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Montagne Pelée
La montagne Pelée, volcan de l'île de la Martinique, doit son nom à l'aspect désolé de ses flancs couverts de cendres suite à une éruption qui eut lieu peu de temps avant l'arrivée des premiers colons vers 1635.
Dominant le nord de l'île de sa masse imposante qui culmine à 1 397 mètres, elle fait partie des neuf volcans actifs de l'arc des petites Antilles.
Les activités volcaniques et sismiques importantes des petites Antilles résultent de la subduction des plaques océaniques atlantique et pacifique qui enserrent la plaque caraïbe.
Le dynamisme volcanique péléen se caractérise par des éruptions rares mais violentes : l'andésite contenue dans les profondeurs du volcan est une lave à forte teneur en silice, très visqueuse.
Cette lave, presque solide, forme un dôme en couvercle dans la bouche éruptive et lorsque la pression ne peut plus être contenue, l'éjection brutale des gaz détruit le couvercle et provoque des nuées ardentes : un nuage de gaz sous pression, de cendres brûlantes et de blocs de lave, déferle sur les pentes du volcan.
L'éruption du 8 mai 1902 détruisit complètement la ville de Saint-Pierre faisant environ 30 000 morts. Il y eut un seul survivant, un prisonnier enfermé dans son cachot situé sous terre.
Saint-Pierre
Catégorie:Volcan de Martinique
VolcanLe mot volcan trouve son étymologie dans le nom du dieu romain du feu Vulcain (Héphaïstos en grec ancien).
C'est un relief, résultant de coulées de lave issues du magma et de l'accumulation de roches et de cendres (ejecta) formant souvent un cône (forme).
Un volcan est formé de trois parties :
# Le réservoir de magma, situé en profondeur ;
# Une ou plusieurs cheminées faisant communiquer le réservoir et la surface ;
# La montagne volcanique située à la surface, celle-ci pouvant être de formes diverses.
Le volcanisme est l'ensemble des phénomènes qui accompagnent les remontées de magma dans un volcan. La volcanologie est l'étude de ses phénomènes et un volcanologue est le chercheur qui les étudie, afin, entre autres, d'en prévoir les épisodes et les effets souvent dévastateurs.
- Voir l'article détaillé Volcanologie, pour les types d'éruption et les phénomènes volcaniques (coulée de lave, nuée ardente, lahar ...)
Volcanologie
Classification
Les éruptions volcaniques se classent en familles, en fonction des différentes manières dont sont émises les laves (coulées, explosions faibles ou fortes, panache de cendres ou non, etc.). Autrefois, alors que la volcanologie n'en était qu'à ses débuts, on utilisait une typologie basée sur l'étude de quelques volcans. L'observation plus approfondie d'un plus grand nombre de volcans montre une classification plus complexe (voir le paragraphe "Nouveaux critères de classement").
Ancienne classification
Volcanologie
Elle est basée sur l'observation d'un petit nombre de volcans et déterminée par les produits expulsés par le cratère :
- les éruptions vulcaniennes
Les laves émises sont assez visqueuses, ce qui favorise les manifestations explosives. Celles-ci sont brèves et forment des panaches de cendres d'ampleur généralement modérée. L'archétype est l'éruption de 1888-1890 du Vulcano, situé en Italie, dans les îles Éoliennes.
- les éruptions stromboliennes
Leurs caractéristiques sont intermédiaires entre éruptions « hawaiienne » et « vulcanienne ». Elles se manifestent par des explosions plus ou moins importantes projetant de grandes quantité de bombes. Cette activité explosive peut s'accompagner de coulées de lave. L'archétype est l'activité du Stromboli, situé sur l'île du même nom au large de la Sicile
- les éruptions péléennes
Cette catégorie tire son nom de l'éruption de 1902-1904 de la Montagne Pelée, célèbre volcan de la Martinique qui fit presque 30 000 morts en 1902. Cette activité se marque par la formation d'un dôme pulvérisé par une très puissante explosion latérale, suivie de coulées pyroclastiques (ce qu'on appelle aussi une « nuée ardente »).
- les éruptions pliniennes
Ces éruptions tirent leur nom de celle du Vésuve en août 79 et dont Pline le Jeune fit la description. Généralement précédées d'explosions des nappes d'eau souterraine (éruptions phréatiques), les éruptions pliniennes se caractérisent par de violentes explosions à cratère ouvert projetant un panache de cendres et de ponces à haute altitude (de 10 à 20 km en général). Après quelques temps, ce panache s'effondre sous son propre poids, générant des coulées dévalant à très grande vitesse les flancs du volcan, en particulier dans le lit des rivières. Le pouvoir destructeur de telles éruptions est souvent supérieur à celui des éruptions péléennes en raison du volume de matériaux rocheux émis et de la violence des explosions.
- les éruptions hawaiiennes
Il s'agit d'éruptions effusives, continues et caractérisées par des coulées de lave fluides.
- On parle aussi d'éruption cataclysmique dans les cas les plus destructeurs, comme pour l'éruption qui détruisit Pompéi ou Saint-Pierre en Martinique.
Nouveaux critères de classement
Pompéi
On peut classer les volcans selon le principe de dichotomie et croiser une multitude de critères afin d'obtenir une description plus fidèle à la réalité. On peut ainsi retenir plusieurs facteurs pour catégoriser un même volcan :
- Selon sa genèse : deux situations courantes :
- un rift subocéanique donne un volcanisme généralement effusif : sur les planchers océaniques (Atlantique par exemple), les volcans sous-marins produisent une grande quantité de basalte et sont à l'origine du phénomène d'accrétion.
- le volcanisme des arcs tectoniques est plutôt explosif : Montagne Pelée aux Petites Antilles, archipels de l'Océan Pacifique.
- certains volcans échappent à ces localisations sur les limites de plaques : il s'agit des points chauds (dont le plus célèbre est celui d'Hawaii) ou encore le volcanisme intracontinental (plateau du Dekkan en Inde, Tibesti en Afrique).
Afrique]
- Selon son type d'activité :
- Volcan éteint / actif : on distingue les volcans actifs, qui se manifestent, ou se sont manifestés à une époque historique, par des éruptions, et les volcans éteints (comme la chaîne des Puys en Auvergne, ou le volcan d'Agde), en sommeil depuis les temps géologiques. On considère que le volcan est éteint si sa dernière éruption remonte à plus de 50 000 ans. Il est soumis à l'érosion.
- Pour les volcans actifs, on analyse son activité dans le temps présent : il peut être en sommeil ou bien en activité. Cette activité peut être permanente ou très irrégulière.
- Selon la nature du magma, on pourra observer un volcanisme basique ou acide.
- Selon la situation du volcan, on trouvera une volcanisme océanique ou continental
- Selon la nature de son activité, le volcan peut être effusif ou explosif.
- Selon la forme et la pente du volcan, qui dépendent elles-mêmes de l'histoire du volcan, des matériaux émis et du milieu naturel :
- les cumulo-volcans ont une pente forte et ressemblent à des dômes.
- les volcans-boucliers ont pente faible : le magma très fluide se déverse dans toutes les directions. Les éruptions sont effusives. Exemples : Hawaii et Islande.
- les strato-volcans ont une pente modérée avec une architecture plus complexe, essentiellement construite par des scories.
- Selon le conduit de l'édifice volcanique :
- les volcans centraux n'ont qu'un seul conduit.
- les volcans linéaires ou fissuraux ont une fracture en guise de conduit, situation que l'on trouve dans les régions de rift.
- Selon la fréquence des éruptions :
- les volcans monogéniques ont une éruption unique.
- les volcans polygéniques ont connu plusieurs éruptions qui font un entassement, une superposition. Les stratovolcans, résultent de l'empilement des épanchements de laves successifs.
