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Linguistique -
Au sens large, la linguistique est l'étude du langage humain ; un linguiste est donc une personne qui étudie les langues. Dans un sens plus restreint, la linguistique s'oppose à la grammaire dite traditionnelle, en ce sens que celle-ci est normative tandis que celle-là est descriptive. Alors que la grammaire juge des énoncés quant à leur adéquation à une norme donnée, la linguistique se contente de décrire. L'étude de la linguistique peut se faire selon trois axes principaux, dont les tenants et aboutissants sont décrits ci-dessous :
- études en synchronie et diachronie : l'étude synchronique d'une langue s'intéresse seulement à cette langue à un moment donné de son histoire, à un seul de ses états. Par opposition, étudier une langue — ou une famille de langues — en diachronie revient à s'intéresser à son histoire et aux changements structurels qu'elle a subis ;
- études théoriques et appliquées : la linguistique théorique étudie la création de structures permettant la description individuelle de langues ainsi que les théories tentant de cerner leurs constantes universelles ;
- études contextuelles et indépendantes : bien que les termes désignant cette dichotomie ne soient pas clairement fixés, on peut la décrire comme suit ; l'étude contextuelle s'intéresse aux interactions entre le langage et le monde, tandis que l'étude indépendante considère le langage pour lui-même, indépendamment de ses conditions extérieures.
Les spécialistes sans qualifications précises qui se désignent comme des linguistes sont principalement intéressés par la linguistique indépendante, théorique et synchronique, que l'on considère souvent comme la branche principale de la discipline, et que l'on désignera ici sous le terme de linguistique théorique.
Domaines de la linguistique théorique
La linguistique théorique est souvent divisée en domaines séparés et plus ou moins indépendants :
- phonétique : étude des différents phones ou sons produits par l'appareil phonatoire humain ;
- phonologie : étude des sons pertinents, ou phonèmes, d'une langue donnée ;
- morphologie : étude de la structure interne des mots ;
- syntaxe : étude de la combinatoire des mots entre eux pour former des énoncés ;
- sémantique : étude du sens des mots et des énoncés ;
- stylistique : étude du style d'un énoncé littéraire ou non ; le style constitue-t-il un écart par rapport à une norme ?
- pragmatique : étude de l'utilisation (littérale, figurée ou autre) des énoncés dans les actes d'énonciation.
Le caractère séparé de chacun de ces domaines ne fait pas forcément l'unanimité. Les linguistes, cependant, reconnaissent le plus souvent qu'aucun domaine n'est entièrement indépendant d'un autre.
Linguistique diachronique
Alors que la linguistique théorique s'attache à décrire les langues à un moment donné de leur histoire (le plus souvent le présent), la linguistique diachronique examine comment les langues évoluent au cours du temps — que ces changements concernent la prononciation (on parle alors de phonétique historique), le sens et l'histoire des mots (c'est là l'étymologie qui est concernée), voire plusieurs aspects (et l'on touche là à la linguistique) — parfois à travers plusieurs siècles. La linguistique historique jouit d'une longue et riche histoire. C'est d'ailleurs de cette branche de la linguistique que sont nées les autres approches. Elle repose sur des postulats théoriques jugés solides (comme les lois phonétiques).
Une discipline comme la linguistique comparée repose principalement sur une optique historique.
Linguistique appliquée
Au contraire de la linguistique théorique, qui cherche à décrire de manière générale une langue donnée ou le langage humain, la linguistique appliquée se sert de ces recherches pour les appliquer à d'autres domaines comme l'enseignement des langues, la dictionnairique, la synthèse ou la reconnaissance vocale, ces deux dernières approches étant ensuite utilisées en informatique pour fournir des interfaces vocales, par exemple.
Linguistique contextuelle
La linguistique contextuelle est un domaine dans lequel la linguistique interagit avec d'autres disciplines. Elle étudie par exemple comment le langage interagit avec le reste du monde.
La sociolinguistique, la linguistique anthropologique et l'anthropologie linguistique sont des domaines ressortissant à la linguistique contextuelle dans lesquels on étudie les liens entre le langage et la société.
De même, l'analyse critique du discours est un point de rencontre entre la rhétorique, la philosophie et la linguistique. Il est ainsi possible de parler d'une philosophie du langage.
D'autre part, l'étude médicale du langage conduit à des approches psycholinguistique et neurolinguistique.
Enfin, appartiennent aussi à la linguistique contextuelle des domaines de recherches comme l'acquisition du langage, la linguistique évolutionniste, la linguistique stratificationnelle ainsi que les sciences cognitives.
Locuteur individuel, communautés linguistiques et caractéristiques universelles du langage
Plusieurs approches linguistiques sont possibles selon l'étendue de l'objet d'étude : certains analysent la langue d'un locuteur donné, d'autres des développements généraux sur la langue. On peut aussi étudier la langue d'une communauté bien précise, comme l'argot des banlieues ou bien rechercher les caractéristiques universelles du langage partagées par tous les hommes. C'est cette dernière approche, la linguistique générale, dont le pionnier a été Ferdinand de Saussure, qui a été élue par Noam Chomsky et qui trouve des échos en psycholinguistique et dans les sciences cognitives. On peut penser que ces caractéristiques universelles sont susceptibles de révéler des éléments importants concernant la pensée humaine en général. Voir par exemple les fonctions du langage.
Démarche descriptive, démarche prescriptive
La majorité des recherches accomplies en linguistique est purement descriptive : les linguistes cherchent à expliciter la nature du langage sans porter de jugements de valeur. Cependant, il existe un grand nombre de professionnels et d'amateurs qui ne se détachent pas d'un point de vue normatif, plus proche de celui de la grammaire. Alors que ceux-ci vont juger un énoncé selon qu'il respecte ou non le bon usage ou des règles, ceux qui suivent une démarche descriptive vont surtout chercher les origines de ces usages, des règles ou des erreurs qu'ils pourront simplement décrire comme des usages particuliers, voire comprendre que derrière une faute de langue se cache un besoin de rationalisation de la langue.
Parole et écriture
La plupart des travaux en linguistique, à l'heure actuelle, partent du principe que la langue parlée est première, et que la langue écrite n'en est qu'un reflet secondaire. Plusieurs raisons sont évoquées :
- alors que la parole est universelle, l'écriture ne l'est pas, loin de là ;
- l'apprentissage de la langue parlée est bien plus aisé et rapide que celui de la langue écrite ;
- nombre de scientifiques des sciences cognitives pensent qu'il existe dans le cerveau un module du langage qu'il n'est possible de connaître qu'à travers la langue parlée.
