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Marchés Commerciaux

Marchés commerciaux

Marché des métaux


- Aluminium
- Argent
- Cuivre
- Étain
- Nickel
- Or
- Palladium
- Platine
- Plomb
- Rhodium
- Zinc

Marché pétrolier


- Fioul
- Gasoil
- Pétrole

Produits alimentaires


- Blé
- Cacao
- Café
- Caoutchouc
- Coton
- Jus d'Orange
- Maïs
- Sucre
- Soja Catégorie: finance de marché Catégorie:Métaux, énergie, produits agricoles

Aluminium

ko:알루미늄 ja:アルミニウム simple:Aluminium th:อะลูมิเนียม Catégorie:Métal Catégorie:Élément chimique L'aluminium est un élément chimique, de symbole Al et de numéro atomique 13. C'est un élément important sur la planète Terre avec 1,5% de la masse totale en élément Al. C'est un métal argenté et malléable. Il est remarquable pour sa résistance à l'oxydation, et sa faible densité. N.B. En réalité, il est très oxydable. À l'air, il se forme une couche de quelques micromètres d'oxyde d'aluminum (Al2O3) imperméable qui protège le reste du métal et qui se reforme très rapidement. On parle alors d'une protection cinétique (contrairement à la protection thermodynamique car il est très oxydable). Il est principalement extrait d'un minerai appelé bauxite où il est présent sous forme d'oxyde hydraté dont on extrait l'alumine (Al2O3). Il pourrait également être extrait d'autres minéraux : néphéline, leucite, silimanite, andalousite, muscovite. L'aluminium est employé dans beaucoup d'industries pour faire de nombreux produits différents et il est très important pour l'économie mondiale. La Chine est un important pays producteur loin derrière l'Amérique du Nord (États-Unis et Canada). Les composants structuraux faits à partir d'aluminium sont essentiels à l'industrie aérospatiale et très importants dans d'autres secteurs du transport et de la construction où sa faible densité, sa longévité et sa résistance sont nécessaires.

Histoire

aérospatiale trônant sur le Shaftesbury Memorial situé à Piccadilly Circus, à Londres]] En 1808, Humphry Davy, après avoir découvert que le sodium et le potassium entraient dans la composition de l'alun, suppose qu'il s'y trouve aussi un autre métal, qu'il baptise « aluminium » (en latin, « alun » se dit « alumen »). Pierre Berthier découvre dans une mine près des Baux-de-Provence en 1821 un minerai contenant plus de 50 % d'oxyde d'aluminium. Ce minerai sera appelé bauxite. On attribue généralement la découverte et l'isolement de l'aluminium à Friedrich Wöhler en 1827. Toutefois, deux ans plus tôt, le chimiste et physicien danois Hans Christian Ørsted avait réussi à produire une forme impure du métal. Wöhler fut le premier à mettre en évidence les propriétés chimiques et physiques de l'aluminium, dont la plus notable est la légèreté. Le chimiste français Henri Sainte-Claire Deville améliore en 1846 la méthode de Wöhler en réduisant le minerai par le sodium. Il publie ses recherches dans un livre en 1859. Cette méthode est utilisée à travers toute l'Europe pour la fabrication de l'aluminium, mais elle reste extrêmement coûteuse. Le métal est d'ailleurs utilisé pour fabriquer des bijoux, dont la valeur sera évidemment réduite à néant quelques décennies plus tard. 1855 : Le nouveau métal est exposé à l'exposition universelle de Paris. En 1886, de manière indépendante, Paul Héroult et Charles Martin Hall découvrent une nouvelle méthode de production de l'aluminium en remarquant qu'il est possible de dissoudre l'alumine et de décomposer le mélange par électrolyse (procédé Héroult-Hall) pour donner le métal brut en fusion. Pour cette découverte, Hall obtient un brevet (400655) la même année. Ce procédé permet d'obtenir de l'aluminium de manière relativement économique. La méthode mise au point par Héroult et Hall est toujours utilisée aujourd'hui. 1887 : Karl Josef Bayer décrit une méthode connue sous le nom de procédé Bayer pour obtenir de l'alumine à partir de la bauxite. Cette découverte permet de faire entrer l'aluminium dans l'ère de la production de masse. 1888 : les premières sociétés de production d'aluminium sont fondées en Suisse, France et aux États-Unis.

Propriétés

Propriétés physiques

L'aluminium est un métal mou, léger, mais résistant avec un aspect argent-gris mat, dû à une couche mince d'oxydation qui se forme rapidement quand on l'expose à l'air et qui empêche la corrosion de progresser. À la différence de la plupart des métaux, il est utilisable même s'il est oxydé en surface. On peut même dire que sans cette couche d'oxyde, il serait impropre à la plupart de ses applications. L'aluminium a une densité environ trois fois plus faible que celle de l'acier ou du cuivre ; il est malléable, ductile et facilement usiné et moulé. Il possède une excellente résistance à la corrosion et une grande longévité. Il est également non magnétique et ne provoque pas d'étincelles. C'est le deuxième métal le plus malléable et le sixième le plus ductile.

Propriétés chimiques

En solution, l'aluminium se trouve le plus généralement sous la forme d'ions Al3+.

Toxicologie

Certaines personnes sont allergiques à l'aluminium. L'aluminium peut avoir des effets néfastes pour le système nerveux. Des personnes exposées à des taux élévés d'aluminium (comme celles qui reçoivent des traitement de dialyse) peuvent développer une encéphalopathie (forme de démence). Cependant, [http://www.alzheimer.ca/french/disease/causes-alumi.htm malgré des soupçons], aucun lien de causalité n'a pu être trouvé entre l'aluminium et la maladie d'Alzheimer. L'ingestion de grandes quantités d'aluminium peut aussi être la cause d'atteintes du tissu osseux. On peut trouver de l'aluminium dans les aliments, l'eau et les médicaments. Les ustensiles de cuisine et le papier en aluminium peuvent également en libérer (en quantité généralement négligeable) dans les aliments. En revanche, son utilisation comme conduite d'eau est prohibée. Sur les [http://www.ktf-split.hr/periodni/fr/al.html vaccins aluminiques], l'OMS ne soupçonne aucun danger.

Utilisation

En quantité et en valeur, l'aluminium est le métal le plus utilisé après le fer. L'aluminium pur est mou et fragile, mais avec des petites quantités de cuivre, magnésium, manganèse, silicium et d'autres éléments, il peut former des alliages aux propriétés variées. Parmi les secteurs utilisant l'aluminium, on peut citer :
- Les transports (automobiles, avions, camions, trains, bateaux etc.)
- L'emballage (boîtes de conserve, papier aluminium, canettes, barquettes, aérosols etc.) et notamment les emballages alimentaires.
- La construction (fenêtres, portes etc.)
- Les biens de consommation (appareils, ustensiles de cuisine etc.)
- Les fils électriques (La conductivité de l'aluminium ne représente que 60% de celle du cuivre, mais l'aluminium est plus léger et moins cher)
- De l'aluminium très pur (99,980 à 99,999%) est employé en électronique et pour les CD En géomorphologie et paléosismologie, l'isotope 26Al, créé par les rayons cosmiques, est utilisé pour la datation par isotopes cosmogéniques de surfaces ou la détermination de taux d'érosion.

Gisements

L'aluminium est un élément abondant dans la croûte terrestre mais il se trouve rarement sous sa forme pure[http://webmineral.com/specimens/AluminumSmall.jpg]. Le principal minerai d'aluminium est la bauxite. L'aluminium est très difficile à extraire des roches qui le contiennent et a donc été longtemps très rare et précieux.

Production

bauxite L'aluminium est extrait par électrolyse de la bauxite, dont le principal constituant est l'alumine (Al2O3). La bauxite est traitée par une solution de soude. On obtient un précipité de Al(OH)3 qui donne de l'alumine par chauffage. L'alumine est introduite dans des cuves d'électrolyse avec des additifs comme comme la cryolithe (Na2AlF3) et le fluorure d'aluminium (AlF3) afin d'abaisser le point de fusion de 2 040°C à 960 °C. article détaillé : Réduction électrolytique de l'aluminium La production d'une tonne d'aluminium nécessite de 4 à 5 tonnes de bauxite. Elle nécessite entre 13 000 et 17 000 kilowattheure (entre 47 et 61 GJ). Lors de l'électrolyse sont émis des gaz polluants tels que du dioxyde de carbone (CO2), du monoxyde de carbone (CO), des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), du dioxyde de soufre (SO2) et des fluorures gazeux.

Statistiques de production

Source : International Aluminium Institute (http://www.world-aluminium.org/iai/stats/index.asp) Voir aussi: Péchiney, Alcan, Alcoa et autres groupes industriels.

Recyclage

Pour recycler l'aluminium, on le fait simplement fondre. En plus des bénéfices environnementaux, le recyclage de l'aluminium est beaucoup moins coûteux que l'extraction à partir du minerai de bauxite. Il nécessite 95 % d'énergie en moins et une tonne d'aluminium recyclé permet d'économiser quatre tonnes de bauxite. En sautant l'étape de l'électrolyse, qui réclame beaucoup d'énergie, on évite les rejets polluants qui lui sont associés. L'aluminium est quasi recyclable à l'infini sans perdre ses qualités, à condition de ne pas fondre dans un même bain des alliages de composition différente. Le recyclage de l'aluminium est pratiqué depuis les années 1900 et il existe des filières de récupération de l'aluminium industriel. En France, l'aluminium ménager est récupéré avec les emballages dans le cadre du tri sélectif. Dans les centres de tri, l'aluminium est trié manuellement ou plus couramment grâce aux courants de Foucault. Il est ensuite cassé et broyé avant d'être fondu pour redonner du métal utilisable appelé aluminium de seconde fusion. Après la seconde guerre mondiale la pénurie d'énergie et de métal a conduit à refondre dans de très mauvaises conditions toutes sortes d'alliages d'aluminium pour en faire des ustensiles ménagers et d'autres objets n'exigeant pas de caractéristiques mécaniques très élevées. La composition du métal ainsi obtenu était plus qu'aléatoire et les fondeurs le qualifiaient à juste titre de « cochonium ». Cette mauvaise qualité se constatait facilement sur les casseroles et autres marmites qui ne tardaient pas à se piquer, voire à se percer, sous l'effet de l'acidité des aliments. Les conséquences à long terme d'une alimentation polluée par l'aluminium ont été évoquées plus haut.

