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Mythologie nordiqueLa mythologie nordique est constituée des légendes provenant de la religion pratiquée autrefois dans une grande partie de l'Europe du Nord (Allemagne, Scandinavie, Islande, mais aussi Angleterre).
Présentation
Cette mythologie reste mal connue, notamment du fait de la fragilité des sources dont on dispose (la plupart étant consituées d'écrits rédigés par des chrétiens à partir du — date à partir de laquelle la religion nordique cède progressivement devant le christianisme —, fors un certain nombre d'inscriptions runiques plus anciennes).
Religion panthéiste accordant une large place à la Nature (les anciennes célébrations se déroulaient près d'arbres ou de sites sacrés), à la femme (plusieurs déesses importantes, comme l'était d'ailleurs la place des femmes dans les sociétés germano-scandinaves) et à la divination (art associé aux runes), elle place la Vie au centre de son système, une vie conçue comme affrontement des forces de création et de dissolution, d'où résulte toute fécondité.
Le Hof (panthéon) nordique n'est pas aussi figé que dans la mythologie grecque : d'une part à cause de la méconnaissance relative du rôle de certains dieux (nombreuses hypostases), d'autre part à cause de nombreuses différences de traditions locales.
Ce panthéon a en outre la particularité d'être constitué de deux familles de dieux, les Ases et les Vanes, vraisemblablement apparus à deux époques différentes et amalgamés au tout début de l'antiquité nordique (avant le ). Les dieux les plus anciens, les Vanes, sont des dieux de la nature, de la fécondité et de la prospérité. Les Ases, plus récents, sont des dieux plus typiquement indo-européens, et en cela plus proches des dieux gréco-romains, tel Odin, associé à Hermès/Mercure, et Thor, associé à Zeus/Jupiter. Certains dieux, primitivement majeurs, ont peu à peu été délaissés au profit d'autres, tel Tyr, dieu associé à la guerre et à la justice, supplanté par Odin.
Cosmogonie (représentation des origines)
Création des Mondes et des Dieux
Au départ il n'existait que deux entités : Muspellheim et Niflheim. Le premier était une région enflammée que gardait un être gigantesque, Surt, qui à la fin des temps mettra le feu à l'univers. Au nord se trouvait Niflheim, le pays du froid et de la glace. Entre ces deux régions se situait le Ginnungagap, l'abîme. Dans ce néant, la chaleur et le froid se rencontrèrent et firent fondre la glace de Niflheim d'où apparut Ymir.
En même temps que celui-ci naquit la vache Audhumla. De ses pis coulaient quatre rivières de lait qui nourissaient Ymir. De la glace quelle léchait continuellement apparut un être, Buri, qui enfanta Bor. Ce dernier eut trois enfants avec la fille d'un géant de glace appelée Bestla. Ses fils s'appelaient Odin, Vili et Vé.
Ceux-ci ne pouvaient supporter Ymir qu'ils tuèrent. Ils emportèrent son corps au centre du Ginnungagap et à partir de son cadavre ils formèrent Midgard, le monde des hommes. Avec ses cheveux ils firent les arbres, avec sa chair ils firent la terre, avec ses dents, des pierres et des rochers, avec son sang ils remplirent les lacs et les océans, avec ses os ils élevèrent les montagnes et avec son crâne il firent le ciel. Les larves qui avaient rongé le cadavre servirent à créer les Nains. Et quatre d'entre eux furent utilisés pour maintenir la voûte celeste : Nordi, Sudri, Austri et Westri, qui donnèrent leurs noms aux points cardinaux. Pour finir ils jetèrent son cerveau pour former les nuages et organisèrent la course des astres afin de créer le temps.
Avec le sang d'Ymir, les trois fils noyèrent la progéniture de celui-ci. Mais un de ses petits-fils réussit à s'enfuir au-delà de la mer avec sa compagne. Pour éviter la colère des descendants d'Ymir, un rempart fut construit avec les cils du cadavre du géant autour du domaine de Midgard.
Création des Hommes
La naissance
Après que les trois fils de Bor aperçurent deux troncs de bois, ils décidèrent de les sculpter sous forme humaine. Odin leur insufla le souffle de vie, Vili, l'intelligence et Vé, les sens.
Le premier, l'homme, fut nommé Ask (littéralement « frêne »), et le second Embla (littéralement « orme »), la première femme. Ils vécurent tous deux au début de l'univers juste après la création des Neuf Mondes et engendrèrent l'humanité.
Un pont relie le monde des hommes et des Dieux et se tient sous la forme de l'arc-en-ciel. Bifrost (de son nom céleste) est gardé par Heimdall qui surveille le retour des géants.
La création d'une société
Les Dieux décidèrent de créer des castes chez les hommes afin d'envisager un avenir reposant sur de bonnes bases.
C'est ainsi que Heimdall fut envoyé parmi ceux-ci, dissimulé sous le nom de Rig.
Tout d'abord, il entra dans une modeste chaumière. Ses habitants, malgré leur pauvreté, l'hébergèrent pendant trois jours. Neuf mois plus tard, la femme mit au monde un enfant aux traits grossiers et au dos voûté, appelé Thrall. Une fois marié, celui-ci mettra au monde des enfants portant le nom de Bruyant, Voyou, Taon, Fainéante, Grasse et Perche. C'est de cette famille qu'est issue la caste des esclaves.
Pendant ce temps, Rig était arrivé dans une simple maison où il fut accueilli généreusement. Neuf mois plus tard, la femme mit au monde un enfant vif, qu’elle nomma Karl. De son union future naquit Barbeforte, Bon époux, Forgeron, Vierge, Capable et Beau visage. Ainsi apparut la caste des hommes libres.
Enfin, Rig arriva dans une superbe demeure où comme à chaque fois il resta quelques jours. Neuf mois plus tard, l'enfant né, nommé Jarl, semblait être parfait. Il reçut une très bonne éducation et de lui naquirent de nombreux enfants presque considérés à l'égal des Dieux. On les désignera très souvent par le nom de « rois ».
Sa tâche achevée, Heimdall revint vers les Dieux.
Eschatologie (représentation des fins dernières)
Dans la mythologie nordique, le ragnarök (« destin fatal des dieux » en vieux scandinave) est la bataille de la fin du monde, le destin auquel ne peuvent échapper les dieux, la destruction d'Asgard et le renouveau du monde.
Elle opposera les dieux, les Ases, menés par Odin et appuyés par les guerriers morts au combat et s'entrainant au Walhalla (Einheryar) aux géants de glace et Loki, le dieu du feu, ainsi que par divers monstres dont le loup Fenrir et le monstre marin Jormungand. Ces derniers recevront l'appui des morts indignes du Hel (l'Enfer).
Odin et Fenrir s'entretueront ainsi que Thor et Jormungand, ainsi que Loki et Heimdall, le gardien de la porte d'Asgard. Les plupart des autres dieux et géants finiront aussi par mourir au combat. Plusieurs dieux survivront notamment les fils d'Odin, Vidar, Valdi et Hœnir ; les fils de Thor, Modi et Magni qui hériteront de son marteau. Quant à Balder il revint du monde des ténèbres. Seuls deux humains, Lif et Lifthaisir, qui au début de la bataille trouveront refuge dans l'arbre sacré Yggdrasil survivront. Après le carnage ils en redescenderont et pourront reconstruire un nouveau monde et une nouvelle humanité.
Dans le Ragnarök, la prophétie a sa part, comme dans d'autres mythes et religions sous d'autres latitudes. Ici, les dieux connaissent leur destin. Ils savent lesquels d'entre eux mourront et de quel façon. Malgré la flexibilité du Wyrd (voir ci-dessous), ils ne cherchent pas à prévenir ce destin mais plutôt à le réaliser pleinement. Ils restent courageux face à leur destinée.
Comme le croyait Snorri Sturluson, cette prophétie ressemble plus à un rapport a posteriori, celui d'ancêtres mythiques déifiés qui ont eu la chance de survivre à quelque cataclysme de nature géophysique d'une ampleur certaine et qui auraient décrit ce qui arriva. Cette hypothèse explique pourquoi certains textes parlent du ragnarök au passé plutôt qu'au futur.
