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| Homonyme |
Homonyme ja:同音異義語
Le terme d'homonymie qualifie un rapport d'identité phonétique (homophonie), graphique (homographie) ou les deux (homonymie parfaite) entre deux ou plusieurs mots d'une langue donnée et qui exclut l'identité sémantique. Des mots liés par un tel rapport sont des homonymes.
Exemples en français
Homophonie
- Mètre, mettre et maître ;
- sot,saut, sceau et seau ;
- vers, ver, verre, vert et vair ;
- mer, mère et maire ;
- krach, krak, crac et crack auxquels on peut ajouter crash trop souvent confondu avec krach.
Homographie
- Le vent est à lest ;
- Tu as trois as dans la main ;
- Les poules du couvent couvent.
Homonymie parfaite
- Le mousse a de la mousse sur les mains.
- Une livre de pain, un livre de rhétorique.
:On pourrait dire de ces homonymes qu'ils ne sont que « quasi-parfaits » car ils n'ont pas le même genre grammatical.
Voir aussi
Articles connexes
- ;
- Poème holorime (composé d'homonymes)
Résolution des cas d'homonymie dans le titre des articles Wikipédia
- Voir : Aide:Homonymie
- Toutes les pages d'homonymie de Wikipédia
catégorie:Lexicologie
-
Phonétique
La phonétique est une branche de la linguistique qui étudie les sons des langues. Elle se divise en trois branches :
- phonétique articulatoire ;
- phonétique acoustique ;
- phonétique auditive.
Alors que la phonétique étudie des sons (ou « phones »), la phonologie, elle, étudie comment ils sont agencés dans une langue pour former des énoncés. La transcription phonétique s'écrit entre crochets droits.
Voir aussi
- Méthodes de transcription ;
- alphabet phonétique international ;
- phonétique historique ;
- types de modifications phonétiques ;
- signe linguistique ;
- linguistique ;
- phonème.
Liens externes
- [http://hctv.humnet.ucla.edu/departments/linguistics/VowelsandConsonants/course/chapter1/flash.html Inventaire phonétique international]
catégorie:Linguistique
Catégorie:Phonétique
Catégorie:Écriture abrégée
ja:音声学
ko:음성학
Langue ko:언어 zh-min-nan:gí-giân ms:Bahasa ja:言語 simple:Language zh-cn:语言 zh-tw:語言
-
Une langue est un système de signes linguistiques vocaux, graphiques ou gestuels qui permet la communication entre les individus. Une définition linguistique de la langue précise que c'est un système de signes doublement articulés, c'est-à-dire que la construction du sens se fait à deux niveaux d'articulation. On trouve tout d'abord celui des entités signifiantes (morphèmes et lexèmes, ou monèmes) formant les énoncés puis celui des unités distinctives de sens (phonèmes) formant les unités signifiantes. Ces deux niveaux d'articulation déterminent les premiers niveaux de la description linguistique : phonologie, morphologie et syntaxe. André Martinet précise que l'ordre de description est nécessairement inverse de l'ordre de perception ou d'usage de la langue : la description commence par le deuxième niveau d'articulation (les phonèmes) pour aller vers le premier (la combinatoire des unités signifiantes).
On distingue généralement la langue (système de signes) et le langage (faculté humaine mise en œuvre au moyen d'un tel système). On distingue également, depuis Ferdinand de Saussure, la langue et la parole (c'est-à-dire l'utilisation effective du système de la langue par les locuteurs).
On appelle langue maternelle d'une personne la ou les langue(s) que cette personne a apprise(s) dans son enfance au cours de son apprentissage du langage.
Si la grande majorité des langues parlées dans le monde sont des langues naturelles, qui se sont formées spontanément à partir d'états de langue antérieurs, il existe cependant aussi des langues artificielles ou langues construites, comme l'espéranto, le volapük, l'ido l'interlingua, le lojban, ou encore le klingon, qui ont été créées consciemment par des individus.
Une langue est dite vivante lorsqu'elle est utilisée oralement par des personnes dont elle est la langue maternelle, ou par une communauté suffisamment nombreuse — et de façon suffisamment intensive — pour permettre une évolution spontanée de la langue (cas de l'espéranto).
On appelle langue morte ou éteinte une langue qui n'est plus pratiquée oralement comme langue maternelle, mais qui peut être encore utilisée dans certains domaines (tels que la religion). La connaissance des langues mortes, en permettant l'étude des textes anciens, est utile notamment à la linguistique historique, ainsi qu'à l'histoire et à ses disciplines annexes. Les deux langues mortes les plus importantes de la culture occidentale sont le latin et le grec ancien. L'expression « langue morte » est contestée par beaucoup de ceux qui les pratiquent. On lui préfère alors langue ancienne.
Il est possible de « ressusciter » des langues mortes, comme le montre l'exemple de l'hébreu.
Une langue vivante est rarement un système uniforme et rigide, elle varie généralement selon le lieu géographique (dialectes), le milieu social (sociolectes) et les individus (idiolectes) et, bien sûr, selon le temps, ce qui fait que, considérée à un moment donné, une langue est toujours en évolution et contient plusieurs états. Par exemple, le système phonologique des langues est en évolution constante, ce qu'étudie la phonétique historique.
Langues du monde
Il est impossible de déterminer avec précision le nombre de langues parlées dans le monde, en raison de la difficulté qu'il y a à tracer des frontières précises entre les langues, notamment à différencier les langues des dialectes. Selon les estimations, il existerait aujourd'hui entre 3000 et 7000 langues vivantes.
Un des problèmes essentiels qui se posent pour les langues du monde est celui de la préservation de la diversité. En effet, on prévoit que 90% des langues sont menacées d'extinction, car elles devraient disparaître d'ici 50 ans. La solution pour éviter cela réside dans le multilinguisme. Il s'agit de mettre en place de manière effective le bilinguisme ou le trilinguisme dans tous les territoires où existe une langue menacée d'extinction.
Voir aussi
- Linguistique
- Langage
- Langue ausbau
- Sociolinguistique
- Grammaire
- Parler dans le monde
- Langues régionales de France
Multilinguisme et traduction
- Dire « bonjour » dans le monde
- Nombres dans le monde
- Quiproquo
- Faux-amis
- Traduction
Langue écrite
- Écriture
- Sigles et pictogrammes
- Orthographe
- Lexicographie
Jeux de langue
- Calembours
- Contrepèteries
- Palindromes
- Virelangues
(Voir aussi : jeux de mots)
Bibliographie
- Cause toujours ! À la découverte des 6 700 langues de la planète, hors-série de mars-avril-mai 2003 de la revue Courrier International ;
- L'aventure des langues en occident – Leur origine, leur histoire, leur géographie, Henriette Walter, éditions Robert Laffont.
- Langues sans frontière de Georges Kersaudy
Liens externes
- [http://www.biblioconcept.com/EISTI/conceptotheque/langue.htm Le concept de langue]
- [http://www.word2word.com/course.html Répertoire de cours gratuits en ligne]
- [http://users.skynet.be/Landroit/indexj.html Cinquante jeux de langue en ligne]
- [http://www.loecsen.com/ Écouter les langues]
- [http://www.edulang.com/ Tous les logiciels d'apprentissage des langues]
Sémantique ko:의미론 ms:Semantik ja:意味論
Semantique -
D'une manière générale, la sémantique est une branche de la linguistique qui étudie les signifiés. Le mot sémantique a été inventé à la fin du par le linguiste français Michel Bréal, auteur du premier traité de sémantique.
En particulier, la sémantique possède plusieurs objets d'étude :
- la signification des mots composés ;
- les rapports de sens entre les mots (relations d'homonymie, de synonymie, antonymie, polysémie, hyperonymie, hyponymie, etc.) ;
- la distribution des actants au sein d'un énoncé ;
- les conditions de vérité d'un énoncé ;
- l'analyse critique du discours ;
- la pragmatique, en tant qu'elle est considérée comme une branche de la sémantique.
Enfin, la sémantique a trouvé un nouveau domaine d'application dans l'étude des langages de programmation en informatique, pour laquelle elle a été développée de manière formelle (voir sémantique des langages de programmation).
Articles connexes
- propriété sémantique ;
- classe sémantique ;
- trait sémantique ;
- progression sémantique;
- champ sémantique, dénotation et connotation;
- sens et dénotation;
- sémantique générale.
Maître
- Un maitre est un titre ou un grade:
- pour un avocat ou à un notaire en France et en Belgique.
- pour le titulaire d'une maîtrise en France.
- un maitre de conférences est un grade universitaire français et belge.
- ancien titre donné aux instituteurs (féminin : maîtresse d'école).
- grade de la Marine nationale française: voir maitre (grade militaire)
- Un maitre est une personne qui domine un art (peinture, scupture…): voir mæstro.
- Un maitre est un propriétaire. Dans l'Antiquité, le maître était le propriétaire d'un esclave. Le mot reste employé dans le milieu sado-masochiste en parallèle à esclave.
- L'expression « maître de maison » désigne le chef de famille.
- Maître est un grade d'un Sous-officier de la Marine des Forces armées canadiennes et de la Marine nationale.
catégorie:Titre
Sceau
sl:pečat
Le sceau est une empreinte de cire apposée sur un document. Il peut également désigner le système qui a permis la réalisation de cette empreinte. Le sceau sert à authentifier les actes publics ou privés, car il est très difficile à reproduire et ainsi un gage d'authenticité.