Voir aussi

Métallurgie extractive de l'aluminium
- alumine
- bauxite
- extraction de l'alumine
- réduction électrolytique de l'aluminium Alliage d'aluminium
- alliages d'aluminium pour corroyage

Lien externe


- [http://www.intexalu.com/aluminium/ Encyclopédie de l'aluminium]

Argent

L'argent (ou argent-métal) est un élément chimique, de symbole Ag et de numéro atomique 47.

Introduction

L'argent est un métal précieux, dont le nom désigne aussi les billets et pièces de monnaies. L’origine du mot viendrait d’un étymon indo-européen arg- signifiant « brillant » et serait l'équivalent en sanskrit de ar-jun अर्जुन् signifiant « brillant ». C’est un métal relativement ductile et très malléable, apprécié pour son éclat blanc particulier. Son principal défaut provient de son oxydation spontanée à l’air libre et surtout de sa sulfuration, qui forme une couche sombre à la surface du métal : il suffit par exemple de manger un œuf avec une cuiller en argenterie pour la faire noircir. L’argent est utilisé en joaillerie, en orfèvrerie, comme métal précieux ; en électronique, car il présente la conductivité la plus forte de tous les métaux ; ainsi qu’en photographie, les sels d’argent étant photosensibles. Cette dernière activité était la plus grande consommatrice de ce métal, avant que les procédés modernes permettent de récupérer l’argent dans les bains de développement et ainsi de le recycler en bonne partie ; la diminution du nombre de pellicules argentiques commercialisées en raison de l’avènement du numérique a également contribué à réduire considérablement le besoin de l’industrie photographie en argent. Les économistes distinguent, à la différence du langage courant, l’argent (métal) de la monnaie (outil de régulation des échanges économiques).

Histoire

La découverte de l’Amérique permit aux Européens d'extraire d’énormes quantités d’argent, surtout à Potosí - presque une tonne par jour à l’apogée. L’Argentine tire son nom de ce métal, et plata y désigne, comme en français, le métal et les billets. On retrouve ainsi le mot plata dans Rio de la Plata, fleuve d’Argentine.

Production

Le Pérou et le Mexique sont les plus grands producteurs d’argent. En 2000, le Mexique a produit, selon le ministère de l’économie mexicain, 2747 tonnes, soit 15% de la production mondiale. Chiffres de 2003, métal contenue dans les minerais et concentrés, source : L'état du monde 2005

Usages

Les premiers usages de l’argent étaient surtout les bijoux, la vaisselle, et les pièces de monnaie - le terme argent pouvant être employé comme synonyme de monnaie. Il a une action germicide in vitro. L'argent a une action bactéricide. Il était employé dans des ustensibles destinés aux enfants afin de les protéger contre des maladies dont l'origine n'était pas connue à ces époques. L'expression naitre avec une petite cuillère en argent dans la bouche vient de ce phénomène, son utilisation récente comme indication de richesse n'est qu'une conséquence. Les Vénitiens transportaient eau, vin et vinaigre dans des réservoirs en argent pour les conserver ; lors de la conquête de l'ouest américain, les pionniers protégeaient leur réserve d'eau en plaçant des pièces de monnaie en argent dans leurs outres ou leurs barriques. Son absorption dans la circulation du sang de l’organisme humain n’a pas d’effet direct mais un excès appelé argyrisme donne un teint gris.

Symbolique

Les noces d’argent symbolisent les 25 ans de mariage dans le folklore français.

Héraldique

Héraldique En héraldique, l'argent est l’un des deux métaux (l’autre étant l’or) - représenté par la couleur blanche

Corructation

Il s’agit d’une lumière vive, ponctuelle, émise par ce métal au moment de son refroidissement après fusion lorsque le voile composé d’oxydes et de fondant en surface se déchire emportés par le borax. Cette solidification appelée rochage par absortion de l’oxygène fait gonfler le métal. Catégorie:Couleur héraldique Catégorie:Métal de transition Catégorie:Élément chimique ja:銀 simple:Silver th:เงิน

Étain

Etain Etain L'étain est un élément chimique, de symbole Sn et de numéro atomique 50. C'est un métal gris-argent, malléable, moyennement ductile à température ambiante. Le nom d'origine latine « stannum » ou « stagnum » fut d'abord utilisé pour un mélange d'argent et de plomb. =Caractéristiques= L'étain est un métal hautement cristallisé qui 'crie' ou 'pleure' lorsqu'on en plie une barre (rupture des liaisons cristallines).
Il résiste à la corrosion par l'eau de mer et l'eau douce, mais peut être attaqué par les acides forts. =Histoire= L'étain était déjà connu dans l'Antiquité, sur toute la planète. Le bronze, alliage de cuivre et d'étain, était connu antérieurement. En Mésopotamie, à Ur, on a trouvé des objets en bronze datés de 5000 ans avant Jésus-Christ. Jules César a décrit l'exploitation de minerais d'étain dans les mines de Cornouailles (Grande-Bretagne). =Le bronze= Le bronze est le premier alliage qui a été réalisé et utilisé par l'homme.
Son influence était si grande qu'on a désignée une période en se référant à cet alliage : « l'âge du bronze » (d'environ 2000 à 800 av J.-C.).
Le nom « bronze » vient de Brindisi, ville d'Italie. =Utilisations=

Sous forme d'étain


- Boîtes de conserve : sont réalisées en revêtant de l'acier d'une mince couche d'étain, généralement par électro-déposition, le tout étant ensuite verni.
- Soudure : Le métal d'apport est constitué par un alliage, souvent d'étain (à raison de 2 à 63 %) avec le plomb, à bas point de fusion (185 °C). Du fait de la méfiance de plus en plus grande vis-à-vis du plomb, la composition évolue vers des alliages sans plomb, par exemple étain-cuivre ou étain-argent, beaucoup plus chers et nécessitant une température plus élevée (225 °C).
- Monnaies : On incorpore souvent de l'étain dans les pièces de monnaie. Les pièces de 50 cents, 20 cents et 10 cents d'Euro en contiennent 1 %.
- Vaisselle et décoration : généralement en « métal anglais », un alliage d'étain (de 70 à 94 %), d'antimoine (de 5 à 24 %) et de cuivre (jusqu'à 5 %).
- Produit anti-algues : on traite les coques de bateau avec une peinture contenant une substance dérivé du tributylétain (C4H9)3Sn. Ces composés utilisés pour empêcher la fixation des algues sur les coques des navires sont toxiques pour l'environnement, ce qui en fait limiter l'usage actuellement.
- Verre : pour fabriquer le verre plat, le procédé le plus répandu est la flottation sur lit d'étain en fusion (float glass).
- Supraconducteur : l'alliage étain-niobium Nb3Sn est supraconducteur à des températures relativement « élévées » (température critique de 19°K). Ses performances: densité de courant de 750 A/mm² sous 12 Tesla le désigne comme le successeur du niobium-titane pour les applications à grande échelle.

Sous forme de bronze


- Sculpture : l'alliage noble pour les sculptures est le bronze (environ 80 % cuivre, 20 % étain).
- Robinetterie : utilise un alliage intermédiaire entre le laiton et le bronze qui comprend 10 % d'étain et 3 % de zinc.
- Tuyau d'orgue : utilise un alliage comprenant 77,5 % d'étain, 22 % de plomb et 0,5 % de cuivre. Donne une belle sonorité, résiste bien à la corrosion et garde une belle couleur pour les tuyaux de « montre ».
- Cloche : utilise du bronze contenant entre 21,5 et 24 % d'étain (d'autant plus que la cloche est petite). =Divers=

Symbolique

Les noces d'étain symbolisent les 10 ans de mariage dans le folklore français.

Homonymie

Étain est aussi une commune française de la Meuse. ja:スズ th:ดีบุก

Nickel

Le nickel est un élément chimique, de symbole Ni et de numéro atomique 28.

Caractéristiques notables

Le nickel est un métal blanc argenté qui possède un éclat poli. Il fait partie du groupe du fer. C'est un métal ductile (malléable). On le trouve sous forme combinée au soufre dans la millérite, à l'arsenic dans la niccolite. Grâce à sa résistance à l'oxydation et à la corrosion, il est utilisé dans les pièces de monnaie, pour le plaquage du fer, du cuivre, du laiton, dans certaines combinaisons chimiques et dans certains alliages. Il est magnétique, et est fréquemment accompagné de cobalt. Il est particulièrement apprécié pour les alliages qu'il forme.

Histoire

L'utilisation du nickel est très ancienne, et l'on peut le remonter jusqu'à -3500. Des bronzes trouvés en Syrie possèdent une teneur en nickel jusqu'à 2%. De plus d'anciens manuscrits chinois suggèrent que « le cuivre blanc » était utilisé en Chine entre -1700 et -1400. Toutefois vu que le minerai de nickel était souvent confondu avec celui d'argent, sa connaissance et ses usages ne seront développés que bien plus tard. Le minerai contenant du nickel, la niccolite, était très appréciée pour sa capacité à colorer le verre en vert. En 1751, le Baron Axel Frederik Cronstedt essaya d'extraire du cuivre du Kupfernickel, « cuivre du diable », appelé maintenant niccolite et obtint à la place un métal blanc qu'il appela nickel. La première pièce de monnaie en nickel date de 1881. D'où en anglais le nom nickel pour la pièce de 5 cents. Signalons que le nickel a fait la fortune de la Nouvelle-Calédonie, le territoire possédant à lui tout seul environ 30 % des réserves mondiales.

Santé

L'exposition chronique au nickel un facteur de risque de cancer du poumon, inscrit à ce titre dans les tableaux de maladies professionnelles. Le contact au nickel aurait un effet allergisant chez certaines personnes. Ce métal a été exclu de l'alliage utilisé pour les nouvelles pièces de monnaie européennes.

