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Jeu De Caractères

Jeu de caractères

Une fonte de caractères en typographie est un ensemble de glyphes, c'est-à-dire de représentations visuelles de caractères d'une même famille, style, corps et graisse. Elle se distingue de la police de caractères ou bien police (terme plus utilisé dans les traitements de texte) qui regroupe tous les corps et graisses d'une même famille, dont le style est coordonné, afin de former un alphabet, ou la représentation d'ensemble de caractères d'un langage, complet et cohérent. Bien que les deux termes soient fréquemment confondus, ils ne sont donc pas équivalents. Ce terme vient du fait que les premières fontes de caractères étaient faites d'un alliage de plomb et d'antimoine fondu afin de reproduire plusieurs caractères identiques à partir d'un moule unique. Aujourd'hui, on parle également de fonte pour les ensembles de caractères utilisés en informatique, pour une application purement informatique (Internet, présentation...) ou une application en imprimerie.

Les polices en informatique

En informatique, il a existé plusieurs formats de fontes ; les bitmaps (à taille fixe), et deux types de vectorielles : les polices type [http://www.batbox.org/editor/editfont.html Hershey], que l'on se contentait de mettre à l'échelle sans correction particulière propre à leur taille et les polices plus récentes à correction d'échelle. Les deux pouvaient être agrandies, orientées ou étirées sans perte de qualité, mais la « qualité » des Hershey les a fait plutôt réserver aux traceurs de courbes et affichages grossiers sur écran.

Les polices d'imprimantes

Pendant des années, les logiciels PC ne pouvaient exploiter une police de caractères que si celle-ci se trouvait codée dans l'imprimante. De plus, chaque police n'était définie que dans quelques tailles ou corps bien précis. Par exemple on disposait du « Courrier 10 et 12 » et du « Times 8, 9 10, 11, 12, 18 ». Avec ce système, chaque lettre de chaque police dans chaque taille était représentée par un ensemble de points plus ou moins important selon la résolution de l'imprimante.

Les polices vectorielles

Les polices vectorielles à correction d'échelle comportent plusieurs encodages différents :

Les polices PostScript

Avec l'adoption du langage PostScript comme norme d'impression, l'utilisation des polices de caractères a pu évoluer, car les modèles d'imprimantes qui disposaient de la technologie PostScript pouvaient s'affranchir de la limitation de la taille. Il existe deux types de police PostScript, celles de Type 1 et celles de Type 3. Les polices Postscript, appelées Type 1 étaient codées par des vecteurs décrivant la forme de chaque lettre plutôt que par des points. L'imprimante se chargeait de recalculer les points lors de la sortie en fonction de sa résolution, c'est ainsi que l'on pu «flasher» un document conçu pour une laser en 1 200 ppp. Les polices de Type 3 permettant des assemblages de caractères et les fontes SVG permettant les assemblages de caractères, la transparence et le remplissage par motifs ou dégradés de couleurs sont les plus avancées.

Les polices TrueType

Les polices TrueType d'Apple Computer, déclinées aussi aujourd'hui en OpenType par Microsoft, sont équivalentes aux Type 1 d'Adobe à une exception près : leur gestion est entièrement intégrée à Microsoft Windows (à partir des versions 3.0 et 3.1) grâce à un programme spécialisé appelé ATM. Elles ont connu un succès extraordinaire, en grande partie du au succès de Microsoft Windows lui-même. Longtemps elles ne furent pas beaucoup employées sur l'Apple Macintosh, rendant les échanges difficiles et nécessitant d'utiliser un utilitaire comme Panose pour contourner la difficulté. Ceci est d'autant plus étonnant que TrueType est une création d'Apple Computer.

Voir aussi


- Police d'écriture
- Polices Apple

Liens externes


- [http://fontforge.sourceforge.net Fontforge] logiciel libre de création de fontes.
- [http://www.webpagepublicity.com/free-fonts.html Polices européennes gratuites] Catégorie:Imprimerie Catégorie: Police de caractère Catégorie:Typographie ja:書体 ko:글꼴 zh-min-nan:Jī-hêng

Typographie

La typographie est l'art d'assembler des caractères mobiles (d'abord en plomb) afin de créer des mots, des phrases. Cette technique d'imprimerie a été mise au point vers 1440 par Gutenberg (qui n'a pas inventé l'imprimerie à caractères mobiles mais les caractères en plomb). Les caractères typographiques sont réunis en familles (romain, à empattements, fantaisie, etc.) puis en polices (Garamond, Times, Caravelle, Helvetica...) puis en fontes (gras, corps 10, italique, corps 24...). Ils sont distribués dans des tiroirs à cases appelés casses. Chaque case s'appelle le cassetin.

Histoire de la typographie

D'un point de vue technique, cet art a peu évolué au fil du temps. Les premiers jeux de caractères étaient en bois, gravés à la main (xylographie). Rapidement, ils ont été fondus avec un alliage de plomb (70%), d'antimoine (25%) et d'étain (5%) dans des matrices. L'ouvrier typographe se servait d'un composteur sur lequel il alignait les caractères, lus à l'envers mais de gauche à droite, piochés dans une boîte appelée « casse ». Les caractères du haut de la casse étaient appelés les capitales (majuscules) et ceux du bas — les minuscules —, les bas-de-casse. Le composteur permettait d'assurer la justification de la ligne, c'est-à-dire sa longueur. Entre chaque mot, on insérait une espace (ce mot est féminin lorsqu'il désigne l'objet en plomb, de même qu'interligne, languette de plomb ou de bois s'intercalant entre chaque ligne) et on complétait en insérant dans certains cas des espaces fines entre les lettres afin d'en parfaire la justification. Une fois la ligne composée, on la plaçait dans une forme (un châssis) en fonte et on procédait de même avec les suivantes. La composition achevée, on calait le tout avec des noix de serrage afin de pouvoir caler la forme en presse. La typographie a été ensuite semi-automatisée (Ludlow, composition manuelle puis fonte de la ligne-bloc) puis automatisée (Linotype, composition sur un clavier puis fonte de la ligne-bloc) afin de fondre directement les lignes composées d'un seul tenant. Aujourd'hui encore, des ateliers de typographie existent un peu partout, car la typographie permet de faire certains petits travaux de ville (cartes de visite, papier à lettre, faire-part) à moindre coût ainsi que des découpes et rainages. Pour les besoins les plus simples, ce sont des bornes typographiques automatiques qui assurent ces fonctions pour quelques euros.

Les règles de l'art typographique

On ne s'improvise pas typographe. C'est un art et comme tout art, il a ses règles et ses contraintes. En France, le métier est encadré par des règles qui sont regroupées dans le Code typographique édité par la Chambre typographique et réactualisé chaque année. D'une manière similaire, les typographes suisses romands utilisent le Guide du typographe romand. En Belgique, c'est l'[http://www.ibn.be/ Institut belge de Normalisation] qui détient les documents officiels. Ces différents codes sont parfois contradictoires. Le Code typographique impose parfois des spécifications différentes du Code dactylographique enseigné dans les écoles de secrétariat. Ainsi, le Code dactylographique impose de ne jamais avoir d'espace entre la dernière lettre d'un mot et le signe typographique qui la suit, tandis que le Code typographique demande d'y intercaler une espace protégée fixe lorsque le signe est formé de deux parties (; : ? ! % etc.), pour des raisons de lisibilité en chasse variable (il est à noter que le procédé diminue au contraire la lisibilité en chasse fixe si l'espace protégée fixe est remplacée par une espace justifiante). Certaines règles sont par ailleurs rappelées pour la composition de ces articles. Le Code typographique s'applique indifféremment à toute composition, qu'elle soit mécanique (typographie) ou informatique (PAO, traitement de texte). Le Code typographique vient aussi au secours du « bon usage » en rappelant les règles régissant les abréviations :
- On abrège monsieur par M. et non Mr ni Mr., qui est l'abréviation de l'anglais mister ; on écrit en revanche Dr et M (« monseigneur ») parce que dans leur cas ce r final se prononce. Cependant, dans un texte encyclopédique, il est d'usage d'éviter les abréviations. On écrira alors « Le docteur Folamour a reçu monseigneur Don Camillo. »
- L'abréviation de messieurs est MM., madame s'abrège Mme alors que Me est celle de « Maître ». Le Code spécifie aussi des règles concernant l'usage des capitales et bas-de-casse. Ces règles diffèrent d'un pays à l'autre. Les usages des pays anglophones demandent de capitaliser les mots non triviaux des titres (exemple : The Art of Computer Programming), ce qui est considéré comme inacceptable en France (L'art de la programmation). On ne décapitalise évidemment ni les noms propres, ni les substantifs allemands cités comme tels, même dans les titres. Le Code recommande d'écrire, dans un texte, les nombres en lettres et non en chiffres. Il est généralement recommandé d'éviter l'abus d'abréviation pour la compréhension des textes. Les noms de voie et des communes sont considérés comme un tout, munis de traits d'union et capitalisés. Ainsi, il faut écrire « rue Vieille-du-Temple », « Saint-Germain-en-Laye »... Enfin, le Code rappelle que le français est bien une langue accentuée et que la « tolérance » ancienne de ne pas accentuer les majuscules (à l'époque des machines à écrire à rouleau) n'a aucune raison de s'étendre à la typographie : en français, les majuscules doivent être accentuées lorsque la police qu'on utilise dispose du caractère approprié. La plupart des polices utilisées en informatique comportent de tels accents, les fontes typographiques également. Et cette règle est d'autant plus vraie sur Wikipédia puisque l'encyclopédie, dans sa version francophone notamment, utilise le codage UTF-8 qui permet l'écriture de tous les signes diacritiques possibles ainsi que des caractères d'autres langues (arménien, chinois, hébreu, japonais...). Rappel on ne peut plus clair dans le Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale :
En français, l'accent a pleine valeur orthographique.[…] Aussi convient-il de s'opposer à la tendance qui […] par économie de composition, prône la suppression des accents sur les majuscules.
Le Code typographique homogénéise ainsi la présentation de documents d'origines diverses au sein d'un même ouvrage. C'est pour l'avoir parfois ignoré (et même dans certains cas pour avoir voulu l'ignorer) qu'une partie importante des sociétés de publication assistée par ordinateur créées au milieu des années 1980 par des possesseurs de micro-ordinateurs s'étant crus devenus typographes du fait même de la possession de ces outils ont fait faillite ou ont été rachetées à très bas prix par... des typographes professionnels.

