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Langage

Langage

als:Sprache ja:言語 ko:언어 ms:Bahasa simple:Language tokipona:toki zh-cn:语言 zh-tw:語言 Catégorie:Linguistique Catégorie:Philosophie Le langage est la faculté de mettre en œuvre un système de signes linguistiques (qui constituent la langue) permettant la communication et l'expression de la pensée. La linguistique est l'étude scientifique du langage.

Quelques questions sur le langage

On considère souvent le langage comme le moyen d'exprimer une idée ; il serait donc un instrument de la pensée. Il y a pourtant des cas où le langage semble nous dépasser : dans le cas du lapsus, nous disons autre chose que ce que nous voulons dire ; et dans le cas, s'il existe, où l'on parle pour ne rien dire. Le langage n'est-il qu'un instrument de communication et d'expression ? Ne fait-il qu'exprimer une pensée ? Cette problématique philosophique du langage concerne le statut métaphysique de la pensée : si la pensée préexiste au langage, il est possible de se passer de cette forme matérielle ; mais si la pensée ne peut se réduire au langage, alors ce dernier a un pouvoir spécifique, indépendant des autres facultés. Ce problème de la liaison du langage et de la raison est lié également à la question de savoir si le langage révèle la nature spirituelle de l'Homme, si le langage est le propre de l'Homme.

Le langage humain

Les travaux de Karl von Frisch, zoologiste autrichien (1886-1982) ont permis de découvrir le « langage » des abeilles qui s'expriment par l'orientation de leur danse en 8. Ces travaux furent ensuite relayés par Émile Benveniste, linguiste, qui a établi que le langage animal était un « code de signaux ». Le langage humain présente des capacités qui le distinguent du langage animal.

Spécificités du langage humain


- La capacité à l'alternance : c'est ce qui permet un aller-retour entre les interlocuteurs dans une véritable communication à double sens. La différence est à soigneusement établir avec le langage animal dont les signaux émis unilatéralement déclenchent une réaction et non d'entrer en relation sur le mode du langage.
- La capacité à exprimer le possible et non seulement le réel présent. C'est la condition sine qua non de la capacité d'abstraction.
- La capacité à exprimer des liens logiques : elle permet que naisse l'argumentation.
- La capacité à exprimer la mémoire du passé : l'aboutissement le plus achevé de cette capacité est l'écriture, mais la transmission orale existait antérieurement, usant de cette même capacité.
- Chez les animaux, il s'agit d'un besoin : chez les humains « l'art de communiquer nos idées dépend moins des organes qui nous servent que d'une faculté propre à l'Homme, qui fait employer ses organes à cet usage » (Essai sur l'origine des langues, Jean-Jacques Rousseau). Ce n'est pas spécialement une aptitude physique qui donne aux Hommes le langage.
- L'Homme est « capable d'arranger ensemble diverses paroles et d'en composer un discours ». (René Descartes). C'est ce que le linguiste Martinet a nommé la double articulation. Avec un nombre fini de moyens (les phonèmes ou à l'écrit les graphèmes), l'Homme est capable de composer une infinité de discours.
- Le langage humain est acquis. Tandis que le langage animal est inné. En effet, l'Homme doit apprendre à parler : à 4-5 mois, il gazouille, à 10 mois, il connaît 3 ou 4 mots pour maîtriser l'usage de plus de 3000 mots vers 3 ans.

Critique de la spécificité du langage humain

L'Homme n'a pas possédé de tous temps un langage articulé ; dans ce cas, le langage ne permet pas de définir une nature spirituelle qui distinguerait l'Homme de l'animal. Ce qui n'empêche pas de rechercher ce qui particularise l'Homme. Certains animaux comme certaines espèces d'oiseaux (par exemple l'oiseau Lyre) n'ont pas de langage propre, ils apprennent au contact de leur parents et plus largement au contact de leur milieu ce qui constituera leur « langue ». Dans une moindre mesure, des espèces comme les vervets apprennent au contact de leur congénères la signification de certains cris.

Les troubles du langage

Parmi les troubles répertoriés concernant le langage et la parole (rééduqués par l'orthophoniste), nous pouvons relever entre autres :
- l'aphasie ;
- la dysphasie ;
- l'anarthrie ;
- la dysarthrie ;
- la dyslalie ;
- la dyspraxie. en revanche on peut trouver des animeaux qui parlent par le langage des hommes tel que le perroquet donc on peut dire que le langage de cet espèce est acquis (en quelque sorte)

Les rapports entre langage et pensée

La fonction du langage, dit-on, est dexprimer la pensée en la manifestant extérieurement. Il faut pourtant apporter à cette formule une précision importante, et même en souligner l'insuffisance. En effet : - La pensée doit ici être entendue au sens conceptuel, voire rationnel : l'expérience a montré que les singes anthropoïdes peuvent accéder à une expression symbolique abstraite (utilisation du « langage des signes » des sourds-muets, manipulation de symboles abstraits), mais il n'a jamais pu être établi qu'un animal soit capable d'exprimer une idée, ni même un concept. En d'autres termes, certains animaux sont capables d'exprimer leurs besoins (la faim, la soif), leurs émotions (désirs ou craintes, tristesse ou joie...), mais aucun ne semble capable de porter un jugement liant des concepts. Cette précision rejoint la remarque déjà formulée par des philosophes. Par exemple, remarque Aristote, les animaux peuvent exprimer le plaisir ou la douleur, qui sont des sensations, non le juste et l'injuste, qui sont des idées (et c'est pourquoi l'Homme, et l'Homme seulement, est « un animal politique »). Selon Descartes, seul le langage (sous la forme de paroles articulées ou de tout autre système de signes équivalent) est capable de formuler des idées et de les communiquer à d'autres. - La raison de ce lien privilégié entre pensée et langage est elle aussi exposée par des philosophes (Hobbes, Rousseau...) : le langage n'est pas simplement l'expression de la pensée ; il en est le point de départ et l'instrument : penser, c'est « se parler », se dire en quelque sorte des choses à soi-même. La pensée, disait déjà Platon, est « le dialogue de l'âme avec elle-même ». Et s'il est vrai que le langage, par lui-même, ne pense pas, il est néanmoins indispensable à la pensée et à son déploiement : s'il est vrai que le langage est l'expression de la pensée, il faut ajouter que la pensée est une parole intérieure.

Limites du langage

Une caractéristique importante du langage humain réside dans ce que de Saussure a nommé l'« arbitraire du signe » : il n'y a aucun lien motivé intrinsèquement entre le concept et la forme. Par exemple, la forme
chien ne ressemble en rien à l'animal en question. L'arbitraire du signe permet donc une très grande économie dans le système lexical : une même forme peut être associée à différents concepts (homophonie ou homonymie) et à l'inverse un même concept peut être associé à différentes formes (synonymie). Cependant, cette même caractéristique de l'arbitraire du signe qui confère une grande puissance au langage des humains introduit en même temps la possibilité d'énoncés ambigus dans le système. En effet, il faudra souvent se reférer au contexte de la situation de communication pour interpréter des formes comme bureau dans l'expression « le bureau de Paul », par exemple. S'agit-il ici d'un meuble, d'une pièce dans un immeuble ou d'une entreprise ?

Langage et réalité

Fonctions du langage

Bibliographie


- Platon, Cratyle
- Aristote, De L'Interprétation
- Aristote, Les Politiques, Livre I
- Hobbes, Leviathan, I
- René Descartes, Discours de la méthode, V
- Rousseau, Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les Hommes
- Benvéniste, Problèmes de linguistique générale

Langages mathématiques et informatiques

On emploie également le mot langage pour désigner des systèmes d'instructions et de règles syntaxiques servant en particulier à la programmation informatique (voir langage informatique).

Voir aussi


- Linguistique
- Pensée
- Raison
- Enfants sauvages
- Orthophoniste
- Langage formel
- Technesthésie

Lien externe


- [http://djaphil.free.fr/langage.php Peut-on penser sans langage ?] L'art

Catégorie:Philosophie

Catégorie:Principale Catégorie:Sciences humaines -- Si vous souhaitez contribuer, voir aussi Wikipédia:Portail philosophie et Wikipédia:Projet/Philosophie -- ja:Category:哲学 ko:분류:철학 th:Category:ปรัชญา


Signe linguistique

Un signe linguistique est une entité formée par la réunion d'un signifié (un concept) et d'un signifiant (une forme sonore ou image acoustique). Par exemple, le mot français arbre est un signe linguistique associant le concept d'arbre à la forme sonore /arbr/.

Linguistique

mot La notion de signe linguistique a été définie par Ferdinand de Saussure dans son Cours de linguistique générale. Saussure a souligné trois caractéristiques importantes du signe linguistique : #L'arbitraire du signe : le lien entre le signifiant et le signifié est arbitraire (c'est-à-dire immotivé), car un même concept peut être associé à des images acoustiques différentes selon les langues. #Le caractère linéaire du signifiant : « le signifiant, étant de nature auditive, se déroule dans le temps ». Les éléments des signifiants se présentent donc obligatoirement les uns après les autres, selon une succession linéaire : ils forment une chaîne. #L'immutabilité du signe : le signifiant associé à un concept donné s'impose à la communauté linguistique : un locuteur ne peut décider de le modifier arbitrairement. #La mutabilité du signe : les signes linguistiques peuvent néanmoins être modifiés par le temps, par l'évolution linguistique (modification du signifiant, du signifié ou de leur rapport). La science étudiant les signes, qu'ils soient verbaux ou non-verbaux, est la sémiotique (ou sémiologie, selon le sens donné à ce dernier terme). Celle étudiant les concepts d'un point de vue linguistique est la sémantique, tandis que la phonétique et la phonologie décrivent l'image sonore des signes linguistiques.

