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| Le Voyage Dans La Lune |
Le Voyage dans la LuneLes débuts du cinéma datent de 1895, mais seulement 7 ans plus tard fut produit le premier film dit fantastique. Ce fut Georges Méliès qui, pour la première fois, présenta un film imaginaire Le Voyage dans la Lune qui va connaître un succès mondial. Son succès est tel au moment de sa sortie qu'il fait du voyage dans l'espace ou vers d'autres mondes l'une des principales sources d'inspiration des cinéastes du début du siècle. La science-fiction au cinéma est née. Ce film est l'adaptation du célèbre roman de Jules Verne, De la Terre à la Lune.
- Le voyage dans la lune, 1902, Georges Méliès (1861-1938), France, 16 minutes.
- Film français de 16 min en Noir et Blanc, Muet.
- Production : Georges Méliès - Star Film. Scénario : Georges Méliès.
- Photographie : Michaut. Décors : Claudel et Georges Méliès.
- Interprètes : Georges Méliès, Victor André, Henri Delannoy.
L'histoire est celle de six savants, membres du club des astronomes, présidé par le professeur Barbenfouillis, qui entreprennent un voyage dans la lune. Installés dans un obus, ils sont propulsés par un canon géant vers leur lieu de destination.
Ils assistent sur la lune à un coucher de terre, découvrent des champignons géants et, faits prisonniers par les Sélénites, ils sont emmenés au palais du roi de la Lune. Ils parviennent à se libérer et à rejoindre, non sans mal, leur obus. Ils reviennent sur terre grâce à leur obus resté en équilibre sur un bord de lune. Tombés dans l'océan, les astronomes sont repêchés et couverts d'honneurs, ils exposeront alors un Sélénite prisonnier qui était resté accroché à l'obus. Méliès interprétait le savant Barbenfouillis et la très belle Bleuette Bernon était Phoebé, la lune.
Voyage dans la Lune, le
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Cinéma
Le cinéma (ou ciné, apocopes de cinématographe) est une projection visuelle en mouvement, le plus souvent sonorisée.
Notons toutefois qu'en raison de la diversité des films et de la liberté de création, il est difficile de définir ce qu'est le cinéma aujourd'hui.
Le fait de raconter une histoire avec des images en mouvement ne suffit évidemment pas à définir le cinéma, puisqu'il existe des films sans « histoires » : en un sens les documentaires mais dont certains sont aussi « scénarisés » (documentaires-fiction), et plus encore les films de poésie ou les films abstraits.
On a vu des films sans mouvement apparent (comme par exemple la Jetée de Chris Marker ou les cinétracts de mai 68) composés de photographies filmées, des films sans tournages (les films d'archives, ou les films expérimentaux de found footage dont les plus connus sont sans doute ceux de Martin Arnold), des films sans montage (films réalisés en tourné-monté, comme ceux de Georges Méliès ou des frères Lumière), des films sans son (les films muets bien sûr, mais aussi les films expérimentaux silencieux), et même des films sans images tel Weekend de Walter Ruttmann et l'Homme atlantique de Marguerite Duras
On ne peut sans doute plus se référer au seul médium pellicule (super 8, 16 mm, 35 mm, etc.), en raison des nouveaux modes de création et de diffusion (notamment vidéo et numérique) qui bouleversent le cinéma.
Le mot cinéma désigne également les salles ou complexes de salles dans lesquels les films sont diffusés. C'est un peu de là d'ailleurs que vient l'ambiguïté du mot. (Personne ne viendrait à confondre comme pour le medium télévision, le contenu et le contenant).
Le cinéma est enfin souvent dénommé septième art, comme la bande dessinée est dénommée neuvième art.
Histoire
Voir article détaillé: Histoire du cinéma
La première projection cinématographique payante eut lieu le 28 décembre 1895 au Salon Indien du Grand Café à Paris, avec notamment le film la Sortie de l'usine Lumière à Lyon. Ce sont les débuts du cinéma commercial et de l'industrie cinématographique. Exploité de front en salles et dans les fêtes foraines, le cinéma devient rapidement un art populaire.
Très vite, les frères Lumière envoient des cameramen à travers le monde pour en rapporter des scènes de la vie de tous les jours. C'est les débuts du cinéma d'actualités.
Première atteinte à la liberté de la presse, l'opérateur de Lumière, Félix Mesguich, est arrêté à New York en 1897 alors qu'il filmait une bataille de boules de neige. Dans le cadre de la guerre des brevets initiée par Edison, toute l'industrie cinématographique tombe sous le monopole du « Trust Edison » jusqu'en 1918.
Précurseur des effets spéciaux, du cinéma de fiction, d'un cinéma théâtral et d'un cinéma poétique, Georges Méliès, illusionniste de formation, réalise les premières fictions dotées d'effets spéciaux en trompe-l'œil (le Voyage dans la lune (1902) entre autres).
Dans les années 1910, le cinéaste américain David Wark Griffith a codifié les principes du langage cinématographique classique (montage alterné, variation des points de vue, insertion des gros plans dans les scènes éloignées, champ-contrechamp, etc.)
Jusqu'à la fin des années 1920, aucune bande sonore n'accompagne l'image sur la pellicule et c'est alors souvent un ou des musicien(s) présent(s) dans la salle de projection qui accompagne(nt) les films : on parle alors de cinéma muet (pour les films narratifs) ou de cinéma visuel (pour les films d'art, le cinéma pur), les dialogues des films narratifs étant retranscrits par des « cartons » appelés « intertitres », texte typographié inséré dans le film. Les films narratifs d'alors sont souvent accompagnés par un musicien voire un orchestre complet, et sont projetés dans des salles immenses : les salles actuelles sont en moyenne deux à quatre fois plus petites qu'à l'époque. Le musicien avait parfois une partition précise à interpréter, ou s'inspirait librement au besoin sur des airs connus (d'opéra italiens par exemple).
Les années 1920 avec les avant-gardes sont le véritable début du futur « cinéma expérimental » dont on peut dater la naissance par exemple avec le Manifeste de la cinématographie futuriste (1916) et le dadaïsme : des artistes s'emparent de ce médium naissant qu'est le cinéma, tels Fernand Léger, Man Ray, Germaine Dulac, Walter Ruttmann, Hans Richter, Viking Eggeling, etc. ainsi que des cinéastes : René Clair, Henri Chomette, Dziga Vertov, Joris Ivens.
De nombreuses tentatives ont été faites pour synchroniser le son et l'image, par exemple en calant le projecteur avec le sononographe. Le son a déterminé la cadence de projection autrefois aléatoire (16, 18, 25 images par secondes selon le bras du caméraman qui tournait la manivelle, ce qui provoque une accélération du mouvement lorsqu'ils sont projetés à la vitesse standard actuelle de 24 images par secondes).
À partir du Chanteur de Jazz en 1927, des sons (de la musique, puis des dialogues et des bruitages) peuvent être enregistrés et reproduits lors de la projection.
Avec la crise économique de 1929, le nombre de spectateurs diminue dans les salles : les majors (grandes compagnies de production) de Hollywood décident de créer un double billet. Pour le prix d'une entrée, les spectateurs peuvent voir deux films : un grand (la série A) et un petit. C'est le début des films de série B, dont les principaux objectifs sont d'être peu chers à produire, rapides à faire, pas trop longs (entre 50 et 70 minutes) et lucratifs.
Un des nombreux films novateurs de l'époque fut un film de propagande nazie, les Dieux du stade, une présentation des jeux olympiques de Berlin en 1936, glorifiant le peuple allemand et la prétendue « race aryenne ». La réalisatrice, Leni Riefenstahl, met pour la première fois des caméras sur des grues et crée le style et les cadrages des films ou reportages sportifs (le Triomphe de la volonté en est un exemple notable).
Les évolutions techniques majeures furent par la suite l'arrivée de la couleur et des formats larges dans les années 1950 (afin de donner plus d'ampleur au spectacle pour concurrencer la télévision), des formats étroits, l'allègement du matériel qui permit l'avancée du cinéma expérimental, du cinéma documentaire, et l'éclosion de la Nouvelle Vague en France, l'arrivée de la synthèse d'images informatiques dans les années 1990 et l'arrivée du son numérique dans la même période.
L'après-guerre voit la naissance du cinéma moderne qui rompt avec le classicisme hollywoodien en ce qu'il privilégie le document, le monde « tel qu'il est », dans toute son ambiguité ou son opacité, et refuse de doter le réel d'un sens préétabli, déjà dramatique, immédiatement lisible (néo-réalisme italien des années 1945-53, avec le cinéaste Roberto Rossellini, Rome, ville ouverte, 1945). Roberto Rossellini, avec Stromboli (1947), Europe 51 (1951) et surtout Voyage en Italie (1953), ouvrira la voie d'un cinéma où le monde n'a plus d'évidence, où le récit devient fragmentaire, hésitant et où le spectateur devient le seul garant du sens. Dans les années 1960, les nouvelles vagues française (François Truffaut, Jean-Luc Godard), italienne (Michelangelo Antonioni, Pier Paolo Pasolini), est-européennes (Milos Forman, Miklos Jancso, Andrei Tarkovski), allemande (Rainer Werner Fassbinder, Wim Wenders), nord et sud-américaines (John Cassavetes, Glauber Rocha) amplifient ce mouvement qui se caractérise par une nouvelle esthétique (montage haché, elliptique, ou au contraire plans très longs ; mélange de fiction et de documentaire) et de nouveaux sujets (jeunesse, crises existentielles, revendications politiques).