Règles en examen permanent

Les typographes ont trois objectifs permanents : lhomogénéité, la lisibilité et la cohérence. Ces objectifs sont parfois en conflit entre eux et font l'objet de discussions régulières. Un point sur lequel les avis des typographes restent réservés en dépit des spécifications du Code est la gestion de la ponctuation finale d'une citation entre guillemets quand celle-ci arrive en fin de phrase :
- Il décida : « La question ne sera pas posée. ». On passa à la suite. serait en effet particulièrement illisible. Pour autant, l'habitude imposée par les logiciels typographiques anglo-saxons de ramener la totalité de la ponctuation finale
à l'intérieur des guillemets n'a pas un effet beaucoup plus heureux sur la lisibilité :
- Il décida : « La question ne sera pas posée. » On passa à la suite. donnant l'impression que la fermeture des guillemets se trouve dans la phrase suivante ! Il y a pourtant une très importante différence entre :
- Il décida : « La question ne sera pas posée. » et
- Il décida : « La question ne sera pas posée ». La première formulation revendique clairement le fait que la phrase citée se terminait bien là. Enfin, des phrases comme :
- Vouliez-vous qu'il vous réponde « Tu viens ! » ? ne semblent pas pouvoir échapper à la double ponctuation sans risque de grave
contresens. Mais la règle générale concernant l'usage des guillemets est on ne peut plus claire. Une citation, telles que celles montrées en exemple ci-dessus, initiée après un deux points commence alors par des guillemets ouvrants, le premier mot de la citation prend une majuscule et le point final (ou le signe de ponctuation final) vient en fin de phrase avant les guillemets fermants.

Voir aussi


- Apex
- Calligraphie
- Le
Code typographique
- Colombelle
- Comparatif des différents codes typographiques francophones
- Elzevier
- Liste des articles concernant la typographie ;
- Orthotypographie ;

Bibliographie


-
Abrégé du Code typographique à l'usage de la presse, collectif. ISBN 2908056267 ;
-
La Typographie du , Lewis Blackwell. ISBN 2080112929 ;
-
Lexique des règles typographiques en usage à l'imprimerie nationale, collectif. ISBN 2743304820 ;
-
Manuel de typographie française élémentaire, Yves Perrousseaux. ISBN 2911220005 ;
-
Le Manuel complet de typographie, James Felici. ISBN 2744080675 ;
-
[http://www.ramat.fr Le Ramat de la typographie], Aurel Ramat. ISBN 2922366030 ;
-
[http://www.arci.ch/guide.html Guide du typographe romand], Groupe de Lausanne de l'Association suisse des typographes ;
-
Traité de la ponctuation française, Jacques Drillon, ISBN 2070721981 ;
-
Grevisse, le bon usage, 13 édition, André Goosse, Maurice Grevisse, ISBN 2801110450 ;
-
[http://www.typophage.com/fr/livres Orthotypographique : recherches bibliographiques], Jean Méron. ISBN 2951797117 ;
-
Guide pratique du compositeur et de l'imprimeur typographes, Théotiste Lefevre, Librairie de Firmin-Didot et Cie, 1883, ISBN 2738469191.

Liens externes


- [http://www.uzine.net/article1802.html Petit guide typographique à l'usage de l'Internet]
- [http://perso.club-internet.fr/quadcom/TYPOGRAPHIE.html Bibliographie typographique]
- [http://perso.wanadoo.fr/jean-francois.vassard/Freewares/Typo/typo_2.htm Typo, le « bloc-note typographique » ], logiciel gratuit
- [http://www.dafont.com/ Site français de téléchargement de polices d'écran avec un forum] (vérifier les droits d'utilisation des fontes téléchargées)
- [http://marcautret.free.fr/sigma/pratik/typo/guilles/ La typographie des guillemets, tentative de synthèse]
- [http://www.panamo.com/RESS/anglais.html Mémento de typographie anglaise à l’usage de rédacteurs francophones]
- [http://www.planete-typographie.com/ Planète typographie: magazine, annuaire, manuel et autres ressources]
- [http://www.typographie.org Typographie & Civilisation: histoire de l'écriture, de l'imprimerie et de la typographie]
- [http://www.irisa.fr/faqtypo/dico.html Dictionnaire typographique multilingue]
- [http://www.abc-typographie.com ABC Typographie: galerie de caractères typographiques] Catégorie:Norme Catégorie:Imprimerie catégorie:Typographie Catégorie:Langue française ja:タイポグラフィ


Glyphe

Catégorie:Typographie Un glyphe est une représentation graphique (parmi une infinité possible) d'un signe typographique, autrement dit d'un caractère. Les logiciels informatiques ont accès au dessin de ce glyphe par l'intermédiaire d'une police de caractères ou plus précisément, d'une fonte : le tracé du glyphe y est le plus souvent défini par un ensemble de points ou de courbes de Bézier. courbes de Bézier courbes de Bézier La place d'un glyphe dans une fonte est déterminée par l'encodage des caractères dans la fonte. Ainsi, dans une fonte encodée en ASCII ou en ISO 8859-1, le glyphe du caractère « a » se trouvera en 97 position.

Voir aussi


- Caractère
- Hiéroglyphe

Liens externes


- [http://www.unicode.org/reports/tr17/#CharactersVsGlyphs Unicode Technical Report #17 chapter "Characters vs Glyphs"] (en anglais).

Police de caractères

Une fonte de caractères en typographie est un ensemble de glyphes, c'est-à-dire de représentations visuelles de caractères d'une même famille, style, corps et graisse. Elle se distingue de la police de caractères ou bien police (terme plus utilisé dans les traitements de texte) qui regroupe tous les corps et graisses d'une même famille, dont le style est coordonné, afin de former un alphabet, ou la représentation d'ensemble de caractères d'un langage, complet et cohérent. Bien que les deux termes soient fréquemment confondus, ils ne sont donc pas équivalents. Ce terme vient du fait que les premières fontes de caractères étaient faites d'un alliage de plomb et d'antimoine fondu afin de reproduire plusieurs caractères identiques à partir d'un moule unique. Aujourd'hui, on parle également de fonte pour les ensembles de caractères utilisés en informatique, pour une application purement informatique (Internet, présentation...) ou une application en imprimerie.

Les polices en informatique

En informatique, il a existé plusieurs formats de fontes ; les bitmaps (à taille fixe), et deux types de vectorielles : les polices type [http://www.batbox.org/editor/editfont.html Hershey], que l'on se contentait de mettre à l'échelle sans correction particulière propre à leur taille et les polices plus récentes à correction d'échelle. Les deux pouvaient être agrandies, orientées ou étirées sans perte de qualité, mais la « qualité » des Hershey les a fait plutôt réserver aux traceurs de courbes et affichages grossiers sur écran.

Les polices d'imprimantes

Pendant des années, les logiciels PC ne pouvaient exploiter une police de caractères que si celle-ci se trouvait codée dans l'imprimante. De plus, chaque police n'était définie que dans quelques tailles ou corps bien précis. Par exemple on disposait du « Courrier 10 et 12 » et du « Times 8, 9 10, 11, 12, 18 ». Avec ce système, chaque lettre de chaque police dans chaque taille était représentée par un ensemble de points plus ou moins important selon la résolution de l'imprimante.

Les polices vectorielles

Les polices vectorielles à correction d'échelle comportent plusieurs encodages différents :

Les polices PostScript

Avec l'adoption du langage PostScript comme norme d'impression, l'utilisation des polices de caractères a pu évoluer, car les modèles d'imprimantes qui disposaient de la technologie PostScript pouvaient s'affranchir de la limitation de la taille. Il existe deux types de police PostScript, celles de Type 1 et celles de Type 3. Les polices Postscript, appelées Type 1 étaient codées par des vecteurs décrivant la forme de chaque lettre plutôt que par des points. L'imprimante se chargeait de recalculer les points lors de la sortie en fonction de sa résolution, c'est ainsi que l'on pu «flasher» un document conçu pour une laser en 1 200 ppp. Les polices de Type 3 permettant des assemblages de caractères et les fontes SVG permettant les assemblages de caractères, la transparence et le remplissage par motifs ou dégradés de couleurs sont les plus avancées.

