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Octobre

Octobre

Le mois d'octobre est le dixième mois du calendrier grégorien. Son nom vient du latin october (de octo, huit) car il était le 8 mois de l'ancien calendrier romain. La Révolution d'octobre a commencé en 1917 le 25 octobre du calendrier julien, soit le 7 novembre du calendrier grégorien. Catégorie:Mois de l'année ja:10月 ko:10월 ms:Oktober simple:October th:ตุลาคม

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

Rome antique

La Rome antique est le cadre de la naissance, de l'avènement et de la disparition de la civilisation romaine antique. Débutant comme un simple assemblage de villages, l'humble bourgade vit ensuite son histoire se confondre avec celle du monde méditerranéen du début de l'ère chrétienne à la fin de l'Antiquité. C'est pourquoi vous ne trouverez ici qu'une synthèse de l'histoire romaine, développée dans des articles plus conséquents sur les pages adéquates.

La fondation de Rome (-753)

D'après la légende latine, Romulus fonda la ville de Rome à l'emplacement du Mont Palatin près du Tibre vers -753 et y regroupa des groupes de latins, de sabins, et peut-être d'étrusques. L'archéologie a établie que le peuplement des collines de Rome a commencé vers le , et s'est accéléré à partir du . Se référer à l'article Fondation de Rome.

La Royauté (-753 à -509)

Après Romulus et ses successeurs légendaires, ce sont les rois Étrusques qui en occupant la région vont faire de Rome une véritable ville vers 600 av. J.-C., en la dotant d'une muraille, en aménageant le Forum et en bâtissant le sanctuaire du Capitole. C'est probablement sous la Royauté que s'élabore la religion romaine, mélange d'archaïsmes indo-européens et d'influences grecques et étrusques. Les anciens Romains attribueront leurs succès militaires à la qualité scrupuleuse de leur piété envers les dieux.
Se référer à l'article sur la monarchie romaine. Se référer aux articles sur la religion romaine, la mythologie romaine, les fêtes religieuses romaines.

La République romaine (-509 à -27)

-27 De
res publica (lat.) « la chose publique ». Tarquin le Superbe est le dernier roi de Rome. Tyrannique, autoritaire, il fut chassé par les Romains en -509 ; la République romaine est fondée, gouvernée par le Sénat romain et les magistrats élus du peuple romain (populus ne désigne, à l'époque, qu'une partie de la population, les patriciens). À ses débuts, la République romaine est déchirée par les conflits entre la plèbe et le patriciat. Elle finit par se doter en -367 d'institutions qui équilibrent le pouvoir du patriciat et modèrent celui des consuls. Rome commence son expansion par la conquête de l'Italie centrale par la prise de Véies en -396. Le sac de Rome en -390 est le début d'une longue période où Rome ne fut jamais prise par ses ennemis, jusqu'en 410 et le sac de Rome par Alaric. Progressivement, Rome affronte ses voisins et agrandit peu à peu son territoire, tandis que les plébéiens obtiennent en -300 l’égalité politique. Rome domine toute l'Italie en -272. À partir de -264, dans son affrontement contre Carthage lors de la première guerre punique et de la deuxième guerre punique, Rome conquiert la Sicile, la Corse et la Sardaigne, l'Hispanie et devient la première puissance de la Méditerrannée occidentale en -202. Tributaire de Rome, Carthage est finalement détruite en -146. Les légions romaines, de plus en plus efficaces, interviennent en Grèce, en Macédoine, en Asie Mineure. Durant le IIe siècle av J.-C., Rome soumet la Grèce et en retire une grande influence culturelle. Les élites connaissent la richesse des butins, tandis que la crise sociale monte en Italie. La République qui dût son succès à un équilibre entre ses différentes composantes sombre devant son agrandissement trop brutal, ses institutions prévues pour une ville se révélent inadaptées à la gestion d'un empire. A partir de -133, les tensions se multiplient (cf. les Gracques), des ambitieux luttent pour le pouvoir : Marius contre Sylla, Cinna, Pompée contre Jules César, Octave contre Marc Antoine. Se référer à l'article sur les Institutions de la République romaine pour connaître l'organisation politique de la République. Se référer aux articles Histoire de la République romaine et à la liste des consuls pour la chronologie. Se référer à l'article sur la Société de la République romaine pour connaître l'organisation sociale de la République.

L'Empire romain (-27 à 395)

La période du principat

L'Empire romain commence après la mort de Jules César avec l'avènement d'Octave Auguste. Ménageant l'ordre sénatorial, il assoit son pouvoir personnel. Grâce aux légions, il agrandit considérablement le territoire romain, et l'organise en provinces romaines, qu'il gère avec la collaboration de l'ordre équestre. Ses successeurs les empereurs Julio-Claudiens, les Flaviens et les Antonins mènent l'Empire romain à son apogée. Au , la superficie de l'Empire romain est à son maximum. Rome est avec un million d'habitants la plus grande ville du monde méditerrannéen, avec une organisation spécifique. La pax romana favorise la prospérité, les colonies se développent grâce à l'évergétisme de leurs élites, les grandes métropoles comme Carthage, Antioche, Alexandrie refleurissent. Se reporter à l'article Organisation de la ville de Rome pour découvrir les solutions mises en place pour gérer cette gigantesque agglomération

