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Maladie Infectieuse

Maladie infectieuse

Les maladies infectieuses sont des maladies qui se définissent par leur vecteur : virus, bactérie, parasite, mycose ou prion. Elles sont susceptibles d’affecter n’importe quel organisme vivant (animal ou végétal). Leur mode de transmission est variable et dépend de leur réservoir (humain, animal, environnemental). Elles sont plus ou moins contagieuses. Pour exemple, le tétanos est une affection causée par Clostridium tetanii, une bactérie qui se trouve dans la terre. Il n’y a pas de transmission interhumaine, l’infection se produit si la bactérie entre dans l’organisme par une plaie souillée. Un vaccin existe contre cette affection et est obligatoire en France pour tous les enfants d’âge scolaire. Autre exemple, le paludisme est dû à un parasite, le Plasmodium falciparum (il existe d’autres Plasmodii), transmis d’homme à homme par l’intermédiaire d’un moustique, l’anophèle. Le réservoir du parasite est humain mais il n’y a pas de transmission interhumaine. Il n’existe pas de vaccin. La tuberculose se transmet d’homme à homme par mécanisme aéroporté : le réservoir est humain et c’est une maladie contagieuse. Les maladies sexuellement transmissibles (MST) se transmettent à l’occasion de rapports sexuels.

Terminologie

L' infection est le terme désignant soit une maladie infectieuse en général, soit la contamination par un germe. La contamination est la pénétration du germe dans un organisme. L' infectiologie est la branche de la médecine concernant les maladies infectieuses. Le médecin spécialiste est un infectiologue. Suivant le type de germe, on parle également de bactériologie, de virologie, de parasitologie. Un sepsis est un infection grave. L'adjectif septique se rapporte à un organisme ou un objet contaminé par un germe (fosse septique par exemple). Une septicémie est la contamination grave et durable (sans traitement) du sang par un germe. Une bactériémie est une contamination transitoire du sang par un germe. Lorsque les cas se multiplient dans un lieu et une période limitée, on parle d’épidémie. Si la diffusion est beaucoup plus généralisée, on parle alors de pandémie. Lorsque l' épidémie concerne le milieu animal, on parle d'épizootie. Lorsque le germe se transmet de l’animal à l’homme on parle d’anthropozoonose ou plus simplement de zoonose. Le contage désigne la contamination par le germe. La période d’incubation est le délai entre le contage et la première manifestation de la maladie. Le malade peut être contagieux durant ce temps. La période de contagion est le temps pendant lequel le patient excrète le germe et peut le transmettre. Elle dépend de chaque maladie infectieuse. Les infections nosocomiales sont des infections attrapées à l’hôpital. Elles sont particulièrement complexes et dangereuses car elles surviennent chez des sujets affaiblis et concernent souvent des germes résistants aux antibiotiques. Il s’agit d’un problème de santé publique majeur.

Les statistiques

Dans le monde, les maladies infectieuses sont responsables de 17 millions de décès par an, ce qui représente un tiers de la mortalité. Elles représentent 43 % des décès dans les pays en voie de développement, contre 1 % dans les pays industrialisés. Les six maladies suivantes représentent 90 % des décès par maladies infectieuses dans le monde [http://www.pasteur.fr/actu/presse/dossiers/malinfectieuses/monde.htm]. Note # liés dans un grand nombre de cas au sida En France, les maladies infectieuses la troisième cause de mortalité, dont Notons également que certaines infections sont aussi à l’origine de maladies inflammatoires chroniques (telles que l’asthme) et de cancers.

Prévention

La prévention des maladies infectieuses s’articule en trois volets : éviter l’infection, renforcer les défenses immunitaires et prendre des traitements préventifs (prophylaxie) en cas de risque d’exposition.

Éviter l’infection

La maladie infectieuse est provoquée par la pénétration dans l’organisme d’une bactérie ou d’un virus. La première précaution consiste donc à « fermer les portes d’entrée », à savoir :
- les voies respiratoires : mettre la main devant sa bouche lorsque l’on éternue ou tousse pour éviter de contaminer l’entourage ; porter un masque facial lorsque l’on rencontre des personnes fragilisées (par exemple dans certaines zones des milieux hospitaliers) ou porteuses de virus très contagieux (comme le sras) ; pour la ventilation artificielle, utiliser un filtre anti-bactérien ;
- les voie digestives : se laver les mains avant de manger ou de préparer un repas, ou après une exposition à des liquides biologiques (par exemple en sortant des toilettes), voire les désinfecter lorsqu’il s’agit de liquides d’une autre personne (par exemple accident d'exposition au sang) ; porter des gants fins (latex, ou pour les personnes allergiques en PVC ou nitrile) lorsque qu’une telle exposition est probable ;
- effraction cutanée : toute plaie grave devra être montrée à un médecin qui prendra les mesures nécessaires ; toute plaie simple doit être nettoyée, ou mieux désinfectée (voir l’article bobologie) ; mais la première précaution est bien sûr d’éviter de se faire une plaie, en respectant les règles de sécurité de certaines activités et en portant des protections adaptées (gants de travail...) ;
- voie oculaire : éviter de se frotter les yeux et se laver les mains avant au cas où cela arriverait ; en cas de risque d’exposition à des liquides biologiques, porter des lunettes de protection ;
- sexualité utiliser un préservatif pour réduire les risques de transmission des maladies sexuellement transmissibles. Si le port de gants fins est recommandé en cas de risque d’exposition à des liquides biologiques ou chimiques, il est déconseillé pour les activités courantes : en effet, la peau est alors dans une atmosphère chaude et humide propice au développement de germes, et par ailleurs, il vaut mieux des mains propres que des gants sales. Notons qu’au bout d’une vingtaine de minutes, les gants deviennent poreux. Il faut aussi éviter le développement de germes sur le corps et dans l’habitation, en ayant une hygiène suffisante :
- hygiène corporelle : se laver, se brosser les dents
- hygiène ménagère : avoir un réfrigérateur créant un froid suffisant, décongelé et nettoyé régulièrement, stocker les ordures dans des poubelles dédiées et ramassées régulièrement par les services municipaux, évacuation des eaux usagées vers une fosse septique vidangée régulièrement ou vers les égouts, rangement et nettoyage de l’habitation, aération pour éviter les pollutions intérieures (acariens, composés organiques volatils) et donc les allergies et les maladies respiratoires. Les collectivités territoriales jouent un rôle important en ce qui concerne l’hygiène collective, avec la gestion des eaux pour fournir de l’eau potable, l’organisation de la collecte et du traitement des ordures, l’équarrissage des cadavres d’animaux et la police des funérailles et des lieux de sépulture (condition de transport et de conservation des corps avant crémation ou inhumation, gestion des cimetières et crématoriums).

Renforcer les défenses immunitaires

La première mesure consiste à avoir une bonne hygiène de vie : alimentation saine, exercice physique régulier, sommeil suffisant, éviter les comportements à risque (cigarette, excès d’alcool), ce qui permet d’avoir un meilleur état de santé général donc de mieux résister aux infections. Par ailleurs, il convient de respecter les vaccinations préventives obligatoires, ou recommandées comme la vaccination des personnes âgées contre la grippe. Il faut aussi prendre précautionneusement les médicaments prescrits par un médecin, en lisant systématiquement les notice accompagnatrices, riches en informations (effets secondaires, interactions avec d’autres médicaments, recommandations...) et ne pas hésiter à questionner le médecin ou le pharmacien en cas de doute. Les effets peuvent ne pas être immédiats, et il faut continuer le traitement jusqu’à la fin même en cas d’amélioration et disparition des symptômes, notamment dans le cas des antibiotiques : la disparition des symtômes signifie la diminution du nombre de germes, mais pas leur disparition, si l’on interrompt le traitement trop tôt, ceux-ci peuvent se redévelopper, et devenir résistants à l’antibiotique. Il ne faut pas non plus s’étonner si le médecin ne prescrit pas d’antibiotique : ceux-ci ne sont pas efficaces contre les maladies virales.

Traitement préventif

Les mesures d’hygiènes simples sont les meilleurs traitement préventifs : lavage des mains, pour éviter la transmission des infections alimentaires, main devant la bouche lorsqu’on éternue... Lors de certaines activités, il peut être nécessaire de prendre prendre des médicaments à titre préventif, comme les médicaments contre le paludisme lors d’un voyage dans un pays impaludé. La détection précoce d’une maladie permet de démarrer son traitement plus tôt et donc de réduire la mortalité ; il est recommmandé de faire au moins une visite médicale par an. En cas de doute sur une infection (par exemple plaie souillée, accident d’exposition au sang, rapport sexuel non protégé), le médecin pourra mettre en place un traitement préventif qui pour diminuer les risques de développement d’une maladie. Pour les maladies sexuellement transmissibles, il existe en France des centres anonymes et gratuits de dépistage. Dans certaines maladies, il faut isoler le patient pour éviter la dissémination du germe : ainsi, lors d’une varicelle, l’enfant ne doit pas aller à l’école pendant 15 jours à partir de la première éruption. Il s’agit de léviction scolaire. La prévention hospitalière des infections nosoconiales est un sujet complexe. Elle repose essentiellement sur l’hygiène des soignants et des soignés (lavage des mains), sur l’isolement des patients porteurs de germes résistants aux antibiotiques, mais aussi sur une antibiothérapie ciblée et adaptée.

