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Idéologie

Idéologie

En son sens philosophique, l'Idéologie, terme forgé en 1796 par Destutt de Tracy (Mémoire sur la faculté de penser), désigne l'étude des idées, de leur caractère, de leur origine et de leurs lois, ainsi que leurs rapports avec les signes qui les expriment. Les Idéologues désignent en ce sens Destutt de Tracy, Cabanis, Volney, Garat, Daunou. Dans son sens populaire, ce mot a été défini par Guy Rocher comme un « un système d'idées et de jugements explicites et généralement organisés qui sert à décrire, expliquer, interpréter ou justifier la situation d'un groupe ou d'une collectivité, et qui, s'inspirant largement de valeurs, propose une orientation précise à l'action de ce groupe dans l'Histoire ». L'idéologie est une notion beaucoup plus large que celle de doctrine (qui est la dimension intellectuelle de l'idéologie), car elle fait appel à la dimension des « comportements psychologiques » et s'inscrit dans un processus collectif très important: la notion d'idéologie n'existe que dans le cadre d'une « société de masses ». « L'idéologie, c'est ce qui pense à votre place » selon Jean-François Revel. Enfin, la notion d'idéologie prend souvent une acception négative: « La formule : « L'idéologie est l'idée de mon adversaire » serait une des moins mauvaises définitions de l'idéologie » selon Raymond Aron. Une autre définition courte de Thompson : "l'idéologie est le sens au service du pouvoir". Les études de Thompson concernant l'idéologie dans notre culture moderne abordent les dimensions culturelles et politiques de l'idéologie en regard de la communication de masse, caractéristique de notre monde contemporain. L'idéologie concerne le "comment le « sens » établit et maintient systématiquement des relations assymétriques de pouvoir" : l'idéologie est le sens au service du pouvoir. (inspiré de J. Thompson, "Studies in the Theory of Ideology" (1984), "Ideology and Modern Culture" (date ?) ) =Théorie de la Science comme idéologie= Certains pensent que même en tant que discipline mettant en question les croyances, les états d'esprit dominants peuvent empêcher certaines théories ou expérimentations de progresser. Ils pensent également que la philosophie des sciences consiste essentiellement en la réduction de l'impact d'idéologies, de façon à ce que la science avance selon son objectif premier (selon les scientifiques), la connaissance. =Les Idées Politiques= Théories politiques:
- Action directe
- Altermondialisme
- Anarchisme
- Anarcho-syndicalisme
- Anti-américanisme
- Antifascisme
- Anti-impérialisme
- Antinationalisme
- Antisexisme
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- Communisme
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- Communisme libertaire
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- Corporatisme
- Démocratie
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- Souverainisme
- Spontanéisme
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- Syndicalisme
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- Ultramontanisme Genres et idéologies:
- Masculisme
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- Patriarcat Union européenne concepts:
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- Fédéralisme
- Internationalisme
- Impérialisme
- Supranationalisme =Voir aussi= Politique | Religion | Doctrine | Doxa | Philosophie | Utopie | Guerre froide | Islamophilie | Mouvements révolutionnaires | Parti politique | Mouvements politiques catégorie:idéologie catégorie:philosophie ja:イデオロギー

1796

Catégorie:1796 Cette page concerne l'année 1796 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 11 avril : Franchissement par Napoléon Bonaparte du col de Cadibone, début de la campagne d'Italie.
- 5 juillet : Les Anglais occupent l'île d'Elbe.
- 15 décembre : Début d'une révolte en Irlande, soutenue par la France (fin en 1798).
- Napoléon défait les armées d'Autriche et de Sardaigne en Italie.
- Révolution française
  - 19 février : Suppression des assignats.
  - 15 mai : Traité de Paris : la Sardaigne (Maison de Savoie) cède la Savoie et Nice à la France.
  - Napoléon Bonaparte épouse Joséphine veuve du vicomte de Beauharnais.
  - mai : échec du complot communiste de Babeuf en France.
- Début du règne de Paul Ier, tsar de Russie (fin en 1801).

Asie


- Les Anglais prennent Ceylan (Sri Lanka) aux Hollandais.

Afrique

Amériques


- George Washington refuse de se présenter pour un troisième mandat de président des États-Unis.
- Le Tennessee devient le seizième état de l'union américaine.
- Le peintre américain Gilbert Stuart peint un portrait de George Washington qui sera utilisé plus tard sur les billets américains.

Océanie

Arts


- Le peintre américain Gilbert Stuart peint un portrait de George Washington qui sera utilisé plus tard sur les billets américains.
- Le peintre japonais Sharuku peint ses têtes de lutteurs et d'acteurs.

Sciences et techniques


- Edward Jenner découvre la vaccination antivariolique.
- L'inventeur allemand Aloys Senefelder invente la lithographie.
- Samuel Hahnemann publie ses travaux sur l'homéopathie.

Économie


- 19 février : Suppression des assignats.

Naissances en 1796


- date précise inconnu : Henry De la Beche, géologue anglais.
- 7 février : Michael Thonet, dessinateur de meubles autrichien.
- 26 juillet : Jean-Baptiste Camille Corot, peintre français.
- 19 septembre : Richard Harlan, médecin, zoologiste et paléontologue américain († 1843).

Mariages


- Le général Bonaparte épouse Joséphine de Beauharnais.

Décès en 1796


- 6 novembre Catherine II, tsarine de Russie

Voir aussi


- an IV, an V __NOTOC__ ko:1796년 ms:1796 simple:1796 th:พ.ศ. 2339

Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy

Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy, comte d'Empire, né le 20 juillet 1754 à Paris et mort 9 mars 1836 est un philosophe français.

Sous la Révolution

Colonel du régiment de Penthièvre, Antoine Louis Claude Destutt de Tracy fut député au États généraux par la noblesse du Bourbonnais. Un des premiers de son ordre à se réusnir au tiers état, un des plus enthousiastes lors de la nuit du 4 août 1789, il se consacre aux sciences avec son ami Pierre-Jean-Georges Cabanis à la dissolution de l' Assemblée constituante Nommé maréchal de camp par La Fayette en 1792, il retourne à la vie civile après le 10 août 1792, son chef étant parti en émigration. Il est arrêté comme suspect, le 2 novembre 1793 et, durant ses onze mois de prison, s'initie à la philosophie de Locke et de Condillac, mettant au point sa propre doctrine.

Sous le Directoire

Il entre sous le Directoire à l'Institut, écrit des Mémoires sur la faculté de penser et Quels sont les moyens de fonder la morale chez un peuple. Il refuse le commandement dans l'armée d'Orient et est nommé membre du Conseil d'instruction publique en 1799.

Sous le Consulat et le Premier Empire

Il publie en 1801 des Observations sur le système actuel d'instruction publique. Nommé sénateur, il est le chef des "idéologues" méprisés par Napoléon Ier, qui le fait quand même comte d'Empire. Ses publications sont nombreuses : Éléments d'idéologie, La Grammaire, La logique, Traité de la volonté et de ses effets, Traité d'économie politique. Son œuvre a une influence réelle sur les phisosophes et économistes du XIXe siècle, notamment Thomas Brown, Stuart Mille, Spencer, Taine et Ribot. Il fut élu à l'Académie française le 15 juin 1808.

Liens externes


- [http://www.academie-francaise.fr/immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=314 Sa biographie par l'Académie française] Destutt de Tracy,Antoine Louis ClaudeDestutt de Tracy,Antoine Louis Claude Destutt de Tracy,Antoine Louis Claude Destutt e Tracy,Antoine Louis Claude Destutt de Tracy, Antoine Destutt de Tracy, Antoine

Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy

Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy, comte d'Empire, né le 20 juillet 1754 à Paris et mort 9 mars 1836 est un philosophe français.

Sous la Révolution

Colonel du régiment de Penthièvre, Antoine Louis Claude Destutt de Tracy fut député au États généraux par la noblesse du Bourbonnais. Un des premiers de son ordre à se réusnir au tiers état, un des plus enthousiastes lors de la nuit du 4 août 1789, il se consacre aux sciences avec son ami Pierre-Jean-Georges Cabanis à la dissolution de l' Assemblée constituante Nommé maréchal de camp par La Fayette en 1792, il retourne à la vie civile après le 10 août 1792, son chef étant parti en émigration. Il est arrêté comme suspect, le 2 novembre 1793 et, durant ses onze mois de prison, s'initie à la philosophie de Locke et de Condillac, mettant au point sa propre doctrine.

Sous le Directoire

Il entre sous le Directoire à l'Institut, écrit des Mémoires sur la faculté de penser et Quels sont les moyens de fonder la morale chez un peuple. Il refuse le commandement dans l'armée d'Orient et est nommé membre du Conseil d'instruction publique en 1799.

Sous le Consulat et le Premier Empire

Il publie en 1801 des Observations sur le système actuel d'instruction publique. Nommé sénateur, il est le chef des "idéologues" méprisés par Napoléon Ier, qui le fait quand même comte d'Empire. Ses publications sont nombreuses : Éléments d'idéologie, La Grammaire, La logique, Traité de la volonté et de ses effets, Traité d'économie politique. Son œuvre a une influence réelle sur les phisosophes et économistes du XIXe siècle, notamment Thomas Brown, Stuart Mille, Spencer, Taine et Ribot. Il fut élu à l'Académie française le 15 juin 1808.