Bien sûr, les linguistes reconnaissent que l'étude de la langue écrite est loin d'être inutile. L'étude de corpus écrits, à cet égard, est primordiale en linguistique computationnelle, les corpus oraux étant difficiles à créer et à trouver. D'autre part, l'étude des systèmes d'écriture, ou grammatologie, ressortit pleinement à la linguistique. Enfin, les langues dotées d'une tradition écrite ancienne ne sont pas imperméables à des effets rétroactifs de l'écrit sur l'oral : le mot français legs, par exemple, dans lequel le g n'est pas étymologique, est le plus souvent prononcé /lεg/, par influence de la graphie, alors qu'à l'origine on disait /le/.
Domaines de recherches de la linguistique
Phonétique, phonologie, diglossie, syntaxe, sémantique, pragmatique, étymologie, lexicologie, lexicographie, linguistique théorique, linguistique comparée, dialectologie, linguistique descriptive, typologie des langues, linguistique computationnelle, sémiotique, écriture, etc., sont parmi les domaines les plus courants.
Recherches interdisciplinaires
Linguistique appliquée, linguistique cognitive, linguistique historique, orthographe, grammatologie, cryptanalyse, déchiffrage, sociolinguistique, anthropologie linguistique, linguistique anthropologique, analyse critique du discours, psycholinguistique, acquisition du langage, traitement automatique des langues, reconnaissance vocale, reconnaissance du locuteur, synthèse vocale et, plus généralement, traitement de la parole, sont de telles disciplines.
Linguistes importants et écoles de pensée
Parmi les premiers linguistes d'importance, il convient de compter Jacob Grimm, qui, en 1822, a compris et décrit la nature des modifications phonétiques touchant les consonnes dans les langues germaniques (modifications décrites dans la loi de Grimm). À sa suite, Karl Verner, inventeur de la loi portant son nom, August Schleicher, créateur de la Stammbaumtheorie et Johannes Schmidt, qui a développé la Wellentheorie (modèle par vagues) en 1872. Ferdinand de Saussure peut être considéré comme le fondateur de la linguistique structuraliste. Le modèle formel du langage développé par Noam Chomsky, ou grammaire générative et transformationnelle, s'est développé sous l'influence de son maître, Zellig Harris, lequel suivait déjà fortement les préceptes de Leonard Bloomfield. Ce modèle s'est imposé depuis les années 1960.
En France, les travaux du linguiste André Martinet, chef de file du fonctionnalisme, sont notables. La linguistique n'exclut pas forcément le grand public : témoins les ouvrages de vulgarisation d'Henriette Walter..
Représentation écrite de la parole
Il existe de nombreuses méthodes utilisées pour transcrire par écrit la parole, comme l'Alphabet phonétique international de l'Association phonétique internationale, ou API, méthode la plus commune actuellement. Celles-ci peuvent tendre à une extrême précision (on parle de transcription fine) et tenter de représenter les particularités phonétiques d'un locuteur précis, ou bien ne décrire que très généralement les oppositions fondamentales entre phonèmes d'une langue ; il s'agit là de transcription phonologique (ou phonétique large).
En France, d'autres systèmes existent, comme la notation de Bourciez, propre à la phonétique historique du français et, plus généralement, des langues romanes. Chaque pays doté d'une tradition linguistique a pu développer ses systèmes de transcription. C'est pourtant l'API qui, aujourd'hui, prédomine dans la recherche.
Lorsqu'il n'est pas possible d'utiliser l'API pour des raisons techniques, il existe plusieurs méthodes permettant de transcrire l'API dans un système n'utilisant que des caractères présents dans tous les jeux de caractères, comme le SAMPA.
Consulter aussi cette liste de méthodes de transcription.
Vers une conception plus étroite de la linguistique
Les termes de linguistique et linguiste ne sont pas toujours appliqués de manière aussi large que vu plus haut. Dans certains contextes, principalement universitaires, de meilleures définitions pourraient être, respectivement, « discipline que l'on étudie dans les départements relevant de la section 07 du Conseil National des Universités ([http://www.education.gouv.fr/personnel/enseignant_superieur/enseignant_chercheur/cnu.htm CNU]) » et « enseignant-chercheur d'un tel département ». La linguistique ainsi considérée ne renvoie pas à l'apprentissage des langues étrangères (à moins que cet apprentissage ne permette de créer des modèles formels de description des langues). Elle n'inclut pas non plus l'étude littéraire.
En règle générale, il convient de prendre conscience qu'un linguiste n'est pas forcément un polyglotte. En effet, la maîtrise complète d'une langue n'est pas une condition nécessaire (ni même suffisante) pour étudier et décrire certains aspects de son fonctionnement (c'est, par exemple, le cas en phonétique, où l'étude de la production des sons d'une langue n'implique pas la connaissance de sa syntaxe). Lorsqu'un linguiste s'intéresse à une langue dont il n'est pas particulièrement familier, il consulte généralement des locuteurs natifs, que l'on appelle des informateurs.
Articles connexes
- :catégorie:Linguistique
- liste des linguistes célèbres ;
- histoire de la linguistique ;
- notions fondamentales en linguistique ;
- liste des notions utilisées en linguistique ;
- philologie ;
- psycholinguistique ;
- structuralisme ;
- liste de langues par ordre alphabétique ;
- technesthésie.
Liens externes
- [http://www.ethnologue.com/web.asp Ethnologue: base de données sur les langues] du SIL
- [http://ocw.mit.edu/OcwWeb/Linguistics-and-Philosophy/index.htm Cours en ligne du MIT]
- [http://fr.groups.yahoo.com/group/parislinguists/ Liste de diffusion des informations sur la linguistique à Paris]
- [news:fr.sci.linguistique Forum Usenet francophone]
- [news:sci.lang Forum Usenet] et sa [http://www.zompist.com/langfaq.html FAQ]
- [http://groups.google.fr/groups?q=fr.lettres.langue Forums Usenet francophones sur les langues vivantes]
- [http://www.univ-ag.fr/gerec-f/points_de_depart_recherche/ Guide sur la recherche d'informations en sciences du langage]
- [http://www.linguistlist.org/ Listes de diffusion (en anglais)]
- [http://www.tlfq.ulaval.ca/axl Site québécois sur l'aménagement linguistique dans le monde (une mine d'informations)].