Infectiologues célébres

Antoine van Leeuwenhoek (1632-1723) voit pour la première fois des agents bactérien en microscopie. Louis Pasteur permet le rapprochement entre maladie et agents infectieux. Première vaccination contre la rage. Robert Koch Jonas Salk et Albert Sabin assure le developpement de la vaccination anti-polio.

Voir aussi


- Liste de maladies infectieuses

Liens externes


- [http://www.pasteur.fr/actu/presse/dossiers/malinfectieuses/monde.htm Maladies infectieuses : la situation actuelle dans le monde], sur le site de l'Institut Pasteur
- [http://www.math-info.univ-paris5.fr/~ycart/mst/mst02/Albera_Dakowski/accueil.html Mortalité par maladies infectieuses en France]
- [http://www.acdi-cida.gc.ca/cida_ind.nsf/0/f4cd5d4d174e3cce85256870000adbbb?OpenDocument Les maladies infectieuses dans les pays en voie de développement], une page de l'[http://www.acdi-cida.gc.ca/ Agence canadienne du développement international] (ACDI)
- [http://usinfo.state.gov/journals/itgic/1196/ijgf/ijgf1196.htm Les maladies infectieuses : le monde se bat], sur le site de l'[http://usinfo.state.gov/ International information program] étatsunien (en français)
- [http://www.infectiologie.com/ Infectiologie.com]
-
catégorie:hygiène ja:感染症 simple:Infectious disease

Maladie

Une maladie est un état anormal du corps ou de l'esprit qui provoque de l'inconfort, un dysfonctionnement, ou une détresse chez la personne touchée ou chez ceux qui sont en contact avec celle-ci. Parfois on étend le sens du terme pour y inclure les blessures, les handicaps, les syndromes, les symptômes, les comportements « déviants », et les variations atypiques de structure et de fonction, alors que dans d'autres contextes ceux-ci peuvent être considérés comme des catégories à part entière. La pathologie est l'étude des maladies. La nosologie s'intéresse à la classification systématique des maladies. Le domaine de connaissance le plus large au sujet des maladies et de leur traitement est la médecine.

Syndromes et maladies

Mode de transmission des maladies

Autres significations du mot

Voir aussi


- Liste de maladies courantes
  - Maladies génétiques
  - Maladies héréditaires
  - Maladies infantiles
  - Maladies mentales
  - Maladies opportunistes
  - Maladies rares, dites orphelines
  - Maladies sexuellement transmissibles (MST) et Infection transmissible sexuellement (ITS)
  - Maladies virales
- Handicaps
- Traumatisme (fractures, plaies, brûlures...)
- Santé
- Diagnostic
- Épidémie
- Soin palliatif
- Thérapie
- Transmission

Liens externes

Catégorie:Terme médical
-
als:Krankheit ja:病気 ms:Penyakit simple:Disease th:โรค zh-min-nan:Pīⁿ


Virus

Le mot virus, est issu du latin " virus, i (neutre)" qui signifie poison. En biologie, un virus est une entité biologique qui nécessite une cellule hôte, dont il utilise les constituants pour se multiplier. Un virus se caractérise par une très petite taille (comparé à une bactérie par exemple). Il est composé d'acides nucléiques (ADN ou ARN) entourés d'une enveloppe appelée la capside. Selon le critère généralement utilisé, en l'occurrence l'existence d'un métabolisme faisant intervenir des organes, un virus n'est pas à considérer au sens strict comme un être vivant. On pourrait tout aussi bien, par exemple, décider de le considérer comme une variété de minéral ayant besoin d'un hôte vivant pour se reproduire. Un critère plus discutable avancé pour considérer un virus comme non-vivant est qu'il ne peut se reproduire sans utiliser lui-même le matériel d'un organisme vivant; c'est oublier qu'il partage cette caractéristique avec le plasmodium, comme avec tout autre parasite, ou tout organisme vivant en symbiose, comme en fin de compte avec tout carnivore ou herbivore - et même que tout organisme ayant une reproduction sexuée ! Le matériel génétique ne constitue en fait qu'un composant du vivant tout comme ses protéines, et il a donc lui aussi ses ennemis naturels. On distingue deux grandes familles de virus : les virus nus, décrits ci-dessus, et les virus enveloppés. Ces derniers sont caractérisés par une enveloppe supplémentaire entourant leur capside. Cette enveloppe est en fait un fragment de la membrane de la cellule hôte dans laquelle ils se sont multipliés. En quittant la cellule hôte, le virus emporte un fragment de la membrane cytoplasmique de cette cellule. Le virus de la mosaïque du tabac peut sans difficulté être séparé en quelques composants chimiques, puis ceux-ci à leur tour être réassemblés pour reconstituer un virus parfaitement opérationnel.

Exemples


- VIH, virus du SIDA
- Ebola
- virus de la variole
- virus de la grippe
- virus de la fièvre jaune
- Virus du Nil occidental
- Cytomégalovirus
- Rotavirus

Voir aussi


- Biosûreté
- Maladie infectieuse
- Classification des virus
- Virus informatique
-
Catégorie:Protection des cultures Catégorie:Microbiologie

Liens


- Généralités sur les [http://vvanuxem.free.fr/html/generalites/generalites_viro.html virus]
- Principes actuels de [http://anne.decoster.free.fr/d1viro/vgclass.html classification des virus]
- Les principales familles de [http://lyon-sud.univ-lyon1.fr/bacterio-viro/DESLYON/Fiches/chapitre2/index.html virus pathogènes pour les humains] als:Virus (Medizin) ja:ウイルス ko:바이러스 ms:Virus simple:Virus

Mycose

Une mycose est une affection provoquée par des champignons parasites. De très nombreuses espèces de champignons microscopiques peuvent se révéler pathogènes pour l'homme dans certaines conditions. Les principales mycoses sont :
- les candidoses, dues à des champignons du genre Candida, qui affectent la peau et les muqueuses, notamment les parties génitales ;
- les dermatophytoses qui peuvent affecter la peau, les ongles et les cheveux. À cette catégorie appartient notamment la teigne qui touche le cuir chevelu et provoque une alopécie ;

Liens externes


- [http://www.abimelec.com/teigne.htm Teignes ] Fiche d'information sur les mycoses des cheveux et du cuir chevelu par un dermatologue attaché à l'hôpital Saint-Louis
- [http://www.abimelec.com/mycose_de_la_peau.htm Herpès circiné ] Fiche d'information sur les mycoses de la peau par un dermatologue attaché à l'hôpital Saint-Louis
- [http://www.abimelec.com/pityriasis_versicolor.htm Pityriasis versicolor ] Fiche d'information sur le pityriasis versicolor par un dermatologue attaché à l'hôpital Saint-Louis
- [http://www.abimelec.com/onychomycoses.html Onychomysoses ] Fiche d'information sur les mycoses des ongles par un dermatologue attaché à l'hôpital Saint-Louis, expert des maladies des ongles
-
Catégorie:Dermatologie Catégorie:Gynécologie

Bactérie

ko:세균 ja:真正細菌 th:แบคทีเรีย Les bactéries (Bacteria) sont des organismes vivants unicellulaires, caractérisés par une structure cellulaire particulière, la structure procaryote, qui est caractérisée par une absence de noyau et d'organites.

Détails

Comme les cellules végétales, la plupart possèdent une paroi cellulaire glucidique. Les bactéries sont les plus anciens organismes vivant sur terre, et aussi les plus abondants. Elles sont présentes dans le sol, dans l'eau et comme parasites des autres organismes. Elles sont à l'origine de beaucoup de maladies non héréditaires. Elles sont affectées par des substances antibiotiques qui le plus souvent inhibent une de leur fonction vitale (par exemple la pénicilline bloque la synthèse de la paroi cellulaire), et même dans quelques cas les éliminent. On cherche actuellement à savoir s'il a existé une vie bactérienne sur la planète Mars, certains éléments d'analyse du sol martien semblant s'orienter en ce sens, et la présence abondante d'eau sur Mars jadis ayant pu constituer un terrain extrêmement favorable au développement de la vie bactérienne si elle est apparue. Si la chose venait à être confirmée, ce serait un élément important en faveur de l'hypothèse de panspermie.

Histoire

Les bactéries sont microscopiques, mesurant pour la plupart d'entre elles entre 0,5 et 5 micromètres. Elles ne sont donc visibles qu'avec un microscope. Antoine van Leeuwenhoek fut le premier à observer des bactéries, grâce à un microscope de sa fabrication, en 1638. Le mot « bactérie » apparaît pour la première fois avec le microbiologiste allemand Christian Gottfried Ehrenberg en 1828. Ce mot dérive du grec βακτηριον, qui signifie « bâtonnet ». Louis Pasteur et Robert Koch ont décrit le rôle des bactéries dans la transmission des maladies, Louis Pasteur ayant prouvé leur existence, et Robert Koch l'ayant démontré aux sceptiques. En 2000, un forage dans le permafrost de l'Alaska (près de la ville de Fox) a permis à des scientifiques américains de mettre à jour une bactérie vieille d'environ 32 000 ans et toujours vivante.