Étymologie
Le mot sceau vient du latin sigillum, qui est le diminutif de signum, voulant dire signe.
Les types de sceaux
Si elle est faite directement sur le document on parle de sceau plaqué, une variante, le sceau rivé, consistait à fixer le sceau au document en le rivetant au recto, si l'empreinte est appendue au document on parle de sceau pendant. Ce dernier est appendu au document par le biais d'une cordelette appelée lac ou d'un lambeau de parchemin appelé queue, si celle ci est dédoublée, on parle de double queue. La chancellerie du roi de France utilisait des codes couleurs : lacs de soie verts et cire verte pour les actes officiels, cire rouge pour les missives secrètes...
A l'origine, l'empreinte n'avait qu'un côté, mais pour avoir plus de sécurité, on prit l'habitude d'apposer un deuxième sceau au revers du premier, ce qui devint le contre-sceau.
Voir aussi
- Chancelier
- Chrysobulle
- Garde des Sceaux
- Grand sceau de France
- Sigillographie ou étude des sceaux
Lien externe
- [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-95365 Le costume au moyen-age d'après les sceaux, sur le site de la BNF]
Catégorie:Droit Catégorie:Histoire
Vers
Le vers (du latin versus, « le sillon, la ligne d'écriture », puis « le vers », historiquement « ce qui retourne à la ligne ») est un élément linguistique formant une unité rythmique définie par des règles (voir art poétique). Il est repérable par un retour à la ligne indépendant de la bordure de la page. Le vers est caractéristique de la poésie (mais tout poème n'est pas forcément versifié). Il ne doit pas être confondu avec la phrase : un vers ne constitue pas forcément une phrase ; inversement, un seul vers peut contenir plusieurs phrases. Ce trait peut être aisément vérifié dans les cas d'enjambements, rejets et contre-rejets.
Une notion difficile à définir
Maurice Grammont, dans son Petit traité de versification française, le définit ainsi :
:« un élément linguistique comptant un nombre déterminé de syllabes, dont certaines sont obligatoirement accentuées et dont la dernière assone avec la syllabe correspondante d'un ou de plusieurs autres vers. »
Cette définition est cependant incorrecte en ce que ni l'assonance ni la rime ne sont obligatoires dans le vers. Par exemple, le poème « Chantre » tiré du recueil Alcools de Guillaume Apollinaire est un monostiche (un seul vers) :
:Et l'unique cordeau des trompettes marines
Il lui est impossible de rimer ou d'assoner.
De plus, le nombre de syllabes n'est pas forcément déterminé (il peut être le fruit du hasard), à plus forte raison dans les mètres fonctionnant sur le pied (on appelle alors « vers libre » le vers non rimé et irrégulier, fréquent depuis la fin du . On considère également depuis cette époque que la rime n'est pas obligatoire en poésie.
Il convient de s'en tenir à une définition plus souple : le vers est une unité graphique répondant à des règles très variables déterminées plus par le mètre (voir plus bas) que par les règles de grammaire.
Vers et prose
On oppose le vers à la prose, qui constitue une écriture sans retours à la ligne arbitraires mais décidés par la structure en paragraphes. Le vers se coupe avant la fin de la page alors que les lignes d'un texte en prose vont jusqu'au bout de la page et reviennent au début de la page à la ligne suivante.
L'unité graphique du vers est telle qu'on en marque souvent la première lettre par une majuscule, même si le mot la portant n'est pas le premier d'une phrase. De même, si, par manque de place, on ne peut écrire un vers en entier sur une ligne, il convient de le signaler :
:Je me tiens sur le seuil de la vie et de la mort les yeux baissés
::::::::::::[les mains vides
(Louis Aragon, fragment de "Epilogue", in Les Poètes)
La partie rejetée, ne constituant pas un nouveau vers, est précédée d'un crochet droit et alignée à droite (ou fortement décalée).
Si la prose est organisée principalement par les règles de grammaire, potentiellement détournées pour des raisons discursives ou rhétoriques, le vers suit celles du mètre.
Regroupement de vers
Une suite de vers peut se grouper : suivant les cas, on appelle ce groupe une strophe. Certains types de strophes sont notables, comme la laisse de la chanson de geste, le quatrain et le tercet du sonnet, etc. Dans les éditions modernes, on sépare les strophes par une ligne blanche, ce qui n'a pas toujours été le cas. La strophe se définit en effet souvent par une unité d'une nature autre, qu'elle soit rimique (dans le sonnet, par exemple) thématique, stylistique ou encore seulement grammaticale (lorsque la strophe constitue une seule phrase terminée par un point).
Le mètre
Le vers se définit donc surtout par son mètre, c'est-à-dire sa « mesure », soit en nombre de syllabes, soit en nombre de pieds (noter que le terme de pied au sens strict est incorrect quand il est appliqué à la poésie française : en effet, ce mot ne s'emploie que quand il s'agit de poésie scandée, comme le sont les poésies latine, allemande, anglaise, etc.). C'est surtout le mètre d'un vers qui dicte l'organisation des mots, ce qui explique qu'en poésie la syntaxe, l'orthographe ou le lexique puissent être contournés voire détournés afin de respecter le mètre choisi ; ainsi, l'ordre des mots sera plus libre et le poète pourra employer des termes rares ou écrits (voire seulement prononcés) différemment, ce que l'on nomme souvent « licence poétique ».
À chaque mètre correspondent des règles fixant la place des accents, les possibilités d'alternance des syllabes longues et brèves, la place d'une éventuelle césure, le nombre de syllabes, etc. Ces règles (ainsi que les règles de lecture associées) variant d'une culture à l'autre, il n'est pas possible d'en donner une définition universelle. Cependant, on rencontre principalement deux types de mètres : ceux dont l'unité est la syllabe et ceux dont l'unité est le pied. L'étude du mètre est la métrique.
Mètre syllabique
Prédominant dans la poésie de langues n'utilisant pas les oppositions de quantités (voyelles longues ou brèves), le vers à mètre syllabique est déterminé par son nombre de syllabes. La poésie française utilise exclusivement des mètres de ce type.
Vers français
Mètres
La mesure de ces vers est décrite par des noms tirés principalement du grec. Certains mètres sont plus courants que d'autres (bien que, dans la poésie contemporaine, règne une grande liberté). Ils sont signalés ici par la mise en gras :
- une syllabe : monosyllabe ;
- deux syllabes : disyllabes ;
- trois syllabes : trisyllabe ;
- quatre syllabes : tétrasyllabe ;
- cinq syllabes : pentasyllabe ;
- six syllabes : hexasyllabe ;
- sept syllabes : heptasyllabe ;
- huit syllabes : octosyllabe ;
- neuf syllabes : ennéasyllabe ;
- dix syllabes : décasyllabe ;
- onze syllabes : hendécasyllabe ;
- douze syllabes : alexandrin, ou dodécasyllabe (Voir l'article pour plus de précisions).
L'alexandrin se nomme ainsi depuis le XVe siècle. Le nom fait référence au Roman d'Alexandre, œuvre de la fin du XIIe siècle célèbre pour l'avoir associé au style épique. Les premiers alexandrins datent cependant de la fin du XIe siècle.
En poésie française, un vers de plus de huit syllabes doit comporter une césure, dont les règles de placement varient avec le temps. Par exemple, l'alexandrin classique porte une césure après la sixième syllabe, ce qui permet de couper le vers en deux hémistiches (« moitié de vers »). Par exemple, le décasyllabe suivant se découpe en deux cellules inégales :
:Maître Corbeau, // sur un arbre perché, (Jean de La Fontaine, Fables, livre I, « Le Corbeau et le Renard »)
Dans le décasylabe, la césure partage en général le vers en 4 puis 6 syllabes ou 6 +4 (5+5 est possible mais moins apprécié).
Quand un poème n'est composé que de vers identiques, on le qualifie disométrique. Dans le cas contraire, le poème est hétérométrique.
Règles de lecture
Les règles de lecture actuelles du vers français sont strictes : en effet, il convient d'en respecter la prosodie pour donner à entendre le nombre de syllabes voulu. Ces règles ont cependant varié avec le temps, en s'adaptant aux évolutions de la prononciation du français. On peut indiquer ici les plus importantes :
- tout -e de fin de mot, quand il représente un e « caduc » est lu devant une consonne, sauf après voyelle (-ie, -ue). Il s'élide (il est remplacé par une apostrophe) devant une voyelle. On le prononce ailleurs dans un mot ;
- dans les désinences -es et -ent, il est prononcé (devant un mot commençant par une consonne ; dans ce cas, le -s et le -t se font entendre en liaison) ou non (devant un mot à initiale vocalique voyelle) selon les cas ;
- en fin de vers, le e « caduc » subit l'apocope (en fait, il est très souvent prononcé, et ç'a été le cas pendant des siècles ; la chanson populaire en porte encore la trace ; il n'a cependant jamais compté pour une syllabe) ;
- les semi-voyelles [j] (initiale de yourte), [w] (de ouate) et [ɥ] (de huit) suivies d'une voyelle peuvent être vocalisées. C'est ce que l'on nomme la diérèse. Ainsi, lion [ljɔ̃] sera lu lïon [lijɔ̃]. Si, à l'origine, on ne choisissait pas de prononcer ou non tel ou tel mot avec une diérèse (des règles liées à l'étymologie étaient définies), actuellement, la diérèse est un choix du poète ;
- l'inverse, synérèse, consiste à prononcer les mêmes phonèmes comme des consonnes. C'est la prononciation normale dans la langue courante mais, dans la poésie classique, n'était prononcés en synérèse que certains mots contenant [j], [w] et [ɥ] répondant à des critères étymologiques précis. À partir du XIX siècle, la synérèse s'est imposée au détriment de la diérèse, qui reste rare et marquée ;
- il est entendu que l'hiatus n'est pas jugé agréable à l'oreille. On l'évitera autant que possible par la prononciation des liaisons, même quand elles semblent peu naturelles en français parlé. Se reporter à l'article consacré pour plus de détails ;
- on fait normalement entendre une légère pause à la fin de chaque vers. Les enjambements peuvent ne pas être suivis de cette légère suspension pour que la syntaxe soit plus claire. On n'oubliera cependant pas que la poésie se caractérisant par un écart plus ou moins important avec la langue courante, le non-respect de la prononciation attendue n'est normalement pas un problème.
