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oc:informatica]
Etymologiquement, Le terme informatique désigne l'automatisation du traitement de l'information par une machine (virtuelle ou physique). Dans son acception courante, l'informatique désigne de façon vague l'ensemble des sciences et techniques en rapport de près ou de loin avec l'information et l'ordinateur. Par exemple, l'informatique désigne aussi bien le matériel informatique que la conception et l'administration de la partie immatérielle d'un ordinateur : les logiciels.
La traduction anglaise étymologique serait informatics, mais l' usage tant en français qu'en anglais fait qu'une meilleure traduction serait probablement computer science, bien que ce terme fasse peut-être référence de façon plus explicite à ce que l'on pourrait appeler informatique fondamentale ou informatique scientifique. En anglais les termes distincts suivants sont utilisés :
- L'informatique fondamentale (Computer Science), ce qui ressort de l' épistémologie procédurale, soit notamment de l'étude des algorithmes, et donc indirectement des logiciels et des ordinateurs.
- L'ingénierie informatique (Computer Engineering), ce qui ressort de la fabrication et de l'utilisation du matériel informatique.
- L'ingénierie logicielle (Software Engineering), ce qui ressort de la modélisation et du développement des logiciels; ceci comprend le traitement des données (Data Processing), ce qui est du domaine de la mise en pratique des traitements de données.
- L'évolution des techniques et des technologies reliées à l'informatique (Information Technology).
Des professions aussi diverses que concepteur, développeur, responsable d'exploitation, ingénieur système, technicien de maintenance, matérielle ou logicielle, chercheur en informatique ou directeur d'un centre de calcul, relèvent du domaine de l'informatique. Néanmoins, le terme informaticien désigne le plus souvent ceux qui conçoivent, déploient et mettent en œuvre des solutions.
Étymologie
Le terme informatique a été créé en mars 1962 par Philippe Dreyfus à partir des mots «information» et «automatique». Il donna ce nom à l'entreprise qu'il venait de fonder, la Société d'Informatique Appliquée, sans breveter le mot informatique.
En France, l'usage officiel du mot a été consacré par Charles de Gaulle qui, en Conseil des ministres, a tranché entre «informatique» et «ordinatique», et le mot fut choisi par l'Académie française en 1967 pour désigner cette nouvelle discipline. En juillet 1968, le ministre fédéral de la Recherche scientifique d'Allemagne, Gerhard Stoltenberg, prononça le mot informatik lors d'un discours officiel au sujet de la nécessité d'enseigner cette nouvelle discipline dans les universités de son pays, et c'est ce mot qui servit aussitôt à nommer certains cours dans les universités allemandes. Le mot informatica fit alors son apparition en Italie et en Espagne, de même quinformatics au Royaume-Uni.
Pendant le même mois de mars 1962 Walter F. Bauer inaugura la société américaine Informatics Inc., qui elle breveta son nom et poursuivit toutes les universités qui utilisèrent ce nom pour décrire la nouvelle discipline, les forçant à se rabattre sur computer science, bien que les diplômés qu'elles formaient étaient pour la plupart des praticiens de l'informatique plutôt que des scientifiques au sens propre. L'Association for Computing Machinery, la plus grande association d'informaticiens au monde, approcha même Informatics Inc. afin de pouvoir utiliser le mot informatics pour remplacer l'expression computer machinery, mais l'entreprise déclina l'offre. La société Informatics Inc. cessa ses activités en 1985, achetée par Sterling Software.
Histoire
Voir l'article détaillé : Histoire de l'informatique
Les origines
Depuis des millénaires, l'Homme a créé et utilisé des outils l'aidant à calculer (abaque, boulier, etc.). Les premières machines mécaniques apparaissent entre le XVIIe et le . La première machine à calculer mécanique réalisant les quatre opérations aurait été celle de Wilhelm Schickard au , mise au point notamment pour aider Kepler à établir les tables rudolphines d'astronomie.
En 1642, Blaise Pascal réalisa également une machine à calculer mécanique qui fut pour sa part commercialisée et dont neuf exemplaires existent dans des musées comme celui des Arts et métiers et dans des collections privées (IBM).
La découverte tardive du mécanisme d'Antikhitère montre que les Grecs de l'Antiquité eux-mêmes avaient commencé à réaliser des mécanismes de calcul en dépit de leur réputation de mépris général pour la technique (démentie d'ailleurs par les travaux d'Archimède).
Cependant, il faudra attendre la définition du concept de programmation (illustrée en premier par Joseph Marie Jacquard avec ses métiers à tisser à cartes perforées, suivi de Boole et Ada Lovelace pour ce qui est d'une théorie de la programmation des opérations mathématiques) pour disposer d'une base permettant d'enchaîner des opérations élémentaires de manière automatique.
L'informatique moderne
L'ère des ordinateurs modernes commença avec les développements de l'électronique pendant la Seconde Guerre mondiale, ouvrant la porte à la réalisation concrète de machines opérationnelles. Au même moment, le mathématicien Alan Turing théorise le premier ce qu'est un ordinateur, avec son concept de machine universelle de Turing.
L'informatique est donc un domaine fraichement développé, même s'il trouve ses origines dans l'antiquité (avec la cryptographie) ou dans la machine à calculer de Blaise Pascal, au . Ce n'est qu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale qu'elle a été reconnue comme une discipline à part entière et a développé des méthodes, puis une méthodologie qui lui étaient propres.
Son image a été quelque temps surfaite : parce que les premiers à programmer des ordinateurs avaient été des ingénieurs rompus à la technique des équations différentielles (les premiers ordinateurs, scientifiques, étaient beaucoup utilisés à cette fin), des programmeurs sans formation particulière, parfois d'ailleurs issus de la mécanographie, cherchaient volontiers à bénéficier eux aussi de ce label de rocket scientist afin de justifier des salaires rendus confortables par :
- le prix élevé des ordinateurs de l'époque (se chiffrant en ce qui serait des dizaines de millions d'euros aujourd'hui compte-tenu de l'inflation, il reléguait au second plan les considérations de parcimonie sur les salaires) ;
- l'aspect présenté comme peu accessible de leur discipline et un mythe de difficulté mathématique entretenu autour. En fait, les premiers ordinateurs ne se programmaient pas de façon très différente de celle des calculatrices programmables utilisées aujourd'hui dans les lycées et collèges, et maîtrisées par des élèves de quatorze ans mais le domaine était nouveau et l'algorithmique nécéssite un certain degré de concentration associé, peut-être à tort, à la réflexion pure.
L'émergence d'un aspect réellement scientifique dans la programmation elle-même (et non dans les seules applications scientifiques que l'on programme) ne se manifeste qu'avec la série The Art of Computer Programming de Donald Knuth, professeur à l'Université de Stanford, à la fin des années 1960, travail monumental encore inachevé en 2004. Les travaux d'Edsger Dijkstra, Niklaus Wirth et Christopher Strachey procèdent d'une approche également très systématique et elle aussi quantifiée.
On demandait à Donald Knuth dans les années 1980 s'il valait mieux selon lui rattacher l'informatique (computer science) au génie électrique — ce qui est souvent le cas dans les universités américaines — ou à un département de mathématiques. Il répondit : «Je la classerais volontiers entre la plomberie et le dépannage automobile» pour souligner le côté encore artisanal de cette jeune science.
Toutefois, la forte scientificité des trois premiers volumes de son encyclopédie suggère qu'il s'agit là plutôt d'une boutade de sa part. Au demeurant, la maîtrise de langages comme Haskell ou même APL demande un niveau d'abstraction tout de même plus proche de celui des mathématiques que des deux disciplines citées.
La miniaturisation des composants et la réduction des coûts de production, associées à un besoin de plus en plus pressant de traitement des informations de toutes sortes (scientifiques, financières, commerciales...) a entraîné une diffusion de l'informatique dans toutes les couches de l'économie comme de la vie de tous les jours.
Approche fonctionnelle
Comme énoncé ci-dessus, l'informatique est le traitement automatisé de données par un appareil électronique : l'ordinateur ; les germanophones parlent de elektronisch Daten Verarbeitung / EDV (« traitement électronique de données »), les anglophones dinformation technology / IT (« technologies de l'information »), c'est-à-dire :
- données ou informations : in fine, l'ordinateur manipule des nombres (d'où le terme anglais computer, littéralement « calculateur »), mais ces nombres peuvent représenter divers types d'informations :
- des... nombres bien évidemment, dans le cas de calculs scientifiques (flottants) ou comptables (décimal, ou binaire entier)... ;
- un texte, des lettres (caractères), que l'on peut mettre en forme avec un traitement de texte, imprimer, envoyer par courrier électronique... ;
- du dessin vectoriel (CAO, logiciels d'illustration, et de typographie) ;
- des images statiques (photographies) ou animées (vidéo), des hologrammes ;
- des sons, enregistrés (technique du direct to disk) ou bien fabriqués par l'ordinateur (synthétiseur), que ce soient des bruitages, de la musique (cf. musique et informatique) ou de la parole ;
:la conversion de ces informations en suite de nombres pose le problème du format des données, du codage et des formats normalisés (par exemple, représentations des nombres entiers ou à virgule flottante, format ASCII, Unicode, TeX ou RTF et polices PostScript ou TrueType pour les textes, formats bitmap, TIFF, JPEG, PNG, etc. pour les images fixes, formats QuickTime, MPEG pour les vidéos, interface MIDI pour la musique...).
