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Mandarin

Mandarin

Introduction

Le mandarin, 普通話/普通话 pǔtōnghuà (« langue commune ») ou 漢語/汉语 hànyǔ (« langue des Hàn », ethnie dominante en Chine), est la langue officielle en République populaire de Chine, à Taïwan et à Singapour. Il s'écrit au moyen des sinogrammes et on le transcrit maintenant le plus souvent en pinyin (comme dans la majorité des articles de Wikipédia), mais aussi en bopomofo. Le chinois mandarin (très souvent nommé simplement chinois) est la langue la plus parlée au monde. Cependant, même s'il est aujourd'hui enseigné à tous les Chinois, les Chinois plus âgés ne parlent pas tous le mandarin mais d'autres langues chinoises, comme le cantonais, ou d'autres comme le tibétain. Cette langue, que les dirigeants communistes ont désignée comme la langue véhiculaire de leur nation entière (d'où le terme de 普通話 pǔtōnghuà, « langue commune »), était d'abord celle de communautés chinoises du Nord du pays. Bien que possédant aussi une ancienne histoire littéraire, elle ne dérive pas de la langue classique littéraire et artificielle (文言 wényán), abandonnée en 1919 après avoir été utilisée comme langue écrite officielle et littéraire pendant plus de deux mille ans : en effet, c'est d'une langue vernaculaire parlée (白話 báihuà, « langue simple ») que le mandarin procède. En 1956, c'est la variante de Pékin qui est promue au rang de langue officielle. On la considère souvent comme la variante standard de cette langue. Le mandarin de Pékin possède cependant des spécificités (comme l'utilisation fréquente de la rétroflexion vocalique notée au moyen du suffixe -er) et on dit souvent que les Pékinois ont un « accent ». Le mandarin d'un Taiwanais sera donc quelque peu différent de celui d'un tel Pékinois. En dehors de la Chine, d'importantes communautés chinoises partagent cette langue, qui est enseignée dans de nombreux lycées et universités de par le monde. Comme les autres langues chinoises, c'est une langue à tons. Elle utilise quatre tonèmes, qui changent le sens du mot, haut et plat, montant, descendant légèrement puis remontant (modulé) et descendant. Les tons sont représentés en République populaire de Chine par les accents sur les voyelles des syllabes de l'écriture romanisée dite pinyin et, à Taiwan, par les mêmes accents sur les graphèmes du bopomofo. On utilise aussi le numéro du ton à la fin de la syllabe quand les contraintes techniques empêchent d'entrer ou de lire les accents.

Les appellations

Le terme français provient du portugais mandarim (du malais mentari ou mantari, lui-même emprunté au sanskrit mantrin-, signifiant « ministre ») ; c'est la traduction du chinois 官話/官话 guānhuà, qui signifie littéralement « langue des mandarins » (magistrats de l'Empire). Le terme guānhuà est souvent considéré comme une appellation archaïque par les sinophones d'aujourd'hui. En RPC, la langue est nommée 普通話/普通话 pǔtōnghuà, « langue commune » ou 漢語/汉语 hànyǔ, « langue des Han ». À Taiwan, la langue est officiellement nommée 國語/国语 guóyǔ, « langue nationale ». Dans les communautés chinoises à l'étranger, particulièrement dans le Sud-Est asiatique, la langue est connue comme 華語/华语 huáyǔ, « langue chinoise » (華/华 huá est un terme désignant principalement la culture chinoise). Noter que bien que le terme de hànyǔ soit communément utilisé pour se référer au mandarin, cette terminologie est parfois contestée par les locuteurs d'autres variantes du chinois, qui trouvent que le nom implique que cette langue serait plus proche de l'ancien chinois que d'autres dialectes. Certains locuteurs du hakka, par exemple, affirment à juste titre que leur propre dialecte devrait justement être nommé hànyǔ car sa structure est plus proche de celle des textes anciens. La forme standard du mandarin s'appuie sur la prononciation propre aux locuteurs de Pékin (cf. Prononciation du mandarin), sans certaines particularités phonétiques. Il existe en effet une grande diversité dans les prononciations régionales, pour deux raisons principalement. La première est que l'aire géographique où ce langage est la langue maternelle de la plupart des locuteurs est si étendue que l'on rencontre nécessairement des variations de prononciations d'une zone à l'autre. Ces différences régionales sont de même nature que celles que l'on entend dans les diverses régions francophones de France, de Belgique, de Suisse, d'Afrique, du Québec, etc. La seconde raison est que nombre de locuteurs possèdent le mandarin comme seconde langue. Ces locuteurs le contaminent ainsi fréquemment avec le système phonologique de leur propre langue maternelle. Le mandarin de Taiwan, par exemple, est devenu une variante relativement homogène du mandarin standard tel que défini par les autorités éducatives. Le mandarin est parfois encore nommé de manière informelle pékinois (北京話/北京话 Beǐjīng huà, 北京方言 Beǐjīng fāngyán, « langue régionale de Pékin », ou 京片子 Jīng piànzi). À Taiwan, les partisans de l'indépendance de Taiwan insistent fréquemment pour que l'on utilise le terme de Beǐjīng huà à la place de 國語/国语 guóyǔ afin de promouvoir l'idée que le Taiwanais devrait être leur langue nationale.

Histoire

Les langues chinoises se sont développées à partir d'une langue commune nommée chinois archaïque. La plupart des Chinois vivant en Chine du nord, au Sichuan, et, en fait, dans un grand arc de cercle allant du nord-est (Mandchourie) au sud-ouest (Yunnan), utilisent plusieurs dialectes du mandarin comme langue maternelle. La prévalence du mandarin dans toute la Chine du nord est principalement le résultat de la géographie, en particulier les plaines du nord de la Chine. En comparaison, les zones montagneuses et fluviales de la Chine du sud ont connu une plus grande diversité linguistique. La présence du mandarin au Sichuan est largement due à une épidémie survenue au XIIe siècle. Cette épidémie, peut-être la peste noire, ayant décimé la population de cette région, elle a permis plus tard une colonisation par les Chinois du nord de la Chine et, indirectement, explique l'implantation d'une langue du Nord dans une région méridionale. Jusqu'au milieu du XXe siècle, la plupart des Chinois vivant en Chine du sud ne parlaient pas le mandarin. Cependant, malgré la mixité sociale entre membres de l'administration et gens du peuple parlant divers dialects chinois, le mandarin pékinois était devenu la langue dominante au moins sous la dynastie Qing, dont la langue officielle était le mandchou. Depuis le XVIIe siècle, l'Empire avait créé des académies d'« orthoépie », 正音書院/正音书院 zhēngyīn shūyuàn, dans une tentative de rendre la prononciation conforme au standard de Pékin. Leur succès s'était avéré très limité. Cette situation a évolué avec la création (en RPC et à Taiwan) d'un système d'éducation d'école élémentaire dévolu à l'enseignement du mandarin. En conséquence, le mandarin est devenu la langue la plus couramment parlée par la plupart des habitants de Chine continentale et de Taiwan. À Hong Kong, cependant, la langue de l'éducation et des formalités reste le cantonais, bien que le mandarin soit de plus en plus présent.

Mandarin et pékinois

Une erreur commune consiste à croire que le mandarin serait le dialecte pékinois. Il est vrai que la prononciation standard et que la grammaire de la langue enseignée s'appuie principalement sur le dialecte de Pékin, mais la notion de mandarin standard reste un concept assez flou car il représente plutôt un ensemble de langues fabriquées et imposées au peuple, à qui l'on demande d'oublier ses prononciations régionales habituelles. De la vaste aire qui s'étend de la Mandchourie au nord-est de la Chine jusqu'au Yunnan au sud-ouest, la langue maternelle de la plupart des habitants est le mandarin (dans son sens général), mais ces langues maternelles diffèrent toutes dans la prononciation, le vocabulaire et même parfois la grammaire, de la langue enseignée. Spécifiquement, conformément à la langue des natifs de Pékin, la plupart des locuteurs se conforment bien à la prononciation standard des consonnes rétroflexes (notées par zh, ch, sh et ri en pinyin), mais ils ajoutent souvent le -er final ─ communément utilisé comme diminutif ─ à des mots que d'autres locuteurs laisseraient tel quel. Ce trait dialectal est nommé 兒音/儿音 éryīn, « prononciation avec -er ». Il existe également de nombreux éléments lexicaux largement attestés dans la zone pékinoise mais fort rares ailleurs. En plus de toutes ces différences, comme c'est le cas pour les langues occidentales, il y a plus d'un accent propre à Pékin, dépendant du niveau social, d'éducation, etc. Ces quelques exceptions mises à part, la prononciation locale des natifs de Pékin se conforme généralement très bien à la prononciation standard. En général, les prononciations locales des natifs d'autres aires du mandarin se différencient d'autant plus qu'elles sont éloignées de la capitale. Les personnes qui vivent à Tianjing ont aussi une prononciation assez standard. Les personnes qui vivent dans le nord-est de la Chine transforment couramment les syllabes commencant par ce que le pinyin note j en syllabes commençant par g ou k (conformément à l'étymologie, du reste) et ont des difficultés à prononcer les sons commencant par r. Les personnes qui vivent dans les aires plus au sud transforment souvent les consonnes rétroflexes du mandarin standard : zh devient z, ch devient c, sh devient s et r se prononcent plutôt comme z. Cette remarque est également vraie pour le mandarin parlé à Taiwan. Dans certaines régions les locuteurs ne font pas la distinction entre l et n (principalement quand ils ont le cantonais comme langue maternelle), et dans d'autres la finale vélaire ng est changée en n. De plus, la langue enseignée emploie de nombreux tons légers (une absence de tonème qui rend la syllabe moins distincte ; cf. Prononciation du mandarin) pour les secondes syllabes des mots composés (consulter Sinogramme), alors que dans de nombreuses régions, en particulier au sud, le ton des deux syllabes est clairement marqué.

