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Industrie

Industrie

Généralités


- L'industrie est l'ensemble des activités humaines tournées vers la production de biens et de services.
- L'industrie sous-entend une certaine division du travail, contrairement à l'artisanat où la même personne assure théoriquement l'ensemble des processus : étude, fabrication, commercialisation, gestion.
- Cela implique aussi une notion d'échelle, on parle de « quantités industrielles » lorsque le nombre de pièces identiques atteint un certain chiffre.

Histoire de l'industrie

L'émergence de nouvelles technologies et les énergies disponibles ont profondément bouleversé l'industrie au cours des révolutions industrielles. Celles-ci ont marqué des étapes décisives dans l'histoire de l'industrie.

Préhistoire

La préhistoire voit l'apparition des premières activités humaines qui peuvent être qualifiées d'industrielles, en excluant celles qui sont liées à l'agriculture.
- L'homme préhistorique a besoin de nourrir sa famille, de se protéger des intempéries, des animaux sauvages, de ses ennemis : ce sont les premières motivations des activités qu'il exerce, dans le cadre des familles et des tribus où, très tôt, une spécialisation a dû exister, en fonction du sexe ou des aptitudes particulières de chacun.
- Le terme de préhistoire n'a pas la même signification, en termes de chronologie, d'une civilisation ou d'un peuple à l'autre.
- L'homme se préoccupe davantage d'activités intellectuelles ou abstraites lorsque les besoins essentiels sont satisfaits. Même si quelques communautés comme certains moines, ermites voire tribus savent concilier la satifaction minimale des besoins de base et leurs vie spirituelle.
- Les plus anciens témoins de l'activité humaine sont les objets en matériaux peu destructibles : ce sont les outils et armes en pierre, d'abord taillée, puis polie.
- Il est vraisemblable que d'autres techniques utilisant des matériaux végétaux on été développées très tôt, mais les témoins en ont disparu.
- La découverte des possibilités du feu a été la source de plusieurs progrès : métallurgie (du bronze puis du fer), poterie, eux-mêmes à la source d'autres développements.

Antiquité


- La poterie fut l'une des plus importantes industries de l'Antiquité. La production d'ateliers tels que La Graufesenque et Lezoux en témoigne. Dans ses ateliers, plusieurs dizaines de milliers de vases pouvaient en effet être cuits à chaque fournée.
- La filature se développe dès cette époque autour de fibres végétales (genêt, etc.) ou animales(laine de moutons, etc.). La toile de genêt, tissu servant à confectionner entre autres des vêtements et des voiles de navires, est fabriquée par les Romains et les Carthaginois à l'aide de fibres de genêt d'Espagne.

Moyen Âge

De nouvelles techniques apparaîssent au Moyen Âge, et avec elles de nouvelles productions. Le voit par exemple l'apparition de l'utilisation du charbon comme combustible. L'industrie drapière se développe en Flandre. Les nombreuses guerres nécessitent une production importante dans certains domaines, ainsi, le Clos des Galées à Rouen constituait un grand arsenal de la royauté française - dans les années 1340 il parvient à livrer des projectiles (arc et arbalètes) par dizaines de milliers, des armes et armures par dizaines, voire par centaines. La construction de châteaux forts ou de cathédrales associait des centaines d'hommes sur les chantiers. La principale innovation « industrielle » du Moyen Âge est la généralisation du moulin, découvert à la fin de l'Antiquité, qui assujettit la force de l'eau ou du vent : il y a certes les moulins pour le blé, mais les moulins trouvent d'autres usages : moulin à fouler ou fouleret, moulin à tan, à papier, etc.

Renaissance

La Renaissance a été plutôt marquée par un renouveau de l'artisanat lors de la construction et de l'embellissement des châteaux voulu par les princes et les rois ; seules les industries de l'armement et des apparats (vêtements, tentures, tapis, porcelaines) prospérèrent vraiment.

Période moderne

En France, Jean-Baptiste Colbert développe les manufactures dont les Gobelins, la manufacture d'armes de Saint-Étienne, Beauvais pour les tapisseries (1644), Aubusson pour les tapis, Reuilly abrite une « manufacture de glaces, cristaux et verre » – qui deviendra Saint-Gobain –, la bonneterie à Troyes, la draperie à Abbeville, la papeterie à Angoulême. La faïence a alors remplacé la céramique et de grands centres de production sont créés comme la manufacture de Rouen.

et

L'âge industriel est aussi important que l'apparition de l'agriculture au Néolithique ; il y apparaît en effet une idée de rupture avec le passé. L'âge industriel est caractérisé par une croissance durable et irréversible de la production industrielle, accompagnée de transformations dans l'organisation de la production et dans les sociétés. Les créations de manufactures se poursuivirent au XVIIIe siècle : une manufacture de porcelaine s'établit au château de Vincennes avant de déménager à Sèvres où elle se fera une réputation. Malgré les crises difficilement reçues par les contemporains, la tendance générale de la période 1790-1939 est caractérisée par l'expansion. La première révolution industrielle commence aux alentours de 1790, pour se terminer aux prémices de la seconde révolution industrielle. Les inventions motrices de cette période sont liés à la vapeur et au charbon ; son centre d'activité principal est le Royaume-Uni, puis, quelques décennies plus tard, la révolution industrielle touche la France, et enfin l'Allemagne. La deuxième révolution industrielle commence aux alentours de 1850, et s'arrête aux environs de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les inventions principales de cette période ont un rapport direct avec l'exploitation des découverte en électricité. Trois facteurs ont permis à cette deuxième révolution industrielle d'aboutir :
- La révolution technologique (Henri Bergson parle de « poussée inventive » du ). Ce sont des inventions essentiellement européennes. De nouveaux modes de production apparaissent, ainsi que de nouvelles formes de transport (chemin de fer) et de communication (télégraphe, téléphone). Les matériaux utilisés ne sont plus les mêmes.
- L'accumulation du capital. Puisque la richesse se fonde sur les investissements, on pense à aller chercher l'argent chez les particuliers : c'est ainsi que les actions pour des petits porteurs (dites « gouttelettes du capital ») deviennent plus courantes au États-Unis ; ailleurs, cela reste marginal. De plus, la création et le développement des banques de dépôt favorisent aussi la croissance.
- La réorganisation des entreprises, avec deux modifications majeures : dans la structure, et dans l'organisation du travail.
  - Structurellement, on passe d'un atelier familial à l'usine (plus de 50 personnes), et à la grande firme. On tente de mieux maîtriser les coûts : la maîtrise s'étend de la matière brute au produit fini, et de nouveaux modes de gestion du marché apparaissent. Un trust est une compagnie avalant de petites entreprises (qui perdent leur indépendance) tandis qu'un cartel est une alliance d'entreprises (généralement placées sur le même segment de marché), ces dernières restant autonomes.
  - Dans l'organisation du travail une nouvelle notion apparaît : l'organisation scientifique du travail (OST), avec deux idées : le fordisme et le taylorisme, qui introduisent la production en série, le minutage du travail, et le travail à la chaîne.