Reproduction

Les bactéries se reproduisent de façon asexuée ou sexuée. La reproduction asexuée par division cellulaire est simple : une cellule se divise en deux cellules-filles en formant une paroi cellulaire transversale. Des variations génétiques peuvent avoir lieu lorsqu'il y a recombinaison génétique : des mutations (changement ponctuel aléatoire de l'information génétique d'une cellule), transformations (transfert d'ADN d'une bactérie à l'autre en milieu liquide), transduction bactérienne (transfert d'ADN via un bactériophage),lysogénisation (intégration plus ou moins complétes du génome d'un bactériophage) et conjugaison bactérienne (transfert d'ADN d'une bactérie à l'autre via une structure spéciale : les pili). L'ADN étranger peut être intégré dans le génome et être transmis aux générations suivantes. Beaucoup de bactéries possèdent des plasmides, qui sont des séquences d'ADN circulaire extra-chromosomales. Dans des conditions favorables, les bactéries peuvent s'aggréger pour former des structures visibles à l'œil nu : les colonies bactériennes. Il existe une grande variété de métabolismes chez les bactéries. Certaines n'ont besoin que de dioxyde de carbone comme source : elles sont alors dites autotrophes. Parmi celles-ci, certaines tirent leur énergie de la lumière photoautotrophes, d'autres utilisent des composés chimiques qu'elles dégradent chémoautotrophes. Les bactéries dépendantes de sources organiques de carbone sont dites hétérotrophes. Les bactéries réduisant des composants minéraux sont des lithotrophes, et s'opposent aux organotrophes. Parmi les photolithotrophes se trouvent les cyanobactéries, qui sont les plus anciens organismes connus à l'état fossile, et qui ont probablement joué un rôle important dans la production de l'oxygène de l'atmosphère. Selon leur mode de vie, les bactéries peuvent être classées en trois groupes :
- les aérobies strictes peuvent vivre uniquement en présence de dioxygène ;
- les aérobies facultatives peuvent vivre en présence ou en absence de dioxygène ;
- les anaérobies ne peuvent vivre qu'en absence de dioxygène. Des bactéries peuvent également vivre dans des milieux très défavorables à la vie, elles sont appelées extrémophiles : elles occupent des milieux comme des sources chaudes, des eaux très acides ou alcalines, ou très salées...

Classification

Différents éléments sont utilisés pour classer les bactéries en différents groupes. On peut utiliser la forme, on distingue alors les bacilles, de forme allongée,ou encore arquée(vibrions), les coccis, sphériques,ou encore les spirochétales (spiralées). La structure de la paroi peut être également utilisée, et l'on distingue les bactéries gram positives (Gram+) et gram négatives (gram-), d'après la méthode de coloration développée par Hans Christian Gram. Voir, en pathologie humaine, la Liste des bactéries pathogènes pour l'Homme. En matière de classification bactérienne, le site de M. Euzéby, de la Société de Bactériologie Systématique et Vétérinaire de Toulouse (ENVT), fait référence : Nomenclature des bactéries [http://www.bacterio.cict.fr/bacdico/systematique/nomenclature.html] List of Bacterial names with Standing in Nomenclature [http://www.bacterio.cict.fr/]

Actions des bactéries

Les bactéries sont à la fois dangereuses et utiles pour l'environnement, les humains et les animaux. Certaines bactéries ont une action pathogène et sont à l'origine de maladies comme le tétanos, la syphilis, le choléra ou la tuberculose. Les pathogènes sont traités par des antibiotiques, qui peuvent être classés en bactéricides ou bactériostatiques, selon qu'ils tuent les bactéries ou qu'ils empêchent leur croissance. Dans le sol, les microorganismes participent à la transformation de l'azote en ammoniaque. De nombreuses bactéries sont des symbiotes d'organismes animaux et participent à la digestion. Les bactéries sont souvent utilisées par l'homme dans les processus de fermentation et des bactéries transformées sont utilisées pour synthétiser des médicaments comme l'insuline. Des bactéries sont également utilisées dans les fosses septiques pour en assurer l'épuration. Celles-ci fabriquent également du méthane au cours de ce processus. Il est généralement admis que les mitochondries, sorte de piles énergétiques intracellulaires, sont des bactéries symbiotiques intégrées à la nuit des temps et sélectionnées par la valeur et l'importance de leur action : celle de permettre à leur hôte d'utiliser l'oxygène et de dégrader complètement les substrats biochimiques nutritionnels, tels que le glucose par exemple. Sans ces bactéries-là, nous ne pourrions pas respirer l'air qui serait un poison par son oxygène, mais nous serions encore réduit à être des éponges ou des algues vivant de la fermentation, laquelle n'a pas besoin d'oxygène pour fonctionner. Rien que cela mériterait de voir dans la bactérie une grande bienfaitrice, et non pas un ennemi pathogène !!!

Voir aussi


- Archéobactéries méthanigènes
- Liste de bactéries importantes sur le plan clinique

Liens externes


- [http://www.infovisual.info/02/002_fr.html Voir un schéma détaillé d'une cellule bactérienne]
-
Catégorie:Bactériologie Catégorie:Écologie Catégorie:Protection des cultures

Vaccin

La vaccination est un procédé visant à introduire un vaccin dans un organisme. Le vaccin est un composé chimique ou organique destiné à stimuler les défenses naturelles de l'organisme (le système immunitaire).

Histoire du vaccin

Dès le , les Chinois pratiquaient la variolisation : il s'agissait d'inoculer une forme qu'on espérait peu virulente de la variole en mettant en contact la personne à immuniser avec le contenu de la substance suppurant des vésicules d'un malade. Le résultat restait cependant aléatoire et risqué, le taux de mortalité pouvait atteindre 1 ou 2 %. La pratique s'est progressivement diffusée le long de la route de la soie. Elle a été importée depuis Constantinople en occident au début du . En 1760, Daniel Bernoulli démontra que, malgré les risques, la généralisation de cette pratique permettrait de gagner un peu plus de trois ans d'espérance de vie à la naissance. Lui-même très favorable à la variolisation, le médecin anglais Edward Jenner entend parler d'une croyance populaire selon laquelle attraper la variole des vaches préserverait de la forme humaine. Le 14 mai 1796, il inocula à un enfant du pus prélevé sur la main d'une fermière infectée par la vaccine, ou variole des vaches. Trois mois plus tard, il inocula la variole à l'enfant qui s'est révélé immunisé. Cette pratique s'est répandue progressivement dans toute l'Europe. Le principe d'action de la vaccination a été expliqué par Louis Pasteur et ses collaborateurs Roux et Duclaux, suite aux travaux de Robert Koch mettant en relation les microbes et les maladies. Cette découverte lui permit d'améliorer la technique. Sa première vaccination fut la vaccination d'un troupeau de moutons contre le choléra le 5 mai 1881. La première vaccination humaine (hormis la vaccination au sens originel de Jenner) fut celle d'un enfant contre la rage le 6 juin 1885.

Principe du vaccin

Le but principal du vaccin est de permettre la fabrication, par le corps, d'agents biologiques naturels ciblés à la défense de l'organisme vis-à-vis d'éléments pathogènes identifiés. Un vaccin est donc « dédié » à une maladie et pas à une autre. Les défenses immunitaires ainsi « stimulées » par le vaccin préviennent une attaque de l'agent pathogène pendant une durée variant d'un vaccin à l'autre. Le vaccin peut être chimique (de synthèse) : les éléments le composant sont fabriqués à base de protéines pour leurs interactions connues sur les lymphocytes au niveau des chaînes ADN. Il peut être organique, à base de souche « amoindrie » ou « tuée » de l'agent pathogène visé : le composé interagit et stimule les lymphocytes tout en n'ayant pas d'effets destructeurs sur l'organisme. Les vaccins organiques sont développés en cultivant des agents pathogènes en milieu propice pour eux, comme les œufs, certains animaux. Les vaccins chimiques sont encore peu répandus car ils font souvent appels au génie génétique. Les vaccins ne doivent être inoculés que sur les personnes en bonne santé ou à risques certains (voyages) car des effets secondaires peuvent être observés (de rare à extrêmement rare). Comme tout acte médical, la vaccination n’est en effet pas un geste anodin. Avant de vacciner, le médecin doit interroger son patient, vérifier si le vaccin lui est indiqué, si le moment est opportun, et chercher d’éventuelles contre-indications (par exemple en cas de rhumatisme articulaire aigu) . Il ne doit pas négliger de l’informer des risques éventuels du vaccin. En cas d’accident postvaccinal, sa responsabilité pourrait être mise en cause pour défaut d’information. Le devoir d’information du malade est l’un des fondements du code de déontologie médicale.