Psychanalyse

Le psychanalyste Jacques Lacan s'inspira de cette notion pour développer son concept de signifiant et de signifié. Pour Lacan, l'élément essentiel du signe linguistique est bien le signifiant, le mot lui-même. Il y a primauté du signifiant. L'impression, la trace mnésique que laisse l'image acoustique détermine le parlêtre. Cette distinction lacanienne s'appuie également sur les notions, chez Sigmund Freud, de représentation de chose et de représentation de mot, qui ne sont cependant pas synonymes de signifiant et signifié. Si l'importance du signifiant révèle un parlêtre tout fait de symbolisme, la primauté du signifiant permet plus encore d'aborder l'inconscient, structuré comme un langage. Partant de la phrase Un signe est ce qui représente quelque chose pour quelqu'un ( Lacan, L'identification), Lacan formulera un énoncé très différent, élevé à la dignité d'axiome, de véritable slogan : Un signifiant représente le sujet pour un autre signifiant. Ce sujet que le signifiant représente, il s'agit du sujet de l'inconscient. C'est le signifiant qui tranche, c'est lui qui introduit la différence comme telle dans le réel, et justement dans la mesure où ce dont il s'agit n'est point de différences qualitatives (L'identification). catégorie:Linguistique catégorie:Terminologie lacanienne ja:記号

Communication

ko:통신 ms:Komunikasi ja:通信 simple:Communication th:การสื่อสาร

Introduction

Il est important de différencier plusieurs notions lorsqu'on parle de communication:
- La science de la Communication, cherchant à conceptualiser et rationaliser des processus de transmission entre êtres, machines, groupes ou entités. On préférera dans cet article le terme de Science de la communication» ou plus simplement « La Communication ». La Communication est issue de la réunion et de la mise en commun des connaissances de plusieurs sciences: Notamment la linguistique, la télégraphie, la téléphonie, la psychologie, la sociologie et la politique. Certains catégorisent cette science comme étant aussi l'étude du mouvement de l'information, liée à la théorie de l'information.
- Un processus de communication peut être basiquement décrit comme étant le processus de transmission d'un message d'un émetteur à un récepteur à travers un média subissant des interférences sous condition de message de rétroaction ou feedback. Cela associe un acte au message et à la médiatisation qui y sont liés. C'est le contexte qui donne le sens de l'échange. On préférera alors dans cet article le terme de « processus de communication » ou plus simplement « Une communication ». Nous verrons plus tard dans cet article qu'il existe différents modèles de représentation et donc différentes façon d'aborder ce qu'est une communication.
- Les voies de communication, qui représentent les différents moyens de communications et de transport, notamment la télécommunications, les voies routières et ferroviaires, les entreprises de communications… Bref tout ce qui est lié à la médiatisation de message, dans un secteur industriel, publicitaire ou technologique. Autrefois théorisées et utilisées par le secteur industriel, le secteur tertiaire (services, publicitaires, ou les ex-Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication ou NTIC) se sont de plus approprié ces notions, et leur utilisation.

Notions de bases en science de la communication

Concernant la Communication en tant que science, certaines notions ont été dégagées par les différents modèles de communication explicités plus bas. Il est intéressant de disposer de définitions communes:

Temporalité d'une communication

Une communication qui peut durer dans le temps (le message n'est pas supprimé au moment où il est envoyé) est dite « intemporelle ». Par exemple, un message rédigé dans un livre est intemporel.Cette notion est liée au contact entre les entités qui communiquent. Un message éphémère, est lui dit « temporel ». Par exemple, une discussion orale est éphémère, temporelle. La communication est notament enseignée dans les écoles d'ingénieurs.

Localisation

Pareillement que concernant la temporalisation, une communication peut être:
- localisée(concentré à un endroit) telle une discussion
- alocalisée (disponible de n'importe quel endroit) - par exemple internet.
- délocalisée (le lieu d'émission est loin du lieu de réception) C'est le cas d'une discussion téléphonique. Cette notion est liée à l'expression du contact entre les entités qui communiquent.

Code

Pour communiquer, l'émetteur et le récepteur doivent disposer d'un code commun: En résumant, il s'agit d'une table de correspondances entre un symbole ou signe, et le sens qu'il porte. La non correspondance des tables entre émetteur et récepteur est l'une de sources d'échecs de communication parmi les plus difficiles à résoudre, chacun pouvant supposer que l'autre comprend son code, sans que ce soit le cas :
- Un chef de projet étatsunien est choqué de voir son équipe française exiger du matériel pour son travail. Elucidation faite, cette équipe ne voulait que demander ce matériel (or to demand signifie exiger)
- Le même s'étonne de voir, après avoir stigmatisé le peu de temps dont on dispose pour un petit projet, de voir des membres européens se demander pourquoi au contraire on dispose d'une telle marge. Elucidation : quand il écrivait sur son tableau 6/6 pour la date de début et 6/12 pour la date de fin, il pensait pour cette dernière au 12 juin et l'équipe européenne a compris 6 décembre !
- Un collègue japonais désirant montrer le grand respect qu'il éprouve pour la famille d'un collègue l'invitant à dîner apporte à la maîtresse de maison une fleur considérée comme l'une des plus belles au Japon : un chrysanthème. Gêne garantie chez celle-ci.

Contexte

Une communication est gravée dans un contexte. Elle peut avoir lieu à un instant donné, dans un lieu donné, et vis à vis d'une situation, d'un événement donné. Tout cet environnement, qui ne fait pas partie de la communication à proprement parler, mais qui accompagne cette communication, est appelé contexte. L'environnement peut être source d'interférences.

Protocole

On désigne sous ce terme tout ce qui rend la communication possible ou plus aisée sans rapport avec le contenu de la communication elle-même. Attendre une tonalité pour numéroter, demander à l'interlocuteur de se répéter, épeler son nom, s'entendre tacitement sur le moment où une communication sera considérée comme terminée font partie des protocoles. Voir aussi diplomatie, Internet.

Enjeux d'une communication

A travers le fait de faire passer un message, on chercherait à répondre à l'un des objectifs suivants:
- Faire passer une information ou une émotion
- Créer une norme commune pour se comprendre.
- Créer une relation pour dialoguer fréquemment, ou relancer le dialogue.
- Obtenir une influence pour utiliser ou forcer l'autre à agir selon sa volonté.
- Donner son identité, sa personnalité au tiers, pour être connu. On parle alors d'enjeux de la communication. C'est lié aux différentes fonctions du message, conceptualisées par Jakobson.

Communication verbale et communication non verbale

Une communication verbale est faite de signes linguistiques. Cela implique une langue, ou plus généralement un langage, la dépassant.
Il existe, comme moyens de communication verbale l'écriture, la langue des signes, la voix... L'art de conceptualiser ce message dans un langage afin de minimiser les interférences est appelé Rhétorique. Est dite « non verbale » une communication basée sur la compréhension implicite de signes non exprimés par un langage, comme les gestes, les couleurs, voire même les vêtements ou les odeurs. Ces signes et leur compréhension ou leur interprétation sont dans leur grande majorité dépendants de la culture. Cette distinction verbale / non verbale a été faite par l'homme, pour distinguer le langage oral du langage corporel. Elle n'est pas toujours aisée à faire.

Les enjeux identitaires

L'image que nous donnons doit être confirmée par autrui. Le fait que le rôle, le statut et la place des acteurs soit bien identifiés permet aux interlocuteurs de se reconnaître dans une position sociale, d'éviter les mal-entendus, les conflits, et d'assurer la crédibilité. L'identité situationnelle du locuteur est repérable dans l'énonciation.

Les enjeux relationnels

La communication est le passage obligé pour entrer en relation avec autrui. Ce contact comporte certains risques, notamment lors de "l'ouverture" et "fermeture" de la communication. Les risques d'intrusion, de non réponse, de blocage et d'abandon existent réellement.

les enjeux territoriaux

L'espace physique et psychique (intime) doit être protégé. Dans toute organisation, chacun défend son espace et évite les intrusions injustifiées.

Feedback

Le message de Rétroaction, ou message de feedback (ou encore feed-back) en anglais, est le message, verbal ou non, renvoyé par réaction par le récepteur, à l'émetteur. Lorsqu'il existe, on parle de communication bidirectionnelle. Ses enjeux sont différenciés de ceux du message dont il est issu. Le feed-back peut servir, suivant les cas, à:
- confirmer la réception du message
- infirmer la réception du message
- demander des précisions
- relancer la discussion.
- terminer la discussion. La notion de feed-back est issu des travaux de Norbert Wiener sur la cybernétique (Cybernetics or Control and Communication in the Man and the Machine (1948) et Cybernétique et société (1950)). Cette notion a permis aux chercheurs en science humaine de passer d'une vision linéaire (unidirectionnelle) de la communication, à la conception d'un processus circulaire (bidirectionnelle). On peut distinguer selon Wiener deux formes de Feed-Back :
- Le Feed-back positif , qui conduit à accentuer un phénomène, avec un effet un possible effet boule de neige (hausse de la tension entre les communicants. Entre humains il s'agirait d'énervement entre 2 personnes).
- Le Feed-back négatif peut être considéré comme un phénomène de régulation, qui en amoindrissant la communication, tend à la maintenir stable et équilibrée.

Réseau

On nomme réseau un ensemble de nœuds, d'acteurs ou lieux de communications grâce auxquels les messages circulent. L'information se concentre et se redistribue ainsi. On parle d'un réseau. Se sont développés des réseaux informatiques, mais aussi de routes, canaux, télégraphe, chemins de fer, téléphonie, anciens élèves de grandes écoles, etc. On découvrit dans les années 60 que la généralisation des ascenseurs automatiques, qui supprimait les garçons d'ascenseur, supprimait un noeud important de communication informelle entre les étages d'une entreprise (car le garçon d'ascenseur connaissait tout le monde et tout le monde lui parlait). Ce rôle a été partiellement remplacé par les coins café considérés aujourd'hui comme indispensables dans les bureaux, et lieux d'échanges informels souvent importants. Voir aussi sur ce sujet: télécommunications, sémaphore, télégraphie, téléphonie.

Principaux types de communication

Il existe, selon certaines théories, trois types de communications fondamentales, suivant leur diffusion :

Communication interpersonnelle

La communication interpersonnelle est basée sur l'échange 1 émetteur - 1 récepteur.
Entre humains, c'est la base de la vie en société. C'est là en général que la compréhension est la meilleure, mais le nombre de récepteur limité: 1 seul. Le feedback est quasi systématique. Il y a notamment le téléphone, la conversation orale...
Elle existait avant même la création de l'humanité, mais n'a été formalisé qu'aux cours des deux derniers siècles.

Communication de masse

La Communication de masse c'est un émetteur (ou un ensemble d'émetteurs liés entre eux) s'adressant à tous les récepteurs disponibles. Là, la compréhension est considérée comme la moins bonne, car le bruit est fort, mais les récepteurs bien plus nombreux. Elle dispose rarement d'un feedback, ou alors très lent (on a vu des campagnes jugées agaçantes par des consommateurs, couches pour bébé par exemple, conduire à des baisses de ventes du produit vanté). Ce type de communication a été conceptualisé avec l'apparition des notions d'organisation de masse dont quatre éléments sont la standardisation, le Fordisme, le taylorisme et la publicité...
On parle de médias de masse ou « MassMedia ». En font partie la radiocommunication, la radiodiffusion et la télévision. L'absence de réponse possible en fait un outil idéal de la Propagande, ce que souligna à plusieurs reprises Georges Bernanos. L'un des ouvrages considéré comme fondateur de la notion de « masse », bien que contestable sur son contenu et son objectivité, est Psychologie des foules (1895) du psychopathologue Gustave Le Bon. La persuasion clandestine, ouvrage de Vance Packard, montre à ce sujet que la science de la manipulation était déjà bien avancée en 1957. Retour au meilleur des mondes, d'Aldous Huxley, va dans le même sens.

