelle
Mesure
Une échelle est un ensemble de graduations d'un tableau de mesures. Cette graduation permet de donner une fourchette de valeurs, mais permet aussi de quantifier des phénomènes non mesurables facilement à travers différents signes ou manifestations extérieurs.
Il s'agit en général d'une convertion « description qualitative du phénomène » → nombre, mais certaines échelles sont aussi simplement une manière autre d'exprimer une intensité chiffrée (une autre unité).
Des exemples d'échelles
- Échelle de Richter
- Échelle Rossi-Forel
- Échelle de Mercalli
- Échelle de Beaufort
- Échelle Delisle
- Échelle de Mohs
- Échelle Leyden
- Échelle Réaumur
- Échelle Rankine
- Échelle Newton
- Échelle Monoyer
Représentation
Une échelle est également le rapport entre la mesure d'un objet réel et la mesure de sa représentation (carte géographique, maquette, etc.). Elle est exprimée par une fraction.
Un facteur d'échelle 1/100 (équivalent à "1:100" ou "au 100") implique la formule suivante :
représentation = objet représenté x (1/100)
Dans ce cas la représentation est 100 fois plus petite que l'objet réel (1 centimètre pour 100 centimètres dans la réalité, soit 1 mètre).
L'expression « à grande échelle » désigne donc un facteur d'échelle qui se rapproche de 1/1, soit une représentation relativement précise d'une réalité peu étendue (une maquette fidèle à son modèle, par exemple). Au contraire, « à petite échelle » désigne un facteur d'échelle élevé, soit une représentation moins précise d'une réalité plus étendue (un planisphère par exemple).
Echelle
La notion d'échelle en architecture a été théorisée par Eugène Viollet-le-Duc, dans son [http://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%27architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle Dictionnaire raisonné de l'architecture française du au siècle] :
« (...) En architecture, on dit « l'échelle d'un monument... Cet édifice n'est pas à l'échelle. » L'échelle d'une cabane à chien est le chien, c'est à dire qu'il convient que cette cabane soit en proportion avec l'animal qu'elle doit contenir. Une cabane à chien dans laquelle un âne pourrait entrer et se coucher ne serait pas à l'échelle. » (article Échelle, t. V, p. 143 sqq)
Dans le dessin d'architecture les échelles utilisées sont celles du dessin technique (voir ci-dessus). Selon les cas, on travaillera (dans le système métrique) principalement au 1/1000 (1 mmpm), 1/500 (2 mmpm), 1/200 (5 mmpm), 1/100 (1 cmpm), 1/50 (2 cmpm), 1/20 (5 cmpm), 1/10 (10 cmpm), 1/5 (20 cmpm), 1/2 (50 cmpm), 1/1 (échelle grandeur). Chacune de ces échelles correspond à un niveau de détail et à une problématique.
:Note : Dans le système des unités de mesure de l'Ancien Régime, d'autres échelles sont utilisées. Par exemple : le plan-relief du Mont Saint-Michel conservé au musée de l'Armée à Paris est à l'échelle 1/144, soit 1 ligne par pied.
Histoire
En histoire, les Échelles sont un ensemble de villes de l'Empire ottoman ouvertes aux pays occidentaux, sous le régime des capitulations.
Degrés
De façon métaphorique, on appelle échelle tout système progressant par degrés conjoints, ascendants ou descendants.
- Exemple : Échelle musicale
Matériel
Une échelle est un outil permettant de se déplacer en hauteur.
Au regard du code du travail français ([http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/RechercheSimpleArticleCode?code=CTRAVAIR.rcv&art=R233-13-22&indice=2 Légifrance]) : « Les échelles, escabeaux et marchepieds ne doivent pas être utilisés comme postes de travail. »
;Voir aussi :
- Grande échelle des pompiers
IrlandeCatégorie:Île britannique -
L'Irlande est une île située à l'ouest de la Grande-Bretagne. Elle comprend la République d'Irlande ou Éire, un état indépendant, et l' Irlande du Nord, appelée aussi (à tort) Ulster, et qui reste encore aujourd'hui une partie du Royaume-Uni.
