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Information
Selon G-B Davis, l'information représente les données transformées sous une forme significative pour la personne qui les reçoit : elle a une valeur pour ses décisions et ses actions.
Perception
On qualifie d'information toute donnée pertinente que le système nerveux central est capable d'interpréter pour se construire une représentation du monde et pour interagir correctement avec lui. L'information, dans ce sens, est basée sur des stimuli sensoriels véhiculés par les nerfs.
Journalisme
Une information est ici la mise en forme écrite ou orale d'un fait ou d'un événement daté et (en principe) objectif. Elle constitue alors la base rédactionnelle d'un journal. On l'oppose généralement à la publicité, dont le caractère non objectif est avéré, bien que cette dernière puisse véhiculer un message informatif (au sens de la théorie de l'information).
Administration publique (gouvernement)
Dans le contexte de l’administration publique, nous considérons comme «information» toute donnée pertinente dont la collecte, le traitement, l’interprétation et l’utilisation concourent à la réalisation d’une mission gouvernementale.
Théorie de la décision
La théorie de la décision ne considère comme information que ce qui est de nature à entraîner ou modifer une décision. Dans le cas contraire, il s'agit d'un simple bruit.
L'information peut être définie comme une donnée réductrice d'incertitude.
Systémique
L'information (ou néguentropie) est un facteur d'organisation qui s'oppose à l'entropie.
C'est une composante de base, avec l'énergie et la matière.
Le sens du mot y est indépendant de l'organisme récepteur, le cas de la perception n'étant que l'information appliqué au vivant.
L'information y est inversemment proportionnelle à sa probabilité. En clair, énoncer l'évidence n'apporte pas beaucoup d'information, alors que diffuser une information inattendue est plus utile.
Théorie de l'information
Selon la théorie de l'information, des données contiennent de l'information quand celles-ci ne sont que peu compressibles et qu'elles sont complexes.
En effet, l'information contenue dans un message composé d'une seule lettre se répétant un grand nombre de fois tel que « AAAAAAAAA... » est quasiment nulle (on parle alors de faible néguentropie.
Kolmogorov a tenté de définir le contenu d'information d'une donnée par la taille du plus petit programme permettant de la fabriquer. Ainsi, pi aurait une complexité moyenne malgré son nombre infini de chiffres, le programme permettant d'en construire la suite (infinie) de nombres tenant sur une seule page.
Cependant, la complexité est alors liée à une machine donnée et prend une allure arbitraire. On préfère en général parler de l'information liée au couple message + récepteur, le dernier possédant des implicites valorisant le message (et, de fait, tout message est incompréhensible sans ces implicites supposés; ainsi un message en chinois pour qui ne comprend pas le chinois).
Ainsi, la phrase "Médor est un chien" contient plus d'information que "Médor est un quadrupède", bien que la seconde contienne plus de lettres. La différence est à mettre au compte de la connaissance d'un dictionnaire implicite et faisant partie du contexte, qui nous permet de savoir qu'un chien est nécessairement - sauf amputation - un quadrupède, l'inverse n'étant pas vrai.
Les notions de quantité d'information, d'entropie et d'information mutuelle font l'objet d'une discipline spécialisée, initiée par Claude Shannon.
On a beaucoup cru, à une certaine époque, à une telle théorie, capable à son tour d'informer toutes les sciences (la biologie, l'anthropologie, la documentation, l'économie) : tout, du fonctionnement de l'organisme à la diplomatie internationale, en passant par les scènes de ménage, pourrait être décrit sous la forme d'un système d'information et de ses régulations (feed back). Il fallait pour cela généraliser aventureusement le travail des ingénieurs, qui avaient des visées bien précises : Shannon souhaitait rendre les télécommunications plus robustes, Wiener voulait piloter des automates, Kolmogorov cherchait des moyens de compacter un programme informatique. Ce qu'ils nommaient « information » était un concept précis, limité, permettant de contrôler une machine opérant sur une forme, en conservant certains de ses caractères quantifiés.
Le succès de la prétendue « théorie de l'information » générale n'est peut-être qu'un « coup » de marketing intellectuel. La naïveté de ce point de vue étonne aujourd'hui. Avec le temps, ce qui était un rêve est devenu une idéologie, ancrée dans des dispositifs techniques et économiques, asservie par un modèle politique et social, où l'augmentation des échanges, la technicité des procédures et la confiance dans la capacité des sociétés et des marchés à s'organiser spontanément sont censées régler les comptes de l'histoire.
Ce qui reste aujourd'hui du rêve d'une théorie générale de l'information est la complexité que son échec a fait apparaître. Représentant la société comme un système en régulation permanente, elle a buté sur l'existence des conflits, des dissymétries, des pouvoirs qui travaillent la communication.
Invitant à regarder toute culture comme un flux de données, elle a menacé la mémoire qui lui donne une durée. Prétendant ramener la valeur de l'information à un calcul, elle a achoppé sur la diversité des critères qui font de l'information sociale une construction toujours singulière et provisoire. Cherchant à ramener toute construction intellectuelle à une somme de ressources, elle est passée à côté de la dimension publique et éditoriale de toute œuvre. Sophistiquant le code, le réseau et le programme, elle a rendu nécessaire le recul qui définit la teneur de l'interaction sociale.(Yves Jeanneret)
Histoire
Le projet de fonder une « science de l'information et de la documentation » spécifique s'est affirmé sous l'impulsion d'acteurs comme Larousse (1817 1875), Dewey (1851 193 1), Otlet (1868 1944), Meyriat (1921 ). Le point de départ en a été de dissocier l'information, construction sociale et intellectuelle, de l'ensemble des objets matériels qui, en circulant, la conditionnent sans la définir. On doit aux spécialistes de cette science d'avoir posé que l'information ne circule pas (elle n'est pas un objet) mais qu'elle se redéfinit sans cesse (elle est une relation et une action). Ce projet est lié, dès la fin du XIXe siècle, au développement d'une recherche à visée industrielle et au rêve d'un savoir planétaire. Mais plutôt que tout assimiler par l'idée d'un « système d'information » (idée plus récente dont le succès est dû aux développements informatiques) ces auteurs distinguent méthodiquement entre le support, le document, l'information et le savoir : effort de distinction qu'il faut redécouvrir aujourd'hui. (Yves Jeanneret)
catégorie:Théorie de l'information
Catégorie:Journalisme
Catégorie:Cybernétique
ko:정보 ja:情報 simple:Information
Stimulus
Un stimulus (pluriel : des stimuli) est un agent susceptible de provoquer un changement de comportement chez le sujet observé.
Il existe de nombreux stimuli : radiations électro-magnétiques, lumière, chaleur, gravité, son, événement, choc électrique, aspect, odeur, composés chimiques, etc.
Pour un animal, le "stimulus" est : un bruit, un mouvement, un éclérage qui stimule un etre vivant (ex: la mouche pour la grenouille)
Définition :
Nom donné à tout ce qui est de nature à déterminer une excitation chez un organisme vivant.
Catégorie:Psychologie
Sens (physiologie)
En physiologie, les sens sont les méthodes physiologiques de perception. Les sens et leur fonctionnement, classification, et théorie sont des sujets débordant sur plusieurs disciplines, mais surtout en neuroscience, psychologie cognitive (ou science cognitive), et philosophie de la perception.
Définition de "sens"
Liste de sens
Perception visuelle (vue, vision)
Sens non-humains
Détection des infra-rouges
Voir aussi
- illusions auditives, illusion d'optique
- Sensation
- Système sensoriel humain
Lien externe
- [http://samvak.tripod.com/sense.html The physiological and psychological underpinnings of senses]
Category:Perception
ja:五感
simple:Sense
Objectivité
Objectivité Objectivité Objectivité
L'objectivité est la qualité de ce qui est objectif, au sens philosophique du terme. Elle peut caractériser (a) un objet en tant qu'objet, (b) la connaissance ou la représentation d'un objet, (c) le sujet de cette connaissance ou représentation (son auteur).
Définitions générales
L'objectivité est ce qui caractérise un objet, par opposition à ce qui caractérise un sujet. Elle caractérise ce qui est propre à l'objet ou, plus généralement, ce qui constitue un objet. Que ce soit au sens passif d'une constatation (desciption de ses constituants), ou au sens actif d'une objectivation (processus de constitution). Dans le premier cas on considère un objet déjà constitué, dans le second un objet en cours de constitution.
On entend habituellement par objectivité d'un objet ce en quoi consiste la réalité de cet objet. L'un des critères d'objectivité les plus courants est celui de l'indépendance à l'égard d'un quelconque sujet connaissant. Entendue au sens métaphysique d'une réalité de l'objet, l'objectivité s'oppose soit à ce qui n'est qu'apparence, illusion, fiction, soit à ce qui n'est que mental ou spirituel, contrairement à ce qui est physique ou matériel. Néanmoins, cette acception n'est ni nécessaire ni évidente.
Dans sa plus grande généralité, l'objectivité au sens ontologique ne repose en effet que sur les notions d'invariance et d'altérité. Ce que nous considérons comme un objet réel est d'abord et avant tout un invariant. Les objets dits empiriques ou matériels se caractérisent ainsi par la continuité spatio-temporelle, l'intermodalité (accord des différents sens: vue, toucher, odorat, etc.), et certaines autres propriétés mécaniques, chimiques ou autres que les scientifiques expriment par des lois.