Les polices TrueType

Les polices TrueType d'Apple Computer, déclinées aussi aujourd'hui en OpenType par Microsoft, sont équivalentes aux Type 1 d'Adobe à une exception près : leur gestion est entièrement intégrée à Microsoft Windows (à partir des versions 3.0 et 3.1) grâce à un programme spécialisé appelé ATM. Elles ont connu un succès extraordinaire, en grande partie du au succès de Microsoft Windows lui-même. Longtemps elles ne furent pas beaucoup employées sur l'Apple Macintosh, rendant les échanges difficiles et nécessitant d'utiliser un utilitaire comme Panose pour contourner la difficulté. Ceci est d'autant plus étonnant que TrueType est une création d'Apple Computer.

Voir aussi


- Police d'écriture
- Polices Apple

Liens externes


- [http://fontforge.sourceforge.net Fontforge] logiciel libre de création de fontes.
- [http://www.webpagepublicity.com/free-fonts.html Polices européennes gratuites] Catégorie:Imprimerie Catégorie: Police de caractère Catégorie:Typographie ja:書体 ko:글꼴 zh-min-nan:Jī-hêng

Traitement de texte

Le concept « traitement de texte » est apparu en 1964 chez IBM, en Allemagne, avec l'expression Textverarbeitung. Il était, en fait, essentiellement utilisé en interne par cette compagnie - soupçonnée à cette époque d'être de facto le premier éditeur du monde en terme de nombre de pages originales annuelles - pour la rédaction de ses brochures. Celles-ci furent, dès lors, parfois remaniées juste pour l'oubli d'une simple virgule, avec un petit trait vertical qui restera célèbre marquant dans la marge la ligne comportant une modification (seule la page remplacée était bien entendu envoyée). L'expression a été reprise ensuite aux USA sous le terme Word Processing. L'expression est devenue traitement de texte en français. Un éditeur de texte est un programme qui permet de saisir et modifier interactivement des textes (codés en ASCII ou Unicode). Il n'était pas en général concerné par la mise en forme, sauf sur les machines Wang. Un logiciel de traitement de texte couvre deux notions, assez différentes en pratique :
- un éditeur de textes interactif permettant de contrôler la mise en forme d'un ensemble de textes (et souvent d'images) en un document (par exemple un CV, un rapport de thèse, un courrier, un périodique) ; certains de ces éditeurs sont dits WYSIWYG : le logiciel permet de travailler sur une représentation à l'écran du document identique à son aspect final; c'est la forme la plus utilisée en bureautique
- un compilateur pour un langage de mise en forme de textes : l'utilisateur utilise un éditeur de texte standard et compose un document en utilisant un balisage sémantique, et dans un deuxième temps, le compilateur produit le document sous sa forme imprimable, ou consommable ; le compilateur combine le balisage sémantique (par exemple : descriptions en sections, blocs ou encore citation) avec une feuille de style pour produire la forme consommable du document. Cette forme est préférée pour tout ce qui concerne l'édition technique, et, a fortiori, lorsqu'interviennent des chaînes complètes de sous-traitants, afin de garantir une homogénéité de présentation à chaque niveau, en fonction des choix de chacun (voir SGML).

Anciens logiciels de traitements de texte (non WYSIWYG)


- Wordstar
- Textor
- Easywriter
- Manuscript
- Sprint (Borland)

Systèmes de traitement de texte célèbres

Le système Wang acquit une très grande popularité dans les années 1970 pour trois raisons principales :
- l'excellente ergonomie de ses polices à l'écran (bien que celles-ci soient à chasse fixe)
- l'usage intelligent de la double brillance, puis de linversion vidéo
- un système de recherche qui s'exécutait au fur et à mesure de la frappe des caractères de la chaîne cherchée, déplaçant le curseur dans le texte et mettant en double brillance la première chaîne répondant au critère. Ce système assurait un important gain de temps : travail en temps masqué, aucune lettre en trop à taper (il faisait l'objet d'un brevet Wang, tombé depuis dans le domaine public).

Logiciels de traitements de texte (WYSIWYG)


-
AmiPro
- AbiWord
- AppleWorks, logiciel commercialisé par Apple Computer. Ce logiciel possède plusieurs modes (traitement de texte, dessin vectoriel pour PAO, tableur, base de données...). Ce logiciel était autrefois nommé ClarisWorks.
- KWord
- OpenOffice.org, StarOffice, NeoOffice/J (pour Mac OSX)
- Pages, logiciel inclu dans la suite iWorks commercialisée par Apple Computer pour la version X de Mac OS
- Scribus, FrameMaker, PageMaker (bien qu'il s'agisse plus dans ces trois cas de PAO que de
traitement de texte à proprement parler)
- WordPerfect
- Microsoft Word
- Isofting eWriter [http://www.isofting.free.fr site Web]
-
WordPad, livré avec le système d'exploitation Windows
-
Works intégré de Microsoft dans ses premières versions, comporte un type de fichier spécifique, différent de Microsoft Word

Logiciels de traitements de texte (WYSIWYM)


- Lyx

Langages de description de documents


- GML, puis SGML, les précurseurs créés par Charles Goldfarb
- LaTeX
- DocBook
- XSL-FO
- Lout

Liens internes


- Correcteur orthographique
- Bureautique Catégorie:Traitement de texte ja:ワードプロセッサ ko:워드 프로세서 ms:Pemproses kata


Informatique

ko:컴퓨터 과학 ja:情報工学 simple:Computer science th:วิทยาการคอมพิวเตอร์ zh-cn:计算机科学 zh-tw:計算機科學 oc:informatica] Etymologiquement, Le terme informatique désigne l'automatisation du traitement de l'information par une machine (virtuelle ou physique). Dans son acception courante, l'informatique désigne de façon vague l'ensemble des sciences et techniques en rapport de près ou de loin avec l'information et l'ordinateur. Par exemple, l'informatique désigne aussi bien le matériel informatique que la conception et l'administration de la partie immatérielle d'un ordinateur : les logiciels. La traduction anglaise étymologique serait informatics, mais l' usage tant en français qu'en anglais fait qu'une meilleure traduction serait probablement computer science, bien que ce terme fasse peut-être référence de façon plus explicite à ce que l'on pourrait appeler informatique fondamentale ou informatique scientifique. En anglais les termes distincts suivants sont utilisés :
- L'informatique fondamentale (Computer Science), ce qui ressort de l' épistémologie procédurale, soit notamment de l'étude des algorithmes, et donc indirectement des logiciels et des ordinateurs.
- L'ingénierie informatique (Computer Engineering), ce qui ressort de la fabrication et de l'utilisation du matériel informatique.
- L'ingénierie logicielle (Software Engineering), ce qui ressort de la modélisation et du développement des logiciels; ceci comprend le traitement des données (Data Processing), ce qui est du domaine de la mise en pratique des traitements de données.
- L'évolution des techniques et des technologies reliées à l'informatique (Information Technology). Des professions aussi diverses que concepteur, développeur, responsable d'exploitation, ingénieur système, technicien de maintenance, matérielle ou logicielle, chercheur en informatique ou directeur d'un centre de calcul, relèvent du domaine de l'informatique. Néanmoins, le terme informaticien désigne le plus souvent ceux qui conçoivent, déploient et mettent en œuvre des solutions.

Étymologie

Le terme informatique a été créé en mars 1962 par Philippe Dreyfus à partir des mots «information» et «automatique». Il donna ce nom à l'entreprise qu'il venait de fonder, la Société d'Informatique Appliquée, sans breveter le mot informatique. En France, l'usage officiel du mot a été consacré par Charles de Gaulle qui, en Conseil des ministres, a tranché entre «informatique» et «ordinatique», et le mot fut choisi par l'Académie française en 1967 pour désigner cette nouvelle discipline. En juillet 1968, le ministre fédéral de la Recherche scientifique d'Allemagne, Gerhard Stoltenberg, prononça le mot informatik lors d'un discours officiel au sujet de la nécessité d'enseigner cette nouvelle discipline dans les universités de son pays, et c'est ce mot qui servit aussitôt à nommer certains cours dans les universités allemandes. Le mot informatica fit alors son apparition en Italie et en Espagne, de même quinformatics au Royaume-Uni. Pendant le même mois de mars 1962 Walter F. Bauer inaugura la société américaine Informatics Inc., qui elle breveta son nom et poursuivit toutes les universités qui utilisèrent ce nom pour décrire la nouvelle discipline, les forçant à se rabattre sur computer science, bien que les diplômés qu'elles formaient étaient pour la plupart des praticiens de l'informatique plutôt que des scientifiques au sens propre. L'Association for Computing Machinery, la plus grande association d'informaticiens au monde, approcha même Informatics Inc. afin de pouvoir utiliser le mot informatics pour remplacer l'expression computer machinery, mais l'entreprise déclina l'offre. La société Informatics Inc. cessa ses activités en 1985, achetée par Sterling Software.