Royaume-Uni
Géographie
Située à l'ouest de la Grande-Bretagne, l'île d'émeraude couvre une superficie totale de 84 421 km2 pour environ 5,7 millions d'habitants - dont 1,7 millions pour les 14 139 km² de l'Irlande du Nord.
La distance maximale du nord au sud est de 483 km, et la largeur d'ouest en est, de 275 km.
Sa géologie s'étant structurée sur plusieurs centaines de millions d'années, l'île porte l'empreinte des volcans et la marque des glaciers, lui donnant une physionomie très variée.
On rencontre des paysages doux sur la côte est et des côtes tourmentées sur la côte ouest, des massifs montagneux recouverts de forêts denses creusés de vallées et de cirques.
L'intérieur de l'île et une grande partie de la côte ouest sont le domaine des tourbières exploitées pour la tourbe, combustible d'assez bonne qualité qui fournit actuellement environ 14% de l'énergie électrique de l'Irlande.
Des pluies abondantes (en moyenne 1 000 mm par an) alimentent un réseau hydrographique très important (26 000 km de fleuves et rivières). De nombreux lacs recouvrent 1 450 km2 de territoire.
L'Irlande bénéficie d'un climat océanique tempéré par le Gulf Stream qui irrigue toute sa côte ouest; dans toute l'île la flore et la faune extrêmement variées profitent du climat propice.
Pour plus de détails voir aussi l'article thématique : Géographie de l'Irlande.
Histoire
- Voir l'article détaillé Histoire de l'Irlande.
Les premières populations sont arrivées en Irlande il y a 9 000 ans. La préhistoire est assez mal connue, nos connaissances se précisent avec l'installation des Celtes. Après les Celtes, les Vikings ont attaqué et colonisé la terre. La toponymie, noms de villes, par exemple Dublin, Wexford et Wicklow viennent des Vikings. Après celà les Normands ont colonisé avec beaucoup de succès mais à la fin, ils sont devenus plus irlandais que les irlandais eux-même et Henri VIII d'Angleterre a dû les attaquer pendant les Plantations. L' Angleterre a dès lors colonisé le pays complètement; les irlandais ont tenté de lutter contre les Anglais et il y a eu beaucoup de révolutions. En 1800 le gouvernement britannique cherche par tous les moyens la voie de l'intégration jusqu'à ce que le Premier Ministre Pitt fasse proclamer l'union de l'Irlande et de l'Angleterre. En 1829 le député irlandais Daniel O'Connor, adepte de la résistance passive, obtient l'émancipation des catholiques. De 1846 à 1848 une maladie de la pomme de terre (aliment de base en Irlande) provoque une effroyable famine : environ un tiers des Irlandais meurent de faim. C'est La Grande Famine, qui provoquera la plus formidable émigration de l'époque : la moitié des survivants s'embarque pour le Nouveau Monde, particulièrement au Canada. En 1921 après une guerre d' indépendance, il y eut partition de l'île : l' Irlande du Sud a gagné son indépendance, l' Irlande du Nord est restée dans le Royaume-Uni. La République d' Irlande est restée très pauvre jusque dans les années 1990. Depuis son entrée dans l' Union Européene, son développement économique extêmement dynamique la place en tête des pays européens. En Irlande du Nord, les Républicains (catholiques) sont en lutte contre les autorités britanniques, leur but étant de quitter le Royaume-Uni, pour s'intégrer dans la République d'Irlande. Les Unionistes (protestants), pour leur part, ont une position exactement contraire.
Politique
L' Irlande est séparée en deux parties :
- la République d'Irlande ;
- l'Irlande du Nord.
La République d'Irlande est un État indépendant formé de 26 comtés, sa capitale est Dublin. On l'appelle souvent suivant ses noms officiels, « Ireland » en anglais ou « Éire » en irlandais.
L'Irlande du Nord est formée de 6 comtés (à majorité protestante) dans le nord-est de l'île et sa capitale est Belfast. Elle est, parfois, appelée « le Nord » (surtout par les Nationalistes), « les six comtés » ou « Ulster », car elle est formée des deux tiers de la province irlandaise d'Ulster qui comprend en réalité 9 comtés dont 3, le Donegal, le Cavan et le Monaghan sont laissés à la République par les Anglais après le traité anglo-irlandais de 1921. Les Nationalistes l'appellent un « statelet », ce qu'il faut considérer comme une insulte. Les Unionistes l'ont souvent appelée une province ou un pays. En réalité elle forme avec la Grande-Bretagne, le Royaume-Uni.
