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| Mariage |
MariageDans la plupart des sociétés, le mariage est l'alliance d'un homme et d'une femme, dans le but de former une famille. Dans ce cas, on parle de mariage monogame. Dans un certain nombre de pays, notamment africains et arabes, est pratiqué le mariage d'un homme avec plusieurs femmes, on parle alors de polygynie. En de très rares contrées, asiatiques, on pratique encore le mariage d'une femme avec plusieurs hommes, il s'agit alors de polyandrie.
Enfin, le mariage liant deux personnes du même sexe peut être, depuis peu, prononcé aux Pays-Bas, en Belgique, partout au Canada depuis le 20 juillet 2005, dans un État des États-Unis et depuis le 30 juin 2005 en Espagne.
Espagne - )]]
En Afrique noire
En Afrique du nord et pays arabes
En Asie
En Occident
Histoire
Rome
Arrangé entre les pères des futurs époux, qui ne faisaient connaissance qu'au moment de leurs fiançailles (à l'occasion desquelles le jeune homme offrait une bague), le mariage faisait partie des devoirs du citoyen romain.
La date de la cérémonie, voire son déroulement même, étaient assujettis aux présages des augures, comme l'étaient toutes les actions de la vie d'un Romain.
La mariée était habillée de blanc, couverte du velarium flammeum, voile orangé, et coiffée d'une couronne de fleurs.
Les justae nuptiae (justes noces), toutefois, étaient réservées aux seuls citoyens romains; elles étaient le seul mariage reconnu par le droit.
Dans tous les autres cas, (un citoyen et une non-citoyenne, voire une esclave) le mariage n'était pas reconnu, et les enfants nés de telles unions étaient illégitimes. Les époux dépendaient alors de la juridiction de leur pays d'origine.
Dans les cas des esclaves, leur maître pouvait leur accorder le contubernium, union sans valeur juridique, de même qu'il pouvait le rompre.
Le Moyen Age
La christianisation de l'empire romain, puis les invasions « barbares » modifièrent ces pratiques.
Le mariage devint une cérémonie privée, qui se déroulait au domicile de la future épouse, et donnait lieu à des réjouissances familiales. Une bénédiction était parfois donnée, mais sans qu'elle n'ait de valeur officielle. La mariage était un engagement mutuel, écrit et signé.
Puis, avec la déclin de l'empire romain, l'habitude de signer un écrit, disparut progressivement, laissant la place à de nombreux abus : seuls des témoins (de la cérémonie, ou de la vie conjuguale), désormais, pouvaient justifier de l'existence de l'union.
De même, les mariages « secrets », les rapts (sans l'accord des parents de la fille), les divorces et les remariages devinrent courants. On connait, par exemple, le cas du rapt de Mathilde par Guillaume le Conquérant, et les 5 épouses et la demi-douzaine de concubines de Charlemagne.
Lors du IVe concile du Latran, en 1215, l'Église catholique romaine réglementa le mariage une première fois:
- il impose la publication des bans (pour éviter les mariages clandestins)
- il instaure le mariage comme sacrement, donc indissoluble, sauf par la mort
- il exige le consentement libre et public des époux, échangés de vive voix dans un lieu ouvert (contre les rapts et unions arrangées)
- il impose un âge minimal des époux (pour éviter le mariage d'enfants, et notamment des très jeunes filles),
- réglementation de l'annulation du mariage, en cas de duperie sur la personne, rapt, non consommation, mariage clandestin, etc.
Ce concile fixa des règles très largement reprises ensuite dans le mariage civil et laïc, institué en France en 1791.
Le concile de Trente reforcera encore la réglementation, donnant alors le monopole de la réglementation du mariage à l'Eglise catholique:
- il doit être précédé de la publication des bans
- il doit être célébré devant un curé et des témoins.
- les mariés doivent signer un registre.
Il interdit aussi la cohabitation hors mariage, faisant reculer le concubinage et les enfants illégitimes.
Le mariage civil en France
En 1791, le mariage devient en France un acte civil (contrat), laïc, et révocable par le divorce (loi de 1792). Le divorce fut ensuite supprimé en 1816, pour être rétabli en 1884, par la loi Naquet.
Portalis, un des quatre rédacteurs du Code civil, donnait cette définition du mariage : "société de l'homme et de la femme qui s'unissent pour perpétuer leur espèce, pour s'aider, par des secours mutuels, à porter le poids de la vie, et pour partager leur commune destinée."
De 1804 (Code Napoléon) à 1938 (mais en réalité 1965), le mariage a placé la femme sous l'autorité de son époux. La pleine égalité des conjoints est assurée depuis 1970 par la loi qui dispose que « Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille ». De fait, il n'y a plus de chef de famille, contrairement à une pratique persistante, qui consiste notamment à demander la profession du « chef de famille » lors d'enquêtes statistiques ou de marketing.
Faits et statistiques en France
Selon les chiffres de l'INSEE pour 2003/2004, l'âge moyen lors du premier passage devant le maire est de 28 ans pour la mariée et de 30 ans pour le marié. Vingt ans auparavant, il était respectivement de 23 et 25 ans.
Toujours selon l'INSEE, les enfants assistent aux noces de leurs parents dans près de trois unions sur dix.
En 2004, 266 000 mariages ont été célébrés, contre plus de 300 000 en 2000. Cela correspond à un taux de nuptialité de 4,3 pour mille.
Coutumes et folklore
Généralement, les mariés invitent à leur mariage leur famille et leurs proches, la journée donnant l'occasion d'une fête.
Suite au mariage, un voyage de noce (auquel seuls les mariés participent) est parfois organisé.
Une fois le mariage célébré, les époux sont unis, jusqu'à ce que l'un des deux (ou les deux) décède. L'union peut également cesser lors du divorce.
Les anniversaires de mariage sont aussi fêtés.
Pratiques religieuses du mariage
En France, la cérémonie religieuse, facultative, doit, légalement, avoir lieu après la cérémonie civile. Les autorités religieuses doivent avoir la confirmation de l'acte du mariage civil avant de célébrer un mariage. Cette primauté du civil sur le religieux est contestable au plan théologique et n'est d'ailleurs pas appliquée dans certains pays comme par exemple en Israel.
Le mariage chrétien
Dimensions historiques
Les premiers chrétiens se mariaient selon les coutumes de leurs pays d'origine. Pour les chrétiens juifs par exemple, la Bible montre que cet événement était purement familial, et apparaitrait aujourd'hui comme un concubinage reconnu par les familles des deux époux. Dans la Bible, un seul récit de mariage fait allusion à un acte juridique; il s'agit du mariage de Ruth et de Booz, et l'acte juridique concernait les terres auxquelles Ruth était liée par son histoire, mais dont Booz était l'héritier au terme de la loi juive.
Ce n'est qu'à partir de [http://www.empereurs-romains.net/emp55.htm l'empereur Constantin Ier "le Grand"] que l'Eglise conseilla aux chrétiens de protéger juridiquement le mariage chrétien par le mariage civil romain. Il fallut attendre le IVe concile du Latran, en 1215, pour que le mariage chrétien devienne l'objet de décisions juridiques internes à l'Église.
La tradition de célébrer le mariage chrétien dans un édifice religieux ne date que du haut Moyen Âge ; en effet, aucun texte des Évangiles n'y fait allusion. La seule intervention du Christ dans un mariage est celle des Noces de Cana où il ne fera pas de bénédiction, mais où il changera, à la demande de sa mère, l'eau en vin pour que la fête ne soit pas gâchée par le manque de vin.
De nos jours, le mariage chrétien se déroule d'une manière relativement similaire dans les différentes confessions et dans tous les pays du monde : il supplante souvent les traditions locales, notamment dans les pays non-occidentaux où l'on célèbre parfois trois mariages, la dot, le mariage civil apporté souvent par la colonisation de même que le mariage chrétien, tout en considérant le mariage chrétien comme le plus important.
Dimensions théologiques
Pour les chrétiens, le mariage n’est pas seulement l’amour entre un homme et une femme. Il est aussi le signe de l’amour de Dieu pour les hommes, un signe de son Alliance. C’est à travers leur amour mutuel, dans toutes ses dimensions (partage des bons et des mauvais moments, l’amour physique, la fécondité, le respect de l’autre dans la liberté…) que les époux découvrent ce qu’est l’amour de Dieu pour l’humanité : le don de soi sans réserve. Les réflexions théologiques sur le Cantique des cantiques, livre de la Bible qui est un poème d'amour entre un homme et une femme, interprété comme l'amour entre Yahvé et Israël, sont sans doute à l'origine de cette perception de l'amour du couple comme image de l'amour de Dieu.
A cette dimension du mariage comme image de l'alliance entre Dieu et son peuple, la théologie paulinienne (Épître aux Éphésiens), qui sert de référence à la définition actuelle du mariage chrétien, ajoute un autre niveau. Les textes de Paul fondent en effet le mariage chrétien dans l'union parfaite du Christ et de son Eglise, considérée comme le corps dont Il est la tête, et dont le mariage serait un signe sur la terre. Dès-lors, ces textes parlent de l'amour entre les époux en termes de don, de respect et de soumission mutuelle (même si on n'y a longtemps lu que la soumission de la femme au mari...)