Variations grammaticales et lexicales

D'un point de vue officiel, il y a deux mandarins, puisque le gouvernement de Pékin se réfère à celui du continent comme étant le 普通話/普通话 pǔtōnghuà, « langue commune », alors que le gouvernement de Taipei nomme sa langue officielle 國語/国语 kuo-yü (en pinyin : guóyǔ), « langue nationale ». Officiellement, le pǔtōnghuà inclut les prononciations de plusieurs régions, alors que le kuo-yü est basé théoriquement sur les seuls phonèmes du mandarin de Pékin. La comparaison entre des dictionnaires des deux zones montre qu'il y a quelques différences substantielles. Cependant, les deux versions du mandarin scolaire sont assez souvent différentes du mandarin tel que réellement parlé, lequel subit l'influence de variations régionales. De plus, toutes les variantes du mandarin ne sont pas directement mutuellement intelligibles. Pour être plus précis, selon SIL ([http://www.ethnologue.com/show_language.asp?code=CHN]) : :« Les variétés du mandarin du plateau inférieur du Shaanxi ne sont pas directement intelligibles avec le putonghua. Les variétés du mandarin de Guilin et de Kunming sont fondamentalement inintelligibles aux locuteurs du putonghua. » Cependant, les locuteurs éduqués vivant dans les villes du Sud-Ouest telles que Guilin et Kunming parlent un pǔtōnghuà assez correct en plus de leur langue maternelle. Dans la Chine du Nord, au Sichuan, et dans d'autres aires où la langue du Nord est parlée, ce qu'on nommerait « variantes locales du mandarin » est en fait l'une des langues maternelles de locuteurs de ces zones. La période d'éducation de masse du mandarin n'a pas effacé ces différences régionales antérieures. Dans le Sud, l'interaction entre le mandarin et les autres langues chinoises ont créé des versions locales de la langue du Nord, qui sont assez différentes du mandarin officiel standard tant pour la prononciation que pour la grammaire. Par exemple, le mandarin parlé à Taiwan par les étudiants qui parlent taiwanais (un dialecte de min du sud) ou hakka comme langue maternelle est généralement parlé avec une grammaire et un accent qui le rendent différent du kuo-yü standard, donnant naissance à une version du mandarin communément nommée mandarin de Taiwan. Bien que le mandarin soit considéré comme le dialecte standard, parler le mandarin sans accent local ou parler le mandarin à la place du dialecte local peut faire passer le locuteurs pour un étranger ou quelqu'un danormal. C'est pour cette raison que la plupart des locuteurs, dirigeants politiques y compris, ne se force pas à parler le mandarin avec l'accent standard officiel.

Systèmes de transcription

Depuis que les premiers Occidentaux sont entrés en Chine et ont tenté d'apprendre le mandarin (ou, plutôt, de traduire la Bible dans une volonté d'évangélisation) est apparu le besoin d'une romanisation permettant de noter les caractères chinois. Depuis, de nombreux systèmes de transcription phonétique ont été proposés. Le premier à avoir été globalement accepté est le système dit Wade-Giles, nommé d'après ses inventeurs du . Ce système est toujours utilisé aujourd'hui, mais pas en Chine continentale. Il se rencontre surtout dans des éditions anciennes de livres occidentaux, ainsi que pour un assez grand nombre de termes chinois lexicalisés dans les langues occidentales. L'École française d'Extrême-Orient a aussi utilisé un système nommé EFEO, maintenant caduc. Au , les linguistes chinois ont proposé de nombreux systèmes de transcription. L'un d'eux propose même un nouvel alphabet syllabique, c'est le 主音符號/主音符号
zhǔyīnfúhào, « symboles phonétiques » (ou, de manière moins formelle, bopomofo). Le plus fructueux de ces systèmes est cependant le 漢語拼音/汉语拼音 hànyǔ pīnyīn, « méthode pour épeler phonétiquement le mandarin », plus souvent nommé pīnyīn, qui a été accepté comme système de transcription officiel pour la langue chinoise par la RPC en 1958 et ensuite par les Nations unies ainsi que par d'autres organisations internationales. Pendant les années 50, on a même pensé en Chine, sans succès, remplacer les caractères chinois par le pīnyīn. La chose n'est en effet pas faisable, à cause des nombreux cas d'homonymies dans la langue, homonymies dues à la structure syllabique particulière du mandarin. On retrouve cette diversité de systèmes de transcription également à Taiwan. Le gouvernement central de Taiwan a en effet adopté le 通用拼音 tōngyòng pīnyīn en 2002 (variante du pīnyīn de RPC) tout en permettant aux gouvernements locaux de ne pas appliquer cette décision pour préférer leur propre système de romanisation. Le zhǔyīn est utilisé pour l'apprentissage de la prononciation des caractères et de la grammaire dans les écoles. Les efforts visant à remplacer ce système en faveur du pīnyīn ont été bloqués à cause, principalement, de désaccords sur le type de pīnyīn à utiliser en remplacement ainsi que de l'effort très important à fournir pour corriger tous les documents pédagogiques existant et re-former complètement le corps enseignant. Parmi les autres systèmes de romanisation, on compte aussi :
- le pīnyīn postal (dérivé du Wade-Giles) ;
- la romanisation Yale ;
- le
gwoyeu romatzyh ;
- le MPS II.

Prononciation

Consulter Prononciation du mandarin. pour un article complet Le mandarin, à l'instar des autres langues chinoises, est une langue à tons (quatre) essentiellement monosyllabique (c'est-à-dire que l'unité morphématique, et non lexicale, est la syllabe). De plus, il se caractérise par un jeu d'oppositions entre les consonnes ne concernant pas la différence de voisement (comme en français, où [] s'oppose à [], [] à [], etc.) mais d'aspiration : b = [] s'oppose à p = [], zh [] à ch [], etc. Il n'existe, outre pour les voyelles, que peu de phonèmes sonores (dont l'émission s'accompagne de vibrations de la glotte, comme [] ou [] en français). De fait, un Chinois aura du mal à différencier gâteau, catho et cadeau. D'autre part, on note un nombre important de consonnes rétroflexes, c'est-à-dire prononcées avec la pointe de la langue remontant contre le palais dur et de consonnes palatales. De plus, il existe de nombreuses diphtongues ([], [], etc.) et triphtongues ([], yao [], etc.). Certaines syllabes n'ont pas de voyelle mais une consonne vocalisée : si [], [] (noter que le pīnyīn représente cette absence de voyelle par la lettre i après les consonnes qui ne peuvent être suivie du son []). Enfin, la structure de la syllabe est très rigide : on ne peut obtenir qu'environ quatre cents syllabes différentes (sans compter les tons), aucune syllabe ne peut commencer par le phonème ng [] ou par deux consonnes (ps [] comme kh [] sont impossibles), toute syllabe soit se terminer par une voyelle, n [] ou ng [], certaines suites de phonèmes sont interdites ([], [] ou [] ne sont pas permis), etc.

Adaptation des mots étrangers

Le chinois ayant peu de possibilités quant aux syllabes possibles, les locuteurs du mandarin ont de grandes difficultés à prononcer les mots d'autres langues, d'autant plus quand ils sont riches en suites de consonnes (fréquentes dans les langues d'Europe) ; les syllabes qui ne se conforment pas au modèle du mandarin ne peuvent de plus pas être directement écrites en caractères chinois. Il existe donc un système officiel permettant de représenter les emprunts lexicaux en utilisant des caractères chinois, qui donne cependant parfois d'étranges résultats. Il fonctionne selon deux extrêmes : soit le mot est traduit ou calqué lexème par lexème, soit il est transcrit phonétiquement au moyen de caractères choisis avec soin (dont le sens ne doit cependant pas être trop éloigné du contexte ou bien dont les connotations soient positives quand il s'agit d'un nom propre). Il existe aussi une série de caractères dénués de sens réel qui ne servent qu'à la transcription (à l'origine, celle de termes sanskrits propres au bouddhisme, fréquents en moyen chinois). L'article Sinogramme détaille aussi cette question. Par exemple, le mot
téléphone a été transcrit par delüfeng dans les années 20, mais a plus tard été changé en une forme purement chinoise, 電話/电话 diànhuà, « parole électrique ». Le mot pour microphone, cependant, est resté 麥克風/麦克风 màikèfēng qui, caractère à caractère, n'a aucun sens (soit « blé », « gramme », « vent »). Noter que la traduction imagée 話筒/话筒 huàtǒng, « tube de parole », a tendance à remplacer la transcription purement phonétique. En raison de la proximité entre le chinois écrit et les kanji japonais, le mandarin a emprunté de nombreux mots japonais tirés de mots européens adoptés à la fin du et au début du XXe. Cette méthode d'incorporation des mots étrangers au lexique chinois n'étant pas pratique, il est plus aisé pour les Chinois de créer des néologismes que d’emprunter directement des mots étrangers. Ces néologismes sont généralement polysyllabiques. Souvent, une des syllabes indique le thème général du mot composé, procédé qui rappelle la manière dont de nombreux mots chinois sont eux-mêmes composés. Par exemple, le mot pour « train », 火車/火车 huǒchē, signifie littéralement « véhicule (fonctionnant avec le) feu ». De même, l'ensemble des expressions techniques et scientifiques internationales dérivées du latin et du grec ne se retrouve pas en mandarin. Les termes sont le plus souvent traduits et non transcrits.