Repères mythologiques
Yggdrasil et les Neufs Mondes
Snorri Sturluson
L'arbre cosmique Yggdrasil est en quelque sorte la « charpente du monde » chez les nordiques, plus précisément, la charpente des mondes. Celui-ci abrite en effet neuf mondes (on parle aussi de multivers) dont chacun est le domaine propre d'un élément ou d'une créature. Les Neuf Mondes sont répartis en trois échelons :
Au niveau le plus haut :
- Asgard, le royaume des dieux Ases où on retrouve le Walhalla;
- Vanaheim, le royaume des dieux Vanes ;
- Lightalfaheim ou Ljösalfheim, la Terre des Elfes ou Elfes de lumière ;
Au niveau central :
- Midgard, le royaume des hommes ;
- Jötunheim ou Utgard, le royaume des Géants ;
- Svartalfheim, le royaume des Nains (ou Elfes Noirs) ;
Au niveau le plus bas :
- Niflheim, le monde de la glace et des brumes ;
- Muspellheim, le monde du feu, gardé par le géant Surt ;
- Helheim, le domaine des morts.
Il s'agit du destin, qui régit chaque créature ou objet des neufs mondes. Dans le monde nordique, le destin est une toile infinie dont chaque fil est une créature ou un objet des neufs mondes. Cette toile est tissée par les Nornes.
Divinités principales
On peut classer les Dieux en deux groupes : les Ases, les cadets, et les Vanes, les ainés. Les deux clans s'affrontèrent avant de trouver un terrain d'entente.
Voir l'article Panthéon nordique pour plus de détail.
Les créatures
- Les Elfes, ou Alfes (pour Elfes de lumière)
- Les Nains, ou Elfes sombres
- Les Géants
- Les Trolls
Les monstres et les animaux
- Les dragons :
- Fafnir ;
- Le cheval Sleipnir
- Le loup Fenrir
- Les serpents :
- Nidhogg, le serpent qui essaie de déraciner Yggdrasil,
- Jormungand, le serpent de Midgard,
- Les oiseaux :
- Les corbeaux Hugin et Munin,
- l'aigle Hraesvelg,
- Les Cygnes,
- Le faucon Vedrfolnir.
Sources mythologiques
Les meilleures références pour la mythologie nordique sont les Eddas. Elles furent toutes deux couchées par écrit vers le ap. J.-C. La première, l’Edda poétique est un recueil de textes encore plus anciens qui sont parfois ardus à comprendre, le vieux norrois traduit étant parfois difficile à cerner. Il est conseillé de commencer par l’Edda en prose rédigée par Snorri Sturluson, poète et diplomate islandais.
Voir aussi
Articles connexes
- Mythologie
- Mythologie germanique
- Vieux norrois
- Viking
- Worg
Bibliographie
Pour compléter toute recherche, on peut consulter les ouvrages Georges Dumézil, le grand mythologue, ou ceux de Régis Boyer, auteur français qui a rédigé de nombreux livres sur les Vikings qui permettent parfois de mieux comprendre les mythes par la connaissance de la vie sociale. À lire aussi Les sagas islandaises, du même auteur, ouvrage illustrant bien les valeurs et le mode de vie de ce peuple.
Liens externes
- [http://norsemythology.cybersamurai.net CyberSamurai Encyclopedia - Mythologie nordique (anglais)]
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Nordique
ja:北欧神話
ko:북유럽 신화
ms:Mitos Norse
Mythologie ko:신화 ja:神話 th:ปุราณวิทยา
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La mythologie (du grec mythos, mythe et logos, discours) (n.f.) est le corpus des mythes révélant le système de pensée ayant donné naissance à une religion et à la civilisation qui la porte.
Une autre définition de la mythologie est un bouquet cohérent de récits habituellement nommés mythes. Elle prend sens et activité dans une culture socio-religieuse. Le mot est généralement utilisé pour décrire les systèmes religieux des mondes anciens ou des civilisations premières, éloignées dans le temps ou dans l'espace.
« On nomme d'ordinaire « mythologie » les récits sacrés des religions auxquelles plus personne ne croit plus », Li M'Hâ Ong, Traité des Semences et des Étoiles. En effet, nombre de religions antiques et ancestrales sont par un curieux hasard parfois qualifiées de "mythologie", peut-être afin qu'elles tombent aux oubliettes ? Alors que les monothéismes, qui leurs sont postérieurs et qui cultivent le prosélytisme, ont eux droit au titre de religions.
Mythologie des mondes anciens ou premiers
On parle facilement de Mythologie pour les récits religieux des mondes anciens ou exotiques, éloignés dans le temps ou dans l'espace, telles que :
- Mythologie aborigène
- Mytholgie bretonne
- Mythologie celtique
- Mythologie chinoise
- Mythologie égyptienne
- Mythologie étrusque
- Mythologie germanique
- Mythologie grecque
- mythologie hurrite
- Mythologie irlandaise
- Mythologie iranienne
- Mythologie japonaise
- Mythologie maori
- Mythologie mésopotamienne
- Mythologie précolombienne
- Mythologie russe
- Mythologie romaine
- Mythologie nordique
- Mythologie slave
Mythologie contemporaine
Il est plus difficile de parler de mythologie à propos des religions contemporaines, par exemple de mythologie biblique, terme que les croyants sont tout disposés à prendre pour une offense envers leur foi, une attaque contre leurs croyances ou au minimum, une manifestation d'intolérance. Les dieux des voies monothéistes sont pensés comme étant le seul et unique Dieu, et de ce fait, comme la seule instance possible de ce concept. Le croyant monothéiste est donc facilement amené à penser que son dieu est le vrai quand celui des autres, spécialement celui qui n'a plus un fidèle vivant pour le défendre, serait faux. Ces religions, il les déclare unilatéralement paganisme. Il pose donc le problème de la Vérité et non le problème de la mythologie.
Pourtant, la plupart des livres sacrés des religions contemporaines, qu'elles relèvent du monothéisme ou du polythéisme, s'enracinent dans les religions premières et les récits qui les soutiennent constituent des mythologies. Le mythe est le langage normal de la religion et il n'est pas une simple fable ou une simple légende, non plus qu'un conte populaire.
La pensée critique et particulièrement la démythologisation, telle que l'entendait Rudolph Bultmann au début du , nous ont habitués à penser que les événements et les histoires environnant l'origine et le développement de religions comme le Christianisme, le Judaïsme ou l'Islam ne sont pas exactement vraies et vérifiables au même titre que l'assassinat d'Abraham Lincoln ou le couronnement de Napoléon Ier.
Mythes urbains
Pour autant, le monde contemporain secrète ses propres mythes, dans lesquels l'Internet joue son rôle. Chacun connaît les chaînes de lettres qui vous promettent les pires horreurs si vous interrompez la chaîne, les alertes aux faux virus qu'on nomme canulars (hoax), les appels à la solidarité pour des personnes fictives atteintes de maladies toutes plus rares les unes que les autres, les rumeurs concernant les célébrités dont quelques-unes ont bien du mal à se défaire.
Symboles trans-culturels
Certains symboles ou concepts se retrouvent dans plusieurs mythologies, soient qu'ils soient passés d'une culture à l'autre, soit qu'ils aient été inventés indépendamment (les mêmes causes ayant les mêmes effets).
- Ouroboros
- Svastika
- Yin et yang
Voir aussi
Thèmes associés
- Religion
- Antiquité
- Ethnologie
- Anthropologie
- Mythe
Articles connexes
- Légende urbaine
- Atlantide
- Conte
- Mythes et création du Monde
- Créature fantastique
- Musée de l'Homme
- Lieux mythologiques
- Mythologie contemporaine
Liens
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=79/ Forum mythologies], un forum consacré à l'étude des mythologies.
Catégorie:Histoire
Europe
L'Europe est un continent ou une partie de l'Eurasie (péninsule occidentale), voire de l'Eurafrasie, selon le point de vue. Elle est parfois qualifiée de « Vieux Continent » (ou « Ancien Monde »), par opposition au « Nouveau Monde » (Amérique).
Amérique
Dans la mythologie grecque, Europe fille d'Agénor (Ευρώπη en grec) est une princesse phénicienne qui fut enlevée par Zeus métamorphosé en taureau blanc, et emmenée sur l'île de Crète où elle donna naissance à Minos. Dans les œuvres d'Homère, Ευρώπη est une reine mythologique de Crète et pas un terme géographique. Plus tard, le mot signifiait la Grèce continentale et depuis l'année -500 sa signification contient toute la terre au nord.
L'analyse la plus répandue de ce mot le considère comme une composition des mots grecs eurys (« large ») et ops (« visage »), mais il s'agit sans doute d'une étymologie incertaine. D'autres linguistes pensent qu'il vient du mot sémitique ereb, qui signifie « coucher du soleil » (donc occident). Dans une perspective asiatique ou moyen-orientale, le soleil se couche effectivement en Europe, la terre à l'ouest. Et la princesse phénicienne (donc sémitique) a bien été enlevée par Zeus vers le couchant.
