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Fusil d'assaut
Catégorie:Arme à feu Catégorie:Fusil d'assaut
Le fusil d'assaut est une arme d'épaule conçue pour le soldat capable de tirer en mode automatiques de façon efficace jusqu'à environ 300 mètres. Il offre une grande polyvalence grâce à une précision et uneallonge comparables à celles du fusil à longue portée couplées, à courte portée, à la capacité de saturation du pistolet mitrailleur. Bon nombre de fusils d'assaut peuvent tirer des grenades spécifiques depuis leur canon même si la tendance actuelle est plutôt de leur adjoindre pour cela un lance-grenade de 40mm.
grenadesLe fusil d'assaut est une arme spécifiquement militaire apparue au cours de la Seconde Guerre mondiale dans l'armée allemande sous la forme du FG-42 qui restait néanmoins plus proche du fusil mitrailleur que du fusil d'assaut, puis du Stg44, considéré comme le premier véritable fusil d'assaut. Ce dernier chambrait une munition d'une puissance inférieure aux munitions de fusil mais plus puissantes que celle des pistolets mitrailleurs. La puissance des munitions a toujours été déterminante lors de la mise au point de ce type d'arme.
Ainsi, les premiers fusils d'assaut occidentaux, industrialisés durant les années 1950, étaient lourds et encombrants car chambrés pour la puissante munition de 7,62 OTAN, tandis que leur chargeur ne comprenait généralement que 20 cartouches. Le FN FAL longtemps utilisé par l'armée britannique est un bon exemple des armes de l'époque. Elles offraient une excellente allonge en tir semi-automatique (jusqu'à 600 mètres) mais cette munition est à la fois trop lourde, encombrante et puissante (énergie à la bouche d'environ 3500 joules) pour un fusil automatique. Pour réduire certains effets néfastes de l'important recul généré, la crosse d'épaule fut placée en ligne avec l'axe du canon afin de limiter le relèvement du canon.
Malgré cela, le tir automatique était difficile à contrôler et restait très dispendieux. Le 7,62 OTAN semblait d'autant plus une munition surdimensionnée pour une arme individuelle que, selon la doctrine militaire, les distances d'engagement au fusil excédaient rarement 300 mètres et que l'action vise avant tout à éloigner toutes les ressources de l'ennemi des activités combattantes donc à blesser grièvement plutôt qu'à tuer.
automatiqueDe son côté, l'URSS suivait l'exemple du Stg 44 en développant en 1947 l'AK-47 plus connue sous le nom Kalashnikof qui est à ce jour le fusil d'assaut le plus produit au monde. L'arme est chambrée pour le 7,62x39mm, une munition d'un calibre équivalent au 7,62 OTAN mais moins puissante (E0 d'environ 2000 joules) permettant un tir automatique plus maîtrisé et des chargeurs de 30 cartouches moins lourds et encombrants puisque la cartouche est plus légère et 25% plus courte. Sa simplicité et sa robustesse furent d'emblée très appréciées. Certains modèles de l'AK-47 ont été produits avec une crosse métallique rétractable offrant ainsi une arme moins encombrante à transporter et plus compatible avec les espaces confinés (véhicules ou bâtiments) mais plus difficile à employer car présentant moins d'inertie donc tressautant davantage lors du tir en mode automatique.
La doctrine soviétique posait que ses soldats étaient de piètres tireurs; ils furent par conséquent équipés d'une arme destinée au tir automatique afin d'augmenter la capacité de saturation. L'OTAN, décidé à compenser son infériorité numérique par un meilleur entraînement, avait conçu des fusils capables de tir de précision.
fusilAu cours des années 1960, les États-Unis ont résolu le problème de la puissance des munitions en développant un petit calibre dont la balle légère et rapide est conçue pour alimenter un fusil capable d'assurer un tir automatique utile. Tout d'abord nommé AR-15, le fusil palliait les faiblesses des fusils d'assaut de première génération car tirait du .223 Remington, dont sera issu le 5,56 OTAN. Cette arme deviendra le M16 dont la munition dispose d'une puissance (E0 d'environ 1700 joules) semblable à celle du 7,62x39mm soviétique mais qui est plus légère. Les pays de l'OTAN s'équiperont progressivement d'armes chambrées pour cette munition, dont la portée pratique lors d'un combat ne dépasse guère 200 mètres, pèsent environ 4kg et sont généralement équipées de chargeurs de 30 cartouches.
Dans les années 1970 l'URSS suivra le mouvement en développant l'AK-74 chambrée pour une munition spécifique, le 5,45x39mm. Cette munition soviétique est d'une puissance (E0 d'environ 1400 joules) inférieure à son pendant de l'OTAN.
Les fusils d'assaut seront alors déclinés sous différentes formes, comprenant par exemple un canon court et une crosse rétractable, un canon lourd pour une meilleure précision, un silencieux, une architecture de type Bullpup...
Pour l'avenir, plusieurs armées du monde réfléchissent à l'accroissement de la puissance de feu et de l'allonge des armes individuelles rendues à leur sens nécessaires par les combats aujourd'hui moins structurés. La première étape consiste à adjoindre au fusil un système de visée très robuste. Bon nombre de systèmes sont à l'étude : visée déportée depuis l'arme jusqu'à l'œil du tireur lui permettant d'ajuster son tir en restant à couvert ainsi que des systèmes de vision nocturne.
Des systèmes d'armes intégrés composées de trois modules, un fusil d'assaut, un système de visée, un lance grenade semi-automatique sont également développés. Ces projets XM29 OICW aux États-Unis, PAPOP en France restent toutefois assez controversés car les armes deviennent particulièrement lourdes et encombrantes. Le G11, fusil tirant des munitions sans étuis est un autre projet futuriste à l'étude depuis longtemps mais qui ne semble guère progresser.
Les fusils d'assaut par pays d'origine
Allemagne
- FG-42
- Stg44
- Stg45
- HK G3
- HK 33
- HK 53
- HK G41
- HK G36
- HK G11
Autriche
- Steyr AUG
- Steyr ACR
Belgique
- FAL
- FNC
- FN F2000
Corée du Sud
- Daewoo K1
- Daewoo K2
France
- FAMAS
- PAPOP
Grande-Bretagne
- SA 80
- L85A1
- L85A2
États-Unis
- US M2 Carbine
- M14/M14A1
- M16
- Colt CAR-15 et "Colt Commando"
- Colt M-4 et M-4A1
- PMOD
- Mk.12 Mod 0/1 SPR
- Mk.18 Mod 0 CQBR
- SPR-V
- AC-556
- XM8
- XM29 OICW
Israël
- Galil
Italie
- BM59
- AR-70
- AR-70/90
Russie-URSS
- AK-47
- AKM-59
- AK-74
Singapour
- SAR 80
- SR88
- SAR 21
Suède
- AK4
- AK5
- AK5-C/AK5-CF
Suisse
- SIG-550
- SIG-550P
- SIG-551
- SIG-552
Catégorie:Arme à feucatégorie:Arme
Automatique (arme)
Une arme automatique est une arme à feu capable de tirer des projectiles par rafales, c'est-à-dire les uns après les autres, tant que la queue de détente reste pressée. Le rechargement s'effectue automatiquement par un mécanisme interne utilisant une part de l'énergie de la charge de chaque munition ou bien un moteur.
Les armes automatiques sont utilisées à des fins militaires ou de sécurité, elles offrent une puissance de feu plus importante que les armes non automatiques, augmentant la probabilité d'atteindre plusieurs fois la cible dans un court délai après le début du tir.
Les armes automatiques individuelles sont souvent dotées d'un sélecteur de tir permettant de tirer également en mode semi-automatique. Certaines armes modernes possèdent une positon intermédiaire avec laquelle une pression sur la queue de détente commande le tir d'un nombre déterminé de cartouches (en général trois). C'est par exemple le cas du Famas de l'armée française.
Les pistolets mitrailleurs, fusils d'assaut, les mitrailleuses et quelques pistolets sont des armes automatiques. Tous les canons embarqués dans les avions de combat sont des armes automatiques.
catégorie:arme à feu
Allonge (arme)L'allonge d'une arme et d'une munition données exprime la distance maximale d'emploi réaliste. Il ne s'agit pas de la portée théorique du projectile mais de sa capacité à atteindre une cible visée en tenant compte de la précision de l'arme, de la trajectoire, du son temps de vol, des conditions climatiques ...
L'allonge des armes à feu légères :
- 30m à 50 m : pistolet, revolver, fusil de chasse à âme lisse
- 50m à 100 m : pistolet mitrailleur, pistolet de chasse avec lunette
- 100m à 200m : PDW, fusil d'assaut à canon court
- 200m à 400m : fusils d'assaut, fusil de chasse à âme rayée, lance grenade
- 400m à 900m : mitrailleuse, fusil de précision (sniper) muni de lunette
- 500m à 1200m : fusil antimatériel (sniper) de fort calibre
Note : des armes et munitions de qualité employées par des experts présentent des performances nettement supérieures.
Tir à l'arc
C'est la mesure exacte de la flèche d'un archer, prise du fond de l'encoche au bout de la pointe.
Catégorie:Arme à feu
Catégorie:Arme
Pistolet mitrailleur
Le pistolet mitrailleur
Cette arme apparue au début du qui se situe entre le pistolet automatique et le fusil mitrailleur est une arme individuelle, très efficace à courte portée (5 m à 50 m) qui utilise des munitions d'armes de poing, essentiellement en 9mm Parabellum et parfois en .45 ACP. Le langage commun emploi souvent le terme mitraillette pour désigner ce type d'arme.
Le système d'alimentation en munition se fait par chargeur. La faible puissance des munitions a initialement permis de développer des armes légères automatiques à des fins militaires. Avec l'apparition des fusils d'assaut, le pistolet mitrailleur est tombé en désuétude dans les armées mais son usage s'est répandu dans la police, la lutte anti-terroriste et la protection rapprochée où leur puissance de feu et leur compacité sont particulièrement adaptées. Ces armes sont souvent dotées d'une crosse retractable, signe qu'elles se situent bien à la frontière entre arme de poing et arme d'épaule.