Dans les années 1960 apparaît aussi le cinéma underground américain intimement lié aux mouvements sociaux de l’époque. Ce cinéma se démarque de l’industrie professionnelle entre autre par l’emploi de la pellicule 16 mm et la création de coopératives qui lui donne une grande liberté et lui permet de contourner la censure. (voir : Jonas Mekas, Stan Brakhage, Andy Warhol, Carole Schneemann, Jack Smith)
À partir de 1965, le super 8 devient accessible au grand public. C'est la vrai naissance du cinéma amateur. Ce cinéma comprendra par la suite les films « de série Z », car réalisés avec encore moins de moyens que les films de série B. Comme le super 8, son infrastructure très légère, et son coût moindre, la vidéo, d'abord très lourde et réservée à un usage « professionnel », deviendra dans les années 1980 un médium privilégié, notamment pour les jeunes créateurs, permettant de faire par exemple des « journaux intimes filmés » (voir par exemple les films de Jonas Mekas, Lionel Soukas, No Sex Last Night de Sophie Calle ou bien Demain et encore demain, journal 1995 de Dominique Cabréra).
Il est à noter que les dénominations « série B » et « série Z », bien que dénotant un manque de moyen, ne sont pas nécessairement péjoratives et sont parfois revendiquées comme une contre-culture, par des cinéastes refusant d'entrer dans le moule des majors. Parmi les réalisateurs célèbres de séries Z, on peut citer par exemple Ed Wood, Roger Corman (qui lança Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Joe Dante et Jack Nicholson) et Peter Jackson bien avant le Seigneur des Anneaux). De même le cinéma expérimental, encore plus en marge de l'industrie cinématographe possède son histoire personelle et parallèle.
Dans la même lignée que le super 8, le 16 mm, et la vidéo, l'arrivée du numérique ajoute un médium à la palette des pratiques légères possibles (développement supprimé, tirage en laboratoire facultatif) et rend plus facile la postproduction d'effets spéciaux (par exemple l'Attaque des clones de George Lucas), ou la souplesse dans le montage (voir l'Auberge espagnole de Cédric Klapisch) et bien sûr la légèreté dans le tournage (les Glaneurs et la glaneuse, d'Agnès Varda ou la Vierge des tueurs de Barbet Schroeder).
Films
Suivant les pays, différents styles de cinéma apparaissent clairement. Les films produits en Europe et aux États-Unis prétendent montrer en général des scènes vraisemblables. Cela est différent pour le cinéma d'autres cultures, notamment les films produits en Inde, où la vraisemblance de l'action n'est pas primordiale.
Classification des films
Il y a plusieurs façon de classer les films. Cela peut se faire évidemment par pays, par réalisateurs, par acteurs, par titre, par durée.
Mais cela peut se faire aussi de manière plus théorique, par catégories, courants, techniques, et genres.
Pays
Chaque pays ou presque possède son cinéma. Voir:
- Cinéma national
Durée/métrage
Les films peuvent également être classés en fonction de leur durée :
- courts métrages : métrage inférieur à 1 600 mètres, soit environ une durée de 59 minutes en 35 mm.
- longs métrages : métrage supérieur à 1 600 mètres, autrement dit tous les films d'une heure et plus.
La notion de moyen métrage, utilisée fréquemment pour désigner de longs courts métrages ou des longs métrages ne dépassant pas 75 minutes, ne correspond à aucune dénomination officielle.
Catégories cinématographiques
Le classement par catégorie est un classement par types de films. Il y a autant de catégories qu'il y a de pratiques possibles.
Les principales catégories existantes sont :
- pré-cinéma
- Fiction (ou cinéma narratif)
- Documentaire
- Reportage (à l'époque où la télévision travaillait en pellicule)
- Essai cinématographique
- Cinéma expérimental (voir aussi Art vidéo)
- Cinéma amateur
- Cinéma scientifique
- Captation (danse, musique, théâtre…)
- Film publicitaire (ceux qui passent en salles)
- Film institutionnel
- Film X (voir aussi Film pornographique, cette dernière appellation relevant du genre)
Voir l'article détaillé : Catégorie cinématographique
Genres cinématographiques
Le classement par genre est un classement thématique.
Il y a autant de genres qu'il y a d'univers possibles.
Ces genres peuvent être traités par les différentes catégories cinématographiques.
Exemples : western, science-fiction, fantastique, comédie, horreur,film policier, thriller, théâtre filmé, film de danse, journal filmé, film abstrait, cinéma corporel, film documentaire..
Les films et séries télévisées de science-fiction par ordre alphabétique (titre français)
Voir l'article détaillé : Genre cinématographique
Techniques cinématographiques
Le cinéma peut être classé selon les techniques utilisées.
Exemples : cinéma d'animation, dessin animé, super 8, film de montage, found footage, film à clignotement…
Voir l'article détaillé : Technique cinématographique
Courants cinématographiques
Le cinéma peut aussi être classé par écoles, mouvements, styles, traitements cinématographiques, ou plus généralement par courants cinématographiques.
Exemples : Nouvelle vague, néo-réalisme, underground, Dogma, free cinéma, expressionnisme, Caligarisme, cinéma direct...
Voir l'article détaillé : Courant cinématographique
Divers
- Liste de films possédant plusieurs fins
Enjeux culturels et économiques
Bien qu'il ait été rejoint par la musique et dans une moindre mesure par le livre, le cinéma est le premier mode d'expression à s'être présenté à la fois comme une œuvre culturelle et artistique et comme un produit industriel destiné à la consommation de masse. Il a en effet, comme l'a analysé Walter Benjamin, la particularité d'être un art fondamentalement reproductible. Si cela signifie que le concept d'œuvre originale ne peut plus avoir le même sens que par exemple en peinture ou en sculpture, cela implique également qu'il soit possible de le diffuser à grande échelle.
Voulant s'éloigner de cet aspect industriel pour s'attacher à faire ressortir l'aspect artistique du cinéma, c'est tout un courant parallèle qui s'est mis en place, depuis l' avant-garde des années 1920, en passant par le cinéma underground américain, et jusqu'au cinéma expérimental tel qu'on le connaît aujourd'hui, dans des problématiques proches de celle de l'art vidéo ou de l'art plastique.
Techniques du cinéma
Glossaire des techniques cinéma
Voir aussi : Technique et grammaire cinématographique du cinéma narratif
Techniques de tournage
La méthode de reproduction est similaire à celle utilisée pour la photographie et repose sur l'impression d'une pellicule cinématographique (procédé argentique) par exposition à la lumière à l'aide d'une caméra. L'impression de mouvement est obtenue en multipliant les prises de vue à intervalles très rapprochés ; initialement de 16 images par seconde, la cadence fut augmentée à 24 i/s avec l'arrivée du cinéma sonore : en effet, la qualité du son (bande passante) dépend de la vitesse de défilement du film.
Pour plus de détails, voir l'article Techniques de tournage cinématographique.
Techniques de laboratoire
Le laboratoire est une phase importante de la création d'un film en pellicule. C'est pourquoi certains cinéastes développent eux-même leur films de manière artisanale.
Pour plus de détails, voir l'article Techniques de laboratoire cinématographique.
Techniques de montage
Le montage cinéma peut se faire à l'ancienne (aux ciseaux et au scotch) ou en montage virtuel via un ordinateur. Le montage à la colle est utilisé pour la conformation du négatif au labo.
Pour plus de détails, voir l'article Techniques de montage cinématographique.
Techniques de projection
Notons que la télévision fonctionnant à 25 i/s pour les systèmes PAL et SECAM (en raison de la fréquence du courant électrique domestique, 50 Hz), les films de cinéma sont légèrement plus courts et les sons légèrement plus aigus lorsqu'ils sont diffusés à la télévision.
Le phénomène de la persistance rétinienne permet d'entretenir la perception de la lumière reçue par l'œil lors du masquage du changement de photogramme qui est projeté immobile. L'œil perçoit donc la succession d'images présentées comme une scène se déroulant devant lui, entrecoupée des battements de paupières. L'illusion d'une image en mouvement résulte d'une tendance du cerveau à considérer que des images semblables sont des vues du même objet qui a changé ou s'est déplacé (on appelle ceci l'« effet phi »).