L'Irlande du Nord est encore une partie du Royaume-Uni, mais sa position est contestée. Les Nationalistes veulent quitter le Royaume-Uni, pour s'intégrer dans la République d'Irlande. Les Unionistes, pour leur part, ont une position qui va à l'opposé. Ce conflit est à la base de troubles dans la région et s'est étendu de 1969 à l' accord de Stormont. Dès lors, il existait un parlement décentralisé à Belfast mais à cause des conflits persistants entre les Nationalistes et les Unionistes, il a été suspendu et c'est actuellement le gouvernement du Royaume-Uni qui le gouverne directement.
Malgré la séparation politique, beaucoup d'organisations travaillent sur une base tout-Irlande, par exemple l'Union irlandaise de rugby ou encore le GAA (Gaelic Athletics Association) qui regroupe les sports traditionnels du "hurling" et du "football gaélique" (sports dont les finales jouées les premiers et troisièmes dimanches de septembre à Croke Park à Dublin rassemblent invariablement 82 500 spectateurs, sans compter tous les téléspectateurs irlandais, qu'ils soient du nord ou du sud).
Voir l'article détaillé: Élection présidentielle en Irlande.
Économie
- Avec 4,8 de croissance du PIB en 2004, la République d' Irlande est devenue un des pays les plus prospères d'Europe.
Culture
L' Irlande est un pays où la religion(catholique en Irlande du sud, protestante en Irlande du nord) est très présente.
En effet, le divorce n'est légal dans la République que depuis 1997 et un réel débat s’amorce sur l’avortement, l’homosexualité et la contraception.
Les pubs tiennent eux aussi leur place, l'authenticité des pubs irlandais est réputée dans le monde entier. Depuis 2004, l'interdiction de fumer dans tout lieu public (dans la République) n'a pas altéré la fréquentation (ni la consommation) dans ces endroits si sympathiques.
- Fête Nationale Irlandaise: 17 mars (Saint-Patrick) Les Irlandais sont très attachés à cette fête
- Symboles nationaux irlandais: trèfles à trois feuilles, moutons et harpes.
- Cuisine irlandaise
- Littérature irlandaise
- Musique traditionnelle irlandaise
Démographie
Population : 5.700.000 (République en 2005 et Irlande du Nord en 2001)
Densité : 56,4hab./km²
Espérance de vie des Hommes : 73 ans (en 2002)
Espérance de vie des Femmes : 78,5 ans (en 2002)
Taux d'accroissement naturel (par 1000 habitants): 31,1
Taux de fécondité : 2,0 (L'Irlande est le pays d'Europe ayant le plus fort)
Population urbaine : 59%
Solde migratoire (par 1000 habitants) ( - ) : 7,0
( - ) Différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l'année.
Voir aussi
articles connexes
- Histoire de l'Irlande
- Chronologie de l'Irlande
- Provinces d'Irlande
- Comtés d'Irlande
- Liste des universités irlandaises
- Saint Patrick
- musique celtique
- Villes d'Irlande
Liens externes
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Irlande Irlande sur Wikitravel]
- [http://www.festivalcherbourg.com l'Irlande au cinéma]
ja:アイルランド島
ko:아일랜드 섬
simple:Ireland
th:ไอร์แลนด์
Écosse
L'Écosse (en anglais Scotland, en écossais Alba /al@pa/) est l'un des trois pays qui forment le Royaume-Uni, avec l'Angleterre et le Pays de Galles, auxquels est adjointe la province de l'Irlande du Nord. Elle est située dans la partie septentrionale de la Grande-Bretagne.
La capitale de l'Écosse est Édimbourg, le centre financier et administratif,
mais la plus grande ville est Glasgow qui est historiquement plus industrielle. Les
autres grandes villes sont Aberdeen et Dundee, suivie par Stirling,
Perth, et Inverness.