Production

Chiffres de 2003, en milliers de tonnes de métal contenu dans les minerais et concentrés Source ; L'état du monde 2005, annuaire économique géopolique mondial

Symbolique

Les noces de nickel symbolisent les 28 ans de mariage dans le folklore français.

Expression populaire

L'expression française nickel qui vient de nickel chrome est une connotation de la propreté. Le nickel-chrome est un alliage utilisé pour les soins dentaires et comme matériaux de soudure (source: http://www.atlantic-codental.com/rp2.htm ).

Autres utilisations

Le nickel entre dans la composition de plusieurs familles d'alliages métalliques. En dehors des aciers inoxydables (qui n'appartiennent pas à la famille des alliages de nickel mais à celle des aciers), les alliages de nickels peuvent être classés en trois catégories : Les alliages fer-nickel : ils sont utilisés pour leurs propriétés physiques, parfois étonnantes. Par exemple, l'invar, alliage fer-nickel contenant 36 % de nickel (FeNi36), est quasiment indilatable en-deça de 200°C. Il y est utilisé en cryogénie (cuve des navires méthaniers) ou dans les écrans de téléviseurs cathodiques ("shadow mask"). Les propriétés physiques des alliages fer-nickel mises à profit sont les propriétés magnétiques (alliages à forte perméabilité magnétique, alliages à bas point de Curie, alliages magnétostrictifs), élastiques (alliages à très faible coefficient thermoélastique), ainsi que leurs extraordinaires propriétés de dilatation (alliages "indilatables" ou à dilatation contrôlée) Les alliages cuivre-nickel (cupronickels) : ils présentent une très bonne résistance à la corrosion en milieu acide ou marin, ainsi qu'une bonne aptitude à la mise en forme et au soudage. Les superalliages : c'est ainsi qu'on appelle une famille d'alliages de composition complexe, à base de nickel (ou de cobalt), présentant une excellente résistance à la corrosion sèche à haute température et de très bonnes propriétés mécaniques (limite élastique élevée, résistance au fluage). Ce sont des matériaux de choix pour les turboréacteurs (aéronautique). Le développement de ces alliages a accompagné celui des moteurs d'avions depuis le milieu du 20ème siècle. Le nickel est aussi utilisé dans la cathode des accus Nickel-Cadmium et Nickel-Métal Hydrure.

La pièce de monnaie

Le «nickel» désigne la pièce de cinq cents aux États-Unis.

Lien externe

Un dossier consacré au nickel en Nouvelle-Calédonie sur le site des [http://www.info.lnc.nc/nickel/ Nouvelles calédoniennes]. Catégorie:Élément chimique Catégorie:Métal de transition ja:ニッケル th:นิกเกิล

Palladium


- Dans la mythologie grecque, le Palladium était une statue mythique ;
- Le palladium est un élément chimique ;
- Palladium Books™ est un éditeur de jeux de rôle, qui a notamment édité Palladium Fantasy RPG® ;
- Palladium était aussi l'ancien nom d'un projet de Microsoft, renommé NGSCB.

Plomb

:Pour la commune française : voir Plomb (Manche) ---- Le plomb est un élément chimique, de symbole Pb et de numéro atomique 82. plumbum (lat.) = plomb
bhlei (indogermanique) = miroiter, éclairer

Gisements

Le plomb est un produit naturel de la désintégration de l'uranium. Les plus grands gisements sont aux États-Unis, en Australie, en CEI et au Canada. En Europe, la Suède et la Pologne possèdent la plupart des gisements.

Utilisation

Le plomb entrait dans la composition de certains additifs (antidétonants) pour les carburants automobiles tel que le plomb tetraéthyle. En alliage avec l'étain et l'antimoine il était utilisé pour la fabrication des caractères d'imprimerie. Le plomb sert de protection pour atténuer les rayons γ. Les accumulateurs électriques (batteries) sont devenus la principale utilisation du plomb. En 2004, les batteries au plomb, destinées à l'automobile ou à l'industrie, représentent 72 % de la consommation de plomb (53 % automobile, 19 % industrie). Les pigments et autres composés chimiques représentent 12 % de la consommation. Les autres applications (alliages pour soudures, tuyaux et feuilles, munitions, ...) 16 %.

Toxicité

Le plomb est employé depuis l'antiquité en raison de sa grande malléabilité et ductilité, notamment pour la réalisation de conduites d'eau potable. L'oxyde de plomb entrait également dans la fabrication des peintures. Ces deux utilisations sont désormais proscrites en raison de la toxicité du plomb pour le système nerveux (saturnisme).

Quelques données économiques

Consommation mondiale 2004 : 7 082 milliers de tonnes (kt), dont ::Asie 2 870 kt ::Amériques 2 030 kt ::Europe 2 011 kt ::Afrique 131 kt ::Océanie 40 kt Production mondiale de plomb métal 2004 : 6 822 kt, dont ::Asie 2 880 kt ::Amériques 2 009 kt ::Europe 1 551 kt ::Afrique 101 kt ::Océanie 281 kt (Plus de détails sur le site www.ilzsg.org de l'International Lead and Zinc Study Group) Production minière : Chiffres de 2003, en milliers de tonnes de métal contenu dans les minerais et concentrés Le plomb métallique est produit dans des usines appelées fonderies, dont les matières premières proviennent soit de mines (concentrés miniers) soit du recyclage (en particulier le recyclage des batteries usagées). Sur les 6,8 Millions de tonnes de production, environ 3 Millions proviennent de concentrés miniers et 3,8 Millions du recyclage. Le recyclage est donc maintenant la première source de plomb. Prix du plomb : Le plomb est un métal dont le prix de vente est très cyclique ; il est coté en dollars US, en particulier à la Bourse des Métaux de Londres (London Metal Exchange ou LME ; site http://www.lme.co.uk). Sur les 10 dernières années, les cours ont évolué entre 400 $ par tonne et 1050 $ par tonne.

Symbolique

Les noces de plomb symbolisent les 14 ans de mariage dans le folklore français. ----

Voir aussi

Plomb est, aussi, une commune du département de la Manche Et un nom de famille dans les regions francophones Catégorie:Élément chimique Catégorie:Métal Catégorie:Métallurgie ja:鉛 th:ตะกั่ว

Zinc

ja:亜鉛 simple:Zinc Catégorie:Élément chimique Catégorie:Métal de transitionCatégorie:Métallurgie Le zinc est un élément chimique, de symbole Zn et de numéro atomique 30.

Caractéristiques notables

Le zinc est un métal, moyennement réactif, qui se combine avec l'oxygène et d'autres non-métaux, et qui réagit avec des acides dilués en dégageant de l'hydrogène.
L'état d'oxydation le plus commun du zinc est +2.
Le nom dérive du mot Zinke en ancien allemand, ce qui signifie pointe acérée ou dent, lié à l'apparence du zinc refroidi dans un récipient de coulée.
Exposé à l'air, il forme une mince couche d'oxyde imperméable.

Oligo-élément indispensable à l'homme

Il est présent dans plusieurs centaines d'enzymes, participe aux échanges oxygène - gaz carbonique par les globules rouges.
Si vous en manquez, précipitez-vous sur les noix et noisettes, le pissenlit, l'ail, le lait, la viande, les œufs, le poisson et les légumes. Une carence en zinc rendrait les rats plus agressifs et moins intelligents d'après une étude effectuée par une équipe de nutritionnistes américains en 1975.

Utilisations

La principale utilisation du zinc est la galvanisation des aciers : le dépôt d'une mince couche de zinc en surface de l'acier le protège de la corrosion. La galvanisation consomme 47 % des volumes de zinc utilisés dans le monde. L'acier galvanisé est utilisé dans l'automobile, la construction, l'électroménager, les équipements industriels, ... Le laiton, alliage de cuivre et de zinc et le bronze, alliage de cuivre et d'étain auquel on ajoute parfois du zinc, consomment 19 % du zinc. Les alliages de zinc pour pièces moulées (automobile, biens d'équipement manager, pièces industrielles, ....) représentent 14 % de la consommation de zinc, les produits chimiques 9 %, et les autres applications (dont les plaques et pièces pour toiture) 11%.

Minerais de Zinc

Le minerai le plus utilisé est le sulfure de zinc appelé blende ou sphalérite (ZnS). C’est le sulfure le plus fréquent sur la surface de la terre. Il peut contenir des impuretés métalliques. Par exemple, les blendes foncées sont ferreuses. Ainsi, la Marmatite ( (Zn,Fe)S )contient jusqu’à de 14% de fer. Dans la nature, la blende est associée à d’autre sulfure comme la galène (sulfure de plomb). La wurtzite à la même composition chimique mais cristallise dans système hexagonal alors que la blende cristallise dans le système cubique. Le mot blende provient du mot allemand blenden : éblouir, tromper. Sous l’ancien vocable de Calamine on trouve la Smithonite (carbonate de zinc de formule ZnCO3) ou l’hémimorphite (silicate de zinc, Zn4Si2O7(OH) 2,H2O). Les deux minéraux peuvent être associés. Si historiquement, la calamine fut utilisée au début du développement industriel de ce métal, elle est maintenant peu exploitée. Plus rare : :Franklinite : (Zn,Fe,Mn)(Fe,Mn)2O4 :Willenite : Zn2SiO4 :Zincite : ZnO

Production de zinc

La production de zinc métal à partir de minerai est effectuée dans deux filières technologogiques distincts :
- la pyrométallurgique
- l’hydrométallurgique suivi d’une opération d’électrométallurgie Le minerai utilisé est la blende. Les opérations du procédé pyrométallurgique sont : :
- grillage du sulfure de zinc (ZnS) pour obtenir un oxyde de zinc (ZnO), :
- réduction de l’oxyde pour obtenir du zinc métallique (Zn), :
- affinage du zinc par liquation et distillation pour supprimer les impuretés comme le plomb ou le fer. Les opérations d’hydrométallurgie sont : :
- grillage du sulfure de zinc (ZnS) pour obtenir un oxyde de zinc (ZnO) et supprimer certaines impuretés (fer), :
- lixiviation pour solubiliser le zinc sous forme de sulfate de zinc (ZnSO4) :
- cémentation pour éliminer les impuretés : Cobalt, Nickel, Cadmium et Cuivre) de la solution de sulfate de zinc :
- électrolyse pour transformer le sulfate de zinc en zinc métal. Ces deux procédés sont détaillés dans l’article détaillé : métallurgie extractive du zinc.