Bibliographie
- Vera Carvalho, Linguistique, Presses Universitaires France, 1980 (ISBN 2130363547) ;
- Ferdinand de Saussure (et al.) (1995), Cours de linguistique générale, Payot, 1995 (ISBN 2228889423) ;
- Sylvie Durrer (1998), Introduction à la linguistique de Charles Bally, Delachaux & Niestlé, 1998, (ISBN 2603010883) ;
- Catherine Fuchs, Pierre Le Goffic, Les linguistiques contemporaines, Hachette, 1992 (ISBN 2-01-016909-3) ;
- Nathalie Garric, Introduction à La Linguistique, Hachette, 2001 (ISBN 2011454603) ;
- Jacques Lerot, Précis de linguistique générale, Minuit, 1993 (ISBN 2707314587) ;
- Mortéza Mahmoudian, La linguistique, Seghers, 1981 (ISBN 2221008367) ;
- Dominique Maingueneau, Aborder la linguistique, Seuil, 1996 (ISBN 2020230313) ;
- André Martinet, Eléments de linguistique générale, 4 édition, Armand Colin, 1996 (ISBN 2200265735) ;
- Jacques Moeschler, Antoine Auchlin, Introduction à la linguistique contemporaine, 2 édition, Armand Colin, 2000 (ISBN 2200251246) ;
- Jean Perrot, Linguistique, Presses Universitaires de France, 1993 (ISBN 2130427723) ;
- Gilles Siouffi, Dan van Raemdonck, 100 fiches pour comprendre la linguistique, Breal, 1999 (ISBN 2842914538) ;
- Olivier Soutet, Linguistique , Presses Universitaires de France, 1997 (ISBN 2130471862) ;
- Joseph Vendryes, Le langage, Albin Michel, 1985 (ISBN 2226047441).
fiu-vro:Keeletiidüs
ja:言語学
ko:언어학
th:ภาษาศาสตร์
zh-min-nan:Gí-giân-ha̍k
Catégorie:Linguistiquecatégorie:Sciences humaines
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th:Category:ภาษาศาสตร์
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Linguiste -
Au sens large, la linguistique est l'étude du langage humain ; un linguiste est donc une personne qui étudie les langues. Dans un sens plus restreint, la linguistique s'oppose à la grammaire dite traditionnelle, en ce sens que celle-ci est normative tandis que celle-là est descriptive. Alors que la grammaire juge des énoncés quant à leur adéquation à une norme donnée, la linguistique se contente de décrire. L'étude de la linguistique peut se faire selon trois axes principaux, dont les tenants et aboutissants sont décrits ci-dessous :
- études en synchronie et diachronie : l'étude synchronique d'une langue s'intéresse seulement à cette langue à un moment donné de son histoire, à un seul de ses états. Par opposition, étudier une langue — ou une famille de langues — en diachronie revient à s'intéresser à son histoire et aux changements structurels qu'elle a subis ;
- études théoriques et appliquées : la linguistique théorique étudie la création de structures permettant la description individuelle de langues ainsi que les théories tentant de cerner leurs constantes universelles ;
- études contextuelles et indépendantes : bien que les termes désignant cette dichotomie ne soient pas clairement fixés, on peut la décrire comme suit ; l'étude contextuelle s'intéresse aux interactions entre le langage et le monde, tandis que l'étude indépendante considère le langage pour lui-même, indépendamment de ses conditions extérieures.
Les spécialistes sans qualifications précises qui se désignent comme des linguistes sont principalement intéressés par la linguistique indépendante, théorique et synchronique, que l'on considère souvent comme la branche principale de la discipline, et que l'on désignera ici sous le terme de linguistique théorique.
Domaines de la linguistique théorique
La linguistique théorique est souvent divisée en domaines séparés et plus ou moins indépendants :
- phonétique : étude des différents phones ou sons produits par l'appareil phonatoire humain ;
- phonologie : étude des sons pertinents, ou phonèmes, d'une langue donnée ;
- morphologie : étude de la structure interne des mots ;
- syntaxe : étude de la combinatoire des mots entre eux pour former des énoncés ;
- sémantique : étude du sens des mots et des énoncés ;
- stylistique : étude du style d'un énoncé littéraire ou non ; le style constitue-t-il un écart par rapport à une norme ?
- pragmatique : étude de l'utilisation (littérale, figurée ou autre) des énoncés dans les actes d'énonciation.
Le caractère séparé de chacun de ces domaines ne fait pas forcément l'unanimité. Les linguistes, cependant, reconnaissent le plus souvent qu'aucun domaine n'est entièrement indépendant d'un autre.
Linguistique diachronique
Alors que la linguistique théorique s'attache à décrire les langues à un moment donné de leur histoire (le plus souvent le présent), la linguistique diachronique examine comment les langues évoluent au cours du temps — que ces changements concernent la prononciation (on parle alors de phonétique historique), le sens et l'histoire des mots (c'est là l'étymologie qui est concernée), voire plusieurs aspects (et l'on touche là à la linguistique) — parfois à travers plusieurs siècles. La linguistique historique jouit d'une longue et riche histoire. C'est d'ailleurs de cette branche de la linguistique que sont nées les autres approches. Elle repose sur des postulats théoriques jugés solides (comme les lois phonétiques).
Une discipline comme la linguistique comparée repose principalement sur une optique historique.
Linguistique appliquée
Au contraire de la linguistique théorique, qui cherche à décrire de manière générale une langue donnée ou le langage humain, la linguistique appliquée se sert de ces recherches pour les appliquer à d'autres domaines comme l'enseignement des langues, la dictionnairique, la synthèse ou la reconnaissance vocale, ces deux dernières approches étant ensuite utilisées en informatique pour fournir des interfaces vocales, par exemple.
Linguistique contextuelle
La linguistique contextuelle est un domaine dans lequel la linguistique interagit avec d'autres disciplines. Elle étudie par exemple comment le langage interagit avec le reste du monde.
La sociolinguistique, la linguistique anthropologique et l'anthropologie linguistique sont des domaines ressortissant à la linguistique contextuelle dans lesquels on étudie les liens entre le langage et la société.
De même, l'analyse critique du discours est un point de rencontre entre la rhétorique, la philosophie et la linguistique. Il est ainsi possible de parler d'une philosophie du langage.
D'autre part, l'étude médicale du langage conduit à des approches psycholinguistique et neurolinguistique.
Enfin, appartiennent aussi à la linguistique contextuelle des domaines de recherches comme l'acquisition du langage, la linguistique évolutionniste, la linguistique stratificationnelle ainsi que les sciences cognitives.