La plus grande église est l'église de l'Écosse (The Church of Scotland) - une église reformée. [http://www.churchofscotland.org.uk]
L'écossais et le scots sont reconnus en tant que langues régionales. Robert Burns est l'auteur en scots le plus connu.
Il y a un grand mouvement indépendantiste en Écosse : le Parti National d'Écosse (SNP, Scottish National Party) est le deuxième plus grand groupe au parlement écossais, avec 25% des voix aux dernières législatives. Le Scottish Socialist Party (SSP), extrême-gauche républicaine et indépendantiste, approche, quant à lui, les 8% des voix.
On parle souvent en Écosse de « La Vieille Alliance » - the Auld Alliance - entre l'Écosse et la France (et la Norvège), l'alliance traditionnelle contre l'Angleterre, signée en 1295.
Les billets de banque au Royaume-Uni ne sont pas imprimés par une banque centrale, mais par des banques régionales : en Écosse ce sont les banques Bank of Scotland, Clydesdale Bank et The Royal Bank of Scotland qui impriment les billets. Un billet de banque écossais est rarement accepté en Angleterre, alors que les billets anglais sont acceptés partout (les lois financières étant différentes dans les pays constituants du Royaume-Uni, les Écossais ne sont pas obligés d'accepter les billets anglais, et les Anglais ne sont pas obligés d'accepter les billets écossais, mais tout le monde est obligé d'accepter les pièces de monnaie d'au moins une livre).
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Écosse
Article détaillé : Chronologie de l'Écosse
Voir aussi : Liste des rois d'Écosse
Antiquité
En raison de sa position géographique excentrée, l'Écosse a été moins touchée par les invasions que l'Angleterre et a fortiori que les régions continentales. Après la conquête de l'Angleterre (env. 55 av. J.-C.) par Jules César, les Romains n'ont pas réussi à (ou pas souhaité) pacifier l'Écosse. Ils se sont retranchés derrière le mur que l'empereur Hadrien fit édifier vers 120 après J.-C., sorte de muraille de Chine qui réussit à contenir tant bien que mal les Pictes jusqu'en 364. Selon le Grec Claude Ptolémée, les différents peuples qui habitent alors l'Écosse était les Brigantes, les Caledonii, les Votadini, les Selgovae, les Novantae, le Damnonii, les Verturiones, etc.
Moyen Âge
Le substrat humain de ce qui devient l'Écosse est composé de peuples différents : les Picti celtes, les Britons, celtes, les Scots venus d'Irlande, les Anglo-Saxons, les Vikings.
Leurs différents royaumes font fusionner en un unique royaume des Scots ou Écosse. Ces royaumes étaient :
:le royaume de Fortriu (picte)
:le royaume de Fib (picte)
:le royaume de Gododdin (briton, héritier des Votadini), absorbé par la Northumbrie
:le royaume de Strathclyde (briton)
:le royaume de Dalriada (scot)
Époque moderne
Histoire contemporaine
Un Parlement écossais a été instauré par le "Scotland Act", adopté par le Parlement Britannique en 1998. Un référendum avait été organisé auparavant, en septembre 1997 et une large majorité s’était prononcée en faveur de la création d’un Parlement. C’est le premier Parlement écossais depuis 1707.
Les premières élections du Parlement écossais ont été organisées le 6 mai 1999. La première séance du Parlement a eu lieu le 12 mai 1999. Des élections ont eu lieu ensuite en 2003. Le Labour Party est majoritaire, malgré la présence non négligeable d'élus indépendantistes du SNP (Scottish National Party, centre droit) et du SSP (Scottish Socialist Party, extrême-gauche).
Géographie de l'Écosse
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Article détaillé : Géographie de l'Écosse
L'Écosse est bordée au sud par l'Angleterre et par la mer de tous les autres côtés. On pourrait parler d'un archipel, puisqu'elle regroupe environ 800 îles, mais le terme de presqu'île n'est pas déplacé car il s'applique aussi sur le plan culturel, les Écossais ayant de tout temps cherché à préserver leur identité culturelle à défaut de pouvoir conserver leur autonomie politique.
Les trois groupes d'îles les plus connus sont les Shetland (les plus au nord), les Orcades (Orkney Islands, au large de Thurso) et les Hébrides, au nord-ouest. L'île de Skye fait partie des Hébrides Intérieures, au même titre que l'île de Mull.
