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Fricative

Fricative

En phonétique articulatoire, une consonne fricative est une consonne produite par un resserrement du chenal expiratoire qui ne va pas, contrairement à ce qui se passe pour les occlusives, jusqu'à la fermeture complète. Ce sont essentiellement les lèvres et la langue qui, selon leur position et leur tension musculaire particulière, conditionnent le type de friction réalisée. Il convient de ne pas confondre les constrictives avec les spirantes, pour lesquelles le resserrement du chenal expiratoire est moindre.

Liste des fricatives pulmoniques de l'API


- Bilabiales : les lèvres sont rapprochées, mais ne se touchent pas et, le plus souvent, la lèvre inférieure est légèrement plus avancée que la lèvre supérieure.
  - [ɸ] (non voisée)
  - [β] (voisée)
- Labio-dentales : la lèvre inférieure est rapprochée des dents du haut et peut parfois les effleurer avec sa partie externe supérieure ou, parfois, avec sa partie interne, ce qui rend le son légèrement chuintant.
  - [f] (non voisée)
  - [v] (voisée)
- Labio-vélaire
  - [ʍ] (non voisée)
- Alvéolaires (ou sifflantes) : les sifflantes apico-alvéolaires sont produites par le rapprochement de la pointe de la langue vers la région alvéolaire. On peut diviser cette variété de sifflantes en trois catégories, selon que le dessus de la langue (anglais), son extrémité (castillan) ou la partie antérieure de son dos (français) entre en jeu ; la qualité du son en est sensiblement altérée.
  - [s] (non voisée)
  - [z] (voisée)
  - [ɬ] (latérale non voisée)
  - [ɮ] (latérale voisée)
- Post-alvéolaires (ou chuintantes) : la langue prend appui contre les alvéoles.
  - [ʃ] (non voisée)
  - [ʒ] (voisée)
- Post-alvéolo-vélaire
  - [ɧ] (non voisée)
- Rétroflexes (ou sifflantes). La pointe de la langue est dirigée vers le haut et vers l'arrière ; la partie inférieure de la langue se rapproche de la partie antérieure du palais. En fait, cette rétroflexe est souvent réalisée chuintante, car le canal creusé par la langue est généralement insuffisamment étroit pour produire une sifflante à coup sûr.
  - [ʂ] (non voisée)
  - [ʐ] (voisée)
- Alvéolo-palatales
  - [ɕ] (non voisée)
  - [ʑ] (voisée)
- Palatales (ou sifflantes) : le dos de la langue se creuse en canal et se rapproche de la partie antérieure ou centrale du palais dur.
  - [ç] (non voisée)
  - [ʝ] (voisée)
- Vélaires : la partie postérieure du dos de la langue se rétracte fortement vers l'arrière et vers le haut, au niveau du palais mou (ou voile du palais).
  - [x] (non voisée)
  - [ɣ] (voisée)
- Uvulaires : la partie postérieure du dos de la langue se rétracte très fortement vers le voile du palais, à proximité de la luette.
  - [χ] (non voisée)
  - [ʁ] (voisée)
- Pharyngales : la racine de la langue est fortement repoussée vers l'arrière et se rapproche de la paroi postérieure du pharynx. Le passage de l'air est alors considérablement rétréci et on perçoit une forte friction. La tension articulatoire est très forte.
  - [ħ] (non voisée)
  - [ʕ] (voisée)
- Épiglottales
  - [ʜ] (non voisée)
  - [ʢ] (voisée)
- Glottales : la glotte est presque entièrement close, à l'exception d'une étroite ouverture dans sa partie supérieure au niveau des cartilages arythénoïdes. On perçoit une forte friction quand l'air s'écoule par ce canal.
  - [h] (non voisée)
  - [ɦ] (voisée)

Fricatives non pulmoniques


- Clics
- Éjectives
- Injectives

Remarque sur la terminologie

En phonétique articulatoire, les fricatives sont nommées constrictives, terme indiquant réellement une caractéristique articulatoire tandis que fricative indique une impression auditive, tout comme bien d’autres termes traditionnels de cette page (sifflante, chuintante…) qui ne renseignent nullement sur la manière de produire les sons concernés.
-
ja:摩擦音 ko:마찰음

Phonétique articulatoire

catégorie:LinguistiqueCatégorie:Phonétique La phonétique articulatoire est la discipline de la phonétique qui s'intéresse au mode de formation (l'articulation) des sons produits par le gosier humain ou appareil phonatoire.