L'empire romain tardif

La défense contre la pression croissante des peuples germaniques contribue à la militarisation de l'Empire, qui connaît après les Sévères une terrible crise politique et économique au , et parvient à se redresser au au prix de transformations considérables : partage du pouvoir entre empereurs (tétrarchie, puis Auguste assistés de Césars), transfert de la capitale à Constantinople, absolutisme, alourdissement de l'admnistration, germanisation de l'armée. La montée du christianisme accompagne cette transformation. L'Empire romain adoptera définitivement le christianisme au . Se référer à l'article sur l'Empire romain et à la Liste des empereurs romains. Se référer à l'article sur Province romaine et à la série d'articles consacrés à chaque province

La dissolution de l'Empire romain (après 395)

Après une ultime réunification en 394 sous Théodose I, l'Empire est divisé en deux moitiés :
- L'Empire romain d'Occident est submergé en l'espace de deux générations par les peuples germaniques et s'efface en 476, ce qui marque la fin conventionelle de l'Antiquité,
- L'Empire romain d'Orient résiste et s'adapte, devenant progressivement l'Empire byzantin qui subsistera jusqu'en 1453. Se référer à l'article sur Empire romain d'Occident, Empire romain d'Orient et Empire byzantin.

Organisation militaire, politique, religieuse et institutions romaines

Voir aussi :
- Cursus honorum
- Relations de la religion romaine aux autres religions

Art

Issu des influences italiques, l'art romain prend son essor au contact de l'art grec qu'il va longtemps imiter.
Voir l'article détaillé : art romain Architecture L'architecture romaine s'épanouit dans les villes, les romains innovent dans la généralisation de la voûte en plein cintre, et l'emploi systématique du mortier (opus caementicium). Voir la typologie des monuments dans la catégorie Architecture romaine Voir la liste des monuments dans la catégorie Liste de monuments romains Voir l'article sur l'Épigraphie latine Littérature Les Romains révolutionnèrent le support écrit des livres, en lui donnant la forme moderne que nous connaissons : ils généralisèrent le codex, volume de feuilles reliées, plus maniable et plus aisé à lire que le traditionnel rouleau. Voir l'article sur la littérature latine, et la catégorie:Littérature grecque d'époque romaine.

Vie quotidienne


- Les noms romains (système des
tria nomina) et les prénoms romains
- le costume : la toge, la stola
- l'habitat : domus, insula et villa
- Le calendrier julien
- Les chiffres romains
- Les jeux du cirque
- Les thermes romains
- La monnaie romaine
- Les unités de mesure romaines
- Les ergastules (Prisons et cachots)

Bibliographie


-
La civilisation romaine de Pierre Grimal, 1960, réédité en 1981 chez Flammarion
-
Histoire générale de l’Empire romain de Paul Petit, 1974, édition du Seuil
-
L’art de l’ancienne Rome, Bernard Andreae, 1973, éditions d’Art André Mazenod
- [http://perso.wanadoo.fr/revuesocialisme/s10empireromaine.htm L'impérialisme romain - une analyse marxiste] par l'archéologue anglais Neil Faulkner

Liens externes


- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/ Parcours virtuels de Rome] : panoramas virtuels et galeries de photos (ita/ing/fr)
- [http://www.insecula.com Site insecula (Égypte, Rome, et Grèce antique).]
-


Révolution d'octobre

On appelle Révolution russe l'ensemble des événements ayant amené les deux révolutions ayant conduit au renversement du régime tsariste en Russie puis à l'installation d'un régime marxiste-léniniste :