Quelques données économiques

La consommation mondiale de zinc en 2004 a été de l'ordre de 10 millions de tonnes : métallurgie extractive du zinc :Asie 5 057 kt (kt = milliers de tonnes) :Europe 2 840 kt :Amériques 2 113 kt :Océanie 263 kt :Afrique 193 kt :Total 10 466 kt La production de métal la même année s'est répartie de la façon suivante : :Asie 4 729 kt :Europe 2 715 kt :Amériques 1 993 kt :Océanie 474 kt :Afrique 256 kt :Total 10 167 kt Le métal est produit à partir de "concentrés" d'origine minière ; la production minière (en kt de zinc contenu dans le concentré) a été en 2004 de 9 634 kt : :Asie 3 340 kt :Europe 1 037 kt :Amériques 3 606 kt :Océanie 1 298 kt :Afrique 353 kt (données disponibles sur le site [http://www.ilzsg.org). Le zinc est un des métaux non ferreux cotés à la bourse des métaux de Londres (London Metal Exchange, site [http://www.lme.co.uk]). Son prix au comptant, exprimé en $, est cyclique : entre 1994 et 2005, il a varié entre 725 $/t et 1 760 $/t.

Expressions


- Dans le langage populaire le zinc désigne le comptoir d'un bar, bien qu'il n'ait jamais été utilisé à cet effet. Ils étaient fabriqués avec un alliage de plomb et d'étain.
- Le zinc est un surnom pour désigner un avion.
- On parle parfois de plombier-zingueur pour désigner un plombier.

Liens

International Zinc Association : http://www.zincworld.org/

Fioul

catégorie:carburant Le fioul est l'équivalent du gazole. Il destiné au chauffage domestique, usage industriel et, est distribué de façon séparé du gazole à cause sa taxation bien inférieure. Un colorant rose est ajouté au fioul domestique pour rendre plus difficile une utilisation frauduleuse.

Gasoil

Catégorie:Carburant Le gazole est le nom franco-français du gas-oil, ou gasoil, ou diesel (en Belgique et au Québec notamment). C'est un carburant issu du raffinage du pétrole. Il est utilisé dans les moteurs diesel. La masse volumique du gazole est d'environ 850 kg/m³. Le fioul est le même produit utilisé pour le chauffage domestique. La composition de tous les produits de distillation du pétrole peut varier, et est adaptée à la législation en cours. En effet, la teneur en souffre des combustibles automobile a des inconvénients, comme la formation plus importantes de suies (particules), ou d'hydrogène sulfuré (gaz à l'odeur d'œuf pourri).

Liens externes

Comment produit-on le carburant diesel? Réponse : http://www.petro-canada.ca/fr/prodserv/fuels/6824.htm

Voir aussi


- Pétrole ja:軽油 ko:경유

Blé

Le blé est un terme générique qui désigne plusieurs céréales appartenant au genre Triticum. Ce sont des plantes annuelles de la famille des graminées ou Poacées, cultivées dans de très nombreux pays. Le terme blé désigne également le grain produit par ces plantes. Le blé fait partie des trois grandes céréales avec le maïs et le riz. C'est, avec environ 600 millions de tonnes annuelles, la troisième par l'importance de la récolte mondiale, et, avec le riz, la plus consommée par l'homme. Le blé est, dans la civilisation occidentale et au Moyen-Orient, un composant central de l'alimentation humaine. Il a été domestiqué au Proche-Orient à partir d'une graminée sauvage. Sa consommation remonte à la plus haute Antiquité. Les premières cultures apparaissent au , en Mésopotamie et dans les vallées du Tigre et de l'Euphrate (aujourd'hui l'Irak), dans la région du Croissant fertile. Il existe plusieurs blés, dont deux ont une importance économique réelle à l'heure actuelle :
- le blé dur (Triticum turgidum subps durum) est surtout cultivé dans les zones chaudes et sèches (sud de l'Europe, par exemple sud de la France ou Italie). Le blé dur est très riche en gluten. Il est utilisé pour produire les semoules et les pâtes alimentaires ;
- le blé tendre, ou froment, (Triticum æstivum) de beaucoup le plus important, est davantage cultivé dans les hautes latitudes (par exemple en France, au Canada, en Ukraine). Il est cultivé pour faire la farine panifiable utilisée pour le pain. Parmi les autres espèces qui ont été cultivées autrefois, signalons :
- l'épeautre, sous-espèce du blé tendre, à grain vêtu (qu'il faut donc décortiquer avant de moudre) (Triticum aestivum ssp. spelta) ;
- l'engrain ou petit-épeautre, (Triticum monococcum), espèce à grain vêtu également, à faible rendement, très anciennement cultivée, qui est en partie à l'origine des blés cultivés actuels.

Étymologie

Le terme « blé » peut venir du gaulois
- mlato
, qui devient
- blato
, « farine » (équivalent du latin molitus, « moulu » ; cette étymologie est cependant contestée et un étymon francique
- blâd
, « produit de la terre », semble plus probable ; quel que soit l'étymon, il est aussi à l'origine des verbes ancien français bléer, blaver et emblaver, « ensemencer en blé ») et désigne les grains qui, broyés, fournissent de la farine. En français, le terme « blé » a aussi servi à désigner la céréale la plus importante, quelle que soit son espèce, à la manière du mot corn en anglais ou de grano en italien. C'est ainsi qu'il s'est appliqué un peu abusivement à des espèces voisines dans leur utilisation, notamment l'orge (Hordeum) et le seigle (Secale), le blé noir (sarrasin), Fagopyrum esculentum, Polygonacée), le blé des Canaries, le blé de Turquie (maïs). Triticum dérive du latin tritus, broiement, frottement.

Historique

Les premières cultures furent à l'origine de bouleversements majeurs pour les sociétés humaines. En effet, l'homme sachant désormais produire sa propre nourriture, sa survie devenait moins dépendante de son environnement. L'agriculture marque aussi le début du commerce. Dans un premier temps, le blé semble avoir été consommé cru puis grillé ou cuit sous forme de bouillie puis de galettes sèches élaborées à partir des grains simplement broyés entre deux pierres. Le blé s'impose par la suite comme l'aliment essentiel de la civilisation occidentale. Il se présente sous forme d'aliments variés, le pain, la semoule, les pâtes, les biscuits... La culture du blé est beaucoup moins difficile que celle du riz : elle ne demande pas d'aménagement spécial du champ ni un trop lourd travail d'entretien. Entre la période des labours-semailles et celle de la moisson, les travaux sont plutôt réduits. Après la récolte, le blé, à la différence du riz, ne demande pas d'opération spéciale comme le décorticage. Les pays reposant fortement sur la culture du blé comptent moins de travailleurs que les régions du maïs et du riz. La culture du blé s'est imposée en raison de cette facilité de culture, mais aussi parce que l'essentiel des progrès agricoles ont été expérimentés sur lui. Les instruments aratoires simples ont été le plus souvent remplacés par du matériel beaucoup plus perfectionné.
- la charrue, tirée tout d'abord par l'homme, puis par les animaux, ameublissait la terre avant le semis fait à la main ;
- la faucille a été inventée il y a 12 000 ans environ (au Proche Orient) ; elle permettait de couper le blé mûr à la main ;
- des machines à récolter sont apparues chez les Celtes en Gaule. L'empire romain en a perdu l'usage, puis il est redécouvert, puis encore perdu au haut Moyen Âge ;
- la faux est ensuite apparue à la fin du Moyen Âge ;
- Le battage, effectué tout d'abord au fléau et plus tard au tarare, permettait de séparer le grain de la paille. Ainsi, au Moyen Âge, les fermiers des campagnes à blé européennes utilisaient la charrue à roue et le cheval. Les pays à seigle en restaient à l'araire et aux bovins. Le semoir mécanique et la moissonneuse-batteuse ont été mis au point dans les régions à blé d'Europe et d'Amérique du Nord. Le blé est également le premier à bénéficier de l'usage des amendements (comme dans l'est de la France) et des engrais chimiques. Pendant plusieurs millénaires, le blé n'est cultivé qu'en faibles quantités et avec de très bas rendements. Au cours du , les progrès de la technologie permirent d'augmenter formidablement la production céréalière. À partir de la seconde moitié du , l'agriculture s'est mécanisée et rationalisée. les machines agricoles, tirées au départ par des chevaux, puis par des machines à vapeur et enfin par des engins à moteur, se sont multipliées, en particulier dans les pays développés. Depuis 1950, les récoltes de blé s'effectuent avec des moissonneuses-batteuses qui coupent et battent les céréales en une seule opération. De même, des engins agricoles spécialisés existent pour le labourage et la récolte. La culture du blé est longtemps restée confinée au bassin méditerranéen et à l'Europe. En Europe, à la fin du , la culture du blé commence par reculer, en raison de la généralisation de l'économie urbaine, du développement des moyens de transport et les moindres coûts de production en outre-mer. Cependant la culture du blé reprend son essor au cours du XX siècle grâce aux progrès de la mécanisation, à la sélection de nouvelles variétés productrices et au développement de l'usage de fertilisants. Le blé est, au début du XXI siècle, une des céréales les plus rentables à l'intérieur du système des prix européens. L'Europe importait plus d'une dizaine de millions de tonnes de blé au moment de la guerre. Depuis, elle est devenue exportatrice. L'excédent final européen atteignait près de 17 millions de tonnes en 1990.