Histoire

Voir l'article détaillé : Histoire de l'informatique

Les origines

Depuis des millénaires, l'Homme a créé et utilisé des outils l'aidant à calculer (abaque, boulier, etc.). Les premières machines mécaniques apparaissent entre le XVIIe et le . La première machine à calculer mécanique réalisant les quatre opérations aurait été celle de Wilhelm Schickard au , mise au point notamment pour aider Kepler à établir les tables rudolphines d'astronomie. En 1642, Blaise Pascal réalisa également une machine à calculer mécanique qui fut pour sa part commercialisée et dont neuf exemplaires existent dans des musées comme celui des Arts et métiers et dans des collections privées (IBM). La découverte tardive du mécanisme d'Antikhitère montre que les Grecs de l'Antiquité eux-mêmes avaient commencé à réaliser des mécanismes de calcul en dépit de leur réputation de mépris général pour la technique (démentie d'ailleurs par les travaux d'Archimède). Cependant, il faudra attendre la définition du concept de programmation (illustrée en premier par Joseph Marie Jacquard avec ses métiers à tisser à cartes perforées, suivi de Boole et Ada Lovelace pour ce qui est d'une théorie de la programmation des opérations mathématiques) pour disposer d'une base permettant d'enchaîner des opérations élémentaires de manière automatique.

L'informatique moderne

L'ère des ordinateurs modernes commença avec les développements de l'électronique pendant la Seconde Guerre mondiale, ouvrant la porte à la réalisation concrète de machines opérationnelles. Au même moment, le mathématicien Alan Turing théorise le premier ce qu'est un ordinateur, avec son concept de machine universelle de Turing. L'informatique est donc un domaine fraichement développé, même s'il trouve ses origines dans l'antiquité (avec la cryptographie) ou dans la machine à calculer de Blaise Pascal, au . Ce n'est qu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale qu'elle a été reconnue comme une discipline à part entière et a développé des méthodes, puis une méthodologie qui lui étaient propres. Son image a été quelque temps
surfaite : parce que les premiers à programmer des ordinateurs avaient été des ingénieurs rompus à la technique des équations différentielles (les premiers ordinateurs, scientifiques, étaient beaucoup utilisés à cette fin), des programmeurs sans formation particulière, parfois d'ailleurs issus de la mécanographie, cherchaient volontiers à bénéficier eux aussi de ce label de rocket scientist afin de justifier des salaires rendus confortables par :
- le prix élevé des ordinateurs de l'époque (se chiffrant en ce qui serait des dizaines de millions d'euros aujourd'hui compte-tenu de l'inflation, il reléguait au second plan les considérations de parcimonie sur les salaires) ;
- l'aspect présenté comme
peu accessible de leur discipline et un mythe de difficulté mathématique entretenu autour. En fait, les premiers ordinateurs ne se programmaient pas de façon très différente de celle des calculatrices programmables utilisées aujourd'hui dans les lycées et collèges, et maîtrisées par des élèves de quatorze ans mais le domaine était nouveau et l'algorithmique nécéssite un certain degré de concentration associé, peut-être à tort, à la réflexion pure. L'émergence d'un aspect réellement scientifique dans la programmation elle-même (et non dans les seules applications scientifiques que l'on programme) ne se manifeste qu'avec la série The Art of Computer Programming de Donald Knuth, professeur à l'Université de Stanford, à la fin des années 1960, travail monumental encore inachevé en 2004. Les travaux d'Edsger Dijkstra, Niklaus Wirth et Christopher Strachey procèdent d'une approche également très systématique et elle aussi quantifiée. On demandait à Donald Knuth dans les années 1980 s'il valait mieux selon lui rattacher l'informatique (computer science) au génie électrique — ce qui est souvent le cas dans les universités américaines — ou à un département de mathématiques. Il répondit : «Je la classerais volontiers entre la plomberie et le dépannage automobile» pour souligner le côté encore artisanal de cette jeune science. Toutefois, la forte scientificité des trois premiers volumes de son encyclopédie suggère qu'il s'agit là plutôt d'une boutade de sa part. Au demeurant, la maîtrise de langages comme Haskell ou même APL demande un niveau d'abstraction tout de même plus proche de celui des mathématiques que des deux disciplines citées. La miniaturisation des composants et la réduction des coûts de production, associées à un besoin de plus en plus pressant de traitement des informations de toutes sortes (scientifiques, financières, commerciales...) a entraîné une diffusion de l'informatique dans toutes les couches de l'économie comme de la vie de tous les jours.

Approche fonctionnelle

Comme énoncé ci-dessus, l'informatique est le traitement automatisé de données par un appareil électronique : l'ordinateur ; les germanophones parlent de
elektronisch Daten Verarbeitung / EDV (« traitement électronique de données »), les anglophones dinformation technology / IT (« technologies de l'information »), c'est-à-dire :
- données ou informations : in fine, l'ordinateur manipule des nombres (d'où le terme anglais computer, littéralement « calculateur »), mais ces nombres peuvent représenter divers types d'informations :
  - des... nombres bien évidemment, dans le cas de calculs scientifiques (flottants) ou comptables (décimal, ou binaire entier)... ;
  - un texte, des lettres (caractères), que l'on peut mettre en forme avec un traitement de texte, imprimer, envoyer par courrier électronique... ;
  - du dessin vectoriel (CAO, logiciels d'illustration, et de typographie) ;
  - des images statiques (photographies) ou animées (vidéo), des hologrammes ;
  - des sons, enregistrés (technique du direct to disk) ou bien fabriqués par l'ordinateur (synthétiseur), que ce soient des bruitages, de la musique (cf. musique et informatique) ou de la parole ; :la conversion de ces informations en suite de nombres pose le problème du format des données, du codage et des formats normalisés (par exemple, représentations des nombres entiers ou à virgule flottante, format ASCII, Unicode, TeX ou RTF et polices PostScript ou TrueType pour les textes, formats bitmap, TIFF, JPEG, PNG, etc. pour les images fixes, formats QuickTime, MPEG pour les vidéos, interface MIDI pour la musique...).
- automatisé : l'utilisateur n'intervient pas, ou peu, dans le traitement des données ; le traitement est défini dans un programme qui se déroule tout seul, l'utilisateur se contente de fournir des paramètres de traitement ; le programme automatique se déroule selon un algorithme, l'établissement de ce programme est le domaine de la programmation.
- traitement : ces données sont :
  - créées :
    - nombres : acquisition automatique de données d'une expérience avec un ordinateur ;
    - texte : taper un texte au clavier ;
    - images : dessins réalisés à la souris ou sur une tablette graphique, synthèse d'image (pour présenter un projet – objet fictif en cours de conception –, imagerie médicale, dessin artistique – infographie –, film d'animation ou pixilation) ou numérisation d'une image existante (scanner, appareil photographique numérique) ou d'images animées (caméra numérique, webcam) ;
    - sons enregistrés (microphone) ou recréés à partir d'une partition virtuelle (synthétiseur) ou d'un texte (synthèse vocale).
  - analysées :
    - nombres : l'analyse des nombres relève du domaine concerné (mathématiques, physique, économie...) ;
    - texte : rechercher les occurrences de mots dans un texte pour en tirer des statistiques, aide à la correction orthographique et/ou grammaticale, et, plus généralement, traitement automatique des langues (TAL) ;
    - images : on peut vouloir identifier un objet (reconnaissance de forme, reconnaissance des caractères ou OCR), ou bien déterminer la surface couverte par une couleur (par exemple pour quantifier une surface recouverte) ;
    - sons : analyse spectrale, reconnaissance vocale.
  - modifiées :
    - nombres : calculs ;
    - texte : modification d'un texte existant, traduction automatique dans une autre langue (ou langage de programmation) ;
    - images : modification du contraste, de la luminosité, des couleurs, effets spéciaux ;
    - sons : application d'effets (réverbération, distorsion, ajustement de la hauteur) ; ::comme il existe, selon les programmes et les besoins, une grande variété de codages possibles pour représenter chaque type d'information, beaucoup de traitements consistent à convertir les données d'un format vers un autre...
  - archivées puis restituées :
    - les moyens et techniques d'archivage varient en fonction de la durée de conservation souhaitée et des quantités de données en jeu : mémoires électroniques, bandes magnétiques, disques magnétiques ou optiques ;
    - les moyens de restitution dépendent de la nature des données : écrans ou imprimantes pour le texte et les images, haut-parleurs ou instruments MIDI pour les sons...

Approche organisationnelle

L'informatique pour l'organisation est un élément d'un système de traitement d'information (les entrées peuvent être des formulaires papier par exemple) et d'automatisation. Depuis Henry Ford, l'automatisation des tâches ayant été identifiée comme un avantage concurrentiel, la question est : que peut-on automatiser ? Autant il est relativement facile d'automatiser des tâches manuelles, autant il est difficile d'automatiser le travail intellectuel et parfois créatif. L'approche de l'informatique dans une organisation commence donc par l'élucidation des processus, c'est-à-dire modéliser le métier. Après validation, la MOA (Maîtrise d'Ouvrage) fournit les spécifications fonctionnelles de (l'ouvrage) qui vont servir de référence dans la conception pour la MOE (Maîtrise d'œuvre). Cette conception sera alors effectuée dans le respect d'un Cycle de développement qui définit les rôles et responsabilités de chaque acteur. Ainsi, les échanges entre MOA et MOE ne se résument pas à la maîtrise des chantiers (tenue des délais et des coûts, et validation des livrables), la MOA et la MOE sont garantes (éventuellement responsables sur un plan juridique) de la cohérence des systèmes d'information, et de l'adéquation des solutions informatiques avec les problèmes utilisateurs finaux initialement constatés.