On peut illustrer ces règles fondamentales par la transcription phonologique (en API) des vers suivants (les syllabes sont séparées par le point ; leur nombre suit la transcription) extraits du sonnet LIII « L'Invitation au voyage » de Charles Baudelaire (in Les Fleurs du Mal, « Spleen et Idéal ») :
Les e prononcés en fin de mot sont soulignés, ceux que l'on a élidés ou apocopés sont entre parenthèses. La diérèse est en gras.
Vers espagnol
[En préparation]
Vers japonais
[En préparation]
Vers chinois
[En préparation]
Mètre rythmique
Dans les langues connaissant des oppositions de longueur vocalique et/ou syllabique, ce n'est pas le nombre de syllabes qui détermine le mètre mais la répartition des voyelles ou syllabes longues dans le vers. Ces jeux d'alternances de quantité permettent de faire apparaître des schémas rythmiques ─ ou pieds (ce terme provient du latin : il désigne le mouvement de l'organe mesurant la cadence, pour le chant des vers ou leur interprétation en danse) ─ comparables à ceux de la musique. On peut donc comparer les combinaisons de voyelles longues et brèves au sein d'un pied à la mesure musicale : les voyelles longues y seraient des blanches, les brèves des noires. C'est d'autant plus vrai que les liens entre la poésie et le chant sont très forts. La discipline qui enseigne comment, dans les vers rythmiques d'un langue donnée, déterminer la quantité des voyelles ou des syllabes se nomme la scansion. « Scander un texte » signifie donc qu'on le lit en en respectant les rythmes et en en identifiant les pieds, les césures.
Les langues indo-européennes anciennes (grec ancien, latin, sanskrit, etc.) utilisaient ce principe, qui reste valable dans les langues modernes à quantité vocalique variable (comme l'arabe : voir Poésie arabe). Le mètre de tels vers se définit alors par l'alternance des pieds. Dans certains cas, ce n'est pas l'alternance des quantités qui détermine les pieds mais celle des accents toniques, comme en anglais (voir plus bas), alors que dans les poésies gréco-latine et sanskrite, l'accent de hauteur ne joue aucun rôle notable.
On prendra garde à ne pas parler de pieds à la place de syllabes pour les vers à mètre syllabique, contrairement à un usage archaïsant en français, comme signalé précédemment.
La suite de l'article se consacre principalement à la métrique gréco-romaine.
Principaux pieds
Les termes suivants sont empruntés au grec, qui a fourni l'essentiel du vocabulaire d'analyse poétique et rhétorique. On représente la voyelle ou syllabe brève par le symbole U, la longue par _, conformément aux usages occidentaux. Dans la métrique grecque et latine, on considère qu'une longue vaut deux brèves, ce qui explique que l'on puisse remplacer certains pieds par d'autres : pour la mesure, _ UU = _ _, par exemple (voir aussi à Scansion). On le verra plus loin, l'unité minimale rythmique n'est cependant pas la voyelle brève (ou more) mais la syllabe brève, ce qui ne revient pas au même (une syllabe longue peut comporter une voyelle brève).
Pieds dissyllabiques
- pyrrhique ou dibraque : UU ;
- iambe : U _ ;
- trochée : _ U ;
- spondée : _ _.
Pieds trisyllabiques
- tribraque : UU U ;
- anapeste : UU _ ;
- amphibraque : U _ U ;
- bacchée : U _ _ ;
- dactyle : _ UU ;
- amphimacre ou crétique _ U _ ;
- antibacchée : _ _ U ;
- molosse : _ _ _.
Pieds tétrasyllabiques
- tétrabraque (ou procéleusmatique) : UU UU ;
- péon (trois brèves et une longue) :
- péon premier : _ UU U,
- péon deuxième : U _ UU,
- péon troisième : UU _ U,
- péon quatrième : UU U _,
- épitrite (trois longues et une brève) :
- épitrite première : U _ _ _,
- épitrite deuxième : _ U _ _,
- épitrite troisième : _ _ U _,
- épitrite quatrième : _ _ _ U,
- ionique majeur : _ _ UU ;
- ionique mineur : UU _ _ ;
- dispondée : _ _ _ _ ;
- diiambe : U _ U _ ;
- antipaste : U _ _ U ;
- choriambe : _ UU _ ;
- ditrochée : _ U _ U.
Principaux mètres rythmiques
Les mètres sont donc définissables comme une suite régie par des règles strictes de pieds. L'équivalence _ = UU explique pourquoi le nombre de syllabes d'un vers à mètre rythmique est variable (ces détails sont expliqués dans l'article Scansion). De plus, comme dans le mètre syllabique, il existe des césures, placées selon des règles ne dépendant plus d'une unité syllabique mais là aussi rythmique. Les noms des mètres sont grecs ou latins. Les noms grecs se lisent ainsi : nombre grec + -mètre (« mesure ») + pied dominant. Par exemple, hexamètre dactylique se comprend ainsi : « six pieds, principalement des dactyles ». Les noms latins sont souvent inversés : pied dominant + adjectif numéral latin : iambique sénaire signifie donc « mètre composé principalement d'iambes formant six pieds ».
Les poésies grecques et latines, bien que très proches dans leur utilisation des mètres rythmiques, divergent par certains aspects. On reverra pour chaque mètre à sa page pour une description détaillée :
- vers saturnien (vers national latin) ;
- mètres dactyliques, dont :
- hexamètre dactylique,
- pentamètre,
- mètres iambique, dont :
- trimètre iambique,
- mètre trochaïque ;
- mètre logaédique ;
- mètre anapestique ;
- mètre péonique ;
- mètres anacréontique ;
- mètres éolien.
Cette liste est loin d'être exhaustive.
Regroupements de vers à mètres rythmiques
Les vers peuvent être regroupés en systèmes. Dans ce cas, la répartition des syllabes longues et brèves se fait sur l'étendue de la strophe et non du vers seul. Par exemple, dans la poésie élégiaque ou lyrique, il est courant d'utiliser le distique élégiaque, strophe composée d'un hexamètre dactylique suivi d'un pentamètre.
Principaux systèmes :
- strophe saphique ;
- strophe alcaïque ;
- distique élégiaque.
Exemple grec
Voici scandés le vers 75 du premier chant de l'Iliade, œuvre écrite en hexamètres dactyliques, comme le demande le genre épique. La césure est penthémimère. On note que l'accent n'a aucune incidence sur le vers et que les syllabes d'un pied donné ne font pas forcément partie d'un même mot (les pieds sont séparés par la barre droite, la césure est indiquée par deux barres obliques et les couleurs permettent de relier les syllabes d'un même pied) :
:Μῆνιν Ἀπόλλωνος ἑκατηϐελέταο ἄνακτος
Exemple latin
Le vers national latin est le vers saturnien, dont on connaît encore mal le fonctionnement. Outre par la présence de ce vers spécifique, la métrique latine n'offre que très peu d'originalité par rapport à la métrique grecque. Elle lui a en effet emprunté ce sytème, de même qu'elle a emprunté nombre de genres littéraires et artistiques à la Grèce. Les principales différences se trouvent dans les règles de scansion.
Voici un distique élégiaque d'Ovide (L'Art d'aimer, livre II, vers 197-198). Il se compose naturellement d'un hexamètre dactylique suivi d'un pentamètre.
:Cede repugnanti ; cedendo uictor abibis ;
: Fac modo, quas partis illa iubebit agas.
Métrique accentuelle
Dans certaines langues connaissant pourtant les oppositions de quantité vocalique, les pieds et les mètres sont définis par la répartition de l'accent tonique et non la quantité. C'est le cas en anglais : la syllabe accentuée joue le rôle d'une longue, les autres celui d'une brève. L'essentiel de la métrique anglaise, cependant, suit celle de la métrique classique (gréco-latine). Par exemple, le pentamètre iambique, l'un des mètres les plus utilisés en anglais, se présente ainsi (l'accent tonique est signalé par le gras, les pieds sont séparés par la barre droite) :
:Was this | the face | that launch'd | a thou|sand ships
:And burnt | the top|less to|wers of | Ilium?
:Christopher Marlowe, Dr Faust
Samuel Taylor Coleridge est célèbre pour ses imitations en anglais d'hexamètres dactyliques gréco-latins dans son poème Hexameters.
[À ajouter : métrique allemande]
Métrique allitérative
[En préparation]
Articles connexes
- Poésie ;
- vers brisés, vers de mirliton ;
- Vers un rythme occiriental ;
- rime ;
- strophe.
Catégorie:Poésie
VerreCet article traite du verre en tant que matériau. Voir aussi la page d'homonymie Verre (homonymie).