Les pays producteurs

européen Actuellement, 580 millions de tonnes de ce blé sont produites chaque année dans le monde, c'est-à-dire près de 100 kg par habitant, pour l'ensemble de la population mondiale. La production globale de céréales au début des années 1990 montre bien la nature des changements intervenus. La Chine vient au premier rang avec 19 % de la production mondiale, devant l'Inde (11,7 %), les États-Unis (10,7 %), la France (6,5 %), la Russie (5,5 %) et le Canada (4,3 %). Parmi les pays d'Asie, seule l'Inde équilibre bien production et consommation. Au niveau mondial, l'amélioration des techniques culturales et la sélection génétique (création de la variété Norin 10 par exemple) ont conduit à un accroissement considérable des rendements, passant de moins de 10 q/ha en 1900 à plus de 25 en 1990.
Les pays de l'Amérique du Sud demeurent stables avec 20 q/ha, et l'Afrique et le Proche-Orient avec 10 q, l'Égypte et l'Arabie saoudite ont atteint, en culture irriguée, 35 à 40 q.
En Europe, des rendements très élevés sont obtenus en culture intensive. Le rendement moyen y est passé de 30 à 60 quintaux par hectare durant les 30 dernières années, soit une progression moyenne de 1 quintal/ha/an. En France, les gains sont remarquables : aujourd'hui, la production s'élève à 80, voire 100 quintaux/hectare chez les agriculteurs les plus performants. L'augmentation des rendements et des surfaces cultivées ont ainsi conduit à un fort accroissement de la production, qui atteignait 275 millions de tonnes en 1965 et 600 en 1998. Le blé est également la première céréale du point de vue des échanges commerciaux (45 % des échanges totaux en 1998). La France occupe la deuxième place parmi les exportateurs mondiaux. n.c. : chiffre non communiqué.

Les débouchés

La consommation humaine (pain et biscuiterie) reste le débouché principal (58 % de la récolte), suivie de l'alimentation animale (34 %). Les 8 % restants représentent les usages industriels (amidonnerie et glutennerie). Le blé tendre, ou froment, est une matière première de base pour la fabrication du pain, en raison de sa composition en gluten supérieure aux autres céréales. Le pain est un aliment qui résulte de la cuisson d'une pâte obtenue par pétrissage d'un mélange composé de farines de blé panifiables correspondant à des types officiellement définis, d'eau potable et de « sel de cuisine » et soumis à un agent de fermentation : la levure. Le blé dur est à la base de la fabrication des semoules, utilisées pour la préparation du couscous ainsi que des pâtes alimentaires (bien que certains pays d'Europe du Nord admettent la fabrication de pâtes à partir de farine de blé tendre, ce qui est une hérésie pour les italiens).

La graine

Le grain de blé est un fruit particulier, le caryopse. L'enveloppe externe est adhérente à la matière végétale de la graine et la protège des influences extérieures. Au cours de la mouture, les enveloppes (téguments) sont séparée du grain (embryon + albumen), et commercialisée en tant que son. Le grain contient 65 à 70 pour cent d'amidon ainsi qu'une substance protéique (le gluten ou colle végétale) dispersée parmi les grains d'amidon. Le gluten permet de lier la farine et l'eau lors de la fabrication de la pâte à pain. L'embryon est la partie essentielle de la graine permettant la reproduction de la plante : il se développe et devient à son tour une jeune plante. Parce qu'il contient beaucoup de matières grasses (environ 15%)ou d'huiles et qu'il pourrait donc rancir, l'embryon est souvent éliminé lors du nettoyage des grains. Les embryons de céréales sont vendus dans les boutiques de diététique car ils sont considérés comme très sains en raison de leur haute teneur en sels minéraux, vitamines, protéines et huiles. L'embryon de blé peut, en diététique, fournir la majeure partie des vitamines B, hautement spécialisées dans la défense et l'entretien du système nerveux. Il apporte aussi, en quantité, les vitamines A, C, E, du zinc et des acides aminés.

La paille et le chaume

La paille est la partie de la tige des graminées coupée lors de la moisson et rejetée, débarrassée des graines, sur le champ par la moissonneuse-batteuse sous forme d'andains. La partie de la tige, de faible hauteur qui reste au sol s'appelle le chaume (nb, en botanique, on appelle « chaume » la tige des graminées). La paille peut être récoltée, principalement pour servir de litière aux animaux (chevaux, bovins, porcins et ovins notamment), et former ainsi la base du fumier, qui peut être utilisé comme fertilisant biologique. Elle peut servir aussi de fourrage de qualité médiocre, pour les ruminants, en cas de nécessité. Elle peut aussi être enfouie, et ainsi conserver au sol son taux de matière organique, ou brûlée sur place. Cela qui évite les opérations de récolte et de transport, relativement coûteuses, surtout dans les régions céréalières sans élevage (comme le bassin parisien). La hauteur du chaume dépend du réglage en hauteur de la barre de coupe de la moissonneuse-batteuse, selon que l'on désire ou non récolter un maximum de paille. Certaines moissonneuses-batteuses sont équipées d'un ou de deux broyeurs (ou hache-paille) :
- à l'avant de la machine, sous la barre de coupe, entre celle-ci et les roues avant ;
- à l'arrière, à la sortie de la paille. Le broyeur avant facilitera le déchaumage, en hachant le chaume. Le broyeur arrière hachera et éparpillera la paille de façon uniforme. Après la moisson, on procède au déchaumage, qui consiste en une façon superficielle, souvent à l'aide d'outil à disques, ou déchaumeuse, destinée à accélérer la décomposition du chaume et des restes de paille, avant le labour d'automne. Le déchaumage a également pour fonction de permettre la germination des graines non récoltées. Ainsi ces graines ne viendront pas concurrencer une future autre culture.

La plante

germination Les blés sont des plantes herbacées annuelles, monocotylédones, à feuilles alternes, formées d'un chaume portant un épi constitué de deux rangées d'épillets sessiles et aplatis. Les fleurs sont nombreuses, petites et peu visibles. Elles sont groupées en épis situés à l'extrémité des chaumes.
Les tiges sont des chaumes, cylindriques, souvent creux par résorption de la moelle centrale. Ils se présentent comme des tubes cannelés, avec de longs et nombreux faisceaux conducteurs de sève. Ces faisceaux sont régulièrement entrecroisés et renferment des fibres à parois épaisses, assurant la solidité de la structure. Les chaumes sont interrompus par des nœuds qui sont une succession de zones d'où émerge une longue feuille, qui d'abord engaine la tige puis s'allonge en un limbe étroit à nervures parallèles. Parmi les autres caractères de cet appareil végétatif, il existe dans l'épiderme une concentration de multiples amas de silice microscopiques mais très durs. Ils rendent les organes tranchants. Ce fait permet de reconnaître les outils préhistoriques ayant servi aux moissons, car ils présentent de fines rayures. L'épi de blé est formé de deux rangées d'épillets situés de part et d'autre de l'axe. Un épillet regroupe trois fleurs à l'intérieur de deux glumes. Chaque fleur est dépourvue de pétales, et est entourée de deux glumelles (pièces écailleuses non colorées). Elle contient trois étamines (pièces mâles), un ovaire surmonté de deux styles plumeux (les pièces femelles). La fleur du blé est dite cléistogame, c’est-à-dire que, le plus souvent, le pollen est relâché avant que les étamines ne sortent de la fleur. Il s'attache alors au stigma, où peut se produire la fécondation.
À cause du caractère cléistogame de la fleur, l'autofécondation est le mode de reproduction le plus fréquent chez les blés : ce sont les anthérozoïdes issus du pollen d'une fleur qui fécondent l'oosphère et la cellule centrale du sac embryonnaire de l'ovaire de cette même fleur (les cellules sexuelles femelles sont protégées dans un sac embryonnaire fermé au sein d'un ovule).
Après fécondation, l'ovaire donnera le grain de blé. Dans le cas du blé, le grain est à la fois le fruit et la graine. En effet, Les enveloppes du fruit sont soudées à celles de la graine. On appelle ce type de fruit un caryopse.
Au moment du battage, les glumes et les glumelles sont perdues. Ses réserves sont contenues dans l'albumen (on dit que la graine est albuminée) composé à 70 % d'amidon et 15 % de gluten (une protéine). L'embryon n'a qu'un cotylédon (le blé est une monocotylédone). Les principaux caractères des espèces de blé que l'homme a cherché à sélectionner sont: la robustesse de l'axe de l'épi (qui ne doit pas se casser lors de la récolte), la séparation facile des enveloppes du grain, la grande taille des grains et la compacité des épis (plus maniable que l'épi lâche). La sélection d'une plante cultivée se base sur le pool de gènes existant dans l'espèce considérée, ce qui justifie l'intérêt de la préservation de la biodiversité. Pour certaines propriétés désirées, telles que la résistance aux maladies fongiques ou virales, la diversité au sein du pool de gènes du blé n'est pas suffisante. Pour cette raison, le pool a été complété par de nouveaux gènes. Un croisement entre le blé et ces herbes ne se fait pas naturellement. Par conséquent, des techniques de culture tissulaire et de cytogénétique (mais pas de génie génétique) doivent être employées pour introduire du matériel génétique exogène dans le génome du blé.
La création et l'utilisation de variétés transgéniques (voir aussi OGM) est techniquement possible. Cependant, cette technique n'a pas été utilisée à grande échelle pour le blé.

La culture du blé

Les systèmes de cultures ont favorisé des types divers de blé :
- le blé d'hiver est semé à l'automne. Il caractérise les régions méditerranéennes et tempérées ;
- le blé de printemps est semé au printemps et signale les pays à hiver trop rude. La différence principale avec le blé d'hiver est que le blé de printemps supporte assez difficilement les températures basses. C'est grâce à lui que la Sibérie occidentale et le Canada sont devenus de gros producteurs.