et début du


- Des découvertes fondamentales dans le domaine de la physique nucléaire, permettent des évolutions en cascades dans les technologies de l'électronique. Ces nouvelles technologies accélèrent, voir autorisent, la résolution de certains problèmes posé aux ingénieurs de recherche en industrie.
- L'énergie nucléaire est le pur produit de ces progrès croisés et complémentaires.
- La révolution numérique liée à l'informatique, liée elle même à l'électronique, apporte une souplesse accrue dans la gestion des procédés, et génère des retombées dans tous les domaines de l'activité humaine.
- Biotechnologies
- L'expression industrie de la langue est apparue dans les années 1980 pour désigner les entreprises travaillant dans le domaine du traitement automatique des langues ou de la linguistique informatique. Les 3cycles technologiques selon C.Stoffaes : - vapo-textilier - carbo-ferroviaire - sidéro-mécanique LE TEXTILE Production GB x 3 et X° x 10 entre 1784 et 1803 1733 : Flying shuttle de J.Kay 1765 : Spinning jenny de Hargreaves 1768-9 : Water frame de R.Arkwright 1779 : mule jenny de S.Crompton 1784 : métier à tisser mécanique de Cartwright 1791 : un des 1ers mouvements sociaux (artisans-tisserands) LA METALLURGIE ET SIDERURGIE 1709 : A.DArby substitue cahrbon de terre au cahrbon de bois 1783-4 : puddlage de Cort 1785 : 5000T de fonte /an avec 1500 ouvriers dans usines du Creusot 1799 : 1er pont métallique du monde 1830-50’s en GB : métallurgie devient 1er LS 1856 : convertisseur de Bessemer 1871 : 1ère usine dont les charpentes sont en métal (choco Meunier à Noisiel) 1873 : Pont de Brooklyn 1889 : Tour Eiffel MECANIQUE ET MACHINES ET OUTILS 1690 : D.Papin montre les ressources de la vapeur d’eau 1705 : Newcomen 1769 : Machine à vapeur de J.Watt 1781 : brevet 1830 : 15 000 machines à vapeur en activité au RU 3000 en France 1000 en Prusse 1870 : machines à vapeur font le travail de 40 M d’hommes PHYSIQUE CHIMIE 1879 : lampe à filament d’Edison 1883 : Deprez permet le transport du courant Etude du chlore de Berthollet 1777 : 1ère usine produisant de l’eau de javel 1791 : fabrication de la soude industrielle par Leblanc 1867 : nitro-glycérine de Nobel 1860 : 1ère usine Bayer --> 1899 : aspirine LE PETROLE 1886 : 1er véhicule à essence par Bens puis perfectionné par Daimler 1897 : Diesel invente les moteurs utilisant les résidus de distillation du pétrole 1ers puits de pétrole ds 1860’s au Texas LE MONDE DES MANUFACTURES début XVIIIème : Saint-Gobin emploie 1500 ouvriers LES 1ERES USINES 1793 : usine d’Oberkampf est le plus grand batiment industriel de France 1850 : 98% des établissement industriels ont moins de 50 salariés Usine Schneider du Creusot : 3250 ouvriers en 1850 12 500 en 1870 EVOLUTION DE LA LEGISLATION DES ENTREPRISES GB : 1719 : Bubble Act --> interdit la création des sociétés de + de 6personnes : abrogé en 1825 1837 : Chartered Act --> réserve à la couronne GB le droit d’autoriser ou non la création de sociétés par action => joint stock corporations (~ SA) 1856 : Joint Stock companies act : libère totalement la création de sociétés par action => basculement vers le libéralisme FR : 1863 : loi autorise les SARL 1867 : loi qui dispense de l’autorisation gouvernementale la création des sociétés par action (1870 pour l’Allemagne) LES CHIFFRES DE L’URBANISATION XIXeme siecle : Usa au 1er rang mondial de taux de croissance urbaine (4.5% /an) 1910 : nb brut de citadins : 39 M aux USA (42% pop totale) 32 M All 31 M RU 15 M Fr LES VILLES DE L’INDUSTRIE Liévin : 1500 hab en 1866 25 000 hab en 1911 Milwaukee : 1700 hab en 1840 21 000 hab en 1850 (après gare) Chicago : moins de 5000 hab en 1840 1M hab en 1890 “Porkopolis”, “the butcher of the world” Londres : pop x2 en 30ans --> 4M hab en 1880 Paris : regroupe un Français sur 10 --> 500 000 hab en 1800 + 3M en 1880 Berlin : +872% sur le XIXeme siecle LE CREUSOT, “SCHNEIDER VILLE” Pop en 1846 : 6000 hab 1875 : 25 000 hab (15 500 ouvriers Shneider) LE DEVELOPPEMENT D’UNE “CLASSE OUVRIERE” “Lumpen prolétariat” de marx CONDITION DE VIE ET DE TRAVAIL : LA MISERE OUVRIERE Chomage : 15% de chomage structurel au XIXeme siecle Lille en 1839 : 24 000 assistés sur les 80 000 hab Milieu XIXeme siecle : salaire d’un homme = 2femmes = 4enfants 1837 : 15% de moins de 13ans France : - dans 1840’s : industrie emploie + 200 000 enfants ouvriers - 1853 : salaire journalier moyen des petites et moyennes industries de 1.89 Franc Canuts lyonnais pour 16h de travail /jour : 560 Francs Structure du budget ouvrier dans 1880’s : 62% pour la nourriture 17% pour les vetements, linge... 12% pour logement 8% pour divers DE TIMIDES AMELIORATIONS GB : 1819 : limite à 9ans l’entrée dans les manufactures de coton 1825 : principe de la semaine anglaise (week end), appliqué vers 1890’s 1833 : Factory Act : interdit l’emploi d’enfants de moins de 9 ans Journée de travail : 9h pour les moins de 13 ans 12h-13h pour les 13-16ans Interdiction du travail de nuit pour les moins de 18ans FR : 1851 : loi Guizot pour les enfants 1893 : journée de 12h

et après...


- Fusion nucléaire
- Nanotechnologies

Les secteurs et les domaines

Traditionnellement, trois secteurs économiques principaux sont identifiés selon la nature de l'industrie : le secteur primaire concerne la collecte et l'exploitation directe de ressources naturelles (matériaux, énergie, et certains aliments), le secteur secondaire concerne les industries de transformation (agissant sur une matière) et le secteur tertiaire regroupe les industries du service (essentiellement immatériel : assurances, intermédiation, administration, nettoyage, etc.).

L'industrie et son environnement

Environnement physique

Exploitation des ressources naturelles Interférences avec le milieu naturel (occupation de l'espace, perturbation des équilibres physico-chimiques et écologiques, etc.) Rejets de produits et de chaleur, pollution

Environnement économique


- Flux financiers autour de l'entreprise :
  - Finance - Banques - Crédit - Capital - Actionnaires - Investissement
  - Fiscalité - Impôt sur les sociétés
- Partenaires :
  - Fournisseurs - Clients - Sous-traitance
- Marchés des produits et services utilisés - Cours des matériaux

Environnement social


- Main d'œuvre
- Ouvrier
- Employé
- Technicien
- Maîtrise
- Cadre
- Management
- Ressources humaines
- Patron
- PDG
- Actionnaire

Le processus industriel


- Conception, Design, Études
- Production, productique
- Logistique
- Gestion des ressources humaines
- Sécurité, Prévention, Gestion des risques
- Gestion de la qualité
- Comptabilité
- Contrôle de gestion

Les aspects juridiques

Dans toute forme d'industrie on retrouve un procédé, une méthode de production. Souvent, leurs inventeurs cherchent à les protéger pour éviter que d'autres ne viennent les concurrencer. C'est en partant de ce principe de propriété intellectuelle qu'ont été mis au point un certain nombre d'outils utilisés pour protéger un procédé, comme le brevet. Ensuite, entre le fournisseur et le client apparaît la notion de contrat, qui fixe par écrit les termes d'un accord (commercial, d'assistance technique, de formation...).

Articles connexes


- Entreprise
- Économie
- [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Catastrophe_industrielle Catégorie:Catastrophe industrielle] Catégorie:Industrie ja:産業 simple:Industry

Humaine

Cet article porte sur l'homme en tant que mâle de l'espèce humaine. Pour les autres significations du mot, voir la page d'homonymie Homme (homonymie). Homme (homonymie) Homme (homonymie) Un homme est un individu adulte de sexe masculin de l'espèce humaine, par différence à la femme (individu adulte de sexe féminin) et à l'enfant (jeune individu). de l'homme sont les androgènes parmi lesquels la testostérone pour la reproduction des spermatozoïdes en vue de la fécondation (procréation des êtres humains). Les appareils génitaux diffèrent notablement, comme pour les autres espèces vivantes. Des différences sexuelles secondaires apparaissent après la puberté, comme les poils (en nombre causé par les androgènes) et l'accroissement de l'organe reproducteur.

Voir aussi


- femme
- enfant
- virilité | comparaison biologique entre la femme et l'homme
- transsexualité
- hominisme

Liens externes


- [http://www.infovisual.info/03/005_fr.html Schéma détaillé de la morphologie d'un homme]
- [http://www.biblioconcept.com/citations/homme.htm Quelques citations sur l'homme] catégorie:anthropologie catégorie:organisation sociale catégorie:anatomie ja:男性

Bien

Vie courante

Un bien désigne une chose et s'oppose souvent à la notion de service. Cela peut recouvrir autant un être animé et vivant qu'un objet inanimé, de caractère tangible ou au contraire plus immatériel et imaginaire. Parmi les biens, on distingue des catégories, comme :
- les biens de consommation courante/durable/intermédiaire/non-courante/semi-durable
- les biens de première nécessité
- les biens collectifs/individuels
- les biens matériels ou immatériels La notion de bien est souvent confrontée à celle de possession : Qui possède ce bien ?

Philosophie

Le bien, employé comme nom ou adjectif, désigne également une des valeurs fondamentales de la morale. On l'oppose au mal et ouvre domaine de discussion lorsqu'il s'agit d'aller au-delà, au risque de résultats contraire, vers le mieux. Outre cette portée morale, le « Bien » est un terme qui figure dans de nombreuses œuvres philosophiques et dont les interprétations varient quelque peu.
- Il est à noter d'ores et déjà la différence entre le « Bien », valeur catégorique, suprême, idéale, et le « bien », état relatif et restreint (cela prend part aux distinctions typographiques propre à la philosophie, telle « Idée » et « idée » qui se réfèrent à des concepts distincts). Un acte annoncé « bien » est donc, s'il est à effectuer, une chose que l'on doit réaliser, et s'il a déjà été accompli, une chose approuvée.
- A noter par ailleurs que dans l'analyse qu'a fait Kant, l'expression du « Souverain bien » désigne tantôt l'idée de quelque chose de digne, de probe, ce qui n'est relatif qu'à la morale, et tantôt un état absolu de complétude (qui ne serait donc pas fragmentable). D'autre part, en philosophie, on parle aussi des biens extérieurs.

Droit

En droit, on oppose bien et chose, car les biens contrairement aux choses sont appropriées ou susceptible d'appropriation, publique ou privée. On distingue plusieurs catégorie de biens :
- Biens patrimoniaux et extra-patrimoniaux
- Biens meubles et immeubles
- Biens fongibles et non-fongibles
- Biens corporels et incorporels
- Biens accessoires

Économie

En économie, un bien est une chose rare ou produite par l'homme qui sert à répondre à un besoin. Les biens économiques s'opposent en ce sens aux biens libres, que l'on trouve gratuitement et en abondance (comme le soleil, l'air, l'eau dans certaines régions).