Communication de groupe

La communication de groupe part de plus d'un émetteur s'adressant à une catégorie d'individus bien définis, par un message ciblé sur leur compréhension et leur culture propre.
C'est celle qui est apparue avec la publicité ciblée et la société de consommation, la plus récente. Elle se partage, au niveau de ses effets, entre les deux autres.

La communication de groupe est aussi complexe et multiple car elle est lié à la taille du groupe, la fonction du groupe, et la personnalité des membres qui le compose. On peut également intégrer cette notion dans la communication interne à une entitée. Les groupes peuvent alors être des catégories de personnels, des individus au sein d'un même service, etc.

Modèles de communication

De nombreux théoriciens de la Communication ont cherché à conceptualiser ce qu'était « une communication ». Il ne s'agit pas là d'une liste exhaustive, tant les modèles sont nombreux et complémentaires. Nous chercherons à en donner une évolution générale en donnant les plus connus de ces modèles et l'apport qu'ils ont induit.

Le modèle de Shannon et Weaver

Créé (dans Théorie mathématique de la communication) en 1949 par l'ingénieur Claude Shannon (père entre autres de nombreux concepts informatiques modernes) et le philosophe Waren Weaver afin de conceptualiser les transmissions télégraphiques. En effet le problème était de faire passer un message aussi clair que possible d'un point un A à un point B. Ce qui n'arrivait pas forcément.
C'est ainsi que fut mis en évidence le concept de bruit, ou plus exactement d'interférence. Ce modèle fut l'un des premiers à mettre en lumière ces notions de base. La communication est dans ce modèle réduit à sa plus simple expression : la transmission d'un message. On peut résumer ce modèle en :
«Un émetteur, grâce à un codage, envoie un message à un récepteur qui effectue le décodage.» Ce modèle a pourtant pour inconvénients de ne pas s'appliquer à toutes les situations de communication : Et s'il y a plusieurs récepteurs ? Quid de la psychologie et de la sociologie dans le cas d'interaction entre entités pensantes ? Et le message de rétroaction n'est pas considéré. En sus de sa linéarité, il considère que le récepteur est passif. Ce qui peut se révéler vite faux.

Le modèle de Harold D. Lasswell

Harold D. Lasswell, psychiatre, fut un des pionniers de la communication de masse. Pour lui, il s'agit de la décrire à travers les questions: « : Qui, dit quoi, par quel canal, a qui et avec quel effet ? » Qui?: correspond à l'étude sociologique du ou des milieux et organismes émetteurs. Dit quoi? : se rapporte au contenu message, à l'analyse de ce contenu. Par quel média ou canal : C'est l'ensemble des techniques utilisées pour diffuser l'information à un instant donné dans une société donnée. A qui?: vise l'auditoire, ou audience. C’est-à-dire les publics récepteurs avec des analyses selon des variables Avec quels effets?: Il s'agit d'analyser et d'évaluer les influences du message sur l'audience. Ce modèle conçoit la communication comme étant un processus d'influence et de persuasion, très proche du but premier de la communication de masse: La publicité. L'avantage de ce modèle est qu'il dépasse la simple transmission du message (même s'il y reste centré) et envisage notamment les notions d'étapes de communication, la capacité de pluralité des émetteurs et des récepteurs et de finalité d'une communication (ses enjeux). Pourtant il reste critiquable. En effet il envisage la communication comme une relation d'autorité et de persuasion. Et il néglige le message de rétroaction, ainsi que les notions de psychologie et de sociologie de part et d'autre de la relation de communication. Le récepteur est toujours considéré comme passif, ce qui est encore inexact, car il existe en général inter-influence entre l'émetteur et le récepteur, qui n'est pas pris en compte dans ce modèle. Sa vision autoritaire, voir autoritariste de la communication lui valu de nombreux ennemis, encore aujourd'hui. Néanmoins ses travaux et son modèle ont des bases justifiables, notamment les travaux du psychologue Walter Dill Scott (The Psychology of Advertising (1908), l'un des premiers ouvrages à lier l'intérêt de l'utilisation de la psychologie dans la publicité). L'un de ses ouvrages majeurs -Propaganda Technique in the World War (1927)- fera parti des ouvrages de références dans l'usage de la propagande dans la seconde guerre mondiale. Ce modèle a vu l'éclosion des notions, par exemple, de communication de masse, de conditionnement de masse et de relation publique. Il est à lier aux travaux du célèbre Marshall Mac Luhan (La galaxie Gutenberg, 1967) et Régis Debray (Traité de médiologie, 1991)

Le Modèle de Riley & Riley

Dans ce modèle est considéré en premier lieu l'appartenance des individus humains à des groupes. L'émetteur rebaptisé communicateur, et le récepteur sont donc distribués dans des groupes primaires (familles, communauté, petits groupes...) sociologiques. Ces groupes influeraient la façon de voir, de penser et de juger de leur membres. Et ces groupes évoluent dans un contexte social dont ils dépendent. On le comprends vite que de nouvelles notions, notamment celle de contexte et d'appartenance à un groupe, liée à la sociologie. De plus ce modèle est le premier à prendre en compte la notion d'une boucle de rétroaction, entre l'émetteur et le récepteur. Cela montre qu'il y a réciprocité et inter-influence entre les individus. Ce modèle est à l'origine des travaux sur la communication de groupe.

Le modèle de Jakobson

Voir l'article détaillé : Roman Jakobson Cet autre modèle, proposé par le linguiste russe Roman Jakobson, développe un point de vue centré non plus sur la transmission d'un message, mais sur le message lui même. Il est composé de 6 facteurs. À chacun de ces facteurs est lié une fonction du message, explicité par Jakobson.
- Le destinateur (Lié à la fonction expressive du message)
- Le message (Lié à la fonction poétique du message)
- Le destinataire (Lié à la fonction conative du message)
- Le contexte, l'ensemble des conditions (sociales principalement) extérieures au messages et qui influence sa compréhension. (Lié à la fonction référentielle du message)
- Le code, symbolisme utilisé pour la transmission du message. (Lié à la fonction métalinguistique du message)
- Le contact, liaison physique, psychologique et sociologique entre émetteur et récepteur. (Lié à la fonction phatique du message) On notera l'apparition ou la réapparition des trois dernières notions (contexte, code, contact) qui complètent énormément la vision d'ensemble sur ce qu'est une communication. Ces travaux sont à lier à l'impulsion linguistique de Ferdinand de Saussure, et philosophique de John L. Austin.

Modèles issus de la réseautique informatique

Ces modèles techniques sont intéressants à noter car ils se basent sur des acteurs différents du sujet d'étude habituel : l'ordinateur, fondamentalement logique et non-humain. Selon ces modèles, toute action de communication se baserait sur un processus essentiel, ou protocole de communication :
- Phase de mise en contact/connexion. : L'émetteur envoie une demande de connexion. : Le récepteur répond, soit affirmativement, soit négativement. : Si on fonctionne dans le principe d'une communication synchrone, l'émetteur et le récepteur s'envoient des messages pour se synchroniser
- Phase de l'envoi du (des) message(s) : L'émetteur envoie un message : Le récepteur dit s'il l'a bien reçu, ou si l'émetteur doit renvoyer son message. : Les rôles du récepteur et de l'émetteur peuvent s'inverser au cours de la communication.
- Phase de clôture/déconnexion : L'un des ordinateurs demande la fermeture de la connexion. Ces modèles ont aussi mis beaucoup plus en valeur la notion de réseau de communication, et de nœud de communication. En effet, un message transmis peut être relayé d'un poste à l'autre. De plus, on peut l'envoyer à un groupe d'ordinateurs. Et donc il faut savoir qui prend la parole, et comment... (principe du « token »). La notion de code (appelé protocole) est elle aussi très importante car une parfaite coordination entre les ordinateurs - à la logique binaire - est essentielle. Par contre, évidemment, la psychologie, la sociologie et leur implication dans le contexte de communication n'est pas explicité du tout dans ce modèle là. Et elle oublie totalement les notions de sens et de fonction du message.

Sciences connexes à la Communication

La communication est liée à de nombreuses autres sciences, dont elle est une composante, s'est inspirée, ou auxquelles elle a participé à l'envol:
- Le management : Gestion d'équipe dans un cadre de projet.
- Les relations publiques : Gestion de la communication avec le monde extérieur, le public, et gestion de l'opinion publique.
- La pédagogie et la didactique : Sciences de l'apprentissage et de la manière de faire apprendre (à lier avec l'éducation, le dressage, l'instruction,l'andragogie voire le conditionnement)
- Le marketing, parfois appelé mercatique, dont découle la stratégie de communication.
- La réseautique, liée à la communication entre appareils informatiques (l'informatique étant la contraction d'information automatique).
- La communication de crise, sur la gestion de la communication en période de crise.
- La théorie de l'information, directement issue des théories de Norbert Wiener sur l'entropie informationnelle.
- La Sémiologie qui est la science d'étude des signes, et de l'étude du signifiant et du signifié qui leur sont liés et son application, la Sémiotique.
- L'enseignement déterministe paru en août 2005 expose la forme ultime de communication verbale : utiliser les sens de plusieurs langues simultanément dans les phonèmes d'une seule. Exemple: "façile" = "fa si" italien + "así" espagnol... De plus en séparant ces sons en deux catégories (+1 et -1) on obtient de véritables œuvres d'art internationales laissées à la libre interprétation.

Voir aussi


- Journalisme
- Agence de communication
- Mauvaise écoute

Liens externes


- Concept de communication [http://www.biblioconcept.com/wiki/index.php?wiki=Communication]
- Outil de communication indépendant [http://www.lc-poli.com/]
-
Catégorie:Cybernétique

Linguistique


-
Au sens large, la linguistique est l'étude du langage humain ; un linguiste est donc une personne qui étudie les langues. Dans un sens plus restreint, la linguistique s'oppose à la grammaire dite traditionnelle, en ce sens que celle-ci est normative tandis que celle-là est descriptive. Alors que la grammaire juge des énoncés quant à leur adéquation à une norme donnée, la linguistique se contente de décrire. L'étude de la linguistique peut se faire selon trois axes principaux, dont les tenants et aboutissants sont décrits ci-dessous :
- études en synchronie et diachronie : l'étude synchronique d'une langue s'intéresse seulement à cette langue à un moment donné de son histoire, à un seul de ses états. Par opposition, étudier une langue — ou une famille de langues — en diachronie revient à s'intéresser à son histoire et aux changements structurels qu'elle a subis ;
- études théoriques et appliquées : la linguistique théorique étudie la création de structures permettant la description individuelle de langues ainsi que les théories tentant de cerner leurs constantes universelles ;
- études contextuelles et indépendantes : bien que les termes désignant cette dichotomie ne soient pas clairement fixés, on peut la décrire comme suit ; l'étude contextuelle s'intéresse aux interactions entre le langage et le monde, tandis que l'étude indépendante considère le langage pour lui-même, indépendamment de ses conditions extérieures. Les spécialistes sans qualifications précises qui se désignent comme des linguistes sont principalement intéressés par la linguistique indépendante, théorique et synchronique, que l'on considère souvent comme la branche principale de la discipline, et que l'on désignera ici sous le terme de linguistique théorique.