Après développement dans des laboratoires spécialisés, on fait défiler la pellicule devant une source de lumière blanche (projecteur) qui reproduit l'image animée (film) sur un support réfléchissant (en général un écran blanc).
Pour plus de détails, voir l'article Techniques de projection cinématographique.
Métiers du cinéma
Le cinéma peut être une pratique amateur, artistique, mais il est aussi un corps de métier à part entière.
Les principaux postes du cinéma industriel sont :
- scénariste
- réalisateur
- producteur
- acteur(s)
- techniciens
- opérateurs image
- opérateurs son
- décor et costumes
- post production
Voir l'article détaillé : Métiers du cinéma
Étapes de la fabrication d'un film
Les étapes comprennent une ou plusieurs des opérations suivantes (chaque opération étant plus ou moins facultative selon le type de film) :
- scénario
- storyboard
- repérage
- essai caméra
- tournage
- mise en scène
- laboratoire de cinéma
- développement
- intervention sur pellicule
- montage
- montage traditionnel
- montage virtuel
- post-production cinéma
- étalonnage
- musique
- générique
- effets spéciaux
- tirage
- distribution
- diffusion
- en salle
- télévision, dvd…
Voir l'article détaillé : Étapes de la fabrication d'un film
Institutions
Récompenses
Voir l'article détaillé : Récompenses de cinéma
Festivals
Voir l'article détaillé : Festivals de cinéma
Voir aussi
dans Wikipédia
- Wikipédia:Projet/Cinéma
- Comment rédiger une filmographie
- Liste des années de sorties des films
- Liste des catégories de cinémas nationaux
- Liste des revues et magazines de cinéma
- les Cahiers du cinéma
- Animation
- Bases de données cinématographiques de l'Internet
- Cinéma et vidéo amateurs
- Cinéma expérimental
- Codage audiophonique
- Chronologie du cinéma
- Formats de projection
- Nouvelle vague
- Son numérique
- Technique et grammaire cinématographique
- Théories du cinéma
sur la Toile
- / [http://french.imdb.com Internet Movie DataBase], voir également : Internet Movie Database
- [http://www.allocine.fr AlloCiné], voir également : AlloCiné
- [http://www.tribunes.com/tribune/alliage/22/demb.htm L'invention du Cinéma et L'affaire Le Prince]
- [http://www.cinergon.net Cinergon.net] site de la revue francophone d'esthétique du cinéma et d'analyse de l'image
- [http://cadrage.net Cadrage.net] revue francophone de cinéma
- [http://www.larevueducinema.net/ La Revue du cinéma] Site du journal en ligne, La Revue du Cinéma.
- [http://www.makingofeuropa.net News des films en tournage]
- [http://www.cinematheque.fr/ Site de la cinémathèque française]
- /// [http://www.exprmntl.net Exprmntl.net], encyclopédie générale d'art audiovisuel
- [http://www.festivalscine.com/ Carrefour des festivals]
- [http://www.lumiere.org/ lumiere.org] Le site de participants au forum usenet news:fr.rec.cinema.discussion
- [http://www.institut-lumiere.org/ Le site de l'Institut Lumière et du Musée Lumière à Lyon]
- [http://www.devildead.com/ Devildead, le cinéma fantastique sur DVD]
- [http://www.evil-web.com Evil-Web] Site sur les films d'horreur, gore et fantastique.
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Georges MélièsGeorges Méliès (8 décembre 1861 - 21 janvier 1938) — de son nom complet Marie-Georges-Jean Méliès — est un réalisateur de films français. Il est connu pour les développements qu'il apporta aux techniques du cinéma, essentiellement dans le domaine du scénario et des trucages (bien avant qu'on ne les rebaptise effets spéciaux).
Georges Méliès est né à Paris dans une famille de fabricants de chaussures. Il travaille un temps dans l'entreprise de son père, avant de partir pour Londres afin d'y apprendre la prestidigitation et les automates et devient le directeur du théâtre Robert Houdin qu'il achète en 1888 pour y monter des spectacles de prestidigitation et de « grandes illusions ».
Il se passionne pour le cinéma naissant et prend contact avec les frères Lumière. Ceux-ci l'en dissuadent : le cinéma bénéficie selon eux d'un attrait de nouveauté, mais sa réalisation coûte cher et le retour sur investissement n'est pas assuré : Méliès pourrait s'y ruiner. Peine perdue : il achète un projecteur à Londres et fonde sa propre société de production qu'il appelle Star Film - sans imaginer la signification universelle que ces mots allaient connaître.
Peut-être, d'ailleurs, les frères Lumière ne voulaient-ils qu'écarter un concurrent potentiel, car pour leur part ils envoient des équipes de tournage sur toute la planète pour rapporter des images dans les salles.
En 1897, il crée un studio vitré dans sa propriété de Montreuil et filme ses acteurs (dont souvent lui-même) devant des décors peints directement inspirés par les spectacles de magie de son théâtre. Il filme également, faute de pouvoir être sur place, des actualités reconstituées en studio. Il développe aussi un atelier de coloriage manuel de ses films, procédé développé plus tard sous le nom de Technicolor. Il se fait ainsi tour à tour producteur, réalisateur, scénariste, décorateur et acteur.
Entre 1896 et 1914, il réalise plus de cinq cents « voyages à travers l'impossible », autant de petits films enchanteurs, mystérieux et d'une extraordinaire beauté poétique, même si les films sont, à l'époque, des courts métrages de quelques minutes projetés surtout dans des foires, et vus comme une évolution de la lanterne magique.
Son premier long-métrage est lAffaire Dreyfus (1899), qui témoigne de son intérêt pour le réalisme politique. Si son Voyage dans la Lune (1902), chef-d'œuvre véritable d'illusions photographiques et d'innovations techniques, remporte un certain succès, G. Méliès ne parvient cependant pas à rivaliser avec les grosses sociétés de production. Il est ruiné par la Première Guerre mondiale et la compétition des gros studios français et américains. Ses films sont en majorité détruits ou vendus (récupérés au poids et transformés en talonnettes de chaussures). Tombé dans l'oubli, il est réduit à tenir une boutique de jouets et de sucreries dans la gare Montparnasse.
Son œuvre est redécouverte par les surréalistes et il obtient la Légion d'honneur en 1931.
En 1932, il est placé dans une modeste maison de retraite à Orly où il terminera sa vie.
Il repose au Père Lachaise à Paris.
Peu de temps avant la mort de G. Méliès, en 1938, Henri Langlois, créateur de la Cinémathèque française, parvient à sauver une partie de ses films et en dirige la restauration. À la charnière du théâtre et du cinéma, G. Méliès - au sujet duquel D.W. Griffith déclara « je lui dois tout » - fut un véritable « inventeur », l'inventeur du cinéma de divertissement. Depuis 1946, le prix Méliès couronne chaque année le meilleur film français ou de coproduction française.
Filmographie sélective
On estime qu'en seize ans d'activité, Georges Méliès aurait réalisé 520 courts métrages de 1 à 40 minutes, en privilégiant trois genres : le thème de la féérie, le thème de la science-fiction et celui de l'histoire.
- The Bewitched Inn (1896)
- The Vanishing Lady / Escamotage d'une dame chez Robert-Houdin (1896)
- The Four Troublesome Heads /Un homme de têtes (1898)
- An Up-to-Date Conjuror / Illusioniste fin de siècle (1899)
- Cendrillon / Cinderella (1899)
- The Dreyfus Affair / L'Affaire Dreyfus (1899)
- Cléopâtre
- Fat and Lean Wrestling Match / Nouvelles luttes extravagantes (1900)
- One Man Band / L'homme-orchestre (1900)
- The Doctor's Secret (1900)
- The Man With The Rubber Head / L'homme à la tête de caoutchouc (1901)
- Bluebeard / Barbe bleu (1901)
- A Trip to the Moon / Le Voyage dans la Lune (1902)
- Extraordinary illusions (1903)
- The Enchanted Well (1903)
- The Apparation (1903)
- The Music Lover / Le mélomane (1903)
- The Infernal Boiling Pot / Le chaudron infernal (1903)
- The Infernal Cakewalk / Le Cake-walk infernal (1903)
- The Mystical Flame / La Flamme merveilleuse (1903)
- Kingdom of the Fairies / Le Royaume des Fées (1903)
- The Monster / Le Monstre (1903)
- The Melomaniac / Le Mélomane (1903)
- The Inn Where No Man Rests/L'Auberge du Bon Repos (1903)
- The Magic Lantern / La Lanterne magicue (1903)
- The Ballet Master's Dream / La Rêve du Maître de Ballet (1903)
- The Damnation of Faust / Le Damnation de Faust (1903)
- The Living Playing Cards / Les cartes vivantes (1904)
- Imperceptable Transmutations / Le thaumaturge chinois (1904)
- The Terrible Turkish Executioner / Le Bourreau turc (1904)
- Untameable Whiskers / Le Roi du Maquillage (1904)
- The Impossible Voyage / Le Voyage à travers l'Impossible (1904)
- The Scheming Gambler's Paradise / Le tripot clandestin (1905)
- Hilarious Posters / Les affiches en goguette (1905)
- Palace of the Arabian Knights / Le Palais des Mille et Une Nuits (1905)
- Paris to Monte Carlo / Le Raid Paris-Monte Carlo en 2 heures (1905)
- The Merry Frolics of Satan / Les 400 Farces du Diable (1906)
- The Mysterious Retort / L'Alchimiste Parafaragamus ou la Cornue infernale 1906)
- The Eclipse / L'Éclipse du soleil en pleine lune (1907)(image)
- Dream of an Opium Eater / Le Rêve d'un fumeur d'opium (1907)
- The Devilish Tenant / Le locataire diabolique (1909)
- The Doctor's Secret / Le secret du Médécin (1910)
- Baron Munchausen's Dream / Les Hallucinations du Baron de Münchausen (1910)
- Conquest of the Pole / À la Conquète du Pôle (1910)
- Cinderella (1912)?