Biens et ressources

L'économie s'intéresse de ce fait essentiellement à l'allocation des ressources rares servant à fournir des biens Cette vision est trop étroite : l'économie d'un système, de tout système, est le traitement de ses utilités relatives, c'est-à-dire la consommation de ressources rares ou non, qui lui permettent de maintenir son existence et son projet, dans un environnement déterminé et en évolution ; ceci entraîne la production de "déchets" divers qui sont autant de ressources pour d'autres éléments-systèmes de cet environnement. La question de l'équilibre de ce système et de son environnement sont donc vitales et complexes, donc jamais garanties. Ainsi l'économie devient l'étude des économies réelles, celle des systèmes existants, dont principalement les êtres humains et leurs diverses formes de société. La question de la rareté intervient alors comme facteur de problème dans de nombreux cas, mais pas toujours.

Types de biens économiques

On peut faire plusieurs différenciations entre les biens :
- biens économiques / biens libres
- biens matériels / services
- biens de consommation / biens de production
- biens durables (ou biens d'équipement) / biens non durables Le terme bien utilisé seul en économie désigne presque toujours un bien matériel (on utilise d'ailleurs souvent l'idée de biens et services marchands). Ces biens matériels sont palpables, et l'on peut les posséder et les stocker. Catégorie:Philosophie Catégorie:Morale Catégorie:Droit civil Catégorie:Typologie élémentaire de l'économie simple:Good

Travail

catégorie:travail

Étymologie

Le mot travail vient du bas latin tripalium () instrument de torture formé de trois pieux.
Altération sous l'influence de la famille de trabs, trabis : poutre. (travée)
Au : Travail = Tourment, souffrance. Travailler = Tourmenter, souffrir. Il désigne ce qu'endure la femme dans l'enfantement.
Au : « Se donner de la peine pour »..

Tentatives de définition

Sens Restreint. - le travail: action non dictée par la survie de l'espèce, bien souvent en échange d'une rémunération ou gratification.
Sens Large. - travail : toute action nécessitant de l'énergie ; demandant des efforts.
Autre: accomplir une activité quelconque contre rémunération ou non (bénévolat).
Travail : le fait d'agir sur quelque chose, ou quelqu'un, pour le modifier. `qu'est ce que le travail? Dans notre société, le travail payé est sans doute devenu la valeur la plus importante, après l'argent. Alors que pour beaucoup Dieu est mort, et avec lui la culture religieuse, que la conscience politique et de la communauté ont disparu, la place du travail payé est devenue dominante comme moyen de gagner de l'argent. De l'avis du matérialiste: "Cela est dû au fait que la sphère économique occupe de plus en plus de place dans nos vies. Nous voulons consommer, c'est l'idéal de nos vies, donc nous voulons travailler. Aujourd'hui ce n'est peut-être plus tant pour paresser que nous travaillons (Jean-Jacques Rousseau) mais pour consommer. Ainsi, quand nous avons fini de travailler, nous consommons et restons donc un peu plus dans la sphère marchande." Dans le même temps, le travail se vide de sa dimension de sociabilité, de la charge éthique et symbolique qui faisait sa consistance, pour ne retenir que la valeur de l'efficacité économique.

Types de travail


- Salariat
- Télétravail
- Esclavage
- Travail libre
- Travail associé
- Travail des enfants
- Travail des hommes

Travail des hommes

Cet article va traiter du travail des hommes car, les hommes, dans nos sociétés, travaillent. Dans les sociétés primitives, le travail est inconnu. Pourquoi les hommes, dans nos sociétés, travaillent-ils ? On apporte parfois la réponse suivante : pour gagner de l'argent, car comment peut-on vivre sans argent. Cette réponse est totalement fausse, car elle n'est que le résultat d'une observation superficielle. Les hommes vivent sur la Terre ; ils ne peuvent survivre, vivre et se développer sur cette planète qu'en utilisant les ressources qu'elle met à leur disposition ; malheureusement pour eux, pour nous, ces ressources naturelles ne sont que des matières brutes qui, comme telles, sont inutilisables , c'est-à-dire, ne sont pas consommables. Mais l'expérience des hommes et les sciences nous ont montré que ces matières brutes peuvent être transformées en produits consommables. Mais cela ne se fait pas automatiquement : les hommes doivent travailler. Qu'est-ce que cela signifie « travailler » ? Pour le comprendre, il faut partir d'un adage philosophique : « être, c'est agir » ; la nature est, tous les éléments de la nature, sont ; par conséquent, la nature et tous ses éléments agissent.[http://www.users.swing.be/sw102833/econodet.htm]à la rubrique « Philosophie de l'économie ». Comment agissent les éléments de la nature ? Les sciences naturelles nous le disent : ils agissent toujours de la même manière, dans les mêmes conditions et leur action est automatique dès que les conditions en sont remplies. Par conséquent,qu'est-ce que l'homme doit faire pour que les ressources naturelles agissent et se transforment en produits consommables. Il faut et il suffit qu'il réunisse les conditions d'action de ces ressources naturelles. Exemple : pour que le minerai de fer se transforme en fonte, il doit rapprocher le minerai de fer d'une source de chaleur, soit le charbon, mais le charbon ne s'allume pas tout seul, il faudra en plus une allumette quelconque ; mais le minerai de fer, il faudra aller le chercher dans la terre, ensuite, il faudra le transporter jusque l'endroit où se trouve du charbon,il est rare que le charbon soit à découvert et dans la plupart des cas, il faudra aller le chercher dans la terre, ce qui suppose creuser des puits d'extraction, puis des galeries, puis des moyens pour amener ce charbon à la surface, construire ensuite un haut-fourneau, y introduire tant le minerai que le charbon et enfin allumer le tout, mais ce n'est pas encore tout car il faut recueillir le résultat et enfin, on peut espérer avoir de la fonte... On admet généralement que le travail est pénible, mais on ne sait pas trop pourquoi et l'on dit, en forme de blague, que l'homme n'est pas fait pour le travail parce que le travail le fatigue, autrement dit, l'homme serait un peu fainéant sur les bords. La vraie raison de la pénibilité du travail, ce sont les lourdes contraintes qui pèsent sur le travail et la brève description tout à fait incomplète permet déjà de s'en rendre compte. Quelles sont ces contraintes ?
Le savoir: pour faire agir les éléments de la nature, il faut, en effet,savoir comment ils agissent ; ce sont les sciences naturelles qui nous le disent énonçant les lois naturelles; par exemple, en ce qui concerne la chimie, tel élément bout à tant de degrés, il fond à telle température, il se combine avec d'autres sous telles conditions de pression et de température, etc. et en dehors de cela, ils ne veulent rien entendre.Il est évident que sans les sciences, nous ne pourrions être arrivés à notre degré de développement actuel. Mais le savoir ne s'acquiert pas si facilement : il suppose de longues années d'études, lesquelles suppose bien des efforts de l'étudiant. Le savoir constitue déjà en lui-même une contrainte non négligeable et qui réclame d'ailleurs un lourd travail de la société tout entière : établir des écoles, former des professeurs, fournir des moyens aux élèves comme des livres, des cahiers, des plumes, des crayons, des moyens de subsistance tant aux élèves qu'aux profeseurs, etc. la tâche est lourde, il n'y a qu'à consulter les budgets de l'Education nationale pour s'en convaincre.
2ième contrainte : l'énergie; il suffit de considérer que ce n'est que depuis que des énergies nouvelles ont été découvertes et des moyens de les utiliser: vapeur, gaz, pétrole, électricité pour ne citer que celles-là, qu'il a été possible d'arriver à notre degré de développement ; car, ce sont ces moyens qui ont permis la Révolution industrielle.
3ième contrainte: l'espace. Toutes les matières premières ne sont pas réunies en un même lieu ; au contraire, elles sont dispersées à la surface de la Terre ; ce fait, va imposer aux hommes de les rapprocher les unes des autres pour qu'elles puissent agir ensemble ; donc, il faudra les manipuler, les véhiculer ; ce qui posent encore de difficiles problèmes car ces matières sont volumineuses, pondéreuses et les hommes devront disposer de moyens de transports et de manutention importants ; ils devront ausi vaincre les obstacles naturels comme les rivières, les fleuves, les montagnes, les mers, les océans, les diverses différences de relief.
4ième contrainte: le temps. Il faut du temps pour réaliser toutes ces opérations : notre vitesse de déplacement est de 5Km/H en marchant sans porter de charges ; nous avons actuellement toutes les aides à portée de la main ; mais de toutes façons leur vitesse est aussi limitées : un minéralier qui franchit les océans a une vitesse de 30 noeuds ou 40 peut-être. L'énergie, l'espace, le temps, le savoir sont les lourdes contraintes qui pèsent sur le travail. Qu'en conclure ? Que l'individu isolé est incapable de faire face à la satisfaction de ses besoins. Et c'est la raison pour laquelle les hommes, non seulement vivent en société, mais aussi travaillent en société.