Dans le langage courant, le mot verre sert à désigner un matériau dur, fragile (cassant) et transparent.
Dans le langage scientifique, le mot verre est un matériau amorphe (c'est-à-dire non cristallin) présentant le phénomène de transition vitreuse. L’état physique résultant est appelé état vitreux. Le plus souvent, le verre est constitué d’oxyde de silicium (silice SiO2) et de fondants.
Le verre est connu depuis le troisième millénaire avant J.C. au Moyen-Orient et en Égypte.
Pour plus de détail, voir Histoire du verre.
Verre et biologie
L'espèce vivante la plus grosse productrice de verre n'est pas l'homme, mais la famille des diatomées. En effet, ces algues unicellulaires sont protégées par une coque de verre aux formes surprenantes et délicates. Bien qu'on ignore encore le détail de la synthèse à partir des silicates présents dans l'eau de mer, il s'agit bien de verre. Constituant du plancton, la masse de ce verre est considérable et bien supérieure à la production humaine.
Cette fabrication a lieu dans des conditions physiques liées à la chimie douce, c’est-à-dire qu’elle ne nécessite pas de température, ni de pression élevées.
L'intérêt majeur du verre pour la diatomée est de ne pas faire obstacle à la photosynthèse en laissant passer la lumière. Il est synthétisé très rapidement au moment de la méïose.
Applications du verre
Le verre est utilisé essentiellement en optique pour ses propriétés réfringeantes(lentilles, vitres, verres de lunettes).
Il est également utilisé en chimie et dans l'industrie agroalimentaire : il réagit très peu avec la plupart des composés utilisés dans ces domaines, c'est donc un matériau idéal pour les contenants (bouteilles, pots de yaourt, béchers, erlenmeyers, colonne de distillation, éprouvettes, tubes à essai...). Un des seuls liquides ayant le pouvoir de dissoudre le verre est l’acide fluorhydrique (HF).
Le verre est le matériau dans lequel sont confinés les déchets nucléaires de haute activité (HAVL).
Le verre est aussi un matériau de construction très important dans l'architecture moderne et dans l'industrie automobile. Il est notamment présent sous forme de laine de verre, isolant léger, imputrescible et ininflammable.
Les utilisations artistiques du verre sont innombrables depuis les origines. Elles ont accompagné de nombreuses innovations techniques (pâte de verre, fusing, thermo-formage, etc.).
Dans de nombreuses applications, le verre est actuellement remplacé par des polymères (plastiques).
Industrie du verre
Pour la fabrication du verre plat (verre à vitre, par exemple), voir Industrie du verre.
Au niveau industriel, le verre subit souvent des traitements de surface (le plus souvent des dépôts) afin que le matériau final soit plus dur, anti-reflet (application: verres de lunettes) ou hydrophobe (application: pare-brises).
Des traitements thermiques permettent d'améliorer la résistance des pièces: les vitres latérales et arrières des automobiles comme certaines pièces d'ameublement sont trempées par un refroidissement rapide et contrôlé; le plus souvent à l'aide d'air.
Les pare-brises de voiture sont en verre feuilleté (sandwich verre-plastique). Ainsi, lors d'un choc, le pare-brise se casse moins facilement. De plus, le pare-brise se casse à angle droit, ce qui rend les morceaux moins coupants, et donc moins dangereux.
Techniques artisanales du verre
voiture
La verrerie constitue également une activité artisanale.
- Verre soufflé
Les souffleurs de verre font chauffer une boule de verre au bout d'une canne (tube métallique creux), et soufflent dans cette canne pour faire gonfler le verre et réaliser le vide intérieur. Puis, ils étirent, aplatissent, percent cette boule pour lui donner sa forme finale. Une fois durci, certains le dépolissent pour réaliser des motifs.
- Pâte de verre
Le moule de la pièce à réaliser est fabriqué en un matériau réfractaire (à base de kaolin par ex.) selon diverses techniques dont la cire perdue par ex. Après cuisson, selon des paliers de chauffe destinés à éviter les fissures, le moule est refroidi et garni de poudres ou de granulés de verres colorés diversement selon le décor recherché. Une nouvelle cuisson à lieu et, après refroidissement, le moule est détruit délicatement par un moyen chimique ou mécanique pour dégager la pièce dont la forme et les couleurs auront été parfaitement contrôlées. Cette technique a été attribuée par la légende aux Égyptiens. Plus vraisemblablement, elle dut être inventée presque simultanément par Henri Cros, François Décorchemont et Georges Desprets dans la deuxième partie du . Amalric Walter, Gabriel Argy-Rousseau s'y sont illustrés. Aujourd'hui, une vingtaine d'artistes dans le monde, plus ou moins alchimistes et jaloux de leur savoir faire, s'y adonnent encore. On compte parmi eux les frères Antoine et Étienne Leperlier (petits fils de Décorchemont), Keith Brokelhurst, Diana Hobson, la maison Daum, etc.
- Thermoformage
Cette technique consiste à poser à froid une (ou plusieurs) feuille de verre, éventuellement colorée, sur un réfractaire dont elle épousera le relief à la cuisson.
- Fritte
Composition de verre, pouvant être colorée (à l'aide d'oxydes métalliques), portée à fusion et trempée dans un bain d'eau froide afin de la réduire en granulés servant à l'élaboration d'émaux ou de « balottes » (barres) colorées, matériaux de base des verriers.
- Cueiller
Action de prélever une masse de verre dans le four à l'aide d'une canne ou d'un pontil.
- Pontil
Tube métallique plein, le pontil permet une mise en forme au « marbre » ou à l'aide de divers outils. Il sert aussi à la séparation de l'objet de la canne afin de percer et travailler le col, à rapporter des éléments de décor, des anses, un pied.
Recyclage du verre
Les bouteilles de verre usagées peuvent être fondues. La matière ainsi récupérée permet de fabriquer de nouvelles bouteilles. Le verre peut se recycler indéfiniment sans perdre ses qualités.
Le verre peut également être produit à partir de calcin (verre broyé) de récupération. La fabrication du verre à partir de calcin de récupération économise des matières premières et de l'énergie.
Avant d'être refondu, le verre subit différents traitements : broyage, lavage, élimination des colles, étiquettes, capsules, séparation du verre et des métaux et élimination des rebuts (porcelaine, cailloux...).
En France, le verre est récupéré pour être recyclé. L'Allemagne a choisi un autre système de réutilisation : la consigne. Dans ce système les bouteilles sont récupérées entières, lavées puis réutilisées.
Physique et chimie du verre
Cette partie aborde le verre et ses caractéristiques d'un point de vue scientifique.
Dans cette partie, nous limiterons notre étude à des verres d'oxydes. Cependant, il existe d'autres grands types de verres, en particulier, les verres métalliques (composés uniquement d'éléments métalliques) et les verres de spin (composés cristallisés caractérisés par une absence d'ordre magnétique à grande distance, d'où leur nom).
Structure du verre
Le verre est un matériau amorphe, c'est-à-dire non cristallin. De ce fait, il présente un désordre structural important.
Sa structure microscopique est telle qu'il n'existe aucun ordre à grande distance dans un verre. Un verre peut même être vu comme un "réseau" tridimensionnel, semblable à celui d'un cristal, mais dans lequel seul l'ordre à courte distance est conservé.
Comparons, par exemple, la structure de la silice (SiO₂) cristalline (sous sa forme cristobalite) et celle de la silice vitreuse.
cristobalitecristobalite
cristobalite
Dans les deux cas, chaque atome de silicium est lié avec quatre atomes d'oxygène, formant ainsi des tétraèdres SiO₄ ; chaque tétraèdre pouvant être considéré comme une "brique" de l'édifice final. Mais tandis que la cristobalite peut être défini comme un empilement régulier de ces briques SiO₄, la silice vitreuse peut être vue comme un empilement anarchique des ces mêmes briques SiO₄.
En raison de sa structure amorphe, les verres produisent, en diffraction des Rayons X (DRX), un halo de diffusion, contrairement aux cristaux qui donnent des pics étroits et intenses.
diffraction des Rayons X
Principaux composants du verre
En raison de sa structure amorphe, le verre est soumis à très peu de contraintes stoechiométriques. De ce fait, un verre peut inclure en son sein une très grande variété d'éléments et présenter des compositions très complexes.
Dans un verre d'oxydes, ces différents éléments sont sous une forme cationique, afin de former des oxydes avec l'anion oxygène O2-.
Les cations intervenant dans la composition de verres peuvent être classés en trois catégories
selon le rôle structural qu’ils jouent lors de la vitrification (formation du verre) : les formateurs de réseau, les non-formateurs de réseau (ou modificateurs de réseau) et les intermédiaires. Les critères structuraux de cette classification prennent en compte le nombre de coordination (nombre d'atomes d'oxygène auquel est lié le cation) et les forces de liaison.
Les formateurs de réseau
Les formateurs de réseau sont des éléments qui peuvent à eux seuls former un verre. Les éléments formateurs les plus courants sont le silicium Si (sous sa forme oxyde SiO2), le bore B (sous sa forme oxyde B2O3), le phosphore P (sous sa forme oxyde P2O5), le germanium Ge (sous sa forme oxyde GeO2) et l'arsenic As (sous sa forme oxyde As2O3).
