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| Identité |
IdentitéLipiansky (1992) propose que l'identité du sujet peut être définie comme s'articulant autour d'une distinction entre identité du moi et identité du soi : « Le soi est l'aspect spécifiquement autoperceptuel. Cet aspect contient trois niveaux: la perception de soi, qui est l'ensemble des perceptions primaires brutes : le concept de soi, qui est l'ensemble des représentations de soi et le sentiment de soi, qui est la dimension affective. L'identité du moi renvoie aux fonctions cognitives actives et adaptatives, tournées vers la réalité. (1) » Ainsi, si l'identité est un processus cognitif et affectif par lequel le sujet se conçoit et se perçoit, elle est aussi la structure psychique qui résulte de ce processus . « C'est avec cette structure interne que le sujet va appréhender non seulement sa propre personne, mais également le monde qui l'entoure. (2) »
Ainsi, l'identité est d'abord un système dynamique à la fois processus et structure qui bien qu'en construction permanente demeure une organisation stable. Interne au sujet, elle est également en interaction avec l'extérieur : « Le soi représente le pôle complètement interne. Le moi est tourné vers la réalité extérieure et au moyen de ses fonctions actives et adaptatives, il permet au sujet de s'accommoder à son environnement. (3) »
Nous retrouvons la corrélation établie par Camilleri entre « le soi idéal » (ontologique) et « l'identité réelle » (pragmatisme en prise avec la réalité) sur laquelle nous reviendrons pour expliquer les stratégies identitaires. Les dimensions sociales (l'environnement, l'extérieur) et individuelles (interne au sujet) de l'identité s'interpénètrent donc intimement.
En nous appuyant sur les travaux de différents auteurs, nous distinguerons ici trois « types » d'identités (4) qui sont en étroite interaction et qui constituent « l'identité » d'un sujet, comme nous la définissons dans sa globalité :
L'identité personnelle
« Subjective », elle renvoie le sujet à ce qu'il a d'unique, à son individualité. « Elle englobe des notions comme la conscience de soi et la représentation de soi. » Codol (5) estime qu'il ne s'agit en fait que d'une « appréhension cognitive de soi ». Elle englobe trois caractères qui vont ensemble : « constance, unité, reconnaissance du même. » Il ne s'agit cependant pas d'une constance mécanique et d'une analogie réifiée, ni de l'adhésion stricte à un contenu invariant et figé mais d'une « constance dialectique (6) » et dynamique impliquant le changement dans la continuité, dans une dynamique d'aménagement permanent des divergences et des oppositions.
L'identité sociale
Plus « objective » elle englobe tout ce qui permet d'identifier le sujet de l'extérieur et qui se réfère aux statuts que le sujet partage avec les autres membres de ses différents groupes d'appartenance (sexe, age, métier, ...). L'identité sociale comprend les attributs catégoriels et statutaires qui se réfèrent à des catégories sociales où se rangent les individus (groupes, sous-groupes : « jeune », « étudiant », « femme », « cadre », « père »…). C'est souvent une identité « prescrite » ou assignée, dans la mesure ou l'individu n'en fixe pas, ou pas totalement, les caractéristiques. Cette identité sociale situe l'individu à l'articulation entre le sociologique et le psychologique. Elle envisage, comme le souligne Tajfel, le rôle joué par la catégorisation sociale qui selon lui « comprend les processus psychologiques qui tendent à ordonner l'environnement en termes de catégories : Groupes de personnes, d'objets, d'évènements […] en tant qu'ils sont équivalents les uns aux autres pour l'action, les intentions ou les attitudes d'un individu. (7) »
La théorie de l'identité sociale
# Les individus tentent d'accéder à (ou de maintenir) une identité sociale positive.
# L'identité sociale positive est basée, pour une large part, sur les comparaisons favorables qui peuvent être faites entre le groupe d'appartenance et certains autres groupes pertinents. Le groupe doit être perçu comme positivement différencié ou distinct des autres groupes pertinents.
# Lorsque l'identité sociale est insatisfaisante, les individus tentent soit de quitter leur groupe pour rejoindre un groupe plus positif, et/ou de rendre leur groupe distinct dans un sens positif.
D'après Tajfel, H. & Turner J.C., The social identity of intergroup behaviour in S. Worchel & W.G. Austin (Eds), Psychology of intergroup relations , Nelson-Hall, 1986.
L'identité culturelle
Elle regroupe tout ce qui est commun avec les autres membres du groupe, telles les règles, les normes et les valeurs que le sujet partage avec sa communauté. On peut également parler de l'identité interculturelle dans les cas de contacts entre cultures différentes (donnant lieux à des processus d'enculturation et d'acculturation), identité qui comme le soulignent Z. Guerraoui et B. Troadec (8) est alors « organisée autour d'une pluralité de systèmes autonomes les uns par rapport aux autres mais dépendants du contexte dans lequel ils s'actualisent. » L'identité culturelle renvoie donc aux descripteurs identitaires liés aux valeurs et aux codes auxquelles tiennent ou que revendiquent les individus, aux représentations sur ce que sont et doivent être les choses, et donc plus globalement à la question du sens.
L'appartenance à une culture se traduit ainsi par l'adhésion aux normes et valeurs de cette culture. Selon Zavalloni (9) les valeurs sont le point de rencontre entre l'individu et la société, l'une des caractéristiques primordiales de l'identité étant qu'elle possède un noyau central de valeurs difficilement amovibles qui sont la liaison essentielle entre l'individu, sa culture et ses différents groupes d'appartenance.
L'identité sociale peut créer une dérive identitaire, en cas de centrage quasi exclusif sur le groupe et indifférence, voire hostilité, vis à vis des autres groupes, et perte en parallèle d'une partie de l'identité personnelle et du sentiment d'appartenance à l'ensemble de l'humanité (identité planétaire)
Notes
:1. Y.R. Leanza, M. Lavalee, Enfants de migrants : l'apparente double appartenance, Université de Laval, Québec, Canada. (Non publié).