Quelques citations


- « Paressons en toutes choses, hormis en aimant et en buvant, hormis en paressant. », Lessing.
- « Ô Paresse, prends pitié de notre longue misère ! Ô Paresse, mère des arts et des nobles vertus, sois le baume des angoisses humaines ! », Lafargue.
- « Le travail éloigne de nous l'ennui, le vice et le besoin. », Voltaire.
- « L'oisiveté est mère de toute psychologie. En quoi la psychologie serait-elle...un vice? », Nietzsche.
- « L’oisiveté est, dit-on, la mère de tous les vices, mais l’excès de travail est le père de toutes les soumissions. », Albert Jacquard.
- « La force de travail est une marchandise que son possesseur, le salarié, vend au capital. Pourquoi la vend-il ? Pour vivre. Mais la manifestation de la force de travail, le travail, est l'activité vitale propre à l'ouvrier, sa façon à lui de manifester sa vie. Et c'est cette activité vitale qu'il vend à un tiers pour assurer ses moyen de subsistance nécessaires. Son activité vitale n'est donc pour lui qu'un moyen de pouvoir exister. Il travaille pour vivre. », 1847, Karl Marx, Travail salarié et capital.
- « C'est pour parvenir au repos que chacun travaille, c'est encore la paresse qui nous rend laborieux. », Jean-Jacques Rousseau.
- « Le travail implique la pénibilité, le salariat, la subordination. », Alain Caillé.
- « On croit d'abord qu'on travaille pour soi, on se figure ensuite qu'on travaille pour sa femme, on est persuadé plus tard qu'on travaille pour ses enfants, on s'aperçoit en fin de compte qu'on travaille pour travailler. », Auguste Detœuf, propos d'Oscar Barenton, confiseur.
- « Les sociétés humaines ne sont pas soumises d'emblée et toujours aux contraintes de la rareté matérielle qu'elles ne songent pas d'abord et avant tout à accumuler des choses utiles. Elles manifestent au contraire leur écart à la necessité matérielle et le refus de s'y plier... », Revue du Mauss n°18
- « Le travail est ce que l'homme a trouvé de mieux pour ne rien faire de sa vie. », Raoul Vaneigem
- << Le travail, c'est assouvir ses besoins en assouvissant ceux des autres. Il est l'expression créative de ses idées dans la communauté. La création de l'un modifie le comportement des autres. >>
- Denis Orban
- « Parce qu'il ne faut plus travailler, parce qu'il ne faut plus souffrir, parce qu'il ne faut plus rien faire... Ah, ce maudit paradis ! Hélène, il n'y a rien de pire que le paradis sur terre ! », čapek

Quelques pistes de lectures, pour commencer

critique du travail (voire "abolition du travail") :
- Le Droit à la paresse, de Paul Lafargue.
- Le Capital, de Karl Marx.
- Adieux au Prolétariat, d'André Gorz.
- L'Abolition du travail, de Bob Black.
- Manifeste contre le travail, du groupe allemand Krisis.
- L'An 01, de Gébé.
- La Fin du travail, de Jeremy Rifkin. sur le travail ouvrier :
- La Condition ouvrière, de Simone Weil

Le Travail et la Démocratie dans la Grèce Antique

Étudions les relations qu'entretiennent Travail et Démocratie à travers un exemple, celui de l'Athènes antique...

Le Travail méprisé

Les civilisations antiques méprisaient le Travail, car il représentait une activité qui assujettit l'homme à l'ordre de la nécessité. Ainsi, les Grecs - et notamment les Athéniens - ont-ils tenu le Travail en piètre estime dans la mesure où travailler c'est d'abord aliéner sa liberté au service de la matière ou d'autrui, alors que sa nature devrait porter l'homme à s'en affranchir pour commander à l'une ou à l'autre. La philosophe et historienne américaine Hannah Arendt explique avec perspicacité dans Condition de l'homme moderne (1) cette antique conception du Travail. Elle montre que dire que le travail et l'artisanat étaient méprisés dans l'antiquité parce qu'ils étaient réservés aux esclaves est un énorme préjugé moderne. Au contraire, les Anciens faisaient le raisonnement inverse : ils jugeaient qu'il fallait avoir des esclaves à cause de la nature servile de toutes les occupations qui pourvoyaient aux besoins de la vie. C'est même par ces motifs que l'on défendait et justifiait l'institution de l'esclavage. Arendt souligne aussi que cette institution de l'esclavage ne fut ni un moyen de se procurer de la main-d'œuvre à bon marché, ni un instrument d'exploitation en vue de faire des bénéfices ; ce fut plutôt une tentative pour éliminer des conditions de la vie le Travail. Ce que les hommes partagent avec les autres animaux, on ne le considérait pas comme humain. Ainsi, Aristote explicita la nature non humaine de l'esclave. Pour autant, il ne niait pas que l'esclave fût capable d'être humain ; il refusait de donner le nom d' « hommes » aux membres de l'espèce humaine tant qu'ils étaient totalement soumis à la nécessité.

La Démocratie athénienne, un « loisir »

Ces « hommes » libres, qui vaquaient à des occupations « humaines », percevaient également l'institution de l'esclavage comme un haut intérêt politique. En effet, Athènes a inventé la Démocratie, dit-on. Et les esclaves en étaient paradoxalement les garants : ils libéraient les citoyens athéniens - cinq fois moins nombreux qu'eux - du travail et leur permettaient de pratiquer leur « loisir favori », la politique. Le sport et les arts étaient également adulés, mais la philosophie, et sa fille la politique, étaient ce qui rassemblait les citoyens, ce qui caractérisait le corps des citoyens, ce qui les différenciait. Dans un esprit « libertaire » et « égalitaire » (pour les citoyens hommes uniquement), Athènes se vit accoucher de la Démocratie qu'il fallut faire grandir, qu'il fallut améliorer. Un système démocratique complexe se mit en place au fil des VI et V siècles avant J.-C. Pour faire simple, il garantissait la participation de tous les membres du corps des citoyens à l'exercice de la gestion de la cité : tous les citoyens (hommes majeurs uniquement, les femmes ne représentant, à leurs yeux, que l'aspect privé de la vie du citoyen, c'est-à-dire pas grand-chose) peuvent siéger à l'Assemblée du peuple, organe législatif. 500 des citoyens sont tirés au sort et siègent au Conseil, l'organe exécutif. Il y a un président du Conseil différent chaque jour (rotation) qui aurait à peu près les pouvoirs que le président a en France actuellement. Enfin, le tribunal populaire compte 6000 juges, tirés au sort tous les ans, toujours parmi les 30000 citoyens du corps civique. Parmi ces 6000 juges, un certain nombre sont encore tirés au sort lorsqu'il faut juger une affaire. Bien entendu, les « classes aisées » (aristocrates) restent les plus influentes lors des débats publics, car ils ont pu apprendre l'art du discours public, et également parce qu'ils se sont totalement soustraits au Travail (qui abaisse, par opposition à la Parole, qui élève) par la possession de nombreux esclaves. Les « basses classes » accèdent à une participation à la vie politique égale par deux moyens. Tout d'abord, elles se retrouvent à occuper les postes les plus importants, en nombre, pour la défense de la cité : les garnisons de fantassins et les troupes incorporées dans la flotte. La défense de la cité est considérée comme étant un devoir citoyen, en aucun cas un travail. Les pauvres, donc, défendent la cité et c'est pourquoi ils accèdent à la participation à l'exercice politique. Mais, pour garantir leur participation effective, il est mit en place un système de subventions, la Misthophorie (2), qui permet aux plus pauvres de venir siéger aux différents organes politiques et de venir même occuper des magistratures importantes. En effet, les pauvres ne possèdent pas forcément d'esclaves en nombre suffisant pour ne plus être astreints au Travail. Participer à la vie politique représente alors un coût : un manque à gagner dû à la non utilisation de leur propre force de travail. La misthophorie leur garantit, lorsqu'ils viennent siéger, un salaire équivalent à leur manque à gagner. Encore une fois, échapper au travail pour participer à la vie publique.

Travail et Démocratie

On voit donc que, pour l'Athènes antique, les notions de Travail et Démocratie sont étroitement liées. Echapper au Travail devient équivalent à philosopher et participer à la gestion de la cité par la politique. Echapper au Travail par la possession d'esclaves et par la misthophorie. Et dans un souci de former un corps civique soudé et indivisible, la Démocratie athénienne se fonde à la fois sur le pouvoir de la majorité du peuple assemblé (c'est le sens strict de « démocratie ») et sur la possibilité, pour chaque citoyen, de participer également aux différents organes de l'État (c'est lIségoria). La naissance de la Démocratie et son développement athénien (le plus poussé jusqu'à présent) ne doivent leur raison d'être qu'au fait d'avoir réussi à s'affranchir du Travail. (1)H. Arendt, Condition de l'homme moderne, trad. De G. Fradier, Ed. Calmann-Lévy, 1961, pp. 95-96.
(2)C. Mossé,
Histoire d'une démocratie : Athènes, Ed. du Seuil, 1971.