Pour préparer leur mariage, au cours de quelques réunions avec le pasteur, le prêtre ou une équipe paroissiale, les fiancés choisissent souvent (avec différents degrés de latitude selon les confessions) les cantiques, les chants et le texte des promesses.
Pour l'Église catholique, le mariage est un sacrement, que se donnent mutuellement les époux. Pour vivre pleinement l’amour, elle propose quatre piliers :
- la liberté : chacun des fiancés doit être pleinement libre au moment de son engagement
- la fidélité : ils se promettent fidélité et cette promesse est source de confiance réciproque
- l’indissolubilité : ils s’engagent pour toute leur vie, car le mariage crée un lien sacré entre les époux
- la fécondité : ils acceptent d’être ouverts à la vie et d’accueillir avec amour les enfants qu’ils mettront au monde.
Ses piliers doivent être exprimés dans le projet de vie, qui forme une des pièces majeurs du dossier à constituer dans le cadre de la préparation au mariage catholique.
La bénédiction protestante de mariage
Pour les protestants, le mariage est avant tout un choix personnel des deux époux, un acte civil. Ce choix est affirmé socialement dans le mariage civil puisqu'il existe. La cérémonie religieuse au temple (ou à l'église en cas de mariage interconfessionnel célébré de manière catholique) a pour but de signifier la dimension spirituelle de l'amour conjugal, le couple plaçant son union devant Dieu et sous l'autorité de sa parole. Lors de la cérémonie, où la prédication biblique tient la première place, le couple indique ensuite que ses choix de vie sont conformes aux valeurs évangéliques, et le pasteur prononce la bénédiction sur les époux.
Il nécessite de contacter le pope et de participer à quelques réunions. Un acte de baptème sera requis.
Le mariage juif
Il est nécessaire de contacter le rabbin trois mois avant la cérémonie. La fiancée assistera à des réunions avec la femme du rabbin et sera purifiée avant le mariage par le Mikvé. Le mariage juif requiert un extrait d'acte de naissance, un acte de mariage des parents, le livret de famille des parents, et le livret de famille.
Le mariage musulman
En islam, le mariage n'est pas un sacrement mais un contrat verbal (qui peut également être écrit). L'homme et la femme qui vont se marier expriment (devant au moins deux témoins), leur engagement à vivre comme mari et femme.
L'imam sera rencontré un mois avant la cérémonie. Le mariage peut être célébré à la mosquée appelée"nikâh" ou "fâtiha", dans une mairie ou au domicile de la mariée. Le mariage musulman requiert un certificat de mariage civil.
Le douaire (mahr)
Ces deux personnes se seront également, au préalable, mises d'accord sur un montant précis (douaire, « mahr »), que le mari devra donner à sa femme.
Le mieux est que le montant du douaire soit également précisé lorsque les deux personnes expriment leur volonté de vivre ensemble dans ce contrat verbal.
Par le douaire, l'homme témoigne de son affection pour la femme avec qui il se marie (c'est un présent) ; il témoigne aussi de son engagement dans cette relation (qui n'est pas temporaire mais perpétuelle) ; enfin il montre, en donnant ce présent, qu'il va, conformément, continuer à dépenser de ses biens pour subvenir aux besoins de la femme qu'il épouse.
Le responsable de la femme marie l'homme et la femme en leur demandant à chacun s'ils sont d'accord pour vivre ensemble comme mari et femme, rappelle les éventuelles conditions du contrat, conclu avec tous les parties voulues.etc.
Ou bien les deux personnes elles-mêmes font verbalement accepter de vivre ensemble comme mari et femme, avec l'accord du responsable.
Citations sur le mariage
- Mariage pluvieux, mariage heureux.
- Le mariage est comme une forteresse assiégée : ceux qui sont dehors veulent y rentrer, ceux qui sont dedans veulent en sortir.
- L'amour est aveugle, le mariage lui rend la vue.
- La femme pleure avant le mariage, l'homme pleure après.
Voir aussi
Liens internes
- Mariage homosexuel
- Mariages républicains
- Anniversaires de mariage
- Amour
Liens externes
- [http://www.jewpedia.com/Mariage Article mariage sur Jewpedia] : mariage juif
Catégorie:Famille
Catégorie:Droit civil
Catégorie:Religion
Catégorie:Culte et liturgie
Catégorie:Sexualité
ja:結婚
ko:혼인
HommeCet article porte sur l'homme en tant que mâle de l'espèce humaine. Pour les autres significations du mot, voir la page d'homonymie Homme (homonymie). Homme (homonymie)
Homme (homonymie)
Un homme est un individu adulte de sexe masculin de l'espèce humaine, par différence à la femme (individu adulte de sexe féminin) et à l'enfant (jeune individu).
de l'homme sont les androgènes parmi lesquels la testostérone pour la reproduction des spermatozoïdes en vue de la fécondation (procréation des êtres humains). Les appareils génitaux diffèrent notablement, comme pour les autres espèces vivantes. Des différences sexuelles secondaires apparaissent après la puberté, comme les poils (en nombre causé par les androgènes) et l'accroissement de l'organe reproducteur.
Voir aussi
- femme
- enfant
- virilité | comparaison biologique entre la femme et l'homme
- transsexualité
- hominisme
Liens externes
- [http://www.infovisual.info/03/005_fr.html Schéma détaillé de la morphologie d'un homme]
- [http://www.biblioconcept.com/citations/homme.htm Quelques citations sur l'homme]
catégorie:anthropologie
catégorie:organisation sociale
catégorie:anatomie
ja:男性
FemmeCatégorie:Anthropologie
Catégorie:Organisation sociale
Catégorie:Anatomie
Catégorie:Anatomie
Une femme est un individu adulte et de sexe féminin de l'espèce humaine (par différence à l'homme, individu adulte de sexe masculin), dont l'anatomie lui permet de porter et mettre au monde des enfants. C'est dans une perspective historique et culturelle que l'on peut rendre compte des spécificités féminines, en étudiant en particulier leur place dans les sociétés traditionnelles ou contemporaines. Le problème de la condition des femmes dans la société, jugée inéquitable et injuste par les féministes, a été un des thèmes de réflexion les plus étudiés au et l'actualité lui a parfois donné une place prépondérante dans le débat civil et politique, comme pendant les événements de mai 68 en France.
Ce mot signifie également épouse. Il existe une Journée internationale de la femme traditionnellement organisée le 8 mars.
Biologie et anatomie
8 mars, 1870]]
La femme est la femelle de l'espèce humaine et possède une paire de chromosomes sexuels XX, alors que l'homme, mâle de la même espèce, possède une paire de chromosomes sexuels XY. Les femmes et les hommes ont normalement des productions hormonales différenciées et les hormones typiques de la femme sont les œstrogènes et la progestérone. Les appareils génitaux diffèrent notablement, comme pour les autres espèces vivantes. Des différences sexuelles secondaires apparaissent après la puberté, comme les seins ou la largeur des hanches.
Voir aussi
- l'article comparaison biologique entre la femme et l'homme
- l'article sur la transsexualité.
Définitions culturelles
La place des femmes dans les différentes sociétés a été souvent étudiée au XX siècle et des mouvements féministes ont cherché à comprendre et combattre les raisons de l'inégalité de condition entre les hommes et les femmes qui est souvent au fondement même des sociétés traditionnelles, et dont on retrouve la trace jusque dans les sociétés contemporaines les plus évoluées.
Sociétés traditionnelles
féministes
Voir l'article Anthropologie politique
En Grèce
Dès la naissance, les filles subissent un traitement spécifique à leur sexe et qui tient à l'eugénisme pratiqué habituellement en Grèce pour des raisons économiques et raciales. Ainsi les filles, jugées plus inutiles que les garçons, étaient plus facilement exposées qu'eux (c'est-à-dire abandonnées dans la nature), ou vendues. De plus, elles bénéficiaient de moins de soins et d'attention.
En général, les femmes sont méprisées : c'est Zeus qui a créé le mal suprême : les femmes. (Sémonide d'Amorgos).
On trouve cependant quelques exceptions chez les pythagoriciens (voir Théano).
À Rome
À Rome, la fonction de la femme est de se marier et d'avoir des enfants. Son statut civil est surtout déterminé par le rôle qui est le sien relativement à l'homme :
#puella, virgo (jeune fille) : la fille reçoit essentiellement une instruction domestique ; elle porte, comme le garçon, une bulle qu'elle abandonne le jour de son mariage ;
#uxor (épouse) : les filles se marient à partir de 12 ans ; la femme est considérée comme une mineure qui passe dans le mariage de l'autorité du père à l'autorité du mari ;
#matrona, materfamilias (mère de famille) : en tant que mère, la femme est gardienne du foyer.
Les femmes dans les sociétés industrielles
Les femmes ont acquis un statut de citoyenne à part entière très tardivement, puisque le droit de vote leur a été donné pour la première fois en 1848 dans le Wyoming, en 1919 en Allemagne et 1945 en France.
De nos jours, on constate une différence d'accès aux professions et dans les salaires, les dispositions de maternité se montrant plus contraignantes pour l'employeur. Les femmes occupent majoritairement des emplois dans le secteur tertiaire (services), notamment dans des postes relationnels ou touchant à leurs fonctions domestiques (cuisine, ménage, soins, garde et éducation des enfants). Elles sont plus sujettes à l'emploi précaire ou à temps partiel, et la maternité constitue souvent un frein à leur progression professionnelle.