Fabrication des vaccins

Procédé de fabrication à développer... Certains composants des vaccins sont pointés comme présentant une certaine toxicité, ou risquant d'occasionner des infections virales. - Le thimérosal (sel composé d'éthylmercure et de thiosalicylate) est un agent de conservation à base de mercure (49,6%) utilisé dans le procédé de fabrication des vaccins et contenu dans certains flacons de vaccin à doses multiples afin de prévenir la croissance bactérienne et fongique et de stabiliser le vaccin de façon à en préserver l'efficacité dans le temps. Certaines autorités sanitaires déconseillent l'utilisation de vaccins contenant du thimérosal. - L'aluminium, qui sert d'adjuvant de l'immunité, en créant une réaction inflammatoire qui augmente la réaction antigène-anticorps. Il entre dans la composition de la majorité des vaccins. On estime qu'un enfant , par les vaccins, reçoit jusqu'à 3.75 mg d'aluminium durant les premiers six mois de sa vie. La forte toxicité de l'aluminium est bien connue : troubles neurologiques et immunitaires. Sa présence dans les vaccins est de plus en plus souvent mise en relation avec l'augmentation des allergies dans le monde. - Gélatine : dans un grand nombre de vaccins la gélatine a une fonction de stabilisateur . C'est un produit fabriqué à partir de débris d'abattoir tels que les cartilages, la peau et les os d'animaux, prélevé sur des bovins ou des cochons mais aussi sur des moutons (en Australie ). En Europe, la contamination de la gélatine par l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) est évoquée et l'utilisation d'os en provenance de pays où un grand nombre de cas d'ESB a été signalé - comme le Royaume Uni et le Portugal - fut récemment interdite. La gélatine dans les vaccins est fortement allergène. - Le sérum bovin : il peut être l'hôte de virus qui, lorsqu'ils entrent dans l'organisme humain, deviennent mutagènes. Le virus de la leucémie bovine (VLB) existe de façon endémique dans les troupeaux américains tout comme un virus génétiquement proche du H.I.V impliqué dans le Sida humain . Ces virus peuvent se transmettent aux humains et provoquer des leucémies . Le dr. Ryo Harasawa de l'Université de Tokyo au Japon,le dr. Massimo Giangaspero de l'Université de Milan en Italie ainsi que nombre de leurs collègues d'Allemagne et de Belgique ont détecté le virus de la diarrhée bovine dans plusieurs vaccins - rubéole, influenza, rougeole, oreillons - produits en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. Le sérum bovin est utilisé dans plusieurs étapes de la culture cellulaire en laboratoire. Dans le vaccin BCG , le bacille tuberculeux provient du bovin. Enfin, certains modes de culture des vaccins, à partir d'organes ou organismes animaux, peuvent être à l'origine de contaminations possibles. Les vaccins contre la rougeole, tout comme celui de l'influenza (grippe) , de la fièvre jaune et les oreillons, est cultivé sur des embryons de poulets. Ces embryons se forment entièrement après 35 heures d'incubation. Le vaccin contre l'encéphalite japonaise est pour sa part cultivé dans des cerveaux de souris et des sous-produits de l'abattoir se retrouvent dans plusieurs étapes de fabrication des vaccins. En plus d'être cultivés sur des cellules animales ou humaines de foetus avortés, les vaccins baignent dans du formaldehyde, du phenoxyethanol, du mercure, de l'aluminium, de la gélatine , du serum bovin ou foetal de veau ,de l'albumine provenant de sang humain, de l'aspartame et des antibiotiques. Ces sous-produits animaux dans les vaccins comportent un grand risque de contamination virale . Aucun laboratoire ne peut garantir l'asepsie des cellules animales servant à la culture vaccinale. Celui contre la grippe, par exemple, en plus d'être préparé dans un embryon animal peut contenir un virus de la leucémie propre au poulet ( leucose aviaire) et être transmis à l'humain vacciné . Il possède de plus des éléments provenant du cochon car une enzyme tirée de l'estomac de l'animal sépare les cellules en laboratoire.

Vaccination préventive

génie génétique La vaccination préventive est un forme de vaccination visant à stimuler les défenses naturelles de façon à prévenir l'apparition d'une maladie. Elle ne cesse de voir son domaine s'élargir. Diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, méningite due au germe Haemophilus influenzae b, hépatite B, BCG (contre la tuberculose), rougeole, rubéole, oreillons et, pour les nourrissons en collectivités (à cause de son coût élevé), pneumocoque. Le nombre de maladies que l'on cherche à prévenir dès le plus jeune âge en France n'a cessé de s'allonger et il faudra sans doute dans les prochaines années en introduire d'autres, ce qui impose de le simplifier par exemple en utilisant des vaccins « hexavalents » pour éviter des retards et des abandons. L'intérêt du BCG est sujet à contestation.

Vaccination thérapeutique

Aussi appelée immunothérapie active, cette technique consiste à stimuler le système immunitaire de l'organisme pour favoriser la production d'anticorps. Il ne s'agit donc plus de de prévenir l'apparition d'une maladie mais d'aider l'organisme des personnes déjà infectée à lutter contre la maladie en restaurant ses défenses immunitaires. Ces techniques sont encore au stade expérimental. On espère qu'elles pourront aider à lutter contre des maladies comme le sida, le cancer et la maladie d'Alzheimer.

Vaccins obligatoires

En France, certains vaccins sont obligatoires ; ils sont remboursés par la sécurité sociale. Les autorités sanitaires assurent que le rapport bénéfice/risque est suffisamment significatif. L'inobservation des prescriptions vaccinales expose à des sanctions pénales ou administratives, notamment le retrait de l'autorité parentale, la déscolarisation, le renvoi d'une administration. Il s'agit des vaccins suivants :
- BCG (bacille Calmette Guérin) : tuberculose
- DT-Polio : diphtérie, tétanos, poliomyélite Ces 3 derniers sont en général inoculés en même temps que la vaccination contre la coqueluche et l'hæmophilus B au sein d'un vaccin pentavalent. Suite à l'éradication totale de la variole dans le cadre d'un programme mondial de l'OMS, le vaccin contre cette maladie n'est plus requis. Il n'y a pas de raison néanmoins pour croire que ne subsistent pas des agents de la variole conservés sous forme de culture dans des laboratoires militaires de tel ou tel pays, dans le cadre d'une éventuelle guerre bactériologique future. La variole possède, en effet, pour les militaires, un intérêt dû à son caractère de longue incubation et de haute contagion, sans parler de son potentiel de démoralisation de l'arrière.

autres vaccins en France


- contre la coqueluche
- contre l' hépatite A
- contre l' hépatite B
- contre la méningite
- contre la rubéole
- contre les oreillons : antiourlien
- contre la rage : antirabique
- contre la rougeole
- contre la grippe: vaccination recommandée aux personnes âgées de plus de 65 ans et aux autres personnes à risque (vaccin gratuit).

vaccinations internationales


- contre le choléra
- contre la fièvre jaune : antiamarile
- contre la typhoïde

Voir aussi


- hyposensibilisation (allergie notamment rhume des foins)
- chronologie des vaccins

Liens externes


- [http://www.pasteur.fr/ Institut Pasteur]
- [http://generaliste.medimedia.tm.fr/gene/tl_fch/dossfmc/fmcvacci.pdf Vaccination : Ne vaccinez pas à l'aveugle !], Le Généraliste n°2120, 22 mai 2001
-
catégorie:santé publique catégorie:maladie infectieuse ko:백신 ja:ワクチン nb:Vaksine th:วัคซีน

Plasmodium

catégorie:protiste (noms scientifiques)

Définition

Plasmodium est un de protozoaires parasites, dont cinq s causent le paludisme chez l'Homme. D'autres espèces ont été retrouvées chez d'autres animaux : les singes, les oiseaux, les lézards... En 1898 Ronald Ross démontra l'existence du Plasmodium dans l'estomac du moustique Anopheles, l'anophèle. Cette découverte lui valut le Prix Nobel en 1902. Pourtant il faut également rendre hommage au professeur italien Giovanni Battista Grassi (1854-1925), qui a démontré que le paludisme chez l'homme, ne pouvait être transmis que par les moustiques anophèles.

Espèces impliquées en pathologie humaine


- Plasmodium falciparum (qui cause une forme « maligne » du paludisme, ou fièvre tierce maligne car ayant une périodicité des recrudescences fébriles de 3j)
- Plasmodium vivax et le plus rare Plasmodium ovale (qui causent une forme « bénigne » du paludisme ou fièvre tierce car ayant une périodicité des recrudescences fébriles de 3j)
- Plasmodium malariae (la cause du paludisme « bénin » quarte)
- Plasmodium knowlesi proche génétiquement, cliniquement et microspscopiquement de Plasmodium malariae, et de découverte récente chez l'homme en Malaisie (était connu chez le singe notamment).

Morphologie microscopique

Cycle parasitaire

Le cycle de plasmodium est très complexe. Commençant par le stade cryptozoïte caché dans le foie, le parasite envahit alors les globules rouges (érythrocytes ou hématies) sous la forme des stades anneau et amiboïde (trophozoïtes). Les parasites actifs (mérozoïtes) qui sont alors produits, quittent l'erythrocyte et voyagent avec le sang pour envahir de nouveaux érythrocytes. Après que les (mérozoïtes) aient envahi de nouvelles hématies, les stades sexuels (gamétocytes) sont produits et peuvent êtres aspirés par un moustique anophèle femelle. ---- Un plasmodium est également la forme macroscopique de certains protozoaires trouvés dans la vase. Catégorie:Apicomplexa