Voir aussi
Liens externes
- [http://www.alphacentauri.be/Friends/Melies/Index.htm Les amis de Georges Méliès]
- [http://dvdtoile.com/Liste.php?artiste=Georges+M%E9li%E8s La filmographie complète de Georges Méliès]
Citations
D.W. Griffith dit de Méliès : « Je lui doit tout. » Et Charles Chaplin rajoutera « C'était l'alchimiste de la lumière. »
Melies, Georges
Melies, Georges
Melies, Georges
Melies, Georges
Melies, Georges
ja:ジョルジュ・メリエス
Science fiction
Essai de définition
Genre littéraire à ses débuts, la science-fiction (ou SF) s’est très vite étendue à la bande dessinée, à la radio, au cinéma, à la télévision et aux jeux vidéo, ainsi qu’aux arts plastiques en général (peinture, sculpture, bien que surtout représentée dans ce que l’on pourrait appeler de « l’art illustratif » comme des couvertures de disques ou des affiches décoratives, posters). En dépit d’occurrences antérieures ponctuelles du terme science-fiction dès le , il a été inventé, dans son acception actuelle, en 1929 aux États-Unis par Hugo Gernsback ; auparavant, on employait plusieurs termes qui recouvraient les œuvres de Jules Verne et H.G. Wells, dont certaines avaient été reprises dans la revue pionnière du Luxembourgeois Hugo Gernsback. Des expressions telles que roman scientifique (scientific romance en anglais) ou roman d’anticipation apparaissaient comme surannées ou maladroites et le genre ne voulait pas se restreindre aux œuvres décrivant les voitures volantes de l’an 2000 ou, de manière plus générale, à ce que serait la vie dans le futur. On a donc préféré leur substituer le terme scientifiction puis science-fiction.
Dans un premier temps, on peut au moins affirmer que l’un des termes de l’appellation est clair : il s’agira d’une œuvre de fiction.
En revanche, si on étudie quelque peu le catalogue d’une collection spécialisée, on s’apercevra que bon nombre des œuvres n’utilisent pas la science. Ce sont les extrapolations des techniques actuelles qui tiennent souvent lieu de réflexion sur le développement probable ou possible des sciences.
Sous ce libellé se trouvent de nombreux sous-genres comme la « hard science » (science dure) comportant des fictions « prétextes » à de la vulgarisation scientifique ou à des conjectures adhérant de manière rigoureuse aux connaissances scientifiques actuelles, les uchronies (ce qui se serait passé si un élément du passé avait été différent), le cyberpunk branché sur les réseaux, le space opera qui, avec la speculative fiction constitue véritablement le cœur du genre, le planet opera et même le policier/SF et bien d’autres encore.
Certains éditeurs rebaptisent même les œuvres de Fantasy, « Science Fantasy », moyen efficace pour n’avoir qu’une seule collection sobrement intitulée S.F. Mais ce n’est là qu’une étiquette éditoriale peu soucieuse du contenu.
Tout cela fait dire à Norman Spinrad : « La science fiction, c’est tout ce que les éditeurs publient sous ce nom. »
Le (seul ?) point commun entre ces œuvres est d’être spéculatives (il a d’ailleurs été proposé de traduire SF par speculative fiction; le terme est référencé plus de 80 000 fois par Google) ou hypothétiques, basées sur des « et si » : et si les hommes colonisaient l’univers, et si des E.T. arrivaient, et si on voyageait dans le temps, et si on avait assassiné son grand-père (Barjavel) ou Mahomet (Alfred Bester), ou si Hitler avait gagné la guerre (Philip K. Dick)...
D’une manière générale, on pourrait dire que la science-fiction met en scène des univers où se déroulent des faits impossibles en l’état actuel de la civilisation, des techniques ou de la science (et éventuellement impossibles tout court), qui correspondent à de nouvelles découvertes scientifiques, au fait que l’on se situe sur un autre monde, à de nouvelles inventions techniques ou bien à la survenue d’événements imaginaires (dans le cas des uchronies ou bien d’une rencontre avec des extraterrestres) — la science-fiction serait en quelque sorte de la « science fictive ».
Avec une telle définition, des œuvres comme le roman 1984 de George Orwell ou le film Brazil de Terry Gilliam ne seraient pas de la science fiction mais de la « politique fiction » ou de la « sociale fiction ».
Si l’on rajoute que les « faits impossibles » correspondent à un comportement différent de la nature (magie, pouvoirs naturels inhérents à certaines personnes comme les pouvoirs mentaux, existence d’animaux fabuleux et monstres), cette définition inclut les œuvres de fantastique, de la fantasy au fantastique contemporain en passant par l’épouvante et le gothique à condition que l’on considère que les interventions relevant de la magie sont le fruit d’un état de nature autre que le nôtre mais toujours cohérent, ce qui n’est pas le cas de nombre de ces textes. Cette définition inclurait aussi les contes de fées et les mythes religieux, ce qui montre bien son imperfection.
La SF selon...
- Ayerdhal : « La science-fiction est un puissant outil pédagogique, un véhicule idéologique non négligeable et la plus riche expression de l’imagination créatrice.»
- James G. Ballard : « La science-fiction est une forme de fiction tournée vers l’avenir et qui s’intéresse au présent immédiat en terme de futur plutôt que de passé ; elle exige des techniques narratives en rapport avec la matière même de son sujet. »
- Alain Pelosato : « La science-fiction est le moyen le plus fantastique de traiter des problèmes de société et d’éthique, des questions liées à l’avenir de la civilisation, de l’évolution des sciences et des technologies. »
- Kingsley Amis : « La science-fiction est un récit en prose, traitant d’une situation qui ne pourrait se présenter dans le monde que nous connaissons, dont l’existence se fonde sur l’hypothèse d’une innovation d’origine humaine ou extra-terrestre dans le domaine de la science ou de la technologie. »
- Michel Tournier : « Science-fiction ! Ces deux mots jurent à mon oreille. Ils se font l’un et l’autre une guerre inexplicable qui condamne le produit de leurs amours à n’être qu’un avorton minable. »
- Jean-François Revel : « La science-fiction se résume à un western où remplace simplement les chevaux par des fusées et les indiens par des aliens » (propos énoncé lors de la sortie de "Star wars" et sur lequel l’auteur est revenu depuis).
- Roland C. Wagner : « Conjecture rationnelle reposant dans la plupart des cas sur une déviation de la connaissance. »
- Pierre Versins : « Conjecture romanesque rationnelle. »
- Norman Spinrad : « La science-fiction est l’ensemble de ce qui a été publié sous le nom de science-fiction. »
- Harlan Ellison : « Est science fiction tout ce que j’appelle science fiction. »
- Terry Pratchett : « La Science-Fiction, c’est de la Fantasy avec des boulons...»
- Daniel Drode : « Des expériences sur des idées. »
Historique
Des origines de la SF...
De même que par un débat sans fin on tente de définir la science-fiction, ses « historiens » s’entredéchirent pour déterminer quand est exactement apparu le genre. Pour certains, cela commence très tôt avec les mythes et les religions. On pourrait même dire encore plus tôt puisque l’homme confronté à l’inconnu et à l’incertitude a toujours spéculé sur les causes et les devenirs : certains l’ont fait à la manière des scientifiques, d’autres de religieux et d’autres ont mis leurs interrogations sous forme d’œuvres de fiction. En revanche, dans la civilisation antique qui développe les débuts d’une connaissance de l’univers, le questionnement sur la connaissance n’est plus religieux dans les textes de Lucien de Samosate. Ses voyages extraordinaires auront une très longue postérité. De même, les merveilles, réelles ou imaginaires, de la technique antique (sous-marins, automates, substances rares telle que l’amiante) apparaissent dans la littérature médiévale (roman d’Alexandre, romans de chevalerie, exploits attribués au personnage de Virgile devenu un mage hors pair).