- automatisé : l'utilisateur n'intervient pas, ou peu, dans le traitement des données ; le traitement est défini dans un programme qui se déroule tout seul, l'utilisateur se contente de fournir des paramètres de traitement ; le programme automatique se déroule selon un algorithme, l'établissement de ce programme est le domaine de la programmation.
- traitement : ces données sont :
- créées :
- nombres : acquisition automatique de données d'une expérience avec un ordinateur ;
- texte : taper un texte au clavier ;
- images : dessins réalisés à la souris ou sur une tablette graphique, synthèse d'image (pour présenter un projet – objet fictif en cours de conception –, imagerie médicale, dessin artistique – infographie –, film d'animation ou pixilation) ou numérisation d'une image existante (scanner, appareil photographique numérique) ou d'images animées (caméra numérique, webcam) ;
- sons enregistrés (microphone) ou recréés à partir d'une partition virtuelle (synthétiseur) ou d'un texte (synthèse vocale).
- analysées :
- nombres : l'analyse des nombres relève du domaine concerné (mathématiques, physique, économie...) ;
- texte : rechercher les occurrences de mots dans un texte pour en tirer des statistiques, aide à la correction orthographique et/ou grammaticale, et, plus généralement, traitement automatique des langues (TAL) ;
- images : on peut vouloir identifier un objet (reconnaissance de forme, reconnaissance des caractères ou OCR), ou bien déterminer la surface couverte par une couleur (par exemple pour quantifier une surface recouverte) ;
- sons : analyse spectrale, reconnaissance vocale.
- modifiées :
- nombres : calculs ;
- texte : modification d'un texte existant, traduction automatique dans une autre langue (ou langage de programmation) ;
- images : modification du contraste, de la luminosité, des couleurs, effets spéciaux ;
- sons : application d'effets (réverbération, distorsion, ajustement de la hauteur) ;
::comme il existe, selon les programmes et les besoins, une grande variété de codages possibles pour représenter chaque type d'information, beaucoup de traitements consistent à convertir les données d'un format vers un autre...
- archivées puis restituées :
- les moyens et techniques d'archivage varient en fonction de la durée de conservation souhaitée et des quantités de données en jeu : mémoires électroniques, bandes magnétiques, disques magnétiques ou optiques ;
- les moyens de restitution dépendent de la nature des données : écrans ou imprimantes pour le texte et les images, haut-parleurs ou instruments MIDI pour les sons...
Approche organisationnelle
L'informatique pour l'organisation est un élément d'un système de traitement d'information (les entrées peuvent être des formulaires papier par exemple) et d'automatisation. Depuis Henry Ford, l'automatisation des tâches ayant été identifiée comme un avantage concurrentiel, la question est : que peut-on automatiser ?
Autant il est relativement facile d'automatiser des tâches manuelles, autant il est difficile d'automatiser le travail intellectuel et parfois créatif. L'approche de l'informatique dans une organisation commence donc par l'élucidation des processus, c'est-à-dire modéliser le métier. Après validation, la MOA (Maîtrise d'Ouvrage) fournit les spécifications fonctionnelles de (l'ouvrage) qui vont servir de référence dans la conception pour la MOE (Maîtrise d'œuvre).
Cette conception sera alors effectuée dans le respect d'un Cycle de développement qui définit les rôles et responsabilités de chaque acteur. Ainsi, les échanges entre MOA et MOE ne se résument pas à la maîtrise des chantiers (tenue des délais et des coûts, et validation des livrables), la MOA et la MOE sont garantes (éventuellement responsables sur un plan juridique) de la cohérence des systèmes d'information, et de l'adéquation des solutions informatiques avec les problèmes utilisateurs finaux initialement constatés.
Matériel
Article détaillé : Matériel informatique
On utilise également le terme anglais hardware (littéralement « quincaillerie ») pour désigner le matériel informatique. Il s'agit de tous les composants que l'on peut trouver dans :
1. Les ordinateurs et leurs périphériques : un ordinateur est un ensemble de circuits électroniques permettant de manipuler des données sous forme binaire, représentées par des variations de signal électrique. Il existe différents types d'ordinateurs :
ordinateur 5150 datant de 1981, Système d'exploitation IBM-DOS 2.0]]
- Les micro-ordinateurs.
De bureau ou portables. Ils sont composés d'une unité centrale : un boîtier contenant la carte mère, l'alimentation, des unités de stockage. On y ajoute une console : un écran et un clavier. Divers périphériques peuvent leur être ajoutés, une souris, une imprimante, un scanner..ect;
scanner
- Les stations de travail.
Des micro-ordinateurs particulièrement puissants et chers, utilisés uniquement pour des besoins professionnels pointus (conception assistée par ordinateur). Ce terme était particulièrement en vogue dans les années 1980-1990. Depuis les années 2000, il n'est guère possible de concevoir une station de travail plus puissante qu'un micro-ordinateur haut de gamme ;
- Les mainframes.
Une armoire abrite l'unité centrale et l'alimentation, une ou plusieurs autres les périphériques de stockage (disque dur, sauvegarde) tandis que les moyens de communication et réseau (routeur, hubs, modem) sont dans la même pièce, mais dans des racks séparés. Une console d'administration (écran, clavier, imprimante) est généralement située dans ce même local ;
administration]
- Les PDA (Personal Digital Assistant, encore appelés organiseurs).
Ce sont des ordinateurs de poche proposant des fonctionnalités liées à l'organisation personnelle (agenda, calendrier, carnet d'adresse, etc.). Ils peuvent être reliés à Internet par différents moyens (réseau Wifi, Bluetooth, etc.).
- Et bien d'autres appareils.
Dans le domaine de l'informatique embarquée : téléphone, électroménager, automobile, armements militaires, etc.
Les cartes à puces, ou l'informatique industrielle.
Logiciel
Le logiciel désigne la partie à première vue immatérielle de l'informatique, l'organisation et le traitement de l'information : les programmes. On s'est en effet vite rendu compte que des machines techniquement très avancées pour leur époque, comme la Bull Gamma 60, restaient invendables tant qu'on n'avait pas de programmes à livrer pour les rendre immédiatement opérationnelles. IBM lança entre 1968 et 1973 une sorte d'ancêtre du logiciel libre avec son ordinateur 1130, politique qui assura à celui-ci par effet boule de neige un succès immédiat et planétaire, mais les conclusions d'un procès antitrust lui interdirent de distribuer bénévolement du logiciel.
Le monde des mainframes classe les logiciels en catégories suivantes :
- systèmes d'exploitation ;
- bases de données, comme DB2, Ingres ou Oracle ;
- programmes de communication, comme NCP ou RSCS ;
- moniteurs de télétraitement ;
- systèmes transactionnels, comme CICS ;
- systèmes de temps partagé, utilisés pour le calcul ou le développement ;
- compilateurs traduisant les langages en instructions machine et appels système ;
- tout le reste entrait en une catégorie nommée Logiciels applicatifs.
Plus simplement on distingue généralement trois types de logiciels (par ordre de proximité du matériel) :
- le firmware
- le système d'exploitation
- les logiciels et applications utilisateur (en anglais software)
On classe aussi les logiciels en libre et propriétaire, bien que les deux soient parfois panachés à des degrés divers. Certains ont une fonction bureautique ou multimédia comme par exemple les jeux vidéo. Certains logiciels ont acquis des noms connus de tous.
Le noyau du système d'exploitation crée le lien entre le matériel et le logiciel. Un logiciel, quand il est fourni sous sa forme binaire, serait utilisable uniquement avec un système d'exploitation donné (car il en utilise les services), et ne fonctionnerait que sur un matériel spécifique (car il en utilise le code d'instructions). Une conception plus récente, depuis le milieu de années 1980, consiste à distribuer les logiciels tous binaires confondus, et à les munir d'un système de licences par jetons ou tokens permettant l'usage de N copies simultanées du logiciel sur le réseau, tous matériels confondus. Cette approche est majoritaire dans le monde UNIX.
À l'initiative de Richard Stallman et du GNU, à partir de 1985, une mouvance de programmeurs refuse cette logique propriétaire et ceux-ci se muent en concepteurs inventifs pour se lancer dans le développement d'outils et de bibliothèques système libres compatibles avec le système UNIX. C'est pourtant le projet indépendant Linux, initié par Linus Torvalds, basé sur les travaux et les outils du GNU, qui aboutira dans la création d'un système d'exploitation complet et libre.
Une bonne partie des logiciels actuels fonctionnent dans un environnement graphique pour interagir avec l'utilisateur.
La diversité des systèmes informatiques a fait apparaître une technique visant à combiner le meilleur de chacun de ces univers : l'émulateur.
Il s'agit d'un logiciel permettant de simuler le comportement d'un autre système dans celui que l'on utilise,
- soit pour qu'une machine semble être une autre (voir IBM 1130),
- soit pour simuler le comportement d'un système d'exploitation (par exemple DOS ou Windows sous Linux).
Le terme anglais est software, à l'origine un jeu de mot entre hardware (« quincaillerie », pour désigner le matériel) et l'opposition soft/hard (mou/dur), opposition entre le matériel (le dur) et l'immatériel (le mou). Les traductions françaises matériel et logiciel rendent parfaitement cette opposition et cette complémentarité.
Le logiciel réalise normalement une fonction attendue de ses utilisateurs. Néanmoins, des effets secondaires (parfois nommés par contresens de traduction effets de bord) existent. Parfois même, certains logiciels sont destinés à nuire, comme les virus informatiques, nommés en anglais, par analogie avec software : malware (qu'on pourrait traduire par le néologisme nuisiciel, ou logiciel malveillant).