Les premiers modèles, notamment la Thompson et son chargeur camembert rendue célèbres par les films sur la prohibition américaine ont les dimensions d'une arme d'épaule. Lourdes, équipées d'une crosse, la cadence de tir est souvent relativement faible : autour de 500 coups minutes. Cette configuration leur donne une bonne allonge qui reste généralement comprise entre 50 et 100 mètres. C'est le type de pistolets mitrailleurs qui a été massivement utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale au début de laquelle on trouvait encore beaucoup de fusil à action de culasse et de fusil semi-automatique. C'est à cette époque que ces armes ont été produite à grande échelle pour un prix le plus faible possible.
À la sortie de la guerre les premiers fusils d'assaut ont fait leur apparition et les pistolets mitrailleurs ont perdu leur intérêt pour les militaires. Seuls les équipages embarqués ont continué à utiliser des pistolets mitrailleurs pendant un temps pour leur encombrement plus réduit que les lourds fusils d'assaut de la période mais rapidement des versions compactes de fusils d'assaut moderne les ont également remplacés.
fusils d'assautLe renouveau du pistolet mitrailleur est venu d'Israël avec le célèbre Uzi qui dans sa première version restait lourd mais était néanmoins compact et très robuste. Les pistolets mitrailleurs sont ainsi devenus, plus fiables, plus compacts et plus légers. La référence est le MP5 de la firme allemande Heckler&Koch qui, toujours produit en de nombreuses versions, est le pistolet mitrailleur le plus répandu dans le monde. À la fois léger et précis, doté d'une cadence de tir supérieure aux modèles précédents.
Aux alentours des années 1980 des pistolets mitrailleurs très compacts et présentant une cadence de tir élevée, parfois supérieure à 1000 coups minutes, ont été développés comme le MAC M10, le micro-uzi ou le MP5K. Ces armes difficiles à contrôler et présentant une allonge réduite on comme principal avantage de pouvoir être facilement camouflés et d'offrir une puissance de feu considérable à très courte portée (jusqu'à 25 mètres).
L'idée d'un pistolet automatique bien qu'ancienne avait jusqu'alors déployée sur des armes qui devaient être équipée d'une crosse d'épaule. Il est apparu a intervale régulier des pistolets automatique équipés d'une poignée simple ou double comme le Beretta 93R et plus récemment le Glock 18 mais pas de crosse d'épaule. Ces armes de poing sont particulièrement légères pour le tir automatique et leur utilisation est réservée à la très courte portée pour des tireurs entraînés.
On peut considérer que les pistolets mitrailleurs opèrent une sorte de retour dans le domaine militaire avec l'émergence des Personal Defense Weapons ou PDW dont le P90 et le MP7 sont les seuls représentant actuellement. Destinées aux personnels tels les équipages de véhicules, les artilleurs et les officiers pour se défendre efficacement contre des agresseurs équipés de protections individuelles (de plus en plus répandues) sans pour autant s'encombrer d'un lourd fusil d'assaut, ils sont efficaces jusqu'à 200 mètres.
Les modèles de pistolets mitrailleurs
- Ares
- Astra Unceta y Cia
- Astra 901/902/903/904/E/F
- Beretta
- Beretta M12
- Beretta 93R
- Beretta_38/44
- Beretta 1938A
- FN Herstal
- P90 (PDW)
- General Motors
- M3A1 Grease gun
- Heckler&Koch
- MP5
- MP5K
- MP7 (PDW)
- MP38
- MP40
- Thompson
- IMI
- Uzi
- Mini Uzi
- Micro Uzi
- Mauser
- Mauser M712 Schnellfeuer
- MAC
- M10
- M11
- PPSch-41
- TZNIITOCHMASH
- SR-2 Veresk
- ZASTAVA
- M49 et M49/57
- M56/M65
- M84
Catégorie:Pistolet mitrailleur
ja:短機関銃
ko:기관단총
Seconde Guerre mondiale
La Seconde Guerre mondiale (que l'Union soviétique appelle la grande guerre patriotique) est le conflit armé le plus vaste que l'humanité ait connu, tuant environ 2% de la population mondiale, soit approximativement 60 millions de personnes, dont une grande partie de civils. Elle a commencé en 1939, en Pologne, ou même, selon certains, en 1936 en Espagne, ou bien encore selon d'autres, en 1937 en Asie, pour se terminer en 1945. Ce conflit opposa, de façon schématique, deux camps : les Alliés et l'Axe.
- Alliés : Australie, Belgique, Canada, Chine, France, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Luxembourg puis l'Union soviétique à partir du 22 juin 1941, les États-Unis d'Amérique à partir du 7 décembre 1941, le Mexique et le Brésil à partir de 1942.
- Axe : Allemagne, Autriche, Hongrie, Finlande, Italie, Japon, Roumanie, Bulgarie, Slovaquie, Croatie, Thaïlande.
Les États européens qui ne prirent pas part au conflit, conservant leur neutralité furent : l'Espagne, l'Irlande, le Portugal, la Suède, la Suisse et la Turquie.
Article détaillé : Pays impliqués dans la Seconde Guerre mondiale
La Seconde Guerre mondiale est tristement célèbre pour le sommet de souffrance auquel l'humanité s'est elle-même soumise : la déportation en camps de concentration et camps de travail à des fins d' extermination de populations entières (Juifs, Slaves, Tziganes), ou de catégories particulières d'individus, (homosexuel(le)s, Témoins de Jéhovah, etc.) commandées par le régime nazi ; les meurtres systématiques de partisans communistes et de résistants, ainsi que les représailles contre les civils, par les nazis ; les massacres massifs de populations et de combattants perpétrés par les forces japonaises principalement en Chine ; les expérimentations sur des êtres humains auxquelles se livrèrent des médecins nazis et des unités japonaises ; les bombardements aériens massifs de civils d'abord par l'Axe (Coventry en Angleterre, Rotterdam aux Pays-Bas) puis par les Alliés sur une échelle bien plus grande avec du napalm : Tōkyō au Japon, Dresde (35 000 morts) et Hambourg en Allemagne. Et pour la première et unique fois en plus de 50 ans, la bombe atomique fut utilisée contre un pays : deux bombes A larguées par les États-Unis ont explosé à trois jours d'intervalle, à Hiroshima et Nagasaki au Japon.
Bref résumé chronologique
Article détaillé : Chronologie de la Seconde Guerre mondiale
Dès 1936 les futurs belligérants européens de la Seconde Guerre mondiale commencent à s'affronter plus ou moins directement dans le cadre de la Guerre civile espagnole. Dans le camp républicain, les brigades internationales (composées d'engagés volontaires majoritairement communistes venus surtout d'Europe centrale et de France, des républicains allemands et italiens et des démocrates anglo-saxons, parmi lesquels on trouvera André Malraux et George Orwell) combattent sous commandement espagnol. Dans le camp franquiste interviennent plusieurs divisions italiennes de « Chemises noires » commandées par des généraux italiens et une légion allemande d'aviation « Condor » (composée d'aviateurs de la Luftwaffe sous commandement allemand, qui viennent, par roulement, s'entraîner à leurs missions de bombardement sur les populations espagnoles) ainsi que quelques centaines de volontaires irlandais et une compagnie française.
Dès 1937, débute l'affrontement entre le Japon et la Chine (Guerre sino-japonaise (1937-1945)).
Dès 1938, après Munich et l'annexion des Sudètes et la réaction (très molle) de la France et du Royaume-Uni, rares sont les optimistes qui croient encore que la guerre peut être évitée, tandis que l'Union soviétique joue la carte nazie contre la Pologne et les « démocraties » avec le pacte germano-soviétique (qui constituait un nouveau partage de la Pologne) .
Mais la Seconde Guerre mondiale commence officiellement en Europe, lorsque la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939, en réaction à l'invasion de la Pologne par cette dernière, le 1 septembre 1939, un traité les liant à ce pays.
L'Union soviétique récupère de son côté la partie est de la Pologne et les pays baltes, comme convenu avec Ribbentrop. Puis elle attaque la Finlande le 30 novembre 1939 pour annexer la Carélie, ce qu'elle obtient par la paix de Moscou le 12 mars 1940, en dépit d'une résistance finlandaise inattendue.
Une fois l'armée polonaise écrasée (avant la fin septembre !) par l'Allemagne et l'URSS, plus rien ne se passe sur le front ouest où les troupes anglo-françaises (sous commandement français) ne prennent aucune initiative militaire, nulle offensive n'intervenant pendant plusieurs mois (on assiste alors à la « Drôle de guerre »).
Au printemps, les alliés se préparent à couper l'approvisionnement en acier de Suède vers l'Allemagne depuis la Norvège, mais l'opération tourne au fiasco et l'Allemagne envahit le Danemark et la Norvège le 9 avril 1940. Le corps expéditionnaire du Royaume-Uni et de la France rembarque précipitamment lorsque la Belgique est envahie.
En effet, mai-juin 1940 voit l'invasion foudroyante par l'armée allemande des Pays-Bas, du Luxembourg, de la Belgique et de la France (« Blitzkrieg » ou « guerre éclair »). L'armée belge capitule en mai 1940. L'Italie se joint alors à l'Allemagne et déclare la guerre à la France le 10 juin. Puis, en France, le gouvernement Pétain succédant le 16 juin 1940 à celui de Paul Reynaud, demande l'armistice et en accepte les conditions.
Contre l'attente des stratèges nazis et des généraux français battus, l'Angleterre fait front avec succès à l'aviation allemande, car, bien que faible en forces terrestres (puisqu'elle avait supprimé son service militaire entre les deux guerres), elle dispose d'une flotte puissante, d'une aviation bien organisée, et, avec Churchill qui a remplacé Chamberlain, d'un bon moral.