Matériel

Article détaillé : Matériel informatique On utilise également le terme anglais hardware (littéralement « quincaillerie ») pour désigner le matériel informatique. Il s'agit de tous les composants que l'on peut trouver dans : 1. Les ordinateurs et leurs périphériques : un ordinateur est un ensemble de circuits électroniques permettant de manipuler des données sous forme binaire, représentées par des variations de signal électrique. Il existe différents types d'ordinateurs : ordinateur 5150 datant de 1981, Système d'exploitation IBM-DOS 2.0]]
- Les micro-ordinateurs. De bureau ou portables. Ils sont composés d'une unité centrale : un boîtier contenant la carte mère, l'alimentation, des unités de stockage. On y ajoute une console : un écran et un clavier. Divers périphériques peuvent leur être ajoutés, une souris, une imprimante, un scanner..ect; scanner
- Les stations de travail. Des micro-ordinateurs particulièrement puissants et chers, utilisés uniquement pour des besoins professionnels pointus (conception assistée par ordinateur). Ce terme était particulièrement en vogue dans les années 1980-1990. Depuis les années 2000, il n'est guère possible de concevoir une station de travail plus puissante qu'un micro-ordinateur haut de gamme ;
- Les mainframes. Une armoire abrite l'unité centrale et l'alimentation, une ou plusieurs autres les périphériques de stockage (disque dur, sauvegarde) tandis que les moyens de communication et réseau (routeur, hubs, modem) sont dans la même pièce, mais dans des racks séparés. Une console d'administration (écran, clavier, imprimante) est généralement située dans ce même local ; administration]
- Les PDA (Personal Digital Assistant, encore appelés organiseurs). Ce sont des ordinateurs de poche proposant des fonctionnalités liées à l'organisation personnelle (agenda, calendrier, carnet d'adresse, etc.). Ils peuvent être reliés à Internet par différents moyens (réseau Wifi, Bluetooth, etc.).
- Et bien d'autres appareils. Dans le domaine de l'informatique embarquée : téléphone, électroménager, automobile, armements militaires, etc. Les cartes à puces, ou l'informatique industrielle.

Logiciel

Le logiciel désigne la partie à première vue immatérielle de l'informatique, l'organisation et le traitement de l'information : les programmes. On s'est en effet vite rendu compte que des machines techniquement très avancées pour leur époque, comme la Bull Gamma 60, restaient invendables tant qu'on n'avait pas de programmes à livrer pour les rendre immédiatement opérationnelles. IBM lança entre 1968 et 1973 une sorte d'ancêtre du logiciel libre avec son ordinateur 1130, politique qui assura à celui-ci par effet boule de neige un succès immédiat et planétaire, mais les conclusions d'un procès antitrust lui interdirent de distribuer bénévolement du logiciel. Le monde des mainframes classe les logiciels en catégories suivantes :
- systèmes d'exploitation ;
- bases de données, comme DB2, Ingres ou Oracle ;
- programmes de communication, comme NCP ou RSCS ;
- moniteurs de télétraitement ;
- systèmes transactionnels, comme CICS ;
- systèmes de temps partagé, utilisés pour le calcul ou le développement ;
- compilateurs traduisant les langages en instructions machine et appels système ;
- tout le reste entrait en une catégorie nommée Logiciels applicatifs. Plus simplement on distingue généralement trois types de logiciels (par ordre de proximité du matériel) :
- le firmware
- le système d'exploitation
- les logiciels et applications utilisateur (en anglais software) On classe aussi les logiciels en libre et propriétaire, bien que les deux soient parfois panachés à des degrés divers. Certains ont une fonction bureautique ou multimédia comme par exemple les jeux vidéo. Certains logiciels ont acquis des noms connus de tous. Le noyau du système d'exploitation crée le lien entre le matériel et le logiciel. Un logiciel, quand il est fourni sous sa forme binaire, serait utilisable uniquement avec un système d'exploitation donné (car il en utilise les services), et ne fonctionnerait que sur un matériel spécifique (car il en utilise le code d'instructions). Une conception plus récente, depuis le milieu de années 1980, consiste à distribuer les logiciels tous binaires confondus, et à les munir d'un système de licences par jetons ou tokens permettant l'usage de N copies simultanées du logiciel sur le réseau, tous matériels confondus. Cette approche est majoritaire dans le monde UNIX. À l'initiative de Richard Stallman et du GNU, à partir de 1985, une mouvance de programmeurs refuse cette logique propriétaire et ceux-ci se muent en concepteurs inventifs pour se lancer dans le développement d'outils et de bibliothèques système libres compatibles avec le système UNIX. C'est pourtant le projet indépendant Linux, initié par Linus Torvalds, basé sur les travaux et les outils du GNU, qui aboutira dans la création d'un système d'exploitation complet et libre. Une bonne partie des logiciels actuels fonctionnent dans un environnement graphique pour interagir avec l'utilisateur. La diversité des systèmes informatiques a fait apparaître une technique visant à combiner le meilleur de chacun de ces univers : l'émulateur. Il s'agit d'un logiciel permettant de simuler le comportement d'un autre système dans celui que l'on utilise,
- soit pour qu'une machine semble être une autre (voir IBM 1130),
- soit pour simuler le comportement d'un système d'exploitation (par exemple DOS ou Windows sous Linux). Le terme anglais est software, à l'origine un jeu de mot entre hardware (« quincaillerie », pour désigner le matériel) et l'opposition soft/hard (mou/dur), opposition entre le matériel (le dur) et l'immatériel (le mou). Les traductions françaises matériel et logiciel rendent parfaitement cette opposition et cette complémentarité. Le logiciel réalise normalement une fonction attendue de ses utilisateurs. Néanmoins, des effets secondaires (parfois nommés par contresens de traduction effets de bord) existent. Parfois même, certains logiciels sont destinés à nuire, comme les virus informatiques, nommés en anglais, par analogie avec software : malware (qu'on pourrait traduire par le néologisme nuisiciel, ou logiciel malveillant).

La création des logiciels

Un projet informatique s'inscrit dans un cycle de développement qui définit les grandes étapes de la réalisation (planification), de la manière dont on passe d'une étape à l'autre (modèle incrémental, en V, en spirale, etc.). Pour les petits projets (ou les petites équipes de développement), cette réflexion est souvent négligée (on se répartit les modules et chacun développe dans son coin). Ceci est une cause fréquente d'erreurs (bogues) et de non-conformité (le produit final n'est pas conforme aux attentes de l'utilisateur). Mais même les énormes projets, avec beaucoup de moyens, sont victimes de cette négligence ; ainsi, l'échec du premier vol d'Ariane 5 fut dû à un problème de logiciel, etc. Un projet peut alors intégrer une approche de la qualité et de la sûreté de fonctionnement des systèmes informatiques afin de contrôler autant que possible le produit final. Un projet comprend les étapes suivantes :
- l'établissement d'un cahier des charges qui définit les spécifications auxquelles devra répondre le logiciel ;
- la définition de l'environnement d'exécution  (architecture informatique) :
  - type(s) d'ordinateur sur lequel le logiciel doit fonctionner (station de calcul, ordinateur de bureau, ordinateur portable, assistant personnel, téléphone portable, guichet automatique de banque, ordinateur embarqué dans un véhicule ;
  - type et version du(des) système(s) d'exploitation sous-jacent ;
  - périphériques nécessaires à l'enregistrement des données et à la restitution des résultats (capacité de stockage, mémoire vive, possibilités graphiques...) ;
  - nature des connexions réseau entre les composants (niveau de confidentialité et de fiabilité, performances, protocoles de communication...) ;
- la conception de l'application et de ses constituants, et notamment de l'interactivité entre les modules développés : structure des données partagées, traitement des erreurs générées par un autre module... : c'est le domaine du génie logiciel ;
- la mise en place d'une stratégie de développement :
  - répartition des tâches entre les développeurs ou les équipes de développement, qui vont assurer le codage et les tests ;
- le plan de test du logiciel, pour s'assurer qu'il remplit bien la mission pour laquelle il a été écrit, dans toutes les conditions d'utilisation qu'il pourra normalement rencontrer, mais aussi dans des cas limites. Après chacune de ces phases, on peut avoir une étape de recette, où le client va valider les choix et les propositions du maître d'œuvre. La phase de programmation consiste à décrire le comportement du logiciel à l'aide d'un langage de programmation. Un compilateur sert alors à transformer ce code écrit dans un langage informatique compréhensible par un humain en un code compréhensible par la machine, le résultat est un exécutable. On peut également, pour certains langages de programmation, utiliser un interpréteur qui exécute un code au fur et à mesure de sa lecture, sans nécessairement créer d'exécutable. Enfin, un intermédiaire consiste à compiler le code écrit vers du bytecode. Il s'agit également d'un format binaire, compréhensible seulement par une machine, mais il est destiné à être exécuté sur une machine virtuelle, un programme qui émule les principales composantes d'une machine réelle. Le principal avantage par rapport au code machine est une portabilité théoriquement accrue (il « suffit » d'implanter la machine virtuelle pour une architecture donnée pour que tous les programmes en bytecode puissent y être exécutés), portabilité qui a fait, après sa lenteur, la réputation de Java. Il convient de noter que ces trois modes d'exécution ne sont nullement incompatibles. Par exemple, OCaml dispose à la fois d'un interpréteur, d'un compilateur vers du bytecode, et d'un compilateur vers du code natif pour une grande variété de processeurs. Une fois écrit (et compilé si nécessaire), le code devient un logiciel. Pour des projets de grande amplitude, nécessitant la collaboration de beaucoup de programmeurs, voire de plusieurs équipes, on a souvent recours à une méthodologie commune (par exemple MERISE) pour la conception et à un atelier de génie logiciel (AGL) pour la réalisation. Au cours de la programmation et avant la livraison du produit final, le programme est testé afin de vérifier qu'il fonctionne bien (y compris dans des cas d'utilisation en mode dégradé) et qu'il est conforme aux attentes de l'utilisateur final. Les tests intermédiaires permettent de s'assurer que chaque module de code réalise correctement une fonction : ce sont les tests unitaires. Les tests finals qui vérifient le bon enchaînement des modules et des traitements sont des tests d'intégration. Pour certaines applications demandant un haut niveau de sûreté de fonctionnement, les tests sont précédés d'une étape de vérification, où des logiciels spécialisés effectuent (généralement sur le code source, mais parfois aussi sur le code compilé) un certain nombre d'analyses pour vérifier partiellement le bon fonctionnement du programme. Il n'est toutefois pas possible (et des théorèmes mathématiques montrent pourquoi), de garantir la parfaite correction de tout logiciel par ce moyen et la phase de test reste donc nécessaire. Elle se complète aussi, lorsqu'il s'agit d'une évolution d'une application existante, de nombreux tests automatisés de non-régression. Statistiques : la création d'un logiciel est une tâche ardue ; environ 31 % des projets informatiques sont abandonnés avant d'être terminés, plus de 50 % des projets coûtent le double du coût initialement estimé et seulement 15 % des projets finissent dans les temps et selon le budget défini. Les besoins de seule maintenance de l'existant peuvent prendre jusqu'à 50 % des effectifs d'une équipe chargée d'un logiciel (or, c'est là une fonction pénible, ingrate, peu valorisante et qui rebute et démotive les bons programmeurs).