La révolution de 1905

Création des soviets

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Révolution de février 1917

Avant 1917, la Russie était sous la direction d’un régime tsariste, autocratique et répressif, en place depuis des siècles. Au début du XX siècle, la Russie connut un essor industriel spectaculaire, entraînant un essor urbain et une grande effervescence culturelle : le vieil ordre social était ébranlé, aggravant les difficultés des plus pauvres ! Les industries florissant, la classe ouvrière – concentrée principalement dans les grandes villes – était de plus en plus exploitée. Or, après la scolarisation menée quelques années auparavant, une partie des ouvriers avait été conquise par des idées marxistes et autres idéologies révolutionnaires. Depuis lors, des attentats politiques s’étaient succédé. Toutefois, le pouvoir tsariste fit preuve d’immobilisme. Au XIX et XX, des mouvements organisés par des membres de toutes les classes de la population (étudiants ou ouvriers, paysans ou nobles) tentèrent de renverser le gouvernement – sans succès. De ce point de vue, la révolution de 1917 n’est que l’aboutissement d’une longue succession de plus petites révoltes. La défaite de la Russie lors de la Première Guerre mondiale fut en quelques sortes le déclencheur de la révolution. À l'entrée en guerre, tous les partis étaient pour cette participation, à l’exception du parti social-démocrate (les Bolcheviks) de Lénine. La guerre amena une suite impressionnante de malheurs en Russie. Dès le début du conflit, après quelques succès intiaux, l'armée connaît de lourdes défaites (en Prusse orientale notamment) ; les usines s’avèrent insuffisamment productives, le réseau ferroviaire insuffisant, le ravitaillement en armes et denrées de l’armée boiteux. Dans l’armée, les pertes battirent tous les records et des mutineries éclatèrent, le moral des troupes se trouvant au plus bas. La famine grondait, les marchandises se faisaient rares. L’économie russe, qui venait de connaître le taux de croissance le plus élevé d’Europe était à présent coupée du marché européen. Le Chambre basse du Parlement russe (la Douma), constituée de partis libéraux progressistes, mit en garde le tsar Nicolas II et lui conseilla de former une nouvelle sorte de gouvernement constitutionnel. Mais le tsar ignora l’avis de la Douma. Les évènements se déroulèrent en deux grandes étapes. La « Révolution de Février ». Le mois de février 1917 rassemblait toutes les caractéristiques pour une révolte populaire : hiver rude, pénurie alimentaire, lassitude face à la guerre… Tout commença par des grèves spontanées, début février, des ouvriers des usines de la capitale Petrograd]]. Pendant ces grèves, des manifestations furent organisées pour réclamer du pain. Ces manifestations furent soutenues par la main-d’œuvre industrielle, trouvant là une raison de prolonger la grève. Le premier jour, malgré quelques confrontations avec les forces de l’ordre, il n’y eut aucune victime. Les jours suivants, les grèves se généralisèrent dans tout [[Petrograd et la tension monta. Les slogans, jusque là plutôt discrets, se politisèrent : « À bas la guerre ! », « À bas l’autocratie ! ». Cette fois, les affrontements avec la police firent des victimes des deux côtés. Les manifestants s’armèrent en pillant les postes de police. Après trois jours de manifestations, le tsar mobilisa les troupes de la garnison de la ville pour mater la rébellion. Les soldats résistèrent aux premières tentatives de fraternisation et tuèrent de nombreux manifestants. Toutefois, durant les nuits, les troupiers rejoignirent le camp des insurgés, qui purent ainsi s’armer plus convenablement. Entre-temps, le tsar, désemparé, avait dissout la Douma et élu un comité provisoire. Le jour même, la révolution triompha. Tous les régiments de la garnison de Petrograd se joignirent aux révoltés. Cet épisode de la révolution fit tout de même des centaines de victimes. Elle amena la mort du tsarisme et les premières élections au soviet des ouvriers de Petrograd. Parallèlement, le comité provisoire de la Douma élut son propre Gouvernement provisoire. La Révolution de février 1917 en Russie entraîna l'abdication du tsar Nicolas II. Elle survint en réaction à la politique menée par le tsar, en particulier l'implication croissante de la Russie dans la Première Guerre mondiale, à laquelle s’opposait une alliance en grande partie libérale des réformateurs politiques qui voulaient instituer une assemblée constitutive démocratiquement élue. Le 24 février 1917, un début de famine provoqua des émeutes et des grèves d'ouvriers dans la capitale Pétrograd. Un bataillon des soldats fut dépêché en ville pour apaiser le soulèvement, mais beaucoup d'entre eux choisirent de déserter voire de se rebeller contre leur hiérarchie, des soviets se mettent en place. Ces évènements poussèrent Nicolas II à abdiquer le 2 mars. Un gouvernement provisoire dirigé par le prince Lvov, s'installe, concurrencé par les soviets. La période suivant l'abdication du tsar est confuse, et les gouvernements provisoires se succèdent rapidement. Malgré cela, l'implication dans la première guerre mondiale n'est pas remise en cause. Peu après le retour de Lénine en Russie (Thèses d'Avril), Kerensky, un modéré prend la tête de l'exécutif. Mais de plus en plus, les bolcheviks autrefois minoritaires au sein du PoSDR imposent leur vues et scandent pendant des semaines "La dictature du prolétariat ou la dictature de Kornilov", jouant sur la menace d'un putsch du général en chef des forces russes. La fragile république russe s'apprête à vivre ses premières élections libres (les femmes ayant d'ores et déjà le droit de vote), quand les évènement de Petrograd éclatent.