L'objectivité caractérise la validité d'une connaissance ou d'une représentation se rapportant à un objet. Elle dépend, d'une part, de ce que l'on entend par objet et, de l'autre, des règles normatives propres au domaine considéré.
En sciences, ces règles constituent la méthodologie scientifique, qui est propre à chaque discipline.
L'objectivité au sens épistémique n'est pas synonyme de vérité, quoi que l'usage ait tendance à les confondre. Elle est davantage un « indice de confiance » ou de « qualité » des connaissances et des représentations.
L'objectivité n'est pas non plus synonyme de fidélité à l'objet (précision, exactitude, absence de biais ou distortions, etc.), bien qu'il s'agisse de l'un des critères les plus couramment cités. Car les critères normatifs permettant de distinguer ce qui est objectif de ce qui ne l'est pas sont déterminés, dans chaque domaine d'utilisation du concept, par la communauté des membres ou des experts de ce domaine.
Depuis Kant, on défini l'objectivité comme ce qui est valable universellement, c'est-à-dire pour tous les esprits, indépendamment de l'époque et du lieu, et par opposition à ce qui ne vaut que pour un seul ou pour un groupe. L'objectivité se trouve ainsi opposée au relativisme. À partir des années 1960, cependant, certains ont abandonné l'exigence d'une stricte universalité tout en conservant celle d'un consensus au sein de la communauté (scientifique, culturelle,...), délimitant ainsi des sphères indépendantes d'application du concept. Loin de l'acception formelle ou méthodologique qui a marqué la période dite néopositiviste, on tend aujourd'hui à privilégier une conception nettement intersubjective.
En ce qui concerne son fondement normatif, on peut dire que l'objectivité épistémique repose en dernière instance sur l'altérité de l'objet vis-à-vis du sujet, ainsi que sur la rationalité des sujets. Cette rationalité et cette altérité, laquelle s'exprime par exemple en termes de résistance ou d'indépendance à l'égard de la volonté, sont peut-être à chercher du côté de l'action.
L'objectivité d'un sujet est liée à des considérations à la fois épistémiques et morales. Elle s'exprime généralement en termes de neutralité, impartialité, désintéressement, ou impersonnalité. Il s'agit d'une prise de distance du sujet vis-à-vis de lui-même pour se rapprocher de l'objet, étant admis que l'objectivité et la subjectivité sont mutuellement exclusives. L'individu objectif est censé, au moment de porter un jugement, abandonner tout ce qui lui est propre (idées, croyances ou préférences personnelles) pour atteindre une espèce d'universalité, ce que Thomas Nagel a appelé le « point de vue de nulle part ». Cette conception utopique (de « nulle part ») a été remise en question, surtout à partir des années 1960 et 1970, tant pour des raisons pratiques et de principe.
Exemples
Sciences de la nature
- Kant
- Ernst Cassirer et l'école de Marbourg
- Le Cercle de Vienne et le positivisme logique
- La thèse kuhnienne de l'Incommensurabilité des paradigmes
- Le problème de la mesure en Mécanique Quantique
- L'objectivité « faible » de Bernard d'Espagnat
- Émile Durkheim
- Max Weber
- Donna Haraway et les « Savoirs situés »
Dans le domaine de l'information et du journalisme, l'objectivité est un idéal jamais atteint. En effet, elle dépend non seulement de la manière dont les informations sont traitées, mais aussi du choix des informations traitées et de l'importance relative qui leur est accordée. Il est outre difficile pour le journaliste, comme pour tout rédacteur, de s'abstraire d'un certain nombre d'influences liées à son milieu, son éducation, son pays d'origine, etc. Elle suppose en outre une connaissance parfaite et complète du sujet et de tous ses paramètres explicatifs, condition qui est, la plupart du tempsimpossible à satisfaire en pratique.
En peinture, voir Nouvelle Objectivité.
Voir aussi l'article Photographie.
Historique
Bibliographie
- Gaston Bachelard, La formation de l'esprit scientifique : contribution à une psychanalyse de la connaissance, Paris: Vrin, 2004.
- David Castillejo, The Formation of Modern Objectivity, Madrid: Ediciones de Arte y Bibliofilia, 1982.
- Thomas S. Kuhn, The structure of scientific revolutions, Chicago: University of Chicago Press, 1996, 3º éd.
- Allan Megill, Rethinkink Objectivity, London: Duke UP, 1994.
- Ernest Nagel, The Structure of Science, New York: Brace and World, 1961.
- Thomas Nagel, The View from Nowhere, Oxford: Oxford UP, 1986; trad. fr. Le point de vue de nulle part, Paris, Éd. de l'Éclat, 1993.
- Robert Nozick, Invariances: the structure of the objective world, Cambridge: Harvard UP, 2001.
- Karl Popper, Objective Knowledge, Oxford: Clarendon Pr, 1972.
- Nicholas Rescher, Objectivity: the obligations of impersonal reason, Notre Dame: Notre Dame Press, 1977.
- Richard Rorty, Objectivity, Relativism, and Truth, Cambridge: Cambridge University Press, 1991; trad. fr. Objectivisme, relativisme et vérité, Paris: PUF, 1994
- Bernard Rousset, La théorie kantienne de l'objectivité, Paris: Vrin, 1967.
- Israel Schaeffler, Science and Subjectivity, Hackett, 1982.
- Crispin Wright, Truth & objectivity, Cambridge, MA: Harvard University Press: 1992.
Voir aussi
Connaissance | Épistémologie | Existence | Métaphysique | Objectivisme | Ontologie | Philosophie des sciences | Réalité | Relativisme | Vérité
Journal
Un journal est un document qui recense par ordre chronologique un certain nombre d'événements pour une période donnée (généralement une journée, d'où il tire son nom).
En comptabilité les écritures sont reportées du journal dans le grand livre. Des journaux auxiliaires récapitulent ces informations par grandes catégories d'opérations. Par exemple : le journal de caisse, le journal des achats, le journal des ventes.
On utilise également ce terme pour désigner la diffusion de la synthèse de l'actualité (du jour, de la semaine...) par un organe de presse : radio, télévision ou presse écrite.
En informatique, un journal (en anglais, log file) correspond à l'enregistrement chronologique des événements survenus durant l'exécution d'un logiciel ou durant une session de travail, pour permettre de détecter des bogues ou des problèmes.
Un journal est aussi une ancienne unité de mesure agraire. Elle correspondait à la surface qu'une personne pouvait cultiver seule quotidiennement sur une année. Cette unité était variable selon la localisation de 2 à 4 ares, on estime que la moyenne se situait à 3,3 ares.
Historique
Le premier journal imprimé connu appelé "Relation" est paru à Strasbourg vers 1605.
À l'origine, un journal est tenu par celui qui veut se souvenir des événements qui lui sont arrivés (journal intime), ou pour archiver ces événements (journal de bord).
Les premiers journaux d'actualités (écrits) se présentaient également sous cette forme chronologique, mais ont rapidement évolué vers une forme plus synthétique, en classant les événements par thèmes et rubriques. De là est venu le mot journal dans son acception de support papier des informations pour une période, remplaçant le mot gazette dans une partie des ses usages.
Avec l'industrialisation de la presse écrite, de grands noms de journaux se sont créés, et le terme a servi à désigner à la fois le support physique de l'information (le journal en papier journal) et la société éditrice : le journal employant ses journalistes ou reporters.
Enfin, la façon même de présenter l'information de manière synthétique et thématique a été reprise par d'autres vecteurs : la radio, puis la télévision, qui ont également repris le terme journal pour désigner l'émission dans laquelle un présentateur donne les informations du jour. Le premier journal télévisé français a été diffusé en 1949 par la R.T.F.
Construction d'un journal d'actualités
De la dépêche d'agence aux articles
La sélection des articles
La rédaction d'un journal regroupe tous les journalistes qui participeront à la création de l'édition du jour. Elle est dirigée par un rédacteur en chef dont le rôle est de définir l'orientation du journal, d'arrêter l'agenda du jour, de la semaine ou du mois, c’est-à-dire de fixer le nombre et le contenu des articles qui seront publiés dans le journal ou le magazine.
Le rédacteur en chef est épaulé par un ou des journalistes adjoints, qui peuvent responsable d'une rubrique ou d'un service (international, société, sports, culture, politique). La conférence de rédaction est une réunion au cours de laquelle les journalistes se retrouvent pour évoquer ce qui « fera l'actualité ». Elle fait parfois l'objet de virulents débats et permet d'assurer la circulation de l'information au sein de la rédaction. Au cours de la conférence, les sujets et les angles du jour sont arrêtés, de même que leur format (interview, papier d'analyse, factuel, éditorial...).
Dans le cadre d'un journal quotidien, les sujets sont amenés à changer en fonction de l'actualité ou de ce que les journalistes recueillent sur le terrain. Passée une certaine heure, le journal doit être bouclé (entre 20 et 23 heures pour un journal imprimé la nuit). Tous les journalistes sont donc tenus de respecter des délais (la deadline dans le jargon américain) et de rendre leur copie à heure fixe.