La création des logiciels
Un projet informatique s'inscrit dans un cycle de développement qui définit les grandes étapes de la réalisation (planification), de la manière dont on passe d'une étape à l'autre (modèle incrémental, en V, en spirale, etc.). Pour les petits projets (ou les petites équipes de développement), cette réflexion est souvent négligée (on se répartit les modules et chacun développe dans son coin). Ceci est une cause fréquente d'erreurs (bogues) et de non-conformité (le produit final n'est pas conforme aux attentes de l'utilisateur). Mais même les énormes projets, avec beaucoup de moyens, sont victimes de cette négligence ; ainsi, l'échec du premier vol d'Ariane 5 fut dû à un problème de logiciel, etc. Un projet peut alors intégrer une approche de la qualité et de la sûreté de fonctionnement des systèmes informatiques afin de contrôler autant que possible le produit final.
Un projet comprend les étapes suivantes :
- l'établissement d'un cahier des charges qui définit les spécifications auxquelles devra répondre le logiciel ;
- la définition de l'environnement d'exécution (architecture informatique) :
- type(s) d'ordinateur sur lequel le logiciel doit fonctionner (station de calcul, ordinateur de bureau, ordinateur portable, assistant personnel, téléphone portable, guichet automatique de banque, ordinateur embarqué dans un véhicule ;
- type et version du(des) système(s) d'exploitation sous-jacent ;
- périphériques nécessaires à l'enregistrement des données et à la restitution des résultats (capacité de stockage, mémoire vive, possibilités graphiques...) ;
- nature des connexions réseau entre les composants (niveau de confidentialité et de fiabilité, performances, protocoles de communication...) ;
- la conception de l'application et de ses constituants, et notamment de l'interactivité entre les modules développés : structure des données partagées, traitement des erreurs générées par un autre module... : c'est le domaine du génie logiciel ;
- la mise en place d'une stratégie de développement :
- répartition des tâches entre les développeurs ou les équipes de développement, qui vont assurer le codage et les tests ;
- le plan de test du logiciel, pour s'assurer qu'il remplit bien la mission pour laquelle il a été écrit, dans toutes les conditions d'utilisation qu'il pourra normalement rencontrer, mais aussi dans des cas limites.
Après chacune de ces phases, on peut avoir une étape de recette, où le client va valider les choix et les propositions du maître d'œuvre.
La phase de programmation consiste à décrire le comportement du logiciel à l'aide d'un langage de programmation. Un compilateur sert alors à transformer ce code écrit dans un langage informatique compréhensible par un humain en un code compréhensible par la machine, le résultat est un exécutable. On peut également, pour certains langages de programmation, utiliser un interpréteur qui exécute un code au fur et à mesure de sa lecture, sans nécessairement créer d'exécutable. Enfin, un intermédiaire consiste à compiler le code écrit vers du bytecode. Il s'agit également d'un format binaire, compréhensible seulement par une machine, mais il est destiné à être exécuté sur une machine virtuelle, un programme qui émule les principales composantes d'une machine réelle. Le principal avantage par rapport au code machine est une portabilité théoriquement accrue (il « suffit » d'implanter la machine virtuelle pour une architecture donnée pour que tous les programmes en bytecode puissent y être exécutés), portabilité qui a fait, après sa lenteur, la réputation de Java. Il convient de noter que ces trois modes d'exécution ne sont nullement incompatibles. Par exemple, OCaml dispose à la fois d'un interpréteur, d'un compilateur vers du bytecode, et d'un compilateur vers du code natif pour une grande variété de processeurs. Une fois écrit (et compilé si nécessaire), le code devient un logiciel.
Pour des projets de grande amplitude, nécessitant la collaboration de beaucoup de programmeurs, voire de plusieurs équipes, on a souvent recours à une méthodologie commune (par exemple MERISE) pour la conception et à un atelier de génie logiciel (AGL) pour la réalisation.
Au cours de la programmation et avant la livraison du produit final, le programme est testé afin de vérifier qu'il fonctionne bien (y compris dans des cas d'utilisation en mode dégradé) et qu'il est conforme aux attentes de l'utilisateur final. Les tests intermédiaires permettent de s'assurer que chaque module de code réalise correctement une fonction : ce sont les tests unitaires. Les tests finals qui vérifient le bon enchaînement des modules et des traitements sont des tests d'intégration.
Pour certaines applications demandant un haut niveau de sûreté de fonctionnement, les tests sont précédés d'une étape de vérification, où des logiciels spécialisés effectuent (généralement sur le code source, mais parfois aussi sur le code compilé) un certain nombre d'analyses pour vérifier partiellement le bon fonctionnement du programme. Il n'est toutefois pas possible (et des théorèmes mathématiques montrent pourquoi), de garantir la parfaite correction de tout logiciel par ce moyen et la phase de test reste donc nécessaire. Elle se complète aussi, lorsqu'il s'agit d'une évolution d'une application existante, de nombreux tests automatisés de non-régression.
Statistiques : la création d'un logiciel est une tâche ardue ; environ 31 % des projets informatiques sont abandonnés avant d'être terminés, plus de 50 % des projets coûtent le double du coût initialement estimé et seulement 15 % des projets finissent dans les temps et selon le budget défini. Les besoins de seule maintenance de l'existant peuvent prendre jusqu'à 50 % des effectifs d'une équipe chargée d'un logiciel (or, c'est là une fonction pénible, ingrate, peu valorisante et qui rebute et démotive les bons programmeurs).
Traitement de l'information
L'information, pour être traitée, doit être :
- représentée par un codage :
- on utilise un système de numération binaire, où l'élément unitaire informationnel est le bit (contraction de l'anglais binary digit : chiffre binaire). Les bits sont généralement regroupés par huit, pour constituer des octets (ou bytes). Un octet peut être représenté par la séquence des bits qui le constituent (par exemple : 00101110) ou par une paire de valeurs hexadécimales (pour le même exemple : 2E), plus compact. Le choix du binaire ne résulte pas de la mystique, mais tout simplement d'utiliser de simples circuits de commutation, qui ont de très larges tolérances et par conséquent de faibles coûts ;
- on représente la structuration de l'information pour permettre des échanges entre composants logiciels et entre composants matériels. Pour cela, on définit des langages et des formalismes de représentation.
- stockée dans des systèmes permanents (mémoires dites de masse) ou non (mémoires dites volatiles).
Échanges de données : protocoles et normes
Les protocoles définissent une manière de procéder, notamment pour codifier la façon dont deux entités communiquent (modules ou couches logicielles, périphériques, etc.). On parle notamment de protocole de communication lorsqu'on veut définir des mécanismes de contrôle sur la manière dont l'échange d'information est réalisé.
Un protocole peut ainsi définir :
- un langage de description d'instructions et de données graphiques (exemple : AGP) ;
- un standard de commandes et de flux d'information pour une mémoire de masse (exemples : SCSI, FireWire, IDE, Serial ATA) ;
- des échanges entre le processeur et des cartes d'extension (exemples : PCI, PCI Express, ISA) ;
- des modalités de transfert d'information entre périphériques (exemple : USB) ou sur un réseau TCP/IP, Internet, ATM, X.25) ;
- des commandes entre un client et un serveur (exemples : POP3, IMAP, HTTP, FTP …) ;
- des échanges de données informatisés spécifiques (exemples : EDI, EAI, X.400, X.500).
Certains protocoles sont définis par des normes pour permettre l'interopérabilité des matériels ou de logiciels les mettant en œuvre. D'autres normes définissent, toujours dans le domaine de l'échanges de données :
- des langages de représentation d'information sans pour autant définir la manière dont cette information peut être échangée (exemples : ASN.1, XML) ;
- des architectures de réseaux (exemples : Modèle OSI, Wifi, Ethernet, Token-Ring).
Stockage des données
En matière de stockage d'information, on distingue le dispositif permettant de l'enregistrer physiquement (périphériques et composants) de la manière dont on structure et représente l'information pour faciliter son traitement.
Mémoire de masse
:Fichier de cartes perforées
:Bande magnétique
:Disque amovible magnétique (Disquette)
:Disque magnéto-optique
:Disque dur (disque magnétique embarquant le mécanisme, l'électronique et les têtes de lecture)
:Disque optique amovible (CD-ROM, CD-R, CD-RW mais aussi DVD-ROM, DVD-R, DVD-RW, DVD+R, DVD+R DL, DVD+RW, DVD-RAM, GD-ROM, HD-DVD, Blu-ray)
:Mémoire électronique non volatile (Mémoire flash, clé USB)
Mémoire volatile
:RAM
Organisation des données en vue du stockage
:Formats (extensions) de fichiers
:Système de fichiers
:Base de données
:Annuaire
Approches scientifiques
En dehors des aspects industriels et technologiques décrits jusqu'ici, l'informatique est une discipline scientifique à part entière.