Liens externes


- [http://www.academie-francaise.fr/immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=314 Sa biographie par l'Académie française] Destutt de Tracy,Antoine Louis ClaudeDestutt de Tracy,Antoine Louis Claude Destutt de Tracy,Antoine Louis Claude Destutt e Tracy,Antoine Louis Claude Destutt de Tracy, Antoine Destutt de Tracy, Antoine

Volney

Constantin-François Chasseboeuf de La Giraudais, comte Volney, dit Volney (7 février 1757, Craon (Mayenne)-1820). 1820

Origine

Il est né dans une famille enracinée dans sa province natale, qui de la condition de laboureurs, ont accédé à la notabilité de fonctions juridiques. Il perdit sa mère à l'âge de deux ans et fut élevé loin de son père, avec qui il ne s'entendit jamais. Celui-ci lui refusa son nom et lui donna celui de Boisgirais, dont Constantin changea pour celui de Volney, contraction de Voltaire et de Ferney.

Voyages

À Paris, il étudie le droit, puis la médecine pour se consacrer enfin à l'histoire et aux langues anciennes. Ses moyens lui permettent de voyager et de recueillir de nombreuses observations. Son « Mémoire sur la Chronologie d’Hérodote » souleva des discussions à l’Académie des Inscriptions et lui ouvrit les salons d’Helvétius. C'est sa santé fragile qui l'avait incité à faire médecine. Il se lie ainsi d'amitié avec Cabanis chez la veuve d'Helvétius à Auteuil où il rencontre Condorcet et Franklin, puis chez d’Holbach, où il voit Diderot. Tout ceci le confirme dans son athéisme matérialiste, il est étranger à toute sensibilité religieuse. On a dit qu'il était un des ces "jansénistes laïques dont la France abonde". L’ouvrage qui a rendu son nom célèbre est Ruines ou Méditations sur les Révolutions des Empires. Il publia à Rennes (1787-1788), en société avec M. de Monsodive, une feuille politique, intitulée : la Sentinelle ; il a été collaborateur du Magasin encyclopédique et de la Revue encyclopédique.

La Révolution française

Député aux États généraux, dont il devient secrétaire, puis à l'Assemblée Constituante. Bien qu'ardent républicain, il fut emprisonné à La Force pendant la Terreur. Il parvient à se faire transférer à la pension Belhomme sous prétexte de maladie, puis dans celle de Picpus, dont il fut libéré en septembre 1794, au bout d'un an. À l'École Normale, créée en 1794, il occupe la chaire d'histoire et attire un nombreux public intéressé par sa critique de la méthode historique qu'il veut plus rigoureuse. L'École normale supprimée (1795), il voyage pour visiter l'Amérique, et y observer avant Tocqueville, une véritable expérience de la liberté. Bien accueilli par le gouvernement américain, il y est persécuté par son successeur John Adams, qu'il avait critiqué, et il est accusé de conspiration. Il rentre en France. Philosophe, orientaliste, il fut nommé par le Directoire le 6 décembre 1795 membre de l’Institut dans la classe des Sciences morales et politiques.

L'Empire

Sciences morales et politiques Il s’associa au 18 brumaire, refusa d’être ministre de l'intérieur que lui propose son ami Bonaparte et d’être consul ; il fut Vice-Président du Sénat Impérial, où il s'oppose à la politique de Bonaparte et à son Concordat. Il forme avec d'autres "idéologues", l'opposition à l'empereur, qui l'honore cependant et lui concède le titre de comte d'empire. Il donna sa démission de sénateur, et se retire de la scène politique sous l'Empire. Il fut de la classe de Langue et de Littérature françaises à l’organisation de 1803 ; on lui attribua le fauteuil de l’abbé de Radonvilliers. Il y fut maintenu à la réorganisation de 1816 ; il fonda un prix pour le meilleur ouvrage sur les langues orientales. Il devient Pair de France sous Louis XVIII par reconnaissance de son opposition intellectuelle à l'empire. Guère porté sur le beau sexe, il épousa sur le tard une cousine avec qui il vécut "dans une entente polie". Volney est mort le 26 avril 1820. Son tombeau, une pyramide, est au cimetière du Père-Lachaise (division 41) à Paris. Il est considéré comme le précurseur des ethnologues, anthropologues et sociologues du XX siècle. Le Prix Volney est décerné par l'Institut de France sur proposition de l'Académie des inscriptions et belles-lettres à un ouvrage de « philologie comparée ».

Bibliographie


- Voyage en Syrie et en Égypte, pendant les années 1783, 1784 & 1785. Paris, 1785, Chez Volland, Libraire, et Desenne, Libraire. À Paris. 1787. Cette étude documentée fut utilisée par Bonaparte au cours de son expédition., 3e éd. avec des considérations sur la guerre des Russes et des Turcs, Paris, 1799. Paris, 1807, 1822, 1830.
- Considérations sur la guerre actuelle des Turcs. À Londres, 1788. Edition originale de ce texte qui sera repris en 1799 dans la 3ème édition du Voyage en Syrie.
- Des Conditions nécessaires à la légalité des Etats-Généraux. Paris, 1788.
- Lettre de M. C.-F. de Volney à M. le comte de S...t. Paris, 1788. On lit au bas de la première page, la note suivante : "pour l'intelligence de cette lettre, il faut être prévenu que l'auteur publia, au commencement de novembre, la brochire intitulée : Des Conditions nécessaires à la légalité des Etats-Généraux., et que M. le comte de S..., depuis quelques jours y a répondu par une analyse, où sans réfuter l'ouvrage, il diffame la personne.
- Chronologie des douze siècles antérieurs au passage de Xercès en Grèce. 1790.
- Les Ruines Ou Meditations Sur Les Revolutions Des Empires, Par M.Volney Député a L'Assemblée Nationale De 1789. Desenne, Volland, Plassan, Genève, août 1791. Première édition française. Paris, 1792, 3e éd.augmentée avec le Catéchisme du Citoyen français, Paris, 1799. 5e éd. avec la Loi naturelle, Paris, 1817. 1820, 1821, 1822. L'ouvrage a été traduit en espagnol, en anglais, et presque dans toutes les langues de l'Europe, il en existe une version arabe.
- La loi naturelle ou Cathéchisme du Citoyen français. Grenoble, 1793. 2e éd., en 1813. Petit manuel qui constitue un excellent traité de morale. À la suite, on trouve diverses chansons : hymne à la raison. Hymne patriotique (la Marseillaise). Chanson sur l'air de la carmagnole.
- Simplification des langues orientales, ou méthode nouvelle et facile. D'apprendre les langues arabe, persane et turque, avec des caractères européens. Paris An III (1795)
- Leçons d'histoire prononcées à l'Ecole normale, en l'an III de la République française. Paris, 1799, 3e éd., en 1822. Autre édition augmentée d'une leçon inédite, et suivi du Discours de Lucien sur la manière d'écrire l'histoire. Paris, 1826. Traduction en espagnol en 1827.
- Tableau du climat et du sol des États-Unis d'Amérique Suivi d'eclaircissements sur la Floride, sur la colonie Francaise au Scioto, sur quelques colonies Canadiennes et sur les Sauvages. Paris, 1803. 2e éd. Paris, 1822.
- Rapport fait à l'Académie Celtique sur l'ouvrage russe de M.le professeur Pallas. "Vocabulaires comparés des langues de toute la terre". Paris, 1805.
- Recherches nouvelles sur l'histoire ancienne. Paris, 1808, 1813 et 1814. 2e éd. en 1822. Il expose ses conceptions linguistiques er son idée d'appliquer un alphabet unique pour les langues européennes et orientales.
- Supplément à l'Hérodote de M.Larcher. Paris, 1808
- Chronologie de Hérodote, conforme à son texte, en réfutation des hypothèses de ses traducteurs et de ses commentateurs. Paris, 1809. Bossange, 1821.
- Questions de statistique à l'usage des Voyageurs. Paris, 1813
- Histoire de Samuel, inventeur du sacre des rois ; fragment d'un voyageur américain. Paris, 1819, Bossange, 1820, 1822
- L'alfabet européen appliqué aux langues asiatiques. Simplification des langues orientales. L'hébreu simplifié par le méthode alfabétique. Paris 1819, 1826.
- Discours sur l'étude philosophique des langues, lu à l'Académie des sciences. Paris 1820. 2e édition revue et corrigée en 1820.
- L'Hebreu simplifié, contenant un premier essai de la grammaire, et un plan du Dictionnaire, écrit sans lettres hébraïques, et cependant conforme à l'hébreu, avec des vues nouvelles sur l'enseignement des langues orientales. Paris, 1820. Ouvrage posthume.
- Letter to Priestley. Imprimé aux États-Unis
- Lettres de M. de Volney à M. le baron de Grimm, suivi de la réponse de ce dernier (publié par Antoine-Alexandre Barbier). Paris, 1823
- Les ruines ou Meditation sur les revolutions des Empires. Précédé d'une notice par le comte Daru. Paris, Baudouin frères, 1826.
- Œuvres choisies, précédées d'une Notice sur la vie de l'auteur (par Adolphe Bossange). Les ruines. - La loi naturelle. - L'histoire de Samuel. Paris, 1821, Nouvelle édition. Lebigre Frères, 1836.
- Œuvres complètes. Précédées d'une Notice sur la Vie et les Écrits de l'Auteur. Firmin-Didot, 1954. Il est encore auteur :
- Précis de l'état actuel de la Corse (1793). Ce précis fait partie d'un plus grand ouvrage sur la Corse, non achevé, dont les fragments ont été recueillis dans ses Œuvres complètes