Ce sont des éléments métalliques de valence assez élevée (généralement 3 ou 4, parfois 5), qui forment des liaisons mi-covalentes mi-ioniques avec les atomes d’oxygène. Ils donnent des polyèdres de faible coordinence (3 ou 4), comme SiO4, BO4 ou BO3. Ces polyèdres sont liés par leurs sommets et forment le réseau vitreux.
Les modificateurs de réseau (ou non-formateurs)
Les modificateurs de réseau ne peuvent pas former de verre à eux seuls. Ce sont essentiellement les alcalins, les alcalino-terreux et dans une moindre mesure certains éléments de transition et les terres rares.
Ils sont habituellement plus volumineux (rayon ionique plus important) que les formateurs de réseau, faiblement chargés et donnent des polyèdres de grande coordinence. Leurs liaisons avec les atomes d’oxygène sont plus ioniques que celles établies par les formateurs.
Ils peuvent avoir deux rôles structuraux bien distincts, soit modificateurs de réseau vrais, soit compensateurs de charge.
- Les modificateurs de réseau vrais cassent les liaisons entre les polyèdres du réseau vitreux provoquant une dépolymérisation de ce dernier. Ils transforment alors les oxygènes pontants, qui lient deux éléments formateurs de réseau, en oxygènes non-pontants, liés à un seul formateur de réseau. Ceci se traduit à l’échelle macroscopique par une diminution du point de fusion et de la viscosité.
viscosité
- Les compensateurs de charge quant à eux compensent une charge négative sur un polyèdre formateur de réseau, par exemple BO4-, lui permettant d’être stable dans cette configuration.
Les intermédiaires
Les éléments intermédiaires ont différents comportements : certains de ces éléments sont soit formateurs, soit modificateurs selon la composition du verre tandis que d’autres n’auront ni l’une ni l’autre des ces fonctions mais un rôle intermédiaire.
Les principaux éléments intermédiaires dans les verres d'oxydes sont l’aluminium Al, le fer Fe, le titane Ti, le nickel Ni et le zinc Zn.
Centres colorés
zinc
Des métaux et des oxydes métalliques peuvent être ajoutés lors du processus de fabrication du verre pour influer sur sa couleur. L'ajout d'une faible quantité de manganèse permet d'élimer la teinte verte produite par le fer. A des concentrations plus élevées, il permet l'obtention d'une couleur proche de celle de l'améthyste. De même que le manganèse, le sélénium utilisé en faible quantité permet de décolorer le verre. Une quantité plus importante produit une teinte rouge. Le verre est teint en bleu par l'ajout d'une faible concentration de cobalt (0.025 à 0.1%). L'oxyde d'étain et les oxydes d'antimoine et d'arsenic permettent de produire un verre blanc opaque. Ce procédé a été utilisé pour la première fois à Venise pour obtenir une imitation de porcelaine. L'ajout de 2 à 3% d'oxyde de cuivre produit une couleur turquoise. L'ajout de cuivre métallique pur conduit à un verre rouge très sombre, opaque, parfois utilisé comme substitut au rubis doré. Suivant la concentration utilisée, le nickel permet de produire des verres bleus, violets ou même noirs. L'ajout de titane conduit à un verre jaune-brun. L'or métallique ajouté à des concentrations très faibles (voisines de 0.001%) permet d'obtenir un verre de couleur rubis, tandis que des concentrations plus faibles encore conduisent à un verre de rouge moins intense, souvent présenté comme "groseille". De l'uranium (0.1 à 2%) peut être ajouté pour donner au verre une teinte jaune ou verte fluorescente. Le verre à l'uranium n'est pas assez radioactif pour être dangereux. En revanche, s'il est broyé pour former une poudre, par exemple en le polissant avec du papier de verre, la poudre peut être cancérigène par inhalation. Les composés à base d'argent (notamment le nitrate d'argent) permettent d'obtenir des teintes dans une gamme allant du rouge orangé au jaune. La couleur obtenue par l'ajout de ces différents additifs dépend de manière significative de la façon dont le verre a été chauffé et refroidi au cours du processus de fabrication.
Transition vitreuse
D’un point de vue thermodynamique, le verre est obtenu à partir d’une phase liquide surfondue solidifiée au point de transition vitreuse, Tg.
Pour une composition donnée, on s'intéresse à la variation d'une grandeur thermodynamique comme le volume occupé par cette phase (en maintenant la pression constante) ou une des fonctions thermodynamiques énergétiques molaires, comme l'enthalpie V, par exemple (on aurait aussi pu choisir l'énergie interne U).
Intéressons-nous au refroidissement d'un liquide. A priori, pour des températures inférieures à la température de fusion Tf (Tf dépend de la pression), l'état le plus stable thermodynamiquement correspond à l'état cristallisé (enthalpie la plus faible possible). A Tf, on observe alors une variation de H ainsi qu'un changement de pente de H (cette pente est beaucoup plus faible pour un solide que pour un liquide).
Mais si, lors du refroidissement du liquide, la viscosité est trop importante ou le refroidissement très rapide, la cristallisation n'a pas le temps de se produire et un liquide surfondu est alors obtenu. Aucune discontinuité de H n'est alors observé à Tf et sa pente reste inchangée. En poursuivant le refroidissement, la viscosité du liquide augmente de façon exponentielle et le liquide surfondu devient quasiment solide. Lorsqu'elle atteint 1013 poises, la rigidité empêche les mouvements microscopiques locaux et on observe un changement de pente de l'enthalpie (la pente devient la même que pour celle du composé cristallisé). La température à laquelle se produit ce changement s'appelle température de transition vitreuse, Tg. Pour une température inférieure à Tg, le matériau est un solide avec le désordre structural d’un liquide : c'est un verre. Le désordre, et donc l’entropie, sont plus élevés dans un verre que dans un cristal.
cristal
Le passage continu de l’état liquide à l’état vitreux se fait dans une plage de température délimitée par la température de fusion (Tf) et la température de transition vitreuse (Tg) et appelée zone de transition vitreuse. En dessous de Tg, le temps de relaxation nécessaire pour atteindre l’équilibre de configuration (état cristallisé) est alors supérieur au temps d’expérience. Ainsi, le verre est un matériau métastable, évoluant inévitablement vers l’état cristallin mais pouvant persister à l’état vitreux sur des périodes de temps très longues. C’est le cas par exemple de l’obsidienne, verre volcanique naturel, dont on peut trouver des spécimens vieux de plusieurs millions d'années.
Malgré sa forte viscosité, le verre conserve certaines propriétés des liquides. Ainsi, le verre peut "couler", mais de manière extrèmement lente. Par exemple, on peut observer que les vitraux des cathédrales, ou les glaces de la Galerie des Glaces au Château de Versailles sont plus épaisses à la base qu'à leur sommet : le verre s'est très lentement écoulé au fil des siècles, s'accumulant à la base du vitrail ou de la glace.
Altération du verre
Les verres ne sont pas insensibles à l'action de l'eau ou de l'air. Bien sûr, cela n'empêche pas l'existence de verres ayant plusieurs millions d'années et non altérés car la sensibilité des verres à l'altération dépend des leur composition chimique.
Symbolique
Le verre est un des premiers matériaux mis au point, rêvé par l'homme. Il est le symbole de fragilité, de finesse et de transparence (par exemple, la pantoufle de verre de Cendrillon dans le dessin animé de Walt Disney ; alors que Cendrillon porte des pantoufles de vair dans le conte original de Grimm mais pas de Perrault).
Liens externes
- [http://www.infovitrail.com/ Infovitrail - La culture du vitrail de A à Z]
- [http://www.passion-vitrail.org/ Passion Vitrail - Conférences sur les thèmes du verre et du vitrail]
Voir aussi
- Verrerie
- Verre blindé
- Verre optique
- Entretien et restauration du verre
- Histoire du verre
- Types de verre
- Refroidissement du verre
- Industrie du verre
- Soufflage du verre
- Transition vitreuse
- Procédé sol-gel
- Verre (récipient)
Catégorie:Matériau de construction
Catégorie:Verrerie
ja:ガラス
ms:Kaca
simple:Glass
th:กระจก
Vert
Le vert est une couleur primaire correspondant à la lumière qui a une longueur d'onde entre 490 et 570 nm. L'œil humain possède un récepteur, appelé cône M, dont la bande passante est axée sur cette fréquence.
Le terme « vert » représente un ensemble de couleurs avoisinant cette teinte verte primaire. Elle est très fréquente dans la nature. Les plantes contenant de la chlorophylle sont vertes.
Symbolique
Dans la symbolique, en Occident, le vert est associé à : l'espoir, la malchance (ou la chance, le hasard en général), l'autorisation.
L'origine de cette symbolique réside dans le fait que le vert est la couleur des feuilles naissantes, des bourgeons, de la verdure du printemps ; mais aussi la teinte de la peau d'une personne malade, d'un cadavre, du pus ; c'est aussi le droit de passage aux feux de circulation à l'opposé du rouge (couleur primaire) signifiant l'interdiction.C'est aussi l'une des couleurs les plus instables en teinturerie, d'où son association avec la chance.
Les mouvements écologiques, tels que GreenPeace, utilisent le vert en raison de sa fréquence dans la nature et de son association avec la vie. Il existe des partis politiques appelés les « Partis Verts » dans plus de 100 pays à travers le monde, pour signifier qu'ils s'investissent dans la « vie » politique. Il existe aussi un terme plus générique, le terme de parti vert (ou parti écologique) utilisé par de nombreux partis axés sur l'environnementalisme.
Dans la symbolique orientale, le vert est associé à : l'islam, car le vert est dans la symbolique planétaire antique la couleur de la planète Vénus.
