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| Indice Boursier |
Indice boursierUn indice boursier est une valeur calculée par regroupement des titres de plusieurs sociétés, qui sert à représenter un marché boursier ou un secteur de marché particulier.
Quand on dit qu'une bourse est en hausse ou en baisse, on se réfère généralement à son indice le plus célèbre : le CAC 40 à Paris par exemple.
Certains indices représentent une activité économique et comprennent des sociétés cotées sur différentes bourses. Ils sont en général publiés par des sociétés indépendantes. Cela est particulièrement vrai à New-York, qui dispose de 3 grandes bourses : NASDAQ, NYSE et American Stock Exchange. Ainsi le Dow Jones Industrial Average et le S&P 500 contiennent des sociétés cotées sur différentes bourses.
Il est possible d'investir dans des outils qui répliquent un indice boursier, permettant à l'investisseur moyen de faire varier son investissement comme la bourse (en haut ou en bas). Deux types de produits sont disponibles en France:
- Les SICAV ou FCP indexés
- Les trackers qui sont des SICAV côtés en continu sur la bourse de Paris et qui prélèvent des frais de gestion souvent trois moins élevés que les SICAV indexés traditionnels.
Calcul d'un indice
La plupart des grands indices boursiers sont calculés comme la moyenne pondérée des différentes capitalisations boursières des sociétés le représentant. Cette valeur est divisée par une valeur constante de façon à ce que la valeur de l'indice soit un nombre relativement petit. Par exemple 100 au moment de la création de l'indice.
Plus récemment, le calcul de nombreux indices boursiers ne prend plus en compte que le flottant des sociétés le composant, c'est à dire que l'on limite le poids d'une valeur dans l'indice à la valeur des actions cotées, et non plus à la valeur totale de l'entreprise.
Il existe évidemment d'autres moyens de calculer un indice boursier en prenant d'autres paramètres que la capitalisation boursière : valeur d'une action, volumes de transaction, etc.
Le DJIA est ainsi calculé comme la moyenne pondérée de la valeur de chaque action.
Quelques indices boursiers par pays
- DJIA Allemagne : DAX, Xetra DAX
- Xetra DAX Australie : All Ordinaries
- All Ordinaries Autriche : ATX
- ATX Belgique : BEL20
- BEL20 Brésil : Bovespa
- Bovespa Canada : TSX
- TSX Chili : IPSA, IGPA
- IGPA Danemark : KBX
- KBX Espagne : Madrid SE, Ibex 35, Latibex
- Latibex États-Unis : Dow Jones Industrial Average, Nasdaq, Nasdaq-100, S&P 500
- S&P 500 France : CAC 40, CAC Next 20, CAC Mid 100
- CAC Mid 100 Hong Kong : Hang Seng
- Hang Seng Italie : MIB 30, MIBTel
- MIBTel Japon : Nikkei 225, Topix
- Topix Pays-Bas : AEX
- AEX Pologne : WIG, WIG 20
- WIG 20 Royaume-Uni : FTSE 100
- FTSE 100 Suède : Affarsvarlden Gen
- Affarsvarlden Gen Suisse : Swiss Market Index (SMI)
Quelques indices boursiers internationaux
- Swiss Market Index : Eurostoxx 50, CAC Next 70
Catégorie:Indice boursier
ja:株価指数
Bourse (économie)
Les Bourses, au sens économique et financier, sont des institutions permettant de regrouper des échanges (achats et ventes) de biens ou actifs standardisés et ainsi d'en fixer le prix.
Actifs et contrats traités
Chaque bourse est spécialisée dans une gamme plus ou moins grande d'actifs :
- marchandises (bourse de commerce),
- monnaies (marché des changes),
- titres financiers (bourse des valeurs)
- contrats dérivés sur ces marchandises, monnaies ou titres
Fonctionnement
Les acheteurs et les vendeurs passent leurs ordres de Bourse par le biais d'un intermédiaire financier (banques, sociétés de gestion,conseiller financier,...) qui transmettent ceux-ci à un membre officiel de la bourse (dénommé courtier, agent de change, société de bourse, entreprise d'investissement). Depuis la DSI (directive sur les services d'investissement), on parle de PSI (prestataire de services d'investissement).
Un marché organisé est un marché dont les contrats sont standardisés. La multiplication des opérations est rendue possible grâce à la dématérialisation des titres.
Les transactions ont lieu dans les puissants ordinateurs des entreprises de marché (du type Euronext...) dont la vocation est de gérer et d'assurer le bon fonctionnement du marché.
Garantie de contrepartie
Mais en échange du manque de souplesse dû à la standardisation des actifs traités, le risque de contrepartie (le risque de ne pas être payé ou livré) est quasi nul. Et cela pour deux raisons:
D'abord, du fait de son statut de personne morale (généralement une société) les "bourses" offrent une garantie aux donneurs d'ordres en étant responsable financièrement en cas de défaillance de tel ou tel de ses membres.
Ainsi en cas problème, c'est la société de compensation qui se substitue au membre défaillant et qui paie ou livre les titres.
Pour se prémunir, les sociétés de bourse ont mis en place un système de chambre de compensation, où celle-ci est acheteur et vendeur de tous les contrats . Tout d'abord les intervenants sur un marché organisé déposent une caution par contrat. Cette caution servira à payer les éventuelles pertes. Ensuite, quotidiennement, la société de bourse calcule le gain ou la perte potentiel de chaque intervenant en fonction du cours du jour. Si la perte potentielle dépasse la caution versée alors l'opérateur de marché doit la compléter en versant de l'argent, c'est d'Appel de marge, appelé aussi couverture des positions. Cet argent sert à verser les gains à l'opérateur potentiellement gagnant.
Cette garantie collective propre à un marché organisé n'existe pas pour les opérations dites « hors bourse » (ou gré à gré).
Cette quasi absence de risque de contrepartie fait des marchés organisés un lieu privilégié pour couvrir une position, et donc un lieu privilégié de spéculation. Ainsi la quasi totalité des contrats (achat et vente) des marchés organisés sont revendus avant terme et s'éliminent 2 par 2 (achat et vente). Il ne reste que très peu de contrats qui sont effectivement livrés.
Cela peut donner lieu à des situations cocasses où des banques se retrouvent "collées" avec un contrat de patates à recevoir car elle a un peu tardé à revendre son contrat, et elle n'a pas trouvé acheteur.
critiques de la Bourse
- Rien à cirer de la Bourse !
Non, la bourse est d'une part un marché de l'occasion des actions, et d'autre part, un moyen pour qu'une entreprise lève du capital afin d'investir. Par cette citation, Edith Cresson, alors Premier ministre, voulait montrer dans des termes peu choisies la suprématie du politique, sur un marché qui peut être spéculatif et déconnecté de l'économie réelle.
- la politique ne se fait pas à la corbeille
Cette citation du Général de Gaulle montre sa volonté de dissocier économie et politique, et considérer que la dernière doit l'emporter
- la Bourse est un casino !
Non, chaque investisseur travaille à évaluer certaines entreprises afin de choisir d'y investir, c'est à dire acheter des actions de cette entreprise. Ce travail est difficile et risqué.
- la spéculation est nuisible.
Non, le spéculateur analyse de l'information. Selon qu'il achète ou qu'il vende, il contribue à faire monter ou descendre le cours du titre, information qui profite à tous. La spéculation, comportement d'adaption à partir de scénarios d'anticipation du futur, à fait de tous temps partie intégrante des activités humaines. L'utilisation de la bourse à cet effet n'en n'est qu'une face parmi bien d'autres. Se pose toutefois la question de la priorité apportée par la bourse au très court terme, au détriment d'investissements à plus long terme par les entreprises. Ce fait peut entrainer la bourse à agir contre l'économie.
catégorie:thèmes généraux de finance
catégorie:finance de marché
ja:証券取引所
ko:증권거래소
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Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
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!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
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!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
|----- align="center"
!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
|{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro
Nasdaq ko:나스닥 ja:NASDAQ th:แนสแด็ก
zh:纳斯达克)]]
Le Nasdaq est le deuxième plus important, en volume traité, marché d'actions des États-Unis, derrière le New York Stock Exchange.