:2. idem.
:3. idem.
:4. Zohra Guerraoui et Bertrand Troadec, Psychologie interculturelle, Armand Colin, Paris, 2000.
:5. Codol J-P., Une approche cognitive du sentiment d'identité, in « Information sur les sciences sociales », SAGE, Londres et Beverly Hills, 20,1, 111-136.
:6. Hanna Malewska-Peyre, L'identité comme stratégie, in « Pluralité des cultures et dynamiques identitaires, Hommage à Carmel Camilleri », J. Costa-Lascoux, M-A Hily et G. Vermès (sous la dir. de), l'Harmattan, 2001.
:7. Tajfel H., Bilig M., Bundy R.P., Flament C., Social catégorisation and intergroup behavbiour, European Journal of Social Psychology , 1, 149-178 cité et traduit par Geneviève Vinsonneau, Inégalités sociales et procédés identitaires, Armand colin, Paris, 1999.
:8. Zohra Guerraoui, Bertrand Troadec, op. cité, 2000.
:9. M. Zavalloni, Values, in H. Triandis and J. Berry (Eds.), Handbook of cross-cultural psychology , Allyn & Bacon, 1980.
Bibliographie
Identité de groupe : monographies sur les « jeunes »
- Joëlle Bordet, Les "jeunes de la cité", PUF, 1999 : bilan d'une recherche menée entre 1987 et 1993 sur la vie des adolescents dans les quartiers d'habitat social d'une banlieue parisienne.
- Lamia Missaoui, Les étrangers de l'intérieur. Filières, trafics et xénophobie, Payot, 2003 : le commerce de l'héroïne entre la France et l'Espagne par des jeunes de bonne famille.
- Gloria Diogenes, Itinerário de Corpos Juvenis: o Baile, o Jogo e o Tatame, Annablume, 2003 : l' « inclusion à l'envers » des gangs de jeunes au Brésil.
Voir aussi
- Communautarisme identitaire
- Psychanalyse
- Subjectivité
Liens externes
- [http://bruno.gouteux.free.fr/textes/constr-id.htm Construction identitaire].
- [http://bruno.gouteux.free.fr/textes/strat-id.htm Stratégies identitaires].
Catégorie:Psychologie sociale
Joëlle BordetJoëlle Bordet est une psychosociologue du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) depuis 1989.
Elle a, depuis 1994, développé un travail sur les questions de la prévention de la délinquance, et de la lutte contre la violence. Elle s'intéresse particulièrement à l'éducation des adolescents dans les quartier d'habitat social, en particulier les plus marginalisés, aux prises avec la plus grande exclusion, ou qui plus probablement vivent dans des situations de précarisation. Sa collaboration avec Jacques Selosse sur la question des modes de socialisation des jeunes dans les quartiers d'habitat social s'est traduite par le livre Les « jeunes de la cité ». En tant que psychosociologue, elle s'efforce d'associer les habitants au travail qu'elle mène auprès des équipes de professionnels, en relation avec les élus. Cette démarche l'a amenée à travailler dans des villes très différentes, et sur des sujets qui relèvent toujours de cette question de la préoccupation du territoire, du lien social et du politique, et plus globalement sur le rôle de la communauté d'adultes dans l'éducation et la prévention. Elle développe par ailleurs un travail comparatif sur ces questions, avec le Brésil et la Russie.
Bibliographie
- Les « jeunes de la cité », PUF, 1998
Liens externes
- [http://jeunes-et-societes.cereq.fr/PDF/Bordet.pdf Un enjeu démocratique : favoriser la sortie autonome des adolescents de la « vie de la cité » (pdf)]
- [http://www.enm.justice.fr/centre_de_ressources/dossiers_reflexions/nouveaux_aspects/delinquance.htm Les jeunes et les violences urbaines]
Bordet, Joëlle
Bordet, Joëlle
Brésil
La République fédérative du Brésil est le pays le plus peuplé d'Amérique latine et le cinquième plus grand pays du monde par sa surface. Sa superficie est de 8.500.000Km/2. Soit environ 15 fois la France. Il se situe dans la partie centrale et du nord est d'Amérique du Sud. Il possède des frontières au nord avec le Venezuela, la Guyane, le Surinam et le département d'outre-mer français de la Guyane française ; il est bordé au nord-est, à l'est et au sud-est par l'océan Atlantique, sur plus de 7360 km. Il partage ses frontières au sud avec l'Uruguay, au sud-ouest avec l'Argentine et le Paraguay, à l'ouest avec la Bolivie et le Pérou et au nord-ouest avec la Colombie. Les seul pays d'Amérique du Sud qui ne possédent pas de frontières avec le Brésil sont le Chili et l'Équateur. Le Brésil possède, en plus de la partie continentale de son territoire et des îles proches de la côte, quelques petits groupes d'îles et d'îlots dans l'Atlantique : les Rochers de Saint Pierre et Saint Paul, Fernando de Noronha, Trindade et Martim Vaz ainsi que les petites îles de corail appelées Atoll des Roches.
Histoire
Articles détaillés : Histoire du Brésil et Chronologie du Brésil
On considère généralement que c'est Pedro Alvares Cabral, un navigateur portugais, qui fut le premier européen à arriver au Brésil, le 22 avril 1500. Le territoire devint une colonie portugaise. Rapidement, afin d'exploiter les ressources naturelles de la colonie, en particulier le bois brésil (c'est-à-dire couleur de braise, car ce bois était de couleur rouge), et pour servir de main-d'œuvre aux colons qui s'installaient, les Portugais ramenèrent des esclaves capturés sur les côtes africaines. Pendant plus de trois siècles, des millions d'Africains furent ainsi arrachés à leur terre pour peupler le nouveau continent. L'esclavage fut aboli le 13 mai 1888.
La Brésil est officiellement indépendant depuis le 7 septembre 1822. L'Empire qui succède à la colonie dure jusqu'en 1889, date à laquelle la République du Brésil est proclamée.