terminologie de phonétique articulatoire

consonnes - lieu d'articulation


- labiale
  - bilabiale
  - labiovélaire
- apicale
  - dentale
  - alvéolaire
  - laminale
  - rétroflexe
- dorsale
  - palatale
  - vélaire
  - uvulaire
- pharyngale
- glottale

consonnes - mode d'articulation


- occlusive
- fricative
- affriquée
- latérale
- nasale
- clic

voyelles


- antérieure / postérieure
- arrondie / non-arrondie
- ouverte / fermée
- nasale

Occlusive

En phonétique articulatoire, une consonne occlusive (ou brièvement une occlusive) désigne une consonne dont le mode d'articulation fait intervenir un blocage complet de l'écoulement de l'air au niveau de la bouche, du pharynx ou de la glotte, et le relâchement soudain de ce blocage. Dans le cas de consonnes orales, l'écoulement de l'air est entièrement stoppé (phase d'occlusion) et provoque une différence de pression entre l'amont et l'aval du lieu d'articulation ; c'est essentiellement lors du relâchement du blocage (phase de désocclusion) que le son est produit. Dans le cas de consonnes nasales, l'air continue en revanche de s'écouler par la cavité nasale ; le son est produit continuement au cours du blocage.

Types de désocclusion

Il existe des occlusives sans phase de désocclusion (ou « sans relâchement ») : on parle souvent d'« implosives », bien que ce terme renvoie aussi à un autre concept (voir Consonne injective). L'API les note par le symbole de l'occlusive suivi de [ ̚]. La réalisation implosive d'une occlusive est normale devant une autre occlusive et ne constitue pas un phonème différent mais un simple allophone : ainsi, apte peut être transcrit [ap̚t]. Certaines langues, comme le cantonnais, le malais ou le vietnamien, utilisent cependant des implosives en fin de syllabe. Autres désocclusions possibles : nasale, latérale.

Occlusives du français

Le français contient les occlusives suivantes :
- orales sourdes : [p] (pépé), [t] (têtée), [k] (kéké) ;
- orales sonores : [b] (bébé), [d] (Dédé), [g] (gaga) ;
- nasales : [n] (ni), [ɲ] (gnangnan), [ŋ] (à la fin de parking).

Liste des occlusives pulmoniques de l'API


- Apicales
  - Bilabiales : les deux lèvres prennent fermement contact l'une contre l'autre.
    - [p] (orale non voisée)
    - [b] (orale voisée)
    - [m] (nasale)
  - Labio-dentales : la lèvre supérieure prend contact avec les dents de la machoire inférieure et inversement.
    - [p̪] (orale non voisée)
    - [b̪] (orale voisée)
    - [ɱ] (nasale)
  - Dentales, alvéolaires, post-alvéolaires : la langue prend contact avec la partie postérieure des dents de la mâchoire supérieure et/ou le bourrelet formé par les alvéoles.
    - [t] (orale non voisée)
    - [d] (orale voisée)
    - [n] (nasale)
  - Rétroflexes : la langue est retournée et sa pointe ou sa face intérieure prend appui sur un point de la partie antérieure du palais.
    - [ʈ] (orale non voisée)
    - [ɖ] (orale voisée)
    - [ɳ] (nasale)
- Dorsales
  - Palatales : la pointe de la langue est dirigée vers le bas et s'appuie contre la face interne des dents inférieures, alors que le dos de la langue prend contact avec le palais « dur ».
    - [c] (orale non voisée)
    - [ɟ] (orale voisée)
    - [ɲ] (nasale)
  - Vélaires : alors que la pointe de la langue est appuyée contre la face interne des dents du bas, le dos de celle-ci prend contact avec le palais « mou », appelé aussi voile du palais (velum).
    - [k] (orale non voisée)
    - [g] (orale voisée)
    - [ŋ] (nasale)
  - Uvulaires : pendant que la pointe de la langue est appuyée vers la face interne des dents du bas, le dos de celle-ci, relevé loin vers l'arrière, prend contact avec le palais mou au niveau de la luette.
    - [q] (orale non voisée)
    - [ɢ] (orale voisée)
    - [ɴ] (nasale)
- Autres
  - Pharyngales
  - Épiglottales
    - [ʡ] (orale non voisée)
  - Glottales : elle est produite soit par l'ouverture soudaine de la glotte sous la poussée de l'air interne, soit par la fermeture brutale du passage de l'air au niveau de la glotte.
    - [ʔ] (orale non voisée)

Occlusives non pulmonaires


- Clics (flux vélaire) ;
- éjectives et injectives (flux glottal).