Moustique

Le moustique est un insecte de l'ordre des diptères nématocères et de la famille des Culicidae. La femelle adulte, durant la période de reproduction, pique les vertébrés pour prélever leur sang contenant des éléments nécessaires à la fabrication des œufs. Tout comme la tique, le moustique repère sa cible grâce au dioxyde de carbone émis par la respiration de la peau (c'est ce facteur qui fait que certaines personnes plus souvent piquées que d'autres). Pendant la piqûre, la femelle injecte de la salive anticoagulante (sur la photo ci-contre, on voit une femelle moustique d'espèce Aedes, dont l'estomac est rempli de sang) qui chez l'homme provoque une réaction allergique plus ou moins importante selon les individus : c'est la formation d'un « bouton » qui démange. Si le moustique est infecté par un des parasites provoquant les maladies telles que la malaria (encore appelé le paludisme) ou la dengue, la transmission des maladies se fait par l'inoculation de la salive qui permet au moustique de se nourrir plus facilement. La maladie passe alors avec la salive dans le sang du vertébré. Récemment une maladie a fait la chronique : le virus du Nil occidental qui est lui aussi transmis par les moustiques. Les moustiques mâles se nourrissent exclusivement de nectar de fleur, ils participent à la pollinisation des plantes, au même titre que les papillons, par exemple. Les moustiques mâles émettent une vibration (inaudible). Cette vibration est répusilve pour les femelles en gestation (période pendant laquelle elles piquent). En effet, les femelles en gestation sont instinctivement repoussées par les mâles. Lors de la reproduction, les femelles fécondées par les mâles déposent les œufs à la surface d'eaux stagnantes. Les œufs éclosent et donnent naissance à des larves aquatiques. Les larves passent par plusieurs stades de développement et se métamorphosent en adulte volant. Chez l'espèce de moustique Anopheles, la durée du stade larvaire dure environ 7 jours (si les conditions extérieures sont favorables : qualité de l'eau et nourriture essentiellement. Dès la troisième mue, elles en viennent à se dévorer entre elles car leur régime est carnassier et elles ne font pas la différence avec les autres animalcules qui s’agitent dans leur marigot.) Les adultes vivent environ 15 jours. A l'arrivée de l'hiver, ils cherchent un endroit pour hiverner, et si ils n'en trouvent pas (cas fréquent) ils meurent, laissant leurs larves perpetuer seules l'espèce à l'arrivée du printemps.

Limiter la prolifération des moustiques

Une bonne technique pour éviter d'être envahi par les moustiques à la maison est de leur fournir un/des nids pour leur ponte. Pour cela, récoltez de l'eau de pluie dans un récipient assez large et profond (par exemple une brouette, une glacière...) et laissez-le au soleil si possible. Les femelles seront ravies de trouver un tel volume d'eau et y pondront sans modération. Lorsque les larves commencent à être assez grosses, videz l'eau dans la terre en faisant bien attention qu'elle soit complètement absorbée. Attention :
- Ne videz jamais l'eau dans une canalisation (égoût, caniveau...) car les larves resteraient en vie et donneraient naissance aux moustiques que vous essayiez d'éliminer.
- Videz l'eau un peu avant la date estimée d'éclosion des larves. Si vous avez un doute sur cette date, il vaut mieux vider l'eau de suite (le but est de limiter la reproduction des moustiques et non d'en faire un élevage...) Astuces :
- Vous pouvez récupérer les larves pour nourrir vos poissons ou autres animaux d'aquarium.
- Il est possible de conserver les larves dans des bouteilles mais attention cependant à ne pas laisser trop d'air dans celles-ci, sinon les larves pourront éclore à la surface.

Liens externes


- [http://www.univers-nature.com/dossiers/moustique.html Univers-Nature] catégorie:insecte (noms vernaculaires) Catégorie:diptère ko:모기 ms:Nyamuk ja:カ

Anophèle

Les anophèles sont des moustiques (ordre des diptères) appartenant au genre Anopheles, de la famille des Culicideae qui sont responsables de la transmission du paludisme à l'homme. Les espèces d'anophèles responsable de la transmission du parasite sont relativement nombreuses et sévissement principalement en Afrique et en Asie, mais aussi en Amérique intertropicale, Caraïbes comprises.

Origine étymologique

Le mot vient du grec anopheles, qui signifie inutile, nuisible, nocif.

Biologie des anophèles

Les larves de l'anophèle vivent dans les eaux stagnantes. Celles de certaines espèces résistent à la présence de sel dans l'eau si la concentration ne dépasse pas 10 g par litre. Les larves, au cours de leur croissance, viennent respirer à la surface de l'eau, si bien que le fait de répandre un produit huileux qui forme une pellicule imperméable suffit à les éradiquer.
- Les adultes mâles se nourrissent principalement de nectar.
- Les femelles ont en outre besoin de sang, qu'elles trouvent chez l'homme et certains mammifères, pour assurer la production des œufs. Elles representent un hôte intermediaire pour les parasites du genre Plasmodium et sont donc les vecteurs de la malaria (Paludisme)

Liste des espèces d’Anopheles


- Anopheles acanthotorynus Komp, 1937
- Anopheles albimanus Wiedemann, 1820
- Anopheles albitarsis Lynch Arribalzaga
- Anopheles amictus (Edwards)
- Anopheles annulipalpis Lynch Arribalzaga, 1878
- Anopheles anomalophyllus Komp, 1936
- Anopheles antunesi Galvao et Amaral, 1940
- Anopheles apicimacula Dyar et Knab, 1906
- Anopheles aquasalis Curry, 1932
- Anopheles argyritarsis Robineau-desvoidy, 1827
- Anopheles atropos Dyar et Knab, 1906
- Anopheles aztecus Hoffmann, 1935
- Anopheles bambusicolus Komp, 1937
- Anopheles barberi Coquillett, 1903
- Anopheles bellator Dyar et Knab, 1906
- Anopheles benarrochi Gabaldon, Cova-gar. et Lop. 1941
- Anopheles boliviensis (Theobald, 1905)
- Anopheles bonnei Fonseca et Ramos, 1939
- Anopheles bradleyi King, 1939
- Anopheles braziliensis (Chagas, 1907)
- Anopheles bustamentei Galvao, 1955
- Anopheles canorii Flock et Abonnene, 1945
- Anopheles crucians Wiedemann, 1828
- Anopheles cruzii Dyar et Knab, 1908
- Anopheles darlingi Root, 1926
- Anopheles earlei Vargas, 1943
- Anopheles eiseni Coquillett, 1902
- Anopheles evandroi Lima, 1937
- Anopheles evansae (Brethes, 1926)
- Anopheles farauti (Laversan)
- Anopheles fausti Vargus, 1943
- Anopheles fluminensis Root, 1927
- Anopheles franciscanus Mccracken, 1904
- Anopheles freeborni Aitken
- Anopheles gabaldoni Vargus, 1941
- Anopheles galvaoi Causay, Deane et Deane, 1943
- Anopheles gambiae
- Anopheles georgianus King, 1939
- Anopheles gilesi (Peryassu, 1908)
- Anopheles gomezdelatorrei Levi-castillo, 1955
- Anopheles grabhami Theobald
- Anopheles guarao Anduze et Capdevielle, 1949
- Anopheles hectoris Giaquinto-Mira, 1931
- Anopheles homunculus Komp, 1937

- Anopheles ininii Senevet and Abonnenc, 1938
- Anopheles intermedius (Peryassu, 1908)
- Anopheles judithae Zavortink, 1969
- Anopheles kompi Edwards, 1030
- Anopheles lanei Galvao et Amaral, 1938
- Anopheles lutzii Cruz, 1901
- Anopheles maculipes (Theobald, 1903)
- Anopheles mattogrossensis Lutz et Neiva, 1911
- Anopheles mediopunctatus (Theobald, 1903)
- Anopheles melas (Theobald)
- Anopheles merus (Donitz)
- Anopheles minor Lima, 1929
- Anopheles neivai Dyar et Knab, 1913
- Anopheles neomaculipalpus Curry, 1932
- Anopheles nigritarsis (Chagas, 1907)
- Anopheles nimbus (Theobald, 1902)
- Anopheles noroestensis Galvao et Lane, 1937
- Anopheles nuneztovari Galaldon, 1940
- Anopheles occidentalis Dyar et Knab, 1906
- Anopheles oiketorakras Osorno-Mesa, 1947
- Anopheles oswaldoi (Peryassu, 1922)
- Anopheles parapunctipennis Martini, 1932
- Anopheles parvus (Chagas, 1907)
- Anopheles perplexens Ludlow, 1907
- Anopheles peryassui Dyar et Knab, 1908
- Anopheles pictipennis (Philippi, 1865)
- Anopheles pseudomaculipes (Peryassu, 1908)
- Anopheles pseudopunctipennis Theobald, 1901
- Anopheles pseudotibiamaculatus Galvao et Barretto, 1941
- Anopheles punctimacula Dyar et Knab, 1906
- Anopheles punctipennis (Say, 1823)
- Anopheles punctulatus
- Anopheles quadrimaculatus Say, 1824 -- common malaria mosquito
- Anopheles rachoui Galvao, 1952
- Anopheles rangeli Gabald., Covo-gar. et Lopez, 1940
- Anopheles rondoni (Neiva et Pinto, 1922)
- Anopheles sanctielii Senevet et Abonnenc, 1938
- Anopheles shannoni Davis, 1931
- Anopheles squamifemur Antunes, 1937
- Anopheles thomasi Shannon, 1933
- Anopheles tibiamaculatus (Neiva, 1906)
- Anopheles triannulatus (Neiva et Pinto, 1922)
- Anopheles vargasi Gabald., Covo-gar. et Lopez, 1941
- Anopheles vestitipennis Dyar et Knab, 1906
- Anopheles walkeri Theobald, 1901
- Anopheles xelajuensis Leon, 1938
Catégorie:Diptère (noms vernaculaires) ms:Anopheles

Réservoir

Réservoir peut désigner :
- le réservoir de l'agent d'une maladie infectieuse.
- un réservoir peut également être un récipient.

