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Occlusive

Occlusive

En phonétique articulatoire, une consonne occlusive (ou brièvement une occlusive) désigne une consonne dont le mode d'articulation fait intervenir un blocage complet de l'écoulement de l'air au niveau de la bouche, du pharynx ou de la glotte, et le relâchement soudain de ce blocage. Dans le cas de consonnes orales, l'écoulement de l'air est entièrement stoppé (phase d'occlusion) et provoque une différence de pression entre l'amont et l'aval du lieu d'articulation ; c'est essentiellement lors du relâchement du blocage (phase de désocclusion) que le son est produit. Dans le cas de consonnes nasales, l'air continue en revanche de s'écouler par la cavité nasale ; le son est produit continuement au cours du blocage.

Types de désocclusion

Il existe des occlusives sans phase de désocclusion (ou « sans relâchement ») : on parle souvent d'« implosives », bien que ce terme renvoie aussi à un autre concept (voir Consonne injective). L'API les note par le symbole de l'occlusive suivi de [ ̚]. La réalisation implosive d'une occlusive est normale devant une autre occlusive et ne constitue pas un phonème différent mais un simple allophone : ainsi, apte peut être transcrit [ap̚t]. Certaines langues, comme le cantonnais, le malais ou le vietnamien, utilisent cependant des implosives en fin de syllabe. Autres désocclusions possibles : nasale, latérale.

Occlusives du français

Le français contient les occlusives suivantes :
- orales sourdes : [p] (pépé), [t] (têtée), [k] (kéké) ;
- orales sonores : [b] (bébé), [d] (Dédé), [g] (gaga) ;
- nasales : [n] (ni), [ɲ] (gnangnan), [ŋ] (à la fin de parking).

Liste des occlusives pulmoniques de l'API


- Apicales
  - Bilabiales : les deux lèvres prennent fermement contact l'une contre l'autre.
    - [p] (orale non voisée)
    - [b] (orale voisée)
    - [m] (nasale)
  - Labio-dentales : la lèvre supérieure prend contact avec les dents de la machoire inférieure et inversement.
    - [p̪] (orale non voisée)
    - [b̪] (orale voisée)
    - [ɱ] (nasale)
  - Dentales, alvéolaires, post-alvéolaires : la langue prend contact avec la partie postérieure des dents de la mâchoire supérieure et/ou le bourrelet formé par les alvéoles.
    - [t] (orale non voisée)
    - [d] (orale voisée)
    - [n] (nasale)
  - Rétroflexes : la langue est retournée et sa pointe ou sa face intérieure prend appui sur un point de la partie antérieure du palais.
    - [ʈ] (orale non voisée)
    - [ɖ] (orale voisée)
    - [ɳ] (nasale)
- Dorsales
  - Palatales : la pointe de la langue est dirigée vers le bas et s'appuie contre la face interne des dents inférieures, alors que le dos de la langue prend contact avec le palais « dur ».
    - [c] (orale non voisée)
    - [ɟ] (orale voisée)
    - [ɲ] (nasale)
  - Vélaires : alors que la pointe de la langue est appuyée contre la face interne des dents du bas, le dos de celle-ci prend contact avec le palais « mou », appelé aussi voile du palais (velum).
    - [k] (orale non voisée)
    - [g] (orale voisée)
    - [ŋ] (nasale)
  - Uvulaires : pendant que la pointe de la langue est appuyée vers la face interne des dents du bas, le dos de celle-ci, relevé loin vers l'arrière, prend contact avec le palais mou au niveau de la luette.
    - [q] (orale non voisée)
    - [ɢ] (orale voisée)
    - [ɴ] (nasale)
- Autres
  - Pharyngales
  - Épiglottales
    - [ʡ] (orale non voisée)
  - Glottales : elle est produite soit par l'ouverture soudaine de la glotte sous la poussée de l'air interne, soit par la fermeture brutale du passage de l'air au niveau de la glotte.
    - [ʔ] (orale non voisée)

Occlusives non pulmonaires


- Clics (flux vélaire) ;
- éjectives et injectives (flux glottal).

Remarque sur la terminologie

Les consonnes occlusives sont parfois nommées plosives, qui est plus courant en anglais.

Voir également


- mode d'articulation
-
ja:破裂音 ko:파열음

Phonétique articulatoire

catégorie:LinguistiqueCatégorie:Phonétique La phonétique articulatoire est la discipline de la phonétique qui s'intéresse au mode de formation (l'articulation) des sons produits par le gosier humain ou appareil phonatoire.

terminologie de phonétique articulatoire

consonnes - lieu d'articulation


- labiale
  - bilabiale
  - labiovélaire
- apicale
  - dentale
  - alvéolaire
  - laminale
  - rétroflexe
- dorsale
  - palatale
  - vélaire
  - uvulaire
- pharyngale
- glottale

consonnes - mode d'articulation


- occlusive
- fricative
- affriquée
- latérale
- nasale
- clic

voyelles


- antérieure / postérieure
- arrondie / non-arrondie
- ouverte / fermée
- nasale

Mode d'articulation

ko:조음 방법 ja:調音方法 En phonétique articulatoire, le mode d'articulation d'une consonne désigne un ensemble de propriétés de son articulation :
- le type d'obstruction au passage de l'air (consonnes occlusives, fricatives, affriquées, spirante. roulée, battue) ;
- la cavité de résonance utilisée (orale ou nasale) ;
- le type d'écoulement (central ou latéral) ;
- le mécanisme à l'origine de l'écoulement (consonne pulmonaire ou non pulmonaire : injective, éjective ou clic).

Voir également


- lieu d'articulation

Glotte

La glotte est l'espace compris entre les deux cordes vocales. En phonétique articulatoire, un son produit au niveau de la glotte est dit glottal (comme le coup de glotte), de même qu'un flux d'air créé par une dépression ou une supression entre la glotte fermée et une partie de la bouche (voir flux glottal). Catégorie:Phonétique Catégorie:Tête et cou

Orale

Une consonne orale est une consonne dont la cavité de résonnance est la bouche, c'est-à-dire que le flux d'air s'écoule uniquement par la bouche. Elle s'oppose aux consonnes nasales.