Le 4 octobre 1930, Getúlio Vargas devint président après un coup d'État. Il resta au pouvoir jusqu'en 1945.
Le 27 octobre 2002, Luís Inácio da Silva dit Lula a remporté le deuxième tour des élections présidentielles avec 61,4 % des voix. Il est le premier président socialiste du Brésil.
Origine du mot « Brésil »
Brésil n. m. . Bois exotique qui, séché et pulvérisé, donne une matière tinctoriale rouge. Au Moyen Âge, le « bois de braise » provenait des Indes via la Perse, importé dans les premiers temps en Europe par les Vénitiens. C'est la profusion d'arbres « couleur de braise » ainsi que l'important commerce qui en découlera, qui donnera son nom au Brésil des conquérants européens au : Pau Brasil, le bois de braise (brasa en portugais).
Politique
Moyen Âge]
Article détaillé : Politique du Brésil ~ Présidence de Luís Inácio da Silva
Le Brésil est une république fédérale présidentielle.
Le président est élu pour un mandat de 4 ans et peut être réélu une fois. Le président actuel est Luís Inácio da Silva.
Le droit de vote est facultatif pour les citoyens qui ont entre 16 et 18 ans et pour ceux qui ont plus de 70 ans, il est obligatoire pour les citoyens qui ont entre 18 et 70 ans.
Le législatif est exercé par la Chambre des députés et le Sénat. La Chambre des députés est composée de 518 sièges et le Sénat compte 81 membres.
Géographie
Luís Inácio da Silva
Luís Inácio da Silva
Article détaillé : Géographie du Brésil
Le pays a une superficie de 8 511 965 km², occupant à lui seul plus de 47% du continent sud-américain. La plus grande distance est-ouest est de 4 319 km, et sa plus grande distance nord-sud mesure 4 394,7 km.
- Voir aussi les articles :
- Villes du Brésil : le pays compte 5 560 villes
- Favela
- Amazonie, Amazone, Transamazonienne
- La superficie du Brésil et de ses États
La forêt amazonienne recouvre une grande partie du pays. Elle est surnommée « o mar interior », la mer intérieure. L'Amazone, deuxième plus long fleuve au monde (derrière le Nil) et premier par son débit, traverse toute la forêt et débouche sur la côte atlantique nord du pays.
États Fédérales
Article détaillé : États du Brésil
Le Brésil est composé de 26 États et d'un district fédéral, dont sa capitale est Brasília
Voici la liste des États :
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PsychanalyseLa psychanalyse est une discipline fondée par Sigmund Freud et qui regroupe trois axes de réflexions et d'études :
- un ensemble de théories issues de l'expérience analytique, la métapsychologie ;
- une méthode d'investigation des significations inconscientes de la parole, du comportement ou des productions de l'imagination (voir plus bas );
- une psychothérapie, la cure psychanalytique.
Introduction
Le terme « psychanalyse » fait explicitement référence à l'analyse (chimique) selon le souhait de Freud qui voulait ainsi souligner l'analogie existant entre le chimiste décomposant un élément élaboré pour en retrouver la substance fondamentale, et le travail du médecin qui se doit de découvrir à travers le symptôme les motions pulsionnelles sous-jacentes.
Dans un article de 1910 (Über » wilde « Psychoanalyse), Sigmund Freud critique le travail de certains médecins qui pratiquent la « psychanalyse sauvage » sans maîtriser totalement les notions de cette nouvelle discipline.
La formation du psychanalyste, définie par Freud et telle qu'elle est recommandée par les différentes Sociétés de psychanalyse repose généralement sur une analyse didactique (le futur psychanalyste est lui-même en analyse), à laquelle peuvent succéder une ou deux psychanalyses contrôlées : tout en conduisant une cure analytique, le psychanalyste en cours de formation est en relation avec un autre analyste afin d'apprendre à repérer le transfert et surtout à savoir utiliser le contre-transfert pour mieux comprendre la dynamique de la cure.
Historique de la psychanalyse
Voir article de fond : Histoire de la psychanalyse.
Du temps de Freud
Histoire de la psychanalyse
L'événement fondateur de la psychanalyse a été la participation de Freud aux travaux du neurologue Jean Martin Charcot sur l'hystérie (dysfonctionnement du corps sans origine physiologique), avec notamment l'utilisation de l'hypnose.
Freud lui-même pratique l'hypnose un certain temps. Avec Joseph Breuer, ils délaissent la thèse de Janet d'une fragilité constitutionnelle pour s'attaquer à la réalité de l'hystérie : ainsi paraissent en 1895 les Études sur l'hystérie.
Bientôt Freud se démarquait de Breuer, en acceptant l'importance de la dynamique sexuelle dans le développement de la psychopathologie. L'hystérie est alors conçue comme conséquence d'un trauma sexuel. Cette approche permettait ensuite de comprendre également la névrose obsessionnelle, ainsi que la phobie, également nommée hystérie d'angoisse.
Les premiers adeptes de la psychanalyse contribuent les premiers à des débats très vifs et nombreux où ils font valoir leurs propres idées. Ainsi Carl Gustav Jung, Sándor Ferenczi, et bien d'autres sont entendus, lus, commentés par Freud qui critique les positions qui lui paraissent divergentes par rapport aux principes qu'il pense assurés par les travaux antérieurs. Ce qui ne l'empêche pas d'évoluer et d'accepter des points de vue qu'il intègre ensuite dans le corps de la théorie, par exemple le passage de la première topique à la seconde qui fait davantage de place aux pulsions agressives et de mort. Ainsi, plus particulièrement vers 1920, la théorie freudienne connaît d'importants remaniements, qui sans dénoncer comme erronée la théorie antérieure, en montrent à la fois les limites et en proposent un élargissement considérable. De nombreux auteurs et critiques ne tiennent pas compte de ces derniers remaniements comme si le travail de Freud s'était arrêté à la première topique (cela est nettement perceptible dans les critiques récurrentes auxquelles Freud avait déjà répondu dans les années 1920 et 1930...)