Géographie
Géographie
Les limites terrestres de l'Europe sont parfois floues. Celle-ci serait, dans la vision européenne traditionnelle, séparée de l'Asie à l'est par le massif de l'Oural, le fleuve Oural, la mer Caspienne et le massif du Caucase. Les détroits du Bosphore et de Gibraltar séparent l'Europe respectivement de l'Asie et de l'Afrique. Le continent est bordé à l'ouest par l'océan Atlantique et au nord par l'Arctique. La mer Méditerranée délimite le continent au sud. Sont considérées européennes l'Islande et les principales îles de la Méditerranée - le cas de Chypre est le plus sujet à caution, au moins sur le plan géographique. Jusqu'ici la délimitation est claire, mais elle se complique avec les cas de la Russie et la Turquie, classées politiquement en Europe, qui ont une bonne partie de leur territoire en asie.
Dans la vision actuelle, qui fait unanimité, le contour de l'Europe peut s'affiner et s'imaginer à partir des États membres du Conseil de l'Europe.
Quelques îles de l'Atlantique (Madère, Canaries, Açores) que la géographie ne rattache pas à ce continent sont considérées comme européennes par l'origine de leur peuplement et de leur culture. C'est aussi le cas du Groenland, qui appartient au Danemark. On n'oubliera pas enfin que certains pays d'Europe occidentale ont conservé quelques colonies lointaines dont les habitants se retrouvent de facto européens, par exemple pour la France les départements et territoires d'outre-mer.
L'Europe a une superficie d'un peu plus de 10 millions de kilomètres carrés, précisément 10 392 855 km². Cela représente un tiers de l'Afrique ou un quart de l'Asie ou de l'Amérique.
On peut distinguer cinq grandes régions géographiques : Europe de l'Est, Europe centrale, Balkans, Europe de l'Ouest et Scandinavie.
Il faut noter que les frontières orientales de l'Europe sont avant tout politiques : la limite de l'Oural est due aux cartographes du tsar Pierre I le Grand au . De même, la frontière fut déplacée des hautes crêtes du Caucase vers la Caspienne au début du pour justifier l'annexion de la Géorgie et de l'Arménie dans l'empire russe. D'un point de vue plus scientifique, si l'on se réfère à la tectonique des plaques, l'Europe et la partie continentale de l'Asie ne sont qu'un seul et même continent, dénommé Eurasie. Aussi, quelques géographes éminents, tels que Alexander von Humboldt, considéraient-ils l'Europe comme une simple presqu'île de l'Asie.
Voir également les formations géologiques d'Europe.
L'Europe est caractérisée par un grand nombre de pénétrations de bras de mer entre des péninsules, qui contribuent ainsi à tempérer le climat du continent, par ailleurs réchauffé sur sa façade occidentale par le Gulf Stream.
La majeure partie du continent est située sous des latitudes tempérées et connaît donc quatre saisons bien marquées. Les régions côtières de la façade atlantique connaissent un climat océanique, adouci par le Gulf Stream, tandis que la grande plaine du nord-est est caractérisée par un climat continental. On peut aussi distinguer le climat montagnard des régions d'altitude (Alpes, Pyrénées, Alpes scandinaves) ainsi que le climat méditerranéen particulièrement clément du contour de la Méditerranée.
Des fouilles réalisées ces dernières années en Géorgie puis en Bulgarie permettent de dire que le genre Homo existe en Europe depuis environ 1,5 million d'années. Il est en effet probable que ses représentants aient peuplé l'Europe depuis le Caucase en suivant la voie danubienne.
On appelle anténéandertaliens les populations qui ont vécu en Europe il y a 800 000 à 400 000 ans. Ils sont notamment représentés par l'homme de Tautavel (- 450 000 ans), le « Français le plus ancien ».
Les premières traces de peuplement néandertalien en Europe remontent à 300 000 ans. Cette espèce humaine, très spécialisée, semble n'avoir existé qu'en Europe et au Proche-Orient. Elle a disparu il y a près de 35 000 ans.
L'homme moderne (dont les premières traces africaines remontent à 120 000 ans) apparaît en Europe il y a 40 000 ans, représenté notamment par l'homme de Cro-Magnon.
C'est aux Grecs qu'on doit le mot Europe, attesté pour la première fois au Il semble qu'il ait d'abord désigné pour eux la région continentale située au nord du golfe de Corinthe, puis les terres qu'ils découvraient peu à peu au nord du bassin méditerranéen.
Sur les rives de la Méditerranée, après l'essor de la Grèce, vient celui de la civilisation romaine. Plus au nord se développent des civilisations protohistoriques : Celtes, Germains, etc.
La constitution de l'Empire romain, puis le développement du christianisme, permettent une première ébauche d'unité européenne dont le centre politique et économique est la Méditerranée.
La lente désagrégation de cet empire et son incapacité à résister face aux incursions répétées des peuples germaniques entraînent sa dislocation puis l'effondrement de sa moitié occidentale. Divers peuples germaniques accaparent alors le pouvoir dans de nouvelles entités territoriales aux frontières mouvantes, préludes à la création des actuels États européens de l'ouest.
À l'est, l'empire romain d'Orient, ayant pour capitale Constantinople, subsiste et mue en un empire chrétien d'Orient où les habitants persistent à se considérer « Romains ».
Charlemagne est considéré comme le « père de l'Europe ». C'est en effet avec lui que le mot Europe prend une signification politique. On l'appelle de son vivant Pater Europae, et on trouve aussi l'expression Europa vel regnum Caroli (l'Europe, ou le royaume de Charles). L'Europe de Charlemagne, c'est d'abord une Europe franque, dans laquelle Rome ne joue plus le rôle majeur : s'il est sacré empereur d'Occident à Rome, c'est Aix-la-Chapelle qu'il choisit comme capitale de son empire. C'est aussi une Europe chrétienne : Charles se considère comme couronné par Dieu, et le fait que son sacre à Rome ait eu lieu un 25 décembre a valeur de symbole. C'est enfin une Europe occidentale, les projets d'union avec l'empire d'Orient envisagés vers l'an 800 ayant échoué.
Le Moyen Âge est, presque partout en Europe, l'époque de la féodalité d'où émergeront, sous l'impulsion de rois énergiques et ambitieux, les ébauches des premiers États modernes, souvent antagonistes comme la France et l'Angleterre.
L'empire d'Occident se désagrège rapidement après la mort de Charlemagne, puis disparaît au début du . En 962, Otton Ier crée le Saint Empire romain germanique, mais celui-ci ne peut s'étendre, contrecarré par la montée des nationalismes (France, Angleterre), par ses luttes avec la papauté, puis par le développement de l'empire ottoman lors de l'époque moderne.
L'empire byzantin, chrétien mais de culture essentiellement grecque, connaît d'importantes fluctuations de sa force et par conséquent de l'emprise de son territoire. Celui-ci s'étendra à son apogée sur une grande partie du rivage méditerranéen, d'abord sous Justinien Ier, puis sous les empereurs macédoniens, du IXe au .
La montée en puissance des Musulmans, puis le Grand Schisme (1054) entre le catholicisme et l'orthodoxie - suivi d'une croisade dirigée en 1202 à son encontre - affaiblissent l'empire d'Orient. Il est dépecé morceaux par morceaux par l'empire ottoman avant de disparaître lors de la chute de Constantinople en 1453.
En fait, c'est le terme de Chrétienté qui, durant quelques siècles, unira culturellement la plupart des Européens catholiques alors que le mot Europe disparaît des propos et des esprits. Les croisades sont l'une des rares concrétisations politique et militaire de ce sentiment d'appartenance.
A l'époque où l'Empire Byzantin s'effondre, la Reconquista touche à sa fin. 1492 est l'année de l'Espagne, avec la reconquête du dernier royaume maure (Grenade) en péninsule ibérique et le premier voyage de Christophe Colomb, sous l'égide des Rois catholiques qui va ouvrir la voie à l'établissement des hégémonies européennes.
Le rêve d'un grand empire européen renaît au , avec l'affrontement entre François Ier et Charles Quint, qui tous deux se disputent le trône du Saint-Empire. Grâce à l'appui des banquiers Fugger, Charles Quint l'emporte, se retrouvant à la tête d'un domaine très vaste, mais aussi très morcelé. Les diverses guerres menées contre la France ne donnent aucun résultat et, durant deux siècles, le découpage de l'Europe va évoluer au gré des alliances matrimoniales et des guerres entre États. Plus grave, le ciment du christianisme catholique, qui donnait un semblant d'union à cette Europe, éclate en morceaux avec la Réforme (ou plutôt les Réformes), dont l'impact politique est considérable, entraînant notamment la formation des Provinces-Unies et de la Confédération helvétique. Les guerres de religion, la guerre de Trente Ans, les guerres de Louis XIV rythment les XVI et XVII siècles. Les traités de Westphalie (1648) redessinent durablement la carte politique de l'Europe et l'équilibre des forces en présence.