Le semis

Le blé est une plante annuelle cultivée dans les régions tempérées. Il représente la majeure partie de la production française. Le blé d'hiver est semé en octobre-novembre. Il pousse en prairie à 10 centimètres de haut et ne change plus de taille jusqu'à la fin de l'hiver. Il peut aussi être semé en avril comme blé de printemps qui se récolte en été, comme le blé d'hiver. Avant le semis, l'agriculteur prépare la terre : le sol doit d'abord être aéré et labouré, puis désherbé. Des épandages d'engrais de fond l'enrichissent et le préparent à recevoir les semences. Il faut enfin y passer la herse pour émietter les mottes de terre (2 cm constitue une bonne taille de mottes). Il existe en gros trois types de préparation de sol avant le semis :
- lors du labour, la terre est profondément retournée par un premier outil, puis émiettée par un second. Cette technique tend à déstructurer les sols, à parfois les tasser et créer ce qu'on appelle une croûte de battance ;
- la technique du faux semis consiste à faire lever les adventices durant l'interculture (août par exemple) puis à les détruire, ensuite, avec le passage d'un déchaumeur ;
- dans le cas du semis direct, un seul outil assure la création de la rainure de semis, le dépôt puis le recouvrement de la graine. Cette technique est de plus en plus utilisée car elle est plus respectueuse de la structure et de la vie du sol. Elle limite par exemple les phénomènes d'érosion des sols.

La levée

Au début de la germination, la semence de blé est sèche. Après humidification, il sort une radicule (première petite racine), puis un coléoptile. Une première feuille paraît au sommet du coléoptile. La germination est uniquement déterminée par une somme de température 30 °C base 0 °C. Il s'agit de la température moyenne quotidienne cumulée. Il faut en moyenne 30 °C pour la germination, soit trois jours à 10 °C ou 10 jours à 3 °C. L'axe portant le bourgeon terminal se développe en un rhizome (tige souterraine) dont la croissance s'arrête à 2 cm en dessous de la surface du sol. Il apparaît un renflement dans la partie supérieure du rhizome qui grossit et forme le plateau de tallage. La levée commence quand la plantule sort de terre et que la première feuille pointe au grand jour son limbe. Un désherbage peut être pratiqué en pré-semis (juste avant le semis) ou en post-semis pré-levée (entre le semis et la levée). Le rythme d'émission des feuilles est réglé par des facteurs externes comme la durée du jour et le rayonnement au moment de la levée. On exprime le nombre de feuilles en fonction des cumuls de températures depuis le semis. (voir aussi phyllotherm). Le phyllotherme est la durée exprimée en somme de température séparant l'apparition de deux feuilles successives. Il est estimé à 100 °C en base 0 °C et varie entre 80 °C (semis tardif) à 110 °C (semis précoce). La période « quelques feuilles » peut être le moment de désherber et parfois de traiter contre les insectes (larves de taupins, tipules).

Le stade « 3 feuilles »

Le stade « 3 feuilles » est une phase repère pour le développement du blé. Des bourgeons se forment à l'aisselle des feuilles et donnent des pousses – ou talles. Chaque talle primaire donne des talles secondaires. Apparaissent alors, à partir de la base du plateau de tallage, des racines secondaires ou adventives, qui seront à l'origine de l'augmentation du nombre d'épis.

Le tallage

Le tallage commence à la fin de l'hiver et se poursuit jusqu'à la reprise du printemps. Il est marqué par l'apparition d'une tige secondaire, une talle, à la base de la première feuille. Les autres feuilles poussent elles aussi leurs talles vertes. Au moment du plein tallage, la plante est étalée ou a un port retombant. À l'intérieur de la tige, on peut trouver ce qu'on appelle la pointe de croissance. Elle commence à ressembler à un épi de blé. Initialement, la pointe est sous terre, protégée contre le gel. Au fur et à mesure de la reprise de la végétation, la pointe de croissance va s'élever dans la tige

La montaison

La montaison se produit de fin avril à fin mai en France. Au sommet du bourgeon terminal se produit le début du développement de l'épi. Parallèlement, on assiste à l'allongement des entrenœuds. Le stade « épi à 1 cm » du plateau de tallage est caractérisé par une croissance active des talles. Le plant de blé a besoin, durant cette phase, d'un important apport d'azote. À la fin de la montaison apparait la F1. Ce terme désigne la dernière feuille sortie. Cette feuille est essentielle car elle va à elle seule contribuer à 75 % du rendement (et donc au remplissage du grain). Lorsque les maladies causent des dommages à cette feuille, le rendement a de fortes chances d'être réduit.

L'épiaison

L'épiaison se produit en mai ou juin en France, quand la gaine éclatée laisse entrevoir l'épi qui va s'en dégager peu à peu (on parle de gonflement). Pour les variétés barbues comme le blé dur, c'est le moment où apparaissent les extrémités des barbes à la base de la ligule de la dernière feuille. Avant l'apparition de l'épi, on peut voir un gonflement de la gaine. À ce stade, le nombre total d'épis est défini, de même que le nombre total de fleurs par épi. Chaque fleur peut potentiellement donner un grain (par exemple 25 grains par épi), mais il est possible que certaines fleurs ne donnent jamais d'épi, en raison de déficit de fécondation par exemple.

La floraison

La floraison s'observe à partir du moment où quelques étamines sont visibles dans le tiers moyen de l'épi, en dehors des glumelles. Quand les anthères apparaissent, elles sont jaunes ; après exposition au soleil, elles deviennent blanches. À la fin de la floraison, quelques étamines séchées subsistent sur l'épi. Environ 15 jours après la floraison, le blé commence à changer de couleur : il perd sa couleur verte pour tourner au jaune/doré/bronze et rouge.

Formation du grain

anthère Le cycle s'achève par la maturation qui dure en moyenne 45 jours. Les grains vont progressivement se remplir et passer par différents stades tels que les stades laiteux, puis pâteux, au cours desquels la teneur en amidon augmente et le taux d'humidité diminue. Durant cette phase, les réserves migrent depuis les parties vertes jusqu'aux grains. Quand le blé est mûr, le végétal est sec et les graines des épis sont chargées de réserves. La formation du grain se fait quand les grains du tiers moyen de l'épi parviennent à la moitié de leur développement. Ils se développent en deux stades :
- le stade laiteux où le grain vert clair, d'un contenu laiteux, atteint sa dimension définitive ;
- Le stade pâteux où le grain, d'un vert jaune, s'écrase facilement. Les glumes et les glumelles sont jaunes striées de vert, les feuilles sèches et les nœuds de la tige encore verts. Puis le grain mûrit : brillant, durci, il prend une couleur jaune. À maturité complète, le grain a la couleur typique de la variété et la plante est sèche. À sur-maturité, le grain est mat et tombe tout seul de l'épi.

Les maladies du blé

Produits phytopharmaceutiques sur blé

Liste des produits phytopharmaceutiques autorisés en France pour lutter contre les parasites du blé : [http://e-phy.agriculture.gouv.fr/wiphy/usages/41510.htm Ministère de l'agriculture]

Statistiques économiques

Production

La production mondiale de blé s'est élevée à 557 millions de tonnes en 2003 (source FAO). En volume de production, c'est la quatrième culture mondiale derrière la canne à sucre, le maïs et le riz.

Stocks

Exportations

Sept pays assurent les trois quarts des exportations mondiales qui s'élèvent à 121,3 millions de tonnes (2002). Ce sont dans l'ordre : les États-Unis (20 %), l'Australie (12,1 %), la France (11,3 %), le Canada (10,1 %), puis l'Argentine, la Russie et l'Ukraine.

Importations

Les importations mondiales représentaient en 2002 119,4 millions de tonnes (source FAO). 32 pays importent plus de 1 Mt annuellement et représentent 80 % du total. Parmi ces pays, 12 réalisent 50 % du total, ce sont dans l'ordre décroissant : Italie (6,5 %), Brésil (5,5 %), Espagne (5,3 %), Algérie (5,0 %), Japon (4,9 %), Égypte, Indonésie, Iran, Corée du Sud, Pays-Bas, Belgique, Maroc.

Images littéraires

Les noces de froment symbolisent les 3 ans de mariage dans le folklore français. En argot, le blé c'est de l'argent ou plus exactement du fric. Dans Le Blé en herbe, le blé est associé à l'acte d'amour.

Liens externes


- [http://www.onic.fr ONIC, France]
- [http://www.agpb.fr/ Association Générale des Producteurs de Blé (AGPB), France] Catégorie:Flore (noms vernaculaires) Catégorie:Poaceae Catégorie:Céréale ja:コムギ

Cacao

Le terme cacao (du nahuatl cacahuaâtl, « boisson faite à partir de cacao ») désigne la poudre obtenue après torréfaction et broyage de l'amande des fèves de cacao fermentées produites par le cacaoyer. Cette opération permet également d'extraire la graisse que l'on appelle beurre de cacao.

Histoire

Le cacao était traditionnellement utilisé par les Aztèques pour faire du chocolat, mélange de cacao, d'eau et d'épices, utilisé notamment lors de cérémonies religieuses. Après les invasions espagnoles, il sera importé en Europe, et mélangé à du lait, pour donner une autre boisson que l'on appellera également chocolat ; son succès sera immédiat. Plus tard la poudre de cacao sera mélangée avec le beurre de cacao, pour donner une forme solide que l'on appellera, par abus de langage, chocolat. Aujourd'hui l'utilisation du mot chocolat pour désigner le cacao sous forme solide est devenu d'usage courant. Par abus de langage également, on appelle parfois aujourd'hui cacao la boisson cacaotée, pour la différencier du chocolat solide.

Formes de préparation

Le cacao est utilisé sous différentes formes en Europe :
- chocolat : boisson cacao et eau, ou cacao et lait, auquel on ajoute généralement un élément sucré.
- plaques, pistoles ou confiseries de chocolat noir : (poudre de cacao, beurre de cacao, souvent sucres), auquel la lécithine de soja est ajoutée dans les productions industrielles, principalement produits en France.
- plaques ou confiseries de chocolat au lait : (poudre de cacao, beurre de cacao, lait, sucres), auquel la lécithine de soja ou plus récemment la lécithine de colza est ajoutée dans les productions industrielles.
- plaques ou confiseries de chocolat blanc : (très peu de cacao, beurre de cacao, beaucoup de sucre et de lait).
- ganache : mélange de cacao et de crème utilisé dans des pâtisseries
- Confiseries fourrées à la crème, principalement produites en Belgique.