Liens externes


- [http://www.jerusalem-pedibus.net/site_fr/volne_fr.html Volney en Terre sainte] Chasseboeuf Chasseboeuf Catégorie:Littérature en Mayenne

Psychologie

La psychologie est la science de l'âme ou psyché, et de ses interactions avec les nombreuses fonctions innées, sensitives, affectives ou intellectuelles et l'étude du comportement humain en général. Divisée en de nombreuses branches d’étude, ses disciplines abordent le domaine aussi bien au plan théorique que pratique, avec des applications thérapeutiques, sociales, et parfois politiques ou théologiques.

Définition

Étymologiquement, la psychologie est la science (logos) de l'âme ou psyché (psukhê). En son sens grec, cette étude porte sur les fonctions végétatives (psychophysiologie), sensitives (perceptions, motivation, motricité) et intellectives (psychologie cognitive), (cf. Aristote, Peri Psukhè). L'objet d'étude de la psychologie est un débat non clos depuis des siècles, si bien que selon les auteurs, la psychologie s'est trouvée centrée sur des objets très différents, sans qu'il soit encore possible aujourd'hui de décider quelle est la théorie unitaire qui serait largement acceptée. Ainsi les approches de cette question extrêmement complexe se partagent traditionnellement en celles qui considèrent que l'objet de la psychologie est le comportement et sa genèse, ou les processus de la pensée, ou les émotions et le caractère ou encore la personnalité, les relations humaines, etc. Mais certaines disciplines psychologiques se distinguent non par l'objet d'étude proprement dit mais par la méthode utilisée (clinique, expérimentale, différentielle, etc.) et d'autres par l'activité humaine considérée (travail, apprentissage, soin, éducation, etc.). Certaines disciplines de la psychologie se combinent avec d’autres, soit dans des champs connexes soit comme sous-domaines d’un champ d’études plus vaste, et sont souvent soumises à de redoutables problèmes épistémologiques, par exemple la psychopédagogie, la psychosociologie ou la psychopathologie, etc. En effet, il est difficile de dire par exemple ce qu’est ou n’est pas la pathologie en général (cf. Essai sur quelques problèmes concernant le normal et le pathologique (1943) de Georges Canguilhem) et donc encore plus difficile de préciser la pathologie de l’esprit, de la personnalité… poser la question, c’est se rendre compte des écueils théoriques qui ne sont toujours pas dépassés. Enfin, le rapport de la psychologie avec la philosophie a été très étroit, voire indiscernable, pendant longtemps (la morale, la conscience, l'action, etc. sont des thèmes traditionnellement philosophiques que l'on rencontre en psychologie). Certaines psychologies sont ainsi orientées par des thèses philosophiques (personnalisme, humanisme, biologisme, etc.). C'est cette extrême diversité qui en fait la complexité historique, les résultats localement acquis se croisent et il faut de longues études pour en démêler la rationalité et l'intérêt. Il est ainsi très facile d'obtenir des théories inconsistantes ou de réaliser des synthèses incohérentes, qui ne manquent pas tout au long de l'histoire multimillénaire de la psychologie. A côté de la psychologie « savante », il existe pour chacun le sentiment « d'en savoir quelque chose » puisque nous savons tous ce qu'est un caractère, un sentiment, une pensée, une relation affective, etc. Alors, que peut dire de plus le psychologue sur ces questions? D'autant que la plupart des affirmations psychologiques générales paraissent pouvoir être contredites ou trouver un contre-exemple qui les ruine. Il est aussi possible d'opposer, dans le champ des sciences humaines, la psychologie à la sociologie, à l'anthropologie et aux sciences politiques, en ce qu'elle étudie d'abord des personnes. Ainsi que ce soit en théorie ou en pratique, la définition de l'objet de la psychologie est une question non résolue.

Problématiques de la psychologie

La psychologie est traversée par plusieurs problématiques qui la fragmentent selon les options prises par ceux qui l’étudient. La combinaison rationnelle et synthétique des résultats n’est pas l’objet d’un consensus général, même si bien sûr beaucoup de résultats se sont accumulés et si localement, il est possible d’affirmer que certaines hypothèses sont justes ou fausses.

Idéalisme et matérialisme

La problématique la plus ancienne et la plus générale est celle que la philosophie projette depuis les origines sur les études de psychologie : les conceptions idéalistes et matérialistes s’opposent depuis Platon et Épicure et sont sensibles à toutes les époques avec des nuances, des compromis variables selon les auteurs (cf. Histoire de la psychologie). Cette problématique traverse les sciences dites cognitives : les recherches qui utilisent des outils modernes pour analyser matériellement le cerveau et comprendre son fonctionnement vont-elles trouver le sens de ce que vit la personne ?

Méthode scientifique générale et méthode psychologique spécifique

Le problème est que la psychologie n’a pas sa méthode spécifique d’étude : chaque grande étape dans l’histoire de la psychologie est marquée par l’utilisation de méthodes scientifiques qui ont obtenu des succès dans d’autres champs et qui sont appliquées à ce qui paraît être l’objet d’étude de la psychologie, adéquat à la méthode… raisonnement circulaire qui a des effets limitée et inévitable. Par exemple, la méthode expérimentale sera appliquée au cours des XIXe et XXe siècles, avec des résultats très critiquables : Wilhelm Wundt paraît limiter la psychologie à ce que mesure ses instruments (temps de réaction, excitabilité,…) ou les études comportementalistes (behavioristes) vont refuser d’étudier la conscience ou la pensée en considérant que c’est une « boîte noire » dont on ne peut rien dire, rien mesurer. Ainsi, la méthode linguistique, la méthode herméneutique, etc. vont tour à tour apporter des informations mais surtout des critiques à l’égard des autres méthodes et de leurs résultats…Mais ces résultats intéressants peuvent parfois inciter le sujet a la tentative de suicide par la transformation de sa psychomorphologie.

Cerveau et société humaine

Cette problématique est la conséquence de la position de la psychologie à la frontière de domaines immenses peu maîtrisés scientifiquement :
- le « cerveau », est l'objet le plus complexe que nous connaissions dans l’univers, nos connaissances à son sujet s’élaborent tous les jours, mais nous sommes loin d’en avoir fait le tour… ;
- la « société humaine », dont le passé a déterminé ce qu’est l’espèce humaine aujourd’hui et dont le fonctionnement est très complexe sous tous ses aspects, forment l’un et l’autre ce que nous sommes individuellement.

Individuel et collectif

Cette problématique oppose l’individuel au collectif. Beaucoup de théories se sont affrontées sur cette dimension des études psychologiques, sans qu’une conclusion consensuelle se dégage actuellement sur les rapports entre la personne et la société. Certains « décident » que c’est la personne qui permet à la société d'exister et de se transformer, pour d’autres c’est le contraire et, bien entendu, beaucoup pensent que les deux sont nécessaires, mais de quelle manière est ce le mieux ?

Inné et acquis

Cette problématique n’est pas la plus simple ni la dernière, les rapports entre ce qui est déterminé génétiquement et ce qui est acquis de l'environnement ou socialement ont occupé les universités depuis longtemps et peut-être les occuperont encore longtemps, jusqu’à ce que nous sachions penser scientifiquement ces relations. La méthode statistique est cette fois appliquée sur des notions et des concepts dont la scientificité est loin d’être assurée : l’« intelligence », le « patrimoine génétique », le « niveau socioculturel » et donne des résultats divergents selon les études…

Développement et permanence

Qu’est-ce qui chez l’adulte reste de l’enfant, qu’est-ce qui chez l’enfant détermine l’adulte qu'il sera ? L’écho s’en fait entendre dans les affirmations du type « Tout se joue avant six ans ! » ou « Il faut rester enfant pour être créatif ! » dont la scientificité est éminemment douteuse.

Humain et animal

Comment penser l'évidente différence entre une société humaine et un groupe de primates, tout en intégrant la continuité de l'évolution de l'animal vers l'homme ? La psychologie de l'animal est-elle suffisante pour comprendre l'humain ? Comprendre la pensée humaine sans la lier à la pensée non verbale de l'animal, est-ce correct ?