Voir aussi


- Mode d'articulation Catégorie:Phonétique ja:口音

Nasale

En phonétique articulatoire, les consonnes produites en abaissant le voile du palais sont appelées consonnes nasales. Il existe aussi des voyelles nasales. Les consonnes nasales sont presque toujours des occlusives, mais il existe aussi dans certaines langues telles que le gaélique des fricatives nasales. Les occlusives nasales font partie de la famille des continues, c'est à dire qu'elles ne bloquent pas l'air expiré (au contraire des occlusives et des fricatives orales) et sont quasiment toujours voisées. Ce sont des occlusives car bien que le flux pulmonaire s'écoule par la cavité nasale, il est stoppé dans la bouche. D'un point de vue acoustique, les occlusives nasales ont un spectre sonore compris entre 200 et 2000 Hz. Le français comporte les nasales suivantes:
- Bilabiale : [m] (maman)
- Dentale : [n] (ni)
- Palatale (en disparition) : [ɲ] (gnangnan)
- Vélaire (mots d'emprunt) : [ŋ] (parking)

Liste des consonnes nasales en API


- [m] : bilabiale
- [ɱ] : labio-dentale
- [n] : dentale, alvéolaire ou post-alvéolaire
- [ɳ] : rétroflexe
- [ɲ] : palatale
- [ŋ] : vélaire
- [ɴ] : uvulaire La nasalisation se note en API à l'aide d'un tilde surscrit [ ˜ ]. L'écoulement nasal se note en API par le symbole en exposant [ⁿ]. Nasale ja:鼻音 ko:비음

Consonne injective

En phonétique, une consonne injective (ou par souci de concision « une injective »), aussi nommée implosive ou ingressive, est une consonne occlusive (rarement affriquée) accompagnée d'un flux glottal entrant. Une telle consonne est réalisée avec un abaissement plus ou moins simultané de la glotte (en fait, le mouvement précède quelque peu l'occlusion) et ne nécessite donc pas d'air provenant des poumons. L'abaissement provoque une dépression audible lorsque l'air entre de nouveau dans la bouche lors de la désocclusion de la consonne. Ces consonnes font donc partie des consonnes non pulmonaires. Ce sont presque toujours des consonnes sonores. On en trouve dans à peu près 10 à 15% des langues. Elle se notent dans l'API à l'aide d'une crosse sur l'occlusive correspondante. Les principales consonnes injectives sont:
- [ɓ] (écouter) ;
- [ɗ] (écouter) ;
- [ʄ] (écouter) ;
- [ɠ] (écouter) ;
- [ʛ] (écouter).

Articles connexes


- Coup de glotte ;
- consonne éjective. Catégorie:Phonétique ja:入破音 ko:입파음

Phonème

Catégorie:Linguistique Catégorie:Phonétique En phonologie, domaine de la linguistique, un phonème est la plus petite unité discrète ou distinctive (c'est-à-dire permettant de distinguer des mots les uns des autres) que l'on puisse isoler par segmentation dans la chaîne parlée. Un phonème est en réalité une entité abstraite, qui peut correspondre à plusieurs sons. Il est en effet susceptible d'être prononcé de façon différente selon les locuteurs ou selon sa position et son environnement au sein du mot (voir allophone). On transcrit traditionnellement les phonèmes par des lettres placées entre des barres obliques: /a/, /t/, /r/, etc., selon la règle un phonème = un symbole. L'identification des phonèmes d'une langue se fait en construisant des paires minimales, c'est-à-dire des paires de mots de sens différents et qui ne diffèrent dans leur forme sonore que par un seul son (ce son peut alors être considéré comme un phonème). Exemples :
- bien et mien : même raisonnement : /b/ et /m/ ;
- zona et sauna sont deux mots différents de la langue française, et il n'y a qu'un seul son différent (le premier). Donc, on peut conclure que le /s/ et le /z/ sont des phonèmes pour la langue française;
- roi avec un /r/ roulé ([r]) et roi avec un /r/ non roulé ([ʁ]) : les deux mots, en français, sont identifiés au même signifié. Il n'y a donc pas d'opposition entre le /r/ roulé et le /r/ non roulé, qui sont alors des allophones et non des phonèmes.
- Soulignons que cette notion de phonème est relative à une langue, en reprenant les deux derniers exemples. En espagnol il n'existe pas de paire minimale qui distingue /s/ de /z/, qui sont donc des allophones en espagnol standard. A contrario la paire pero et perro forme une paire minimale, qui prouve que /r/ et /rr/ sont des phonèmes distincts en espagnol standard. La notion de phonème est décrite en détail dans l'article Phonologie. Outre les phonèmes, il existe d'autres unités discrètes, comme les unités suprasegmentales.

Articles connexes


- Phonologie ;
- allophone ;
- distribution des phonèmes ;
- phonétique ;
- linguistique;
- archiphonème ja:音素 ko:낱소리 zh-min-nan:Im-sò·

Cantonnais

Le cantonais est une langue chinoise parlée particulièrement dans le sud de la Chine, dans les provinces de Canton et Guangxi, à Hong-Kong et à Macao. On le nomme, en cantonais 粵 jyut6, 粵/粤 yuè en mandarin. À la différence du mandarin qui utilise 4 tons, la prononciation du cantonais peut utiliser jusqu'à 9 tons, c'est à dire que certains phonèmes peuvent se prononcer de neuf façons différentes, avec neuf sens différents en fonction de l'intonation et inflexion données à la voix. Il s'écrit au moyen des sinogrammes, dont un certain nombre lui sont propres et ne se retrouvent pas en mandarin (qui peut cependant les prononcer ou les utiliser de manière bien moins fréquente et dans des emplois très limités). Par exemple (transcriptions jyutping) :
- 佢 keoi5, « il, lui » (se prononce en mandarin mais n'a pas de sens ; on utilisera 他 ) ;
- 冇 mou5, « ne pas avoir » (mandarin mǎo, pas de sens, équivalent de 沒有 méiyǒu) ;
- 唔 m4, [négation] (mandarin , où il sert d'onomatopée rare ; équivalent de 不 ). Il existe des systèmes phonétiques de romanisation du cantonais comme le jyutping ou le penkyamp, adaptation à la langue cantonaise du pinyin.

Liens externes


- [http://www.freelang.com/dictionnaire/cantonais.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire cantonais-français/français-cantonais Catégorie:Langue chinoise ja:広東語 ko:광둥어 ms:Bahasa Kantonis zh-min-nan:Kńg-tang-oē

Vietnamien

Introduction

Le vietnamien (en vietnamien : Tiếng Việt, ou plus rarement Việt Ngữ) est la langue officielle du Viêt Nam. C'est une langue tonale et isolante. C'est la langue maternelle d'environ 70% de la population du Viêt Nam, ainsi que d'environ deux millions d'émigrés. Bien qu'un certain nombre de mots proviennent du chinois et aient été écrits en sinogramme, elle est considérée par les linguistes comme faisant partie des langues austroasiatiques ; c'est la langue austroasiatique qui possède le plus de locuteurs (environ dix fois plus que la seconde, le khmer). La grammaire peut sembler simple du fait du caractère isolant (il n'y a pas de conjugaison ni de déclinaison des mots, pas de pluriels irréguliers, etc.), mais les marques de conjugaison et de déclinaison sont portées par les modulations tonales, ce qui peut être difficile à maîtriser pour une personne habituée à ce que ce soit porté par des flexions des mots. Dans l'écriture latinisée utilisée actuellement, le quốc ngữ, les mots figurent comme une succession de monosyllabes.

Histoire

Classification

Le vietnamien fait partie du sous-groupe des langues viet-muong du groupe des langues mon-khmères de la famille des langues austroasiatiques.