- Volcanisme tholéitique / volcanisme alcalin
Ainsi, selon ces critères, on dira que :
- Le volcan Etna (Sicile, Italie) est un stratovolcan en activité permamente (émission quasi continue de gaz), d'origine océanique et d'activité plutôt effusive. Il a plusieurs cratères (volcan polygénique)
- Le volcan du Mont Saint Helens (États-Unis, dans l'état de Washington) a longtemps été en sommeil, mais son activité explosive a repris en 1980.
Géomorphologie des régions volcaniques
Pour les différents aspects de la lave (pillow-lava, tunnel de lave, lave en dalles...), voir cet article.
L'activité volcanique produit des roches magmatiques (aussi qualifiées d'ignées ou d'éruptives) formées par la solidification de magmas, dont :
- les roches plutoniques qui se sont refroidies lentement dans la chambre magmatique. Elles affleurent à la surface après un long processus d'érosion ;
- les roches volcaniques, refroidies brutalement en surfaces après une éruption volcanique.
L'édifice volcanique
roches volcaniques]
Sa forme dépend de son histoire, de la nature de la lave et des éruptions, de l'érosion, du milieu naturel : ainsi le volcanisme sous-marin ne donne presque jamais de cône ...
- Cratère
- Guyot
- Les flancs du volcan lui donnent un aspect plus ou moins conique. On y trouve :
- Des roches volcaniques : basalte, obsidienne, pyroclastites (appelée encore tephra ou ejecta). On classe les pyroclastites en trois catégories, en fonction de leur taille :
- les cendres mesurent moins de 2 mm
- les lapilli sont des fragments de roche de plus de 2 mm à quelques centimètres
- les blocs (de forme anguleuse) et les bombes (de forme globuleuse) sont plus gros (supérieur à 64mm)
On distingue aussi les ponces (qui comportent de nombreuses vacuoles) et les scories moins légères et plus rudes au toucher.
Formes et types de relief créés par l'activité volcanique
- Les plateaux basaltiques : Trapps du Deccan en Inde, Plateau de la Columbia aux États-Unis.
- Les plateaux d'ignimbrites sont de vastes étendues recouvertes par les dépôts successifs de nuées ardentes débordantes à magma très acide.
- Le tuf est une roche composée de matériaux mêlés aux pyroclastites qui se cimentent sous l’action de l’eau. En fonction des ejecta accumulés, on distingue le tuf de cendres, le tuf ponceux, le tuf chaotique (blocs et cendres).
- dyke et sill
Formes de relief volcanique érodé
sill
L'érosion est plus ou moins forte selon le milieu naturel ; elle dépend de plusieurs facteurs qui peuvent se combiner:
- gravité (pentes du volcan)
- précipitations
- vents
- températures
- action de la végétation
- action de l'eau (fleuve, glacier, mer)
L'activité volcanique produit elle-même des forces érosives : les coulées de lave modifient sans cesse le paysage, les explosions peuvent agrandir le cratère et le transformer en caldera.
érosion
- Caldera : immense cratère effondré sur lui-même.
- Les dykes, composés de roches dures, peuvent résister longtemps à l'érosion.
- Les necks sont des pitons mis en évidence par l'érosion.
- Les planèzes (mot auvergnat).
- Les mesas sont des plateaux d'origine volcanique, disséqués par l'érosion.
- Horst volcano-tectonique
Phénomènes paravolcaniques
Horst]
- Voir l'article détaillé "volcanisme".
- Voir aussi :
- Geyser
- mofettes
- fumerolles
- solfarates
- sources chaudes
Les risques liés au volcanisme
Risques pour les Hommes et leurs activités
- coulées de lave : elles détruisent tout sur leur passage.
- projection de tephra (ejecta)
- nuées ardentes : avalanches sèches de blocs très dangereuses : celle de la Montagne Pelée en Martinique a fait près de 30 000 morts et a parcouru les pentes du volcan à 600 Km/heure.
- gaz : les touristes imprudents s'exposent au risque d'asphyxie
- coulée boueuse ou lahar : lors de l'éruption du Mont Saint Helens, le 18 mai 1980, les coulées de boue submergèrent et détruisirent des dizaines de milliers d'hectares de forêts, emportant d'énormes troncs d'arbres et des rochers qui détruisirent toutes les infrastructures routières. L'ancienne vallée de la rivière Columbia fut comblée par 150 m de dépôts.
- glissement de terrain
- tsunami : l'éruption du Krakatoa en Indonésie (27 août 1883) engendra un raz-de-marée dont la vague fut perceptible jusqu'en Europe.
Prévention des risques
- Voir l'article détaillé Vulcanologie
- L'observation permet de prévoir une éruption plus facilement qu'un séisme. Elle permet d'engager l'évacuation de la zone menacée.
- Tentative de détournement de la lave : Etna.
Atouts liés au volcanisme
Vulcanologie
- Les dépôts de cendres rendent les sols fertiles : les agriculteurs l'ont bien compris depuis l'Antiquité.
- Les produits volcaniques sont utilisés comme matériaux de construction : la cathédrale de Clermont-Ferrand est édifiée grâce à la pierre volcanique.
- Les activités paravolcaniques sont aussi exploitées par les Hommes : l'énergie géothermique est utilisée en Islande et aux États-Unis ; les geysers du parc du Yellowstone attirent des milliers de touristes. Les sources d'eau chaude permettent le développement du thermalisme (Japon, Islande etc.).
Quelques volcans célèbres
thermalisme
La plupart des volcans se concentrent sur la ceinture de feu du Pacifique. L'Islande compte plus de 200 volcans (voir l'article détaillé Volcans d'Islande).
Dans le système solaire
En dehors de la Terre, on ne connaît à ce jour qu'un seul corps céleste où ont été observés des volcans en activité : Io, un satellite naturel de Jupiter. Cependant, le volcanisme d'Io est différent de celui de la Terre : il est dû à l'intensité des forces de marée qu'exerce sur lui Jupiter (la plus grosse planète du système solaire).
Sur Triton, la lune de Neptune, la sonde Voyager 2 a toutefois observé des éjections de matériaux (azote liquide, méthane, poussières) à des altitudes qui pouvaient atteindre 8 km et qui sont peut-être assimilables à des volcans.
La planète Mars accueille un volcan éteint mais gigantesque : Olympus Mons avec ses 27 km de haut est ainsi la plus haute montagne du système solaire.
Toutefois, l'observation de coulées récentes (en termes géologiques 30 millions d'années) sur les flancs d'Olympus Mons ainsi que le taux un peu trop élevé de méthane dans l'atmosphère martienne suggèrent une activité possible. Sur Mars on trouve aussi : Arsia Mons, Pavonis Mons, Ascraeus Mons, Elysium Mons, Albor Tholus, Hecates Tholus etc.
La planète Vénus est également candidate à la présence de volcans extra-terrestres actifs, mais les observations restent difficiles. On sait seulement -- depuis les observations radar de la sonde Magellan -- que les cônes volcaniques y sont très nombreux (plus de 7000) et l'activité tectonique y est encore sensible (rides et failles en sont les témoins).
Volcans et médias
Les médias s'intéressent souvent aux volcans. Les catastrophes qu'ils provoquent ou l'aspect spectaculaire de leur éruption sont souvent l'objet de reportages d'information ou de vulgarisation.
- Supervolcan (supervolcano en anglais). Ce terme, impropre en vulcanologie, a été employé pour la première fois en 2004 dans un documentaire de la BBC et de Discovery Channel pour décrire des éruptions catastrophiques à une échelle continentale ou mondiale, pouvant entrainer des disparitions d'espèces ou un changement climatique. Ces éruptions sont classés 8 sur l'Indice d'Explosivité Volcanique ou VEI, les plus récentes sont celle du Lac Toba en Indonésie il y a 70 000 ans et celle de Yellowstone, il y a environ 640 000 ans.