Selon une étude de la Direction de l'animation et de la recherche des études et des statistiques (Dares), en France en 2002, plus de la moitié des emplois féminins sont concentrés dans 10 familles professionnelles sur 84.
2002
Source : Selon la Dares, l'emploi féminin progresse, mais il reste cantonné aux professions du tertiaire, Rémi Barroux, Le Monde, 12 août 2004
Il est à remarquer que la plupart des emplois créés le sont aujourd'hui dans le tertiaire également.
35.9%: travail a domicile
14.4%: domestique
25%: ouvrière=>manuel
8%: employé=>bureau
Les femmes travaillent principalement le textile dans les usines. Les manufacturiers préfèrent les femmes aux hommes à l'embauche car le salaire des femmes est faible et inférieur à celui des hommes. En plus de leur travail en usine, elles doivent s'occuper de leur domicile. Elles s'occupent aussi de l'éducation de leurs enfants. Pendant la guerre, les hommes partaient au front. Les femmes ont dû aller travailler dans les mines car il n'y avait plus assez de main-d'œuvre.
Femmes et développement
Les femmes sont en général plus durement touchées que les hommes par les problèmes de développement. Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) mesure cela avec deux indices composites de développement humain :
- l'ISDH, indicateur sexo-spécifique de développement humain ;
- l'IPF, indicateur de la participation des femmes.
Voir l'article : Indicateur de développement humain.
Dans son rapport [http://www.unfpa.org/swp/2005/francais/ch1/index.htm] paru en 2005 sur l'état de la population mondial, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) dresse une liste de chiffres montrant l'inégalité dont font l'objet les femmes par rapport aux hommes dans le monde. Par mis tous ces chiffres, peux noter celui du nombre de femmes analphabète, 600 millions, soit le le double de celui des hommes.
Voir aussi
Quelques textes
- Olympe de Gouges Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne
- Jean-Jacques Rousseau, Sophie ou la femme
- Voltaire, Femmes, soyez soumises à vos maris
- Diderot, Sur les femmes
- John Stuart Mill, De l'assujettissement des femmes
- Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe
Liens internes
- Féminité | Différences entre les sexes en anthropologie politique
- Féminisme | Condition féminine
- Gynécologie
- Le complexe de Jocaste
- ménopause
- Exploitation des femmes dans l'industrie pornographique (in article Pornographie)
- Lesbophobie
- Journée Internationale des Femmes | Femmes et mathématiques
Liens externes
- [http://www.infovisual.info/03/002_fr.html Voir un schéma de la morphologie d'une femme]
- [http://www.femmes-marocaines.com portail dédié aux femmes marocaines]
- [http://www.famafrique.org/ Famafrique.org], site d'information et de ressources sur le développement durable pour les femmes d'Afrique francophone
- [http://www.siefar.org/ Siefar] site consacré à l'étude des femmes de l'Ancien Régime
ja:女性
ms:Perempuan
simple:Woman
zh-min-nan:Cha-bó·
Famille parentale
Une famille est un groupe parent(s)-enfant(s), unis par des liens multiples pour se soutenir moralement, matériellement et réciproquement au cours d'une vie à travers les générations, favorisant ainsi leur développement social, physique et affectif.
Sociologiquement, une famille est un ensemble de personnes unies par des liens de parenté. La parenté représente une triple relation :
- relation de couple, souvent au sein d'un mariage, ou entre un plus grand nombre de personnes dans les sociétés polygames ;
- filiation, entre les parents et les enfants ;
- relation entre germains (frères et sœurs).
Les relations de parenté sont essentiellement sociales : la plupart des sociétés interdisent les relations biologiques entre les parents, et les relations de filiation et de germanité ne sont pas forcément biologiques.
De ce point de vue, la famille est une institution, réglée par un ensemble de normes conditionnant les relations d'alliance et de filiation. Ces règles sont variables d'une société à l'autre et avec les progrès en matière de génie génétique, non immuables.
Voir pour les règles d'alliance : inceste, exogamie, endogamie, monogamie, polygamie, polyandrie, mariage homosexuel.
Voir pour les règles de filiation : patrilinéarité, matrilinéarité, bilinéarité, clonage.
Pour les statisticiens français, la famille est un ensemble d'au moins deux personnes — soit un couple avec ou sans enfant(s), soit un parent seul vivant avec au moins un enfant.
parent seul - )]]
Le terme famille est également utilisé de manière plus large selon les environnements culturels. Dans des pays d'Afrique, notamment, la famille se compose aussi des membres originaires d'un même village lorsque ceux-ci s'en retrouvent éloignés. On parle alors de famille élargie, et les gens désignent leurs amis cousins voire frère. De même, des individus partageant des pratiques ou des idéologies peuvent parler de famille, alors qu'aucun lien de sang ne les lie. Des entreprises ont également ce type de politique, de mettre les employés dans une atmosphère et des relations telles qu'ils se sentent appartenir à la même famille que les autres employés et que leurs dirigeants. On utilise alors le terme de gestion du personnel paternaliste.
Dans l'Antiquité romaine, le terme de familia renvoyait à l'ensemble de la famille au sens moderne, élargie au reste de la maisonnée, dont les esclaves.
Evolution du statut de la femme dans la famille
En France
- 1582 : Interdiction des mariages clandestins (par parole de présents).
- 1623 : Interdiction de la condamnation à mort des femmes adultères.
- 1791 : Les femmes ne sont plus exclues des droits de succession
- 1792 : Mise en place du mariage civil et autorisation du divorce par consentement mutuel
- 1804 : Le Code civil consacre l'incapacité juridique de la femme mariée
- 1938 : Réforme des régimes matrimoniaux: suppression de l'incapacité juridique de la femme mariée; les femmes peuvent en théorie ouvrir seules un compte en banque
- 1941 : Les époux mariés depuis moins de trois ans ne peuvent plus divorcer
- 1965 : Une femme mariée peut exercer une activité professionnelle sans autorisation du mari
- 1970 : Loi relative à l'autorité parentale conjointe: le père n'est plus le chef de famille
- 1975 : Instauration du divorce par consentement mutuel
- 1985 : Egalité des époux dans la gestion des biens de la famille et des enfants
- 1987 : Elargissement des cas où l'autorité parentale peut être conjointe (divorce, concubinage)
- 1993 : Principe de l'exercice conjoint de l'autorité parentale à l'égard de tous les enfants, quelle que soit la situation des parents
- 2001 : Un congé de paternité de onze jours est octroyé au père à la naissance d'un enfant.
Articles connexes
- parenté, mère, père, sœur, frère, fratrie ; parent
- cousin, oncle, tante, grand-parent, gendre, bru
- adoption, famille monoparentale, famille recomposée, famille homoparentale ;
- mariage, union libre, divorce, médiation familiale,célibat, PACS, mariage homosexuel, lévirat, sororat ;
- tribu, clan, lignage, ancêtres ;
- patriarcat, matriarcat, sexisme, violence conjugale ;
- fécondité, natalité, nuptialité, mortalité ;
- Allocations familiales ;
- sexualité ;
- anthropologie, sociologie.
- secret de famille
Voir aussi
- La famille en Belgique sur Wikinations.be
Lien
En Suisse, Pro Juventute est une fondation qui vient en aide à l'enfance et la famille.
Catégorie:Famille
Catégorie:Relation humaine
Catégorie:Développement chez l'humain
Catégorie:condition féminine
simple:Family
Afrique
L'Afrique est un continent ou une partie de l'Eurafrasie, selon le point de vue. Avec une superficie de 30 065 000 km², l'Afrique recouvre près de 20,3% de la surface des terres émergées. C'est le 3 ou 2 plus grand continent de la Terre, selon que le l'on considère l'Amérique comme un ou deux continents.
Le nom « Afrique » proviendrait d'un nom de la tribu des Afridi qui vivait en Afrique du Nord dans la région de Carthage. L'autre étymologie veut qu'elle vienne du berbère Taferka " terre ", " propriété terrienne ". Celui qui vit sur une terre est appelé Aferkiw, qui a donné " africanus " en latin dont le territoire correspond à la province romaine d'Ifriqiya. Ce nom a été renommé (en arabe إفريقيا ifrīqīyā) par les nouveaux venus. D'autres théories voudraient que le mot descende du grec aphrike (« sans froid ») ou du latin aprica (« ensoleillé »). À l'origine, les Romains nommaient uniquement « Afrique » la partie nord du continent (voir Afrique (province romaine)). La désignation arabe Ifriqiya aurait donné Afrique dans son sens moderne.
Une autre hypothèse sur l'origine du mot « Afrique » serait qu'il viendrait de l'ancien berbère tafarqa qui veut dire terre ou pays, que les Romains transformèrent en afirca.
L'Afrique politique
ancien berbère
Union Africaine
Les États
Les frontières des États de ce continent sont en grande partie issues de la colonisation, ce qui explique qu'elles ne prennent que peu en compte les réalités des populations. De même le regroupement des différents pays en sous-régions est utilisé plus dans un souci pratique que par vérité historique.
On distingue généralement l’Afrique du Nord, l’Afrique Noire (appelée aussi l’Afrique Sub-saharienne) et l'Afrique Australe.
- l’Afrique du Nord, limitée au sud par le Sahara, est habitée par des populations à majorité arabe et berbère.