Locuteur individuel, communautés linguistiques et caractéristiques universelles du langage
Plusieurs approches linguistiques sont possibles selon l'étendue de l'objet d'étude : certains analysent la langue d'un locuteur donné, d'autres des développements généraux sur la langue. On peut aussi étudier la langue d'une communauté bien précise, comme l'argot des banlieues ou bien rechercher les caractéristiques universelles du langage partagées par tous les hommes. C'est cette dernière approche, la linguistique générale, dont le pionnier a été Ferdinand de Saussure, qui a été élue par Noam Chomsky et qui trouve des échos en psycholinguistique et dans les sciences cognitives. On peut penser que ces caractéristiques universelles sont susceptibles de révéler des éléments importants concernant la pensée humaine en général. Voir par exemple les fonctions du langage.
Démarche descriptive, démarche prescriptive
La majorité des recherches accomplies en linguistique est purement descriptive : les linguistes cherchent à expliciter la nature du langage sans porter de jugements de valeur. Cependant, il existe un grand nombre de professionnels et d'amateurs qui ne se détachent pas d'un point de vue normatif, plus proche de celui de la grammaire. Alors que ceux-ci vont juger un énoncé selon qu'il respecte ou non le bon usage ou des règles, ceux qui suivent une démarche descriptive vont surtout chercher les origines de ces usages, des règles ou des erreurs qu'ils pourront simplement décrire comme des usages particuliers, voire comprendre que derrière une faute de langue se cache un besoin de rationalisation de la langue.
Parole et écriture
La plupart des travaux en linguistique, à l'heure actuelle, partent du principe que la langue parlée est première, et que la langue écrite n'en est qu'un reflet secondaire. Plusieurs raisons sont évoquées :
- alors que la parole est universelle, l'écriture ne l'est pas, loin de là ;
- l'apprentissage de la langue parlée est bien plus aisé et rapide que celui de la langue écrite ;
- nombre de scientifiques des sciences cognitives pensent qu'il existe dans le cerveau un module du langage qu'il n'est possible de connaître qu'à travers la langue parlée.
Bien sûr, les linguistes reconnaissent que l'étude de la langue écrite est loin d'être inutile. L'étude de corpus écrits, à cet égard, est primordiale en linguistique computationnelle, les corpus oraux étant difficiles à créer et à trouver. D'autre part, l'étude des systèmes d'écriture, ou grammatologie, ressortit pleinement à la linguistique. Enfin, les langues dotées d'une tradition écrite ancienne ne sont pas imperméables à des effets rétroactifs de l'écrit sur l'oral : le mot français legs, par exemple, dans lequel le g n'est pas étymologique, est le plus souvent prononcé /lεg/, par influence de la graphie, alors qu'à l'origine on disait /le/.
Domaines de recherches de la linguistique
Phonétique, phonologie, diglossie, syntaxe, sémantique, pragmatique, étymologie, lexicologie, lexicographie, linguistique théorique, linguistique comparée, dialectologie, linguistique descriptive, typologie des langues, linguistique computationnelle, sémiotique, écriture, etc., sont parmi les domaines les plus courants.
Recherches interdisciplinaires
Linguistique appliquée, linguistique cognitive, linguistique historique, orthographe, grammatologie, cryptanalyse, déchiffrage, sociolinguistique, anthropologie linguistique, linguistique anthropologique, analyse critique du discours, psycholinguistique, acquisition du langage, traitement automatique des langues, reconnaissance vocale, reconnaissance du locuteur, synthèse vocale et, plus généralement, traitement de la parole, sont de telles disciplines.
Linguistes importants et écoles de pensée
Parmi les premiers linguistes d'importance, il convient de compter Jacob Grimm, qui, en 1822, a compris et décrit la nature des modifications phonétiques touchant les consonnes dans les langues germaniques (modifications décrites dans la loi de Grimm). À sa suite, Karl Verner, inventeur de la loi portant son nom, August Schleicher, créateur de la Stammbaumtheorie et Johannes Schmidt, qui a développé la Wellentheorie (modèle par vagues) en 1872. Ferdinand de Saussure peut être considéré comme le fondateur de la linguistique structuraliste. Le modèle formel du langage développé par Noam Chomsky, ou grammaire générative et transformationnelle, s'est développé sous l'influence de son maître, Zellig Harris, lequel suivait déjà fortement les préceptes de Leonard Bloomfield. Ce modèle s'est imposé depuis les années 1960.
En France, les travaux du linguiste André Martinet, chef de file du fonctionnalisme, sont notables. La linguistique n'exclut pas forcément le grand public : témoins les ouvrages de vulgarisation d'Henriette Walter..
Représentation écrite de la parole
Il existe de nombreuses méthodes utilisées pour transcrire par écrit la parole, comme l'Alphabet phonétique international de l'Association phonétique internationale, ou API, méthode la plus commune actuellement. Celles-ci peuvent tendre à une extrême précision (on parle de transcription fine) et tenter de représenter les particularités phonétiques d'un locuteur précis, ou bien ne décrire que très généralement les oppositions fondamentales entre phonèmes d'une langue ; il s'agit là de transcription phonologique (ou phonétique large).
En France, d'autres systèmes existent, comme la notation de Bourciez, propre à la phonétique historique du français et, plus généralement, des langues romanes. Chaque pays doté d'une tradition linguistique a pu développer ses systèmes de transcription. C'est pourtant l'API qui, aujourd'hui, prédomine dans la recherche.
Lorsqu'il n'est pas possible d'utiliser l'API pour des raisons techniques, il existe plusieurs méthodes permettant de transcrire l'API dans un système n'utilisant que des caractères présents dans tous les jeux de caractères, comme le SAMPA.
Consulter aussi cette liste de méthodes de transcription.
Vers une conception plus étroite de la linguistique
Les termes de linguistique et linguiste ne sont pas toujours appliqués de manière aussi large que vu plus haut. Dans certains contextes, principalement universitaires, de meilleures définitions pourraient être, respectivement, « discipline que l'on étudie dans les départements relevant de la section 07 du Conseil National des Universités ([http://www.education.gouv.fr/personnel/enseignant_superieur/enseignant_chercheur/cnu.htm CNU]) » et « enseignant-chercheur d'un tel département ». La linguistique ainsi considérée ne renvoie pas à l'apprentissage des langues étrangères (à moins que cet apprentissage ne permette de créer des modèles formels de description des langues). Elle n'inclut pas non plus l'étude littéraire.