La Grande-Bretagne dispose en outre de l'aide d'abord économique des États-Unis, puisque ceux-ci, bien qu'officiellement neutres, la fournissent en armes et en ravitaillement. Roosevelt obtient du Congrès en mars 1941, le vote de la loi « Prêt-Bail », qui lui permet d'apporter une aide matérielle illimitée à l'Angleterre et à ses alliés.
Hitler, désespérant de prendre l'Angleterre et de l'amener à faire la paix érige une puissante chaîne de fortifications, surnommée « Mur de l'Atlantique », sur les côtes de l'Atlantique et de la Manche, et décide d'attaquer la Russie. Mais l'Italie fasciste vient elle-même d'agresser, à partir de l'Albanie, la Grèce qu'elle croyait sans défense. Or ce sont les forces grecques du dictateur nationaliste Metaxas qui sont victorieuses : après avoir contenu l'attaque des troupes de Mussolini, l'armée grecque les repousse et envahit à son tour l'Albanie italienne.
C'est alors que, pour prêter main forte aux Italiens, Hitler repousse de plusieurs semaines son opération contre la Russie, et envoie en avril 1941 ses troupes vers la Grèce, à travers la Hongrie sympathisante et la Yougoslavie affaiblie par la division entre multiples factions (communistes et anti-communistes, nationalistes de tous bords, notamment les nationalistes croates ou oustachis d'Ante Pavelic et leurs ennemis serbes communistes de Tito).
Les nazis battent les armées yougoslave et grecque, ce qui leur permet d'occuper tout le sud de l'Europe. Mais, du même coup, ils viennent :
- de se créer un front supplémentaire en Yougoslavie, où les résistances nationaliste de Mihaïlovitch (Tchetniks) et communiste de Tito (Partisans), allaient lui immobiliser de 13 à 20 divisions jusqu'à la fin de la guerre ;
- de retarder de plusieurs mois l'expédition Barbarossa contre l'URSS, qui ne peut commencer que le 22 juin 1941.
Si bien que, malgré une avance foudroyante et la capture de nombreux soviétiques, la Wehrmacht est stoppée en décembre 1941, à quelques kilomètres de Moscou sous un froid glacial et sans équipement adéquat. Les Soviétiques lancent alors avec leurs troupes sibériennes une offensive d'hiver qui, au prix de pertes effroyables, oblige les envahisseurs à reculer. Il est vrai que, selon la propagande nazie, il ne s'agissait que d'un « repli élastique »...
À partir de ce moment, c'est la campagne de Russie qui va accaparer l'essentiel des efforts militaires allemands, et conduire Hitler à ne consacrer que des efforts insuffisants au front de Libye, alors qu'avec des renforts plus importants, Rommel aurait pu atteindre le canal de Suez.
Le 7 décembre 1941 les Japonais détruisent, par surprise, la flotte américaine du Pacifique à Pearl Harbor. Ils laissent néanmoins échapper ses porte-avions.
Les Japonais envahissent alors les Philippines et les Indes néerlandaises, en janvier-août 1942, ainsi que tout le Sud-Est asiatique. Ils ne sont arrêtés qu'en Birmanie.
Mais au début de juin 1942, la bataille aéro-navale des îles Midway coûte quatre porte-avions aux Japonais. Ainsi sont-ils désormais placés sur la défensive dans le Pacifique, dont les États-Unis commencent la reconquête, île par île.
Mais Roosevelt, bien qu'entré en guerre à la suite de l'agression japonaise, a compris que l'ennemi principal est l'Allemagne, qui a fait la sottise de lui déclarer la guerre en décembre 1941. Or l'Union soviétique, menacée par une nouvelle offensive dans le secteur de la Volga et en direction des pétroles du Caucase, supporte presque seule l'effort de guerre allié en Europe. Un second front doit donc être créé d'urgence pour la soulager.
Après des hésitations, Churchill et Roosevelt se décident pour l'Afrique du Nord, où Roosevelt, influencé par ses représentants Leahy et Murphy, espère le ralliement de l'armée de Vichy. C'est l'Opération Torch, qui se traduit par le débarquement des Forces alliées en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942. En réalité, les troupes de Vichy accueillent initialement les alliés à coups de canon à Oran et au Maroc, cependant que la Tunisie est livrée sans combat aux Allemands suite aux tergiversations de l'amiral Esteva et du général Derrien, hésitant entre les ordres de Darlan (après son ralliement forcé aux Alliés) et de Vichy. Le 8 décembre, après un ultimatum avec délai d'acceptation de trente minutes du général Nehring, Bizerte se rend et l'escadre française tombe aux mains des Allemands (trois torpilleurs, deux avisos et neuf sous-marins).
Le débarquement réussit cependant à Alger, grâce à la résistance française (putsch du 8 novembre 1942) et au ralliement forcé de l'amiral Darlan. À partir de ce moment, l'armée d'Afrique entre en guerre dans le camp allié et, pour commencer, participe à la campagne de Tunisie.
À la Conférence de Casablanca (1943), tenue entre le 14 et le 24 janvier, Roosevelt et Churchill décident de poursuivre leurs offensives en Sicile puis en Italie, et de renforcer leur soutien à l'Union soviétique. Quant à l'armée française d'Afrique, elle va participer aux campagnes d'Italie et enfin au débarquement en Provence.
L'Allemagne coule deux navires mexicains au cours du mois de mai 1942. Devant son refus de payer des dommages et intérêts, le parlement mexicain lui déclare la guerre le 2 juin 1942, suivi par d'autres États latino-américains. L'aviation mexicaine participe à la guerre du Pacifique.
Après le débarquement allié en Italie, ce pays cesse les hostilités puis change de camp en 1943. L'année suivante, en 1944, à l'approche des troupes soviétiques, les armées de la Roumanie et de la Hongrie changent de camp.
Quant à la Yougoslavie, elle se libère toute seule, ce qui confère, par la suite, une forte autorité et une grande indépendance au chef communiste de l'armée des partisans, Tito.
L'Allemagne nazie capitule le 7 mai 1945 à Reims, et c'est officiellement le 8 mai 1945 qu'est proclamé l'armistice qui met fin à la guerre en Europe. Le 8 mai est devenu depuis un jour férié en France.
En Asie, la guerre ne s'achève que le 2 septembre 1945, lorsque le Japon reconnaît sa défaite et capitule sans condition après le largage, par les États-Unis, des deux premières bombes atomiques sur les villes d'Hiroshima et de Nagasaki.
Les gaz de combat ne furent pas utilisés dans les combats entre belligérants, mais seulement contre les civils déportés, dans les camps d'extermination nazis.
Pourtant les deux camps en possédaient. Des réserves importantes de gaz tabun et sarin furent retrouvées en Allemagne en 1945, suffisantes pour tuer des millions de personnes. Elles furent immergées dans des caissons de béton sous la Manche. On s'inquiète de leur état de conservation aujourd'hui.
Origines
En Europe
Après la Première Guerre mondiale et le traité de Versailles de 1919 se pose le problème de la compensation que l'Allemagne devrait payer aux vainqueurs. Le Royaume-Uni partage les colonies allemandes, sous la forme de mandats de la SDN, avec la France (mais aussi avec la Belgique, le Japon, les États-Unis). Mais la France, sur le sol de laquelle s'est passé une grande part des combats, obtient en outre le droit à de fortes indemnités de réparations, ainsi que la récupération des deux provinces (l'Alsace et la Moselle) annexées par Bismarck après la guerre de 1870. Quant aux États-Unis d'Amérique, devenus de gros créanciers des puissances alliées et appliquant strictement leurs droits, compte tenu de leurs lourdes pertes, ils exigent le règlement des dettes d'achats de matériel de guerre et de carburant dues par leurs alliés.
La Russie est devenue, à l'issue de la Révolution et de la contre-révolution, l'Union soviétique communiste, tandis que de nouveaux États (Tchécoslovaquie, Hongrie, Pologne, Pays baltes) sont créés en Europe centrale, au nom du principe des nationalités, en particulier par le démembrement de l'empire austro-hongrois.
En Allemagne, les difficultés économiques (inflation galopante des années 1920) et politiques (faiblesse de la République de Weimar) permettent au NSDAP (parti national-socialiste des travailleurs allemands ou nazi) et à son chef Adolf Hitler de prendre le pouvoir légalement en 1933. Très vite, Hitler restaure en Allemagne le service militaire généralisé, interdit par le traité de Versailles, remilitarise la Rhénanie (1936) et met en œuvre une politique étrangère agressive. Cette politique est destinée à regrouper au sein d'un même État les populations germanophones d'Europe centrale, en commençant par l'Autriche (Anschluss de mars 1938) et ouest de la Tchécoslovaquie (Sudètes, en septembre 1938).
L'annexion des Sudètes est entérinée à Munich en septembre 1938, lors d'une conférence où le Français Édouard Daladier et l'Anglais Neville Chamberlain se fient aux promesses d'Hitler, selon lesquelles l'obtention des Sudètes satisferait la dernière revendication du III Reich, et interdisent à la Tchécoslovaquie de se défendre. Cela n'empêche naturellement pas Hitler d'annexer, peu après, la moitié de la Tchécoslovaquie, la Bohême et Moravie (en mars 1939, avec la complicité des nationalistes slovaques de Mgr Tiso, de la Hongrie de Horthy et de la Pologne des colonels, qui s'empare de la région de Teschen. Hitler s'empare également de Memel en Lituanie.
Cependant, le corridor de Dantzig (aujourd'hui Gdańsk), ancienne ville prussienne détachée de l'Allemagne après 1918, constitue un élément important d'instabilité. En effet, Berlin revendique ce corridor qui sépare la Prusse orientale du reste de l'Allemagne. Quant à la Pologne, bien qu'admiratrice de l'Allemagne nazie, avec laquelle elle a partagé la Tchécoslovaquie, elle ne veut pas lâcher ce corridor, qui est son seul accès à la mer.
En outre, depuis 1922, l'Italie est aux mains du parti fasciste, dirigé par Benito Mussolini, qui exprime des revendications sur divers territoires français.