Les côtes sont assez souvent très déchiquetées et constituées de falaises ou de rochers mais on rencontre des plages de sable.
Une bonne partie de l'Écosse est couverte de montagnes. Il ne faut pas se laisser tromper par les altitudes relativement modestes par rapport aux sommets alpins. Même le Ben Nevis (1344 m) ou
le Cairn Gorm (1245 m) a fière allure et peut paraître impressionnant pour peu que son sommet soit dissimulé par des nuages sombres. Souvent le pied des montagnes se trouve à peine au-dessus du niveau de la mer.
Les lochs sont des lacs d'eau douce ou des fjords étroits débouchant sur la mer. Ils remplissent généralement le fond d'une vallée étroite et profonde (glen). Il en existe des milliers, parfois très petits. Les plus connus, comme le fameux Loch Ness, ne sont pas forcément les plus beaux.
Les forêts sont rares, à cause du déboisement excessif dans le passé ou de la pauvreté du sol sur les montagnes. Les landes sont couvertes de bruyères ou de fougères et l'herbe est souvent si rare que des centaines de kilomètres carrés sont totalement inutilisables pour l'agriculture.
Le climat de l'Écosse est océanique, tempéré par les courants « tièdes » qui remontent le long des côtes. Il y pleut souvent et souvent très fort, surtout sur la partie nord-ouest du pays.
Découpage administratif de l'Écosse
Écossais célèbres
Voici quelques hommes célèbres écossais :
- John Macadam, de Ayr inventa le revêtement routier qui porte son nom.
- Le pneu fut décovert par John Boyd Dunlop, vétérinaire et chirurgien originaire de Dreghorn.
- Le téléphone fut inventé par Alexander Graham Bell, né a Edinburgh.
- John Logie Baird, né a Helensburgh découvrit la télévision.
- La U.S. Navy fut Fondée par John Paul Jones originaire de Kikbean.
- La Pénicilline fut découverte par Alexander Fleming de Darvel.
- James Young Simpson, né a Bathgate, inventa le chloroforme.
- La célèbre "Bank of England" a été fondée par William Paterson originaire de Dumfries, en Écosse.
Voir aussi
- Cromarty
- villes du Royaume-Uni
- Liste d'Écossais célèbres
- Cap Wrath
- [http://www.scottishsundials.co.uk Cadrans solaires d’Écosse]
-
Ecosse
-
als:Schottland
ja:スコットランド
ko:스코틀랜드
ms:Scotland
simple:Scotland
César
- César est un des titres des empereurs romains, et une dignité byzantine désignant à partir de Dioclétien un empereur de rang secondaire, un titre généralement réservé aux fils de l'empereur.
- Jules César est un homme d'État romain.
- César Baldaccini, dit César(1921-1998) est un sculpteur français, né a Marseille, auteur des célebres "compressions".
- Les Césars du cinéma constituent les récompenses cinématographiques annuelles en France.
- César est un prénom.
- César est un film de Marcel Pagnol (1936).
- César est une pièce de théâtre de Marcel Pagnol (1946), adaptée du film précédent.
- César est une marque de Mars Incorporated.
Croissant fertileCatégorie:Moyen-Orient
Le Croissant fertile est une région du Moyen-Orient comprenant les actuels Israël, Cisjordanie, et Liban ainsi que des parties de la Jordanie, de la Syrie, de l'Irak, de l'Égypte et le sud-est de la Turquie. Le terme « Croissant fertile » fut donné par l'archéologue James Henry Breasted de l'Université de Chicago car l'arc formé par les différentes zones ressemble à un croissant.
Irriguée par le Jourdain, l'Euphrate, le Tigre et le Nil (quatre fleuves du Moyen-Orient) et couvrant quelques 400 000 à 500 000 km², et peuplé de 40 à 50 million d'individus, la région s'étend des plaines alluviales du Nil, continuant sur la rive est de la Méditerranée, autour du nord du Désert syrien et à travers la Péninsule arabique et la Mésopotamie, jusqu'au Golfe Persique.
La zone ouest autour du Jourdain et de la partie supérieure de l'Euphrate donna na |