- l’Afrique sub-saharienne est elle-même subdivisée en trois sous régions : l’Afrique Occidentale, l’Afrique Orientale, l’Afrique Centrale
- l'Afrique Australe jouit d'un climat tempéré et possède le plus fort niveau de développement économique.
- le Maghreb
- l'Algérie
- Ceuta (ville autonome espagnole sur la côte marocaine)
- le Maroc
- Melilla (ville autonome espagnole sur la côte marocaine)
- la Tunisie
- les Canaries (communauté autonome d'Espagne)
- l'Égypte
- la Libye
- le Sahara occidental (territoire partiellement occupé par le Maroc)
- le Bénin
- le Burkina Faso
- le Cap-Vert
- la Côte d'Ivoire
- la Gambie
- le Ghana
- la Guinée
- la Guinée-Bissau
- le Liberia
- le Mali
- la Mauritanie
- le Niger
- le Nigeria
- le Sénégal
- la Sierra Leone
- le Togo
- le Cameroun
- la Centrafrique
- la République du Congo (Brazzaville)
- la République démocratique du Congo (Kinshasa)
- le Gabon
- la Guinée équatoriale
- São Tomé-et-Príncipe
- le Tchad
Afrique Orientale
- le Burundi
- les Comores
- le Kenya
- Mayotte (collectivité départementale à statut particulier de France)
- l'Ouganda
- le Rwanda
- les Seychelles
- le Soudan
- la Tanzanie
- la corne de l'Afrique
- Djibouti
- l'Érythrée
- l'Éthiopie
- la Somalie
- l'Afrique du Sud
- l'Angola
- le Botswana
- le Lesotho
- Madagascar
- le Malawi
- Maurice
- le Mozambique
- la Namibie
- la Réunion (région administrative et département français)
- le Swaziland
- la Zambie
- le Zimbabwe
La quète de l' autonomie politique
La Colonisation
- Colonialisme
La traite des noirs
- Esclavage, Traite des noirs
Les indépendances
Le néocolonialisme
- françafrique
La dette africaine
La place de l'Afrique dans les institutions internationales
Les projets africains
Géographie de l'Afrique
Article détaillé : géographie de l'Afrique
Histoire de l'Afrique
Article détaillé : Histoire de l'Afrique
Cultures et religions d'Afrique
- art africain, théâtre africain
- Langues africaines
Voir aussi
Liens internes
- Développement, maldéveloppement
- Diaspora africaine
Liens externes
- [http://www.ankhonline.com/nouvelle1.htm Histoire et civilisation africaines]
- [http://www.populationdata.net/afrique.html PopulationData.net]
- [http://www.afrology.com Espace de réflexion des intellectuels africains]
- [http://www.arts.uwa.edu.au/jmc/Mongobeti/ Peuples noirs - peuples africains]
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Afrique/ ODP - Afrique]
- [http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=11&code_art=8183 Je t’aime moi non plus : à propos des rapports entre la France et l’Afrique]
[http://www.inspiration-productions.com/afrique/francais/accueil_afrique.html Inspiration productions, producteur du documentaire Retour à Yélékéla, sur un village de brousse au Mali]
Livres
- René Dumont, L'Afrique noire est mal partie, (1962)
- René Dumont, Pour l'Afrique, j'accuse, (1986)
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- Gaston Kelman, Je suis noir et je n'aime pas le manioc
-
Catégorie:Géographie de l'Afrique
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PolygynieCatégorie:Relation humaine
Catégorie:Sexualité
La polygynie est pour un homme le fait d'avoir plusieurs épouses. Le mot polygamie est souvent employé à tort pour désigner la polygynie.
Aspects religieux
La polygynie est une pratique culturelle qui peut trouver sa justification dans certains cultes. Ainsi le Coran, livre saint de l'Islam, fait référence à la polygynie au troisième verset du quatrième sourate :
« Et si vous craignez de n'être pas justes envers les orphelins... Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d'injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille). »
Ce verset ne doit ni faire oublier que la norme du mariage dans la civilisation musulmane est la monogamie ni le fait que La polygynie est largement antérieure aux textes coraniques et n'a donc pas été instauré par l'Islam. Il n'incite nullement le croyant à devenir polygyne mais est plus souvent interprété comme une règle visant à réglementer cette pratique et éventuellement fournir une solution morale, pratique et humaine aux veuves et aux orphelins si l'on prend en compte la position de ce verset au sein du Coran. En effet ce verset traitant de la polygamie a été révélé après la guerre d’Ohod, dans laquelle des douzaines de musulmans furent tués, laissant derrière eux des veuves et des orphelins dans le besoin.
Articles connexes
- Polygamie
- Polyandrie
- Rapport entre les hommes et les femmes en islam
PolyandrieCatégorie:Relation humaine Catégorie:Sexualité
La polyandrie est pour une femme le fait d'avoir plusieurs époux.
Elle existe dans de rares sociétés matriarcales, autrefois chez les Guanches au îles Canaries, ainsi que dans des peuples minoritaires ou aux faibles effectifs (comme au Mali), afin qu'une femme ne reste pas sans enfant.
La disparité entre polygynie (relativement courante dans les sociétés humaines) et polyandrie (beaucoup plus rare) n'est pas bien expliquée par les sociologues.
Néanmoins, quelques pistes ont été proposées :
- le léger déséquilibre numérique entre hommes et femmes favorise la polygamie
- les sociétés matriarcales (qui semblent une exigence préliminaire de la polyandrie) sont rares parce que l'homme a une primauté liée à sa capacité primitive à protéger par la force.
- en termes de reproduction, à cause de la durée de la grossesse, une femme n'a guère besoin de plusieurs hommes simultanément et les organisations sociales favoriseraient ainsi pour les femmes plutôt le changement de partenaire sexuel que le cumul.
Voir aussi
- Polygamie
- Polygynie
Mariage homosexuelLe mariage homosexuel désigne le mariage entre deux personnes de même sexe : il s'agit en fait d'un mariage traditionnel ouvert aux couples de personnes de même sexe (implicitement homosexuelles, bien que mariage et sexualité soient distincts puisqu'il peut y avoir sexualité hors mariage comme absence de sexualité au sein du mariage). Et non d'un nouveau mariage, communautariste, réservé cette fois-ci aux seuls homosexuels, comme l'appellation utilisée pourrait le laisser penser.
À l'exception de quelques pays (cf. ci-dessous), les personnes de même sexe ne sont pas admises à se marier ensemble, même si, dans la plupart des autres, les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont légales (dans quatre-vingts États à travers le monde, entretenir des relations intimes avec une personne de même sexe reste interdit par la loi cf. [http://www.ldh-france.org/actu_derniereheure.cfm?idactu=1056 communiqué Ligue des droits de l'homme]).
homosexuel
Question connexe
Un autre sujet lié à la question du mariage engendre également polémiques et revendications : il s'agit de la question de la parentalité d'une part, et de l’adoption par des couples homosexuels d'autre part, celle-ci étant le plus souvent interdite (sachant que l'adoption par les célibataires est, en droit, autorisée dans certains pays).
Positions des partisans et des opposants
Etat des arguments des deux camps
Cet état de faits est vécu par beaucoup comme une interdiction et une discrimination. Au nom d’une notion d’égalité de droits indifférente de l’orientation sentimentale et sexuelle, ceux-ci demandent une égalité de traitement qui passe par une levée de l’interdit. Les arguments suivants sont avancés :
- Pour offrir à toute personne la possibilité de fonder une famille (de nombreuses constitutions à travers le monde prévoient ce droit fondamental),
- Pour permettre aux familles homoparentales déjà existantes (en union libre) de disposer d'un moyen de reconnaissance de leur famille en tant que telle,
- Pour banaliser l'homosexualité, diminuer le communautarisme outrancier et contribuer à faire disparaitre l’homophobie.
À l’inverse, les opposants au mariage homosexuel présentent plutôt le mariage comme une spécificité hétérosexuelle, où l’homme et la femme ne sont pas égaux (notamment par rapport à la maternité, et ses conséquences sur la vie du couple et la vie professionnelle des mariés), ce qui implique des aménagements par définition inutiles entre deux personnes de même sexe.
Les considérations religieuses sont très présentes dans les motifs d’opposition (rares étant les confessions qui admettent l’homosexualité ou qui ne sacralisent pas le mariage hétérosexuel).
La question de l’adoption par des homosexuels est également un élément du débat, distinct mais très lié. La grande majorité des opposants au mariage entre homosexuels sont également contre le droit à l'adoption des couples homosexuels. Ils avancent comme argument principal l'équilibre familial, puisque par définition l'enfant est le fruit de l'union de deux parents de sexe différent. La question est donc de savoir si un environnement éducatif composé de deux parents de même sexe ne nuit pas à l'enfant et à son développement. Des études commencent à fleurir, notamment aux USA, sur les nombreux cas d'enfants vivant sous la responsabilité de parents gays, notamment lorsque les deux parents sont des femmes ([http://www.france.qrd.org/assocs/apgl/docu.htm (1)]). Ces études sont encore à confirmer car trop récentes : il manque notamment une étude générale sur un nombre important d'enfants de cultures différentes, et avec le recul d'une génération entière. Cependant les premières études menées ne démontrent pas de différences significatives entre ces enfants et les autres, ce qui tendrait à rejeter l'hypothèse d'un effet négatif.