Après Freud
Freud laisse ouvertes de nombreuses questions et selon les auteurs l'accent sera mis sur différentes approches dans un débat international qui dure toujours.
L'essentiel de ces débats internes à la psychanalyse porte sur l'enrichissement des concepts freudiens tout en conservant les exigences de rigueur sur les principes essentiels, scientifiques dans l'exploration de ce champ d'études et éthiques dans la pratique de la cure.
Le débat externe à la psychanalyse est conduit par les tenants d'une conception scientifique réductionniste : tous les phénomènes psychologiques, y compris ceux étudiés par la psychanalyse, sont explicables par la biologie du cerveau. Cette position effectue donc le chemin inverse de celui de Freud qui ne trouvant pas, en tant que neurologue, dans sa science, l'explication des troubles psychologiques sans lésions anatomo-physiologiques s'est tourné vers une conception proprement psychologique de ces phénomènes psychopathologiques.
C'est la raison pour laquelle Freud a nommé son approche « métapsychologie » pour bien marquer la différence aussi bien avec la conception spiritualiste et philosophique de la psychologie de son temps, qu'avec la psychologie caractérologique et psychophysiologique qui s'appuyait sur des mesures de temps de réaction, par exemple, et les réflexes.
Or, aujourd'hui, les débats sont plus complexes du fait de l'accroissement des connaissances dans le champ des neurosciences. Certains en effet s'orientent vers les modèles psychanalytiques, comme l'indique la revue Pour la science N° 324 - octobre 2004 :
« Beaucoup de neuroscientifiques admettent que les descriptions biologiques du cerveau qu’ils proposent aujourd’hui s’intègrent bien dans le cadre théorique élaboré par Freud il y a un siècle. »
Cependant, la psychanalyse traverse aujourd'hui, au moins dans les pays anglo-saxons et nordiques, une grave crise et une profonde remise en question, dans la mesure où son caractère inefficace est patent et que son absence de base scientifique est de plus en plus décriée.
Mais si le support neurologique est mieux connu et cohérent avec les conceptions psychanalytiques, les raisons du comportement ne sont pas d'ordre neurologique (la conduite en état d'ivresse n'est pas un réflexe qui trouve son origine dans le cerveau ou dans les gènes).
Méthode d'exploration du psychisme
La psychanalyse n'est pas qu'un ensemble théorique, une métapsychologie, mais également une méthode d'exploration du psychisme humain. Cette méthode peut être appliquée afin d'étudier des œuvres d'art, des philosophies, etc. L'exploration du psychisme se fait par diverses techniques :
- L'analyse des comportements quotidiens :
- Les lapsus, les oublis, les négligences : ces actes manqués traduisent un conflit psychique qui met en jeu une tendance consciente et une autre, consciente ou non, qui vient troubler le déroulement normal de la première. L'observation de ces tendances contradictoires permet de rendre vraisemblable l'hypothèse de l'inconscient ;
- Le comportement : gestes des mains, tenues, etc.
- Les rêves qui sont, selon Freud, la voie royale qui mène à l'inconscient. L'analyse du rêve permet de découvrir les mécanismes de symbolisation du psychisme. Or, puisque l'analyse s'appuie sur le déterminisme psychique, ces mêmes mécanismes doivent pouvoir caractériser l'ensemble de l'activité psychologique.
Interprétation par le principe du déterminisme psychique
L'hypnose qu'utilisait Breuer et Charcot est une méthode difficile à appliquer. Pour la remplacer, Freud utilisera un principe qu'il attribue à Jung, principe suivant lequel une idée qui se présente à l'esprit ne peut être arbitraire et doit donc avoir un antécédent déterminé. L'idée subit une déformation plus ou moins forte avant de parvenir à la conscience, mais conserve toujours, selon l'hypothèse, une certaine ressemblance avec ce dont elle est la manifestation. Les phénomènes peuvent donc faire l'objet d'une méthode d'interprétation qui révèle l'existence de tendances non-conscientes, refoulées par l'individu.
Interprétation du rêve
Pour Freud, tout acte psychique a un sens ; le rêve doit donc posséder un sens susceptible d'interprétation. La méthode d'interprétation sera une transposition de la méthode pour le traitement des maladies psychiques, car, selon lui, il y a des analogies entre ces dernières et la vie onirique. Comme dans la maladie, la conscience perçoit des idées qui lui sont étrangères et dont elle ignore l'origine. La méthode sera fondée sur le même principe de déterminisme psychique : le patient énonçant librement une suite d'idées se rapportant à son rêve doit pouvoir s'en faire lui-même l'interprète.
La thèse de Freud sur le rêve est que celui-ci est la réalisation d'un désir. Le rêve de l'adulte est en ce sens identique au rêve de l'enfant, mais il est déformé par les nombreux interdits qui résultent de l'éducation et de la culture.
Le rêve est composé du contenu manifeste et du contenu latent. Le travail du rêve est celui des mécanismes psychiques qui déforment le contenu latent ; le travail d'analyse consiste à interpréter le contenu manifeste pour retrouver le sens caché. Cette interprétation passe donc par le travail d'analyse du rêve.
Concepts de la psychanalyse
Voir article de fond : Métapsychologie.
La psychanalyse est une interprétation de certains comportements humains en termes psychologiques – qui restitue le sens humain des actes. Certaines actions sont perçues comme « involontaires », et pourtant ne sont pas des réflexes dont certains proviennent bien d'un ordre du cerveau : ce sont par exemple les lapsus, les actes manqués, ou les symptômes sans cause physique (hystérie, à distinguer des maladies psychosomatiques). Ces apparentes erreurs, ces symptômes, actes manqués, qui sont d'une certaine manière des actes réussis puisqu'ils sont un compromis qui révèlent le conflit sous-jacent ou qui sont la satisfaction d'un désir. Ainsi le rêve, qui permet au dormeur de se voir réalisant ses souhaits et qui peut continuer de dormir sans être réveillé par une frustration.