Révolution d'octobre 1917

Après cette première étape, il y eut une période relativement longue d’attente avant la seconde étape, à savoir la « Révolution d’Octobre », probablement plus connue. Durant cette période, le soviets – composé de soldats et d’ouvriers élus dans les usines – et le Gouvernement provisoire tentèrent de diriger le pays ensemble, sans grand succès. Leur concurrence fit naître à nouveau des tensions. Leur vision était fondamentalement opposée, ainsi, il arriva que le Soviet édictât une loi et que le Gouvernement la fit annuler officiellement pas moins de quatre jours plus tard. Incontestablement, le pays n’avait pas encore trouvé sa stabilité politique, et un autre événement allait mettre les choses en place. L’antagonisme entre le Gouvernement provisoire et le soviet se transforma bientôt en conflit ouvert. Si les soviets soutenaient à l’origine une idée de démocratie parlementaire, ils finirent par devenir les instruments du socialisme révolutionnaire. Très vite, le peuple, voyant que le Gouvernement tardait à agir, acquit la conviction que c’était le soviet qui allait résoudre ses problèmes (c.-à-d. la crise économique,alimentaire…). La propagande bolchévique, déjà à l’œuvre, alimenta cette conviction. Ce fut la question des objectifs et de la poursuite de la guerre qui trancha définitivement – en faveur du soviet. Depuis trop longtemps, le peuple en avait marre de la guerre, et le Gouvernement ne semblait pas le comprendre. Dans un discours, Lénine déclara son hostilité à la guerre, prôna la confiscation et le partage des terres, le passage immédiat à une république des soviets et le boycottage du Gouvernement provisoire. À son parti – les Bolchéviks – il conseilla de ne pas prendre le pouvoir tout de suite, mais d’essayer dans un premier temps, par une propagande patiente (« Paix immédiate ! », « Tout le pouvoir aux Soviets ! », « La terre aux paysans ! »), de convaincre un maximum d’ouvriers. Pour ces déclarations, Lénine fut considéré comme un traître et partit se réfugier en Finlande. Durant son exil, le Gouvernement connut de nombreux troubles et changeant plusieurs fois. En octobre, Lénine considéra que le moment était venu. Désireux d’accélérer les choses, il rentra en Russie et fit pression sur le Comité central du Parti bolchévik afin que celui-ci organise une insurrection armée et prenne le pouvoir. Après avoir résisté, le Comité approuva la politique de Lénine et organisa l’insurrection. La Révolution d'octobre constitue la seconde phase de la Révolution russe, après les évènements de février 1917 ayant mené à l'abdication du tsar Nicolas II. Elle fut dirigée par Lénine et fut la première révolution du communisme marxiste du , inspirée par les théories de Karl Marx. Celle-ci éclata dans la nuit du 24 au 25 octobre (dans l'ancien calendrier tsariste, ce qui correspond à la nuit du 6 au 7 novembre). L’ « armée » bolchevique – dirigée par Trotski et composée d’ouvriers armés, de soldats et de marins – prirent d’assaut les points stratégiques de la ville : e. a. le Palais d’Hiver, siège du Gouvernement provisoire Le 7 novembre 1917, le dirigeant bolchevik Lénine lança ses partisans dans un soulèvement à Pétrograd (alors capitale de la Russie) contre le gouvernement provisoire dirigé par Kerensky (notons qu'à cette époque, la Russie utilise encore le calendrier julien : la date du 7 novembre (grégorien) correspond au 25 octobre julien). Les évènements à Pétrograd se déroulèrent sans effusion de sang : les bolcheviks parvinrent à prendre les symboles gouvernementaux sans résistance avant de lancer un assaut final sur le Palais d'hiver. Les films officiels tournés plus tard montrèrent ces évènements sous un angle héroïque, bien que dans la réalité les insurgés n'eurent à faire face qu'à une faible résistance. Le 25 octobre, Trotski annonçait déjà officiellement la dissolution du Gouvernement provisoire et la prise de pouvoir par les Bolcheviques. Le soviet, composé à présent d’une majorité de Bolchéviques, accepta d’assumer le pouvoir. Lorsque Lénine fit sa première apparition publique, il fut véritablement ovationné et sa première déclaration fut : « Nous allons maintenant procéder à la construction de l’ordre socialiste ». Le second congrès des Soviets eut lieu à ce moment. 649 délégués y furent élus, dont 390 bolcheviks (dont près d'une centaine de révolutionnaires communistes) qui participèrent au renversement du gouvernement Kerensky. Lorsque la chute du Palais d'Hiver fut officialisée, le congrès adopta un décret transférant tout pouvoir aux soviets, ratifiant ainsi le souhait des révolutionnaires. Le transfert des pouvoirs ne se fit pas sans heurts : de nombreux révolutionnaires socialistes considéraient que Lénine et les bolcheviks avaient pris le pouvoir illégalement, avant de prendre leurs distances. Ces défections furent accompagnées de ce commentaire de Léon Trotsky : «Partez, allez-y, partez, vous rejoignez les tas de poussière de la société». Le jour suivant, les Soviets élirent un conseil des commissaires du peuple comme base du nouveau gouvernement soviétique, en attendant la convocation d'une assemblée constituante, et passèrent un décret de paix et un décret sur la terre. La réussite de la Révolution d'octobre acheva les prémices de la Révolution russe nés en février, la faisant passer d'une idéologie libérale à une idéologie socialiste. La tentative de prendre Moscou un mois plus tard rencontra de violentes résistances, empêchant les bolcheviks de prendre le contrôle de la ville avant mars 1918.

La guerre civile russe

La guerre civile russe entre 1918 et 1920 opposa le nouveau gouvernement révolutionnaire rouge à ses propres troupes, aux Blancs divisés sur l'avenir politique de la Russie, La force anarchiste qui tenait l'Ukraine (la Makhnovchina) y participa également, opposée aux uns ou aux autres selon les circonstances. Les puissances étrangères (Allemagne, Pologne, France et Royaume-Uni) exerceront également une influence sur le déroulement du conflit. Jusqu'au traité de Brest-Litovsk en mars 1918, divers groupes nationaux, notamment en Ukraine et dans le Caucase, mettent à profit la situation pour tenter de s'émanciper mais les combats restent sporadiques. A partir d'avril, les Alliés - Français et Britanniques - interviennent dans le nord et dans le sud du pays, pour contrer l'occupation allemande, puis, après leur victoire de novembre 1918, en prenant ouvertement position aux côtés des «Blancs» comme le déclara Winston Churchill « le bolchévisme doit être étranglé dans son berceau ». Trois fronts principaux se constituent par divers groupes nationaux qui mettent à profit la situation pour tenter de s'émanciper :
- au sud (armée des volontaires russes et celle des cosaques dans la région du Don, commandée par le général Dénikine),
- au nord-ouest (armée de Ioudenitch),
- en Sibérie occidentale (armée de l'amiral Koltchak, renforcée par les 40 000 hommes de la Légion tchèque) à Omsk. A ces trois fronts s'ajouterons d'autres forces blanches plus ou moins autonomes:
- en Sibérie orientale : les troupes cosaques de l'Ataman Semenov appuyées par un fort contingent de "conseillers" japonais;
- en Mongolie : la Division asiatique de cavalerie du baron balte Ungern von Sternbeg