Conscient et inconscient

La découverte que les humains ne maîtrisent pas tous leurs actes, que des paroles, des moments de leur vie intellectuelle ou affective ne sont pas conscients a bouleversé l'image d'un homme de raison, maître de lui-même et du monde. La conscience claire devient un objectif mais n'est pas donnée naturellement... Chaque champ d’études de la psychologie pose ainsi de difficiles oppositions que les auteurs tranchent ou accommodent pour tenter de construire une démarche scientifique, comme le rapport entre raison et folie ou celui entre normal et pathologique, déjà évoqué. L’histoire de la psychologie n’est donc pas une construction linéaire où les progrès se sont accumulés dans une même direction, à partir d’un même objet. S'il est assez simple d'établir une chronologie de l'histoire de la psychologie, le cours de son histoire est plein de fractures, de contradictions dès que l’on cherche à étendre les résultats en dehors de la zone étroite où ils ont été élaborés. Cette histoire appartient fondamentalement à la psychologie : il est difficile d’étudier la psychologie sans connaître son histoire, le risque en l'ignorant est de répéter des erreurs déjà critiquées.

Classement des disciplines et approches psychologiques

Le classement proposé des diverses disciplines psychologiques est empirique, il utilise les catégories classiques de la méthode scientifique ; objet d'étude, méthode d'analyse, champ d'étude. Comme tout classement empirique, il n'est pas totalement satisfaisant et les disciplines appartiennent à plusieurs catégories, mais l'accent est mis sur un aspect du fait du nom choisi par les fondateurs. C'est une des tâches essentielles de la psychologie et de son épistémologie que de parvenir à définir scientifiquement son objet d'étude, sa méthode et son champ d'étude. Travail en cours mais qu'on ne peut considérer comme achevé ou même stabilisé.

Selon le paradigme


- Les approches psychodynamiques (psychanalyse)
- La psychologie de la forme (Gestalt)
- Le comportementalisme (béhaviorisme)
- La psychologie cognitive
- Le connexionnisme
- L' approche écosystémique

Selon l'objet d'étude


- La psychologie animale
- La psychologie du développement
- La psychologie de la personnalité
- La psychologie sociale
- La psychologie de l'éducation
- La psychologie environnementale
- La psychophysiologie

Selon la méthode d'étude


- La psychométrie
- La psychologie expérimentale
- La psychologie différentielle
- La psychologie du développement historico-social
- La psychologie computationnelle (informatique)
- La psychologie clinique
- La psychanalyse
- La psychologie humaniste
- La psychologie transpersonnelle
- La psychologie criminologie
- La psychologie interculturelle

Selon le champ d'étude ou de pratique


- La psychologie scolaire
- La psychologie du travail
- La psychologie de la santé
- La psychologie du sport
- La psychologie légale
- La psychologie du couple
- La psychothérapie

Selon les articulations avec des champs connexes


- La psychopédagogie
- La psychopathologie
- La psychophysiologie
- La neuropsychologie

Notions de psychologie


- accompagnement
- agression
- apprentissage
- aptitudes
- associationnisme & connexionnisme
- attitude et influence sociale
- cerveau et système nerveux
- cognition
- cognition sociale
- conditionnement
- conscience et inconscient
- complexes
- complexe œdipien
- comportement
- comportement addictif
- compréhension
- contexte
- développement
- dépression
- deuil
- dynamique des groupes
- émotion
- ergonomie cognitive
- estime de soi
- expertise
- foules
- forme
- groupe restreint
- gestalt
- instruments d'évaluation
- intelligence
- introspection
- intentionnalité
- langage et acquisition du langage
- lecture
- mécanisme de défense
- mémoire
- méthodes de recherche
- modèles mentaux
- modélisation-simulation
- morphopsychologie
- motivation
- mimétisme
- narcissisme
- névrose
- passage à l'acte
- pédagogie
- perception
- personnalité
- population
- psychologie appliquée
- psychopathe
- psychose
- psychotrope
- planification
- pulsion
- raisonnement et prise de décision
- relationnel
- représentation
- résolution de problème
- retard mental
- santé mentale
- savoir-faire
- sens
- sensation
- sexualité
- stress
- statistiques
- psychothérapie
- théorie de l'esprit
- thérapies psychologiques
- transfert
- traumatisme
- trouble de l'attachement
- Trouble de la personnalité borderline
- trouble obsessionnel compulsif (TOC)
- victimologie clinique

Histoire de la psychologie

Voir aussi : Chronologie de l'histoire de la psychologie

Fin du XIXe siècle et début du XXe : les premières réussites

Dans l'esprit actuel, nous constatons une façon de réécrire l'histoire en mettant en avant tout ce qui favorise l'éclairage scientifique. C'est ainsi que peut naître la confusion entre la neurologie et la psychologie. Pour la neurologie, il va sans dire que les premières réussites sont par exemple :
- Hermann von Helmholtz (18211894) : A prouvé que les nerfs conduisaient bel et bien de l’électricité.
- Camillo Golgi (18431926): En 1873, grâce à une solution de nitrate d’argent, il devient possible pour la première fois de voir les neurones.
- Santiago Ramón y Cajal (18521934) : Appliquera la technique de Golgi pour préciser la structure du système nerveux. Est à l'origine de la théorie cellulaire, c-à-d de la non-continuité entre les neurones. Partage le prix Nobel de physiologie et médecine de 1906 avec Golgi.
- Hermann Ebbinghaus (18501909) : A été le premier à appliquer une méthode expérimentale dans l’étude de la mémoire.
- Charles Scott Sherrington (18571952) : Malgré les relations de communication entre les neurones mis à jour par Ramón y Cajal, c’est lui qui utilise la terme « synapse » pour la première fois.
- Otto Loewy (18731961) : En 1921, il démontre expérimentalement la transmission chimique d’informations entre les neurones, par le biais des neurotransmetteurs, qu’il contribuera à décrire.
- Wilder Penfield (18911976) : Fondateur de l’Institut de neurologie de Montréal en 1934, il a été un précurseur dans l’identification des zones cérébrales reliées à certaines activités (ex.: homoncule) en tentant de découvrir un remède à l’épilepsie. En ce qui concerne la psychologie plus précisément, il est plus difficile de situer une période permettant de qualifier les « premières » réussites. Rappelons que c'est l'échec de Freud à propos de l'hypnose qui fut la grande réussite de la psychanalyse. Si nous devions trouver des repères marquants, ce serait plus du côté des méthodes employées, et à ce titre, la modernité caractérise ses avancées en psychologie essentiellement en s'appuyant sur le concept de méthode psychologique qui est véritablement la « réussite » marquante la plus manifeste d'un point de vue développemental.

Le début du XXe siècle : l'approche méthodologique en psychologie


- Freud et l’inconscient
La psychanalyse sonne le départ d'une longue démarche réflexive sur l'être humain à partir d'un lexique renouvelé et d'une méthodologie foisonnante (souvent difficile à cerner) encore fertile un siècle plus tard, bien que cette page du Wikipédia ne fasse pas jusqu'à présent la part des choses...
- Le behaviorisme (la psychologie du comportement)
  - La relation stimulus-réponse: le conditionnement (classique, opérant).
  - Un modèle d’explication trop simpliste.
  - L’impasse scientifique: l’impossibilité d’étudier les phénomènes complexes de la pensée (la boîte noire).
- Donald Hebb (19041985) : L'un des premiers à s’opposer à la perspective behavioriste et à amorcer l’étude du traitement de l’information.
Il a élaborée une théorie qui, quoique largement spéculative, fait état de grandes caractéristiques cérébrales :
- # L’efficacité des connexions entre les neurones augmente en fonction de leurs activités pré et post-synaptique.
- # Des réseaux de neurones tendent à s’activer simultanément de manière à former des groupes dont l’activité persiste à leur action et peuvent même la représenter.
- # La pensée s’élabore à travers l’activation séquentielle de groupes de neurones.

Les mathématiques, l’informatique et les débuts du courant cognitiviste


- Norbert Wiener (18941964) et la cybernétique (Control Theory) : Mathématicien américain, il a appliqué les statistiques à la communication et a fondé la cybernétique (le contrôle et la communication chez l’animal et la machine).
  - Un des premiers à comparer le cerveau à un ordinateur.
  - Pionnier des sciences cognitives modernes, il a précisé les concepts de « but » et de « rétroaction ».
  - Le contrôle, lors de la réalisation d’une activité, passe par la détermination de divers buts hiérarchisés. L’activité fournit des informations qui sont constamment comparées aux buts, ce qui constitue la rétroaction et guide l’action.
  - Exemple de l’atteinte d’un but personnel.
- Alan Mathison Turing (19121954) : Mathématicien et logicien anglais.
  - Machine de Turing : constitue la base de la théorie des automates. Elle formalise le concept d’algorithme et est représentées par une succession d’instructions agissant en séquence sur des informations d’entrée et susceptibles de fournir un résultat.
  - Une machine peut-elle penser ? Expérience de pensée : conversation entre un homme et une machine, comment un observateur extérieur pourra-t-il distinguer l’homme de la machine ? Voir aussi le test de Turing.
- John von Neumann (1903-1957) : Mathématicien américain d’origine hongroise.
  - Physique quantique : unification mathématique de la théorie ondulatoire d'Erwin Schrödinger et de la mécanique des particules de Werner Heisenberg.
  - Théorie des jeux: co-fondateur (avec Morgenstern) et de son application à l'économie mathématique.
  - Précurseur de l’intelligence artificielle (IA) : a eu l’idée de coder les programmes (au lieu de branchements physiques), modèle qui a toujours cours aujourd’hui.
  - S'intéresser au traitement de l'information par les organismes biologiques pour définir des applications à des machines artificielles (précurseur du connexionnisme et des neurosciences).
- Herbert Simon (1916-2001). Économiste américain, Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel, 1978.
  - Initiera le débat sur les limites de la rationalité : contraintes sur la capacité des agents à traiter l’information disponible.
  - Comment des capacités limitées peuvent évoluer dans un environnement immensément complexe ?
- Avec Allen Newell, l’un des pionniers de l’informatique, ils développeront:
  - La résolution humaine de problèmes à travers des procédures.
  - Élaboreront la notion de processus cognitif dans un contexte d’IA.