Voir aussi
- Volcanologie
- Volcanisme
- Magma
- Cratère
- Lave
- Indice d'Explosivité Volcanique
- Supervolcan
Bibliographie
- Jacques-Marie Bardintzeff, Les Volcans, Minerva, 2004, ISBN 2830707559
- Bernhard Edmaier, Volcans, Fernand Nathan, 2004, ISBN 2092610996
- Jacques Kornprobst, Christine Laverne, Les Volcans, comment ça marche ?, Editions du BRGM, 2002, ISBN 2847030174
- Maurice Krafft, Les feux de la terre : Histoires de volcans, Découvertes Gallimard, 2003, ISBN 2070429008
- Patrick de Wever, Le volcanisme : Cause de mort et source de vie, Vuibert, 2003, ISBN 2711752933
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catégorie:protection et sécurité civiles
Catégorie:Géomorphologie
Catégorie:volcanologie
ja:火山
ms:Gunung berapi
simple:Volcano
th:ภูเขาไฟ
Martinique
La Martinique (972) est une île de l'archipel des Antilles, située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des côtes de l'Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.
Préhistoire
Article détaillé : Préhistoire de la Martinique
Les premiers peuplements de la Martinique
Le peuplement humain de la Martinique est relativement récent. Les premiers peuplements amérindiens sont archéologiquement attestés aux alentours de l'an 0 de l'ère chrétienne. Aucune donnée fiable ne permet pour l'instant de faire remonter à une période plus ancienne le peuplement de la Martinique.
Les premiers habitants se rattachent à la culture saladoïde, du nom du site éponyme Vénézuélien de Saladero. Ils viennent, selon toute vraisemblance, de la forêt amazonienne. Le nom d'arawaks qu'on leur donne généralement ne désigne pas un peuple en particulier mais une famille linguistique à laquelle se rattachent de nombreuses populations amérindiennes d'Amazonie dont les populations Kalina ou caraïbe.
Cette population produit une céramique extrêmement décorée et semble surtout occuper les contreforts de la Montagne Pelée. Il s'agit d'une population néolithique pratiquant l'agriculture et la pêche-cueillette. Le site archéologique de Vivé, sur la commune du Lorrain, illustre parfaitement cette première occupation. Ce site d'habitat sur le bord de mer a fait l'objet de fouilles entre 1996 et 2001.
Le niveau d'occupation saladoïde est scellé par une couche éruptive de la Pelée datée du troisième siècle de l'ère chrétienne. La campagne de 1999 a fait apparaître une couche d'abandon en place recouverte par la cendre d'une éruption du volcan. Les populations les plus récentes semblent par contre s'installer préférentiellement dans la zone sud de la Martinique.
Dans leur phase la plus récente, elles se rattachent à la culture suazoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Suazeï, et ont été pendant longtemps désignées sous l'appellation de "caraïbe". Le site archéologique de la plage de l'Anse Trabaud, sur le littoral atlantique de la commune de Sainte-Anne, qui a été en partie fouillé par Louis Allaire, archéologue canadien, est un site de cette période finale, peut-être pratiquement contemporain de l'arrivée des premiers européens aux Antilles. Le site de la plage de Dizac au Diamant est lui daté autour de 800-900 après J.C..
Ces populations ne sont pas des populations radicalement différentes des populations saladoïdes, comme on a souvent voulu le faire croire en suivant de trop près le témoignage de "chroniqueurs", premiers auteurs d'écrits sur les nouveaux territoires de l'Amérique. Ces chroniqueurs, souvent religieux, sont notre seule source écrite sur les premiers temps de la colonisation, les populations amérindiennes des Antilles ne possédant pas d'écriture.
Pour l'instant, on ne possède que peu de données sur les populations ayant occupé l'île entre le site de Vivé (300 après J.C.) et l'occupation du Diamant (800 après J.C.). La connaissance du néolithique antillais est encore très lacunaire, les études et les fouilles répondant aux critères modernes étant encore rares. Cependant, une thèse de doctorat a été soutenue en 2003 sur les premières occupations amérindiennes de la Martinique.
Caraïbes et Arawaks
Il était, jusqu'à très récemment, couramment admis que les arawaks avaient été exterminés par les caraïbes. Cependant, il semble que cette affirmation ne soit plus aussi nettement acceptée. Ce débat est développé dans la page sur les caraïbes.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Martinique
Christophe Colomb découvre la Martinique le 15 juin 1502, au cours de son quatrième voyage vers les « Indes ». Des versions contradictoires donnent la paternité du nom à Christophe Colomb, qui au cours de son deuxième voyage en 1493, aurait baptisé ainsi l'île de la Martinique, apercue « de loin ». Ce baptême serait lié à la date de cette vision, le 11 Novembre 1493, la fête de Saint-Martin. Martinica, ou Martinina (Petite Martine), serait le diminutif donnée à cette île où il ne débarquera finalement que près de 9 ans plus tard.
C'est en 1635, que Pierre Belain d'Esnambuc y installe la première colonie (Saint-Pierre), pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des Iles de l'Amérique.
Entre le quatrième voyage de Colomb et la prise de possession par les français, la Martinique ne reste cependant pas sans contact avec les Européens. Si les Espagnols délaissent ces îles qu'ils jugent trop petites et infestées d'Indiens dangereux, les Hollandais, Français et Anglais y font souvent relâche pour faire aiguade, s'approvisionner en vivres et commercer avec les Amérindiens. L'ouvrage de Jean-Pierre Moreau Les petites Antilles de Christophe Colomb à Richelieu fait un point intéressant de cette activité européenne non coloniale pendant tout le .
Durant les premières décennies de l'occupation française, l'île est productrice de denrées coloniales fournissant de forts profits : tabac (petun), rocou, indigo, cacao, le tabac de la Martinique est alors très apprécié. La crise du tabac de la seconde moitié du ruine les premiers planteurs qui se tournent vers la production de sucre. La mono-culture de la canne à sucre va bientôt modeler le paysage et devenir partie intégrante de la culture créole. Elle dominera l'économie du pays jusqu'à la seconde moitié du .
La culture de la canne à sucre telle qu'elle est pratiquée dans l'Habitation sucrière demande une importante main-d'œuvre que la métropole n'est pas susceptible de fournir. Si la culture du tabac ou de l'indigo avait pu se faire avec les "engagés", seule la traite d'esclaves noirs provenant des côtes de l'Afrique est susceptible de fournir les effectifs nécessaires à la culture de la canne à sucre.
Les engagés venaient sous contrat avec un planteur pour une durée de trois ans (d'où leur surnom de 36 mois). Le planteur couvrait les frais du voyage et exigeait ensuite de l'engagé un travail semblable à celui de la main d'œuvre servile. Mais à la différence de l'esclave, si il réussissait à survivre aux terribles conditions de vie et de travail, il recouvrait sa liberté au bout des trois années et se voyait allouer une terre pour devenir à son tour planteur.
La culture de la canne est donc à l'origine de la mise en place du commerce triangulaire (Europe, Afrique, Amérique) qui entraîne rapidement l'afflux d'une population africaine servile vers les possessions françaises de l'Amérique, population qui dès la fin du XVIIème siècle dépasse rapidement et de beaucoup la population blanche des origines.
Les amérindiens, dont on peut supposer que la densité de population était relativement faible, sont petit à petit repoussés vers la côte atlantique avant d'être finalement chassés dans les années 1670. Cependant, une frange de cette population "caraïbe" demeure sur place dans un fort état d'acculturation se fondant petit à petit dans le reste de la population.
Dans les premières années du , le Père Labat, religieux dominicain ayant vécu plusieurs années dans l'île, décrira encore la carbet du chef indien Larose, caraïbe christianisé vivant aux alentours du bourg du Robert.
Les premiers établissement français en Martinique sont le Fort Saint-Pierre (actuelle ville de Saint-Pierre), fondée par d'Esnambuc, et la ville du Fort-Royal (actuelle Fort-de-France) fondée par les Gouverneurs De Baas et Blenac.