Origine
Ce fut le premier marché électronique d'instruments financiers à ouvrir dans le monde, en 1971. Il a été fondé par la NASD, ou National Security Dealers Association, l'association nationale américaine des agents de change. Son nom est, au départ, l'acronyme de National Association of Securities Dealers Automated Quotations, soit donc : cotations automatisées de la NASD.
Actionnariat
Sa forme juridique est celle d'une entreprise commerciale, sous le nom de The Nasdaq Stock Market, Inc. La NASD a vendu une partie sa participation dans cette entreprise en 2000 et 2001 et l'action Nasdaq (code : [http://quotes.nasdaq.com/asp/SummaryQuote.asp?symbol=NDAQ&selected=NDAQ NDAQ] a été introduite en 2002 sur ... le Nasdaq.
Principaux actionnaires : [http://finance.yahoo.com/q/mh?s=NDAQ Source: Yahoo]
Valeurs cotées
Longtemps considéré comme une antichambre du New York Stock Exchange pour les entreprises pas encore assez importantes pour être cotées sur ce dernier, il a donc naturellement accueilli progressivement dans les années 1980 et 90 la grande majorité des « valeurs technologiques ». Il cote aujourd'hui environ 3200 valeurs, plus que n'importe quel autre marché d'actions dans le monde. Les échanges - en continu - se font sur plusieurs serveurs regroupés dans une pièce unique.
Si les sociétés cotées au Nasdaq sont parfois liées au monde de l'Internet ou de l'informatique, elles couvrent cependant tous les secteurs économiques. On y trouve de nombreuses grandes entreprises de tous les secteurs d'activité : banque, distribution, biotechnologies,industrie, transports, etc.
Équipement informatique
Les systèmes de cotation du Nasdaq, sont abrités par le
Joseph R. Hardiman Technology Center, un bâtiment tout en verre dans la zone industrielle de Trumbull, une petite ville du Connecticut.
Sa capacité à traiter les échanges en continu vient de serveurs qui peuvent enregistrer jusqu'à 900 transactions à la seconde, installés dans une longue pièce sombre du sous-sol.
Liens
[http://www.nasdaq.com/ Site - www.nasdaq.com]
catégorie:New York
catégorie:Marchés d'actions
NYSE
Le New York Stock Exchange, ou NYSE, (en français : bourse aux actions de New York) est la plus grande des bourses mondiales. C'est l'un des rares grands marchés d'actions à n'être pas devenu entièrement électronique et à garder des cotations à la criée.
Histoire
Son origine remonte à la signature en 1792 par 24 agents de change de New York d'une convention dite du Buttonwood tree, c'est-à-dire du platane, du nom de l'arbre sous lequel ils avaient l'habitude de se réunir, situé à l'emplacement de l'actuel 68, Wall Street.
Forme juridique
Le NYSE est une société sans but lucratif, propriété de ses membres.
Depuis septembre 2003, son président est un ancien dirigeant de la banque d'investissement Goldman Sachs, John Thain, qui a remplacé le controversé Richard Grasso, dont la rémunération avait fait scandale.
Adresse
Le siège du NYSE se trouve au 18 Broad Street, près de Wall Street, dans le quartier financier du sud de Manhattan.
Capitalisation et indices
Manhattan
Le NYSE assure la cotation des actions de 28,000 sociétés, représentant en 2005 une capitalisation boursière de l'ordre de 20,000 milliards de dollars.
Le principal indice de valeurs du New York Stock Exchange est le NYSE composite, mais on lui associe généralement les grands indices nationaux américains :
- le Dow Jones Industrial Average, ou DJIA, souvent mais improprement appelé Dow Jones, dont 28 des 30 valeurs le composant sont cotées sur le NYSE;
- le Standard & Poor's 500, aussi appelé S&P 500 ou SP500.
Liens externes
- [http://www.nyse.com Site officiel du New York Stock Exchange]
Catégorie:New York
catégorie:Marchés d'actions
ja:ニューヨーク証券取引所
ko:뉴욕 증권거래소
Dow Jones Industrial AverageLe Dow Jones Industrial Average (ou DJIA, ou Dow Jones) est le principal indice boursier des bourses de New-York.
Cet indice est la propriété de Dow Jones & Company, qui publie également The Wall Street Journal. Il est composé en 2005 de 30 compagnies, dont 28 cotées à la Bourse de New York, et 2 cotées au NASDAQ (Microsoft et Intel)
Le DJIA a été fondé par Monsieur Dow en 1884, mais l'indice a commencé à être publié en 1896. Il comprend trente importantes entreprises cotées , mais les entreprises présentes ont changé avec le temps, seule General Electric est présente depuis les origines de la publication. Pour la petite histoire, la plus puissante des firmes de l'indice à sa création était une entreprise fabriquant des courroies en cuir pour les machines agricoles.
La composition du Dow Jones est depuis les origines, de façon suprenante, le travail de seulement deux personnes. Dans une interview à la revue « Brill's Content » en 2000, l'une des deux déclarait : « Je n'ai pas de compétence exceptionnelle en bourse, sinon vous pensez bien que je serais en ce moment à me dorer sous les cocotiers au lieu de travailler dans un bureau ».
En 2003, les trente entreprises entrant dans la composition du Dow Jones Industrial Average sont :
- 3M (chimie, électronique)
- Alcoa (aluminum)
- Altria Group (anciennement Philip Morris) (tabac)
- American Express (services financiers)
- AT&T (télécommunications)
- Boeing (aéronautique et aérospatiale)
- Caterpillar Inc. (matériel de chantiers)
- Citigroup (services financiers)
- Coca-Cola Co. (boisson, agroalimentaire)
- DuPont (chimie)
- Eastman Kodak (équipements photo)
- Exxon Mobil Corp. (pétrole)
- General Electric (électronique, services financiers)
- General Motors (automobile)
- Hewlett-Packard (matériel informatique)
- Home Depot (distribution de matériel de bricolage)
- Honeywell International (électronique)
- Intel Corp. (microprocesseurs)
- International Business Machines (matériel, logiciel et services informatique)
- International Paper (papier, emballage)
- J.P. Morgan Chase and Co. (services financiers)
- Johnson & Johnson Corporation (pharmacie)
- McDonald's Corporation (restauration rapide)
- Merck and Company (pharmacie)
- Microsoft Corporation (logiciel)
- Procter and Gamble (entretien, pharmacie)
- SBC Communications (télécommunications)
- United Technologies (aérospatiale, défense)
- Wal-Mart Stores Inc. (grande distribution)
- Walt Disney Company (divertissement)
Il faut noter que le Dow Jones est l'unique indice au monde à être pondéré également par la valeur réelle des actions le composant et non par la capitalisation boursière.
Liens externe
[http://www.djindexes.com/mdsidx/downloads/DJIA_Hist_Comp.pdf Composition historique du DJIA]
[http://www.dj.com Dow Jones]
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Voir aussi : CAC 40
SMI FTSE
Catégorie:Indice boursier
ja:ダウ平均株価
Tracker (finance)
Un tracker est un outil financier (de placement ou d'emprunt) dont la valeur monétaire ou le taux de rendement est directement et totalement indexé sur l'évolution d'une donnée économique ou financière (un taux d'intérêt, l'indice d'un secteur boursier, les résultats d'une branche d'activité d'une entreprise, etc.) précisée dès l'origine dans le contrat de placement, d'émission ou de prêt.