La perspective cognitive : le retour de la « boîte noire »


- La recrudescence de l’intérêt pour l'aspect modulaire des processus de pensée.
- Les nouveaux modèles théoriques du traitement de l’information.
- La réfutation de l’impasse scientifique formulée par les behavioristes. Le développement des moyens d’investigation :
- Électro-encéphalographie (EEG) : mesure des différences de potentiel électrique à la surface du scalp.
- Magnéto-encéphalographie (MEG) : mesure des champs magnétiques à la surface du scalp.
- Imagerie par émission de positrons (PET)
- Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF) Le traitement de l’information Questions clés:
- Comment les informations sont-elles intégrées (sensations) ?
- Quelle est leur signification première (perception et reconnaissance) ?
- Comment elles sont stockées, organisées (mémoire) et modifiées (apprentissage) ?
- Comment les utilisons-nous (langage, raisonnement, prise de décision, résolution de problèmes) ?
- Comment sont-elles abstraites (conscience) ? Dans ce modèle, le cerveau humain ressemble à un ordinateur : (1)Entrées → (2)Traitement → (3)Sorties Certains considèrent que cette perspective est celle de « l'homme machine » qui véhicule une image de l'être humain propice à l'idéologie de la performance et du Management. Cette remarque souligne le fait qu'une telle approche ne se préoccupe pas de l'impact « ecologique » de ses théories, et en ce ce sens, nous nous éloignons d'une psychologie qui mesure ses avancées selon sa congruence avec l'humanité de son « objet » d'étude : nous. D'autres pensent que la démarche analytique rendue possible par la modélisation informationnelle et la méthode expérimentale n'est pas incompatible avec une perspective humaniste et intégrée de la psychologie.

Voir aussi


- Liste de psychologues
- Écoles de psychologie

Disciplines liées


- anthropologie (cognitive)
- coaching
- colorimétrie
- communication interpersonnelle
- économie, marketing et finance comportementale
- education
- enseignement
- ergonomie
- éthologie
- histoire
- linguistique et psycholinguistique
- littérature
- neurobiologie
- neurologie
- neuropsychologie
- neurosciences
- pédagogie
- philosophie
- psychanalyse
- psychiatrie
- psychométrie
- sciences cognitives
- sociologie
- théorie des jeux
- théorie systémique

Annuaire de FAQ francophones


- [http://groups.google.fr/groups?q=insubject%3Afaq+group%3Afr.sci.psychologie&scoring=d Les FAQ à jour de fr.sci.psychologie]
- [http://www.psycho-ressources.com/questions_psy.html Questions fréquentes sur les psy et les psychothérapies.]

Liens externes


- [http://www.psycho-textes.com/ Bibliothèque virtuelle de Psychologie]
- [http://www.psynergie.com/ Annuaire francophone de la psychologie]
- [http://www.apa.org American Psychological Association]
- [http://www.psych.org American Psychiatric Association]
- [http://www.bps.org.uk British Psychological Society]
- [http://www.apa.org/monitor/dec99/toc.html Un siècle de psychologie (APA)]
- [http://bsf.spp.asso.fr Bibliothèque de la Société Psychanalytique de Paris]
- [http://www.perfectionnement.info Agenda de formations et congrès en psychologie]
- [http://www.portalpsicologia.org/ Portalpsicologia.org]
- [http://www.sfpsy.org/ Site officiel de la Société Française de Psychologie (SFP)]
- [http://ocw.mit.edu/OcwWeb/Brain-and-Cognitive-Sciences/index.htm Cours du MIT (en anglais)]
-
ja:心理学 ko:심리학 ms:Psikologi simple:Psychology th:จิตวิทยา

Jean-François Revel

Revel, Jean-François Revel, Jean-François Revel Revel Revel, Jean-François Revel, Jean-François Jean-François Revel (né le 19 janvier 1924 à Marseille ) est un écrivain et journaliste français. Époux actuel de la journaliste Claude Sarraute fille de l'écrivain Nathalie Sarraute. Il est résistant pendant la seconde guerre mondiale à Paris sous la direction d'Auguste Anglès. Étudiant de l'École Normale Supérieure et agrégé de philosophie, il enseigne à l'étranger (en Algérie, au Mexique puis en Italie) puis en France à Lille, jusqu'en 1963. Ensuite, il se consacre à sa carrière de journaliste et d'écrivain. Philosophe, pamphlétaire, essayiste, il collabore à France-Observateur, puis à L'Express, puis au Point. Socialiste jusqu'en 1970, il se démarque de cette tendance en publiant son premier essai politique à grand succès, Ni Marx ni Jésus. En 1976 il sort La Tentation totalitaire, puis La Nouvelle Censure, un an après.
On lui doit la théorisation en 1979 du "droit d'ingérence". Désormais considéré comme réactionnaire par ses détracteurs, il fustige « l'anti-américanisme ». Il est élu le 19 juin 1997 à l'Académie française au 24e fauteuil. Un de ses fils est Matthieu Ricard, moine bouddhiste, écrivain, proche du Dalaï Lama. Ricard est le nom de naissance de Jean-François, qui a ensuite adopté légalement comme nom le pseudonyme Revel.

Principales œuvres


- Pourquoi des philosophes ? (1957)
- Pour l'Italie (1958)
- Sur Proust (1960)
- La Cabale des dévots (1962)
- Contrecensures (1966)
- Ni Marx ni Jésus (1970)
- La Tentation totalitaire (1976)
- La Grâce de l'État (1981)
- Comment les démocraties finissent (1983)
- Le Rejet de l'État (1984)
- Une anthologie de la poésie française (1984)
- Le Terrorisme contre la démocratie (1987)
- La Connaissance inutile (1988)
- L'Absolutisme inefficace, ou Contre le présidentialisme à la française (1992)
- Le Regain démocratique (1992)
- Histoire de la philosophie occidentale, de Thalès à Kant (1994)
- Le Moine et le Philosophe (en collaboration avec son fils Matthieu Ricard) (1997)
- Le Voleur dans la maison vide, Mémoires (1997)
- Fin du siècle des ombres (1999)
- La grande parade. Essai sur la survie de l'utopie socialiste (2000)
- L'obsession anti-américaine (2002)

Citations


- L'idéologie, c'est ce qui pense à votre place.
- Un système philosophique n'est pas fait pour être compris : il est fait pour faire comprendre.
- Ce que les Français détestent, ce ne sont pas les inégalités, ce sont les inégalités autres que celles qui sont octroyées par l'État.
- Le XXe siècle a été, au-delà de toute limite jusque-là connue, celui du vice.

Liens externes


- [http://www.jeanfrancoisrevel.net/ Un site consacré à Jean-François Revel]
- [http://www.liberaux.org/wiki/index.php?title=Jean-Fran%C3%A7ois_Revel Jean-François Revel sur Wikiberal]

Raymond Aron

Raymond Aron est un sociologue, philosophe et journaliste français, né le 14 mars 1905 et décédé le 17 octobre 1983. Il cofonda la revue Les Temps modernes avec Jean-Paul Sartre. Il fut éditorialiste au quotidien Le Figaro pendant trente ans. Co-fondateur de la revue Commentaire avec Raymond Barre et quelques-uns de ses élèves.

Biographie

Aron, Raymond Claude Ferdinand. Sociologue français. Né à Paris le 14 mars 1905. Décédé à Paris le 17 octobre 1983. Pseudonyme parfois utilisé : René Avord.

Études

:Lycée Hoche à Versailles, Lycée Condorcet à Paris : baccalauréat en 1924. :1924 à 1928 : Étudie la philosophie à l'Ecole Normale supérieure à Paris. :1928 : Agrégation de philosophie. :1930 à 1933 : Études en Allemagne. :1930 à 1931 : Études à l'université de Köln. :1931 à 1933 : Études à Berlin.