Cette littérature est donc riche d’une vieille histoire. Parmi les précurseurs plus récents, on notera en particulier : Francis Godwin (1562-1633) et son Man in the Moon de 1638, Johannes Kepler (1571-1630) et son Somnium qui anticipe la SF dure, Cyrano de Bergerac (1616-1655) et ses Histoire comique des États et Empires de la Lune et Histoire comique des États et Empires du Soleil (satiriques), Jonathan Swift en 1726 avec Les voyages de Gulliver, Voltaire en 1752 avec Micromégas relatant l’arrivée de géants provenant de Saturne et Sirius, Mary Shelley et son célèbre Frankenstein (écrit l’année de ses 21 ans), Edgar Allan Poe (1809-1849), les frères Boex (1856-1940, 1859-1948) écrivant sous le pseudonyme J.-H. Rosny et Edgar Rice Burroughs (1875-1950) et son héros John Carter dans le cycle de Mars.
Mais les deux vrais fondateurs de la SF contemporaines sont Jules Verne (1828-1905) avec De la Terre à la Lune en 1865 ou 20 000 lieues sous les mers en 1870, et H.G. Wells (1866-1946) avec notamment "La Machine à explorer le temps" (1895), "L’Homme invisible" (1897) ou "La guerre des mondes" (1898).
... au « SF-boom » ...
On peut dire que si la SF a vu le jour en Europe et s’est particulièrement développée en France puis en Angleterre comme courant littéraire, ce sont les années 1920-1950 aux États-Unis qui marqueront le premier âge d’or de la SF.
En effet, c’est à ce moment que se multiplient les revues spécialisées de science-fiction qui suivent la tradition des pulps (revues populaires de faible qualité et très peu chères). Citons Weird Tales, née en 1923 ; Amazing Stories, née en 1926 ; Wonder stories, née en 1929 ; Astounding Stories, née en 1930, comme les premières à faire leur apparition. Aux seuls États-Unis, plus de 30 titres de revues existeront simultanément.
Ce support de parution a fortement marqué la littérature. Le format et la périodicité ont fait que beaucoup de nouvelles et de courts romans (« novellas ») ont été écrits. Les œuvres longues n’étaient que le fait des auteurs les plus célèbres et passaient par épisode, ce qui n’était pas sans conséquence sur le texte puisque les auteurs devaient s’y adapter.
L’édition sous forme de livres des textes de SF est plus tardive. Elle précède de peu la disparition de nombreuses revues.
De cette période ont émergé beaucoup des principaux écrivains de la SF comme Howard Phillips Lovecraft, Isaac Asimov, Raymond Bradbury, Arthur C. Clarke, Frederik Pohl, Robert Heinlein, Alfred Bester, A. E. van Vogt, etc.
Cette période est aussi marquée par la naissance du cinéma en 1895, et les films se tourneront très tôt vers la science fiction et le fantastique, avec Le voyage dans la Lune de Georges Méliès (1902) et les films de l’expressionnisme allemand, comme le Nosferatu (Nosferatu, eine Symphonie des Grauens) de F.W. Murnau (1922) et Metropolis de Fritz Lang (1927). Parmi les films majeurs de cette période, on peut citer Frankenstein (James Whales, 1931), King Kong (Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, 1933) qui étonna par ses effets spéciaux, Le jour où la Terre s’arrêta (The Day the Earth Stood Still, Robert Wise, 1951 — il réalisa également La maison du diable et Star Trek I) et Planète Interdite (Forbidden Planet, Fred M. Wilcox, 1956). Mais il ne faut pas oublier une production plus populaire mais aussi emblématique, caractérisée (avant l’ère de la télévision) par des films épisodiques dont les héros s’appelaient Flash Gordon (1936, 13 épisodes) ou Buck Rogers (1939, 12 épisodes).
La bande dessinée ne fut pas en reste, avec l’explosion des comics comme Buck Rogers et Flash Gordon
et ceux qui sont consacrés aux super-héros (Superman, Batman, Wonder Woman de la DC Comics, ou bien encore Spider-Man, les Quatre Fantastiques, les X-Men de la Marvel).
En France, dans les années allant de 1953 à 1962, les publications Artima introduisirent ce genre, avec des titres comme Météor, Atome Kid et la famille Rollinson dans l’espace, etc.
... à aujourd’hui.
Depuis lors, la SF est un genre riche et diversifié. Elle mêle des œuvres de grande qualité (et a gagné ses lettres de noblesse littéraires avec des auteurs comme Ray Bradbury) à de la « littérature de gare ». Parmi les auteurs contemporains, on peut citer par exemple Orson Scott Card, et Dan Simmons.
Les sous-genres, évoqués au début du texte, se sont aussi multipliés et de nouveaux continuent d’apparaître.
Une nouvelle géographie
Elle a aussi étendu son essor géographiquement, bien au-delà des États-Unis. On a vu, par exemple, une « nouvelle vague » de science fiction française dans les années 1970 (avec, entre autres, Pierre Pelot (ou sous son pseudonyme Pierre Suragne), Jean-Pierre Andrevon, Gérard Klein (également responsable de la collection Ailleurs et Demain, Robert Lafont, qui a beaucoup fait pour rendre cette littérature ’plus sérieuse’), Michel Jeury, Philippe Goy, Dominique Douay) ou encore Philippe Ebly pour les enfants et adolescents des années 1970 et 1980. On compte aussi de nombreux auteurs de talent dans les pays de l’Est (rarement traduits en français) avec à leur tête le Polonais Stanislas Lem et les frères russes Arcadi et Boris Strougatski.
Au cinéma
Aujourd’hui, la SF est toujours bien présente. Elle a gagné plusieurs lectorats, s’est popularisée avec le cinéma et nombre de ses thèmes sont ancrés dans l’esprit de chacun. La science fiction est un des genres majeurs du cinéma, soit sous la forme d’adaptation d’œuvres littéraires, soit sous la forme de créations originales. Le voyage dans la lune (1902) de Georges Meliès est ce que l'on peut considérer comme le premier film de science-fiction. Parmi les films majeurs qui imposèrent un grand nombre de standards, on peut retenir 2001, l’odyssée de l’espace (2001 : A Space Odyssey, Stanley Kubrick, 1968), La Guerre des étoiles (Star Wars IV: A New Hope, George Lucas, 1977), Alien - Le huitième passager (1979) et Blade Runner (1982) de Ridley Scott et tiré d’un roman de Philip K. Dick, ainsi que la série télévisée Star Trek (à partir de 1966) et plus récemment La Guerre des Mondes, d’après H.G. Wells réalisé par Steven Spielberg. L’idée que l’on a du film de SF est souvent associé à une débauche d’effets spéciaux, mais il existe des films dits de « science-fiction minimaliste », qui mettent en scène le fantastique sans aucun effet spécial, uniquement en jouant avec le cadrage, la mise en scène le jeu d’acteurs et la musique ; citons par exemple Stalker d’Andrei Tarkovsky (1979), Le Trésor des îles Chiennes de François-Jacques Ossang (1990) ou encore Bienvenue à Gattaca d’Andrew Niccol (Gattaca, 1997).
Dans le cinéma d’animation
Concernant le cinéma d’animation, les Japonais occupent une place prépondérante tant au cinéma qu’à la télévision (on parle danime ou de manga eiga pour désigner ces réalisations), avec notamment des réalisateurs comme Hayao Miyazaki, Katsuhiro Otomo et Mamoru Oshii. Mais des réalisations françaises comme Le Secret de Sélénites ou Les Fabuleuses Aventures du légendaire Baron de Munchausen de Jean Image, ou bien états-uniennes telle que Métal hurlant, font partie intégrante du développement de la science fiction dans le cinéma d’animation.
La déferlante des séries d’animation japonaise (parfois coproduites avec des Français ou des Américains), qui envahirent les programmes « jeunesse » de la télévision française durant la décennie 1978-1988, contribuèrent largement à populariser le genre en France, bénéficiant d’une diffusion médiatique de masse sur des chaînes hertziennes (TF1, Antenne 2, FR3, puis La Cinq) aux heures de grande audience. De ce fait, des séries telles que Goldorak, Capitaine Flam, Albator, Il était une fois l’espace, La bataille des Planètes (la Force G) et Ulysse 31 ont toutes gardé une place privilégiée dans le cœur des Français.
En bande dessinée
En bande dessinée, la science-fiction est l’occasion de développer des univers esthétiques fabuleux.
Parmi les grands créateurs du genre, on compte beaucoup de dessinateurs et scénaristes français ou travaillant en France, notamment ceux qui gravitent autour du journal Métal hurlant ; citons par exemple Enki Bilal, Caza, Philippe Druillet, Alejandro Jodorowsky, Olivier Ledroit, Moebius et Olivier Vatine.