Domaines de la linguistique théorique

La linguistique théorique est souvent divisée en domaines séparés et plus ou moins indépendants :
- phonétique : étude des différents phones ou sons produits par l'appareil phonatoire humain ;
- phonologie : étude des sons pertinents, ou phonèmes, d'une langue donnée ;
- morphologie : étude de la structure interne des mots ;
- syntaxe : étude de la combinatoire des mots entre eux pour former des énoncés ;
- sémantique : étude du sens des mots et des énoncés ;
- stylistique : étude du style d'un énoncé littéraire ou non ; le style constitue-t-il un écart par rapport à une norme ?
- pragmatique : étude de l'utilisation (littérale, figurée ou autre) des énoncés dans les actes d'énonciation. Le caractère séparé de chacun de ces domaines ne fait pas forcément l'unanimité. Les linguistes, cependant, reconnaissent le plus souvent qu'aucun domaine n'est entièrement indépendant d'un autre.

Linguistique diachronique

Alors que la linguistique théorique s'attache à décrire les langues à un moment donné de leur histoire (le plus souvent le présent), la linguistique diachronique examine comment les langues évoluent au cours du temps — que ces changements concernent la prononciation (on parle alors de phonétique historique), le sens et l'histoire des mots (c'est là l'étymologie qui est concernée), voire plusieurs aspects (et l'on touche là à la linguistique) — parfois à travers plusieurs siècles. La linguistique historique jouit d'une longue et riche histoire. C'est d'ailleurs de cette branche de la linguistique que sont nées les autres approches. Elle repose sur des postulats théoriques jugés solides (comme les lois phonétiques). Une discipline comme la linguistique comparée repose principalement sur une optique historique.

Linguistique appliquée

Au contraire de la linguistique théorique, qui cherche à décrire de manière générale une langue donnée ou le langage humain, la linguistique appliquée se sert de ces recherches pour les appliquer à d'autres domaines comme l'enseignement des langues, la dictionnairique, la synthèse ou la reconnaissance vocale, ces deux dernières approches étant ensuite utilisées en informatique pour fournir des interfaces vocales, par exemple.

Linguistique contextuelle

La linguistique contextuelle est un domaine dans lequel la linguistique interagit avec d'autres disciplines. Elle étudie par exemple comment le langage interagit avec le reste du monde. La sociolinguistique, la linguistique anthropologique et l'anthropologie linguistique sont des domaines ressortissant à la linguistique contextuelle dans lesquels on étudie les liens entre le langage et la société. De même, l'analyse critique du discours est un point de rencontre entre la rhétorique, la philosophie et la linguistique. Il est ainsi possible de parler d'une philosophie du langage. D'autre part, l'étude médicale du langage conduit à des approches psycholinguistique et neurolinguistique. Enfin, appartiennent aussi à la linguistique contextuelle des domaines de recherches comme l'acquisition du langage, la linguistique évolutionniste, la linguistique stratificationnelle ainsi que les sciences cognitives.

Locuteur individuel, communautés linguistiques et caractéristiques universelles du langage

Plusieurs approches linguistiques sont possibles selon l'étendue de l'objet d'étude : certains analysent la langue d'un locuteur donné, d'autres des développements généraux sur la langue. On peut aussi étudier la langue d'une communauté bien précise, comme l'argot des banlieues ou bien rechercher les caractéristiques universelles du langage partagées par tous les hommes. C'est cette dernière approche, la linguistique générale, dont le pionnier a été Ferdinand de Saussure, qui a été élue par Noam Chomsky et qui trouve des échos en psycholinguistique et dans les sciences cognitives. On peut penser que ces caractéristiques universelles sont susceptibles de révéler des éléments importants concernant la pensée humaine en général. Voir par exemple les fonctions du langage.

Démarche descriptive, démarche prescriptive

La majorité des recherches accomplies en linguistique est purement descriptive : les linguistes cherchent à expliciter la nature du langage sans porter de jugements de valeur. Cependant, il existe un grand nombre de professionnels et d'amateurs qui ne se détachent pas d'un point de vue normatif, plus proche de celui de la grammaire. Alors que ceux-ci vont juger un énoncé selon qu'il respecte ou non le bon usage ou des règles, ceux qui suivent une démarche descriptive vont surtout chercher les origines de ces usages, des règles ou des erreurs qu'ils pourront simplement décrire comme des usages particuliers, voire comprendre que derrière une faute de langue se cache un besoin de rationalisation de la langue.

Parole et écriture

La plupart des travaux en linguistique, à l'heure actuelle, partent du principe que la langue parlée est première, et que la langue écrite n'en est qu'un reflet secondaire. Plusieurs raisons sont évoquées :
- alors que la parole est universelle, l'écriture ne l'est pas, loin de là ;
- l'apprentissage de la langue parlée est bien plus aisé et rapide que celui de la langue écrite ;
- nombre de scientifiques des sciences cognitives pensent qu'il existe dans le cerveau un module du langage qu'il n'est possible de connaître qu'à travers la langue parlée. Bien sûr, les linguistes reconnaissent que l'étude de la langue écrite est loin d'être inutile. L'étude de corpus écrits, à cet égard, est primordiale en linguistique computationnelle, les corpus oraux étant difficiles à créer et à trouver. D'autre part, l'étude des systèmes d'écriture, ou grammatologie, ressortit pleinement à la linguistique. Enfin, les langues dotées d'une tradition écrite ancienne ne sont pas imperméables à des effets rétroactifs de l'écrit sur l'oral : le mot français legs, par exemple, dans lequel le g n'est pas étymologique, est le plus souvent prononcé /lεg/, par influence de la graphie, alors qu'à l'origine on disait /le/.

Domaines de recherches de la linguistique

Phonétique, phonologie, diglossie, syntaxe, sémantique, pragmatique, étymologie, lexicologie, lexicographie, linguistique théorique, linguistique comparée, dialectologie, linguistique descriptive, typologie des langues, linguistique computationnelle, sémiotique, écriture, etc., sont parmi les domaines les plus courants.

Recherches interdisciplinaires

Linguistique appliquée, linguistique cognitive, linguistique historique, orthographe, grammatologie, cryptanalyse, déchiffrage, sociolinguistique, anthropologie linguistique, linguistique anthropologique, analyse critique du discours, psycholinguistique, acquisition du langage, traitement automatique des langues, reconnaissance vocale, reconnaissance du locuteur, synthèse vocale et, plus généralement, traitement de la parole, sont de telles disciplines.

Linguistes importants et écoles de pensée

Parmi les premiers linguistes d'importance, il convient de compter Jacob Grimm, qui, en 1822, a compris et décrit la nature des modifications phonétiques touchant les consonnes dans les langues germaniques (modifications décrites dans la loi de Grimm). À sa suite, Karl Verner, inventeur de la loi portant son nom, August Schleicher, créateur de la Stammbaumtheorie et Johannes Schmidt, qui a développé la Wellentheorie (modèle par vagues) en 1872. Ferdinand de Saussure peut être considéré comme le fondateur de la linguistique structuraliste. Le modèle formel du langage développé par Noam Chomsky, ou grammaire générative et transformationnelle, s'est développé sous l'influence de son maître, Zellig Harris, lequel suivait déjà fortement les préceptes de Leonard Bloomfield. Ce modèle s'est imposé depuis les années 1960. En France, les travaux du linguiste André Martinet, chef de file du fonctionnalisme, sont notables. La linguistique n'exclut pas forcément le grand public : témoins les ouvrages de vulgarisation d'Henriette Walter..

Représentation écrite de la parole

Il existe de nombreuses méthodes utilisées pour transcrire par écrit la parole, comme l'Alphabet phonétique international de l'Association phonétique internationale, ou API, méthode la plus commune actuellement. Celles-ci peuvent tendre à une extrême précision (on parle de transcription fine) et tenter de représenter les particularités phonétiques d'un locuteur précis, ou bien ne décrire que très généralement les oppositions fondamentales entre phonèmes d'une langue ; il s'agit là de transcription phonologique (ou phonétique large). En France, d'autres systèmes existent, comme la notation de Bourciez, propre à la phonétique historique du français et, plus généralement, des langues romanes. Chaque pays doté d'une tradition linguistique a pu développer ses systèmes de transcription. C'est pourtant l'API qui, aujourd'hui, prédomine dans la recherche. Lorsqu'il n'est pas possible d'utiliser l'API pour des raisons techniques, il existe plusieurs méthodes permettant de transcrire l'API dans un système n'utilisant que des caractères présents dans tous les jeux de caractères, comme le SAMPA. Consulter aussi cette liste de méthodes de transcription.

Vers une conception plus étroite de la linguistique

Les termes de linguistique et linguiste ne sont pas toujours appliqués de manière aussi large que vu plus haut. Dans certains contextes, principalement universitaires, de meilleures définitions pourraient être, respectivement, « discipline que l'on étudie dans les départements relevant de la section 07 du Conseil National des Universités ([http://www.education.gouv.fr/personnel/enseignant_superieur/enseignant_chercheur/cnu.htm CNU]) » et « enseignant-chercheur d'un tel département ». La linguistique ainsi considérée ne renvoie pas à l'apprentissage des langues étrangères (à moins que cet apprentissage ne permette de créer des modèles formels de description des langues). Elle n'inclut pas non plus l'étude littéraire. En règle générale, il convient de prendre conscience qu'un linguiste n'est pas forcément un polyglotte. En effet, la maîtrise complète d'une langue n'est pas une condition nécessaire (ni même suffisante) pour étudier et décrire certains aspects de son fonctionnement (c'est, par exemple, le cas en phonétique, où l'étude de la production des sons d'une langue n'implique pas la connaissance de sa syntaxe). Lorsqu'un linguiste s'intéresse à une langue dont il n'est pas particulièrement familier, il consulte généralement des locuteurs natifs, que l'on appelle des informateurs.

Articles connexes


- :catégorie:Linguistique
- liste des linguistes célèbres ;
- histoire de la linguistique ;
- notions fondamentales en linguistique ;
- liste des notions utilisées en linguistique ;
- philologie ;
- psycholinguistique ;
- structuralisme ;
- liste de langues par ordre alphabétique ;
- technesthésie.