Carrière professionnelle

:1933 à 1934 : professeur au lycée du Havre (Sartre échangé sa place à Berlin). :1934 à 1940 : vit à Paris. :1934 à 1939 : Secrétaire du centre de Documentation sociale de l'École Normale Supérieure, et professeur à l'École Normale Supérieure d'enseignement primaire à Paris. :1938 : Docteur ès-Lettres, écrit une Introduction à la philosophie de l'histoire et un essai sur la théorie de l'histoire dans l'Allemagne contemporaine. :1939 : Maître de conférence en philosophie sociale à la Faculté des Lettres de Toulouse. :1939 à 1940 : Il sert dans l'armée française. :juin 1940 à 1945 : Exil à Londres, où il rencontre Charles de Gaulle. :1940 à 1944 : Il est engagé dans les Forces Francaises Libres et est rédacteur en chef du journal La France Libre (Londres) :1945 à 1983 : S'installe à Paris. :1945 à 1947 : Professeur à l'École nationale d'administration de Paris. :1948 à 1954 : Professeur à l'Institut d'études politiques de Paris. :1945 à 1983 : ::Journaliste de 1946 à 1947, avec Albert Camus, il édite le journal Combat et participe au journal Les Temps Modernes. Il éditorialise au Figaro de 1947 à 1983. :En 1965 et 1966 : il est président de la Société des Rédacteurs (…). :1975 à 1976 : membre du Directoire de la société (…) :1976 à 1983 : directeur politique du journal (…) :1977 à 1983 : président du comité directeur du journal l'Express. En paralléle il est chroniqueur à la radio Europe numéro 1 de 1968 à 1972. :De 1955 à 1968 : Chargé d'enseignement puis, à partir de 1958, professeur à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de la Sorbonne à Paris. Parmi ses assistants on notera Pierre Bourdieu (1930-2002). Il donne notamment des cours sur Karl Marx, qui en font un marxologue jugé "neutre" (car non-marxiste). :1960 à 1983 : Directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études de Paris VI. :1970 à 1983 : Professeur de sociologie de la Culture moderne au Collège de France à Paris. Décède à Paris le 17 octobre 1983.

L'engagement politique

Après son agrégation de philosophie, Aron assiste aux autodafés organisés par le régime nazi en mai 1933 : cette catastrophe de la pensée lui inspire un profond mépris pour les régimes révolutionnaires. Il part à Londres dès le 23 juin 1940 : patriote, fils d'une vieille famille juive alsacienne, il n'a jamais été pacifiste. Il ne renie pourtant pas Pétain, et n'accorde pas de soutien sans faille à De Gaulle dont il craint le césarisme populaire sous-jacent. Il s'engage malgré tout dans les FFL. Le paradoxe est bien le maître-mot de cet intellectuel controversé qui a développé un sens critique toujours en éveil eu égard au monde politique : il se ravise quelque peu à la Libération en acceptant un poste au ministère de l'Information dirigé par son ami André Malraux. De plus, il s'engage aux côtés du RPF dès 1947. Militant dans les années 1950 pour l'indépendance de l'Algérie dans son opuscule La Tragédie Algérienne, il est la figure du débat intellectuel de l'époque face à Sartre dont il réfute le gauchisme dans les Temps Modernes. Il le rejoint cependant dans la lutte contre la guerre du Vietnam, et dans un ultime retournement, choisit Giscard en 1981. Aron reste pour certains le symbole de l'idéologie technocratique et la figure de la lutte contre le marxisme, alors que pour d'autres son anti-marxisme et sa lucidité, en particulier lors des convulsions de 1968, illustrent la possibilité du libéralisme politique dans la France contemporaine. Rédacteur dans les journaux «la France libre, Combat, les Temps Modernes, Il fut éditorialiste du Figaro de 1947 à 1977, travailla à « l'Express » et pour la station radiophonique Europe numéro 1 et finalement il fut nommé au Collège de France. Un Centre d'Études de Philosophie Politique porte le nom de Centre Raymond Aron à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, boulevard Raspail à Paris (EHESS).

Le Totalitarisme selon Raymond Aron

Définition du Totalitarisme: « Il me semble que les cinq éléments principaux sont les suivants : # Le phénomène totalitaire intervient dans un régime qui accorde à un parti le monopole de l'activité politique. # Le parti monopolistique est animé ou armé d'une idéologie à laquelle il confère une autorité absolue et qui, par suite, devient la vérité officielle de l'État. # Pour répandre cette vérité officielle, l'État se réserve à son tour un double monopole, le monopole des moyens de force et celui des moyens de persuasion. L'ensemble des moyens de communication, radio, télévision, presse, est dirigé, commandé par l'État et ceux qui le représentent. # La plupart des activités économiques et professionnelles sont soumises à l'État et deviennent, d'une certaine façon, partie de l'État lui-même. Comme l'État est inséparable de son idéologie, la plupart des activités économiques et professionnelles sont colorées par la vérité officielle. # Tout étant désormais activité d'État et toute activité étant soumise à l'idéologie, une faute commise dans une activité économique ou professionnelle est simultanément une faute idéologique. D'où, au point d'arrivée, une politisation, une transfiguration idéologique de toutes les fautes possibles des individus et, en conclusion, une terreur à la fois policière et idéologique. (…) Le phénomène est parfait lorsque tous ces éléments sont réunis et pleinement accomplis. » R. Aron, Démocratie et Totalitarisme, Folio Essais, Gallimard, 1965.

Citations


- « Le choix en politique n'est pas entre le bien et le mal, mais entre le préférable et le détestable. » (Extrait d’une Interview)
- « Objectivité ne signifie pas impartialité mais universalité. » (Introduction à la philosophie de l'histoire)
- « Connaître le passé est une manière de s'en libérer. » (Dimensions de la conscience historique)

Aron, philosophe de l'histoire


- Connaissance historique : ni déterministe (Marx) ni relativiste (Nietzsche, Spengler)
- Histoire plurielle et hétérogène.
- Finalité de l’histoire = accomplissment de l’humanité (kantien).
- Mais conteste le rationalisme moniste du progrès, qui fait référence à une norme.
- Totalitarisme = régime de parti monopolistique excluant toute liberté formelle et réelle.
- Marxistes : rejettent libertés « formelles » au nom des libertés « réelles ».
- Droit à la vérité = le plus simple et le plus profond de tous les droits objectifs.

Aron, théoricien des relations internationales

Raymond Aron est un théoricien du réalisme. Il est fortement influencé par Clausewitz et Alexis de Tocqueville. Pour Raymond Aron, les relations internationales sont spécifiques et distinctes de la politique interne aux États. Dans les relations internationales, il y a « légitimité et légalité du recours à la force armée de la part des acteurs » : « Max Weber définissait l'État par le monopole de la violence légitime. Disons que la société internationale est caractérisée par l'absence d'une instance qui détienne le monopole de la violence légitime. » (Qu'est-ce qu'une théorie des Relations Internationales ?) Il considère qu'il ne peut y avoir de théorie générale des relations internationales, et refuse la conception causale (explicative) pour choisir une conception compréhensive à travers l'analyse sociologique des buts que peuvent poursuivre les États. Chaque État peut recourir à la guerre pour 3 raisons :
- la puissance ;
- la sécurité ;
- la gloire. Aron définit les systèmes internationaux comme des « ensembles d'unités en interactions régulières susceptibles d'être impliquées dans une guerre générale ». « La caractéristique d'un système international est la configuration des rapports de force ». Il faut distinguer les systèmes multipolaire et bipolaire. Il faut distinguer les systèmes homogènes (ceux dans lesquels les États appartiennent au même type, obéissent à la même conception du politique), et les systèmes hétérogènes (ceux dans lesquels les États sont organisés selon des principes autres et se réclament de valeurs contradictoires). En effet, la conduite d'un État n'est pas commandée par le seul rapport de force. Les intérêts nationaux ne peuvent pas être définis sans tenir compte du régime intérieur d'un état, de son idéal politique. Le système international est déterminé par des valeurs qui existent au sein des états, et ces valeurs influencent la stabilité du système.

Aron, le Spectateur engagé.

Œuvres


- La sociologie allemande contemporaine, Paris, Alcan, 1935.
- Introduction à la philosophie de l'histoire. Essai sur les limites de l'objectivité historique, Paris, Gallimard, 1938.
- Essai sur la théorie de l'histoire dans l'Allemagne contemporaine. La philosophie critique de l'histoire, Paris, Vrin, 1938.
- L'homme contre les tyrans, New York, Editions de la Maison française, 1944.
- De l'armistice à l'insurrection nationale, Paris, Gallimard, 1945.
- L'âge des empires et l'avenir de la France, Paris,Défense de la France, 1945.
- Le grand schisme, Paris, Gallimard, 1948.
- Les guerres en chaîne, Paris, Gallimard, 1951.
- L'Opium des intellectuels, Paris, Calmann-Lévy, (1955).
- Polémiques, Paris, Gallimard, 1955.
- La tragédie algérienne, Paris, Plon, 1957.
- Espoir et peur du siècle. Essais non partisans, Paris, Calmann-Lévy, 1957.
- L'Algérie et la République, Paris, Plon, 1958.
- La société industrielle et la guerre, Paris, Plon, 1959.
- Immuable et changeante. De la IVe à la Ve République, Paris, Calmann-Lévy, 1959.
- Dimensions de la conscience historique, Paris, Plon, 1961.
- Paix et guerre entre les nations, Paris, Calmann-Lévy, 1962.
- Essai sur les libertés (1965).
- Démocratie et totalitarisme (1965).
- Trois essais sur l'âge industriel (1966).
- Étapes de la pensée sociologique (1967).
- Penser la guerre, Clausewitz (1976).
- Le Marxisme de Marx (2002).
- Raymond Aron spectateur engagé.Entretiens avec Raymond Aron. Durée : 2H30 - DVD - Éditions Montparnasse, (2005).
- De Giscard à Mitterrand : 1977-1983 (éditoriaux parus dans l'Express), préface de Jean-Claude Casanova. Éditions de Fallois, Paris, octobre 2005. 895 pages. ISBN 2-87706-570-7.