Catégorie:Finance de marché
Flottantcatégorie: Indice boursier
Le flottant d'une société côtée est la partie des actions qui s'échangent réellement sur une bourse. C'est donc la partie des actions non détenues par des investisseurs stratégiques ou par la société elle même.
Image:Flag of Germany.svg
Dax
Dax est une commune française, située dans le département des Landes et la région Aquitaine. Elle appartient à la région historique de la Gascogne. Ses habitants sont appelés les Dacquois.
Sur le blason de la ville de Dax figurent une tour (représentant la ville fortifiée), un Lion (symbole de l'Aquitaine) et la mer ondée (représentation de l'Adour, du port fluvial et de l'activité portuaire très active jusqu'au ).
La devise, « Regia Semper » (toujours royale), est celle d'une ville libre, qui ne ressort que de l'autorité royale (et donc émancipée d'une tutelle seigneuriale).
Le premier nom de la ville fut Aquae (ou Aquae Tarbellicae), qui signifie « les eaux » en latin. Il sera transformé en Acqs, d'Acqs, puis enfin Dax. En gascon, le nom de la ville s'orthographie Dacs. Enfin, les voisins basques lui donnent le nom d'Akize.
Dax est une ville réputée pour le rugby (Union Sportive Dacquoise, créée en 1904) et la tauromachie landaise et espagnole.
Géographie
Dax, sous-préfecture du département des Landes, se trouve sur la rive gauche du fleuve Adour (avec un quartier, le Sablar, établi sur la rive droite), à mi-chemin entre Bayonne et Mont-de-Marsan.
Ville de Gascogne, historiquement rattachée à la Chalosse, Dax se situe néanmoins à la croisée de plusieurs contrées : la Chalosse au Sud-Est, la Maremne et le Seignanx au Sud-Ouest, le Marensin au Nord-Ouest, et la Grande Lande au Nord. C'est donc naturellement qu'elle s'ouvre sur ces pays dont elle reçoit l'influence. Les paysages sont par conséquent variés. Si les bords de l'Adour voient s'étendre les Barthes, le Sud - vers la Chalosse - présente des collines verdoyantes, annonçant déjà le Béarn et la Basse-Navarre. Au Sud-Ouest s'étendent de vastes étendues de pins légèrement ondulées, tandis que le Nord est le royaume de la grande plaine boisée des Landes de Gascogne.
Le climat dacquois est celui que l'on peut observer dans l'ensemble de la région : atlantique et plutôt agréable, il se caractérise par des étés chauds et longs (de début juin à fin septembre), des automnes doux et ensoleillés, et des hivers et printemps assez pluvieux.
Dax est située à une trentaine de kilomètres des plages du sud des Landes, à 45km de Bayonne, 50km de Mont-de-Marsan, 80km de Pau et d'Irún, 100km de Donostia/San Sebastián, 150km de Bordeaux et 730km de Paris. Les Pyrénées sont également assez proches.
Histoire
La préhistoire
La Ville de Dax est entourée de sites préhistoriques et protohistoriques : le Lanot, le Gond, l'Oustalot, etc.
Des vestiges intéressants ont été découverts dans le centre-ville lors de travaux, indiquant qu'il était habité avant l'ère chrétienne. Trente-cinq sites "de vie" ont été identifiés dont huit très clairement.
L'Antiquité
À leur arrivée en 56 av. J.-C., les Romains découvrirent sur le site de Dax une cité lacustre, capitale des Tarbelles (peuple aquitain, proche des Vascons). Les eaux fumantes de l'étang sur lequel elle était construite les intriguèrent ; ils lui donnèrent le nom dAquae Tarbellicae (« les eaux des Tarbelles »). La légende raconte qu'un jour, un légionnaire, sur le point de partir en campagne, jeta son chien, perclus de rhumatismes dans les boues de l'Adour. À son retour, il eut la surprise de retrouver son chien vivant et guéri.
La vocation thermale de Dax était née. Les légions romaines y vinrent retrouver force et vigueur. L'empereur Auguste et sa fille Julia, eux aussi, y prirent les eaux, assurant ainsi à Rome et dans toute la Gaule antique la renommée de Dax. Il lui légua son sceau en la nommant Aquae Augustae; des thermes furent construits autour de la source chaude, la Néhe, avec des villas romaines qui formèrent, au Bas Empire, un véritable quartier.
De par sa situation géographique, la cité primitive se révéla vite une ville marchande importante, ce qui lui valut d'être occupée tour à tour par les Wisigoths, les Sarrasins, les Normands, les Vandales et les Vikings.
Dax n'entre vraiment dans l'histoire qu'en l'an 297 de l'ère chrétienne (Liste de Vérone) et plus tard en 400 dans la Notice des Provinces et Cités des Gaules. Dans la Novempopulanie, Province des Neufs Peuples (XII cités dont Dax), la ville est nommée Civitas Aquensium et les habitants Cives Aquenses, formulations qui resteront en usage durant toute l'Antiquité.
Dax ne figure pas parmi les villes augustéennes d'Aquitaine que sont Bordeaux, Périgueux et Saintes.
On peut fixer avec une assez grande vraisemblance la construction des remparts vers le milieu du , travail gigantesque pour l'époque, de 1465 m de longueur, clôturant environ 12 à 13 hectares, avec pour monument principal un temple qui daterait de la première moitié du .
La fondation du siège épiscopal de Dax - l'un des plus anciens de France - daterait du milieu du : Saint Vincent de Xaintes en fut le premier évêque et martyr.
Le Haut Moyen Âge
Le Haut Moyen Âge, à Dax, faute de documents, est très mal connu. L'histoire de la ville ne se confond pas nécessairement avec celle de la Province.
À partir de la fin du , la ville est administrée par les vicomtes de Dax qui se succèdent jusqu'en 1177.
Le Bas Moyen Âge et la domination des rois d'Angleterre
Louis VII de France divorça en 1152 d'avec Aliénor d'Aquitaine qui épousa la même année Henri II Plantagenêt, plus tard roi d'Angleterre, à qui elle apporta en dot les Provinces du Sud-Ouest de la France (Gascogne et Guyenne). La domination des rois, appelés rois-ducs - parce qu'ils demeuraient (en principe seulement) vassaux des rois de France pour leurs possessions en France - devait durer jusqu'en 1453, qui marque la fin de la Guerre de Cent Ans à la suite des victoires de Charles VII de France sur les Anglais.
Dax fut prise une première fois aux Anglais en 1442. Révoltée et s'étant redonnée aux Anglais presque aussitôt après le départ des Français, elle fut reconquise définitivement par les Français lors d'un second siège, le 8 juillet 1451.
Charles VII et le Dauphin, futur Louis XI, étaient à la tête de leur armée lors du premier siège de 1442.
Siège épiscopal situé sur le chemin de Saint-Jacques, Dax attire les pélerins qui y passent toujours sur leur route pour Compostelle. Par ailleurs, la ville, située sur l'Adour, à proximité de Bayonne, et sur l'ancienne voie commerciale Dax-Pampelune, devient assez prospère, et s'affirme comme l'une des plus importantes cités gasconnes d'alors, aux côtés d'Auch et de Bayonne. La ville - capitale naturelle de la Chalosse, région aux terres de culture et d'élevage grasses et fertiles - constitue un centre économique important avec ses deux foires annuelles de 16 jours et son marché hebdomadaire du lundi qui voit le jour en mars 1368.
Le clergé joua un rôle non négligeable dans ce développement (favorisé par les franchises accordées par les Plantagenêts), comme en témoignent les nombreuses constructions réalisées dans les trois derniers siècles médiévaux (toutes ou presque ont disparu) : cathédrale Notre-Dame du (écroulée au , il n'en subsiste plus que le splendide portail des apôtres, chef-d'œuvre de la sculpture de l'époque), évêché, cloître, couvents (Cordeliers, Carmes, Clarisses), maisons canoniales, etc.