Parmi les revues, on peut citer:
- Solaris
- Bifrost
- Epic Magazine (disparue)
- Galaxies
- Khimaira
Roger Leloup est un scénariste belge dont la série Yoko Tsuno se déroule dans un univers empreint de Science-fiction.
Aux États-Unis, on peut citer Richard Corben, Simon Bisley, Frank Miller, Pat Mills et Alan Moore. Les manga (bandes dessinées japonaises) exploitent elles aussi énormément les thèmes de la science fiction et du fantastique, citons par exemple Go Nagai, Katsuhiro Otomo et Masamune Shirow.
Mutations récentes
On a, depuis des années, affaire à une SF qui a mûri et pose le plus souvent des réflexions sur des problèmes de société immédiats (écologie, sociologie, rôle des médias, rapport au pouvoir, aux nouvelles technologies, à l’histoire). Elle est ancrée dans son temps et ses problématiques, tout en restant œuvre d’évasion.
Thèmes et genres de la SF
Voir article détaillé
Rapports entre la science et la science-fiction
Si le monde imaginaire de la science-fiction et les réalités scientifiques sont parfois à cent lieues l’une de l’autre, ces deux univers peuvent aussi s’enrichir l’un l’autre.
Ainsi, la science-fiction joue-t-elle pour la science un rôle de prospective, voire de défouloir. Le scientifique, depuis Galilée, n’est pas porté à s’intéresser aux conséquences de ses découvertes. Il offre à l’humanité un outil ; à ceux qui s’en serviront de le faire avec sagesse. Cependant, depuis que la Deuxième Guerre mondiale a montré de manière terrifiante les conséquences d’une mauvaise utilisation des progrès scientifiques (bombe nucléaire, extermination industrielle, etc.), la question éthique se pose de plus en plus. La science-fiction, en extrapolant les conséquences possibles de découvertes scientifiques, permet ainsi d’éclairer la conscience de l’humanité.
Un exemple : l’Ascenseur spatial, imaginé par Constantin Tsiolkowski en 1885 et repris dans un roman d’Arthur C. Clarke "Les Fontaines du Paradis".
Voir aussi
Liens externes
En français
- [http://www.schismatrice.net/ Schismatrice], portail francophone de la SF et de la cyberculture
- [http://www.alire.com/ Alire.com], Le site officiel des éditions Alire, SF, fantastique, fantasy et polar. Le site présente les nouveautés, les auteurs, le catalogue des publications disponibles et certaines ressources bibliographiques.
- [http://www.bragelonne.fr/ Bragelonne.fr], Le site officiel des éditions Bragelonne, SF et Fantasy. Ce site présente des entretiens, actualités, nouvelles online, catalogue des auteurs et des illustrateurs.
- [http://www.fantasy.fr/ Fantasy.fr], Le portail de la Science Fiction. Toutes l’actualité Fantasy, S.F. et Fantastique.
- [http://www.actusf.com ActuSF] - Ce site traite de toute l’actualité des genres de l’imaginaire (Science-fiction, Fantasy, Fantastique) en littérature, littérature jeunesse et bandes dessinées.
- [http://www.noosfere.org NooSFere] - Cette association loi 1901 a pour but de promouvoir la science-fiction parue en langue française. Leur portail héberge une encyclopédie (livres, BD, revues, auteurs, prix littéraires, etc.), un liste de sites d’amateurs de science-fiction ainsi que de sites de certains auteurs.
- [http://www.cafardcosmique.com/ Le Cafard Cosmique] - Ce webzine mensuel consacré aux littératures de l’imaginaire propose des articles sur l’actualité des parutions de SF, des dossiers à thèmes [le cyberpunk, les uchronies, les nanotechnologies...], des interviews d’auteurs et d’éditeurs, des fiches sur une centaine d’auteurs marquants du genre et enfin un Forum de discussion extrêmement vivant sur lequel on trouve rapidement réponse à n’importe quelle question touchant à la littérature SF.
- [http://www.unificationfrance.com/ Unification France] Site sur les séries SF à la TV et la SF au cinéma
- [http://www.revue-solaris.com/ Solaris] Site de la revue canadienne Solaris, la plus ancienne revue francophone en activité
- [http://sf.emse.fr/ Pages Françaises de Science-Fiction]
- [http://www.quarante-deux.org/ Quarante-deux : site documentaire sur la littérature et l’illustration de Science-Fiction]
- [http://www.nlc-bnc.ca/3/6/index-f.html Visions d’autres mondes : la science-fiction et le fantastique au Canada]
- [http://www.revue-solaris.com/special/cnpedh.htm Un guide d’écriture pour les aspirants auteurs de SF]
- [http://www.ailleurs.ch Le site du premier musée public au monde de l’utopie et de la science-fiction, la Maison d’Ailleurs, à Yverdon-les-Bains, en Suisse.]
- [http://congresboreal.ca Le congrès Boréal] est le congrès francophone de la science-fiction et du fantastique au Canada.
- [http://www.parcheminstraverses.com Parchemins & Traverses] est un site à deux entrées puisque c’est à la fois - un webzine consacré à l’actualité de l’imaginaire avec des brèves, des critiques, un agenda, un recensement d’appels à textes, un annuaire de sites, d’éditeurs - une petite maison d’édition qui publie une revue gratuite au format PDF et des recueils/anthologies
- [http://www.pochesf.com PocheSF.com], un catalogue des livres de science-fiction au format poche
- [http://www.culture-sf.com/ Culture SF]
- [news://fr.rec.arts.sf Forum Usenet]
En anglais
- [http://www.magicdragon.com/UltimateSF/SF-Index.html The Ultimate Science Fiction Web Guide]
- [http://www.sfsite.com/home.htm The Home Page for Science Fiction and Fantasy]
Catégorie:Science-fiction
Catégorie:Genre et forme littéraire
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th:นิยายวิทยาศาสตร์
zh-min-nan:Kho-hoàn sió-soat
Jules Verne]
Jules Verne, né le 8 février 1828 à Nantes, mort le 24 mars 1905 à Amiens, est un écrivain français, dont une grande partie de l'œuvre est consacrée à des romans de science-fiction. 2005 a été déclarée « année Jules Verne », à l'occasion du centenaire de la mort de l'auteur.
Biographie
Les jeunes années
Jules Verne est né à Nantes, dans le quartier de l'îlot Feydeau, le 8 février 1828. Il est le fils de Pierre Verne (originaire de Provins), exerçant la profession d'avoué, et de Sophie Allote de la Fuÿe, issue d'une famille nantaise de navigateurs et d'armateurs. Jules Verne est l'aîné d'une famille de cinq enfants, comprenant son frère Paul (1829-1897) et trois sœurs : Anna, née en 1836, Mathilde, née en 1839, et Marie, née en 1842. IL fait des séjours à Brains
Les débuts littéraires
Il fait ses études de rhétorique et de philosophie au lycée de Nantes, puis des études de droit après le baccalauréat. Il commence à écrire, des poèmes, une tragédie en vers. Il va terminer son droit à Paris en novembre 1848, bien plus intéressé par le théâtre. Il y fait la connaissance d'Alexandre Dumas, qui accepte de monter sa pièce Les Pailles rompues, en 1850, dans son Théâtre-historique, où elle y est jouée douze fois. Malgré le succès tout relatif de l'œuvre, Jules Verne, qui vient de terminer son droit, refuse de succéder à son père à sa charge d'avoué. Il fréquente la Bibliothèque nationale, se passionnant pour la science et ses découvertes les plus récentes et se lie avec un ancien explorateur, Jacques Arago, devenu aveugle.
En 1856, il fait la connaissance de sa future épouse, Honorine Morel, veuve du Fraysne de Viane, âgée de vingt-six ans et mère de deux enfants. L'unique enfant de Jules Verne, Michel, naît le 3 août 1861.
Les voyages extraordinaires
En 1862, Jules Verne soumet à l'éditeur Pierre-Jules Hetzel (1814-1886) son roman Cinq semaines en ballon qui paraît en 1863, connaissant un immense succès, au-delà des frontières françaises. En fait, Verne travaille pendant quarante ans à ses Voyages extraordinaires qui compteront cinquante-quatre volumes . En 1863, toujours, Jules Verne écrit Paris au XX siècle, qui ne paraîtra qu'en 1994.
En 1864, Jules Verne consacre un ouvrage à Edgar Poe (Edgar Poe et ses œuvres), il publie les romans Les Aventures du capitaine Hatteras et Voyage au centre de la Terre, quitte son emploi d'agent de change, et déménage à Auteuil. Le 16 mars 1867, en compagnie de son frère Paul, il embarque sur le Great Eastern à Liverpool pour les États-Unis, il tirera de sa traversée le roman Une ville flottante (1870). Jules Verne achète son bateau le Saint-Michel en 1868, chaloupe de pêche aménagée pour la plaisance, il en fera son cabinet de travail.