Enfin, une toute petite minorité considère que le mariage n’est pas ou n’est plus l’affaire de l’État, et que donc la question n’est pas d’étendre le bénéfice du mariage, mais plutôt de le supprimer en tant que procédure d’État. En faveur de cette opinion sont avancées des considérations religieuses (caractère religieux du mariage), philosophiques (non intervention de l’État dans les relations entre personnes), ou un argument pratique et social (le mariage était justifié par le soutien aux femmes avec enfants ; il ne l’est plus maintenant dans les pays où la question du mariage homosexuel peut être posée, car les femmes peuvent y travailler et bénéficier de l’aide sociale indépendamment de l'existence d’un mari).
Les unions intermédiaires : les unions civiles
De plus en plus, se développe une législation en faveur d'unions aménagées pour les homosexuels. Certains y voient une reconnaissance croissante des couples homosexuels et donc un pas en faveur du mariage. D'autres y voient une façon de faire plaisir aux deux camps : pour et contre. Les pour peuvent y trouver un exemple d'officialisation de la vie de couple homosexuelle. Les contre peuvent y voir les quasi-systèmatiques interdictions de l'adoption.
Ces unions civiles soulèvent donc énorménent de crainte et d'espoir... Un exemple facile à étudier est celui du PACS.
Le PACS : un combat politique en France
Le débat sur la création du PACS, en France a montré il y a quelques années les réticences, envers l'instauration du mariage homosexuel, d'une partie de la population française et de ses représentants. Le geste de Christine Boutin (UMP) brandissant la Bible en plein hémicycle à l'Assemblée nationale, pour montrer son opposition à la reconnaissance des couples homosexuels, est assez parlant et fait l'objet d'une controverse publique, la France étant un pays laïc. Au cours du débat de 1998, le PACS officialisant l'union entre deux personnes quelque soit leur sexe a failli passer aux oubliettes, ou être élargi au point de lui faire perdre son sens (par exemple : proposition que le PACS puisse être conclu entre frères et sœurs).
Mais depuis, le PACS est entré dans les mœurs, son principe est largement plébiscité par l'opinion, et il ne fait plus vraiment débat. Et selon un sondage IPSOS réalisé en mai 2004, 59 % des Français se déclaraient pour l'ouverture du mariage civil aux homosexuels, et 38 % contre. En 2000, ils n'étaient que 48 % à y être favorable. Il y a donc une évolution rapide des mentalités, et les experts s'accordent à dire que l'adoption du PACS y est pour beaucoup.
Mais, en juin 2004, l'affaire du mariage de Bègles a montré que les ultras de droite restent très réactifs sur ce sujet. Ils étaient plusieurs milliers (le Front National de la Jeunesse de Gironde y a participé en masse) à manifester leur désapprobation alors que seulement quelques centaines de personnes étaient venues soutenir les jeunes « mariés ». Quant à Christine Boutin, elle est maintenant une personne respectée au sein de l'UMP (même si on peut l'expliquer par d'autres combats politiques de cette députée : proposition d'améliorer les conditions de vie des détenus en prison, d'instaurer un revenu minimum à vie...).
Les mouvements politiques favorables au mariage des homosexuels
- Les Verts, écologistes de gauche français, dénoncent les discriminations dont sont victimes les homosexuels et se sont prononcés, lors de leur Conseil national interrégional de 2003, en faveur du mariage homosexuel.
: Transformant ces paroles en actes, le maire Vert de la commune française de Bègles, Noël Mamère, a marié deux hommes le 5 juin 2004, dans une perspective de désobéissance civile (s'appuyant sur le fait que le code civil ne réserve pas explicitement le mariage aux couples hétérosexuels). À cette occasion, la justice française a clairement affirmé que le mariage civil français était ouvert uniquement aux couples hétérosexuels (Cf. supra, polémique autour du code civil). De plus, le maire agit en matière de mariage pour le compte de l'état, comme un fonctionnaire : il a donc commis un abus de pouvoir et une désobéissance d'autant plus coupable qu'il avait été prévenu, et il a été puni comme tel, indépendamment de toute décision de justice (mais sous son contrôle a posteriori, quoique le risque ait été mince pour le ministre).
- Le Parti socialiste depuis le [http://www.lgbth.com/politique/dossiers/PS_04_2002.html 4 avril 2002], s'est également déclaré favorable à l'égalité des droits entre hétérosexuels et homosexuels sur les questions du mariage civil et de la reconnaissance de la filiation.
: Le Parti socialiste est allé un peu plus loin [http://www.lgbth.com/politique/dossiers/PS_05_2004.html mardi 11 mai 2004] dans sa réflexion en se déclarant favorable à l'ouverture du mariage civil ainsi qu'à l'adoption par des couples de même sexe. Auparavant, la position du Parti socialiste était très différente, voir [http://www.lgbth.com/politique/dossiers/partis_et_homoparentalite.html ici] et [http://www.lgbth.com/politique/positions/PS.html là]
- Le Parti communiste veut inscrire résolument le PACS dans l’égalité des droits en l'améliorant : reconnaître au PACS les mêmes droits que le mariage, supprimer tout délai ouvrant à la fiscalité commune, inscrire véritablement le PACS au cœur de la vie civile (et donc restaurer la signature du PACS à la Mairie et l’inscrire dans l’état civil), ouvrir l’accès immédiat à un titre de séjour et à la nationalité française aux contractant-e-s étranger-è-s.
: Il veut aussi ouvrir des nouveaux chantiers législatifs : reconnaître les familles homoparentales, ouvrir l’accès au mariage aux couples homosexuels au même titre que les couples hétérosexuels qui peuvent désormais choisir entre trois statuts (le concubinage, le PaCS et le mariage), ouvrir les procédures d’adoptions aux homosexuels et aux couples pacsés et concubins. [http://www.pcf.fr/?iddoc=778 PCF]
- D’autres hommes et femmes politiques ainsi qu’un ensemble de plus de 2.000 cosignataires (intellectuels, hommes politiques et artistes, principalement) d’un texte pour l’égalité des droits (dont celui des homosexuels à se marier et adopter comme toute autre personne) se sont aussi déclarés favorables à ces unions. Il faut en ce cas passer par la procédure normale, qui est le recours au Parlement.
Les mouvements politiques opposés au mariage des homosexuels
- L'UMP se déclare prête à discuter du problème, poussée par Gay Lib', mouvement associé à l'UMP. Jean-Luc Roméro, longtemps tête d'affiche des homos de l'UMP, a toutefois démissionné et créé son propre parti, « Aujourd’hui autrement », reprochant à l'UMP de ne pas évoluer suffisamment sur le sujet.
: Michelle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy ont régulièrement fait part de leur opposition, et Christine Boutin, présidente, au sein de l'UMP, du Forum des républicains sociaux, se bat dans ce sens.
: En revanche, Roselyne Bachelot soutient aujourd'hui le principe, tout comme d'autres proches des dirigeants de l'UMP (on cite régulièrement les noms de Claude Chirac et Cécilia Sarkozy).
- L'UDF n'est pas favorable au mariage des homosexuels essentiellement par hostilité à l'idée d'une adoption par un couple homosexuel.
- Le Front national y est hostile, même si Jean-Marie Le Pen a laissé un jour penser le contraire.
- Le MNR de Bruno Mégret a réaffirmé en 2004 son rejet total du PACS et du mariage homosexuel.
Quelques points en suspens
- Le mariage s’accompagne, par rapport au célibat, d’un certain nombre d’[http://www.bnpparibas.net/controller?type=fiche&identifiant=Comparez_mariage__PACS_et_concubinage__20021009172128 avantages], pour des raisons historiques et pratiques. Ces avantages sont consentis nécessairement au détriment des célibataires, des couples non mariés, et autres communautés non reconnues. Dans le cadre du débat, on justifie ce fait par les charges parentales supplémentaires auxquelles les couples sont souvent soumis à brève échéance, pour lesquelles l’État devrait moins les taxer ; cette explication étant historiquement, sinon complètement fausse, du moins exagérée (ce qui explique qu'on a toujours permis le mariage sans conditions de procréation). Quoiqu'il en soit, l’extension de ces avantages aux personnes ayant deux salaires et pas d’enfant peut justifier une légère adaptation de l’institution (par exemple pour ne faire bénéficier les couple mariés d'avantages que lorsqu'ils ont charge d'enfants). De même, il suffirait de permettre l'adoption par des couples homosexuels pour résoudre cette difficulté et justifier les avantages consentis pour charges de famille.
- En ce cas, il se peut que le mariage proprement dit soit considéré comme ne regardant plus l’État, seule la question des charges familiales étant examinée, indépendamment du statut des tuteurs. Telle est en tout cas la position suggérée par Bertrand Delanoë quand il estime n'avoir pas ressenti pour lui-même (pour lui-même seulement ?) le besoin d’avoir recours au PACS.
Géographie politique
En 2005, seuls quatre pays et un État américain reconnaissent officiellement ce type de mariage (Pays-Bas, Belgique, Espagne, Canada, Massachusetts). Mais plusieurs pays d'Europe du nord offrent une solution alternative ouvrant aux mêmes droits. Le 1er décembre 2005, la cour constitutionnelle sud-africaine a donné un an au parlement pour voter une loi autorisant le mariage homosexuel en Afrique du Sud.