:Algorithmique
:Algèbre de Boole
:Calculabilité
:Géométrie algorithmique
:Lambda-calcul
:Logique
:Model checking
:Théorie de l'information
:Théorie des graphes
:Théorie de la complexité
:Théorie de la calculabilité
:Théorie des automates finis
Applications
:Bio-informatique
:Calcul parallèle
:Cryptographie
:Exploration de données (data mining)
:Informatique grand système (mainframe)
:Informatique de gestion
:Informatique industrielle
:Informatique décisionnelle
:Imagerie Informatique
:Intelligence artificielle
:Interface homme-machine
:Micro-informatique
:Traitement du signal
:Hypermédias
:Informatique musicale
Annexes
- Informathèque
- Abréviations en informatique
- Dictionnaire informatique
- Informatique alternative
- Liste des articles d'informatique
- Personnes célèbres en informatique
- Revues informatiques sur papier
- Sécurité informatique
- Sites d'informations sur internet
- Terminologie de la distribution informatique
- Réseaux de neurones
- Musique et informatique
- Ordinateur quantique
- Hello_world
- Visual Information Exploration
-
MachineUne machine est un outil capable d'effectuer seul un travail pour lequel il a été pensé et fabriqué. Ce qui n'empêche pas le contrôle, plus ou moins rapproché, des machines par des opérateurs humains (assistés ou non d'autres machines !).
- Beaucoup de ces machines sont des aides diminuant simplement la pénibilité d'un travail et bien souvent racourcissant notablement la durée de son exécution. Par exemple, un moulin à café électrique ou une tronçonneuse.
- D'autres, de manière toujours identique et fiable, rendent automatiquement un travail parfait. Dans l'industrie, ces machines ont souvent été imposées par le besoin de respecter des tolérances ou des normes de plus en plus restrictives. L'emploi du tournevis électrique est nécessaire sur les chaînes de montage si l'on veut que le couple de serrage soit le même partout (à la différence du moulin à café, le tournevis électrique possède une rétroaction).
- Une dernière catégorie de machines effectuent des travaux ou rendent des services que, sans elles, l'homme serait bien incapable d'exécuter. Ainsi le calcul d'une image médicale en 3D à partir de ses projections ou la trépanation de la boîte crânienne sans le moindre dommage au cerveau. L'informatique et l'automatisme sont à la base de toutes les machines modernes.
Catégorie:Machine
ja:機械
simple:Machine
Ordinateur ko:컴퓨터 ms:Komputer ja:コンピュータ simple:Computer th:คอมพิวเตอร์
Catégorie:Matériel informatique
Un ordinateur est un équipement informatique permettant de traiter des informations selon des procédures.
procédure]]
Généralités
Dès l'origine, les ordinateurs ont été utilisés pour le calcul arithmétique car ils répondaient à un besoin en recensement. Le premier ordinateur opérationnel a été utilisé à Boston aux États-Unis, en 1929.
- Il ne s’agit toutefois pas de simples calculateurs, un ordinateur a une architecture fondamentalement différente de celle d’une calculette.
- Dans un ordinateur, les données sont banalisées, elles peuvent être considérées indifféremment comme des nombres, comme des commandes, comme des valeurs logiques ou comme tout autre symbole défini arbitrairement (lettre de l’alphabet, par exemple). Un ordinateur est avant tout, comme le laisse deviner son nom, une machine à « ordonner » des données, à savoir les mettre en ordre, les trier et les classer, selon une logique prédéfinie. Le terme 'ordinateur' est d’origine biblique (il se trouve dans le Littré comme adjectif désignant « Dieu qui met de l’ordre dans le monde ») et a été proposé par le professeur de philologie Jacques Perret dans une lettre datée du 16 avril 1955 en réponse à une demande d’IBM France, dont les dirigeants estimaient le mot « calculateur » (computer) bien trop restrictif en regard des possibilités de ces machines (c’est un exemple très rare de la création d’un néologisme authentifiée par une lettre manuscrite et datée). C’est seulement au début des années 1970 que la mécanographie allait céder la place à l’informatique.
- Le calcul n’est qu’une des applications possibles. Dans ce cas, les données sont traitées comme des nombres.
- L’ordinateur est utilisé aussi pour ses possibilités dorganisation de l’information, entre autres sur des périphériques de stockage magnétique. On a calculé à la fin des années 1980 que sans les ordinateurs il faudrait toute la population française juste pour faire dans ce pays le seul travail des banques. Les ordinateurs apparaissent alors comme une population de travailleurs non visibles dans les statistiques de l’emploi et de la production.
- Cette capacité d’organiser les informations a généralisé l’usage du traitement de texte dans le grand public ;
- la gestion des bases de données relationnelles permet également de retrouver et de consolider des informations éparses dans plusieurs tables indépendantes.
L’expérience a enseigné à distinguer dans un ordinateur deux aspects, dont le second avait été au départ sous-estimé :
- l’architecture physique, matérielle (alias Hardware ou Hard) ;
- l’architecture logicielle (alias Software ou Soft); un ordinateur très avancé techniquement pour son époque comme le Gamma 60 de la compagnie Bull n’eût pas le succès attendu, pour la simple raison qu’il existait peu de moyens de mettre en œuvre commodément ses possibilités techniques. Le logiciel - et son complément les services (formation, maintenance, etc.) - forme depuis le milieu des années 1980 l’essentiel des coûts d’équipement informatique, le matériel n’y ayant qu’une part minoritaire.
Fonctionnement d’un ordinateur
Les technologies utilisées pour fabriquer ces machines ont énormément changé depuis les années 1940. Par contre, la plupart utilisent les concepts définis par John von Neumann.
L’architecture de von Neumann décompose l’ordinateur en 4 parties distinctes
# L’unité arithmétique et logique (UAL) ou unité de traitement : son rôle est d’effectuer les opérations de base, un peu comme le ferait une calculette ;
# L’unité de contrôle. C’est l’équivalent des doigts qui actionneraient la calculette ;
# La mémoire qui contient à la fois les données et le programme qui dira à l’unité de contrôle quels calculs faire sur ces données. La mémoire se divise entre mémoire volatile (programmes et données en cours de fonctionnement) et mémoire permanente (programmes et données de base de la machine).
# Les dispositifs d’entrée-sortie, qui permettent de communiquer avec le monde extérieur.
UAL et UC
- L’unité arithmétique et logique ou UAL est l’élément qui réalise les opérations élémentaires (additions, soustractions ...), les opérateurs logiques (ET, OU, NI...) et les opérations de comparaison (par exemple la comparaison d’égalité entre deux zones de mémoire). C’est l’UAL qui effectue les calculs de l’ordinateur.
- L’unité de contrôle prend ses instructions dans la mémoire. Celles-ci lui indiquent ce qu’elle doit ordonner à l’UAL, et comment elle devra éventuellement agir selon les résultats que celle-ci lui fournira. Une fois l’opération terminée, l’unité de contrôle passe soit à l’instruction suivante, soit à une autre instruction à laquelle le programme lui ordonne de se brancher.
Mémoire
Au sein du système, la mémoire est une suite de cellules numérotées et contenant chacune une petite quantité d’informations. Cette information peut servir à indiquer à l’ordinateur ce qu’il doit faire (instructions) ou contenir des données à traiter. Dans la plupart des architectures, c'est la même mémoire qui est utilisée pour les deux fonctions. Dans les calculateurs massivement parallèles, on admet même que des instructions de programmes soient substituées à d’autres en cours d’opération lorsque cela se traduit par une plus grande efficacité, pratique jadis courante, mais qui avait été abandonnée depuis plusieurs décennies.
Cette mémoire peut être réécrite autant de fois que nécessaire. La taille de chacun des blocs de mémoire, ainsi que la technologie utilisée ont varié selon les coûts et les besoins : 8 bits pour les télécommunications, 12 bits pour l’instrumentation (DEC) et... 60 bits pour de gros calculateurs scientifiques (Control Data). Un consensus a fini par se réaliser autour de l’octet comme unité adressable, et d’instructions sur format de 4 ou 8 octets.
Les techniques utilisées pour la réalisation des mémoires ont compris des relais électromécaniques, des tubes au mercure au sein desquels étaient générées des ondes acoustiques, des transistors individuels, des tores de ferrite, et enfin des circuits intégrés incluant des millions de transistors.
Entrées-Sorties
Les dispositifs d’entrée/sortie permettent à l’ordinateur de communiquer avec l’extérieur. Le nombre de ces dispositifs est très important, du clavier à l’écran.
Le point commun entre tous les périphériques d’entrée est qu’ils convertissent l’information qu’ils récupèrent de l’extérieur en données compréhensibles par l’ordinateur. À l’inverse, les périphériques de sortie décodent l’information fournie par l’ordinateur afin de la rendre utilisable par l’utilisateur.
Architecture
La miniaturisation permet d’intégrer l’UAL et l’unité de contrôle au sein d’un même circuit intégré connu sous le nom de microprocesseur.
- Typiquement, la mémoire est située sur des circuits intégrés proches du processeur, une partie de cette mémoire, la mémoire cache, pouvant être situé sur le même circuit intégré que l’UAL.
- L’ensemble doit être complété d’une horloge qui règle le processeur. Bien sûr, on souhaite que ce soit le plus vite possible, mais on ne peut pas augmenter sans limites cette vitesse pour deux raisons :
- plus l’horloge est rapide et plus il chauffe toutes choses égales par ailleurs. Une trop grande température peut le détériorer ;
- il existe une cadence où le processeur devient instable, ce qui signifie que tout va si vite qu’il n’a plus le temps de s’y retrouver.
- Un compromis doit donc être trouvé entre :
- vitesse nominale, qui est le choix recommandé par le constructeur ;
- surcadencement, qui augmentera la vitesse de calcul au prix de chauffage plus grand (donc bruits de ventilateurs plus importants à prévoir) et d’une diminution de la durée de vie de la puce; plus un risque de « plantage » dû à l’instabilité ;
- sous-cadencement, où on bride la vitesse, diminue la température et le bruit, et assure une longue durée de vie au processeur.