Traitement de l'information

L'information, pour être traitée, doit être :
- représentée par un codage :
  - on utilise un système de numération binaire, où l'élément unitaire informationnel est le bit (contraction de l'anglais binary digit : chiffre binaire). Les bits sont généralement regroupés par huit, pour constituer des octets (ou bytes). Un octet peut être représenté par la séquence des bits qui le constituent (par exemple : 00101110) ou par une paire de valeurs hexadécimales (pour le même exemple : 2E), plus compact. Le choix du binaire ne résulte pas de la mystique, mais tout simplement d'utiliser de simples circuits de commutation, qui ont de très larges tolérances et par conséquent de faibles coûts ;
  - on représente la structuration de l'information pour permettre des échanges entre composants logiciels et entre composants matériels. Pour cela, on définit des langages et des formalismes de représentation.
- stockée dans des systèmes permanents (mémoires dites de masse) ou non (mémoires dites volatiles).

Échanges de données : protocoles et normes

Les protocoles définissent une manière de procéder, notamment pour codifier la façon dont deux entités communiquent (modules ou couches logicielles, périphériques, etc.). On parle notamment de protocole de communication lorsqu'on veut définir des mécanismes de contrôle sur la manière dont l'échange d'information est réalisé. Un protocole peut ainsi définir :
- un langage de description d'instructions et de données graphiques (exemple : AGP) ;
- un standard de commandes et de flux d'information pour une mémoire de masse (exemples : SCSI, FireWire, IDE, Serial ATA) ;
- des échanges entre le processeur et des cartes d'extension (exemples : PCI, PCI Express, ISA) ;
- des modalités de transfert d'information entre périphériques (exemple : USB) ou sur un réseau TCP/IP, Internet, ATM, X.25) ;
- des commandes entre un client et un serveur (exemples : POP3, IMAP, HTTP, FTP …) ;
- des échanges de données informatisés spécifiques (exemples : EDI, EAI, X.400, X.500). Certains protocoles sont définis par des normes pour permettre l'interopérabilité des matériels ou de logiciels les mettant en œuvre. D'autres normes définissent, toujours dans le domaine de l'échanges de données :
- des langages de représentation d'information sans pour autant définir la manière dont cette information peut être échangée (exemples : ASN.1, XML) ;
- des architectures de réseaux (exemples : Modèle OSI, Wifi, Ethernet, Token-Ring).

Stockage des données

En matière de stockage d'information, on distingue le dispositif permettant de l'enregistrer physiquement (périphériques et composants) de la manière dont on structure et représente l'information pour faciliter son traitement.

Mémoire de masse

:Fichier de cartes perforées :Bande magnétique :Disque amovible magnétique (Disquette) :Disque magnéto-optique :Disque dur (disque magnétique embarquant le mécanisme, l'électronique et les têtes de lecture) :Disque optique amovible (CD-ROM, CD-R, CD-RW mais aussi DVD-ROM, DVD-R, DVD-RW, DVD+R, DVD+R DL, DVD+RW, DVD-RAM, GD-ROM, HD-DVD, Blu-ray) :Mémoire électronique non volatile (Mémoire flash, clé USB)

Mémoire volatile

:RAM

Organisation des données en vue du stockage

:Formats (extensions) de fichiers :Système de fichiers :Base de données :Annuaire

Approches scientifiques

:L'informatique n'est pas plus la science de l'ordinateur que l'astronomie n'est celle du télescope. :: -- Edsger Dijkstra
En dehors des aspects industriels et technologiques décrits jusqu'ici, l'informatique est une discipline scientifique à part entière. :Algorithmique :Algèbre de Boole :Calculabilité :Géométrie algorithmique :Lambda-calcul :Logique :Model checking :Théorie de l'information :Théorie des graphes :Théorie de la complexité :Théorie de la calculabilité :Théorie des automates finis

Applications

:Bio-informatique :Calcul parallèle :Cryptographie :Exploration de données (data mining) :Informatique grand système (mainframe) :Informatique de gestion :Informatique industrielle :Informatique décisionnelle :Imagerie Informatique :Intelligence artificielle :Interface homme-machine :Micro-informatique :Traitement du signal :Hypermédias :Informatique musicale

Annexes


- Informathèque
- Abréviations en informatique
- Dictionnaire informatique
- Informatique alternative
- Liste des articles d'informatique
- Personnes célèbres en informatique
- Revues informatiques sur papier
- Sécurité informatique
- Sites d'informations sur internet
- Terminologie de la distribution informatique
- Réseaux de neurones
- Musique et informatique
- Ordinateur quantique
- Hello_world
- Visual Information Exploration
-


Internet

Internet est le nom donné au réseau informatique mondial, reposant sur le système d'adresses global des protocoles de communication TCP/IP (Transmission Control Protocol/Internet Protocol) et qui rend accessible au public des services comme le courrier électronique et le World Wide Web. Comme l'internet a été popularisé par l'apparition du World Wide Web (alias la Toile d'Araignée Mondiale), un système hypertexte fonctionnant sur l'internet, les deux sont parfois confondus par le public non averti. La Toile est une application informatique fonctionnant sur Internet parmi d'autres, comme le courrier électronique, la messagerie instantanée ou les systèmes de partage de fichiers poste à poste. poste à poste