La version définitive des articles est envoyée aux secrétaires de rédaction. Le secrétaire de rédaction est un journaliste, au même titre qu'un rédacteur ou un reporter. Son travail est de corriger les articles qui lui sont soumis, d'en définir la titraille (surtitre, titre, sous-titre, chapo, inter...), et éventuellement de vérifier auprès du rédacteur les informations divulguées. Le secrétaire de rédaction est responsable des fautes et des approximations linguistiques qui seront publiées dans le journal.
Une fois un article corrigé et formaté, le secrétaire de rédaction, aidé d'un monteur et d'un responsable iconographique, participe à la mise en page de l'article. Quand la page est entièrement montée et qu'elle a été validée par le rédacteur en chef et/ou le secrétaire général de rédaction (SGR), elle est envoyée à l'imprimerie.
La diffusion du journal
Voir aussi
- Presse
- Presse écrite
- actualités
- Information
catégorie:presse écrite catégorie:unité de mesure ancienne
PublicitéLa publicité est une stratégie d'incitation à la consommation ciblant un public particulier. L'objet consommable peut être matériel (bien, produit) ou immatériel (service, événement). La publicité se donne pour but de créer un besoin, de convaincre que le produit répond au besoin, et éventuellement qu'il le fait mieux que d'autres produits (publicité comparative). La publicité désigne aussi le canal par lequel cette incitation est délivrée : annonce dans un journal, spot publicitaire à la radio ou à la télévision, affiche sur la voie publique, etc.
La publicité se distingue de la propagande par sa finalité commerciale.
La publicité modèle certains comportements sociaux qu'elle juge bon de propager dans la mesure ou elle permet la satisfaction du diffuseur.
Définition
La publicité est une forme de communication, dont le but est de fixer l'attention du consommateur sur un objet, et de l'inciter à adopter un comportement déterminé vis-à-vis de ce dernier. Elle peut concerner absolument n'importe quoi, par exemple :
- un bien de consommation (nourriture, électroménager, etc.), un service (assurance, banque, tourisme, etc.). Le terme de réclame était traditionnellement appliqué à cette branche de la publicité, et il revient parfois:
- une personne, un groupe (par exemple un parti politique), ou encore un projet ou une action (organisation d'événement sportif, action caritative, etc.) : on parle alors de promotion — bien que pour les publicitaires, ce mot ait le sens particulier d'offre présentée comme avantageuse et à courte durée de vie, visant à provoquer un achat —
- un concept ou une information, officielle ou d'origine privée (associations, fondations, etc.), visant des changements de comportement ou la promotion de valeurs considérées comme positives ou bénéfiques au niveau de la société comme (mise en garde contre les drogues, promotion de l'environnement, etc.) ;
Pour atteindre ce but, la publicité a généralement très peu de temps et de moyens. Il lui faut donc presque simultanément capter l'attention, la retenir, et faire passer son message. En ce sens, la publicité pourrait être classée dans la catégorie des techniques de manipulation de la conscience, n'était son caractère parfaitement explicite. La déontologie publicitaire, et la réglementation, exigent donc que la publicité se présente comme telle, et non comme un spectacle ou comme une source d'information indépendante et fiable.
Aspects économiques de la publicité
La publicité est un aspect essentiel de la société de consommation. Mais quelle est sa fonction économique et commerciale réelle ? Son efficacité ? Cette dernière n'est pas si facile à mesurer, d'autant qu'une des fonctions de la publicité est de permettre au consommateur de rationaliser l'achat après coup, de lui économiser la mauvaise conscience consécutive au choix et à la dépense. Réalité économique et commerciale par essence, la publicité entend agir sur notre comportement en prenant appui sur nos représentations. Elle correspond à une tendance fondamentale de la société de consommation : créer la demande nécessaire pour une offre surabondante et innovante.
Le poids économique de la publicité
Il est relativement facile de mesurer le poids économique intrinsèque du secteur publicitaire, finalement réduit (en 1990, il représentait 0,76% du P.I.B. français et employait 50 000 personnes), mais en expansion, ainsi que le coût pour le consommateur des campagnes de promotion d'un produit, intégré au prix de vente. On sait aussi à quel point la survie des médias, surtout ceux de la presse écrite, dépend de la manne publicitaire. En 1999, année très faste, en raison en particulier du lancement de nouveaux produits technologiques, comme le téléphone mobile ou Internet, les investissements de communication réalisés dans le monde par les entreprises dans les cinq grands supports que sont la presse (en 1994, 48% des investissements publicitaires en France), la télévision (32%), l'affichage (12%), la radio (8%) et le cinéma (0,6% seulement) ont franchi la barre des 300 milliards de dollars. Ce type traditionnel de publicité représente désormais 1% du PIB mondial. De leur côté, la publicité directe et les opérations de promotion pèsent 120 milliards de dollars. Depuis trois ans, les entreprises de publicité sont prises dans un processus de mondialisation et de concentration. Un nouveau média est apparu, Internet, qui pèse déjà plus que le cinéma, mais 25 fois moins que la télévision: en 2000, 122 millions d'euros d'investissements publicitaires en France.
L'impact de la publicité
Il est déjà plus difficile d'évaluer l'efficacité de la publicité, sa contribution à la demande globale comme son influence sur la répartition de la demande: stimule-t-elle la concurrence, ou bien, plus vraisemblablement, favorise-t-elle la concentration de la demande sur un petit nombre de marques ? Les publicitaires considèrent que la plupart des messages ne sont pas même perçus du public, qui élabore des statégies d'évitement ou de résistance, encore moins mémorisés. La disposition des produits dans les linéaires est finalement bien plus déterminante dans l'achat, d'où le recours à la publicité sur le lieu de vente lui-même. On comprend alors le sens des efforts des « créatifs » au sein des agences de publicité. La nature du média utilisé est au moins aussi importante que le message car il s'agit de ne pas manquer la cible, l'acheteur potentiel ou le « prescripteur » (ses enfants, son conjoint, son médecin). Il faut aussi rencontrer ses intérêts, concocter un message transparent, concis, qui restera en mémoire grâce à l'originalité, ou la drôlerie, de la forme.
La publicité est au service de la stratégie de marketing de l'entreprise: la communication est en effet l'un des quatre éléments d'action sur le marché, avec le produit lui-même, son prix, et la distribution. Il s'agit donc avant tout de faire connaître un nouveau produit et de le vendre; d'accroître la consommation d'un produit existant, de fidéliser la clientèle ou de débaucher celle de la concurrence, de diminuer le caractère saisonnier des ventes. Le message lui-même a moins pour objet d'informer sur la nature de la marchandise ou de l'entreprise que de séduire, d'amener le client potentiel, convenablement ciblé, à voir dans le produit et surtout dans la marque la promesse de la satisfaction d'un désir, ou d'un besoin; voire un élément de son identité propre. Ainsi la publicité doit se conformer aux attentes du consommateur, aux normes de la société, même quand elle fait mine de les bousculer. Elle ne crée pas, elle amplifie et diffuse, note Dayan. Les "créatifs" s'interrogent sur le comportement des consommateurs, la modification de leurs styles de vie. Ils usent et abusent des sondages. Ils ne négligent ni les apports de la sociologie ni ceux de la psychologie, ce qui les conduit à privilégier les motivations inconscientes. Ainsi, ils évitent soigneusement de provoquer des phénomènes de dissonance, c'est-à-dire de contester les représentations et les modes de vie de la cible.
La publicité et le sport
Dans cette perspective, le sport est indiscutablement porteur. Il possède une image très positive dans l'opinion, malgré une certaine contestation du modèle olympique dont les publicitaires savent tenir compte. Il porte à la fois les valeurs de l'individualisme et celles de l'entreprise: bien-être, forme, dynamisme, esprit de compétition et de dépassement de soi (toujours plus de productivité et de stress) mais aussi d'équipe, prouesse technologique dans certains cas. Il relie donc les deux pôles des sociétés modernes: le loisir et le travail. Aussi l'image du sportif en pleine action est-elle souvent utilisée dans la publicité. Les publicitaires entendent également profiter de l'impact médiatique des grands événements sportifs.
Mais les liens entre la publicité et le sport ne s'arrêtent pas là. D'abord, le produit peut avoir un rapport direct avec l'activité physique: articles et vêtements de sport, boissons rafraîchissantes, alicaments. Les champions font partie intégrante de l'image de la marque, de ce que les économistes appellent son "actif immatériel". La performance sportive ne sert donc pas seulement de banc d'essai à la technologie intégrée dans le produit. Elle est une dimension de la politique de communication de l'entreprise, un aspect de sa « communication événementielle ». Mais la pratique du parrainage (sponsoring) ne se cantonne pas aux seuls articles et vêtements de sport. En 1989, le parainage représentait 5% des dépenses publicitaires en France ( 15 % en Italie ). Ajoutons qu'en France les fabricants de cigarettes ou de boissons alcoolisées cherchent à détourner les restrictions à la publicité concernant leurs produits en s'affichant dans les stades, abus que la loi Evin de 1991 entend réprimer.
Voir aussi économie du sport
Supports publicitaires
On distingue deux grandes catégories de supports publicitaires : médias et hors médias.