En Asie
Le Japon, modernisé à partir de l'ère Meiji, développe depuis la fin du sa puissance économique et militaire, s'accordant ainsi une place centrale et peu à peu hégémonique en Extrême-Orient.
Dès 1894, le Japon affronte la Chine au sujet d'une controverse sur la Corée. Cette guerre, où de nombreux commentateurs prédisent la victoire de la Chine impériale face au petit Japon, voit l'armée nippone écraser les forces chinoises, notamment grâce à sa supériorité technologique. De cette victoire, le Japon obtient la cession de Formose (Taiwan), des îles Pescadores et de la presqu'île du Liao-dong.
Mais la Russie, y voyant un moyen d'accroître son influence en Extrême Orient, paie les dettes de guerre de la Chine auprès du Japon et, soutenue par l'Allemagne et la France, humilie Tōkyō en imposant la restitution de la péninsule de Liao-dong à la Chine. La Russie et le Japon sont dès lors impliqués dans une lutte d'influence au nord-est de la Chine, alors dominée par les puissances occidentales. La Russie obtient la concession de la construction du « transmandchourien » et accroît sa présence militaire dans le secteur, avec notamment la création d'une base navale à Port-Arthur, au sud de la péninsule de Liao-dong. La politique agressive des Russes les menant à s'intéresser à un développement de leur influence en Mandchourie et en Corée, le Japon s'en inquiète et tente dans un premier temps de négocier un partage des aires d'influence en Mandchourie. Mais Moscou les mésestime et la conciliation n'aboutit pas.
C'est pourquoi en 1904 les Japonais détruisent sans déclaration de guerre une flotte russe dans la rade de Port-Arthur, puis une autre flotte russe en 1905, à la bataille de Tsoushima. Le Japon, bien préparé et proche de ses bases obtient ainsi la domination de la mer de Chine. À l'inverse, la Russie, minée par des tensions internes, dirigée à l'est par un commandement incompétent et ne parvenant pas à assurer une liaison militaire efficace avec l'ouest par son Transsibérien à voie unique, essuie aussi de lourdes défaites terrestres. La guerre russo-japonaise se solde en 1905 par une armistice qui humilie la Russie, laissant au Japon le Liao-dung, la moitié de l'île de Sakhaline et la prééminence sur la Corée. Le Japon devient le premier pays asiatique à avoir vaincu une puissance occidentale, ce qui lui confère, auprès des peuples d'Extrême Orient, un prestige qui subsistera jusqu'en 1945.
En 1914, le Japon déclare la guerre à l'Allemagne et récupère à la fin de la guerre les possessions allemandes du Pacifique. En 1931, sous le prétexte d'incidents transfrontaliers, le Japon envahit le nord de la Chine qui devient en 1932 le Mandchoukouo, État indépendant sous protectorat japonais. L'année suivante, le Japon quitte la SDN, puis, en 1937, profitant de la faiblesse d'une Chine secouée par la guerre civile entre les troupes communistes et celles du Kuomintang, il occupe une partie nord-est de ce pays. La tentative d'occupation de la Manchourie est brisée par l'Union Soviétique.
Pour permettre l'accomplissement de son expansionnisme militaire sur l'Asie orientale et le contrôle des ressources de l'Asie du Sud-Est il lui faut cependant détruire la principale menace qui subsiste dans le Pacifique : la force navale américaine basée à Hawaii.
Différents théâtres d'opération
Théâtre européen
Après s'être assuré que l'URSS participerait au démembrement du pays en signant le pacte Molotov-Ribbentrop, Hitler lance ses armées sur la Pologne, le 1 septembre 1939, sans déclaration de guerre (voir : incident de Gleiwitz). En application de leur alliance, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne. En particulier, la France a garanti après 1918 par des traités d'assistance mutuelle l'existence de la plupart des pays nouvellement créés en Europe centrale (avec l'arrière-pensée de créer un cordon sanitaire autour de l'Allemagne). Cependant, malgré la pression de Chamberlain, pas plus qu'elle n'a respecté ses engagements envers les précédentes victimes d'Hitler, la France ne respecte ses obligations envers la Pologne : celles-ci prévoyaient que la France attaquerait l'Allemagne 15 jours après le début de la mobilisation générale. Mais les Français restent l'arme au pied alors que la Pologne fait seule face à l'agression allemande puis soviétique. Les Allemands utilisent alors pour la première fois la tactique de la « guerre éclair » (Blitzkrieg), qui assure à la Wehrmacht une victoire rapide malgré la contre-offensive de la Bsura. L'URSS prend alors sa part de la Pologne ainsi que les États baltes, et attaque la Finlande (Guerre d'Hiver) pour lui prendre la région frontalière de Carélie, près de Leningrad. Les Finlandais résisteront trois mois puis finiront par céder.
Après sa première campagne victorieuse, Hitler se tourne vers l'ouest, mais rien ne se passe sur ce front pendant plusieurs mois. Retranchés derrière la ligne Maginot, les Français attendent l'assaut allemand pour l'endiguer. C'est la drôle de guerre. Mais la stratégie française du généralissime Gamelin est prise en défaut lorsque le 10 mai 1940, l'Allemagne lance l'opération Marita, une vaste offensive sur les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg violant la neutralité de ces États, puis à travers les Ardennes – la percée de Sedan – afin de prendre à revers la ligne Maginot.
Les armées franco-britanniques se déploient vers le nord pour défendre la Belgique mais se trouvent prises à revers, puis finalement encerclées autour de Dunkerque. La Royal Navy et les bateaux de plaisance britanniques évacuent leurs troupes et une large partie des forces françaises à Dunkerque (Opération Dynamo) en abandonnant leur équipement lourd, tandis qu'un rideau de troupes françaises freine la réduction du réduit avant d'être fait prisonnier. Gamelin est remplacé par le général Maxime Weygand, qui ne réussit pas à mettre en place une ligne de défense le long de la Somme, jusqu'à la ligne Maginot. Il arrive trop tard, et son action, qui commence par retarder la riposte à la trouée allemande, ne peut qu'aggraver la situation, la France n'ayant plus de réserves. Après quelques jours de combats acharnés, cette ligne est percée. Dès lors, plus rien ne peut enrayer l'avancée nazie. Le président Paul Reynaud démissionne et le nouveau gouvernement du maréchal Philippe Pétain choisit de demander l'armistice. Il est signé le 22 juin (à Rethondes, dans l'ancien wagon de l'armistice de 1918), et laisse à l'Allemagne le contrôle de la partie nord et ouest de son territoire. Pétain instaure en France un régime autoritaire, le Régime de Vichy, et, quelques mois plus tard, le 30 octobre 1940, il préconise la collaboration avec l'ennemi.
À Londres, le général français Charles de Gaulle décide de continuer la guerre et forme une légion de volontaires, qui se transforme en mouvement de la France Libre, pour résister à l'Allemagne. Un certain nombre de Français le rejoignent et une partie des colonies françaises se rallient à lui. De Gaulle est le chef de ce mouvement, et ses Forces Françaises Libres (FFL) combattent aux côtés du Royaume-Uni sur tous les fronts, contre les forces allemandes et italiennes. Le Bureau de Renseignement et d'action de la France Libre organise aussi des réseaux de sabotage en France, contre les forces d'occupation.
Pendant ce temps, l'Italie attaque également la France, mais ne progresse que de quelques kilomètres, stoppée par la forte résistance des rares unités françaises qui défendent la frontière en Provence. Cependant, le gouvernement interdit à la RAF de riposter.
L'Allemagne ne parvient pas à vaincre la Royal Air Force dans la Bataille d'Angleterre. Ainsi, elle ne peut obtenir la supériorité aérienne nécessaire pour envahir les îles britanniques. Par conséquent, elle commence une campagne de bombardement (dite le Blitz, l'éclair), notamment sur des villes comme Coventry et un blocus (dit Bataille de l'Atlantique) par sous-marins pour affaiblir le Royaume-Uni. Mais c'est un échec, l'Allemagne ne parvient pas à briser la résistance britannique.
Voyant les succès de l'Allemagne, Mussolini veut aussi lancer son pays dans les conquêtes. Il a déjà occupé l'Albanie au début de 1939, et il décide d'attaquer la Grèce. Mais la résistance grecque de l'armée du dictateur Metaxas est farouche et se transforme en offensive victorieuse : Les Grecs occupent alors le quart sud de l'Albanie italienne. Pour prêter main forte aux Italiens, Hitler repousse de plusieurs mois l'opération contre la Russie, et envoie en avril 1941 ses troupes vers la Grèce, à travers la Hongrie (qui est son alliée) et la Yougoslavie pro Alliés, où les nazis sont aidés par les croates nationalistes d'Ante Pavelic. Vainqueur en apparence, Hitler écrase les armées yougoslave et grecque, ce qui lui permet d'occuper tout le sud de l'Europe. Mais, du même coup, il vient :
- de se créer un front supplémentaire en Yougoslavie, où les résistances nationaliste de Mihaïlovitch (Tchetniks) et communiste de Tito (Partisans), vont lui immobiliser 20 divisions depuis la fin de 1942 jusqu'à la fin de la guerre
- de retarder de plusieurs mois l'expédition Barbarossa qui ne commence que le 22 juin 1941. Malgré une progression victorieuse, les forces allemandes vont alors être surprises par l'hiver russe, sans l'équipement adéquat, aux portes de Moscou, tandis que leurs blindés vont s'enliser dans la boue :
L'Allemagne, en attaquant par surprise l'Union soviétique lors de l'opération Barbarossa, s'empare de grandes portions de territoires, capturant de nombreux soldats.
Ils le font d'autant plus facilement que Staline, qui de toute sa vie n'a fait confiance à personne, a choisi de faire confiance à Hitler, alors qu'il reçoit depuis des mois des informations précises et concordantes de ses agents à l'étranger. Il a cependant refusé d'en tenir compte et de prémunir ses troupes contre ce risque d'agression. De plus, aux premières heures de l'attaque, Staline, dans l'espoir d'arranger les choses avec Hitler, interdit même aux forces soviétiques de résister, pendant les deux premiers jours de l'invasion, alors qu'elles sont martelées par les bombes allemandes.
