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Marché Monétaire

Marché monétaire

Le marché monétaire est au sens large un marché informel où les institutions financières - Trésors nationaux, banques centrales, banques, gestionnaires de fonds, assureurs, etc - et les grandes entreprises placent leurs avoirs à court terme ou se procurent des financements courts. Par "court", on entend, généralement moins d'un an, parfois moins de deux ans.

Produits traités

Ils sont particulièrement nombreux.

Produits au comptant

Parmi les instruments au comptant, qui sont donc les instruments directs de refinancement ou de placement de numéraire, on trouve :
- les prêts interbancaires "en blanc", c'est-à dire non gagés (voir Euribor, Libor), qui sont à la fois l'opération la plus risquée, la plus encadrée et, partant, la moins fréquente du marché monétaire ;
- les prêts interbancaires gagés, ou pensions, sur des actifs identifiés mais non livrés à la contrepartie ;
- la pension livrée ou repo, diminutif de "repurchase agreement", c'est-à-dire l'emprunt de numéraire gagé par la vente au comptant simultanée, avec livraison, d'actifs financiers négociables (obligations, bons du Trésor, certificats de dépôt, etc.) qui se dénoue, à l'échéance du prêt de numéraire, par le rachat des mêmes actifs ;
- les titres de créance négociables à court terme, produits de facto à savoir principalement les bons du Trésor émis par les Trésors nationaux (ceux du Trésor français sont les BTF et les BTAN courts), les certificats de dépôt émis par les banques et les billets de trésorerie émis par les entreprises ;
- des valeurs mobilières, théoriquement accessibles aux particuliers, principalement des emprunts d'État (pour la France, voir : OAT) courts mais aussi des obligation courtes émises par les collectivités locales ou les entreprises ;
- les dépôts en devises ;
- etc.

Produits dérivés

Les produits dérivés traités sont non moins nombreux et divers. Plus liquides généralement que les instruments au comptant équivalents, ils permettent aux intervenants d'ajuster leurs risques de taux d'intérêt sans avoir à sortir des actifs de leur bilan ou sans augmenter leurs risques de contrepartie. Les premiers d'entre eux, historiquement, et qu'on trouve même sur les marchés monétaires des pays émergents, sont incontestablement :
- le change à terme, ce qui correspond a un prêt virtuel dans une devise et à un emprunt virtuel dans une autre devise;
- et les FRA, acronyme de Forward Rate Agreement, contrat de gré à gré permettant de fixer un taux interbancaire dans le futur, par exemple un taux à 3 mois dans deux mois. Ensuite, sur les marchés monétaires les plus importants, on a :
- les swaps de taux d'intérêt, c'est-à-dire des contrats d'échange de taux d'intérêt, généralement d'un taux fixe contre un taux variable, basés :
  - soit sur des taux au jour-le-jour - pour la zone euro, l'Eonia - constatés et publiés par une banque centrale ou un organisme professionnel; le nom anglais de ces swaps est OIS, pour Overnight Indexed Swaps;
  - soit sur les taux des prêts interbancaires en blanc, les IBOR (Interbank Offered Rates), également constatés et publiés par une banque centrale ou un organisme professionnel (voir Euribor, Libor);
- les contrats à terme et options sur contrats à terme sur des marchés organisés comme le LIFFE ou Eurex;
- les options sur swaps de gré à gré ou swaptions;
- etc.

Marché monétaire de la zone euro et marché monétaire américain

D'un volume à peux près équivalent, le marché monétaire de la zone euro et celui des États-Unis sont, de loin, les plus actifs et les plus importants du monde. Sur certains instruments, comme le repo, ils représentent à eux deux jusqu'à 90% des transactions mondiales. Il existe, sur chacun de ces deux marchés, en gros deux marchés directeurs des taux à court terme :
- à très court terme, celui des prêts en blanc au jour-le-jour :
  - qui sont appelés Fed Funds aux États-Unis;
  - et dont le taux moyen, dans la zone euro, est l'Eonia;
- à plus long terme, celui des contrats futures sur IBOR :
  - pour la zone euro, sur Euribor 3 mois du LIFFE;
  - pour les États-Unis, sur le Libor 3 mois du CBOT de Chicago, dont la cotation est relayée par le LIFFE de Londres en heure européeenne et le Simex de Singapour en heure asiatique.

Conventions de calcul des taux

Les instruments à plus d'un an sont souvent négociés en taux actuariel avec un décompte de jours exact (Actuel/Actuel). En revanche, en Europe Continentale et aux États-Unis, les marchés monétaires utilisent généralement pour les instruments de moins d'un an :
- un décompte de jours calendaires exact;
- une année de 360 jours. Des conventions très précises concernent les jours considérés comme ouvrés, et comment les accidents du calendrier affectent, instrument par instrument, les durées standard (par exemple : une semaine, ou un mois) qu'on négocie sur le marché monétaire.

Opérations de la banque centrale

Afin de sécuriser le système de paiments intrerbancaires, il a été mis en place pour la zone euro un noyau officialisé obéissant à des règles très strictes, réservé aux principaux opérateurs du marché monétaire, aux banque centrales nationales et à la BCE, tous reliés par le système informatique TARGET de la BCE. Ces opérateurs doivent ajuster en permanence et quasiment en temps réel leur solde auprès des banques centrales. Au-delà de la gestion du système de paiments, une banque centrale utilise le marché monétaire pour :
- gérer au quotidien la liquidité (pomper les excédents ou satisfaire les besoins) du système bancaire, et par osmose, de l'économie en général (pour combattre l'inflation ou la déflation par exemple et, en cas de crise financière, fournir suffisamment de liquidités pour éviter un arrêt du système financier, voire des faillites en chaînes - ce qui a été fait notamment le 11 septembre 2001);
- piloter les taux d'intérêts à court terme (voir taux directeur), dans cette même optique d'intervention sur la conjoncture économique;
- placer les réserves de change des banques centrales étrangères. A la fin des années 1990, celles-ci sont devenues colossales, principalement en Asie, et une partie importante de l'activité des banques centrales américaine et européennes sur les marchés est effectuée pour le compte de banques centrales asiatiques. Par ailleurs, les banques de la zone euro doivent constituer des réserves obligatoires auprès de la BCE.

Liens externes


- [http://www.ecb.int/ecb/html/index.fr.html Banque Centrale Européenne]
- [http://www.banque-france.fr/ Banque de France]
- [http://www.euribor.org/ Euribor]
- [http://www.www.federalreserve.gov/ Réserve Fédérale des Etats-Unis] catégorie:thèmes généraux de finance catégorie:banque catégorie:finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt ja:金融市場



Libor

Le Libor est une série de taux de référence du marché monétaire de différentes devises. Son nom a été formé par la contraction des mots anglais London interbank offered rate, soit en français : taux interbancaire offert à Londres. Historiquement, c'est le premier des nombreux taux IBOR.

Définition

Il s'agit, pour une devise considérée et pour une échéance donnée, du fixing calculé chaque jour ouvré à 11h GMT et publié par la British Bankers' Association (BBA), d'un taux moyen auxquel un échantillon de grandes banques établies à Londres prête en blanc (c'est à dire sans que le prêt soit gagé par des titres) à d'autres grandes banques (voir l'article IBOR). L'échantillon des banques choisies est connu à l'avance et plutôt stable dans le temps. Les taux les plus extrêmes relevés sont écartés du calcul, afin de protéger l'indice d'éventuelles erreurs ou d'une crise de liquidité qui affecterait telle ou telle banque de l'échantillon.

Devises concernées

Les devises pour lesquelles il existe un LIBOR sont les suivantes :
- le dollar américain (USD) ;
- la livre sterling (GBP) ;
- le yen (JPY) ;
- le franc suisse (CHF) ;
- le dollar canadien (CAD) ;
- le dollar australien (AUD) ;
- la couronne danoise (DKK) ;
- le dollar néo-zélandais (NZD) ;
- et enfin l'euro (EUR), bien que le LIBOR soit fort peu utilisé pour cette devise, dont l'indice de référence est l'EURIBOR.

Echéances publiées

Les maturités publiées sont :
- 1 jour (spot-next ou overnight),
- 1 semaine,
- 2 semaines,
- 1 mois,
- 2 mois,
- 3 mois,
- et ainsi de suite jusquà 12 mois.

Importance économique

Les LIBOR qui servent le plus sont le 1, le 2 et surtout le 3 mois, qui sert de référence principale au marché des swaps. De plus, l'expérience montre que les données fournies par les banques participantes pour les échéances supérieures à trois mois peuvent être fort approximatives. Par ailleurs, il convient de noter que les taux publiés pour le yen et les dollars australien et néo-zélandais sont en fait calculés, à cause du décalage horaire, alors que ces marchés-là sont fermés depuis longtemps dans leur pays d'origine. Il est donc sain de les considérer avec un certain degré de scepticisme. Le LIBOR 3 mois Dollar sert de base à l'un des futures les plus actifs du monde, véritable marché directeur des taux d'intérêts américains à court et moyen terme. Dit "contrat Eurodollar", ce contrat se traite notamment sur le CME à Chicago, le LIFFE à Londres et le SGX à Singapour.

Voir aussi


- IBOR
- Euribor
- swap
- dérivé

Lien externe


- [http://www.bba.org.uk/ Site officiel de la British Bankers' Association] Catégorie:Thèmes généraux de finance Catégorie:Banque Catégorie:Finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt ja:LIBOR

BTF (finance)

Les BTF, sont des titres de créance négociables à court terme émis par le Trésor public français, troisième support de la dette négociable de l'État français, derrière les OAT et les BTAN. Ils ont été créés en 1985, lorsque l'État a rationalisé la structure de sa dette. D'une durée de vie inférieure à 1 an à l'émission, ils étaient destinés à l'origine à affiner la gestion de la trésorerie à court terme de l'État. Les BTF sont émis par adjudication hebdomadaire. Ils se traitent en taux in fine calculé sur une base annuelle de 360 jours, comme il est d'usage sur le marché monétaire de la zone Euro. Ils ont une durée de vie trop courte pour faire l'objet d'un marché secondaire important, et ce sont donc les moins liquides des titres de l'État français. Jusqu'au milieu des années 1990, ils étaient adjugés en taux d'escompte.

Signification du sigle

Les BTF sont connus généralement uniquement sous leur sigle et non sous les mots choisis à l'origine pour le composer, bons à taux fixe, ce qui ne veut pas dire grand chose, et que le Trésor lui-même a abandonné dès les années 1980. Il les nomme ainsi, par exemple, dans la présentation de ses produits : bons du Trésor à taux fixe et à intérêts précomptés (BTF).