Remarque sur la terminologie

Les consonnes occlusives sont parfois nommées plosives, qui est plus courant en anglais.

Voir également


- mode d'articulation
-
ja:破裂音 ko:파열음

Pulmonique

Une consonne pulmonique est une consonne dont la production nécessite un flux d'air provenant des poumons. C'est le cas de la majorité des consonnes des langues dans le monde.

Voir aussi


- Clic
- Consonne éjective
- Consonne injective Catégorie:Phonétique

Bilabiale

Une consonne bilabiale ou, par souci de concision, bilabiale désigne, en phonétique articulatoire, une consonne labiale dont le lieu d'articulation est situé au niveau des lèvres ; elle est réalisée par rapprochement des lèvres inférieure et supérieure. Le français comporte les bilabiales [b], [p] et [m].

Bilabiales de l'API

L'alphabet phonétique international recense les bilabiales suivantes La labialisation se note à l'aide du symbole en exposant [ʷ].

Voir également


- lieu d'articulation
-
ja:両唇音 ko:양순음

Labio-dentale

En phonétique articulatoire, une consonne labio-dentale (ou une labio-dentale par souci de concision) désigne une consonne labiale réalisée par rapprochement entre la lèvre inférieure et les dents de la mâchoire supérieure — et vice versa (on emploie parfois le terme dento-labiale pour désigner la prononciation avec la lèvre supérieure et les dents de la mâchoire inférieure). Le français comporte les labio-dentales f et v.

Labio-dentales de l'API

Les labio-dentales de l'alphabet phonétique international sont :

Voir également


- lieu d'articulation
-
ja:唇歯音 ko:순치음

Alvéolaire

Une consonne alvéolaire, ou plus brièvement alvéolaire, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne apicale dont le lieu d'articulation se situe au niveau des alvéoles des dents de la mâchoire supérieure. La constriction est obtenue avec la langue. Le français comporte les alvéolaires [s] et [z].

Dentales de l'API

L'alphabet phonétique international (API) n'utilise pas de symboles distincts pour les consonnes pulmonaires alvéolaires, dentales et post-alvéolaires, hormis pour les fricatives et les affriquées. On a recours au diacritique [ ̪] (pontet souscrit) lorsqu'il est nécessaire de différencier les dentales et à [ ̠] (barre souscrite) pour les post-alévolaires. Les lettres simples [s, t, n, l, etc.] sont supposées être alvéolaires, mais cela peut également traduire le fait que la langue décrite ne fait pas la distinction entre deux lieux d'articulations ou plus. Lorsqu'il est nécessaire de spécifier qu'une consonne est alvéolaire, l'API étendu utilise le symbole [ ͇]. L'alphabet phonétique international recense les alvéolaires suivantes :

Voir aussi


- Lieu d'articulation
-
ja:歯茎音 ko:치조음

Latérale

ko:설측음 ja:側面音 En phonétique articulatoire, une consonne latérale, ou par souci de concision latérale est une consonne qui nécessite pour sa réalisation l'écoulement de l'air via un canal latéral (parfois bilatéral) formé par l'affaissement de l'avant de la langue et le contact de son dos avec le palais. La plupart des latérales sont des spirantes, mais d'autres sont aussi des fricatives. Il existe en français une seule latérale, voire deux. Ce sont :
- [l] : laid
- : brille (quasiment disparu en français standard, remplacé par [j], conservé dans certains dialectes)

Liste des latérales pulmoniques de l'API


- Dentales ou alvéolaires : pour une dentale, la langue prend contact avec la face interne des dents supérieures; pour une alvéolaire, la pointe se pose sur le bourrelet gingival.
  - [l] (spirante)
  - (fricative non voisée)
  - (fricative voisée)
  - (battue)
  - (affriquée non voisée)
  - (affriquée voisée)
- Dentale ou alvéolaire vélarisée
  - (spirante)
- Rétroflexes : la pointe de la langue se retourne vers l'arrière, et la face inférieure de celle-ci prend contact avec la partie antérieure du palais dur. Les côtés de la langue s'abaissent pour permettre le passage de l'air.
  - (spirante)
- Palatales : la partie antérieure du dos de la langue est pressée contre le palais dur. La langue se bombe et se contracte latéralement pour laisser passer l'air.
  - (spirante)
- Vélaires:
  - (spirante)