Europe
La situation à l'échelle européenne est assez confuse. Certains pays ou groupements de pays s'engagent dans des voies de l'autorisation, d'autres sont dans des positions plus attentistes. Il n'y a pas longtemps, de nombreuses personnes affirmaient que nous assistions à la naissance d'un droit au mariage pour les homosexuels sur le plan européen. Mais cette idée est de plus en plus contredite par le réalité des faits.
Le mariage homosexuel semble avoir de plus en plus de difficultés à s'étendre. Et ce droit à été de nombreuses fois refusé par la Cour européenne des droits de l'homme. Celle-ci faisant prévaloir la liberté des Etats à s'organiser comme ils le désirent.
Malgré toutes ces réserves, on assiste de plus en plus à une reconnaissance par les tribunaux d'une vie de couple homosexuelle. Celle-ci permet d'éviter les conflits les plus difficiles résultant de la séparation des concubins par leur volonté ou par leur mort (droit d'indemnisation, séparation des biens achetés ensembles, reprise du bail,...).
Mariage homosexuel autorisé
Autorisé depuis le 1 avril 2001. L’adoption d’enfants de nationalité néerlandaise y est également possible. La filiation (reconnaissance de l’un des conjoints comme parent des enfants de l’autre), en revanche, n’est pas automatique. Toutefois une personne peut adopter les enfants de son conjoint.
Autorisé depuis le 30 janvier 2003. Mais la filiation (reconnaissance de l’un des conjoints comme parent des enfants de l’autre) et l’adoption n’y sont pas possibles. L'ouverture du mariage aux couples de même sexe fut votée par une coalition translinguistique socialiste-libérale-écologiste. Les libéraux et les sociaux-chrétiens n’acceptèrent toutefois de donner leur accord qu’à la condition que le texte n’inclut pas le droit à la filiation et à l’adoption. Ce droit refusé aux homosexuels fut à l’origine de l’avis négatif rendu par le Conseil d’État, qui considérait que le but premier du mariage était de servir de cadre à la procréation. Le gouvernement passa outre, jugeant, à l’instar de nombreuses associations, que si l’on ne refusait pas le droit au mariage aux personnes stériles ou ménopausées, il n’y avait pas lieu de le refuser aux homosexuels.
Sur un projet de loi du gouvernement socialiste, les députés espagnols ont voté le 30 juin 2005, par 187 voix pour et 147 contre ainsi que 4 abstentions, en faveur d'un projet de loi autorisant le mariage et l'adoption homosexuels. La loi entra en vigueur avec sa signature par le chef de l'État, le roi Juan Carlos, et sa publication dans le Bulletin official de l'État, le 2 juillet 2005; les mariages homosexuels sont permis depuis le 3 juillet.
L'Espagne deviendra ainsi le troisième pays en Europe et quatrième au monde, à approuver le mariage entre homosexuels et le premier à accepter l’adoption sans restriction. La loi modifie le Code civil pour introduire la phrase suivante : «Le mariage répondra aux mêmes conditions et aura les mêmes effets que les contractants soient du même sexe ou d'un sexe différent.».
Le 18 juin 2005, 166 000 personnes selon la police (1,5 million selon les organisateurs) manifestaient contre la loi autorisant le mariage homosexuel à Madrid. Cette manifestation a été initiée par le Forum espagnol de la famille (FEF). Des évêques espagnols et des représentants du Parti populaire (droite) ont participé au cortège. La communauté gays et lesbiennes a repliqué le 2 juillet avec une manifestation et fête de la Fierté, estimé à 100 000 par les autorités mais à environ 2 millions par les organisateurs. [http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-668312@51-641646,0.html (Le Monde)]
Le 5 décembre 2005, la loi sur le Civil Partnership entre en vigueur en Grande-Bretagne. Les droits et devoirs de ce partenariat civil sont quasiment identiques au mariage. L'église anglicane, première religion du pays, a refusé de bénir ces unions. Brighton, capitale gay du royaume britannique avec 40 000 homosexuels pour 161 000 habitants a souhaité symboliquement être la première ville à marier des partenaires du même sexe, le 21 décembre 2005. Parmi les célébrités, Elton John et son partenaire David Furnish ont déjà prévu de se marier en décembre 2005 ; George Michael devrait aussi épouser son compagnon Kenny Goss.
Pacte entre homosexuels
Le Danemark a été le second pays au monde à autoriser, le 1er octobre 1989, un « Partenariat enregistré » entre homosexuels. Il donne les mêmes droits que le mariage entre hétérosexuels, sauf à l'insémination et à l'adoption. La Norvège (1993), la Suède (1994), l'Islande (1996) et la Finlande (2001) ont suivi. L'adoption d'un enfant de l'autre partenaire (avec pour effet l'établissement d'une double filiation et l'autorité parentale conjointe) est actuellement autorisée au Danemark, en Islande, en Norvège et en Suède, cette dernière admettant en outre l'adoption conjointe. Dans les pays cités, la loi garantit aux couples homosexuels les mêmes droits juridiques et sociaux qu'aux couples hétérosexuels mariés. En janvier 2005, le Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen (libéral), s'est prononcé en faveur de l'union religieuse des homosexuels.
Depuis le 1er août 2001, un « partenariat de vie » pour les couples homosexuels (non ouvert aux couples hétérosexuels) a été instauré. Ainsi, deux homosexuels peuvent partager le même nom de famille (un d'eux pouvant aussi porter un double nom), le rapprochement familial peut avoir lieu dans le cas où l'un des partenaires est étranger. Les partenaires ont les mêmes droits que les couples mariés en matière d'obligations alimentaires, de régimes « matrimoniaux » d'héritage et généralement aussi en ce qui concerne la sécurité sociale, mais pas en matière fiscale (impôt sur les revenus, droits de succession). La résiliation du partenariat est soumise aux mêmes conditions que pour le divorce. Depuis le 1er janvier 2005, la loi autorise l'adoption d'un enfant de l'autre partenaire (avec pour effet l'établissement d'une double filiation et l'autorité parentale conjointe).
Depuis mars 2001, les homosexuels peuvent s'unir légalement en contractant un partenariat.
Le mariage homosexuel n'y est pas autorisé. Un [http://www.gouvernement.lu/dossiers/justice/partenariat/index.html partenariat], ouvert aux personnes de même sexe ou de sexe différent, a été instauré par la Loi du 9 juillet 2004, entrée en vigueur le 1er novembre 2004. Il offre aux partenaires des avantages en terme de fiscalité, de patrimoine et et de droit à la sécurité sociale.
Le mariage homosexuel n'y est pas autorisé. Il existe toutefois un PACS dans certains cantons suisses, tels Genève ou Neuchâtel. Ces reconnaissances ont poussé l'Assemblée fédérale a accepté une [http://www.admin.ch/ch/f/ff/2004/2935.pdf loi sur le partenariat enregistré au niveau fédéral] qui ne concerne que les couples de même sexe. Un référendum contre cette loi a été organisé, mais la loi a été approuvée par le peuple suisse le 5 juin 2005 avec 58% des suffrages. La Suisse devient donc le premier pays au monde où le peuple s'est directement exprimé pour une loi réglant les relations entre couples de même sexe.
Depuis 1997, les couples homosexuels sont reconnus en tant que concubins au même titre que les couples hétérosexuels.
Le mariage homosexuel n'est pas autorisé en France. Le débat, assez polémique, rend la situation assez évolutive.
= Le PACS : forme de sous-mariage homosexuel ? =
À défaut de mariage, il existe depuis décembre 1998 une alternative, le PACS (PActe Civil de Solidarité). Ce pacte n’est pas réservé aux homosexuels, c’est un contrat qui permet plus largement à deux personnes majeures (peu importe leur sexe) d’organiser leur vie commune, à condition qu’elles ne soient pas de la même famille ni déjà mariées par ailleurs. Il crée des droits et des obligations pour les deux personnes qui le contractent, en particulier une aide mutuelle et matérielle. Les différences entre le mariage et le PACS restent significatives, en particulier du fait que les pacsés ne disposent d'aucun droit concernant la filiation. Les enfants de l'un des pacsés ne peuvent être adoptés par son conjoint, créant ainsi des situations tragiques en cas de décès du seul parent légalement reconnu par la loi. Le PACS est ainsi souvent ressenti comme un sous-mariage.
Concernant les effets politiques du PACS : les uns y voient un facteur de blocage, permettant d’occulter la question de l'ouverture du mariage aux couples de même sexe et de laisser penser à la population que le PACS devait satisfaire la communauté homosexuelle, même si ce n’est pas le cas. Les autres y voient une étape vers la banalisation du mariage.
= Polémique autour du code civil =
Il y a encore peu, la justice n'avait statué que sur une affaire concernant le refus d'un maire de célébrer un mariage entre personnes du même sexe. La justice avait conclu à l'impossibilité de contraindre un maire à célébrer ce type d'union. Mais une affaire récente a été l'occasion d'une clarification.
Le Code civil ne fait pas référence au sexe des mariés dans son article 144 (dans le Titre V : Du mariage). Certains ont donc plaidé qu'il y avait là une ambiguïté suffisante pour permettre un mariage sans condition de sexe.