Liens externes


- [http://www.ethnologue.com/web.asp Ethnologue: base de données sur les langues] du SIL
- [http://ocw.mit.edu/OcwWeb/Linguistics-and-Philosophy/index.htm Cours en ligne du MIT]
- [http://fr.groups.yahoo.com/group/parislinguists/ Liste de diffusion des informations sur la linguistique à Paris]
- [news:fr.sci.linguistique Forum Usenet francophone]
- [news:sci.lang Forum Usenet] et sa [http://www.zompist.com/langfaq.html FAQ]
- [http://groups.google.fr/groups?q=fr.lettres.langue Forums Usenet francophones sur les langues vivantes]
- [http://www.univ-ag.fr/gerec-f/points_de_depart_recherche/ Guide sur la recherche d'informations en sciences du langage]
- [http://www.linguistlist.org/ Listes de diffusion (en anglais)]
- [http://www.tlfq.ulaval.ca/axl Site québécois sur l'aménagement linguistique dans le monde (une mine d'informations)].

Bibliographie


- Vera Carvalho, Linguistique, Presses Universitaires France, 1980 (ISBN 2130363547) ;
- Ferdinand de Saussure (et al.) (1995), Cours de linguistique générale, Payot, 1995 (ISBN 2228889423) ;
- Sylvie Durrer (1998), Introduction à la linguistique de Charles Bally, Delachaux & Niestlé, 1998, (ISBN 2603010883) ;
- Catherine Fuchs, Pierre Le Goffic, Les linguistiques contemporaines, Hachette, 1992 (ISBN 2-01-016909-3) ;
- Nathalie Garric, Introduction à La Linguistique, Hachette, 2001 (ISBN 2011454603) ;
- Jacques Lerot, Précis de linguistique générale, Minuit, 1993 (ISBN 2707314587) ;
- Mortéza Mahmoudian, La linguistique, Seghers, 1981 (ISBN 2221008367) ;
- Dominique Maingueneau, Aborder la linguistique, Seuil, 1996 (ISBN 2020230313) ;
- André Martinet, Eléments de linguistique générale, 4 édition, Armand Colin, 1996 (ISBN 2200265735) ;
- Jacques Moeschler, Antoine Auchlin, Introduction à la linguistique contemporaine, 2 édition, Armand Colin, 2000 (ISBN 2200251246) ;
- Jean Perrot, Linguistique, Presses Universitaires de France, 1993 (ISBN 2130427723) ;
- Gilles Siouffi, Dan van Raemdonck, 100 fiches pour comprendre la linguistique, Breal, 1999 (ISBN 2842914538) ;
- Olivier Soutet, Linguistique , Presses Universitaires de France, 1997 (ISBN 2130471862) ;
- Joseph Vendryes, Le langage, Albin Michel, 1985 (ISBN 2226047441). fiu-vro:Keeletiidüs ja:言語学 ko:언어학 th:ภาษาศาสตร์ zh-min-nan:Gí-giân-ha̍k

IDE

ja:IDE Catégorie:Sigle IDE est un sigle, qui signifie :
- Integrated Development Environment, environnement de développement logiciel, en informatique
- Integrated Drive Electronics, l'électronique et la logique (protocole) de contrôle des disques durs, en informatique
- Infirmier diplômé d'État, dans le domaine de la santé
- Investissements directs à l'étranger, en économie
- Information et documentation d'entreprise, dans le domaine de l'information et de la communication

Pensée

Au sens large, la pensée est l'activité psychique dans son ensemble, par exemple dans la philosophie classique, tout ce que l'âme éprouve connaissance ou sentiment, etc. D'une manière plus restreinte, la pensée désigne l'activité réfléchie de la raison qui organise un ensemble d'intuitions ; la pensée est ainsi un art de connaître par le moyen de règles logiques et de concepts.
- Les pensées sont aussi des plantes de la familles des Violacées.

La pensée humaine selon l'hypothèse matérialiste

Pour comprendre le point de vue matérialiste de cette thèse lire tout d'abord l'article Matérialisme et compléter celui-ci par l'article Conscience. Tout ce que est dit dans cette thèse est fait avec les précautions d'usages des scientifiques, les affirmations sont pour éviter les conditionnels alambiqués.

Postulat de base

Les mécanismes de la pensée ne nous apparaissent qu'au travers des « sensations » (colorées, sonores, gustatives, olfactives, somesthésiques, kinesthésiques.). Aucun phénomène ne nous apparaît hors des sensations. Mise en garde On est obligé pour définir simplement la pensée chez un être humain d'utiliser des formulations floues qui conviennent mal. Par exemple si on dit que la pensée est l'ensemble des phénomènes qui se produisent dans notre corps et dont nous sommes conscients, cela semble faire de la conscience un processus qui n'appartient pas à la pensée, or elle en fait partie. Si on dit aussi que la pensée gère les sensations, c'est créer également une dualité qui n'existe pas, et cela semble exclure les sensations de la pensée, ce qui n'est pas le cas non plus. La meilleure façon d'étudier la pensée c'est de tenter de décrire toutes ses composantes et leurs relations, mais sans opposer le terme « pensée » à ses composantes dans la description, en disant par exemple que « la pensée est le résultat de la composition des fonctions W, X, Y, Z, etc. ». La pensée est un terme générique, c'est une notion inventée par les humains avant qu'ils n'en comprennent à peu près les mécanismes. Et ce n'est pas encore tout à fait le cas, mais les recherches avancent... Voir aussi séparabilité.

Les composantes de la pensée

Il faut avant tout nommer toutes ces composantes, mais comment ne rien oublier? On citera donc les plus importantes, c.a.d. les plus reconnues, et les plus générales dans un ordre aléatoire: perception, proprioception, sensation, mémoire, classification, conscience, apprentissage, évocation, signification, langage, émotion, inconscient, activité motrice. (La liste n'est pas exhaustive.) Voir les articles Mémoire, Classification, Conscience, Apprentissage, Langage

Perception

Tous les animaux (donc les hommes) perçoivent par les interactions qui se produisent entre le monde extérieur et le corps. Il n'y a pas de connaissance directe du monde extérieur, tout passe par ces interactions. La perception ne devrait pas être confondue avec la sensation provoquée par les activités de perception.

Proprioception

Il s'agit d'une perception particulière de notre corps par lui même. Des capteurs ont leur état modifié lorsque nos muscles sont activés, et par corrélations avec nos autres perceptions nous apprenons à situer les éléments de notre corps les uns par rapport aux autres. Cette proprioception est en activité continue. Elle est de ce fait un élément important de la reconstruction constante de l'objet mental « Soi ». La proprioception ne devrait pas être confondue avec la sensation provoquée par les activités proprioceptrices. Il faudrait parler de sensation de la proprioception.

Sensation

C'est le résultat subjectif des perceptions, due à la traduction par le corps de ce qui est perçu en des phénomènes dont nous pouvons être conscient. Nous ne sommes conscient que de sensations. Il n'y a aucune preuve qu'un être humain ait les mêmes sensations qu'un autre. Nous le supposons uniquement par consensus. Quelques éléments qui laissent supposer que les mécanismes des Sensations ne sont pas inaccessibles à notre compréhension, et bases de recherche: Ne pas supposer, a priori, qu’il est impossible de comprendre quoi que ce soit, et donc les sensations. Un mécanisme est l’expression d’un algorithme. Il est inimaginable que les sensations ne soient pas des mécanismes. Donc l’algorithme doit être trouvable. Les sensations semblent ne pas dépendre les unes des autres, quoiqu’elles soient souvent corrélées (un sourd de naissance perçoit des sensations colorées). Nos relations avec le monde sont interactives. Chez un individu les sensations diffèrent selon le mode opératoire de la « saisie » du monde extérieur (la vision diffère du son, etc.). Les sensations sont des erreurs de représentation du monde réel. Elles ne décrivent pas la réalité. Nous ressentons par le système « capteurs/réseaux neuronaux/muscles » dont la structure n’est pas semblable à la représentation du monde qui s’en déduit. Les sensations colorées dépendent des types de récepteurs et de la quantité de lumière reçue, et probablement du système musculaire optique. Les nuances de couleurs, malgré uniquement 4 types de récepteurs, impliquent la sommation, donc l’utilisation des réseaux neuronaux. Le blanc résulte d’une sommation. Ce qui confirme que la sensation colorée passe par les réseaux neuronaux. Quelle différence y a-t-il entre la sensation colorée et la sensation optique de mouvement ? Le mouvement semble s’appliquer directement aux autres types de perception, mais pas la couleur. La sensation rétinienne de mouvement est corrélée avec le système optique musculaire de mouvement. La sensation colorée ne semble pas avoir besoin d’apprentissage, c’est-à-dire de corrélation avec d’autres types de perception. Pourtant la relation avec la sensation rétinienne de mouvement est obligatoire, puisqu’ils partent tous les deux de la rétine. La reconnaissance des couleurs dépend des apprentissages, elle est fortement corrélée avec la dénomination. Les sensations pourraient-elles être des apprentissages primaires? La sensation fait-elle intervenir la mémoire à court terme? Quand j’écoute de la musique, j’ai l’impression d’avoir toujours en tête une ou deux secondes de ce que je viens d’entendre. Comme si j’avais en tête un « segment » de musique, un lézard musical constamment en train de renouveler sa tête et de perdre sa queue. Cela ressemble à la rémanence visuelle. 'Explications possibles de la provenance des sensations' Les sensations pourraient être dues aux différences entre les structures de l’espace réel et de l'univers mental. Elles pourraient être aussi le résultat de l'interface entre ces deux mondes, le mental et le réel (au niveau des objets mentaux). Puisque tout est interactif les sensations ne sont peut-être rien d'autre que les interactions entre notre corps (activités motrices constantes) et le monde extérieur (au niveau de la perception). Ou bien encore, le résultat de l'activité récursive continue depuis notre naissance jusqu'à notre mort, avec amplification constante des détails de notre univers mental.