Dans le drapeau irlandais, le vert symbolise l'Église catholique romaine par opposition à la religion protestante en orange. Le blanc symbolise la paix entre ces deux religions. Au moyen âge, le vert signifie la joie.
Catégorie:Couleur
Catégorie:Spectre électromagnétique
ja:緑
simple:Green
Vair
Catégorie:Couleur héraldique
Le terme vair a connu plusieurs sens dans l'histoire de la langue française, et aujourd'hui encore il est polysémique, ayant perdu certaines de ses significations et en ayant gagné d'autres.
Cet adjectif serait issu du latin classique varius, signifiant d'abord « moucheté », « tacheté, bigarré », surtout en parlant de la peau ; l'adjectif qualifiait, dans la langue agricole, une « terre arrosée en surface ». Au sens moral, le mot s'employait au sens de « varié », « divers », « inconstant, irrésolu ».
Ancienne langue
- Cet adjectif s'est d'abord employé en français pour qualifier des yeux d'une couleur indécise et ne pouvant s'inscrire dans la nette opposition bleu / marron. Il signifiait donc initialement « gris vert » ou « gris bleu ». Ce sens s'est conservé en moyen français.
- La même idée de « varié », « non fixé » se retrouve dans les emplois de l'ancien français (XIIème siècle) où cet adjectif qualifiait une fourrure ou une étoffe (« bigarré, multicolore »), ou encore les reflets (« changeants ») de l'acier.
- Par ailleurs, l'adjectif a conservé en ancien français son sens moral latin pour qualifier une personne : « variable, inconstante ».
Évolution jusqu'au français moderne
- L'adjectif a disparu de la langue contemporaine.
- En revanche, le substantif vair qui en est dérivé (XIIème siècle) se maintient en français moderne. Il désigne la « fourrure de petit-gris », ou bien une « matière fourrée de petit-gris ».
- L'adjectif vair a donné l'adjectif vairon (une personne aux yeux vairons a deux yeux de couleurs différentes, par exemple un bleu et un marron)
Héraldique
Terme héraldique, le vair est une fourrure qui représente une alternance de clochettes d'argent et d'azur, disposées en rangées appelées tires (cf. dessin 1). En taille normale, l'écu est recouvert par 4 tires. Le vair reproduit les fourrures de l'écureuil petit-gris de Russie au ventre blanc et au dos gris-bleuté.
right
Il existe d'innombrables variantes :
- le vair en pal : les clochettes sont les unes au-dessus des autres (cf. dessin 2) ;
- le contre-vair (ou vair affronté) : les clochettes sont opposées par les bases (cf. dessin 3) ;
- menu-vair : à clochettes réduites permettant 6 rangées (6 tires) ;
- le beffroi (ou vairé en beffroi ou gros vair) : à grosses clochettes (moins de 4 tires) ;
- varié : utilise 3 couleurs, les deux de la même catégorie apparaissant alternativement sur la même rangée.
et il en existe d'autres…
Les formes premières supposent que les clochettes d'azur ont la pointe en haut.
On double le nombre de variantes par les vairs « renversés » (vair renversé, les clochettes d'azur ont la pointe en bas : dessin 4).
Si l'on emploie ces formes avec d'autres couleurs, on ne parle plus de vair mais de vairé (contre-vairé, vairé en pal, menu-vairé…) de et de .
Ainsi, pour le dessin 5 ci-contre, on a un vairé de gueules et d'or et pour le dessin 6, un contrevairé de sinople et de gueules (qui est théoriquement incorrect : deux émaux).
Le dessin du vair en clochette est relativement récent, il a été précédé par des formes ondées, parfois potencée… Ces formes ne semblent pas constituer des caractéristiques identitaires, mais seulement des modes de représentation.
Liens externes
[http://www.etudes-litteraires.com/vair.php La partie de cette définition ne concernant pas l'héraldique provient de ce site]
MèreUne mère est le parent biologique ou social de sexe féminin d'un enfant, le parent de sexe masculin étant le père.
Le mot qui signifie « mère » est un des plus répandus au monde : déjà à travers toutes les langes indo-européennes (racine - ma), mais également dans beaucoup d'autres (le chinois par exemple : pinyin ma).
père"(œuvre de William Bouguereau - )]]
Dans le cas des mammifères comme pour les humains par exemple, la mère porte l'enfant (appelé d'abord embryon puis fœtus) dans son utérus à partir de sa conception jusqu'à ce qu'il soit suffisamment développé pour naître. Une fois que l'enfant est prêt, la mère accouche et donne naissance à l'enfant. Après la naissance, la poitrine de la mère produit du lait pour nourrir l'enfant.
Pour les organismes non sexués, « mère » est parfois utilisé pour dire « parent », dans le cas des organismes unicellulaires qui se reproduisent par fission, la « mère » désigne la cellule qui se divise pour produire des « filles ».
Les mères ont un rôle très important dans l'éducation des enfants et le titre de mère peut être donné à une femme qui n'est pas le parent biologique de l'enfant mais qui remplit le rôle de celui-ci et élève l'enfant. Il s'agit en général d'un parent adoptif ou d'une belle-mère (la femme du père de l'enfant).
Maman est un mot familier pour désigner la mère. Ce mot dénote une certaine affection et un rôle maternel dans la vie de l'enfant.
Les mères sont célébrées dans de nombreux pays. En France, la fête des mères a lieu le dernier dimanche de mai. Au Royaume-Uni, une fête similaire (Mothering Sunday) a lieu le quatrième dimanche du Carême. Aux États-Unis, en Australie et au Canada, les mères sont à l'honneur le deuxième dimanche de mai (il s'agit de la Mother's Day, nom qui remonte à la fin du XIXe siècle).
Différentes utilisations du mot « mère »
Dans nos sociétés, les mères qui élèvent seules leur enfant sont appelées « mère-célibataire » (l'enfant naît hors mariage) ou « fille-mère » (la mère est encore très jeune).
Une femme qui porte un enfant pour une autre personne ou un couple est appelée « mère porteuse ».
Le terme de mère s'emploie aussi pour désigner toute personne correspondant au stéréotype d'une mère (exemple : « la Mère Michel »).
Dans la religion chrétienne, « mère » est une sorte de titre pour désigner certains membres de la communauté religieuse comme par exemple les abbesses. On peut aussi dire mère supérieure. Une religieuse célèbre portant le titre de mère est Mère Teresa. La Vierge Marie a le titre de Mère de Dieu
Le terme de mère est aussi utilisé métaphoriquement pour désigner :
- la source ou le créateur comme dans L'avarice est la mère de bien des maux. (de Hazrat Ali)
- ce qui est supérieur dans la hiérarchie comme le « bateau-mère »
- ce qui est premier dans la vie de quelqu'un (langue maternelle)
- ce qui est premier, le plus important (carte mère)
La mère dans l'art
Littérature
- Le Château de ma Mère, de Marcel Pagnol
- Mère Courage, de Bertold Brecht
- La Mère, de Maxime Gorki
Sculpture
- Mère et Enfant, d'Auguste Rodin
- La Mère et son Fils mort, de Käthe Kollwitz
Peinture
- La Mère de Rembrandt
- La mère et son fils, de Thomas Sully
- Mère et enfant, d'Auguste Renoir
- Mère et enfant, de Pablo Picasso
Voir aussi
- Fête des mères
- Famille
- Parent
- Père
- Enfant
Catégorie:Famille
catégorie:Condition féminine
Catégorie:Développement chez l'humain
ja:母
KrachUn krach est un effondrement brutal des cours sur un marché financier à la suite d'un afflux massif d'ordres de vente. Un krach intervient souvent suite au « dégonflement » d'une bulle spéculative, comme cela est survenu en 2000 avec la « bulle Internet ». Le krach peut dans certains cas être le signe annonceur d'une crise économique plus profonde.
Faisant référence directement à la Bourse, à l'inverse de crise économique, dont la portée est beaucoup plus large, l'expression krach boursier semble être un pléonasme ; il faut se garder donc d'employer cette tournure et lui préférer krach employé seul. Il ne faut pas confondre krach avec ses homonymes : crash et krak. Cependant, en anglais krach se dit crash ou stock market crash.
Causes économiques
Formation et dégonflement des bulles spéculatives
Le phénomène du krach est brutal et spectaculaire. Les cours des actions ou des marchandises baissent brutalement, le nombre de vendeurs excédant largement le nombre d'acheteurs. Les vendeurs en arrivent à vouloir vendre à n'importe quel prix ce qui précipite la chute des titres.
Cependant, si le krach est brutal, son apparition suit un mécanisme qui s'installe sur une période plus longue. Le phénomène débute par une hausse des cours fondé sur une croissance avérée de l'économie. Cela attire un grand nombre d'investisseurs, souvent des particuliers, qui souhaitent bénéficier de cette hausse. L'investissement peut alors se faire en masse sur un grand nombre de valeurs (effet grégaire). L'afflux de capitaux frais entraîne une envolée boursière. Le phénomène peut alors s'amplifier si les investisseurs s'endettent pour continuer à profiter de la hausse. Or cette hausse supplémentaire se décale progressivement des résultats réels de l'économie : c'est alors une bulle spéculative. On arrive alors dans une phase attentiste où seuls les investisseurs les plus avertis sortent de cette bulle. La publication d'une statistique sur la surévaluation du marché donne souvent le signal d'alarme qui conduit au krach : les investisseurs, souvent des petits porteurs, vendent en masse leurs valeurs.