Réglementation du travail

Les règles du travail sont déterminées par le Code du Travail et s'imposent aux employeurs comme aux employés. Le corps de l'inspection du travail est chargé de le faire respecter, au besoin en faisant appel à la Justice. Employeurs ou employés peuvent aussi faire appel au conseil de prud'hommes pour trancher des litiges. Il existe un certain nombre de règles ayant valeur internationale, dans les conventions de l'Organisation internationale du travail (OIT) ou dans le cadre du droit européen. Le droit du travail s'est progressivement constitué sous pression du mouvement ouvrier avec l'élimination du travail des enfants, la lutte pour la baisse du temps de travail, pour l'amélioration des conditions de travail et la reconnaissance du syndicalisme. Merci de compléter cette section, si vous avez des informations utiles. Voir aussi:
- Code du travail
- Entreprise
- Contrat de travail
- Convention collective
- Syndicat ms:Kerja simple:Work


Étude


- étude (littéraire),
- étude (musique).

Commerce

ja:貿易 simple:Trade vi:Thương mại Le commerce désigne l'échange de biens et de services entre deux partenaires en contrepartie d'une somme d'argent (le « prix »). Dans cette opération, le vendeur fournit le bien ou le service à l'acheteur qui lui paye le prix en contrepartie.

Qualification juridique du commerce

Pour qu'il y ait acte de commerce au sens juridique, il faut qu'au moins l'une des parties, appelé « commerçant » exerce habituellement l'activité d'achat et revente. Quand un particulier vend d'occasion sa voiture à un autre, cela est du ressort du droit civil et non du droit commercial.

Origine et rôle du commerce

Le commerce fut l'une des plus anciennes et importantes inventions de l'humanité, et est considéré par certains comme l'origine de la civilisation. Pour prendre un exemple anecdotique, l'écriture semble avoir été inventée il y a 7000 ans par les commerçants sumériens pour permettre leur comptabilité (les fameuses tablettes d'argiles du musée de Bagdad). C'est toujours une activité centrale de l'économie, et qui est de plus en plus diversifiée et sophistiquée (on a pu parler au d'une révolution de la distribution) et un outil de développement. c'est vrai " w.n

Formes de commerce

On distingue habituellement le commerce de gros ou « négoce » du commerce de détail ou « distribution ». Par ailleurs certaines opérations commerciales sont réalisées sans achat-revente par des intermédiaires rémunérés par des « commissions ». C'est le cas pour les représentants (notamment VRP), commissionaires, agents commerciaux, courtiers, etc. Il existe trois grandes formes de commerce : - le commerce indépendant qui est une forme de commerce traditionnelle où le propriétaire gère seul son affaire. - le commerce associé où plusieurs commerçants indépendants s'unissent pour lutter contre la concurrence des grands groupes commerciaux. - le commerce intégré qui regroupe des commerces de gros et de détail, apparus dans les années 80-90 et montant très fortement en puissance.

Grandes entreprises commerciales

L'entreprise la plus importante du monde selon le chiffre d'affaires est l'entreprise de distribution Wallmart, dont le siège est aux États-Unis. Le groupe Carrefour, (siège social en France) est implanté dans de nombreux pays, c'est la plus grande entreprise de distribution européenne. On doit distinguer trois mode d'organisation dans le commerce de détail en france : le commerçant indépendant, le commerce associé, et le commerce intégré.

Voir aussi


- Droit commercial
  - Code commercial
- Chambre de commerce
- Commerce équitable
- Consommation
- Distribution
- Assurance
- Assurance qualité
- Banque
- Brevet
- Capitalisme
- Comptabilité
- Économie
- Finance
- Immobilier
- Self-stockage
- Industrie
- Loi
- Management
- Marketing
- Négoce
- Organisation mondiale du commerce
- Prix
- Vente
- Vente à distance
- Propriété intellectuelle
- Commerciaux
- Solde commercial ---- Économie | Liste des articles d'économie | Liste des métiers
-


Gestion

Catégorie:Management La gestion est l'ensemble des techniques de contrôle de l'activité des organisations (entreprises, administrations ou associations). Toutefois, ce terme est souvent utilisé dans le sens de « gestion financière ». Quelques matières des programmes de Maîtrise de Sciences de Gestion :
- Administration des entreprises
- Achats (gestion des, contrôle des)
- Audit interne
- Comptabilité
- Consolidation
- Contrôle de gestion
- Fiscalité
- Finance
- Ressources humaines
- Gestion de la production
- Gestion de la qualité
- Gouvernance
- Logistique
- Marketing

Voir aussi


- Management
- Organisation
- Gestion actifs-passifs
- Gestion de projet
- Gestion de portefeuille
- Gestion de la relation client
- Gestion des ressources
- Gestion du temps
- Reforme de l'État, Loi Organique relative au loi de finance 2001
- Droit des sociétés, Droit social, Droit du travail
- Informatique : COBOL
- Mathématiques : statistiques
- Lean production

Technologie

.]] Le mot technologie possède deux acceptions de fait : # Étymologiquement et historiquement : l'étude des techniques. On dit alors la technologie. # De plus en plus fréquemment, un ensemble des méthodes et techniques autour de réalisations industrielles formant un tout cohérent. On parle alors dune technologie. Elle ne se confond pas dans cette seconde acception avec la technique :
  - Si sur une voiture vous utilisez un procédé d'avance à l'allumage de votre invention
il s'agit d'une simple technique.
  - Un moteur à explosion d'automobile est quant à lui issu d'une technologie qui évolue depuis un siècle et demi.
  - En revanche, l'automobile dont l'existence s'accompagne de constructeurs, de routes, d'autoroutes, de stations-services, de garages, de parkings, etc. constitue un ensemble de technologies.
Les sciences de l'ingénieur ont à couvrir l'étude des technologies pertinentes à leur discipline. Dans une même branche, celles-ci changent avec le temps.
- On brocardait beaucoup l'École centrale en 1968 parce que l'on y enseignait encore le tube électronique et la machine à vapeur tandis que son cursus n'intégrait ni l'informatique ni même les statistiques.
- Guy Deniélou, fondateur de l'Université de Technologie de Compiègne, propose de définir la technologie comme «
le nom que prend la science quand elle a pour objet les produits et les procédés de l'industrie humaine».
- On peut aussi se contenter de la formulation du
dictionnaire, qui la définit comme Étude des techniques, des machines, des outils, etc., employés dans l'industrie, qui est plus concise et sans doute plus claire, même si elle est un peu moins précise. À cause de son aspect porteur, le mot est parfois galvaudé par les services de marketing des entreprises. Ainsi, ClearType est présentée comme une technologie alors que ce n'est qu'une technique, bien qu'elle soit fort ingénieuse, et on voit mal comment elle pourrait ne pas le rester. En revanche le Wi-Fi est bien aujourd'hui pour sa part une technologie.

Haute technologie et compétitivité économique

Pour les technologies fondées sur des percées scientifiques récentes on parle habituellement de haute technologie ou nouvelles technologies. Ce domaine peut ou non apporter un avantage compétitif aux entreprises et zones géographiques (pôle de compétence) qui ont su y acquérir une avance : tout dépend du rapport performances/prix offert par l'avance en question, ainsi que de son triangle couts/délais/qualité. Les exemples de sociétés ayant pris des faux-départs pour avoir eu trop d'avance sur le marché (Viatron, Exidy, Archimedes, AIXtron...) semblent tout aussi spectaculaires que celles de sociétés ayant acquis au cours du temps une position dominante sans être arrivées pour autant premières chronologiquement sur le marché (IBM face à UNIVAC, par exemple) : être le premier procure des:

Avantages


- pas de concurrence

Inconvénients


- Les techniques sont jeunes et mal connues: il faut essuyer techniquement des plâtres, entreprendre un effort d'information des clients potentiels.
- Les standards ne sont pas établis, ce qui peut obliger ensuite à de coûteuses reconversions pour mettre sa production en conformité.

Exemple


- C'est pour s'être équipée avec
retard en téléphone que la France a pu se doter rapidement d'un réseau totalement temporel (multiplexé) sans être trop handicapée par le poids d'un trop gros existant en équipement spatial.
- La forte implantation du Minitel en France a pendant plusieurs années retardé l'arrivée massive d'Internet dans les foyers français.
- La nécessité d'amortir la très coûteuse technique
à miroir tournant pour ses imprimantes à laser a fait perdre à IBM ce marché au profit de Canon et Xerox qui sont partis plus tard sur une idée de diodes laser fixes.
- Cette même compagnie dut abandonner en cours d'études sa
technologie FS qui n'eut que quelques retombées ultérieures sur certains produits dans le cadre des technologies existantes (imprimantes à laser, mémoires de masse à changement automatique, usage généralisé des bases de données relationnelles au système de fichiers, etc.).
- L'avance de l'Angleterre et de la France dans le domaine du
transport civil supersonique (Concorde) s'est révélée financièrement désastreuse.
- Celle de l'Europe dans le domaine du transport aérien (Airbus) ou des lanceurs de satellites (Ariane) ont en revanche constitué de francs succès.