Répartition géographique

On trouverait des locuteurs du vietnamien en Australie, Cambodge, Canada, Chine, Côte d'Ivoire, Finlande, France métropolitaine, Allemagne, Laos, Martinique, Pays-Bas, Nouvelle-Calédonie, Norvège, Philippines, Sénégal, Thaïlande, Royaume-Uni, USA, et Vanuatu.

Statut officiel

Le vietnamien est la langue officielle du Viêt Nam.

Dialectes

Il y a de plusieurs dialectes distincts dont les trois principaux sont : ! Nom moderne !! Nom géographique !! Ancien nom |------------------------------------------------ | Vietnamien du Nord || dialecte de Hanoï || tonkinois |------------------------------------------------ | Vietnamien du centre || dialecte de Hué || haut annamite |------------------------------------------------ | Vietnamien du Sud || dialecte de Saigon || cochinchinois |{| border="1" cellspacing="0" padding="5" ! Mot || Traduction || Prononciation standard |-- | terre || đất || |-- | ciel || trời|| |-- | eau || nước|| |-- | feu || lửa|| |-- | homme || người|| |-- | femme || phụ nữ|| |-- | manger || ǎn|| |-- | boire || uống|| |-- | grand || lớn|| |-- | petit || nhỏ|| |-- | nuit || đêm || |-- | jour || ngày|| |{

Syllabe

La notion de syllabe est difficile à cerner, pour une bonne raison : elle varie selon la langue à analyser. Plusieurs approches sont possibles pour tenter de la définir. On peut, pour l'instant, se contenter de dire que c'est une unité phonétique plus grande que le phonème et plus petite que le mot et qu'un locuteur lambda est capable de découper un mot en syllabes dans sa langue, sans forcément savoir comment il procède. Un mot est donc composé de phonèmes, qui forment des syllabes.

Définition acoustique : le sommet de syllabe

En phonétique acoustique, on analyse les sons émis par le gosier avec des appareils donnant des informations techniques (intensité, durée, fréquence, formants etc.). Tous les phonèmes n'ont pas la même intensité, les phonèmes les moins intenses étant les consonnes sourdes occlusives ([p], [t], [k], [q], [c] etc.), les plus intenses les voyelles ouvertes ([a], [ɑ], [ɶ] et [ɒ]). H. A. Gleason, dans son Introduction à la linguistique, définit la syllabe comme étant liée à l'activité des muscles intercostaux, ceux qui permettent la respiration en rapprochant puis éloignant les parois de la cavité thoracique. Selon l'intensité naturelle des phonèmes émis, les déplacements sont plus ou moins importants. L'émission de la parole est donc constituée d'une alternance de déplacements plus ou moins importants d'air. Là où, dans le flux, l'intensité connaît un pic, l'on est en présence d'un sommet de syllabe. Il est aussi possible de définir le sommet de syllabe comme un son (dont on peut donner la hauteur) tandis que les autres phonèmes sont des bruits. Or, les sons susceptibles d'être les plus intenses sont, dans l'ordre croissant :
- les nasales et latérales : [n], [m], [ŋ], [ɲ], [ɳ], [ɴ] etc. ;
- les vibrantes : [ʙ], [r], [ʀ] etc. ;
- les voyelles fermées : [i], [y], [ɨ], [ʉ], [ɯ] et [u] ;
- les voyelles mi-fermées : [e], [ø], [ɘ], [ɵ], [ɤ] et [o] ;
- les voyelles mi-ouvertes : [ɛ], [œ], [ɜ], [ɞ], [ʌ] et [ɔ] ;
- les voyelles ouvertes : [a], [ɑ], [ɶ] et [ɒ]. Tous ces sons possèdent un point commun : ils sont continus (on peut en maintenir la production tant qu'il reste du souffle) et ils sont voisés (les cordes vocales vibrent en les produisant). Semblent donc exclus les phonèmes momentanés (comme les occlusives) et les phonèmes sourds. Ainsi, l'on considère un flux parlé comme une courbe d'intensités diverses, de creux et de bosses. Le sommet des bosses correspond aux sommets de syllabes et possède une hauteur donnée : à chaque pic d'intensité, on trouve un sommet de syllabe, qui est la plupart du temps représenté par une voyelle, mais qui peut l'être par d'autres phonèmes, qui sont alors dits « vocalisés », c'est-à-dire qu'ils jouent le rôle du sommet de syllabe. Les autres sons, s'apparentant aux bruits, sont donc souvent moins intenses et, surtout, n'ont pas de hauteur clairement définissable. Pour s'en rendre compte, il suffit de chanter : si l'on veut suivre une mélodie, il est nécessaire d'émettre des sons qui ne sont pas forcément des voyelles (si l'on chante bouche fermée, ce seront des nasales vocalisées, on peut aussi chanter sur [zzzz]) mais des sommets de syllabes. Ne chanter qu'avec des consonnes momentanées (comme [p], [d], [k]) ou sourdes (comme [f], [t]) n'est pas possible (sauf dans le cas des consonnes vocalisées). Ainsi, l'air dAu clair de la lune peut être chanté normalement, dans une suite de sons et de bruits, ou bien seulement avec des voyelles ou encore bouche fermée. Il n'est cependant pas possible de chanter correctement cette mélodie au moyen de bruits comme [f] ou [k]. Prenons une langue comme le français : seules les voyelles jouent le rôle de sommet vocalique (car il n'y existe pas de sonante vocalisée : pas de [n‌̩] ou de [r̩], au contraire de l'anglais, du sanskrit ou encore du croate). Ainsi, pour savoir combien de syllabes compte un mot français, il suffit de compter le nombre de voyelles, qui formeront les sommets syllabiques (on séparera les syllabes par des points) :
-
strict, et dextre : :[stʁ̥ikt] : une voyelle, [i], donc une syllabe ; :[dɛkstʁ̥] : idem, avec [ɛ] comme sommet. Les consonnes finales de ces mots sont parmi les plus faibles en intensité ; elles ne peuvent pas jouer le rôle de sommet. Si l'on ajoute un e caduc (lors de la lecture de vers, par exemple, devant consonne), on ajoute une voyelle, donc une syllabe :
- [dɛkstʁ̥ǝ] : deux voyelles = deux syllabes [dɛk.stʁ̥ǝ] Autres exemples (les sommets sont soulignés ; /C/ signifie « toute consonne », /V/ « toute voyelle ») :
-
poésie [pɔezi] : trois voyelles = trois syllabes [pɔ.e.zi] = /CV.V.CV/ ;
-
néon [neɔ̃] : deux voyelles = deux syllabes [ne.ɔ̃] = /CV.V/ ;
-
peuple [pœpl̥] : une voyelle = une syllabe [pœpl̥] = /CVCC/ ;
-
strophe [stʁ̥ɔf] : une voyelle = une syllabe [stʁ̥ɔf] = /CCCVC/ Dans d'autres langues, il est possible de placer autre chose qu'une voyelle comme sommet de syllabe ; ce sont alors des consonnes vocalisées, « utilisées comme voyelle », mais la plupart du temps des sonantes (ici représentées par /S/) :
- sanskrit
vr̥kas [vr̩.kɐs] : deux sommets = deux syllabes = /CS.CVC/ ;
- anglais
little [lɪ.tl̩] : deux sommets = deux syllabes = /CV.CS/ ;
- anglais
written [ɹɪ.tn‌̩] : idem : /CV.CS/ ;
- anglais
day [dei] : une voyelle complexe (ici une diphtongue) = une syllabe = /CVV/ ; dans le cas des diphtongues, un seul des timbres constituants, dit « timbre cible », reçoit le maximum d'intensité et forme le sommet syllabique. Si toutes les voyelles d'une diphtongues reçoivent la même intensité, ce n'est plus une diphtongue mais une suite de voyelles ; il n'y a pas de diphtongues en français mais bien des suites de voyelles :
-
abeille [a.bɛj] : deux voyelles = deux syllabes = /V.CVC/ ;
-
abbaye [a.bɛ.i] : trois voyelles = trois syllabes : /V.CV.V/. Dans de rares langues (certaines langues du Caucause, berbères, amérindiennes), une syllabe peut même ne posséder aucune voyelle ni consonne vocalisée et n'être qu'une suite monosyllabique de consonnes sourdes momentanées. L'une d'entre elles, cependant, reçoit un pic d'intensité qui permet de repérer le sommet. La plupart du temps, une voyelle épenthétique est insérée pour faciliter la prononciation. En sorte, les syllabes sans phonème continu n'existent quasiment pas.