Mémoire

La mémoire est le stockage d'une information sous forme de réseau de neurones. Une information ne peut exister seule pour qu'il y ait mémoire. Pour cela l'information doit faire référence à une autre information de même type qu'elle. La mémoire nécessite pour être stockée une structure malléable au départ, et plus ou moins rigide après stockage afin de permettre l'évolution ou non. Sans évolution il n'y a pas de mémoire complexe, sans rigidité il n'y a pas de fiabilité. Cela signifie que tout au long de notre vie nous avons besoin de la malléabilité, et que si cette malléabilité est présente nous pouvons apprendre. Tout nécessite la mémoire: De l'information simple, comme une couleur, une forme ou un son, à l'information complexe, comme un geste, une action ou un évènement qui mettent en œuvre la durée. La mémoire est également nécessaire pour stocker les différentes formes de traitements de l'information, jusqu'aux plus complexes de la « pensée » humaine. La mémoire humaine et animale n'est pas comme la mémoire d'un ordinateur, pouvant par exemple circuler du disque dur vers la mémoire vive. C'est-à-dire qu'elle ne transite pas d'une zone du cerveau vers une autre. Elle est seulement activée ou non, et de ce fait elle est renforcée ou non. L'avantage de ce principe est la rapidité d'exécution bien que l'influx nerveux circule un million à dix millions de fois moins vite que l'électron. La mémoire à long terme est un stockage renforcé des objets mentaux. (Voir objets mentaux plus bas.) La mémoire à court terme est l'utilisation provisoire que l'objet mental « Soi » fait de la mémoire à long terme.

Classification

Notre cerveau classe naturellement ce qui provient de l'extérieur, les objets perçus, les actions et les évènements, ainsi que les propres activités de notre corps. Objets mentaux: Nous percevons des objets provenant de l'extérieur. Notre système nerveux classe par renforcement. Une information déjà perçue n'est pas stockée à nouveau, mais le réseau de neurones qui la représente est simplement renforcé. Le système nerveux extrait l'objet du fond du champ mental global par une sorte d'intersection mathématique. Les objets perçus dans des conditions différentes sont sensiblement identiques à eux-mêmes alors que le fond change, donc les réseaux qui les concernent sont renforcés, alors que le reste qui diffère ne l'est pas. « Soi » est l'objet le plus important de notre univers mental et qui se met en place selon le même principe. Tout ce qui est stocké dans le système nerveux a une même structure, et donc on peut donner le terme générique d'objet mental aux circuits de neurones qui sont renforcés, donc pouvant être considérés comme mémoire, aussi bien des couleurs ou des formes que des actions ou des évènements, ou même nos propres automatismes, ou évocations, et même nos émotions. (Pour plus de précision sur les objets mentaux voir l'article Wikipédia « Conscience »)..

Conscience

La conscience est la relation provisoire qui s'établit entre « Soi » et un objet mental. Ce n'est rien de plus qu'une focalisation prolongée interne entre « Soi » et cet autre objet quel qu'il soit, qui peut d'ailleurs être une partie de « Soi ». C'est un début d'intégration à « Soi » de cet objet. (Pour plus de précision voir l'article Wikipédia « Conscience »).

Apprentissage

Ce terme a une très forte connotation sociale. Mais ce n'est rien de plus que l'utilisation que permettent tous les mécanismes de la mémoire citées au-dessus. Pour réaliser une action, nous devons nous souvenir du geste précédent et simultanément nous souvenir du but à atteindre. Ce qui fait intervenir la mémoire à court terme. Un élément important est l'apprentissage par auto-contrainte (ou auto-asservissement): c.a.d. que nous ne pouvons utiliser notre corps que selon des tolérances de fonctionnement, et que les amplitudes minimales et maximales sont enregistrées au moment ou nous les accomplissons (muscles, articulations, visions, etc.). Comme nos tolérances de fonctionnement varient au cours de la vie, les apprentissages sont souvent erronés et demandent à être réactualisés, en plus ou en moins. Une des caractéristiques principales de l'être humain est la capacité d'apprendre à apprendre. Cette faculté n'est pas innée, c'est également un apprentissage. Elle provient du langage (acquis) qui peut-être considéré comme un phénomène quasi disjoint dans le système nerveux par ces significations (voir ce terme plus bas), et permettant à l'avance de décrire le geste futur. Cela demande le maintien des mots décrivant l'action future, ou leurs significations, dans la zone de mémoire à court terme, jusqu'à ce que l'action colle aux mots, et que les mots n'en deviennent qu'une description. Quand l'action sera passée les mots pourront toujours être répétés et resservir à une autre action de même type. Décrire une action par un mot (un verbe) est un apprentissage. Faire l'inverse qui est d'accomplir l'action après l'avoir décrite par un mot est un apprentissage identique. Les deux sont des objets mentaux. Le mot prononcé provient d'une action, la phonation, au même titre que l'action qu'il décrit. Il n'y a pas plus de difficulté à apprendre dans un sens que dans l'autre. Les deux s'apprennent en créant des intersections de façon que les objets mentaux se distinguent au mieux du fond qui les parasitent. Ensuite il s'agit de les lier dans un sens ou l'autre (voir plus bas « langage »). La « volonté » est un apprentissage de ce type. Il s'agit de conduire une action jusqu'à son terme. La volonté accomplie est l'équivalent d'une auto-prédiction.

Évocation

Toute idée personnelle, produite de façon interne et ayant un sens ou non, est le produit d'une évocation, et donc le sous-produit d'une perception. Une évocation est l'intégration de la représentation d'un objet mental au champ de perception dont il est issu. Ce qui lui donne son aspect incomplet mais dont on peut situer l'origine perceptive. On peut supposer qu’il doit y avoir des objets mixtes parmi les évocations, dont il est difficile de dire l’origine perceptive, mais qui laissent une impression relativement cohérente. Quand le système nerveux produit ses propres activités plus ou moins intempestives, cela peut provoquer des acouphènes, des tics, des hallucinations, etc.. Et ce sont également des évocations.

Signification

Un objet mental ne peut pas être dissocié de ses significations. Ses significations sont lui, comme le sont sa couleur, ou sa forme. Mais l'objet n'est pas constitué que de ses aspects visuel et tactile, il y a également tous les autres sens mis en jeu, dont les éléments résultants ne peuvent pas être extraits de l'objet comme s'ils n'en faisaient pas partie. Il en va de même pour tous les autres aspects de l'objet, comme son nom, son utilité et son contexte. En fait tout cela donne sa signification à l'objet. Cet objet est également constitué de ses propres dimensions qui elles-mêmes sont liées à la distance de l'objet par rapport à moi qui le perçoit, dimensions et distances appréhendées mentalement. La signification d'un objet mental est l'ensemble des corrélations qui le constituent. En fait on devrait parler de la signification globale de l'objet, mais il vaut mieux parler d'objet mental étant tout cela simultanément. Cela n'empêchera pas chacun des constituants de l'objet (les différents éléments le concernant, couleur ou forme par exemple) de pouvoir appartenir à un autre objet également. L'objet sans signification ne peut pas exister. Et cela implique sa relation avec « Soi ». Quant à l'objet « Soi » il ne peut pas exister sans univers mental, c'est-à-dire sans objet provisoire avec lequel il coexiste. Tout notre champ mental est ouvert, avec des informations déclenchées par des signaux provenant de toutes les perceptions ainsi que de signaux internes. Je peux être conscient de ce champ mental global, je peux être conscient d'un détail infime de ce champ. Je passe de l'un à l'autre sans problème. Le champ mental global peut être considéré comme un objet mental composé de milliards d'éléments. La différence entre « Soi » et les autres objets est la grande stabilité de « Soi » par rapport aux changements constants de notre univers mental que forment ces autres objets.