- La tendance est aujourd’hui (2004) à regrouper plusieurs UAL dans le même processeur, voire plusieurs processeurs dans la même puce. En effet, la miniaturisation progressive (voir Loi de Moore) le permet sans grand changement de coût.
- Le principal écart fonctionnel aujourd’hui par rapport au modèle de Von Neumann est la présence sur certaines architectures de deux antémémoires différentes : une pour les instructions et une pour les données (alors que le modèle de Von Neumann spécifiait une mémoire commune pour les deux). La raison de cet écart est que la modification par un programme de ses propres instructions est aujourd’hui considérée (sauf sur les machines hautement parallèles) comme une pratique à proscrire. Dès lors, si le contenu du cache de données doit être réécrit en mémoire principale quand il est modifié, on sait que celui du cache d’instructions n’aura jamais à l’être, d’où simplification des circuits et gain de performance.
Instructions
Les instructions que l’ordinateur peut comprendre ne sont pas celles du langage humain. Le matériel sait juste exécuter un nombre limité d’instructions bien définies. Des instructions typiques comprises par un ordinateur sont « copier le contenu de la cellule 123 et le placer dans la cellule 456 », « ajouter le contenu de la cellule 321 à celui de la cellule 654 et placer le résultat dans la cellule 777 » et « si le contenu de la cellule 999 vaut 0, exécuter l’instruction à la cellule 345 ». Mais la plupart des instructions se composent de deux zones : l’une indiquant quoi faire, qu’on nomme le code opération, et l’autre indiquant où le faire, qu’on nomme opérande.
Au sein de l’ordinateur, les instructions correspondent à des codes - le code pour une copie étant par exemple 001. L’ensemble d’instructions qu’un ordinateur supporte se nomme son langage machine ou langage binaire car les instructions qui sont comprises par l'odinateur sont constituées uniquement de 0 (zéro) et de 1.
En général, les programmeurs n’utilisent plus ce type de langage mais passent par ce que l’on appelle un langage de haut niveau qui est ensuite transformé en langage binaire par un programme dédié (interpréteur ou compilateur selon les besoins). Les programmes ainsi obtenus sont des programmes compilés compréhensibles par l'ordinateur dans son langage natif.
Certains langages, comme l’assembleur sont dits langages de bas niveau car les instructions qu’ils utilisent sont très proches de celles de l’ordinateur. Les programmes écrits dans ces langages sont ainsi très dépendants de la plateforme pour laquelle ils ont été développés. Le langage C, beaucoup plus facile à relire que l’assembleur, permet donc aux programmeurs d’être plus productifs. Pour cette raison, on l’a vu de plus en plus utilisé à mesure que les coûts du matériel diminuaient et que les salaires horaires des programmeurs augmentaient.
Logiciels
Article détaillé : Logiciel
Les logiciels informatiques correspondent à de larges listes d’instructions données à un ordinateur. De nombreux programmes contiennent des millions d’instructions, effectuées pour certaines de manière répétitive. Un PC classique en 2004 peut exécuter dans le cas de certaines boucles très courtes plus d’un milliard d’instructions par seconde.
Depuis le milieu des années 1960, des ordinateurs et des systèmes conçus à cette fin permettaient d’exécuter plusieurs programmes simultanément. Cette possibilité est appelée multitâche. C’est le cas de tous les ordinateurs et systèmes aujourd’hui.
En réalité, le processeur n’exécute qu’un programme à la fois, passant de l’un à l’autre chaque fois que nécessaire. Si la rapidité du processeur est suffisamment grande par rapport au nombre de tâches à exécuter, l’utilisateur aura l’impression d’une exécution simultanée des programmes. Les priorités associées aux différents programmes sont, en général, gérées par le système d'exploitation.
Système d’exploitation
Article détaillé : Système d'exploitation
Le système d’exploitation est le programme central qui contient les éléments de base nécessaires au bon fonctionnement de l’ordinateur.
Le système d’exploitation alloue les ressources physiques de l’ordinateur (temps processeur, mémoire etc.) aux différents programmes en cours d’exécution. Il fournit aussi des outils aux autres programmes (comme les drivers) afin de leur faciliter l’utilisation des différents périphériques sans avoir à en connaître les détails physiques.
Types d’ordinateurs
périphériques
- ordinateur du futur ;
- ordinateurs actuels :
- les ordinateurs personnels (PC ou Macintosh) :
- les ordinateurs de bureau ;
- les ordinateurs portables .
- les assistants personnels (ou PDA) ;
- les moyens systèmes (midrange) (ex IBM AS/400-ISeries, RISC 6000...)
- les mainframes (serveurs centraux) (ex. : IBM 43xx et ES9000, Siemens SR2000 et S110 ...) ;
- les superordinateurs ;
- les serveurs en rack (1U) ;
- les stations de travail ;
- ordinateur du passé.
LogicielUn logiciel ou application est l'ensemble des éléments informatiques qui permettent d'assurer une tâche ou une fonction (exemple : logiciel de comptabilité, logiciel de gestion des prêts).
Le terme logiciel est souvent employé pour programme informatique et inversement. Un logiciel peut être composé d'un seul, ou d'une suite de programmes. Ce dernier cas est d'autant plus fréquent que la capacité réduite de calcul de l'ordinateur oblige à une segmentation des tâches en plusieurs modules séparés ; cependant, les énormes capacités des micro-ordinateurs actuels en regard des applications typiques de la bureautique ont permis la réalisation d'applications monolithiques. Généralement, les programmes sont accompagnés d'un ensemble de données permettant de les faire fonctionner (par exemple, un jeu viendra avec de nombreuses images, animations, sons...).
Diverses présentations des logiciels
Les programmes peuvent être de différentes formes :
- exécutables : ils peuvent être exécutés directement par l'ordinateur ;
- généralement, ils ne peuvent être exécutés que sur un type de machine et de système d'exploitation particulier (exemple : Microsoft Windows sur un compatible PC) ;
- cependant, il existe des exécutables (en bytecode) exécutables sur une variété de plates-formes (comme ceux du langage Java) ; ils visent en fait l'exécution pour une machine virtuelle, qui est elle-même un logiciel disponible sur les diverses plates-formes.
- fichiers sources : il s'agit généralement d'un texte respectant les règles d'écriture d'un langage de programmation particulier ; à titre indicatif, l'ordre de grandeur de la taille d'un logiciel comme Microsoft Word est d'un million de lignes de code ;
- pour un langage compilé : ils doivent être traduits en un exécutable par un compilateur ;
- pour un interpréteur : ils sont exécutés directement à la lecture (par exemple des scripts Perl ou PHP).
- bibliothèques : il s'agit de programmes exécutables ou source qui, en eux-mêmes, ne sont pas exécutables directement et n'offrent pas de fonctionnalité à l'utilisateur, mais fournissent des services à d'autres programmes (par exemple, on trouvera des bibliothèques permettant à un programme de charger des animations ou de jouer des sons) ; on trouve en particulier des bibliothèques dynamiques (dll Windows ou so GNU/Linux).
Les données associées au logiciel peuvent également être de différents formats : fichiers classiques, bases de données (relationnelles, hiérarchiques, etc.). Les données du logiciel peuvent être éclatées en un grand nombre de fichiers, ou tout le logiciel peut être rassemblé en un seul fichier ; par exemple, sous Windows, la définition de l'interface utilisateur, le dessin des icônes etc., sont souvent intégrés dans le même fichier que l'application principale.
Développement de logiciels
Article détaillé : Développement de logiciel
Les logiciels, suivant leur taille, peuvent être développés par une personne seule, une petite équipe, ou un ensemble d'équipes coordonnées. Le développement de grands logiciels par de grandes équipes pose de grands problèmes de coordination, en raison de la quantité importante d'informations à communiquer entre les intervenants : documentation, réunions. Pour ces raisons, le développement de logiciels dans un contexte professionnel suit souvent des règles strictes permettant le travail en groupe et la maintenance du code ; en effet, souvent, les personnes qui doivent opérer des modifications ultérieures dans le code ne sont plus les personnes qui l'ont développé.
Un nouveau modèle de développement tend cependant à se démocratiser : le [http://www.linux-france.org/article/these/cathedrale-bazar/cathedrale-bazar.html bazar] (modèle utilisé pour la conception de GNU/Linux)
Bogues
Article détaillé : bogue
Des erreurs de conception dans les logiciels peuvent causer des comportements incorrects, souvent appelés bogues. La gravité de ceux-ci peut aller de très mineure (p.ex., apparence légèrement incorrecte d'un élément d'interface graphique), à des évènements catastrophiques (explosion de la fusée Ariane vol 501, irradiation incorrecte de patients par une machine de traitement...) en passant par des pertes plus ou moins grandes de données, et, rarement, par une détérioration du matériel.
Il est difficile, pour des raisons fondamentales, de produire des logiciels sans bogue ; cependant, il existe des mécanismes par lesquels on peut limiter la quantité de bogues, voire les supprimer. Citons d'une part des préceptes d'organisation des équipes de programmation et leur méthodologie, d'autre part les technologies de recherche de bugs dans les logiciels. La recherche en informatique a développé un domaine d'étude, la vérification formelle, dont l'objectif est de certifier la qualité des logiciels et de garantir leur fiabilité. Dans l'ensemble, l'obtention de logiciels complexes peu bogué est coûteuse en hommes et en temps.