L'Époque moderne est donc finalement marquée par un renforcement des nationalismes. C'est aussi l'époque où l'Europe s'étend très loin de ses frontières naturelles par la constitution des premiers empires coloniaux sur le continent américain, puis en Inde.
La Révolution française inaugure un bouleversement politique très important : les idées démocratiques apparaissent sur le devant de la scène et les campagnes de Napoléon Ier puis le Congrès de Vienne vont remodeler profondément la carte de l'Europe et les mentalités.
À la fin d'un long processus, le voit se réaliser l'unité de l'Italie et de l'Allemagne, ainsi que la constitution de plusieurs nouveaux pays dans les Balkans, issus du démembrement de l'Empire ottoman, appelé alors l'homme malade de l'Europe.
C'est aussi l'apparition de nouveaux mouvements politiques prônant plus d'égalité (socialismes), voire le démantèlement du pouvoir des États (anarchismes). Ces idées se diffuseront par la suite, et avec plus ou moins de retard, largement hors des frontières de l'Europe.
La domination politique et économique de l'Europe sur le reste du monde s'est affirmée après qu'elle a bouleversé son économie lors des révolutions industrielles, développant sa productivité et amorçant une forte explosion démographique. Leur avance technologique, et notamment militaire, permit aux pays européens, en concurrence les uns contre les autres, d'étendre leur emprise sur les autres continents. Cette colonisation connut son apogée au début du (cette apogée s'acheve en 1914), avant que les deux guerres mondiales ne bouleversent l'ordre établi. La Seconde Guerre mondiale laisse l'Europe exsangue (voir l'article Europe sous domination nazie). Alors que la suprématie des pays européens occidentaux disparaît au profit de deux nouvelles super-puissances (les États-Unis et l'Union soviétique), des rébellions se développent dans les colonies, aboutissant à l'indépendance de nombreux pays, notamment au cours du troisième quart du .
Parallèlement, alors que l'excédent démographique de l'Europe était tel qu'elle constituait un réservoir d'émigration massive tout au long du et au début du , les pays du continent furent confrontés à une stabilisation, voire une régression démographique à partir de la Première Guerre mondiale. Cela, combiné au développement continu de l'économie, dont principalement l'industrie de production et de transformation, provoqua un appel de main d'œuvre qui transforma l'Europe en une terre d'immigration, notamment au cours des Trente glorieuses.
Religion
On peut distinguer de façon générale trois ensembles de religion :
- L'Europe du nord protestante (Royaume-Uni, Scandinavie, Allemagne du Nord…)
- L'Europe de l'est orthodoxe (Grèce, Russie, Ukraine, Roumanie, Serbie…)
- L'Europe du sud, de l'ouest et du centre catholique (Portugal, Espagne, Italie, France, Belgique, Allemagne du sud, Pologne, Autriche…)
Les catholiques sont majoritaires dans 23 pays, les orthodoxes dans 10 pays, les protestants dans 9 pays, les musulmans 3 pays (Bosnie-Herzégovine, Albanie, Turquie)
Il existe des minorités religieuses à l'intérieur de ces grands ensembles :
- les juifs sont présents en Europe depuis l'Empire romain, ils ont été persécutés depuis le Moyen Âge et pendant la Seconde Guerre mondiale (voir shoah) avec en France, des groupes issus de l'immigration du Maghreb (depuis 1962 surtout) et du Moyen Orient au XIXe siècle.
- les musulmans sont fortement présents dans les Balkans, autrefois sous l'ancien Empire ottoman (Albanie, Bosnie, Kosovo, Macédoine), en Turquie et, des suites de l'immigration, en France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Belgique…
- les religions extrêmes orientales, connaissant un succès grandissant, par goût de l'exotisme ou par les communautés asiatiques immigrées en Europe.
- l'athéisme est minoritaire. Anciennement en Albanie, la religion était prohibée : selon l'ouvrage de J. Baudérot (dir.), Religion et laïcité dans l'Europe des 12, 1994, page 259 : un quart de la population de l'Union européenne serait « non religieuse » et 5 % des Européens seraient des athées convaincus. Une enquête menée dans 21 pays sur 21 000 personnes et publiée en décembre 2004 annonce que 25 % des Européens de l'ouest se disent athées contre 12 % dans les pays d'Europe centrale et orientale. Toujours selon cette enquête publiée dans le Wall Street Journal version européenne, 4 % des Roumains et 8 % des Grecs se disent athées. Au contraire, 49 % des Tchèques et 41 % des Néerlandais sont athées. Selon une récente enquête du Centre public de recherches sociologiques (Le Monde, juillet 2005), 82,4 % des Espagnols se disent catholiques et 47,7 % d'entre eux pratiquants.
- la laïcité reste une spécificité française, mais la séparation des Églises et des États est établie dans presque tous les pays. Cependant, au sein de l'Union européenne, le Royaume-Uni, le Danemark, la Finlande et la Grèce ont des systèmes confessionnels, c'est-à-dire que l'état reconnaît une religion officielle ou dominante. Dans ces cas, il n'y a pas égalité de traitement entre les religions mais des prérogatives d'ordre financier sont accordées à l'une d'entre elles. Des débats préparatoires à la constitution européenne ont évoqué la possibilité d'inscrire les racines chrétiennes dans le texte, mais cela fut rejeté.
Pendant longtemps, le continent a été ravagé par l'intolérance religieuse et les guerres de religion (France, Guerre de Trente Ans, pogroms).
Politique
Les pays qui ont tout ou partie de leur territoire en Europe (selon les limites géographiques définies plus haut) sont au nombre de 49 :
Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Biélorussie, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, ancienne République yougoslave de Macédoine, Malte, Moldavie, Monaco, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie-et-Monténégro, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine, Vatican.
Voir article détaillé Politique de l'Europe
Les dates de la construction de l'Union européenne
L'unité européenne, rêve et réalité
L'Europe n'a jamais connu d'unité politique totale. Certaines périodes d'une durée variable ont cependant été marquées par la domination d'une vaste partie du continent par un pouvoir unique, qui s'est en général imposé par la force. Ce fut ainsi le cas de l'empire romain, de l'empire carolingien, de l'empire napoléonien, et du III Reich. Certaines familles royales ont également, par le biais de relations dynastiques, gouverné un grand nombre de pays européens, au premier rang desquelles la famille des Habsbourg.
Victor Hugo a souvent rêvé qu'un jour existeraient les États-Unis d'Europe, faisant pendant aux États-Unis d'Amérique. Son discours prononcé le 21 août 1849, à l'occasion de l'ouverture du Congrès de la Paix à Paris, est resté célèbre [http://crdp.ac-lille.fr/crdp2003/archives/texte_hugo_2_txt.htm]. Il y évoque une Europe enfin pacifiée, unie dans un même gouvernement. La suite de l'Histoire lui donne tort, avec la guerre de 1870 et les deux guerres mondiales. Puis arrive la guerre froide, qui divise l'Europe en deux blocs antagonistes. Malgré tout, le général de Gaulle conserve l'espoir, parlant à plusieurs reprises d'une vaste Europe allant de l'Atlantique à l'Oural. La chute du mur de Berlin et l'effondrement du bloc soviétique pourraient un jour lui donner raison.
En effet, depuis la deuxième moitié du , un mouvement d'union politique est en construction, avec pour particularité sa mise en place pacifique et démocratique. La forme actuelle de ce nouveau pouvoir qu'est l'Union européenne n'est cependant pas encore arrêtée et laisse aujourd'hui une grande liberté politique aux pays membres, de plus en plus nombreux. L'Union européenne comprend maintenant 25 États membres, dont 12 qui font partie de la zone euro.
Pour l'actuel gouvernement des États-Unis, la « vieille Europe » comprend les pays de l'ouest du continent, et la « nouvelle Europe » les pays du centre et de l'est, récemment libérés du communisme.
L'Europe est le continent comptant le plus de monarchies.
Les monarchies européennes sont démocratiques, les rois et reines n'ont qu'un rôle symbolique et le plus souvent c'est le premier ministre, élu, et son gouvernement qui ont le véritable pouvoir politique sur le pays concerné.