Maladie sexuellement transmissible

Une maladie sexuellement transmissible (MST) ou infection sexuellement transmissible (IST), en Europe, ou maladie transmissible sexuellement (MTS), au Canada; anciennement maladie vénérienne; est une pathologie qui comme son nom l'indique se transmet entre partenaires, au cours de différentes formes de rapport sexuel, contacts vaginaux, rapports oraux, génitaux ou anaux. Autrefois, on appelait ces maladies, des maladies vénériennes, le nom provenant de Vénus, déesse de l'amour, jusque dans les années 1990 où l'appellation MST ou MTS a été communément employée. Notez que toutes les pratiques sexuelles qui comportent un contact avec une autre personne, ou les fluides génitaux d'une autre personne doit être considérée comme comportant un risque de transmission de MST. La plus grande attention étant mise sur la prévention du virus VIH du sida ; chaque MST présente un risque et un degré de gravité différent, allant jusqu'à la mort. Une maladie sexuellement transmissible, comme son nom l'indique, peut être transmise d'une personne à l'autre par le biais de certaines activités sexuelles plutôt que par d'autres, mais également par d'autres biais (en fonction des maladies). Les bactéries, champignons ou virus sont toujours les agents « causatifs ». Il n'est pas possible d'attraper une MST d'une personne n'étant pas porteuse de cette maladie; à l'identique, une personne porteuse d'une MST l'a obtenue (sauf quelques exceptions) par contact sexuel, ou par contact avec des fluides corporels (dont génitaux) avec quelqu'un ayant cette maladie. Le risque d'infection peut être réduit par l'utilisation de protections appropriées : # préservatif masculin en latex # feuille de latex (pour les cunnilingus, par exemple). # préservatif féminin en polyuréthane (plus fin mais plus resistant)

Mesures de prévention de la diffusion des MST

Bien que la probabilité de transmission des maladies par l'activité sexuelle varie grandement d'une pathologie à l'autre, en général tout rapport sexuel doit être considéré comme risqué dans les deux sens : celui de transmettre au partenaire, comme celui de recevoir. Les professionnels de la santé conseillent des rapports protégés par préservatifs lors de relations sexuelles avec des personnes potentiellement atteintes, ce qui est la seule méthode efficace de prévention. Au niveau d'une population, l'utilisation de préservatifs permet de contrôler l'épidémie. Au plan individuel, l'usage du préservatif permet de réduire le risque de contracter le SIDA de 60 à 90 % (voir l'article préservatif). La diffusion des MST est très majoritairement liée à l'activité hétérosexuelle (de part le poids de la « communauté ») même si historiquement, la prostitution et certains groupes homosexuels ont été les plus touchés. Un risque majeur expliquant la transmission des MST est l'existence de porteurs sains, qui sont des individus ne ressentant pas le moindre effet de la maladie, ne consultant donc pas de médecin, et mettant ainsi en danger leur(s) partenaire(s) en l'absence de prise en charge appropriée (traitement et rapports protégés). En particulier chez l'homme plus que chez la femme, les urétrites (dont la gonococcie) entraînent très peu de symptômes et sont particulièrement à risque de transmission.

Pathologies MST


- La blennorragie non gonococcique ;
- La chancrelle ;
- Le chancre mou ;
- La chlamydiose ;
- Le condylome (crête de coq ou papillomavirus) ;
- Le virus de la verrue humaine (condylomes acuminés);
- La cystite
- La gale ;
- La gonorrhée (blennorragie gonococcique) ;
- Les hépatites : hépatite B, hépatite C ;
- L'herpès génital ;
- Infections intestinales transmises sexuellement
- La maladie inflammatoire pelvienne (pelvipéritonite) ;
- Le pian ;
- Les poux du pubis (morpions) ;
- Le sida, causé par le VIH ;
- La syphilis ;
- La trichomoniase ;
-
ja:性行為感染症

Bactériologie

ko:미생물학 ja:微生物学 th:จุลชีววิทยา Catégorie:Microbiologie Catégorie:Bactériologie La microbiologie est la science qui étudie les micro-organismes. Les micro-organismes sont un groupe très diversifié, ils existent à l'état de cellule isolée ou en groupe. Ils sont de petite taille. Comment distinguer les cellules microbiennes des plantes ou des animaux ? Les cellules animales et végétales sont incapables de vivre à l'état isolé dans la nature ; elles sont toujours à l'état multicellulaire. Les virus ne sont pas des micro-organismes car ils ne sont pas autonomes, ils ne peuvent pas se reproduire sans détourner la machinerie cellulaire d'un autre individu.

Historique


- Dès l'Antiquité, on postulait l'existence d'agents infectieux transmissibles invisibles à l'œil nu.
- 1546 : Jérôme Fracastor impute la transmission des maladies à des germes vivants, qu'il appelait « seminaria ».
- 1677 : Découverte des bactéries par le microscopiste hollandais Antoine van Leeuwenhoek.
- 1828 : Christian Gottfried Ehrenberg utilise pour la première fois le terme bactérie.
- 1840 : Le pathologiste allemand Jacob Henle propose une « théorie des germes » pour les maladies.
- 1857-1876 : Louis Pasteur met en évidence les rôles des micro-organismes dans la fermentation lactique et alcoolique. Il développe les techniques de pasteurisation et de stérilisation lui permettant la mise en place de cultures pures de micro-organismes. La possibilité de culture a permis de démontrer que la génération spontanée était une aberration.
- 1877-1895 : Louis Pasteur démontre que des maladies sont la conséquence de la présence de ces micro-organismes. Premières recherches systématiques sur l'origine de certaines maladies, ainsi que la vaccination.
- 1873-1882 : Robert Koch met au point en évidence le bacille responsable de la tuberculose (Mycobacterium tuberculosis). Koch a établi les règles (toujours utilisées) qui permettent de démontrer rigoureusement qu'une bactérie donnée est à l'origine d'une infection.
- 1884 : Hans Christian Gram développe une technique de coloration qui est la plus utilisée dans l'étude et la classification des bactéries en deux grands groupes : les bactéries à Gram positif et celles à Gram négatif.
- 1928 : Alexander Fleming découvre les propriétés antibactériennes de la pénicilline.
- 1940 : Selman Waksman découvre un autre antibiotique: la streptomycine.
- 1997 : Séquençage complet du premier génome bactérien (Escherichia coli). La microbiologie entre dans l'ère de la génomique.

Classification

L'analyse de la structure interne a permis de déterminer deux groupes de micro-organismes : les procaryotes et les eucaryotes
- procaryote
  - Archaea, Archéobactérie
  - eubactérie
- eucaryote
  - algues
  - champignons
  - protozoaires Les deux groupes se sont différenciés très tôt du point de vue phylogénétique.

Caractéristiques

Les procaryotes


- On retrouve les eubactéries dans notre quotidien, sol, nourriture...
- Les archéobactéries sont un groupe particulier car il ne comprend essentiellement que des espèces anaérobies (n'ayant pas besoin de dioxygène), vivants dans des environnements extrêmes : on parle d'organisme extrémophile. Les environnements extrêmes sont à la limite des conditions tolérées par les cellules biologiques (milieu salin très acide ou très alcalin, milieu à une température limite de l'ébullition). Les archéobactéries ne sont pas que des extrêmophiles, ce sont aussi des organismes plus communs qui vivent dans des conditions de vie classique comme les marais ou les rumens des ruminants. Il ne faut pas associer systématiquement archéobactéries à des organismes extrêmes même si on retrouve parmi eux la plupart des extrêmophiles. Ces micro-organismes ont des mécanismes pour résister à ces conditions.

Les eucaryotes

Les eucaryotes ont un système membranaire interne enfermant des organites (noyau,plaste, mitochondrie...) ; ils présentent un cytosquelette interne (actine, tubuline) absent chez les procaryotes.

Protozoaire

Les protozoaires sont des êtres unicellulaires dépourvus de paroi cellulaire (contrairement aux algues). On en trouve dans le sol, l'eau douce, l'eau de mer, mais également comme parasites de l'homme et des animaux. Les protozoaires se nourrissent par pinocytose et endocytose car ils n'ont pas de paroi cellulaire.

Algue

Contrairement aux champignons et aux protozoaires, les algues ont des pigments chlorophylliens. Les algues sont présentes dans le sol, les plantes, l'eau douce et l'eau de mer. Elles sont autotrophes.

Champignon

Les champignons sont présent dans le sol, plantes, débris végétaux, lichen, parasite de l'homme des animaux et des plantes. :Remarque : une levure est un champignon eucaryote. Les champignons sont abserbotrophes : ils sécrètent des enzymes qui digèrent à l'extérieur des polymères. Ce mécanisme chimique transforme par exemple les glucides en monomères (petites molécules) qui sont ainsi absorbés.