Culture des fèves de cacao et variétés

Il existe plusieurs variétés de cacaoyers dont les fèves seront sélectionnées par les chocolatiers pour leurs qualités gustatives variables suivant la variété et le lieu de production. La récolte du cacao a lieu deux fois par an, principalement au printemps et à l'automne. Les principales variétés de cacaoyer sont: ; Les forasteros (80-90 % de la production mondiale) :
- Origine : Amazonie.
- Le plus répandu et le plus rustique, ses fèves donnent un goût amer et des notes acides.
- Cultivé en Afrique occidentale, Brésil et Équateur. ; Les criollos (1-5 % de la production mondiale)
- Origine : Venezuela.
- Le plus fragile, ils donnent aussi les cacaos les plus fins et arômatiques, doux et légèrement amer.
- Cultivé en Amérique latine (Caraïbe, Antilles, Mexique, Venezuela, Colombie) ; Les trinitarios (10-20 % de la production mondiale)
- hybride croisement des deux précédents
- il combine la rusticité des premiers et des arômes fins mais moins intenses des seconds.
- Cultivé en Amérique hispanophone, au Cameroun, Mexique, Amérique centrale, Trinidad, Colombie, Venezuela, Équateur, en Afrique surtout au Cameroun, en Asie.

Statistiques économiques

Le marché mondial représente 3 Milliards de $ par an avec un prix du cacao très variable qui a pu monter jusqu'à 3000 $/Tonnes dans les années 70 mais qui depuis évolue entre 1000 et 2000 $/T.

Production

La production stagne depuis une dizaine d'années aux environs des 3 millions de tonnes de fèves de cacao. Elle est pour la plus grande part issue de petits planteurs (80 %) : en Afrique, ces planteurs représentent l'essentiel de la production, en Asie ils côtoient les grandes plantations qui dominent au Brésil. Les principaux producteurs sont en Afrique de l'Ouest (Côte d'Ivoire 36%, Ghana 13 %, Nigeria 12 %, Cameroun 4 %), Asie (Indonésie 12 %, Malaisie moins de 4 %) et Amérique Latine (Brésil 6 %, Equateur 4 %). (source Secrétariat de la CNUCED d'après les données statistiques de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, donnée de 2002).

Stocks

Exportations

Les principaux exportateurs de cacao sont les mêmes que les producteurs à l'exception notable de pays tels que le Brésil et la Malaisie qui transforment une part non négligeable localement. Les transactions (le plus souvent sous forme de fèves fermentées et séchées) se font principalement des pays du sud vers les pays du nord (Europe, États-Unis, Japon où se réalisent l'essentiel des broyages).

Importations

Effets du cacao

Le chocolat est un stimulant, un puissant anti-dépresseur, fait baisser le cholestérol. Il a des propriétés anti-oxydantes, il stimule les activités intellectuelles, restructure l'épiderme, régénère les cellules et prévient la déshydratation de la peau tout en donnant souplesse, douceur et tonification. De plus il assure un bon fonctionnement cellulaire, previent la fatigue, stimule la contractibilité des fibres musculaires et la circulation sanguine de même que le système nerveux central. Et pour les demoiselles ce cacao attenue l'aspect de la cellulite. Mais il n'a pas que des bons côtés : il contient de l’anandanine (substance retrouvée dans le cannabis) et crée de petites molécules s'apparentant à l’opium se logeant dans le cerveau, sans toutefois provoquer une forte accoutumence génératrice de dépendance. Ses propriétés euphorisantes sont voisines de l’amphétamine. En résumé consommez du chocolat mais modérément.

Liens externes


- [http://www.toildepices.com/fr/plantes/angio_dic/sterculiacee/theobroma/cacao.html Toil'd'épices - Cacao] Catégorie:Chocolat catégorie:stimulant

Café

Le mot café désigne les graines du caféier, un arbuste du genre Coffea, et une boisson psychoactive obtenue à partir de ces graines. Il désigne aussi son lieu de consommation le café ou bar ou bistro. La culture du café est très développée dans de nombreux pays tropicaux, dans des plantations qui cultivent pour les marchés d'exportation. Le café est une des principales denrées d'origine agricole échangées sur les marchés internationaux, et souvent une contribution majeure aux exportations des régions productrices. bistro] bistro

Botanique

Le caféier préfère les terres en altitude. C'est un arbuste à feuilles persistantes qui apprécie l'ombre d'arbres plus grands. Il y a plusieurs espèces dans le genre Coffea propres à donner la boisson, mais Coffea arabica est la plus appréciée. Les autres espèces - surtout Coffea robusta - sont cultivées sur des terrains impropres à l'arabica. L'arbre produit des fruits charnus (des drupes) rouges ou violets, les cerises de café, qui contiennent deux noyaux appelés grains de café.

Préparation de la boisson

Coffea arabica Coffea arabica Les grains du café sont extraits de la pulpe du fruit et séchés. Ce sont eux qui s'échangent sur les marchés internationaux. Arrivés à destination, les grains sont torréfiés (fortement chauffés, on parle aussi de brûlage ou de grillage), ce qui développe leur arôme et leur donne leur couleur foncée. Ils sont ensuite moulus. La boisson est obtenue par infusion du café moulu dans de l'eau chaude. Il existe de nombreuses variantes de cette méthode :
- le café turc (ou : café grec), préparé en faisant bouillir dans l'eau le café très finement moulu (il s'agit de la méthode la plus ancienne) ;
- le café filtre, préparé en faisant lentement passer de l'eau bouillante dans un filtre rempli de café moulu ;
- l'expresso, préparé en faisant passer rapidement de l'eau bouillante sous pression sur le café moulu ;
- le Ristretto, encore plus court que l'expresso.
- le café en dosette, variante récente du café filtre et de l'expresso. Idéalement, pour conserver sa saveur, le café doit être moulu juste avant l'infusion. Par souci pratique, il est cependant fréquemment commercialisé moulu sous vide. café en dosette café en dosette Il existe de nombreux moyens de préparer la boisson très rapidement : café instantané, à dissoudre simplement dans une tasse d'eau chaude, ou machine à café. Toutes techniques que l'amateur de café évite en général, préférant la tradition de grains fraîchement moulus et infusés. Le café peut être servi tel quel, ou mélangé avec du lait ou de la crème. Il est fréquemment sucré, et on lui ajoute parfois du chocolat ou des épices comme la cannelle, la noix de muscade, ou la cardamome. Il est en général servi chaud, mais des boissons glacées à base de café se sont récemment répandues. Le goût pour le café n'est pas spontané, mais doit se cultiver, puisque sa saveur est forte et amère. Parmi les variantes les plus répandues de boissons au café, on peut mentionner :
- le café au lait, obtenu en mélangeant un volume de lait pour un volume de café ;
- le café crème, un café dans lequel on ajoute un peu de crème fraîche ou un nuage de lait ; en Suisse romande, le café additionné de lait est appelé « renversé ».
- le cappuccino, un expresso sur lequel on dépose de la mousse de lait, généralement saupoudré de poudre de cacao ;
- le café chocolaté, un café dans lequel on fait fondre un volume égal de chocolat ;
- le café liégeois, une boisson froide au café et à la crème glacée ;
- lIrish coffee, une boisson alcoolisée préparée avec un volume de whisky pour trois volumes de café ;
- etc.

Propriétés stimulantes

Le café contient de la caféine, alcaloïde ayant entre autres, des propriétés stimulantes. Pour cette raison, il est surtout consommé le matin, ou pendant les heures de travail, et parfois, tard dans la nuit, par ceux qui veulent rester éveillés et concentrés. Le café décaféiné, ou « déca », dont l'essentiel de la caféine a été retiré, permet de profiter du goût du café sans la stimulation. Il existe aussi des tisanes dont le goût s'approche du café, mais qui ne contiennent pas de caféine. La dépendance au café (à la caféine) est très répandue, et le sevrage donne lieu à des symptômes observables. Lors de la préparation d'un café la caféine apparait en dernier. Lorsque l'eau traverse la mouture de café elle va dans un premier temps s'imprégner des arômes et ensuite seulement de la caféine. On trouve le schéma inverse pour la théine. Donc contrairement à une idée préconçue, un expresso alongé sera plus excitant qu'un café serré. Le taux de caféine dépend aussi du type de café. L'arabica, plus onéreux que le robusta, contient plus de saveur et moins de caféine. C'est pour cette raison que l'on trouve souvent des mélanges d'arabica et de robusta.

Propriétés thérapeutiques

Une étude menée sur 12 années en Finlande, pays qui détient le record de la consommation de café avec une moyenne de neuf tasses par jour par adulte, par l'Institut national de santé publique d'Helsinki sur 14 600 personnes âgées de 35 à 64 ans sans antécédents de maladies cardiovasculaires, vient de livrer d'étonnantes conclusions que les chercheurs ne s'expliquent pas. Il semblerait que plus la consommation de café par un individu est importante, plus les risques de diabètes de type II auraient tendance à diminuer. Il ne faut toutefois pas tirer de conclusions hâtives : d'une part, on sait d'après les connaissances scientifiques actuelles que le café agit positivement sur le système cardiovasculaire, mais le mécanisme d'action reste inconnu ; d'autre part, le café possède un effet hypertenseur, et est déconseillé aux patients atteints de troubles cardiovasculaires graves ou chroniques.

Histoire

Helsinki Le caféier est probablement originaire d'Éthiopie, dans la province de Kaffa, mais la question n'est pas absolument tranchée. Sa culture se répandit d'abord dans l'Arabie voisine, où sa popularité a très certainement profité de la prohibition de l'alcool par l'Islam. On considère que c'est le botaniste allemand Léonard Rauwolf qui, le premier, décrit le café dans un livre publié en 1583. Vers les années 1650, il commença à être importé et consommé en Angleterre, et des cafés ouvrirent à Oxford et à Londres. À Paris, le café Procope fut le premier à ouvrir, en 1686. Le café commença à être cultivé dans les colonies anglaises, mais les plantations furent ravagées par une maladie et finalement, remplacées par des plantations de thé. Au cours du , la boisson devint populaire en Europe, et les colons européens introduisirent la culture du café dans de nombreux pays tropicaux, comme une culture d'exportation pour satisfaire la demande européenne. Au , la demande en Europe était tellement supérieure à l'offre que divers substituts au goût proche sont apparus, comme la racine de chicorée. Les principales régions productrices de café sont l'Amérique du Sud (avec notamment le Brésil et la Colombie), le Viêt Nam, le Kenya, la Côte d'Ivoire, et d'autres encore. Hawaii a une petite production de café de grande qualité et de prix élevé, mais le café le plus cher et le plus fameux reste le Blue Mountain provenant de la Jamaïque. Les pays où l'on consomme le plus de café par habitant sont les États-Unis, l'Allemagne, l'Autriche, l'Italie et les pays nordiques.