Le commerce du sucre entraîne une intense activité maritime commerciale dans l'île. Si certains navires "circuiteux" passent en Afrique charger une cargaison d'esclaves avant de venir l'échanger en Martinique contre des denrées coloniales, des navires encore plus nombreux font le voyage en "droiture" entre les ports du royaume de France et la colonie.
Les profits de la vente d'une cargaison d'esclaves sont tels qu'il faut le plus souvent plusieurs voyages en droiture pour acheminer la contre-valeur en denrées coloniales des esclaves vendus.
Le manque chronique d'espèces métalliques dans les îles se fait ressentir pendant toute la période coloniale, et la plupart des échanges se font sur le mode du troc.
Cette navigation commerciale suscite bien entendu la convoitise des autres grandes nations européennes, essentiellement les Hollandais et les Anglais. Un état de guerre permanent va caractériser l'époque coloniale, et la course et la piraterie maintiendront le danger dans les périodes de paix civile.
Les Hollandais rapidement évincés dès la seconde moitié du XVII siècle, la lutte se concentre entre Français et Anglais. Toutes les grandes conflagrations européennes ont leur composante caraïbe. C'est le cas de la guerre de sept ans qui vaudra à la France de perdre de nombreuses possessions au profit de l'Angleterre. La Martinique passera par deux fois sous possession anglaise pour d'assez courtes périodes. Elle restera définitivement française après 1816.
L'île connait un important développement au cours du XVIII siècle et regagne en importance après la perte de Saint-Domingue. La ville de Saint-Pierre est une des plus fameuses des Antilles et le restera jusqu'au 8 mai 1902 quand l'éruption de la Montagne Pelée entraînera la destruction totale de la ville par une nuée ardente. Fort-de-France devient alors le chef-lieu de la Martinique.
En 1763, Joséphine de Beauharnais, future femme de Napoléon Bonaparte, naît aux Trois-Ilets.
Le 27 avril 1848, Victor Schoelcher appose sa signature au bas du décret mettant officiellement fin à l'esclavage. Avant même que la nouvelle n'arrive, les esclaves se sont révoltés et ont obtenus l'abolition de fait le 23 mai.
En 1887, l'écrivain Lafcadio Hearn et le peintre Paul Gauguin séjournent sur l'île.
Le 8 mai 1902, une terrible éruption de la montagne Pelée tue tous les habitants de Saint-Pierre (sauf un prisonnier sauvé par l'épaisseur des murs de son cachot) et de ses environs (30 000 morts), malgré les avertissements de certains scientifiques. Le 30 août suivant, alors qu'un géologue s'était déplacé de Paris et avait prévenu du danger de nouvelle éruption, une nuée ardente tua encore 1300 personnes au Morne Rouge.
Le 25 juin 1913, Aimé Césaire naît à Basse-Pointe.
Le 20 juillet 1925, Frantz Fanon naît à Fort-de-France.
Le 19 mars 1946, la Martinique devient un département d'outre-mer.
1974, la Martinique devient une région.
1983, la Martinique devient une région à part entière avec la création du conseil régional.
8 novembre 1996 décret instituant l'AOC Rhum Agricole Martinique.
Administration
Articles détaillés : Conseil régional de Martinique ~ Conseil général de Martinique
La Martinique est en même temps une région administrative et un département français d'outre-mer (DOM) dont la préfecture est Fort-de-France. La Martinique constitue avec la Guadeloupe, située à environ 150 km plus au nord, et la Guyane située au nord de l'Amérique du Sud, les départements français d'Amérique (DFA).
Elle est l'une des sept régions ultrapériphériques de l'Union européenne.
En 2003, une nouvelle organisation a été envisagée, dans laquelle l'institution régionale et l'institution départementale fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée par référendum.
Politique
Article détaillé : Politique de la Martinique
Géographie
Politique de la Martinique
Article détaillé : Géographie de la Martinique
Géographie physique
D'une superficie totale de 1 128 km², la Martinique s'étire dans l'axe nord-ouest - sud-est sur environ 60 km. Le point culminant est la montagne Pelée (1 397 m).
Ses coordonnées sont 14°40" N, 61°00" W.
On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une part une zone située au Nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, zone humide à la végétation luxuriante et au relief important. La montagne Pelée, les Pitons du Carbet occupent le centre de cette zone, recouverte d'une forêt de type amazonien. Et si à l'est de ces reliefs, le climat est venteux et humide, balayé par les alizées de l'Atlantique, l'ouest bénéficie d'une protection et d'un climat beaucoup plus sec, notamment aux alentours du Carbet.
Au sud, on trouve une zone aux reliefs moins importants, à la végétation moins abondante, au climat plus sec et qui comporte la majorité des installations touristiques de l'île.
Situation
La Martinique est une île de l'archipel des Petites Antilles, située entre l'île de la Dominique au Nord et l'île de Sainte-Lucie au Sud, entre les latitudes 14° 50' N et 14° 23' N et à la longitude moyenne de 64° 12' W. Elle se trouve à 7000 km des côtes européennes et à 400 km des côtes Sud-américaines (Vénézuela).
Sa longueur nord-sud est d'environ 60 km alors que sa plus grande largeur, au niveau de la presqu'île de la Caravelle, ne dépasse guère les 20km.
Sa superficie est d'environ 1100 km2, suivant que l'on prend ou pas en compte les nombreux îlets qui la bordent, les chiffres publiés varient. On disait traditionnellement dans l'enseignement primaire 1111 km2, pour le côté mnémotechnique du chiffre. Ceci la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les Petites Antilles.
Relief et formation géologique
Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île (Savane des pétrifications) et à la Presque île de la Caravelle à l'est. L'île s'est développée dans les dernières 20 millions d'années par une suite d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l'île et culmine à 1396 mètres.
A la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au Nord de l'île (Mont Pelé et Pitons du Carbet (1196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.
La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, a 504 m d'altitude. Les plaines situées au Centre et en bordure côtière, les "fonds", sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.
Faune
a compléter avec notamment le bothrops, le manicou, la mangouste, le crabe violoncelle et le colibri
Végétation
La forte hygrométrie et la fertilité des sols favorisent l'épanouissement d'une végétation tropicale généreuse. Mais les différences de relief sont cause d'une grande diversité dans le couvert végétal, remarquable pour un espace aussi limité. Le nord de l'île est couvert par la forêt tropicale humide, caractérisée par des essences comme la fougère arborescente. Par contre dans le sud on trouve des zones plutôt sèches, pratiquement désertiques sur la Savane des pétrifications à l'extrême sud de l'île. Entre les deux, se trouvent des zones de transition variées.
Climat et régime des vents
Les saisons
« L'année se divise à la Martinique en deux saisons bien distinctes et de durée inégale : la saison sèche, qui commence en novembre et finit en juillet, et la saison humide ou hivernage, qui ne comprend que les mois d'août, septembre et octobre.»
C'est en ces termes que M.P. Monnier, Ingénieur Hydrographe de la Marine, présentait en 1829 la succession des saisons en Martinique. Mais, comme il le précise plus loin, «la saison sèche ne justifie la dénomination qu'on lui donne, qu'autant qu'on la compare à celle de l'hivernage». Si les pluies durant l'hivernage sont souvent plus violentes et de plus longue durée, il n'en demeure pas moins vrai que durant la saison dite "sèche" les pluies continuent à tomber, de façon sporadique et pendant de courtes périodes.
Les instructions nautiques modernes distinguent deux saisons marquées, liées aux précipitations : la saison humide, de mai à novembre, et la saison sèche de février à avril. Cette saison sèche, correspond normalement à une période de grosses chaleurs et de sécheresse. Comme elle commence normalement après le carnaval elle est appelée carême. En pratique les fluctuations sont nombreuses. Il y a des hivernages plus longs ou plus courts selon les années ou bien des hivernages tardifs ou précoces, des carêmes très secs ou pluvieux.