Lexique

Emprunts français

Le français a emprunté relativement peu de mots au mandarin ou aux autres langues chinoises. Notons cependant les mots
litchi, ginseng (littéralement « plante-homme »), mah-jong (« je gagne »), et kaolin. Ce dernier mot vient de deux mots chinois signifiant « colline élevée », d'après l'endroit où l'on entrayait la roche. D'autres mots gardent une forte ressemblance mais ont évolué légèrement avec les langues des peuples qui les ont apportés en France, comme badiane (bajiu, par le persan), tofu (doufu, par le japonais) ou soja (shiyu, également par l'intermédiaire du japonais) ou encore ketchup (koechiap, dans le dialecte d'Amoy par le malais et l'anglais).

Articles connexes


- Sinogramme ;
- chinois archaïque ;
- chinois classique ;
- chinois parlé ;
- prononciation du mandarin ;
- grammaire du mandarin ;
- langues chinoises.

Ressources pour étudiants


- [http://www.chine-nouvelle.com/methode/chinois Méthode de Chinois] 40 leçons en ligne et gratuites pour apprendre à parler, lire et écrire le Chinois mandarin.
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=18/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en mandarin] Chaque expression est accompagnée d'une illustration

Dictionnaires en ligne


- [http://www.chine-nouvelle.com/outils/dictionnaire.html Dictionnaire Chinois (mandarin) Français] recherche en chinois, pinyin ou français. Catégorie:Langue chinoise Catégorie:Langue véhiculaire Catégorie:Langue tonale ja:北方方言 simple:Mandarin language th:ภาษาจีนกลาง

Langue

ko:언어 zh-min-nan:gí-giân ms:Bahasa ja:言語 simple:Language zh-cn:语言 zh-tw:語言
-
Une langue est un système de signes linguistiques vocaux, graphiques ou gestuels qui permet la communication entre les individus. Une définition linguistique de la langue précise que c'est un système de signes doublement articulés, c'est-à-dire que la construction du sens se fait à deux niveaux d'articulation. On trouve tout d'abord celui des entités signifiantes (morphèmes et lexèmes, ou monèmes) formant les énoncés puis celui des unités distinctives de sens (phonèmes) formant les unités signifiantes. Ces deux niveaux d'articulation déterminent les premiers niveaux de la description linguistique : phonologie, morphologie et syntaxe. André Martinet précise que l'ordre de description est nécessairement inverse de l'ordre de perception ou d'usage de la langue : la description commence par le deuxième niveau d'articulation (les phonèmes) pour aller vers le premier (la combinatoire des unités signifiantes). On distingue généralement la langue (système de signes) et le langage (faculté humaine mise en œuvre au moyen d'un tel système). On distingue également, depuis Ferdinand de Saussure, la langue et la parole (c'est-à-dire l'utilisation effective du système de la langue par les locuteurs). On appelle langue maternelle d'une personne la ou les langue(s) que cette personne a apprise(s) dans son enfance au cours de son apprentissage du langage. Si la grande majorité des langues parlées dans le monde sont des langues naturelles, qui se sont formées spontanément à partir d'états de langue antérieurs, il existe cependant aussi des langues artificielles ou langues construites, comme l'espéranto, le volapük, l'ido l'interlingua, le lojban, ou encore le klingon, qui ont été créées consciemment par des individus. Une langue est dite vivante lorsqu'elle est utilisée oralement par des personnes dont elle est la langue maternelle, ou par une communauté suffisamment nombreuse — et de façon suffisamment intensive — pour permettre une évolution spontanée de la langue (cas de l'espéranto). On appelle langue morte ou éteinte une langue qui n'est plus pratiquée oralement comme langue maternelle, mais qui peut être encore utilisée dans certains domaines (tels que la religion). La connaissance des langues mortes, en permettant l'étude des textes anciens, est utile notamment à la linguistique historique, ainsi qu'à l'histoire et à ses disciplines annexes. Les deux langues mortes les plus importantes de la culture occidentale sont le latin et le grec ancien. L'expression « langue morte » est contestée par beaucoup de ceux qui les pratiquent. On lui préfère alors langue ancienne. Il est possible de « ressusciter » des langues mortes, comme le montre l'exemple de l'hébreu. Une langue vivante est rarement un système uniforme et rigide, elle varie généralement selon le lieu géographique (dialectes), le milieu social (sociolectes) et les individus (idiolectes) et, bien sûr, selon le temps, ce qui fait que, considérée à un moment donné, une langue est toujours en évolution et contient plusieurs états. Par exemple, le système phonologique des langues est en évolution constante, ce qu'étudie la phonétique historique.

Langues du monde

Il est impossible de déterminer avec précision le nombre de langues parlées dans le monde, en raison de la difficulté qu'il y a à tracer des frontières précises entre les langues, notamment à différencier les langues des dialectes. Selon les estimations, il existerait aujourd'hui entre 3000 et 7000 langues vivantes. Un des problèmes essentiels qui se posent pour les langues du monde est celui de la préservation de la diversité. En effet, on prévoit que 90% des langues sont menacées d'extinction, car elles devraient disparaître d'ici 50 ans. La solution pour éviter cela réside dans le multilinguisme. Il s'agit de mettre en place de manière effective le bilinguisme ou le trilinguisme dans tous les territoires où existe une langue menacée d'extinction.

Voir aussi


- Linguistique
- Langage
- Langue ausbau
- Sociolinguistique
- Grammaire
- Parler dans le monde
- Langues régionales de France

Multilinguisme et traduction


- Dire « bonjour » dans le monde
- Nombres dans le monde
- Quiproquo
- Faux-amis
- Traduction

Langue écrite


- Écriture
- Sigles et pictogrammes
- Orthographe
- Lexicographie

Jeux de langue


- Calembours
- Contrepèteries
- Palindromes
- Virelangues (Voir aussi : jeux de mots)

Bibliographie


- Cause toujours ! À la découverte des 6 700 langues de la planète, hors-série de mars-avril-mai 2003 de la revue Courrier International ;
- L'aventure des langues en occident – Leur origine, leur histoire, leur géographie, Henriette Walter, éditions Robert Laffont.
- Langues sans frontière de Georges Kersaudy

Liens externes


- [http://www.biblioconcept.com/EISTI/conceptotheque/langue.htm Le concept de langue]
- [http://www.word2word.com/course.html Répertoire de cours gratuits en ligne]
- [http://users.skynet.be/Landroit/indexj.html Cinquante jeux de langue en ligne]
- [http://www.loecsen.com/ Écouter les langues]
- [http://www.edulang.com/ Tous les logiciels d'apprentissage des langues]


Taïwan

ja:台湾 simple:Taiwan zh:臺灣 Taïwan ou Taiwan (caractères traditionnels :臺灣; caractères simplifiés :台湾; Hanyu Pinyin : Táiwān) est une île située au sud-est de la Chine continentale, au sud du Japon et au nord des Philippines. Le nom de Taïwan est généralement utilisé pour désigner les territoires actuellement administrés de facto par le gouvernement de la République de Chine (ROC, caractères traditionnels : 中華民國 ; caractères simplifiés : 中华民国 ; Wade-Giles : Chung-hua Min-kuo, Tongyong Pinyin : JhongHuá MínGuó, Hanyu Pinyin : Zhōnghuá Mínguó, taïwanais : Tiong-hoâ Bîn-ko), qui comprend Taïwan et un groupe de petites îles et archipels : Penghu (ou îles Pescadores), Kinmen et Matsu. Elles sont demeurées sous le contrôle de la République de Chine après la prise de pouvoir de la République populaire de Chine en Chine continentale à la fin de la guerre civile chinoise en 1949. L'île principale de Taïwan, longtemps connue en France sous le nom de Formose (les marins Portugais l'appelaient Ilha Formosa et c'est sous ce nom qu'elle a été désignée pendant toute la période antérieure aux années 1960), est bordée à l'est par l'océan Pacifique, au sud par la mer de Chine du Sud, à l'est par le détroit de Taïwan et au nord par la mer de Chine de l'Est. L'île fait 394 kilomètres de long sur 144 de large et est constituée de montagnes escarpées couvertes de végétations tropicale et sub-tropicale. De 1895 à 1945, Taïwan et les îles Pescadores étaient une colonie japonaise, une concession de la dynastie Qing après sa défaite lors de la première guerre sino-japonaise. Lors de la défaite japonaise à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, ces îles furent rendues à la République de Chine et placées sous gouvernement militaire. En 1949, concédant la victoire de la Guerre civile chinoise au Parti Communiste Chinois, le parti Kuomintang (KMT) au pouvoir se retira du continent et installa son gouvernement à Taipei, la plus grande ville de Taïwan, tout en continuant à prétendre sa souveraineté sur toute la Chine et la Mongolie. Sur le continent, les Communistes mirent en place la République Populaire de Chine, se considérant le gouvernement souverain à la fois sur le continent et à Taïwan et décrivant le gouvernement de la République de Chine comme une institution illégitime. Taïwan s'est transformé en une économie industrielle de premier plan et est souvent citée comme l'un des Tigres du Sud-Est Asiatique. Parallèlement, des réformes politiques depuis la fin des années 1970 jusque vers le début des années 1990 libérait Taïwan d'un gouvernement autoritaire à parti unique au profit d'une démocratie locale qui, en 1991, cessa ses prétentions territoriales sur la Chine continentale et limita officiellement sa souveraineté à l'île de Taïwan et aux Pescadores. La consolidation d'une démocratie à plusieurs partis atteint son objectif final en 2000 lorsque s'acheva le monopole du Kuomintang sur le pouvoir au profit du Parti Démocratique Progressiste (Minjindang), membre de la coalition pan-verte, qui remporta les élections présidentielles. En parallèle, un mouvement indépendantiste taïwanais a pris de l'importance, dont l'objectif est la proclamation d'une République de Taïwan. Les désaccords sur le futur de Taïwan ont fait et continuent de faire de son status politique un sujet polémique.