La mairie de Dax est l'une des plus anciennes de France, elle date de 1189. Le premier maire (ou Capdel) de Dax s'appelait Pierre de Saint-Paul et, après lui, 148 maires se sont succédés, sans aucune interruption.
Le
Après les Anglais, ce sont les Espagnols qui sont attirés par Dax. En effet, par suite de la menace imminente d'une armée espagnole, Dax mise en état de siège en 1521-1522, résiste à l'incursion.
Les guerres de religion, des épidémies et une grande pauvreté dans la région sont l'envers, véritable et quotidien, du tableau appelé le « siècle de la Renaissance ».
Saint Vincent de Paul
Les Landais et les Dacquois ont gardé le souvenir de la noblesse et de la générosité de ce fils de paysan landais, né à Pouy en 1581.
Vincent de Paul fait ses études chez les Cordeliers de Dax, ensuite au Collège Municipal, puis à l'Université de Toulouse ; prêtre en 1660, aumônier de la reine Marguerite de France (1610), curé de Clichy (1612) et de Châtillon-sur-Chalaronne (1617). Il est chargé de mission secrète et verbale, auprès d'Henri IV par le Cardinal de Perren, envoyé spécial du roi près du Saint-Siège.
Nommé par Louis XIII, aumônier général des galères, Vincent de Paul prend conscience de l'immense misère du peuple et crée de nombreuses œuvres de charité dont la Société des Prêtres de la Mission (1625) ou Lazaristes, et la Communauté des Filles de la Charité (1633) qu'il fonde avec Louise de Marillac.
Appelé le premier hospitalier de France, Vincent de Paul meurt à 84 ans et est canonisé en 1737 par le Pape Clément XII.
Le , Dax accueille princes et rois
À cette époque, la ville est prospère, comme le prouvent un certain nombre de maisons du centre ville.
Le cardinal Mazarin séjourne à Dax en 1659. Cette même année, plusieurs princes et princesses se déplacent dans la cité des eaux chaudes. Louis XIV (aux côtés duquel la ville s'était rangée durant la Fronde) s'arrêta ainsi à Dax en allant au devant de sa fiancée, l'Infante Marie-Thérèse, qu'il allait épouser à Saint-Jean-de-Luz.
Un grand savant dacquois
Pendant la période qui précède la Révolution française, se révèle une soif de connaissances qui passionne l'élite landaise. C'est dans cette ambiance intellectuelle que naît à Dax, en 1733, Jean-Charles de Borda, dans une maison de la rue de Borda.
Navigateur, mathématicien et physicien de renommée mondiale, il étonne par sa conception de la géométrie et, à 23 ans, il entre à l'Académie des sciences, comme membre adjoint.
Ses études et ses compétences sont utilisées dans les constructions navales et il contribue à la création du système métrique.
Jean-Charles de Borda meurt en 1799. Son nom est donné au vaisseau école basé en rade de Brest. Dans sa ville natale, sur la place Thiers, est érigée à sa gloire, une statue de pierre due au talent de Georges Guiraud.
De la Révolution à nos jours
À la Révolution française, les Dacquois semblent demeurer assez indifférents face aux évènements en cours. Ils se joignent toutefois au mouvement révolutionnaire, menés par la bourgeoisie locale.
Le département des Landes est créé en rassemblant une grande partie de l'ancienne province de la Gascogne, et en excluant étrangement la commune de Bayonne, rattachée aux Basses-Pyrénées. Le choix du siège de l'assemblée départementale se porte en 1790 - contre toute logique et contre toute attente - sur Mont-de-Marsan, alors modeste bourgade de l'est du département nouvellement créé. La légende populaire veut que, lors de la réunion d'attribution du chef-lieu à Paris, le représentant de la ville de Dax, Roger Ducos, se trouvât au bordel Rue Saint-Luc. Quoi qu'il en soit, Dax n'hérita que d'un rang de chef-lieu d'arrondissement, bien en-deçà de ce que son importance économique et historique pouvait laisser espérer. Napoléon Bonaparte pensa un instant transférer le siège de la préfecture de Mont-de-Marsan à Dax, mais la proximité de cette dernière avec l'Espagne le fit renoncer.
Durant les siècles passés, le thermalisme avait perdu son protagonisme. Il le reprit dès le , et notamment à partir du Second Empire. En effet, la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Bordeaux-Dax-Irún (puis l'extension, Paris-Dax-Tarbes) convertit la sous-préfecture des Landes en un important nœud ferroviaire.
Dax détruisit une partie de ses remparts au pour s'ouvrir vers l'extérieur, et au , on abattit le château médiéval. On construisit à la place de somptueux édifices Art déco afin d'attirer une clientèle thermale friande de luxe. Nombreux sont les hommes et femmes célèbres à s'être soignés dans la cité gasconne depuis le : Madame de Maintenon, Bergson, Clemenceau, Utrillo, Sarah Bernhardt, Sacha Guitry, le Président Armand Fallières, Nicolas Ier, roi du Montenegro, la reine Marie de Roumanie…
Un esprit indépendant
Au cours des temps, les Dacquois se sont toujours montrés jaloux de leurs prérogatives et de leur indépendance. Ils ont obtenu, durant les trois siècles de domination anglaise, des franchises qu'ils ont toujours défendues. En 1894, un conflit éclate avec le Président du Conseil pour le maintien de leurs coutumes et notamment des courses de toros.
En 1945, la parole est donnée au suffrage universel pour toutes ordonnances, arrêtés ou autres décisions. Des élections municipales, cantonales et nationales ont lieu. Eugène Milliès-Lacroix pose sa candidature tant à l'élection municipale que cantonale et est élu. Mais le Conseil de Préfecture annule ce résultat. Les parlementaires, ayant voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain (en 1940, à Vichy), sont inéligibles ; le sénateur-maire de Dax, E. Milliès-Lacroix est dans ce cas. Au bout de deux ans, le Conseil d'État confirme le jugement de première instance et il faut à nouveau recourir aux urnes. Jusqu'en 1952, les Dacquois sont appelés six fois en consultation et six fois Eugène Milliès-Lacroix est élu. Devant cette obstination, le Parlement décide, enfin, de donner le dernier mot au suffrage universel. Eugène Milliès-Lacroix est nommé, légalement, maire de Dax et conseiller général du canton.
Depuis l’époque préhistorique, Dax a constitué le point de jonction de deux zones géographiques d’économie différente, mais de même langue, séparée par le fleuve Adour. Comme il existait un lieu de passage, la roque de Milan, les Romains y établirent un pont, point médian de la route des Antonins entre Bordeaux, l’Aquitaine et la Gaule, et Pampelune et l’Espagne. Cette route a perduré, suivie tant par Charlemagne que les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle, les évêchés de Bordeaux, de Dax et de Pampelune se rejoignant à son niveau.
Cet axe vertical routier était rejoint à Dax par la voie horizontale fluviale de l’Adour. En effet, pendant des siècles, l’Adour était pratiquement le seul axe commercial et le pont de Dax le seul passage pour traverser le fleuve, car ce dernier s’étalait dans ses barthes marécageuses formant barrière.
Dax, fortifiée par les Romains est donc, pendant des siècles, ville-pont, ville-port, ville-marché et ville épiscopale : stratégique, commerciale, administrative et religieuse.
La rencontre des deux régions économiques en un lieu de jonction protégé ayant un débouché commercial vers l’ouest avec le fleuve a bien évidemment généré l’existence d’un port bicéphale ;
- au nord le port de Marensin
- au sud, en face, le port de la Chalosse
Il avait une double activité :
- la vente des produits locaux :
: - au port de Marensin, côté Sablar : le bois de pin, la résine, brais, le goudron, le miel, le seigle, le millet, les moutons,...