Armée rouge

Face à la conjugaison des menaces, le gouvernement soviétique transfère la capitale de Petrograd à Moscou et proclame la mobilisation générale et obligatoire. Léon Trotski prend énergiquement la direction de l'Armée rouge : de près d'un million d'hommes à la fin de l'année 1918, elle en comptera plus de 5 millions deux années plus tard. L'armée rouge défait une à une les armées blanches en commençant par Ioudenitch en octobre, puis presque simultanément à la mi-novembre Koltchak et Anton Ivanovitch Dénikine. En 1919, le gouvernement liquide la Makhnovchina. La période finale de la guerre fut le long siège des dernières forces blanches en Crimée. Piotr Nicolaïevitch Wrangel]] y avait rassemblé les restes des troupes de Dénikine qui s'étaient fortifiés. Ils tinrent jusqu'à ce que l'Armée Rouge, qui avait participé à la guerre contre la Pologne, débarque. Alors les blancs furent débordés et leurs dernières troupes évacuées vers Constantinople en novembre 1920.

Conséquences

Le premier résultat de cette révolution fut le renversement du régime tsariste, laissant le champ libre pour la prise de pouvoir par les Bolchéviks. Ensuite vint la création, en 1922, de l’U.R.S.S. – l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Le régime instauré par les Bolcheviques, l’ « ordre social », est mieux connu sous le nom de ‘communisme’. Le communisme, concrétisation des thèses de Marx, à pour base des idées telles que « mettre en place une dictature du prolétariat ». Dans la politique des bolcheviks, la liberté de l’individu est négligée au profit du groupe, l’État dictant à chacun sa conduite et possédant les biens de tous, les distribuant selon les besoins. En cela, le communisme est opposé fondamentalement au libéralisme. La Seconde Guerre mondiale fut suivi par la fameuse « Guerre Froide », opposant le Bloc communiste à l’Occident (dans ce cas, les États-Unis surtout) dans une course à l’armement qui n'aboutit jamais à un conflit ouvert direct, avant la chute de l’URSS.

Voir aussi


- La Révolution de février est aussi le nom donné à la Révolution française de 1848.
- Russie
- URSS
- bolchevik
- Parti socialiste-révolutionnaire de gauche
- collectivisme politique
- Socialisme d'État
- Lénine
- Révolution de 1905
- Docteur Jivago

Bibliographie


- Martin Malia, Comprendre la Révolution russe, Seuil, 1980.
- Nicolas Werth, Histoire de l'Union soviétique, PUF coll. « Thémis », 1992
- Nicolas Werth, 1917 : la Russie en révolution, Gallimard, coll. « Découvertes », 1997
- voline [http://www.babel.lautre.net/textes/voline/volineinconnue.pdf] la révolution inconnue (taille 1 Mo) (histoire de la révolution russe)
- Rosa Luxemburg, La Révolution russe : [http://www.marxists.org/francais/luxembur/revo-rus/rrus.htm]
- [http://culture.revolution.free.fr/themes/Revolutions-europeXX.html Bibliographie détaillée]
- Richard Pipes, La Révolution russe, Puf, 1993 Catégorie:Histoire de Russie Catégorie:Histoire militaire russe ja:ロシア内戦 ja:ロシア革命

1917

Cette page concerne l'année 1917 du calendrier grégorien.

Événements


- Le prix Nobel de la paix est attribué à la Croix Rouge Internationale.

Première Guerre mondiale


- 22 janvier : Le président des États-Unis, Woodrow Wilson, plaide pour une paix sans vainqueurs.
- 31 janvier : Début de la guerre sous marine totale.
- 3 février : Rupture des relations diplomatiques entre les États-Unis et l'Allemagne, après l'annonce par celle-ci d'un élargissement de la guerre sous-marine et l'interception d'un message allemand incitant le Mexique à entrer en guerre contre les États-Unis.
- 2 avril : Entrée en guerre des États-Unis au côté des alliés.
- 16 avril : Début de l'offensive Nivelle du Chemin des Dames. L'offensive qui se révèle très meurtrière entraîne des mutineries au sein de l'armée française.
- Avril : Mutineries dans l'armée française (avril-juin).
- 15 mai : Philippe Pétain remplace Nivelle.
- 19 juillet : Motion de paix au Reichstag allemand sur initiative de Matthias Erzberger
- : Appel du pape Benoît XV à une « paix blanche ».
- 24 octobre - 9 novembre : Défaite italienne de Caporetto par les Autrichiens.
- Novembre : Formation d'un gouvernement radical de Clemenceau.
- 6 décembre : Halifax Nouvelle-Écosse Canada : L'explosion du Mont Blanc, navire de munitions français, a rasé environ deux kilomètres carrés d'Halifax. Le nombre total de morts s'élève à plus de 2 000 personnes.
- 15 décembre : Les Allemands et les Bolcheviks signent un armistice à Brest-Litovsk. Les Allemands aident Lénine à quitter son exil suisse.
- Débarquement à Saint-Nazaire des premières troupes américaines.
- L'adoption d'un système de convois réduit les pertes navales des alliés causées par les sous-marins allemands.
- L'espionne hollandaise Mata Hari est fusillée au Fort de Vincennes.
- Les forces britanniques commandées par Allenby prennent Jérusalem et Bagdad aux Turcs.
- T. E. Lawrence, Lawrence d'Arabie, dirige la révolte arabe contre l'Empire turc ottoman.