Langage

Le langage a pris modèle sur l'univers
L’Univers perçu est le modèle du langage (Hiéroglyphes - Idéogrammes). Il faut des corrélations entre les divers types de perceptions pour que le langage puisse s’établir, et bien sûr avec la capacité phonatoire. Le langage a dû s’initier en nommant les objets faisant du bruit. C’est-à-dire en imitant le bruit fait par l’objet. C’est une relation qui s'établit entre plusieurs types de perceptions qui sont captées simultanément ou consécutivement. Les humains également fabriquent des sons intempestivement, dont les babillages enfantins sont les précurseurs. Les onomatopées ont dû servir dans un premier temps à désigner les personnes qui les prononçaient, par association entre l'image et le son (principalement).
Pas de circulation de mots dans le cerveau
Le langage est un code entre humain, un système organisé, mais pas mieux organisé que le monde extérieur. Cette organisation se retrouve directement dans la perception. Il n'est pas utile que les objets mentaux soient mobiles dans le système nerveux, il suffit pour s'en apercevoir de considérer la position de deux arbres quand nous les observons de deux points de vue opposés. Les deux arbres ont changé de place sur notre « écran mental » sans que nous ayons eu à fournir un effort mental pour inverser leur position l'un par rapport à l'autre. Les deux arbres sont des objets mentaux. Si un mot était gravé sur chacun des troncs, les mots auraient changés de place avec les arbres et nous aurions ainsi une nouvelle signification puisque la disposition des mots s'est inversée (Exp.: Complexité de la relativité, et relativité de la complexité). Ce qui est le début de la construction d'une phrase. Ce qui est fait avec deux arbres peut l'être avec des objets plus réduits et en plus grande quantité. La nature est à la fois ordonnée et désordonnée, on retrouve ce principe dans les phrases.
Naissance de l'objet mental « phonème »
Quand un enfant babille il enchaîne des phonèmes sans queue ni tête, mais ce sont des phonèmes valides. Puisqu'il parle, il s'entend parler. Et cette écoute de soi provoque nécessairement des liaisons entre le système de phonation et d'audition. Le phonème prononcé est lié au phonème entendu. Il suffit que l'enfant ne répète pas les phonèmes dans le même ordre, pour que les phonèmes s'extraient du fond sonore (babillage et environnement) par intersection, comme on l'a vu pour tous les objets mentaux. Les phonèmes sont donc les objets mentaux de base du langage humain (et animal lorsqu'il peut en produire).
La pensée sous forme de mots
Le langage est un phénomène essentiellement musculaire, c'est une action, la phonation. La pensée verbalisée (un français pense en français) s'est mise en place parce que nous nous entendons parler, perception. Les mots pensés sont des objets mentaux dont la structure nerveuse provient des corrélations entre la phonation, l'audition, et la proprioception. (Voir article « Conscience »).
Signification des mots
Le mot est un objet mental en général associé à d’autres objets mentaux le plus souvent de type visuel. Le mot prend sa signification par l'ensemble des éléments avec lesquels il est corrélé. Le mot fait partie de la signification de l'ensemble. La signification totale d'un mot ou de n'importe quel objet mental fait intervenir l'ensemble des connaissances de l'individu. Pour le mettre en évidence il suffit de disserter à fond sur n'importe quel mot, et on remarquera que tous les sujets quels qu'ils soient se recouperont nécessairement (principe du dictionnaire, et évidence de l'interconnexion totale du système nerveux.)
Compréhension
La compréhension est personnelle, subjective, elle est une impression de compréhension. Il n'y a pas de compréhension dans l'absolu. La compréhension fait intervenir les significations qui sont nos propres objets mentaux acquis par nos apprentissages. Elle établit des liaisons entre diverses significations. La compréhension est comme une émotion, qu'est-elle lorsqu'elle n'est pas active? Rien, si ce n'est un schéma mémoriel de réseaux neuronaux. Et qu'est-ce que la compréhension active sinon une réponse par un état physique particulier de l'individu qui comprend. La compréhension est un apprentissage subjectif, lent, continu, qui ne laisse pas de trace précise du fait de la lenteur et la continuité. On n'a pas conscience de tous les mécanismes qui se manifestent lors de cette impression de compréhension, mais ils existent. De multiples liaisons sont établies, la chimie est active, et le corps s'en ressent, l'homéostasie se maintient sensiblement. Les deux principes de bases de l'association des neurones sont la simultanéité et la successivité: Les mots et les phrases sont issus d'une perception linéaire, contrairement à l'image visuelle qui est globale. L'image est renforcée par répétition dans les présents succesifs de la liaison simultanée de l'ensemble des éléments qui la constitue. C'est la simultanéité des liaisons entre tous les éléments de l'image qui fait une image cohérente. Le mot ou la phrase sont renforcés linéairement. Un mot sonore, encore moins une phrase, n'existe pas dans le présent absolu, uniquement dans le présent mental. Chacun des éléments qui les constituent est associé au précédent, c'est une liaison qui s'établit par la successivité. La liaison des éléments des mots et phrases est non seulement successive, mais orientée. Par exemple on ne peut pas chanter un air de musique à l'envers (paroles et air), et on peut difficilement sans apprentissage également dire l'alphabet à l'envers. Les mots et les phrases sont mémorisés comme des actions, c'est-à-dire dans la durée. La signification d'une phrase nous semble instantanée, alors même que la phrase est linéaire. Pour le système nerveux tous les réseaux sont de même type, seule leur utilisation diffère. Conclusion obscure mais juste: Avant d'être exprimée, la phrase est pressentie avec la signification générale de l'objet, qui est l'objet lui-même dont la phrase fait partie.
Origine de la syntaxe
Les cinq règles de la pensée nécessaires et suffisantes pour instaurer le langage sont présentes naturellement, ce sont : ::
- l'apparition, ::
- la disparition, ::
- la répétition, ::
- la relation, ::
- la sommation. Les explications de ces cinq règles sont les suivantes : 1 règle : l'apparition est l'arrivée d'un signal sur un capteur, ou globalement la perception d'un objet dans le champ visuel. 2 règle : la disparition est la suppression du signal sur le capteur ou la disparition de l'objet du champ visuel. 3 règle : la répétition du signal ou de celle de l'objet dans le champ visuel se manifeste constamment, par exemple lors du clignement rapide des paupières, ou simplement lorsque nous fixons quelques secondes le même objet. L'objet toujours présent dans le champ visuel déclenche les mêmes informations. Cette répétition peut se faire selon des intervalles différents, inférieurs à la seconde, ou supérieurs à la journée, et tous les intermédiaires. Cette règle se manifeste dans l'ordre rigoureux dans lequel les phénomènes se produisent. Un arbre, une fleur, poussent toujours de la même façon, les journées se répètent à l'identique. Notre propre comportement est parfaitement réglé. Il existe un ordre dans l'univers, et cet univers étant dans notre cerveau, l'ordre lui-même en fait partie également, et doit être conceptualisé étant donné sa répétition constante, donc devient un objet mental. 4 règle : la relation est sans doute la règle de base du concept. Des neurones, proches ou séparés, activés simultanément ou activés dans un laps de temps relativement court, sont reliés. Cette 4 règle permet de mettre en relation des objets ou des événements qui n'ont pas la même origine, ou des types de perception différents. Par exemple, une voiture est caractérisée par son image, le bruit qu'elle produit, l'odeur d'essence, la sensation du volant sous les mains, les vibrations pendant la conduite, etc. Toutes ces informations provenant de sources différentes sont pourtant liées, et doivent l'être dès le départ afin que la synchronisation soit effectuée. Cette nécessité se retrouve dans la simple vision d'un objet qui permet que toutes les informations collectées pour la représentation de l'objet soit reliées les unes aux autres. Remarque: Le cerveau fait le même genre de corrélations entre les données des deux yeux que pour les données concernant un seul œil, il relie les données des deux images de l'objet et conserve l'impression d'unité pour l'objet sur lequel nous focalisons. Il suffit d'appuyer légèrement sur un globe oculaire pour voir l'objet se dédoubler. Ce qui confirme que les informations provenant de la musculature de l’œil interviennent dans la réunion des deux images. 5 règle : la sommation se retrouve dans la détection du mouvement. Le mouvement est reconnu par certains neurones du cortex cérébral qui sont capables de détecter le sens du déplacement effectué. Le mouvement est détecté par le passage d'un même signal vers des capteurs contigus, c'est la sommation des informations provenant de plusieurs capteurs qui permet au cerveau de détecter le mouvement (le bougé). C'est également la sommation qui permet de créer les nuances de couleurs. Le mot comme la phrase sont soumis aux cinq règles qui suffisent à les décrire: Un mot, comme une phrase, a un début et une fin, qui correspondent à l'apparition et à la disparition. L'apparition permet d'énoncer un mot ou une phrase autrement que par son début normal. La disparition permet aussi de tronquer un mot ou une phrase. Dans un mot nous pouvons retrouver des phonèmes identiques, c'est la répétition, que nous retrouvons également dans une phrase par la réitération de mots. Dans un mot tous les phonèmes sont mis en relation pour conserver l'unité du mot. Dans une phrase tous les mots sont en relation pour conserver l'unité de la phrase. Le mouvement permet par exemple de déplacer un phonème d'un endroit du mot vers un autre, et dans une phrase de déplacer un mot, dans le but de changer ou non sa signification. De façon plus générale la Sommation permet de regrouper des phonèmes ou des mots de façon quelconque. Il n'est pas nécessaire de faire des calculs ou des expériences complexes pour mettre en évidence ces règles. Elles sont directement visibles, réellement visibles, dans notre champ visuel, donc sont présents dans notre système nerveux sous forme d'objets mentaux: Il suffit de cligner des yeux et les objets apparaissent et disparaissent à volonté dans notre champ visuel, donc dans notre « champ mental ». Il suffit de regarder un arbre pour percevoir la répétition sous la forme de feuilles, et d'attendre vingt-quatre heures pour voir se répéter le mouvement du soleil. La relation se manifeste aussi sur les arbres par la liaison des feuilles aux branches. Elle se manifeste par les relations de causes à effets, quand l'apparition d'un nuage cache le soleil ou quand il annonce la pluie. Le mouvement est celui des animaux, de nos compagnons, celui provoqué par le vent, ou simplement celui de notre propre main. La sommation, c'est deux nuages qui s'assemblent, un bourgeon qui apparaît au bout d'une branche, une abeille qui se pose sur une fleur, etc. Le langage fait partie du champ mental, il est nécessairement né de ces 5 règles de base. Ces règles ne sont en fait que les outils mentaux que nous avons pu utiliser à fond.
La syntaxe liée à la culture
La syntaxe d'une phrase est un apprentissage lié à la culture du lieu et du moment. L'intérêt de cet apprentissage est qu'il est dû a une contrainte en apparence non physique. Le babillage de l'enfant est organisé par l'adulte, qui renforce la liaison entre les phonèmes qui doivent être associés pour forger les mots. Les phrases sont organisés selon le même principe. L'apprentissage du langage est lent, car les éducateurs (les parents) ne connaissent en général pas le principe d'intersection. Les langues étrangères sont mal enseignées car elles le sont comme des synonymes du langage maternel, ce qu'elles ne sont pas. Tous les mots de la syntaxe d'une langue peuvent être classés selon leur appartenance à un groupe, par exemple: les verbes, les noms communs, les adjectifs. Chaque groupe a des particularités qui permet au système nerveux de classer les éléments selon le principe d'intersection.

Émotion

Les manifestations musculaires, comme la fuite, l'agression, les rires, les pleurs, les tremblements, etc., provoquent par leur répétition, un renforcement des circuits nerveux concernés, qui se lient parce qu'activés simultanément. Et ces circuits sont l'équivalent d'objets mentaux qui lorsqu'ils sont évoqués de façon plus ou moins complète représentent les émotions. L'émotion est donc une évocation de manifestations musculaires, et comme tout objet mental a une signification intrinsèque liée aux éléments qui la constituent. Les manifestations musculaires à l'origine de l'émotion sont liées à un contexte qui font partie des significations de l'émotion lorsque le principe d'intersection est observé. Quand une émotion est évoquée elle peut déclencher un souvenir qui lui est lié, en général le plus fort ou le plus récent. Un bon souvenir est en général souvent évoqué « volontairement », un mauvais souvenir apparait souvent lui « involontairement ». Les deux sont renforcés par la répétition. L'émotion liée est évoquée avec le souvenir. Le fait que les émotions sont stéréotypées proviennent de la rétroaction provoquées par les évocations, pour finir par devenir les idiosyncrasies de l'individu. L'innéité n'est pas nécessaire, mais les outils de base sont présents. Les humains ont un grand apprentissage du contrôle musculaire qui leur permet en général d'inhiber l'activité motrice liée à l'émotion. Cet apprentissage est certainement associé à celui du contrôle verbal instauré lors de l'apprentissage du langage, dont c'est la caractéristique principale.

Inconscient

La conscience est un phénomène linéaire qui se fixe sur un seul objet mental et dans la durée. Ce n'est pas réellement une restriction quand on sait l'étendue que peut avoir un objet mental. Mais cela laisse une très grande place à l'inconscient. L'inconscient, c'est donc tout ce qui n'est pas conscient, mais qui est actif. Cela ne peut être l'activité d'une simple cellule qui est par nature vivante. L'inconscient peut prendre au moins deux formes: celle de l'activation d'un objet mental non soumis à la conscience, mais aussi l'activation de circuit nerveux formé aléatoirement. Dans les deux cas ils auront un impact sur le comportement général du fait de l'homéostasie nécessaire. C'est-à-dire que le centre de gravité nerveux (« Soi ») doit être réajusté, même quand l'activation est intempestive, ou désordonnée.

Activité motrice

Pourquoi citer les activités motrices dans la pensée? Pour plusieurs raisons: Tout d'abord, on a vu plus haut qu'elles intervenaient directement dans le système émotionnel. Ensuite, les muscles peuvent être considérés comme faisant partie d'une boucle moto-neurones, muscles, proprioception. Et à partir de ce point de vue pourquoi ne pas poursuivre en admettant que le corps entier constitué de cellules, peu différentes des neurones si ce n'est dans leur morphologie, fait partie de ce mécanisme général qu'est la pensée. Car quelle différence y a-t-il entre le système de proprioception de ma main qui me renseigne sur sa position et le système visuel qui en fait autant. D'ailleurs ce sont les corrélations entre les deux, associés au toucher, qui ont permis les premiers apprentissages du bébé sur les distances.