Cependant, les Soviétiques déplacent leur base industrielle dans l'Oural, tandis que l'armée rouge oppose une défense héroïque qui, aidée par un hiver éprouvant, leur permet de défendre notamment Moscou et Leningrad.
Leningrad
Au printemps 1942, l'armée allemande reprend l'offensive en concentrant celle-ci vers les champs de pétrole du Caucase, au sud. À la fin de l'année, la VI armée, avec plus de 300 000 hommes, est détruite à Stalingrad qui représente un verrou pour le contrôle du Caucase. En 1943, la Wehrmacht reprend l'initiative à la troisième bataille de Kharkov mais est brisée à la grande bataille de Koursk.
En 1943, après un débarquement en Sicile, puis un autre dans la péninsule italienne, les Alliés avancent en Italie. Mussolini chassé, le pays capitule et se range du côté des Alliés. Néanmoins, l'Allemagne peut tenir une ligne de défense dans les montagnes qui freine cette progression dans la péninsule. Il faut attendre début 1945 pour que les Nazis soient complètement repoussés d'Italie.
Les Alliés prennent pied en Normandie avec l'opération Overlord à partir du 6 juin 1944. Les soldats alliés qui débarquent sont principalement états-uniens, britanniques et canadiens. Un autre débarquement est organisé par les FFL en août (à partir du 15), en Provence avec l'opération Anvil Dragoon, pour libérer le sud de la France et ouvrir un deuxième front en France. L'Allemagne tente une contre-offensive désespérée dans la Bataille des Ardennes en décembre, où elle perd ses dernières réserves militaires.
En 1945, les Alliés peuvent franchir le Rhin et occuper de vastes secteurs de l'ouest et du sud de l'Allemagne, tandis que, à l'est, les Soviétiques progressent de façon continue, libérant l'Europe centrale puis atteignant Berlin. Hitler se suicide le 30 avril d'une balle dans la tête dans son bunker de la Chancellerie. Le même jour, les Soviétiques plantent leur drapeau sur le toit du Reichstag, le siège du Parlement allemand, dans un Berlin en ruine. Toute résistance militaire nazie cesse alors. Mais la Bataille de Berlin continue jusqu'au 2 mai, puisque quelques civils continuent à résister. L'Allemagne se rend sans condition le 8 mai 1945. Le Troisième Reich pour lequel Hitler prédisait une durée d'un millénaire aura finalement semé la destruction un peu plus de 12 ans.
Théâtre africain et du Moyen-Orient
L'armée italienne, partant de sa colonie de Libye, attaque les troupes britanniques et du Commonwealth en Égypte, mais est mise en déroute jusqu'à ce que l'Allemagne la renforce. Des combats se succèdent alors, dans le désert d'Afrique du nord, entre les forces italiennes appuyées par l'Afrika-Korps d'Erwin Rommel et la 8 armée britannique. En mai 1942, Rommel lance une grande offensive vers l'est pour atteindre Suez,et bouscule les forces britanniques, mais il est arrêté 14 jours à Bir Hakeim par la 1 Brigade Française libre du général Koenig, ce qui donna le temps aux Anglais en déroute de se regrouper sur la ligne fortifiée d'El Alamein, que Rommel ne parvient pas à franchir. Puis en octobre 1942, c'est la 8 Armée britannique, commandée par Montgomery, qui attaque à son tour les forces de l'Axe et remporte la seconde bataille d'El Alamein. Celle-ci met fin à la présence de l'Axe en Libye, quelques jours après le succès du Débarquement allié en Afrique du Nord.
Le 8 novembre 1942, en effet, pour soulager l'Union soviétique qui résiste seule à l'assaut allemand, les forces américaines et anglaises ont débarqué par l'Opération Torch, au Maroc et en Algérie contrôlés par le gouvernement de Vichy. Roosevelt, désinformé par ses représentants Leahy et Murphy, espérait, contre tout réalisme, le ralliement de l'armée de Vichy.
Malheureusement les généraux de Pétain accueillent les alliés à coups de canon à Oran et au Maroc, tandis qu'ils livrent, sans un seul coup de revolver, la Tunisie et sa flotte de Bizerte à une poignée de Germano-Italiens.
Le débarquement allié en Afrique du Nord réussit cependant à Alger, où 400 patriotes français réussissent à neutraliser le 19 Corps d'Armée vichyste pendant une quinzaine d'heures. Ainsi cet audacieux putsch du 8 novembre 1942 permet-il aux Alliés d'encercler Alger sans opposition, et d'obtenir, le jour même, la capitulation du général Juin et l'amiral Darlan, à 17 heures. Contrôlant dès le premier jour un grand port intact, le succès du débarquement est assuré, grâce à la résistance française. Il reste au général Clark, qui tient à sa merci les chefs de l'Armée d'Afrique, à obliger sous la menace Juin et Darlan, après 3 jours de pression, à ordonner le cessez-le-feu à Oran et au Maroc, les 10 et 11 novembre 1942.
Darlan change alors de camp et instaure à Alger, sous la dénomination de « Haut Commissariat de France en Afrique », un gouvernement vichyste local sous protectorat américain. Darlan puis Giraud y maintiennent le régime de Vichy, avec ses lois d'inspiration hitlérienne et ses camps de concentration (Voir Régime de Vichy en Afrique libérée(1942-43), alors qu'ils ne sont plus soumis à aucune pression nazie. Mais l'armée d'Afrique entre en guerre dans le bon camp, et participe aux campagnes de Tunisie, puis d'Italie et enfin au débarquement en Provence. Parallèlement, à la suite de la fusion du Comité français de Londres, dirigé par de Gaulle et du Commandement Civil et Militaire dirigé par Giraud, un nouvel organisme, le Comité français de la Libération nationale(CFLN) est institué. Sous l'autorité du général de Gaulle, il fait disparaître les derniers vestiges du vichysme dans l'Empire.
Les alliés chassent finalement l'Axe du continent africain, avec l'aide de l'armée d'Afrique retournée et des Forces Françaises Libres. Depuis l'Afrique du Nord les Alliés peuvent alors organiser les débarquements en Sicile et en Italie en 1943, et en Provence en 1944.
Théâtre asiatique
1944
Article détaillé : campagnes du Pacifique
L'expansionnisme militaire du Japon ne peut plus désormais se réaliser sans détruire la principale menace qui peut encore s'opposer à lui dans le Pacifique : la force navale des États-Unis basée à Hawaii. Ceux-ci leur sont déjà a priori hostiles d'autant qu'avec d'autres pays, les États-Unis ont appliqué un embargo sur les matières premières. Réemployant la stratégie qui lui a réussit contre la Russie, le Japon décide de bombarder Pearl Harbor le 7 décembre 1941 par surprise. La flotte est fortement endommagée mais les porte-avions sont en mer. Simultanément, l'armée japonaise occupe les possessions britanniques, hollandaises et américaines d'Asie du Sud-Est comme Hong Kong, Singapour, l'Indonésie et les Philippines et s'emparent des champs pétroliers de Malaisie menaçant même l'Australie. L'Indochine française est déja passée sous son contrôle militaire avec l'accord du Régime de Vichy le 21 juillet 1941.
En mai 1942, la bataille entre porte-avions de la Mer de corail tourne à l'avantage des alliés. Un mois plus tard, cela est accentué par celle de Midway.
Malgré la priorité donnée à la guerre contre l'Allemagne et la détermination de l'armée japonaise, les Alliés reprennent peu à peu les îles du Pacifique comme à Guadalcanal, les Salomons puis les Philippines après la bataille du golfe de Leyte.
L'armée nationaliste du Kuomintang sous Tchang Kaï-chek et les communistes sous Mao Zedong font front commun contre les Japonais mais sans coopérer.
Mao Zedong
La capture des îles proches du Japon comme Iwo Jima et Okinawa permet de lancer des attaques aériennes directes. L'Union soviétique déclare la guerre au Japon au début de 1945, attaquant d'abord en Mandchourie. Tōkyō subit un bombardement incendiaire tandis que Hiroshima et Nagasaki (ce devait être Kokura) subissent une attaque nucléaire, provoquant la reddition sans condition du Japon le 15 août 1945, confirmée par la signature des actes officiels le 2 septembre à bord de l'USS Missouri.
Conséquences historiques
La Seconde Guerre mondiale contribue, à travers son bilan plus ou moins préjudiciable aux participants, à l'émergence de deux superpuissances qui vont se partager le monde : les États-Unis d'Amérique (USA) et l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS).
La Société des Nations, à laquelle on impute d'avoir échoué à empêcher la guerre, est remplacée par l'Organisation des Nations unies. La charte des Nations Unies est rédigée à San Francisco en juin 1945.
La hiérarchie nazie est jugée et condamnée pour crimes contre l'humanité lors d'un procès international à Nuremberg.
La recherche scientifique et la technique, dans l'ensemble, bénéficient d'une forte impulsion, en particulier pour la maîtrise de l'atome dans le projet Manhattan.
Conséquences au Royaume-Uni
Les autres alliés en effet, et si l'on excepte le Royaume-Uni, ont un rôle mineur ou bien sont écartés des négociations qui aboutissent à la mise en place de deux zones d'influences, suivant les accords de Yalta et de Potsdam. Cette situation, qui porte en elle les germes de la Guerre froide, dure jusqu'en 1989.
Le Royaume-Uni sort considérablement affaibli de la guerre. Celui-ci, en effet, a consacré la fin des puissances coloniales. Par la suite, les îles britanniques connaissent une crise sans précédent, due à la reconstruction et à la restructuration de son économie.