Segmentation

Reste ensuite à déterminer ce qui entre ou non dans la syllabe en question ; en effet, si l'on peut acoustiquement savoir où sont les sommets des syllabes, c'est-à-dire compter le nombre de syllabes d'un énoncé, il faut ensuite répartir les phonèmes situés avant et après : appartiennent-il à la syllabe en question, à celle d'avant ou celle d'après ? Pour cela, la structure phonologique de la langue que l'on analyse compte : si les sommets sont visibles avec un appareil, il faut se référer au système phonologique de la langue pour savoir ce qui appartient à une syllabe, c'est-à-dire pour répartir convenablement ce qui se trouve de part et d'autre des sommets. Ainsi, en peul,
chien se dit rawaandu ; pour un francophone ne connaissant pas la phonologie du peul, le découpage se fait ainsi : [ra.waːn.du]. Pour un Peul, cependant, c'est [ra.waː.ⁿdu] (notez le [ⁿ]). Dans le système phonologique du peul, en effet, il existe des consonnes dites « prénasalisées », c'est-à-dire qu'elles commencent comme des nasales mais finissent comme des consonnes (de la même manière, en mandarin, l'initiale de 幾 [ʨi] n'est qu'une seule consonne, dite « affriquée », qui commence comme une occlusive et finit comme une fricative et non une suite de deux consonnes). Il existe donc en peul une consonne [n], une consonne [ⁿd] et des rencontres de consonnes [n]+[d], qui ne sont pas entendues de la même manière par un natif : [ⁿd] dure moins longtemps que [n]+[d]. L'explication en est simple : [n]+[d] forment deux consonnes de durée normale, [ⁿd] une seule, de durée normale. Dans un terme qui serait de forme [a.ⁿda], on trouve une consonne, dans [an.da] deux. Le mot est plus long quand il est prononcé [an.da] que lorsque c'est [a.ⁿda] ; un francophone ne fera sans doute pas la différence, un Peul si. En conclusion, seule la connaissance des phonèmes d'une langue ainsi que celle des contraintes de construction de ces phonèmes en syllabes permettent de savoir comment couper les mots.

Contraintes syllabiques

La segmentation en syllabes d'un énoncé ne peut être correcte que si l'on connaît les contraintes de formation syllabique de la langue à analyser.

Éléments d'une syllabe

Une syllabe peut se décomposer en trois éléments :
- attaque : consonne(s) précédant le sommet
- rime, elle même composée de :
  - noyau : sommet de la syllabe ;
  - coda : consonne(s) suivant le noyau. La syllabe française
dextre [dɛkstʁ̥] s'analyse donc ainsi :
- attaque : [d] ;
- noyau : [ɛ] ;
- coda : [kstʁ̥]. On dit d'une syllabe possédant une coda qu'elle est
fermée, sans coda qu'elle est ouverte. Dans les langues possédant des syllabes brèves opposées à des syllabes longues (voir Quantité syllabique), chaque élément d'une syllabe longue est nommée more.

Contraintes de quantité

Établir la liste des contraintes syllabiques d'une langue revient à indiquer le nombre et l'identité des phonèmes par rapport aux éléments de la syllabe. Ainsi, en français, l'attaque et la coda peuvent être nulles ;
y [i] (adverbe de lieu) vaut :
- attaque : Ø ;
- noyau : [i] ;
- coda : Ø. Ce n'est pas le cas en arabe, où l'attaque est obligatoirement présente : cela revient à dire que toute syllabe doit commencer par une consonne ; اللّٰه
ʾAllāh [ʔallaːh] s'analyse :
- syllabe 1
ʾal :
  - attaque : [ʔ],
  - noyau : [a],
  - coda : [l],
- syllabe 2 
lāh :
  - attaque : [l],
  - noyau : [aː],
  - coda : [h]. En japonais, la coda doit être une nasale ou bien nulle (si l'on fait abstraction d'une prononciation plus rapide dans laquelle certaines voyelles atones, en l'occurrence
u et i, peuvent s'amuïr) : le mot です de.su, « c'est », est possible, mais non
- desut. D'ailleurs, です est un exemple où existe l'amuïssement du u, donnant des' . Il est donc possible d'indiquer la structure quantitative des syllabes, c'est-à-dire le nombre maximum de phonèmes à l'attaque et à la coda : en français, la syllabe théorique la plus lourde est de la forme CCCVCCCC (CCCV... dans strict, ...VCCCC dans dextre ; aucun mot, cependant, ne forme une syllabe CCCVCCCC). En polonais, la syllabe la plus lourde peut être encore plus importante : CCCCCVCCCCC (CCCCCV... dans źdźbło [ʑḏʑbwɔ] « lame », ...VCCCCC dans la deuxième syllabe de przestępstw [pʃɛstɛmpstʍ] « transgression » (génitif pluriel)). En japonais, cependant, la syllabe la plus lourde ne peut dépasser CVN (où N est une nasale). Le tahitien est encore plus limité, puisque toutes les syllabes doivent être ouvertes ; la syllabe lourde y vaut CV. Il faut aussi considérer la place de la syllabe par rapport au mot : en turc, par exemple, CCV... est impossible en début de mot ; aucune syllabe initiale ne peut donc commencer par deux consonnes, ce qui explique les nombreux cas d'épenthèse : station [stasjɔ̃] devient istasyon, pour éviter que la première syllabe ne soit à deux consonnes initiales. Des langues romanes comme le castillan suivent ce principe : spécial s'y dit especial. Le français, dans des états antérieurs, possédait la même contrainte, ce qui explique que le latin stella ait donné étoile.