La psychanalyse modélise l'appareil psychique par des « topiques », qui indiquent des « lieux », non pas au sens propre, mais des systèmes structurés qui s'articulent entre eux selon une dynamique. Freud a défini un grand nombre de concepts "métapsychologiques" pour parvenir à décrire cet appareil psychique que nous savons complexe et dont nous n'avons encore que des aperçus partiels.
Dès 1895, Freud élabore une première topique : celle qui distingue le conscient, le préconscient (autrement dit, la mémoire accessible), et l'inconscient, comprenant notamment les souvenirs refoulés, inaccessibles.
En 1920, pour résoudre de nombreuses questions qui émergent dans les cures, Freud crée une seconde topique : elle distingue le Ça, pôle pulsionnel inconscient de la personnalité, le Moi et le Surmoi. Le Moi doit assurer une adaptation à la réalité, là où le Ça ne se préoccupe pas des contraintes extérieures. Mais, le Moi est aussi le responsable de nombreuses « défenses » pathologiques. Le Surmoi est l'intériorisation de l'interdit parental - Freud voyait l'émergence du Surmoi comme tardive, mais des psychanalystes comme Melanie Klein ont pensé le Surmoi comme existant très précocement chez l'enfant. Le Surmoi se constitue comme le pôle de l'autoagression, l'autocritique.
Mais le moteur qui dynamise tout cet appareil, c'est la pulsion, comme l'affirmera Lacan. Retenons qu'elle naît dans le Ça, pur désir sans intégration à la personnalité et sans considération pratique, et qu'elle sera intégrée, remaniée, par le Moi. Sous la pression du Surmoi, le Moi refoulera éventuellement cette pulsion, la rendant inconsciente et névrotique.
La pulsion a plusieurs formes : pulsion d'autoconservation – comme la faim –, pulsion sexuelle – pouvant être sublimée, ou pouvant passer de voir à être vu, etc. – et pulsion de mort, cette tendance à l'autoannihilation que la Première Guerre mondiale révéla à Freud.
- Sexualité infantile
- Complexe d'Œdipe
Dans Cinq leçons sur la psychanalyse, Freud formule l'hypothèse que l'hystérie (ou névrose de transfert) est le résultat de l'impossibilité pour une personne de refouler entièrement un désir insupportable qui se présente à la conscience et qui produit un substitut, appelé symptôme, conservant les affects de malaise liés au désir rejeté de la conscience.
Or, ce refoulement pose deux questions décisives pour l'interprétation psychanalytique :
- Quelle est la nature de ces désirs qui sont rejetés hors de la conscience ?
- Quelle est la nature de ce refoulement, comment opère-t-il ?
Types de rêves
Freud distingue trois types de rêves suivant la relation des contenus :
- rêves simples et non voilés, c'est-à-dire que contenus manifeste et latent sont identiques : rêves d'enfants, réalisation de désirs (rêve de confort) ;
- rêves cohérents mais en apparence immotivés ;
- rêves incohérents, absurdes ; ce sont souvent les rêves les plus longs.
Mécanismes du rêve
Freud distingue plusieurs mécanismes psychiques :
- La dramatisation : la production du rêve se situe dans un contexte narratif (histoire, fable, mythologie) ou transformation d'une pensée en situation ;
- La figuration : tout rêve est une expression métaphorique (imagée), sous forme de sensations visuelles accompagnées d'affects ou sous forme de rébus ;
- La condensation : le rêve représente par un seul élément du contenu manifeste une multiplicité d'éléments (image, représentation...) du contenu latent. Inversement, un seul élément du contenu latent peut être représenté par plusieurs éléments du contenu manifeste. C'est un travail de « compression » dont Freud dit qu'il est différent d'un simple résumé. Par exemple, une personne peut tout à coup revêtir l'apparence d'une autre et prendre le caractère d'une troisième ;
- Le déplacement : procédé par lequel un trait secondaire ou un détail insignifiant dans le récit acquiert dans l'interprétation une valeur centrale. Il n'y a pas de correspondance entre l'intensité psychique d'un élément donné du contenu manifeste et celle des éléments du contenu latent auquel il est associé.
Origine et nature des pulsions
Le rêve permettrait donc de mettre à jour les mécanismes psychiques qui traduisent un contenu latent en contenu manifeste pour la conscience ; contenu manifeste fruit du travail du rêve, c'est à dire le compromis entre désir et interdit. Ces mécanismes supposent que le psychisme est excité par des stimulus divers, dont la source est corporelle mais dont la représentation est psychique : c'est la pulsion. Dans Les Trois essais sur la théorie sexuelle, Freud explique que c'est un concept limite se trouvant entre le psychique et le somatique. Justement, comment une pulsion existe psychiquement ?
En fait, une pulsion est représentée par une représentation et par affect, ce qu'on appelle respectivement le représentant-représentation et le représentant-affect. L'essentiel des théories freudiennes de la pulsion est développé dans Pulsions et destins des pulsions.
Dans ce texte nous devons retenir que la pulsion se définit selon trois modalités :
- La source : D'où vient l'excitation corporelle ? De quelle partie du corps ?
- La poussée : La pulsion crée une tension constante elle est toujours, quoiqu'il arrive, active.
- Le but : Le but de la pulsion est d'atteindre la satisfacion, ensuite le mode de satisfaction varie.
- L'objet : C'est ce par quoi la pulsion va atteindre son but.
De plus, la pulsion a quatre destins :
- Le retournement en son contraire : par exemple l'amour se transforme en haine.
- Le retour contre le moi propre : ce qui est envoyé à l'extérieur revient vers le moi du sujet.
- Le refoulement : La représentation (représentant-représentation) associé à la pulsion devient inconsciente.
- La sublimation.
La psychopathologie psychanalytique a évolué dans le temps : de son vivant, Freud a eu recours à de nombreux remaniements ; après lui, de nombreux débats envisagent les pathologies sous des angles différents.