Médias
Parmi les médias on peut citer :
- Télévision : spots publicitaires (films)
- Radio : spots publicitaires (son, bruits)
- Presse : annonces-presse (texte et image)
- Affichage : mobilier urbain (colonne Morris), 4x3, abribus, stickers (images)
- Cinéma : spots publicitaires, placements de produits
Un média est par définition impersonnel. Internet, compte tenu de la personnalisation des messages publicitaires qu'il est possible de faire, n'est donc pas considéré comme un média, même si bien sûr il devient un support de publicité.
Hors médias
- Événementiel
- Sponsoring
- Marketing direct : envoi de publipostages par voie postale ou e-mail, association de fenètres pop-up publicitaire à une adresse internet,...
- Relations presse : consiste à contacter des journalistes pour qu'ils relaient le message à leur lectorat
- Mécénat : financement d'une association, organisme non gouvernemental… pour assurer une visibilité et asseoir un positionnement.
On parle de « campagne publicitaire » pour décrire une publicité multi-supports qui dure dans le temps.
Quel que soit le support, le slogan publicitaire reste une pièce maîtresse de la publicité.
Les agences conseils en publicité
Une agence est un organisme,composé de spécialistes chargés,pour le compte des annonceurs,de la conception,de l'exécution et du controle des actions publicitaires.
Evolution de la publicité
La publicité est une activité aussi vieille que le commerce, sous la forme minimale des enseignes et des annonces sur le champs de foire. Mais son développement de la publicité s'entame à l'aube de la Révolution Industrielle, qui change le monde du commerce. La multiplication de l'offre de produits permise par la production mécanisée répond rapidement aux besoins de la population. Il ne suffit plus de mettre un produit sur le marché pour qu'il soit vendu, il devient primordial désormais de le faire connaître, de le promouvoir.
Le principal mode d'expression publicitaire, l'affiche, donne au début du , des réalisations qui atteignent l'état d'œuvre d'art avec Chéret, Henri de Toulouse-Lautrec, Cassandre, Cappiello, etc.
Le développement de la radio donne à la publicité un champs nouveau, exploitant souvent le répertoire de la chanson et mettant au point une association entre un slogan oral et un visuel (comme le célèbre "Du, Dubon, Dubonnet"). Cette période ouvre également l'ère de campages publicitaires coûteuses, que seuls des groupes importants peuvent se payer (spots radios puis, surtout, spot télé), et qui leur donne un avantage important sur des concurrents plus petits (car, malgré son coût plus élevé, la publicité de masse est infiniment moins chère par "contact" avec le consommateur). La publicité devient un élément cruciale de la compétitivité, une bonne publicité peut assurer la fortune de l'entreprise tandis qu'une campagne ratée signe sa mort.
Jusque dans les années 1970, le marketing est peu impliqué dans la stratégie publicitaire, laissant libre cours à la création, avec parfois des dérives. C'est dans cette décennie que se recentre la publicité autour du produit ou service qu'elle promeut, avec le développement d'idées comme le positionnement, la notoriété ; et l'apparition d'outils fiables pour mesurer les retombées publicitaires.
En France, la loi Sapin votée en 1993 entame une grave crise dans le monde de la communication. Les agences publicitaires avaient pour habitude de réaliser de très fortes marges à l'insu de leurs clients sur les achats d'espace qu'ils réalisaient. La loi Sapin met au grand jour cette méthode pernicieuse, les clients découvrent jusqu'à quel point ils ont été trompés, la relation de confiance agence publicitaire-annonceur s'effondre en même temps que les revenus des agences.
Le "shockvertising" est une pratique publicitaire de plus en plus utilisé, tandis que les campagnes deviennent parfois mondiales.
Opposition à la publicité
Au début du XXIe siècle, chaque français (par exemple : la situation est indentique dans les autres pays développés) est en moyenne soumis chaque jour à plus de sept mille messages publicitaires. Quelques individus et mouvements s’inquiètent de l’influence de ce phénomène sur notre société et militent contre celui-ci.
La critique s'exerce à trois niveaux distincts
- le contenu
- les abus
- l'existence
Critique du contenu
La publicité a peu de temps pour agir, elle utilise donc des moyens criticables pour améliorer son efficacité.
D'abord, plutôt que de faire passer une idée, elle réveille une idée reçue. La publicité est donc le paradis des stéréotypes et des clichés les plus traditionnels : la femme (blonde) est à la cuisine, l'homme (blanc) au travail, et les enfants (joyeux) dans une maison confortable, avec juste une pincée d'exotisme sympathique.
Ensuite, elle utilise des sentiments et des instincts parmi les plus primaires, les plus communs. La publicité est donc le royaume des pin-up offertes et des mâles avantageux, des sentiments les plus forts, du sexe et de la mort.
pin-up
Enfin, et paradoxalement, la publicité provoque. Car la quantité de publicité laisse peu de place pour s'associer aux sentiments les plus communs, tandis que le commanditaire peut souhaiter affirmer une image de la nouveauté et d'audace (technique ou artistique). Une publicité osée, détournant des symboles religieux ou assimilés ou bien n'hésitant pas à faire usage de violence peut être une publicité réussie en termes d'influence sur le public.
On comprend donc que, entre stéréotypes, sexe et violence, la publicité soit critiquée et même, parfois, condamnée en justice.
Sans oublier que la publicité, par définition, insiste sur les qualités d'un produit sans en souligner les défauts. La plupart des gens savent que la publicité est une forme de mensonge, ne serait-ce que par omission, et l'acceptent, soit qu'ils estiment pouvoir faire le tri, soit qu'ils s'en moquent dans la mesure où elle ne concerne pas des produits qui les intéressent, soit qu'ils considèrent la publicité comme une forme de spectacle.
Les abus
Comme toute activité, la publicité est soumise à une réglementation et à une déontologie.
Des organes publics ou privés se chargent de faire respecter leurs règles (la situation dépendant des pays). Il existe ainsi des organes de labélisation (publicité "pour tout public", par exemple), des organes de contrôle (dans les pays libres, ce contrôle s'exerce a posteriori pour ne pas prendre la forme d'une censure), et les tribunaux peuvent être saisis. Ce contrôle s'exerce sur le fond (pas "trop" de sexe ou de violence, par exemple) ou sur la forme (distinction claire entre ce qui est affiché comme étant de la publicité et le contenu à vocation informative, ludique, ou autre). Il peut également exister des réglementations de certains médias, qui n'existeraient pas sans publicité (les panneaux publicitaires, notamment).
Il arrive aussi que la réglementation ne soit pas appliquée et que les autorités dont c'est le rôle ne fassent pas preuve d'un grand zèle pour y remédier. Aussi des associations comme Paysages de France cherchent à limiter l’extension de la publicité au-delà de ce qui est permis par la loi, soit par le lobbying auprès des autorités, soit en estant directement en justice.
Critique de la publicité en tant que telle
Des mouvements (groupés sous le terme d’Antipub) considèrent la publicité comme néfaste en tant que telle, en sus des critiques de contenu qui sont inévitables.
- La publicité distrairait au sens pascalien, c'est-à-dire qu’elle ferait perdre de vue des choses plus importantes.
- Elle participerait d'un système économique vicieux, érigeant en norme sociale la consommation de biens inutiles voire dangereux, et des comportements compulsifs et sédentaires nuisibles en général à sa santé physique et mentale (qui devraient être ensuite pris en charge par de nouveaux produits ou par des services sociaux).
- La publicité chercherait à manipuler l’esprit de celui qui la regarde ou l’écoute. Le dessinateur de presse Willem emploie l’expression « coloniser notre cerveau ». Cet argument est tout particulièrement dirigé contre les campagnes de positionnement des marques, dont le but est de graver le nom d'une marque dans l'esprit du consommateur, plutôt que de décrire les qualités du produit.
- Le publicité contribue (et cela serait grave) à réduire l'importance des lecteurs pour les médias, dont l'essentiel voire la totalité des revenus (télé ou journaux gratuits), proviennent de la publicité. Le propos de Patrick Le Lay, PDG de la chaîne privée française TF1, fera date :
« Mon travail est de vendre du temps de cerveau disponible à Coca-Cola » (les Dirigeants face au changement, Éditions du huitième jour, 2004).
- La publicité donnerait l'avantage au commanditaire sur le consommateur : le consommateur recevrait passivement une information biaisée (la publicité), qui peut flatter ses intérêts et ses goûts mais qui le fait en fonction des intérêts du commanditaire, alors que des sondages et études de marché ou par son expérience, le vendeur détient une information claire et objective sur le comportement du consommateur, ses désirs, ses critères de choix etc.
Afin de faire passer leur message anti-pub, ces mouvements utilisent des méthodes publicitaires classiques : usage de stéréotypes et slogans, affichage, mobilisation par internet (publicité "virale"), propos et actions provocantes visant à obtenir du temps média offert gratuitement par des journalistes à la recherche de sensationnel etc. Il apparait donc que leur cible n'est pas la publicité au sens large (la propagande), dont ils usent sans complexe, mais seulement la publicité au sens strict (commerciale et libre), ce qui, a contrario, implique au moins une tolérance pour la propagande non commerciale ou contrôlée par une instance à leur convenance. Ces mouvements recrutent essentiellement à l'extrème-gauche.
Actions en France
Des actions sont menées par des groupes de lobbying comme Résistance à l’Agression Publicitaire, dans un cadre légal, visant à modifier les comportements ou le cadre légal. Pour limiter la production de papier publicitaire, le ministère de l’écologie a ainsi édité un autocollant « Pas de publicité SVP » pour les boîtes aux lettres.