Contraintes de qualité

En arabe et en français, chaque phonème de la langue peut intervenir dans n'importe quel élément. Dans d'autres, les phonèmes se répartissent selon la place qu'ils occupent : en mandarin, la coda ne peut être réalisée que comme une nasale [n] ou [ŋ]. Le même phonème [ŋ] ne peut cependant pas occuper la place de l'attaque. Cela revient à dire qu'aucun mot ne peut commencer dans cette langue par un [ŋ] et qu'aucun mot ne peut finir par un [t]. Dans ce cas, le nombre total de syllabes que la langue peut produire est limité et dénombrable. Les langues à tendances monosyllabiques telles que les dialectes chinois mais aussi le birman, le vietnamien et de nombreuses langues de l'Asie du Sud-Est, fonctionnent selon ce principe.

Études de contraintes syllabiques


- la syllabe castillane ;
- la syllabe en mandarin.

Articles connexes


- Quantité syllabique ;
- more ;
- phonologie ;
- phonétique ;
- linguistique. catégorie:LinguistiqueCatégorie:Phonétique ja:音節 ko:음절 simple:Syllable


API

Api est un nom, qui désigne :
- Api, la variété ancienne de pomme de petite taille, bien connue des amateurs de mots-croisés.
- Pomme d'Api, le magazine pour enfant.
- Un dieu égyptien, Api. :  API est un sigle, un acronyme ou une abréviation qui signifie :
- American petroleum institute, en économie
- Application programming interface, en informatique
- Alphabet phonétique international (ou Association phonétique internationale), en linguistique [http://www2.arts.gla.ac.uk/IPA/ipa.html]
- Automate programmable industriel, en automatique
- Alpha Processor Incorporated
- Association psychanalytique internationale
- Allocation Parent Isolé Catégorie:Sigle ja:API

Consonne apicale

En phonétique articulatoire, une consonne apicale désigne une consonne articulée avec la pointe de la langue ou sa partie antérieure. Sont articulées ainsi les consonnes dont le lieu d'articulation se situe vers l'avant de la bouche : linguo-labiales, dentales, alvéolaires, post-alvéolaires, alvéolo-palatales et rétroflexes. ko:혀끝소리

Consonne bilabiale

Une consonne bilabiale ou, par souci de concision, bilabiale désigne, en phonétique articulatoire, une consonne labiale dont le lieu d'articulation est situé au niveau des lèvres ; elle est réalisée par rapprochement des lèvres inférieure et supérieure. Le français comporte les bilabiales [b], [p] et [m].

Bilabiales de l'API

L'alphabet phonétique international recense les bilabiales suivantes La labialisation se note à l'aide du symbole en exposant [ʷ].

Voir également


- lieu d'articulation
-
ja:両唇音 ko:양순음

Orale

Une consonne orale est une consonne dont la cavité de résonnance est la bouche, c'est-à-dire que le flux d'air s'écoule uniquement par la bouche. Elle s'oppose aux consonnes nasales.

Voir aussi


- Mode d'articulation Catégorie:Phonétique ja:口音

Nasale

En phonétique articulatoire, les consonnes produites en abaissant le voile du palais sont appelées consonnes nasales. Il existe aussi des voyelles nasales. Les consonnes nasales sont presque toujours des occlusives, mais il existe aussi dans certaines langues telles que le gaélique des fricatives nasales. Les occlusives nasales font partie de la famille des continues, c'est à dire qu'elles ne bloquent pas l'air expiré (au contraire des occlusives et des fricatives orales) et sont quasiment toujours voisées. Ce sont des occlusives car bien que le flux pulmonaire s'écoule par la cavité nasale, il est stoppé dans la bouche. D'un point de vue acoustique, les occlusives nasales ont un spectre sonore compris entre 200 et 2000 Hz. Le français comporte les nasales suivantes:
- Bilabiale : [m] (maman)
- Dentale : [n] (ni)
- Palatale (en disparition) : [ɲ] (gnangnan)
- Vélaire (mots d'emprunt) : [ŋ] (parking)

Liste des consonnes nasales en API


- [m] : bilabiale
- [ɱ] : labio-dentale
- [n] : dentale, alvéolaire ou post-alvéolaire
- [ɳ] : rétroflexe
- [ɲ] : palatale
- [ŋ] : vélaire
- [ɴ] : uvulaire La nasalisation se note en API à l'aide d'un tilde surscrit [ ˜ ]. L'écoulement nasal se note en API par le symbole en exposant [ⁿ]. Nasale ja:鼻音 ko:비음

Consonne dentale

Une consonne dentale, ou plus brièvement dentale, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne apicale dont le lieu d'articulation se situe au niveau des dents ; elle est réalisée par un rapprochement entre la pointe de la langue et les dents. Pour les fricatives, la langue est placée entre les dents et, pour les autres, derrière les dents de la mâchoire supérieure. Le français comporte les dentales [d̪], [t̪], [n̪] et [l̪].

Dentales de l'API

L'alphabet phonétique international (API) utilise un symbole commun pour les consonnes pulmonaires dentales, alvéolaires et post-alvéolaires, hormis pour les fricatives et les affriquées. On a recours au diacritique [ ̪] (pontet souscrit) lorsqu'il est nécessaire de différencier les dentales des (post-)alévolaires. L'alphabet phonétique international recense les dentales suivantes :

Voir également


- lieu d'articulation
-
ja:歯音 ko:치음

Consonne alvéolaire

Une consonne alvéolaire, ou plus brièvement alvéolaire, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne apicale dont le lieu d'articulation se situe au niveau des alvéoles des dents de la mâchoire supérieure. La constriction est obtenue avec la langue. Le français comporte les alvéolaires [s] et [z].

Dentales de l'API

L'alphabet phonétique international (API) n'utilise pas de symboles distincts pour les consonnes pulmonaires alvéolaires, dentales et post-alvéolaires, hormis pour les fricatives et les affriquées. On a recours au diacritique [ ̪] (pontet souscrit) lorsqu'il est nécessaire de différencier les dentales et à [ ̠] (barre souscrite) pour les post-alévolaires. Les lettres simples [s, t, n, l, etc.] sont supposées être alvéolaires, mais cela peut également traduire le fait que la langue décrite ne fait pas la distinction entre deux lieux d'articulations ou plus. Lorsqu'il est nécessaire de spécifier qu'une consonne est alvéolaire, l'API étendu utilise le symbole [ ͇]. L'alphabet phonétique international recense les alvéolaires suivantes :

Voir aussi


- Lieu d'articulation
-
ja:歯茎音 ko:치조음

Dent

] Une dent est une organe dur, blanchâtre, généralement composé d'une couronne libre et d'une ou plusieurs racines implantées dans la cavité buccale et, plus particulièrement, sur le rebord libre des maxillaires (maxillaire et mandibule), et destiné notemment à broyer les aliments.