Ouverture du code source
On classe les logiciels d'après la disponibilité du code source et de la licence qui régit la distribution du programme :
- code ouvert : tout le monde peut lire le code source. Ce terme n'est pas synonyme de logiciel libre ;
- code fermé : le code source n'est disponible que pour une minorité de personnes ;
- logiciel libre : tout le monde peut étudier, copier, distribuer, modifier et distribuer des versions modifiées du logiciel (définition de la free software foundation). Les logiciels libres sont protégés pour la plupart par une licence d'utilisation ;
- logiciel propriétaire : au moins un de ces droits n'est pas rempli pour les utilisateurs. La plupart du temps, acquérir une licence d'utilisation nécessite le paiement d'une certaine somme aux créateurs du logiciel ;
- logiciel commercial : logiciel destiné à la vente, il peut être libre ou propriétaire, même s'il est souvent propriétaire.
Voir aussi
- Matériel informatique
- Micrologiciel(F) Firmware (A)
- Génie logiciel
- Spécification
- Brevet logiciel
- Brevet logiciel en Europe
- Logiciel libre
- Progiciel
- Noms et utilisation de logiciels
- Version
Catégorie:Logiciel
Catégorie:Gestion de projet
ja:ソフトウェア
ko:컴퓨터 소프트웨어
simple:Software
th:ซอฟต์แวร์
Technique
Catégorie:Techniques et sciences appliquées
Une technique est une méthode, dans les métiers manuels, elle est souvent associée à un tour de main professionnel.
La technique couvre l'ensemble des procédés de fabrication, de maintenance, de gestion, de recyclage et, même d'élimination des déchets, qui utilisent des méthodes issues de connaissances scientifiques ou simplement des méthode dictées par la pratique de certain métiers. On peut alors parler d'art, dans son sens premier, et de science appliquée. La technique est souvent sous-estimée, mais c'est l'une des grandes composantes du savoir-faire artisanal et industriel. Elle est le produit de l'ensemble de l'histoire de l'humanité, chaque peuple et chaque époque ayant apporté ses compétences. On nomme technologies les techniques dont l'ensemble crée un domaine industriel nouveau et précis. Quatre technologies au moins se sont par exemple succédé en informatique :
- première génération : tubes à vide et programmation par câblage
- deuxième génération : circuits imprimés, transistors et assembleur
- troisième génération : circuits intégrés et langages dits évolués
- micro-informatique : microprocesseurs et dialogues par interfaces graphiques
La confusion entre technique et technologie est courante dans les milieux du journalisme. Elle est probablement due à une mauvaise compréhension du terme anglais technology.
Généralement pensée comme neutre, la technique n'est pas considérée comme neutre et amorale par tout un chacun, comme c'est le cas de Jacques Ellul, pour qui cette dernière est autonome et porte avec elle ses propres valeurs, allant même jusqu'à créer un milieu (de vie) et un « système technicien ».
Les quatre grandes caractéristiques du système technicien selon Jacques Ellul sont l'autonomie, l'unité, l'universalité, la totalisation.
«Technique autonome, cela veut dire qu'elle ne dépend finalement que d'elle-même, qu'elle trace son propre chemin, qu'elle est un facteur premier...» (ibid., p. 137).
La technique en philosophie
La technique s'est développée avec l'humanité et fait partie d'elle. Elle donne au corps des prolongements par toutes sortes d'instruments qui lui donnent une puissance artificielle. La technique est un instrument de maîtrise qui libère des contraintes de la nature. C'est en ce sens un instrument de puissance. Mais cette complexité nous échappe en partie. Nous ne connaissons pas pour la majorité d'entre nous le fonctionnement interne des instruments que nous utilisons dans notre quotidien ( voiture, micro-onde, ordinateurs). Des questions d'ordre moral surgissent : Sommes-nous dépendants de la technique ? Maîtrisons-nous nos techniques ?
Le progrès technique est incontestable. Mais, y a-t-il eu un progrès dans d'autres domaines également ? Les problèmes liées à l'humanité demeurent (famine, maladie, guerre). La science a fait des progrès mais ne permet pas de répondre aux questions existentielles. Qu'y a-t-il après la mort ? Nous sommes toujours à essayer de savoir ce qu'est la technique et par prolongement, une question sur nos origines revient : qu'est-ce que l'homme ? Et quel doit être mon comportement vis-à-vis des autres hommes ? Cela nous montre finalement que la question centrale est celle du progrès moral.
Bibliographie
- « La Technique »; Le système technicien, Jacques Ellul
- G. Simondon, Du mode d'existence des objets techniques
- J. Habermas, La technique et la science comme « idéologie »
- H. Arendt, Condition de l'homme moderne
Liens Web
- [http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Technique--La_conception_de_Jacques_Ellul_par_Jacques_Dufresne La conception de Jacques Ellul par Jacques Dufresne]
- [http://www.philagora.net/philo-poche/pochtech.htm Philagora.net]
ConcepteurCatégorie:Métier dans le domaine de l'informatique
Un Concepteur est une personne qui imagine et réalise quelque chose. Ce mot vient du verbe concevoir.
En informatique, un concepteur est une personne qui invente et réalise un logiciel, un système d'exploitation ou un ordinateur. Les logiciels et les SE sont bien souvent fabriqués par des équipes de développeurs.
Lien interne
- Développeur
DéveloppeurUn développeur est un informaticien qui programme des logiciels dans différents langages de programmation informatiques.
La notion de développement inclut :
- un travail d’équipe : les projets sont en général une collaboration entre plusieurs développeurs, qui traitent chacun une partie du programme, mais aussi d’autres collaborateurs tels que les commerciaux, qui définissent avec le client la finalité du produit, les concepteurs graphiques qui définissent l’aspect et l’ergonomie...
- la conception (design) : à partir d’un cahier des charges (user requirement specifications), définir les spécifications techniques (structure des données, communication entre les modules...)
- les tests, qui servent à détecter les non-conformités et les erreurs (bogues) ;
- la maintenance : la correction des erreurs après la sortie du logiciel, et l’amélioration pour faire évoluer le produit.
Voir Cycle_en_V pour plus de renseignements.
Top-down ou bottom-up ?
Le monde du développement informatique a été longtemps agité par la question suivante : devait-on développer
- top-down, ce qui correspond à la décomposition progressive de Descartes évoquée ici. On va du complexe au simple.
- Avantage : On est certain que la complexité de ce qu’on étudie se réduit à chaque étape
- Inconvénient 1 : La manière de décomposer n’a pas de raison d’être unique, ergo il se peut qu’on ne choisisse pas la meilleure. Le problème se répète et se cumule à chaque nouvelle étape de décomposition.
- Inconvénient 2 : Le découpage d’un problème en tranches peut escamoter involontairement les questions transversales qui n’appartiennent spécifiquement ni à une tranche, ni à une autre. Pire : au moment où on examine chaque tranche, on peut de bonne foi croire que le problème transversal est du ressort de l’autre. Or, pour un problème complexe il ne semble guère possible de garder en tête simultanément tous les problèmes transversaux en suspens, sauf dans les cas où l’on sait déjà très bien formaliser pour des raisons d’habitude
Ces considérations conduisent à ne pas remettre en cause le modèle top-down dans un cas : celui des problèmes qu’à quelques détails près on connaît bien.
- bottom-up, ce qui correspond à la maîtrise progressive d’éléments simples, et que l’on combine pour cheminer vers une complexité de plus en plus grande. On va du simple au complexe.
- Inconvénient : beaucoup d’essais et d’erreurs, et pas toujours dans les bonnes directions. On tâtonne.
- Mais en contrepartie on se familiarise avec les éléments de la résolution, on voit où on met les pieds, on acquiert des bases stables.
Un pianiste qui fait des gammes, puis des accords, puis des arpèges, puis des exercices de déliateur avant d’attaquer des œuvres simples, puis de plus en plus compliquées travaille en bottom-up. En top-down, il prendrait d’emblée la Fantaisie impromptue de Chopin, puis la décomposerait, par exemple mesure par mesure. Ca marchera aussi, mais cela serait-il la méthode la plus efficace ?
Le chat qui attrape une souris travaille aussi en bottom-up, en jouant avec la souris et en acquérant peu à peu les concepts qui le rendent plus efficace. Il n’a pas de théorie générale sur l’apprentissage des souris, qu’il décompose en éléments pour vérifier chacun un par un.
Peindre la Joconde par la méthode de Descartes sur un écran 1024×1024 : couper le tableau en 4, puis chaque quart en quatre, jusqu’à ce qu’on tombe sur un pixel. On ne peut pas trouver plus simple ni plus petit. Il n’y a donc plus qu’à choisir la couleur du pixel. « Diviser chacune des difficultés que j’examinerais, en autant de parcelles qu’il se pourrait, et qu’il serait requis pour les mieux résoudre », c’est fait. Est-on bien certain d’obtenir la Joconde par ce moyen ?
Cela suggère une approche où chaque méthode a son domaine d’usage optimal :
- Le top-down pour tout ce qu’on maîtrise à peu près dans les grandes lignes
- Le bottom-up pour explorer efficacement les terra incognita.
Voir aussi
Liens internes
- Programmeur
- Méthode scientifique
Liens externes
- [http://www.developpez.com/ Developpez.com] : Le club des développeurs (de nombreux forums, cours et tutoriels de programmation)
Catégorie:Développement logiciel
Catégorie:Métier dans le domaine de l'informatique
Catégorie:Gestion de projet
Responsable d'exploitation
Le responsable d'exploitation gère techniquement les logiciels d'une organisation en s'assurant de leur fonctionnement quotidien et met en place les nouvelles versions de ceux-ci. Il cherche sans cesse à améliorer la disponibilté et les performances de ses applications.