Des actions illégales, conduisant à des poursuite et des procès, ont aussi eu lieu. Il s’est agit principalement de la destruction d’affiches et du détournement des messages publicitaires, dans le métro à Paris à la manière des membres de l'Internationale situationniste dans les années 1960). De telles actions ont également eu lieu en France à Marseille, Montpellier, Grenoble, Lyon, Clermont-Ferrand et Toulouse, mais aussi en Belgique.
Publicitaires célèbres
- Raymond Savignac, affichiste français
- Claude Cossette, fondateur de la plus grande agence du Canada
- Jacques Séguéla, qui conçut les campagnes électorales de François Mitterrand
- Thierry Ardisson, fondateur de l'agence Business en 1979, et qui accède à la notoriété en devenant animateur télé
- Frédéric Beigbeder, ancien concepteur-rédacteur de Young & Rubicam, auteur notamment du roman 99 Francs qui se base sur cette expérience pour dénoncer les excès de la publicité
Métiers de la publicité
- Concepteur-rédacteur
- Directeur artistique
- Directeur de la création
- Chef de publicité
- Media-planneur
Voir aussi
- Logo publicitaire
- Publisexisme
- Sémiologie
- Slogan publicitaire
- La vie des affiches de pub
- Bureau de vérification de la publicité
- Personnages de publicité
Liens externes
Techniques de la publicité
- [http://psychcom.free.fr/ Mécanisme de la publicité]
- [http://dupupet.m.free.fr/memo2000/index.htm DEA sur la publicité télévisée]
Sites publicitaire
- [http://www.aacc.fr Association des Agences Conseils en Communication]
- [http://www.iabfrance.com IAB France]
Sites Contre la publicité
- [http://www.antipub.net antipub]
- [http://www.bap.propagande.org/ bap]
- [http://www.actionstopub.tk/ contre pub]
- [http://www.antipub.be/ antipub belge]
Liens Généraux
- [http://www.ulaval.ca/ikon/finaux/2-texint/TEXINT.HTML#Sitessurlapublicite analyse]
- [http://marketcom.free.fr Marketcom] Site ressources sur les stratégies de communication et la publicité
La création publicitaire
- [http://mapage.noos.fr/joelapompe/ Joe la pompe] Site recenssant les "pompes" dans le milieu de la publicité
- [http://www.ihaveanidea.org/ I have an idea] Site sur la création publicitaire
Les musiques de publicités
- [http://www.musiquedepub.tv/ MusiqueDePub.tv]
Le langage publicitaire
- [http://www.wunderman.fr/dialector/ Le Dialector 2004] Petit dictionnaire des termes parfois exotiques du monde de la pub
- [http://www.ifrance.com/baselines/ Liste de signatures publicitaires]
- [http://slogandepub.free.fr/ Autre liste de signatures publicitaires]
Catégorie:Commerce
Catégorie:Communication
ja:広告
simple:Advertising
DonnéeCatégorie:Informatique
Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction d'affaire, d'un événement, etc. Elle est conservée et classée sous forme numérique, alphabétique, d'image, de son, etc.
Dans les grands services informatiques, les données doivent êtres répertoriées et organisées de façon à ce qu'elles soient aisément trouvées et manipulées par tous les utilisateurs potentiels et par la communauté de développeurs. Très souvent, il existe une ou plusieurs personnes chargée(s) d'organiser les données du système d'information de l'entreprise : ce sont les Administrateurs De Données (ADD)
Bruit ja:ノイズ
Catégorie:Acoustique Catégorie:Son Catégorie:Sciences de l'information et des bibliothèques Catégorie:Électricité
Généralités
Le bruit est un terme générique permettant de définir des modifications aléatoires et non-voulues d'une grandeur, par exemple; les parasites sur une mesure de tension. Le bruit est considéré comme une nuisance.
Électricité / électronique
Dans ces domaines, le bruit définit les signaux aléatoires et non désirés, voir parasites, se superposant aux signaux utiles. On utilise souvent le concept de rapport signal-bruit.
Il existe plusieurs types de bruits :
- bruit thermique
- bruit flicker
- bruit grenaille
- bruit blanc
- bruit en créneaux
Bruit acoustique
On parle en particulier de bruit acoustique pour les modifications mineures de la pression atmosphérique locale à des fréquences comprises entre 20 Hz et 20 kHz.
- Le seuil de référence pour une absence de bruit est de 20 µPa.
- Le niveau de bruit est défini par un rapport de l'amplitude des signaux sonores et ce seuil de référence de 20 µPa. Ce rapport s'exprime en décibels (dB, de Alexandre Graham Bell).
- L'oreille humaine n'étant pas parfaite, on effectue des pondérations pour transformer le niveau bruit mesuré physiquement (micro) en niveau de bruit perçu. Ces pondérations sont notées par des lettres, la plus courante est la pondération A, notée dBA ou dB(A).
Pour un aperçu des niveaux sonores produits par des sources usuelles de bruit, voir l'article Comparaison du volume de sources courantes de bruit
L'opposé du bruit est le silence.
Réglementation française
La norme NFS 30001 définit le bruit comme un « phénomène acoustique produisant une sensation auditive considérée comme désagréable ou génante. »
Code du travail
Le code du travail (Art 232-8 et suivants) définit deux types de seuils :
- Le niveau d'exposition sonore quotidien atteint ou dépasse le niveau de 85 dB (A) ou que la pression acoustique de crête atteint ou dépasse le niveau de 135 dB.
- Identification des travailleurs concernés
- Mesure du bruit selon les normes
- Mise a disposition d'équipement protecteur individuel
- Examen médical initial et suivi par la médecine du travail
- Formation et information du salarié
- Le niveau d'exposition sonore quotidien est supérieur à 90 dB (A), ou lorsque la pression acoustique de crête dépasse le niveau de 140 dB.
- obligations précédentes
- Mesures de réduction collectives
Bruit en recherche d'information
Dans les sciences de l'information et des bibliothèques, on parle de bruit lorqu'on obtient un grand nombre de réponses lors d'une recherche d'information, parmi lesquelles figurent très probablement quelques réponses pertinentes, au sein d'une masse de réponses hors sujet. C'est souvent le cas avec les moteurs de recherche, sur Internet. Les causes du bruit peuvent être multiples :
- L'utilisateur formule une requête comprenant trop de termes coordonnés par ou.
- L'utilisateur formule une requête ne comprenant pas assez de termes coordonnés par et.
- L'indexation de la base est trop abondante. Ce peut être notamment le cas lors d'une recherche en texte intégral.
Néguentropie
La néguentropie marque un facteur d'organisation, qui s'oppose à l'entropie.
C'est un principe de systémique, d'origine thermodynamique et synonyme d'information, qui équilibre la tendance naturelle au désordre (d'après le premiers principe thermodynamique)
La vie, on peut se représenter une cellule par exemple, est une forme de néguentropie, puisqu'elle tant à conserver une organisation (une structure, une forme, un fonctionnement, ...) grace à la consomation d'énergie. Une cellule morte ne consome plus d'énergie et se désagrège automatiquement : c'est de l'entropie. La société en est un autre exemple.
catégorie:thermodynamique
catégorie:Théorie de l'information
Catégorie:Système
Entropiecatégorie:thermodynamique catégorie:statistiques Entropie
Catégorie:Quantité physique Catégorie:Système
L ’entropie est une grandeur thermodynamique. C'est une quantité physique, mesurable, associée au degré de désordre d'un système macroscopique, ou au manque d’informations sur son état microscopique.
Deux définitions de l’entropie peuvent être données :
- L’une est celle de la thermodynamique classique. On la doit à Rudolf Clausius dont l’œuvre s’appuyait sur celles de nombreux devanciers, dont Sadi Carnot.
- L’autre est celle de la physique statistique. Elle a été proposée audacieusement par Ludwig Boltzmann.
L’entropie est l’une des grandeurs les plus fondamentales de la thermodynamique. Elle intervient dans le “second” principe, associé à l’intuition de la flèche du temps. De nombreux phénomènes se produisent spontanément toujours dans un sens et sans jamais revenir à leur point de départ. Ils sont dits irréversibles.
L’entropie selon la thermodynamique classique
L’entropimètre
Comment fabrique-t-on un entropimètre ?
Cette section explique comment on mesure une entropie. Plus exactement, elle ne permet pas de définir l’entropie d’un système d’une façon absolue mais seulement relativement à un état de référence, que l’on peut choisir d’entropie nulle par convention. Il s’agit alors de mesurer la différence d’entropie entre deux états quelconques d’un système. En pratique il s’agit de mesurer un échange de chaleur.
La non-conservation de l’entropie
La difficulté à donner une définition physique, c’est-à-dire ici expérimentale, de l’entropie d’un système vient de ce qu’elle n’est pas conservée. Elle peut augmenter spontanément lors d’une transformation irréversible. C'est à dire lorsque le système est en présence de gradient de grandeurs intensives et de flux de grandeurs extensives.
Selon le second principe de la thermodynamique l’entropie d’un système isolé ne peut pas diminuer, elle augmente ou elle reste constante.
Les transformations réversibles
En raisonnant sur des transformations réversibles, pour lesquelles l’entropie est conservée, on peut définir l’entropie à partir de mesures expérimentales.