Lien externe


- [http://www.aft.gouv.fr Agence France Trésor, qui gère la dette de l'État] BTF

BTAN

Catégorie:Taux d'intérêt Catégorie:Sigle Les BTAN sont des Titres de créance négociables, deuxième support de la dette négociable de l'État français, derrière les OAT. Ils ont été créés en 1985, lorsque l'État a rationalisé la structure de sa dette en créant trois instruments :
- les obligation assimilables du Trésor (OAT), titres à long terme ;
- les BTAN, titres à moyen terme, d'une durée de 1 à 6 ans à l'émission ;
- les BTF, titres à court terme, d'une durée inférieure à 1 an à l'émission. Destinés de facto aux professionnels des marchés financiers et à la gestion collective, les BTAN sont émis par adjudication mensuelle. Leur encours représente environ 190 milliards d'euros à la mi-2005, contre 575 milliards d'euros d'OAT et 93 milliards d'euros de BTF.

Signification du sigle

De même que les BTF, les BTAN sont connus uniquement sous leur sigle, les mots ayant servi à l'origine à composer celui-ci, bon à taux annuel normalisé n'ayant en fait aucune signification véritable. Par exemple, le Trésor les appelle, dans la présentation de ses produits, bons du Trésor à taux fixe et à intérêt annuel (BTAN).

Liens externes

[http://www.aft.gouv.fr Agence France Trésor, qui gère la dette de l'État]

Emprunt d'État

Un emprunt d'État (en anglais : government bond, dont le diminutif usuel est govvie) est une obligation ou un titre de créance négociable émis dans sa propre devise par un gouvernement. Dans le cas d'une émission dans une autre devise, on utilise généralement l'appellation d'« obligation souveraine », adaptation directe de l'anglais sovereign bond. D'une façon générale, celles-ci ont des encours et une importance beaucoup plus faibles que les emprunts d'État.

Importance économique

Pour chaque devise, les emprunts d'État constituent le marché directeur des taux d'intérêt à moyen et long terme. En ce qui concerne les taux d'intérêt à court terme (voir : marché monétaire), les instruments directeurs sont, eux :
- pour le très court terme, soit moins de trois mois, celui des pensions interbancaires
- et, pour le moins court terme, les futures sur les IBOR (Interbank Offered Rates) :
  - contrats Euribor du Liffe pour l'euro,
  - contrats Libor, du CME, du Liffe et du SGX pour le dollar américain. dollar américain] Les emprunts d'État fournissent en permanence la courbe des taux sans risque à partir de laquelle sont évalués la plupart des actifs financiers risqués (obligations à taux fixe d'autres émetteurs, actions, swaps de taux d'intérêt, etc.) Pris globalement, l'ensemble des marchés d'emprunts d'État et de leurs produits dérivés constituent le marché financier le plus actif de la planète.

Liquidité

Il se traite sur ces marchés des tailles considérables et les banques qui sont market makers (« teneuses de marché » se dit aussi en franglais des marchés) pratiquent des « fourchettes » de prix acheteur/vendeur (bid et ask) très serrées. Au comptant, 100 millions d'euros de Bunds ou d'OAT à 10 ans seront ainsi cotées avec moins de 0.02% entre le prix acheteur et le prix vendeur, soit moins d'un tiers de point de base de taux actuariel. A terme, la liquidité pour 1.000 contrats Bunds, soit là aussi 100 millions d'euros de nominal, se trouve généralement sur moins de 0.01% de prix. Néanmoins, à la différence du marché des changes qui, lui, fonctionne sans interruption du lundi matin à Wellington en Nouvelle-Zélande, qui est la première place ouverte de la semaine, au vendredi soir à New York, la technicité des produits traités cantonne chaque marché d'emprunts d'État plutôt dans la tranche horaire ouvrable du pays d'émission : ainsi les obligations du Trésor américain se traiteront essentiellement de 8 h à 17 h, heure de New York, tandis que les OAT du Trésor français ou les Bunds allemands seront réellement actifs de 8 h à 18 h, heure française. Traiter en dehors de ces plages horaires est toujours possible, mais les prix pratiquées par les banques market makerssont alors beaucoup moins agressifs, car la liquidité est moindre et les coûts de couverture plus importants.

Principaux marchés et émetteurs

Tableau récapitulatif

Dollar : (AAA/Aaa)

Bunds Le Trésor américain était traditionnellement au , et de loin, le plus gros emprunteur de la planète, mais ce rôle est maintenant tenu par le Japon, à la suite :
- de la croissance phénoménale de l'endettement du gouvernement japonais après 1990
- et de la baisse du dollar à partir de 2002. Sa dette négociable s'élève à environ 4.000 milliards de dollars mi-2005, c'est-à-dire environ 3 300 milliards d'euros, qui se décomposent comme suit :
- des T-Bills à moins d'un an pour 900 milliards de dollars ;
- des T-Notes de 1 à 10 ans à l'origine pour 2.300 milliards de dollars ;
- des T-Bonds à plus de 10 ans à l'origine, généralement à 30 ans, pour 500 milliards de dollars ;
- des TIPS, obligations à taux variable indexées sur l'inflation, pour 300 milliards de dollars. L'émission de T-Bonds est interrompue depuis octobre 2001. La dette publique négociable des États-Unis a été la première à atteindre une taille suffisante pour que se développe autour d'elle un marché moderne de taux d'intérêt. Le Trésor américain est ainsi l'auteur de nombreuses innovations importantes, reprises depuis par la plupart des grands pays développés :
- l'émission systématique par adjudication ;
- le recours à des primary dealers;
- l'émission d'obligations à 30 ans ;
- l'émission régulière de titres à moyen terme ;
- le démembrement d'emprunts d'État ;
- les obligations indexées sur l'inflation. [http://www.publicdebt.treas.gov/ Site du Trésor américain]

Euro

(AAA/Aaa)

Benchmark européen du fait de la taille de l'économie allemande, la dette négociable de l'Allemagne s'élevait à 847 milliards d'euros au 30 juin 2005 :
- des Bubill, titres de créance négociables à court terme pour 36 milliards d'euros ;
- des Schatz d'une durée de 2 ans à l'émission, pour 108 milliards d'euros ;
- des Bundesobligationen, dits "Bobl" d'une durée de 5 ans à l'émission, pour 177 milliards d'euros ;
- des Bundesanleihen, dits "Bunds", émis à 10 ou 30 ans, pour 526 milliards d'euros. [http://www.deutsche-finanzagentur.de/ Site de Finanzagentur GmbH, l'Agence allemande de la dette]

(AAA/Aaa)

La dette négociable de la France s'élevait à 872 milliards d'euros au 30 juin 2005. Instituée en 1985, sa structure axée sur la liquidité a été largement copiée dans le monde et il constitue le modèle d'organisation de l'ensemble des dettes d'Etat de la zone euro. Voir : OAT, BTAN, BTF, TEC, OATi [http://www.aft.gouv.fr Agence France Trésor, qui gère la dette de l'État]

(AA- "avec perspective négative"/Aa2)

Plus important emprunteur européen, avec une dette négociable de 1 265 milliards d'euros fin juillet 2005, l'Italie occupe néanmoins une place à part sur le marché des emprunts d'État européens compte-tenu de la faiblesse de sa notation financière, du passé tumulteux de sa dette et de la taille globale de celle-ci (1 430 milliards d'euros, soit plus de 100 % du PIB). Néanmoins, pour beaucoup d'utilisations, notamment dans la constitution de collatéral, la règlementation ne distingue pas entre la dette des différents Etats européens, ce qui limite considérablement les effets de la situation des finances publiques d'un pays sur le prix de sa dette. [http://www.dt.tesoro.it/ENGLISH-VE/Public-Deb/index.htm Site du Trésor italien]

Yen : (AA-/A2)

Le Trésor japonais est dorénavant le premier emprunteur du monde, avec une dette négociable supérieure à l'équivalent de 5 500 milliards d'euros en 2005. L'endettement total du gouvernement japonais représentait en 2004 164% du PIB, proportion unique dans l'OCDE. Les emprunts d'État japonais sont appelés JGB, abréviation de Japanese Government Bond. Il s'agit d'un marché devenu essentiellement domestique : seulement 4% de l'encours des JGB sont détenus par des non-résidents. La prépondérance de la Poste japonaise, le niveau très faible des taux et le faible développement des repos sur JGB constituent autant de freins à l'internationalisation de ce marché. [http://www.mof.go.jp/english/ Site du ministère des Finances japonais]

Livre Sterling : (AAA/Aaa)

Article principal : Gilt HM treasury, le Trésor britannique, a une dette négociable assez faible, équivalente à environ 580 milliards d'euros en 2005. L'encours des gilts, les emprunts d'État britanniques, a longtemps été notoirement insuffisante pour les besoins des investisseurs britanniques et leur marché a de plus longtemps été perturbé par des règlementations (MFR et Bank of England Tier One securities notamment) qui favorisaient manipulations et squeezes. Néanmoins, le déséquilibre du marché, qui avait atteint des niveaux sans précédent dans les pays développés à l'automne 1998 et au printemps 2000, est en train de se résorber grâce à des déficits publics en nette reprise et un rythme d'émission soutenu depuis 2002-2003. [http://www.dmo.gov.uk/ Site du Debt Management Office, l'Agence de la dette britannique]

Autres devises ou autres émetteurs

[http://www.wadmo.net/links.htm World Association of Debt Management Offices - Association mondiale des agences de la dette] Catégorie:Thèmes généraux de finance Catégorie:Finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt

Obligation (finance)

Une obligation (en anglais : bond) fait partie des valeurs mobilières et elle fait donc à ce titre l'objet d'une cotation sur une bourse. Ce titre de créance, cessible, qui peut être originellement émis à court, moyen ou long terme, voire sans date d'échéance (obligations perpétuelles) est - au même titre qu'un emprunt - un contrat entre l'émetteur et les détenteurs successifs du titre, dont les deux éléments principaux sont l' échéancier des flux financiers et leur mode de calcul.