Le régime des vents
Le climat est caractérisé par un régime de vents constants, les alizés, qui règnent sur l'île pendant la majeure partie de l'année. Ils soufflent du NE à l'Est de façon régulière, croissant pendant la matinée et décroissant pendant l'après-midi pour tomber le soir. C'est le régime de vent de la saison sèche durant laquelle les passages du vent au SE ou au S sont toujours de très courte durée (quelques heures).
Le climat de la Martinique est directement réglé par les positions de l'anticyclone des Açores qui dirige l'alizé de Nord-est, et de la zone de basses pressions équatoriales où les alizés de l'hémisphère nord rencontrent ceux de l'hémisphère sud, le long de la zone inter-tropicale de convergence (ZIC).
Pendant le temps de l'hivernage, le régime des vents est beaucoup plus instable. Ils varient de l'ENE à l'Ouest en passant par le Sud. Pendant cette période, le vent peut rester pendant plusieurs jours de secteur Sud. Ce secteur Sud était d'autant plus redouté au temps de la colonie, qu'une grande partie des baies étaient frangées de mangrove et que le vent repoussait alors sur l'île les émanations de ces marécages, réputées malsaines et dangereuses pour les européens récemment installés.
La pluviométrie
La pluviométrie est un facteur déterminant du climat martiniquais. Les variations saisonnières entre carême et hivernage sont sensibles sur l'ensemble de l'île. Il tombe en moyenne 80 mm d'eau en mars au Lamentin (plaine centrale située au niveau de la baie de Fort-de-France) et 260 mm d'eau en octobre.
Les températures
Les alizés, atténuent la sensation de chaleur humide liée au climat tropical. La température moyenne est toute l'année de 26° C. Les mois les plus chauds sont ceux de Mars, Avril, Mai, tandis que les mois les plus frais sont ceux de Décembre et de Janvier. Les températures les plus chaudes relevées l'ont été à Saint-Pierre avec 37° C en avril et mai 1986 et la plus basse de 12° à Fonds-Saint-Denis (entre Pitons du Carbet et Montagne Pelée) en mars 1965. On constate en moyenne six jours par an au Lamentin une température inférieure à 18° C.
Cyclones tropicaux ou ouragans
La zone des Antilles est sujette au développement de cyclones. Suivant les moments de l'année ces dépressions viennent de l'atlantique (Cap-Vert) ou du centre de la mer des Antilles et du Golfe du Mexique (à l'ouest du méridien 80° W). Sur la Martinique la trajectoire des cyclones est le plus souvent E-W ou SW-NE.
La courbe de fréquence des cyclones montre qu'ils traversent la Caraïbe entre les mois de juin et novembre et passent préférentiellement en Martinique, en août et septembre.
Le cyclones constituent un danger majeur pour les populations et les installations.
Côte au vent ou Cabesterre
La côte est, ou côte au vent des îles, portait traditionnellement dans les Antilles le nom de Cabesterre ou Capesterre. Le terme cabesterre en Martinique désigne plus spécifiquement la zone de la presqu'île de la Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l'océan atlantique, est exposée directement au vents Alizés et à la houle atlantique venant du large.
La partie nord allant du Macouba à Sainte-Marie est essentiellement bordée de falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La navigation y est limité à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la Martinique. Entre Sainte-Marie et La Trinité La côte devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu'exposée aux Alizés et relativement peu profonde, est une des meilleures de la Martinique. Au large de cette zone les fond atteignent rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s'étendant à plusieurs milles au large.
La Presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord atlantique et la côte sud atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds. Une ligne de récifs frangeant suit la côte depuis la pointe de la Caravelle jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu'à se fondre avec elle. Ces restes d'un paléolittoral constituent un danger majeur pour la navigation.
Ces récifs ou cayes comme on les appelle sans les Antilles, dont certains émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau (à cause du danger qu'ils représentent ils portent aux îles le nom évocateur de "loup", Loup bordelais, loup ministre etc., dont le nom vient souvent d'un navire qui y a sombré) ont causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires.
Côte sous le vent ou caraïbe
Contrairement à la côte atlantique, la côte caraïbe est accore, et ne présenta que peu de dangers pour la navigation (quelques cayes bordent la côte sur le littoral sud entre le Diamant et le Marin).
Dans le secteur de Saint-Pierre, au pied de la Montagne Pelée, les fonds de 100 mètres sont parfois à seulement 400 mètres de la côte.
Villes
Les communes de Martinique sont les suivantes :
Le chef lieu
- Fort-de-France
- Nord atlantique
- Grand'Rivière
- Macouba
- Basse-Pointe
- Le Lorrain
- Marigot
- Sainte-Marie
- La Trinité (sous-préfecture)
- Le Robert
- Le François
- Le Gros-Morne
- Saint-Joseph
- Morne-des-Esses (pas une commune)
- Le Morne-Rouge
- Ajoupa-Bouillon
- Nord caraïbe
- Le Prêcheur
- Saint-Pierre (sous-préfecture)
- Le Carbet
- Bellefontaine
- Case-Pilote
- Schœlcher
- Fonds-Saint-Denis
- Le Morne-Vert
- Sud
- Les Anses d'Arlet
- Le Diamant
- Sainte-Luce
- Le Marin (sous-préfecture)
- Sainte-Anne
- Les Trois-Ilets
- Le Vauclin
- Ducos
- Rivière-Pilote
- Le Saint-Esprit
- Intérieur
- Rivière-Salée
- Petit-Bourg (pas une commune)
- Le Lamentin
Économie
Article détaillé : Économie de la Martinique
- Agriculture (rhum agricole,canne à sucre, banane, ananas)
- Tourisme
Démographie
Article détaillé : Démographie de la Martinique
Démographie de la Martinique
Le recensement de 1999 comptabilise 381 427 habitants, pour 1 128 km², soit une densité de population de 338 habitants au km², contre 106 au niveau national.
(Chiffres du ministère de l'Outre-mer)
Culture
Article détaillé : Culture de la Martinique
La Martinique est souvent considérée comme lintellectuelle des Antilles notamment grâce aux écrivains qu'elle vit naitre ou séjourner sur son sol. Parmi ceux-ci, on peut citer :
- Le père Labat
- Lafcadio Hearn
- Saint-John Perse
- André Breton
- René Maran
- Aimé Césaire
- Edouard Glissant
- Raphaël Confiant
- Patrick Chamoiseau
- Frantz Fanon
Le Français et le créole martiniquais sont parlé en Martinique.
Spécialités culinaires
- Rhum agricole : rhum AOC réputé comme étant l'un des meilleurs du monde (avec ceux de la Guadeloupe et de l'île de la Réunion), en particulier son « rhum vieux » vieilli en fûts de chêne.
- Colombo de porc, de poulet (façon de cuisiner avec des épices dont le curry).
- Accras de morue (beignets).
- Pâté en pot (soupe à base de légumes, abats de mouton de vin blanc et de câpres).
- Pain au beurre chocolat également appelé « chocolat de première communion » car servi à cette occasion (boisson chocolatée agrémentée d'épices servie avec un pain au beurre).
- Sorbet à la noix de coco
Divers
- Il y a plus de 180 couleurs de sable différentes en martinique.
- Les amérindiens qui peuplaient la Martinique la nommaient "Madinina" : l'île aux fleurs ou "Madinito" : l'île aux femmes
Voir aussi
- Liste des sénateurs de la Martinique
Liens externes
- [http://www.zananas-martinique.com/ Guide actif et festif de la Martinique.]
- [http://www.martinique-photos.com/ Banque photos de la Martinique.]
- [http://barredominique.free.fr/ Photographies de la Martinique.]
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1635Catégorie:1635
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Cette page concerne l'année 1635 du calendrier grégorien.
Événements
- Création de la première école américaine, la Boston Public Latin School, suivie d'une université de théologie, embryon d'Harvard.
- Arrivée des Français en Guadeloupe et en Martinique.
- La France déclare la guerre à l'Espagne et prend part directement à la Guerre de Trente Ans.
- Philippe de Champaigne peint le Portrait de Richelieu.
- Poussin peint l'Enlèvement des Sabines.