Europe


- 13 mai : A Fatima (Portugal), trois enfants affirment avoir vu la Vierge Marie.
- 2 novembre : La Grande Bretagne publie la Déclaration Balfour s'engageant elle-même à "voir favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif".
- 6 décembre : Indépendance de la Finlande.

France


- 20 mars : Alexandre Ribot Président du Conseil.
- En mai, mouvements de grèves en France (mai-juin).
- 12 septembre : Paul Painlevé Président du Conseil, sans participation socialiste : rupture de l'Union Sacrée.
- 16 novembre : Georges Clemenceau Président du Conseil pour la deuxième fois.
- Disparition en vol de Georges Guynemer.
- Arrestation de Joseph Caillaux pour « Espionnage et trahison ».
- Création du CCE.

Russie


- 8 mars : Révolution de février en Russie (8-15 mars).
- 15 mars : Abdication du Tsar Nicolas II de Russie.
- En avril, Retour en Russie de Lénine, il énonce 10 thèses, ou « thèses d'avril ».
- En juin, 1 congrès panrusse des soviets.
- 26 octobre : Lénine est élu à la tête du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique.
- 6 novembre : Début de la révolution d'octobre en Russie. Le gouvernement Keremski est renversé en Russie par Lénine et les Bolcheviks qui s'emparent du pouvoir.
- En novembre, Création du gouvernement bolchevik : « Conseil des commissaires du peuple ». Décrets sur la terre et sur la paix.
- 20 décembre : Création de la Tchéka, la nouvelle police politique russe

Afrique


- Les Européens imposent Tafari comme régent de l'Éthiopie.

Amériques

Amérique du Nord


- 28 août : Arrestation de suffragètes rassemblées devant la Maison Blanche pour faire pression sur le Président Woodrow Wilson en vue de l'adoption de « l'amendement Anthony » sur le droit de vote des femmes.
- 26 décembre : Le gouvernement américain prend en charge le fonctionnement des chemins de fer.

Amérique Latine


- 2 mars : Les Portoricains obtiennent la nationalité américaine.
- Le Brésil s'engage dans la Première Guerre mondiale aux côtés des alliés, après avoir subit des attaques de sous-marins allemands contre ses bateaux de commerce.

Asie & Inde

et la participation de la France au C.I.E.O. ?

Océanie & pacifique

Proche-Orient & monde arabe


- 2 novembre : Déclaration Balfour promettant la création d'un foyer juif en Palestine. Elle approuve la création d'un état juif en Palestine, à la condition que les droits des Arabes soient respectés.

Arts & culture


- L'humoriste anglais P.G. Wodehouse crée les personnages de Bertie Wooster et de son majordome (butler) Jeeves.
- L'écrivain et critique d'art Guillaume Apollinaire invente le mot « surréalisme ».
- Le compositeur britannique Gustav Holst termine son œuvre Les Planètes.
- Premier enregistrement de Jazz, le Dixie Jazz Band One Step mis en vente à New York.
- Publication du Cornet à dés de Max Jacob.

Sciences & techniques


- L'astronome allemand Karl Schwarzschild conçoit sa théorie des trous noirs.
- Mise en service du télescope du Mont Wilson aux États-Unis.

Sports


- Création de la Ligue Nationale de Hockey

Naissances en 1917


- Rufus Thomas, chanteur américain
- 25 janvier : Ilya Prigogine, physicien et chimiste belge d'origine russe († 28 mai 2003).
- 27 mars : Cyrus Vance, personnalité politique américaine († 12 janvier 2002).
- 25 avril : Ella Fitzgerald, chanteuse américaine († 15 juin 1996).
- 26 avril : Ieoh Ming Pei, architecte américain d'origine chinoise
- 29 mai : John F. Kennedy, futur Président des États-Unis († 22 novembre 1963).
- 31 mai : Jean Rouch, cinéaste français († 18 février 2004).
- 16 juin : Irving Penn, photographe américain
- 6 août : Robert Mitchum, acteur américain († 1 juillet 1997).
- 22 août : John Lee Hooker, bluesman américain († 21 juin 2001).
- 21 octobre : Dizzy Gillespie, trompettiste de jazz américain († 6 janvier 1993).
- 30 octobre : Maurice Trintignant, coureur automobile français († 13 février 2005).
- 19 novembre : Indira Gandhi, Premier ministre de l'Inde († 31 octobre 1984).
- 16 décembre : Arthur C. Clarke, romancier de science-fiction britannique

Décès en 1917


- 10 janvier : Buffalo Bill (William Frederick Cody).
- 10 février : John William Waterhouse, peintre anglais.
- 16 février : Octave Mirbeau, écrivain français.
- 9 mars : Octavius Pickard-Cambridge, prêtre et zoologiste britannique1828).
- 14 avril : Lejzer Ludwik Zamenhof, médecin ophtalmologue polonais.
- 27 septembre : Edgar Degas, peintre français.
- 15 octobre : Mata Hari, espionne hollandaise.
- 15 novembre : Émile Durkheim, sociologue français
- 17 novembre : Auguste Rodin, sculpteur français. __NOTOC__ Catégorie:1917 ja:1917年 ko:1917년 ms:1917 simple:1917 th:พ.ศ. 2460

Calendrier julien

Calendrier occidental introduit par Jules César (qui lui donne son nom) en 45 av. J.-C. et remplacé progressivement à partir de 1582 par le calendrier grégorien utilisé actuellement. Le calendrier julien est le calendrier des européens et des chrétiens durant tout le Moyen Âge. Il a perdu tout usage civil durant le , mais est encore utilisé de nos jours comme calendrier liturgique par la majorité des chrétiens orthodoxes. Il se distingue du calendrier que nous utilisons communément par quelques jours de décalage. Ainsi, le 25 décembre 2005 du calendrier julien (jour de Noël pour les russes) est en fait le 7 janvier 2006 du calendrier grégorien habituel. Le passage au calendrier grégorien ne s'étant pas fait partout simultanément, sa coexistence avec le calendrier julien aura duré plus de trois siècles (et dure toujours pour les orthodoxes), d'où le besoin de préciser, pour certaines dates, lequel des deux calendriers on utilise.