En règle générale, il convient de prendre conscience qu'un linguiste n'est pas forcément un polyglotte. En effet, la maîtrise complète d'une langue n'est pas une condition nécessaire (ni même suffisante) pour étudier et décrire certains aspects de son fonctionnement (c'est, par exemple, le cas en phonétique, où l'étude de la production des sons d'une langue n'implique pas la connaissance de sa syntaxe). Lorsqu'un linguiste s'intéresse à une langue dont il n'est pas particulièrement familier, il consulte généralement des locuteurs natifs, que l'on appelle des informateurs.
Articles connexes
- :catégorie:Linguistique
- liste des linguistes célèbres ;
- histoire de la linguistique ;
- notions fondamentales en linguistique ;
- liste des notions utilisées en linguistique ;
- philologie ;
- psycholinguistique ;
- structuralisme ;
- liste de langues par ordre alphabétique ;
- technesthésie.
Liens externes
- [http://www.ethnologue.com/web.asp Ethnologue: base de données sur les langues] du SIL
- [http://ocw.mit.edu/OcwWeb/Linguistics-and-Philosophy/index.htm Cours en ligne du MIT]
- [http://fr.groups.yahoo.com/group/parislinguists/ Liste de diffusion des informations sur la linguistique à Paris]
- [news:fr.sci.linguistique Forum Usenet francophone]
- [news:sci.lang Forum Usenet] et sa [http://www.zompist.com/langfaq.html FAQ]
- [http://groups.google.fr/groups?q=fr.lettres.langue Forums Usenet francophones sur les langues vivantes]
- [http://www.univ-ag.fr/gerec-f/points_de_depart_recherche/ Guide sur la recherche d'informations en sciences du langage]
- [http://www.linguistlist.org/ Listes de diffusion (en anglais)]
- [http://www.tlfq.ulaval.ca/axl Site québécois sur l'aménagement linguistique dans le monde (une mine d'informations)].
Bibliographie
- Vera Carvalho, Linguistique, Presses Universitaires France, 1980 (ISBN 2130363547) ;
- Ferdinand de Saussure (et al.) (1995), Cours de linguistique générale, Payot, 1995 (ISBN 2228889423) ;
- Sylvie Durrer (1998), Introduction à la linguistique de Charles Bally, Delachaux & Niestlé, 1998, (ISBN 2603010883) ;
- Catherine Fuchs, Pierre Le Goffic, Les linguistiques contemporaines, Hachette, 1992 (ISBN 2-01-016909-3) ;
- Nathalie Garric, Introduction à La Linguistique, Hachette, 2001 (ISBN 2011454603) ;
- Jacques Lerot, Précis de linguistique générale, Minuit, 1993 (ISBN 2707314587) ;
- Mortéza Mahmoudian, La linguistique, Seghers, 1981 (ISBN 2221008367) ;
- Dominique Maingueneau, Aborder la linguistique, Seuil, 1996 (ISBN 2020230313) ;
- André Martinet, Eléments de linguistique générale, 4 édition, Armand Colin, 1996 (ISBN 2200265735) ;
- Jacques Moeschler, Antoine Auchlin, Introduction à la linguistique contemporaine, 2 édition, Armand Colin, 2000 (ISBN 2200251246) ;
- Jean Perrot, Linguistique, Presses Universitaires de France, 1993 (ISBN 2130427723) ;
- Gilles Siouffi, Dan van Raemdonck, 100 fiches pour comprendre la linguistique, Breal, 1999 (ISBN 2842914538) ;
- Olivier Soutet, Linguistique , Presses Universitaires de France, 1997 (ISBN 2130471862) ;
- Joseph Vendryes, Le langage, Albin Michel, 1985 (ISBN 2226047441).
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GrammaireCatégorie:Grammaire Catégorie:Norme
La grammaire est l'étude des règles qui régissent une langue permettant de construire des énoncés reconnus corrects par les locuteurs natifs d'une langue donnée. Elle comporte plusieurs disciplines :
- phonétique ;
- phonologie ;
- morphologie ;
- syntaxe ;
- sémantique.
Par extension, on nomme aussi grammaire l'ensemble des règles qui permettent de construire des énoncés dans une langue donnée voire un manuel ou un ensemble de documents décrivant ces règles. On oppose souvent la grammaire à la linguistique en ce sens que celle-là est normative (elle indique comment construire des énoncés qui répondent à une norme, souvent littéraire) tandis que celle-ci est descriptive (elle se contente de décrire sans juger la validité des énoncés quant à la norme). Dans les faits, les deux disciplines se mêlent plus et l'approche normative seule (listes de Dites / ne dites pas, faites / ne faites pas) est considérée stérile ou réservée à un apprentissage superficiel de la langue.
La linguistique et l'informatique utilisent la notion de grammaire formelle, qui précise les règles de syntaxe d'un langage.
Grammaires de langues
- grammaire anglaise ;
- grammaire de l'anglais basique ;
- grammaire espagnole ;
- grammaire de l'espéranto ;
- grammaire française :
- propositions indépendantes, principales et subordonnées, propositions subordonnées relatives, rectifications orthographiques
- grammaire du grec ancien :
- déclinaisons du grec ancien,
- conjugaisons du grec ancien.
- grammaire italienne ;
- grammaire japonaise :
- pronoms personnels japonais,
- verbe en japonais,
- particule en japonais,
- grammaire du latin :
- déclinaisons latines,
- conjugaisons latines,
- grammaire du mandarin :
- suffixe -er,
- grammaire occitane ;
- grammaire du vietnamien
Lien externe :
- [http://www.gratiswebsite.de/members/benedictkalus grammaire de la langue italienne et romanche]
Articles connexes
- Linguistique ;
- langue normée ;
- liste de notions et termes grammaticaux
- OuGraPo.
Lien externe
- [http://angli02.kgw.tu-berlin.de/call/webofdic/grammars.html Liste anglophone de sites webs consacrés à la grammaire].
- [http://www.les-dictionnaires.com Annuaire de dictionnaires] Mieux comprendre la grammaire française
als:Grammatik
ja:文法
simple:Grammar
th:ไวยากรณ์
Synchronie et diachronieCatégorie:Linguistique Catégorie:Terminologie
En linguistique, deux points de vue différents et complémentaires peuvent être adoptés lorsqu'on analyse des faits de langue :
- l'approche dite diachronique s'intéresse à l'histoire de la langue et étudie ses évolutions (étymologie, évolutions phonétiques, sémantiques, lexicales, syntaxiques, etc.). Le terme est un emprunt savant construit sur des racines grecques, δια-, « à travers », et χρόνος, « temps » ; la linguistique comparée, par exemple, a une approche diachronique ;
- l'approche dite synchronique s'intéresse à une langue à un moment précis de son histoire ; le mot est aussi fabriqué à partir de deux termes du grec : συν-, « avec », χρόνος, « temps ». La grammaire scolaire est pour l'essentiel synchronique : elle indique quelles sont les normes considérées comme des règles d'une langue, qui peuvent avoir changé depuis des états antérieurs.