Conséquences en France
Au cours de la bataille de Normandie, le général de Gaulle, accueilli en libérateur par les Français, parvient à obtenir des alliés la reconnaissance de la pleine autorité de son gouvernement, le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) (proclamé le 3 juin à Alger), sur la métropole. Il fait en sorte que la France soit reconnue par le camp allié comme un vainqueur. Cette reconnaissance lui permet d'occuper une partie de l’Allemagne, d'obtenir un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, etc.
La Libération de la France s'accompagne de l'épuration d'une partie des personnes suspectées, à raison ou à tort, d'avoir collaboré. Les Allemands et leurs collaborateurs ont multiplié les atrocités sous l'occupation, puis dans leur retraite. Aussi dans les territoires libérés par les résistants, de nombreuses exécutions sont expéditives et pas toujours précédées de jugements. Des femmes sont tondues pour « collaboration horizontale ». De ce fait, des erreurs sont commises dans cette libération rapide, et des innocents injustement assassinés. Les historiens estiment qu'environ 11 000 exécutions sommaires ont lieu. L'épuration sauvage a pu être d'autant plus brutale que la population peut avoir envie de se venger des exactions de la milice et des Allemands dans leur déroute et que le gonflement des effectifs de la résistance a permis à certains résistants de la 24 heure de se dédouaner ainsi à peu de frais. On a observé le même phénomène lors de l'indépendance de l'Algérie.
À l'opposé, certains collaborateurs sont parfois acquittés ou condamnés à de faibles peines (malgré la gravité de leurs crimes) par les tribunaux réguliers dont la majorité des juges ont prêté serment à Pétain. C'est ainsi que le secrétaire d'État à l'Intérieur de Pétain, René Bousquet (qui mit la police et la gendarmerie françaises à la disposition des occupants pour faire la chasse aux résistants) est acquitté. À noter que les collaborateurs n'ont été poursuivis que pour trahison, et pas pour crime contre l'humanité.
De Gaulle empêche le développement d'une situation armée insurrectionnelle (voir Histoire de la Grèce), en amalgamant les mouvements ayant participé à la Résistance à l'armée régulière issue de l'armée d'armistice cantonnée en Afrique (dont nombre de cadres avaient été vichystes avant de se rallier en 1942). Non sans mal, les résistants des Forces françaises de l'intérieur (FFI) et des Francs-tireurs partisans (FTP) sont intégrés dans l'armée régulière sans trop d'à-coups. L'intégration des milices patriotiques du PCF est négociée contre la participation des communistes au gouvernement et l'amnistie de Maurice Thorez.
Au nom de la reconstruction du pays et afin de permettre à la France de tenir son rang nouvellement restauré aux côtés des alliés, l'épuration de l'administration est limitée. Certains hauts-fonctionnaires invoquent la continuité de l'État comme acte de résistance. Les policiers dont une partie a poursuivi les résistants se dédouanent par une insurrection à Paris à la veille de la Libération. Certains collaborateurs se font oublier en intégrant des régiments de FFI ou en s'engageant dans le corps expéditionnaire d'Extrême-Orient (engagé en Indochine), ce qui est par la suite exploité par la propagande viet Minh.
La France oublie qu'elle fut anglophobe et pétainiste après le bombardement de Mers_el_Kébir, que des gendarmes français gardèrent le camps de concentration de Drancy et convoyèrent les convois de déportés jusqu'à la frontière, .. Toutefois, la proportion de Juifs d'avant-guerre ayant survécu est la plus importante de tous les pays occupés (cependant les juifs dit apatrides furent bien moins protégés que les juifs français). Pour un temps, la législation française considéra que seuls les Allemands peuvent être poursuivis pour crimes contre l'humanité. Le procès manqué de Bousquet ainsi que les procès tardifs de Paul Touvier et Maurice Papon sont emblématiques de cette politique.
Conséquences aux États-Unis d'Amérique
Les États-Unis d'Amérique prennent l'initiative d'avoir une attitude positive. Ils imposèrent la démocratie, particulièrement au Japon, à travers une épuration et un contrôle des rouages de l'État et de l'éducation. Parallèlement, ils fournissent une aide économique à la reconstruction de l'Europe, connue sous le nom de plan Marshall.
À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis sont avec l'URSS l'une des deux super-puissances. Les États-Unis possèdent la première flotte de guerre, la première flotte de commerce, ils détiennent 75 % des stocks d'or du monde (d'où la devise « dollar as good as gold », le dollar est aussi sûr que l'or).
Conséquences en URSS
Staline n'est pas en reste, du. La ligne frontière séparant cet ensemble de pays de l'Europe occidentale, et dénommée par les occidentaux rideau de fer, est par la suite le théâtre de la Guerre froide.
Holocauste de masse (Shoah)
L'expression hébraïque Shoah (anéantissement) désigne l'extermination en masse, systématique et programmée, des civils juifs, enfants compris. Environ 6 millions de juifs en furent les victimes. Ce génocide fut perpétré par les nazis de 1942 à 1945 selon des méthodes industrielles.
Aux côtés des juifs, d’autres populations furent victimes de la même volonté raciste d'extermination systématique des éléments « nuisibles » (sic) ou simplement « inférieurs » (sic) :
- les Tziganes ;
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FG-42Catégorie:Arme de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Fusil d'assaut
Catégorie:Fusil d'assaut
Le FG-42 est un fusil mitrailleur qui fut exclusivement conçu pour les troupes aéroportées allemandes de la seconde Guerre mondiale. Cette arme comparable au fusil mitrailleur BAR 1918 A2 américain s'en distinguait par son poids inférieur et son emploi : il était directement destiné au combat comme arme principale alors le BAR était une arme de soutien.
L'objectif était de compenser les petits effectifs des parachutistes par nature déployés en territoire ennemi par une puissance de feu supérieure. La Luftwaffe avait expressément demandé l'utilisation de la 7,92x57mm, une munition de fusil également utilisée sur le K 98k alors que les constructeurs auraient préféré la 7,92mm Kurz dont la puissance inférieure semblait mieux adaptée au tir automatique. En conséquence, le FG-42 présentait le même défaut que tous les fusils mitrailleurs, à savoir un tir automatique peu contrôlable même avec le bipied en raison d'un recul excessif. Cette arme qui était en outre chère à produire ne fut copiée après guerre que pour la mitrailleuse M60 qui fut elle aussi loin de constituer un succès.
Equipé d'un chargeur placé sur le côté, d'un bipied et d'une baïonnette fixe repliable sous le canon, deux versions furent produites. Le modèle F apparu en 1942 était relativement léger et doté d'une cadence de tir plus importante. Son bipied fixé devant la garde, sa crosse d'épaule était en métal estampé et sa poignée présentait un angle très important pour faciliter le tir vers le sol pendant la descente en parachute. Le modèle G destiné à rattraper les lacunes du premier modèle était plus lourd et sa cadence de tir était réduite. Doté d'une crosse en bois, d'un bipied fixé au bout du canon et plus long de 25mm et sa poignée était conventionnelle. Ces modfications ne furent néanmoins pas suffisante pour résoudre ses défauts.
L'emploi de cette arme en fait le tout premier fusil d'assaut, elle demeure pourtant techniquement un fusil mitrailleur et remplira en définitive très mal la fonction qu'on lui avait assigné. C'est pour cette raison que le Sturmgewehr 44 est plutôt considéré comme le premier fusil d'assaut digne de ce nom et le FG-42 constituant plutôt un ancêtre de ce type d'arme.
Caractéristiques
- Calibre : 7,92x57mm
- Longueur : 93,7cm (F) ; 106,6cm(G)
- Longueur du canon : 50,8cm (F) ; 52,5cm (G)
- Poids non chargé : 4,38kg (F) ; 5,05kg (G)
- Cadence de tir : 900 coups/minute (F) ; 600 coups/minute (G)
- Capacité : chargeurs de 10 et 20 coups
ja:ラインメタルFG42自動小銃
Sturmgewehr 44Le Sturmgewehr MP44 fut le premier fusil d'assaut, inventé par les Allemands.
Allemands
Les armes d'épaule individuelles utilisées par les fantassins de 1939 à 1945 étaient soit des pistolets-mitrailleurs soit des fusils. Le MP 43, ou StG 44 (Hugo Schmeisser), fut une des toutes premières arme à combiner les avantages de ces deux types d'arme : il est capable de tirer en rafale ou au coup par coup, ce qui fait de lui le premier fusils d'assaut.
Il est chambré pour 7,92mm Kurz (courte), une munition de fusil d'une puissance réduite mais qui reste très nettement supérieure à celle utilisées par les pistolets-mitrailleurs. Ce principe sera repris avec succès par l'URSS pour le célèbre AK-47. Il offrait une bonne précision et une portée suffisante pour la majorité des échanges de tirs, et sa fabrication par estampage de feuilles de métal était peu onéreuse.
Il fut utilisé en très petite quantité sur le front Est à partir de 1943 sous la dénomination MP 43, les lettres MP (Maschinen Pistole) désignant normalement les pistolets mitrailleurs avaient été adoptés pour ne pas froisser Adolph Hitler qui ne jurait que par ce type d'arme. Sa fabrication en série fut autorisée à partir de 1944, il changea alors de nom pour StG 44 (Sturmgewehr 44, littéralement fusil d'assaut 44), et fut massivement utilisé lors de la Bataille des Ardennes où il démontra une redoutable efficacité.
Cette arme, première de sa catégorie, n'était pourtant pas exempte de défaut. Elle était particulièrement lourde, inconfortable à tirer depuis une position allongée et présentait une certaine fragilité au niveau de la crosse. 500 000 exemplaires furent produits, dont quelques-uns furent employés après la guerre en Allemagne de l'est.
Un exemplaire de l'arme est visible au musée des Invalides à Paris.