Certains repères sont cependant constants. La psychopathologie qui suit ne saurait satisfaire l'ensemble des analystes, mais éclaire simplement les grandes catégories généralement considérées. Freud opposait déjà névrose, psychose et perversion. On distingue également des pathologies frontières entre névrose et psychose.
La névrose
La névrose est pathologie du conflit psychique interne, qu'il s'agisse de doute, de culpabilité, de honte, etc. Sa particularité réside dans le refoulement du conflit et dans les symptômes qui s'ensuivent.
La psychanalyse en explique l'émergence du fait de l'impossibilité de satisfaire un besoin érotique dans la réalité. La faiblesse d'une personne, les difficultés et les interdits dont la culture accable l'individu en seraient les causes. La pathologie apparaît alors comme un blocage de l'assouvissement du désir et la personne se réfugie dans un ou des symptômes, pour obtenir une compensation.
La guérison emprunte selon Freud trois voies :
- suppression de la maladie par la réflexion : le malade fait face et surmonte sa faiblesse, rejette ce qui est le résultat d'une période infantile du moi ;
- les pulsions retrouvent leur voie normale de développement ;
- la sublimation, qui pour Freud est la meilleure voie, permet à la personne d'investir des tendances sexuelles dans des activités à contenus non sexuels. C'est aussi un des quatres destins pulsionnels.
Plusieurs névroses se distinguent :
- Hystérie
- Névrose obsessionnelle
- Névrose phobique (ou hystérie d'angoisse)
Pour Freud, il est clair que la culture occidentale produit des névrosés, des refoulés qui sont restés à un stade infantile ou qui ont régressé suite à des traumatismes. La pulsion sexuelle ne peut faire l'objet d'un interdit absolu : si cet interdit est néanmoins indispensable pour l'éducation de l'homme, on ne saurait se passer de la satisfaction sexuelle pour le développement du psychisme humain.
La psychose
Par opposition à la névrose, la symptômes de la psychose ne sont pas tant conséquence du refoulement que
de son échec. Chez le psychotique domine un conflit entre les exigences pulsionnelles et la réalité, dans lequel le mécanisme de défense de projection occupe la place centrale.
Plusieurs psychoses se distinguent et les recherches sont toujours en cours :
- Schizophrénie
- Paranoïa
- Psychose maniaco-dépressive
Certains psychanalystes s'intéressent à des mécanisme psychotiques endehors de la psychose, tels que la projection, l'identification projective, les facteurs schizoïdes de la personnalité.
Les cas limites, à la frontières, ne relèvent ni de la simple névrose, ni de la psychose. Il s'agit là d'une catégorie descriptive, puisqu'aucune étiologie commune ne permettrait de rendre compte des problématiques fort différentes que supposent les différents états limites. Le trouble de la personnalité borderline se comprend donc comme métaphore.
La notion d'état limite est cependant par elle-même critiquée.
S'il est impossible de rendre compte des évolutions de la psychopathologie freudienne (et post-freudienne), certaines maladies mentales relevant d'un état limite semblent trouver un certain consensus.
- Névrose d'angoisse
- Hypocondrie
- Maladies psychosomatiques
- Addictions : toxicomanies, boulimie, anorexie,...
(...)
Psychothérapies psychanalytiques
Psychanalyse classique
La cure psychanalytique classique comporte déjà un cadre : un divan, et un analyste que le patient ne voit pas. Deux règles fondamentales structurent la situation analytique :
- L' association libre : le patient doit dire tout ce qui lui passe par la tête ;
- La non-intervention : le patient ne doit pas bousculer sa vie suite à une séance mais laisser la psychanalyse se dérouler.
Le patient formule d'abord un contenu manifeste et le psychanalyste décèle un contenu latent : inconscient. Le psychanalyste peut donc proposer une interprétation.
Mais le moyen essentiel de la cure est que le patient développe un transfert envers l'analyste, réédition de relation infantile, que l'analyste interprétera. Simultanément l'analyste pourra constater en lui un contre-transfert, sa propre réaction au transfert du patient sur lui.
La psychanalyse classique a elle-même évolué, du temps de Freud et par la suite. Au début de ces cures, Freud était assis en face du patient, puis il s'est assis de manière à ne plus être vu par le patient, afin d'éviter que des attitudes inconscientes de l'analyste puissent influencer le patient.
Freud considéra, en un premier temps, le transfert comme un obstacle à la cure, avant de se mettre à l'étudier et à l'utiliser. De même, le contre-transfert lui paru d'abord négatif, mais les psychanalystes ont découvert qu'il est le moyen de comprendre mieux le transfert et d'avoir un accès à ses propres réactions inconscientes. Ainsi d'une cure à l'autre, le psychanalyste n'est jamais "identique à lui-même", il évolue par la progressive découverte de son propre inconscient et de la compréhension plus profonde des phénomènes de transfert et de leurs évolutions. Ceci explique la grande difficulté de comparer des cures entre elles, soit menées par des psychanalystes différents soit pour un même psychanalyste d'une période à l'autre. La dimension singulière de l'expérience d'une cure analytique rend pour le moment une approche scientifique classique très réductrice, sauf à considérer de très grands nombres de cure, mais les résultats en seraient de faible apport théorique (les appréciations étant très largement subjectives).
Le patient prend conscience de nombreux fantasmes, notamment à travers l'interprétation du transfert. Il s'agit aussi d'un travail quasi historique sur la biographie (psychique) du sujet.
Le transfert est ensuite liquidé (de nombreuses phases sont décrites dans ce processus) et la phase intense de l'analyse se termine, mais, une fois ce processus enclenché et relativement compris par la personne, l'analyse ne cesse jamais vraiment : elle entre dans les processus habituels de réflexion de la personne affrontée à des difficultés intérieures ou extérieures.