L'impact de l'informatique
Aujourd'hui le phénomène est largement amplifié par l'informatique. En effet, si c'est la peur qui conduit les petits porteurs à se débarasser de leurs titres, ce sont des automates qui gèrent les actions des investisseurs institutionnels.
Pour contrer ce phénomène, les places boursières comme Paris, Londres, Francfort ou Wall Street ont mis en place des garde-fous. Les clôtures anticipées permettent de fermer pendant une durée assez longue les bourses afin de calmer le phénomène.
Aspect psychologique des krachs
Les krachs, mais aussi les bulles financières, ont aussi pour origine des excès spéculatifs dus à la psychologie des marchés. Ces excès dus en particulier à des mimétismes de comportement des opérateurs est l'un des thèmes de la Finance comportementale.
Principaux krachs
:Voir aussi le tableau : Crises monétaires et financières
Tulipomanie
Au plus fort de la bulle spéculative, en 1636, un seul bulbe de tulipe valait un carrosse, deux chevaux et tout leur harnachement.
Voir l'article détaillé : Tulipomanie
Krach de 1929
Voir l'article détaillé : Krach de 1929
Avec une capacité de production toujours en hausse et supérieure à la demande, et suite à la diminution des bénéfices de sociétés américaines, les investisseurs cherchent à liquider les actions de ces sociétés qu'ils possèdent. Le mécanisme de la baisse à Wall Street s'amorce et sur les autres places de marché.
- 1929 24 octobre (« jeudi noir ») - 29 octobre (« mardi noir ») : krach - la Bourse perd 25 %.
- 1931 : la crise touche l'économie toute entière.
- 1932 : la Bourse touche le fond après avoir perdu 89 %.
- 1933 : la reprise économique s'amorce lentement.
- 1937 : rechute de l'économie.
- 1941 : entrée en guerre, fin de la crise.
- 1954 : la Bourse retrouve enfin son niveau d'avant le krach... 25 ans après.
Krach d'octobre 1987
On appelle parfois « Lundi noir » la journée du lundi 19 octobre 1987, où l'indice Dow Jones de la Bourse de New York s'effondra de 22.6%, la plus importante baisse jamais enregistrée sur un marché d'actions.
Voir l'article détaillé : Krach d'octobre 1987
Crise asiatique de 1997
Les bourses asiatiques s'effondrent lors de la crise asiatique.
Voir l'article détaillé : Crise asiatique
Bulle internet de 2000
En avril 2000, le Nasdaq s'effondre (spéculation, bulle internet). Cette chute aura pour effet de diviser quasiment par 2.5 le cours de l'indice parisien, le CAC 40 passant de 6000 à 2300 points. Les attentats du 11 septembre 2001 accentueront cette dégringolade.
Bulle et krach en l'absence de bourse, le cas russe des années 90
Des gonflements et effondrements financiers peuvent se produire même en l'absence de bourse. L'écroulement de la valeur du rouble dans les années 90 s'explique par l'énormité des avoirs monétaires de la population russe à la caisse d'épargne nationale (Sberbank) pendant la période communiste. Cela provenait du fait que les salariés ne pouvaient pas dépenser leur argent, les magasins étant vides. Autrement dit, les salaires étaient versés en monnaie de singe sans contrepartie économique au niveau des produits disponibles. Il y avait une bulle de la quantité de monnaie en circulation. Cette monnaie s'est révélée presque sans valeur lors de l'évolution vers l'économie de marché, le cours du rouble s'ajustant librement sur le marché des changes de même que le prix des marchandises pour l'ajuster à la quantité de monnaie et inciter à développer l'offre de produits.
Catégorie:Finance de marché
Catégorie:Marchés d'actions
Crack
- En hippisme, un crack est un cheval de course performant ayant remporté de très nombreuses victoires. Par extrapolation, on désigne ainsi une personne ayant de grandes compétences dans un domaine précis.
- En informatique, un crack est un programme informatique conçu pour modifier le comportement d'un autre logiciel, la plupart du temps pour lever une impossibilité ou restriction d'utilisation.
- Le crack est un dérivé fumable de la cocaïne obtenu par cristallisation. Il est d'une très grande toxicité.
ja:クラック
Crash Catégorie:Titre de film en C
- Un crash est une sorte de cymbale.
- Un crash désigne l'atterrissage forcé d'un avion.
- Crash est un film américain de Fred Hibbard (1922).
- Crash est un film norvégien de Rolf Clemens (1974).
- Crash est un film britannique de John Stewart (1987).
- Crash est un film canadien de David Cronenberg (1996) adapté d'un roman de J. G. Ballard.
- Crash est un film canadien de Charles Wilkinson (1996).
- Crash est le titre original du film américain de Paul Haggis (2005) sorti en France sous le titre : Collision.
Est
L'est est l'un des quatre points cardinaux. Il porte également le nom d'orient. Il correspond au point de l'horizon où se lève le Soleil, le levant.
Avec une majuscule, il désigne une région orientale, comme dans la phrase : Strasbourg est une ville de l'Est de la France.
L'Est avec une majuscule a également été utilisé pour désigner les pays appartenant au bloc communiste (les pays de l'Est) ou sa mouvance durant la Guerre froide. On parlait alors souvent daffrontement Est-Ouest. Cela correspondait à la division géographique de l'Europe en Europe de l'Ouest et Europe de l'Est.
Voir aussi
nord ~ sud ~ ouest
Catégorie:Cartographie
ja:東
simple:East
AsAS Catégorie:symbole chimique
Livre (unité de masse) ja:ポンド (質量)
La livre est une ancienne unité de masse, divisée en onces, qui fut utilisée par de nombreux pays avant que ceux-ci n'adoptent le système métrique.
Unité romaine
La livre romaine (libra) valait 327,368 g, et était divisée en 12 onces de 27,264 g. Une autre unité romaine, la mine (mina) valait 436,224 g et était divisée en 16 onces.
Unité française
Au Moyen Âge, sa valeur en France variait suivant les provinces entre 380 g et 552 g.
Il fallait notamment distinguer entre la livre de poids, divisée en 12 onces (cf. libra), et la livre de poids de marc (1 marc = 8 onces) qui valait 2 marcs, soit 16 onces (cf. mina).
Avant l'adoption du système métrique par la loi du 7 avril 1795, l'unité de référence en France était la livre de Paris, livre de poids de marc qui valait 489,5 g. La livre de Paris était divisée en 16 onces de 8 gros, chaque gros valant 72 grains.
Le 12 février 1812, fut définie la livre métrique de 500 g, parmi les unités usuelles transitoires, afin de faciliter le passage des unités de mesure traditionnelles au système métrique. Tandis que les autres mesures dites usuelles (abolie en 1839) n'ont pas été adopté par le peuple, la livre comme demi-kilogramme se maintient jusqu'à nos jours dans notre language.
Unités anglo-saxonnes
La livre (symbole : lb), est une unité de masse dans plusieurs systèmes de masse différents anglo-saxons.
- La livre impériale fut définie au Royaume-Uni par l'acte des poids et mesures de 1878 mais prit différentes valeurs par rapport au kilogramme. La définition de 1878 définit la livre comme une masse mais lui accordait une valeur (0,453 592 338 kg) quelque peu différente de celle d'aujourd'hui.
- La livre avoirdupois (lb av) est une unité de masse valant exactement 0,453 592 37 kilogrammes. Cette définition est en vigueur depuis 1959 aux États-Unis.
- La livre de troy (lb t) ou « livre apothicaire » est une unité de masse utilisée aux États-Unis, au Royaume-Uni ainsi qu'au Canada. La livre de troy vaut exactement 373,241 721 6 g. Il y a 12 onces dans une livre de troy ou encore 12×20 deniers (pennyweights). La livre de troy est utilisée pour la mesure des médicaments et des métaux précieux comme l'or, l'argent ou le platine. Toutes les mesures de masse des métaux précieux utilisent la livre de troy et l'once de troy, même si cette utilisation n'est pas toujours explicite.
Voir aussi
- Les unités de mesure romaines (Masse)
- Les unités de mesure anglo-saxonnes (Masse)
- Les unités de mesure de l'Ancien Régime (Masse)
catégorie:unité de massecatégorie:unité de mesure ancienne
catégorie:unité de mesure anglo-saxonne
Genre grammatical
Le genre, en grammaire et en linguistique, est un trait grammatical permettant de répartir certaines classes lexicales (noms, verbes, adjectifs, etc.) en un nombre fermé de catégories (les plus courantes dans les langues indo-européennes étant masculin, féminin et neutre) répondant très vaguement à des critères liés au sexe, pour les mots représentants des animés.
Genre naturel, genre grammatical et accord
Dans la majorité des langues qui connaissent les oppositions de genres, il n'existe qu'un nombre réduit de classes lexicales susceptibles d'exprimer un genre : ce sont généralement le nom, le pronom, l'adjectif et le participe, plus rarement le verbe (selon les langues : arabe par exemple).
Parmi ces classes, une minorité possède un genre naturel, inné (et le plus souvent unique), tels le nom et le pronom : en allemand, Mann « homme » est masculin, Frau « femme » féminin et Kind « enfant » neutre. Un dictionnaire de langue l'indiquera.