Histoire

Préhistoire

Taïwan est habitée depuis environ 30 000 ans, bien que les premiers habitants ne soient pas reliés génétiquement aux habitants actuels de l'île. Il y a 4 000 ans environ s'installèrent les ancêtres des actuels aborigènes Taïwanais, qui sont connectés génétiquement aux Malais et aux Polynésiens, et dont la langue est catégorisée comme langue austronésienne. Des archives de la Chine ancienne indiquent que les Han auraient eu connaissance de l'existence de Taïwan depuis l'époque des Trois Royaumes de Chine () ; cependant, cette hypothèse est difficile à valider car les noms donnés aux îles au large de la Chine diffèrent d'une dynastie à l'autre, et aucun nom n'est directement raccordable à Taïwan. Il a été prétendu mais non vérifié que l'amiral Zheng He de la dynastie Ming aurait visité Taïwan entre 1403 et 1424. Des contacts avec les Européens eurent lieu au lorsqu'un vaisseau Portugais repéra l'île et la surnomma "Ilha Formosa", ou "Belle Île" en portugais. Les Portugais ne firent aucune tentative pour la coloniser. En 1624, les Hollandais établirent une base à Taïwan et commencèrent à importer des ouvriers de la province chinoise du Fujian. C'est essentiellement autour de cette période que la population indigène de Taïwan se métissa avec des commerçants et ouvriers saisonniers du continent. Les Hollandais firent de Taïwan une colonie et en établirent la capitale à Tainan.

Koxinga et la loi impériale chinoise

Les Hollandais furent expulsés de l'île en 1662 par Cheng Cheng-Kung (connu sous le nom de Koxinga), un ancient pirate reconverti en chef militaire qui se décrivait comme un loyaliste Ming. Cheng établit ainsi le Royaume de Tungning (1662-1683). Faisant de Tainan sa capitale, la dynastie Cheng lança plusieur raids sur la côte de Chine continentale. En 1683, la dynastie Qing annexa officiellement Taïwan. Après la défaite du petit-fils de Cheng face à la flotte de l'amiral Shi Lang, tous les habitants restés fidèles à Cheng furent exilés dans les régions les plus reculées de l'empire Qing, laissant environ 7 000 Han sur Taïwan. Le gouvernement Qing adapta sa politique taïwanaise afin de réduire piraterie et vagabondage dans la région, le menant à une série d'édits sur l'immigration et le respect des droits fonciers des aborigènes. Des immigrants clandestins continuèrent à entrer à Taïwan afin d'exploiter les terres des aborigènes sous contrats qui généralement étaient basés sur un mariage, alors que la frontière entre les terres sous contrôle fiscal et les terres "sauvages" reculait vers l'est.

La loi coloniale japonaise

Après sa défaite lors de la première guerre sino-japonaise (1894-1895) en 1895, la Chine fut forcée de céder Taïwan au Japon à perpétuité, en laissant une période de grâce pour les sujets Han leur permettant de vendre leurs biens et retourner sur le continent. Le 25 mai 1895, la République de Taïwan, installant sa capitale à Tainan, fut créée dans le but de résister à la loi japonaise. Cette résistance fut matée le 21 octobre 1895, lorsque les forces japonaises entrèrent à Tainan. Pendant la période coloniale, les Japonais utilisèrent le modèle Français de forces d'occupation, et contribuèrent significativement à l'industrialisation de l'île : ils mirent en place, entre autres, un réseau de voies ferrées, un système d'assainissement et un système d'éducation publique. Autour de 1935, les Japonais commencèrent une politique d'assimilation sur toute l'île pour raffermir le lien entre l'île et le l'Empire Japonais. A la suite de la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, selon les termes de l'"instrument japonais de reddition", le Japon accepta a priori la déclaration de Potsdam qui référençait la déclaration du Caire selon laquelle l'île devait être transférée à la République de Chine. Les troupes de la ROC furent autorisées à venir sur l'île pour accepter la reddition des forces militaires japonaises lors de l'Ordre Général numéro 1 émis par le Général Douglas MacArthur le 2 septembre 1945, puis furent transportées à Keelung par la marine américaine.

L'ère de la République de Chine

L'administration militaire de la République de Chine par Chen Yi qui suivit la fin de la Seconde Guerre mondiale était extrêmement corrompue. Ceci, s'ajoutant aux différences culturelles entre les natifs et les nouveaux arrivants, mena rapidement à une perte du soutien populaire de la nouvelle administration, qui culmina lors d'une série d'accrochages sérieux entre le gouvernement militaire et les Taïwanais natifs. Ceux-ci menèrent à leur tour au sanglant "incident 228" le 28 février 1947, lors duquel les troupes gouvernementales massacrèrent quelques 30 000 manifestants et sympathisants. En 1949, le Kuomintang (KMT, parti nationaliste), qui a l'époque dirigeait le gouvernement de la République de Chine, se retira à Taïwan après avoir perdu la guerre civile chinoise au profit du Parti Communiste Chinois, apportant avec eux quelques 1,3 millions de réfugiés du continent. Initialement, les États-Unis avaient abandonné le KMT et pensaient voir Taïwan tomber aux mains des Communistes. Cependant, en 1950, la Corée du Nord envahit la Corée du Sud, et dans le contexte de la guerre froide le président américain Harry S. Truman envoya la 7ème Flotte dans le détroit de Taïwan pour défendre Taïwan contre les communistes. Lors du traité de paix de San Francisco, qui prit effet le 28 avril 1952, et le 'traité de Taipei' qui prit effet le 5 août 1952, le Japon renonca formellement à tout droit, prétention et titre sur Formose (Taïwan) et les îles Pescadores (PengHu). Ce traité ne fait aucune mention du nouveau propriétaire de l'île, en partie pour éviter de prendre parti dans la guerre civile chinoise. Ce point a été utilisé par les partisans de l'indépendance de Taïwan pour justifier l'auto-détermination. Pendant les années 1960 et les années 1970, Taïwan se mit à développer une économie prospère et dynamique, devenant l'un des Tigres de l'Asie de l'Est tout en maintenant un gouvernement autoritaire à parti unique. Du fait de la guerre froide, la plupart des nations occidentales ainsi que les Nations unies considérèrent le gouvernement de la République de Chine à Taïwan comme l'unique gouvernement officiel de la Chine, jusqu'aux années 1970 où la plupart des nations changèrent pour ne plus reconnaître que la République Populaire de Chine. Pendant la présidence de Chiang Ching-kuo (le fils de Tchang Kaï-chek) entre 1975 et 1987, le système politique de Taïwan entama une libéralisation progressive. La loi martiale, en effet depuis 1948, fut abolie en 1987. A la mort de Chiang, le vice-président Lee Teng-Hui lui succéda en tant que Président de la République de Chine et Président du Kuomintang, et la règle du parti unique fut abolie en 1991. Lee devint le premier natif de Taïwan à devenir président pendant le règne du KMT sur Taïwan. Le règne du KMT se termina avec l'élection du président Chen Shui-bian du Parti progressiste démocratique en 2000, suivi de sa ré-élection en 2004.

Démographie

:Article détaillé : Démographie de Taïwan La population taïwanaise est constitué de 84% de métisses taïwanais (dont Hakka), 14% de chinois (continent), et 2% d'aborigènes devenus minoritaires. Le peuplement de l'île s'est opéré en trois phases principales : # populations indigènes (aborigènes) dont les derniers représentants demeurent dans les montagnes ; # immigration d'habitants du Fujian, vers le XVIIe siècle. # : occupation japonaise ; arrivée de Chinois vers 1945-1949.

Controverse territoriale

La République de Chine considère Taïwan comme un État indépendant, mais considère toujours la Chine continentale comme faisant partie de la République de Chine, sa capitale reste d'ailleurs officiellement Nanjing (Nankin), même si la capitale administrative est actuellement Taibei (Taipei). La République populaire de Chine considère Taïwan comme une province chinoise sur laquelle elle n'exerce pas sa souveraineté.