- Richelieu fonde l'Académie française à Paris.
- Traité de Paris : ligue de la France et de la Hollande contre l'Espagne.
- Van Dyck peint le portrait de Charles Ier d'Angleterre.
- 18 juillet : Robert Hooke, l'un des plus grands scientifiques expérimentaux du dix-septième siècle († 1703).
- 22 novembre : Francis Willughby, un ornithologue et un ichthyologiste britannique († 1672).
- 27 novembre : Madame de Maintenon, maîtresse; puis épouse secrète de Louis XIV († 1719).
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ko:1635년
ms:1635
SéismeCatégorie:Catastrophe Catégorie:Sismologie Catégorie:Protection et sécurité civiles
Un tremblement de terre, ou séisme (l'usage du pléonasme secousse sismique est à éviter), résulte de la libération d'énergie accumulée par les déplacements et les frictions des différentes plaques de la croûte terrestre (phénomènes regroupés sous le nom de tectonique des plaques). La majorité d'entre eux n'est pas ressentie par les humains.
tectonique des plaques]
Le point d'origine d'un tremblement de terre est appelé hypocentre.
Il peut se trouver entre la surface et moins 700 km pour les événements les plus profonds.
On parle plus souvent de l'épicentre du séisme, qui est le point de la surface de la Terre qui se trouve à la verticale de l'hypocentre.
La puissance d'un tremblement de terre peut être quantifiée par sa magnitude. La magnitude se calcule à partir des différents types d'ondes sismiques et en tenant compte de paramètres comme la distance à l'épicentre, la profondeur de l'hypocentre, la fréquence du signal... Les différentes échelles de magnitude n'ont pas de limite théorique mais ont, en pratique, une valeur comprise entre 1 et 9. La magnitude de Richter est la plus connue du grand public mais n'est pas très fiable dans le cas des très grands tremblements de terre. Les sismologues lui préfèrent la magnitude moment qui est directement reliée aux paramètres du séisme (surface et quantité de glissement sur la faille).
La magnitude d'un séisme ne doit pas être confondue avec l'intensité qui se fonde sur l'observation des conséquences du séisme : vibration des fenêtres, nombres de personnes qui ressentent les secousses, etc. Les échelles d'intensité sont graduées en nombres romains et se limitent généralement à dix ou douze valeurs.
On peut citer :
- l'échelle Rossi-Forel (aussi notée RF),
- l'échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik (aussi notée MSK),
- l'échelle de Mercalli (notée MM dans sa version modifiée),
- l'échelle shindo (震度) de l'agence météorologique japonaise,
- l'échelle macrosismique européenne (aussi notée EMS98).
L'instrument d'étude principal des tremblements de terre est le sismographe.
Les différents types d'ondes sismiques
Au moment du relâchement brutal des contraintes de la croûte terrestre (séisme), deux grandes catégories d'ondes peuvent être générés. Il s'agit des ondes de volume qui se propagent à l'intérieur de la terre et des ondes de surface qui se propagent le long des interfaces.
Dans les ondes de volumes, on distingue :
- les ondes P ou ondes de compression
- les ondes S ou ondes de cisaillement
Les ondes de surface résultent de l'interaction des ondes de volume mais se propagent moins vite. On distingue :
- les ondes de Rayleigh
- les ondes de Love
Les trois catégories de séismes
De nos jours, il existe trois catégories de séismes distincts, classés selon les phénomènes qui les ont engendrés :
- Les séismes tectoniques, les plus fréquents et dévastateurs, se produisent aux limites des plaques où il existe un glissement entre deux milieux rocheux. Dans les zones de subduction, les séismes représentent la moitié des séismes destructeurs de la Terre, et ils dissipent 75 % de l'énergie sismique de la planète. Ce sont des séismes profonds (de 300 à 645 kilomètres). Au niveau des dorsales médio-océaniques, ces séismes ont des foyers superficiels (100 kilomètres), et correspondent à 5 % de l'énergie sismique totale. De même, au niveau des grandes failles de décrochement, ont lieu des séismes ayant des foyers de profondeur intermédiaire (de 100 à 300 kilomètres) qui correspondent à 15 % de l'énergie.
- Les séismes d'origine volcanique résultent de l'accumulation de magma dans la chambre magmatique d'un volcan. Les sismographes enregistrent alors une multitude de microséismes dus à des ruptures dans les roches comprimées. La remontée progressive des hypocentres (liée à la remontée du magma) est un indice prouvant que le volcan est en phase de réveil et qu'une éruption est imminente.
- La troisième catégorie est d'origine artificielle. En effet, certaines activités humaines telles que les barrages, les pompages profonds, l'extraction minière ou les explosions souterraines peuvent entraîner de faibles séismes. Ainsi que les essais nucléaires.
Les séismes les plus puissants enregistrés depuis 1900
- Tremblement de terre au Chili, 9,5 sur l'échelle de Richter, en 1960
- Alaska, 9,2 en 1964
- Alaska, 9,1 en 1957
- Kamtchatka, 9,0 en 1952
- Sumatra, 9,3 le 26 décembre 2004 (voir Tremblement de terre du 26 décembre 2004)
- Équateur, 8,8 en 1906
- Alaska, 8,7 en 1965
- Tibet, 8,6 en 1950
- Kamtchatka, 8,5 en 1923
- Indonésie, 8,5 en 1938
- îles Kouriles, 8,5 en 1963
- Le 24 janvier 1939, le séisme de Chillan au Chili (8,3 sur l'échelle ouverte de Richter) avait tué 28 000 personnes et blessé 58 000 autres.
- Le 17 août 1906, un séisme de magnitude de 8,2 sur l'échelle ouverte de Richter avait causé la mort de 20000 personnes et fait 20000 blessés à Valparaiso au Chili.
Séismes les plus meurtriers depuis 1900
Tremblements de terre ayant fait plus de 15 000 victimes, d'après les estimations des autorités locales:
- Kangra, Inde, le 04/04/1905, M=8,6, 19 000 morts
- Santiago du Chili, Chili, le 17/08/1906, M=8,6, 20 000 morts
- Messine, Italie, le 28/12/1908, M=7,5, 84 000 morts
- Avezzano, Italie, le 13/01/1915, M=7,5, 29 980 morts
- Bali, Indonésie, le 21/01/1917, M=?, 15 000 morts
- Gansu, Chine, le 16/12/1920, M=8,6, 200 000 morts
- Tokyo, Japon, le 01/09/1923, M=8,3, 143 000 morts (séisme suivi d'un gigantesque incendie)
- Xining, Chine, le 22/05/1927, M=8,3, 200 000 morts
- Gansu, Chine, le 25/12/1932, M=7,6, 70 000 morts
- Quetta, Pakistan, le 30/05/1935, M=7,5, 45 000 morts
- Chillan, Chili, le 24/01/1939, M=8,3, 28 000 morts
- Erzincan, Turquie, le 26/12/1939, M=8,0, 30 000 morts
- Ashgabat, Turkménistan, le 05/10/1948, M=7,3, 110 000 morts
- Agadir, Maroc, le 29/02/1960, M=5,9, 15 000 morts
- Iran, le 31/08/1968, M=7,3, 16 000 morts
- Chimbote, Pérou, le 31/05/1970, M=7,8, 66 000 morts
- Yibin, Chine, le 10/05/1974, M=6,8, 20 000 morts
- Guatemala, le 04/02/1976, M=7,5, 23 000 morts
- Tangshan, Chine, le 27/07/1976, M=8,0, entre 200 000 et 700 000 morts
- Michoacan, Mexique, le 19/09/1985, M=8,1, 20 000 morts
- Arménie, le 07/12/1988, M=7,0, 25 000 morts
- Zangan, Iran, le 20/06/1990, M=7,7, 45 000 morts
- Izmit, Turquie, le 17/08/1999, M=7,4, 17 118 morts
- Bhuj, Inde, le 26/01/2001, M=7,7, 20 085 morts
- Bam, Iran, le 26/12/2003, M=6,6, 26 200 morts
- Sumatra, Indonésie, le 26/12/2004, M=9,3, 302 154 morts
- Nord du Pakistan, le 08/10/2005, M=7,6, 79 410 morts (voir : Tremblement de terre du 8 octobre 2005)
Voir aussi
- Liste des tremblements de terre
: - Tremblements de terre en France
- Bradyséisme
Liens externes
- [http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s1/seismes.html Cours sur les seïsmes]
- [http://www.canal-u.education.fr/canalu/affiche_programme.php?vHtml=&programme_id=198 Les séïsmes et les risques sismiques, conférence de l'Université de tous les savoirs]
Réseau sismographique accessible en ligne
- [http://renass.u-strasbg.fr/NewServeur/Quake/ Le réseau RENASS en france]
- [http://earthquake.usgs.gov/recenteqsww/ Le réseau de la société de géologie américaine: l'USGS]
ja:地震
ko:지진
ms:Gempa bumi
simple:Earthquake
th:แผ่นดินไหว
Lave
La lave est une roche, issue d'un magma, qui est émise sous une forme plus ou moins fluide par les volcans en éruption. Cette roche, en fusion au moment de l'éruption (les températures varient de 700 à 1200°C suivant la composition chimique), se solidifie rapidement, par refroidissement à la surface de la terre, sous forme de roches volcaniques (par exemple les basaltes ou les rhyolites).