Organisations européennes
- conseil de l'Europe : cour européenne des Droits de l'Homme
- AELE : Association européenne de libre-échange
- CE : Communauté européenne qui remplace la CEE depuis 1993
- CEE : Communauté économique européenne
- EEE : Espace économique européen
- UE : Union européenne : zone euro, Cour de justice européenne, Banque centrale européenne, Convention de Schengen
Voir la liste des grands groupes industriels européens.
Le 2005 est entré en vigueur la nouvelle norme européenne pour limiter la pollution atmosphérique : les agglomérations de plus de 250 000 habitants de l'Union européenne ne doivent pas dépasser certaines valeurs limites : 50 microgrammes (0,05 mg) de particules par mètre cube d'air ambiant doit être le seuil maximum pour 35 jours par an, et la valeur moyenne annuelle ne doit pas aller au-delà de 40 microgrammes. Cependant, les normes anti-pollution déjà en vigueur n'étaient déjà pas respectées : en 2002, 11 pays sur 15 ont dépassé la marge autorisée.
Voir aussi
- Eurojust
- Limites de l'Europe
- Union européenne
Cartes
En français :
- [http://www.histoirealacarte.com Cartes animées sur le thème l'Europe et les Nations 1815-1914]
- [http://www.st-petersbourg.org/pays_europe/europe.htm Création de l'Europe Cartes Europe 1919-1945]
En anglais :
- [http://www.europe-countries.com Europe Countries]
- [http://www.europe-atlas.com Europe Atlas]
Liens externes
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Europe/ Catégorie Europe] sur l'annuaire Dmoz
- [http://www.populationdata.net/europe.php PopulationData.net - Europe]
-
Catégorie:Géographie
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Allemagne
L'Allemagne (nom officiel en français : République fédérale d'Allemagne) est un pays d'Europe, membre du Conseil de l'Europe (1951), de l'OCDE, de l'Union de l'Europe Occidentale (1954), de l'OTAN (1955), de l'Union européenne (1958), de l'ONU (1973), de l'OSCE et de la zone euro.
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Allemagne
Même si l'allemand et le sentiment national germanique datent de plusieurs siècles, le territoire connu maintenant comme l'Allemagne ne fut créé qu'en 1871, lorsque la Confédération de l'Allemagne du Nord, alors dominée par la Prusse, et les États du sud (le grand-duché de Bade, les royaumes de Wurttemberg et Bavière) devinrent l'Empire allemand.
L'Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prit fin en 1918, et l'empereur allemand, le Kaiser dut abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne fut jugée responsable de la guerre.
Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traité de Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise économique mondiale de 1929 permirent au NSDAP (parti nazi) d'Adolf Hitler d'accéder au pouvoir en 1933. Aussitôt, Hitler élimina toute opposition et prit le contrôle absolu de l'État allemand. En 1935, l'Allemagne devint officiellement antisémite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d'Hitler consistant à annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1 septembre 1939.
L'Allemagne domina le début du conflit. Elle conquit une grande partie de l'Europe, de l'URSS, de l'Afrique du Nord. Mais en 1942-1943, la guerre tourna au profit des pays alliés : le Royaume-Uni, les États-Unis, l'URSS qui écrasèrent finalement les armées de l'Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Hitler se suicida.
1945
Dévastée par la guerre, l'Allemagne et Berlin furent divisés en quatre secteurs, chacun étant contrôlé par une des nations vainqueurs (y compris la France). L'Allemagne fut finalement divisée en deux parties durant toute la guerre froide : la RFA (République fédérale d'Allemagne) à l'ouest et la RDA (République démocratique allemande) à l'est. Les territoires plus à l'est furent intégrés à la Pologne et à l'URSS.
L'Allemagne de l'Ouest retrouva la croissance économique bien plus vite que l'Allemagne de l'Est. À la chute du mur de Berlin, symbole de la réunification de l'Allemagne, en novembre 1989, les deux pays ne possédaient pas du tout le même niveau économique. Cette différence se ressent aujourd'hui encore et l'Est reste plus pauvre que l'Ouest. Le coût de la réunification a entraîné d'importantes difficultés économiques pour le pays depuis les années 1990. Son unification a cependant permis d'en faire une nation politiquement incontournable au sein de l'Union européenne.
Géographie
Union européenne
Article détaillé : Géographie de l'Allemagne
Superficie : 357 005 km²
Frontières terrestres : 3 618 km (Autriche 784 km ; Tchéquie 646 km ; Pays-Bas 577 km ; Pologne 456 km ; France 451 km; Suisse 334 km ; Belgique 167 km ; Luxembourg 135 km ; Danemark 68 km)
Littoral : 2 389 km
Extrémités d'altitude : - 2 m > 2 962 m (la Zugspitze)
Voir aussi:
- Liste des îles d'Allemagne
- Villes d'Allemagne
Économie
Article détaillé : Économie de l'Allemagne
L'Allemagne enregistre le plus grand PIB de l'Union européenne. La Commission européenne lui a reproché à plusieurs reprises le dépassement des 3 % de déficit autorisé par le Traité de Maastricht. Le taux de chômage est de 11.5 % en novembre 2005 (11 % janvier 2004, 12.1 % en janvier 2005) et le nombre de chômeurs s'élève à plus de 5 millions.
Avant la mise en place de l'euro le 1er janvier 1999, l'unité monétaire allemande était le Deutsche Mark.
Démographie
Deutsche Mark
Article détaillé : Démographie de l'Allemagne
Le pays une fois réuni est devenu démographiquement la nation la plus importante de l'Union européenne. Cependant, sa population vieillit et décroît naturellement, et seule l'immigration empêche une baisse de la population.
Population : 83 029 536 habitants (en 2001). 0-14 ans : 15,57 % ; 15-64 ans : 67,82 %; + 65 ans : 16,61 %
Densité : 232 hab./km²
Espérance de vie des hommes : 75 ans (en 2000)
Espérance de vie des femmes : 81,1 ans (en 2000)
Taux de croissance de la pop. : 2,7 ‰ (en 1997)
Taux de natalité : 9,16 ‰ (en 1997)
Taux de mortalité : 10,42 ‰ (en 1997)
Taux de mortalité infantile : 4,71 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 1,4 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : 4 ‰ (en 2001)
Personnes d'origine musulmane : 3,2 millions dont 2,5 millions sont turcs (2004)
Culture
Article détaillé : Culture de l'Allemagne
L'Allemagne est la terre natale de compositeurs tels Beethoven, Bach, Brahms, Schumann, Wagner ou Carl Orff; de poètes tels Goethe, Schiller et Heine ; de philosophes tels Kant, Hegel, Karl Marx et Nietzsche, théologiens tels Luther et Bonhoeffer, d'écrivains tels Hermann Hesse, Thomas Mann et Grass ; de scientifiques tels Einstein, Born, Planck, Heisenberg, Hertz et Bunsen; et d'ingénieurs tels Otto, Daimler, Benz, Diesel et Linde.
- Langues régionales d'Allemagne
- Fêtes et jours fériés d'Allemagne
- Hymne national : Das Lied der Deutschen
Les grandes organisations du culte en Allemagne sont la Evangelische Kirche in Deutschland et l'Église catholique romaine. La troisième organistion du culte est l'église orthodoxe grecque. L'église orthodoxe serbe est la sixième organisation du culte en Allemagne. La quatrième organisation du culte en Allemagne est l'Église apostolique arménienne. Plus connus sont les Témoins de Jéhovah, qui sont en 5 place.
- Liens vers des statistiques sur les religions en Allemagne: [http://www.remid.de]
Divers
Lignes de téléphone : 150,2 millions (en 1997)
Téléphones portables : 65 millions (en 2005)
Postes de radio : 77,8 millions (en 1997)
Postes de télévision : 51,4 millions (en 1998)
Utilisateurs d'Internet : 25 millions (en 2005)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 123 (en 2000)
Routes : 656 140 km (dont 650 891 km goudronnés) (en 1998)
Voies ferrées : 40 826 km (en 1998)
Voies navigables : 7 500 km
Nombre d'aéroports : 613 (dont 322 avec des pistes goudronnées) (en 2000)
Voir aussi
Articles connexes
- Liste des noms français de toponymes allemands
- Gouvernement Angela Merkel(2)
- Liste d'Allemands célèbres
- Liste des quotidiens allemands
- Luftwaffe (Aviation militaire allemande)
- La naissance du nationalisme allemand en Prusse au début du XIXème siècle
Liens externes
- [http://lallemagneexpliquee.free.fr/ L'Allemagne expliquée : un site qui explique l'Allemagne, sa culture, ses traditions et les coutumes aux français]
- [http://www.bund.de/ Portail de l'administration allemande]
- [http://www.backinjob.de Travail en Allemagne]
- [http://www.amb-allemagne.fr/ Ambassade d'Allemagne en France]
- [http://www.deutschland.de/home.php?lang=3 Portail officiel culturel (en français)]
- [http://www.stadtpanoramen.de/ Des villes en images panoramiques]
- [http://fr.jurispedia.org/index.php/Allemagne Le droit allemand sur Jurispedia]
- [http://dw-world.de/ Deutsche Welle]
- [http://www.campus-germany.de/french Études et recherche en Allemagne]
- [http://www.dwellan.biz/documents/tourisme-en-allemagne.html Le tourisme en Allemagne]
- , [http://katalogdeutsch.net Katalog Deutsch] Annuaire de ressources pour l'Allemagne et la langue allemande]
-
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Scandinavie
La Scandinavie est une région située dans le Nord de l'Europe.