Si l’on procède soigneusement, on peut transformer un système d’une façon presque réversible, en principe aussi proche d’une transformation réversible qu’on le désire. Montrons-le sur un exemple.
Soit un système A que l’on veut faire passer d’une température T+ à T-. Il suffit de le mettre en contact avec une source (un gros objet en équilibre thermique, l’atmosphère, la mer, une piscine, ...) à la température T-. Mais la transformation est alors irréversible. La chaleur cédée à la source ne peut pas revenir spontanément vers A, parce qu’elle s’écoule toujours du corps le plus chaud vers le plus froid. Autrement dit, un corps dont la température est uniforme ne peut pas devenir spontanémént plus chaud d’un côté et plus froid de l’autre. Intuitivement, la chaleur diffuse mais ne se concentre pas sans intervention extérieure.
Mais on peut théoriquement choisir un grand nombre de sources intermédiaires dont les températures s’échelonnent entre T+ et T-. On procède alors de la façon suivante. A cède sa chaleur successivement à chacune des sources jusqu’à T-. Pour revenir à l’état initial, on procède en sens inverse, sauf que cette fois, les sources cèdent à A leur chaleur. Toutes les sources, sauf la première (T+) et la dernière (T-) reviennent à leur état initial. L’état des sources (T+) et (T-) est d’autant plus proche de leur état initial que le nombre de sources intermédiaires est grand. Cette transformation est donc presque réversible, d’autant plus proche de la réversibilité, que le nombre de sources intermédiaires est plus grand.
Toutes les transformations thermodynamiques, pas seulement les changements de température, peuvent être effectuées de cette façon presque réversible. Il suffit de procéder par des petites transformations successives. Dans ce contexte on raisonne mathématiquement sur des transformations infinitésimales, chères aux thermodynamiciens.
L’entropie comme monnaie d’échange
La thermodynamique classique définit l’entropie comme une grandeur extensive, ce qui signifie qu'on obtient l'entropie d'un système en faisant la somme des entropies de ses parties macroscopiques (par contraste, la température n’est pas une grandeur extensive parce que la température d’un système n’est pas la somme des températures de ses parties.).
La thermodynamique classique pose que par définition l’entropie totale d’un système est conservée lors d’une transformation réversible. Une différence d'entropie nulle définit un cycle thermodynamique réversible. Ce genre de cycle n'est possible que dans les cycles théoriques (par exemple, le cycle de Carnot) de transformations infinitésimales.
Tant que les transformations sont réversibles, on peut raisonner sur l’entropie comme sur une grandeur conservée. Comme elle peut passer d’un système à un autre, elle est une sorte de monnaie d’échange. Tout système qui gagne de l’entropie la prend à un autre. On peut alors définir une unité d’entropie, le Joule par Kelvin, par exemple, que l’on peut définir expérimentalement comme la quantité d’entropie gagnée par un système dont la température est de 1 Kelvin et qui reçoit 1 Joule de chaleur. De façon générale, si un système reçoit dQ Joules de chaleur lors d’une transformation infinitésimale à la température T alors son entropie augmente de
:.
On fabrique un entropimètre en mesurant et pour une succession de transformations (presque) réversibles.
L’entropie est une fonction d’état, notée en général . Cela veut dire que sa valeur est complètement déterminée dès que l’état macroscopique d’équilibre du système est déterminé .
L’entropie selon la physique statistique
La physique statistique définit l’entropie à partir du nombre Ω d'états microscopiques différents que peut atteindre le système à l’équilibre (nombre de complexions).
:
Cette équation et sa constante k ont été audacieusement proposées par Ludwig Boltzmann alors que la notion d’état microscopique était encore très spéculative, parce que les atomes et leurs propriétés quantiques étaient mal connus.
L’entropie est définie seulement pour les états d’équilibre des systèmes macroscopiques.
Elle caractérise le manque d'information que l'on a sur un système physico-chimique, ou ce qui revient au même, le nombre d'états différents au niveau microscopique mais indiscernables au niveau macroscopique. Cette indiscernabilité n’est pas subjective. La question est controversée (voir Démon de Maxwell) mais il semble qu’il y a des obstacles théoriquement nécessaires à la connaissance de l’état microscopique d’un système macroscopique.
Si on relâche une contrainte (ouverture d’une vanne, par exemple) un système isolé évolue naturellement vers un état macroscopique associé au plus grand nombre d'états microscopiques possibles, parce que tous les états microscopiques sont équiprobables. C’est l’explication statistique du second principe de la thermodynamique.
La notion d'entropie, telle qu’elle est définie par la physique statistique, a été utilisée en théorie de l'information par Claude Shannon au début des années 50 pour mesurer la perte d'information.
Remarques d’ordre général
L'intuition commune comprend facilement l'existence de l'énergie, cette grandeur qui, pour un système isolé, a la propriété de se conserver sans faille jusqu'à la nuit des temps.
Autrement surprenante est la grandeur dénommée entropie. Pour le même système isolé, l'entropie, dans le meilleur des cas, ne changera pas, mais en dehors de ce cas très théorique l'entropie ne fera que croître.
Plus concrètement, les réflexions que l'on peut tirer du concept d'entropie expliquent pourquoi nous passons notre temps à faire et refaire le ménage (car la poussière se disperse et se dispersera toujours...), et finalement révèlent notre nécessité de travailler (le travail au sens de la mécanique classique) pour conserver, via notre alimentation, l'organisation extraordinaire de notre organisme et une température proche de 37°C (température supérieure à la température moyenne de la surface terrestre, ce qui n'est pas un hasard ; si l'on désire une température constante, propice à une bonne régulation des phénomènes chimiques, il est plus aisé de l'assurer par chauffage que par refroidissement). Voici pourquoi vous devez « gagner votre pain » mais également pourquoi le mouvement perpétuel dit de deuxième espèce n'existe pas.
L'entropie est un concept lié à la fois au temps et à une autre notion qui n'a été quantifiée mathématiquement qu'au 20 siècle : l'information.
L'observation des systèmes montre qu'il y a parfois - à l'inverse - passage spontané du désordre à l'ordre quand se produit le phénomène d'auto-organisation. Cela ne se produit jamais pour les systèmes isolés (sauf peut-être l’univers) mais seulement pour les systèmes dissipatifs (dissipation de chaleur et de matière. Exemples : du fait de la nutrition et de la respiration, les organismes vivants sont des systèmes dissipatifs).
Une diminution d'entropie pour un système délimité est en effet possible si l’augmentation de l’entropie du milieu extérieur fait plus que compenser la diminution d’entropie intérieure. Le bilan reste conforme à la deuxième loi de la thermodynamique : une augmentation globale de l'entropie.
Ainsi un réfrigérateur est globalement un appareil de chauffage : il produit plus de chaleur qu'il ne fait de « froid ». D'où le non-sens qu'il y aurait à vouloir lutter contre le réchauffement planétaire... à grand coup de climatiseurs !
L’application de la thermodynamique au système isolé (mais l’est-il vraiment ?) qu’est notre univers pose des difficultés et conduit à des paradoxes.
Voir aussi
- Entropie topologique
- Enthalpie
- Ilya Prigogine
- Stephen Hawking
- Temps
- Néguentropie
ja:エントロピー
ko:엔트로피
Théorie de l'informationLa théorie de l'information se préoccupe des systèmes de communication et de leur efficacité. La notion de système de communication étant large, il en va de même de la théorie de l'information.
Ce domaine trouve son origine scientifique avec Claude Shannon qui en est un peu le père fondateur par son article A Mathematical Theory of Communications publié en 1948.
Parmi les branches importantes, on peut citer :
- le codage de l'information,
- la mesure quantitative de redondance d'un texte,
- la compression de données,
- la cryptographie.
Histoire
La théorie de l'Information résulte initialement des travaux de Ronald Aylmer Fisher. Statisticien, il définit formellement l'information dans sa théorie des probabilités et des échantillons. Techniquement, l'information est égale à la valeur moyenne du carré de la dérivée du logarithme de la loi de probabilité étudiée. À partir de l'inégalité de Cramer, la valeur d'une telle information est proportionnelle à la faible variabilité des conclusions résultantes. En d'autres termes, Fisher met l'information en relation avec le degré de certitude. D'autres modèles mathématiques ont complété et étendu de façon formelle la définition de l'information.
Claude Shannon et Waren Weaver renforcent le paradigme. Ingénieurs en télécommunication, leurs préoccupations techniques les a conduit à vouloir mesurer l'information pour en déduire les fondamentaux de la Communication (et non une théorie de l'information). Dans Théorie Mathématique de la Communication en 1948, ils modélisent l'information pour étudier les lois correspondantes : bruit, entropie et chaos, par analogie générale aux lois d'énergétique et de thermodynamique. Leurs travaux complétant ceux d'Alan Turing, de Norbert Wiener et de John von Neumann (pour ne citer que les principaux) constituent le socle initial des « Sciences de l'Information ».
L'informatique n'étant qu'une déclinaison technologique pour l'automatisation des traitements (dont la transmission et le transport) d'information, considérer des « sciences de l'informatique » est incorrect. L'appelation « Technologies de l'Information et de la Communication » recouvre mieux les différents composants (systèmes de traitements, réseaux, etc.) de l'informatique au sens large.