Caractéristiques
- Calibre : 7,92mm Kurz
- Longueur : 94cm
- Longueur du canon : 41,9cm
- Poids chargé : 5,22kg
- Cadence de tir : 500 coups/minute
- Capacité : 30 coups
Catégorie:Arme de la Seconde Guerre mondiale
Catégorie:Fusil d'assaut
ja:ハーネル StG44突撃銃
Pistolet mitrailleur
Le pistolet mitrailleur
Cette arme apparue au début du qui se situe entre le pistolet automatique et le fusil mitrailleur est une arme individuelle, très efficace à courte portée (5 m à 50 m) qui utilise des munitions d'armes de poing, essentiellement en 9mm Parabellum et parfois en .45 ACP. Le langage commun emploi souvent le terme mitraillette pour désigner ce type d'arme.
Le système d'alimentation en munition se fait par chargeur. La faible puissance des munitions a initialement permis de développer des armes légères automatiques à des fins militaires. Avec l'apparition des fusils d'assaut, le pistolet mitrailleur est tombé en désuétude dans les armées mais son usage s'est répandu dans la police, la lutte anti-terroriste et la protection rapprochée où leur puissance de feu et leur compacité sont particulièrement adaptées. Ces armes sont souvent dotées d'une crosse retractable, signe qu'elles se situent bien à la frontière entre arme de poing et arme d'épaule.
Les premiers modèles, notamment la Thompson et son chargeur camembert rendue célèbres par les films sur la prohibition américaine ont les dimensions d'une arme d'épaule. Lourdes, équipées d'une crosse, la cadence de tir est souvent relativement faible : autour de 500 coups minutes. Cette configuration leur donne une bonne allonge qui reste généralement comprise entre 50 et 100 mètres. C'est le type de pistolets mitrailleurs qui a été massivement utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale au début de laquelle on trouvait encore beaucoup de fusil à action de culasse et de fusil semi-automatique. C'est à cette époque que ces armes ont été produite à grande échelle pour un prix le plus faible possible.
À la sortie de la guerre les premiers fusils d'assaut ont fait leur apparition et les pistolets mitrailleurs ont perdu leur intérêt pour les militaires. Seuls les équipages embarqués ont continué à utiliser des pistolets mitrailleurs pendant un temps pour leur encombrement plus réduit que les lourds fusils d'assaut de la période mais rapidement des versions compactes de fusils d'assaut moderne les ont également remplacés.
fusils d'assautLe renouveau du pistolet mitrailleur est venu d'Israël avec le célèbre Uzi qui dans sa première version restait lourd mais était néanmoins compact et très robuste. Les pistolets mitrailleurs sont ainsi devenus, plus fiables, plus compacts et plus légers. La référence est le MP5 de la firme allemande Heckler&Koch qui, toujours produit en de nombreuses versions, est le pistolet mitrailleur le plus répandu dans le monde. À la fois léger et précis, doté d'une cadence de tir supérieure aux modèles précédents.
Aux alentours des années 1980 des pistolets mitrailleurs très compacts et présentant une cadence de tir élevée, parfois supérieure à 1000 coups minutes, ont été développés comme le MAC M10, le micro-uzi ou le MP5K. Ces armes difficiles à contrôler et présentant une allonge réduite on comme principal avantage de pouvoir être facilement camouflés et d'offrir une puissance de feu considérable à très courte portée (jusqu'à 25 mètres).
L'idée d'un pistolet automatique bien qu'ancienne avait jusqu'alors déployée sur des armes qui devaient être équipée d'une crosse d'épaule. Il est apparu a intervale régulier des pistolets automatique équipés d'une poignée simple ou double comme le Beretta 93R et plus récemment le Glock 18 mais pas de crosse d'épaule. Ces armes de poing sont particulièrement légères pour le tir automatique et leur utilisation est réservée à la très courte portée pour des tireurs entraînés.
On peut considérer que les pistolets mitrailleurs opèrent une sorte de retour dans le domaine militaire avec l'émergence des Personal Defense Weapons ou PDW dont le P90 et le MP7 sont les seuls représentant actuellement. Destinées aux personnels tels les équipages de véhicules, les artilleurs et les officiers pour se défendre efficacement contre des agresseurs équipés de protections individuelles (de plus en plus répandues) sans pour autant s'encombrer d'un lourd fusil d'assaut, ils sont efficaces jusqu'à 200 mètres.
Les modèles de pistolets mitrailleurs
- Ares
- Astra Unceta y Cia
- Astra 901/902/903/904/E/F
- Beretta
- Beretta M12
- Beretta 93R
- Beretta_38/44
- Beretta 1938A
- FN Herstal
- P90 (PDW)
- General Motors
- M3A1 Grease gun
- Heckler&Koch
- MP5
- MP5K
- MP7 (PDW)
- MP38
- MP40
- Thompson
- IMI
- Uzi
- Mini Uzi
- Micro Uzi
- Mauser
- Mauser M712 Schnellfeuer
- MAC
- M10
- M11
- PPSch-41
- TZNIITOCHMASH
- SR-2 Veresk
- ZASTAVA
- M49 et M49/57
- M56/M65
- M84
Catégorie:Pistolet mitrailleur
ja:短機関銃
ko:기관단총
MunitionUne munition est constituée au minimum d'un explosif appelé charge et d'un projectile. Ce terme désigne souvent un ensemble destiné à charger une arme à feu.
=Munitions d'arme à feu=
Historique
Les premières armes à feu tiraient de simple cailloux, puis rapidement des balles sphériques en plomb. La poudre était chargée séparément par la gueule. Jusqu'au siècle, il était nécessaire de calepiner les balles, c'est-à-dire de les enrouler dans un morceau de coton, de tissu ou de papier graissé afin d'assurer le meilleur rendement possible du tir en ajustant mieux le projectile au canon afin d'y réduire les interstices par lesquels les gaz s'échappent au lieu de pousser la balle.
Avec l'apparition des poudres sans fumée ni résidu et des capsules s'enflammant à la percussion, les munitions ont gagné en facilité d'usage et en fiabilité. L'étui (arme) est un réceptacle muni d'une capsule à sa base et rempli d'une charge tandis que la balle, ayant pris différentes formes d'ogive, est enchâssée à l'autre extrémité. L'ensemble nommé cartouche est étanche et offre une facilité de chargement qui a ouvert la voie à toute une série de systèmes automatiques de chargement de l'arme, améliorant ainsi sa puissance de feu.
Les cartouches modernes présentent des calibres de plus en plus petits avec des balles plus légères mais aussi beaucoup plus rapides.
Désignation
Les munitions sont généralement désignées par un chiffre correspondant quasi toujours au calibre (au moins approximatif) du projectile suivi d'un nom propre. Un second système de notation plus rigoureux exprime le calibre et la longueur de l'étui, plus éventuellement quelques lettres établissant diverses caractéristiques.
Mécanique de la munition
La plus importante caractéristique d'une arme à feu est la munition pour laquelle elle est chambrée. Elle détermine le calibre de l'arme ; le poids de la balle et la quantité de poudre déterminent la puissance de la munition et le recul de l'arme.
Les chapitres suivant expliquent pourquoi les munitions modernes ont tendance à être d'un calibre inférieur, plus légères et rapides que les munitions plus anciennes.
Énergie
L'énergie d'un projectile en mouvement correspond à son énergie cinétique et augmente sa portée et son efficacité. La formule en mécanique classique est :
m est la masse de la balle, v est sa vitesse. Une balle lourde et rapide aura en général plus d'énergie qu'une balle lente et légère.
Recul
Le recul d'une arme est une poussée inverse à celle de la balle. Elle est fonction de la quantité de mouvement développée par la balle soit :
Là encore m est la masse de la balle et v sa vitesse. La vitesse n'a pas plus d'influence sur le recul développé par la munition que la masse. Notons que la quantité de mouvement ressentie au départ de la balle est équivalente, et même supérieure si l'on tient compte de la friction, à celle imprimée à la cible. En bref, il n'y a que dans les films où un coup de fusil de chasse propulse sa cible trois mètres en arrière. Une arme dont la munition développerait une telle quantité de mouvement ferait subir le même sort au tireur.
À la quantité de mouvement de la balle partant dans un sens correspond, pour l'arme dont le coup est parti, une quantité de mouvement identique en sens contraire.
m1 et v1 sont ici la masse et la vitesse de la balle, m2 et v2 celles de l'arme. Cette dernière étant nettement plus lourde que la balle partira beaucoup moins loin. Cette vitesse imprimée à l'arme correspond au recul. À munition égale, une arme plus lourde présentera donc un recul plus faible.
Trajectoire du projectile
La gravité terrestre entraîne irrémédiablement le projectile vers le sol et la trajectoire d'un projectile prend nécessairement la forme d'une courbe. Les tirs à longue distance nécessitent de compenser cette chute en visant au-dessus de la cible. Plus la balle aura d'énergie, plus sa trajectoire semblera plate pour une distance donnée. Le vent devra être compensé de la même manière en décalant la ligne de visée sur le côté.
La plupart des armes à feu présentent un canon pourvu de rayures internes destinées à imprimer un mouvement de rotation à la balle pour améliorer la stabilité de sa trajectoire.
La vitesse à la bouche d'une balle est très variable en fonction des munitions et de la longueur de canon des armes. Les munitions d'armes de poing sont relativement lentes, leurs vitesses ne dépassent guère celle du son soit environ 340 m/s. Les munitions d'armes d'épaule sont nettement plus rapides, entre 400 et 1000 m/s. Un tir à longue distance implique également un décalage temporel entre le tir et l'arrivée du projectile qu'il peut être nécessaire de compenser.
Les balles entrant en contact avec des objets (pierre, arbre, mur, surface de l'eau) sont suceptibles de ricocher et de connaître d'important changements de trajectoires. C'est une source d'accident non négligeable.