Statistiques économiques

S'agissant de café, l'unité de mesure est le sac de 60 kg. La production mondiale est supérieure à 100 millions de sacs depuis plusieurs années (120 millions en 2002, 102 millions en 2003). Sur cette production, plus de 80 millions de sacs sont exportés chaque année (88 millions en 2002, 84 millions en 2003). Le plus gros producteur est de loin le Brésil, suivi par la Colombie et le Viêt Nam (le plus important producteur de
robusta). On peut noter que la culture du café au Viêt Nam n'est pas vraiment traditionnelle (en 1987, il était à la 31 place mondiale), les Vietnamiens en sont consommateurs mais sans plus. L'accession à cette place de premier producteur de robusta est en fait le résultat d'une volonté politique.

Production

1987 Production mondiale sur six ans (1998-2003). Chiffres donnés en sacs de 60 kg. Source : [http://www.ico.org/ Organisation Internationale du Café]. Principaux producteurs en 2003
- Brésil : 28 460 000 sacs (forte baisse par rapport à 2002)
- Colombie : 11 750 000
- Viêt Nam : 11 250 000
- Indonésie : 6 050 000
- Inde : 4 615 000
- Mexique : 4 550 000
- Éthiopie : 4 333 000

Stocks

Exportations

Importations

Les succédanés du café


- la Chicorée ;
- Autres plantes dont on a torréfié les graines :
  - Lupin
  - Glands doux
  - Orge ou Malt d'orge
  -
Cassia occidentalis

Commerce équitable

Le café est un des produits phares du commerce équitable. Le label Max Havelaar était initialement dédié à ce produit. Il fut choisi comme un symbole notamment parce qu'il était le produit le plus exporté après le pétrole et que son prix était fixé par les cours de la bourse, bien qu'il soit majoritairement produit par de petits paysans. Les acheteurs disposant de ce label s'engagent à acheter le café à un prix minimum même si les cours mondiaux sont inférieurs à ce seuil (le prix d'achat suit le cours du marché lorsque celui-ci dépasse ce seuil, ce fut le cas entre 1994 et 1997). Ce prix minimum, couplé à un préfinancement des récoltes et une garantie d'achat sur plusieurs années a permis à de nombreux petits producteurs d'améliorer leurs conditions de vie et de ne pas plonger dans la misère lors de la
crise du café de 1997 lorsque la chute dramatique des cours (-65%), provoquée par la surproduction, a rendu le prix d'achat du café inférieur à son coût de production. Le label garantit aussi le versement d'une prime de développement destinée à la mise en place de programmes alimentaires, de santé ou d'éducation.

Voir aussi

Articles connexes


- Cafédomancie
- Organisation internationale du café

Liens externes


- [http://www.malongo.com/fr/formation Compagnie Méditerranéenne des Cafés Malongo]
- [http://www.cirad.fr/fr/web_savoir/dossier/index.php Les dossiers du Cirad : café et caféiculture]
- [http://toomuchcoffee.com TooMuchCoffee: informations et discussions sur le café, strictement non-commercial]
- [http://sites.estvideo.net/cafe/index.html Site consacré entiérement au café: sa culture, sa commercialisation, sa dégustation, les multiples formes qu'il prend...] Catégorie:Fruit alimentaire
-
Catégorie:Colombie Catégorie:Brésil ko:커피 ms:Kopi zh-min-nan:Ka-pi ja:コーヒー nb:Kaffe simple:Coffee th:กาแฟ


Caoutchouc

Caoutchouc est un mot :
- Caoutchouc, le matériau issu de la transformation du latex, issu de l'hévéa
- Caoutchouc, le nom vernaculaire du figuier Ficus elastica, produisant un latex

Coton

Le coton est une fibre végétale qui entoure les graines du cotonnier (Gossypium), un arbuste de la famille des Malvacées. Cette fibre est généralement transformée en fil qui est tissé pour fabriquer des tissus. Le coton est la plus importante des fibres naturelles produites dans le monde. Depuis le , il constitue, grâce aux progrès de l'industrialisation et de l'agronomie, la première fibre textile du monde (près de la moitié de la consommation mondiale de fibres textiles).

La plante

Le cotonnier peut mesurer jusqu'à dix mètres à l'état sauvage. Lorsqu'il est cultivé, on limite sa taille à un ou deux mètres de façon à en faciliter le ramassage. Herbacé ou ligneux, le cotonnier pousse dans les régions tropicales et subtropicales arides. Il peut vivre une dizaine d'années à l'état sauvage, alors qu'il est généralement exploité sous la forme de plante annuelle lorsqu'il est cultivé. A la floraison apparaissent de grandes fleurs blanches ou jaunes à cinq pétales. Ensuite des capsules aux parois épaisses et rigides se développent. Lorsqu'elles s'ouvrent, elles laissent s'échapper des graines et des bourres de coton recouvertes d'une houppe de fibres blanchâtres et soyeuses pouvant mesurer entre 2cm et 5cm de long selon les variétés. Les variétés de coton les plus connues sont le Gossypium arboreum et le Gossypium herbaceum. Ces deux formes de coton à fibres courtes originaires d'Inde ont donné naissance à de nombreuses variétés cultivées aujourd'hui, mais ne sont presque plus exploitées en tant que telles (sauf pour l'ouaterie), car leurs fibres sont trop courtes. Le Gossypium barbadense, coton d'origine péruvienne, compte pour environ 5% de la production mondiale de fibres. Sa culture a été notamment introduite en Égypte et constitue, aujourd'hui au travers de la qualité "Jumel", l'un des meilleurs cotons du monde en terme de qualité et de longueur de fibres. Le Gossypium hirsutum qui représente environ 80% de la production mondiale de fibres est originaire d'Amérique du Sud.

Histoire

Le coton est utilisé pour fabriquer des vêtements légers depuis des millénaires dans les régions au climat tropical. Certains chercheurs affirment qu'il est probable que les égyptiens connaissaient le coton il y a plus de 12 000 ans av. J.-C. et l'on a trouvé des fragments de coton datant d'il y a environ 7 000 ans dans des grottes de la vallée du Tehuacán, au Mexique. Des preuves archéologiques ont permis de savoir que les hommes ont domestiqué des espèces différentes de cotonnier en Inde et en Amérique du Sud il y a des milliers d'années. La plus ancienne trace écrite que l'on connaisse parle du coton indien. Le coton est en effet cultivé en Inde depuis plus de 3 000 ans et le Rig-Veda, écrit en 1 500 av. J.-C. le mentionne. Mille ans plus tard, le grec Hérodote mentionne le coton indien : « Là bas il y a des arbres qui poussent à l'état sauvage, dont le fruit est une laine bien plus belle et douce que celle des moutons. Les indiens en font des vêtements. » A la fin du XVIe siècle av. J.-C., le coton dont le nom vient de l'arabe (el kutun), s'est répandu dans les régions plus chaudes en Amérique, Afrique et Eurasie. Le coton fut l'une des premières cultures des colons européens en Amérique, dont la première plantation dans la colonie de Jamestown date de 1607. L'industrie cotonnière qui s'était bien développée en Inde a été affectée par la révolution industrielle britannique et ses inventions qui ont permis une production de masse à bon marché au Royaume Uni. En 1764, l’Anglais James Hargreaves construit la première machine à filer industrielle à plusieurs fuseaux baptisée «Spinning Jenny». Quelques années plus tard, l’Anglais Richard Arkwright inventa la machine à peigner et à filer, et c’est finalement Samuel Crampton qui fit la synthèse de ces deux métiers en 1799 en créant le « Mule » (mulet) qui avait une productivité environ 40 fois plus élevée que le rouet utilisé auparavant. En 1805, Jacquard mit au point l'un des premiers métiers à tisser automatiques fonctionnant avec de grandes cartes perforées qui permettaient la réalisation de motifs variés. Les pays européens parvenus à copier la richesse des étoffes indiennes cessèrent presque complètement leur commerce avec elle. Seul l'Angleterre, par le biais de la Compagnie Anglaise des Indes orientales, continua ce commerce, tout en le limitant à l'importation du produit de base brut et non plus d'étoffes; tout particulièrement lorsque l'administration de l'Inde lui échoira en 1858. Le second débouché du coton indien était essentiellement chinois. Le tissage de cette fibre végétale reprendra sous l'influence du Mahatma Gandhi. Par la suite, la colonisation du continent américain amena avec elle une vague d'émigrants venus d'Europe qui connaissaient la culture du coton et installèrent sur ce nouveau territoire d'importantes plantations. Actuellement, le coton reste la fibre textile la plus largement utilisée dans le monde malgré l'apparition des fibres synthétiques.

La culture du coton

Samuel Crampton Samuel Crampton La culture du coton nécessite une saison végétative longue, beaucoup de soleil et d’eau pendant la période de croissance et un temps sec avant la récolte pour ne pas abîmer la fibre. Ces conditions climatiques se rencontrent généralement sous les latitudes tropicales et subtropicales. Le coton supporte les climats tempérés à condition qu'il ne gèle pas. La culture du cotonnier est majoritairement pluviale (Afrique subsaharienne, une grande partie des culture des États-Unis, de l'Inde, de la Chine). Dans les pays à faible pluviométrie, le coton doit être irrigué. C'est le cas de 40 % des surfaces cultivées (Égypte, Ouzbékistan,