Mobilisé comme garde-côte au Crotoy pendant la guerre de 1870, Jules Verne continue toutefois d'écrire. Il s'installe à Amiens, ville natale de son épouse, en 1872, publie Le Tour du monde en quatre-vingts jours, fait l'acquisition du Saint-Michel II, en 1874. Il donne un fastueux bal costumé à Amiens en 1877, avec la participation de son ami Nadar, qui servit de modèle au Michel Ardan, héros de ses romans De la Terre à la Lune et Autour de la lune. De juin à août 1878, Jules Verne navigue de Lisbonne à Alger sur le Saint-Michel III, puis en Écosse, Norvège et Irlande en 1880. Il fait un grand tour de la Méditerranée en compagnie de son épouse en 1884.
Les dernières années
En 1886, le neveu de Jules Verne, Gaston, venu semble-t-il lui demander de l'argent, tire sur Jules Verne deux balles de revolver, qui le blessent aux jambes et lui causeront une boiterie définitive. En 1888, Jules Verne est élu au conseil municipal d'Amiens sur une liste radicale, il y siègera quinze ans. Il est atteint de cataracte en 1900.
Au début de 1903, Jules Verne présida le groupe espérantiste d'Amiens. Ardent défenseur de cette toute jeune langue internationale, il promet à ses amis d'écrire un roman où il décrirait les mérites de l'espéranto. Mort prématurèment, son livre ne sera pas achevé. Le brouillon sera repris par son fils Michel, mais l'œuvre finale (L'Étonnante Aventure de la mission Barsac) ne fera pas allusion à l'espéranto...
Pourtant, des manuscrits retrouvés plus tard, nous font découvrir le véritable titre de ce roman (Voyage d'étude) et que l'espéranto devait y tenir une place centrale. Il y faisait dire à l'un de ses héros : « L’espion » : « L'espéranto, c’est le plus sûr, le plus rapide véhicule de la civilisation. » Il avait dit aussi, dans son entourage : « La clé d'une langue commune perdue dans la tour de Babel ne peut être refaite que par l'utilisation de l'espéranto ».
Malade du diabète, Jules Verne s'éteindra le 24 mars 1905 à Amiens dans sa maison du 44, boulevard Longueville (aujourd'hui boulevard Jules-Verne).
Plusieurs livres de Jules Verne paraîtront après sa mort, publiés par son fils Michel Verne, qui prendra la responsabilité de remanier certains manuscrits.
Héritage
Jules Verne laisse derrière lui une œuvre riche d'une extraordinaire créativité. C'est l'un des premiers auteurs à mêler avec autant de succès science-fiction, aventure et fantastique. Son intérêt pour la science et le fait qu'il aborde dans ses romans des thèmes qui se concrétiseront dans le courant du (voyage sur la lune, sous-marin, etc.) lui confèrent le statut de visionnaire. Ses romans seront fréquemment adaptés au cinéma, leur récit à grand spectacle se prêtant parfaitement aux productions hollywoodiennes. Ses personnages sont des icônes de l'imaginaire populaire (tels Phileas Fogg, le capitaine Némo ou Michel Strogoff).
Œuvre
Romans
- 1859 : Voyage à reculons en Angleterre et en Écosse
- 1862 : Le Comte de Chanteleine
- 1862 : Cinq semaines en ballon
- 1860 : Paris au XX siècle (publié seulement en 1994)
- 1864-67 : Les Aventures du capitaine Hatteras
- 1864 : Voyage au centre de la Terre
- 1865 : De la Terre à la Lune
- 1866-68 : Les Enfants du capitaine Grant
- 1869 : Vingt mille lieues sous les mers
- 1869 : Autour de la Lune
- 1869 : Une ville flottante
- 1870 : L'Oncle Robinson (publié seulement en 1993)
- 1870-74 : Le Chancellor
- 1870 : Aventures de trois Russes et de trois Anglais dans l'Afrique autrale
- 1871-72 : Le pays des fourrures
- 1872 : Le Tour du monde en quatre-vingts jours
- 1873-75 : L'Île mystérieuse
- 1874-75 : Michel Strogoff
- 1874-76 : Hector Servadac
- 1876-77 : Les Indes noires
- 1877-78 : Un capitaine de quinze ans
- 1878 : Les Tribulations d'un chinois en Chine
- 1878 : Les 500 millions de la Bégum
- 1879 : La Maison à vapeur
- 1880 : La Jangada
- 1881 : L'École des Robinsons
- 1881 : Le Rayon vert
- 1882 : Kéraban-le-Têtu
- 1883 : Archipel en feu
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- 1883 : L'Étoile du sud
- 1883-84 : Mathias Sandorf
- 1884 : L'Épave du «Cynthia» (écrit en collaboration avec André Laurie)
- 1885 : Robur le conquérant
- 1885 : Un billet de loterie
- 1885-86 : Nord contre Sud
- 1885 : Le Chemin de France
- 1886-87 : Deux ans de vacances
- 1887-88 : Famille-sans-nom
- 1888 : Sans dessus dessous
- 1889 : Le château des Carpates
- 1889 : César Cascabel
- 1890 : Mistress Branican
- 1891 : Claudius Bombarnac
- 1891 : P'tit-Bonhomme
- 1892 : Mirifiques Aventures de Maître Antifer
- 1893 : L'Île à hélice
- 1893 : Un drame en Livonie (revu en 1903 et publié en 1904)
- 1894 : Le Superbe Orénoque
- 1894 : Face au drapeau
- 1895 : Clovis Dardentor
- 1895 : Le Sphinx des glaces
- 1896 : Le Village aérien (publié en 1901 sous le titre La Grande Forêt)
- 1896 : Seconde Patrie
- 1897 : Le Testament d'un excentrique
- 1897-98 : En Magellanie, le fils de Jules Verne a modifié le manuscrit de son père et l'a édité sous le nom de Les Naufragés du « Jonathan »
- 1898 : Le Secret de Wilhelm Storitz (revu en 1901 et publié seulement en 1985)
- 1898 : Les Frères Kip
- 1899 : Les Histoires de Jean-Marie Cabidoulin
- 1899 : Bourses de voyage
- 1899-1900 : Le Volcan d'or (publié seulement en 1989)
- 1901 : Le Beau Danube jaune
- 1901 : Le Phare du bout du monde
- 1901 : La Chasse au météore
- 1902 : L'Invasion de la mer
- 1902-03 : Maître du Monde
Recueils de nouvelles
- 1874 : Le Docteur Ox
- 1910 : Hier et Demain
Conte fantastique
- 1854 : Maître Zacharius ou l'horloger qui avait perdu son âme
Voir aussi
Articles connexes
- littérature d'enfance et de jeunesse
- auteurs de littérature de jeunesse
- éditions pour la littérature d'enfance et de jeunesse : liste
Bibliographie
- « Jules Verne, l'Odyssée de la Terre », Magazine Géo, Hors-série n°11, mars 2004.
- Claude Faber, Jules Verne : le roman de la Terre. Toulouse : Éditions Milan, coll. « Les essentiels Milan » n° 255, 2005. 63 p., 18 cm. ISBN 2-7459-1835-4.
Liens externes
- [http://www.brautdurand.net/Biblio.htm Liste plus exhaustive des œuvres de Jules Verne] (y compris théâtre, poésies, chansons, articles, discours, lettres...etc.)
- Nantes, [http://www.nantes.fr/mairie/services/responsabilites/dgc/julesverne/ ville natale de Jules Verne] et pages spéciales centenaire de la mort de l'écrivain.
- De nombreuses œuvres sont disponibles en français dans le [http://www.gutenberg.org/browse/authors/v#a60 Projet Gutenberg] :
# 20000 Lieues Sous Les Mers
# L'île mystérieuse
# Autour de la Lune
# Aventures du Capitaine Hatteras
# Le Chateau des Carpathes
# Les Cinq Cents Millions De La Bégum
# Cinq Semaines En Ballon
# De La Terre a La Lune
# Les Indes-Noires : suivi de un hivernage dans les glaces
# La Jangada - Huit cent lieues sur l'Amazone
# Keraban Le Tetu
# Le pilote du Danube
# Les enfants du capitaine Grant
# Les tribulations d'un chinois en Chine
# Les Voyages extraordinaires - Couronnés par l'Académie française
# La maison à vapeur - Voyage à travers l'Inde septentrionale
# Michel Strogoff - De Moscou a Irkoutsk
# Nord contre sud
# Robur-le-Conquerant
# Sans dessus dessous
# Le tour du monde en quatre-vingts jours
# Un billet de loterie
# Voyage au Centre de la Terre
- [http://www.expressionlibre.org Expression Libre] : Vous pourrez trouver dans la section Bibliothèque les ebooks gratuits suivants :
# 20000 lieues sous les mers
# Le Tour du monde en 80 jours
# Les révoltés du Bounty
# Voyage au centre de la Terre
- Aujourd'hui dans le domaine public, de nombreuses œuvres de Jules Verne sont librement disponibles sur Internet, grâce notamment au site de l'Association des Bibliophiles Universels [http://abu.cnam.fr/ ABU] et la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France [http://gallica.bnf.fr/ Gallica].