Conclusion

Bref, l'avance technologique ne peut donc en aucun cas être considérée comme la
balle d'argent qui fait gagner à tous les coups. Elle ne constitue qu'un facteur d'appréciation parmi d'autres. L'important est moins de suivre une mode (coûteuse vu les investissements) que d'anticiper le moins mal possible les besoins actuels et à venir. Des technologies actuellement émergentes, mais dont on ne connaît pas bien en 2004 l'avenir sont par exemple :
- les micromachines
- les calculateurs quantiques
- la thérapie génique

Automatique

:Informatique industrielle ~ Informatique embarquée ~ Automate ~ Grafcet ~ GEMMA

Biologie

:Médecine ~ Biotechnologie - Agronomie

Chimie

:Pétrochimie ~ Pharmacie ~ Phytosanitaire
:La pile à combustible

Communication

:Télécommunication ~ Téléphone ~ Internet ~ Radiodiffusion ~ Télévision ~ Radioamateur ~ Imprimerie ~ livre ~ Journal ~ (voir aussi NTIC)

Informatique

:Ingénierie informatique ~ Informatique industrielle ~ Génie logiciel ~ Informatique embarquée ~ Micro-informatique ~ Réseau informatique ~ Internet ~ Ordinateur ~ Électronique numérique ~ (voir aussi NTIC)

Technique d'affichage

:Affichage mécanique ~ Projection lumineuse ~Tube cathodique ~ Affichage plasma ~ diode électroluminescente ~ Cristaux liquides~ Encre électronique

Ingénierie financière

:Calcul stochastique ~ Capital risque ~ Marchés dérivés ~ Titrisation,

Matériaux

Matériaux métalliques

Fer et alliages de fer


- Acier
- Acier inoxydable

Métaux et alliages non ferreux


- Cuivre et alliages
  - Laiton
  - Bronze
- Aluminium et alliages (appelés également alliages légers)
  - Alliages d'aluminium pour corroyage

Matériaux minéraux


- Verre
  - fabrication ~ floats
  - traitements ~ « glass coating »

Matériaux organiques


- Papier
  - Histoire de la fabrication du papier
  - Caractéristiques mécaniques du papier
  - Machine à papier
- Textile
- Plastiques
- Composites
- Bois

Autres concepts concernant les matériaux


- Matériaux utilisables pour le frottement
- Nanomatériau

Mécanique industrielle, électrotechnique

Généralités

Ajustement ~ Amortissement ~ Isostatisme ~ Rhéologie ~ Tribologie, frottement, usure, lubrification ~

Techniques nucléaires

Centrale nucléaire ~ moteur atomique

Production, distribution et utilisation de la vapeur

Machine à vapeur

Énergie hydraulique

Énergie pneumatique ~ Turbine

Électrotechnique

Centrale électrique ~ Pile à combustible ~ Alimentation électrique ~ Éclairage ~ Électroménager ~ Moteur électrique ~ Générateur électrique ~ Protection électrique

Moteurs thermiques

Moteur à combustion interne ~ Moteur à combustion externe ~ Moteur à réaction

Technique des gaz et du vide, réfrigération

Réfrigérateur ~ Technique du vide

Technique des fluides

Pompes

Obtention des pièces brutes

Emboutissage ~ Extrusion ~ Fonderie ~ Forge ~ Frittage ~ Moulage ~ Soudure ~ Traitement thermique ~ Traitement de surface ~Filage

Composants mécaniques, transmissions, manutention, ...


- Ajustage
- Assemblage
- Assemblage mécanique : anneau élastique ~ frettage
- Ressort ~

Finition des pièces mécaniques par enlèvement de matière

Usinage ~

Mécatronique

(Lien: Mécanique & Électronique) :Capteur ~ Actionneur ~ Effecteur

Physique appliquée

:Électronique ~ Électricité ~ Électrotechnique ~ Génération d'électricité

Son


- Supports audio (CD, mini-disc, cassette, vinyle, SACD, DAT, la radio, les cylindres)
- Normes audio (MP3, OGG, AAC, WMA, AIF, WAV, CDA, AIFF, MIDI, Hi-Fi, DDD-ADD-AAD, stéréo-mono, la FM...)
- Connectique audio (cinch-RCA-ligne, XLR-canon, jack, DIN-midi...)

Transport

:Automobile ~ Aviation ~ Aéronautique ~ Transport ferroviaire ~ Escalier mécanique ~Tapis roulant ~Ascenseur ~ Véhicule propre ~ Logistique ~ Marine marchande ~ Transport maritime :Liste des articles sur les transports

Liens externes

Mécanique industrielle (site de Patrick Dumont) [http://www.mecaniqueindustrielle.com]

Voir aussi


- Normalisation
- Education
  - Technologie au collège
- Évaluation de technologie
- Économie du savoir Catégorie:Technologie ja:工業 ko:기술 ms:Teknologi th:เทคโนโลยี


Révolution industrielle

Remarque : le desaccord de neutralité ne concerne absolument pas les informations de cet article mais concerne les bornes historiques de la révolution industrielle ...ceci fait l'objet d'un débat entre les historiens et cet article présente un point de vue qui n'est généralement pas le point de vue retenu. La révolution industrielle est un processus qui bouleverse les techniques de production : on passe d'un système artisanal, manuel, de production, dans des lieux dispersés, à une production recourant de plus en plus à une énergie provenant de machines, production en grandes séries, centralisée, utilisant des normes ou standards afin d'obtenir des produits d'une qualité homogène. Le passage d'un travail domestique à un travail de plus en plus spécialisé change radicalement les modes de vies. Elle ne touche pourtant pas tous les pays européens et son propre développement diffère dans les régions touchées. Voir l'article détaillé sur le début de la révolution industrielle

Révolution industrielle et industrialisation

Le terme de "révolution industrielle" ne peut être attribué qu'à l'Angleterre, chez qui le processus de transformation des sociétés a été brutal. Ne peuvent donc être intégrés dans cette "révolution" les autres pays en cours d'industrialisation, étant donnée que leurs premières phases furent longues et continues. Dans ce cas, on parle alors d'industrialisation. Le terme "révolution" est mal employé, car il est contradictoire, mais c'est ainsi que fut traduite la croissance industrielle de l'époque.

Industrialisation et croissance

L'industrialisation, processus lent et continu

L'industrialisation commence en Angleterre dans les décennies 1770-1780, avec le recours aux machines à vapeur, alimentées par la houille qui remplace le charbon de bois, dont la production est insuffisante (ce qui représente peut-être historiquement la première crise de l'énergie). Elle se propage dans l'Europe de l'Ouest à partir de 1820. La France y rentre selon les mêmes modalités en 1820-1830 avec la généralisation des métiers à tisser et la construction des premières voies de chemin de fer sous Louis-Philippe. Le développement des manufactures au début du constitue la véritable première Révolution industrielle en France, avec toutes les caractéristiques du capitalisme français. Puis vers 1870, arrivent l'Allemagne et les États-Unis, qui concurrencent la France et la Grande-Bretagne. Dès 1890, on assiste à l'essor de la Russie et du Japon.

Un processus caractérisé par l'accélération de la croissance et par les lents progrès du niveau de vie

Japon Cette situation est due à deux révolutions industrielles : # Une première révolution est fondée sur une source d'énergie hégémonique : le charbon, un matériau de base : le fer, et un moteur universel : la machine à vapeur , ce triptyque étant mis au service essentiellement du domaine du textile, puis du chemin de fer (années 1830).
Le chemin de fer constitue à lui seul une véritable révolution puisque ce secteur-clé va permettre une redéfinition de l'organisation du territoire : il va alimenter le processus d'industrialisation tout au long du XIXè siècle en permettant un élargissement des marchés, en exposant les industries régionales à une concurrence nationale incitative, et en stimulant la dynamique de l'innovation (dans la création de voies, de gares, de ponts, de la signalisation...). # Une deuxième révolution se caractérise par l'apparition progressive d'une nouvelle source d'énergie (électricité), de nouveaux matériaux dérivés du fer (aciers spéciaux, aluminium) alors que de nouvelles industries émergent (industrie lourde, chimie) (années 1870), et que, plus tard, apparaîtra l'automobile (années 1890). Ce n'est que progressivement que les avancées de l'industrie se font ressentir sur le niveau de vie de la majorité. Cependant, entre 1850 et 1914, le salaire annuel des ouvriers aura doublé. Ces révolutions ont des conséquences sur la vie quotidienne (transports, électricité). Les innovations sont aux expositions universelles, comme la Tour Eiffel pour l'exposition de 1889. Il y a fabrication de produits nouveaux nécessitant une réorganisation des entreprises.

Constitutions des entreprises et naissance de l'organisation du travail

L'entreprise accroît son capital et s'agrandit

Les entreprises cherchent des investisseurs, les sociétés par actions se développent progressivement à partir des années 1860 et sont vendues en bourse : c'est le capitalisme. C'est un système économique reposant sur la propriété privée des moyens de production (usines, machines) et la détention du capital est source de revenus. Il y a concentration :
- horizontale : on se spécialise sur une activité principale (toutes les entreprises fabriquant le même produit se regroupent)
- verticale : on regroupe des entreprises le long d'une chaîne de production (concentration en un seul groupe de l'entreprise d'extraction des matières premières aux distributeurs, en passant par les unités de transformation et les infrastructures de transport). Selon le pays, ces concentrations prennent des formes différentes :
- le cartel : ce sont des entreprises qui fabriquent le même produit, et qui s'entendent sur les prix et la quantité produite. Le cartel se développe particulièrement en Allemagne.
- le trust : par la concentration, s'assure une position dominante sur un secteur de l'économie. C'est aux États-Unis que vont naître les plus grands trusts, comme en atteste l'illustre exemple de la Standard Oil fondée par Rockefeller dans les années 1870, et qui assurera un temps une main-mise sur le marché mondial du pétrole. Contrairement à l'État allemand, l'Etat américain, au nom de la libre-concurrence, cherchera à limiter l'émergence de ces grands groupes monopolistiques, avec des mesures Antitrust comme le Clayton Act (1980) ou la loi Sherman (1914), mais sans réel succès.