Les sciences de l'information s'appuient principalement sur deux notions caractéristiques que sont la variation d'incertitude et l'entropie (désordre au sens d'absence d'ordre et donc de loi dans l'ensemble considéré, d'où indétermination).
Déclinant ces principes et ceux d'autres sciences dures, les technologies de l'information s'occupent de la façon d'implémenter, agencer et réaliser des solutions pour répondre aux besoins des société humaines.
Exemples d'information
Une information désigne, parmi un ensemble d'évènements, un ou plusieurs évènements possibles.
Ainsi, l'information diminue l'incertitude. En théorie de la décision, on considère même qu'il ne faut appeler information que ce qui est susceptible d'avoir un effet sur nos décisions (peu de choses dans un journal sont à ce compte des informations...).
Premier exemple
Soit une source pouvant produire des tensions entières de 1 à 10 volts et un récepteur qui va mesurer ce courant. Avant l'envoi du courant électrique par la source, le récepteur n'a aucune idée de la tension qui sera délivrée par la source. En revanche, une fois le courant émis et réceptionné, l'incertitude sur le courant émis diminue. La théorie de l'information considère que le récepteur possède une incertitude de 10 états.
Second exemple
Une bibliothèque possède un grand nombre d'ouvrages, des revues, des livres et des dictionnaires. Nous cherchons un cours complet sur la théorie de l'information. Tout d'abord, il est logique que nous ne trouverons pas ce dossier dans des ouvrages d'arts ou de littérature; nous venons donc d'obtenir une information qui diminuera notre temps de recherche. Nous avions précisé que nous voulions aussi un cours complet, nous ne le trouverons donc ni dans une revue, ni dans un dictionnaire. nous avons obtenu une information supplémentaire (nous cherchons un livre), qui réduira encore le temps de notre recherche.
Information imparfaite
Soit un réalisateur dont j'aime deux films sur trois. Un critique que je connais bien éreinte son dernier film et je sais que je partage en moyenne les analyses de ce critique quatre fois sur cinq. Cette critique me dissuadera-t-elle d'aller voir le film ? C'est là la question centrale de l'inférence bayésienne, qui se quantifie aussi en bits.
Attention à ne pas confondre
Il faut moins de bits pour écrire chien que mammifère. Pourtant l'indication Médor est un chien contient bien plus d'information que l'indication Médor est un mammifère : le contenu d'information sémantique d'un message dépend du contexte. En fait, c'est le couple message + contexte qui constitue le véritable porteur d'information, et jamais le message seul (voir paradoxe du compresseur).
Mesure de la quantité d'information
Quantité d'information : cas élémentaire
Considérons N boîtes numérotées de 1 à N. Un individu A a caché au hasard un objet dans une de ces boîtes. Un individu B doit trouver le numéro de la boîte où est caché l'objet. Pour cela, il a le droit de poser des questions à l'individu A auxquelles celui-ci doit répondre sans mentir par OUI ou NON. Mais chaque question posée représente un coût à payer par l'individu B (par exemple un euro). Un individu C sait dans quelle boîte est caché l'objet. Il a la possibilité de vendre cette information à l'individu B. B n'acceptera ce marché que si le prix de C est inférieur ou égal au coût moyen que B devrait dépenser pour trouver la boîte en posant des questions à A. L'information détenue par C a donc un certain prix. Ce prix représente la quantité d'information représentée par la connaissance de la bonne boîte : c'est le nombre moyen de questions à poser pour identifier cette boîte. Nous la noterons I.
EXEMPLE :
Si N = 1, I = 0. Il n'y a qu'une seule boîte. Aucune question n'est nécessaire.
Si N = 2, I = 1. On demande si la bonne boîte est la boîte n°1. La réponse OUI ou NON détermine alors sans ambiguïté quelle est la boîte cherchée.
Si N = 4, I = 2. On demande si la boîte porte le n°1 ou 2. La réponse permet alors d'éliminer deux des boîtes et il suffit d'une dernière question pour trouver quelle est la bonne boîte par deux.
Si N = 2k, I = k. On écrit les numéros des boîtes en base 2. Les numéros ont au plus k chiffres binaires, et pour chacun de rang de ces chiffres, on demande si la boîte cherchée possède le chiffre 0 ou le chiffre 1. En k questions, on a déterminé tous les chiffres binaires de la bonne boîte. Cela revient également à poser k questions, chaque question ayant pour but de diviser successivement le nombre de boîtes considérées par 2 (méthode de dichotomie).
On est donc amené à poser I = log(N), où log est le logarithme en base 2, mais cette configuration ne se produit que dans le cas de N évènements équiprobables.
Quantité d'information relative à un évènement
Supposons maintenant que les boîtes soient colorées, et qu'il y ait n boîtes rouges. Supposons également que C sache que la boîte où est caché l'objet est rouge. Quel est le prix de cette information ? Sans cette information, le prix à payer est log(N). Muni de cette information, le prix à payer n'est plus que log(n). Le prix de l'information « la boîte cherchée est rouge » est donc log(N) – log(n) = log N/n.
On définit ainsi la quantité d'information comme une fonction croissante de avec :
- le nombre d'évènements possibles
- le cardinal du sous-ensemble délimité par l'information
Afin de mesurer cette quantité d'information, on pose :
est exprimé en bit (ou logon, unité introduite par Shannon, de laquelle, dans les faits, bit est devenu un synonyme), ou bien en nat si on utilise le logarithme naturel à la place du logarithme de base 2.
Cette définition se justifie, car l'on veut les propriétés suivantes :
#l'information est comprise entre 0 et ∞ ;
#un évènement avec peu de probabilité représente beaucoup d'information (exemple : « Il neige en janvier » contient beaucoup moins d'information que « Il neige en août » pour peu que l'on soit dans l'hémisphère nord) ;
#l'information doit être additive.
Remarque : lorsqu'on dispose de plusieurs informations, la quantité d'information globale n'est pas la somme des quantités d'information. Ceci est dû à la présence du logarithme. Voir aussi : information mutuelle, information commune à deux messages, qui, dans l'idée, explique cette « sous-additivité » de l'information.
Entropie, formule de Shannon
Supposons maintenant que les boîtes soient de diverses couleurs : n1 boîtes de couleur C1, n2 boîtes de couleur C2, ..., nk boîtes de couleurs Ck, avec n1 + n2 + ... + nk = N. La personne C sait de quelle couleur est la boîte cherchée. Quel est le prix de cette information ?
L'information « la boîte est de couleur C1 » vaut log N/n1, et cette éventualité a une probabilité n1/N. L'information « la boîte est de couleur C2 » vaut log N/n2, et cette éventualité a une probabilité n2/N...
Le prix moyen de l'information est donc n1/N log N/n1 + n2/N log N/n2 + ... + nk/N log N/nk. Plus généralement, si on considère k évènements disjoints de probabilités respectives p1, p2, ..., pk avec p1 + p2 + ... + pk = 1, alors la quantité d'information correspondant à cette distribution de probabilité est p1 log 1/p1 + ... + pk log 1/pk. Cette quantité s'appelle entropie de la distribution de probabilité.
L'entropie permet donc de mesurer la quantité d'information moyenne d'un ensemble d'évènements (en particulier de messages) et de mesurer son incertitude. On la note :
avec la probabilité associée à l'apparition de l'évènement .
Voir l'article détaillé : entropie de Shannon.
Codage de l'information
On considère une suite de symboles. Chaque symbole peut prendre deux valeurs s1 et s2 avec des probabilités respectivement p1 = 0,8 et p2 = 0,2. La quantité d'information contenue dans un symbole est p1 log 1/p1 + p2 log 1/p2 ≈ 0,7219. Si chaque symbole est indépendant du suivant, alors un message de N symboles contient en moyenne une quantité d'information égale à 0,72N. Si le symbole s1 est codé 0 et le symbole s2 est codé 1, alors le message a une longueur de N, ce qui est une perte par rapport à la quantité d'information qu'il porte. Les théorèmes de Shannon énoncent qu'il est impossible de trouver un code dont la longueur moyenne soit inférieure à 0,72N, mais qu'il est possible de coder le message de façon à ce que le message codé ait en moyenne une longueur aussi proche que l'on veut de 0,72N lorsque N augmente.
Par exemple, on regroupe les symboles trois par trois et on les code comme suit :
Le message s1s1s1s1s1s2s2s2s1 sera codé 010011110.
La longueur moyenne du code d'un message de N symboles est :
Voir l'article détaillé : théorie des codes.
Voir aussi
- Codage de l'information
- Théorème de Cox-Jaynes
- Autorégulation
- Compression de données
- Technologies de l'information et de la communication
- Sciences et technologies de l'information et de la communication
- Sciences de l'information et des bibliothèques
- Wikipédia:Projet/Sciences de l'information et des bibliothèques
Bibliographie
- Léon Brillouin Science et théorie de l'information.