Histoire récente

Loi anti-secession

En 2005 l'Assemblée nationale de la République Populaire de Chine a fait voter une loi autorisant, en ultime recours, à user de «moyens non pacifiques» au cas où Taiwan se séparerait de la Chine, en d'autres termes, ferait sécession. Ce texte réaffirme avant tout la volonté chinoise de préserver l'intégrité du territoire national dans son ensemble ; il constitue également une réplique au Taiwan Relations Act (TRA) voté par le Congrès des États-Unis d'Amérique (en 1979), par suite du transfert de la reconnaissance diplomatique américaine, initialement vis-à-vis de la République de Chine, au profit de la République populaire de Chine, et par respect du principe de l'existence exclusive d'une seule Chine dont Taiwan fait partie. En effet, chaque texte respectif, après une définition des rapports avec la population de Taiwan, définit les engagements à son profit. Parmi ceux-ci, le respect du statu-quo figure en première place. À ce propos, la Loi Anti-Sécession traduit également, de la part des législateurs de la République populaire de Chine, un souci analogue. De même, par souci de parallélisme formel, ces législateurs ont introduit une sanction en cas d'altération unilatérale du statut quo que constituerai la sécession de Taiwan, puisque, pour sa part, le TRA prévoit la défense de l'île si celle-ci était attaquée sans en avoir provoqué une telle action. Notons toutefois que, même dans ce cas, l'engagement direct des forces armées américaines ne sera pas automatique, Washington se préservant la liberté d'en apprécier en temps voulu. Pour faire la juste part des choses, il est vrai que la République populaire de Chine a déployé plusieurs centaines de missiles à portée intermédiaire équipés d'ogives classiques (c'est-à-dire non nucléaires) sur le territoire du Commandement militaire régional de Nanjing. Les autorités taiwanaises actuelles s'estiment menacés par ce déploiement cependant, quand la partie chinoise a proposé aux États-Unis le démantèlement de ces missiles en échanges d'une limitation des livraisons d'armes américaines à Taiwan, et ce en conformité au communiqué sino-américain de 1983, la partie américaine a refusé. Au contraire, elle a insisté pour les maintenir, malgré une forte opposition unissant de nombreux intellectuels indépendants au camp «pan-bleu» -- la coalition majoritaire au Yuan législatif rassemblant le Parti nationaliste chinois (中國國民黨), le Parti de la primauté populaire (親民黨), et le Nouveau parti (新黨). D'autre part, ce point de vue des autorités taiwanaises, ainsi que du camp «pan-vert», ne fait pas l'unanimité dans l'île. Au contraire, les voyages successifs du président du Parti nationaliste chinois Lien Chan et de celui du Parti de la primauté populaire James Soong sur la partie continentale, ainsi que des déclarations communes qui en ont résultées avec le Secrétaire-général du Parti communiste chinois Hu Jintao, démontrent la possibilité d'une résolution pacifique mutuellement profitable si, de part et d'autre, il existe une volonté sincère des deux côtés du détroit d'y aboutir. (Les premiers résultats concrets du «voyage de la paix» (和平之旅) sont déjà visibles, avec les perspectives favorables pour les fermiers taiwanais d'ecouler leurs fruits sur le continent.)

Accords bilatéraux avec l'ancien gouvernement de Taïwan

En mai 2005, un accord commun informel (non cautionné par le gouvernement de Taïwan) a été signé entre le PCC (Parti communiste chinois) et 2 partis d'opposition à Taïwan, le Kuomintang et le Qinmindang. Ce texte soulignait la volonté des deux partis pour une l'ouverture plus large du commerce entre Taïwan et la République Populaire de Chine, la signature d'un accord de paix, le retrait des frais de douanes, les libres échanges de bien et de personnes entre les deux parties du détroit, la création de liens entre les armées et l'entrée de Taïwan dans certaines organisations internationales, telles que l'OMS. Il se fondait aussi sur le retour au "Consensus de 1992", qui veut que les deux bords du détroit de Taïwan adhèrent au principe d' "une seule Chine". Cet accord prévoit également une ligne directe Chine continentale Taïwan pour janvier 2006. Bien que Chen Shui-bian, ai été élu démocratiquement et a ainsi battu le parti historique du kuomintang, dans ces accords, le Kuomintang et le Qinmindang s'engagent à surveiller les agissement du président taïwanais « pour le bien du peuple ». Néanmoins, le Kuomintang, parti d'opposition, n'étant pas missionné par le gouvernement taiwanais, l'ensemble de cette déclaration n'avait qu'une valeur symbolique. Les propositions effectuées sont alors subordonnées soit à l'accord du président Chen Shui-bian, qui a très rapidement après le communiqué commun fait savoir qu'il ne reconnaissait pas le "Consensus de 1992", soit au retour au pouvoir du Kuomintang.

Premiers effets des accords

Cependant, même si des Taïwanais ont déjà profité des accords pour rejoindre leur familles en Chine continentale, ce qui n'était plus possible depuis la séparation politique des deux territoires, le passeport de la République de Chine n'étant plus reconnu pendant cette période par les autorités de Pékin. Fin mai 2005, la télévision nationale chinoise CCTV4, presentait déjà des images de vagues de Taiwanais retournant voir leur familles, ou bien retournant en pélerinage à Wudangshan, dans la province de Hubei. Ces montagnes taoïstes à l'origine des arts martiaux internes taoïstes comme le Taiji quan (parfois écrit tai chi chuan en occident), dont bon nombre d'occupants avaient fuit la terreur de la révolution culturelle et avaient trouvé refuge à Taïwan. Des sondages effectués à Taïwan ont affiché un avis de la population, majoritairement contraire à une réunification, bien que les Taïwanais se reconnaissent parfois comme chinois.
- l'île de Taïwan
- la République de Chine (Chine nationaliste, Taïwan)

Elections régionales de décembre 2005

Le Kuomintang sort large vainqueur des éléctions régionales le 3 décembre 2005, face à un Parti démocratique progressiste (DPP), au pouvoir depuis 2000 et conduit par le président taïwanais Chen Shuibian. La baisse de popularité de ce dernier est principalement liée a des affaires de détournement d'argent. Si cette tendance se confirme aux élections nationales de 2006, le Kuomintang devrait reprendre le pouvoir, retrouvant la position qu'il avait occupé pendant un demi-siècle, entre la fuite de Chine continentale et l'année 2000.

Liens externes


- [http://www.taipeisoir.com Taipei Soir]
- [http://www.tianli-a-taiwan.fr Photos et commentaires sur la vie à Taiwan]
- [http://www.cbs.org.tw/French/Default.aspx Radio Taiwan internationale en français]
- [http://site.voila.fr/taiwan/index.html Taiwan vue de l'interieur] Catégorie:République de Chine Taïwan

Sinogramme

Les caractères chinois, ou sinogrammes, sont les caractères de l'écriture logographique chinoise. Le terme (inventé par le Pr. Nicolas Lyssenko, Paris VII) se dit en chinois 漢字/汉字 hànzì (prononcer khann-dzeu, avec kh comme dans Khaled, ou bien la jota espagnol), « caractères d'écriture des Hàn ». Contrairement à une idée reçue courante en Occident, les sinogrammes ne sont pas tous des idéogrammes, encore moins des hiéroglyphes ou des dessins. En raison de sa grande taille, cet article a été découpé en plusieurs chapitres. On trouvera une manière pratique de naviguer entre eux au moyen des liens ci-contre. La compréhension de certains de ces chapitres nécessite la lecture d'un ou plusieurs autres.

Nombre de caractères

L'un des plus célèbres dictionnaires chinois – le 康熙字典 Kāngxī zìdiǎn, Dictionnaire de caractères de Kāngxī, paru en 1717 et publié par Kāngxī, second empereur de la dynastie 清 Qīng (1644-1911) – en recense quelque 47 000. Des dictionnaires plus récents, comme le 中華字海 Zhōnghuá zì hǎi vont au-delà, avec plus de 85 000 caractères. En fait, ces dictionnaires comptabilisent des hapax, des erreurs, des variantes ou des raretés. Dans l'usage courant, en connaître entre 2 000 et 4 000 suffit à lire la presse et la littérature courante. Les lettrés et les calligraphes peuvent en maîtriser plus de 8 000. Le plus grand dictionnaire occidental, le Dictionnaire Ricci de caractères chinois (voir bibliographie) en comptabilise 13 500. Le travail de recherche considérable que représente ce dictionnaire permet de penser que cela représente le nombre de caractères réellement utilisés et attestés depuis l'Antiquité chinoise jusqu'à nos jours : en effet, les « monstres », hapax et variantes trop rares ont été ignorés. Viviane Alleton, dans son ouvrage signalé en bibliographie, cite les chiffres suivants :
- 80 000 caractères différents est le nombre total mais fantasmé de caractères en chinois. Jamais aucune époque n'en a connu tant ; les dictionnaires actuels qui recensent ce type de nombre répertorient en fait des caractères que plus personne n'utilise ou d'emploi très rare ;
- 9000 caractères suffisent à lire à peu près tout texte (il sera cependant toujours possible de trouver, très rarement, un caractère qu'on ne connaît pas) ;
- 2000 caractères sont censés suffire aux ouvriers ; c'est le taux moyen d'alphabétisation. Le recours à un dictionnaire sera cependant encore nécessaire ;
- 1500 pour les paysans (ces chiffres sont ceux fixés par les standards d'alphabétisation) ;
- 1000 caractères permettent de lire 90% des caractères utilisés dans les publications courantes. Les caractères, en effet (on le verra plus loin) se combinent fréquemment pour former les lemmes (« mots » d'une langue).

Extension géographique et linguistique des sinogrammes

Chapitre séparé. Résumé :
À l'instar de l'alphabet latin, qui sert à écrire des langues-sœurs comme le français et l'espagnol mais aussi des langues sans rapports comme le basque et l'allemand, les sinogrammes sont employés – ou l'ont été – dans une grande partie de l'Extrême-Orient. On peut dire sans exagérer que ce sont les Chinois qui ont fourni un modèle de départ pour le développement de l'écriture dans cette partie du globe. L'extension géographique et linguistique des sinogrammes est donc importante. Il ne faudrait cependant pas croire que les caractères sont utilisés de la même manière dans toutes ces langues... Lire le reste de l'article.