L'entreprise se réorganise

C'est l'organisation scientifique du travail. Tout d'abord le taylorisme : il vise à améliorer la productivité de la main-d'œuvre avec des méthodes de travail, en séparant les tâches de conception et de fabrication. Les tâches sont découpées, c'est le travail à la chaîne; plus de surveillance, moins de flâneries. C'est aussi le début du stress. Le taylorisme est amélioré notamment par le fordisme : l'ouvrier ne se déplace plus, c'est l'essor de la mécanisation, de la standardisation et de la parcellisation du travail : économies d'échelle. Cela permet un emploi massif d'ouvriers. Henry Ford veut faire un modèle unique, la Ford T, de ce fait elle est moins coûteuse. C'est l'entrée dans la société de consommation et l'essor des usines, mais le travail à l'atelier et au domicile existe toujours.

La révolution commerciale

Il y a deux échelles :
- l'internationale, avec l'essor des échanges maritimes, ferroviaires, la concurrence et le libre échange.
- la nationale, se développent les magasins à succursales multiples : ils sont gigantesques, il y a beaucoup de personnel, des vitrines, les prix sont affichés, cela se fait dans un cadre luxueux. C'est le début de la publicité au cinéma, cela nécessite plus de trésorerie, plus de finances, il y a un développement des banques. Grâce à l'épargne des particuliers, les entreprises sont mieux financées, cela favorise l'industrialisation.

Crises et dépressions

Des crises et des dépressions jalonnent l'industrialisation du monde. La crise est une rupture forte de la conjoncture économique, qui marque la fin d'une période d'expansion. La dépression est une baisse générale des prix et de la production. La crise la plus relatée de la Révolution Industrielle est sans doute celle qui s'est étendue de 1873 à 1896 : on l'appelle la Grande dépression. Cette Grande dépression marquant le passage difficile vers une deuxième Révolution industrielle (fondée sur l'industrie lourde, la chimie, puis l'électricité et l'automobile) ne doit pas être confondue avec la Grande dépression des années 1930, qui n'est autre que la célèbre crise de 1929.

Crise de 1929

La crise de 1929 a constitué un véritable cataclysme pour l'économie libérale en raison de son ampleur et de sa durée exceptionnelle, méconnues au . Contrairement aux crises antérieures, considérées comme des "crises de croissance" alternant avec des phases de prospérité réelle, elle s'est greffée sur une stagnation qui durait depuis 1921. Elle a placé le régime capitaliste devant des difficultés telles qu'il n'a pu survivre qu'en se réformant profondément. On peut y voir une rupture essentielle avec un ordre économique et social séculaire dont les deux piliers se sont effondrés brutalement : liberté commerciale et domination de l'or dans le cadre du système monétaire international de l'étalon-or. Pourtant, dix ans après une guerre qui semblait avoir condamné le monde à un appauvrissement général, l'optimisme l'emportait dans un monde qui se reprenait à rêver d'économie sans crise, comme l'atteste l'euphorie des années 20, "les Années folles". Cependant, certains rouages du mécanisme économique se sont enroués pendant la période, ce qui a fini par mené le monde entier à la crise :
- les migrations internationales, facteur d'équilibrage, sont de plus en plus freinées par les Pays Neufs et les États-Unis (lois sur les quotas de 1921 et 1924)
- le commerce international rencontre des obstacles : tentations protectionnistes, nationalisme économique, mutation structurelle de la DIT, Division Internationale du Travail (l'Europe n'est plus la seule usine du monde).
- le fonctionnement du crédit international devient moins facile car New York, nouveau créancier de poids, n'a pas les traditions de Londres ou de Paris et s'oriente plus vers son marché intérieur; en outre, les mouvements de capitaux deviennent plus spéculatifs (voir spéculation), donc perturbateurs (prédilection des placements à court terme)
- un mouvement inquiétant caractérise le rapport entre les prix agricoles qui baissent et les prix industriels qui augmentent (crise des ciseaux)
- une multiplication des cartels dans l'industrie, signe d'une tendance à la surproduction
- un marché du travail "encombré" en pleine "prospérité", ce qui provoque une dénonciation du chômage technologique dû à des progrès techniques trop rapides. Mais la première manifestation réellement probante de la crise n'interviendra qu'en octobre 1929 à la suite du krach boursier de Wall Street, avec l'effondrement des cours des actions en bourse (le jeudi noir), qui met fin a un boom spéculatif : le Dow Jones était passé de l'indice 100 en 1926 à 216 en 1929. Dès les premiers signes de fléchissment boursier, les banques ont restreint leurs crédits et découverts afin de faire face aux difficultés (risque de retraits massifs des dépôts, pertes d'argent). La portée de cette restriction est capitale pour l'économie réelle qui était soutentue par le crédit, et ce d'autant plus que les entreprises avaient engagé leur trésorerie dans la spéculation. L'ampleur et la profondeur de la crise sont sans pareil, puisque la crise est universelle, et cela se manifeste à travers trois formes :
- aucun secteur économique n'est épargné, la crise étant à la fois financière, commerciale, industrielle, agricole
- aucun secteur social ne lui échappe, contrairement aux crises antérieures où n'étaient touchés que les ouvriers et leurs employeurs; en 1929, toutes les classes sont frappées, y compris les rentiers et les fonctionnaires
- tous les pays sont atteints, sauf l'URSS qui vit en vase clos et ne perçoit qu'un faible écho de la crise mondiale Le système capitaliste est ébranlé par la crise, notamment par le biais des phénomènes financiers, quand les États-Unis rapatrient leurs avoirs à l'étranger. Les pays les plus touchés sont ceux d'Europe centrale et orientale, l'Autriche étant touchée la première, la panique se développant en Allemagne avant de se propager en Roumanie et en Hongrie. L'Angeleterre est ensuite touchée par la débâcle allemande qui pousse le gouvernement allemand à geler les capitaux anglais placés en Allemagne; la crise anglaise se répercute dans l'Empire anglais et en Amérique latine. La France ne sera touchée qu'en 1932 grâce à sa situation bancaire plus solide et à son caractère plus agricole. Les prix s'effondrent, les échanges mondiaux reculent (moins 30% en volume de 1929 à 1933), les déficits commerciaux sont de moins en moins compensés par les revenus invisibles (financiers), le crédit international se paralyse et l'ordre monétaire mondiale est démoli. La misère sociale se traduit par la ruine de nombreuses entreprises (faillites bancaires, industrielles et commerciales) et par la misère ouvrière (baisse des salaires réels, chômage dramatique - jusqu'à 25% des actifs aux États-Unis). Pour trouver des solutions nouvelles à une crise inédite, l'interventionnisme se développe dans tous les pays en parallèle aux idées de John Maynard Keynes (la "révolution keynésienne". Cherchant à relancer le pouvoir d'achat plus que les profits des entreprises, il aidera à faire redémarrer l'économie sur des bases nouvelles jusque dans les années 1970/1980.

Les différents cycles

La croissance au XIXe et au est irrégulière, elle est marquée par des cycles de Juglar (cycles courts de 6 à 11 ans), imbriqués dans des cycles plus longs, dits de Kondratiev (de 20 à 25 ans) et généralement marqués par deux phases :
- une phase de croissance (A) 1848-1873 puis de récession (B) 1873-1896 (la Grande Dépression)
- puis, à nouveau, une phase (A) 1897-1920 et une phase (B) 1921-1939 Les crises ont eu, tout au long du XXe siècle, plutôt tendance à aboutir à une remise en cause du libéralisme. À la suite de la crise de 1929, les mesures prises par le président américain Roosevelt dans le cadre du New Deal font écho aux théories de John Maynard Keynes. Mais depuis les années 1970, sous l'influence des économistes de l'école de Chicago, comme Milton Friedman, la crise aboutit au contraire à une progression générale du libéralisme, par le biais de politiques nationales (Ronald Reagan, Margaret Thatcher), ou internationales: Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), Organisation mondiale du commerce (OMC).