On y inclut en général la péninsule scandinave qui correspond à la Norvège et à la Suède ainsi que le Danemark, dont les habitants, assez homogènes éthniquement (ormis les Samis et les Finnois du Nord) parlent des langues apparentées. Ces trois pays ont également une longue histoire commune, souvent réduite à la période viking des /- et ayant été souvent réunis sous la même couronne.
Au sens le plus large, on y inclut également la Finlande, l'Islande et les Îles Féroé (mais pas le Groënland).
Le terme de « pays nordiques » désigne sans ambiguïté, la Norvège, la Suède, le Danemark, la Finlande et l'Islande, pays d'origine scandinave, pays membres du conseil nordique.
En raison des vagues successives de glaciation qui l'ont frappée, la Scandinavie a été une usine à nations. En effet, elle est la terre d'origine des peuples germaniques et des Vikings.
Étymologie
Le nom Scandinavie vient probablement du germanique Skathin signifiant « danger » et dAwjo signifiant « île ».
Il peut se référer aux dangereux bancs autour de Skanör-Falsterbo au sud de la Scandinavie.
Le terme apparaît dans des textes romains et dans lHistoire des Goths de Jordanès comme Scandza.
Voir aussi
- Croix scandinave
Liens externes
- [http://www.objectif-suede.com Photos de Scandinavie]
- [http://www.photos-suede.com Portail Scandinave] Photos et forum scandinave
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AngleterreL'Angleterre est l'une des quatre nations qui composent le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.
Histoire
Voir article détaillé : Histoire de l'Angleterre
Le nom Angleterre, qui remplaça celui de Bretagne tire son origine de l'invasion des Anglo-Saxons dans l'île de Bretagne qui entre les et s, après le retrait de l'armée et de l'administration de l'Empire romain, ont conquis la majeure partie de la Grande-Bretagne.
Les Bretons furent autrefois les anciens habitants de l'île de Bretagne et ils peuplaient la totalité du pays qui est devenu depuis l' Angleterre. Ils y étaient établis depuis le
À partir du milieu du , les envahisseurs germaniques Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton, fut capturé par les irlandais). Les Irlandais finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Radia avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise, des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l'île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne.
Cependant, malgré ces défaites, une partie du peuple breton, invaincu par les Anglais, réussi à se maintenir tout au long des siècles, jusqu'à nos jours, en Grande-Bretagne, dans la Principauté du Pays de Galles et en Cornouailles.
En même temps, jusque récemment on a largement cru et pendant longtemps
que les Anglo-Saxons avaient supplanté les populations Bretonnes ou que les régions de la Bretagne occupées par les Anglo-Saxons étaient inhabitées ou bien que les Bretons avaient pris la fuite devant leur avance. Des études génétiques récentes sont en désaccord avec toutes ces anciennes croyances historiques, désormais obsolètes, suggérant que les Anglo-Saxons ont établi leur domination politique et culturelle sur les Bretons et ont contracté des mariages mixtes avec eux.
En effet, ces études génétiques prouvent que les Anglais n'ont pas éliminé les premiers habitants bretons et que beaucoup de tribus sont restées dans ce qui allait devenir l'Angleterre (voir le C. Capelli et autres. 'un recensement de chromosome de Y des îles britanniques '. Biologie Courante 13, 979â€"984, (2003)). Les résultats de Capelli renforcent la recherche de Steven Bassett de l' Université de Birmingham; Son travail pendant les années 1990 suggère qu'une grande partie des Midlands occidentaux ont été seulement très légèrement colonisé par les Angles et les Saxons.
Les résultats de ces recherches coïncident avec celles du Pr Evans, et prouvent que la majeure partie des Bretons sont restés dans la Bretagne qui allait devenir l’Angleterre et qu’ ils se sont donc anglicisés et mélangés aux Anglo-Saxons (surtout les filles et les femmes, capturées en grand nombre semble-t-il (c.f.Pr Evans) et aient ainsi contribué, à donner sa physionomie originale au peuple anglais, physionomie au demeurant bien plus celtique que germanique.
D'autres, notamment les Cornouaillais et le Combriens s'apparentent aux Bretons; d'où, une certaine revendication cornouaillaise pour ne pas être Anglais mais Cornouaillais. Un nouveau groupe d'Anglais ont été influencés par la culture scandinave, en particulier dans le nord de l'Angleterre. C'est plus prononcé à York, autrefois sous la juridiction danoise de Jorvik. Ces groupes ont eu un impact apparent sur l'anglais, par exemple la signification moderne du mot rêve est d'origine scandinave. En plus les noms de lieux qui incluent le thwaite et la ville sont scandinaves d'origine.
Le leg principal laissé à l' Angletterre par la langue bretonne se situe surtout dans les toponymes. Plusieurs des noms de lieux en Angleterre et à un moindre degré en Ecosse sont dérivés des noms de lieux bretons d' origine, y compris Londres , Dumbarton , York , Dorchester , Douvres et Colchester . On pense que plusieurs des éléments des noms de lieux anglais sont en tout ou en partie ou d'origine bretonne, en particulier "bre", "bal" ,pour les collines, "carr" pour un endroit rocheux élevé, "coomb" pour une petite vallée profonde.
L'Angleterre — anglais England — c'est la « terre des Angles ». Initialement morcellée entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. Dont la réunification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, reine de Mercie dans les années 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais reperdue en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex.
En 1066 la Normandie a conquis l'Angleterre, ce qui a ouvert le pays aux influences continentales. La Guerre civile anglaise (1135-1154) s'est répandue dans les territoires d'outre-Manche.
La Glorieuse Révolution de 1688 avait confirmé la monarchie protestante en Angleterre.
L'Angleterre avait une couronne distincte de celle d'Écosse jusqu'en 1707. Les monarques d'Écosse ayant été aussi monarques d'Angleterre à partir de 1603, les deux monarchies ont été fusionnées en 1707 avec l'Acte d'Union, et la reine Anne Stuart est devenue la première reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne.
La nation anglaise moderne s'est constituée à partir d'éléments celtiques, anglo-saxons, normands et scandinaves par une combinaison mélangée à des acquis culturels. Pendant les années de la puissance coloniale importante de la la Grande-Bretagne, les gens se sont déplacés partout dans le monde laissant une petite, mais apparente marque de la culture anglaise dans les différentes colonies comme celles-ci ont eu à leur tour de l'influence en Angleterre aussi.
Symboles
Le drapeau anglais est la croix rouge de saint Georges (patron de l'Angleterre) sur fond blanc.
La fleur nationale est la rose rouge.
Les armoiries d'Angleterre sont de gueules à trois léopards d'or, c'est-à-dire rouge avec trois lions jaunes regardant le spectateur. L'origine de ce blason des rois d'Angleterre reste sans explication définitive: selon une théorie contestée, il s'agit de l'union de l'héraldique du duché de Normandie (de gueules à deux léopards d'or) et de l'Aquitaine (de gueules à un léopard d'or).
Voir:Armorial de l'Angleterre.
Voir aussi
- Liste d'Anglais célèbres
- Subdivisions de l'Angleterre
- Villes de l'Angleterre
Liens externes
- [http://www.i-uk.com/france Angleterre sur i-UK]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Angleterre Angleterre sur Wikitravel]
- [http://www.england.net/ Hotels et Voyage en Angleterre]
- [http://www.heraldique-europeenne.org/Regions/Iles_Britanniques/Angleterre.htm Présentation de l'Angleterre]
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Catégorie:Ancien pays d'Europe
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Alphabet runique
L'alphabet runique ou Futhark —terme formé à partir du nom des six premières lettres de cet alphabet— était l'alphabet utilisé par les anciens peuples de langues germaniques (comme les Angles et Nordiques (Vieux norrois)), qui étaient appelées runes.