: - Au port de la Chalosse, côté cité : le bois de chêne, le vin, les volailles, le blé, les porcs, le bétail (bovins), le bitume,...
- le péage des produits amenés par le fleuve qui souvent changeaient de mains ; beaucoup partaient vers l’ouest, Bayonne et la mer.
L’importance des marchés est mentionnée tout au long de l’histoire. Au , Dax pour l’intendant d’Etigny est « un grand centre commercial », « un des marchés les plus considérables du royaume ». Il est le marché de la résine : « les berges de l’Adour peuvent recevoir souvent 2500 pains de résine ». « Tout le Sablar est pavé de charrettes qui font transport des matières résineuses (...) les bouviers sont forcés de décharger très loin de l’eau faute de pouvoir s’approcher davantage (...) tant il y a d’embarras par les charrettes. On en compte quatre à cinq cents...».
Passent ainsi les trains de bois de la Petite Lande, chargés parfois des petits fûts d’eau de vie d’Armagnac ou de vin de Mugron ou d’Hinx.
Lorsqu’au , la distillation permit une utilisation plus rationnelle de la résine, Dax reste le marché de résineux en France, et resta le seul à partir de l’"Entre-deux-guerres". Les transactions se faisaient au café de la Bourse. Il était habituel de voir tous les samedis – jusqu’en 1939 – les ventes se faire à la criée portant sur des wagons d’essence de térébenthine ou de colophane qui partaient en Allemagne, en Hollande, en Italie,... Les acheteurs étaient en relation directe avec le deuxième marché mondial : Atlanta aux États-Unis. Les cours s’établissaient ainsi tous les samedis. De même pour les bois – les fortunes se faisaient et se défaisaient en une séance, le Sablar vivait intensément. Cette activité a été laminée par la Deuxième Guerre mondiale avec l’effondrement de résinage, tué par la chimie de pétrole.
Administration
Démographie
Économie
L'économie de la ville de Dax repose essentiellement sur le thermalisme, qui lui procure une grande partie de ses emplois et de sa richesse. Cette activité lui permet de figurer parmi les communes landaises les plus riches et les plus prospères. La cité reçoit 55 000 curistes par an, attirés par la réputation de la station dans les domaines de la phlébologie, de la gynécologie et de la rhumatologie. Cette affluence en fait la première station thermale de France, devant Vichy, Vittel et d'autres.
Le secteur des services est le mieux représenté à Dax. Le thermalisme, la situation géographique (au cœur des Landes, proche des plages, du Pays basque et de l'Espagne), et les fêtes estivales (août et septembre) ont engendré la création d'un grand nombre d'établissements hôteliers et de restauration. Le commerce bénéficie de cette aubaine, et les boutiques (habillement, gastronomie,...) sont nombreuses dans le secteur piétonnier.
Quoique moins important, le secteur industriel est bien implanté à Dax, favorisé par les dessertes de transport (ligne Paris-Bordeaux-Irun, Fret et TGV, autoroute A 63 à proximité). Ainsi, la ville produit les boues nécessaires à l'activité thermale (1500 tonnes / an), du sel de Bayonne (50 000 tonnes / an), de l'eau minérale (25 millions de bouteilles / an), du film plastique (20 000 tonnes / an, dont 5 000 à l'export), papier (270 millions de m² / an, dont 60 % à l'export),...
Gastronomie
Située en plein cœur de la Gascogne, Dax peut s'enorgueillir de posséder une gastronomie riche et variée. Aussi, nombreux sont les producteurs et artisans qui viennent vendre leurs produits lors des traditionnels marchés qui se tiennent le samedi matin (aux Halles, sur la Place Roger Ducos et au Marché couvert) et - dans une moindre mesure - le dimanche matin.
Dax reçoit de l'ensemble du département les excellentes volailles, mais surtout les fameux canards gras qui font la réputation de la région. Rien - ou presque - de cet animal ne se perd. Les mets préparés à base de ce palmipède sont nombreux : magrets, foies gras, cuisses confites, titions (ou graisserons), gésiers, cous, ailerons, croupions,... et la graisse qui servira à préparer soupes et autres viandes grillées.
Par ailleurs, d'autres produits gascons sont à l'honneur : les asperges, le maïs, le jambon de Bayonne (produit dans tout le Bassin de l'Adour),... Et le produit roi qui n'est autre que le bœuf de Chalosse, tendre, gras et goûteux.
Parmi les spécialités typiquement dacquoises : les madeleines.
Les vins gascons de Bordeaux sont mondialement réputés, mais la Chalosse et le Tursan produisent des vins moins prestigieux mais très honorables. Enfin, aucun repas gascon ne saurait s'achever sans armagnac.
Personnages célèbres
- Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur d'un institut religieux (les Lazaristes) et organisateur de la Congrégation des Filles de la Charité
- Jean-Charles de Borda (4 mai 1733-19 février 1799), mathématicien
- Roger Ducos (1747-1816) conventionnel, membre du Directoire et consul après le 18 brumaire
- Martin Veyron (1950-), auteur de bande dessinée
Monuments et lieux touristiques
Monuments historiques
- Crypte archéologique romaine. La crypte archéologique, située rue Cazade, renferme les fondations d'un temple romain du . Autour du temple, on découvre une enceinte rectangulaire dont trois côtés seulement sont connus. À l'intérieur, les côtés sud et ouest sont chargés d'une suite d'absides de mêmes dimensions, semi-circulaires, vestiges imposants d'un mur de soutènement qui retenait une masse énorme de terre apportée par les Gallo-Romains pour constituer une terrasse artificielle sur laquelle s'élevait le podium portant le temple ; ce temple, édifice symbolique, monument majeur de la ville, devait être surélevé et donc visible de loin. Les absides servent de contreforts renforçant la résistance du mur contre une poussée des terres. La céramique recueillie dans le comblement des tranchées de fondation indique que ce vaste ensemble architectural, surgi des sables dans une zone basse d'eaux stagnantes, fut édifié vers la fin du Ile, début .
- Vestiges des Remparts gallo-romains. Les remparts gallo-romains de Dax furent édifiés au de l'ère chrétienne. Ils s'étendaient alors sur un périmètre de 1 465 mètres, présentant une épaisseur de 4 m et une hauteur d'une dizaine de mètres en partant du fossé. Ils étaient percés de quatre portes et ponctués de 46 tours. Les archéologues du le considéraient comme « le type le plus beau et le plus complet restant en France des enceintes gallo-romaines ». La plus grande partie en fut détruite par la municipalité au . Il subsiste aujourd'hui deux importants tronçons, présentant quelques tours, sur la Place des Salines et dans le Parc Théodore Denis.
- Chapelle des Carmes. Il s'agit des vestiges de l'ancien couvent des Carmes, fondé en 1523, et dont il subsiste aujourd'hui l'élégant chœur et les chapelles latérales. Après une rénovation de grande qualité, un centre d'exposition abritant les œuvres du peintre dacquois Léon Gischia (1903-1991) y a été installé.