Exemple

L'Obligation assimilable du Trésor 4.75% 25/4/2035, dont la détention unitaire (on dit aussi : valeur nominale) est d'un euro, est un contrat par lequel la République Française s'engage à verser au détenteur dudit contrat :
- chaque année le 25 avril 0,04755 euro, entre maintenant et le 25 avril 2035 inclus,
- plus 1,00 euro le 25 avril 2035. Le prix auquel ce contrat se négocie actuellement est la valeur actuelle de l'obligation. Une deuxième façon de présenter les choses est de dire que le détenteur de l'obligation :
- prête à la République Française (qui, donc, la lui emprunte)
- la valeur actuelle (le prix) de l'obligation, pour la valeur nominale de un euro,
- qui lui sera remboursée à 100% (de la valeur nominale) le 25 avril 2035
- et donnera lieu à un paiement d'intérêt annuel de 4,75% (de la valeur nominale) chaque 25 avril entre maintenant et 2035 inclus.

Émetteurs

Une obligation peut être émise par :
- un État dans sa propre devise - on parle alors d'emprunt d'État;
- un État dans une autre devise que la sienne - on parle alors d' obligation souveraine;
- une entreprise du secteur public, un organisme public, une collectivité locale - on parle alors d'obligation du secteur public;
- une entreprise privée, une association, ou tout autre personne morale, dont les Fonds communs de créances, et on parle alors d'obligation du secteur privé.

Transactions et détention

La détention des obligations par les particuliers est devenue essentiellement indirecte : elle s'effectue très largement via les OPCVM et les contrats d'assurance-vie. Néanmoins, les obligations peuvent toujours théoriquement être détenues directement par les particuliers et font donc règlementairement l'objet d'une cotation officielle - quoique souvent sans transactions, donc fictive, ou théorique - sur une bourse. La quasi-totalité, en volume, des transactions s'effectuent de gré à gré, hors bourse, entre institutions financières : banques d'investissement, assureurs, gestionnaires d'OPCVM, banques de dépôt, etc. Les volumes échangés sont considérables, plusieurs milliers de milliards d'euros chaque jour, particulièrement en emprunts d'État et produits dérivés de ceux-ci, qui constituent le marché directeur des taux d'intérêt à moyen et long terme. Les titres de créance négociables sont des instruments très proches des obligations mais qui, eux, ne sont pas destinés à être détenus en direct par des particuliers, seulement par des gestionnaires d' OPCVM et autres professionnels des marchés financiers. Leur règlementation est donc légèrement différente.

Valeur actuelle

Articles détaillés : Actualisation, Coefficient d'actualisation, Taux actuariel, Taux zéro-coupon, Courbe de taux, Spread de crédit et l'article général Taux d'intérêt Une obligation est un ensemble de flux décalés dans le temps. Ces flux ne sont donc pas directement comparables entre eux. Un euro à une date d_\,\! n'a pas la même valeur que le même euro à une date d_\,\!, ne serait-ce qu'à cause de l'inflation. Notons
F(d_)\,\! avec \,\!
l'ensemble des flux tombant aux dates d_\,\! et constituant l'obligation. Pour ramener ces flux à une base commune, à leur équivalent à une date unique d_\,\!, on les multiplie chacun par leur coefficient d'actualisation CA(d_)\,\!. Ce coefficient d'actualisation est obtenu par calcul à partir du taux d'intérêt qu'on choisit d'appliquer à cette obligation particulière pour actualiser entre les dates d_\,\! et d_\,\!. La valeur actuelle (le terme correct est plutôt valeur actualisée mais valeur actuelle est l'expression usuelle) de l'obligation est donc la somme des valeurs actuelles de chacun des flux :
VA(d_) = \sum_CA(d_).F(d_)\,\!
Il existe une formule simplifiée de l'actualisation, avec un seul taux, le taux actuariel, qui bien qu'imprécise, est très utilisée et sert dans une première approximation.

Flux

Il convient de s'assurer des caractéristiques exactes d'une obligation inconnue, qui figurent dans son prospectus d'émission (on dit aussi : contrat d'émission), avant d'effectuer toute transaction dessus, tant ces caractéristiques peuvent être diverses.

Principaux paramètres

Les flux d'une obligation sont définis par :
- la devise dans laquelle elle est émise;
- la valeur nominale de l'obligation, appelée le pair;
- sa date d' échéance (aussi appelée maturité);
- le mode de remboursement (on dit aussi «d'amortissement ») :
  - en une seule fois à l'échéance (in fine)
  - ou par tranches,
  - ou encore jamais (obligations perpétuelles);
- le prix de remboursement, c'est-à-dire le montant, en pourcentage du pair, qui sera remboursé à l'échéance;
- le taux d'intérêt de l'obligation et le mode de calcul de celui-ci;
- la périodicité (souvent annuelle) des versements d'intérêt, appelés coupons.

Taux fixe, variable ou nul

Le taux d'intérêt peut être :
- fixe - Voir l'article principal : Obligation à taux fixe
- ou variable (voire «révisable») - Voir l'article principal Obligation à taux variable
- ou encore nul - Voir l'article principal Obligation zéro-coupon.

Options éventuelles

De plus, certaines obligations sont dotées d' options, comme par exemple le remboursement anticipé à certaines dates au gré de l'émetteur (en anglais : callable bonds) ou au contraire de prorogation à l'échéance, ou encore d'échange contre un autre titre, avec ou sans bon de souscription séparé. Certaines sont dotées d'une option d' échange contre des actions - Voir l'article principal : Obligation convertible.

Cas général

La plupart des obligations sont des obligations annuelles classiques (qu'on appelle en anglais : plain vanilla bonds, « obligations à la vanille »), c'est-à-dire :
- remboursées
  - in fine (en anglais, on parle de bullet bonds)
  - au pair
- payant un taux fixe, dit « taux nominal »
- via un coupon annuel. Exemple : l'Obligation assimilable du Trésor 4.75% 25/4/2035, déjà prise pour exemple ci-dessus en introduction, est une obligation classique à taux fixe d'échéance 25/4/2035 et de taux nominal 4.75%.

Cours et Coupon Couru

Obligation assimilable du Trésor Voir article principal : Coupon couru. Il est d'usage de séparer arbitrairement la valeur actuelle d'une obligation en :
- cours, dit également cours pied de coupon, exprimé en % du nominal;
- coupon couru, exprimé également en % du nominal, généralement avec trois décimales. Cette habitude vient d'une époque - le - où ni les ordinateurs ni les calculettes n'existaient. Il était donc important de pouvoir afficher un prix apparent des obligations (le cours) permettant de les comparer entre elles sans avoir à faire des calculs complexes. Le développement des moyens de calcul électroniques a rendu cela moins nécessaire, mais l'usage est resté. En effet, comme on peut le constater sur le graphique ci-contre, plus on se rapproche d'une date de versement de coupon, et plus le prix de l'obligation (ligne bleue), mécaniquement, intègre le montant dudit coupon. Il le reperd, tout-aussi mécaniquement, mais brusquement, une fois ledit coupon versé. En soustrayant, pro-rata temporis, du prix d'une obligation l'effet du prochain coupon, le « coupon couru », on obtient une courbe (en rouge, sur le graphique) beaucoup plus régulière et facile à interpoler dans le temps : le « cours ».

Risque de crédit et prime de liquidité

Voir les articles principaux : Spread de crédit, Risque de crédit, Prime de liquidité et Notation financière En cas de défaut de l'émetteur (faillite, dépôt de bilan, etc) le détenteur d'une obligation supporte le risque de ne pas retrouver son capital (ex : Enron, Worldcom, Parmalat, ...). Certes, le risque inhérent à une obligation est plus faible que celui présenté par une action, du fait que les détenteurs d'obligations occupent un rang beaucoup plus élevé dans l'ordre des créanciers que les détenteurs d'actions. Néanmoins, il est important et n'est jamais nul. action] Si les seul crédits qui soient réellement sans risque sont... ceux qui ont été remboursés, il existe une bonne approximation d'un crédit à la fois sans risque et non-encore échu. Elle est constituée par les emprunts d'État les plus liquides émis par les moins endettés des grands pays développés, c'est-à-dire des obligations
- négociables à tout moment pour des quantités importantes
- et émises dans la devise où l'émetteur dispose à la fois
  - de bonnes capacités d'endettement supplémentaire
  - et de la pleine puissance fiscale. Les taux dérivés de ces emprunts correspondent donc, pour chaque devise où ils existent, aux taux sans risque. Les autres obligations, moins liquides, comportent un risque, dont la mesure par le marché obligataire est donnée par la différence de taux entre leur taux de rendement et les taux sans risque. Cet écart de taux, ou spread de crédit, correspond en théorie à la somme :
- d'une prime de liquidité, c'est--à dire le côut de négociation de l'obligation
- et, surtout, de l'espérance mathématique du risque de défaut de l'émetteur multipliée par le taux de recouvrement des créances attendu en cas de défaut. Les obligations font souvent - bien que cela ne soit pas obligatoire - l'objet d'une notation financière qui permet normalement de mieux évaluer le risque de crédit présenté par le titre.

Cours des obligations et taux d'intérêt

Voir articles principaux : Courbe de taux et Spread de crédit Comme on l'a vu, une obligation est un emprunt qui sert un taux d'intérêt, exprimé sous forme d'une séquence de coupons sur une période donnée, puis d'un remboursement final, le plus souvent à la valeur nominale. Pour évaluer une obligation, on calcule la valeur actuelle de tous les versements à venir (coupons et valeur nominale) en actualisant les sommes avec un taux d'intérêt correspondant au risque de l'obligation. Aussi, quand les taux d'intérêts augmentent, on va actualiser à un taux plus élevé, et donc cela va réduire la valeur actuelle des revenus de l'obligation. On en déduit que :
- quand les taux montent, la valeur actuelle (= le prix) des obligations baisse, et inversement ;
- plus une obligation a une échéance éloignée, plus l'actualisation des revenus aura un impact important sur la valeur. En bref, quand les taux montent, une obligation à 30 ans baissera plus qu'une obligation à 2 ans. On parle de sensibilité de l'obligation.

Voir aussi


- Marché financier, Marché obligataire
- Coefficient d'actualisation, Taux actuariel, Valeur nominale, Taux d'intérêt
- Risque de taux, Sensibilité, Duration
- Repo
- Swap, Futures, Dérivé
- Emprunt d'État, OAT, Bund, OLO, T-Bond, BTP
- Courbe de taux,Taux zéro-coupon, Obligation zéro-coupon, Strip, Démembrement
- Titre de créance négociable
- Risque de crédit, Notation financière, Credit default swap, Spread de crédit, Prime de liquidité, Flight to quality
- Subordination, Titrisation

Liens externes

Les agences spécialisées (Bloomberg, Reuters, Dow Jones, etc) ainsi que les plateformes de trading d'instrument de taux d'intérêt (MTS, Cantor Fitzgerald, BrokerTec, etc) tirent une partie importante de leurs revenus de la vente d'informations quantitatives aux participants aux marchés financiers. L'information sur les marchés de taux d'intérêt gratuite, ou même plus généralement à un prix accessible pour un particulier, est donc fort peu disponible sur internet.