Étymologie

De la racine indo-européenne
- donts
.

Description

C'est l'organe le plus dur de l'organisme. Il resiste longtemps au feu et sert ainsi à l'identification en médecine médico-légale. Son corps est principalement composé de dentine. Ce tissus est minéralisé à 80% (contre 70% pour l'os) par l'hydroxyapatite. Les 20% restant constituent la trame organique, composée essentiellement de collagène. La dentine est perforée de micros tubes ou tubulis. Ceux ci contiennent les prolongements des cellules dentaires, les odontoblastes. Ces cellules tapissent la périphérie de la cavité pulpaire. Elles synthétisent la dentine tout au long de la vie, de manière centripète, et à un rythme très lent. Le tissus pulpaire assure leur innervation et leur vascularisation en provenance des racines dentaires. Les odontoblastes synthétisent, en réponse à l'agression carieuse une dentine réactionnelle. La couronne est recouverte d'émail, tissus minéralisé à plus de 99%. Il est moins épais sur les dents temporaires. La racine est recouverte de cément, où s'enracinent les fibes collagèniques et élastiques du ligament alvéolo-dentaire ou desmodonte. Ce ligament constitue avec l'os une véritable articulation dentaire, et renferme des cellules de régnération osseuse, ligamentaire et cémentaire. Il est richement innervé par des récepteurs mécaniques, le propriocepteurs, qui renseignent le système nerveux central sur la position exacte des dents, et la pression exercée par les muscles masticateurs. La dent est implantée dans l'os alvéolaire par une à trois racines. Les racines dentaires se terminent par un apex, dont l'ouverture de moins de 1mm permet la vascularisation et l'innervation de la dent (par le nerf mandibulaire). Les dents sont portées par le maxillaire (mâchoire supérieure) et la mandibule (mâchoire inférieure). Les dents ont plusieurs rôles :
- alimentation : les incisives permettent de sectionner les aliments (ou autre chose) ; les molaires et prémolaires permettent la mastication, le broyage des aliments ; les canines permettent d'arracher les aliments durs.
- phonétique : les dents, en association avec la langue et les lèvres, nous permet de prononcer de nombreux phonèmes
- esthétique : elles soutiennent les tissus mous qui les entourent (lèvres, joues). Quand elles sont absentes, on assiste à l'affaissement de l'étage inférieur de la face (la mandibule « remonte » et s'avance, les lèvres s'enfoncent) : c'est le profil du vieillard édenté. Ce phénomène est accentué par la disparition de l'os alvéolaire. Cet os existe par et pour la dent, et "fond" progressivement lorsque la stimulation mécanique disparait avec la dent. Les dents se trouvent que dans trois classes d'animaux : les mammifères, les reptiles et les poissons. Certaines espèces de ces classes n'en sont pas pourvues.

Les sortes de dents


- les incisives. On en a 8 (4 incisives centrales, 4 incisives latérales). Ce sont les dents du sourire. Elles sont monoradiculées, comme les canines.
- les canines. On en a 4. C'est la dent ayant la plus longue racine, unique. Elle permet la désoclusion des autres dents lors des mouvements de mastication, les protégeant ainsi de forces excessives et non physiologiques.
- les prémolaires. On en a 8 aussi. Elles ont une ou deux racines.
- les molaires. On en a de 8 à 12 (selon que les dents de sagesse sont formées ou non). Ce sont les dents de la mastication, les plus solides. Elles ont généralement 3 racines. On parle également de :
- dent de sagesse, qui est la troisième molaire et pousse à partir de l'âge de quinze ans chez l'homme. Il est de plus en plus rare d'avoir ses 4 dents de sagesse ; souvent il n'y en a que deux ou trois qui se forment, et elles n'ont pas toujours la place de sortir correctement, auquel cas elles provoquent des infections à répétition (péricoronarite, cellulite), et doivent être enlevées.
- faire ses dents, ce qui veut dire avoir les dents qui percent, chez un jeune enfant. Chez l'Homme, on distingue deux types de dents :
- les dents temporaires ou dents de lait : elles commencent à pousser vers 6 mois (mais cela peut aller de la naissance jusqu'à 1 an). Elles comment à tomber vers 6 ans. On en a 20.
- les dents définitives ou dents permanantes : la première à sortir en bouche est la première molaire, vers 6 ans. Ensuite l'ordre est variable. Les dernières dents définitives se mettent en place vers 12 ans. On peut en avoir 32 en tout. (Voir Denture et Dentition)

Analogies

Par extension, le terme de dent est employé en zoologie pour désigner un organe présentant une analogie de forme ou d'implantation :
- la dent à venin ou crochet de certains serpents,
- la dent de l'œuf, qui est un petit denticule corné présent chez l'embryon de quelques vertébrés ovipares et disparaissant après l'éclosion de l'œuf.
- la dent de l'oursin est l'une des cinq tiges calcaires, à extrémité visible et à croissance continue de l'appareil masticatoire de cet animal. ---- Par analogie, le terme de dent désigne un élément saillant, généralement de forme aiguë, employé :
- en botanique à propos des dents en bordure des feuilles, ou d'un épi de céréales. La dent-de-brebis désigne aussi la gesse alors que la dent-de-chien est l'érythrone, une plante de la famille des Liliacées et la dent-de-lion est un synonyme du pissenlit.
- en géographie pour les dents rocheuses.
- en technologie, pour les dents d'acier ou de fer d'une fourchette, d'une herse, d'un peigne, d'une roue, d'une scie, d'un rouage, d'un organe de transmission ou autres. Le terme de dent-de-chien désigne le ciseau de sculpteur à deux pointes ou double pointe; ou une pièce d'assemblage; ou un instrument courbe servant au brunissage de la tranche des livres après dorure ou jaspage; ou bien un croc servant à suspendre des ustensiles de cuisine ou des pièces de boucherie.
- en décoration, où les dents de chien sont un motif ornemental formé de fleurons à quatre feuilles d'où s'échappent des filets aigus ressemblant à des dents de chien. Le terme de dent de loup est également employé pour désigner une découpe ornementale ressemblant à une denture de loup.
- au sens figuré, l'expression en dents de scie, signifie avec des hauts et des bas.