Catégorie:Logiciel
MaintenanceLes réparation et entretien ou maintenance regroupent les actions de dépannage, révision et de vérification périodique, des machines et objets manufacturés produites par l'industrie.
Il existe différentes façons d'organiser les actions de maintenance qui amènent à définir des types de maintenances.
- Maintenance corrective (maintenance effectuée après défaillance. Attitude fataliste qui consisite à attendre la panne pour procéder à une intervention.)
- Maintenance palliative
- Maintenance curative
- Maintenance préventive
- Maintenance préventive systématique
- Maintenance préventive conditionnelle
Organisation des travaux lourds
- Methode PERT
- Methode GANTT
Catégorie:Industrie
ChercheurUn chercheur est une personne dont le métier consiste à faire progresser l'état des connaissances dans un domaine particulier.
Histoire
Le métier de chercheur est originaire de la spécialisation des tâches au sein d'une société. En effet, durant longtemps les inventions et les connaissances étaient le fruit d'expérimentations de tout un chacun au quotidien.
Cependant, le niveau de vie croissant des Etats et leur compétition les poussa à développer une activité de recherche afin d'accroître leur supériorité dans divers domaines.
Avec le temps, les sociétés privées firent de même et engagèrent à leur tour des chercheurs.
Les chercheurs sont à l'origine de la progression fulgurante de l'homme au cours des deux cents dernières années. Par la spécialisation de l'activité de recherche, les connaissances augmentent exponentiellement et on peut véritablement parler de révolution depuis que la recherche est une discipline à part entière.
Voir aussi :
- Recherche
Catégorie:Métier
Informaticien
catégorie:informatiqueCatégorie:Métier dans le domaine de l'informatique
L'informaticien exerce un métier de l'informatique. La variété des informaticiens reflète d'une part celle des techniques informatiques et d'autre part celle des modes d'organisation du travail informatique. Cette variété se diversifie encore en s'exerçant dans le cadre de la recherche, de la conception de systèmes, de la production et de la gestion, de la maintenance. Ces activités peuvent se faire dans le domaine matériel et/ou dans le domaine logiciel (hard et soft en anglais).
Informaticien est donc un terme générique qui peut désigner des métiers très éloignés les uns des autres.
Les grands métiers de l'informatique
L'informaticien scientifique
Le travail d'un informaticien scientifique est de découvrir de nouveaux faits scientifiques, d'étendre les connaissances en science informatique.
Equivalent anglais: Computer Scientist.
Formation la plus reliée: diplôme universitaire en informatique de niveau maîtrise ou doctorat.
L'ingénieur informaticien
Le travail d'un ingénieur informaticien est d'utiliser ses connaissances en électronique et en informatique technologique afin de concevoir et de superviser la fabrication de matériel informatique, par exemple des cartes ou des périphériques informatiques.
Equivalent anglais: Computer Engineer.
Formation la plus reliée: diplôme universitaire en génie informatique.
L'informaticien professionnel ou ingénieur logiciel
Le travail d'un informaticien professionnel (ou ingénieur logiciel) est d'utiliser ses connaissances en science informatique afin de concevoir et de superviser la développement d'applications informatiques, ou logiciel.
Equivalents anglais: Software Engineer, Software Developer.
Formation la plus reliée: diplôme universitaire en informatique ou en génie logiciel.
L'informaticien spécialiste (réseaux, systèmes)
Le travail d'un informaticien spécialiste est d'offrir des services professionnels en tant qu'expert d'une spécialisation de l'informatique, comme la téléinformatique, les systèmes d'exploitation, etc.
Formation la plus reliée: diplôme universitaire en informatique ou en génie logiciel, souvent de deuxième cycle.
Les techniciens en informatique
Cette catégorie regroupe les programmeurs, les administrateurs de bases de données, les administrateurs réseaux, les ingénieurs systèmes, etc. Le travail d'un technicien est plus éloigné de la science informatique et plus près de technologies spécifiques, et est souvent supervisé par un analyste ou un concepteur logiciel.
Le travail d'un programmeur est de coder dans un langage informatique une application définie par un analyste ou un informaticien professionnel, ou de modifier une application existante afin d'y corriger des bogues. Un programmeur est souvent spécialisé dans un langage informatique donné, on parle alors d'un programmeur Java, d'un programmeur C#, etc.
Equivalent anglais: Programmer.
Le travail d'un administrateur de bases de données est d'implanter à l'aide d'un langage de définition de données un modèle de données défini par un analyste ou un informaticien professionnel, ou de modifier une base de données existante afin d'y corriger des bogues. Un administrateur de bases de données est souvent spécialisé dans un système de gestion de base de données spécifique, on parle alors d'un administrateur Oracle, d'un administrateur SQL-Server, etc.
Equivalent anglais: Database Administrator.
Formation la plus reliée: collège technique.
Métiers connexes (vente, assistance technique)
Un certain nombre de métiers sont apparentés à l'informatique, mais ils ne demandent en général pas de compétence en programmation ou en science informatique, et ne sont donc pas des informaticiens à proprement parler:
- Les testeurs, chargés de tester le logiciel produit par les programmeurs;
- Les rédacteurs techniques ou rédacteurs de documentation, chargés de produire la documentation destinée aux usagers.
- Les infographistes, chargés de produire les icones, dessins ou diagrammes dans un logiciel.
- Les préposés à l'assistance technique aux usagers.
- Les opérateurs de systèmes informatiques.
- Les vendeurs de produits informatiques.
Formation la plus reliée: collège technique ou formation informelle.
Les itinéraires de formation des informaticiens
Les statuts
L'informaticien indépendant
L'équipe d'informaticiens
Voir aussi
Philippe Dreyfus
Dreyfus, Philippe
Philippe Dreyfus: Directeur du centre national de calcul électronique de la société Bull dans les années 1950, était un pionnier de l'informatique en France.
- Il fut notamment l'inventeur du terme « informatique », ainsi que de "Informativité" (1990).
- C'est en 1962 qu'il trouva le nom d'une nouvelle société dont il était un initiateur : la SIA, Société d'Informatique Appliquée. Philippe Dreyfus ne déposa pas ce mot en tant que marque, ce qui lui valut son succès.
Charles de Gaulle
Charles André Joseph Marie de Gaulle (22 novembre 1890 - 9 novembre 1970), militaire de carrière et homme d'État français du , fondateur de la V° République.
Son patronyme ne contient pas une particule nobiliaire mais une forme dialectale de l'article ; on devrait logiquement l'écrire De Gaulle comme on écrit Le Châtelier, mais l'usage a consacré la minuscule. (Sur la famille, voir Famille de Gaulle)
Éducation
- Né à Lille le 22 novembre 1890 dans une famille catholique et cultivée, de Gaulle était le fils d'un enseignant d'école libre qui lui fit découvrir les œuvres de Barrès, Bergson et Péguy. Lors de la crise politique résultant de la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905, il est amené à poursuivre ses études en Belgique, première expérience d'exil. Entré 119e sur 221 à l'École militaire de Saint-Cyr en 1908 après avoir fait ses classes préparatoires au collège Stanislas de Paris, il en sortit diplômé en 1912 - Promotion Fès dont le major fût le futur maréchal Juin- et rejoignit l'infanterie. Affecté au 33 Régiment d'Infanterie d'Arras, il est alors sous les ordres du Colonel Philippe Pétain.
Première Guerre mondiale
Philippe Pétain
- Lieutenant au début de la Première Guerre mondiale, il est ensuite promu Capitaine en janvier 1915. Blessé dès son premier combat à Dinant le 15 août 1914, il rejoint le 33 RI. sur le front de Champagne pour commander la 7 compagnie. Il est blessé à nouveau le 10 mars 1915 (main gauche), sur la Somme. Décidé à en découdre, il désobéit à ses supérieurs en faisant tirer sur les tranchées ennemies. Cet acte lui vaut d'être relevé huit jours de ses fonctions. Officier tatillon, volontiers cassant, son intelligence et son courage face au feu le distinguent au point que le commandant du 33 RI lui offre d'être son adjoint.
- Le 2 mars 1916, son régiment est attaqué et presque détruit par l'ennemi en défendant le village de Douaumont, près de Verdun. Sa compagnie est anéantie après un combat sans merci et les survivants encerclés. Il tente alors une percée et, pour la 3 fois, il est blessé, très gravement d'un coup de baïonette. Il se rend aux troupes allemandes, est soigné et interné.
- Après une tentative d'évasion manquée, Il est transféré au Fort d'Ingolstadt, en Bavière, un camp de représailles destiné aux officiers remuants. Il y croise le futur Général Catroux,le journaliste Rémy Roure, l'éditeur Berger-Levrault et le futur Maréchal soviétique Toukhatchevski. Un « lamentable exil », c'est en ces termes qu'il décrit à sa mère son sort de captif. Pour tromper l'ennui, de Gaulle organise pour ses compagnons de captivité des exposés magistraux sur l'état de la guerre en cours. Mais surtout, il tente de s'évader à cinq reprises, sans succès. Il est libéré après l'armistice. De ces deux ans et demi de captivité, il en gardera un souvenir amer, estimant être un « revenant », un soldat inutile qui n'a servi à rien. Il gardera toutefois de la Grande Guerre une élévation à la dignité de Chevalier de la Légion d'Honneur (23 juillet 1919).