Euro

Relevés quotidiens à 11h, heure de Paris


- [http://www.euribor.org/html/content/euribor_data.html Euribor]
- [http://www.oenb.at/isaweb/report.do?&lang=EN&report=660 Taux actuariel des swaps, de 1 à 30 ans, contre Euribor 3 mois]
- [http://www.euromts-ltd.com/index_dynamic.html?http://www.euromts-ltd.com/content/about/markets.php Taux d'emprunts d'État et de certaines obligations du secteur public, sur Euro-MTS, y compris en asset swap contre Euribor]
- [http://www.aft.gouv.fr/aft_fr_23/dette_etat_24/les_produits_73/oat_tec_10_173/index.html TEC10 : taux actuariel d'une OAT théorique d'échéance 10ans]

Spreads de crédit


- [http://www.credittrade.com/home/services/selectedbenchmarks.aspx Taux de Credit default swaps]
- [http://www.euromts-ltd.com/index_dynamic.html?http://www.euromts-ltd.com/content/about/markets.php Taux dasset swap contre Euribor sur Euro-MTS]

Dollar US


- [http://www.federalreserve.gov/releases/h15/data.htm Base de données] de la Réserve fédérale des États-Unis - Attention, conventions hétérogènes. ja:債券 Catégorie:Finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt


Change à terme

catégorie:finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt Catégorie:Forex catégorie:banque Le change à terme (en anglais : forex forward) est un produit dérivé de gré à gré, à la fois :
- du marché des changes
- et surtout des marchés monétaires des deux devises concernées.

Caractéristiques principales

Il s'analyse comme :
- une transaction spot, c'est-à-dire au comptant;
- un dépôt dans une devise;
- un dépôt dans l'autre sens dans l'autre devise. Pour des raisons pratiques, il a été décomposé en deux instruments financiers différents :
- le terme sec (en anglais : outright), plutôt peu traité,
- et les swaps de change (en anglais : forex swaps), qu'il ne faut pas confondre avec les swaps de devises (currency swaps). Dans les deux cas cas, il s'agit de marchés interbancaires : contrairement aux autres marchés financiers, les marchés à terme organisés ne se sont jamais imposés sur le marché des changes et ils y demeurent marginaux.

Flux financiers et principes généraux de formation des prix

Soit c1\,\! le taux de change à la date D1\,\! entre la devise A et la devise B, c'est-à-dire : :::1 unité de devise A = c1\,\! unités de devise B par exemple 1 EUR = 1,2345 USD. Un montant M1\,\! de A sera donc égal à un montant N1\,\! de B avec :::c1 . M1 = N1\,\! Si TA\,\! est le taux d'intérêt appplicable sur le marché monétaire de la devise A entre la date D1\,\! et une date D2\,\! située dans le futur, la valeur M2\,\! à la date D2\,\! du montant M1\,\! sera donc : :::M2 = M1 . (1+TA.\frac ) De la même façon, si TB\,\! est le taux du marché monétaire de la devise B entre D1\,\! et D2\,\!, la valeur N2\,\! à la date D2\,\! du montant N1\,\! sera donc : :::N2 = N1 . (1+TB.\frac ) On dispose ainsi, dès la date D1\,\!, d'un taux de change synthétique c2\,\! entre A et B à la date D2\,\!, tel que : :::N2 = c2 . M2\,\! et l'on aura donc : :::c2 = c1 . \frac Pour fabriquer c2\,\! à la vente, il suffit donc :
- d'emprunter un montant M1\,\! de la devise A entre D1\,\! et D2\,\! au taux TA\,\!
- de vendre au comptant ce montant M1\,\!, ce qui, au taux de change c1\,\!, produit un montant N1\,\! de la devise B
- de placer N1\,\! entre D1\,\! et D2\,\! au taux TB\,\!. Exemple chiffré : si, comme ci-dessus, 1 EUR = 1,2345 USD, et si les taux à 1 mois sont de 4.00% pour le dollar et 2.00% pour l'euro, alors l'euro pour livraison dans 1 mois de 31 jours est égal à 1.2345
- (1+0.02
- 31/360)/(1+0.04
- 31/360) soit donc 1.2324 dollar.
Cas particulier de la livre sterling : les usages du marché monétaire britannique - et donc de celui de certains pays du Commonwealth - veulent que les taux y soient calculés sur une base annuelle de 365 jours (y compris les années bissextiles) et non 360 comme sur tous les autres marchés monétaires dans le monde. Dans le cas où l'une des devises est la livre sterling, il convient donc de remplacer 360 par 365 dans le calcul d'intérêts la concernant.

Notation des prix

Par commodité, à l'époque où les calculettes existaient à peine, les cambistes ont prix l'habitude de noter les prix du change à terme sous la forme c2 - c1\,\!, en précisant à chaque fois le taux c1\,\! utilisé pour le calcul.

Points de swap

L'unité utilisée est celle du marché au comptant, le pip, appelé alors en français pour cet usage-ci point de swap. Dans l'exemple ci-dessus, l'euro à 1 mois sera donc noté : :::-21\,\!, avec un spot de 1,2345\,\! car c2 - c1 = 1,2324 - 1,2345 = -0,0021\,\!

Déport, report

Une conséquence évidente du calcul ci-dessus est que la devise qui a le taux d'intérêt le plus élevé aura un prix à terme inférieur à son prix au comptant. Une devise qui est plus chère à terme qu'au comptant est dite en report. Sinon, elle est dite en déport.

Terme sec

Une transaction forward au sens strict, c'est-à-dire l'achat ou la vente d'une devise contre une autre pour une livraison dans plus de deux jours ouvrés, est appelée terme sec ou, plus fréquemment, par son nom anglais : outright.

Swap de change

Mais, encore une fois pour des raisons de commodité, les cambistes ont séparé le terme sec en deux opérations :
- le spot
- l'ensemble constitué par les dépôts croisés dans les deux devises, appelé swap de change. Il s'agissait à l'origine de permettre aux entreprises clientes qui se couvraient contre un risque de change, de spéculer à court terme et de "faire leur spot" à un autre moment de la journée que celui où elles négociaient le montant du déport ou du report. Les swaps de change sont beaucoup plus traités que le terme sec.

Organisation du marché

Volumes

L'étude triennale de la Banque des règlements internationaux réalisée au printemps 2004 faisaient apparaître les volumes quotidiens suivant :
- spot : 621 milliards de dollars;
- terme sec : 208 milliards de dollars;
- swaps de change : 944 milliards de dollars.

Liaison entre les marchés monétaires domestiques et les marchés des dépôts en devises

Les marchés monétaires domestiques traitent le taux au jour-le-jour en Overnight, c'est-à-dire en valeur jour (notée "J"), soit donc de J à J+1 ouvré. En revanche, lovernight n'est que très peu pratiqué sur les marchés des dépôts en devises, où l'argent au jour-le-jour se traite en Tom Next, c'est-à-dire de J+1 ouvré à J+2 ouvré. Cela s'explique par des raisons pratiques de délai de transmission des instructions à la banque correspondante qui tient le compte en devise dans le pays d'origine de celle-ci (ou, pour l'euro, un de ses pays d'origine). Il y a, par conséquent, un divorce de fait entre marchés monétaires domestiques et marchés des dépôts en devises, qui auront donc structurellement un jour d'écart et ne convergent donc pas nécessairement. Cela a parfois des incidences non négligeables sur la valorisation du change à terme. Le problème peut être particulièrement aigu sur le dollar en heure asiatique. Un exemple fameux est celui de 1979 en Suisse. Les taux d'intérêt suisses étaient alors très proches de zéro. Une intervention massive sur le marché des changes de la part de la Banque Nationale Suisse pour enrayer l'appréciation de sa devise a entraîné des pressions telles sur les dépôts en CHF que les taux à court terme du marché monétaire suisse sont devenus négatifs pendant plusieurs jours - mais moins négatifs que via les swaps de change...

Swap

Le swap (de l'anglais to swap : échanger) est un produit dérivé financier. Il s'agit d'un contrat d'échange de flux financiers entre deux contreparties, qui sont généralement des banques ou des institutions financières.

Swaps

Les trois contrats les plus courants sont :
- le swap de taux d'intérêt standard, taux fixe contre taux variable, (en anglais : plain vanilla interest rate swap) qui échange les intérêts d'un prêt ou dépôt notionnel à taux variable contre des intérêts à taux fixe;
- le swap de change, qui échange les intérêts et la valeur à l'échéance d'un prêt ou dépôt dans une devise contre sa valeur dans une autre devise;
- le credit default swap, qui échange de la protection sur le risque de crédit d'un émetteur d'obligations contre des versements périodiques et réguliers pendant la durée du swap; mais il en existe beaucoup d'autres comme, par exemple :
- le swap de devises (cross currency swap), par lequel on échange des taux d'intérêt à moyen ou long terme libellés dans deux devises différentes
- le basis swap, d'emploi usuel, par lequel on échange deux taux variables indexés sur des taux à court terme, dans la même devise ou dans deux devises différentes;
- le constant maturity swap de taux d'intérêt, qui permet d'échanger un taux variable indexé sur des taux d'intérêt à court terme contre un autre taux variable indexé sur un taux d'intérêt à moyen ou long terme, par exemple celui du swap 10 ans contre Libor ou du TEC10;
- lasset swap, combinaison d'un swap de taux d'intérêt et d'une obligation à taux fixe, qui crée une obligation à taux variable synthétique.
- les swaps d'actions. La créativité des participants aux marchés financier semble parfois sans limite.

Options sur swaps

Par ailleurs, des options sur swaps sont apparues assez rapidement. On parle de swaption. Pour les swaptions de taux d'intérêt, on parle de
cap pour une option d'achat (call)) et de floor pour une option de vente (put).