La taille des micro-organismes

Comme signalé au début, les micro-organismes sont de très petite taille (d'où leur nom) :
- bactérie : de l'ordre de 0,5 à 3 µm (pour la largeur), pas de limite en longueur;
- eucaryote: très variable de 2 à 200 µm(pour la largeur), pas de limite en longueur;. Le pouvoir séparateur de l'œil humain est de 100 µm, les micro-organismes sont donc invisibles à l'œil nu. Le rapport surface sur volume directement influencé par la taille : si l'on considère une forme simple telle que la sphère, la surface est proportionnelle au carré de la taille (4πr2 si r est le rayon de la sphère), alors que le volume est proportionnel à cube de la taille (4/3πr3), le rapport surface/volume est donc proportionnel à r (3/r). Ceci conditionne la vitesse à laquelle le micro-organisme se nourrit : la nourriture passe à travers la membrane plasmique, donc la vitesse d'absorption est proportionnelle à la surface, mais la quantité à nourrir est proportionnelle au volume. La vitesse à laquelle entre et sorte les nutriments et les déchets est donc inversement proportionnel à la taille. Donc plus la bactérie est petite, plus elle va pouvoir se nourrir à grande vitesse. Elle compense sa petite taille par une multiplication à très grande vitesse (taux de croissance très rapide).

La culture des micro-organismes

Richesse du milieu

Les micro-organismes ont besoin :
- D'une source d'énergie.
  - Pour les chimiotrophes, elle provient de la dégradation de composés chimiques (par exemple du glucose)
  - Pour les phototrophes, de la lumière.
- D'une source de carbone
  - Pour les autotrophes, il suffit de CO2 atmosphérique (carbone minéral).
  - Pour les hétérotrophes, elle provient de molécules organiques (CH4, oses...)
- De macroéléments (Ainsi appelés en raison de leur concentration dans le milieu de culture) : C, H, O, N, S, Na, Mg, P, K
- De microéléments : Cu, Co, Zn, Cl, Fe...
- D'une source d'azote : D'origine minérale (sel d'ammonium)
- De facteurs de croissance : Vitamines, acides aminés
- De dioxygène : Pour les aérobies stricts : — ou — : d'absence de dioxygène pour les anaérobies stricts ; pour ces micro-organismes, le peroxyde d'oxygène (H2O2) formé par la réaction entre l'O2 et l'H2O les empoisonnent, car ils ne possèdent pas une catalase dégradant H2O2 à l'inverse des individus aérobies.
- De facteurs physico-chimiques
  - Pour le facteur température, on distingue trois catégories de micro-organismes selon leur optimum de croissance. Les psychrophiles ont leur optimum à 15 °C, les mésophiles à 37 °C, les thermophiles à 65 °C.
Il faut descendre au-delà de -18 °C pour arrêter toute croissance microbienne. À 3 °C il n'y a plus de risque lié aux bactéries pathogènes ou toxinogènes.
  - Pour le facteur pH, on considère que les bactéries préfèrent la neutralité excepté pour les bactéries lactiques. Pour les levures et moisissures, le pH optimum est plus acide. (pH=5)

Diversité du milieu de culture

On distingue deux sortes de milieu de culture :
- Synthétique : milieu dont on peut donner la composition chimique complète. Les milieux synthétiques sont utilisés en recherche fondamental.
- Empirique : milieu dont on ne connaît que partiellement la composition. et parmi ces 2 types de milieu, il existe des milieux séléctifs (qui vont permettre de séléctionner le type de bactéries qui pourront cultiver dessus). Les milieux de culture peuvent contenir des extraits de levure (cellule de levure déshydratée et lysées) qui fournissent une source d'acide aminé de vitamine et d'azote, des extraits de malt apportant une source de carbone, des peptones (protéine animale, de poisson, de caséine de lait) source d'azote organique qui intéresse les individus hétérotrophes. Ces milieux sont soit liquides, soit solides. On utilise fréquemment la gélose ou agar-agar, un polymère de sucre tiré d'une algue rouge présentant la propriété de former avec l'eau un gel solide si la température est inférieure à 60°C.

La stérilisation

La stérilisation est l'opération qui consiste à éliminer les micro-organismes d'un objet, et ce de manière durable. En microbiologie, le but de la stérilisation est d'une part de maîtriser les micro-organismes introduits dans le milieu d'étude, et d'autre part d'éviter la contamination du milieu extérieur et des personnes (voir aussi l'article sur l'hygiène). Il existe trois façons pour stériliser un milieu de culture. Une destruction par la chaleur, par une méthode de filtration ou par l'emploi de radiation et d'agent chimique (gaz)

La chaleur

On distingue les procédés à chaleur « sèche » ou « humide ». hygiène
- Chaleur sèche :
  - bec Bunsen : tout l'air qui se trouve dans les 10 cm est passé une fois dans la flamme. Ceci crée une enceinte fictive stérile. Les microbiologistes travaillent avec une flamme oxydante qui crépite.
  - Four pasteur : C'est un four classique utilisé à 180°C pendant 90 minutes.
- Chaleur humide
  - Autoclave : cette technique consiste à faire bouillir de l'eau dans une enceinte close pour augmenter la pression et donc dépasser les 100°C d'ébullition (principe de l'autocuiseur). Ceci est réalisé à 121°C pendant 20 minutes.

Cas particuliers : la pasteurisation et tyndallisation

Cette technique ne détruit qu'une partie de la flore bactérienne. Ce n'est en aucun cas une technique de stérilisation. La tyndallisation est une série de chauffages bref à des températures de 70°C à intervalles réguliers, ceci afin de laisser aux formes résistantes la possibilité de germer pour les tuer au chauffage suivant. Pour exemple la destruction des pathogènes du lait se fait par un cycle de 63°C pendant 30 minutes suivie de 73°C pendant 15 minutes. L'ébullition n'est pas une méthode de stérilisation. les formes sporulées des bactéries résistent jusqu'à 8H30 à 100°C.

La filtration

La filtration est une technique qui consiste à faire passer un liquide à travers un filtre dont les pores ont un diamètre de 0,2 µm ; les micro-organismes sont trop gros et sont donc retenus par le filtre. Pour forcer ce liquide à traverser le filtre on utilise deux solutions:
- mise en pression du liquide par l'intermédiaire d'un piston
- aspiration du liquide en créant par exemple une enceinte dépressurisé de l'autre côté du filtre. Cette technique est intéressante lors d'utilisation de produits thermolabiles (c'est-à-dire qui ne résistent pas à la chaleur) comme certains acides aminés aromatiques, vitamines, hormones de croissance, acides nucléiques et une bonne partie des antibiotiques.

Radiation et agent chimique

Ces techniques sont utilisées par les industries dont l'alimentaire. Elles sont très pénétrante car les radiations et les gaz traversent le plastique et tuent les micro-organismes.

Notion de culture pure

Technique des stries

Elle est basée sur la notion d'UFC (unité formant une colonie). Chaque unité cellulaire (une cellule, un groupe de cellules ou un morceau d'hyphe) va donner une colonie. Sur un milieu de culture, il y a formation d'un monticule de bactéries avec une forme particulière (la colonie). La forme de ce monticule est détermine par l'organisation de la colonie, qui elle-même est déterminée génétiquement.

Technique de suspension dilution

Cette technique sert à évaluer le nombre de microorganismes qui se trouvent dans un miliieu liquide (eau de puit, boissons, eau de piscine...) ou dans un milieu solide (sol, aliments...). Elle peut aussi servir à isoler une souche pure à partir d'un mélange. Il s'agit simplement d'une suite de dilutions suivie d'un prélèvement d'un aliquot qui sera étalé sur un milieu de culture qui pourra être séléctif ou non. Il suffira ensuite de compter le nombre de colonies, et connaissant le volume de l'aliquot (en générale 1mL sur une boîte), on en déduira la quantité approximative de bactéries dans le milieu (on considère qu'1 UFC correspond à 1 bactérie).

Identification des bactéries

Critères morphologiques

L’étude de la morphologie bactérienne est le premier acte effectué par un laboratoire de diagnostic pour identifier une bactérie. L'observation de la morphologie bactérienne permet une orientation préliminaire du diagnostic.

Macroscopique

A l'œil nu on peut distinguer:
- la forme (ronde, entière, ondulé, zoné, filamenteuse...)
- La taille
- La couleur
- L'aspect (collant, filamenteux...)
- L'odeur

Microscopique


- Forme : La forme est extrêmement diverse au sein du monde bactérien. Si on excepte les bactéries dépourvues de paroi, qui peuvent être très polymorphes, la diversité est relativement restreinte pour les bactéries d’intérêt médical et vétérinaire. Parmi ces dernières, on distingue principalement des formes sphériques (cocci), cylindriques (bacille), spiralées (spirille), enroulées (spirochète) à appendice bourgeonnante ou filamenteuses.
- Mode de groupement : Elles peuvent se regrouper en chaîne (streptocoques, entérocoques, lactocoques...), en amas asymétriques ou grappes (staphylocoques), en amas cubiques réguliers (sarcines), en palissades ou paquets d’épingles (corynébactéries)... Le mode de groupement, à condition de l’apprécier sur une culture jeune effectuée en milieu liquide et à condition de tenir compte de l’aspect prédominant, est également un élément important pour orienter l'identification.
- Taille : Les plus petites bactéries ont une taille de 0,1 à 0,2 micromètre (Chlamydia) alors que certaine ont un diamètre supérieur à 10 micromètres. La plus grande bactérie connue (Thiomargarita namibiensis) peut atteindre un diamètre de 750 micromètre.
- Présence de spore : Toute les bactéries n'ont pas la possibilité de sporuler. Il faut noter que la totalité des bacilles gram+ sporulent en situation de stresse. Pour mettre en évidence les spores au microscope photonique, il suffit de les colorer au vert de malachite.
- Mobilité : Les bactéries peuvent être équipé d'un ou plusieurs flagelle(s) leur permettant de ce déplacer.
- Capsule : La capsule est un polysaccharide disposés en couche à la périphérie de la bactérie. Celle-ci permet à la bactérie d'adhérer au surface(coloniser les surfaces) et d'échapper au système immunitaire car les antigènes de surface sont recouvert par la capsule et les rends indétectables. (Pouvoir pathogène)