Latérales non pulmoniques


- Clics
- Éjectives
- Injectives
-


Post-alvéolaire

Une consonne post-alvéolaire, ou plus brièvement post-alvéolaire, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne apicale dont le lieu d'articulation se situe au niveau de la jonction entre les alvéoles de la mâchoire supérieure et le palais dur ; elle est réalisée avec la pointe de la langue. Le français comporte les post-alvéolaires fricatives [ʃ] (à l'initiale de « chut! ») et [ʒ] (à l'initiale de « jus »).

Post-alvéolaires de l'API

L'alphabet phonétique international recense les post-alvéolaires suivantes :

Voir aussi


- Lieu d'articulation
-
ja:後部歯茎音 ko:치조후음

Rétroflexe

Une consonne rétroflexe, ou plus brièvement une rétroflexe, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne dont le lieu d'articulation se situe au niveau du palais et dont l'organe constricteur est la pointe de la langue, dirigée vers le haut et l'arrière de la bouche. Les rétroflexes sont répandues dans les langues indo-aryennes (hindî entre autres) et dans les langues dravidiennes, ainsi qu'en mandarin, en suédois ou en norvégien. Le français ne comporte pas de rétroflexe.

Rétroflexes de l'API

Les symboles représentant les rétroflexes sont similaires à ceux utilisés pour les alvéolaires et s'en différencient par un « hameçon » dirigé vers la droite. L'alphabet phonétique international recense les rétroflexes suivantes :

Voir aussi


- Lieu d'articulation
-
ja:そり舌音 ko:권설음

Palatale

Une consonne palatale ou, plus brièvement un palatale, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne dorsale dont le lieu d'articulation est situé sur la partie supérieure du palais dite « palais dur » (par opposition au palais mou ou velum) ; l'organe articulateur est le dos de la langue. Le français ne compte que deux palatales, la semi-voyelle [j] (à l'initiale de yourte) ainsi que la nasale [ɲ] (à l'initiale de gnon).

Palatalisation

Des phonèmes possédant un point d'articulation différent peuvent être palatalisées, c'est-à-dire qu'au cours de leur émission la position des organes s'infléchit pour atteindre le palais dur. Dans les langues slaves une consonne palatalisée est dite mouillée. Consulter Palatalisation pour plus de détails.

Palatales de l'API

L'Alphabet phonétique international recense les palatales suivantes, données avec quelques exemples :
- occlusives
  - [c], occlusive palatale sourde
coréen : 살 [cal] (« bien »)
  - [ɟ], occlusive palatale sonore
hongrois : nagy [nɑɟ] (« grand »)
- nasales
  - [ɲ], palatale nasale
espagnol mañana [ma'ɲana] (« demain »)
portugais minhoca [mi'ɲokɐ] (« ver de terre »)
- fricatives
  - [ç], palatale fricative sourde
allemand : ich [ɪç] (« je »)
  - [ʝ], palatale fricative sonore

- spirantes
  - [j], palatale spirante
anglais : yes [jɛs] (« oui »)
français : aïe [« aj »]
  - [ʎ], palatale spirante latérale
italien : gli [ʎi] (« les »)
- clic
  - ǂ, clic palatal
- injective
  - [ʄ], implosive palatale sonore
sindhi : [ʄəʈu] (« illettré ») La palatalisation d'une consonne est notée par le symbole en exposant [ʲ] ; par exemple endure en anglais américain se prononce [ɪndʲʊɹ].

Articles connexes


- phonétique articulatoire
- lieu d'articulation
-
ja:硬口蓋音 ko:경구개음

Consonne vélaire

Une consonne vélaire, ou plus brièvement une vélaire, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne dorsale dont le lieu d'articulation se situe au niveau de l'arrière du palais, dit palais « mou » ou voile du palais. Elle est réalisée par un bombement de la partie postérieure de la langue qui se rapproche du palais mou. Le français comprend les vélaires [k] et [ɡ], ainsi que [ŋ] dans des mots d'origine étrangère (à la fin de « parking », par exemple).