Voir aussi

Articles connexes


- Denture
- Dentition
- Carie dentaire

Liens externes


- [http://www.infovisual.info/03/034_fr.html Voir un schéma détaillé de la dent (coupe d'une molaire)]
-
ja:歯 ko:이 (몸) simple:Tooth zh-min-nan:Chhùi-khí

Alvéole

Catégorie:homonymie Un alvéole (nom masculin !) peut être :
- en anatomie, un alvéole pulmonaire
- un alvéole d'une ruche

Consonne rétroflexe

Une consonne rétroflexe, ou plus brièvement une rétroflexe, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne dont le lieu d'articulation se situe au niveau du palais et dont l'organe constricteur est la pointe de la langue, dirigée vers le haut et l'arrière de la bouche. Les rétroflexes sont répandues dans les langues indo-aryennes (hindî entre autres) et dans les langues dravidiennes, ainsi qu'en mandarin, en suédois ou en norvégien. Le français ne comporte pas de rétroflexe.

Rétroflexes de l'API

Les symboles représentant les rétroflexes sont similaires à ceux utilisés pour les alvéolaires et s'en différencient par un « hameçon » dirigé vers la droite. L'alphabet phonétique international recense les rétroflexes suivantes :

Voir aussi


- Lieu d'articulation
-
ja:そり舌音 ko:권설음

Consonne dorsale

En phonétique articulatoire, une consonne dorsale désigne une consonne articulée avec le « dos » de la langue. Sont ainsi articulées les consonnes dont le lieu d'articulation est situé vers l'arrière de la bouche : palatales, vélaires et uvulaires. ja:舌背音 ko:혓바닥소리

Consonne palatale

Une consonne palatale ou, plus brièvement un palatale, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne dorsale dont le lieu d'articulation est situé sur la partie supérieure du palais dite « palais dur » (par opposition au palais mou ou velum) ; l'organe articulateur est le dos de la langue. Le français ne compte que deux palatales, la semi-voyelle [j] (à l'initiale de yourte) ainsi que la nasale [ɲ] (à l'initiale de gnon).

Palatalisation

Des phonèmes possédant un point d'articulation différent peuvent être palatalisées, c'est-à-dire qu'au cours de leur émission la position des organes s'infléchit pour atteindre le palais dur. Dans les langues slaves une consonne palatalisée est dite mouillée. Consulter Palatalisation pour plus de détails.

Palatales de l'API

L'Alphabet phonétique international recense les palatales suivantes, données avec quelques exemples :
- occlusives
  - [c], occlusive palatale sourde
coréen : 살 [cal] (« bien »)
  - [ɟ], occlusive palatale sonore
hongrois : nagy [nɑɟ] (« grand »)
- nasales
  - [ɲ], palatale nasale
espagnol mañana [ma'ɲana] (« demain »)
portugais minhoca [mi'ɲokɐ] (« ver de terre »)
- fricatives
  - [ç], palatale fricative sourde
allemand : ich [ɪç] (« je »)
  - [ʝ], palatale fricative sonore

- spirantes
  - [j], palatale spirante
anglais : yes [jɛs] (« oui »)
français : aïe [« aj »]
  - [ʎ], palatale spirante latérale
italien : gli [ʎi] (« les »)
- clic
  - ǂ, clic palatal
- injective
  - [ʄ], implosive palatale sonore
sindhi : [ʄəʈu] (« illettré ») La palatalisation d'une consonne est notée par le symbole en exposant [ʲ] ; par exemple endure en anglais américain se prononce [ɪndʲʊɹ].

Articles connexes


- phonétique articulatoire
- lieu d'articulation
-
ja:硬口蓋音 ko:경구개음

Consonne vélaire

Une consonne vélaire, ou plus brièvement une vélaire, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne dorsale dont le lieu d'articulation se situe au niveau de l'arrière du palais, dit palais « mou » ou voile du palais. Elle est réalisée par un bombement de la partie postérieure de la langue qui se rapproche du palais mou. Le français comprend les vélaires [k] et [ɡ], ainsi que [ŋ] dans des mots d'origine étrangère (à la fin de « parking », par exemple).

Assimilation

La région vélaire du voile du palais étant relativement grande et les mouvement de la partie posérieure de la langue pas très précis, les consonnes vélaires sont facilement assimilées, leur articulation se déplaçant vers l'arrière ou l'avant de la langue selon les voyelles avoisinantes. Elles sont souvent partiellement ou complètement palatalisées devant une voyelle antérieure et rétractées devant une voyelle postérieure. Les vélaires palatalisées sont parfois nommées palato-vélaires. Certaines langues possèdent également des vélaires labialisées, comme [kʷ], où l'articulation est accompagnée d'un arrondissement des lèvres. Il existe également des consonnes labio-vélaires qui sont articulées à la fois sur le palais et les lèvres, comme [k͡p]. Cette distinction s'efface avec la spirante [w], la labialisation impliquant d'ajouter une articulation labio-spirante au son, et cette situation ambiguë étant souvent appelée labio-vélaire.

Vélaires de l'API

La vélarisation se note à l'aide du symbole en exposant [ˠ]. L'alphabet phonétique international recense les vélaires suivantes : Le G intervocalique en castillan est souvent décrit comme une fricative vélaire voisée très légèrement articulée.
Dans les dialectes qui distinguent which et witch.

Voir aussi


- Lieu d'articulation
-
ko:연구개음 ja:軟口蓋音

Consonne pharyngale

Une consonne pharyngale ou, plus concisément, pharyngale, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne dont le lieu d'articulation se situe au niveau du pharynx ; elle est réalisée par un mouvement de la base de la langue vers l'arrière, en direction du pharynx. Le français ne comporte pas de pharyngale.

Pharyngalisation

Une consonne possédant un autre lieu d'articulation peut être pharyngalisée, c'est-à-dire que la base de la langue se rapproche du pharynx au moment du relâchement de la consonne.

Pharyngales de l'API

L'alphabet phonétique international comprend les pharyngales suivantes :
- fricatives
  - ħ, pharyngale fricative sourde
    - arabe classique : ح (lettre ḥāʾ)
    - hébreu : ח (lettre ḥeṯ)
  - ʕ, pharyngale fricative sonore
    - arabe classique : ع (lettre ʿayn)
    - hébreu : ע (lettre ʿayin) Note : dans les faits, le phonème /ʕ/ des langues sémitiques n'est pas forcément (voire absolument pas) réalisé [ʕ]. Consulter Prononciation de l'arabe et Prononciation de l'hébreu pour plus de détails. La pharyngalisation est notée grâce à l'exposant ˁ.

Voir également


- phonétique articulatoire
- lieu d'articulation
-
ja:咽頭音 ko:인두음

Consonne glottale

En phonétique articulatoire, une consonne glottale (ou une glottale par souci de concision) désigne une consonne dont le lieu d'articulation est situé au niveau de la glotte. Le français ne comporte pas de glottale en tant que phonème.