- Cathédrale Notre-Dame Ste-Marie. À la fin du , en pleine période de prospérité pour la ville, l'évêché fait construire tout une série de bâtiments ecclésistiques, dont une nouvelle cathédrale, bâtie sur un ancien sanctuaire roman, devenu trop exigu. L'édifice gothique s'est effondré en 1646, et seul subsiste de cette époque le splendide Portail des Apôtres, dans le bras du transept Nord, et classé en 1884. Haute de 12 mètres et large de 8, cette porte à trumeau présente un ensemble de sculptures de toute beauté, assez rare dans le Sud de la France, et ce, malgré quelques regrettables mutilations survenues par le passé. L'édifice actuel fut bâti dans un style néo-grec à la fin du . La façade principale et le flanc sud présentent un aspect massif, presque austère. En revanche, le flanc nord, donnant sur une agréable placette du centre historique, ne manque pas de charme, malgré une certaine raideur. À la croisée du transept le dôme est orné de peintures. Dans le chœur, ont été conservées les belles stalles des chanoines datant de l'ancienne cathédrale (). Le maître autel et l'autel de la Vierge, en marbre de couleurs du milieu du sont l'œuvre des sculpteurs avignonnais d'origine suisse, les frères Mazetti. Le buffet d'orgues, de la fin du , fut réalisé par Caular, ébéniste local ; ce buffet restauré récemment, est l’un des plus beaux de France. L'édifice conserve aussi plusieurs tableaux dont " Jésus et ses disciples " de Honthorst école flamande du et "L'Adoration des Bergers" de Hans von Aachen de la fin du .
- Église St-Vincent-de-Xaintes. Au sud-ouest de Dax, Saint-Vincent-de-Xaintes porte le nom du premier évêque de la ville. Le saint évêque aurait été martyrisé à cet endroit. Construite sur l'emplacement d'une basilique du , érigée elle-même sur un temple gallo-romain, l'église actuelle, de style néo-roman, date de 1893. Elle conserve de cette basilique le christ qui se trouve au-dessus de la porte d’entrée. La vie du Saint est retracée sur les beaux vitraux centraux du sanctuaire. Au milieu de la nef on a placé et restauré une superbe mosaïque du , vestige du temple romain. Saint-Vincent fut une commune jusqu'en 1861. Derrière l'église, rue Gambetta, se situe le couvent des Dominicaines qui fut couvent des Clarisses au .
- Hôtel St-Martin-d'Agès. Ancien hôtel particulier, à portail et cour intérieure, de belle facture. Il date du . En 1659-60, Anne d'Autriche et le Cardinal Mazarin y séjournèrent. Il abrite aujourd'hui le Musée de Borda.
- Hôtels particuliers : Hôtel de Chièvre ( s., aujourd'hui Hôtel de Ville), Hôtel Neurisse (, aujourd'hui Centre culturel, abritant une fontaine du ), Banque de France (), Bibliothèque municipale (bâtiment du ), maison de St-Vincent-de-Paul ()…
- Centre historique aux ruelles pittoresques et maisons anciennes des , et s, dotées pour beaucoup de façades élégantes et colorées, de beaux escaliers et de caves voutées. Les noms des rues évoquent le passé de la ville : Rue Neuve (car reconstruite après le grand incendie du ), Rue du Cordon-Bleu (présence de l'Hôtel du Cordon-Bleu à l'époque), Rue des Carmes (du couvent des carmes présent autrefois, et dont il subsiste la chapelle), Rue des Fusillés, Rue des Pénitents, Rue de l'Evêché, Rue des Archers, Rue des Faurés, Rue du Toro, Place de la Course, Rue des Barnabites, Rue du Palais, Rue du Mirail, Rue Cazade, Rue d'Eyrose…
- Fontaine Chaude ou Source de la Nèhe. Du nom d'une déesse nordique des eaux, la Nèhe, la source constitue le véritable symbole de la station. Construite au sur l'emplacement supposé des anciens thermes romains, la Fontaine Chaude a un débit joumalier de 2 400 000 litres d'eau, précieux liquide chaud à la température de 64° (plus chaude de France). L'aire d'émergence des sources de Dax résulte d'une faille datant de l'époque d'érection des Pyrénées. On est en présence d'un circuit souterrain d'une longueur très importante où la température élevée et la minéralisation de l'eau sont acquises à une grande profondeur, de l'ordre de 2 000 mètres. Dans le bassin de la Fontaine Chaude, on peut apercevoir, surtout après des périodes ensoleillées, une floraison d'algues. Ces algues sont analogues à celles qui participent avec le limon de l'Adour et l'eau thermale à l'élaboration du médicament naturel qu'est le "Péloïde de Dax". Autrefois, autour de la Fontaine Chaude était le quartier des tripiers et des bouchers. Les ménagères se servaient de l'eau chaude de la fontaine pour cuire les œufs ou plumer les volailles.
- Splendid Hôtel. À cet emplacement s'élevait un château fort édifié au Moyen Âge. Il fut aux et s le siège d'un vicomté et à partir du , la résidence du gouverneur militaire de Dax. En 1320, il tint lieu de garnison ; il y avait alors cinq chevaliers et quatre-vingt-dix sergents à pied. Modifié aux et s, il deviendra, par la suite, une caserne. Alfred de Vigny y resta quelques mois en tant que lieutenant. Désaffecté en 1888, le château sera rasé en 1891 pour être remplacé par l'établissement Dax - Salins - Thermal que prolongeait un casino. En 1926, un incendie ravage les deux bâtiments. C'est alors qu'Eugène Milliès-Lacroix fait édifier un palace luxueux, le Splendid Hôtel, chef-d’œuvre architectural des années 30 et fleuron de l'activité hôtelière et thermale des Landes. Les plans d’architecture et les projets de décoration sont signés André Granet. Dès 1932, Roger Henri Expert, associé de Granet participe à la conception. La hauteur des plafonds et la largeur des pièces rappellent que l’Art déco a vu le jour à une époque où l'on avait la « folie des grandeurs ». Le contraste entre le volume des pièces et le mobilier tassé donne une impression de hauteur encore plus importante. Les lustres du hall et de l'escalier ont été réalisés par les verriers Genet et Michon. L'éclairage en Art déco fait partie intégrante de la conception de l'intérieur. L'escalier lumineux rappelle celui du paquebot Normandy.
- Atrium et Casino. En 1925, Eugène Milliès-Lacroix propose la construction d'un casino afin de donner un nouvel élan à la station thermale de Dax. Ainsi, les deux architectes parisiens, André Granet et Roger Henri Expert, furent chargés de la réalisation du casino. Venant de réaliser la Salle Pleyel à Paris et le Paquebot Normandy, ils voulaient que ce casino corresponde aux canons de leur temps. Le 1er juillet 1928, le premier espace d'animation du genre des Landes est inauguré à Dax. À cette occasion, mille personnes assisteront à l’opéra de Gounod "Mireille". Mais l’architecture est mal adaptée à la région et la construction souffre très vite du climat océanique. Les différentes tentatives de sauvetage ne réussissent pas à redonner à l'Atrium casino ses fastes d'antan ; ainsi, soixante ans après, ce bâtiment en mauvais état est fermé. Les travaux de restauration ont débuté par la salle de spectacles, l'Atrium. Ce nouvel ensemble est inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques depuis 1986. Le décor somptueux du plafond, des parois et du cadre de scène, gravé sur des panneaux de stucs dorés et argentés présente des personnages et des animaux sur un fond floral, qualifié par un historien d'art de « jardin extraordinaire ». Il est doté d'un équipement technique moderne et propose de nombreux spectacles tout au long de l'année, des galas de danse, des concerts, des pièces de théâtre… Le casino vient d'être restauré et rouvert au public en 2005, suite à son classement à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
- Pont Vieux. L'Adour fut durant longtemps le premier axe de communication du département. Il reliait Dax avec l'ensemble des villes importantes de la région : Bayonne, Port de Lanne, Aire-sur-l'Adour, Grenade… Un pont fortifié en pierre fut édifié par les Romains, mais il fut emporté par une crue en 1770. Remplacé dans un premier temps par un pont de bois, on le substitua en 1857 par l'actuel pont de pierre, principale voie de passage entre le Sablar et le reste de la ville.