Assimilation

La région vélaire du voile du palais étant relativement grande et les mouvement de la partie posérieure de la langue pas très précis, les consonnes vélaires sont facilement assimilées, leur articulation se déplaçant vers l'arrière ou l'avant de la langue selon les voyelles avoisinantes. Elles sont souvent partiellement ou complètement palatalisées devant une voyelle antérieure et rétractées devant une voyelle postérieure. Les vélaires palatalisées sont parfois nommées palato-vélaires. Certaines langues possèdent également des vélaires labialisées, comme [kʷ], où l'articulation est accompagnée d'un arrondissement des lèvres. Il existe également des consonnes labio-vélaires qui sont articulées à la fois sur le palais et les lèvres, comme [k͡p]. Cette distinction s'efface avec la spirante [w], la labialisation impliquant d'ajouter une articulation labio-spirante au son, et cette situation ambiguë étant souvent appelée labio-vélaire.

Vélaires de l'API

La vélarisation se note à l'aide du symbole en exposant [ˠ]. L'alphabet phonétique international recense les vélaires suivantes : Le G intervocalique en castillan est souvent décrit comme une fricative vélaire voisée très légèrement articulée.
Dans les dialectes qui distinguent which et witch.

Voir aussi


- Lieu d'articulation
-
ko:연구개음 ja:軟口蓋音

Pharyngale

Une consonne pharyngale ou, plus concisément, pharyngale, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne dont le lieu d'articulation se situe au niveau du pharynx ; elle est réalisée par un mouvement de la base de la langue vers l'arrière, en direction du pharynx. Le français ne comporte pas de pharyngale.

Pharyngalisation

Une consonne possédant un autre lieu d'articulation peut être pharyngalisée, c'est-à-dire que la base de la langue se rapproche du pharynx au moment du relâchement de la consonne.

Pharyngales de l'API

L'alphabet phonétique international comprend les pharyngales suivantes :
- fricatives
  - ħ, pharyngale fricative sourde
    - arabe classique : ح (lettre ḥāʾ)
    - hébreu : ח (lettre ḥeṯ)
  - ʕ, pharyngale fricative sonore
    - arabe classique : ع (lettre ʿayn)
    - hébreu : ע (lettre ʿayin) Note : dans les faits, le phonème /ʕ/ des langues sémitiques n'est pas forcément (voire absolument pas) réalisé [ʕ]. Consulter Prononciation de l'arabe et Prononciation de l'hébreu pour plus de détails. La pharyngalisation est notée grâce à l'exposant ˁ.

Voir également


- phonétique articulatoire
- lieu d'articulation
-
ja:咽頭音 ko:인두음

Épiglottale

En phonétique articulatoire, une consonne épiglottale (ou, plus concisément, une épiglottale) désigne une consonne dont le lieu d'articulation se situe au niveau du pharynx, l'organe constricteur étant l'épiglotte. Le français ne comporte pas d'épiglottale.

Épiglottales de l'API

L'alphabet phonétique international comporte les épiglottales suivantes :
- occlusive
  - ʡ, occlusive épiglottale sourde
- fricatives
  - ʜ, fricative épiglottale sourde
  - ʢ, fricative épiglottale sonore

Voir également


- lieu d'articulation
-
ja:喉頭蓋音 ko:후두개음

Clic

En phonétique, un clic est un son produit avec la langue ou les lèvres sans l'aide des poumons (il appartient au consonnes non pulmonaires, au même titre que les consonnes glottalisées injectives et éjectives).

Distribution des clics dans le monde

Ce type de son est utilisé comme phonème consonantique par certaines langues du sud et de l'est de l'Afrique, notamment des langues khoïsan comme le !xóõ, le !xũ, le zhuǀ'hõasi et le nama. Par contamination, certaines langues bantoues à proximité ont développé des clics ; les plus célèbres sont celles du groupe nguni, notamment le xhosa, le zoulou et le sotho. On parle ces trois langues en Afrique du Sud et au Lesotho. De même, une langue couchitique méridionale, le dahalo, elle-même souvent en contact avec les langues khoïsan, a parallèlement développé des clics phonologiques. Enfin, on atteste quatre clics nasalisés dans un parler artificiel cérémonial, le damin, employés par des aborigènes Lardil de l'Île de Queensland (Australie). Les clics existent cependant au titre de sons paralinguistiques dans la majorité des langues, servant à indiquer l'agacement, à exciter les chevaux, à signaler une erreur, etc. Ils n'y sont pas pertinents.