Histoire

Les swaps existent en fait depuis longtemps, quoique sous une forme informelle et non standardisée. Les premiers swaps sont apparus sur le marché des changes, entre banques centrales, sous la forme de prêts croisés : chacune accordait à l'autre un prêt dans sa propre devise nationale, les deux prêts étant d'un montant équivalent et de même échéance. Les différentes réglementations des changes qui avaient cours en Europe dans les années 1970, et qui interdisaient souvent
de facto aux entreprises la couverture contre le risque de change alors que les monnaies flottaient pourtant depuis 1973, ont amené à leur tour les banques commerciales à s'intéresser aux swaps, quoiqu'avec discrétion. Elles ont commencé alors à faire preuve d'une certaine créativité dans la conception de produits dérivés taillés sur mesure pour leur clientèle de grandes entreprises. Le premier swap de taux d'intérêt en plusieurs devises (en anglais : cross-currency swap, en français on dit « swap de devises », à ne pas confondre avec les swaps de change) à recevoir une vaste publicité fut une opération arrangée en 1981 par Salomon Brothers entre IBM et la Banque Mondiale. Assez rapidement après, au cours des années 1980, les banques d'investissement ont commencé à traiter la partie taux d'intérêt de tels swaps pour leur propre compte, entre elles et face à leur clientèle, ce qui a donné lieu au marché des swaps de taux d'intérêt standards, taux fixe contre taux variable. Celui-ci a cru de manière exponentielle, jusqu'à devenir le deuxième plus actif marché de taux du monde, juste derrière celui des principaux emprunts d'État (USA, Allemagne, Japon, France, Grande Bretagne, Italie,etc). Il sert de référence aux marchés de la dette des entreprises, des collectivités locales et de la plupart des pays souverains.

Dynamique

La formidable dynamique des marchés de swaps est double.
- Pour une banque, elle réside dans ce qu'il n'y a
pas d'échange de capital, seulement l'échange de flux d'intérêt. Dans le cas d'un swap de taux d'intérêt, il s'agit donc d'un prêt débarrassé de l'essentiel de son risque de crédit. Des appels de marges ou des dépôts de collatéral en garantie peuvent même le faire presque totalement disparaître, et le swap devient alors pur taux d'intérêt, réductible à ses coefficients d'actualisation (en anglais : discount factors) et donc fongible. Une banque peut alors gérer de façon centralisée des myriades de swaps et autres produits de taux taillés sur mesure pour les besoins particuliers de sa clientèle.
- Pour une entreprise, ou pour une institution financière, le swap permet de
modifier les caractéristiques d'actifs financiers, par exemple de taux fixe en taux variable, sans les sortir du bilan et sans encourir les conséquences fiscales ou comptables d'une telle sortie. On superpose ainsi un produit hors bilan, le swap, à un actif existant.

Organisation interprofessionnelle

L'ISDA,
International Swaps and Derivatives Association, ou Association Internationale des Swaps et Dérivés, est l'organisation professionnelle regroupant la plupart des intervenants majeurs sur les marchés financiers dérivés, dont le but premier est de fournir des contrats standards de référence pour les transactions. [http://www.isda.org/ Site] catégorie:finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt Catégorie:Forex

Taux au jour-le-jour

catégorie:finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt Sur le marché monétaire, l'expression taux au jour-le-jour, souvent abrégée en TJJ, désigne un taux d'intérêt in fine applicable d'un jour ouvré au suivant. Il s'agit de la capitalisation avec le rythme le plus élevé qu'on trouve sur les marchés financiers : environ 320 fois par an.

Les différents TJJ

On distingue :
- lOvernight, noté O/N, c'est-à-dire entre aujourd'hui et demain ouvré;
- le
Tom Next (abréviation de Tomorrow Next) ou Tom, noté T/N, c'est-à-dire entre demain ouvré et après-demain ouvré;
- le
Spot Next, noté S/N, c'est-à-dire entre après-demain ouvré et le jour ouvré suivant. Par ailleurs, sur un même marché, il y aura différents TJJ traités entre les mêmes dates, suivant :
- si le prêt est en blanc (en anglais :
unsecured)
- ou gagé (voir : repo)
  - par des emprunts d'Etat;
  - ou par d'autres titres;
- suivant l'identité et la nature juridique du prêteur;
- suivant celles de l'emprunteur;
- etc.

Marchés monétaires domestiques et marchés des dépôts en devises

LOvernight
est le taux directeur des marchés monétaires domestiques. En revanche, il n'est que très peu pratiqué sur les marchés des dépôts en devises, où le marché directeur est le Tom Next. Cela s'explique par des raisons pratiques de délai de transmission des instructions à la banque correspondante qui tient le compte en devise dans le pays d'origine de celle-ci (ou, pour l'euro, un de ses pays d'origine). Il y a, par conséquent, un divorce de fait entre marchés monétaires domestiques et marchés des dépôts en devises, qui auront donc structurellement un jour d'écart et ne convergent donc pas nécessairement. Cela a des incidences non négligeables sur la valorisation du change à terme.

Conventions de calcul

En Europe Continentale et aux États-Unis, ce taux est calculé sur une base annuelle de 360 jours. En Grande Bretagne et dans certains pays du Commonwealth, il l'est généralement sur une base annuelle de 365 jours.

Swaps contre TJJ et repos à taux variable

Il existe des marchés de swaps contre des fixings de TJJ domestiques réalisés et publiés par une banque centrale ou une autorité indépendante, comme la Fédération Bancaire Européenne. Ils sont connus sous l'appellation d'OIS, de l'anglais Overnight Indexed Swaps. Dans la zone euro, le taux de référence est l'Eonia, aux États-Unis celui des Fed Funds. Il existe aussi des repos (appelés aussi pensions livrées) à taux variable indexés sur l'Eonia.

Historique et particularités françaises

Avant l'union monétaire de 1999, le marché monétaire français reposait sur le TMP (Taux Moyen Pondéré) quotidien des prêts interbancaires au jour-le-jour publié par la Banque de France. En France, l'immense majorité des pensions livrées avaient lieu à taux variable, indexé sur ce TMP. Il existait un marché très actif des swaps (dits contre TAM ou T4M, suivant les modes de composition du TJJ) indexés sur cet indice, allant jusqu'au 15 ans, qui représentait l'essentiel des transactions domestiques interbancaires de swaps de taux d'intérêt. Il s'agissait là d'une organisation très rationelle du marché, spécifiquement française, qui permettait à une économie de taille moyenne, comme l'était l'économie française, de disposer d'un marché monétaire de facto plus profond que, par exemple, le marché monétaire allemand. La création de l'Euro a fait disparaître le besoin de cette organisation.

Voir aussi


- Eonia
- Fed Funds
- LIBOR

IBOR

catégorie:thèmes généraux de finance catégorie:banque catégorie:finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt catégorie:sigle

Définition

IBOR est le sigle générique dInterbank Offered Rate, ou taux interbancaire offert, c'est-à-dire le taux auxquel une banque de première catégorie, à un moment donné et pour une échéance donnée, prête à une autre banque de première catégorie en blanc (en anglais : unsecured lending), c'est-à-dire sans que le prêt soit gagé par quelque actif que ce soit, comme des titres de créances négociables ou des valeurs mobilières.

Le prêt interbancaire "en blanc"

Le prêt en blanc est à la fois l'opération la plus risquée, la plus encadrée par la règlementation interne bancaire et la plus coûteuse (en utilisation du capital ou en poids dans certains ratios prudentiels) du marché monétaire. Partant, c'est donc l'une des moins fréquentes et des moins importantes en montant global. De plus, les transactions en blanc ont tendance à s'effectuer pour des échéances courtes, ce qui consomme moins en lignes de crédit et en capital. Elles ont également tendance à éviter de franchir une date de bilan, comme en particulier le 31 décembre. Néanmoins, paradoxalement, c'est sur ce petit marché que repose, tel une pyramide qu'on aurait retournée et posée sur sa pointe, une bonne partie du marché immense des produits dérivés financiers.

Les indices IBOR

Londres : les Libor

Zone Euro : l'Euribor

Ont notamment disparu juridiquement, au profit de l'Euribor, le 1er janvier 1999 :
- le PIBOR, de Paris, pour le franc français (FRF), qui donnait lieu à un marché dérivé très actif;
- le FIBOR, de Francfort, (DEM), qui n'avait jamais vraiment réussi à s'imposer face au Libor Deutschemark;
- l'AIBOR, d'Amsterdam, pour le Guilder (NLG). Le RIBOR de Rome (ITL) semble avoir disparu plus tardivement.

Autres indices IBOR


- BIBOR : Bangkok - THB
- CIBOR : Copenhague - DKK - [http://www.nationalbanken.dk/ Banque Nationale du Danemark]
- EIBOR : différentes monnaies - Emirats Arabes Unis
- HIBOR : Hong Kong - HKD
- JIBOR : Jakarta - IDR [http://www.bi.go.id/web/en/Data+Statistik/statcat.htm?head=43&lang=eng&stat=io Bank Indonesia]
- KIBOR : Karachi - PKR
- MIBOR : Madrid - indice domestique, non remplacé par l'EURIBOR bien que proche de celui-ci, utilisé pour des prêts hypothécaires
- MIBOR : Mumbai - INR
- NIBOR : Norvège - NOK - [http://www.norges-bank.no/ Banque de Norvège]
- SIBOR - Singapour - diverses devises dont le SGD
- STIBOR : Stockholm - SEK - [http://www.riksbank.com/ Banque de Suède]
- TIBOR : Tokyo - JPY - indice domestique
- WIBOR : Varsovie - PLZ
- ZIBOR : Zagreb - HRK Cette liste n'est pas exhaustive.


Libor

Le Libor est une série de taux de référence du marché monétaire de différentes devises. Son nom a été formé par la contraction des mots anglais London interbank offered rate, soit en français : taux interbancaire offert à Londres. Historiquement, c'est le premier des nombreux taux IBOR.

Définition

Il s'agit, pour une devise considérée et pour une échéance donnée, du fixing calculé chaque jour ouvré à 11h GMT et publié par la British Bankers' Association (BBA), d'un taux moyen auxquel un échantillon de grandes banques établies à Londres prête en blanc (c'est à dire sans que le prêt soit gagé par des titres) à d'autres grandes banques (voir l'article IBOR). L'échantillon des banques choisies est connu à l'avance et plutôt stable dans le temps. Les taux les plus extrêmes relevés sont écartés du calcul, afin de protéger l'indice d'éventuelles erreurs ou d'une crise de liquidité qui affecterait telle ou telle banque de l'échantillon.

Devises concernées

Les devises pour lesquelles il existe un LIBOR sont les suivantes :
- le dollar américain (USD) ;
- la livre sterling (GBP) ;
- le yen (JPY) ;
- le franc suisse (CHF) ;
- le dollar canadien (CAD) ;
- le dollar australien (AUD) ;
- la couronne danoise (DKK) ;
- le dollar néo-zélandais (NZD) ;
- et enfin l'euro (EUR), bien que le LIBOR soit fort peu utilisé pour cette devise, dont l'indice de référence est l'EURIBOR.