Ces mots imposent leur genre à ceux qui, fléchissables, leur sont liés, comme les déterminants, l'adjectif ou le participe. On dit que ces mots s'accordent en genre avec tel autre mot, qui n'ont donc, isolément, pas de genre (bien qu'en pratique l'un des genre serve de genre non marqué ; en français, c'est le masculin singulier : on parlera de l'adjectif beau et non belle, on dira « le chat » pour désigner l'espèce et non seulement le mâle). Leur genre est donc grammatical : un dictionnaire ne pourra donc pas fournir le genre d'un adjectif, par exemple. Au contraire, il indiquera le cas échéant les différentes formes prises selon les genres : dans un dictionnaire de français, on indiquera à l'entrée beau que son féminin est belle.
L'accord se fait entre mots de l'énoncé fortement liés par le sens : dans le beau chapeau et la petite ombrelle, l'adjectif beau s'accorde en genre avec chapeau, au masculin. Le deuxième l'adjectif, petit, est au féminin, accordé qu'il est avec ombrelle. L'accord s'est fait en accord avec le sens : c'est bien le chapeau qui est beau et l'ombrelle qui est petite.
Chaque langue possède ses règles d'accord : dans les langues classiques (latin, grec ancien) puis dans nombre de langues-filles (français, castillan, etc.), quand un même terme doit s'accorder en genre avec plusieurs mots, c'est le masculin qui s'applique (« qui l'emporte »). On dira « ils sont grands » en parlant d'enfants parmi lesquels il y a au moins un garçon : ils se met au masculin, de même que grands. Les règles de l'arabe sont plus dépaysantes :
- premièrement, le verbe s'accorde en genre à la 2 et à la 3 personne (grammaire) (alors qu'en français le verbe ne s'accorde pas avec le genre du sujet, sauf dans les verbes composés). Noter qu'en arabe dialectal, par opposition à l'arabe classique, la 2 et la 3 personne du pluriel au féminin ne s'emploie pas ; elle est remplacée par celle du masculin ;
- les adjectifs et les verbes s'accordant à un nom pluriel représentant un inanimé se mettent au féminin singulier.
Répartition des genres : arbitraire et logique
La répartition des genres est souvent arbitraire et non motivée (ce n'est donc pas une classification purement sémantique) : si mort est un mot féminin en latin et en français, il est masculin en allemand (der Tod) ou en grec ancien ὁ θάνατος ho thánatos. De même, rien, dans la réalité, ne justifie que table soit féminin et tableau masculin : le signifié de ces mots n'est en effet aucunement lié avec la masculinité ou la féminité. L'apprentissage d'une langue à genres nécessite donc celui du genre des mots, qui n'est pas le même d'une langue à l'autre.
Le genre peut cependant représenter grammaticalement le sexe : le garçon, le porc, Albert (mots renvoyant à un référent masculin) ~ la fille, la truie (mots renvoyant à un référent féminin). Ce cas de figure se limite principalement aux animaux (parmi lesquels l'homme donc aussi ses fonctions, métiers, prénoms, etc.) c'est-à-dire à ce qui a un sexe. On parle alors d'un genre « logique », logique qui peut être contournée quand on sait qu'en allemand Kind « enfant » et Mädchen « jeune fille » sont du genre neutre, lequel est normalement réservé aux inanimés.
Indication du genre
Note : les transcriptions phonétiques, entre crochets, sont données en API. Les autres sont dans la transcription traditionnelle de la langue.
Pour indiquer le genre des mots, les langues disposent de plusieurs possibilités :
:lexicales → pour une même notion donnée, il existe un lexème différent pour chaque genre :
- toujours en français, les termes ayant un genre naturel correspondant à un sexe (masculin pour un mâle, féminin pour une femelle) et fonctionnant en couples appariés ont le plus souvent une forme unique par genre. Par exemple, le féminin de canard n'est pas - canarde mais cane. De même pour homme ~ femme, il ~ elle, celui-là ~ celle-là, sanglier ~ laie, cochon ~ truie, etc. ;
:morphologiques → un morphème du mot indique son genre (comme un suffixe) :
- en français le masculin est non marqué. C'est le féminin qui l'est, souvent par un -e écrit en fin de mot qui correspond à un « e caduc » permettant à la consonne finale, le cas échéant, de se faire entendre : petit [pəti] ~ petit-e [pətit(ə)], sorcier [soʁsje] ~ sorcière [soʁsjɛʁ] ; dans de nombreux cas, il n'existe oralement plus aucune différence entre les deux genres (fatigué ~ fatiguée). On trouve même des ambiguïtés graphiques : rapide sert au masculin et au féminin. On parle dans ce cas de mots ou de formes épicènes.
- en grec ancien, on peut identifier assez facilement le genre de certains mots : au nominatif singulier, les mots en -ος (consulter Déclinaisons du grec ancien) sont le plus souvent masculins (mais il existe de nombreux neutres appartenant à un autre modèle de déclinaison), ceux en -η -ē, -ᾱ ā ou -ᾰ -a féminins et ceux en -ον -on neutres. Dans d'autres cas, une voyelle longue dans la dernière syllabe au nominatif signale un masculin ou un féminin, par opposition à la même voyelle brève qui indique un neutre : ἀληθής alēthḗs (masculin et féminin) ~ ἀληθές alēthés (neutre), « vrai » ; en revanche, à certains cas la désinence ne permet pas de connaître le genre : à l'accusatif, un mot en -ον -on pourrait être masculin ou neutre ; au génitif pluriel des mots de la troisième déclinaison, la désinence -ων -ōn sert aux trois genres ;
- en espéranto, le genre n'est pas marqué, sauf genre logique. Dans ce cas, les féminins sont indiqués par un suffixe -ino et il n'existe pas, même dans les couples appariés, de terme spécifique : patr-o « père » fait son féminin en patr-ino « mère ». Il n'existe pas de - matro ;
ou syntaxiques → c'est par les règles d'accord que le genre est révélé :
- en français, les noms ne permettent pas toujours de savoir s'ils sont masculins ou féminins. Arbre pourrait être l'un ou l'autre. Le déterminant un dans un arbre indique cependant que le mot est bien masculin (au féminin, on aurait une). L'allemand fonctionne aussi souvent selon le même principe : dans schönes Kind, c'est l'adjectif schön mis au neutre de la déclinaison forte (suffixe -es) qui joue ce rôle tandis que Kind ne laisse rien présager de son genre. Avec un nom masculin, on aurait eu schöner et au féminin schöne.
Langues sans genres
De nombreuses langues non indo-européennes, comme le basque, le finnois, l'estonien, le turc ou le hongrois, ne connaissent pas la catégorie du genre, bien que des oppositions puissent être marquées par les pronoms. En mandarin, elle est indiquée, à l'écrit seulement, par le pronom personnel de 3 personne et, rarement, à la 2 (on distingue le masculin, le féminin, les animaux et le reste ; seule l'opposition masculin / féminin / autres est réellement productive ; à la 2 personne, l'opposition ne concerne que le masculin / féminin). La langue parlée ne fait aucune distinction, cependant.
Certaines langues artificielles, comme le lojban ou la langue fictive de la Culture de Ian Banks, ne marquent pas non plus le genre.
Nombre de genres
Certaines langues, comme le latin ou l'allemand possèdent trois genres : le masculin, le féminin et le neutre. D'autres, comme le français, en possèdent deux : le masculin (identique au neutre) et le féminin. Des langues anciennes indo-européennes, comme le latin ou le grec ancien, laissent comprendre qu'en indo-européen l'opposition de genre concernait surtout une opposition du type animé (ce qui vit) ~ inanimé (ce qui ne vit pas) : en effet, dans de nombreux cas le masculin et le féminin sont identiques et s'opposent ensemble au neutre. C'est d'ailleurs la seule opposition en hittite.
Cette dichotomie animé ~ inanimé se retrouve dans des langues modernes comme le néerlandais, le danois, le suédois ou le norvégien. On parlera alors d'une opposition entre le genus commune (masculin/féminin) et le genus neutrum. Notons que le français connaît dans de rares cas une telle opposition : les pronoms cela (ça), en et y, par exemple, ne servent qu'aux inanimés. Par exemple : « Jean me plaît » → « il me plaît » ~ « boire du thé me plaît » → « cela (ça) me plaît » ; « je parle de Jean » → « je parle de lui » ~ « je parle de ma passion pour le thé » → « j'en parle » (noter que dans les cas de thématisation par dislocation dans un registre courant, « j'en parle souvent, de lui » est tout à fait compréhensible) ; « je pense à Jean » → « je pense à lui » ~ « je pense à la déclaration d'impôts » → « j'y pense »), de même que le pronom relatif quoi (« je ne sais qui » ~ « je ne sais quoi »).
Plus éloignée, une langue comme le nahuatl n'oppose aussi que les animés aux inanimés ; fait notable, seuls les animés varient en nombre. Les langues algonquines, dont le cri, possèdent des genres animé et inanimé, qui démontrent cependant la même distribution arbitraire que le genre en français ; par exemple, le mot cri mi:nis (« petit fruit ») est inanimé, mais le mot ospwa:kan (« pipe ») est animé.
Des langues africaines, enfin, comportent un nombre beaucoup plus important de classes sémantiques pouvant être considérées comme des sortes de genres. Elles sont le plus souvent indiquées par les préfixes de classe.
Connotations des genres
- Langage sexiste | féminité & virilité
- Gender Studies
Articles connexes
- Nombre ;
- personne ;
- trait grammatical ;
- they singulier ;
- syllepse.
Lien internet
http://genre.eduinfo.com site sur le genre des mots français
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