Terminologie

Le terme d'origine anglaise Internet a été dérivé du concept dinternetting (interconnecter des réseaux) dont la première utilisation documentée remonte à octobre 1972 par Robert Kahn [http://www.cnri.reston.va.us/bios/kahn.html] au cours de la première ICCC (International Conference on Computer Communications) à Washington. Au cours de l'histoire de la création d'Internet, on trouve différents noms qui sont parfois considérés comme ancêtres du terme Internet : internetting, interconnected networks, internetworking, internetwork, international inter-connected networks, Inter Net, inter-net, International Network. Toutefois les origines exactes du terme Internet restent à déterminer. Ce flou a favorisé l'apparition de multiples explications faisant office d'origine. Aujourd'hui ceux qui prétendent détenir la véritable origine du terme sont légion (un exemple courant est de dire quInternet est l'acronyme dinterconnected networks). Toutefois on sait que c'est le 1983 que le nom Internet, déjà en usage pour désigner l'ensemble d'ARPANET et des réseaux, est devenu officiel. La définition de ce qu'est Internet n'est pas évidente à expliciter de manière précise sans entrer dans les détails techniques, ce qui tend à une vulgarisation de la définition et facilite les confusions et imprécisions en français. Une des confusions les plus courantes porte sur le Net (en français « réseau ») et le Web (en français « toile » dans le sens « toile d'araignée »). En réaction à l'importance croissante du « phénomène Internet » et la prolifération de termes relatifs à ce phénomène dans le langage, il y a eu diverses publications au Journal officiel de la République française [http://www.journal-officiel.gouv.fr/]. L'une d'elle indique qu'il faut utiliser le mot Internet comme un nom commun, c'est-à-dire sans majuscule. L'Académie française recommande de dire « l'internet », comme on dit souvent « le web ». En anglais, on utilise un article défini et une majuscule pour parler dInternet. Cet usage vient du fait quInternet est de loin le plus étendu (mondial) et le plus grand internet du monde. Un internet (avec un i minuscule) est un terme anglais utilisé pour désigner une interconnexion de réseaux informatiques par internetworking (voir l'article anglais internetworking). L'usage courant fait référence à Internet de différentes manières. Outre les recommandations officielles, il n'est pas rare de rencontrer les termes suivants : « le Net » ou « le net », « Internet », « l'Internet », « le réseau des réseaux » ou plus simplement « le réseau » ou « le Réseau » décliné parfois en « Le réseau ». Certains termes sont utilisés à tort pour faire référence à Internet, par exemple : « la Toile », « le web » ou « le Web » (the Web en anglais), mais cela désigne la Toile et non pas Internet. Cette confusion entre web et net existe aussi en anglais.
- Internet a été conçu pour relier des réseaux informatiques hétéroclites sur des distances intercontinentales : universitaires, d'entreprises, gouvernementaux, domestiques, etc., qui peuvent eux-mêmes relier des sous-réseaux et finalement des ordinateurs.

Histoire

Les origines

Les mémos que J.C.R. Licklider du Massachusetts Institute of Technology (MIT) écrivit en août 1962 sont les plus anciens textes décrivant les interactions sociales qui seraient possibles avec un réseau d'ordinateurs. Cela devait notamment faciliter les communications entre chercheurs du Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA). En octobre 1962, Licklider fut le premier chef du programme de recherche en informatique du DARPA. Il convainquit ses successeurs Ivan Sutherland, Bob Taylor et le chercheur du MIT Lawrence G. Roberts de l'intérêt des réseaux informatiques. En 1961, Leonard Kleinrock du MIT avait publié le premier texte théorique sur les télécommunications par paquets et en 1964 il publia le premier livre sur le sujet. En 1965, Roberts testa avec Thomas Merrill la première connexion informatique à longue distance, entre le Massachusetts et la Californie. Le résultat montra que des ordinateurs pouvaient travailler ensemble à distance, mais que le mode de télécommunication par établissement de circuit du système téléphonique était inadapté. Le concept de communication par paquets de Kleinrock s'imposa. En 1966, Roberts fut engagé par Taylor au DARPA pour concevoir l'ARPANET. Il publia les plans en 1967. En présentant ce texte, il découvrit deux autres groupes de chercheurs travaillant indépendamment sur le même sujet : un groupe du National Physics Laboratory (NPL) du Royaume-Uni avec Donald Davies et Roger Scantlebury, et un groupe de la RAND Corporation avec Paul Baran. Entre 1962 et 1965, le groupe de la RAND avait étudié la transmission par paquets pour l'armée américaine. Le but était de pouvoir maintenir les télécommunications en cas d'attaque (éventuellement atomique), ce que permet une transmission par paquets dans un réseau non centralisé. Il s'agit d'un développement indépendant d'ARPANET : bien que probablement robuste face à une telle attaque, ARPANET n'a été conçu que pour faciliter les télécommunications entre chercheurs. En août 1968, le DARPA accepta de financer le développement du matériel de routage des paquets d'ARPANET. Ce développement fut confié en décembre à un groupe de la firme BBN (Bolt Beranek and Newman) de Boston. Ce dernier travailla avec Robert E. Kahn (Bob Kahn) sur l'architecture du réseau. Roberts améliorait les aspects topologiques et économiques du réseau. Kleinrock préparait des systèmes de mesure du réseau. En septembre 1969, BBN installa le premier équipement à l'université de Californie (UCLA) où travaillait Kleinrock. Le second nœud du réseau fut installé au Stanford Research Institute (SRI) où travaillait Doug Engelbart sur un projet d'hypertexte. Deux nœuds supplémentaires furent ajoutés avec l'université de Santa Barbara et l'université de l'Utah. Fin 1969, ARPANET comptait donc quatre nœuds. Le Network Working Group (NWG) conduit par Steve Crocker finit le protocole de communication poste à poste NCP en décembre 1970. Ce protocole fut adopté entre 1971 et 1972 par les sites branchés à ARPANET. Ceci permit le développement d'applications par les utilisateurs du réseau. En 1972, Ray Tomlinson mit au point la première application importante : le courrier électronique. En octobre 1972, Kahn organisa la première démonstration à grande échelle d'ARPANET à l'International Computer Communication Conference (ICCC). C'était la première démonstration publique. Le concept d'Internet est né d'ARPANET. L'idée était de permettre la connexion entre des réseaux divers : ARPANET, des communications avec les satellites, des communications par radio. Cette idée fut introduite par Kahn en 1972 sous le nom de
Internetting. Le protocole NCP d'ARPANET ne permettait pas d'adresser des hôtes hors d'ARPANET ni de corriger d'éventuelles erreurs de transmission. Kahn décida donc de développer un nouveau protocole, qui devint finalement TCP/IP. En parallèle, un projet inspiré par ARPANET était dirigé en France par Louis Pouzin : le projet Cyclades. De nombreuses propriétés de TCP/IP ont été aussi développées, plus tôt, pour Cyclades. Pouzin et Kahn indiquent que TCP/IP a été inspiré par Cyclades. En 1973, Kahn demanda à Vinton G. Cerf (Vint Cerf) (parfois appelé père de l'Internet) de travailler avec lui, car Cerf connaissait les détails de mise en œuvre de NCP. Le premier document faisant référence à TCP est écrit en 1973 par Cerf : A Partial Specification of an International Transmission Protocol. La première spécification formelle de TCP date de décembre 1974, c'est le RFC 675. La version initiale de TCP ne permettait que la communication en établissant un circuit virtuel. Cela fonctionnait bien pour le transfert de fichiers ou le travail à distance, mais n'était pas adapté à des applications comme la téléphonie par Internet. TCP fut donc séparé de IP et UDP proposé pour les transmissions sans établissement d'un circuit.

Gouvernance/Gestion

Un certain nombre d'organismes sont chargés de la gestion d'Internet, avec des attributions spécifiques. Ils participent à l'élaboration des standards techniques, l'attribution des noms de domaines, des adresses IP, etc. :
- ICANN ; sous la tutelle du ministère du Commerce américain.
- IETF ;
- ISOC.
- Liens externes
  - http://www.gouvernance-internet.com.fr (non maintenu)
  - http://smsi.internet.gouv.fr/ site officiel de la contribution française au sommet mondial de la société de l'information

Technique

Internet est composé d'une multitude de réseaux répartis dans le monde entier. Chaque réseau est rattaché à une entité propre (université, fournisseur d'accès à Internet, armée) et se voit attribué un identifiant unique appelé
Autonomous System (AS). Afin de pouvoir communiquer entre eux, les réseaux s'échangent des données, soit en établissant une liaison directe, soit en se rattachant à un nœud d'échange (point de peering). Chaque réseau est donc connecté à plusieurs autres réseaux. Lorsqu'une communication doit s'établir entre deux ordinateurs appartenant à des AS différents, il faut alors déterminer le chemin à effectuer parmi les réseaux. Aucun élément d'Internet ne connaît le réseau dans son ensemble, les données sont simplement redirigées vers un autre nœud selon des règles de routage. Environ 50 % du trafic mondial d’Internet passe par l'État de Virginie. Un très gros spammeur (envoi de pourriels) habitant dans un État voisin y est condamné en novembre 2004 à neuf ans de prison.