Echéances publiées

Les maturités publiées sont :
- 1 jour (spot-next ou overnight),
- 1 semaine,
- 2 semaines,
- 1 mois,
- 2 mois,
- 3 mois,
- et ainsi de suite jusquà 12 mois.

Importance économique

Les LIBOR qui servent le plus sont le 1, le 2 et surtout le 3 mois, qui sert de référence principale au marché des swaps. De plus, l'expérience montre que les données fournies par les banques participantes pour les échéances supérieures à trois mois peuvent être fort approximatives. Par ailleurs, il convient de noter que les taux publiés pour le yen et les dollars australien et néo-zélandais sont en fait calculés, à cause du décalage horaire, alors que ces marchés-là sont fermés depuis longtemps dans leur pays d'origine. Il est donc sain de les considérer avec un certain degré de scepticisme. Le LIBOR 3 mois Dollar sert de base à l'un des futures les plus actifs du monde, véritable marché directeur des taux d'intérêts américains à court et moyen terme. Dit "contrat Eurodollar", ce contrat se traite notamment sur le CME à Chicago, le LIFFE à Londres et le SGX à Singapour.

Voir aussi


- IBOR
- Euribor
- swap
- dérivé

Lien externe


- [http://www.bba.org.uk/ Site officiel de la British Bankers' Association] Catégorie:Thèmes généraux de finance Catégorie:Banque Catégorie:Finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt ja:LIBOR

Option

catégorie:finance de marché Catégorie:Taux d'intérêtCatégorie:ForexCatégorie:Métaux, énergie, produits agricoles

Définition

Une option financière est un produit dérivé qui donne le droit, et non l'obligation,
- d'acheter (option d'achat, appelée aussi « call »)
- ou de vendre (option de vente, appelée aussi « put »)
- une quantité donnée d'un actif financier (action, obligation, indice boursier, devise, matière première, autre produit dérivé, etc.), appelé actif sous-jacent
- à un prix précisé à l'avance (prix d'exercice),
- à une date d'échéance donnée (option européenne)
- ou avant une date donnée (option américaine) Ce droit lui même s'achète ou se vend, cela sur un marché d'options (une bourse spécialisée, ou au gré à gré), contre un certain prix, appelé prime, ou premium.

Utilisation

Les options peuvent être utilisées
- soit en couverture de risque de baisse ou hausse,
- soit pour spéculer à la baisse ou à la hausse. Elles font partie des dérivés financiers, qui répondent aux mêmes buts, au même titre que les warrants (options de longue durée), les swaps (promesses d'échange de taux, de devises…), etc. On peut sur les marchés organisés ou de gré à gré :
- acheter des calls pour jouer (ou se protéger d')une hausse du cours de l'actif sous-jacent,
- acheter des puts pour jouer (ou se protéger d')une baisse,
- vendre des calls pour jouer une légère baisse,
- vendre des puts pour jouer une légère hausse. En l'absence d'une couverture spécifique et dans le cas le plus défavorable, l'acheteur d'une option aura une perte limitée à la prime qu'il aura payée. Son gain maximum est en revanche illimité s'il a acquis une option d'achat et limité au prix d'exercie diminué de la prime pour une option de vente. Symétriquement, le vendeur d'une option voit son gain maximum limité à la prime qu'il reçoit. Sa perte peut être illimitée (vendeur d'un call) ou limitée (vendeur d'un put). Il s'agit d'une stratégie spéculative très risquée. Si l'option n'a pas été exercée à la date d'échéance, elle est dite abandonnée.

Valeur des options

Rappelons tout d'abord qu'en finance la valeur est l'estimation d'un prix potentiel. La théorie financière a établi que le prix des options dépend de divers facteurs (écart entre prix d'exercice et prix actuel, volatilité du sous-jacent, durée restant à courir, etc.). L'une des façons de l'estimer (pour les options européennes) est la formule de Black-Scholes. Voir aussi évaluation d'option.

Gestion des options

Lorsqu'une entreprise achète ou vend une option à une institution financière, elle lui transfère une partie de son risque. Deux cas se présentent : soit ce risque vient en compenser un autre que la banque possédait déjà, soit il s'ajoute. Dans ce dernier cas, la banque voudra probablement s'en débarasser ou le réduire. S'il s'agit d'une option qui existe sur un marché organisé ou si elle trouve une contrepartie qui désire prendre ce risque, il lui suffit de la racheter (revendre). Sinon, elle va devoir gérer le risque généré par l'option. Pour cela, elle a à sa disposition une série d'indicateurs, appelés les lettres grecques ou plus simplement les grecques (greek letters ou greeks en anglais). Il s'agit de couvrir un à un les paramètres qui forment le prix de l'option.

Autres types d'options

Les options décrites ci-dessus sont dites vanille (plain vanilla options en anglais), car ce sont les premières apparues, les plus répandues et les plus simples. Cependant, les besoins de couverture très divers, notamment sur le Forex, ont favorisé l'apparition d'options plus complexes :
- options asiatiques ;
- options binaires ;
- options à barrière ;
- … Ces options sont souvent regroupées sous le terme d'options exotiques. Il peut aussi être créé des produits composites ou produits structurés associant plusieurs outils financiers dont des options. De même, certains titres, c'est le cas de l'obligation convertible peuvent être analysés comme l'association d'une obligation classique et d'une options d'achat.

Options réelles

Par analogie aux options financières, on appelle « prendre une option réelle » sur une activité nouvelle, le fait qu'une entreprise fasse un premier investissement d'essai dans cette activité dont on elle ne sait pas si elle vaudra la peine d'investir plus avant. Une méthode de valorisation d'actifs de production est de les considérer comme des options réelles ayant pour sous-jacent le bien qu'ils produisent. Ainsi, une centrale électrique produisant de l'éléctricité à X €/MWh peut être considérée comme un Call sur le marché de l'électricité ayant un strike de X. La prime de cette option donne une information sur la valeur économique de l'actif.

Voir aussi

Articles connexes


- Stock option
- Mathématiques financières

Lien externe


- [http://www.guide-finance.ch/ica_french/les_produits_derives/zoom_sur_les_options/principes_de_base/index.html Les options - principes de base]

LIFFE

London International Financial Futures and options Exchange Catégorie:Sigle

Taux au jour-le-jour

catégorie:finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt Sur le marché monétaire, l'expression taux au jour-le-jour, souvent abrégée en TJJ, désigne un taux d'intérêt in fine applicable d'un jour ouvré au suivant. Il s'agit de la capitalisation avec le rythme le plus élevé qu'on trouve sur les marchés financiers : environ 320 fois par an.

Les différents TJJ

On distingue :
- lOvernight, noté O/N, c'est-à-dire entre aujourd'hui et demain ouvré;
- le
Tom Next (abréviation de Tomorrow Next) ou Tom, noté T/N, c'est-à-dire entre demain ouvré et après-demain ouvré;
- le
Spot Next, noté S/N, c'est-à-dire entre après-demain ouvré et le jour ouvré suivant. Par ailleurs, sur un même marché, il y aura différents TJJ traités entre les mêmes dates, suivant :
- si le prêt est en blanc (en anglais :
unsecured)
- ou gagé (voir : repo)
  - par des emprunts d'Etat;
  - ou par d'autres titres;
- suivant l'identité et la nature juridique du prêteur;
- suivant celles de l'emprunteur;
- etc.

Marchés monétaires domestiques et marchés des dépôts en devises

LOvernight
est le taux directeur des marchés monétaires domestiques. En revanche, il n'est que très peu pratiqué sur les marchés des dépôts en devises, où le marché directeur est le Tom Next. Cela s'explique par des raisons pratiques de délai de transmission des instructions à la banque correspondante qui tient le compte en devise dans le pays d'origine de celle-ci (ou, pour l'euro, un de ses pays d'origine). Il y a, par conséquent, un divorce de fait entre marchés monétaires domestiques et marchés des dépôts en devises, qui auront donc structurellement un jour d'écart et ne convergent donc pas nécessairement. Cela a des incidences non négligeables sur la valorisation du change à terme.

Conventions de calcul

En Europe Continentale et aux États-Unis, ce taux est calculé sur une base annuelle de 360 jours. En Grande Bretagne et dans certains pays du Commonwealth, il l'est généralement sur une base annuelle de 365 jours.

Swaps contre TJJ et repos à taux variable

Il existe des marchés de swaps contre des fixings de TJJ domestiques réalisés et publiés par une banque centrale ou une autorité indépendante, comme la Fédération Bancaire Européenne. Ils sont connus sous l'appellation d'OIS, de l'anglais Overnight Indexed Swaps. Dans la zone euro, le taux de référence est l'Eonia, aux États-Unis celui des Fed Funds. Il existe aussi des repos (appelés aussi pensions livrées) à taux variable indexés sur l'Eonia.

Historique et particularités françaises

Avant l'union monétaire de 1999, le marché monétaire français reposait sur le TMP (Taux Moyen Pondéré) quotidien des prêts interbancaires au jour-le-jour publié par la Banque de France. En France, l'immense majorité des pensions livrées avaient lieu à taux variable, indexé sur ce TMP. Il existait un marché très actif des swaps (dits contre TAM ou T4M, suivant les modes de composition du TJJ) indexés sur cet indice, allant jusqu'au 15 ans, qui représentait l'essentiel des transactions domestiques interbancaires de swaps de taux d'intérêt. Il s'agissait là d'une organisation très rationelle du marché, spécifiquement française, qui permettait à une économie de taille moyenne, comme l'était l'économie française, de disposer d'un marché monétaire de facto plus profond que, par exemple, le marché monétaire allemand. La création de l'Euro a fait disparaître le besoin de cette organisation.

Voir aussi


- Eonia
- Fed Funds
- LIBOR

Fed Funds

catégorie:finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt Contrairement au dispositif actuellement en vigueur dans la zone euro, les importantes réserves obligatoires que les banques américaines et autres institutions de crédit doivent constituer auprès de la banque centrale, la Réserve fédérale des États-Unis, ne sont pas rémunérées. Il en est résulté un marché secondaire au jour-le-jour des réserves non utilisées, dit marché des Federal Funds, ou Fed Funds, qui forme le marché directeur des taux à très court terme du marché monétaire domestique américain. marché monétaire

Futures

Un contrat futures, (en anglais : futures contract) ou contrat à terme, est :
- un engagement de livraison
- standardisé,
- dont les caractéristiques sont connues à l'avance,
- portant sur :
  - une quantité déterminée d'un actif sous-jacent précisément défini,
  - à une date, appelée échéance, et un lieu donnés,
- et négocié sur un marché à terme organisé. Les contrats futures sont les instruments financiers les plus traités au monde.