- Arènes. Les arènes du parc Théodore Denis furent édifiées en 1913. Jusqu'au , les courses avaient lieu à l’extrémité sud de l'actuelle rue des Fusillés où se trouvait l'hôtel de ville. Ce n'est cependant qu'en 1784 qu'elles furent officiellement autorisées par le gouverneur de Guyenne, à la condition que la place fût "close et fermée de barrières" pour éviter les accidents. Puis les courses de taureaux se déroulèrent à l'emplacement de l’ancien couvent des Cordeliers qui devint, par la suite, la place de la Course. En 1857, les arènes avaient la forme d'un fer à cheval long d'une quarantaine de mètres et d'une contenance de 2000 places environ. Les courses connaissant un succès croissant, les arènes en bois furent agrandies en 1890. Mais cette année là, l'histoire de la tauromachie dacquoise connut une période d'échauffement car l'autorité préfectorale voulait interdire les courses de taureaux. La rue du Toro commémore cet épisode, car ce jour-là, un taureau s'échappa des arènes et fut achevé dans cette rue par le matador Félix Robert. Les courses continuèrent à se dérouler dans ces mêmes arènes en bois jusqu'en 1912 (malgré un violent incendie qui les détruisit aux trois quarts en août 1908). Le 10 mai 1913, les nouvelles arènes en ciment étaient inaugurées par le maire de l'époque, Octave Lartigau, à l'emplacement actuel. Elles comptaient 5 500 places. Le dimanche 28 août 1932, Eugène Milliès-Lacroix, maire de Dax, inaugura les arènes agrandies qui portèrent la capacité totale à 8 000 places. Découvrez par la conciergerie (boulevard P. Lasaosa) le patio de caballos et la chapelle des toreros, lieu de recueillement où les matadors sollicitent la protection de la Vierge avant la corrida. Les arènes de Dax furent les premières en France à posséder une infirmerie avec service chirurgical d'urgence. Par ailleurs, ces arènes font partie des sept arènes françaises de première catégorie, les autres étant Bayonne, Mont-de-Marsan, Vic-Fézensac, Nîmes, Béziers et Arles.
Des corridas sont organisées à l'occasion des Fêtes de Dax (six jours autour du 15 août) et du festival "Toros y Salsa", organisée le deuxième week-end de septembre. La tauromachie landaise est à l'honneur en juillet et en août, avec la tenue du Grand concours landais de Dax le premier jour des Fêtes.
- Hôtel les Thermes. Hôtel à l'architecture résolument moderne (1992), conçu par Jean Nouvel, qui a réalisé - entre autres - l'Institut du monde arabe à Paris ou l'opéra de Lyon.
- Trou des Pauvres. Il est situé sur les berges de l’Adour. Autrefois, les malades sans ressources venaient s'y baigner pour profiter de la boue chaude et bienfaisante. À l'origine, elle naissait spontanément près des émergences d'eaux chaudes qui étaient périodiquement submergées au moment des crues du fleuve : le limon se déposait dans ces cavités lors du retrait des eaux. C’est sur ce principe naturel qu'ont été établis les bassins de culture de boue (le Péloïde de Dax) qui pérennisent scientifiquement ce don de la nature.
Musées
- Musée de Borda (logé dans l'Hôtel Saint-Martin-d'Agès). Créé en 1876 par la société archéologique et historique de Borda, il doit son nom au chevalier Jean Charles de Borda et à son parrain, le savant Borda d'Oro. On y trouve des vestiges archéologiques, notamment préhistoriques et gallo-romains, des bustes, des sculptures, des tableaux, de belles séries numismatiques, des souvenirs africains de R. Milliès-Lacroix, ainsi qu'une salle sur la tauromachie et la course landaise. Un trésor gallo-romain fut découvert en 1982 lors de fouilles entreprises sous les anciennes halles ; on y trouva des statuettes en bronze dont une représentation du dieu Mercure accompagné de ses attributs traditionnels, le coq et le bouquetin, ainsi qu'une statuette aux yeux d'argent représentant Esculape. Une bibliothèque régionaliste, classée patrimoniale, est ouverte au 1er étage, siège de la société de borda, société de Sciences, Lettres et Arts des Landes, dont la revue est mondialement connue.
- Chapelle des Carmes : exposition permanente d'œuvres de Gischia et expositions temporaires d'art contemporain.
- Musée Georgette Dupouy. Peintre universel (Paris 1901 - Dax 1992). Soixante toiles signées Georgette Dupouy y sont présentées en permanence. Les œuvres de cette artiste ont fait le tour du monde aux côtés des plus grands noms de la peinture contemporaine.
- Musée de l'Hélicoptère. Unique en France, ce musée a été mis en place par d'anciens militaires. Il présente, dans un vaste hall de 2 000 m2, l'une des plus belles collections européennes d'avions et d'hélicoptères de combat anciens. Une galerie expose de nombreux documents photographiques, des trophées, une impressionnante collection de maquettes et de diaporamas sur l’histoire de l'Alat, de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre d'Indochine.
Ce musée travaille en liaison avec le Musée de l’Air et de l'Espace du Bourget.
Parcs et jardins
- Parc du Sarrat. La propriété remonte au début du . Elle a appartenu à René Guichemerre, architecte Dplg à Paris, qui s'investit dans le Sarrat durant toute sa vie et ne cessa de penser, de dessiner, de construire et de restaurer ce jardin. À sa mort, en 1988, il légua sa propriété à la ville de Dax. Sur plus de trois hectares, 1 245 arbres de 27 familles différentes ont été dénombrés. Ce parc est un compromis entre le style classique (jardin à la française) et le style paysager (au contraire fondé sur le naturalisme). Depuis 1989, le Parc du Sarrat est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques. C'est un arboretum, un conservatoire naturel, ainsi qu'un centre d'initiation à l'environnement.
- Bois de Boulogne. Belle promenade de six kilomètres de sous-bois séparée de l’Adour par une digue. À deux kilomètres, la stèle des Fusillés commémore le souvenir de quatre jeunes résistants qui furent fusillés par les Allemands. Un kilomètre plus loin, se trouvent les "pelles" de l'Adour qui permettaient de réguler l'eau lors des inondations.
- Parc Théodore Denis
Fêtes et traditions
Les Fêtes de Dax
Comme toute ville gasconne qui se respecte, Dax sait faire la fête. La cité thermale sort de sa torpeur habituelle autour du 15 août et du deuxième week-end de septembre.
En août ont lieu les traditionnelles Fêtes de Dax, qui durent six jours, et à l'occasion desquelles est organisée une grande feria taurine, articulée autour de cinq corridas, una corrida de rejoneo, une novillada piquée et deux novilladas sans picador.
Les fêtes sont l'occasion pour la ville d'échapper durant six jours à la réalité et à la routine quotidiennes, en se plongeant littéralement dans une ambiance de liesse propre à embraser toute la ville. À l'heure où le maire déclare ouvertes les festivités, chacun - vêtu de blanc - noue autour de son cou un foulard rouge qu'il ne quittera pas jusqu'à la fin. Cette tradition plutôt récente - héritée des célèbres fêtes de San Fermín à Pampelune en Navarre - est désormais bien ancrée, et donne à la fête un air plus gai, plus uni, plus fraternel, en abolissant les distinctions habituellement marquées par la tenue vestimentaire. Jeunes et moins jeunes festoient alors sans relâche jour et nuit, afin de ne rien perdre de ces quelques rares moments de joie.