Requis

Faire partie d'Internet, en tant que réseau de réseaux, nécessite d'être connecté à un réseau IP. Pour le grand public, du matériel et des logiciels sont nécessaires :
- Canal de communication :
  - lignes téléphoniques :
    - analogiques : RTC, xDSL
    - numériques : RNIS
  - fibre optique
  - câble
  - satellite
- Fournisseur d'accès à Internet (
FAI) (en anglais ISP pour Internet Service Provider)
- Client pour le protocole réseau utilisé (PPP, PPPoX, Ethernet, ATM, etc.) D'autres logiciels sont eux nécessaires pour exploiter Internet suivant les usages.
- World Wide Web : un navigateur Web
- Messagerie électronique : un client SMTP et POP(POP3) ou IMAP / IMAP4 D'autres encore assurent la sécurité, par exemple :
- Pare-feu

Protocoles

Internet fonctionne suivant un modèle en couches, calqué sur le modèle OSI. Les éléments appartenant aux mêmes couches utilisent un protocole de communication pour s'échanger des informations. Un protocole est un ensemble de règles qui définissent un langage afin de faire communiquer plusieurs ordinateurs. Ils sont définis par des normes ouvertes, les RFC. Chaque protocole a des indications particulières et, ensemble, ils fournissent un éventail de moyens permettant de répondre à la multiplicité et à la diversité des besoins sur Internet. Les principaux sont les suivants :
- IP (
Internet Protocol) : protocole réseau qui définit le mode d'échange élémentaire entre les ordinateurs participant au réseau en leur donnant une adresse unique sur le réseau.
  - TCP : responsable de l'établissement de la connexion et du contrôle de la transmission. C'est un protocole de remise fiable. Il s'assure que le destinataire a bien reçu les données, au contraire d'UDP.
    - HTTP (
HyperText Transfer Protocol) : protocole mis en œuvre pour le chargement des pages Web.
    - HTTPS : pendant du HTTP pour la navigation en mode sécurisé.
    - FTP (
File Transfer Protocol) : protocole utilisé pour le transfert de fichiers sur Internet.
    - SMTP (
Simple Mail Transfer Protocol) : mode d'échange du courrier électronique en envoi.
    - POP3 (
Post Office Protocol version 3) : mode d'échange du courrier électronique en réception.
    - IMAP (
Internet Message Access Protocol) : un autre mode d'échange de courrier électronique.
    - IRC (
Internet Relay Chat) : protocole de discussion instantanée.
    - NNTP (
Network News Transfert Protocol) : protocole de transfert de message utilisé par les forums de discussion Usenet
    - SSL ou
TLS : protocoles de transaction sécurisée, utilisés notamment pour le paiement sécurisé.
  - UDP : permet de communiquer, de façon non fiable mais légère, par petits datagrammes.
    - DNS (
Domain Name System) : système de résolution de noms Internet.
  - ICMP (
Internet control message protocol) : protocole de contrôle du protocole IP. Indépendamment du transfert entre deux points, quelques protocoles sont nécessaires aussi pour que les passerelles puissent s'échanger des informations de routage. Ce sont Interior Gateway Protocol (IGP), Exterior Gateway Protocol (EGP) et Border Gateway Protocol (BGP).

Citations


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Je suis convaincu qu'Internet est une expérience pour voir à combien d'adultes l'on peut faire fixer un écran sur lequel rien d'intéressant ne se passe, et où souvent il ne se passe rien - Jerry Pournelle.
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Regardez bien au fond du flacon d'où est sortie la bulle Internet : vous verrez qu'il y reste encore beaucoup de savon ! - Jean-Pierre Raffarin
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Sur internet, on peut écouter la radio tout en payant le téléphone. - Anne Roumanoff
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Internet. On ne sait pas ce qu'on y cherche mais on trouve tout ce qu'on ne cherche pas. - Anne Roumanoff

Voir aussi

Liens internes

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flaming | hack | crack | net-sociologie | netiquette | troll | loi de Godwin | Internetophobie ]

Liens externes


- [http://stielec.ac-aix-marseille.fr/electron/cours.htm#internet
Internet et réseaux] ;
- [http://www.9atech.com/page_fete1.html Une histoire alternative et distrayante de l'Internet.];
- [http://www.ietf.org/rfc/rfc1000.txt RFC1000], l'histoire des débuts de l'Internet et des premiers RFC;
- [http://www.isoc.org/internet/history/brief.shtml
A Brief History of the Internet], par l'ISOC ;
- [http://www.computerhistory.org/exhibits/internet_history/ Internet history], histoire illustrée ;
- [http://www.cs.utexas.edu/users/chris/think/ THINK protocols], par l'université du Texas à Austin, recherche historique ;
- [http://www.ibiblio.org/pioneers/index.html Internet Pioneers], avec plusieurs biographies ;
- [http://www.anderbergfamily.net/ant/history/ History of the Internet and Web], chonologie ;
- [http://opte.org/ The Opte Project], cartographie d'Internet ;
- [http://www.acm.org/ubiquity/views/v6i5_simoneli.html A Concise Guide to the Major Internet Bodies].
- [http://www.alexa.com/ Alexa], Mesure d'audience ; Catégorie:Internet fiu-vro:Internet ja:インターネット ko:인터넷 ms:Internet simple:Internet th:อินเทอร์เน็ต


Imprimerie

Catégorie:Imprimerie L'imprimerie est l'ensemble des technologies permettant de reproduire des écrits et des illustrations en grande quantité sur des supports plans, généralement du papier, et pouvoir ainsi les distribuer à grande échelle. Les techniques vont de la composition des textes au façonnage (reliure, pliage...) en passant par l'impression et la relecture. composition

Histoire

L'histoire de l'imprimerie est étroitement liée à celle de l'humanité. Depuis que l'homme a développé des moyens de communiquer (peintures rupestres, écriture...), il a cherché à pérenniser ses œuvres et à les diffuser. Des scribes égyptiens, qui gravaient la pierre, aux moines copistes médiévaux, qui passaient leurs journées à reproduire des œuvres — œcuméniques pour la plupart — en les recopiant à la main, l'homme a très vite cherché à automatiser ces moyens de copie.

Invention de l'imprimerie en Chine

L'invention du papier est due aux Chinois, qui l'inventèrent vers l'an 105, il a été un élément décisif dans l'invention de l'imprimerie, car il permettait enfin d'avoir un support écrit léger, souple et peu coûteux, indispensable à une production de masse de l'écrit. Il ne manquait plus alors pour remplir le papier qu'une technique plus fiable et plus rapide que la main humaine. L'imprimerie fut inventée en Chine, au début de la dynastie Tang, située entre 618 et 907. Ils transposèrent la technique des sceaux qu'ils utilisaient déjà à une plaque en bois qui représentait toute la page à imprimer. Le plus ancien document imprimé retrouvé par les archéologues date de la 751 (période Silla), il a été mis au jour en 1966 à Kyongju, en Corée. Entre 1041 et 1049, un artisan Pi Cheng, inventa le caractère mobile, ce qui permit de développer l'imprimerie, en accélérant encore la composition des pages à imprimer. Pi Cheng utilisait le caractère mobile en argile, mais pendant les siècles suivants, les gouvernements de la Chine et de la Corée ont financé la production du caractère mobile métallique, dont, par exemple une fonderie établie par les autorités coréennes au début du .

En Europe

Corée C'est ainsi qu'apparurent les premiers bois gravés permettant la reproduction en nombre d'écrits, de gravures : la xylographie. Puis l'on utilisa la pierre gravée à l'envers sur laquelle on appliquait l'encre qui allait à son tour être posée sur le papier : la lithographie. Les balbutiements de la typographie se heurtaient à un problème de taille : en cas d'erreur, il fallait tout refaire. Johannes Gensfleisch, plus connu sous le nom de Gutenberg, eut l'idée, vers 1440 à Strasbourg, de reprendre le même procédé, en suivant l'innovation implémentée par les gouvernements chinois et coréens - l'usage des caractères mobiles métalliques. Ce fut le transfert vers l'Occident de la typographie moderne. On attribue à Gutenberg la naissance de la typographie, mais cette dernière existait déjà bien avant en Chine. De cette évolution, on retiendra donc deux types de livres. Les incunables, livres de l'ère prégutenberg édités entre 1450 et 1500, et les livres dits modernes, issus de la typographie et des techniques plus modernes telles que l'impression offset ou l'héliogravure. Le patron des imprimeurs est saint Jean Porte Latine. L'imprimerie s'est longtemps enorgueilli de certaines traditions très colorées telles que l'[http://www.cecofop.com/passeport/argo.htm Article IV] (ce dernier lien donne aussi la définition de certains termes de l'argot du typographe) et un chant (d)étonnant l'accompagnant, le [http://lyc-estienne.scola.ac-paris.fr/ecole/contenu_marche.htm À la...]. La typographie a occupé la scène de la communication du jusqu'au troisième quart du . Les temps modernes ont vu apparaître de nouvelles techniques de reproduction tant pour l'imprimerie proprement dite que pour la bureautique. La xénographie, procédé de photocopie, la ronéotypie, le fac-similé (la télécopie). L'industrie graphique s'est vue doter d'outils nouveaux avec l'avènement de l'impression offset où l'on a remplacé les caractères en relief par un procédé de report d'encre et d'eau sur une plaque offset. Les parties à ne pas imprimer reçoivent l'eau et les parties à reproduire, l'encre, qui est hydrophobe. La plaque est ensuite pressée contre un blanchet et le blanchet imprime par report la feuille. Ce procédé a permis d'introduire l'impression en quadrichromie, c'est-à-dire en couleurs, le spectre étant reproduit à partir de trois teintes primaires (le cyan, le magenta et le jaune) auxquelles on a ajouté le noir afin d'économiser sur les teintes et donner plus de contraste aux tirages en couleurs.

Technologie : évolution et diversité

quadrichromie Parallèlement, la composition s'est informatisée. On a vu apparaître, à la fin des années soixante, début des années soixante-dix, les premiers procédés de photocomposition. Un système de miroirs dans lesquels les caractères étaient ajourés servait de « pochoir » à la lumière qui allait impressionner une surface sensible, le bromure. Ce dernier était ensuite révélé et fixé comme un papier photographique ordinaire. Les textes ainsi composés — au kilomètre — allaient ensuite être montés sur les supports et la mise en page se faisait manuellement. Le montage achevé, on filmait le tout puis on insolait la plaque qui allait servir à l'impression.