L'opposition entre synchronie et diachronie ainsi ce que ces deux termes dans cette acception sont dus à Ferdinand de Saussure, premier linguiste à avoir séparé clairement les deux angles de vue.
Cette opposition est fructueuse également en philosophie, où elle a été exploitée entre autres par Barthes et Sartre.
Famille de langues ja:言語の分類一覧 simple:Language families and languages zh-cn:语言系属分类
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Famille
Préambule
Voici une liste des langues naturelles ou construites, vivantes ou mortes, classées par familles et par groupes. La notion de famille génétique de langues est décrite plus en détail dans l'article consacré à la linguistique comparée.
Les tentatives de certains linguistes, fréquentes depuis la deuxième moitié du , proposant de rassembler certaines familles de langue dans des super familles de langues (par exemple considérer que les langues altaïques et ouraliennes font partie d'une même famille dite « ouralo-altaïque ») n'ayant pas donné de résultats probants jusqu'à présent, seules les super familles dont la reconnaissance fait l'objet d'un large consensus, telles que les langues indo-européennes (qui ont été mises en évidence dès le XIXe siècle) ou les langues sino-tibétaines, sont répertoriées.
Liste abrégée
- langues dravidiennes
- langues indo-européennes
- groupe tokharien
- langues anatoliennes
- langues indo-iraniennes
- langues indo-aryennes
- langues iraniennes
- groupe grec
- langues romanes
- langues celtiques
- langues germaniques
- langues balto-slaves
- langues baltes
- langues slaves
- langues afro-asiatiques
- langues nilo-sahariennes
- langues nigéro-congolaises
- langues bantoues
- langues khoïsan
- langues caucasiennes (un groupe non génétique):
- langues caucasiennes du Sud ou groupe kartvélien
- langues caucasiennes du Nord-Ouest ou groupe abkhazo-adygien
- langues caucasiennes du Nord-Est ou groupe nakho-daghestanien
- langues ouraliennes
- langues finno-ougriennes
- langues altaïques
- langues turques
- langues sino-tibétaines
- langues kadai
- langues miao-yao
- langues austroasiatiques
- langues austronésiennes
- langues malayo-polynésiennes
- langues eskimo-aléoutes
- langues artificielles
Liste
Cette liste n'est pas exhaustive
(Ce sont des langues de l'Inde)
- tamoul
- télougou
- malayalam
- kannada
- brahui
- malto
- kurukh
Les langues indo-européennes sont les plus répandues. Elles sont parlées en Europe, en Asie septentrionale (Russie), en Perse, dans la région de l'Inde et dans les Amériques.
- groupe tokharien : (langues éteintes)
- tokharien A (agnéen)
- tokharien B (koutchéen)
- langues anatoliennes : (langues éteintes)
- hittite, également appelé nésite ou hittite-nésite.
- palaïte
- louvite
- mylien
- lycien
- lydien
- langues indo-iraniennes :
- langues indo-aryennes (des langues de l'Inde) :
- vieil-indien (sanskrit védique, sanskrit classique)
- moyen-indien (prâkrits, apabhraṃśa)
- - pâli
- - néo-indien occidental :
- - bhili
- - gujarâtî
- - singhalais
- - dhivehi ou mahl
- - lahnda
- - marâthî
- - râjasthânî
- - sindhî
- - néo-indien central :
- - hindî, ourdou
- - pahârî
- - bangani
- - népalais
- - penjâbî
- - néo-indien oriental :
- - assamais
- - bengalî
- - bihârî
- - oriya
- langues dardiques
- - dialectes kafir
- - kâshmîrî
- rromani (tsigane) (langues difficiles à classer, à rapprocher soit du groupe dardique, soit de l’hindî ou du râjasthâni)
- langues iraniennes :
- avestique
- vieux perse
- persan (farsi, dari), tadjik
- pashto
- baloutchi
- ossète
- kurde
- kurmandji
- soranî
- zazaki
- talysh
- tat
- judéo-persan
- arménien
- groupe grec :
- groupe arcado-cypriote :
- mycénien
- arcadien, cypriote, pamphylien
- groupe ionien-attique :
- attique (grec ancien)
- koinè (moyen grec commun)
- - grec moderne
- ionien (d'Asie, insulaire, d'Eubée)
- groupe éolien (béotien, lesbien, thessalien)
- groupe occidental
- dorien (laconien, argien, corinthien, etc.)
- tsakonien
- éléen, étolien, locrien, phocidien
- albanais
- tosque
- guègue
- groupe italique
- osque
- ombrien
- latin (qui est le principal ancêtre des langues romanes)
- langues romanes
- groupe ibéro-roman
- castillan (espagnol en français courant)
- andalou
- asturien
- léonais
- aragonais
- estremadure
- judéo-espagnol
- portugais
- galicien
- mirandais
- açorien
- algarvio
- alentejano
- groupe occitano-roman
- catalan
- occitan ou langue d'oc
- auvergnat
- limousin
- vivaro-alpin
- gascon
- - aranais
- languedocien
- provençal
- niçois
- franco-provençal
- groupe gallo-roman
- français
- français québécois
- français acadien
- - français cajun
- autres langues d'oïl
- Nord
- - wallon
- - picard
- Nord-Est
- - champenois
- - lorrain
- Nord-Ouest
- - gallo
- - normand
- - jersiais
- - mayennais
- - manceau
- - angevin
- - tourangeau
- centre
- - orléanais
- - berrichon
- Sud-Ouest
- - poitevin-saintongeais
- Sud-Est
- - bourguignon
- - bourbonnais
- - franc-comtois
- groupe rhéto-roman
- romanche
- ladin
- frioulan
- groupe italo-roman
- italien (langue standard, basée sur le toscan et créée par Dante. Le corse est un dialecte du toscan avec des particularités locales marquées, le cismontano et l' oltramontano, de même que les deux dialectes du nord de la Sardaigne.