La journée est le règne de la fête jolie, retenue et contenue : on vient boire l'apéritif et déjeuner entre amis ou en famille au son des peñas, bandas et autres orchestres s'éclatant dans la ville après les défilés méridionaux. Les enfants sont présents, les habits blancs resplendissent sous le généreux soleil gascon du mois d'août. Les animations sont nombreuses et pour tous les âges : courses de vaches, jeux d'arènes, défilés folkloriques, pêche, montgolfières, pelote basque, rugby, quilles de 9, concerts,... Des journées à thèmes sont également organisées : ainsi les enfants ont une journée qui leur est spécialement consacrée avec des jeux, un mini encierro, une mini bodega,... Les traditions gasconnes ont aussi leur jour, le premier, toujours : course landaise, gymkhana à échasses, gastronomie,... Et puis, chaque bar, chaque association propose ses activités, qu'il peut ouvrir à tous ou réserver à ses membres, dans le cas de certaines peñas : repas, capeas, tertulias,... Car les aficionados sont nombreux en ces terres taurines et on peut les observer se diriger religieusement vers les arènes tous les matins et surtout tous les soirs pour la corrida du jour. Pendant ce temps-là, d'autres poursuivent la fête en ville.
Suite à la corrida, le visage de la ville change. La foule se fait de plus en plus dense, les terrasses des cafés et restaurants se remplissent, pendant que les bandas et autres formations musicales égaient les rues de leurs airs enlevés et allègres. Plus la soirée avance, plus l'ambiance se fait chaude : concerts aux quatre coins de la ville (en plein air, ou en salle), musique omniprésente, toro de fuego, rues bondées, esprits desinhibés par les vapeurs du pastis, du vin ou du champagne. Le tout dans une grande convivialité. Les bars ne désemplissent pas, les peñas et autres sociétés reçoivent leurs amis jusque tard dans le cadre qui convient à chacun : il y en a pour tous les goûts et chacun trouve sa place dans ce qui semble être un chaos au premier abord. L'heure du couvre-feu ayant sonné, chacun regagne ses pénates, tandis que les rares plus chanceux iront terminer leurs libations dans les quelques sociétés privées recevant leurs invités. Le tout avant de repartir pour une nouvelle journée de fête.
Arrivé le dernier jour, les bandas se réunissent dans les arènes pour entamer ensemble l'Agur Jaunak, adieu solennel et émouvant aux Fêtes. Le soir, après le feu d'artifices, chacun procède à son ultime tournée pour saluer une dernière fois les amis, jusqu'à l'année suivante.
Toros y Salsa
À peine les fêtes achevées, Dax s'enflamme à nouveau pour Toros y Salsa, festival mêlant musique salsa et corridas durant trois jours au milieu du mois de septembre, dans le cadre plus intime du Parc des Arènes. Deux corridas, une novillada et huit concerts gratuits pour renouer une dernière fois avec la fête, au milieu de casetas et d'une foule compacte, dans une ambiance bon enfant. Le tout pour saluer l'été sur le point de s'éteindre.
Jumelages
Dax est jumelée avec la ville espagnole de Logroño.
Références
Voir aussi
- Communes des Landes
- Thermalisme
- Liste des stations thermales françaises
Liens externes
- [http://www.dax.fr Le site officiel] pour découvrir Dax, son histoire et ses célèbres fêtes du 15 août
- [http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/co_navigation.co_page?nivgeo=C&codgeo=40088&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR&quelcas=LISTE Dax sur le site de l'Insee]
- [http://www.mapquest.com/maps/map.adp?latlongtype=decimal&latitude=43.7077777777778&longitude=-1.05027777777778&zoom=8 Plan de Dax sur Mapquest]
Dax
Catégorie:Station thermale
Australie
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| Capitale || Canberra
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| Plus Grandes Villes || Sydney, Melbourne, Adelaide, Perth, Canberra
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| Reine Gouverneur général Premier ministre
| Élisabeth II Michael Jeffery John Howard
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ATX ja:ATX
Carte mère ATX
sv:ATX
ATX est un format de carte mère créé en 1995 par Intel. Il s'agit de la première modification depuis l'introduction du format AT en 1984 dont il corrige la plupart des défauts. Il est remplacé par le format BTX en 2005.
ATX se décline aussi dans des formats plus petits dénommés Baby ATX et Micro ATX destinés notamment aux barebones.
Boîtier ATX
C'est aussi le nom du boîtier PC contenant une carte mère ATX. Il a remplacé l'ancien boîtier Baby AT et bénéficia d'une meilleure ergonomie.
Évolutions principales
- Le microprocesseur est mieux ventilé, il est rapproché de l'alimentation pour bénéficier du refroidissement de celle-ci.
- les cartes d'extension longues ne sont plus gênées par d'autres composants tels que le microprocesseur ou les barrettes de mémoire vive.
- Le bouton d'allumage n'est plus connecté directement à l'alimentation, permettant ainsi d'allumer et d'éteindre l'ordinateur par logiciel.
- Le format du connecteur d'alimentation à la carte mère est modifié, il devient impossible de le brancher à l'envers. De plus, il a été porté de 20 à 24 broches pour supporter le courant nécessaire à l'alimentation des périphériques PCI Express.
- Les connecteurs d'entrées-sorties sont placés sur le bord de la carte, contrairement aux modèles Baby AT où ils sont au centre. Du coup cela a éliminé tous les câbles auparavant nécessaires pour prolonger les connecteurs jusqu'aux ports d'entrées-sorties situés à l'arrière du boîtier.
- La liste des connecteurs standards n'est plus figée, mais juste encadrée par certaines normes, permettant aux constructeurs d'ajouter des connecteurs supplémentaires : réseau, USB, son, vidéo, firewire...
Catégorie:Matériel informatique
Belgique
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| Roi
| Albert II
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| Premier ministre
| Guy Verhofstadt
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| Fête nationale
| 21 juillet
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BOVESPA
Catégorie:Économie brésilienne catégorie:marchés d'actions
Bolsa de Valores de São Paulo (BOVESPA), nom portugais de la bourse de São Paulo du Brésil, fondé le 23 août 1890.
Président du conseil d'administration : Raymundo Magliano Filho (2004)
Vice - Président du conseil d'administration : Eduardo Brenner (2004)
Le Bovespa est l'union des Bourses de valeurs de São Paulo, Rio de Janeiro, Minas-Espírito Santo-Brasília, Extremo Sul, Santos, Bahia-Sergipe-Alagoas, Pernambuco et Paraíba, Paraná et de la Bolsa Regional.
À la suite de cette union, São Paulo concentre les échanges d'actions, Rio de Janeiro est responsable des titres publics et les bourses régionales conservent une activité de développement du marché et de prestation de services locaux.
Le Bovespa est aussi à l'origine d'un projet inédit au monde, avec le soutien de l'UNESCO, la Bolsa de Valores Sociais, « bourse de valeurs Sociales », qui a pour but de promouvoir les rencontres entre les organisations sociales qui ont besoins de ressources et les investisseurs souhaitant soutenir leurs projets.
Le principe est le même qu'une bourse de valeurs, les projets sociaux sont présentés par thème et région, il est possible d'acheter des « actions » du projet, et de suivre son évolution.
Bien entendu, le retour sur investissement n'est pas financier mais Social. Il est important de noter que les ressources sont intégralement reversées à l'œuvre sociale.
Histoire
Jusqu'au milieu des années 1960, le BOVESPA et les bourses brésiliennes sont rattachés aux États.
Avec les réformes du système financier national des années 1965/1966, les bourses se transforment en associations civiles sans but lucratif, ayant une autonomie administrative et financière.
La bourse de São Paulo devient une entité auto-régulée, sous la surveillance de la Comissão de Valores Mobiliários (CVM).
Depuis cette réforme, le BOVESPA a été en constante évolution aussi bien au niveau des technologies utilisées que des services auprès des investisseurs, intermédiaires et sociétés côtées.
En 1972, elle fut la première Bourse brésilienne à utiliser des systèmes d'informations temps-réel.
Dans les années 1980, un système d'opération par téléphone est mis en place, « Sistema Privado de Operações por Telefone » (SPOT) ainsi qu'un système de services en ligne pour les courtiers.
En 1990, est mis en place pour les négociations le Computer Assisted Trading System (CATS) qui est utilisé en simultané avec le système à « vive voix ».
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