Classification
Le mode de percussion détermine trois types de munitions :
- centrale, étui métallique
- centrale, étui/douille non métallique : pour arme à canon lisse,
- annulaire
Efficacité des munitions
Masse et vitesse du projectile
L'énergie cinétique augmentant en fonction du carré de la vitesse, alors que son influence sur la quantité de mouvement n'est pas supérieure à celle de la masse, il est généralement intéressant de la privilégier lors de la conception de la munition. Une balle légère et rapide offrira un meilleur rapport entre énergie et recul. À titre d'exemple, une 9mm Parabellum standard de 8 g et présentant une vitesse initiale de 350 m/s aura une énergie de 490 joules tout comme une .45 ACP standard de 14,95 g avec une vitesse de 258 m/s (494 joules). Mais le recul développé par les deux munitions est en revanche très dissemblable puisque la quantité de mouvement de la 9mm Parabellum est de 2,8 kgm/s contre 3,86 kgm/s pour la .45 ACP. En terme de rapport entre énergie conférée au projectile et recul, l'avantage est très nettement en faveur des balles légères et rapides.
De telles balles nécessitent néanmoins des poudres performantes donc de hautes pressions en chambre ainsi que des canons longs, ce qui explique qu'il ait fallu du temps avant de développer des balles rapides et que les munitions d'arme de poing restent relativement lentes. Le poids de la tradition joue néanmoins un rôle important en la matière puisque qu'une 9mm Parabellum THV (Très Haute Vitesse) a été développée par une entreprise française. Les armées se sont progressivement dotées de munitions légères et rapides à partir des années 1960 et on note également l'apparition de munitions rapides et légère dans des pistolets mitrailleurs récents correspondant au concept de PDW. L'un d'entre eux, le P90 s'accompagne même du Five-SeveN, un pistolet chambré pour ce même genre de munition.
Onde de choc
En théorie une onde de choc naît dans le sillage d'un projectile progressant à plus de Mach 1 dans un fluide compressible. Or les tissus vivants contiennent beaucoup d'eau donc sont très peu compressibles. Par ailleurs la vitesse du son en leur sein est supérieure à celle des plus rapides munitions d'armes longues donc les projectiles disponibles n'y atteignent pas Mach 1. De surcroît l'inertie et la résistance mécanique des tissus leur permet de reculer lors d'une poussée donc d'absorber une partie de l'énergie qui anime le projectile. Leurs caractéristiques physiques, en particulier leur densité, causeraient de plus une rapide dissipation d'une onde de choc par élévation de la température et dommages mécaniques au milieu immédiatement environnant et non à une part importante de l'ensemble. C'est pourquoi certains affirment qu'aucun projectile d'arme à feu contemporaine ne provoque d'onde de choc dans des tissus vivants où les cavités observées relèvent des ondes de pression.
Caractéristiques des balles
Mais l'énergie et le recul ne suffisent pas à rendre compte de l'efficacité des munitions. La capacité de mise hors combat d'un humain, par exemple, est particulièrement difficile à établir car des tests empiriques sont exclus. Plusieurs notions émergent toutefois :
- la capacité de perforation exprime l'aptitude d'une balle à traverser des obstacles et à pénétrer profondément la cible. Une munition blindée d'arme de poing est généralement capable de traverser la carrosserie d'une voiture (pas le moteur ni les roues) de part en part mais un gilet pare-balles relativement léger la stoppera. Une munition d'arme d'épaule présente généralement une capacité de perforation supérieure, face à laquelle les gilets pare-balles légers sont sans effet à moins de les renforcer de lourdes plaques (métal ou céramique). Ces protections individuelles sont de plus en plus répandues, c'est pourquoi les munitions de petits calibres utilisées dans les PDW ont pour objectif de les traverser. Certains résument la perforation en divisant l'énergie de la balle par sa surface frontale sans négliger la dureté de son noyau.
- le pouvoir d'arrêt est la capacité d'une munition à mettre un adversaire hors de combat dès le premier impact. La notion est souvent confondue avec l'idée controversée selon laquelle l'impact s'accompagne d'une onde de choc qui « assomme » la cible en modifiant très vite et temporairement la structure des tissus donc, entres autres, en augmentant la pression artérielle. La puissance d'arrêt est une notion statistique alors que le pouvoir vulnérant correspondrait, peu ou prou, au produit de l'énergie de la balle et de sa surface frontale. Un pouvoir d'arrêt supérieur est l'un des critères qui justifie pour certains l'emploi d'une munition de fort calibre, telle que le .45 ACP, alors même qu'elle présente un mauvais rapport entre l'énergie dissipée lors de l'impact et le recul produit mais également un encombrement et une masse plus importants que ceux des petits calibres.
- le pouvoir vulnérant correspond à la quantité de dommages qu'une balle occasionne dans des tissus vivants. Une balle de gros diamètre s'enfonçant profondément dans sa cible en expansant autant que possible détruira un plus grand volume de tissus. C'est, surtout pour les munitions lentes, le principal facteur d'amélioration du pouvoir d'arrêt. Le diamètre relativement important du .45 ACP, par exemple, permet de transmettre une forte part de l'énergie de la balle à la cible donc d'augmenter les chances de toucher un organe vital.
- la morphologie du projectile, améliorant ou réduisant les autres paramètres.
Types de balles
Balles blindées :
Il s'agit d'une configuration simple dans laquelle le noyau, souvent en plomb, est entièrement chemisé d'un métal dur. Ces balles simples présentent un coût réduit et réduisent l'emplombage. Leur efficacité limitée a également été perçue comme un avantage par les militaires, considérant qu'il était préférable de blesser un soldat ennemi qui monopolise beaucoup plus de ressources logistiques à transporter et à soigner que s'il est simplement mort. Leur utilisation dans un contexte civil, par exemple par des policiers, pose un problème car elles traversent souvent les corps et ricochent facilement, donc peuvent atteindre des innocents.
Balles perforantes :
Elles présentent généralement une forme profilée (ogive) et sont composées d'une chemise classique en métal tendre (cuivre) et d'une ogive interne en métal très dur et très dense (tungstène, acier durci). Une pellicule de plomb peut être coulée entre la chemise et l'ogive interne afin de lubrifier lors de l'impact. Lorsque la balle touche une surface dure, le nez de l'ogive s'écrase sur la surface et créé une zone de contact. L'ogive interne beaucoup plus dure glisse sur l'intérieur de la chemise (a fortiori si du plomb fondu par la chaleur de la balle est présent entre l'ogive interne et la jupe), bien calée par la chemise écrasée, l'ogive interne s'enfonce droit dans la surface dure tandis que la chemise vide reste contre la paroi… L'ogive pointue aura tendance à glisser le long des obstacles plutôt que de les fracasser. Certaines balles sont même recouvertes de téflon pour faciliter leur pénétration. De telles balles perdent en puissance d'arrêt car n'expansent pas lors de l'impact. Une balle dont l'ogive est bien ronde aura en revanche tendance à conserver une trajectoire plus droite dans la cible et à briser les os si toutefois elle possède suffisamment d'énergie.
Balles à tête creuse ou molle, balles dum-dum :
Ces balles sont conçues pour se déformer lors d'un impact sur un organisme vivant, donc « s'épanouir » ou « champignoner » afin d'augmenter leur efficacité. Les tissus vivants sont aqueux hors l'eau est (quasi) incompressible de sorte que ces balles molles sont déformées lors de l'impact, surtout si elles sont rapides, par la résistance rencontrée. Elles perdent en perforation mais augmentent les dommages causés à la cible par simple augmentation de leur surface frontale. Avant l'apparition de ce types de balles, certains entaillaient la tête de leur balle en forme de croix pour obtenir un effet équivalent ou encore l'éclatement de la balle en fragments dans la cible. Les balles dum-dum, produites dans l'arsenal du même nom près de Calcutta, furent les premières spécifiquement conçues pour obtenir cet effet. Ce type de balle est très répandu, dans le monde civil notamment, bien qu'elles furent interdites lors de la première conférence internationale de la paix de la Haye en 1899.
Chevrotine et Glaser :
Munitions composées de projectiles multiples. Les fusils de chasse à âme lisse l'utilisent pour augmenter la probabilité de toucher une petite cible en mouvement. La Glaser (marque commerciale) est une munition très spécifique utilisée dans les situations de prise d'otage. La balle contient un ensemble de projectiles qui s'égayent dans la cible à l'impact, occasionnant des dommages immédiats et considérables, notamment au système nerveux, destinés à interdire toute réaction de la cible. Les Glaser nécessitent un tir parfaitement localisé pour être efficaces, un impact à l'abdomen pourrait par exemple rester sans effet immédiat donc exposer un otage. Ces deux types de munitions sont très efficaces à courte portée mais présentent une capacité de perforation très faible.
Munitions militaires :
Les munitions modernes utilisées par les armées (5,56 OTAN, 5,45 russe) présentent malgré leur faible diamètre des potentiels de destruction importants. Trois phénomènes concourent à cette efficacité. Là encore les données sont contestées, notamment parce qu'elles contreviennent parfois à des accords signés par les gouvernements qui les mettent en œuvre mais aussi parce qu'il est très difficile de faire la part entre la légende et la réalité dans un domaine aussi particulier.
- Leur barycentre est excentré vers l'arrière qui a donc tendance, lors de l'impact, à « dépasser l'avant ». La balle bascule donc lorsqu'elle touche la cible, ce qui augmente sa surface donc les dommages occasionnés.
- Certaines, en particulier le 5,56 OTAN, peuvent se fragmenter en plusieurs éclats dans la cible grâce à leur grande vitesse d'impact et de rotation.
- Outre la capacité de destruction correspondant au diamètre de la balle, leur grande vitesse crée une onde de choc si rapide et puissante qu'elle déchire les tissus dans lesquels elle se propage au lieu de les déformer temporairement.
Les abréviations présentées dans les tableaux ci-dessous correspondent aux balles suivantes :
- LRN : Lead Round Nose, balle de plomb simple et peu onéreuse non chemisée à ogive arrondie pour une meilleure pénétration dans l'air.
- FMJ : Full Metal Jacketed ; balle chemisée, c'est-à-dire recouverte d'un revêtement de métal dur. Ce type de balle est peu déformable.
- JSP : jacketed soft point : balle chemisée à tête molle. La balle est entourée d'une couche de métal dur sauf la tête destinée à s'expans | | |