A l'origine de la cure, une personne demande de l'aide à quelqu'un (le psychanalyste) qu'elle suppose savoir pourquoi elle est en difficulté. L'analysant (ce terme est utilisé depuis Lacan, pour marquer que la personne qui engage une cure est active et engagée dans un travail personnel devant le psychanalyste) évoque les divers aspects de sa vie, ses répétitions douloureuses, ses symptômes, ses rêves, etc. L'analyste, dans cette "écoute flottante" préconisée par Freud, va intervenir pour aider l'analysant à aller plus loin, pour mettre en valeur un dire, en reprenant un mot, en ponctuant un silence, en posant une question, en coupant la séance...
Par associations, de manière inconsciente, la biographie, peu à peu, va se dire différemment et les symptômes évoluer de telle sorte que l'analysant saura ne plus leur être soumis et trouver ainsi sa place de sujet dans les divers liens sociaux. En fin de cure, si celle-ci se termine, il aura compris, concrètement, que le sujet supposé savoir n'est pas le psychanalyste, mais lui-même.
Il est important de signaler que le paiement, pour des raisons symboliques et thérapeutiques, doit se faire, a priori, en liquide.
Psychodrame analytique
Le psychodrame de Moreno amena les psychanalystes à remanier ce procédé afin de créer le psychodrame analytique.
- Le psychodrame analytique individuel regroupe un psychanalyste meneur de jeu , un patient et plusieurs analystes co-thérapeutes. Le meneur de jeu ne participe pas au scènes. Le psychodrame comprend plusieurs temps
- Le temps de l'élaboration de la scène, discours entre le patient et le meneur de jeu
- Le temps du jeu, dans lequel prime la figuration y compris gestuelle, l'association libre, et qui se comprend souvent comme transitionnel ;
- Le temps de l'interprétation, dans lequel le meneur de jeu renvoie au patient ce qu'il a mis dans la scène.
- Si le jeu permet une élaboration plus facile, et recommande le psychodrame pour des individus très inhibés ou souffrant de difficultés quant à la représentation, l'interprétation et le transfert latéralisé assurent une thérapeutique spécifiquement analytique.
- Le jeu psychodramatique est souvent comparé aux restes diurnes d'un rêve.
Il faut distinguer le psychodrame analytique de groupe et le psychodrame analytique en groupe ou un patient se retrouve dans un groupe de deux ou trois co-thérapeutes.
Le psychodrame analytique de groupe se fonde sur les mêmes principes que le psychodrame individuel. Il y a « couple thérapeutique » , c'est-à-dire un thérapeute homme et un thérapeute femme, et les patients eux mêmes se font co-thérapeutes. Il y a, éventuellement, un observateur, spectateur hors des enjeux de la scène. Les phénomènes de groupes sont alors particulièrement pertinents (par opposition au psychodrame analytique individuel, dans lequel les phénomènes de groupes sont finalement restreints aux co-thérapeutes).
Le rôle des patients définit des indications spécifiques, celles de patients capables d'écouter les autres, d'être sensibles à d'autres problématiques, pouvant participer à des scènes qu'ils n'ont pas construites. Le psychodrame de groupe sera souvent à visée de formation.
Psychanalyse groupale, familiale et de couple
A REDIGER.
Psychanalyse des enfants
Psychanalyse des enfants
Ethnopsychanalyse
Ethnopsychiatrie
Rêve éveillé en psychanalyse
A REDIGER
Importance de la psychanalyse
Voir influence de la psychanalyse pour son influence sur d'autres matières, et importance de la psychanalyse pour la considération de la place philosophique qu'occupe la métapsychologie freudienne.
Les critiques e la psychanalyse sont difficiles à assembler en ce qu'elles proviennent de sources fort différentes ; il est cependant possible de rendre compte, très grossièrement, des champs que couvrent ces reproches.
Méthode d'interprétation et métapsychologie
La méthode d'interprétation est critiquée comme non expérimentable, non scientifique. La psychanalyse est d'ailleurs consituée sur l'abandon du modèle neuronal scientifique, et elle n'a jamais fait partie des sciences exactes ni n'a eu cette prétention.
Ce statut non scientifique de l'analyse se note cependant à travers des objections différentes. Notons par exemple la naissance d'une psychologie cognitive, à la fois expérimentale et respectueuse du projet de penser l'esprit (contrairement au béhaviorisme. Karl Popper a adressé des critiques épidémiologiques : il n'y a pas, en psychanalyse, d'expérience qui puisse être répétée. D'autre part, la métapsychologie fut critiquée comme prétendant à l'universalité de phénomènes qui seraient en fin de compte d'ordre culturel. Cette critique ethnographique fut à l'origine de l'ethnopsychanalyse (voir aussi ethnopsychiatrie).
Enfin, la méthode d'interprétation peut poser problème : Freud disait lui-même que le discours du patient ne permet pas de trancher entre souvenir réel et fantasme. Cette constation, et l'abandon par Freud de sa neurotica, fut à l'origine de la controverse avec Sándor Ferenczi.
Méthode psychothérapique
Comme psychothérapie, la psychanalyse serait peu efficace, notamment en comparaison des résultats des psychothérapies cognitivo-comportementales.
L'analyse ne prétend pourtant guère à être thérapeutique au sens classique. La guérison, de surcroît, écrivit Lacan, n'hésitant pas à parler de charlatanisme. C'est que la psychanalyse ne saurait en toute rigueur se proposer comme soin là où elle propose justement un affrontement avec le plus pénible de la vie psychique. Il n'y aurait pas de talking cure, du moins pas au sens de cure classique.
Il faut reconnaître dans nombre d'écrits freudien une volonté de proposer la psychanalyse comme thérapie, et effort de l'améliorer dans ce sens. L'histoire de la psychanalyse a vu ce statut remis en question : par exemple, si la psychose ne peut être soignée, contrairement à Freud les analystes contemporains s'y intéressent.
Psychanalystes célèbres
Voir aussi la catégorie:psychanalyste.