- Léon Brillouin Science and information theory (typographie plus lisible, mais version en anglais)
- Claude E.Shannon A mathematical theory of communication Bell System Technical Journal, vol. 27, pp. 379-423 and 623-656, July and October, 1948 [http://pespmc1.vub.ac.be/books/Shannon-TheoryComm.pdf]
Liens externes
- [http://www.montefiore.ulg.ac.be/~lwh/Info/ Un cours de théorie de l'information] par Louis Wehenkel
- [http://www-igm.univ-mlv.fr/~beal/Enseignement/TheorieInfo/ Un autre cours] par Marie-Pierre Beal
- [http://www.cnam.fr Un cours de théorie de l'information B3]
-
ja:情報理論
th:ทฤษฎีข้อมูล
ComplexitéCatégorie:Physique
Catégorie:Informatique théorique
Catégorie:Système
Catégorie:Systémique
La complexité est une notion utilisée en philosophie (épistémologie), en physique, en informatique ou en sciences de l’information. La définition connaît des nuances importantes selon ces différents domaines.
La complexité au point de vue de la théorie de l’information
Une notion de complexité est définie en théorie de l'information.
La théorie de la complexité de Kolmogorov définit la complexité d’un objet fini par la taille du plus petit programme informatique (au sens théorique) qui permet de produire l’objet en question. Ainsi, une information compressible a une faible complexité et contient peu d’information. C’est d’ailleurs pourquoi les utilitaires de compression généralistes ne cherchent pas à comprimer des fichiers totalement aléatoires (opération par nature impossible), mais uniquement des fichiers dont on sait à l’avance qu’ils comportent une certaine redondance qui se traduit par des corrélations.
La complexité de Kolmogorov est un sujet discuté. On peut en effet toujours donner à un ordinateur une construction telle qu’une opération très particulière (par exemple le calcul de pi ou l’impression de l’intégrale des œuvres de Victor Hugo)) y sera codée par un bit. On retrouve ici la notion connue qu’une information n’est jamais contenue dans un message seul, mais toujours dans le couple message + décodeur pris de façon indissociable. Aussi la notion de « plus petit programme théorique » ne peut-elle être définie opérationnellement de façon rigoureuse, ni univoque. Il faudra au minimum lui associer un type particulier de machine, avec toute la partie d’arbitraire inévitable que cela suppose. Selon la machine choisie un objet A sera, au sens de Kolmogorov, « plus complexe » ou « plus simple » qu’un objet B.
On pourrait objecter qu’il suffit de prendre comme référence la machine la plus simple. C’est oublier que ce que nous nommerons simple dépend justement de notre vécu et de notre langage, tous deux arbitraires. Voir rasoir d'Occam.
La notion, bien qu’utile, doit donc être manipulée avec précaution.
La complexité au point de vue de la physique
Intuitivement, un système est complexe lorsque beaucoup de ramifications le composent (donc il n'est pas forcément compliqué, puisqu'en le décomposant il peut être simple à comprendre). Deux critères permettent de caractériser plus finement cette notion : le nombre et l’indépendance des parties.
Le nombre et l’indépendance des parties
Un système complexe est composé d’un grand nombre de parties. Avec ce seul critère tous les systèmes matériels seraient complexes sauf les particules, les atomes, les petits ions et les petites molécules. Mais un système peut avoir un grand nombre de parties sans avoir un mouvement très compliqué, si toutes les parties bougent de la même façon par exemple. Le critère de l’indépendance des parties est destiné à exclure ces cas. Mais il est difficile à définir précisément.
Tant qu’on considère un solide comme un corps parfaitement rigide, ses parties ne sont pas indépendantes les unes des autres. Quelques nombres, quelques variables d’état suffisent pour caractériser complètement l’état de mouvement du solide : position du centre d’inertie, vitesse de translation, vitesse de rotation. Le mouvement de chacune des parties est complètement déterminé par ces nombres. En revanche, si on étudie les vibrations du solide, les mouvements peuvent être beaucoup plus compliqués, parce que chaque partie peut avoir un mouvement différent des autres. Il en va de même pour un fluide. Pour décrire ces mouvements il faut beaucoup plus de variables d’état, un nombre infini en théorie. Dire ici que les parties sont indépendantes, ce n’est pas dire qu’elles n’interagissent pas avec les autres mais seulement que la connaissance de l’état d’une partie ne fournit pas ou peu d’informations sur l’état des autres parties.
Il y a une part de subjectivité dans l’appréciation de l’indépendance des parties : un système est d’autant plus complexe qu’il est plus mal connu, parce que plus on le connaît, plus on est capable de voir la cohérence entre les mouvements des diverses parties.
La complexité du réel
Les systèmes simples sont des objets d’études privilégiés. Pendant longtemps ils ont été les seuls systèmes pour lesquels on pouvait faire des calculs, mais ce n’est plus vrai maintenant, grâce aux ordinateurs. Ce sont aussi les seuls systèmes que l’on peut bien caractériser lors d’une expérience et c’est un point important pour la reproductibilité (le fait que l’on peut reproduire la même expérience plusieurs fois et obtenir toujours le même résultat). Cet intérêt de la simplicité explique en partie pourquoi on trouve dans tous les livres et les laboratoires de physique les mêmes géométries simples (cercle, sphère, cylindre, ...).
Les exemples étudiés dans les livres sont souvent simples mais la réalité l’est beaucoup moins. On peut dire qu’en première approximation les systèmes complexes sont tous les systèmes. La complexité est la règle, la simplicité l’exception. La complexité est un défi pour les mathématiques appliquées : utiliser les mathématiques pour comprendre tout ce qui est sous nos yeux, ne pas se limiter à ce qu’on peut tracer à la règle et au compas.
Tous les systèmes réels sont complexes, ou presque tous. Mais plus un système est complexe, plus il est difficile de le connaître avec précision. Le nombre des combinaisons possibles par exemple pose problème. Comme les parties sont indépendantes, les états envisageables a priori sont toutes les combinaisons d’états des partie. L’explosion combinatoire conduit à des nombres gigantesques de cas possibles, souvent plus que le nombre de particules dans l’univers connu, même pour des systèmes relativement peu complexes. La connaissance précise de l’état présent d’un système complexe pose également problème. Il y a beaucoup trop de variables d’état à mesurer. Les systèmes complexes sont souvent mal connus et ils réservent beaucoup de surprises (émergence de propriétés collectives, auto-organisation, nombres de Feigenbaum dans les systèmes chaotiques). L’Institut de Santa Fe, créé par plusieurs physiciens dont Murray Gell-Mann et dont le nom officiel est Institute for complexity, fait de l’étude de ce type de questions son activité à plein temps.
La théorie générale des systèmes est parfois appelée systémique.
Voir aussi
- Complexité algorithmique
- Théorie de la complexité
- Synergie
- Autopoièse
- Système dynamique
- Holisme
Liens externes
- [http://www.astrosurf.com/lombry/evolution-informatique2.htm Complexité et évolution]
- [http://euromed.blogs.com/ Blog Walter Baets - Complexity and Innovation] [en]
Pi
Le nombre pi, noté par la lettre grecque du même nom π (Π en majuscule) est le rapport constant entre la circonférence d'un cercle et son diamètre. Il est appelé aussi la constante d'Archimède.
Pi est un nombre irrationnel, c'est-à-dire qu'il n'est pas le rapport de deux nombres entiers naturels. L'irrationalité de π a été démontrée en 1761 par Johann Heinrich Lambert. En fait, ce nombre est transcendant, ce qui a été prouvé par Ferdinand Lindemann en 1882. Ceci signifie qu'il n'existe pas de polynôme à coefficients entiers ou rationnels dont π soit une racine. Il en résulte qu'il est impossible d'exprimer π avec un nombre fini d'entiers, de fractions rationnelles et de leurs racines.
La transcendance de π établit l'impossibilité de résoudre le problème de la quadrature du cercle : il est impossible de construire, à l'aide de la règle et du compas seulement, un carré dont la surface est rigoureusement égale à la surface d'un cercle donné. La raison en est que les coordonnées de tous les points constructibles à la règle et au compas sont des nombres algébriques particuliers.
Formules incluant π
Les formules intéressantes incluant π sont innombrables et apparaissent dans quasiment tous les domaines des mathématiques et des sciences.
En voici quelques-unes couramment utilisées:
Pi apparaît dans beaucoup de formules de géométrie impliquant les cercles et les sphères.
La surface d'un cylindre circonscrit à la sphère et de même hauteur est la même.
se retrouve aussi dans le calcul des surfaces et volumes des hypersphères (à plus de 3 dimensions).
La mesure d'angle 180° (en degrés) est égale à radians.
: (formule de François Viète, 1593)
: (formule de Leibniz)
: (produit de Wallis)
: (Euler)
:
:et plus généralement, Euler indiqua que ζ(2n) est un multiple rationnel de pour un entier positif n
: (Fonction Gamma d'Euler)
:
: (formule de factorielle de Stirling)
: (Identité d'Euler, aussi appelé « La formule la plus remarquable au monde »)
:π peut s'écrire sous forme de fractions continues généralisées remarquables :
:
:: (William Brouncker)
:
:(Il y a d'autres représentations sur [http://functions.wolfram.com/Constants/Pi/10/])
: où est la fonction indicatrice d'Euler (cf. aussi les suites de Farey).
: (Aire d'un quart de cercle unité)
:La probabilité que deux entiers choisis au hasard soient premiers entre eux vaut 6/π².
:Le nombre moyen de façons d'écrire deux entiers positifs comme la somme de deux carrés parfaits (l'ordre compte) est π/4.
:
:presque partout sur [0, 1] où les xi sont des it | | |