Cet argument n'a pas porté. Le premier mariage civil entre deux hommes célébré le 5 juin 2004 a été annulé le 27 juillet suivant par décision de justice, en statuant sur la question du sexe des mariés (et non pas seulement par référence à d'autres irrégularités) notamment en s'appuyant sur d'autres parties du code civil : En effet, le 5 alinéa de l’article 75 (titre II du même code civil : Des actes de l’état civil) précise que, lors de la cérémonie du mariage, l’officier de l’état civil « recevra de chaque partie, l’une après l’autre, la déclaration qu’elles veulent se prendre pour mari et femme ». Décision confirmée en appel le 19 avril 2005. Les « mariés » se sont donc pourvus en cassation et se déclarent prêts à aller jusqu'à la cour européenne des droits de l'homme.
Amérique
D'une façon générale, l'homosexualité est légalisée pratiquement partout en Amérique, même sans reconnaissance au moins des pactes civils (hormis au Venezuela et au Guyana).
Toutefois, les pactes civils sont légalisés dans certains états du Brésil ou de l'Argentine. Ils sont aussi légalisés dans les collectivités françaises d'outre-mer en Amérique (en Guyane française, en Martinique, en Guyane et à Saint-Pierre-et-Miquelon) selon la loi française relative au PACS qui accorde une reconnaissance civile et des droits à tous les couples non mariés quels que soit leur sexe. De même les pactes civils sont légalisés au Groënland selon la loi danoise.
De fait, le continent américain ne semble pour le moment concerné par la question du mariage homosexuel que dans deux pays d'Amérique du Nord : le Canada et les États-Unis. Le Canada a évolué en raison de son fonctionnement juridique et constitutionnel vers une reconnaissance totale du mariage homosexuel et de l'ensemble des droits et devoirs qui y sont attachés. De leur côté, les États-Unis voient un durcissement des positions en faveur de l'interdiction du mariage homosexuel en raison d'un intense lobbying, même si des tentatives ont eu lieu dans certains États, puis annulés par décision judiciaire.
Canada : Mariage autorisé
Article principal : Mariage homosexuel au Canada
La situation est évolutive, en raison de décisions judiciaires récentes.
La définition du mariage est une compétence fédérale, et la loi fédérale définissait le mariage comme l’union de deux personnes de sexe différent.
Avant l’adoption du projet de loi C-38, les cours d’appel de huit provinces et un territoire ont toutes jugé cette définition discriminatoire comme contraire à la Charte des droits et libertés du Canada, et donc de nul effet (selon le système en vigueur au Canada, la justice assure l’équivalent d’un contrôle constitutionnel sur les lois).
Depuis ces décisions, les mariages homosexuels étaient permis dans ces provinces et territoires :
Charte des droits et libertés du Canada
- l’Ontario depuis le 10 juin 2003,
- la Colombie-Britannique depuis le 8 juillet 2003,
- le Québec depuis le 18 mars 2004,
- le territoire du Yukon depuis le 14 juillet 2004,
- le Manitoba depuis le 16 septembre 2004,
- la Nouvelle-Écosse depuis le 24 septembre 2004,
- la Saskatchewan depuis le 5 novembre 2004,
- Terre-Neuve-et-Labrador depuis le 21 décembre 2004,
- le Nouveau-Brunswick depuis le 23 juin 2005.
Ce dernier jugement, avec 9 provinces et territoires sur 13, rendait inconstitutionnelle l'ancienne disposition du code fédéral et il était devenu impératif de redéfinir le mariage afin de le relégaliser constitutionnellement. Aussitôt, le gouvernement fédéral a déposé le projet de loi C-38, intitulé Loi sur le mariage civil, visant à légaliser le mariage entre conjoints de même sexe sur l'ensemble du territoire canadien, en supprimant la restriction de sexe.
Ce projet de loi a été adopté (par 158 votes contre 133) par la Chambre des communes le 28 juin 2005, il a été approuvé par le Sénat (par 47 voix contre 21) le 19 juillet 2005 et a reçu le lendemain la sanction royale. Ainsi, ce 20 juillet 2005, la loi est définitivement adoptée et le Canada devient le quatrième pays dans le monde à autoriser partout sur son territoire les mariages de conjoints de même sexe, et le premier en Amérique.
Seul l'État du Massachusetts autorise le mariage homosexuel. On peut donc y voir une extension très limitée du mariage homosexuel. De plus, pour des questions de politique intérieure, on assiste plutôt à un durcissement des positions contre au niveau national.
En effet, si suite à une décision de la Cour suprême de l’État du Massachusetts, le mariage entre conjoints de même sexe est reconnu légalement dans cet État, à l'inverse, plusieurs États ont voté des amendements à leur Constitution afin d’interdire toute loi reconnaissant les mariages homosexuels.
Durant l'année 2004, nombre de comtés et de municipalités (dont San Francisco avec l'action du maire Gavin Newsom et Portland) ont entrepris de solenniser des mariages homosexuels contre le gré des gouvernements de leurs États. Les résultats légaux ont varié, mais la plupart de ces actions ont été annulées par décisions judiciaires ultérieures.
Le mariage gay se classe néanmoins parmi les sujets les plus sensibles sur le plan politique des États-Unis. De nombreux hommes politiques prônent un amendement constitutionnel fédéral (unique au monde) qui bannirait pour toujours les mariages gays. Beaucoup d’autres, qui ne soutiennent pas le mariage gay, estiment qu’un pareil amendement est inacceptable.
Seul pays africain à inclure dans sa constitution (1994) toute interdiction de discrimination vis-à-vis de l'orientation sexuelle, la cour constitutionnelle sud-africaine a donné fin 2005 un an au Parlement pour approuver une loi autorisant le mariage homosexuel. Après ce délai, même en absence de nouvelle loi, les mariages homosexuels devront être dûment enregistrés.
Plus libéral que la Chine, Taïwan a aussi introduit un projet de loi des droits humains ayant pour effet la légalisation des mariages des conjoints de même sexe.
Pour aller plus loin
Articles connexes
- Homophobie
- Homosexualité
- Mariage
- Adoption
- Egan c. Canada
- [http://www.senat.fr/lc/lc134/lc1340.html Étude de législation comparée n° 134, juin 2004 - Le mariage homosexuel]
- [http://www.lgbth.com/droits/index.html Droit comparé des législations européennes sur les questions d'homosexualité]
- [http://www.sisyphe.org/article.php3?id_article=1050 Article de Sysyphe.org sur le mariage et les droits des homosexuels et le livre « Débander la théorie queer » de Sheila Jeffreys]
Catégorie:Homosexualité
Catégorie:Famille
Catégorie:Droit civil
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ko:동성 결혼
Pays-Bas
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| Capitales || Amsterdam, La Haye¹
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| Reine Ministre-président
| Beatrix Jan Peter Balkenende
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Canada
Le Canada est le pays le plus septentrional de l'Amérique du Nord. Il borde les États-Unis au sud (avec la frontière non défendue la plus longue du monde) et au nord-ouest (État de l'Alaska). Le pays s'étend de l'océan Atlantique à l'est jusqu'à l'océan Pacifique à l'ouest et au pôle Nord. L'île du Groenland est au nord-est des îles polaires du Canada, alors que la possession française de Saint-Pierre-et-Miquelon se trouve au large de la côte est.
Le Canada est le deuxième pays en superficie au monde, mais la population est peu dense sauf en des points précis. Moderne et technologiquement avancé, il est autosuffisant quant à l'énergie et figure parmi les rares pays développés dont l'économie est fortement basée sur les ressources naturelles, extrêmement abondantes sur et dans son sol.
Le Canada est membre du Commonwealth, de la Francophonie, de l'OTAN, l'ONU, du G8, de l'ALENA et de l'APEC.
Histoire
Article détaillé : Histoire du Canada
Le Canada, habité par les peuples autochtones (les Amérindiens, par exemple les Dénés et les Inuits) depuis environ 10 000 ans, a été exploré pour la première fois par des Européens vers l'an 1000, quand les Vikings s'y sont installés brièvement, près de Terre-Neuve. Des expéditions et des installations plus permanentes sont survenues durant le et le , avec les premiers colons français.
Après la guerre de Sept Ans, la France échangea la Nouvelle-France aux Britanniques pour la Guadeloupe. Après la révolution américaine, plusieurs loyalistes se sont installés au Canada. Les colons français et anglais co-existaient.
Plus tard, trois colonies britanniques, la Province du Canada, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse s'unirent sous l'appelation « Dominion du Canada » le 1 juillet 1867 (aujourd'hui fêté comme fête du Canada). La Province du Canada se divisa en deux provinces, le Québec et l'Ontario, selon les anciennes frontières du Bas-Canada et du Haut-Canada. L'indépendance législative arriva en 1931 lors du Statut de Westminster et judiciaire en 1949 lors de l'abolition des appels civils devant le Comité judiciaire du Conseil privé.
C'est en 1982 que le Canada, sous Pierre-Elliott Trudeau, a fondé la constitution canadienne (c'est-à-dire obtenu le pouvoir d'y apporter des modifications sans l'autorisation du Royaume-Uni) contre le gré du gouvernement de la province de Québec qui y perdait des acquis, surtout au niveau linguistique.