- parlers gallo-italiques
- piémontais
- lombard
- ligure
- émilien
- bolonais ou romagnol (ces deux derniers sont proches)
- vénète
- istrien
- dialectes toscans
- toscan
- corse
- gallurien et sassarien
- dialectes centro-méridionaux
- centre : marchigiano, ombrien et romain du Latium (le romanesco est un dialecte du toscan)
- Sud :
- - abruzzais (dialecte du méridional)
- - apulien (dialecte du méridional ou napolitain)
- - campanien ou napolitain
- - lucan ou lucanien (dialecte du méridional) (deux variétés)
- extrême-Sud :
- sicilien
- calabrais méridional (très proche du sicilien, au nord de la Calabre on parle lucan comme dans les Pouilles du nord)
- salentin
- sarde
- campidanien
- logoudorien dont le nuorais
- gallurien et sassarien qui sont en fait des dialectes corses donc toscans, mais souvent classés avec le sarde
- groupe illyro-roman (dalmate)
- groupe roumain
- daco-roumain (roumain, moldave)
- macédo-roumain
- mégléno-roumain
- istrio-roumain
- langues celtiques
- groupe brittonique
- gallois
- cornique
- breton
- groupe gaélique
- irlandais
- écossais (ou erse)
- mannois (ou manxois)
- gaulois
- langues germaniques :
- branche orientale
- gotique
- burgonde
- branche occidentale
- anglo-frison
- anglais
- frison
- scots
- germano-néerlandais
- bas-allemand
- - néerlandais
- - afrikaans
- - allemand du Nord
- - bas-saxon
- haut-allemand
- - moyen-allemand
- - moyen-allemand occidental
- - francique mosellan
- - francique rhénan
- - francique luxembourgeois, luxembourgeois
- - hessois
- - francique ripuaire
- - moyen allemand oriental
- - thuringien
- - haut-saxon
- - allemand supérieur
- - allemand
- - allemand pennsylvanien
- - francique oriental
- - francique méridional
- - bavarois
- - alémanique
- - alsacien
- - souabe
- - suisse alémanique
- - yiddish
- branche nordique, septentrionale ou scandinave
- sous-groupe occidental
- vieux norrois
- islandais
- norvégien nynorsk (landsmål)
- féroïen
- sous-groupe oriental
- danois
- norvégien bokmål (riksmål)
- suédois
- langues balto-slaves
- langues baltes
- langues baltes occidentales
- galindan
- nadruvien
- sudovien
- vieux prussien
- langues baltes orientales
- curonien
- letton
- lituanien
- samogitien
- sémigalien
- sélonien
- skalvien
- langues slaves
- langues slaves occidentales
- cachoube
- polonais
- polabe
- slovaque
- sorabe
- tchèque
- langues slaves méridionales
- vieux slave
- bulgare, macédonien
- serbo-croate (croate, serbe)
- slovène
- langues slaves orientales
- russe
- ukrainien
- biélorusse
Les langues afro-asiatiques (anciennement nommées chamito-sémitiques) sont parlées en Afrique septentrionale et saharienne ainsi qu'au Proche-Orient et au Moyen-Orient.
- langues berbères (tamazight)
- chaoui
- kabyle (taqbaylit)
- mzab
- rifain (tarifit,zenatiya)
- chenoui
- chaouia
- chleuh (tachelhit)
- touarègue (tamasheq)
- langues tchadiques
- haoussa
- masa
- langues omotiques
- langues chamitiques
- égyptien classique
- copte
- langues couchitiques
- afar
- somali
- galla (aussi appelé oromo)
- langues sémitiques
- Nord-Est (langues éteintes)
- akkadien
- assyrien
- babylonien
- ougaritique
- Nord-Ouest
- araméen
- hébreu
- phénicien, punique
- syriaque
- Sud
- arabe proprement dit ou nord-arabique:
- arabe littéral
- dialectes arabiques
- dialectes maghrébins
- dialectes proche-orientaux
- maltais
- sud-arabique:à l'origine des langues sémitiques de la Corne de l'Afrique
- six langues du Yémen menacées de disparition
- langues sémitiques d'Éthiopie et d'Érythrée
- tigrinya
- amharique
- tigré
- harari
- guèze (langue classique aujourd'hui limitée au domaine liturgique)
- gurage
Elles sont parlées en Afrique sub-saharienne : au Tchad, au Soudan, au Niger, dans le Nord du Cameroun, en République Centrafricaine, au Ghana, au Kenya, en Éthiopie et en Tanzanie.
- langues nubiennes
- songhaï
- langues nilotiques (dinka, nuer, shiluk, turkana...)
- massaï
- langues bantoues
- bemba
- comorien
- shingzidja
- shimwali
- shindzuani
- shimaore
- duala
- lingala
- nrebele
- shona
- sepedi (sotho du nord)
- sesotho (sotho du sud)
- swahili
- tswana
- groupe nguni
- sindebele
- xhosa
- zoulou
- groupe mandé
- mandingue
- bambara
- soninké
- édo
- nafaanra
- yoruba
- wolof
Elles sont parlées en Afrique australe.
- hadza
- kwadi
- sandawe
- les langues des Bochimans et des Khoïkhoï
Les langues caucasiennes du Sud ou groupe kartvélien
- géorgien
- laze
- mingrélien
- svane
- abaza
- abkhaze
- adyguéen
- kabarde
- oubykh
- tcherkesse
- sous-groupe nakh
- ingouche
- tchétchène
- sous-groupe daghestanien
- avar
- darguine
- lack
- andi
- archi
- tabassaran
- lezghien
Elles sont parlées essentiellement en Europe et en Asie.
- langues finno-ougriennes
- langues fenniques
- carélien
- estonien
- finnois
- ingrien
- live
- vepse
- vote
- same (lapon)
- langues mordves
- erza
- mokcha
- mari (tchérémisse)
- langues permiennes
- komi (ziryène)
- oudmourte (votyak)
- langues ougriennes
- hongrois
- langues ob-ougriennes
- mansi (vogoul)
- khanty (ostyak)
- langues samoyèdes
- nenets
- nenets de la toundra
- nenets des forêts
- enets
- nganassan
- selkoup
Elles sont essentiellement parlées en Asie de l'Ouest, centrale et orientale.
- langues turques
- azéri
- bachkir
- gagaouze
- karakalpak
- kazakh
- kirghiz
- ouïgour
- ouzbek
- tatar
- tatar de Crimée
- turc (osmanli)
- turkmène
- yakoute
- langues mongoles
- mongol
- bouriate
- kalmouk
- langues mandchou-toungousiennes
- mandchou
- toungouse
- nanai
Elles sont essentiellement parlées en Asie de l'Est et du Sud-Est.