L'accumulation des coulées de lave, et d'autres matériaux éruptifs (bombes, cendres et lapilli) construit le cône caractéristique des volcans dont la forme dépend de la viscosité de la lave et/ou de sa teneur en gaz. Certains volcans présentent en permanence dans leur cratère un lac de lave en fusion.
Les roches volcaniques sont des roches éruptives, et font partie des roches magmatiques, avec les roches plutoniques, cristallisées en profondeur (comme le granite).
Aspect des champs de lave
granite
- Aa : mot d'origine hawaïenne qui désigne une étendue de lave difficile à parcourir. Elle est formée par une lave très visqueuse.
- Cheire : mot auvergnat, synonyme de aa.
- Pahoehoe : mot hawaïen pour caractériser une coulée de lave fluide, à l'aspect lisse.
hawaïenne
hawaïenne
Catégorie:Volcanisme
ja:溶岩
ko:용암
SiliceLa silice est un composé chimique (dioxyde de silicium) et un minéral de formule SiO.
Le verre de silice est de la silice non cristallisée utilisée dans la fabrication des instruments d'optique et d'appareils de laboratoire.
La silice est chimiquement stable et n'est guère attaquée que par l'acide fluorhydrique, réaction utilisée dans la gravure sur verre.
Elle se dissout dans l'eau sous la forme de Si(OH)₄, la limite de solubilité étant de 0,140 g/l à 25 °C. Cette solubilité augmente très fortement avec la température et la pression ; ainsi cette solubilité atteint 20 % dans l'eau supercritique à 500 °C et 1000 bars.
Ce minéral dur existe sous des formes variées dans la nature :
- principal constituant des roches sédimentaires détritiques (sables, grès) ;
- fréquent dans les roches métamorphiques ;
- fréquent dans les roches magmatiques : quartz dans les roches magmatiques acides, cristallisé ou amorphe dans les roches volcaniques.
Voir aussi
- calcédoine
- citrine
- cornaline
- opale
- glossaire des minéraux
- pétrographie
catégorie:composé chimique
catégorie:silicate (minéral)
catégorie:tectosilicate
ja:二酸化ケイ素
1902
Cette page concerne l'année 1902 du calendrier grégorien
Accès à 1902 par régions du monde
Évènements
Premier trimestre
- Détails : Janvier 1902 - Février 1902 - Mars 1902
- 20 janvier : En Suisse, la population refuse par référendum la séparation de l'Église et de l'État.
- 21 janvier : Unification de l'heure de France. Tout le pays adopte « l'heure de Paris ».
- 30 janvier : La Grande-Bretagne et le Japon concluent une alliance défensive.
- 5 février : La journée de travail est limitée à 9 heures maximum pour les mineurs.
- 15 février : Inauguration du métro de Berlin.
Deuxième trimestre
- Détails : Avril 1902 - Mai 1902 - Juin 1902
- 8 mai : Eruption tragique de la Montagne Pelée en Martinique, la ville de Saint-Pierre est complètement détruite (30 000 morts) du fait d'une nuée ardente.
- 10 mai : Projection du Voyage dans la lune de Georges Méliès.
- 11 mai : Victoire de la majorité sortante aux élections législatives en France. Le Bloc des Gauches renforce même ses positions, surtout pour les Radicaux et les Républicains.
- 20 mai : les États-Unis retirent leurs troupes de Cuba qui devient indépendant.
- 24 mai : Fondation de la section française de l'Internationale ouvrière, parti de tendance socialiste
- 31 mai : Signature du traité de Vereeniging consacrant la fin de la Guerre des Boersceux-ci reconnaissant l'autorité anglaise.
- 6 juin : Émile Combes président du Conseil français.
- 27 juin : Le décret Combes fait fermer de plus de 2500 écoles confessionnelles en France.
- 27 juin : la durée du temps de travail est réduite en France à 10 heures et demie par jour pour les hommes contre 12 heures depuis 1848.
Troisième trimestre
- Détails : Juillet 1902 - Août 1902 - Septembre 1902
- 11 juillet : Le premier ministre britannique lord Robert Salisbury quitte sa charge en raison de son age après 14 années de mandat.
- 12 juillet : Le parlement australien accorde le droit de vote aux femmes et établit des restrictions à l'immigration.
- 14 juillet : À Venise, effondrement du campanile de Saint-Marc, construit en 1540.
- 27 juillet : violences à Paris entre les tenants des écoles confessionnelles et leurs adversaires.
- 1er août : Le phénomène des vacances au mois d'août prend de l'ampleur en France. Symboliquement, la bourse de Paris clot ses cotations une heure plus tôt tout le mois.
- 9 août : Couronnement du roi d'Angleterre Édouard VII.
- 25 septembre : Un cyclone ravage les environs de Catane (Italie).
Quatrième trimestre
- Détails : Octobre 1902 - Novembre 1902 - Décembre 1902
- 5 octobre : Funérailles d'Émile Zola.
- 1 novembre : La France et l'Italie signent un accord secret par lequel elles s'engagent à conserver leur neutralité en Afrique.
- 10 décembre : Inauguration du premier barrage d'Assouan en Haute-Egypte.
- 16 décembre : Un tremblement de terre au Turkestan fait environ 4000 victimes.
- 30 décembre : Le gouvernement espagnol prêt à envahir le Maroc ; plusieurs navires de guerre devant Tanger.
Chronologies thématiques
- Aéronautique : 1902 en aéronautique
- Sports : 1902 en sport
- Littérature :
- L'écrivain britannique Arthur Conan Doyle écrit Le chien des Baskerville (Sherlock Holmes).
- Dans son ouvrage roman d'anticipation « Terre ancienne, terre nouvelle » (en hébreu, Tel Aviv), Theodor Herzl, évoque la vie dans le futur État et décrit le sionisme comme « un poste avancé de la civilisation, un rempart de l'Europe contre l'Asie, s'opposant à la barbarie ».
- Musique :
- 30 avril : Première représentation du drame lyrique Pélléas et Mélisande de Claude Debussy d'après l'œuvre de Maurice Maeterlinck, à l'Opéra-Comique.
- Le chanteur d'opéra Enrico Caruso réalise son premier enregistrement phonographique.
- Sciences & techniques :
- 9 juillet : Découverte en Allemagne de l'acide barbiturique.
- 16 octobre : Première utilisation, par Alfred Bertillon, des empreintes digitales.
- Le physicien allemand Arthur Korn transmet des images par télégraphe.