Voir aussi

Articles connexes

Clausewitz | Max Weber | Alain | Sartre | Kojève | Leo Strauss

Liens externes


- [http://www.catallaxia.org/sections.php?op=viewarticle&artid=36 Bibliographie]
- [http://www.stratisc.org/act/Malis_POWERII.html Raymond Aron et le concept de puissance]
- [http://www.catallaxia.org/sections.php?op=viewarticle&artid=34 Un résumé de l'Opium des intellectuels]
- [http://www.catallaxia.org/sections.php?op=viewarticle&artid=35 Essai sur les libertés]
- [http://www.catallaxia.org/sections.php?op=viewarticle&artid=37 Aron face à mai 68] Aron, Raymond Aron, Raymond Aron, Raymond Aron, Raymond Aron, Raymond ja:レイモン・アロン

Altermondialisme

L'altermondialisation ou altermondialisme est le nom d'un mouvement social qui, tout en se présentant comme non opposé à la mondialisation, demande que des valeurs telles que la démocratie, la justice économique, l'autonomie des peuples, la protection de l'environnement et les droits humains fondamentaux soient prépondérantes sur la logique économique dans ce processus. Ce mouvement appelant à une mondialisation maitrisée et solidaire est en revanche opposé à ce qu'il appelle la mondialisation néolibérale. Derrière le slogan affirmant que “Un autre monde est possible”, le mouvement reste une recherche d'alternatives, globales et systémiques, à l'ordre financier et commercial international et une contestation notamment de l'organisation interne, le statut et les politiques de ses institutions comme l'OMC, le FMI, l'OCDE, le G8 et la banque mondiale.

Alter ou anti ?

Le terme anti-mondialisation a été initialement utilisé par les journalistes pour désigner le mouvement, il confondait alors sous une même dénomination les opposants à toute forme de mondialisation (les nationalistes, protectionnistes, communautaristes, fondamentalistes, etc) et ceux défendant une autre forme de mondialisation plus sociale. Pour les démarquer, le terme altermondialisme ou altermondialisation, d'origine belge, fut adopté dans la francophonie comme reflétant mieux le sens du mouvement défendant une nouvelle forme de mondialisation. Une séparation s'opère ainsi entre ces deux mouvements distincts.

La diversité du mouvement

Une autre ambiguïté concerne les différences d'orientations politiques au sein du mouvement qui associe des réformateurs qui sont majoritaires mais aussi des antilibéraux, voire des anticapitalistes.
- Une part influente des altermondialistes se dit favorable au marché, lorsque celui n'est pas hégémonique et est suffisamment régulé par des règles à caractère social. Il s'agit des réformateurs, qui donnent parfois l'impression à leurs adversaires de vouloir réintroduire le marxisme et le nationalisme par la petite porte (alors qu'eux-mêmes ne se réclament pas forcément du marxisme et prétendent en général rejeter le nationalisme). Ils sont par exemple généralement favorables à l'établissement de barrières douanières sur l'agriculture pour les pays du sud (cfr principe de souveraineté alimentaire).
- Une autre part influente, plus réformatrice, se rapproche et se confond avec l'internationalisme défendu par les communistes. Cette partie des altermondialistes oppose la mondialisation des peuples (ou du prolétariat) à la mondialisation reposant uniquement sur l'économique capitaliste, qui serait celle des dirigeants. Altermondialisme devient ainsi dans certains cas synonyme d'antilibéral (critique du libéralisme économique), voire dans d'autres cas d'anticapitaliste.
- Une troisième part est clairement nationaliste et protectioniste Le mouvement altermondialiste résulte de la convergence et de la multiplicité des luttes. Il regroupe des personnes d'horizons très divers: paysannerie, couches populaires et petite bourgeoisie du Sud, pauvres et salariés précaires des pays industrialisés, syndicats ouvriers et enseignants, associations de consommateurs, de chercheurs et de jeunesse, mouvements écologistes, anti-militaristes, féministes, marxistes, nationalistes, keynésiens et anarchistes... Pour cette raison, cette nouvelle mouvance est souvent appelée le mouvement des mouvements. Cette diversité se reflète dans le grand nombre d'organisations se revendiquant altermondialistes. Le point de vue altermondialiste connaît également un écho parmi certains dirigeants des PMA, ainsi que certains l'ont exprimé dans la déclaration de Dhaka. Les non alignés.

Historique et structure

Le mouvement prend racine au début des années 80 dans les pays du Sud avec la lutte contre la dette, l'OMC, et les plans d'ajustement structurels du FMI; mais il reste inaperçu en Occident. Il prend naissance en Europe, aux États-Unis et en Corée à partir de 1994 contre le chômage, la précarisation du travail et la remise en cause de la protection sociale. Les manifestations de Seattle en 1999 sont les premières manifestations mondiales altermondialistes. Elles sont suivies par le rassemblement de Gênes en 2001 (avec la mort d'un manifestant tué par balle par la police italienne) contre le sommet du G8 et les Forums sociaux mondiaux de Porto Alegre de 2001 à 2003 et de Mumbai en 2004. En novembre 2002 s'est également tenu le 1er Forum social européen à Florence, et 450.000 à 1 million de personnes ont défilé contre la guerre en Irak et pour un autre monde. En tant que lieux d'échanges et évènements médiatiques, les forums sont les espaces et les moments privilégiés du mouvement. Sa structure, basée sur la démocratie interne et refusant la hiérarchie pyramidale, est celle d'un réseau horizontal où la solidarité peut rappeler l'Union syndicale Solidaires.

Positions

Positions présentées comme altermondialistes

Malgré la diversité de ses acteurs, la pensée dite altermondialiste a une orientation commune qui se présente comme tournée vers la lutte pour le développement, les droits fondamentaux, la paix et la démocratie. Avec un discours souvent idéaliste, l'altermondialisme se veut un moteur de lutte sociale. Son principal adversaire idéologique est le néo-libéralisme. Pour certains, cela indiquerait que l'altermondialisme se soucie peu du monde et du rapprochement des peuples, mais cherche à promouvoir une théorie économique et sociale proche du socialisme. Leur critique part des constats du rapport de pauvreté et de domination grandissant entre le Nord (Amérique du nord et Europe) et le Sud (Afrique subsaharienne - PMA), de la croissance des inégalités et des discriminations qui en découlent, de la croissance de l'insécurité écologique et de la falsification de l'intérêt général par les intérêts privés. Les altermondialistes refusent la représentation du monde comme “Guerre des civilisations” mais prônent une solidarité internationale entre la multitude de peuples de cultures diverses. La pensée altermondialiste veut, d'une part, faire prendre conscience des méfaits qu'elle attribue au néo-libéralisme, déconstruire ce qu'elle appelle le dogme néo-libéral, et, d'autre part, proposer des réformes ou du moins des alternatives. Ils critiquent également la valorisation des politiques de délocalisation qui sont selon eux négatifs à la fois pour les pays développés (car menaçant la stabilité et le volume de l'emploi, la sécurité sociale ou le minimum salarial) et pour les pays du Sud (car le développement entraîné par les délocalisations est vu comme l'exploitation par le Nord sans gain économique réel pour les habitants du Sud).

Critiques

Critique du marché mondial

Les altermondialistes considèrent que la mondialisation du marché n'est pas un synonyme de progrès humain; elle ne profite pas équitablement à tous. Ils interprètent la croissance des inégalités et la pauvreté permanente dans le monde comme un effet pervers du libre marché mondialisé. Les altermondialistes dénoncent particulièrement l'inégalité croissante entre la proportion des plus riches et des plus pauvres de la planète, qui a augmenté depuis 1960 qu'ils attribuent à la mondialisation plutôt qu'aux causes internes à ces pays. Selon le rapport 2001 du PNUD, 1% des plus riches mondiaux disposent d'un revenu cumulé égal à celui des 57% les plus pauvres. De plus, pour 45 des 77 pays disposant d'une statistique sur l'inégalité de revenu, celle-ci a cru à l'intérieur des pays entre 1960 et 1990, renforçant les inégalités intra-nationales. Est également critiquée la libéralisation des flux financiers et monétaires mondiaux qui a, selon eux, un effet déstabilisateur sur les économies locales et des conséquences humaines néfastes. Ils attribuent par exemple la crise argentine et la crise asiatique du sud-est à la fin des années 90 à cette libéralisation, là encore plutôt qu'aux déséquilibres internes et aux politiques économiques de ces pays.