Simplifications et variantes locales

Chapitre séparé. Résumé :
Il existe actuellement trois grandes déclinaisons des sinogrammes :
- les caractères simplifiés (简体字 jiǎn tǐ zì) ;
- Les caractères traditionnels (繁體字 fán tǐ zì) ;
- Les caractères utilisés au Japon (漢字 kanji). D'autre part, on peut signaler le cas de caractères propres au cantonais et de différences minimes entre sinogrammes manuscrits et imprimés... Lire le reste de l'article.

Comment les sinogrammes représentent-ils la langue ?

Chapitre séparé. Résumé :
Les caractères chinois servent à écrire des langues (ici, des langues chinoises) et ne sont pas des symboles idéographiques purs qui noteraient une sorte de langage logique et formel sans aucun lien avec la langue parlée, comme on a pu le croire en Occident aux siècles passés. Il convient donc de se demander comment les sinogrammes représentent les langues chinoises, c'est-à-dire quel est le lien entre les signes de l'écriture et le duo signifiant ~ signifié de ces langues. On peut déjà balayer une idée reçue tenace : un caractère n'est pas forcément un « mot » et chaque caractère n'a pas forcément un sens. Chaque caractère, cependant, sauf un, se prononce en une seule syllabe... Enfin, on comprendra à la lecture de cet article pourquoi demander son prénom en chinois peut n'avoir aucun sens. Lire le reste de l'article.

Composition graphique d'un caractère

le reste de l'article Chapitre séparé. Résumé :
Le tracé d'un caractère obéit à des règles strictes qui déterminent :
- le tracé lui-même sur la feuille ou à l'écran ;
- la nature des éléments qui composent chaque caractère, parmi lesquels la clef (ou radical) est le plus important... Lire la suite de l'article.

Classification des sinogrammes : quels sont les types de caractères ?

Chapitre séparé. Résumé :
Il existe plusieurs types de caractères, parmi lesquels quelques rares pictogrammes, un petit nombre d'idéogrammes (simples ou composés) et une écrasante majorité de composés nommés idéo-phonogrammes, principalement. L'écriture chinoise ne comportant en fait qu'un petit nombre d'idéogrammes, il est erroné d'appeler ainsi ses caractères... Lire la suite de l'article.

Histoire et styles calligraphiques

Chapitre séparé. Résumé :
En calligraphie chinoise, ou 書法 shūfǎ, les caractères peuvent être tracés différemment, selon cinq grands styles historiques... Lire la suite de l'article.

Divers


- code ISO 15924 : Hani

Articles connexes


- simplification des sinogrammes ;
- styles calligraphiques chinois ;
- classification des sinogrammes ;
- langues chinoises, mandarin, japonais ;
- kanji et hanja ;
- écriture ;
- romanisation, bopomofo et pinyin ;
- codage des caractères chinois.

Liens externes

Cours et outils d'apprentissage


- [http://lechinois.com Cours de chinois en ligne] ;
- [http://www.chine-nouvelle.com/methode/chinois Méthode de Chinois] 40 leçons en ligne et gratuites pour apprendre à parler, lire et écrire le Chinois mandarin.
- [http://edu.ocac.gov.tw/lang/medium/ch_1000/index.htm cours en ligne d'une université Taiwanaise (en anglais)] ;

Dictionnaires


- [http://www.chine-nouvelle.com/outils/dictionnaire.html Dictionnaire Français Chinois en ligne] recherche par caractère, pinyin ou français ;
- [http://stardict.sourceforge.net dictionnaire multilingue libre pour differents environnements] ;
- [http://zhongwen.com/ Dictionnaire étymologique de l'écriture chinoise (en anglais)] ;
- [http://popolon.org/chinois.php imagier français chinois, bopomofo, quelques liens] ;
- [http://hapax.qc.ca/pdf/annexe-H-Unification.pdf unification han] ;
- [http://hapax.qc.ca/pdf/Chapitre-11.pdf les écritures CJC pour Unicode].

Autres outils


- [http://scim.sourceforge.net 'Simplified Chinese Input Method', méthode de saisie multilingue libre pour UNIX]. catégorie:linguistique catégorie:langue chinoise catégorie:écriture logographique ja:漢字 ko:한자

Pinyin

Catégorie:Méthode de transcription Catégorie:Langue chinoise Le Pinyin (拼音 pīnyīn) signifie littéralement « épeler les sons » en mandarin et se réfère au hanyu pinyin (汉语拼音 hànyǔ pīnyīn, signifiant littéralement : « épeler les sons de la langue des Han »), qui est un système de romanisation (transcription phonétique en écriture latine) du mandarin, utilisé en République populaire de Chine. Le projet de transcription de la langue chinoise (référence absolue du système Pinyin) aboutissant au pinyin a été approuvé le 11 février 1958, pendant la cinquième session plénière de l'Assemblée populaire nationale de la République Populaire de Chine. Le pinyin à été adopté en 1979 par le gouvernement chinois. Il supplanta des transcriptions plus anciennes comme le système Wade-Giles (1859; modifié en 1912) ou le Bopomofo. Des systèmes similaires ont été conçus pour les autres dialectes chinois et les minorités non Han de la République populaire de Chine. En 1979, l'Organisation internationale de normalisation a adopté le pinyin comme le système de romanisation du mandarin. C'est la romanisation du chinois la plus répandue de nos jours dans les ouvrages modernes. Le mandarin étant une langue tonale à quatre tons, ceux-ci sont représentés en pinyin par les diacritiques suivants : # ˉ Ton haut (macron) # ˊ Ton montant (accent aigu) # ˇ Ton descendant légèrement puis remontant (caron) # ˋ Ton descendant et bref (accent grave) Lorsqu'on ne dispose pas de caractères accentués, on peut utiliser des chiffres écrits après les syllabes, correspondant au numéro du ton, le chiffre 0 indiquant l'absence de ton. Ce procédé est notamment utilisé dans les logiciels d'entrée de chinois à l'aide de claviers avec caractères latins.

Table des tons utilisés en pinyin

Cette table donne les codes Unicode correspondant aux lettres accentuées utilisées en Pinyin, par exemple pour l'écriture d'entités HTML (&#;nnnn;). Notons toutefois qu'il est également possible d'écrire directement des caractères Unicode dans une page HTML, en encodant cette page en UTF-8. A noter qu'il est possible avec Windows de saisir du pinyin au clavier : une transcription est alors proposée automatiquement en caractères chinois (panneau de configuration/options régionales/ajouter une langue/chinois traditionnel). Sous Linux, on peut utiliser 'scim'.

Liens internes


- pinyin postal, tongyong pinyin ;
- bopomofo ;
- Transcription, romanisation ;
- Mandarin ;

Liens externes


- [http://www.chine-nouvelle.com/outils/dictionnaire.html Dictionnaire Chinois Français] - Dictionnaire chinois français, recherche en chinois, pinyin et français
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/chinois_pinyin.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire chinois pinyin-français/français-chinois pinyin
- [http://www.chine-nouvelle.com/outils/pinyin.html Outils de prononciation du Chinois] - Entrez un texte chinois, obtenez le pinyin de tous les caractères.
- [http://www.scim-im.org/ SCIM], pour taper du chinois dans les applications Gnome sous Linux. (SKIM pour KDE)
- [http://pierre.equoy.free.fr/blog/index.php?2005/03/28/taper-du-texte-chinois-sous-ubuntu taper du chinois sous Ubuntu] (Ubuntu est une distribution Linux) ja:ピン音 ko:병음 th:พินอิน

Bopomofo

ja:注音符号 zh:注音符號 Le bopomofo (ㄅㄆㄇㄈ) est un alphabet utilisé à Taiwan pour la transcription du mandarin à des fins pédagogiques et didactiques (voir aussi l'article pinyin). Il peut — au moyen de signes additionnels — permettre la notation d'autres dialectes chinois. Le mot bopomofo vient des quatre premières lettres de cet alphabet :
- bo (ㄅ) pour la consonne b /p/ ;
- po (ㄆ) pour la consonne p /ph/ ;
- mo (ㄇ) pour la consonne m /m/ ;
- fo (ㄈ) pour la consonne f /f/. Les Chinois nomment cet alphabet de transcription 注音符號/主音符号, zhùyīn fúhào, c'est-à-dire « symboles phonétiques ».

Graphèmes du bopomofo

Bopomofo/zhuyin (les colonnes zhuyin et pinyin montrent les équivalences)

Règles d'écriture et de lecture

Notation des finales

Trois des signes notant les voyelles finales, ㄣ /en/, ㄤ /ang/ et ㄥ /eng/, sont aussi utilisés pour noter les consonnes nasales seules quand les voyelles ㄧ /i/ et ㄨ /u/ les précèdent : ainsi ㄧㄣ se lit /in/, ㄧㄥ /ing/ et ㄨㄥ /ung/ (écrit -ong en pīnyīn). Il faut noter que le pīnyīn yong / -iong est rendu par ㄩㄥ /üng/, en conformité avec l'histoire phonétique : /ü/ provenant historiquement de /iu/, la notation par /üng/ revient à écrire /iung/. L'on prononce bien sûr normalement [jʊŋ]. De la même manière, ㄦ /er/ sert aussi à indiquer la rétroflexion d'une voyelle : ㄅㄧㄢㄦ se lit /bianr/, soit [b̥jɚ] (voir aussi Suffixe -er).