Conclusion

Pour résumer, la pensée serait le résultat de l'utilisation de tout les éléments permettant la gestion du champ mental général, dont ceux décrits ci-dessus principalement. Le champ mental général est constitué des champs provenant des différents types de sensations (visuelles, sonores, etc.), ainsi que des évocations. Après la perception, l'influx nerveux « réveille » le réseau de neurones représentant l'objet mental, qui est intégré dans le champ mental correspondant, dès que la liaison avec « Soi » est établie. Ce n'est jamais un objet à la fois qui est perçu, mais c'est en général vers un objet que se porte la focalisation corporelle. La signification de l'objet prend effet également à ce moment en lançant d'éventuelles évocations. Notre intérêt à nous humains dans tout ça se situe dans les possibilités de sélection que nous avons des objets mentaux qui se présentent dans notre champ mental général. On comprend que la méthode de tri est identique que ce soit de sélectionner un chemin à suivre parmi plusieurs, ou de sélectionner un mot parmi d'autres pour construire une phrase, puisque dans tous les cas la sélection s'effectue sur des objets mentaux. Dans le premier cas ce sont des objets éveillés après perception, dans le second ce sont des objets évoqués.

Voir aussi


- Âme
- Archatie
- Entendement
- Esprit
- Jugement
- Raison
-
Catégorie:Cognition ja:思考

Communication

ko:통신 ms:Komunikasi ja:通信 simple:Communication th:การสื่อสาร

Introduction

Il est important de différencier plusieurs notions lorsqu'on parle de communication:
- La science de la Communication, cherchant à conceptualiser et rationaliser des processus de transmission entre êtres, machines, groupes ou entités. On préférera dans cet article le terme de Science de la communication» ou plus simplement « La Communication ». La Communication est issue de la réunion et de la mise en commun des connaissances de plusieurs sciences: Notamment la linguistique, la télégraphie, la téléphonie, la psychologie, la sociologie et la politique. Certains catégorisent cette science comme étant aussi l'étude du mouvement de l'information, liée à la théorie de l'information.
- Un processus de communication peut être basiquement décrit comme étant le processus de transmission d'un message d'un émetteur à un récepteur à travers un média subissant des interférences sous condition de message de rétroaction ou feedback. Cela associe un acte au message et à la médiatisation qui y sont liés. C'est le contexte qui donne le sens de l'échange. On préférera alors dans cet article le terme de « processus de communication » ou plus simplement « Une communication ». Nous verrons plus tard dans cet article qu'il existe différents modèles de représentation et donc différentes façon d'aborder ce qu'est une communication.
- Les voies de communication, qui représentent les différents moyens de communications et de transport, notamment la télécommunications, les voies routières et ferroviaires, les entreprises de communications… Bref tout ce qui est lié à la médiatisation de message, dans un secteur industriel, publicitaire ou technologique. Autrefois théorisées et utilisées par le secteur industriel, le secteur tertiaire (services, publicitaires, ou les ex-Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication ou NTIC) se sont de plus approprié ces notions, et leur utilisation.

Notions de bases en science de la communication

Concernant la Communication en tant que science, certaines notions ont été dégagées par les différents modèles de communication explicités plus bas. Il est intéressant de disposer de définitions communes:

Temporalité d'une communication

Une communication qui peut durer dans le temps (le message n'est pas supprimé au moment où il est envoyé) est dite « intemporelle ». Par exemple, un message rédigé dans un livre est intemporel.Cette notion est liée au contact entre les entités qui communiquent. Un message éphémère, est lui dit « temporel ». Par exemple, une discussion orale est éphémère, temporelle. La communication est notament enseignée dans les écoles d'ingénieurs.

Localisation

Pareillement que concernant la temporalisation, une communication peut être:
- localisée(concentré à un endroit) telle une discussion
- alocalisée (disponible de n'importe quel endroit) - par exemple internet.
- délocalisée (le lieu d'émission est loin du lieu de réception) C'est le cas d'une discussion téléphonique. Cette notion est liée à l'expression du contact entre les entités qui communiquent.

Code

Pour communiquer, l'émetteur et le récepteur doivent disposer d'un code commun: En résumant, il s'agit d'une table de correspondances entre un symbole ou signe, et le sens qu'il porte. La non correspondance des tables entre émetteur et récepteur est l'une de sources d'échecs de communication parmi les plus difficiles à résoudre, chacun pouvant supposer que l'autre comprend son code, sans que ce soit le cas :
- Un chef de projet étatsunien est choqué de voir son équipe française exiger du matériel pour son travail. Elucidation faite, cette équipe ne voulait que demander ce matériel (or to demand signifie exiger)
- Le même s'étonne de voir, après avoir stigmatisé le peu de temps dont on dispose pour un petit projet, de voir des membres européens se demander pourquoi au contraire on dispose d'une telle marge. Elucidation : quand il écrivait sur son tableau 6/6 pour la date de début et 6/12 pour la date de fin, il pensait pour cette dernière au 12 juin et l'équipe européenne a compris 6 décembre !
- Un collègue japonais désirant montrer le grand respect qu'il éprouve pour la famille d'un collègue l'invitant à dîner apporte à la maîtresse de maison une fleur considérée comme l'une des plus belles au Japon : un chrysanthème. Gêne garantie chez celle-ci.

Contexte

Une communication est gravée dans un contexte. Elle peut avoir lieu à un instant donné, dans un lieu donné, et vis à vis d'une situation, d'un événement donné. Tout cet environnement, qui ne fait pas partie de la communication à proprement parler, mais qui accompagne cette communication, est appelé contexte. L'environnement peut être source d'interférences.

Protocole

On désigne sous ce terme tout ce qui rend la communication possible ou plus aisée sans rapport avec le contenu de la communication elle-même. Attendre une tonalité pour numéroter, demander à l'interlocuteur de se répéter, épeler son nom, s'entendre tacitement sur le moment où une communication sera considérée comme terminée font partie des protocoles. Voir aussi diplomatie, Internet.

Enjeux d'une communication

A travers le fait de faire passer un message, on chercherait à répondre à l'un des objectifs suivants:
- Faire passer une information ou une émotion
- Créer une norme commune pour se comprendre.
- Créer une relation pour dialoguer fréquemment, ou relancer le dialogue.
- Obtenir une influence pour utiliser ou forcer l'autre à agir selon sa volonté.
- Donner son identité, sa personnalité au tiers, pour être connu. On parle alors d'enjeux de la communication. C'est lié aux différentes fonctions du message, conceptualisées par Jakobson.

Communication verbale et communication non verbale

Une communication verbale est faite de signes linguistiques. Cela implique une langue, ou plus généralement un langage, la dépassant.
Il existe, comme moyens de communication verbale l'écriture, la langue des signes, la voix... L'art de conceptualiser ce message dans un langage afin de minimiser les interférences est appelé Rhétorique. Est dite « non verbale » une communication basée sur la compréhension implicite de signes non exprimés par un langage, comme les gestes, les couleurs, voire même les vêtements ou les odeurs. Ces signes et leur compréhension ou leur interprétation sont dans leur grande majorité dépendants de la culture. Cette distinction verbale / non verbale a été faite par l'homme, pour distinguer le langage oral du langage corporel. Elle n'est pas toujours aisée à faire.

Les enjeux identitaires

L'image que nous donnons doit être confirmée par autrui. Le fait que le rôle, le statut et la place des acteurs soit bien identifiés permet aux interlocuteurs de se reconnaître dans une position sociale, d'éviter les mal-entendus, les conflits, et d'assurer la crédibilité. L'identité situationnelle du locuteur est repérable dans l'énonciation.

Les enjeux relationnels

La communication est le passage obligé pour entrer en relation avec autrui. Ce contact comporte certains risques, notamment lors de "l'ouverture" et "fermeture" de la communication. Les risques d'intrusion, de non réponse, de blocage et d'abandon existent réellement.

les enjeux territoriaux

L'espace physique et psychique (intime) doit être protégé. Dans toute organisation, chacun défend son espace et évite les intrusions injustifiées.

Feedback

Le message de Rétroaction, ou message de feedback (ou encore feed-back) en anglais, est le message, verbal ou non, renvoyé par réaction par le récepteur, à l'émetteur. Lorsqu'il existe, on parle de communication bidirectionnelle. Ses enjeux sont différenciés de ceux du message dont il est issu. Le feed-back peut servir, suivant les cas, à:
- confirmer la réception du message
- infirmer la réception du message
- demander des précisions
- relancer la discussion.
- terminer la discussion. La notion de feed-back est issu des travaux de Norbert Wiener sur la cybernétique (Cybernetics or Control and Communication in the Man and the Machine (1948) et Cybernétique et société (1950)). Cette notion a permis aux chercheurs en science humaine de passer d'une vision linéaire (unidirectionnelle) de la communication, à la conception d'un processus circulaire (bidirectionnelle). On peut distinguer selon Wiener deux formes de Feed-Back :
- Le Feed-back positif , qui conduit à accentuer un phénomène, avec un effet un possible effet boule de neige (hausse de la tension entre les communicants. Entre humains il s'agirait d'énervement entre 2 personnes).
- Le Feed-back négatif peut être considéré comme un phénomène de régulation, qui en amoindrissant la communication, tend à la maintenir stable et équilibrée.

Réseau

On nomme réseau un ensemble de nœuds, d'acteurs ou lieux de communications grâce auxquels les messages circulent. L'information se concentre et se redistribue ainsi. On parle d'un réseau. Se sont développés des réseaux informatiques, mais aussi de routes, canaux, télégraphe, chemins de fer, téléphonie, anciens élèves de grandes écoles, etc. On découvrit dans les années 60 que la généralisation des ascenseurs automatiques, qui supprimait les garçons d'ascenseur, supprimait un noeud important de communication informelle entre les étages d'une entreprise (car le garçon d'ascenseur connaissait tout le monde et tout le monde lui parlait). Ce rôle a été partiellement remplacé par les coins café considérés aujourd'hui comme indispensables dans les bureaux, et lieux d'échanges informels souvent importants. Voir aussi sur ce sujet: télécommunications, sémaphore, télégraphie, téléphonie.

Principaux types de communication

Il existe, selon certaines théories, trois types de communications fondamentales, suivant leur diffusion :

Communication interpersonnelle

La communication interpersonnelle est basée sur l'échange 1 émetteur - 1 récepteur.
Entre humains, c'est la base de la vie en société. C'est là en général que la compréhension est la meilleure, mais le nombre de récepteur limité: 1 seul. Le feedback e