- Un site sur [http://www.fredericviron.com/verne/modules/news/ Jules Verne], en français.
- [http://perso.wanadoo.fr/jules-verne/CIEH.htm Analyses littéraires des romans de Jules Verne], par Lionel Dupuy.
- Un site sur [http://jv.gilead.org.il/ Jules Verne], en anglais.
- Le site du [http://www.jules-verne.net/ Centre de Documentation Jules Verne] à Amiens.
- [http://www.arte-tv.com/fr/connaissance-decouverte/Jules_20Verne/Biographie_20Jules_20Verne/800882,CmC=800898.html Le site de la chaîne ARTE sur Verne]
- [http://bf.shantidas.free.fr/web_mag/jules_verne Timbres sur Jules Verne]
- [http://dominique.hochereau.free.fr/bd/jules_verne.htm Timbres sur Jules Verne - 2005, Les Voyages Extraordinaires]
- [http://www.evene.fr/livres/actualite/2005-l-annee-jules-verne-54.php Dossier complet sur "L'Année Jules Verne"]
- [http://www.julesverne2005.net Dossier scientifique et littéraire sur Jules Verne]
- [http://www.ebooksgratuits.com/ebooks.php?auteur=Verne_Jules Ses livres sur Ebooks libres et gratuits ]
- [http://clefdargent.free.fr/erjv.php En relisant Jules Verne. Un autre regard sur les Voyages Extraordinaires]. Essai, de Lionel Dupuy (mars 2005).
- [http://perso.wanadoo.fr/jules-verne Analyses littéraires des romans de Jules Verne]. Retranscription d'analyses littéraires sur des romans de Jules Verne où l'intérêt est porté particulièrement sur les dimensions de l'espace et du temps dans les Voyages Extraordinaires.
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Verne, Jules
Verne, Jules
Verne, Jules
Verne, Jules
ja:ジュール・ヴェルヌ
De la Terre à la Lune
Catégorie:Jules Verne Catégorie:Roman de science-fiction Catégorie:Roman français
Catégorie:Roman français
De la Terre à la Lune est un roman fantastique de Jules Verne paru en 1865. Il forme la première partie d'un dyptique, qui se clôt avec Autour de la Lune.
Dans ce roman, le Gun Club de Baltimore décide d'envoyer un homme vers la Lune à l'aide d'un canon. Une rivalité entre deux hommes complique ce projet déjà démesuré en soi - mais rien n'est compliqué pour les Américains selon Jules Verne.
Le romancier met en scène, au milieu de personnages américains, le Français Michel Ardan, en hommage à Nadar.
Confrontation avec la réalité
Bien que Jules Verne ait tenté de conserver un maximum de vraisemblance, il existe plusieurs erreurs scientifiques dans le voyage vers la Lune :
- Le système composé d'un plancher d'eau pour contrer l'accélération au décollage est inefficace (un décollage au canon serait vraiment brutal !)
- La sensation d'apesanteur devrait intervenir pendant tout le voyage et non seulement au milieu
En revanche, cette suite de romans est très prémonitoire sur de nombreux points par rapport à Apollo_8 :
- Trois astronautes dans une capsule
- Voyage d'une semaine
- Retour dans la mer après une orbite lunaire
Voir aussi
Liens internes
- Adaptation cinématographique : Le Voyage dans la Lune de Georges Méliès en 1902.
- Attraction de Disney basée sur l'adaptation cinématographique : Space Mountain : De la Terre à la Lune, à Disneyland Paris en France de 1995 à 2005.
Liens externes
- [http://abu.cnam.fr/BIB/auteurs/vernej.html Le livre en intégralité à l'Association des bibliophiles universels (ABU)]
- [http://gallica.bnf.fr/scripts/ConsultationTout.exe?O=N063212 Le livre en intégralité sur Gallica]
- [http://www.ebooksgratuits.com/ebooks.php?auteur=Verne_Jules Ce livre sous plusieurs formats sur Ebooks libres et gratuits ]
1861Catégorie:1861
Cette page concerne l'année 1861 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- 14 mars :Victor-Emmanuel II, roi de Piémont-Sardaigne, est proclamé roi d'Italie.
- En mars, le tsar Alexandre II abolit le servage en Russie
- Début du règne de Louis, roi du Portugal (fin en 1889).
France
- 1 janvier : Sur proposition de Napoléon III : « les sujets de Sa Majesté la reine d'Angleterre et d'Irlande, venant en France, sont admis à entrer et à circuler sur le territoire de l'Empire sans passeport ».
- 2 février : Première publication des débats de l'Assemblée.
- 2 avril :
- Transfert des cendres de l'Empereur Napoléon Ier de la chapelle de Saint-Jérôme dans la crypte des Invalides.
- Le comte Philippe Antoine d'Ornano (77 ans), héros des guerre du Premier Empire, est nommé maréchal de France.
- 14 mai : Concertation entre la France et l'Angleterre sur la guerre civile américaine. Le 10 juin, La France et l'Angleterre proclament leur « stricte neutralité » dans la guerre civile américaine.
- 28 septembre : Tout officier français désireux de participer à la guerre civile américaine est automatiquement radié de l'armée française.
- 31 décembre : Le gouvernement n'utilisera plus le procédé des crédits supplémentaires et extraordinaires, et les députés ne voteront plus le budget par ministère, mais par section, ce qui accroît leur contrôle.
Afrique
- El Hadj Oumar Tall entre dans Ségou et conquière le Royaume bambara.
- Début du règne de Ramada II, roi de Madagascar (fin en 1863).
Amériques
Amérique du Nord
- Le 29 janvier, le Kansas devient le trente-quatrième état de l'Union américaine.
- Les États-Unis mettent en place un impôt sur le revenu.
- 3 janvier : Une résolution parlementaire, dans le Delaware, condamne les intentions de sécession. L'État est très divisé.
- 9 janvier : Sécession du Mississippi.
- 10 janvier : Sécession de la Floride.
- 11 janvier : Sécession de l'Alabama.
- 26 janvier : Sécession de la Louisiane.
- 29 janvier : Sécession de la Géorgie.
- 1 février : Le Texas décide de soumettre la sécession à un référendum.
- 23 février : Le référendum du Texas décide la sécession.
- 2 mars : Le Congrès propose (par vote au deux tiers de chaque chambre) un amendement à la Constitution, destiné à garantir aux États qu'il pourront maintenir l'esclavage.
- 4 mars : Début de la présidence d'Abraham Lincoln. Son discours inaugural appelle à préserver l'union et la paix.
- 11 mars : Les sept premiers États confédérés adoptent leur constitution.
- 12 avril : Les combats, symbolique, pour Fort Stunter, à Charleston en Caroline du Sud sont les premiers de la guerre, et mettent fin aux négociations.
- 17 avril : La Virginie décide de soumettre la sécession à référendum
- 29 avril : Le Maryland décide de rester dans l'Union, mais vote une motion en faveur des États Confédérés, et contre la guerre.
- 28 mai : Le gouverneur de l'État du Kentucky proclame le maintien dans l'Union, et la neutralité dans la guerre.
- 6 mai : Sécession de l'Arkansas.
- 6 mai : Le Tennessee décide de soumettre la sécession à référendum
- 20 mai : Sécession de la Caroline du Nord
- 23 mai : le référendum de Virginie décide la sécession.
- 8 juin : Le référendum du Tennessee décide la sécession.
- 21 juillet : Première bataille de Bull Run ou Première bataille de Manassas, en Virginie, première de la guerre. Victoire confédérée.
- En août, les princes français Joinville (troisième fils du roi Louis-Philippe), son fils, le duc de Penthièvre et ses deux neveux, le duc de Chartres (21 ans) et son frère le comte de Paris (23 ans), débarquent en Amérique pour s'engager dans l'armée de l'Union : les deux derniers sont enrôlés avec le grade de capitaine comme aides de camp du général McClellan.
Amérique latine
- Arrivée au pouvoir des libéraux au Chili. Ils garderont le pouvoir jusqu'en 1891.
- Gabriel Garcia Moreno établit en Équateur une dictature théocratique.
- 31 octobre : Comme le Mexique ne règle pas ses dettes, la France, la Grande-Bretagne et l'Espagne décident d'une convention en vue d'une intervention armée au Mexique avec 9 000 hommes.
- Débarquement à Vera-Cruz des contigents, mais les Anglais et les Espagnols se retirent rapidement, laissant seuls les Français, commandés par l'amiral Jean Edmond Jurien de la Gravière.
- Début de l'expédition française au Mexique (fin en 1867).
Asie & monde indien
- 2 février : Le missionnaire français Théophane Venard, | | |