Histoire

Premiers, par leur volume, des produits dérivés, les contrats futures constituent une amélioration par rapport aux contrats à terme dits forwards, instrument de gré à gré, qui sont leur ancêtre direct. Les futures sont apparus sous leur forme actuelle dans la deuxième moitié du aux États-Unis sur les marchés de céréales (maïs, blé, avoine, etc) puis, devant le succès de la formule, ont été progressivement mis en place pour un grand nombre de produits de base, matières premières et produits agricoles : or, argent, pétrole, gaz naturel, soja, bétail, coton, etc. Au cours des années 1970, ils ont été étendus à des produits uniquement financiers :
- d'abord les devises, sans grand succès,
- puis les taux d'intérêt : emprunts d'État et taux IBOR. C'est là qu'ils ont trouvé leur utilité économique principale, et connu une croissance phénoménale. Ils ont depuis été adaptés avec succès aux indices boursiers.

Volume et importance économique

Au printemps 2004, selon l'étude triennale de la BRI, les volumes quotidiens des marchés à terme organisés en futures et options étaient de 4.700 milliards de dollars, dont plus de 80% étaient des futures sur taux d'intérêt. Leur rythme de croissance annuel moyen sur les trois dernières années était de 28%. Les futures représentent plus de 40% du volume global des marchés financiers. Ils constituent notamment les marchés directeurs des taux d'intérêt à moyen et long terme.

Principes généraux d'organisation

La chambre de compensation

L'avantage fondamental présenté par les futures par rapport à leur prédécessur de gré à gré, les forwards, est l'existence d'une chambre de compensation. Celle-ci, dès qu'une transaction est enregistrée auprès d'elle, se substitue en tant que contrepartie au vendeur et à l'acheteur initial. Ainsi, lorsqu'un opérateur A achète un contrat à un opérateur B, la transaction est en réalité divisée en deux : A achète à la chambre de compensation, B vend à cette même chambre. Ainsi, si B devait faire défaut (c'est-à-dire ne pouvait honorer son engagement), A n'en subirait aucune conséquence.

Fluctuations maximales autorisées, dépôt de garantie et appels de marge

La chambre de compensation est l'acheteur de tous les vendeurs, et le vendeur de tous les acheteurs. Elle centralise donc les risques de contrepartie, qu'elle annule en :
- fixant une amplitude maximale de fluctuation quotidienne des cours de x%, au-delà de laquelle le marché est automatiquement fermé (on dit limit up s'il est fermé à la suite d'une hausse des cours, limit down si c'est à cause d'une baisse)
- et en exigeant de chaque intervenant :
  - un dépôt de garantie, appelé indifféremment deposit ou initial margin en anglais, qui n'est généralement pas inférieur, par contrat, à la fluctuation quotidienne maximale autorisée
  - et un appel de marge quotidien, dont le but est de reconstituer le dépôt de garantie si celui-ci a été entamé par une fluctuation contraire du marché. Le mécanisme de l'appel de marge est le suivant : chaque jour, après la clôture du marché, la chambre de compensation calcule les gains ou pertes de chaque opérateur. Par exemple, un opérateur A a acheté 1000 futures à 100 à un opérateur B. En fin de journée, le marché a baissé et ceux-ci valent 95. La chambre de compensation va prélever sur le compte de A ou, si le compte de A n'est pas suffisamment aprovisionné, exiger de A qu'il verse avant le lendemain à l'ouverture du marché, la somme de (100 - 95)
- 1000 = 5000. À l'inverse, B, qui a vendu ces mêmes futures, va être lui crédité de ce montant de 5000 sur son compte à la chambre de compensation. Lorsqu'un opérateur ne peut pas payer un appel de marge, sa position est soldée sur le marché. Les ajustements se font donc chaque jour et le risque de contrepartie pris par la chambre de compensation est limité aux variations journalières qui est, lui, déjà couvert par les dépôts de garantie. Le risque global est donc nul. Lorsque le marché est limit up ou limit down, les cotations sont interrompues jusqu'à ce que la chambre de compensation ait pu procéder à un appel de marges et l'encaisser.

Standardisation

Les contrats futures sont standardisés par le marché à terme qui les crée :
- quantité de sous-jacent par contrat (appelée quotité),
- qualité dudit sous-jacent, appelée grade en anglais (par exemple moins de tel % d'humidité),
- détails de la livraison et pénalités de retard,
- monnaie de cotation,
- pas de cotation , appelé tick en anglais,
- échéances, qui sont désignées de façon standard par une lettre de l'alphabet suivie du dernier chiffre de l'année; ainsi H6 désignera mars 2006; les plus fréquentes sont les échéances trimestrielles :
  - H : mars
  - M : juin
  - U : septembre
  - Z : décembre
- variations journalières maximum et procédure en cas de limit up ou limit down,
- ainsi que journées de cotation, heures d'ouverture, etc. Tout ceci permet aux opérateurs de se consacrer uniquement à l'évolution du prix et de pouvoir comparer les contrats plus facilement. Par ailleurs, les prix sont publics et transparents et l'information est donc disponible pour tous les opérateurs.

La position ouverte

Par échéance, la somme des achats et des ventes de chaque intervenant constitue sa position nette. La somme de la valeur absolue de toutes les positions nettes, divisée par 2, est appelée position ouverte (en anglais : open interest). Elle est généralement surestimée, dans la mesure où un achat de contrats chez un intermédiaire A clôturé par une vente chez un intermédiaire B risque de compter dans la position ouverte. La position ouverte résiduelle, le dernier jour de négociation du contrat, donne lieu à livraison.

La livraison

Les détails du processus de livraison du sous-jacent sont publics. Quantité, qualité, date et lieu sont standardisés et sont determinés par les autorités du marché à terme lors de la création de chaque "échéance" du futures. Le principe de la livraison est indispensable au bon fonctionnement du marché. Lui-seul permet de faire converger à l'échéance les prix du futures et de son sous-jacent. Cependant, celle-ci n'intervient que rarement. En effet, les opérateurs ferment le plus souvent leur position avant l'échéance du contrat, c'est-à-dire qu'ils rachètent ou revendent sur le marché le nombre exact de futures qu'ils y avaient auparavant vendus ou achetés. Dans le cas des contrats sur indices (par exemple sur taux IBOR), une livraison serait malaisée et le prix de l'actif sous-jacent, c'est-à-dire l'indice, est a priori non manipulable. On procède donc simplement au paiment de la différence de prix entre le cours de clôture du contrat et la valeur finalement constatée de l'indice. Cette procédure est appelée cash settlement, c'est à dire mot-à-mot : règlement en numéraire.

Les intervenants

Marchés à la criée

IBOR]Les marchés à terme ont longtemps été des marchés à la criée, organisés en pits - fosses - de cotations. Il y avait alors principalement deux types d'intervenants sur le parquet : les courtiers et les négociateurs individuels. Les premiers (brokers en anglais) étaient les exécutants, sur le marché, des ordres passés par les institutions financières (banques, fonds d'investissement, assureurs, etc) ou entreprises industrielles et commerciales, et qui leur étaient transmis par signes par un collègue, dit le « flasheur », depuis le box téléphonique de leur firme, situé sur des gradins autour du pit. Les seconds (appelés locals en anglais et négociateurs individuels de parquet, ou nips, sur le Matif de Paris) spéculaient pour leur propre compte, en mettant en jeu tout ou partie de leur patrimoine. Beaucoup essayaient principalement d'intercepter du regard les gros ordres de façon à pouvoir les devancer (to front run en anglais) et réaliser ainsi un profit rapide.

Marchés électroniques

La négociation des futures est maintenant devenue essentiellement électronique. Les pits ne subsistent plus que sur quelques marchés, notamment à Chicago. Les locals existent toujours, mais ils sont désormais assis dans un bureau devant un terminal. En revanche, une proportion croissante de l'activité des banques de marché est maintenant générée et exécutée directement par des programmes d'ordinateur.

La liquidité

Tout, sur les marchés à terme,est fait pour favoriser la liquidité du marché, facteur essentiel de l'utilité économique du contrat. Un contrat qui n'est pas liquide ne sert à rien, puisqu'on ne peut pas y retourner une position. La liquidité ne sera assurée qu'en cas de succès permanent du contrat et l'on compte par dizaines, sinon par centaines, les contrats à terme qui ont disparu - parfois après de nombreuses années de bons et loyaux services. Le lancement d'un nouveau contrat est donc toujours délicat pour tous ceux - opérateurs, marché à terme - impliqués dans l'affaire.

Futures sur taux IBOR 3 mois

Les contrats sur des taux interbancaires en blanc (sur ce concept, voir l'article : Marché monétaire) à 3 mois offerts (IBOR 3 mois) sont tous construits sur le même modèle :
- celui du contrat sur Libor 3 mois dollar, appelé improprement mais universellement « contrat eurodollar »
- lequel fut bâti comme une version simplifiée et standardisée d'un contrat forward de gré à gré sur taux du marché monétaire, le Forward Rate Agreement ou FRA. Il existe trois grands contrats liquides sur taux IBOR dans le monde :
- celui sur Libor dollar 3 mois du Chicago Mercantile Exchange, coté également à Londres sur le Liffe en heure européeenne et à Singapour sur le Simex en heure asiatique;
- celui sur l'Euribor 3 mois du Liffe;
- celui sur le Libor 3 mois livre sterling du Liffe, ainsi que de nombreux autres contrats moins liquides, comme le Libor franc suisse par exemple.

Sous-jacent

Voir les articles : IBOR, Euribor, Libor, Taux in fine Le sous-jacent est un taux de référence. Il s'agit du taux IBOR à trois mois tel que mesuré et publié le dernier jour de cotation du contrat. De façon à éviter des manipulations de cours, et plus généralement éviter d'interférer avec la mesure de l'IBOR, la cotation prend fin quelque temps - au moins une heure - avant celle-ci. Comme tous les taux IBOR, le taux mesuré est un taux spot, c'est-à-dire pour départ deux jours ouvrés après la date de mesure, et avec une date de fin trois mois calendaires après. Par exemple, si le dernier jour de cotation est le mardi 14 mars, il court donc du jeudi 16 mars au vendredi 16 juin, soit 92 jours. En revanche, si le dernier jour de cotation avait été le 15 mars, le taux n'aurait pu être été celui du 17 mars au 17 juin car le 17 juin tombe un samedi. La convention appliquée est alors, sauf exception, de décaler l'échéance au jour ouvré suivant, en l'occurrence le lundi 19 juin, et le taux IBOR mesuré sera alors un taux à 94 jours. Enfin, le taux est bien sûr établi suivant les usages du marché monétaire en question. Pour le Libor de la livre sterling, il est calculé sur une base annuelle de 365 jours. Pour tous les autres taux IBOR, il est calculé sur une base annuelle de 360 jours.