Voyelles

La transcription en bopomofo suit parfois les mêmes conventions qu'en pīnyīn : elle n'indique pas les variantes allophoniques des voyelles. Ainsi ㄧㄢ /ian/ vaut [jɛn] et non [jan]. Les différences sont surtout dues au fait que le bopomofo est plus une transcription phonétique (l'on note ce que l'on entend) que phonologique (l'on note les phonèmes en tant qu'unités fonctionnant en opposition). Certaines irrégularités du pīnyīn disparaissent : alors que, par exemple, la finale complexe /jou/ est notée en pīnyīn par you mais -iu après une consonne, ce sont toujours les signes ㄧㄡ que l'on utilise en bopomofo. De même, /wei/ (pīnyīn : wei / -ui) est toujours rendu par ㄨㄟ, /wǝn/ (pīnyīn : wen / -un) par ㄨㄣ, et la voyelle /ü/ est écrite ㄩ quelle que soit sa position dans la syllabe (en pīnyīn, on peut l'écrire yu, u dans ju, qu, xu, et ü dans et ). Enfin, le bopomofo distingue clairement les allophones de /e/, ㄝ [ɛ] et ㄜ [ɤ], tous deux notés par e en pīnyīn ; on ne trouve ㄝ [ɛ] qu'après une voyelle palatale - /i/ ou /ü/ ─ ou bien quand il constitue la syllabe à lui seul.

Initiale et finale nulles

Les syllabes à voyelle fermée sans consonne initiale, celles notées en pīnyīn par les digrammes yi /i/, wu /u/ et yu /ü/, sont rendues en bopomofo par la voyelle seule, soient ㄧ, ㄨ et ㄩ respectivement. De la même façon, les syllabes sans voyelle finale mais dont la consonne est vocalisée (soient en pīnyīn zhi [ɖʐ̥ʅ], chi [ʈʂʰʅ], shi [ʂʅ], zi [ʣ̥ɿ], ci [ʦʰɿ] et ri [ʐʅ]) sont simplement transcrites en bopomofo par les lettres simples ㄓ, ㄔ, ㄕ, ㄗ, ㄘ, ㄙ et ㄖ, sans signe de voyelle. Note : il est d'usage, dans la tradition sinologique, de rendre la réalisation vocalique d'une consonne au moyen des symboles [ɿ] et [ʅ], ce dernier après une consonne rétroflexe ; c'est, en pīnyīn, la voyelle -i qui joue ce rôle. En API, enfin, il faut utiliser le symbole souscrit [ˌ]. Dans tous les cas, le symbole utilisé ne transcrit pas une voyelle mais une absence de voyelle : c'est la consonne seule qui est vocalisée, c'est-à-dire rendue syllabique.

Exemple

王之渙 《登鸛雀樓》(Wáng Zhīhuàn, Dēng Guànquè Lóu) Note : les marques tonales peuvent aussi s'écrire au-dessus de la voyelle (ㄌ一̌, 一̀). Le ton 1 est souvent omis.

Divers


- code ISO 15924 : Bopo

Articles connexes


- Mandarin et prononciation du mandarin ;
- romanisation et pinyin. catégorie:méthode de transcription Catégorie:Langue chinoiseCatégorie:Alphabet

Cantonais

Le cantonais est une langue chinoise parlée particulièrement dans le sud de la Chine, dans les provinces de Canton et Guangxi, à Hong-Kong et à Macao. On le nomme, en cantonais 粵 jyut6, 粵/粤 yuè en mandarin. À la différence du mandarin qui utilise 4 tons, la prononciation du cantonais peut utiliser jusqu'à 9 tons, c'est à dire que certains phonèmes peuvent se prononcer de neuf façons différentes, avec neuf sens différents en fonction de l'intonation et inflexion données à la voix. Il s'écrit au moyen des sinogrammes, dont un certain nombre lui sont propres et ne se retrouvent pas en mandarin (qui peut cependant les prononcer ou les utiliser de manière bien moins fréquente et dans des emplois très limités). Par exemple (transcriptions jyutping) :
- 佢 keoi5, « il, lui » (se prononce en mandarin mais n'a pas de sens ; on utilisera 他 ) ;
- 冇 mou5, « ne pas avoir » (mandarin mǎo, pas de sens, équivalent de 沒有 méiyǒu) ;
- 唔 m4, [négation] (mandarin , où il sert d'onomatopée rare ; équivalent de 不 ). Il existe des systèmes phonétiques de romanisation du cantonais comme le jyutping ou le penkyamp, adaptation à la langue cantonaise du pinyin.

Liens externes


- [http://www.freelang.com/dictionnaire/cantonais.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire cantonais-français/français-cantonais Catégorie:Langue chinoise ja:広東語 ko:광둥어 ms:Bahasa Kantonis zh-min-nan:Kńg-tang-oē

Tibétain

Introduction

Le tibétain (བོད་སྐད་ en tibétain) est une langue appartenant à la famille des langues tibéto-birmanes. Il est parlé par environ six millions de locuteurs, dans la Région autonome du Tibet (occupée par la Chine), au Qinghai, au Gansu, au Sichuan et au Yunnan (République populaire de Chine), ainsi qu'au Ladakh, au Sikkim, au Bhoutan et dans le nord du Népal. Le tibétain se subdivise en un grand nombre de dialectes. Parmi ceux-ci, le dialecte de Lhasa, qui sert de lingua franca parmi les Tibétains, est une langue monosyllabique à tons. Le rDzong-kha, un autre dialecte tibétain, est la langue officielle du Bhoutan. Toutefois, certains autres dialectes, comme ceux de l'Amdo, n'ont pas de tons et ont des groupes de consonnes initiaux compliqués, qui reflètent davantage ceux qui sont marqués dans l'orthographe. Le tibétain est noté au moyen d'un alphasyllabaire créé au VII siècle par Thonmi Sambhota, un ministre du roi Srong-btsan sgam-po, à partir de la devanâgarî. L'écriture tibétaine comprend trente lettres qui se combinent avec quatre signes diacritiques servant à noter les voyelles i, u, e, o. À cela s'ajoutent trois consonnes suscrites, qui permettent de changer de ton ou de supprimer une aspiration, et 4 consonnes souscrites pour noter des palatales ou des rétroflexes. Parmi les langues tibéto-birmanes, le tibétain est l'une des plus anciennement attestées, avec le tangoute, le birman, le néware et le meitei Le fondateur des études tibétaines en Europe est le savant hongrois Alexandre Csoma de Körös, auteur d'un dictionnaire et d'une grammaire du tibétain classique. Son œuvre fut poursuivie par le premier tibétologue français, Philippe-Édouard Foucaux (1811-1894). Langue classique du bouddhisme de la Haute-Asie, le tibétain véhicule depuis le VIII siècle une riche littérature.

Alphabet

Sous Unicode, les caractères tibétains sont codés de 0F00 à 0F7F. Voici l'alphabet tibétain, en dbu can (caractères d'imprimerie), dbu med (écriture cursive) et en translittération Wylie.

Voir aussi

Liens internes


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues sino-tibétaines
      -
- langues tibéto-birmanes
      -
  - bodique
- tibétain (Wiktionnaire)

Liens externes


- [http://xiang.free.fr/PT1287.htm Un texte tibétain de Dunhuang avec traduction]
- http://www.omniglot.com/writing/tibetan.htm
- http://babel.uoregon.edu/yamada/guides/tibetan.html
- [http://babel.uoregon.edu/yamada/fonts/tibetan.html Fonts] Tibetain Catégorie:Langue du monde indien Catégorie:Langue tibéto-birmane Catégorie:Tibet ja:チベット語

Langue véhiculaire

Une langue véhiculaire est une langue, souvent simplifiée, servant de moyen de communication entre populations de langues différentes. Elle s'oppose à la langue vernaculaire, parlée localement par une population. Les langues liturgiques jouent souvent un tel rôle en tant que point commun linguistique de communautés multilingues reliées par une même religion.

Exemples de langues véhiculaires


- L'anglais en Inde, dans le monde scientifique et dans le monde des affaires sert souvent de langue véhiculaire. En Inde, un tel rôle pouvait être autrefois joué par le sanskrit, langue liturgique ;
- le latin, dans l'Antiquité, servait, en concurrence avec la koinè grecque, de langue véhiculaire au sein des populations de l'Empire romain. Il a continué, surtout à l'écrit mais pas exclusivement, à jouer ce rôle pendant des siècles en Europe ─ d'autant plus qu'il a servi longtemps de langue liturgique chrétienne ─ dans le domaine des idées, des arts, des sciences et des lettres. Il a été supplanté par les langues vernaculaires locales, dont l'anglais, qui remplit un rôle similaire actuellement ;
- le swahili, en Afrique, permet la communication entre les différentes populations de l'Afrique de l'est ;
- la langue commune chinoise est la langue véhiculaire et officielle en Chine ;
- les pidgins servent de langue véhiculaire dans les environnements multilingues ;
- l'arabe, en tant que langue liturgique, joue aussi un tel rôle dans le monde musulman.
- l'espéranto et l'interlingua ont été inventés dans ce but

Liens connexes


- Langue vernaculaire ;
- langue liturgique ;
- koinè ;
- créole ;
- pidgin ;
- sabir. Catégorie:Langue véhiculaire

1919

Catégorie:1919 Cette page concerne l'année 1919 du calendrier grégorien.

Événements


- 2 mars : Fondation de la IIIe internationale communiste par Lénine.
- 23 avril : Une loi fixe la durée du travail à 8 heures par jour et à 48 heures par semaine en FRANCE
- 28 avril : Fondation de la Société des Nations (SDN) à Genève.