Allemands
- Karl Abraham
Anglais
- John Bowlby
- Melanie Klein
- Donald Winnicott
- Ernest Jones
- Wilfred R. Bion
- Herbert Rosenfeld
Argentins
- Enrique Pichon Rivière
- Marie Langer
- Emilio Rodrigué
- Horacio Etchegoyen
- Oscar Massotta
- Juan David Nasio
- Roberto Harari
Autrichiens
- Joseph Breuer
- Anna Freud
- Sigmund Freud
- Wilhelm Reich
- Alfred Adler avec le complexe d'infériorité et sa compensation
Étatsuniens
- Erich Fromm
- René Spitz
- Wilhelm Reich (à partir de 1939)
Français
- Jean Allouch
- Didier Anzieu
- Piera Aulagnier
- Pierre Daco
- Simone Decobert
- Suzanne Delorme
- René Diatkine
- Françoise Dolto
- Pierre Fédida
- Félix Guattari
- André Green
- René Kaes
- Jacques Lacan
- Daniel Lagache
- Jean Laplanche
- Serge Lebovici
- Serge Leclaire
- Maud Mannoni
- Octave Mannoni
- Charles Melman
- Jacques-Alain Miller
- Jean Oury
- Jean-Bertrand Pontalis
- Paul-Claude Racamier
- Élisabeth Roudinesco
- Saverio Tomasella
Hongrois
- Sándor Ferenczi
- Leopold Szondi
- Maria Torok
Suisses
- Carl Gustav Jung
- Mario Erdheim
Voir aussi
Articles connexes
- Appareil psychique
- Importance de la psychanalyse
- Critiques de la psychanalyse
- Confession voilée
- Analyse des logiques subjectives
Liens externes
- [http://www.psychanalyse-paris.com/Psychanalyse Psychanalyse] C’est dans un article écrit en français et publié le 30 mars 1896 que l’on découvre pour la première fois le mot « psychanalyse » (…) On peut donc retenir comme date de naissance du vocable « psychanalyse », le 5 février 1896 (Christophe Bormans, http://www.psychanalyse-paris.com).
- [http://pseudo-medecines.org/articles.php?lng=fr&pg=26 Article critique (Jean Brissonnet - pseudo-medecines.org)]
- [http://pages.globetrotter.net/desgros/index.html Une explication claire et succincte des principaux courants de la psychanalyse (René DesGroseillers)]
- [http://www.grasset.fr/Grasset/CtlPrincipal?controlerCode=CtlCatalogue&requestCode=afficherArticle&codeArticle=9782246075127 Mary Balmary, L’homme aux statues]
- [http://psychanalyse-droit.videjuridique.fr/ Droit et Psychanalyse Vide juridique ? Quel vide juridique ? Essai de « qualification juridique des faits » de la psychanalyse], seule référence de doctrine juridique en la matière touchant à la définition de la psychanalyse par l’autorité publique — quelques lignes sur le sujet parmi les volumes JurisClasseur et Dalloz
- [http://www.psychanalyse-en-mouvement.net/articles.php?lng=fr&pg=377 Paradoxe de l'anorexie : une approche psychanalytique ]
Références
- Jacques Bénesteau, Mensonges freudiens, Mardaga
- Sigmund Freud, Cinq leçons sur la psychanalyse, (ISBN 2-22889-408-7)
- Sigmund Freud, Psychopathologie de la vie quotidienne, (ISBN 2-22889-402-8)
- Sigmund Freud, Introduction à la psychanalyse, Payot
- Sigmund Freud, Le Mot d'esprit et ses rapports avec l'inconscient, Gallimard
- Pierre Kauffmann, L'apport freudien
- Jean Laplanche, Jean-Bertrand Pontalis, Vocabulaire de la psychanalyse
- Catherine Meyer (Ouvrage collectif sous la direction de), Le Livre noir de la psychanalyse, vivre, penser et aller mieux sans Freud. Les arènes, 2005.
- Elisabeth Roudinesco, Michel Plon, Dictionnaire de la psychanalyse, Fayard
- Donald Winnicott, De la pédiatrie à la psychanalyse, Payot
- Donald Winnicott, Jeu et Réalité, Gallimard
Catégorie:Branche de la psychologie
-
ja:精神分析学
Catégorie:Psychologie sociale
Catégorie:Psychologie
Catégorie:Branche de la sociologie
Catégorie:Société
CansteinCanstein ist der Name
- eines Stadtteils von Marsberg in Nordrhein- Westfalen
- von Personen
- Carl Hildebrand Freiherr von Canstein, Verleger
WARSAW HOTELS firma niusy depresja wegetarianizm
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- Tôi cần tìm tài liệu về Nhân trắc học nói chung và Nhân trắc học cho người Việt Nam bằng tiếng Anh hoặc tiếng Việt. Ai biết vui lòng chỉ giúp. Xin cảm ơn rất nhiều! Sonmeo 13:03, 24 tháng 8 2005 (UTC)sonmeo
Nhân trắc học là môn khoa học nghiên cứu về hình thể của con người và phương pháp đo đạc trên cơ thể con người.
Tài liệu:
#Atlas nhân trắc học người Việt Nam trong lứa tuổi lao động. Viện nghiên cứu KHKT-Bảo hộ
|
Wikipedia:Bàn tham khảo/Thông tin Tp Hồ Chí Minh
- Tôi cần tìm gấp thông tin sau: hiện nay trên địa bàn Thành phố Hồ Chí Minh,kinh tế cá thể chiếm bao nhiêu phần trăm?Dân số thành phố các năm 2000,2001,2002,2003,2004,2005 từng vùng ngoại thành và nội thành ở TPHCM và số lượng xe ô tô, xe máy đăng ký tại TPHCM các năm 2000,2001,2002,2003,2004,2005.Và nếu được cho tôi biết nguồn này lấy ở đâu.<đặngcôngluân>
Các thông tin và nguồn dẫn:
http://www.pso.hochiminhcity.gov.vn/so_lieu_ktxh/view_content_year?ID=Dan_so_va_lao_dong&parent_ID=2004
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