Livraison

Les prêts interbancaires en blanc ne sont pas des marchandises génériques et indifférenciées : ce sont des crédits risqués, car non gagés, et qui donc ne peuvent s'effectuer dans l'anonymat. Ils sont dépendants de l'existence chez la banque prêteuse d'une ligne de crédit sur l'établissement emprunteur et du degré d'utilisation de cette ligne, et une transaction interbancaire en blanc n'est jamais conclue qu'après vérification de ses lignes par le prêteur. Il ne pouvait donc y avoir de livraison au sens strict d'un actif financier à l'échéance d'un contrat IBOR et l'on procède (cf supra) à un cash settlement, c'est-à-dire à un simple paiement en numéraire basé sur le cours de compensation, lequel est calculé sur le taux IBOR du dernier jour de cotation.

Prix

La cotation s'effectue sous la forme : Cours = 100
- (1 - Taux in fine). Par exemple, un cours de 97,805 correspond à un taux in fine de 2,195%. Les flux en prix sont égaux à un quart des variations de cours, la logique derrière cette règle étant qu'il s'agit d'un taux sur une base annuelle appliqué à une période de 3 mois, c'est à dire d'un quart d'année. Par exemple, le contrat Euribor fait un million d'euros de nominal. S'il passe de 97.805 à 97.825, soit 0.02%, le gain ou la perte sera donc par contrat :
::1.000.000 x 0.02% x 0,25 = 50 €

Échéances

Les échéances principales sont (cf supra) trimestrielles : H, M, U, Z, soit donc mars, juin, septembre et décembre. Elles couvrent les dix prochaines années, dans le cas du contrat sur Libor dollar, et les cinq prochaines années dans le cas du contrat sur Euribor, même si les volumes traités sont en fait concentrés sur les trois premières années.

Le convexity bias : différences entre taux forwards et futures portant pourtant sur le même taux de référence et les mêmes dates

Les contrats à terme sur IBOR sont censés répliquer - certes avec des cash-flow légèrement différents - les taux forward - on dit généralement : les FRA implicites - issus de la courbe des taux des swaps de taux d'intérêt contre IBOR 3 mois. Or, plus leur échéance est éloignée dans le temps, et plus les taux des contrats à terme sur IBOR 3 mois sont différents de ceux de ces FRA implicites. De l'ordre d'un point de base dès la troisième année, cette différence peut atteindre plusieurs dizaines de points de base à 10 ans. Il s'agit en fait d'une correction apportée par le marché pour tenir compte de la volatilité des taux courts et de ses conséquences. En effet, à la différence des contrats à terme, dont les variations de taux in fine donnent lieu au paiment immédiat et linéaire de la différence de prix, via l'appel de marges, les FRA ne peuvent provoquer que des gains ou des pertes dans l'avenir, qu'il convient donc d'actualiser, et dont la valeur actuelle, non linéaire, possède donc une convexité supérieure à celle des futures. Cela implique que si les deux instruments avaient le même taux in fine, il existerait un arbitrage sans risque à acheter en grande quantité un FRA éloigné, vendre le future correspondant et ajuster la position en risque de taux chaque jour en profitant donc de la volatilité du marché. Afin de neutraliser ce phénomène, les futures doivent donc avoir un taux supérieur à celui des FRA, et ce de manière croissante avec l'éloignement dans le temps. La différence de taux entre les deux instruments s'appelle en anglais convexity bias, soit donc : correction à apporter compte-tenu des convexités différentes. Elle n'est malheureusement pas calculable directement et relève d'hypothèses sur la volatilité future des taux d'intérêt à court terme.

Chaînes de contrats

Au convexity bias près, il est donc possible de fabriquer de manière synthétique, avec des enchaînements de futures, des swaps de taux d'intérêt contre IBOR 3 mois. On désigne ces swaps synthétiques sous le nom de « strips IBOR » (« strips Libor », « strips Euribor », etc) qu'il ne faut bien sûr pas confondre avec les obligations démembrées, elles aussi appelées strips en anglais. Ils constituent l'instrument de couverture principal des teneurs de marchés de la partie à court et moyen terme des marchés de taux d'intérêt.

Futures sur emprunts d'État

Ce paragraphe reste à écrire

Sous-jacent

Facteur de Concordance et prix de livraison

Risque de taux

Relation comptant-terme cash and carry et reverse cash and carry

Futures sur indices boursiers

Ce paragraphe reste à écrire

Voir aussi


- L'article général sur les produits dérivés
- Les options
- L'article général sur les marchés financiers catégorie:Finance de marché Catégorie:Forex Catégorie:Taux d'intérêt Catégorie:Marchés d'actions Catégorie:Métaux, énergie, produits agricoles



LIFFE

London International Financial Futures and options Exchange Catégorie:Sigle

CBOT

catégorie:finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt Catégorie:Métaux, énergie, produits agricoles CBOT est le sigle du Chicago Board of Trade, bourse de commerce fondée en 1848 et où fut créé le premier marché à terme organisé en 1865. marché à terme S'il s'y traite toujours des contrats sur matières premières (soja, blé, maïs et même éthanol), c'est néanmoins le lancement à la fin des années 1970 des contrats sur emprunts d'Etat du Trésor américain qui a fait la fortune du CBOT. Leur création ne pouvait mieux tomber, à la veille d'énormes mouvements sur les taux d'intérêt à court terme décidés par Paul Volcker, le gouverneur de la Fed, la banque centrale américaine, pour éradiquer l'inflation (cf graphique ci-contre). Le succès a été très rapide, amplifié par les vingt et quelques années de baisse des taux d'intérêt à long terme qui ont suivi. Le contrat sur T-Notes à 10 ans est le véritable marché directeur des taux d'intérêt à long terme américains. Il s'en traite plus d'un million et demi de contrats par jour, soit plus de 150 milliards de dollars de nominal. Ce rôle était dévolu anciennement au contrat sur T-Bonds à 30 ans, mais celui-ci a beaucoup perdu en liquidité depuis que le Trésor américain n'émet plus de 30 ans.

Liens externes


- [http://www.cbot.com/ Site officiel]

Taux actuariel

Le taux actuariel d'un ensemble de flux financiers, comme un emprunt bancaire ou obligataire ou encore d'un placement est son taux calculé selon le modèle actuariel, lequel est une simplification du processus d'actualisation. Ce processus consiste à ramener des flux financiers non directement comparables, car se produisant à des dates différentes, à une même base, en :
- calculant la valeur actualisée VA(F_) de chaque flux futur F_, positif ou négatif, de remboursement, de paiement d'intérêt ou autre
VA(F_) = F_ . (1+Z_)^

- F_ est le montant du flux à l'époque où il sera disponible
- Z_ est le taux d'actualisation applicable de la date d'actualisation à la date du flux F_
- Xi est le temps, exprimé en nombre d'années, de la date d'actualisation à la date du flux F_.
- puis additionnant tous les VA(F_) obtenus,
VA = \sum_VA(F_)
ce qui donne la valeur actualisée. Celle-ci est alors directement comparable à la valeur comptable ou de marché à cette date, de l'emprunt, du prêt, de l'obligation ou du placement (après prise en compte des frais annexes éventuels). On voit tout de suite la difficulté inhérente à ce processus : déterminer les taux Z_, qui sont connus sous le nom de taux zéro-coupons. Jusqu'aux années 1980, le manque de liquidité des marchés financiers et l'absence d'arbitrage entre instruments qui en découlait, rendait la détermination des courbes de taux zéro-coupons hasardeuse et conduisait à n'utiliser en pratique qu'une version primitive du processus, le modèle actuariel, qui remplace tous les Z_ par un seul taux T, sorte de taux moyen pondéré d'actualisation, le taux actuariel, généralement obtenu par tatonnements.
VA = \sum_F_ . (1+T)^

- Soit on cherche à déterminer VA et l'on doit alors estimer T par rapport à des grandeurs exogènes ( taux constatés sur le marché monétaire ou obligataire, taux d'inflation, rentabilité annuelle exigée, etc).
- Soit la valeur présente VA est connue, par exemple le prix de marché de l'obligation, et l'on doit alors résoudre l'équation polynomiale ci-dessus pour déterminer le taux actuariel T, grâce à des processus itératifs, comme la dichotomie ou, plus rapide et plus efficace, la méthode de Newton. L'inconvénient principal du modèle actuariel, qui applique le même taux d'actualisation à tous les flux, aux plus proches dans le temps comme à ceux les plus éloignés, est qu'il ne correspond véritablement à la réalité que dans le cas fort rare où l'on a affaire à une courbe de taux plate. Dans tous les autres cas, il amène des distorsions de valorisation. Insuffisant pour les professionnels des marchés financiers, il couvre néanmoins largement les besoins des particuliers et des PME, dans la mesure où les inexactitudes qu'il génère sont du même ordre que leurs frais d'interventions sur lesdits marchés. En France, pour les produits financiers destinés au public, prêts ou emprunts, le législateur a ainsi rendu généralement obligatoire l'affichage du taux actuariel. catégorie:banque catégorie:finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt catégorie:thèmes généraux de finance catégorie:mathématiques financières

Banque centrale

La banque centrale est une institution chargée par un pays (ou un ensemble de pays dans le cas de l'Eurozone) de superviser
- la création de monnaie par le système bancaire,
- de ce fait de la politique monétaire,
- et aussi le bon fonctionnement des banques au niveau de leur solvabilité et du respect des réglementations. Cette institution peut être indépendante comme la Banque centrale européenne ou liée (de loin en général, pour garder sa crédibilité) aux autorités publiques comme la Réserve Fédérale américaine. Concernant la politique monétaire, il s'agit dans la plupart des cas de la lutte contre l'inflation afin de garantir la valeur de la monnaie. Pour cela, elle dispose de plusieurs instruments lui permettant de faire varier la masse monétaire en circulation dans le pays et le coût des crédits accordés aux particuliers et entreprises. L'instrument principal s'appelle généralement taux directeur. Ce taux détermine le prix auquel les banques commerciales se refinancent auprès de la banqu