À cette occasion, le Gouvernement canadien a volontairement choisi de maintenir la présence monarchique. À cette nouvelle constitution, s'y rattache la Charte canadienne des droits et libertés qui imposera par la suite plusieurs correctifs au niveau des lois fédérales et provinciales tel que décidé par la Cour suprême. Lors de cet évènement, le gouvernement de l'époque y a intégré une formule constitutionnelle rendant impossible la création d'un amendement constitutionnel sans l'accord de la chambre fédérale, du Sénat, d'au moins sept parlements de provinces sur dix et de 50 % de la population de chaque province. Au vu de la diversité culturelle du Canada, il s'avèrera impossible pour un groupe d'y voir inclus des statuts ou des droits distincts si ce n'est pas la volonté première du groupe majoritaire ou si ces droits ne sont pas déjà inclus dans la constitution. L'échec de l'accord du lac Meech en 1987-1990 en est un bel exemple.
Dans la seconde partie du , le gouvernement de la province francophone du Québec a réclamé la souveraineté, mais les deux référendums organisés à cet effet en 1980 et 1995 ont échoué avec des taux de rejet respectifs de 59,56 % et 50,6 %.
Le nom Canada vient d'une langue iroquoienne (prononcé kanata), signifiant village.
Politique
Article détaillé : Politique du Canada
Le Canada est une monarchie constitutionnelle dont le chef d'État est le monarque du Royaume-Uni, actuellement la reine Élisabeth . Voir Monarchie canadienne. Le représentant de la reine au Canada est le gouverneur général, qui signe les lois et accomplit d'autres fonctions officielles. La Reine et son représentant sont plutôt des figures d'apparat et le peu de pouvoir qu'elle détient est réservé aux moments de crise ou aux amendements constitutionnels.
Le gouverneur général est nommé par le monarque sur consultation du premier ministre du Canada, le chef du parti occupant le plus grand nombre de sièges dans la Chambre des communes. Le premier ministre détient effectivement un pouvoir considérable, notamment de nomination. Le pouvoir législatif du gouvernement est confié au Parlement, bicaméral, divisé en fait en trois branches : les représentants de la monarchie nommés par le monarque en accord avec le gouvernement canadien, la Chambre des communes où siègent les représentants élus de la population de chaque province ou territoire, et le Sénat élu représentant l'unité canadienne. L'opposition officielle a des droits spécifiques.
- Liste des premiers ministres du Canada
- Liste des chefs d'État du Canada
- Liste des gouverneurs du Canada
- Liste des vice-premiers ministres du Canada
- Liste des ministères du Canada
Emblèmes
Le 24 mars 1975, le Canada a choisi le castor (Castor canadensis) comme étant l'emblème officiel du Canada.
Mais c'est le 25 avril 1996 que le Canada officialise l'érable comme étant son emblème arboricole officiel.
Langues officielles
Les deux langues officielles sont le français et l'anglais ; le français est majoritairement parlé au Québec (80 %) et en est l'unique langue officielle au niveau politique provincial. Le tiers de la population du Nouveau-Brunswick l'est également (voir Acadiens) -- le Nouveau-Brunswick est d'ailleurs la seule province officiellement bilingue. On retrouve beaucoup de francophones dans l'est et le nord de l'Ontario (10 % de la population) et dans le sud du Manitoba. La [http://lois.justice.gc.ca/fr/O-3.01/57192.html Loi sur les langues officielles] prévoit que « Le gouvernement fédéral s'engage à favoriser l'épanouissement des minorités francophones et anglophones du Canada et à appuyer leur développement, ainsi qu'à promouvoir la pleine reconnaissance et l'usage du français et de l'anglais dans la société canadienne. ». Globalement, le français est parlé, comme langue maternelle, par le quart des Canadiens.
Le nombre de Canadiens bilingues (français-anglais) est de quelque 4,8 millions, une proportion de 17 % de la population. Au Québec, le taux de bilinguisme était de 38 % et celui du Nouveau-Brunswick de 33 % en 1996. Ces pourcentages sont en augmentation constante.[http://atlas.gc.ca/site/francais/maps/peopleandsociety/lang/officiallanguages/englishfrenchbilingualism/1 1]
Provinces et territoires
Article détaillé : Provinces et territoires du Canada
Le Canada se compose de dix provinces (certaines très petites comme l'Île-du-Prince-Édouard) et trois territoires. Les provinces sont majoritairement autonomes par rapport au gouvernement fédéral, davantage que les territoires, bien que tous les treize aient leurs propres législatures unicamérales.
Géographie
Provinces et territoires du Canada
Article détaillé : Géographie du Canada
Le Canada occidental est montagneux, alors que de vastes parties du Canada central sont recouvertes de plaines et de prairies. L'Ouest consiste principalement en collines sur les deux versants des montagnes Rocheuses. Plusieurs lacs importants sont répartis à travers le pays, y compris les Grands Lacs, qui se trouvent sur la frontière canado-américaine. La baie d'Hudson s'enfonce profondément dans le pays.
Comme l'essentiel du nord du pays est composé de toundra et de forêts boréales avec un climat polaire, les villes principales se situent au sud, avec les concentrations les plus grandes vers l'est, foyer historique de colonisation. Les villes les plus grandes sont, d'est en ouest, Québec, Montréal, Toronto, Ottawa (la capitale), Edmonton, Calgary et Vancouver qui sont le siège de nombreuses sociétés.
Frontières terrestres
- 8 893 km avec les États-Unis (dont 2 477 km avec l'Alaska)
Économie
Article détaillé : Économie du Canada
Le Canada dispose d'une économie riche, industrialisée et de haute technologie. Depuis la Seconde Guerre mondiale, la croissance impressionnante des secteurs manufacturiers, miniers et des services a transformé la nation en la faisant passer d'une économie principalement rurale à une économie surtout industrielle et urbaine.
Le Canada fait partie de l'Asia Pacific Economic Cooperation (APEC), l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), et l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Démographie
Article détaillé : Démographie du Canada
Démographie du Canada
Il est à noter que le taux de natalité au Canada, comme la plupart des pays occidentaux, demeure très bas depuis la fin du Baby-boom de 1945-1965. Le Canada a choisi de compenser cet effet en ayant recourt à une "immigration contrôlée".
Culture
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
|-
|
| Jour de l'An
| Le premier jour de la nouvelle année
|-
| Vendredi précédant le dimanche de Pâques
| Vendredi saint
| Commémoration de la crucifixion de Jésus-Christ
|-----
| Lundi suivant le dimanche de Pâques
| Lundi de Pâques
| Lendemain de la résurrection de Jésus-Christ
|-
| Lundi précédant le 25 mai
| Journée nationale des Patriotes (au Québec); Fête de la Reine (ailleurs au Canada)
| Commémoration de la Révolte des Patriotes (au Québec); Anniversaire de la reine Victoria et observation officielle de l'anniversaire de la reine Élisabeth II (ailleurs au Canada)
|-----
| 24 juin || Fête nationale du Québec; Fête nationale des Canadiens(-français) || Anciennement Fête de la Saint-Jean
|-
|
| Fête du Canada
| Entrée en vigueur de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique
|-----
| Premier lundi du mois d'août || Fête civile || Fête nationale de l'Ontario
|-
| Premier lundi de septembre || Fête du travail || Équivalent nord-américain à la Fête des Travailleurs célébrée le ailleurs dans le monde
|-----
| Deuxième lundi d'octobre
| Action de grâces
| Jour de grâces au Dieu tout-puissant des bienfaits dont jouissent les peuples du Canada
|-
| 11 novembre
| Jour du Souvenir
| Anniversaire de l'Armistice de 1918
|-----
| 25 décembre
| Noël
| Naissance de Jésus-Christ
|-
| 26 décembre || Lendemain de Noël || Fête traditionnelle britannique (Boxing Day)
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30 juin
Le 30 juin est le 181 jour de l'année (182 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1422 : bataille d'Arbedo entre les troupes du duc de Milan et les cantons suisses; victoire des Milanais qui récupèrent ainsi les possessions helvétiques au sud des Alpes.
- 1520 : Les Espagnols sont chassés par les Aztèques de Tenochtitlan (l'actuelle Mexico) durant une nuit qui sera appelée Noche triste.
- 1673 : Louis XIV et Vauban prennent Maastricht
- 1859 : Charles Blondin traverse les chutes du Niagara sur un câble tendu entre les deux rives.
- 1908 : La météorite qui s'écrase sur Tunguska produit une explosion de 20 mégatonnes (l'équivalent de la bombe d'Hiroshima) et détruit 2000 km² de forêts près du lac Baïkal en Sibérie.
- 1927 : élection d'Émile Mâle (1862-1954) à l'Académie française
- 1934 : « nuit des Longs Couteaux », Adolf Hitler lance les SS de Himmler contre les SA de Röhm.
- 1960 : Baudouin Ier de Belgique, le président congolais Joseph Kasavubu et son Premier ministre Patrice Lumumba célèbrent l'indépendance du Congo à Léopoldville (l'actuelle Kinshasa.
- 1962 : Modibo Keïta retire de facto le Mali de la zone franc en créant le franc malien.
- 1963 : Couronnement du pape Paul VI.
- 1968 : en France, événements de Mai 1968, la droite enlève 358 des 485 sièges de l'Assemblée nationale
- 1970 : l'Assemblée nationale française vote la première loi antidrogue
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