Position vis-à-vis des états et des organismes internationaux

Les altermondialistes considèrent que l'économie n'est pas régie par des lois économiques naturelles et immuables mais est le fruit de politiques conscientes des gouvernements qui délégueraient de plus en plus leur pouvoir au marché (voir: Consensus de Washington). De leur point de vue, le marché réduirait l'homme et la nature à sa valeur marchande. Ils voient comme contrepoids des instances externes aux marchés comme les États, les organisations internationales ou, sans trop précision sur sa représentation, la société civile. Bien que favorables au développement d'organisations internationales, ils s'attaquent à celles qui cherchent à privatiser ou à réduire l'accès aux services publics, ainsi qu'à celles qui visent à déréguler l'économie.

Critique de l'OMC

Certaines organisations comme Oxfam dénoncent le fait que les intérêts des pays développés prennent le pas sur le développement dans les négociations commerciales ([http://www.oxfam.com/fr/pr052807_omc.htm Communiqué Oxfam]). La majeure partie des altermondialistes vont beaucoup plus loin en accusant l'OMC de prendre systématiquement des décisions non-équitables et partiales parce que favorables aux intérêts des entreprises transnationales et aux intérêts nationaux des pays riches. Par exemple, les accords régis par l'OMC seraient déséquilibrés en ce qu'ils permettraient aux produits des pays industrialisés d'accèder aux marchés du Sud, alors que les produits d'exportation principaux de ces derniers, comme l'agriculture, ne profitent pas de la réciprocité. Les altermondialistes y voient une destruction du marché intérieur des pays concernés et une dépendance accrue dans l'industrie des pays avancés. A noter que les altermondialistes reprochent inversement les délocalisations dans les pays en développement qui leur permettent de se créer une base industrielle et dans le secteur des services ; tout comme certaines de leurs composantes soutiennent la Politique Agricole Commune qui subventionne les exportations agricoles des pays riches. Les négociations en huis clos sont également pointées du doigt, ainsi que le système de négociation per se, géré par des comités techniques non élus démocratiquement et accusés de dissimuler des lobbies d'intérêt privés. D'autre part, la domination des pays industrialisés dans le commerce mondial est pointée comme raison de l'impossibilité pour les pays pauvres et les groupes minoritaires de s'opposer aux décisions de l'OMC. Principalement, les altermondialistes appellent à plus de démocratie, plus de transparence et un nouveau rapport de forces plus favorables aux pays en développement et aux politiques locales. Aussi, ayant une gouvernance basée principalement sur les ministres du Commerce des pays adhérents, l'OMC est critiqué pour son manque de préoccupation dans les domaines sociaux et environnementaux qui sont pourtant influencés par ses décisions. Les accords concernant la propriété intellectuelle comme les ADPIC sont également critiqués lorsqu'ils sont relatifs aux biens "vitaux" (aliments, médicaments, eau) ou aux organismes vivants. Sont en particulier visés les OGM et le prix élevé de certains médicaments comme ceux contre le SIDA. Certains groupes ont par exemple développé le concept alternatif de brevet positif pour y remédier.

Critique du FMI

Pour les altermondialistes, les politiques menées par le FMI ont contribué de façon dramatique à des échecs économiques, sociaux et politiques dans un grand nombre de situations: notamment la crise asiatique de 1997, les transitions des économies russes et est-européennes à l'économie de marché, les réformes sud-américaines et la gestion des pays africains. Ils en veulent pour preuve la comparaison entre le bilan des économies qui ont suivi les prescriptions du FMI et celles qui les ont rejetées (cfr par ex. Les non alignés). Les causes de l'échec sont attribuées à plusieurs facteurs, dont les intérêts de la communauté financière internationale, l'aveuglement des dirigeants par ce qu'ils appellent le dogme du marché néo-libéral et l'application de règles immuables ignorant les spécificités de chaque pays. Plus précisément, les altermondialistes dénoncent que les remèdes usuels prescrits par le FMI (libéralisation forcée avec privatisations et réduction du pouvoir de l'État) reposent sur l'hypothèse, qu'ils rejettent, que le marché aboutit à l'optimum, même après une période de transition douloureuse. A travers les crises asiatiques et latino-américaines, le FMI est accusé également d'avoir menacé l'équilibre de l'économie par sa politique de libéralisation des capitaux, qui a permis les mouvements déstabilisants des capitaux spéculatifs. Les altermondialistes en appellent à une régulation des capitaux financiers. Enfin, le FMI étant d'une part dirigé par des ministres de l'économie et des banquiers habitués au secret, et d'autre part, fortement influencé par les pays riches du Nord, les altermondialistes considèrent qu'il y a un manque de transparence et de démocratie dans l'institution.

Critiques des grandes firmes multinationales

L'altermondialisme s'oppose au grandes multinationales comme Monsanto (producteur de graines génétiquement modifiées, ou OGM), qui ont tentés d'interdire l'étiquetage sur les produits. La figure emblématique de cette lutte est José Bové. Plus généralement, les altermondialistes s'opposent à tous les brevets sur le code génétique (ADN), au motif qu'on se saurait breveter les êtres vivants. Il s'oppose aussi aux multinationales du médicament (Roche, Pfizer, etc.), qui, par leurs brevets et le prix de vente de leur médicament, empêchent les pays pauvres d'avoir accès aux soins. Les médicaments Diflucan® ou Triflucan® notemment de Pfizer permettraient de sauver des dizaines de millions de personnes malades du SIDA en Afrique http://www.actupparis.org/article188.html.

Propositions

Les altermondialistes soutiennent souvent des idées réformatrices dans le domaine économique comme celles d'un allègement de la dette des pays pauvres, d'une taxation sur les transactions financières (Taxe Tobin), et promeuvent aussi un commerce équitable où le consommateur a la garantie que le producteur auquel il achète un bien possède un revenu qu'il considère comme « équitable ». Les propositions concernant les droits de l'homme et de l'environnement sont également présentes chez beaucoup d'entre eux. En particulier, la question de la durée est posée : à quoi sert de se développer en exploitant de plus en plus intensivement des ressources qui ne se renouvellent pas et dont l'épuisement est prévisible si ce n'est à aller plus vite dans le mur ? Le mot durable revient souvent dans les conversations, bien qu'autour de polémiques (développement durable, ou décroissance soutenable ?). Les altermondialistes aspirent également à plus de démocratie mais les propositions concrètes sont très éparses, allant de la réforme des organisations internationales à l'instauration d'un parlement mondial (cfr démocratie mondiale). Plus précisément, une liste de propositions couramment avancées par les altermondialistes, dont particulièrement le mouvement ATTAC, a été synthétisée dans le [http://www.france.attac.org/a3993 manifeste de Porto Alegre]. On distingue les: Propositions liées à des réformes économiques
- Annuler la dette publique des pays du Sud. L'argumentaire altermondialiste consiste à dire qu'ils l'ont déjà remboursée plusieurs fois via les intérêts, qu'elles ont été souvent contractées par un gouvernement précédent non démocratique afin de maintenir son pouvoir ou qu'elles sont le pendant de la dette écologique ou coloniale.
- Promouvoir le commerce équitable avec un nivellement par le haut des normes sociales telles que consignées dans les conventions de l'OIT. Reconnaître les Droits économiques, sociaux et culturels énoncés à la conférence de Vienne de 1996. En particulier, reconnaître le droit à la souveraineté et à la sécurité alimentaire, à l'emploi, à la protection sociale et à la retraite. Remarque: le syndicat confédération paysanne demande que l'agriculture soit exclue totalement des négociations de libéralisation.
- Tirer un bilan exhaustif et indépendant des conséquences des décisions de l'OMC, du FMI et de la Banque Mondiale.
- Exclure définitivement les domaines de l'éducation, de la santé, des services sociaux et de la culture des cycles de négociation de l'OMC et préserver les services publics menacés de libéralisation par l'accord général sur le commerce des services (AGCS) de l'OMC.
- Instaurer des taxes internationales sur les transactions financières, dont la taxe Tobin sur le marché des devises. D'autres variantes existent comme celles sur les investissements étrangers, sur les bénéfices consolidés des transnationales, sur les ventes d'armes ou sur les activités à forte émission de gaz à effet de serre.
- Démanteler les paradis fiscaux afin de contrer les évasions fiscales et le crime financier.
- Interdire toute forme de brevetage du vivant et de privatisation de biens communs de l'humanité, l'eau notamment. liées à la justice et à la paix
- Mettre en place un système international respecté de prévention et règlement des conflits.
- Appliquer la charte des Droits de l'homme contre toute forme de discrimination, de sexisme et de racisme et condamner de manière égale les différents pays qui ne la respectent pas. liées au développement de la démocratie
- Garantir le droit à l'information par des législations mettant fin à la concentration des médias dans des groupes de communication géants, et garantissant l'autonomie des journalistes par rapport aux