Compte des années

Divers systèmes de numérotation des années ont été employés avec le calendrier julien :
- Compte commençant par lab urbe condita (date supposée de la fondation de Rome) ou l'année de règne du souverain en fonction.

- Dioclétien a institué lanno Diocletiani
, numérotant à partir du commencement de son règne, qui semble être resté utilisé après sa mort.

- Aux alentours de 527, Dionysius Exiguus a proposé le système de l' anno Domini, qui s'est graduellement répandu dans le monde chrétien et est toujours couramment utilisé de nos jours. Les années ont été numérotées à partir de la date supposée de l'incarnation ou de l'annonce du Christ, le 25 mars de l'an 1 (soit 753 ans après lab urbe condita).

Évolution historique

Le calendrier romain précédemment utilisé possédait diverses règles, y compris deux longueurs différentes pour les mois intercalaires ainsi que des modifications de durée du mois de février pendant certaines années bissextiles.
Ceci était encore rendu plus compliqué par la politique, avec pour résultat que le calendrier prit 90 jours de retard par rapport à sa définition originale (67 jours plus 23 jours du mois intercalaire de cette année).
Le calendrier julien a été choisi par Jules César en 46 av. J.-C., en qualité de
pontifex maximus, qui lui donnait la responsabilité de fixer le début de chaque année. Ce calendrier fut utilisé à partir de 45 av. J.-C. soit en 709 après la fondation de Rome selon le calendrier romain. Il a été choisi sur les conseils de son astronome Sosigène d'Alexandrie et a été probablement prévu pour refléter une certaine année tropique, avec une année standard de 365 jours divisée en 12 mois et un « jour intercalaire » ajouté tous les 4 ans. Le calendrier est resté en service jusqu'au dans quelques pays.
Cependant avec ce système, trop d'années bissextiles sont ajoutées en ce qui concerne les saisons astronomiques qui se produisent environ de 11 minutes trop tôt par an. Il paraîtrait que César était au courant de ce décalage, mais n'y accordait que peu d'importance.
Afin de réaligner le calendrier à ce que les Romains considéraient comme saisons correctes, 90 jours ont été insérés.
En raison de sa longueur peu commune de 455 jours, cette année extra-longue était, et est, désigné sous le nom de lannée de la confusion
.
La première année de la mise en œuvre du nouveau calendrier était 45 av. J.-C., et il fut décidé que celle-ci commencerait le 1 janvier. Bien que le nouveau calendrier fût beaucoup plus simple que l'ancien calendrier romain, les pontifes, un groupe de prêtres qui étaient responsables de maintenir le calendrier dans la société romaine et chargés de mettre en application le nouveau calendrier ont apparemment mal compris l'algorithme : ils rajoutèrent un jour intercalaire tous les 3 ans au lieu de tous les 4 ans.
Ceci a eu comme conséquence un excédent de jours intercalaires.
Auguste a remédié à cette anomalie en sautant plusieurs jours intercalaires après 36 ans de telles erreurs.
Il est probable qu'il ait décidé de sauter ces jours intercalaires dans la période de douze ans allant de 9 av. J.-C. à 3 ap. J-C..
Ainsi l'ordre historique des années bissextiles (années avec un jour intercalaire) a probablement été la suivante : 43 av. J.-C., 40 av. J.-C., 37 av. J.-C., 34 av. J.-C., 31 av. J.-C., 28 av. J.-C., 25 av. J.-C., 22 av. J.-C., 19 av. J.-C., 16 av. J.-C., 13 av. J.-C., 10 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.,
ou si l'on peut faire confiance aux écrits sur papyrus de l'Égypte romaine : 44 av. J.-C., 41 av. J.-C., 38 av. J.-C., 35 av. J.-C., 32 av. J.-C., 29 av. J.-C., 26 av. J.-C., 23 av. J.-C., 20 av. J.-C., 17 av. J.-C., 14 av. J.-C., 11 av. J.-C., 8 av. J.-C., 4, 8, 12 etc. En raison de la contribution de Jules César et d'Auguste au calendrier, les romains ont par la suite baptisé deux mois du nom de chacun d'eux, retirant Quintilis et Sextilis, le cinquième mois et le sixième mois, mars étant le premier et les renommant par juillet en 38 av. J.-C. et août en 8 av. J.-C.. L'arrangement des mois dans le calendrier julien a probablement été très régulier, alternant des mois longs et courts avec une exception à la fin de l'année en février. Comme les Romains comptaient les jours à l'envers, pour savoir combien il en restait avant telle ou telle date fixe, par rapport aux calendes, en l'occurrence le 1er mars, le 24 février était le sixième jour avant celui-ci. Le jour intercalaire devint alors, sixième jour bis avant le début mars, et l'année marquée par cet ajout au calendrier devint annus bissextilis. De janvier à décembre, les longueurs de mois, selon Sacrobosco, était le suivant:

Les douze mois du calendrier julien selon Sacrobosco

# Januarius (31 jours) # Februarius (29 ou 30 jours) # Martius (31 jours) # Aprilis (30 jours) # Maius (31 jours) # Junius (30 jours) # Julius (31 jours) # Sextilis (30 jours) # September (30 jours) # October (31 jours) # November (30 jours) # December (30 jours) La plupart des érudits mettent Sacrobosco en doute sur ce point. Il est probable qu'il y ait confusion avec les longueurs des 10 mois de l'année romaine originelle. En effet, en refaisant le compte, il manque un jour. Il est plus probable que l'année selon Jules César ait alterné exactement les mois de 30 et 31 jours (29 pour février les années non-bissextiles).

Les douze mois du calendrier julien

# Januarius (31 jours) # Februarius (29 ou 30 jours) # Martius (31 jours) # Aprilis (30 jours) # Maius (31 jours) # Junius (30 jours) # Julius (31 jours) # Sextilis (30 jours) # September (31 jours) # October (30 jours) # November (31 jours) # December (30 jours) La légende veut qu'en 8 av. J.-C. lorsque le Sénat a 'offert' Sextilis à Auguste, il a été décidé qu'il méritait autant de jours que Jules.
Ce qui a changé la longueur des jours en reportant le décalage jusqu'à février :
31, 28(29), 31, 30, 31, 30, 31, 31, 30, 31, 30, et 31
nous donnant les longueurs irrégulières de mois que nous employons toujours aujourd'hui. Une chose qui n'a pas été changée par le changement du vieux calendrier romain en nouveau calendrier julien était les dates des Nones et des Ides.
En particulier, les Ides sont tardifs (le 15e plutôt que le 13e) en mars, mai, juillet et octobre.
Ceci suggère que ces mois aient toujours eu 31 jours dans le calendrier julien.

Ajustement du calendrier julien par le pape Grégoire XIII

Au , le calendrier grégorien fut introduit pour améliorer l'exactitude du calendrier julien en ce qui concerne la période de l'équinoxe, mais les changements furent relativement mineurs, car contrairement aux manipulations que le calendrier romain a subi pendant l'antiquité, le calendrier grégorien n'amène pas vraiment une nouvelle structure, mais conserve la forme exacte du calendrier julien en le synchronisant plus précisément avec l'année solaire. Le calendrier julien était d'utilisation générale en Europe du temps de l'Empire romain jusqu'en 1582, quand le pape Grégoire XIII a promulgué le calendrier grégorien, qui fut rapidement adopté par la plupart des pays catholiques. À cette époque, pour que la fête de Pâques tombe le 21 mars, jour de l'équinoxe de printemps, le pape décide de retirer 3 jours bissextiles tous les quatre siècles, et de supprimer les jours entre le jeudi 4 et le vendredi 15 octobre 1582. Cette année-là, seuls l'Italie, le Portugal et l'Espagne suivent les conseils du pape. En France, Henri III enlèvera ces jours en décembre. Les pays protestants ont suivi plus tard et les orthodoxes encore plus tard. Le passage au calendrier grégorien se fera, en fait, à un autre moment dans chaque région du monde.

Coexistence des calendrier julien et grégorien

Dans les pays anglo-saxons, l'appellation Old Style (vieux style, abrégé O.S.), par opposition au New Style (nouveau style, abrégé N.S.) pour le calendrier grégorien, est employé quand il y a une confusion au sujet de la date. La date de Pâques est encore calculée selon le calendrier julien dans les Églises orthodoxes orientales, et quelques Églises orthodoxes continuent à employer le calendrier julien pour l'ensemble de leurs fêtes. C'est le cas, en particulier de l'Église orthodoxe russe (qui représente à elle seule la majorité des orthodoxes dans le monde), qui fête Noël le 7 janvier selon le calendrier grégorien (communément appelé calendrier civil), ce qui correspond en fait au 25 décembre du calendrier julien (communément appelé calendrier ecclésial).

Voir aussi

Passage au calendrier grégorien ~ calendrier julien proleptique ~ jour julien ~ date julienne ~ 30 février

Liens externes


- [http://www.chez.com/sarthe/ca-gregorien.htm Du calendrier romain au calendrier grégorien]
- [http://www.louisg.net/C_julien.htm Histoire du calendrier julien]
- [http://www.altcal.com/caljul.html Une autre histoire du calendrier julien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel] Julien Catégorie:Rome antique als:Julianischer Kalender ko:율리우스력 ja:ユリウス暦 zh-cn:儒略历

Novembre

Le mois de novembre est le onzième mois du calendrier grégorien. Son nom vient du latin november (de novem, neuf) car il était le 9 mois de l'ancien calendrier romain. Tous les 4 ans, le mardi qui suit le premier lundi de novembre, se tient l'élection présidentielle aux États-Unis d'Amérique. Catégorie:Mois de l'année als:November ja:11月 ko:11월 ms:November simple:November th:พฤศจิกายน

Catégorie:Mois de l'année

simple:Category:Months th:Category:เดือน Catégorie:Calendrier Catégorie:Date Catégorie:Unité de temps

Wikipedia:Articles for deletion/Alyssa mccomas



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