Glottales de l'alphabet phonétique international

L'alphabet phonétique international recense les glottales suivantes :
- occlusive
  - ʔ, occlusive glottale, dite coup de glotte
    - allemand : Anne [ʔanə] (Anne)
    - arabe : شَيْء [ʃajʔ] (chose)
    - maltais : triq [triʔ] (route)
- fricatives
  - h, fricative glottale sourde, dite h aspiré
    - allemand : Hals [hals] (gorge)
    - anglais : horse [hɔːɹs] (cheval)
  - ɦ, fricative glottale sonore
    - tchèque : Praha [praɦa] (Prague)

Voir également


- lieu d'articulation
-
ja:声門音 ko:성문음

Clic

En phonétique, un clic est un son produit avec la langue ou les lèvres sans l'aide des poumons (il appartient au consonnes non pulmonaires, au même titre que les consonnes glottalisées injectives et éjectives).

Distribution des clics dans le monde

Ce type de son est utilisé comme phonème consonantique par certaines langues du sud et de l'est de l'Afrique, notamment des langues khoïsan comme le !xóõ, le !xũ, le zhuǀ'hõasi et le nama. Par contamination, certaines langues bantoues à proximité ont développé des clics ; les plus célèbres sont celles du groupe nguni, notamment le xhosa, le zoulou et le sotho. On parle ces trois langues en Afrique du Sud et au Lesotho. De même, une langue couchitique méridionale, le dahalo, elle-même souvent en contact avec les langues khoïsan, a parallèlement développé des clics phonologiques. Enfin, on atteste quatre clics nasalisés dans un parler artificiel cérémonial, le damin, employés par des aborigènes Lardil de l'Île de Queensland (Australie). Les clics existent cependant au titre de sons paralinguistiques dans la majorité des langues, servant à indiquer l'agacement, à exciter les chevaux, à signaler une erreur, etc. Ils n'y sont pas pertinents.

Production

L'air est bloqué par la langue entre la zone dorso-vélaire et un autre point de la bouche (dont les deux lèvres), puis brusquement raréfié. La dépression créée est rapidement comblée lors du relâchement du second point, donnant naissance à un phénomène d'implosion (ou « mécanisme vélaire ingressif ») bref et clairement audible, ressemblant à un claquement. Contrairement aux autres sons considérés comme non pulmonaires, les clics simples sourds ne font intervenir que la bouche : ainsi, un clic peut être prononcé indépendamment de tout mouvement respiratoire. Il est donc possible d'émettre des clics à un rythme différent de celui de la respiration voire de respirer par le nez normalement pendant leur émission (ce qui permet leur répétition en théorie infinie) alors que dans les processus pulmonaires les rythmes phonatoires dépendent entièrement de la respiration (il n'est par exemple pas possible de parler sans reprendre son souffle – même avec des éjectives et des injectives – ou d'émettre une fricative en inspirant).

Types de clics

Clics fondamentaux

Les points d'articulation des clics sont principalement les suivants (dans certaines langues, il en existe plus) :
- bilabial [ʘ] (bruit du baiser) écouter ;
- dental [ǀ] (bruit d'agacement symbolisé par l'onomatopée tss-tss) écouter ;
- (post-)alvéolaire ou rétroflexe [ǃ] (claquement de langue) écouter ;
- palato-alvéolaire [ǂ] (autre claquement) écouter ;
- alvéolo-latéral [ǁ] (bruit utilisé pour les chevaux) écouter . Note : les enregistrements suivent le modèle [aXa], où [X] représente le clic. Ils sont considérés comme des occlusives ou des affriquées.

Caractéristiques secondaires

À l'articulation principale des clics peuvent s'ajouter :
- le voisement ;
- la nasalisation ;
- l'aspiration ;
- la glottalisation ;
- la phonation en voix soufflée ;
- la phonation en voix craquée. Au total, le nombre de combinaisons atteint, en !xóõ, quatre-vingt-trois clics différents, en comptant les clics à double-articulation. La notation de ces caractéristiques est assez complexe :
- sonorité : on peut faire précéder le symbole du clic de celui pour les consonnes dorso-vélaires afin de distinguer la sonorité : [kǀ] est sourd, [gǀ] sonore ;
- la nasalisation est indiquée par le symbole de la nasale dorso-vélaire précédant celui du clic : [kǀ] est oral, [ŋǀ] nasalisé ;
- l'aspiration se note normalement : [kǀʰ] ;
- de même la glottalisation (par l'apostrophe) : [kǀʼ] ; si le clic n'est que suivi d'un coup de glotte sans que l'ensemble forme une éjective, on note de préférence [kǀʔ] ;
- la voix soufflée (tréma souscrit) : [g̤ǀ] ;
- la voix craquée (tilde souscrit) : [g̭ǀ].

Articles connexes


- Phonétique ;
- flux non pulmonaire ;
- consonne éjective ;
- consonne injective. Catégorie:Linguistique ja:吸着音 ko:흡착음

Consonne injective

En phonétique, une consonne injective (ou par souci de concision « une injective »), aussi nommée implosive ou ingressive, est une consonne occlusive (rarement affriquée) accompagnée d'un flux glottal entrant. Une telle consonne est réalisée avec un abaissement plus ou moins simultané de la glotte (en fait, le mouvement précède quelque peu l'occlusion) et ne nécessite donc pas d'air provenant des poumons. L'abaissement provoque une dépression audible lorsque l'air entre de nouveau dans la bouche lors de la désocclusion de la consonne. Ces consonnes font donc partie des consonnes non pulmonaires. Ce sont presque toujours des consonnes sonores. On en trouve dans à peu près 10 à 15% des langues. Elle se notent dans l'API à l'aide d'une crosse sur l'occlusive correspondante. Les principales consonnes injectives sont:
- [ɓ] (écouter) ;
- [ɗ] (écouter) ;
- [ʄ] (écouter) ;
- [ɠ] (écouter) ;
- [ʛ] (écouter).

Articles connexes


- Coup de glotte ;
- consonne éjective. Catégorie:Phonétique ja:入破音 ko:입파음

महाराष्ट्राचे मंत्रीमंडळ

मुख्यमंत्री - विलासराव देशमुख उपमुख्यमंत्री - आर. आर. पाटील अर्थमंत्री - जयंत पाटील उर्जामंत्री - दिलीप वळसे-पाटील सांस्कृतिकमंत्री - अशोक शंकरराव चव्हाण

बाह्यदुवे


- [http://maharashtra.gov.in/english/government/govSearchShow.php अधिकृत शासकीय संकेतस्थळवरील मंत्रीमंडळाविषयीची माहिती] मंत्रीमंडळ

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Metamorphosis (album)
Metamorphosis is the name of:
- A 2003 album by Hilary Duff—see Metamorphosis (Hilary Duff album).
- A 1975 compilation album put out by Abkco Records of unreleased material by the Rolling Stones (without their cooperation) —see
RFC 1459
:IRC redirects here. For other uses, see IRC (disambiguation). A list of Wikipedia's own IRC channels can be found here. Internet Relay Chat (IRC) is a form of instant communication over the Internet. It is mainly designed for group (many-to-many) communication in discussion forums called channels, but also allows one-to-one communication. IRC was created by <


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