Seconde Guerre mondiale
- Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il est Colonel, commandant le 507e régiment de chars, à Metz. Le 14 mai 1940, il est désigné pour commander la nouvelle 4 Division cuirassée (5000 hommes et 85 chars) avec laquelle il exécuta une contre-attaque vers Moncornet, au nord-est de Laon. Le 1 juin, il fait fonction de Général de brigade à titre temporaire. Le 6 juin 1940, Paul Reynaud le nomme Sous-secrétaire d'État à la guerre. En tant que membre du cabinet il s'oppose à l'armistice et quitte la France pour l'Angleterre le 15 juin lorsque le Maréchal Pétain prend le pouvoir (il désapprouve la politique de Pétain qui cherchait à signer l'armistice avec les Allemands).
Appel du 18 juin
Pétain
Pétain
- Le 18 juin, de Gaulle se prépare à parler au peuple français via la BBC, depuis Londres.Le cabinet britannique tente de s'y opposer,mais Churchill le soutien. Depuis la France, l'appel du 18 Juin put être entendu à 19 heures. De ce jour, ce texte demeure l'une des plus célèbres allocutions de l'histoire de France. Ci-contre l'affichette placardée dans toute la ville de Londres, souvent confondue avec l'Appel, ce qui irritait fortement le général.
- Le gouvernement britannique avait au préalable proposé au ministre français de l'Intérieur Georges Mandel de passer en Angleterre et de lancer lui-même un appel. Mandel s'était par ses avertissements répétés contre les menaces du III Reich — et en opposition à ce sujet avec son ami le Président du Conseil Léon Blum — signalé comme un homme d'État et de caractère. Mandel refusa de quitter la France pour ne pas prêter le flanc à une critique de désertion qui aurait aussitôt été exploitée (il était israëlite) et recommanda que ce discours fût confié à de Gaulle.
France Libre
- De Londres, de Gaulle forme d'abord et dirige les Forces françaises libres. En France, de Gaulle est condamné par contumace à la peine de mort en juillet 1940 pour trahison. Obtenant le ralliement de plusieurs possessions coloniales françaises, surtout en Afrique, il constitue la France Libre, gouvernée par son Comité National Français. Mais il fait surtout en sorte que la France reste présente dans le camp allié, par ses Forces françaises libres (FFL) qui continuent le combat sur les différents fronts. En outre, il stimule et obtient le ralliement de la résistance intérieure, grâce au Colonel Passy, à Pierre Brossolette et à Jean Moulin, ce qui le conduit à transformer la France libre en France combattante.
- De Gaulle est l'incarnation de la France pendant la Guerre. Il s'appuie dès juin 1940 sur la France Libre et n'a de cesse que de protéger les intérêts de la France dans la guerre et après le conflit. Il obtient ainsi de Churchill la signature de l'accord des Chequers (7 août 1940) par lequel la Grande-Bretagne s'engage à sauvegarder l'intégrité de toutes les possessions françaises et à la « restauration intégrale de l'indépendance et de la grandeur de la France ». Le gouvernement britannique s'engage de plus à financer toutes les dépenses de la France Libre, mais de Gaulle insiste pour que ces sommes soient des avances remboursables et pas des dons qui jetteraient une ombre, aussi ténue soit elle, sur l'indépendance de son organisation. Les sommes dites seront effectivement remboursées, et bien avant la fin de la guerre. Sur les questions de principes, de Gaulle était intraitable.
- Malgré les relations de confiance scellées par traités entre Churchill et de Gaulle, les deux géants ont des relations parfois tendues, mais jamais malsaines. Et quand Churchill, à court d'argument lance à de Gaulle « Mais vous n'êtes pas la France ! Vous êtes la France combattante, nous avons consigné tout cela par écrit », de Gaulle réplique immédiatement : « J'agis au nom de la France. Je combats aux côtés de l'Angleterre mais non pour le compte de l'Angleterre. Je parle au nom de la France et je suis responsable devant elle ». Churchill abdique alors en poussant un « J'avais espéré que nous pourrions combattre côte à côte. Mais mes espoirs ont été déçus parce que si vous êtes si combatif que non content de lutter contre l'Allemagne, l'Italie et le Japon, vous voulez aussi combattre l'Angleterre et l'Amérique...» De Gaulle recadre alors le débat en précisant « Je prends cela comme une plaisanterie, mais elle n'est pas du meilleur goût. S'il y a bien un homme dont les Anglais n'ont pas à se plaindre, c'est bien moi. ». Pour la petite histoire, Churchill avait surnommé De Gaulle « Jeanne d'Arc ».
- Les relations avec Roosevelt sont plus problématiques car le président américain n'a aucune confiance en de Gaulle. De fait, les deux hommes se détestent. Un mot de De Gaulle à Churchill explique en partie l'attitude française face à l'Amérique : « Je suis trop pauvre pour me courber ». Roosevelt projetait de faire de la France un État faible en détruisant sa capacité industrielle, et le projet de l' AMGOT allait d'ailleurs très loin dans cette direction, en traitant la France comme un vaincu, plutôt que comme une des puissances victorieuses. La haine de Roosevelt était tellement flamboyante (il considérait de Gaulle au pire comme un futur tyran, au mieux comme un opportuniste) que même ses adjoints finirent par en prendre ombrage, y compris le très pusillanime secrétaire des affaires étrangères Cordell Hull qui, finalement, se rangea aux côtés de la France Libre et de son chef. Certains pensent que l'une des raisons de ce revirement fut la crainte par les Américains d'un retournement la Résistance contre eux (alors même que le Débarquement était imminent) en cas d'occupation de la France.
Victoire
- Malgré son exclusion par Roosevelt du débarquement anglo-américain en Afrique du Nord (Opération Torch), et surtout malgré le soutien apporté par les États-Unis à l'Amiral François Darlan, puis au Général de groupe d'armées Giraud, de Gaulle réussit à prendre pied à Alger en mai 1943. Il y créé avec Giraud le Comité français de la Libération nationale (CFLN), pour unifier la direction de l'Empire libéré, et fut bientôt à sa tête. Le CFLN prit le nom de Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) en juin 1944, et se verra transféré à Paris libéré en septembre 1944.
- De Gaulle initie l'attribution du droit de vote aux femmes de France à la Libération. Cette réforme n'est que l'un des multiples aspects des réformes « gaulliennes » à la Libération, des nationalisations à la mise en place d'un système de sécurité sociale moderne, notamment (bien que pas autant que celui de l'Alsace, qui avait gardé depuis 1918 celui de Bismarck et le conserva donc). De Gaulle exposa sa vision de l'organisation politique d'un Etat démocratique et fort à Bayeux le 16 juin 1946, mais il ne fut pas suivi.
L'Après-guerre
- Après la guerre, il est brièvement Président du gouvernement provisoire à partir d'octobre 1945 mais il démissionne en janvier 1946, s'impatientant et désapprouvant la constitution de la Quatrième République. En 1947, il fonde un mouvement politique, le RPF (Rassemblement du Peuple Français) afin de transformer la scène politique française, mais il se retire de nouveau en 1953.
Le retour au pouvoir
- À la suite des échecs de la Quatrième République en Indochine et Algérie, l'insurrection éclate à Alger et les putchistes civils et militaires organisent un Comité de Salut Public le 13 mai 1958 pour maintenir l'Algérie française. Celui-ci est récupéré par les gaullistes. Les élus de la Nation reculent devant l'émeute et De Gaulle prend le pouvoir (plus tard il déclarera qu'il l'a simplement ramassé) et est nommé Président du Conseil le 1 juin 1958. Il obtient quasiment les pouvoirs Constituant. Il utilise comme il l'avait annoncé ce pouvoir pour faire rédiger une nouvelle constitution selon les idées exprimées dans le Discours de Bayeux. Cette constitution met un terme à la "dictature parlementaire", responsable de l'instabilité des gouvernements et d'une politique chaotique. En septembre, un référendum approuve la nouvelle constitution à 83 %, marquant ainsi le passage à la Cinquième République. En novembre, de Gaulle remporte les élections législatives et obtient une confortable majorité. En décembre, il est élu Président de la République avec 78 % des voix au suffrage indirect par plus de 80.000 grands électeurs.
Présidence de la République
- Charles de Gaulle prend ses fonctions de Président de la République le 8 janvier 1959. Il engage de difficiles mesures pour revitaliser le pays, avec en particulier l'introduction du nouveau franc (valant 100 anciens francs).
- Sur la scène internationale, refusant la domination des États-Unis comme de l'URSS, il défend une France indépendante, dotée de sa propre force de frappe nucléaire. Il met en place également les débuts de la conquête spatiale française. En tant que membre fondateur de la CEE, il oppose son veto à l'entrée du Royaume-Uni.
- En ce qui concerne la guerre d'Algérie, de Gaulle réalise rapidement qu'il n'était pas possible de la gagner et soutint l'indépendance de l'Algérie. Avec l'armée de conscription, il fait échec au putsch des généraux à Alger en 1961. Cette attitude provoqua de fortes résistances dans certains groupes nationalistes et de Gaulle fut obligé de réprimer des soulèvements de pieds-noirs en Algérie. Il fut alors la cible d'organisations terroristes telles que l'Organisation armée secrète (OAS) qui le surnommait la « Grande Zohra ». En 1962 il signa un cessez-le-feu en Algérie, et il emporta le référendum octroyant l'indépendance, ce qui fut fait en avril | | |