Europe


- 21 mars : La Hongrie connaît un intermède communiste (21 mars - 1er août), sous l'égide de Bela Kun.
- La Pologne, la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie et la Hongrie deviennent des états indépendants.

Traités de paix


- La guerre a fait 1,4 million de morts en France, 1 million en Grande-Bretagne, 1,7 million en Russie, 60 000 aux États-Unis et 2 millions en Allemagne.
- 18 janvier : Ouverture de la conférence de la Paix à Paris (1919-1921).
- 28 juin : Signature du Traité de Versailles entre la France, ses alliés et l'Allemagne, qui met fin à la Première Guerre mondiale.
- 10 septembre : Signature du Traité de Saint-Germain.
- 19 novembre : Le Sénat états-unien refuse de ratifier le Traité de Versailles.
- 27 novembre : Traité de Neuilly : la Bulgarie cède la Thrace à la Grèce.

Allemagne


- 15 janvier : Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg sont assassinés.
- 18 janvier : Les alliés occupent la Rhénanie.
- En janvier, insurrection communiste en Allemagne.
- 15 avril : Tentative de révolution communiste en Bavière (15 avril - 2 mai).
- 21 juin : Sabordage de la flotte allemande à Scapa Flow dans les îles Orcades.
- 31 juillet : L'Allemagne adopte la Constitution de Weimar.
- Création du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP).

France


- 25 mars : création des conventions collectives.
- 19 avril : Mutineries sur des navires français en Mer Noire (19-21 avril).
- 23 avril : Journée de 8 heures.
- 7 mai : Des moines cisterciens originaires d' Espagne arrivent à l' Abbaye Saint-Michel de Cuxa, dans les Pyrénées-Orientales, pour faire revivre l'Abbaye abandonnée depuis la Révolution.
- 27 juillet : Loi Astier, créant des cours professionnels (14-18 ans) et des écoles d'enseignement technique.
- 2 novembre : Fondation de la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens).
- 16 novembre : Succès électoral du Bloc National aux législatives : « chambre bleu horizon ».
- Manifestation de 100 000 personnes dans les rues de Paris pour dénoncer la crise du logement.
- Création du « Crédit National » (aujourd'hui Natexis).
- 1 US dollar = 0,11 franc français.
- Création de l'ESC Clermont.

Italie


- 23 mars : Fondation à Milan, des Fasci Italiani di Combattimento, par Benito Mussolini, futur Parti Fasciste italien.
- L'Italie annexe le Trentin, le Haut-Adige et Fiume.

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- En janvier, 18 amendement de la constitution des États-Unis, instaurant la prohibition de l'alcool.
- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'américain Th. Woodrow Wilson.

Amérique Latine

Asie


- 1 mars :
  - Déclaration d'indépendance de la Corée occupée par le Japon
  - Manifestations en Corée à l'occasion des funérailles du dernier roi de la dynastie Chosŏn, réprimées par l'empire japonais.
- 19 mars : Formation d'un gouvernement coréen en exil à Shanghai
- 13 avril : Importante émeute à Amritsar, au Pendjab (ville des Sikhs), les autorités britanniques répriment sévèrement (près de 400 morts).
- 4 mai : Manifestations étudiantes à Pékin (Beijing) en Chine, pour la modernisation, la démocratie, et contre le Japon et les autres puissances impérialistes. Certains manifestants rejoindront plus tard le Parti Communiste Chinois (PCC).

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & monde arabe


- 19 août : Indépendance de l'Afghanistan

Arts & culture


- Sortie sur les écrans du film Le Cabinet du docteur Caligari de Robert Wiene, utilisant des décors expressionnistes.
- George Gershwin compose sa première chanson à succès Swanee.
- Prix Goncourt à Marcel Proust pour son livre À l'ombre des jeunes filles en fleur
- Premier numéro de la revue « Littérature », fondée par André Breton, Philippe Soupault et Louis Aragon, préfiguration du mouvement surréaliste.

Architecture


- L'architecte américain Mies van der Rohe projette un gratte-ciel en verre et acier.
- Fondation du Bauhaus par Gropius en Allemagne.

Sciences & techniques


- L'astronome et physicien britannique sir Arthur Eddington mesure l'effet Einstein, c'est-à-dire la déviation gravitationnelle de la lumière, pendant une éclipse totale du soleil.
- Rutherford désintègre l'atome.

Sports

Naissances en 1919


- 1 janvier : Jerome David Salinger, écrivain américain
- 5 janvier : Cécil Saint-Laurent (Jacques Laurent), écrivain français († 2000)
- 13 janvier : Robert Stack, acteur américain († 2003)
- 14 janvier : Andy Rooney, journaliste et commentateur américain
- 15 janvier : Maurice Herzog, alpiniste et homme politique français
- 23 janvier : Hans Haas, zoologiste et océanographe
- 23 janvier : Ernie Kovacs, comédien américain († 1962)
- 25 janvier : Edwin Newman, journaliste et écrivain américain
- 27 janvier : Ross Bagdasarian, musicien et acteur américain († 1972)
- 19 avril : Merce Cunningham, danseur et chorégraphe américain.
- 29 avril : Gérard Oury, comédien et cinéaste
- 7 mai : Eva Perón, femme politique argentine († 1952)
- 10 mai : André Diligent, homme politique français († 2002)
- 12 juin : Uta Hagen, actrice théâtrale américaine († 2004)
- 14 juin : Sam Wanamaker, acteur et directeur américaine († 1993)
- 15 juin : Alberto Sordi, acteur et directeur italien († 2003)
- 23 juin : Mohammed Boudiaf, président de la République algérienne († 1992)
- 14 juillet : Lino Ventura, acteur franco-italien († 1987)
- 20 juillet : Sir Edmund Hillary, alpiniste néo-zélandais
- 31 juillet : Primo Levi chimiste et écrivain italien († 1987)
- 31 juillet : Maurice Boitel, peintre français
- 11 août : Ginette Neveu, violoniste français († 1949)
- 15 septembre : Fausto Coppi, coureur cycliste italien († 1960)
- 18 octobre : Pierre Elliott Trudeau, futur Premier ministre du Canada († 2000)
- 24 décembre : Pierre Soulages, peintre français

Décès en 1919


- 6 janvier : Theodore Roosevelt, ex-président des États-Unis1858).
- 15 janvier : Rosa Luxembourg, militante révolutionnaire (° 1871).
- 15 janvier : Karl Liebknecht, leader communiste (° 1871).
- 17 février : Wilfrid Laurier, ancien Premier ministre du Canada.
- 4 avril : Sir William Crookes, inventeur anglais1832).
- 9 avril : Emiliano Zapata, révolutionaire mexicain.
- 12 juillet : Désiré MAROILLE, homme ploitique belge.
- 27 juillet : Charles Conrad Abbott, archéologue et naturaliste américain1843).
- 15 novembre : Alfred Werner, chimiste.
- 3 décembre : Pierre-Auguste Renoir, peintre français (° 1841). __NOTOC__ ja:1919年 ko:1919년 ms:1919 simple:1919 th:พ.ศ. 2462

Langue vernaculaire

On appelle langue vernaculaire la langue locale communément parlée au sein d'une communauté. Ce terme s'emploie souvent en opposition avec le terme langue véhiculaire. Par exemple, lorsque la liturgie catholique était en latin, elle était la même dans le monde entier : le latin servait de langue liturgique véhiculaire. Dans le même temps, l'enseignement de la religion se faisait en langue locale, la langue vernaculaire. On trouve aussi cette dichotomie dans les échanges économiques et commerciaux d'aujourd'hui, où l'anglais sert de langue véhiculaire face à la multitude des langues vernaculaires. Le mot vernaculaire vient du latin et signifie « relatif aux esclaves nés dans la maison ». Il désignait tout ce qui était propres à ces personnes, par opposition à la langue et aux coutumes des maîtres. Son sens s'est rapproché de celui des mots autochtone ou indigène.

Articles connexes


- langue vivante et langue morte ;
- langue liturgique ;
- Langue véhiculaire ;
- koinè ;
- créole ;
- pidgin ;
- sabir. Vernaculaire

Pékin

Pékin (北京 Běijīng Image:ltspkr.png Écouter la prononciation en mandarin, « la capitale du nord ») est la capitale de la République populaire de Chine. Population 9 000 000 habitants. Elle est située au cœur de la municipalité de Pékin (北京市 Běijīng shì, abrégé en 京 Jīng). La transcription française Pékin provient des missionnaires jésuites français du et ne tient pas compte du changement de prononciation qui survint pendant la dynastie Qing et qui transforma le k devant un /i/ en une consonne récemment notée j en pinyin. Elle est néanmoins similaire à celle adoptée par les autres langues occidentales : Pechino [pekino] en italien, Peking en néerlandais, ou encore Pequim (prononciation similaire à celle du français) en portugais, par exemple.

Histoire

Pendant la dynastie Liao des Khitans, aux environs de l'année 1000 après Jésus-Christ, la population Khitan, qui contrôlait le nord de la Chine (de la rivière Amour jusqu'aux montagnes de l'Altaï à l'ouest de la Mongolie), a appelé Pékin le Palais Sud de la famille royale des Khitans, qui était en contact avec les explorateurs russes. C'était pour cette raison que les Russes appellent les Chinois « Khithais ». Khithais s'est changé plus tard en Cathay. Les Khitans appelaient leurs domaines en Mandchourie « Kathay ». Les terres dans les plaines de Manchourie, où les Chinois Han ne peuvent entrer parce que les Khitans et leurs descendants (les Mandchous de la Dynastie Qing