Lien externe


- [http://pedagogie.ac-toulouse.fr/histgeo/monog/albi/revolindustarn/ind1.htm La Révolution industrielle dans le Tarn], un article du site de l'[http://pedagogie.ac-toulouse.fr/ Académie de Toulouse] Catégorie:Industrie Catégorie:Histoire économique Catégorie:Histoire du capitalisme ja:産業革命 ko:산업혁명 simple:Industrial Revolution th:การปฏิวัติอุตสาหกรรม

Agriculture

ko:농업 ja:農業 simple:Agriculture L'agriculture (du latin agricultura) est l'ensemble des activités économiques ayant principalement pour objet la culture des terres, et d'une manière générale « l'ensemble des travaux transformant le milieu naturel pour la production de végétaux et d'animaux utiles à l'Homme ». Dans le domaine de l'économie agricole, l'agriculture est définie comme l'ensemble des activités dont la fonction est de produire un revenu financier à partir de l'exploitation de la terre (cultures), des forêts (foresterie), des produit de la mer, lacs et rivières (aquaculture, pêche), des animaux de ferme (élevage) et des animaux sauvages (chasse). L'homme, est devenu culturellement omnivore il y a environ 3 millions d'années et a vécu de la chasse, de la pêche et de la cueillette pendant des milliers d'années. Si la collecte de graines sauvages a commencé il y a 23000 ans en Israël, l'agriculture proprement dite est apparue entre le VIe et le Ier millénaire avant J.-C. Elle a ensuite profondément évolué au cours des siècles, grâce à son adaptation aux conditions naturelles, à la mise au point de nouvelles techniques agricoles (la houe, la herse) et nouveaux produits chimiques (les engrais minéraux, les produits phytosanitaires), et à l'introduction de variétés améliorées (voir amélioration des plantes). L'agriculture diffère de l'agronomie, laquelle représente l'ensemble des connaissances scientifiques, économiques et sociales auxquelles il est fait appel pour comprendre l'agriculture dans toutes ses dimensions. agronomie

Production agricole

Les différents types de production agricoles

L'objectif de l'activité agricole est essentiellement d'assurer la sécurité alimentaire des humains et des animaux d'élevage. Toutefois, l'agriculture produit également un nombre important de produits tels que des peaux d'animaux, des engrais, des produits destinés à l'industrie (éthanol, fécule), des fibres (coton, lin, laine, chanvre), des plantes vertes et fleurs, du bois. Il est fréquent de distinguer par le mot culture les activités portant uniquement sur les végétaux, et par le mot élevage les activités concernant les animaux. Les productions végétales sont souvent divisées en grands groupes, telles que les grandes cultures (blé, maïs, betterave, riz, soja), le maraîchage (production des légumes), l'arboriculture fruitière, la viticulture (production du raisin), la sylviculture et l'horticulture. Les productions animales consistent à élever des animaux, soit pour la consommation directe (viande), soit pour leurs produits (lait, œufs, laine, etc.). Les exploitations agricoles peuvent par exemple orienter leur production vers les bovins, les porcins, les ovins/caprins ou les granivores.
Les bœufs, veaux, cochons, poulets, lapins, chevaux, agneaux, canards, dindes, oies, escargots constituent des animaux directement utilisés pour l'alimentation humaine ou animale. Le miel, le lait et les produits laitiers, le foie gras, la soie, la laine sont des produits secondaires issus de l'élevage. Dans les pays développés, la délimitation précise de ce qui entre dans le champ de l'agriculture conduit à de nombreuses conventions qui ne font pas toutes l'objet d'un consensus. Ne sont pas toujours inclus dans l'agriculture la mise en valeur des forêts ou sylviculture, ni l'élevage organisé d'animaux vivant dans l'eau ou aquaculture. En revanche, l'élevage hors sol de certains animaux (volailles et porcs principalement), à partir d'éléments entièrement achetés, ou la production de plantes sur les substrats inertes dans les cultures hydroponiques entrent parfois dans le domaine de l'agriculture.

Les facteurs agricoles


- l'eau
- le climat
- le sol
- les espèces végétales et animales

Techniques agricoles


- amélioration végétale
- amélioration animale
- biotechnologie
- défense des cultures, produits phytosanitaires
- élevage
- fertilisation
- hydroponie
- irrigation
- machinisme agricole
- rotation culturale
- techniques culturales simplifiées (TCS)

Les systèmes agricoles

On distingue plusieurs types de systèmes agricoles
- l'agriculture extensive
- l'agriculture intensive
- l'agriculture durable
- l'agriculture raisonnée
- l'agriculture biologique
- l'agriculture écologique
- L'agriculture urbaine

Histoire de l'agriculture

Domestication et début de l'agriculture

Le Proche-Orient fut probablement la première région où l'agriculture apparut. La domestication a consisté à observer, puis sélectionner les espèces présentant le plus d'intérêt, puis à modifier le comportement naturel de celles-ci. Pour l'orge, le blé et le seigle, la domestication a commencé entre 9500 et 9000 av. J.-C. autour de la vallée du Jourdain, de l'oasis de Damas et du moyen Euphrate. Vers 8000 av. J.-C., l'élevage se développe et débute par la domestication du chien.

Agriculture et modernité

Au sens étymologique du terme, agriculture signifie « culture des champs ». Il s'agit en effet d'une activité traditionnelle, fondamentale pour l'humanité. Jusqu'au début du XIXe siècle, elle était autonome, et fournissait à l'homme l'essentiel de son alimentation ainsi que de son énergie. Cette agriculture était renouvelable, tant qu'il n'y avait pas surexploitation. La chaîne de conversion énergétique végétaux → animaux → énergie était de très faible rendement, mais elle générait aussi des sous-produits utiles comme le fumier.
À partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, ce système millénaire va fondamentalement évoluer, avec l'utilisation des énergies fossiles (charbon, pétrole), les progrès de la chimie minérale et l'introduction des engrais minéraux.
L'utilisation croissante de techniques modernes, les progrès en matière de machinisme, les améliorations génétiques des productions animales et végétales, les progrès en matière d'intrants (engrais et produits phytosanitaires), ont permis d'augmenter très fortement les rendements au cours du .
Dès 1946, l'agriculture devient dans de nombreux pays une industrie, qui non seulement assure les besoins de l'exploitant, mais fournit un surplus destiné à couvrir les besoins de la population non agricole ainsi que l'exportation.
L'intensification de l'agriculture datant des années 1960 à 1980 est aussi connue sous le terme de révolution verte. révolution verte]] En raison des gains de productivité, la population agricole s'est fortement réduite dans les pays économiquement développés.
Le monde en voie de développement n'a souvent pas pu bénéficier des avantages de l'agriculture moderne en raison en particulier d'un climat défavorable et d'un manque de capital financier.

Agriculture et environnement

S'il ne fait aucun doute que l'agriculture moderne a permis d'augmenter la production agricole, tout en améliorant globalement la sûreté alimentaire, l'agriculture industrielle intensive est de plus en plus critiquée en raison des dégradations de l'environnement dont elle est parfois responsable, ainsi que de la survenue récente de crises alimentaires assez sérieuses pour que l'opinion publique s'en inquiète.
En France, René Dumont, un ingénieur en agronomie et sociologue célèbre, fut l'une des premières personnes à dénoncer les dégâts considérables de la révolution verte, et à lutter contre le productivisme agricole. D'un point de vue environnemental, citons en particulier la pollution des eaux due à l'utilisation massive d'engrais azotés, la pollution des sols due à l'utilisation de produits phytosanitaires, l'extinction de certaines espèces animales (papillons).
Plus discrets, d'autres aspects tels que l'érosion des sols et l'appauvrissement en espèces marines sont également surveillés. Enfin, l'agriculture produit également des déchets, et ce d'autant plus que le mode de production est intensif et peu diversifié (plastiques...). Pour enrayer l'érosion du sol, certains agriculteurs abandonnent le labour pour la technique en semi direct. Elle permet également de limiter l'utilisation des machines et donc de faire baisser les émissions de CO₂ dans l'atmosphère. Aux États-Unis en 2005, 15 % des terres arables sont traitées de cette façon. L'utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans certains pays, tels que les États-Unis, le Canada, le Mexique ou la Chine, et les risques potentiels qui leur sont associés sont également sujets à de nombreuses discussions.
Les dernières années en Europe ont également été l'objet de plusieurs crises touchant à la sûreté alimentaire : bœuf aux hormones, poulet aux dioxines, vache folle et maladie de Kreutzfelt-Jakob, contaminations bactériennes d'aliments (fromage par Listeria). La plupart de ces maladies étaient déjà présentes dans les siècles précédents. La « tremblante du mouton » (la variante ovine de la maladie de la vache folle), la listeria ou la salmonelle ne sont pas pas des problèmes récents. Il apparaissaient autrefois de manière bien plus féquente et souvent plus tragique que maintenant. En effet, de gros progrès ont été fait en matière d'hygiéne et de contrôle bactérien des produits alimentaires. Mais la massification de la fabrication et de la vente des aliments font qu'un seul incident peut toucher un très grand nombre de personne. Le caractère exceptionnel des problèmes, le nombre de personnes potentiellement touchées, la médiatisation alarmiste tendent à marquer les esprits. Néanmoins, le nombre de morts par intoxication ou empoisonnement lors de ces affaires « médiatiques » est extrêmement faible. Ces derniers événements ont pour conséquence la mise en place croissante de systèmes de traçabilité qui offriraient à terme des garanties sur la qualité sanitaire du produit. L'étiquetage devrait permettre au consommateur de décider s'il prend le supplément de risques inhérents à une agriculture intensive ou accepte le prix plus élevé qui accompagne l'émergence ou le développement de techniques agricoles alternatives, telles que l'agriculture biologique, la permaculture, l'agriculture raisonnée et l'agriculture de précision. L'agriculture constitue un champ multidisciplinaire, qui se recoupe avec des domaines tels la botanique, la zootechnie, la phytotechnie, les sciences alimentaires, la géologie, la pédologie, l'hydrologie, la microbiologie, les biotechnologies, l'économie, les statistiques, la sociologie...

Les échanges agricoles

Bibliographie


- Le Guide du Fermier, ou Instructions pour élever, nourir, acheter & vendre les Bêtes à cornes, les Breb