Il était aussi utilisé en divination et en magie. Au contraire des lettres de l'alphabet latin, les runes ont des sens intrinsèques. Le fait est, cependant, que l'alphabet latin est le fruit d'une longue et lente évolution, héritage des Étrusques, dont l'alphabet était lui-meme fruit de l'héritage des Phéniciens ; tout alphabet ayant lui-meme pour origine les pictogrammes, qui avaient, eux, une signification symbolique. Il est assez improbable que les peuples germaniques aient pu inventer un alphabet à partir de rien quelques millénaires après la naissance des premiers alphabets. Une pièce de monnaie étrusque représentant les attributs d'Athéna retrouvée dans le Valais en Suisse retrace assez bien le chemin qu'avait du parcourir l'alphabet vers le nord avant que les peuples nordiques ne l'adaptent à leurs propres langues.
Les racines indo-européennes du mot rune, - run, signifient « mystère » ou « secret » et ceci est plus visible dans l'un des dérivés raunen signifiant « murmurer » ou « parler en secret ».
D'autres systèmes d'écriture apparentés aux runes existent : les Runes hongroises et l'alphabet runiforme turc dit Runes göktürk.
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Pour des informations sur la rune informatique, voir l'article Unité de mesure en informatique.
Note : cet article a été créé en partie depuis la version anglaise. Il est possible qu'il reste des erreurs de traduction.
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Système original
Note : les translittérations suivent le modèle traditionnel.
L'alphabet original des runes nordiques, le futhark à 24 lettres, est souvent appelé la « ligne rune » et était organisé en trois groupes de 8 runes chacun, dénommés ätter (familles) ; les ätts de Frey, Hagal et Tyr respectivement, le premier caractère de chaque groupe étant exemplifié par le caractère initial du nom.
Le futhark original nordique de 24 lettres, aussi connu comme le futhark germanique :
f u þ a r k g w
h n i j e/i p z/R s
t b e m l ng d o
Systèmes ultérieurs
Le futhark initial à 24 runes plus une rune sans glyphe représentant « Odhinn » fut ultérieurement raccourci à 16 runes autour de l'an 800 et est généralement vu comme une adaptation servant à simplifier le travail de l'écrivain. La plupart des runes de Scandinavie sont ultérieures à 800 et utilisent les 16 lettres :
f u þ ą r k
h n i a s
t b m l ʀ
Ceci est la variante norvégienne/suédoise, aussi appelée rune brindille-courte. La variante danoise est très similaire. On peut lire un exemple de runes danoises dans l'inscription de la Grosse pierre de Jelling.
Les autres futharks nordiques incluent une forme sans branche (probablement pour une sculpture plus rapide) et le futhark médiéval (lequel inclut des runes représentant l'alphabet latin complet).
Les runes thorn (ᚦ) et wynn (ᚹ) ont été adoptées dans l'alphabet du vieil anglais (sous les formes þ et ƿ). Thorn est encore utilisé dans l'alphabet islandais.
Origine des runes
L'alphabet runique fut créé par les locuteurs de dialectes de langues germaniques afin d'écrire leurs langages. Bien que quelques érudits prétendent que les runes seraient entièrement issues de l'alphabet grec (Morris in Odenstedt 359) ou du latin (Odenstedt 362) la plupart des érudits considèrent que cet alphabet est un mélange aux origines diverses.
Seebold5, Krause3, Jensen (571) et Coulmas (1996: 444 ff.) pensent que l'alphabet runique est un mélange d'alphabets italique nordique/alpin avec une influence latine.
Cette pensée majoritaire est certainement plus réaliste que les explications fournies par Morris et Odenstedt.
Quelques lettres ont une origine latine évidente, par exemple les runes pour /f/ et /r/, d'autres qui rappellent — au moins au niveau du format — l'alphabet alpin, par exemple le rune /h/. Il y a aussi des symboles qui peuvent être aussi bien latins que alpins, par exemple la rune /i/-rune. Bernal (36) pense qu'il y avait aussi quelques substrat d'alphabet impliqué ; Miller (62) prétend que les origines de l'alphabet runique sont le méditerranéen archaïque. Les deux n'expliquent pas les raisons de leurs croyances. Dans le même travail, Miller écrit aussi que les paramètres phonétiques sur lesquels l'alphabet runique est basé sont finalement clairement sémitique et sont liés aux scénarios de Byblos et Ugarit aussi bien que l'alphabet phénicien. Plusieurs scénarios runiques différents furent développés au cours du temps, incluant un système anglo-saxon qui avait même des différences pour /k/ et /c/ (anglais moderne /tS/). Ce dernier était symbolisé par le vieux rune /k/-rune ; un nouveau symbole fut créé pour l'anglo-saxon /k/.
Utilisation des runes
Les runes étaient ordinairement utilisées pour des inscriptions dans le bois, le métal ou la pierre. Les runes consistaient principalement de marques verticales et diagonales, avec moins de marques horizontales ou courbées (certaines versions de runes n'en ont aucune).
Le dessin des runes aidait à leur sculpture dans le bois. Les mots étaient écrits le long du grain du bois, signifiant que toutes les marques étaient coupées à travers le grain. Ceci est dû au fait que des coupes le long du grain auraient provoqué des cassures dans le bois, ou se seraient refermées si le bois absorbait de l'humidité.
Les runes les plus anciennes qui nous sont parvenus seraient datées de l'an 200, et il est généralement accepté qu'elles ne furent pas inventées avant l'an 1. Ces runes primitives jusqu'aux environs de l'an 650 semblent toutes utiliser le même futhark de 24 runes. La plupart de ces inscriptions sont très courtes et incompréhensibles, et dans presque tous les cas il est difficile de les traduire et d'être certain de leur langue précise. La plupart des runes préservées sont en pierre, cependant quelques fragments existent en bois, écorce et os, et quelques-unes sur du parchemin, le plus fameux étant le Codex Runicus.
Il apparaît que les runes pourraient être beaucoup plus anciennes. Le rune pour le son æ, comme dans sAd, n'était pas utilisé dans l'écriture, car à cette époque les langues germaniques n'avaient pas ce son. Néanmoins, dans chaque liste de caractères il apparaît toujours. Cependant, dans le proto-ouest germain æ semble avoir existé comme un phonème complet.
Plus tard les runes variaient d'un pays à l'autre. L'éventail du futhark se réduit à 16 ou 18 runes en Norvège et en Suède, où la vaste majorité des runes plus récentes sont trouvés. En Angleterre la futhark augmenta à environ 28 runes (plus quelques-unes utilisées seulement régionalement ou pour des noms propres étrangers).
Presque toutes les runes qui ont été déchiffrées furent utilisées pour écrire des langues germaniques, comme le vieux nordique, le norvégien, le suédois, le vieil anglais, et dans le cas de nombreuses runes anciennes, les langues semblent germaniques mais sont difficiles à identifier plus précisément. La seule utilisation de runes identifiée pour des langues non germaniques est probablement quelques inscriptions en latin écrites avec des runes anglaises, ou plutôt un mélange de lettres latines et de runes anglaises. Il est possible qu'il y ait quelques rares autres cas.
Bien que les runes aient été utilisées pour des travaux d'écriture comme la Bible, elles étaient utilisées plus habituellement pour des inscriptions courtes plutôt que pour un texte complet.
Les runes semblent être tombées en désuétude autour de l'an mil sauf en Scandinavie où elles continuèrent à être utilisée pendant quelques autres siècles. Quelques régions plus isolées de Scandinavie continuèrent à utiliser les runes jusqu'à l'époque moderne. Il y eut quelques renaissances au cours des siècles, le plus souvent par des gens voulant s'associer avec le passé d'une certaine manière. La vague actuelle d'enthousiasme semble partiellement inspirée par J.R.R. Tolkien et partiellement par le mysticisme New Age. Les runes ont une valeur importante pour les adeptes de la religion Ásatrú.
Les runes et leurs associations mythologiques et magiques
Dans la mythologie nordique le dieu Odin est suspendu dans le monde-arbre, Yggdrasil pour neuf jours en sacrifice personnel afin d'apporter le cadeau des runes à l'humanité. D'après Tacite, les anciens peuples germaniques avaient l'habitude de creuser des marques sur des feuilles de bois de fruit et les sélectionner comme lots pour la divination. De plus, chaque rune est associée à un dieu, et par là possède une signification magique particulière, qui peut s'associer à d'autres runes pour former un sort, une amulette ou une bénédiction. Ce point, et plusieurs poèmes runiques associés associant des significations et des images avec le nom des lettres runiques a conduit des occultistes à essayer de reconstruire les systèmes de divination en utilisant les lettres runiques.