- groupe chinois
- chinois archaïque
- chinois médiéval et chinois classique
- cantonais
- mandarin
- gan
- hakka
- min
- - minnan
- - teochew
- - hainan
- - taïwanais
- wu
- xiang
- langues tibéto-birmanes (regroupement obsolète)
- groupe bodique
- tamang-gurung-thakali
- tibétain
- amdo
- rDzong-kha
- ladakhi
- sherpa
- tshangla
- bumthang
- langues sal
- jinghpo
- bodo
- kiranti
- groupe lolo-birman
- birman
- nosu
- akha
- hani
- meitei
- naxi
- néware
- qianguique
- rGyalrong
- qiang
- tangoute
- trong
- tujia
- kiranti
- limbou
- hayu
- gongdouk
- manchad
- trong
- bai
- karen
- dhimal-toto
- hruso
- sulung
- abor-miri-dafla
- taraon-digaru
- ao naga
- angami-pochuri naga
- zeme naga
- tangkhul naga
- mikir
- mizo-kuki-chin
Elles sont parlées essentiellement en Asie du Sud-Est.
- lao (laotien)
- thaï (thaïlandais)
- zhuang
Elles sont parlées essentiellement en Asie du Sud-Est
Elles sont parlées essentiellement en Asie du Sud-Est
- langues mounda
- santali
- langues môn-khmer
- khmer (cambodgien)
- langues viet-muong
- vietnamien
- langues asli
Elles sont parlées dans l'océan Indien, en Asie du Sud-Est, dans l'océan Pacifique, et ont presque disparu de Taiwan où elles sont parlées par les populations autochtones.
- langues formosanes (des langues vernaculaires de Taiwan non apparentées au chinois, dont l'arrivée sur l'île est tardive)
- langues malayo-polynésiennes
- langues malayo-polynésiennes occidentales
- indonésien
- javanais
- malais
- malgache
- tagalog
- filipino
- chamorro
- palauan
- langues malayo-polynésiennes centrales et orientales
- langues malayo-polynésiennes orientales
- langues de Halmahera-Sud et de Nouvelle-Guinée occidentale
- langues océaniennes (anciennement subdivisées en langues mélanésiennes, micronésiennes et polynésiennes)
- - langues océaniennes de Nouvelle-Guinée du Nord et de l'Ouest et langues méso-mélanésiennes
- - langues océaniennes orientales (régions plus à l'Est que la Nouvelle-Guinée et les Îles Salomon), qui comprennent toutes les langues de Vanuatu, de Nouvelle-Calédonie, de Rotuma, de Fidji, de Micronésie et de Polynésie
- - drehu
- - fidjien
- - tobi
- - pohnpei
- - gilbertin
- - maori, rarotongien
- - tahitien
- - tokelauan
(ou langues eskaléoutes)
- inuit (eskimo)
- inuktitut
- inupiaq
- kalaallisut
- yupik
- aléoute
- à base lexicale française
- des Antilles
- créole haïtien
- créole guadeloupéen
- créole martiniquais
- créole réunionais
- à base lexicale anglaise
- de la zone Asie du Sud-Est, Océanie, Pacifique
- tok pisin
- bislama
- à base lexicale portugaise
- créole angolais
- créole bissau guinéen
- créole cap-verdien
- créole mozambiquais
- à base lexicale espagnole
- à base lexicale allemande
- unserdeutsch
- autres
- de la zone Asie du Sud-Est, Océanie, Pacifique
- hiri motu
- papiamento
Ce sont des langues propres aux sourds et malentendants, dont la structure icônique et spatiale les distingue des langues orales sur le plan grammatical.
- langue des signes française
- langue des signes québécoise (LSQ)
- langue des signes américaine
- langue des signes espagnole
- espéranto
- ido
- volapük
- latino sine flexione
- interlingua
- lojban
- kotava
- araméen samaritain
- basque
- souletin
- élamite
- hatti
- hourrite
- sumérien
- étrusque
- ibère
- méroïtique
- linguistique qui étudie les sons des langues. Elle se divise en trois branches :
- phonétique articulatoire ;
- phonétique acoustique ;
- phonétique auditive.
Alors que la phonétique étudie des sons (ou « phones »), la phonologie, elle, étudie comment ils sont agencés dans une langue pour former des énoncés. La transcription phonétique s'écrit entre crochets droits.
Voir aussi
- Méthodes de transcription ;
- alphabet phonétique international ;
- phonétique historique ;
- types de modifications phonétiques ;
- signe linguistique ;
- linguistique ;
- phonème.
Liens externes
- [http://hctv.humnet.ucla.edu/departments/linguistics/VowelsandConsonants/course/chapter1/flash.html Inventaire phonétique international]
catégorie:Linguistique
Catégorie:Phonétique
Catégorie:Écriture abrégée
ja:音声学
ko:음성학
Phonologiecatégorie:LinguistiqueCatégorie:Phonétique
La phonologie est une branche de la linguistique qui étudie comment s'organisent les sons d'une langue afin de former des énoncés. Il ne faut pas la confondre avec la phonétique qui, elle, s'intéresse aux sons eux-mêmes, indépendamment de leur fonctionnement les uns avec les autres. En sorte, la phonétique s'intéresse aux sons en tant qu'unités physiologiques, la phonologie aux sons en tant qu'ils font partie d'une structure.
La transcription phonologique se place entre barres obliques : /ra/ est la transcription du mot français rat. Chaque symbole utilisé doit ne renvoyer qu'à un seul phonème et chaque phonème ne doit être codé que par un seul symbole. Les symboles utilisés sont proches de ceux de l'API mais on trouve de nombreuses méthodes de transcription, selon les langues, les auteurs, les époques. On trouvera ici une liste de ces différentes méthodes.
Exposé de la méthode phonologique
Distinguer le son du phonème
Un francophone peut prononcer le mot « rat » avec un /r/ roulé, grasseyé ou normal (dit « parisien ») ; la phonologie n'y verra cependant qu'un seul phonème /r/ car il n'est pas possible, en français, d'opposer trois mots qui débuteraient chacun par une de ces sortes de /r/ et seraient suivi de /a/ : cette distinction n'intéresse que la phonétique. En sorte, [ra] (avec /r/ roulé), [ʀa] (avec /r/ grasseyé comme les prononçait Édith Piaf) et [ʁa] (avec un /r/ normal), se réduisent tous trois à la suite de phonèmes /ra/ et ces suites de phonèmes désigne | | |