Production

L'air est bloqué par la langue entre la zone dorso-vélaire et un autre point de la bouche (dont les deux lèvres), puis brusquement raréfié. La dépression créée est rapidement comblée lors du relâchement du second point, donnant naissance à un phénomène d'implosion (ou « mécanisme vélaire ingressif ») bref et clairement audible, ressemblant à un claquement. Contrairement aux autres sons considérés comme non pulmonaires, les clics simples sourds ne font intervenir que la bouche : ainsi, un clic peut être prononcé indépendamment de tout mouvement respiratoire. Il est donc possible d'émettre des clics à un rythme différent de celui de la respiration voire de respirer par le nez normalement pendant leur émission (ce qui permet leur répétition en théorie infinie) alors que dans les processus pulmonaires les rythmes phonatoires dépendent entièrement de la respiration (il n'est par exemple pas possible de parler sans reprendre son souffle – même avec des éjectives et des injectives – ou d'émettre une fricative en inspirant).

Types de clics

Clics fondamentaux

Les points d'articulation des clics sont principalement les suivants (dans certaines langues, il en existe plus) :
- bilabial [ʘ] (bruit du baiser) écouter ;
- dental [ǀ] (bruit d'agacement symbolisé par l'onomatopée tss-tss) écouter ;
- (post-)alvéolaire ou rétroflexe [ǃ] (claquement de langue) écouter ;
- palato-alvéolaire [ǂ] (autre claquement) écouter ;
- alvéolo-latéral [ǁ] (bruit utilisé pour les chevaux) écouter . Note : les enregistrements suivent le modèle [aXa], où [X] représente le clic. Ils sont considérés comme des occlusives ou des affriquées.

Caractéristiques secondaires

À l'articulation principale des clics peuvent s'ajouter :
- le voisement ;
- la nasalisation ;
- l'aspiration ;
- la glottalisation ;
- la phonation en voix soufflée ;
- la phonation en voix craquée. Au total, le nombre de combinaisons atteint, en !xóõ, quatre-vingt-trois clics différents, en comptant les clics à double-articulation. La notation de ces caractéristiques est assez complexe :
- sonorité : on peut faire précéder le symbole du clic de celui pour les consonnes dorso-vélaires afin de distinguer la sonorité : [kǀ] est sourd, [gǀ] sonore ;
- la nasalisation est indiquée par le symbole de la nasale dorso-vélaire précédant celui du clic : [kǀ] est oral, [ŋǀ] nasalisé ;
- l'aspiration se note normalement : [kǀʰ] ;
- de même la glottalisation (par l'apostrophe) : [kǀʼ] ; si le clic n'est que suivi d'un coup de glotte sans que l'ensemble forme une éjective, on note de préférence [kǀʔ] ;
- la voix soufflée (tréma souscrit) : [g̤ǀ] ;
- la voix craquée (tilde souscrit) : [g̭ǀ].

Articles connexes


- Phonétique ;
- flux non pulmonaire ;
- consonne éjective ;
- consonne injective. Catégorie:Linguistique ja:吸着音 ko:흡착음

Injective


- Une consonne injective est une consonne prononcée avec glottalisation et abaissement du larynx ;
- Une injective est une fonction mathématique particulière.

Phonétique articulatoire

catégorie:LinguistiqueCatégorie:Phonétique La phonétique articulatoire est la discipline de la phonétique qui s'intéresse au mode de formation (l'articulation) des sons produits par le gosier humain ou appareil phonatoire.

terminologie de phonétique articulatoire

consonnes - lieu d'articulation


- labiale
  - bilabiale
  - labiovélaire
- apicale
  - dentale
  - alvéolaire
  - laminale
  - rétroflexe
- dorsale
  - palatale
  - vélaire
  - uvulaire
- pharyngale
- glottale

consonnes - mode d'articulation


- occlusive
- fricative
- affriquée
- latérale
- nasale
- clic

voyelles


- antérieure / postérieure
- arrondie / non-arrondie
- ouverte / fermée
- nasale

Catégorie:Consonne fricative

Une consonne fricative est une consonne produite par un resserrement du chenal expiratoire qui ne va pas, contrairement à ce qui se passe pour les occlusives, jusqu'à la fermeture complète. :Pour plus d'information voir l'article principal : Consonne fricative. Fricative

Atitlán-See

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