Critères biochimiques

On identifie une bactérie aussi en observant si elle utile tel ou tel substrat on la met donc en contact dans un milieu de culture avec un glucide ou un peptide ou des autres substats plus compliqués. on peut révéler l'utilisation de ce substrat par virage d'un indicateur de pH car un glucide utilisé donne un produit acide et un peptide donne un produit basique etc. Chaque famille de batérie a des caractères propres on peut donc les rassemble facilement avec des carectéristiques basique comme l'utilisation du glucose avec ou sans oxygène ou encore la réduction des nitrates. Ensuite on disponses de galerie d'identification biochimique qui sont parfois vendues par des société spécialisées. Ces tests sont assez long de 1 à 2 jours.

critères génétiques

Les agents antibactériens

Les agents physiques

Ont peut citer les agents suivants :
- La chaleur : à partir de 65°C les protéines sont dénaturés, cependant certains micro-organismes sont capable de supporter des température plus élevées.
- Le pH qu'il soit trop acide ou trop basique
- Les hautes pressions : à partir de 6 000 bar, c'est avec un traitement par la pression que l'on stérilise les jus de fruits produit en industrie
- L'aW : moins il y a d'eau libre dans un milieu moins les bactéries pourront se développer ( Staphylococcus aureus se développe à partir d'une Aw de 0.83 )

les agents chimiques

à suivre

Les antibiotiques

Les antibiotiques sont des substances chimiques qui ont une action spécifique avec un pouvoir destructeur sur les micro-organismes. Elles sont dépourvues de toxicité pour les autres cellules. Ces molécules peuvent avoir une action drastique, c'est-à-dire bactéricide ou fongicide, leur efficacité peut être également limitée à empêcher le développement des micro-organismes.(bactériostatique ou fongistatique) Voir l'article détaillé Antibiotique.

Les résistances aux antibiotiques

Voir l'article Antibiotique > Les résistances aux antibiotiques.

La croissance bactérienne

c'est le pouvoir ou la capacité d'une bacterie à augmenté leur nombre ;il est en fonction de type de bacteries (thermophyle/mesophyle/pscychrophyle/pscychrotrophe). lors de la croissance bacterienne on defini le taux de crtoissance qui est comme suit: 1- phase de latence =0 2-phase de croissance >0 3-phase de declin<0.

Travaux pratiques sécurité alimentaire

- - Travaux pratiqués à l'IUP sécurité des aliments - - [http://julientap.free.fr/travail_fichiers/tp_lait.pdf TP produits laitiers] - [http://julientap.free.fr/travail_fichiers/tp_platscuisines.pdf TP plats cuisinés] - [http://julientap.free.fr/travail_fichiers/tp_salmonella.pdf TP Salmonella] - [http://julientap.free.fr/travail_fichiers/produit_vegetaux.pdf TP produits végétaux] - [http://julientap.free.fr/travail_fichiers/Tp_analyse_eau.pdf TP analyse eau]

Virologie

La virologie est l'étude des virus et de leurs propriétés. Ces propriétés incluent :
- la réplication virale
- les pathogénies virales
- l'immunologie virale
- les vaccins viraux
- les méthodes de diagnostique
- la chimiothérapie antivirale
- les mesures de contrôle d'une infection
- les différents signes de manifestation du virus Et aussi :
- la biologie moléculaire
- des virus bactériophages
- des plaques virales
- une classification des virus
-
ja:ウイルス学 th:ไวรัสวิทยา

Fosse septique

ja:浄化槽 catégorie:hygiène La fosse septique est l'un des éléments constitutifs d'une installation autonome d'assainissement telle que l'on en rencontre notamment chez les particuliers qui ne sont pas desservis par les réseaux collectifs de collecte. Elle reçoit, soit uniquement les eaux vannes (sanitaires), soit l'ensemble des eaux vannes et ménagères (cuisine, lavage). On lui préfère alors l'appellation de fosse toutes eaux. Les eaux pluviales y sont proscrites dans les deux cas. Cette fosse a pour objet d'hydrolyser (liquéfier) les matières, sous l'action des bactéries naturellement présentes dans les effluents. Ce travail demande plusieurs jours, la capacité de la cuve doit donc être calculée en conséquence. Le volume utile des fosses toutes eaux doit être au moins égal à 3 mètres cubes pour des logements comprenant jusqu'à cinq pièces principales et doit être augmenté d'au moins 1 mètre cube par pièce supplémentaire. Il est recommandé que les eaux grasses transitent au préalable par un bac dégraisseur qui doit être nettoyé très régulièrement (3 à 6 mois). Les boues accumulées au fond de la cuve doivent être vidangées tous les 2 à 4 ans environ. La fermentation produisant des gaz, un évent doit être prévu. Ce dernier doit nécessairement être monté en faîtage du bâtiment et surmonté d'un extracteur statique ou éolien, ceci dans le but d'engendrer un effet d'aspiration des gaz (venturi)vers un endroit où cela ne gêne personne (le toit de la maison). La fosse n'assure qu'une fonction de pré-traitement ; seulement 30% de la pollution carbonée est détruite. Le traitement proprement dit est le plus souvent assuré par le sol, au moyen de tranchées d'épandage. Cela suppose que les caractéristiques pédologiques des sols soient compatibles : suffisamment perméable mais pas trop pour éviter un transfert trop rapide vers la nappe phréatique. Dans le cas contraire on doit recourir à des massifs de sable (perméabilité insuffisante) ou des tertres filtrants si la nappe affleure. Dans les cas difficiles, il faut mettre en place des installations plus sophistiquées (filtres bactériens par exemple) qui sont en fait de mini stations d'épuration. Le rejet direct des eaux sortant de la fosse toutes eaux dans un puits est évidemment rigoureusement interdit en raison de la pollution. Mais le rejet à l'égout également, puisque la fermentation ayant commencé, elle s'étendrait rapidement à tout le réseau d'assainissement (odeurs, corrosion).

Pandémie

Une pandémie est la contagion d'une maladie qui s'étend à la quasi-totalité d'une population d'un continent ou de plusieurs continents, voire dans certains cas de la planète.

Étymologie

Le terme pandémie vient du grec pan (qui signifie tous) et demos (qui signifie le peuple).

Exemples de pandémies

Plusieurs pandémies ont touché et touchent même encore l'humanité :
- La peste noire ou peste bubonique a causé plusieurs millions de morts en Europe, entre 1346 et 1350.
- Une épidémie catastrophique de grippe de 1889 jusqu'en 1894, s'est répandue en Russie et en Europe occidentale,
- La grippe espagnole de 1918 à 1920 a été l'une des pandémies les plus mortelles de l'histoire de l'Humanité, avec 15 millions de morts : après avoir débuté en Chine et au Japon, elle s'est propagée en Russie, en Europe et en Amérique du Nord.
- Le SIDA est aujourd'hui considéré comme une pandémie, après avoir infecté 40 millions de personnes, et semble devoir devenir la plus mortelle de l'histoire humaine.

Voir aussi


- Endémie
- Épidémie
- Épiphytie
- Épizootie Catégorie:Épidémiologie ja:パンデミック

Épizootie

EpizootieEpizootie Epizootie L'épizootie est un terme décrivant une épidémie frappant, dans une région plus ou moins vaste, une espèce animale dans son ensemble.

Cas historiques d'épizooties

Liste des épizooties hautement contagieuses

La liste A répertorie les maladies transmissibles ayant un grand pouvoir de diffusion, une gravité particulière et un impact économique notable.
- Clavelée et variole caprine
- Dermatose nodulaire contagieuse
- Fièvre aphteuse
- Fièvre catharrhale de mouton
- Fièvre de la vallée du Rift
- Influenza aviaire hautement pathogène
- Péripneumonie contagieuse bovine
- Peste bovine
- Peste équine africaine
- Peste des petits ruminants
- Peste porcine africaine
- Peste porcine classique
- Maladie de Newcastle
- Maladie vésiculeuse de porc
- Stomatite vésiculeuse

Voir aussi

Liens internes


- Office international des épizooties
- Pandémie
- Sûreté biologique

Liens externes


- [http://www.oie.int/fr/fr_index.htm L'Office international des épizooties]
- [http://www.vet-alfort.fr/ENSV/index.htm Polycopié de maladies contagieuses des écoles vétérinaires françaises]

Anthropozoonose

Une anthropozoonose est une maladie transmissible de l'animal vers l'Homme.

Exemples


- les divers types de brucellose (infections à Brucella spp. originaire du bétail, principalement les ovins)
- la tularémie (infection à Francisella tularensis, fréquente chez les fourreurs)
- la peste bubonique (infection à Yersinia pestis, dont le vecteur est la puce du rat) Catégorie:Zoonose Catégorie:Médecine vétérinaire

Zoonose

Une zoonose (du grec zôon, « animal » et nosos, « maladie ») est une maladie animale, microbien