- Le mathématicien français Henri Poincaré puble « La science et l'hypothèse ».
- Première tentative sérieuse pour rejoindre le pôle Sud dans l'Antarctique par Robert Scott, Edward Wilson et Ernest Shackleton.
Prix Nobel
- Prix Nobel de physique : Hendrik Antoon Lorentz et Pieter Zeeman
- Prix Nobel de chimie : Hermann Emil Fischer
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Ronald Ross
- Prix Nobel de littérature : Christian Matthias Theodor Mommsen
- Prix Nobel de la Paix : Élie Ducommun et Charles-Albert Gobat
Premier trimestre
- 8 janvier : Gueorgui Malenkov, homme politique soviétique
- 9 janvier : Robert Delcourt, écrivain et auteur dramatique belge († 1967)
- 31 janvier : André Gougenheim, ingénieur hydrographe français, académicien († 1975)
- 1 février : Langston Hughes, écrivain américain
- 4 février : Charles Lindbergh, aviateur américain
- 27 février : John Steinbeck, écrivain américain
- 4 avril : Louise de Vilmorin (Louise Lévesque), romancière française
- 29 mars : Marcel Aymé, écrivain français
Deuxième trimestre
- 5 avril : Maurice Ponte, physicien français, académicien, († 1983)
- 6 avril : Julien Torma écrivain, dramatuge et poète français
- 9 avril : Théodore Monod, biologiste français, académicien, († 2000)
- 3 mai : Alfred Kastler, physicien français, prix Nobel de physique en 1966, († 1984)
- 6 mai : Max Ophüls, réalisateur allemand
- 8 mai : André Lwoff, biologiste français, Prix Nobel de physiologie médecine en 1965, († 1994)
- 29 mai : Henri Guillaumet, aviateur français
- 1 juin :
- Siegfried Balke, chimiste allemand
- Léopold Escande, ingénieur français, académicien, († 1980)
Troisième trimestre
- 7 juillet : Vittorio De Sica, acteur et réalisateur italien
- 18 juillet : Nathalie Sarraute, écrivain et journaliste française
- 28 juillet : Karl Popper, philosophe des sciences
- 8 août : Paul Dirac, physicien anglais, prix Nobel de Physique en 1933, († 1984)
- 16 août : Lucien Lanvin, couturier français
- 22 août : Leni Riefenstahl, actrice et réalisatrice allemande
- 23 août : Gaston Cordier, chirurgien français, académicien, († 1965)
- 27 août : Willam Christensen, danseur, chorégraphe et maître de ballet américain († 2001)
- 12 septembre : Juscelino Kubitschek de Oliveira, politicien brésilien
- 29 septembre : Miguel Alemán Valdés, président du Mexique entre 1946 et 1952.
Quatrième trimestre
- 2 octobre : Roy Campbell, écrivain anglais
- 16 octobre : Jean Wyart, géologue français, académicien, († 1992)
- 23 octobre : Kristman Gudmunsson, écrivain islandais
- 9 novembre : Anthony Asquith, réalisateur et scénariste britannique († 1968, 65 ans)
- 29 novembre : Carlo Levi, écrivain et peintre italien
- 10 décembre : Langston Hugues, écrivain américain
- Hugh Borton, historien américain
- 12 avril : Alfred Cornu, physicien français, académicien, né en 1841.
- 28 avril : Henri Filhol, français, académicien, né en 1843.
- 14 juillet : Hervé Faye, astronome français, académicien, né en 1814.
- 3 août : James Tissot, peintre français.
- 16 septembre : Alexander Willem Michiel Van Hasselt, médecin et naturaliste hollandais (° 1814).
- 22 septembre : Alexis Damour, français, académicien, né en 1808.
- 29 septembre : Émile Zola, écrivain français (° 2 avril 1840)
- 26 octobre : Elisabeth C. Stanton, militante féministe américaine.
- 2 novembre : Rudolph Albert von Kölliker, biologiste suisse.
- 22 novembre : Friedrich Krupp, industriel allemand.
- 7 décembre : Pierre-Paul Dehérain, économiste français, académicien, né en 1830.
- 8 décembre : Paul Hautefeuille, minéralogiste français, académicien, né en 1836.
- 11 décembre : Matthias Hohner, fabricant allemand d'instruments de musique.
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Catégorie:1902
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th:พ.ศ. 2445
Antonio StradivariAntonio Stradivari (1644 - December 18, 1737) was an Italian luthier (maker of violins and other stringed instruments), the most prominent member of that profession. The Latin form of his surname, "Stradivarius" - sometimes shortened to "Strad" - is often used to refer to his instruments.
Stradivarius
Antonio Stradivari was born in the year 1644 (by some sources in 1649 or 1650) in Cremona, Italy to Alessandro Stradivari and Anna Moroni. Probably in the years 1667 through 1679 he served as a pupil in Niccolo Amati's workshop.
In 1680 Stradivari set up for himself in the Piazza San Domenico, and his fame as an instrument-maker was soon established. He began to show his originality, and to make alterations in Amati's model. The arching was improved, the various degrees of thickness in the wood were more exactly determined, the formation of the scroll altered, and the varnish more highly coloured. His instruments are recognized by their inscription in Latin: Antonius Stradivarius Cremonensis Faciebat Anno [date] (Antonio Stradivari, Cremona, made in the year ...). It is generally acknowledged that his finest instruments were manufactured from 1698 to 1725 (peaking around 1715), exceeding in quality those manufactured between 1725 and 1730. After 1730, some of the instruments are signed sub disciplina Stradivarii, and were probably made by his sons, Omobono and Francesco.
Apart from violins, Stradivari also made harps, guitars, violas, and cellos — more than 1,100 instruments in all, by current estimate. About 650 of these instruments survive today.
Antonio Stradivari died in Cremona, Italy on December 18, 1737 and is buried in the Basilica of San Domenico in Cremona.
Basilica of San Domenico
His instruments are regarded as amongst the finest stringed instruments ever created, are highly prized, and still played by professionals today. Only one other maker, Joseph Guarneri del Gesù, commands the same respect among violin soloists.
The highest price paid at a public auction for a Stradivarius (or any musical instrument) was $2,032,000 for the "Lady Tennant" at Christie's in New York, 2005. Private sales are often more for the best examples.
Other famous Stradivarius instruments are the Davidov Strad, a cello currently owned and played by Yo-Yo Ma, and the Duport Strad cello owned by Mstislav Rostropovich. The Soil Strad of 1714 is owned by virtuoso Itzhak Perlman, and many consider it among the finest of all Strads. The “Countess Polignac” is currently played by Gil Shaham.
The usual label for a Stradivarius instrument, whether genuine or false, uses the Latin inscription Antonius Stradivarius Cremonensis Faciebat Anno [date]. This inscription indicates the maker (Antonio Stradivari), the town (Cremona), and "made in the year," followed by a date that is either printed or handwritten. Copies made after 1891 may also have a country of origin printed in English at the bottom of the label, such as "Made in Czechoslovakia," or simply "Germany." Since thousands of instruments are based on Stradivari's models and bear the same name as his models, many unwary people are tricked into buying fake Stradivarius instruments, though this can be avoided by having an instrument authenticated.
The world's two largest publicly accessible collections of Stradivari instruments belong to the King of Spain, consisting of two violins, two cellos, and a viola, exhibited in the Music Museum at the former Royal Palace (Palacio Real) in Madrid, and the U.S Library of Congress' collection of three violins, a viola, and a cello.
See also:
- Stradivarius (includes a list of Stradivari’s instruments)
External links
- STRADIVARIUS, THE VIOLIN & THE GOLDEN NUMBER. An outstanding book about Stradivari's method for the design of his violins http://home.scarlet.be/~tor-4879/stradivari.htm
- [http://www.theviolinsite.com/violin_making/index.html The Violin Site - Violin Making]
Stradivari
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Stradivari
Stradivari
ko:안토니오 스트라디바리
ja:アントニオ・ストラディバリ
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