Voir l'article Magie runique pour plus de détails.
Runes et Nationalismes
Comme symboles germaniques, les runes furent utilisés par les Nazis. Quelques symboles comme la rune Odal ᛟ sont utilisés sur les drapeaux néo-nazi à la place de la Svastika interdite.
Codage Unicode
En Unicode, il y a 81 caractères runiques :
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- ᛡᛅᚱᛅᛚᛏᚱ ᛁᛅᛋ ᛋᚫᛣ ᚢᛅᚾ ᛏᛅᚾᛉᛅᚢᚱᚴ ᛅᛚᛅ ᛅᚢᚴ ᚾᚢᚱᚢᛁᛅᚴ ᛅᚢᚴ ᛏᛅᚾᛁ ᚴᛅᚱᚦᛁ ᚴᚱᛁᛋᛏᚾᚫ
- haraltr ias sar uan tanmaurk ala auk nuruiak auk tani karTi kristna
- Harald qui se gagna Danemark entier et Norvège et Danois fit chrétiens
Dans le cas contraire, cherchez un navigateur supportant l'Unicode et une police de caractères contenant les runes, voir ci-dessous.
Exemples d'inscriptions
voir ci-dessous
- Petite pierre de Jelling ;
- Grosse pierre de Jelling ;
- Pierre de Rök (Rökstenen).
Bibliographie
#Musset, Lucien, 1965, Introduction à la runologie, Paris: Aubier-Montaigne
#Bernal, Martin, 1990, Cadmean letters. Winona Lake: Eisenbrauns.
#Jensen, Hans, 1970, Sign Symbol and Script. London: George Allen and Unwin Ltd. Translation of Die Schrift in Vergangenheit und Gegenwart. VEB Deutscher Verlag der Wissenschaften. 1958, as revised by the author.
#Krause, Wolfgang, 1970, Runen. Berlin: Walter de Gruyter (traduit en français: Les Runes, 1995, Paris: Editions du Porte-Glaive)
#Page, R. I., 1987, Reading the past, volume 4: Runes, British Museum Publications (réédité par University of California Press, 1993)
#Miller, D. Gary, 1994, Ancient scripts and phonological knowledge. Amsterdam/Philadelphia: John Benjamins Publishing Company.
#Seebold, Elmar, 1991, Die Stellung der englischen Runen im Rahmen der Überlieferung des älteren Fuþark In: Bammesberger S. 439-569.
Liens externes
Liens
- La sagesse des runes : [http://www.sagesse-primordiale.com Sagesse Primordiale]
- [http://cgm.cs.mcgill.ca/~luc/runes.html Rune fonts]
- [http://www.sacred-texts.com/neu/ascp/a12.htm The Rune Poem] (Old English runic version [http://www.georgetown.edu/labyrinth/library/oe/texts/a12.html here])
- [http://home.att.net/~jameskass/ James Kass offre Code2000.ttf, une police contenant près de 35 000 glyphes dont les runes (partagiciel)]
- [http://www.angerthas.de Angerthas.de - Les apparitions des runes dans les travaux de Tolkien / Rune fonts / Futhark]
Runique
Catégorie:Écriture sacrée ou ésotérique
Catégorie:Mythologie nordique
als:Futhark
ja:ルーン文字
Religion ko:종교 ms:Agama ja:宗教 simple:Religion th:ศาสนา
Catégorie:ReligionCatégorie:Philosophie de la religion
Catégorie:Philosophie de la religion
Définition
Le dictionnaire en donne les définitions suivantes :
# Ensemble de croyances et de dogmes définissant le rapport de l'humain avec le sacré.
#Ensemble de pratiques et de rites propres à chacune de ses croyances. Pour tenter de définir la religion, on peut déjà établir les différences de sens entre le terme religion et ceux de foi et de superstition. La religion suppose un groupe, contrairement à la foi purement individuelle. La religion se distingue de la superstition, qui se résume à invoquer des causes surnaturelles pour expliquer des phénomènes naturels : si les religions incorporent bien souvent des éléments qui procèdent de la superstition, on ne saurait réduire la religion à cela.
D'autre part, Jonathan Smith (écrivain américain) dit dans Critical terms for religious studies : « Le mot « religion » n'est pas un terme trouvé sur le terrain ; c'est un terme créé par les chercheurs pour leur propre besoin ; en conséquence c'est à eux que revient la tâche de le définir. Il s'agit d'un concept générique, de second degré, qui joue le même rôle dans la mise-en-place de l'horizon disciplinaire de l'étude de la religion que les concepts de « langage » et « culture » en linguistique et anthropologie. Sans un tel horizon, il n'y a pas de discipline de l'étude de la religion. »
En Occident, on dit volontiers que le mot religion vient du mot latin re-ligare : pour re-joindre ou re-lier, classiquement compris pour signifier la relation de l'humain au divin, mais aussi les hommes les uns aux autres. Religare est l'étymon proposé par Lactance. Mais cette signification est tardive. Une autre voie, proposée par Augustin d'Hippone, suggère l'étymologie archaïque suivante : relegere, « relire, reprendre », par opposition à negletentia, fait de ne pas se soucier ; et aussi le mot religio, « scrupule » qui est de Cicéron (De natura deorum, II, 10). Cette étymologie évoque l'idée de scrupule dans l'observation des rites et la peur face aux forces surnaturelles.
Ainsi en est-il en Extrême-Orient, où à l'arrivée des missionnaires chrétiens au début du , les Chinois traduisirent le mot religion par les deux sinogrammes Zong et Jiao (宗教) qui associent l'enseignement et les ancêtres, mettant l'accent sur la transmission d'un savoir et surtout de rites, d'une tradition, de légendes, en quelque sorte ou d'un enseignement religieux. De même, les Japonais ont-ils forgé le mot shûkyô, signifiant l'enseignement de l'essentiel, c'est-à-dire d'un catéchisme.
On comprend ainsi qu'il s'agit à la fois des croyances d'un groupe humain et des pratiques qui en découlent.
Transmission
Il faut, toutefois, rester conscient que parler de « puissance divine » (Littré) ou de « divin », c'est répéter le vocabulaire des ventriloques de Dieu , celui de la théologie ; parler de nature supérieure qu'on appelle divine (Cicéron), c'est parler régional ; au contraire, parler de surhumain ou de non humain ne suppose pas d'autre point d'observation que celui où se tient le commun des mortels.
Depuis que l'homme est au monde, il ne cesse de se poser des questions :
- sur la façon dont le monde fonctionne,
- sur la place qu'il occupe dans celui-ci,
- sur les raisons qu'il a d'être au monde,
dans une tentative d'expliquer l'univers et les phénomènes physiques qui l'effraient, souvent impliquant un ou plusieurs déités ou d'autres forces surnaturelles. Il donne un sens au monde où le mot sens doit s'entendre à la fois comme herméneutique et direction.
Au-delà de la distinction (une distinction n'est pas une explication ; ce n'est qu'un procédé typologique), la « religion » tout court pose les questions :
- du rapport à l'autre humain ou non,
- du rapport au monde, en particulier à la nature, dans les animismes, où toute les forces de la nature sont sacralisées,
- du rapport à Dieu ou aux dieux,
- et du rapport à son autre, c'est-à-dire, au non-religieux dont elle se réserve le privilège de tracer les contours
- assez nets quand elle les nomme, tour à tour païen, agnostique, incroyant, infidèle, ou athée,
- plus flous quand il s'agit d'hérésie ou d'hétérodoxie. Ces deux derniers concepts suggèrent leur désir de participer à l'organisation de la société sous forme de théocratie ou de théonomie.
On peut penser ce rapport en termes essentialistes, ceux de sacré et de profane, ce que font, en fait, tous les théologiens qui n'osent plus parler de leurs convictions que par le détour d'un métalangage. Mais on peut aussi aller plus loin, ne pas s'arrêter là où la théologie le demande, et aborder la religion comme on le fait pour n'importe quel autre aspect de la vie sociale. Dans cette approche, la religion ne se pense plus comme une option mais comme l'un des procédés non-optionnels, universels, par lesquels une société se perçoit, trouve et prend sa place dans le monde. Ici, la religion, c'est la société elle-même en train de s'auto-légitimer.
Contenus
Les religions cherchent à répondre à la soif de sens de | | |